- il y a 19 heures
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Auroa.
00:07Et il est midi lors des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel des principes au titre de
00:11l'actualité
00:12et les tensions qui sont de plus en plus fortes ce midi sur le marché obligataire.
00:15La dette de l'État français à 10 ans frôle désormais les 3,9%.
00:19La dette allemande, elle est au-delà des 3,10%.
00:21Quant au baril de Brent, il est reparti bien au-delà des 100$ côté pétrole.
00:25Donc conséquence du conflit au Moyen-Orient en cours depuis près d'un mois maintenant.
00:29Conflit qui semble bel et bien parti pour continuer à durer.
00:32Après l'annonce d'un nouveau report de l'ultimatum lancé par les États-Unis à l'Iran,
00:37Donald Trump a donné la nuit dernière 10 jours supplémentaires à l'Iran
00:40pour convenir d'un accord et rouvrir le détroit d'Hormuz.
00:43Faute de quoi, le président américain menace toujours de détruire les centrales énergétiques iraniennes.
00:48Alors que Washington affirme toujours être en discussion avec Téhéran,
00:51les gardiens de la révolution ne faiblissent pas sur le blocage du détroit.
00:55Ils annoncent ce midi avoir forcé trois portes-conteneurs à faire demi-tour
00:59en précisant que le passage était désormais fermé aux navires en provenance
01:03ou à destination de ports liés aux Américains ou aux Israéliens.
01:07Allez, c'est l'heure des experts de l'immobilier.
01:15Et les experts de l'immobilier, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner sur BFM Business.
01:22Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:25Et comme tous les vendredis, ce ne sont pas les meilleurs professionnels de ce secteur
01:29qu'on reçoit sur le plateau de BFM Business, mais bien les meilleurs journalistes.
01:33Et à mes côtés, Catherine Boquet et Guillaume Hérard aujourd'hui.
01:36Et beaucoup de sujets, évidemment.
01:37Le premier d'entre eux, vous le connaissez, vous en avez l'habitude, le fameux topoto de la semaine.
01:42Bon, on ne va pas se mentir, je vous ai parlé dans le rappel de titre de l'OAT 10
01:46ans.
01:46Les courtiers en crédit commencent à recevoir les grilles pour ce mois d'avril.
01:50Et on ne va pas se mentir non plus, on est bel et bien sur un début de hausse des
01:54taux d'intérêt.
01:55Ne paniquez pas non plus.
01:56D'ailleurs, on en profitera pour rappeler que contrairement à ce que beaucoup pensaient,
02:00finalement, les taux à 1%, vous vous en souvenez, ce n'était pas forcément une bonne nouvelle pour les primo
02:04-accédants.
02:05On y reviendra très rapidement.
02:06Également, au programme de nos experts de l'IMO du vendredi,
02:09l'assouplissement des exigences sur la réglementation environnementale 2020 pour les constructeurs de logements neufs.
02:16Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? On en parlera.
02:18On parlera aussi dans le désordre, logistique, résidence secondaire, Airbnb, programme IMO du nouveau maire de Paris.
02:24Et puis, on fera un petit détour en Midi-Pyrénées pour s'offrir un petit château comme ça pour terminer.
02:30Allez, on y va.
02:36Et à mes côtés, la formidable journaliste indépendante Catherine Boquet.
02:40Bonjour Catherine.
02:40Bonjour Marie.
02:41Et le tout aussi formidable journaliste du Figaro, Guillaume Erard.
02:44Bonjour Guillaume.
02:45Bonjour Marie et bonjour Catherine.
02:46Et le super jingle pour démarrer, les experts de l'IMO du vendredi.
02:50Les experts de l'IMO, le topoto de la semaine.
02:53Il est parti vite, on l'attendait, on voulait le lancer, le topoto.
02:57Eh oui, on voulait le lancer, Guillaume, parce que ça commence à piquer là.
03:01On a commencé à recevoir les grilles banques des courtiers qui nous appellent, qui nous disent
03:07« Ah bah tiens, une petite hausse par-ci, une petite hausse par-là ».
03:09On rappelle, on était sur 3,35 en moyenne sur ce mois de mars qui est en train de se
03:13terminer.
03:13Mais il semblerait que bon an, mal an, en avril, on soit un petit peu plus haut, non ?
03:17On est un peu plus haut et comme vous le disiez en introduction, la guerre semble partie pour durer.
03:23Et cette semaine, le courtier Meyerto a justement publié un communiqué là-dessus
03:29et évoque une hausse moyenne de 0,20% si ce conflit venait à durer.
03:35Et dans un échange avec des banques, il y a une barre fatidique que les banques ne voudraient pas dépasser,
03:43c'est les 3,5%.
03:45On est en début d'année, c'est le printemps, on a envie de conquérir des nouveaux clients,
03:50de rentrer des dossiers.
03:51Donc, pour l'instant, on a envie d'être positif.
03:54Mais vous l'avez rappelé, l'OAT, qui est un peu le maître étalon, avoisine les 3,9%.
04:01Ok, on n'a pas la flambée qu'on a connue il y a 4 ans avec la guerre en
04:04Ukraine,
04:04mais il ne faudrait pas que ça flambe de trop parce qu'il y a quelque chose qu'on a
04:09un peu oublié,
04:09qu'on a un peu mis de côté.
04:11Je ne sais pas si vous vous souvenez, le fameux taux d'usure.
04:13Oh mais oui, il se back, le taux d'usure, il se back.
04:16Et d'ailleurs, on a le nouveau qui est tombé cette semaine.
04:18Un peu plus de 5%.
04:20Donc, mettons, vous voyez, on est autour de 3,4%.
04:22On en est loin.
04:24On rappelle que c'est 3,4% hors assurance.
04:26On en est loin.
04:27Oui, parce qu'on le dit, le taux d'usure, c'est le taux maximal auquel les banques sont autorisées
04:31à prêter,
04:32avec tout dedans.
04:33Non, c'est-à-dire pas uniquement le taux nominal.
04:35Et là, on est à, de mémoire, si je ne vous dis pas de bêtises, celui qui est tombé ce
04:38matin ou hier,
04:39c'est 5,19.
04:41Oui, c'est ça.
04:415,19, tout compris.
04:43Alors que là, les taux dont on parle, c'est hors assurance.
04:47Donc, il faut que vous rajoutiez l'assurance.
04:49Et selon votre profil, il peut être plus ou moins élevé.
04:51Donc, ça peut monter à 4%.
04:52Donc, bonheur, malheur, si cette flambée, pour l'instant, qu'on exclut,
04:57enfin, que les banques et les quartiers l'excluent.
04:59Ils ne veulent pas, non, ce n'est pas qu'ils l'excluent, c'est qu'ils ne veulent pas
05:01en parler, ça pique.
05:03Parce que le premier semestre, c'est souvent dynamique, on est positif.
05:06Eh bien, bonheur, malheur, on pourrait s'approcher des 5.
05:08Et alors là, du coup, ça ferait des dossiers blocs.
05:13C'est le fameux effet ciseau, c'est-à-dire qu'à un moment donné,
05:15quand les banques voudront refaire un petit peu de marge sur le crédit,
05:18mais qu'en fait, elles sont bouclées par le taux d'usure,
05:19elles ne vont plus prêter du taux.
05:21Et on risque de se retrouver dans cette situation au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine
05:25et de la pousser inflationniste.
05:26Alors, si on veut terminer par une bonne note,
05:28en tout cas, c'est celle qu'ont retenue les banques,
05:32c'est la semaine dernière, c'est la Banque Centrale Européenne qui a maintenu ses taux d'intérêt.
05:36Mais on rappelle, un peu technique, mais je vais essayer d'être court,
05:38la Banque Centrale Européenne, c'est des taux courts,
05:41alors que l'investissement, c'est des taux longs.
05:43Ça donne un bon signal quand même aux banques sur leurs conditions de refinancement,
05:48mais c'est qu'un critère.
05:50Oui, et puis on rappelle quand même, Guillaume,
05:52qu'on avait quand même plus ou moins prévu avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient
05:56qui est des baisses de taux cette année.
05:58Là, on est plutôt sur des hausses de taux à prévoir de la Banque Centrale Européenne
06:02et quand ce sera le cas, parce qu'a priori, ça va être le cas à un moment ou un
06:05autre
06:05au fur et à mesure de l'année.
06:06Dans ces conditions-là, si l'OAT continue à grimper,
06:08et la guerre perdurer, on ne voit pas comment...
06:11Voili, Voilou, donc en gros, on est en train de dire à nos auditeurs et téléspectateurs,
06:15globalement, vous n'attendez plus dans les mois qui viennent à une baisse de taux,
06:17on est plutôt sur une tendance...
06:18Mais restez vigilants, parce qu'on a vu ces derniers mois
06:20que notamment la Société Générale et la Banque Postale
06:22ont proposé des baisses entre 0,1 et 0,2.
06:26Alors là aussi, c'est un peu technique, c'est juste qu'elles avaient du retard,
06:28elles avaient des taux qui étaient plus élevés que la moyenne
06:30et donc du coup, elles ont dû baisser.
06:33Donc, rester vigilants, on ne sait jamais.
06:35Il peut y avoir, selon les profils aussi,
06:37et on rappelle, les taux bonifiés, ça continue toujours.
06:40Mais voilà, le premier semestre est bien entamé,
06:45c'est surtout le second semestre qui va être aussi intéressant à voir.
06:48Et justement, je voulais rebondir là-dessus,
06:50parce que c'était un autre sujet dont vous souhaitiez parler,
06:51mais comme c'était corrélé à nos taux d'intérêt,
06:53c'est-à-dire que bon, combien même on serait autour de 3,5%
06:56d'ici un mois ou deux sur 20 ans sur nos crédits IMO,
06:59ça ne serait pas finalement une si mauvaise nouvelle.
07:01On a des économistes...
07:01Alors, pardon, mais j'aurais pu être économiste moi-même,
07:03ça fait des années que je le dis.
07:04Les taux à 1%, ce n'était pas une bonne nouvelle pour les primo.
07:08Et c'est la Banque de France qui bat en brèche l'idée reçue.
07:11Mais moi, je...
07:12C'est une note qui est parue le 23 mars.
07:14Mais c'est quand même dingue, moi.
07:15Je vous regarde tous les deux, mais c'est quand même dingue,
07:17parce que franchement, il ne faut pas avoir fait ma tube
07:18pour comprendre que quand les taux sont bas, les prix sont hauts.
07:22Pardon, moi.
07:22C'est logique.
07:23C'est logique, oui.
07:23Ils ont étudié 2017-2022, les taux étaient extrêmement bas.
07:28Mais dans le même temps, les prix avaient augmenté de 22%.
07:31Donc, ce que les primo-accédants, là, ils ont ciblé les primo-accédants,
07:35gagnaient d'un côté, ils l'ont perdu de l'autre.
07:37Et surtout, ils ne peuvent pas en gagner,
07:38parce que c'est-à-dire, à chaque fois, je le répète à l'antenne,
07:40un prix, ça ne se renégocie pas, un crédit, ça se renégocie en cours de route.
07:44Absolument.
07:45Parce que, quand bien même, si dans deux ans, on a un...
07:47C'est-on jamais ?
07:48C'est-on jamais une baisse de taux ?
07:50Ça y est, tout va bien dans le monde, etc.
07:52Là, pour le coup, vous pourrez renégocier vos 3,5%.
07:54Alors que si vous avez payé un prix stratosphérique, c'est terminé.
07:58Oui, alors le problème sera toujours le même,
07:59parce que ce que pointe la Banque de France,
08:00c'est surtout le problème de l'offre de logement.
08:03Donc, tant qu'il n'y a pas d'offre,
08:05l'offre existante, elle ne va que se renchérir.
08:07Non, se renchérir.
08:08Se renchérir, mais on peut le dire.
08:10Voilà, c'est le cercle vicieux.
08:13Et le taux n'est pas dans le taux.
08:15Oui, mais non, mais c'est vrai.
08:16Mais Guillaume, c'est un vrai sujet, ça.
08:18Et je pense que c'est bien de terminer ce taux poteau de la semaine
08:21en disant, voilà, 3,5%, même pas mal,
08:24parce qu'en fait, c'est peut-être mieux finalement qu'à 1%.
08:26En fait, et du coup, on se disait,
08:28mais est-ce qu'on ne pourrait pas appliquer ce principe
08:30à des taux un peu plus élevés ?
08:32Autant dire, des taux à 3,5%,
08:33est-ce que finalement, ce n'est pas une bonne nouvelle pour les primo ?
08:36Alors, j'ai posé la question aux auteurs de l'étude.
08:39Ils m'ont dit, on ne peut pas le dire comme ça.
08:41En revanche, ce qui est certain, c'est que ça a permis de ralentir la hausse.
08:46Donc, bon an, mal an, on a eu des revenus qui ont augmenté ces dernières années.
08:50Donc, ces prix qui ont un peu, soit la hausse a été ralentie
08:55ou alors ils ont baissé.
08:56Donc, ça a quand même permis, on l'a vu sur certaines études
09:00publiées par les courtiers ou les agents immobiliers,
09:02un petit regain du pouvoir d'achat.
09:05Évidemment, ce n'est pas ça qui a annulé l'explosion des taux en 2022.
09:09Mais, mine de rien, et d'ailleurs, on le voit,
09:12dernier chiffre de la Banque de France encore une fois,
09:14la part des primo-accédents, 56%.
09:17Donc, c'est quand même plus important que les 30 ou 40%
09:21qu'on avait lorsque les taux étaient beaucoup plus élevés.
09:24Donc, voilà, c'était plutôt inattendu comme résultat.
09:28– Oui, mais ça fait plaisir de le dire.
09:29– Mais ça redonne un peu de…
09:30– Et puis surtout, évidemment, on vous fait peur tous les jours
09:32en parlant de l'OAT, de la probable hausse de nos taux d'intérêt.
09:35Mais encore une fois, calme, quoi.
09:37Calme parce qu'en réalité, effectivement,
09:39ce n'est peut-être pas la pire des situations.
09:41– On l'a vu d'ailleurs, à un moment donné,
09:43Donald Trump a pris la parole.
09:45Les bourses étaient à moins 2.
09:47Deux minutes plus tard, elles étaient à plus 2.
09:48– Et d'ailleurs, cette instabilité des marchés au sens large,
09:51que ce soit sur le marché obligataire, le marché du pétrole,
09:53le marché du gaz, le CAC 40
09:56et toutes les autres places européennes et mondiales,
09:58on a envie de dire, venez vers l'immobilier.
10:00Venez vers l'immobilier, va leur refuge.
10:03Et j'embraye sur un autre sujet,
10:05parce que Catherine vous disiez un truc qui était très juste.
10:08C'est-à-dire qu'en vrai, le vrai souci qu'on a sur notre marché,
10:10c'est bien l'offre.
10:11Et on a quelque chose qui va nous permettre peut-être de renchérir l'offre.
10:15Alors, elle me regarde avec un air,
10:17Pichounet, un assouplissement de la réglementation sur la construction.
10:22– De la fameuse RE-2020.
10:23– La fameuse RE-2020, réglementation environnementale 2020.
10:26Dites-nous tout, Catherine.
10:27– Donc, un ajustement, des ajustements
10:30qui entreront en vigueur au 1er juillet prochain.
10:33C'est issu de recommandations, de préconisations
10:35qu'a faite Robin Rivaton.
10:38– Oui, qu'on salue d'ailleurs, qui vient régulièrement.
10:40– Qui vient régulièrement chez nous, voilà, de Stonald,
10:43au ministre du Logement, qui les a pris en compte pour certaines.
10:46Donc, l'ARE-2020, elle encadre.
10:47Donc, les ajustements, ils portent sur quoi ?
10:50Les promoteurs disent, nous, nos couilles surenchérissent
10:52et notre note carbone, elle est mauvaise
10:54parce qu'on nous oblige à faire des choses qui nous pénalisent.
10:57Par exemple, les balcons, des terrasses, des plafonds hauts,
10:59tout ça, ça compte et ça pénalise la note.
11:02Je résume un peu l'histoire.
11:04Donc là, il y aura des allégements sur ces aspects-là.
11:07Il y aura aussi des allégements sur les immeubles grande hauteur
11:10parce que densifiés par le haut, c'est une bonne idée,
11:12mais les contraintes sont énormes.
11:14Et l'impact sur le coût carbone est énorme aussi.
11:17Donc, il y aura aussi des allégements.
11:19Idem pour la surélévation des immeubles.
11:21À Paris, alors il y avait une étude de la Purge,
11:23je ne l'ai pas retrouvée parce qu'elle date d'il y a longtemps,
11:25sur combien de logements…
11:26Je crois que c'était 40 000 ou 50 000 de mémoire.
11:29Et j'ai vu en 2024, la ville de Paris,
11:31donc à l'époque, Anne Hidalgo,
11:32annonçait qu'elle voulait créer 1 000 logements par an
11:35grâce à la surélévation des immeubles.
11:37Donc là aussi, il y aura des allégements sous réserve
11:40qu'on surélève de 30 % maximum la surface d'origine.
11:44Voilà, c'est un premier pas.
11:45C'est aussi dire, l'écologie, c'est bien,
11:47c'est formidable et c'est nécessaire,
11:49mais il y a aussi un pragmatisme.
11:51Et l'homme, quand même, on fait partie du biotope.
11:54Donc, le bien-être des gens dans les appartements,
11:56et des logements pour les gens, c'est pas mal aussi.
11:58Et du coup, ça, petite question, Catherine,
12:01est-ce que ça, ça serait de nature, en fait,
12:02cet allègement de la réglementation,
12:04avoir des effets, j'ai envie de dire,
12:07positifs aussi sur nos prix d'achat ?
12:09Si les promoteurs sont cohérents,
12:11ils disent que ça nous coûte plus cher et tout ça,
12:13ben voilà, ça ne va pas vous coûter plus cher.
12:15Donc, si vous êtes cohérents,
12:16eh ben, ajustez vos prix aussi.
12:19Bon, alors, du coup, vous parliez de la mairie de Paris,
12:21du coup, ça me permet d'embrayer derrière.
12:22On est très bons en transition.
12:23En fait, ils ont pensé avant,
12:25ils ne savaient même pas dans quel ordre
12:26j'allais traiter les sujets.
12:27Mais c'est l'impro, ça s'appelle l'impro.
12:29Je n'irai pas le talent, il faut rester modeste.
12:30Mais c'est pour ça que vous venez régulièrement,
12:31en fait, rien que vous pour faire ça.
12:33Alors, du coup, donc, on parlait de la mairie de Paris.
12:36Ça n'a acheté à personne,
12:37que nous sortons donc d'élections municipales,
12:39et que nous avons un nouveau maire de Paris,
12:40en l'occurrence, Emmanuel Grégoire.
12:42Question, question, quel était,
12:44et quel est donc, et quel sera,
12:45le programme d'Emmanuel Grégoire
12:46pour la ville de Paris
12:47en matière d'immobilier et de logement ?
12:48Si je devais résumer,
12:50je dirais que c'est un peu dans la continuité
12:51de ce qu'a proposé Anne Hidalgo
12:53depuis 2014.
12:55Mais il veut aller plus loin.
12:56Un exemple, les préemptions.
12:58Je discutais avant la campagne
13:00avec l'ancien adjoint au logement
13:01d'Anne Hidalgo, Jacques Baudrier,
13:03qui chiffrait à, pour 2025, 2000.
13:06Alors que les années précédentes,
13:08on était plutôt...
13:082000 quoi, logements préemptés.
13:10Voilà, exactement, à Paris.
13:12Alors qu'avant, on était sur une moyenne
13:14autour de 600.
13:15Et il me disait, là, notre objectif,
13:17c'est de monter à 5 000.
13:19Clairement, aujourd'hui,
13:21c'était dans le programme d'Emmanuel Grégoire,
13:24l'objectif, c'est de lutter
13:25contre la spéculation immobilière,
13:27lutter contre les marchands de sommeil.
13:29Beaucoup, d'ailleurs, de régions,
13:31de villes, justement,
13:32traquent ces marchands de sommeil.
13:36Et dès qu'ils voient qu'ils vont se précipiter
13:39sur un immeuble,
13:40pour ensuite le diviser,
13:43du coup, la mairie actionne
13:45son droit de préemption.
13:46Et donc, là-dessus,
13:47ils veulent accélérer.
13:48Ça me paraît pas mal, non ?
13:49C'est sur le côté préemption.
13:50Je ne sais pas, non ?
13:50Je vous pose la question à tous les deux.
13:52Moi, ça me paraît très bien,
13:52mais je n'ai jamais réussi à savoir
13:54combien d'argent avait été consacré
13:57au 2012.
13:58600 millions.
13:58600 millions pour 2025.
14:00Et je pose la question,
14:02vous avez 10 milliards de dettes,
14:04comment vous faites pour financer tout ça ?
14:06Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question.
14:07Voilà.
14:07Du coup, je leur pose la question,
14:08si vous nous écoutez,
14:10monsieur Grégoire.
14:10Certains disent que c'est faux,
14:11qu'il n'y a pas 10 milliards de dettes.
14:13Ah, bah écoute.
14:15Pourtant, j'imagine,
14:16c'est dans les textes.
14:17C'est quand même...
14:18Écoutez, moi, je dis juste qu'à priori,
14:21on n'est pas sur un bouleversement,
14:23en tout cas, de la politique
14:26en matière d'immobilier et de logement
14:27dans la ville de Paris.
14:28Après, ce qui est assez intéressant,
14:29et juridiquement parlant,
14:30ce sera intéressant de le voir
14:31comme on le met en place,
14:33c'est, et ça, on n'a pas trop parlé,
14:34je trouve, c'est l'interdiction
14:35des nouvelles résidences secondaires.
14:37Alors, la chasse aux logements vacants,
14:40ce n'est pas nouveau.
14:41Les logements vacants,
14:42on sait qu'aujourd'hui,
14:43on a une crise du logement,
14:44et donc, il faut remplir ces logements.
14:47En revanche, moi, ce qui me dérange,
14:48c'est quand ils confondent,
14:50ils mettent dans le même sac
14:51les résidences secondaires,
14:52les logements vacants.
14:53En fait, il parle souvent,
14:54et je rends hommage à Jacques Baudrier,
14:55parce que je trouve qu'il le fait
14:56de manière assez pédagogique,
14:58des logements sous-occupés, en fait.
15:00C'est de ça dont il parle.
15:02Et d'ailleurs, c'est même pas moi qui le dis,
15:04c'est l'INSEE qu'on ne peut pas reprocher
15:05d'être plutôt à droite.
15:07Alors que vous, oui, c'est ça !
15:09Je vous laisse juge.
15:12Et du coup, ils font une répartition
15:14entre les résidences principales,
15:15les résidences secondaires
15:16et les logements vacants.
15:17Les logements vacants, c'est un logement vide.
15:20Volontaire, pas volontaire,
15:20ça, c'est un autre sujet.
15:21La résidence secondaire,
15:22c'est un logement sous-occupé.
15:24Et on n'a pas le choix,
15:26puisque si on l'occupe
15:27sur une durée trop importante,
15:29au-delà de 4 mois,
15:30ça devient votre résidence principale.
15:31Donc, il faut bien qu'il y en ait, quand même.
15:33Et donc, il y a ce souci de transmission.
15:35Le problème, c'est qu'ils considèrent
15:37qu'il y en a beaucoup trop.
15:38Là encore, je cite Jacques Baudrier,
15:40par an, c'est 7000 résidences secondaires
15:44de plus chaque année
15:46contre une baisse de 8000 de logements alloués.
15:48Donc, ça leur pose problème.
15:49Et donc, aujourd'hui,
15:51c'est interdire les nouvelles résidences secondaires.
15:53Qu'est-ce que ça veut dire ?
15:54Est-ce que ça veut dire,
15:55bon, ben voilà,
15:55demain, moi, j'ai envie d'acheter
15:57une résidence secondaire,
15:59un logement,
15:59je veux en faire une résidence secondaire,
16:01c'est plus possible.
16:01Vous avez les moyens
16:02d'acheter une résidence secondaire
16:03à Paris, Guillaume ?
16:05J'en dirais plus, mais off.
16:08Il y a un exemple en Bretagne, à Cancale ?
16:10J'allais dire,
16:11il y a quand même des villes
16:11qui ont été, entre guillemets,
16:13ce qui nous emmènera d'ailleurs
16:13sur le sujet de Catherine derrière,
16:15mais des villes qui ont été justement
16:18envahies de locations saisonnières,
16:20touristiques, machin,
16:21qui ont dû procéder
16:22et qui ont vu une inflation des prix,
16:24en fait, liée à la multiplication
16:28de résidences secondaires aussi.
16:29Et d'ailleurs, là-dessus, Jean Breil,
16:30justement sur la partie location touristique,
16:32autre mesure,
16:34interdiction des locations
16:35de type Airbnb,
16:36permanent.
16:37En gros, le message d'Emmanuel Grégoire,
16:39c'est de dire,
16:40je ne veux plus
16:40qu'il y ait le moindre logement
16:42qui ne soit loué uniquement
16:44sur Airbnb, en fait.
16:45Oui, mais ça, Jean,
16:46pardon, mais on a eu une boîte à outils
16:47qui a été votée
16:49par l'Assemblée nationale
16:50en disant,
16:51bon, ben voilà,
16:51cette boîte à outils,
16:52vous, les communes, les villes,
16:54vous l'avez à votre disposition
16:56pour adapter finalement
16:57les outils qui vous sont proposés,
16:59pour réguler finalement
17:00la location saisonnière
17:01en fonction aussi
17:02des besoins des habitants permanents
17:04parce qu'il y a ce sujet-là quand même.
17:06Et donc, effectivement,
17:07se dire, ben en gros,
17:08la location saisonnière,
17:09parce que par contre,
17:09j'ai entendu dire
17:10tout et n'importe quoi
17:11en mode ça y est,
17:12il n'y aura plus d'Airbnb à Paris.
17:13Non,
17:14ce n'est pas le sujet.
17:14Il a quand même dit dans son slogan
17:16« Avec moi, Airbnb à Paris,
17:17c'est fini. »
17:18Ah, mais il faut écouter la suite,
17:19moi aussi parfois.
17:20Guillaume,
17:21vous n'avez pas fait des titres
17:23sur vos papiers
17:24pour attirer du clic
17:25et puis derrière,
17:25vous expliquez-le.
17:26Ça s'appelle un titre surmondu.
17:27Eh ben voilà,
17:28ça arrive chez les journalistes
17:29et chez les politiques aussi.
17:31Bon, vous faites vachement bien,
17:32en tout cas,
17:33la passerelle avec Catherine
17:34parce que, ouais,
17:35sur l'interdiction
17:36des meublés touristiques,
17:38dans certains cas,
17:39il y avait aussi,
17:40dans cette boîte à outils,
17:41donc c'était la loi maintenant
17:43d'Anaïe Glemeur
17:44et Iñaki Etchaniz
17:45et qui prévoyait
17:47qu'on puisse en copropriété
17:48de mémoire dire
17:49« Nous, on vote
17:50contre l'allocation touristique
17:52dans notre copro. »
17:53Certains l'avaient remis en cause,
17:54avaient même saisi
17:55le Conseil constitutionnel.
17:56A priori, c'est bon ?
17:57C'est OK ?
17:57Non, pas complètement
17:59puisque tout le monde
18:00s'est engouffré dans l'histoire
18:01en disant « C'est super,
18:02maintenant il faudra
18:03la majorité des deux tiers
18:04des copropriétaires
18:05pour refuser le Airbnb. »
18:08Ça c'est nouveau
18:08parce qu'avant,
18:09c'était la majorité simple.
18:10Voilà, avant,
18:10c'était l'unanimité.
18:12Oui, majorité simple.
18:13Évidemment que le bailleur,
18:15lui, il n'allait pas voter pour.
18:17Ou contre ?
18:19Pardon ?
18:20Oui, il n'allait pas voter
18:20pour l'interdiction.
18:21Oui, voilà,
18:23tout cela ne devient pas très clair.
18:24Attention, là,
18:25on ne parle que
18:26des résidences secondaires.
18:27Oui.
18:28Donc, c'est la moitié
18:30de l'histoire
18:30parce qu'évidemment,
18:32les fameux,
18:32je ne sais combien de logements,
18:34résidences secondaires à Paris,
18:35OK, on pourra éventuellement
18:36l'appliquer.
18:36On a 10% à Paris.
18:3710% à Paris,
18:38sous réserve encore
18:39que dans le règlement
18:40de l'immeuble,
18:42il y ait une clause
18:43d'habitation bourgeoise,
18:44c'est-à-dire qu'on n'ait pas
18:45le droit de faire
18:47une activité commerciale,
18:48pas un bureau.
18:49En gros, très clairement,
18:50parce que, pardon,
18:50vous m'avez perdu,
18:51mais moi, je ne suis pas
18:51une grande spécialiste.
18:52pour les résidences secondaires,
18:53pas pour les résidences principales,
18:55cette histoire de majorité
18:56des deux tiers.
18:57Et c'est aussi sous réserve
18:59qu'il y ait une clause
19:00d'habitation bourgeoise,
19:02c'est-à-dire qu'il n'y ait pas
19:02une clause qui dise,
19:03enfin, qu'il n'y ait pas
19:04la possibilité d'installer
19:05un bureau ou un commerce
19:06dans l'immeuble.
19:07Donc, en fait,
19:08il y a,
19:09parce qu'on aurait pu
19:10avoir l'impression
19:11que, désormais,
19:13l'interdiction,
19:14elle est automatique.
19:15En fait, non.
19:16Ce que rappelle très bien Catherine,
19:17c'est qu'il y a plusieurs critères
19:19à respecter,
19:20cette clause d'habitation bourgeoise
19:22et, évidemment,
19:23le fait que ce soit
19:23une résidence principale.
19:25Donc, d'une certaine manière,
19:27je discute avec un avocat,
19:28secondaire, pardon,
19:29je discute avec un avocat
19:31qui dit,
19:31c'est bien de rappeler
19:32ces critères
19:33parce que tout le monde
19:33pourrait penser,
19:34ah bon, c'est bon,
19:34maintenant,
19:35si je n'ai pas envie
19:36d'Airbnb
19:36dans ma copro,
19:38c'est bon,
19:39je peux m'y opposer
19:39et ce n'est pas automatique.
19:41Donc, voilà.
19:42Donc, on est à la moitié
19:43de l'histoire
19:45avec le droit
19:46sur une ligne de crête
19:47parce qu'il y a
19:48le droit à la propriété,
19:49le droit d'entreprendre.
19:50C'est toujours le même sujet.
19:51On y revient à chaque fois
19:52sur la réglementation.
19:53Et puis aussi,
19:54le droit à chacun d'entre eux.
19:56Enfin, c'est inscrit
19:56dans la...
19:56Le droit de jouissance.
19:57Voilà.
19:58Et le droit au logement
19:59pour les gens
19:59qui sont désespérément
20:01en quête d'un logement.
20:02Ah, mais c'est toujours
20:02ce sujet-là
20:03et à chaque fois,
20:03on y revient
20:04mais sur tous les sujets
20:05que ce soit sur la réglementation.
20:07L'intérêt général
20:08par rapport au droit de propriété
20:09qu'on rappelle
20:09qui est protégé
20:10par la Constitution.
20:11D'ailleurs, je salue mon fils
20:12qui a appris ça
20:14mais bon, récemment.
20:15Mais voilà, c'est effectivement...
20:16Et donc, ça montre
20:17que d'une certaine manière
20:18beaucoup pourraient y voir
20:20un droit de propriété
20:21qui est bafoué
20:22mais il y a aussi
20:23l'intérêt général
20:24qui...
20:24C'est écrit comme ça.
20:26Mais d'ailleurs, justement,
20:28ce sujet-là
20:28de la réglementation
20:29versus l'intérêt général
20:30versus l'intérêt des particuliers
20:32et le droit de propriété
20:33se pose aussi sur la fiscalité.
20:36Et vous avez vu
20:36ma petite transition
20:37parce qu'on va parler aussi
20:39résidences secondaires.
20:40Et là, vous nous proposez
20:41une toute nouvelle carte, Guillaume.
20:42Des résidences secondaires.
20:44Alors, des résidences secondaires
20:46peuvent ou pas
20:48matraquer fiscalement.
20:49Ça existe en France ?
20:50Ça existe.
20:51Honnêtement,
20:52j'étais assez surpris
20:53parce que c'est vrai que...
20:54Oh, il y a deux villes
20:55dans la carte.
20:56Non, mais par exemple,
20:57ce qui est très intéressant,
20:58je crois qu'on avait reparlé
20:59sur ce plateau
21:00il y a quelques mois,
21:01c'est par exemple
21:02entre Nice et Cannes
21:03distants de quelques kilomètres.
21:05Et du coup,
21:07il y a une ville
21:07qui a appliqué
21:08cette fameuse surtaxe
21:09d'habitation
21:10sur résidence secondaire.
21:11On rappelle,
21:11aujourd'hui,
21:12la taxe d'habitation
21:13existe encore,
21:14plus sur la résidence principale
21:15mais sur les résidences secondaires.
21:16Et donc, du coup...
21:17Elle peut être majorée
21:18de 60%, c'est ça ?
21:19Chaque ville éligible
21:20peut augmenter
21:21la taxe d'habitation
21:23jusqu'à 60%.
21:24Chaque année,
21:25évidemment,
21:26on remet les compteurs à zéro.
21:28Ce n'est pas parce qu'en 2025,
21:29vous voulez augmenter de 60%,
21:30ça veut dire qu'en 2026,
21:32ce sera la même chose.
21:322026,
21:33rebelote,
21:33on recommence.
21:35Et donc, du coup,
21:36c'est vrai que les résidences secondaires,
21:39aujourd'hui,
21:40elles sont quand même
21:40matraquées fiscalement.
21:41Et on a l'image
21:43de la résidence secondaire
21:44qui est la villa de luxe
21:46au bord de la mer,
21:47en Normandie,
21:49sur la côte d'Azur
21:50ou l'héitorial atlantique.
21:51Il y a une société
21:52qui s'appelle Greenacre
21:53qui est montée un peu en puissance
21:55sur ses études
21:56autour des résidences secondaires
21:57qui a essayé de trouver
21:58une troisième voie
22:00de villes,
22:02de destinations
22:03pour les résidences secondaires
22:04qui ne sont peu ou pas
22:05trop matraquées fiscalement.
22:06Parce qu'il n'y a pas la mer !
22:08Évidemment,
22:09elles sont moins attractives.
22:10Mais j'ai envie de dire,
22:11il faut savoir ce qu'on veut.
22:12Et aussi,
22:12peu ou pas contraintes
22:13sur les locations touristiques
22:14parce qu'on rappelle
22:15que la résidence secondaire,
22:16on peut aussi la mettre
22:18en location saisonnière.
22:20En demandant l'autorisation
22:21à la mairie ou pas.
22:23Et donc, du coup,
22:23ça fait une troisième carte
22:24qui est plutôt sympathique.
22:25Je vous cite quelques villes.
22:27Par exemple,
22:27sur la Côte d'Azur,
22:28ils recommandent de miser
22:30sur Saint-Raphaël,
22:31Saint-Agnès ou Castillon.
22:33Si, il y a la mer !
22:34Il y a la mer !
22:34Mais ce que je veux dire,
22:35c'est que, évidemment,
22:36dès qu'on pense à la Côte d'Azur,
22:37on pense à Nice,
22:38on pense à Cannes.
22:39Non, Saint-Raphaël,
22:40moi je trouve ça souplie.
22:40Mais Saint-Raphaël,
22:41voilà.
22:42À l'ouest,
22:43la Baule.
22:44Au nord,
22:44le Touquet,
22:45cher à notre président
22:46de la République.
22:47En Normandie,
22:47des villes comme Cabourg,
22:48Honfleur,
22:49Blanville ou Pont-Lévesque.
22:51Et en Corse,
22:52parce que là aussi,
22:53en Corse,
22:53c'est souvent des villes
22:54qui sont un peu
22:55matraquées fiscalement.
22:56Des villes qui sont peut-être
22:57un peu moins connues
22:58comme Arbellon
22:59ou Carbigny
23:00ou Casalabriva.
23:02Vous voyez,
23:02je ne connaissais pas.
23:03J'ai appris à connaître ces villes.
23:04Mais voilà,
23:05ce sont des villes
23:06où en tout cas,
23:07là,
23:08vous pouvez avoir
23:08votre résidence secondaire
23:09et ce ne sera pas trop douloureux
23:11chaque année
23:11au moment du paiement
23:12de la taxe d'habitation.
23:13Par exemple,
23:14vous voyez,
23:14j'avais un exemple
23:15face à l'océan Atlantique,
23:17à Lacanau,
23:17dans une résidence,
23:19un 3 pièces,
23:19210 000 euros.
23:20Bon,
23:21c'est quand même pas mal
23:21avec vue sur l'océan Atlantique.
23:24Et en Normandie,
23:24à Bagnole-de-Lorne,
23:25une maison en pierre,
23:27140 m²,
23:282400 m² de terrain,
23:31329 000.
23:32C'est encore,
23:32moi j'y vais.
23:33Mais il faut me donner
23:34après la taxe d'habitation.
23:36Pardon,
23:36alors oui,
23:37c'est vrai que...
23:37Parce que là,
23:38c'est le prix d'achat.
23:40Malheureusement,
23:40je n'ai pas noté.
23:41Ce que vous nous vendiez,
23:42ce n'était pas des prix d'achat sympathiques
23:44et des localisations sympathiques,
23:45mais c'était des taxes d'habitation sympathiques.
23:46Oui, c'est vrai que j'ai oublié de noter les...
23:48Oh, le coquin !
23:49Mais bon,
23:50a priori,
23:50ça fait partie.
23:51Je vous donne le rendez-vous
23:52sur figaro.fr.
23:53Je vous mettrai le 06 de Guillaume.
23:56Mais bon,
23:57a priori,
23:58on est sur des villes
23:58où effectivement,
23:59la douloureuse
24:00ne sera pas trop douloureuse.
24:01non mais de mémoire,
24:02on était au max,
24:03en tout cas,
24:04la sélection,
24:05à 20%,
24:06entre 0 et 20%
24:07de surtax.
24:08quand on compare,
24:09par exemple,
24:10la taxe foncière
24:10dans certaines communes...
24:11Voilà,
24:12et côté location touristique,
24:13c'est parce que ça,
24:14c'est le minimum du minimum,
24:15il faut faire une déclaration.
24:17Il n'y a pas d'autorisation
24:18à demander à la mairie,
24:19mais juste avoir
24:19un numéro d'enregistrement.
24:21Voilà,
24:22bon,
24:23et si on parlait d'autre chose,
24:24parce que même si ça nous a bien donné envie
24:25d'investir en résidence secondaire,
24:27il n'y a pas que le résidentiel,
24:29en fait,
24:29dans la vie,
24:30il y a la logistique aussi.
24:31Oui,
24:32c'est plus prosaïque,
24:33on va dire ça.
24:34Non,
24:35on en a besoin aussi.
24:36On en a besoin,
24:37la preuve,
24:38il y a Paris Région
24:39qui a fait une étude
24:40qui est parue cette semaine,
24:42juste en Ile-de-France,
24:43c'est plus de 21 millions
24:44de mètres carrés,
24:461900 entrepôts
24:47et tout ça,
24:47logistique,
24:48et les investisseurs
24:50sur ce type de produit,
24:51parce qu'on appelle ça un produit,
24:52jusqu'alors,
24:52c'était des institutionnels.
24:54Des gros, quoi.
24:54Aujourd'hui,
24:55il est possible,
24:56grâce à un véhicule,
24:58enfin,
24:58grâce à un produit
24:59qui est servi par Telamont
25:01et RS,
25:02c'est gestionnaire de patrimoine,
25:03d'investir,
25:04en tant que particulier,
25:05dans la logistique
25:06et de loger son investissement
25:07dans son plan d'épargne-retraite.
25:09Est-ce que le plan d'épargne-retraite,
25:10je le développe ?
25:12Non,
25:12ça va,
25:12parce que sinon,
25:13on n'aura pas le temps
25:13de partir ce voyage,
25:14de voyager vers
25:15Indy-Pyrénée.
25:15Il est possible
25:16d'investir dans la logistique
25:18et de loger
25:18cet investissement
25:20dans son plan d'épargne-retraite.
25:21C'est rentable la logistique
25:22aujourd'hui, Catherine ?
25:23On dit que c'est
25:23de l'ordre de 4 à 6 %
25:25selon les emplacements.
25:27Eux,
25:27ils vendent,
25:28enfin,
25:28ils disent
25:29qu'ils assurent
25:307 % de rendement net
25:32sur ce...
25:327 % de rendement net ?
25:34Ah ouais.
25:34C'est ce qu'ils donnent.
25:36Voilà.
25:36Donc,
25:37ce n'est pas un conseil
25:38que je donne,
25:38c'est un conseil
25:39de regarder aussi
25:40de ce côté-là
25:40la logistique.
25:42Pour l'instant,
25:42dans l'EPR,
25:43il y a des actifs financiers,
25:44il y a un peu d'immobilier,
25:45mais c'est souvent du bureau.
25:47Donc là,
25:47c'est possible aussi
25:48d'ouvrir à des actifs
25:49qui vraiment sont en plein essor
25:50parce que le e-commerce
25:52implique,
25:52enfin,
25:53le commerce en ligne
25:53implique que tout ça se développe
25:55et que ce qu'on voit
25:56derrière vous,
25:57pour ceux qu'on l'image,
25:58ça fasse floresse.
25:59Je me suis retournée
26:00bêtement.
26:01Il n'y avait rien
26:02à ce moment-là.
26:03Mais tout ça pour dire
26:04qu'en plus de ça,
26:05sur la logistique,
26:06parce qu'on en parle
26:06assez régulièrement
26:07à l'antenne
26:07de BFM Business
26:08et des Experts de Limon,
26:09on peut aussi investir
26:09en SCPI dans la logistique.
26:11Exactement.
26:11Donc,
26:12il y a quand même
26:12effectivement quelque chose
26:13et puis on nous en parle
26:14assez régulièrement
26:14en ce moment
26:15en disant
26:15ça reste quand même
26:16même si on se demandait
26:17s'il n'était pas déjà
26:18trop tard
26:18parce qu'on en a parlé
26:19du commerce en ligne
26:21plus particulièrement encore
26:22depuis le post-Covid
26:24mais ça continue
26:25effectivement
26:26d'être un créneau porteur.
26:28Allez,
26:28vendez-nous du rêve
26:29Catherine pour terminer.
26:30On part,
26:30on va voir un château.
26:31Alors,
26:32on revient sur
26:32les résidences secondaires
26:33mais moi,
26:34je vous emmène dans le...
26:34C'est une sacrée résidence secondaire
26:36là,
26:36je ne suis pas sûre
26:36pour la taxe foncière
26:37par la taxe d'habitation.
26:38En fait,
26:39c'est le prix
26:39d'un appartement
26:40de 100 mètres carrés
26:42à peu près à Paris.
26:431,25 million d'euros.
26:45Alors,
26:45on est où Catherine ?
26:47On est dans le Tarn,
26:47on est à Lautrec,
26:48c'est le village
26:49de la famille de Toulouse-Lautrec
26:51si vous connaissez.
26:52On n'est pas loin de...
26:53pas trop loin de Castres,
26:55pas trop loin d'Albi.
26:56C'est un château médiéval
26:57qui a été construit
26:58en 1940
26:59qui est actuellement
27:00en vente
27:01chez Sotheby's Real Estate.
27:04Il a été remanié,
27:06revu au goût du jour
27:07au XIXe siècle.
27:09L'intérêt de ce château,
27:10ce n'est pas seulement
27:11un usage de résidence secondaire
27:12qui est possible,
27:13c'est aussi la possibilité
27:14de faire de l'hôtellerie.
27:15Un gîte.
27:17Il est aménagé,
27:18il y a des gîtes aménagés.
27:20C'est un actif hybride,
27:21en fait.
27:22Et il semble
27:23qu'il y ait un regard d'intérêt
27:25pour les investisseurs
27:25et notamment les étrangers
27:27sur ce type de projet
27:28pour faire de l'hôtellerie
27:30en zone rurale,
27:32sortir un peu
27:32des sentiers battus.
27:34Se mettre au calme un peu.
27:35Ce magnifique manoir.
27:36Je peux vous faire
27:37un petit peu le détail
27:37pour vous faire rêver.
27:38Vous avez une demi-seconde,
27:40je vous le dis.
27:40700 mètres carrés,
27:419 chambres,
27:432 hectares,
27:43piscines,
27:44cours fortifiés,
27:45dépendances,
27:47le luxe absolu.
27:48Et puis,
27:49tout est déjà aménagé.
27:50Oui, c'est magnifique.
27:521 million 250 000.
27:531 million 250 000
27:54à 3,3,
27:563,4% d'intérêt.
27:57Ça fait combien
27:57dans le plaisir ?
27:58Je vous lance pas là-dessus.
27:59J'ai pas fait ma dessus.
28:00J'ai pas fait ma dessus.
28:03Merci Catherine de nous avoir
28:04fait voyager.
28:05Catherine Boquet,
28:06journaliste indépendante
28:07et Guillaume Erard,
28:08journaliste immobilier
28:08au Figaro.
28:09Merci à tous les deux
28:10d'avoir été avec nous.
28:10Souhaitons que la prochaine fois
28:12qu'on se parlera,
28:13on n'aura pas trop bougé
28:14du côté de nos taux d'intérêt.
28:15Mais n'oubliez pas,
28:16c'est toujours le moment
28:16d'acheter si c'est votre moment.
28:18Voilà, on le dit,
28:19on le répète
28:19à l'antenne de BFM Business
28:20et des experts de Limo.
28:21Je vous retrouve lundi.
28:24Les experts de Limo
28:26sur BFM Business.
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