- il y a 2 jours
Et si tout se jouait maintenant… au Détroit d’Ormuz ? Un point de passage minuscule sur la carte, mais par où transite une part massive du pétrole mondial. Et aujourd’hui, ce verrou stratégique est sous tension maximale. Car derrière la guerre au Moyen-Orient, une réalité s’impose : l’Iran a la capacité de bloquer, ralentir ou faire exploser les flux énergétiques mondiaux.
Résultat : prix de l’énergie sous pression, inflation qui repart, économies fragilisées. Et pour la France, le risque est clair : une véritable saignée économique.
Pendant que Donald Trump temporise et que Benjamin Netanyahu affiche sa fermeté, une question centrale demeure :
➡️ Qui tient vraiment les cartes ?
➡️ Jusqu’où cette crise peut-elle aller ?
➡️ Sommes-nous à l’aube d’un basculement durable de l’économie mondiale ?
Avec Jacques Cheminade, ancien candidat à l'élection présidentielle et président du parti Solidarité & Progrès, décryptage d’un conflit qui pourrait redessiner les rapports de force… et frapper directement les Français.
A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Le contribuable Français saigné à blanc pour l’Ukraine".
Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.
Cliquez ici pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade : "Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale".
Résultat : prix de l’énergie sous pression, inflation qui repart, économies fragilisées. Et pour la France, le risque est clair : une véritable saignée économique.
Pendant que Donald Trump temporise et que Benjamin Netanyahu affiche sa fermeté, une question centrale demeure :
➡️ Qui tient vraiment les cartes ?
➡️ Jusqu’où cette crise peut-elle aller ?
➡️ Sommes-nous à l’aube d’un basculement durable de l’économie mondiale ?
Avec Jacques Cheminade, ancien candidat à l'élection présidentielle et président du parti Solidarité & Progrès, décryptage d’un conflit qui pourrait redessiner les rapports de force… et frapper directement les Français.
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00:00:13Générique
00:00:18Bonjour à tous, bienvenue dans Politique & Éco.
00:00:21Comme d'habitude, ravi de vous retrouver pour notre émission.
00:00:25Alors au programme, c'est évidemment la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Hormuz sous pression, l'économie mondiale
00:00:34sous tension.
00:00:35Sommes-nous en train de basculer dans une nouvelle ère de chaos ou vers un nouvel ordre international ou peut
00:00:42-être même les deux,
00:00:43alors que Donald Trump gagne du temps avec Téhéran et que Benjamin Netanyahou affirme avoir neutralisé la menace ?
00:00:50Les marchés vacillent et les équilibres se redessinent. Qui tient vraiment le rapport de force ?
00:00:56Et surtout, qui va payer le prix de cette crise pour décrypter la situation ?
00:01:01Nous accueillons Jacques Cheminade. Bonjour, monsieur.
00:01:05Bonjour, monsieur. Merci.
00:01:06Jacques Cheminade, vous avez été plusieurs fois candidat à l'élection présidentielle et vous êtes le fondateur du parti Solidarité
00:01:13et Progrès.
00:01:14Mais commençons maintenant cet entretien. Avant cela, je rappelle à nos téléspectateurs qu'il est important de s'abonner à
00:01:22notre chaîne,
00:01:22de cliquer sur le pouce en l'air ainsi que de commenter et partager un maximum nos vidéos pour un
00:01:28meilleur référencement de TV Liberté sur Internet.
00:01:31Alors Jacques Cheminade, malgré la prolongation du cessez-le-feu en Iran, les négociations restent dans l'impasse.
00:01:39Chaque camp revendique la victoire. Qui tient réellement le rapport de force aujourd'hui ?
00:01:46Alors sur le terrain, l'un bloque l'Iran, l'autre bloque le détroit d'Ormuz. Donc on est dans
00:01:52le blocage.
00:01:54Alors du point de vue militaire, évidemment, c'est une supériorité américaine.
00:01:58Mais du point de vue de la résilience et du point de vue de la résistance, je dirais, l'Iran
00:02:05détient les cartes.
00:02:06Puisque, en bloquant le détroit d'Ormuz, il arrive à créer une situation pour l'économie mondiale,
00:02:13et c'est cette carte qui joue pour l'économie mondiale, une situation d'instabilité, de chaos,
00:02:18où les chaînes de valeur, les chaînes de production sont bloquées, et la question de l'énergie, bien entendu.
00:02:23Donc l'Iran tient cette carte et il résiste.
00:02:26Et ça, c'est ce que Trump et l'administration Trump n'avaient pas mesuré.
00:02:29Ils ne pouvaient pas penser que l'Iran allait résister.
00:02:32Et si l'Iran a résisté, c'est parce que les gardiens de la révolution se sont organisés en réseau
00:02:37autonome au sein de l'Iran,
00:02:39où cette autonomie de réseau avec une centralisation a joué et a permis d'éviter que la destruction du centre
00:02:46anéantisse la capacité de l'Iran.
00:02:49Donc l'Iran tient avec les gardiens de la révolution, qui jouent un rôle fondamental désormais.
00:02:54Et l'Iran tient parce qu'il joue aussi la carte chinoise et il a eu le soutien de la
00:03:02Chine, au moins en ce qui concerne le ciblage.
00:03:05C'est-à-dire que la Chine procure des cibles de frappes très précises, les Russes aussi, dit-on.
00:03:13Et de ce point de vue, l'Iran peut frapper les États du Golfe, et il l'a fait très
00:03:18vite,
00:03:19en y frappant non pas les États eux-mêmes, mais toutes les bases américaines.
00:03:22Et en disant, vous avez trahi en prenant des bases américaines, donc on vous frappe.
00:03:26Et l'Iran entraîne, de ce point de vue, par cette résistance, une sympathie de la plupart des pays membres
00:03:32des BRICS,
00:03:33et pas seulement d'une majorité mondiale qui voit une résistance à un ordre américain,
00:03:37qui est assimilé à un ordre du dollar financier.
00:03:41En fait, c'est l'ordre des puissances financières qui occupe aussi les États-Unis.
00:03:44– Alors, c'est le directeur de l'Agence internationale de l'énergie qui s'est exprimé le 21 avril,
00:03:52la dernière,
00:03:53Fatih Birol.
00:03:54Il explique que cette guerre au Moyen-Orient est la plus grosse crise de l'histoire.
00:03:59Les deux chocs pétroliers et le 11 septembre, tout cela réunit.
00:04:04Pourquoi cette crise marque à ce point une rupture durable ?
00:04:08– Parce qu'il y a un système occidental, on peut l'appeler ainsi, je dirais plutôt anglo-américain,
00:04:15ou le système de la City et de Wall Street,
00:04:17qui est un système qui s'est basé sur la phase financière du capitalisme.
00:04:21Ce n'est plus la phase industrielle, c'est une phase financière,
00:04:24et bientôt aussi financière, numérique et militaire.
00:04:28Et aller dans cette direction a entraîné toute l'économie mondiale
00:04:33dans une pyramide de Ponzi qui s'est accumulée dans le financier,
00:04:39de dettes qui ne pourront jamais être remboursées, d'une part,
00:04:42et d'autre part, dans une politique en basculement vers une politique
00:04:46qu'on a appelée ici en France l'économie de guerre,
00:04:49et qui est une économie pour la guerre aux États-Unis,
00:04:52et qui est faite pour la guerre, pour menacer de guerre,
00:04:55tous ceux qui s'opposent à cette pyramide financière
00:04:58et à ce privilège exorbitant du dollar qui, je le répète,
00:05:02n'est même plus le dollar américain,
00:05:03c'est plus considéré pour le peuple américain,
00:05:06ou même pour les élites américaines.
00:05:08C'est un dollar qui est l'élite des marchés financiers internationaux
00:05:10qui représente toute l'entourage de Donald Trump.
00:05:13– Sur la durée de cette crise énergétique,
00:05:17j'entendais un observateur qui évoquait encore deux années
00:05:22avant un retour à la normale.
00:05:23Si cette guerre s'arrêtait demain,
00:05:25est-ce que ce laps de temps vous paraît raisonnable ?
00:05:29– Alors, si cette guerre s'arrêtait demain
00:05:31et qu'on en reste dans le système actuel,
00:05:34je pense qu'on prendrait même beaucoup plus que deux ans
00:05:37et je ne sais pas si on en sortirait.
00:05:38Parce que tous les éléments qui précédaient
00:05:41et qui ont créé la crise sont accusés et étendus par cette guerre,
00:05:46donc on repartirait d'encore une situation encore plus grave qu'avant.
00:05:51Alors, comment peut-on en sortir ?
00:05:53Et ce que je préconise,
00:05:56ce que l'Institut Schiller International et Solidarité et Progrès préconise,
00:06:00c'est de passer à une nouvelle architecture internationale
00:06:03de développement mutuel et de sécurité mutuelle
00:06:05qui serait construite par des négociations progressives
00:06:09où les pays des BRICS et l'Organisation de coopération de Shanghai
00:06:13joueraient un rôle fondamental.
00:06:15Alors, ce qui est la clé de tout,
00:06:18c'est ce qui se passera à l'intérieur des États-Unis.
00:06:19C'est les États-Unis et le peuple américain qui ont les clés en main.
00:06:23Or, ce qu'on voit dans le monde, c'est très intéressant.
00:06:26Les élections en Bulgarie,
00:06:28les élections qui ont eu lieu aussi en Hongrie,
00:06:34les élections qui se sont déroulées un peu partout,
00:06:37montrent que les populations veulent autre chose.
00:06:39Alors, ça prend des formes différentes.
00:06:41On ne peut pas assimiler le nouveau président du Conseil bulgare.
00:06:47On ne peut pas l'assimiler à Peter Magyar.
00:06:50On ne peut pas assimiler le fils en Pologne à cela non plus.
00:06:53Mais il y a une volonté d'autre chose.
00:06:55Et cette volonté d'autre chose,
00:06:56de cette volonté d'autre chose de lui donner un sens,
00:06:58dépend le futur, pour moi, de l'économie mondiale
00:07:02et de la paix dans le monde.
00:07:04Parce que si on va dans la direction dans laquelle on va,
00:07:06avec une économie de guerre qui vient de plus en plus de l'économie de guerre,
00:07:09les États-Unis en seront passés,
00:07:11Trump a dit, de 1 000 milliards à 1 500 milliards pour la guerre.
00:07:14Plus 1 000 milliards de remboursement des intérêts.
00:07:17Alors, c'est le remboursement des intérêts de la dette.
00:07:20Et c'est la guerre qui forme presque 40% du budget américain.
00:07:25Donc là, on est dans une politique de guerre.
00:07:26Et on n'en sortira pas.
00:07:27C'est ça qu'il faut sortir, très précisément.
00:07:29– Alors, va-t-on vers une escalade dans la région ?
00:07:33On sait que Donald Trump devra demander
00:07:36la poursuite de cette guerre au Congrès le mardi 28 avril.
00:07:42Les États-Unis et Israël ont-ils les moyens ?
00:07:46Peuvent-ils, ont-ils envie de s'enliser dans un conflit long avec l'Iran ?
00:07:50– Je crois que personne n'a envie de s'enliser dans un conflit long,
00:07:54mais tout le monde en crée les conditions.
00:07:56Donc, c'est ça qui est la paradoxe de la situation.
00:07:58Alors, en ce qui concerne le Congrès américain,
00:08:01il doit exercer ses droits.
00:08:02Trump a fait la guerre.
00:08:03Au bout du temps qui s'est écoulé, c'est au Congrès de voter.
00:08:07Alors, il a déjà voté deux fois.
00:08:09Il a voté sur les 200 milliards que demande Trump.
00:08:13Et il a dit par deux fois oui.
00:08:16Mais maintenant, une troisième fois,
00:08:18il peut très bien dire non.
00:08:20Nous avons mis aux États-Unis et nous-mêmes, en France,
00:08:23envoyons des lettres, des messages au Congrès,
00:08:26même en téléphone certains congressistes pour leur dire
00:08:29cette fois-ci, il faut voter contre la guerre.
00:08:31Et il faut refuser à l'État,
00:08:33il faut lui couper les cordons de la bourse pour financer cette guerre.
00:08:36Alors, le Congrès américain l'avait déjà fait une fois,
00:08:38en 1973, pour arrêter la guerre du Vietnam.
00:08:41Et Nixon avait été tenu de céder face à ce que le Congrès avait décidé.
00:08:46Donc, l'idée, c'est d'appliquer la Constitution aux États-Unis,
00:08:50la Constitution, rien que la Constitution,
00:08:52qui donne ce pouvoir au Congrès.
00:08:54Alors, il y a le Sénat qui a une majorité républicaine consistante,
00:09:01il y a la Chambre des représentants qui ne l'a pas.
00:09:03Donc, il se peut très bien qu'à la Chambre des représentants,
00:09:06on vote contre le moyen financier de la guerre.
00:09:11Donc, on en est là, aux États-Unis.
00:09:13– Alors, il y a le Congrès, mais il y a,
00:09:15et vous le dénoncez, vous le pointez du doigt,
00:09:18l'entourage du président américain,
00:09:21certains grands dirigeants d'entreprises
00:09:25voulaient taxer de techno-fascistes, ces gens.
00:09:28– Alors, ce n'est pas les dirigeants d'entreprises.
00:09:30C'est des gens qui ont fait ou établi leur puissance,
00:09:34comme Peter Thiel, Alexander Karp ou d'autres,
00:09:38ou Sam Altman.
00:09:39– Qui sont ces gens ?
00:09:40Ces gens, c'est les gens à la fois du numérique,
00:09:45d'un certain capital numérique qui dérive dans le militaire,
00:09:50puisqu'il est très étroitement associé à la production d'armement aux États-Unis.
00:09:54– Qui a ciblé l'entreprise Palantir.
00:09:56– Palantir, par exemple, qui a été création en 2004 de la CIA,
00:09:59et qui vient de publier un texte sur ce qu'elle considère être l'économie selon elle
00:10:07et la politique selon elle.
00:10:08Et c'est un texte où elle se décrit comme un pouvoir de technologie
00:10:13s'appliquant à tout grâce à sa domination en financier.
00:10:16Sa domination en financier, ce n'est plus les banques, comme à un certain moment,
00:10:20c'est tout ce nouveau réseau financier avec les blockchains
00:10:23qui permet d'avoir les stable coins aux États-Unis,
00:10:26qui sont ces nouveaux tokens, ces nouveaux moyens financiers
00:10:32qui sont associés à la réserve fédérale
00:10:35et donc bénéficient un certain nombre de personnalités
00:10:39ou de banques choisies, ou de banques non choisies.
00:10:43C'est Arthur ou Circle qui sont des sociétés financières nouvelles.
00:10:46Donc, ce n'est pas la banque classique, la banque traditionnelle.
00:10:49C'est une forme nouvelle de réseau financier.
00:10:51Et c'est cela qui est associé à ce, disons,
00:10:55à ce qu'Ensen Auer en 1969 appelait militaron industriel.
00:11:02Aujourd'hui, c'est financier, militaire et numérique.
00:11:07C'est ça la nouvelle forme que ça prend.
00:11:09Et ces gens-là, les Elon Musk, les Alex Karp, etc.,
00:11:14qui sont censés être une opposition au Parti démocrate,
00:11:19ces gens-là, en réalité, ne sont pas du tout la dissidence.
00:11:24Parce qu'ils fabriquent un monde, comme vous le dites, technofasciste.
00:11:27– Non, mais tous ces gens-là, au moment où Paypal a été fondé,
00:11:29où il n'y a eu pas d'entire,
00:11:31tous ces gens-là soutenaient Clinton et soutenaient les démocrates.
00:11:33Ça ne les a pas du tout gênés de soutenir maintenant Trump.
00:11:36Ce sont des gens qui se fichent éperdument
00:11:38de qui est au pouvoir en politique.
00:11:41Ce qu'ils veulent, c'est que celui qui est au pouvoir leur obéisse.
00:11:44Et ils sont allés très loin,
00:11:46parce qu'actuellement, l'armée américaine
00:11:50a recruté quatre lieutenants colonels
00:11:54qui étaient simplement des responsables,
00:11:59un de Palantir, deux d'OpenAI et un de Meta.
00:12:02Et d'intégrer l'intelligence artificielle
00:12:06et d'intégrer toute la robotique
00:12:08dans la manière d'organiser un conflit militaire.
00:12:12Donc, c'est cette intégration qui crée un ensemble
00:12:16et cet ensemble porte en lui la guerre.
00:12:19Donc, l'arrêter, il y a certaines personnes,
00:12:21comme David Sachs, qui est chargé d'ailleurs
00:12:24de toutes les crypto-monnaies au sein de l'administration Trump,
00:12:27qui dit non, il ne faut pas aller dans cette guerre.
00:12:31Vence non plus.
00:12:31Mais en réalité, ils sont portés par ce schéma financier
00:12:36et militaire et technologique,
00:12:38qui est technologique, mais qui n'implique pas
00:12:41la découverte de principes physiques nouveaux, réels.
00:12:45C'est l'application des technologies existantes,
00:12:48avec beaucoup de pouvoir.
00:12:50– Il y a donc les gens au Congrès,
00:12:53il y a ces gens dans l'entourage de Donald Trump,
00:12:56et il y a, au sein de la population,
00:12:58ces gens que vous appelez les double haters, qui sont-ils ?
00:13:02– Ça, c'est autre chose.
00:13:03Il y a ces gens qui sont à peu près,
00:13:07on pourrait les décrire comme la classe Epstein de milliardaires,
00:13:13parce qu'Epstein, pour eux, est un instrument de chantage.
00:13:16Il y a ensuite, dans la population, à peu près 20-25% les magas.
00:13:24Et ces magas sont en train de dire, Trump nous a trompés.
00:13:26Ce n'est pas seulement Marie Jo qui le dit.
00:13:29Marie Jo Green, ce n'est pas seulement elle.
00:13:31Ce n'est pas seulement les fondateurs de magas.
00:13:38Ce n'est pas seulement eux qui le disent.
00:13:40C'est toute une base maga qui est en train de dire,
00:13:42Trump nous avait promis la paix, on ne veut pas la guerre,
00:13:44et on ne veut pas que nos GIs aillent faire se tuer outre-mer.
00:13:47Donc il y a cette opposition-là.
00:13:49Plus, il y a une opposition, alors, elle, plus intéressante,
00:13:52de part de la population qui ne sait pas où aller,
00:13:57et qui se dit, mais de toute façon, il faut la paix,
00:14:00et il faut aller pour la paix.
00:14:02Mais elle n'a pas de programme, elle n'a pas de politique.
00:14:04Et c'est pour cela que les associés à notre mouvement,
00:14:07aux États-Unis, ont lancé une candidature à la présidentielle
00:14:11avec une femme qui s'appelle Diane Serres,
00:14:13et qui a autour d'elle les Scott Reuters,
00:14:15les colonels McGregor, les gens, ou Ray McGovern,
00:14:18les gens qui disent, on a servi des États-Unis
00:14:21pour lesquels on avait un projet, pour lesquels on avait un avenir.
00:14:25Ce n'est plus les mêmes aujourd'hui.
00:14:26Donc il faut redonner aux États-Unis le sens
00:14:29que leurs pères fondateurs entendaient leur donner.
00:14:32– Et les double haters sont ces gens qui rejettent à la fois
00:14:35les démocrates et les républicains et qui veulent un président indépendant.
00:14:39– Ils se disent indépendant.
00:14:40– Et ils représenteraient, dites-vous, jusqu'à 35% de la population américaine.
00:14:44– C'est ce que révèlent les sondages.
00:14:46Alors nous organisons, la Coalition pour la paix internationale,
00:14:50à laquelle nous participons, organise tous les vendredis à 17h,
00:14:53une conférence internationale sur Zoom,
00:14:56auxquelles participent ces gens-là, en exprimant leur vue,
00:14:59et certains viennent du Parti républicain, d'autres du Parti démocrate.
00:15:02Et d'autres d'ailleurs, d'ailleurs.
00:15:05C'est très divers.
00:15:06Mais le donateur commun, c'est la paix, pas la guerre,
00:15:10et créer les conditions de la paix pour le futur.
00:15:13– Alors on va évoquer dans un instant, évidemment,
00:15:15les conséquences économiques de cette crise énergétique au Moyen-Orient.
00:15:19Mais avant, j'aimerais vous entendre sur ce que dit le Premier ministre israélien,
00:15:25Benjamin Netanyahou, qui, dites-vous, aurait poussé Donald Trump vers cette guerre,
00:15:30alors que toute l'administration américaine s'y opposait.
00:15:33C'était le cas du vice-président Vence,
00:15:35du secrétaire d'État aux Affaires étrangères Marco Rubio,
00:15:39même le chef de la CIA John Radcliffe s'y opposait,
00:15:43ainsi que le général Dan Cain.
00:15:45Et vous dites que Netanyahou aurait dit ceci,
00:15:47l'Amérique est une chose que l'on peut très facilement contrôler.
00:15:51Alors est-ce que cela, est-ce que c'est une citation qui relève du fantasme
00:15:57ou est-ce que c'est réel ce qu'il dit ?
00:16:00– C'est un peu les deux.
00:16:01Elle relève du fantasme parce qu'il y a une résistance aux États-Unis
00:16:03et une vision proprement américaine.
00:16:05Pour simplifier les choses, la vision de Trump et de son entourage,
00:16:09c'est la Grande Amérique.
00:16:10D'ailleurs, ils ont appelé le ministère de la Défense,
00:16:14le ministère de la Guerre,
00:16:16et ils entendent contrôler cette Grande Amérique
00:16:18depuis le Grand-Land jusqu'à la Terre de Feu.
00:16:21Et pour le reste du monde, tant pis, ce sera le chaos.
00:16:25Et du côté israélien, c'est le Grand Israël,
00:16:28qui est en fait le référent de cette Grande Amérique,
00:16:33et ce Grand Israël, c'est contrôler tout le Proche et Moyen-Orient,
00:16:36et le reste, tant pis, ce sera le chaos.
00:16:38Donc c'est la même vision du monde, et elle coïncide.
00:16:41Alors quand on dit que Trump a influencé,
00:16:44que Netanyahou a influencé Trump, c'est probablement vrai,
00:16:47mais il n'a pas joué le rôle déterminant qu'il croit.
00:16:49Il y a des gens aux États-Unis, comme Peter Axett,
00:16:52qui est donc le ministre de la Guerre,
00:16:53qui a tatoué sur son corps croisade.
00:16:57Donc il veut mobiliser toutes les forces.
00:16:59Et il y a le côté, évidemment, de messianisme religieux,
00:17:03qui évolue entre, disons, une forme de folie religieuse,
00:17:09et le côté voyou.
00:17:12Quand on voit que Trump lui-même,
00:17:16il a effacé ensuite cette image,
00:17:18mais que c'est, même en une sorte de dieu,
00:17:21qui guérit un blessé avec tous les signes de la puissance américaine,
00:17:25les aigles, les avions, le reste,
00:17:27on est stupéfait, on est stupéfait par les propos de Trump en général.
00:17:31Je veux écraser la civilisation iranienne.
00:17:34Bon, on est devant quelqu'un dont on peut douter de l'état mental,
00:17:37et beaucoup aux États-Unis doutent de ce sens mental.
00:17:40– Alors on va évoquer maintenant avec vous, Jacques,
00:17:45les conséquences économiques mondiales.
00:17:48Vous dites que cette guerre est en train de dessiner
00:17:51un nouvel ordre monétaire et financier international.
00:17:55Quels vont être les contours de ce nouvel ordre ?
00:17:59– Alors ça, ce qui me le fait dire, c'est que je suis opimiste,
00:18:02parce que je crois que l'être humain est incliné
00:18:05plutôt à faire le bien qu'à faire le mal,
00:18:07et que le mal ne vient que si l'être humain ne fait pas le bien.
00:18:13Donc le système nouveau devrait être un système,
00:18:16une architecture de paix et de sécurité et de développement virtuel
00:18:20qui permettent au monde d'aller dans une direction où chacun…
00:18:24– Oui, mais nous ne sommes pas dans un monde parfait.
00:18:26– Ah, c'est ce que disait…
00:18:27– Aujourd'hui, vers quoi nous orientons-nous ?
00:18:29– Ah, ce monde parfait, certains y réfléchissent,
00:18:33à leur donner une forme d'un système financier.
00:18:36C'est Sergei Glaziev, que je connais personnellement, en Russie,
00:18:39qui est un des atouts de Trump, c'est pas le seul…
00:18:42– De Poutine.
00:18:43– Ah bon, de Poutine, c'est pas le seul,
00:18:45et qui dit qu'il faut passer à une nouvelle forme
00:18:48pour financer ce développement mutuel,
00:18:50à une nouvelle forme de monnaie ou d'instrument de référence,
00:18:53qui soit basée non pas sur les spéculations,
00:18:55sur les marchés, mais sur des contrats à long terme,
00:19:01sur la référence d'un certain nombre de produits de base,
00:19:05matières premières, et en même temps sur les monnaies nationales
00:19:08des pays qui participent à cet arrangement.
00:19:11Donc, il y a une base, et des discussions,
00:19:13les Chinois, ils pensent, ils pensent tirer du côté du yuan,
00:19:17bien entendu, mais il y a une base à cela,
00:19:19il y a un nouveau système qui se dessine, et je pense que…
00:19:22– Un nouveau système qui se dessine à travers la chute du dollar.
00:19:25– À travers… Alors, eux disent que non,
00:19:28que le dollar pourra continuer, il fera ce qu'il voudra,
00:19:31mais il n'y aura pas que le dollar.
00:19:33Alors, il y aura peut-être les deux qui pourront exister parallèlement,
00:19:38ils sont condamnés l'un, condamnés à l'emporter sur l'autre.
00:19:41Alors, nous, notre point de vue, le point de vue que j'ai,
00:19:44c'est qu'il faut arriver à une entente,
00:19:47comme le général de Gaulle essayait de le faire,
00:19:50pour créer un monde plus stable.
00:19:51Et cette entente devrait passer par une adhésion des États-Unis
00:19:56à ce nouvel ordre qui se dessine,
00:19:58sans que les États-Unis y jouent un rôle de vaincu,
00:20:02mais au contraire, un rôle de participant, de partenaire.
00:20:04Les Chinois le disent, là aussi.
00:20:06Ils savent très bien que leur système est puissant,
00:20:10qui s'est beaucoup développé,
00:20:11mais qui ne peuvent pas l'emporter sur les États-Unis.
00:20:13– Donc, un nouvel ordre sous la dominante chinoise ?
00:20:16– Non, aucune dominance.
00:20:18Et c'est là que la France peut jouer son rôle,
00:20:20puisque la France a une forme d'indépendance,
00:20:26que tu as sur, aujourd'hui,
00:20:28son siège au Conseil de sécurité des Nations Unies,
00:20:30le nucléaire, et aussi une certaine indépendance
00:20:34dans son histoire.
00:20:35L'exemple du gaullisme,
00:20:37l'exemple du Conseil national, de la résistance.
00:20:39On a ces atouts-là.
00:20:40C'est dit, on a joué en sens inverse,
00:20:42depuis la présidence,
00:20:44où sans doute, je vais être aimable pour Georges Pompidou,
00:20:46depuis la mort de Georges Pompidou.
00:20:48Donc, on va peu à peu,
00:20:49on a peu à peu allé dans une structure,
00:20:51dans une forme de dépendance,
00:20:53vis-à-vis d'un système financier monétaire international.
00:20:57On s'est soumis.
00:20:59Et tous ceux qui le critiquent,
00:21:01ici, lorsqu'ils sont à droite ou à l'extrême droite,
00:21:04ne comprennent pas cet ordre financier,
00:21:06et appellent à l'utilisation des crypto-monnaies,
00:21:09comme M. Ciotti,
00:21:11ou appellent, comme Marine Le Pen et Jordan Bardella,
00:21:14à brancher le nucléaire sur un bitcoin français.
00:21:18Ce n'est pas possible.
00:21:19Ce qu'il faut, c'est que la monnaie reste une monnaie d'État.
00:21:22Et cette monnaie d'État peut avoir des utilisations,
00:21:30qu'ils soient des utilisations dans le domaine des crypto-monnaies,
00:21:33mais une crypto-monnaie d'État.
00:21:34C'est ce que les Chinois ont.
00:21:36– Donc, avec une banque centrale rattachée à l'État,
00:21:40qui ne soit pas indépendante,
00:21:41comme la banque centrale l'est aujourd'hui en Europe.
00:21:44– Oui, une banque centrale et une banque nationale,
00:21:46c'est très différent.
00:21:47Une banque nationale, c'est une banque de l'État,
00:21:49mais elle ne doit pas être une banque
00:21:50où il y ait des experts financiers seulement.
00:21:54Elle doit être une banque où le peuple participe,
00:21:57dans lequel il est représentant du peuple.
00:21:58Et ça, c'est la question.
00:22:00Tout le domaine de la finance,
00:22:02et donc tout le domaine de l'économie,
00:22:04a échappé au contrôle du peuple,
00:22:06y compris au contrôle électoral.
00:22:07Donc, il faut le réétablir.
00:22:09Et ça, c'est le grand défi du moment
00:22:10dans lequel nous rentrons dans l'histoire.
00:22:12– Le détroit d'Hormuz, Jacques Cheminade,
00:22:14est également au cœur de cette crise.
00:22:17Il menace l'économie mondiale.
00:22:20On peut imaginer qu'il restera bloqué
00:22:22jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé avec les Iraniens.
00:22:27Tant que cela restera bloqué,
00:22:28quelles vont être les conséquences sur le chômage,
00:22:31sur la croissance dans le monde ?
00:22:33– Elles vont être de plus en plus graves.
00:22:36Si on continue de cette façon,
00:22:39il y aura une saignée en France avec le système actuel.
00:22:42Parce que la France, c'est une situation
00:22:43qui est financièrement,
00:22:46et si on en reste à cet ordre financier,
00:22:48une des plus graves dans toute l'Europe.
00:22:51– Pourquoi ?
00:22:52– Parce qu'on n'a pas financé l'économie réelle, physique,
00:22:57et on a financé soit tout ce qui est du domaine monétaire,
00:23:03on a laissé échapper, vous savez, quand Boris,
00:23:07Georges Boris, qui était le conseiller de Pierre Mendès France
00:23:09et de la France Libre, il disait,
00:23:11si l'État ne contrôle pas la monnaie,
00:23:13c'est la monnaie qui contrôle l'État.
00:23:14Et là, on est dans un système où on s'était laissé contrôler
00:23:17par une monnaie, et qui plus est une monnaie étrangère,
00:23:19qui était le dollar.
00:23:21Et on a laissé peu à peu partir des éléments.
00:23:23Aujourd'hui, la DGSI a un contrat avec Palantir.
00:23:27Airbus a un contrat avec Palantir pour la maintenance prédictive.
00:23:31Donc, et Palantir, elle est donnée.
00:23:32Alors, on essaie de réagir, mais c'est un peu tard.
00:23:34Et je pense qu'il y a un domaine où on peut réagir,
00:23:37c'est celui des…
00:23:42ou comme Linux procède, l'open,
00:23:45qu'il soit open dans le développement.
00:23:47Ce que font les Chinois, d'ailleurs, avec DeepSync.
00:23:49On l'a oublié, on parle beaucoup de DeepSync,
00:23:51mais c'est open.
00:23:52Donc, c'est open.
00:23:53Et en même temps, on doit bâtir le lien entre tout ce qui est la robotique
00:23:59et tout ce qui est le numérique.
00:24:01Et avoir ainsi une économie qui est physiquement dans le progrès avec la robotique
00:24:07et qui permet, avec tout ce qui est une finance associée à cela,
00:24:11d'aller de l'avant avec du crédit.
00:24:13Ce n'est pas de supprimer tout crédit ou d'économiser tout.
00:24:18C'est de bien orienter le crédit vers un secteur productif réel.
00:24:23Et les sociétés qui vont dans cette direction,
00:24:26quand c'est le crédit productif public,
00:24:28elles doivent être moins imposées que les sociétés
00:24:29qui spéculent sur les marchés financiers.
00:24:31Il faut séparer les deux.
00:24:32– Nous avons donc tourné le dos, vous le dites, à l'économie réelle.
00:24:35Et puis, nous, on nous en détend toujours plus.
00:24:38Et puis, nous avons également financé cette guerre en Ukraine
00:24:41à hauteur de 20 milliards d'euros.
00:24:44– Jusqu'à présent.
00:24:44– Jusqu'à présent.
00:24:45Et puis, maintenant, c'est 90 milliards d'euros votés par l'Union européenne,
00:24:50dont 17 milliards reviendront à la France.
00:24:54Cette guerre en Ukraine, ce n'est pas l'objet de cette émission,
00:24:58mais elle risque encore d'aggraver notre dette.
00:25:02Ça ne s'arrête jamais.
00:25:03– Encore qu'à l'échelle du monde, tout communique.
00:25:05La guerre en Ukraine et la guerre en Iran sont dans un rapport,
00:25:11lorsqu'on se situe au niveau de la stratégie générale et de la géopolitique,
00:25:14et la géopolitique sont dans un rapport direct.
00:25:16Mais il faut sortir précisément cet univers de géopolitique.
00:25:20Il faut passer à un univers de croissance partagée.
00:25:24Et cet univers de croissance partagée n'est ni celui des écologistes,
00:25:30ni celui des libéraux.
00:25:31L'univers de croissance partagée, c'était ce qui a esquissé en France la période gaullienne
00:25:36et ce qu'il y avait aussi, après 1945, sur la Quatrième République,
00:25:41pendant un certain temps.
00:25:42C'est lorsqu'on ne l'a plus fait et qu'on a posé la guerre d'Algérie
00:25:45que de Gaulle est venu au pouvoir.
00:25:47S'il n'y avait pas eu ces deux choses-là, je pense que de Gaulle ne serait pas venu
00:25:49au pouvoir.
00:25:50– Les États-Unis sont le premier producteur de pétrole au monde.
00:25:54Donald Trump n'est donc pas dépendant du pétrole du Moyen-Orient.
00:25:59Mais est-ce qu'il est dans son intérêt économique de continuer à ruiner l'Europe
00:26:05et les pays en développement, certains comme le Bangladesh non plus,
00:26:09de kérosène et retourne maintenant au charbon ?
00:26:12Est-ce que c'est son intérêt à Donald Trump de continuer à semer le chaos dans le monde ?
00:26:17– Oui, vous vous placez de son point de vue qu'il y a une idéologie de rapport de force.
00:26:21Il l'a dit à plusieurs reprises que pour lui, le droit c'est la force.
00:26:24On a demandé, mais qu'est-ce qui limite votre pouvoir ?
00:26:26Il a dit, le considération morale comme je le pense.
00:26:28– Donc il n'y a pas de limite.
00:26:30– Oui, mais est-ce qu'il ne se tire pas une balle dans le pied ?
00:26:31– Oui, bien sûr qu'il se tire une balle dans le pied.
00:26:33Mais il croit que c'est à l'avantage en tant que puissance des États-Unis.
00:26:37Et ça l'est peut-être pendant quelques mois,
00:26:39mais ensuite il se détruira lui-même et il détruira lui-même sa propre économie.
00:26:43C'est vrai, il se tirera une balle dans le pied.
00:26:45Mais il aura, dans cet élan, si l'Europe ne se défend pas,
00:26:51détruit les pays européens.
00:26:52Il faut que l'Europe se défende et que la France soit à la tête de cette défense de l
00:26:56'Europe,
00:26:56pas en faisant davantage la guerre, en donnant plus d'argent à l'Ukraine.
00:26:59Non, pas du tout.
00:27:00En défendant la paix et en défendant ce que de Gaulle appelait
00:27:03une Europe de l'Atlantique à l'oral,
00:27:05réhabiliter cette conception-là, j'irai beaucoup plus loin,
00:27:07une Europe de l'Atlantique à la mer de Chine.
00:27:10Et avoir, en vision longue,
00:27:14une économie mondiale qui soit intégrée à travers des corridors de développement
00:27:18pour l'avantage mutuel de tout pays.
00:27:20Alors on dirait, c'est du rêve, c'est de la naïveté.
00:27:22C'est ce que défend le pape dans son voyage en Afrique.
00:27:25– On va l'évoquer tout à l'heure, justement, ce pape qui s'est déplacé en Afrique.
00:27:29J'aimerais savoir qui sont aujourd'hui et qui risquent d'être demain
00:27:33les perdants et les gagnants de cette crise au Moyen-Orient.
00:27:36– Les perdants, c'est nous, en Europe.
00:27:39C'est nous qui allons perdre, puisqu'on est considérés par Trump comme des vassaux.
00:27:46Et par excès, encore pire, le ministre de la Guerre.
00:27:49Et Poutine nous considère comme chose dont on n'a pas à tenir compte
00:27:55parce qu'elle n'a pas de pouvoir.
00:27:56Donc il veut dealer, comme il dit lui-même,
00:27:59directement avec les États-Unis, avec Trump.
00:28:01Donc on est victime.
00:28:02Et on est victime pour une raison fondamentale dans le domaine concret.
00:28:09C'est qu'on a admis de ne plus recevoir le gaz russe.
00:28:13L'Allemagne s'est portée contre le nucléaire.
00:28:17Il y a une politique anti-nucléaire, y compris contre notre nucléaire français.
00:28:21Donc on perd le gaz russe.
00:28:23On n'a pas suffisamment du nucléaire.
00:28:25Et pour le reste, même dans le domaine des éoliens et du solaire,
00:28:30c'est intermittent.
00:28:31Donc il faudrait du gaz.
00:28:32Il n'y a pas de gaz.
00:28:33Donc dans la base qui est l'énergie,
00:28:36on se trouve atteint dans nos œuvres vives.
00:28:38Et de même, en ce qui concerne le contrôle, le développement du crédit,
00:28:46on a donné la priorité aux militaires.
00:28:49Aujourd'hui, en Allemagne, par exemple,
00:28:52il y a les milliards et les milliards que MERS,
00:28:54qui change de chiffre souvent,
00:28:55veut donner pour faire le militaire.
00:28:57Et ce qu'a dit un jour Trump lui-même,
00:29:00il a dit il y a le Medicare, il y a Medicaid,
00:29:02il y a toutes les dépenses sociales aux États-Unis.
00:29:03Mais ça, c'est les États américains qui doivent s'en occuper.
00:29:06L'État fédéral ne doit s'occuper que du militaire
00:29:08pour conserver notre puissance.
00:29:10Alors ça, c'est une conception où le militaire joue un rôle fondamental
00:29:14pour servir de relais à toute l'économie du numérique,
00:29:18toute l'économie financière.
00:29:20– Et alors, les gagnants de cette crise,
00:29:22comment s'en sortent la Russie et la Chine ?
00:29:24On sait que la Chine dépendait pour 20% du pétrole iranien.
00:29:28Est-ce que les cargos chinois sont bloqués dans le détroit d'Hormuz
00:29:32ou peuvent-ils passer ?
00:29:33– Ils ne l'ont pas été, puis ils le sont à nouveau,
00:29:35parce qu'avec tous ces doubles blocus, c'est très difficile de passer.
00:29:38Donc les Chinois le savent et ils sont très prudents
00:29:41parce qu'ils ne peuvent pas affronter frontalement Trump et les États-Unis.
00:29:44Donc ce qu'ils essayent, c'est de peu à peu créer les conditions
00:29:50pour un apaisement dans la région.
00:29:54Alors, je ne sais pas s'ils y parviendront,
00:29:57ça reste qu'un des défis.
00:29:59Je pense que les dirigeants iraniens aussi veulent arriver à un arrangement,
00:30:04mais ils ne peuvent pas l'accepter aux conditions de Trump.
00:30:06Ils ne peuvent pas l'accepter en étant complètement dépourvus de missiles.
00:30:10Ils ont besoin de missiles pour assurer leur indépendance via vie d'Israël.
00:30:13Ils ne peuvent pas accepter que le Liban soit envahi et démembré.
00:30:17Et ils ne peuvent pas accepter non plus qu'on leur demande
00:30:20de donner tout leur uranium enrichi
00:30:22et qu'on leur interdise même de faire le nucléaire civil.
00:30:25Alors, de ce point de vue, moi, ce que j'ai vu de très intéressant,
00:30:28c'est que le gouvernement d'Omane, le sultanat d'Omane,
00:30:31a proposé un programme de nucléaire civil pour toute la région,
00:30:35tout le proche Moyen-Orient,
00:30:36et ce nucléaire civil pour le développement,
00:30:38pour faire combattre le véritable ennemi,
00:30:40c'est-à-dire le désert,
00:30:43et toute l'économie nécessaire pour produire davantage d'eau.
00:30:47On en a été arrivé à la situation où même tout ce qui est la transformation de l'eau de
00:30:55mer,
00:30:56des salinisations en eau douce, était visé même par le missile.
00:31:00Donc, c'est très dangereux si ça va dans ce sens-là.
00:31:04Et le danger aussi, c'est à un certain moment, c'est l'escalade nucléaire.
00:31:08Alors, justement, sur les énergies, vers quel mix énergétique mondial, pardonnez-moi,
00:31:15s'oriente-t-on aujourd'hui ?
00:31:16Est-ce qu'on va aller vers un retour du charbon, une relance du nucléaire,
00:31:21un ralentissement des énergies renouvelables ?
00:31:25Alors, à court terme, il y aura peut-être une certaine relance du charbon,
00:31:29les pays qui en auront besoin l'utiliseront.
00:31:31Mais l'avenir est au nucléaire, pour moi.
00:31:35Et on le voit, il y a un nucléaire pour l'économie physique, réelle,
00:31:40parce que par unité de masse, unité de surface et unité par unité d'individus humains,
00:31:49c'est ce qui est le plus productif.
00:31:51Un nucléaire avec ce que nous évoquions la semaine dernière,
00:31:54avec mes deux invités, le réacteur surgénérateur, dont la France est spécialiste.
00:32:01Et qu'elle a laissé tomber.
00:32:04Superphénix, Astrid.
00:32:05Oui, alors on revient à Astrid, il y a des gens qui ont participé à Astrid,
00:32:09qui essayent d'appliquer les mêmes technologies d'Astrid dans les SMR,
00:32:14les petits réacteurs nucléaires.
00:32:15Ça, c'est un avenir.
00:32:16Mais pour moi, il y a beaucoup plus.
00:32:18Si vous regardez ce que proposent tous les financiers intelligents aux États-Unis,
00:32:23ils disent, il faut aller au nucléaire, évidemment, pour l'intelligence artificielle
00:32:27qui est beaucoup plus d'énergie, et même à la fusion thermonucléaire contrôlée.
00:32:31Donc, pour moi, nous avions une revue, dans le temps que nous publions en France,
00:32:35qui s'appelait Fusion, en disant la fusion thermonucléaire contrôlée,
00:32:38bon, c'est plusieurs dizaines d'années, mais c'est l'objectif.
00:32:41Et à travers cet objectif, on pourra créer un environnement
00:32:47où peut-être on trouvera autre chose,
00:32:49mais on aura cet objectif qui est beaucoup plus efficient
00:32:53sur le plan de la production d'énergie.
00:32:58C'est le flux d'énergie produit, plus efficient,
00:33:03et on doit penser toujours dans ce terme-là,
00:33:05qui est penser, moi je l'ai dit, avec les yeux du futur,
00:33:07et pas penser avec la forme de présent.
00:33:11Et penser au type de société qui doit y correspondre.
00:33:13C'est là quoi aux États-Unis n'y a aucune idée sur ça.
00:33:16– Vous utilisiez tout à l'heure, Jacques Cheminade,
00:33:18ce terme de saignée, on nous parle déjà pour 2027
00:33:23d'une crise alimentaire majeure,
00:33:25est-ce qu'on peut avoir déjà une idée de l'ampleur que cela va avoir ?
00:33:30– Alors, c'est difficile, mais ça dépend combien durera cette crise
00:33:36au proche Moyen-Orient.
00:33:38– Les engrais, le soufre, tout cela.
00:33:41– Les engrais, le bitume, le kérosène pour les avions.
00:33:43– Déjà, même le mal est fait, quoi.
00:33:44– Le mal est fait, il peut être bien pire.
00:33:47– Si vous prenez les pays du Golfe,
00:33:49parce qu'ils ont très peur, c'est des hubs aériens
00:33:52entre l'Europe, les États-Unis et l'Asie.
00:33:54Et s'ils perdent les revenus de leurs hubs aériens,
00:33:59parce qu'il n'y a pas assez de kérosène
00:34:01et les avions ne peuvent pas voler,
00:34:02il n'y a pas non plus assez de clientèle
00:34:03parce qu'ils n'en peuvent pas payer,
00:34:05eh bien, ils ont une crise très grave eux-mêmes.
00:34:07Donc, je pense qu'ils sauront amener,
00:34:09ces pays du Golfe, à aller dans le sens de la raison.
00:34:12C'est ce que ça veut faire les Chinois, très habilement, je dois dire.
00:34:14Et nous, on devrait avoir une politique beaucoup plus hardie.
00:34:19Nous manquons complètement de hardies et de volonté politique.
00:34:22Et je vois avec beaucoup d'inquiétude,
00:34:28j'ai vu avec beaucoup d'inquiétude,
00:34:30Jordan Bardella allait voir Netanyahou,
00:34:32passer une heure et demie avec lui,
00:34:33et ce n'est pas là que se trouve la solution.
00:34:35La solution se trouve d'avoir à la fois un plan
00:34:39qui intéresse les Palestiniens et les Israéliens,
00:34:42et au-delà, toute la région.
00:34:43C'est ce que nous appelons un plan Oasis pour le développement mutuel.
00:34:46Et ce plan suppose une reconnaissance de l'État palestinien,
00:34:50ce dont les dirigeants israéliens actuels
00:34:52ne veulent pas du tout entendre parler.
00:34:53Et en France, ceux qui sont leurs porte-parole
00:34:57ne veulent pas entendre parler non plus.
00:34:59– Alors, le plan Oasis, venons-y tout de suite,
00:35:01puisque vous l'évoquez, Jacques Cheminade,
00:35:03il est porté par l'Institut Schiller,
00:35:05ce cercle de réflexion et d'influence internationale
00:35:08du mouvement créé par Lyndon Larouche.
00:35:11En quoi cela consiste exactement, alors ?
00:35:13Vous parlez d'eau, vous parlez de reconnaissance d'État palestinien.
00:35:19– Non, ça c'est nécessaire pour faire un accord.
00:35:21– Oui, c'est la base.
00:35:22– L'accord d'Oslo, qui était un bon accord.
00:35:24D'ailleurs, Marwan Barghouti, qui est le plus intelligent
00:35:27des dirigeants palestiniens et le plus actif, l'avait soutenu.
00:35:29Pourquoi ? Parce qu'il y a deux annexes.
00:35:32Et ces annexes parlent d'un développement de toute la région.
00:35:35L'eau, l'énergie, de façon moins développée que nous le faisons aujourd'hui.
00:35:39Parce qu'aujourd'hui, on a plus de moyens.
00:35:41C'est ça qui est terrible dans le monde où on est.
00:35:42On a les moyens d'avoir une société qui se développe
00:35:45de manière beaucoup plus avancée.
00:35:48– Mais on a Donald Trump qui veut faire de Gaza une riviera.
00:35:51– Oui, ça c'est…
00:35:53Jared Kushner aussi, et c'est lui qui l'a inspiré.
00:35:55C'est malheureux que l'ambassadeur américain en France
00:35:58soit Charles Kushner, qui est son père,
00:35:59qui est, disons, quelqu'un dont l'outrecuidance
00:36:05et l'incompétence sont associés.
00:36:07Et on a vu même notre ministre des Affaires étrangères,
00:36:10qui pourtant n'est pas à foudre de guerre,
00:36:12réagir contre lui.
00:36:14Donc, on a des choses, quelque part, aujourd'hui,
00:36:18qui dépassent l'entendement.
00:36:19Il faut revenir sur Terre, au sens de ce qui est réellement
00:36:24la nécessité pour un être humain.
00:36:25C'est là que le voyage de Léon X, de Léon XIV en Afrique
00:36:29est si important, parce qu'il apporte les éléments,
00:36:33certes, d'une grande généralité, comme doit le faire
00:36:36un dirigeant, un pape, mais qui oriente vers la bonne voie.
00:36:41Et il a dit, il a repris le « n'ayez pas peur » de Jean-Paul II.
00:36:46– Que l'on trouve mille fois dans le Nouveau Testament.
00:36:48– Oui, oui, oui, bien sûr.
00:36:49– Enfin, mille fois, non, pas mille fois.
00:36:50– Pas mille fois, mais… – De nombreuses fois.
00:36:52– Et il a dit dans l'avion qu'il m'a fait que je n'ai pas peur
00:36:54d'administration Trump, puisque je dois, mon mission
00:36:58est de répandre le christianisme évangélique, l'évangile.
00:37:01– Vous dites qu'il y a deux modèles de développement aujourd'hui,
00:37:04celui proposé par l'Église catholique, avec le pape Léon XIV,
00:37:08qui s'est rendu en Afrique, avec la Chine,
00:37:11qui développe aussi un modèle de développement, exactement.
00:37:16Et à l'autre bout, il y a les Américains et les Israéliens
00:37:19qui, eux, veulent continuer à… – Ce ne sont pas les Américains
00:37:21et les Israéliens, attention.
00:37:22– Oui, non, mais le gouvernement américain et le gouvernement israélien.
00:37:25– Vous m'entendez bien.
00:37:26– J'ai beaucoup de sympathie, et j'ai des amis en Israël
00:37:29qui sont tout à fait opposés à la politique d'Nétaniou,
00:37:32qui trouvent que c'est un aventurisme suicidaire.
00:37:34– En même temps, les Israéliens votent pour M. Netanyou
00:37:37depuis les années 90, donc il y a une majorité d'Israéliens
00:37:40qui supportent cet homme.
00:37:41– Alors, ils supportent cet homme parce que…
00:37:44– En tout cas, qu'ils le mettent au pouvoir et qu'ils y maintiennent.
00:37:46– Oui, parce que dans l'opinion internationale
00:37:50ou dans le principal pays du monde,
00:37:53l'option d'un développement mutuel n'a pas été offerte à Israël
00:37:56au moment où elle pouvait l'être.
00:37:58C'est un moment de rabbine.
00:38:00Rabbine a compris, rabbine, ce n'était pas un être gentil-gentil.
00:38:03C'est quelqu'un qui avait adopté une politique de réflexion.
00:38:06Puis quand il a vu que les enfants israéliens, palestiniens,
00:38:10se battaient en jetant des pierres et qu'on leur tirait dessus,
00:38:13il a dit, il faut arrêter ça, on ne peut pas continuer comme ça.
00:38:14– Le judaïsme, ce n'est pas fait pour ça, ce n'est pas notre…
00:38:18Alors que dans Netanyahou, il prend les passages dans la Bible
00:38:21les plus étranges et les deux…
00:38:23– Le deutéronome.
00:38:25– Oui, en particulier.
00:38:28Et Amalek, c'est l'ennemi.
00:38:30Moi, je crois qu'Amalek, c'est Netanyahou, au contraire,
00:38:32c'est lui qui est l'ennemi du peuple israélien
00:38:34parce qu'il est en train d'entraîner dans une aventure
00:38:37qui peut être terrible pour lui.
00:38:39– C'est alors cette association de développement mutuel
00:38:42entre l'Église catholique et la Chine…
00:38:45– Oui, ce n'est pas…
00:38:45– Dirigiste, marxiste, est-ce que ce n'est pas…
00:38:47– Oui, c'est l'alliance de la carpe et du lapin, là.
00:38:50– C'est l'alliance de la carpe et du lapin,
00:38:52mais c'est les gens qui pensent à 50, 100 ans devant eux.
00:38:56– L'Église, bien entendu…
00:38:58– C'est rassurant pour l'Église de s'allier
00:39:00avec un État marxiste, entre guillemets.
00:39:03– Non, ce n'est pas une alliance.
00:39:04– Ils y vont en tout cas, dans le même sens.
00:39:06– Dans la même vision commune, oui.
00:39:08Et ce n'est pas seulement la Chine.
00:39:10C'est une certaine conception du monde
00:39:14qui est opposée à celle qu'on peut appeler
00:39:17celle de l'argent roi ou ce que de Gaulle appelait
00:39:19le monde de l'argent.
00:39:20– J'aimerais qu'on évoque un petit peu l'Iran
00:39:23et ensuite la France.
00:39:25Pour terminer avec vous, Jacques Cheminade,
00:39:28l'Iran, où en est-elle aujourd'hui, son économie ?
00:39:31Est-ce qu'elle a les moyens de tenir dans la durée
00:39:36face aux sanctions et à la guerre ?
00:39:37– C'est le nouveau pari de Trump qui dit
00:39:39« Oh oui, je renonce à mon ultimatum,
00:39:43on va laisser le temps passer,
00:39:45mais là j'espère que l'Iran se désagrègera ».
00:39:48Et c'est vrai, la situation, il y a une inflation terrible.
00:39:51Les Iraniens d'ailleurs achètent de l'or.
00:39:53Une des raisons de l'or, c'est que beaucoup de...
00:39:54– Oui, la monnaie, le rial iranien s'est effondré.
00:39:58– Il s'est effondré complètement.
00:39:59Il y a des problèmes d'alimentation.
00:40:03Malgré une organisation plus efficace
00:40:06pour gérer les pénuries qu'on nous croit.
00:40:08Mais quand même, il y a des pénuries.
00:40:09Et Trump spécule sur ça pour que l'Iran se décompose
00:40:13et que tombe le régime actuel.
00:40:16C'est un pari.
00:40:18Moi, j'aurais un autre pari,
00:40:19qui est le pari d'intégrer l'Iran dans un développement
00:40:23et de parier sur les gens qui, au sein du gouvernement iranien,
00:40:27sont favorables à cette politique.
00:40:30En fois de quoi, ils auraient des pratiques
00:40:35qui élimineraient les grues ou l'enpont des gens.
00:40:37– Mais est-ce que les Iraniens, en tout cas,
00:40:41les dirigeants iraniens qui ne sont, semble-t-il, plus les mollas,
00:40:45mais les guides, les gardiens de la révolution
00:40:48qui ont opéré, semble-t-il, un coup d'État
00:40:51à l'intérieur du régime iranien,
00:40:55c'est eux qui ont le pouvoir.
00:40:57Sont-ils prêts à être, à négocier ?
00:41:01– C'est ce qu'a dit Trump sur ça,
00:41:02par rapport au régime iranien.
00:41:05Il fallait trouver quelqu'un de raisonnable,
00:41:06malheureusement, on les a tous tués.
00:41:08– Oui, c'est vrai, oui.
00:41:10– On reste atterrés devant ça.
00:41:12Et c'est vrai dans un sens que c'est les plus vatants-guerre…
00:41:16– Oui, c'est les gardiens de la révolution,
00:41:18ce sont ceux qui ont entraîné la révolution de 79.
00:41:23– Oui, bien sûr.
00:41:24Mais c'est avec ceux auxquels peut-être on peut négocier,
00:41:27parce qu'eux, c'est du sérieux.
00:41:28– Ah bon ?
00:41:29– Alors, c'est à voir, je ne sais pas.
00:41:31– Les Pazdaran.
00:41:32– Les Pazdaran, moi, je…
00:41:33– Parait-il qu'il coûte une fortune à l'Iran,
00:41:36que leur organisation coûterait plus de 20% du PIB iranien ?
00:41:40– Alors, c'est vrai, mais eux disent qu'ils protègent l'Iran en contrepartie
00:41:43et qu'ils ont assuré que le peuple iranien ne s'est pas démarré.
00:41:47– Ce n'est pas une mafia, les Pazdaran ?
00:41:52– Je ne sais pas, j'ai un ami, Alain Corvez, qui va peut-être plusieurs fois en Iran.
00:41:57– On a déjà reçu à TV Liberté.
00:41:59– Et qui dit qu'il faut voir les choses avec sang-froid
00:42:05et pas avec tout le récit qui est propagé sur ces questions.
00:42:08Donc, moi, je vois avec sang-froid, et je dis, il faut voir vers quelle direction on peut aller.
00:42:15Ce n'est certainement pas celle du chat qui prétend être le nouveau chat,
00:42:20qui lui n'a presque pas de partisan réel dans le papier iranien, même Trump le pense.
00:42:26Donc, il n'y a pas de pouvoir de substitution actuellement.
00:42:29Il n'y a pas de contre-pouvoir en Iran.
00:42:31Comme il n'y a pas de contre-pouvoir non plus réellement en France,
00:42:36dans notre propre pays, qui s'oppose à ce système financier
00:42:39et qui donne une alternative claire, nette et souveraine.
00:42:42Je crois qu'on manque de souverainistes vrais,
00:42:45qui ne soient pas des identitaires, mais qui soient vraiment des souverainistes.
00:42:49– Alors, l'Iran disposerait de 10 tonnes d'uranium, plus ou moins enrichie.
00:42:55Que faut-il faire avec cet uranium ?
00:42:59Que veulent-ils faire ?
00:43:00Pourquoi les Occidentaux veulent-ils les priver du nucléaire civil ?
00:43:05– Je crois que ce n'est pas tous les Occidentaux.
00:43:09Il y en a certains qui sont prêts à négocier sur ce plan-là.
00:43:13Mais les Iraniens veulent le garder parce que,
00:43:17et surtout s'ils sont les gardiens de la Révolution,
00:43:19ils veulent garder quand même aujourd'hui l'option nucléaire.
00:43:22On a tué Khamenei qui avait fait la fatwa contre le nucléaire militaire.
00:43:26Aujourd'hui, il n'y a plus de fatwa puisque Khamenei est tué.
00:43:29Donc, il y a cela.
00:43:30Mais les Iraniens ont quand même proposé que cet uranium enrichi,
00:43:34et les Russes ont acquiescé, soit utilisé ailleurs et rendu en dessous de 3%.
00:43:43Les fameux 3% maintenant, il y a l'uranium enrichi à 60, 70%.
00:43:47D'après l'évaluation de nos amis américains,
00:43:51les Iraniens pourraient sans doute, en quelques semaines, faire une bombe nucléaire.
00:43:57Sale au moins.
00:43:58Donc, il y a ce danger aussi.
00:43:59Et Israël, de son côté, qui est le nucléaire.
00:44:01Donc là, on est dans un danger extrême.
00:44:03– Terminons avec vous, Jacques Cheminade, avec la France,
00:44:09les conséquences économiques pour la France de cette crise.
00:44:11On l'a évoqué déjà avec Charles Sanna il y a quelques semaines,
00:44:14et avec Philippe Béchade encore avant.
00:44:16Quelles peuvent être, selon vous, les conséquences pour la France économique,
00:44:21si tout cela s'arrête demain ?
00:44:23– Si tout cela s'arrête demain, dans le système actuel,
00:44:27il y aura nécessairement une austérité sociale sans précédent depuis 1945.
00:44:34Mais si on sort de ce système actuel, et dans un nouvel ordre,
00:44:38une nouvelle architecture pour l'Europe et pour le monde,
00:44:42on peut éviter cela, ce n'est pas une fatalité.
00:44:44– Vous nous dites que les Français, si cette guerre s'arrêtait demain,
00:44:49se retrouveraient dans la situation de nos grands-parents,
00:44:53d'après la Seconde Guerre mondiale ?
00:44:54– Non, bien entendu, pas à ce point-là.
00:44:57– Les tickets de rationnement, on nous parle de pénurie quand même déjà.
00:45:00– Il y aurait de pénurie d'essence, et il y aurait même de pénurie,
00:45:04ça on ne peut pas le prévoir, je ne sais pas combien de temps ça durera,
00:45:07je ne suis pas un expert de l'agriculture,
00:45:08mais avec la pénurie d'engrais, il y aura la pénurie de matières premières agricoles,
00:45:13ça c'est certain.
00:45:14Déjà en Argentine, ils sont en train d'avoir un problème,
00:45:18parce qu'ils n'ont pas les engrais pour produire leur blé.
00:45:20– Donc les Français vont devoir payer beaucoup plus
00:45:22pour s'alimenter l'année prochaine, la fin de l'année.
00:45:25– Voilà, c'est ça qui se dessine dans le système actuel.
00:45:28Si on décidait d'en sortir, on pourrait faire un véritable crédit
00:45:32pour le développement futur, attaché aux productions,
00:45:35attaché au développement, et attaché à ceux qui pourront consommer
00:45:39pour avoir ces productions nouvelles.
00:45:41Mais pour consommer, il faut qu'il y ait des productions.
00:45:43S'il n'y a pas de productions, qu'est-ce qu'il y a ?
00:45:45Il y a l'inflation.
00:45:45– Mais vous nous parlez de crédit, Jacques Cheminade,
00:45:47mais de crédit auprès de qui ?
00:45:49– C'est un crédit public.
00:45:52– Oui, mais quand on demande, quand on s'endette auprès des marchés financiers,
00:45:56ce sont bien les banques privées qui génèrent cette monnaie à partir de rien.
00:46:01– C'est pour ça qu'il ne faut plus soumettre aux marchés financiers.
00:46:03Et là, ça pose évidemment un problème politique beaucoup plus ample,
00:46:08et de moyen et de long terme.
00:46:09Qu'est-ce qu'on fait avec qui ?
00:46:11Et c'est là que certains…
00:46:12– Alors dites-nous, expliquez-nous.
00:46:14– Ils disent qu'il suffit de sortir de l'Union Européenne, de l'OTAN et de l'euro.
00:46:19– Mais ça ne suffit pas.
00:46:20– Ils font en sortir, mais ça ne suffit pas.
00:46:21– Alors dites-nous ce qu'il faut faire en plus.
00:46:23– C'est un programme de paix, et un programme de paix qu'on fait
00:46:26en défendant ce nouveau système financier et monétaire international
00:46:31associé à la production physique réelle de biens,
00:46:33et pas associé à des spéculations.
00:46:35Aujourd'hui, la dette, disons, accumulée aux États-Unis,
00:46:39qui est le talon d'Achille des États-Unis, le vrai talon d'Achille,
00:46:42c'est, d'après les calculs, si on prend les produits financiers dérivés
00:46:47au sous-jacent, c'est 2,4 millions de milliards de dollars.
00:46:53C'est une somme énorme et qui ne sera jamais remboursée.
00:46:57Actuellement, les États-Unis, ça leur coûte 1 000 milliards par an.
00:47:00C'est déjà beaucoup, mais c'est beaucoup plus
00:47:02s'il y avait dans ces produits financiers dérivés
00:47:05une explosion du système.
00:47:06Ça serait impayable, tout le système imploserait, exploserait en même temps,
00:47:11il n'y aurait plus d'ordre financier et monétaire international.
00:47:13Et ça peut éclater d'un moment à l'autre.
00:47:15Philippe Béchade, par exemple, vous avez reçu, est d'accord avec moi sur ce sujet-là.
00:47:19Et je crois Charles Sanat aussi, bien qu'il soit plus conservateur
00:47:22dans le sens de garder un système tel qu'il est.
00:47:26Moi, je crois qu'il y a une porte de sortie,
00:47:28et que la France peut être le pays qui est à la fois membre de l'OTAN
00:47:34et qui peut exercer une pression, on va en sortir,
00:47:38de dire on va en sortir, et qui en même temps a des politiques
00:47:41qui sont très estimées par, en particulier, les dirigeants chinois.
00:47:44Les dirigeants chinois attendent beaucoup de la France et de l'Europe.
00:47:47– On est à un an de la présidentielle, Jacques Cheminade.
00:47:51– Bonne question.
00:47:53– Qu'est-ce qui va se passer dans un an ?
00:47:55On nous parle d'Edouard Philippe, de Jordan Bardella,
00:47:57pourquoi pas de Dominique de Villepin ?
00:47:59J'imagine qu'aucun d'entre eux…
00:48:01– Mais pourquoi pas Retailleau ?
00:48:02– Il y en a un tous les jours.
00:48:05– Il faut exclure l'Espagne du monde des nations.
00:48:07– Oui, il y en a un tous les jours.
00:48:08– C'est ça, il faut…
00:48:10– Aucun n'est…
00:48:11Est-ce que les Français peuvent encore espérer dans le politique aujourd'hui,
00:48:16dans l'offre politique qu'on leur donne ?
00:48:18– Alors, le pape a dit qu'il fallait sortir de l'idolâtrie de soi-même
00:48:23et de l'idolâtrie de l'argent.
00:48:25Moi, je crois qu'on doit aussi sortir de l'idolâtrie de la présidentielle
00:48:28et voir ce qu'on veut faire par rapport à la présidentielle.
00:48:31Et ce n'est pas une élection comme les élections habituelles,
00:48:34c'est une élection où ce qui est en jeu,
00:48:36c'est un changement de la règle du jeu, du système.
00:48:39Et personne ne le propose.
00:48:41– Mais le système, tout le monde, personne n'imagine en sortir
00:48:44parce qu'il n'y a pas d'issue qui se dessine à ce système.
00:48:50– Ah si, je m'excuse mais…
00:48:52– On va nous présenter Dominique de Villepin, Édouard Philippe et Jordan Bardella
00:48:56qui font tous plus ou moins partie du système.
00:48:58– Oui, bien sûr.
00:49:00Et Dominique de Villepin a sorti ce texte où il parle d'une souveraineté européenne maintenant,
00:49:05ce qui n'a aucun sens.
00:49:07Donc voilà.
00:49:08Et il fait l'éloge d'Ursula von der Leyen pour la façon dont elle a géré la crise de
00:49:14la Covid.
00:49:14Donc on a un problème de ce côté-là.
00:49:16Même des gens qui se prétendent souverainistes ne le sont pas.
00:49:19Donc il faut trouver une association et pousser une association entre souverainistes
00:49:23avec un vrai programme.
00:49:25Solidarité et progrès va écrire un texte qu'on est en train d'écrire
00:49:29sur quelques points fondamentaux qui seraient nécessaires
00:49:32pour avoir une vraie politique correspondant au rôle de la France
00:49:36qu'elle doit jouer par rapport à son pays, par rapport à son peuple et dans le monde.
00:49:40– Mais Jacques Cheminade, la France est dominée par un régime bancaire.
00:49:44Le régime bancaire ne va pas accepter qu'un souverainiste l'emporte à la présidentielle.
00:49:50– Alors ce régime bancaire ne doit pas être si fort qu'on le croit
00:49:53pour qu'un villeroi de Gallo en sorte et rentre dans…
00:49:59une organisation qui est une organisation de bienveillance et d'aide sociale.
00:50:04– Le gouverneur de la Banque de France.
00:50:05– Oui, il est en plein d'autoy.
00:50:09Donc ça ne doit pas être…
00:50:11Les gens sont trop attachés aux apparences institutionnelles
00:50:15et pas assez à la réalité humaine et politique des choses.
00:50:20Vous voyez, l'intérêt de ce pape, c'est qu'il brise avec la règle du jeu
00:50:24et tout à coup les gens sont sidérés.
00:50:25Il ne veut pas être sidéré, c'est son mission, c'est son rôle.
00:50:28– Mais ce pape est américain, Jacques Cheminin.
00:50:30N'a-t-il pas des rapports avec l'État profond américain ?
00:50:34Certains disent qu'il aurait des accointances avec la CIA ?
00:50:39– Le Vatican a des accointances avec tout le monde.
00:50:43– Mais en particulier ce pape américain ?
00:50:45– Je ne crois pas qu'il soit des accointances avec la CIA, non,
00:50:47parce qu'il ne dirait pas les choses comme il les dit.
00:50:50Ceci dit, on est caricatural avec la CIA.
00:50:54Rathcliffe, qui dirige la CIA aux États-Unis…
00:50:56– Oui, il ne voulait pas de cette guerre au Moyen-Orient.
00:50:57– Au moins, l'avantage d'être un réaliste.
00:50:59Ce n'est pas quelqu'un de généreux, c'est quelqu'un qui joue avec des réseaux,
00:51:02c'est quelqu'un qui a une vision impériale des États-Unis,
00:51:04mais c'est un réaliste.
00:51:05Il y a des réalistes.
00:51:07Donc je préfère un réaliste qu'un fou
00:51:09qui va avoir son doigt près du bouton atomique.
00:51:15Certains disent aux États-Unis que récemment,
00:51:18le chef d'état-major des armées, Cain,
00:51:21a empêché Trump d'avoir accès aux dispositifs nucléaires.
00:51:27Trump voulait y aller, on l'a empêché.
00:51:28Alors je ne sais pas si c'est vrai ou si c'est faux,
00:51:30mais qu'on puisse le concevoir déjà est très inquiétant.
00:51:33– Bon, est-ce que vous êtes optimiste, Jacques Cheminade,
00:51:36à un nom de la présidentielle ?
00:51:37– Oui, je suis optimiste, mais je pense que toutes ces candidatures
00:51:42et aucune qui tranche avec la règle du jeu
00:51:45et toutes qui sont dans un compromis de personnes
00:51:50portent la confusion et le dévoiement
00:51:56beaucoup plus que l'espérance.
00:51:59Moi, je pense que les souverainistes devraient s'unir.
00:52:03Il y a un salon souverainiste du livre qui va se tenir.
00:52:05Ça va être l'occasion pour que les gens se parlent
00:52:07les sunnisses.
00:52:08Mais tel que je vois les souverainistes eux-mêmes,
00:52:12personnellement, c'est une longue marche.
00:52:14– Terminons ici avec vous, Jacques Cheminade.
00:52:18Merci à vous tous de nous avoir suivis.
00:52:21Je rappelle, Jacques Cheminade, le titre de votre dernier ouvrage,
00:52:25« Répondre aux cris du peuple ».
00:52:27Encore une fois, merci.
00:52:29Tout de suite après cet entretien,
00:52:30vous pouvez retrouver la chronique de Philippe Béchade.
00:52:32Et quant à nous, on se retrouve la semaine prochaine.
00:52:34À bientôt. Salut.
00:52:56Bonjour et bienvenue pour ce rendez-vous hebdomadaire
00:52:59de décryptage de l'actualité économique et géopolitique
00:53:02en mode affranchi.
00:53:04Je salue tous les abonnés de TV Liberté
00:53:07pour cet épisode que je vais intituler
00:53:10« Le contribuable saigné à blanc »
00:53:15Et non, ce n'est pas qu'à cause de l'Iran.
00:53:19Alors, mercredi dernier, l'Europe célébrait le nom veto hongrois
00:53:28à l'attribution d'un prêt de 90 milliards d'euros
00:53:33en faveur de l'Ukraine.
00:53:36Voilà. Le veto est levé.
00:53:38La démocratie est soi-disant revenue.
00:53:42Et l'Ukraine va donc recevoir une somme
00:53:46qu'aucun pays, même du temps du plan Marshall,
00:53:50n'a jamais reçue.
00:53:53Mais ce qui est le plus surréaliste,
00:53:57c'est qu'à peine ce déblocage de 90 milliards
00:54:00vient-il d'être obtenu,
00:54:02que déjà l'Ukraine réclamerait
00:54:05entre 17 et 20 milliards d'euros supplémentaires
00:54:09pour ses frais de défense.
00:54:11Et oui, parce que la guerre va continuer.
00:54:13Personne, semble-t-il, ne veut qu'elle s'arrête.
00:54:17D'ailleurs, pour qu'elle se poursuive,
00:54:20il faut évidemment de la chair à canon.
00:54:23Et Friedrich Merz, le chancelier allemand,
00:54:27propose effectivement que les réfugiés ukrainiens
00:54:31en âge de se battre,
00:54:33retournent dans leur pays.
00:54:36Maintenant, qu'est-ce que représentent 90 milliards
00:54:40pour le contribuable européen ?
00:54:42Sachez déjà que France plus Allemagne plus Italie,
00:54:47c'est 60% de cette somme.
00:54:51Autrement dit, ça fait 54 milliards
00:54:55à se répartir en trois.
00:54:57Alors ça ferait 3 fois 18.
00:54:59En réalité, ce n'est pas tout à fait comme ça.
00:55:0120 milliards pour l'Allemagne,
00:55:02un peu plus de 17 pour la France
00:55:04et le reste pour l'Italie.
00:55:07Mais avant même que l'on doive rembourser le principal,
00:55:10ce prêt va évidemment générer des intérêts.
00:55:14Et il va en coûter chaque année
00:55:18540 millions d'euros aux contribuables français.
00:55:23Chaque année que durera ce prêt,
00:55:26qui, on s'en doute, ne sera jamais remboursé in fine.
00:55:30Donc il va falloir là encore que la France
00:55:32se ré-endette pour faire face
00:55:35à la couverture du principal.
00:55:40540 millions d'euros,
00:55:41alors que le gouvernement hésite,
00:55:45rushing, à restituer 180 millions d'euros
00:55:50aux automobilistes français,
00:55:53ceux qui doivent faire plus de 15 kilomètres par jour.
00:55:57Et si j'ose dire, il y a tellement de conditions
00:56:00qu'il faut être né sous le signe du verso,
00:56:03que votre plaque d'immatriculation commence par un G
00:56:07et qu'il y ait au moins de nombre de paires
00:56:09pour pouvoir en bénéficier.
00:56:12Le gouvernement, d'ailleurs, qui déplore
00:56:14que finalement les Français ne roulent plus assez
00:56:17depuis que les prix des carburants ont explosé de 20%.
00:56:21Et le gouvernement en veut pour preuve
00:56:24que malgré une TVA assise sur des produits
00:56:29qui ont progressé de plus de 20%,
00:56:31les recettes, figurez-vous, sont en baisse
00:56:34par rapport à la période correspondante de 2025.
00:56:37Qu'est-ce que cela signifie ?
00:56:39C'est que les Français ont probablement réduit
00:56:43leur trajet de plus de 20%.
00:56:45Et du coup, l'impôt rentre dans une logique
00:56:49de rendement négatif,
00:56:50c'est-à-dire qu'il est tellement élevé
00:56:53sur le litre de carburant
00:56:55que les gens en consomment moins.
00:56:57Et du coup, les recettes fiscales
00:56:59seraient en repli de 100 millions
00:57:02par rapport à 2025.
00:57:05Maudits Français qui ne roulent pas assez
00:57:07parce que leur fin de mois commence le 15
00:57:11et peut-être bientôt le 13,
00:57:13ce qui ne leur portera pas bonheur.
00:57:15Et puis, ce qui a coûté évidemment très très cher aux Français,
00:57:18c'est que les prix des carburants
00:57:21ne vont pas retomber à 1,70, 1,80,
00:57:25comme avant la crise du Golfe,
00:57:27parce que cette crise se poursuit.
00:57:30Le Détroit fait toujours l'objet
00:57:32d'un double blocus américano-iranien.
00:57:35Et en imaginant même un miracle
00:57:38que le blocus soit levé bilatéralement
00:57:42en ce début de semaine,
00:57:45eh bien il va falloir aux compagnies d'assurance
00:57:48entre 5 et 6 semaines de réflexion
00:57:51pour assurer à nouveau des navires
00:57:53qui devront emprunter un Détroit
00:57:56dans lequel des mines,
00:57:58une dizaine,
00:58:00sont toujours entre deux eaux
00:58:02et sont prêtes à se diriger
00:58:04vers n'importe quel navire,
00:58:07une coque en fer.
00:58:08Ils sont programmés pour ça.
00:58:09Et l'Iran annonce avoir perdu le contrôle
00:58:12de certaines de ces mines.
00:58:14Autrement dit,
00:58:15le déminage du Détroit
00:58:17va prendre des mois.
00:58:19Et pour les primes d'assurance,
00:58:22eh bien elles tiendront évidemment compte
00:58:24de ce danger de mines
00:58:27qui peuvent exploser à tout moment.
00:58:30Alors quelques pétroliers
00:58:32continuent de traverser
00:58:34le Tétroit d'Ormouz
00:58:35en longeant les côtes iraniennes,
00:58:37puis pakistanaises, puis indiennes.
00:58:39Mais en réalité,
00:58:41ce qui va plomber nos économies européennes,
00:58:45c'est que d'autres produits
00:58:46dérivés du pétrole,
00:58:47fondamentaux pour par exemple
00:58:49la chimie de spécialité,
00:58:52ne vont plus arriver
00:58:54ni à Hambourg,
00:58:55ni à Rotterdam.
00:58:56On pense notamment à l'ammoniaque,
00:58:58à l'acide sulfurique,
00:59:00et puis bien entendu à l'urée
00:59:02qui permet de fabriquer des engrais.
00:59:05Autrement dit,
00:59:05on se dirige vers un ralentissement
00:59:07économique brutal.
00:59:09La Bundesbank a déjà révisé à la baisse
00:59:13ses prévisions de croissance
00:59:14pour 2026 de 1 à 0,5%.
00:59:18Mais quand on voit le coup d'arrêt
00:59:20que subit déjà l'industrie allemande
00:59:23et l'Oufthansa qui annonce
00:59:24la suppression de 20 000 vols
00:59:26à l'horizon octobre 2026,
00:59:28autrement dit,
00:59:29c'est entre 3,5 millions et 4 millions
00:59:31de passagers
00:59:32qui ne voleront pas à travers l'Allemagne
00:59:35ou vers les pays européens,
00:59:36voire des destinations de villégiature
00:59:39comme les Canaries,
00:59:41comme les Baléares ou le Maghreb.
00:59:45Autrement dit,
00:59:4620 000 vols supprimés,
00:59:47ce sont des centaines de millions
00:59:49de chiffres d'affaires en moins.
00:59:50Ce sont des centaines de pilotes
00:59:53mis au chômage technique,
00:59:54des milliers de personnels navigants
00:59:58qui vont également se retrouver
01:00:00sans travail pour une durée indéterminée.
01:00:03Autrement dit,
01:00:04de proche en proche,
01:00:06on va voir tous les moteurs
01:00:08de l'économie s'arrêter,
01:00:10notamment l'automobile.
01:00:11Des gens au chômage technique
01:00:13ne consomment pas.
01:00:140,5% de prévision de croissance
01:00:17en 2026,
01:00:18c'est déjà beaucoup trop optimiste.
01:00:20Et n'oublions pas que l'Allemagne,
01:00:21c'est notre principal partenaire économique.
01:00:25Le chiffre d'affaires bilatéral va baisser,
01:00:28mais pas les intérêts
01:00:29dus à l'emprunt pour l'Ukraine.
01:00:32Pour vous remercier de votre fidélité,
01:00:34nous vous invitons à télécharger gratuitement
01:00:37notre rapport spécial
01:00:38qui contient notre solution
01:00:40pour préserver votre épargne
01:00:42face à la montée des tensions géopolitiques
01:00:45et qui pourrait même déboucher
01:00:47sur une nouvelle guerre mondiale.
01:00:49Il vous suffit de cliquer sur le lien
01:00:51en description pour l'obtenir gratuitement.
01:00:54Merci.
01:00:54Merci.
01:00:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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