Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
🛢Depuis le déclenchement des frappes contre l'Iran, les prix du carburant pèsent de plus en plus lourd sur le budget des Français qui subissent déjà l’inflation et l’explosion des prix de l'électricité. Artisans, agriculteurs, habitants des zones rurales : qui va payer la facture ?

Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, membre du bureau national du Rassemblement National et spécialiste des questions économiques et industrielles, revient sur les racines de la crise énergétique en France, aussi bien sur les questions pétrolières et sur les prix de l’essence et du gazole, que sur le nucléaire français progressivement affaibli sous l’effet des politiques européennes en faveur des énergies alternatives et de la "transition écologique". Une situation qui pèse non seulement sur les ménages mais aussi sur les entreprises françaises et tout le tissu économique du pays.

❓Les questions autour de la réouverture du détroit d’Ormuz, mais aussi du conflit entre Israël et le Liban seront également évoquées, au regard du déclin de la diplomatie française qui a perdu toute influence réelle sur la scène internationale. Nous revenons aussi sur la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping en Chine, démonstration que les adversaires doivent se parler et se rencontrer, loin des anathèmes idéologiques largement pratiqués par l’Union européenne.

🗳Autant de défis qui s’annoncent pour les temps à venir, à moins d’un an du second tour de la présidentielle, une élection pour laquelle le RN reste encore dans l’expectative jusqu’à juillet, date à laquelle Marine Le Pen saura si elle peut être candidate ou céder sa place à Jordan Bardella.

👍🏼N’oubliez pas le petit coup de pouce, relayez cette émission à vos proches et bien sûr, écrivez-nous dans les commentaires !

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:04Générique
00:00:14Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du Samedi Politique.
00:00:19Cette semaine au programme un tour global de l'actualité.
00:00:22On va parler des conséquences, des bouleversements mondiaux sur notre pays et notre économie.
00:00:26Alors doit-on se préparer à la crise ? La France peut-elle encore y échapper ?
00:00:31Quel défi pour 2027 ? Eh bien nous allons voir ça tout de suite dans un instant.
00:00:35Mais avant tout n'oubliez pas le petit coup de pouce. A tout de suite.
00:00:49Et à mes côtés cette semaine, Jean-Philippe Tanguy.
00:00:51Bonjour.
00:00:52Bonjour monsieur, merci beaucoup d'être avec nous.
00:00:53Merci à vous.
00:00:54Vous êtes député RN de la Somme, membre du Bureau national du RN, spécialiste aussi des questions économiques et industrielles.
00:01:02Jean-Philippe Tanguy, nous enregistrons au lendemain du jeudi de l'ascension.
00:01:06Les Français sont de plus en plus nombreux à compter leurs déplacements en voiture à cause des prix de l
00:01:11'essence.
00:01:12Depuis évidemment la crise qui a été déclenchée entre Donald Trump, Benjamin Netanyahou et l'Iran.
00:01:17Elle a des répercussions directes, on l'a vu, sur le marché du pétrole.
00:01:21Quelles sont les propositions du RN pour accompagner les Français face à ce défi ?
00:01:26Mais nous, nous avons une proposition ancienne qui est de baisser les taxes sur le carburant.
00:01:31Parce que la scène politique est agitée par la volonté de taxer Total ou d'autres multinationales.
00:01:39Mais aujourd'hui, on parle des super profits et surtout des super taxes.
00:01:42C'est-à-dire que sur un litre de carburant, vous avez entre 50 et 60% de taxes selon
00:01:47le niveau du baril.
00:01:48Donc le premier des problèmes, c'est que l'État doit retirer ses mains de la poche des automobilistes.
00:01:54Et donc nous, on propose deux grandes mesures.
00:01:57La baisse structurelle et permanente de la TVA de 20 à 5,5 sur toutes les énergies et le carburant
00:02:05en particulier.
00:02:05Ça représente en ce moment 20 à 25 centimes par litre.
00:02:10Et la suspension des hausses de taxes décidées par Édouard Philippe et Emmanuel Macron au début du premier mandat.
00:02:17La hausse des assises sur le carburant, TICPE, ça représente 16 centimes.
00:02:22Donc on propose une baisse de 40 centimes minimum par litre.
00:02:26Et on arriverait en fait au niveau des prix déjà très élevés en Espagne, en Allemagne ou en Italie qui
00:02:34est autour d'un euro 50 par litre.
00:02:36Sauf que je rappelle, je rigole pour ne pas pleurer, que passer déjà un euro 50 par litre, c'est
00:02:41déjà très important.
00:02:43C'était le montant qui avait suscité la crise bien justifiée des Gilets jaunes parce que c'est étouffant pour
00:02:50le pouvoir d'achat des travailleurs.
00:02:51Et ce qu'on ne dit pas, enfin ce que le Rassemblement National dit, mais ce que ne disent pas
00:02:56le consensus médiatique et nos adversaires,
00:02:57c'est que cette taxe sur le carburant, c'est quand même une taxe spéciale sur la ruralité, sur les
00:03:03travailleurs, sur les entrepreneurs.
00:03:05Tout le monde ne fait pas la taxe sur les carburants.
00:03:06Parce que quand on écoute certains, en particulier les gouvernements, on a l'impression que rendre cet argent aux Françaises
00:03:12et aux Français,
00:03:13ce serait faire un cadeau pour tout le monde.
00:03:14On nous dit toujours, oui, mais vous vous rendez compte, vous allez favoriser les ultra-riches.
00:03:18J'aimerais bien savoir combien il y a d'ultra-riches en France qui se posaient la question avant d
00:03:22'aller leur faire leur plein,
00:03:23si ça va leur poser un problème.
00:03:24Ce n'est pas du tout une taxe qui touche les ultra-riches, le carburant.
00:03:27Ça touche les ruraux, ça touche les familles dans ce qu'on appelle la rurbanité ou le périurbain.
00:03:33Et c'est une taxe exceptionnelle.
00:03:35C'est plus de 20 milliards d'euros qui en fait ne concernent qu'une partie de la population.
00:03:39Tous les urbains, tant mieux pour eux, mais tous les Parisiens qui ont l'écologie à la bouche,
00:03:45un matin, midi et soir, ils ne paient pas les taxes sur le carburant, ni les taxes sur le fioul
00:03:49d'ailleurs,
00:03:49puisque l'essentiel du chauffage du fioul, c'est dans la ruralité.
00:03:52Donc en fait, ce qui est quand même préoccupant dans cette crise, et ce qui n'est pas assez dit,
00:03:56c'est que ce n'est pas vrai que ça touche tout le monde.
00:03:58C'est une crise et une fiscalité qui touchent une partie de la France,
00:04:03qui est quand même celle essentiellement qui fait tenir le pays et nos territoires.
00:04:07– Et qui est déjà en partie déclassé.
00:04:08– Exactement, et qui paient très cher une certaine politique.
00:04:12Parce qu'on nous dit, oui, baisser les taxes sur le carburant,
00:04:14comme le proposent Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est 16 milliards d'euros.
00:04:17On assume ce coût.
00:04:19Oui, c'est 1% de la dépense publique.
00:04:21La dépense publique, c'est 1 600 milliards d'euros, toutes dépenses confondues.
00:04:25Donc on nous dit, ah là là, ce n'est pas possible de financer la baisse des taxes sur le
00:04:29carburant.
00:04:29C'est 1% des économies à faire.
00:04:31Donc si l'État et le gouvernement n'est pas capables de trouver 1% d'économie
00:04:36dans une dépense publique qui représente plus de 55% de la richesse produite par les Français,
00:04:41c'est que ça ne tourne pas rond.
00:04:42– Mais le Rennes serait capable de retrouver ce 1% justement ?
00:04:45– Oui, bien davantage.
00:04:47Bien davantage, nous on est le seul parti politique aujourd'hui
00:04:49qui assume un plan d'économie de 120 milliards d'euros,
00:04:53ce qui est le seul moyen d'arrêter l'emballement de la dette.
00:04:56Parce que parallèlement, et c'est ça le paradoxe odieux du macronisme,
00:05:00c'est que jamais les taxes n'ont été aussi fortes depuis François Hollande.
00:05:05Mais moi je considère qu'en fait, c'est ce que j'appelle le socialo-macronisme,
00:05:08c'est qu'on a une continuité dans la pratique et l'idéologie
00:05:11entre François Hollande et Emmanuel Macron, évidemment.
00:05:15C'est la même caste, la même critique.
00:05:15– François Hollande qui va peut-être revenir d'ailleurs.
00:05:17– Oui, ça nous fera 20 ans de socialo-macronisme.
00:05:19Les Français, malheureusement, font confiance à François Hollande.
00:05:22Pour le moment, je n'ai pas trop d'inquiétude.
00:05:24Enfin, il faut toujours faire attention et être vigilant, vous avez raison.
00:05:28Mais c'est donc le paradoxe.
00:05:29Donc, jamais autant de taxes, jamais autant de dépenses, jamais autant de déficits.
00:05:33Donc, on a vraiment, tout est lanterne rouge et ils se sont contents d'eux-mêmes.
00:05:36Voilà, comme j'ai dit, donc les Mozart de la finance qui finissent en requiem inachevé.
00:05:41– On a beaucoup entendu parler du risque de pénurie,
00:05:44justement avec cette crise au Proche et au Moyen-Orient.
00:05:46Vous, vous avez levé un lièvre, allez-je dire,
00:05:49en regardant un peu de plus près la gestion des stocks stratégiques de pétrole en France.
00:05:54Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous avez découvert ?
00:05:56– Oui, je vous remercie d'en parler parce qu'effectivement, j'ai été victime,
00:05:59il faut bien le dire, du lobby pétrolier, de la grande distribution,
00:06:03qui ont éteint un peu mes révélations.
00:06:05Je trouve que je fais quand même beaucoup de médias
00:06:07et que je n'arrive jamais à en placer une sur la gestion de ces stocks pétroliers.
00:06:10Donc, pour revenir sur le fond, en France, vous avez,
00:06:13par obligation internationale, entre 3 et 4 mois de stocks pétroliers,
00:06:18c'est-à-dire non seulement le pétrole brut, mais aussi le pétrole transformé,
00:06:21donc du diesel, de l'essence, du fioul, du mazout.
00:06:24– Trois parenthèses, transformé ailleurs, puisqu'il y a très peu de raffinés en France.
00:06:27– Absolument, ils ont fermé les raffineries,
00:06:28on est passé de plus d'une vingtaine de raffineries à seulement 6 ou 7, je ne sais plus, en…
00:06:33– 600 mètres en pôle et une…
00:06:34– Voilà, et c'est vrai que vous avez raison.
00:06:35Au début des années 2000, la France était exportatrice de produits pétroliers transformés
00:06:40et nous sommes devenus largement importateurs, malheureusement,
00:06:43à hauteur de 20 milliards d'euros par an, ce qui, par ailleurs, il faut quand même payer.
00:06:47Mais effectivement, donc, on a quand même ces stocks
00:06:50et ces stocks, on pourrait croire qu'ils sont gérés dans l'intérêt national.
00:06:53Par exemple, aux États-Unis, c'est l'État fédéral,
00:06:55à travers l'Agence de l'énergie américaine, qui contrôle ces stocks pour le bien de la nation.
00:07:01En France, ça a été délégué, alors c'est une architecture très compliquée
00:07:06pour qu'effectivement on ne comprenne rien, par un comité professionnel
00:07:09qui lui-même est actionnaire d'une entreprise qu'on appelle la Sagesse
00:07:13et qui possède ces stocks pétroliers.
00:07:15Mais j'ai découvert que deux scandales.
00:07:17Premier scandale, c'est les Français qui payent pour la gestion de ces stocks pétroliers.
00:07:20Alors que dans la loi, c'est une obligation qui doit revenir à ceux qui vendent du pétrole,
00:07:26donc les pétroliers, mais aussi, c'est là où c'est important,
00:07:28c'est ça en fait, je pense, la vraie découverte que j'ai faite avec mes collègues,
00:07:31la grande distribution.
00:07:33Parce qu'en fait, la clé de ce scandale, c'est que c'est la grande distribution
00:07:36qui a vendu du pétrole, mais ne voulait pas, si vous voulez, avoir à payer
00:07:40ou à financer les investissements nécessaires au stockage, à la transformation.
00:07:45– Logistique quoi.
00:07:45– Voilà, c'est-à-dire assurer la responsabilité de ce produit d'appel.
00:07:48Alors certes, on est très content que les Françaises et les Français
00:07:50aient du carburant moins cher en allant au supermarché,
00:07:53parce que c'est vrai que souvent, c'est moins cher que dans les autres stations-services.
00:07:57Mais c'est un produit d'appel pour la grande distribution,
00:08:00ils ne font pas ça pour les bons samaritains.
00:08:01Et donc en fait, ils ont refilé le bébé, et donc en fait, le stockage a été délégué
00:08:08à une société, et c'est les Français qui financent.
00:08:10C'est quand même 600 millions d'euros par an.
00:08:12Ce n'est pas une paille, c'est 600 millions d'euros par an.
00:08:15On vous dit, oui, c'est un centime par an, d'accord, mais à la fin, il y a beaucoup
00:08:17de litres.
00:08:17Donc ça fait 600 millions d'euros par an.
00:08:20Et ces sociétés, elles peuvent par ailleurs faire du bénéfice.
00:08:24Et ce bénéfice, il n'est pas renvoyé aux contribuables,
00:08:27qui financent pourtant tout l'ensemble, il est privatisé.
00:08:29Alors ça ne représente pas beaucoup, mais c'est une question de moralité publique.
00:08:32Et j'en finirai par là, surtout, ce stock, il a été constitué en valeur comptable
00:08:36entre 30 et 40 dollars le baril, équivalent baril.
00:08:40Et vous voyez bien, il pourrait être utilisé à bon escient
00:08:43pour lisser quand il y a un emballement spéculatif.
00:08:47Et il devrait être utilisé comme ça.
00:08:49Non, non, il n'est pas utilisé pour prévenir et protéger les Françaises et les Français
00:08:53des coûts de chaux sur le marché du pétrole.
00:08:55Il est utilisé uniquement par les distributeurs de pétrole pour gérer leurs stocks.
00:09:01Donc en fait, si vous voulez, c'est toujours pareil.
00:09:03On voit depuis la crise financière, c'est toujours un peu le même mécanisme
00:09:05des oligarques et des mondialistes.
00:09:07C'est la privatisation des risques sur les contribuables, les consommateurs.
00:09:12Donc dès qu'il y a un risque, on fait payer le risque par les consommateurs.
00:09:16Et c'est la privatisation des bénéfices.
00:09:18Et c'est malheureusement ce mauvais capitalisme de connivence.
00:09:22C'est-à-dire qu'on n'est pas du tout dans le marché libre.
00:09:24– Qui permet aussi quelques petits postes au soleil d'ailleurs.
00:09:26– Ah ben oui, absolument, parce que j'ai découvert aussi…
00:09:28Alors je pensais qu'en découvrant ça, ça allait un peu intéresser les grands médias.
00:09:31Mais pareil, ça a été mis sous le boisseau.
00:09:34– Heureusement qu'on est là.
00:09:35– Oui, mais c'est pour ça que j'ai grand plaisir à venir.
00:09:37Et vous le savez, Madame Blaise, dès que je peux.
00:09:40Le président, enfin l'ancien président de la Sagesse, qui était un délégué de Total,
00:09:44avait un salaire annuel de 900 000 euros.
00:09:47900 000 euros pour un poste qui ne doit pas lui occuper beaucoup de temps
00:09:49quand on s'intéresse à l'activité de cette entreprise.
00:09:52Et le nouveau, il n'a même pas voulu donner son salaire.
00:09:54Voilà, 900 000 euros, il ne faut mieux rire que pleurer.
00:09:59Vous vous rendez compte quand même, c'est un salaire considérable
00:10:03pour un service public qui n'est pas assuré.
00:10:07Et moi, je me désole, si vous voulez, que le reste de la classe politique
00:10:10n'ait pas voulu embrayer sur cette enquête.
00:10:12Parce qu'en fait, vous voyez, on est toujours, toute la journée, à taper sur Total.
00:10:17On est bien content d'avoir Total Énergie, multinationale française.
00:10:20Je veux dire, c'est quand même, la France est un des seuls pays
00:10:21qui n'a pas de pétrole ni de gaz sur son territoire,
00:10:24quoi qu'on pourrait regarder dans nos Outre-mer,
00:10:26mais qui a une majeure du pétrole.
00:10:28On est quand même bien content de l'avoir.
00:10:29Et taper sur Total, c'est un peu un sport national, c'est facile.
00:10:32Il y a des choses à dire, il y a des choses à faire.
00:10:34Mais on est quand même bien content de les avoir.
00:10:35Et puis surtout, si on avait incité les Français à être actionnaires
00:10:38des entreprises françaises,
00:10:40eh bien, les dizaines de milliards de dividendes de Total,
00:10:42ils reviendraient aux Français.
00:10:43Si aujourd'hui, les dividendes de Total, ils vont aux Américains,
00:10:47puisque les Américains sont majoritaires chez Total,
00:10:49c'est parce qu'on a laissé encourager les Français
00:10:52à ne pas être propriétaires de leurs entreprises nationales.
00:10:55– Ça, c'est très intéressant, vos propos, Jean-Philippe Tanguy,
00:10:58sur cette entreprise Total,
00:10:59puisqu'il est vrai que ça fait une bonne quinzaine d'années
00:11:01et qu'elle est toujours très ciblée.
00:11:03On se rappelle à l'époque de Christophe Demargerie,
00:11:05aujourd'hui c'est Patrick Pouyanné,
00:11:06elle est encore ciblée,
00:11:07alors que finalement, c'est elle qui applique des prix planchers,
00:11:11certes, toujours en faisant des bénéfices,
00:11:12mais des prix planchers pour les Français,
00:11:14qui leur permettent d'avoir un petit peu moins cher
00:11:17quand ils ont besoin de faire le plein d'essence.
00:11:19Donc c'est quand même très bizarre ce paradoxe français
00:11:22qui consiste à encore taper sur cette entreprise
00:11:25qui reste française pour le moment,
00:11:27qui fait des efforts pour les Français,
00:11:29peut-être pas suffisamment,
00:11:31mais plus que l'État, force est de le constater.
00:11:33Comment vous expliquez cette volonté de toujours taper sur Total ?
00:11:37Est-ce que là encore, c'est la pression des écologistes ?
00:11:40– Sans doute, mais c'est une culpabilité de la classe politique,
00:11:43c'est-à-dire qu'en fait Total incarne la lâcheté de la classe politique
00:11:47et son incompétence.
00:11:48Vous savez, on parle souvent de la réforme des retraites.
00:11:51Bon, on dit oui, il faut faire,
00:11:52on oppose capitalisation et répartition,
00:11:54mais je veux dire, il n'y a pas à opposer les deux.
00:11:56Si la classe politique, comme le voulait d'ailleurs le général de Gaulle,
00:11:59la politique de participation et d'intéressement,
00:12:01donc l'intéressement, c'est que quand on fait des bénéfices,
00:12:04les employés sont intéressés à la réussite de l'entreprise,
00:12:07et malheureusement, ça n'a jamais été finalisé
00:12:09comme le voulait le général de Gaulle,
00:12:10c'était pour couper l'abre sur le pied de la gauche, évidemment,
00:12:14mais c'est aussi la participation,
00:12:15c'était que les Français soient actionnaires,
00:12:17de la Maison France.
00:12:18Parce qu'on dit, oui, j'entends une certaine gauche
00:12:21qui veut nationaliser Total,
00:12:22mais ce n'est pas le sujet, déjà,
00:12:24ils n'ont pas l'argent pour le faire, évidemment,
00:12:25c'est des propos d'estrade.
00:12:26Mais au-delà de ça, il n'y a pas besoin de nationaliser.
00:12:29Il faudrait juste que les Françaises et les Français
00:12:31soient encouragés, via leur épargne,
00:12:34évidemment, sur la base du volontariat,
00:12:35c'est ce qu'on propose avec le fonds souverain de Marine Le Pen,
00:12:38c'est que les Français soient propriétaires
00:12:40de leurs propres grandes entreprises.
00:12:42Et dans ce cas-là, en fait, on n'aurait pas tous ces débats
00:12:44de savoir comment on taxe, comment on tape, comment on frappe,
00:12:46puisque si chaque foyer français avait quelques actions de Total,
00:12:49ils auraient tout ou partie de ces bénéfices.
00:12:52Et donc, vous voyez, c'était là aussi quand même
00:12:54l'héritage du général de Gaulle
00:12:56ou d'autres, comment dire, dirigeants français
00:12:58qui voyaient plus loin que le bout de leur nez,
00:13:00c'est que pour être puissant dans la mondialisation,
00:13:03il faut associer le peuple.
00:13:04C'est le vrai sens, d'ailleurs, de ce qu'on appelle le populisme.
00:13:07Le populisme, ce n'est pas de la démagogie,
00:13:09ce n'est pas de dire, raconter n'importe quoi
00:13:10et faire des promesses en l'air.
00:13:11– Mais ce n'est pas un gros mot.
00:13:12– Absolument, moi, je me revendique comme populiste,
00:13:15c'est-à-dire d'être au service du peuple,
00:13:17mais aussi que le peuple soit acteur principal,
00:13:21pas passif de la démocratie, mais aussi de l'économie.
00:13:25Et que donc, ils soient incités à être propriétaires,
00:13:29actionnaires de nos grandes entreprises,
00:13:31ce qui les protège.
00:13:32Parce que quand on entend aussi taper sur Total,
00:13:34OK, une fois que vous avez tapé sur Total,
00:13:37si vous incitez les actionnaires à être étrangers.
00:13:40Et aujourd'hui, malheureusement,
00:13:41et ça me fait très peur parce que j'ai peur de la suite,
00:13:43Total est majoritairement possédé par des intérêts étrangers aujourd'hui,
00:13:46en particulier des fonds de pension américains.
00:13:49C'est les actionnaires qui décident.
00:13:50Donc, si les actionnaires, ils sont américains,
00:13:52ils ne sont pas français.
00:13:53Et ils devraient être français.
00:13:54C'est incroyable qu'on ait laissé les grandes entreprises françaises
00:13:57être possédées par des intérêts étrangers
00:14:00tout en tapant dessus toute la sainte journée.
00:14:02Et c'est aussi quand même lié à l'Union européenne
00:14:05qui a mis en place un certain nombre de réglementations
00:14:07qui pénalisent le fait d'être actionnaires
00:14:10d'entreprises comme Total, soi-disant polluantes.
00:14:13Mais tout ça est très hypocrite.
00:14:14Ce qui fait que les gens se détournent évidemment
00:14:15vers d'autres entreprises.
00:14:16Oui, par rentable la plupart du temps,
00:14:18des bulles spéculatives vertes.
00:14:19Parce que c'est ça aussi.
00:14:20Un jour, malheureusement, je le crains
00:14:22que dans les années à venir,
00:14:23un certain nombre de bulles spéculatives
00:14:24au cours de la religion écologiste explose.
00:14:29Parce que quand on incite les gens,
00:14:31où on donne des avantages fiscaux
00:14:33pour investir dans des technologies
00:14:35qui ne servent à rien ou qui ne sont pas mûres
00:14:36ou qui sont subventionnées,
00:14:38à la fin, quand ça pète, c'est de mauvais augures.
00:14:42Et il y a aussi une hypocrisie.
00:14:43J'en finirai par là, je ne vais pas être trop long.
00:14:45Mais dire qu'il y a un tabou.
00:14:48C'est-à-dire qu'on fait croire aux Françaises
00:14:50et aux Français depuis très longtemps
00:14:50qu'on n'a plus besoin du pétrole.
00:14:52C'est vraiment le moulin à prière.
00:14:54Puis on se rend compte dans ces crises
00:14:55qu'on est toujours aussi dépendant du pétrole et du gaz.
00:14:58Donc vous pouvez avoir à Paris, dans le gouvernement,
00:15:00un certain nombre, vous avez parlé des écologistes,
00:15:02mais ils ont bon dos.
00:15:03Parce que ça va au-delà de ça.
00:15:04C'est toute la Macronie qui pense cela.
00:15:06Moi je me souviens du débat qu'on a eu cet automne
00:15:09sur la politique pluriannuelle de l'énergie.
00:15:12Et il n'y avait qu'un seul parti politique
00:15:14qui interrogeait le ministre sur notre politique
00:15:16sur le pétrole et le gaz.
00:15:19Et je n'avais aucune réponse.
00:15:20Moi j'invite ceux qui nous regardent à aller voir les archives.
00:15:22Vous verrez à quel point, quand j'interrogeais 5, 10 fois de suite
00:15:26le ministre sur c'est quoi votre politique sur les raffineries,
00:15:29sur la souveraineté pétrolière,
00:15:31il n'y avait pas de réponse.
00:15:32Parce qu'en fait dans leur tête, ils croient à leur propre mensonge.
00:15:35Ils pensent qu'à force de taxer les automobilistes,
00:15:38on est passé après le pétrole.
00:15:40Mais on est toujours aussi dépendant du pétrole.
00:15:42Sauf qu'on est encore plus dépendant qu'avant.
00:15:44Parce qu'avant on était dépendant de la matière première,
00:15:46mais on savait la transformer.
00:15:47Et puis on avait beaucoup de sources d'approvisionnement.
00:15:50Maintenant, on n'a plus les raffineries.
00:15:52Et puis celles qui restent, elles ne sont pas dans un très bon état,
00:15:54je vous le dis tout de suite.
00:15:56Et en plus, on s'est coupé de beaucoup d'approvisionnement
00:15:59avec les sanctions contre la Russie,
00:16:01qui n'ont jamais sanctionné le régime de Vladimir Poutine,
00:16:05quoi qu'on en pense,
00:16:06mais qui ont sanctionné les consommateurs européens
00:16:08de gaz et de pétrole et de diesel,
00:16:11puisque dans leur grande sagesse,
00:16:13les parties du système avaient délégué la production de gazole,
00:16:18notamment à la Russie.
00:16:19Donc après, ils les ont sanctionnés
00:16:20et on s'est retrouvés gros gens comme devant.
00:16:22D'ailleurs, tous les gens peuvent le faire.
00:16:23Il faut toujours faire attention au concret.
00:16:25Beaucoup de gens se demandent,
00:16:26peut-être vous-même, Mme Blaise,
00:16:28pourquoi le gazole est devenu plus cher que l'essence,
00:16:31alors que pendant 20 ans,
00:16:32elle était structurellement moins chère.
00:16:35Et d'ailleurs, on avait incité les Français
00:16:36à s'équiper en diesel et en gazole.
00:16:39C'est parce qu'on a perdu notre souveraineté.
00:16:41Et donc la spéculation,
00:16:42à partir du moment où vous êtes dépendant de l'étranger,
00:16:43la spéculation et la raréfication
00:16:45se fait sur une matière, un produit qu'on ne produit plus.
00:16:49Alors l'exception française, c'était aussi le nucléaire.
00:16:52Vous êtes parmi ces grands défenseurs.
00:16:55Ce que je vous propose, c'est de vous regarder,
00:16:56de regarder une petite intervention
00:16:58que vous avez récemment faite à l'Assemblée nationale,
00:17:00justement à propos de Fessenheim.
00:17:03Officiellement, M. Lecornu, vous ne faites absolument rien
00:17:06et votre gouvernement ne sert à rien
00:17:08sinon maquiller la faillite macroniste
00:17:09sur tous les sujets.
00:17:10Mais officieusement,
00:17:12officieusement, M. Lecornu,
00:17:13vous avez un goût particulier
00:17:14pour signer à Matignon des décrets
00:17:16qui sont autant de coups de poignard
00:17:18contre les Français.
00:17:19Un coup de poignard d'abord dans le dos
00:17:20avec votre décret sur les certificats d'économie d'énergie,
00:17:232 milliards d'augmentation des factures
00:17:25sur le carburant, le fuel, le gaz, l'électricité.
00:17:28Le groupe Rassemblement National
00:17:29attend toujours vos excuses publiques
00:17:30sur les mensonges à ce sujet.
00:17:32Mais surtout, M. le Premier ministre,
00:17:34coup de poignard dans le cœur
00:17:35avec le décret de mise en démantèlement de Fessenheim,
00:17:38signé comme par hasard,
00:17:39un jour férié, le 1er mai,
00:17:41pour passer inaperçu.
00:17:42Évidemment, pour passer inaperçu
00:17:44puisque vous ne voulez que personne
00:17:46constate le sabotage de Fessenheim.
00:17:48Fessenheim est le symbole le plus révoltant
00:17:50de votre cynisme,
00:17:52de vos mensonges
00:17:52et de votre incompétence.
00:17:54Tous ici, vous avez une responsabilité directe
00:17:57dans la fermeture de Fessenheim.
00:17:58Vous savez que vous avez menti.
00:18:00Vous savez que Fessenheim n'aurait jamais dû fermer
00:18:02et vous l'avez quand même fermé
00:18:04et vous voulez que son démantèlement
00:18:06soit sans retour.
00:18:07Pourquoi ?
00:18:08Pour cacher votre mensonge d'État.
00:18:10Vous avez menti pour gagner les élections
00:18:12avec les Verts,
00:18:13pour satisfaire l'Allemagne,
00:18:14la Commission européenne
00:18:15et pour vous soumettre à tous les vampires
00:18:17qui raquettent les Français.
00:18:19Non seulement, M. le Premier ministre,
00:18:20vous avez menti,
00:18:21mais vous persistez dans le mensonge.
00:18:29Alors la fermeture de Fessenheim,
00:18:31promesse de François Hollande,
00:18:33mise en application par Emmanuel Macron
00:18:35lors de son premier mandat.
00:18:37Aujourd'hui, qu'en est-il de cette centrale
00:18:39et pourrait-elle être relancée ?
00:18:41Est-ce que ça fait partie des projets
00:18:42de Marine Le Pen ou Jordan Bardella
00:18:44s'ils sont élus président de la République ?
00:18:47Nous sommes dans une course contre la montre
00:18:49puisque c'était l'objet de ce décret
00:18:51fait le 1er mai
00:18:52qui engage seulement maintenant,
00:18:54c'est peut-être une bonne nouvelle d'ailleurs,
00:18:55pour une fois,
00:18:56le démantèlement réel de Fessenheim.
00:18:59C'est-à-dire que pour le moment,
00:19:00c'est très difficile d'avoir des informations.
00:19:01C'est-à-dire que même comme parlementaires,
00:19:03on a la chance d'avoir un groupe
00:19:04et de pouvoir poser désormais des questions comme ça,
00:19:06ce qui n'était pas possible avant.
00:19:07C'est aussi quand même l'intérêt
00:19:08de gagner des élections,
00:19:09de progresser grâce à Marine Le Pen.
00:19:11Et c'est quand même de pouvoir aussi
00:19:12dire des choses qu'on ne pouvait pas dire avant
00:19:14que dans l'opposition.
00:19:15Ce n'est quand même pas la même force, je pense.
00:19:17Mais on n'a aucune information.
00:19:19C'est extrêmement difficile
00:19:20d'avoir des informations sur Fessenheim.
00:19:22Marine Le Pen, en 2021,
00:19:23par rapport aux informations que j'avais obtenues,
00:19:25avait montré qu'on pouvait réouvrir,
00:19:27après des travaux lourds,
00:19:28mais on pouvait réouvrir Fessenheim.
00:19:30Il se trouve qu'avec la publication de ce décret,
00:19:32visiblement, les travaux ont très peu avancé
00:19:34en 5 ans.
00:19:35Et que pour le moment,
00:19:37rien n'est définitif.
00:19:38C'est-à-dire qu'ils ont enlevé
00:19:39toutes les machines,
00:19:40c'est-à-dire tout ce qui transforme
00:19:42la chaleur produite par la réaction nucléaire.
00:19:46Toutes les machines ont été enlevées,
00:19:47mais c'est des machines qu'on peut remettre
00:19:49par définition.
00:19:50Il y a un liquide qui a circulé dans les circuits
00:19:53pour enlever de la radioactivité,
00:19:54mais qui ne semble pas mettre en cause
00:19:55l'installation.
00:19:56Bref, on peut la relancer,
00:19:58je pense, encore aujourd'hui.
00:19:59D'ailleurs, ce qui est intéressant,
00:20:00c'est qu'il y a une réponse,
00:20:01si on peut appeler une réponse,
00:20:02de M. Lescure,
00:20:03qui est entre deux insultes.
00:20:04– Oui, je vous ai fait grâce de ça.
00:20:06– Voilà, mais franchement,
00:20:07ce qui est intéressant,
00:20:08c'est qu'il n'y a pas de réponse.
00:20:09Il ne répond pas techniquement,
00:20:11il ne démontre rien,
00:20:11et d'ailleurs, je ne pense qu'il n'en sait rien.
00:20:13Je pense que M. Lescure
00:20:14n'est absolument même pas au courant
00:20:16et ne s'est jamais penché
00:20:17sur la situation du site industriel
00:20:19qui est Fessenheim,
00:20:21comme d'ailleurs sur les stocks pétroliers.
00:20:22Quand je l'avais interrogé en commission,
00:20:24il s'était mais rétamé,
00:20:26mais il ne connaissait rien.
00:20:28On était en pleine crise pétrolière,
00:20:30lui-même avait annoncé un choc pétrolier,
00:20:31et le ministre Lescure
00:20:33n'était même pas au courant
00:20:34de comment étaient gérés les stocks de la France.
00:20:36Donc, il faut quand même aussi voir
00:20:37où on en est techniquement
00:20:38par l'incompétence de ceux qui nous gouvernent.
00:20:40Donc, il n'y a pas eu de réponse sur le fond,
00:20:43parce qu'ils n'en savent rien.
00:20:45Il faut savoir quand même que Fessenheim,
00:20:46c'est une valeur économique de 4 milliards d'euros.
00:20:49C'est-à-dire, l'électricité que peut produire Fessenheim
00:20:51sur le cycle de vie initial,
00:20:53c'est 4 milliards d'euros,
00:20:54donc c'est considérable.
00:20:56Et ça reste un scandale d'État.
00:20:57Et M. Lescure, la seule chose qu'il m'a dit,
00:20:58c'est que vous vivez dans le passé.
00:21:00Quel est le sens de cette réponse ?
00:21:04Vivre dans le passé n'est pas un argument.
00:21:06– Alors, justement, le passé,
00:21:07c'était peut-être une énergie à bas coût,
00:21:08tout simplement, grâce à la filière nucléaire,
00:21:11grâce également à un pétrole,
00:21:13un gaz pas trop cher,
00:21:15peut-être encore du charbon à l'époque.
00:21:17Comment aujourd'hui on peut ressusciter,
00:21:19j'allais dire presque,
00:21:20parce qu'elle est dans un piteux État,
00:21:22l'économie de la France,
00:21:23quand cette énergie, on ne la maîtrise plus
00:21:26et qu'on est obligé de l'acheter à vil prix ?
00:21:29– Absolument, mais c'est fondamental.
00:21:30Ce que vous dites, c'est que,
00:21:32dans le politique de redressement du général de Gaulle,
00:21:34évidemment la politique de l'énergie,
00:21:35mais d'ailleurs même le Conseil national de la résistance
00:21:37avait identifié l'énergie comme un bien,
00:21:39déjà de première nécessité pour la vie des gens,
00:21:41évidemment, pour le quotidien,
00:21:42mais aussi c'est le sang de l'économie.
00:21:44Vous devez absolument être autonome
00:21:45et surtout avoir de l'énergie à prix le plus bas possible.
00:21:48Et c'est exactement le débat qu'on a aujourd'hui
00:21:50entre la gauche de Mélenchon et les macronistes,
00:21:54qui sont d'accord pour avoir une énergie chère,
00:21:58estimant pour la gauche qu'une énergie chère sauvera la planète
00:22:01et qu'il faut moins consommer,
00:22:03voilà, c'est la décroissance,
00:22:04mais au moins ils l'assument,
00:22:05c'est-à-dire au moins on peut les combattre frontalement,
00:22:07au moins c'est clair.
00:22:08Il n'y a pas de mensonge,
00:22:10il y a de l'incompétence, mais il n'y a pas de mensonge.
00:22:12Et les macronistes,
00:22:12qui font croire que oui, c'est comme ça,
00:22:15on ne peut pas faire autrement,
00:22:16l'énergie est structurellement la plus chère,
00:22:18devient le plus chère possible.
00:22:19Mais en fait, pourquoi ?
00:22:20C'est qu'il y a du business derrière.
00:22:21Il y a évidemment beaucoup d'intérêts financiers
00:22:23et des gens qui se sucrent
00:22:25et qui gagnent beaucoup d'argent.
00:22:26Le lobby des énergies intermittentes,
00:22:29l'éolien, le solaire,
00:22:31mais aussi un certain nombre de biocarburants,
00:22:33de tout un tas de machins,
00:22:34qui ne sont pas des technologies matures
00:22:36ou des technologies qui coûtent structurellement
00:22:38beaucoup plus cher que le nucléaire
00:22:40ou l'hydroélectricité,
00:22:41qu'on oublie aussi parce que c'est une énergie souveraine
00:22:44qui coûte très peu cher,
00:22:4630 euros le mégawatt-heure,
00:22:47à titre de comparaison,
00:22:49l'éolien, c'est 80-90 euros le mégawatt-heure.
00:22:52Le nucléaire pourrait être autour de 50 euros le mégawatt-heure
00:22:55s'il était bien géré.
00:22:56Bon, mais derrière, ça ne fait pas d'argent.
00:22:59Les centrales, elles appartiennent à des intérêts publics,
00:23:02un peu ENGIE, mais surtout EDF.
00:23:04L'eau, c'est gratuit, en tout cas,
00:23:08pour le moment, c'est gratuit.
00:23:10Donc, il n'y a pas trop de business à se faire derrière.
00:23:11Le nucléaire, c'est une entreprise publique,
00:23:13gérée de manière, comment dire,
00:23:15pour l'intérêt général.
00:23:16Ce n'est pas facile de se faire beaucoup de fric sur le nucléaire,
00:23:20sauf qu'en levant la découpe avec Alstom,
00:23:21comme Emmanuel Macron.
00:23:23Mais quand c'est bien géré,
00:23:24effectivement, il n'y a pas trop de profit à se faire.
00:23:26Les énergies intermittentes,
00:23:27c'est vraiment un lobby considérable.
00:23:29Et on l'a vu sur le débat sur la politique pluriannuelle de l'énergie,
00:23:32qui s'est tenue à l'automne,
00:23:34tout le monde peut vérifier,
00:23:35le gouvernement, publiquement,
00:23:37était sous la pression des lobbies.
00:23:39C'est-à-dire, vous aviez les lobbies du solaire,
00:23:41des éoliennes,
00:23:42qui prenaient publiquement des positions,
00:23:43qui appelaient, même à un moment, le gouvernement
00:23:45à prendre un décret contre le Parlement.
00:23:47C'est-à-dire qu'ils sont tellement puissants,
00:23:49ils ont tellement de fric, tellement d'argent,
00:23:50tellement de relais, tellement de lobbying,
00:23:52qu'ils osaient écrire publiquement
00:23:55qu'il fallait que le gouvernement prenne un décret
00:23:56contre l'avis du Parlement.
00:23:58Vous avez un lobby privé qui, à ciel ouvert,
00:24:00au nom des bons sentiments écologistes,
00:24:02mais surtout de leur argent et de leur chèque,
00:24:05prenait, comment dire,
00:24:06s'opposer au vote des Français.
00:24:08Ce qui s'est passé est quand même ahurissant.
00:24:10J'espère qu'on aura l'occasion d'en parler
00:24:11pour la présidentielle.
00:24:12Et j'en viens, si vous me permettez,
00:24:14à un sujet qui est directement lié,
00:24:16c'est ces fameux certificats d'économie d'énergie.
00:24:17Ce qui se trouve aussi, je les dénonce au passage,
00:24:20parce que ça aussi, le système essaie de l'enterrer.
00:24:22Parce que pourquoi ?
00:24:23Qu'est-ce que c'est que les certificats d'économie d'énergie ?
00:24:25Les entreprises privées qui vendent de l'énergie,
00:24:28électricité, gaz, fuel, carburant,
00:24:31collectent une quasi-taxe,
00:24:33comme l'ancien régime.
00:24:34C'est des acteurs privés qui collectent une taxe publique.
00:24:37Et les consommateurs paient aujourd'hui
00:24:39entre 8 et 9 milliards d'euros par an
00:24:41de cette taxe,
00:24:42qui en tout cas est redistribuée par une petite mafia.
00:24:45Vous envoyez parfois les symptômes,
00:24:47vous envoyez des pubs.
00:24:48Vous savez, la pompe à chaleur à 1 euro.
00:24:50Refaites vos fenêtres pour 1 euro.
00:24:53Donc les gens voient un peu ça.
00:24:54Ça finance ça.
00:24:55Mais en fait, la Cour des comptes l'a démontré
00:24:57grâce à une demande de Marine Le Pen
00:24:59qui avait demandé ce rapport
00:25:00grâce à notre groupe parlementaire.
00:25:02Les certificats d'économie d'énergie,
00:25:03c'est une mafia.
00:25:04Donc là, quasi moitié de l'argent
00:25:07disparaît dans la nature,
00:25:08dans des travaux bidons,
00:25:09dans des fameux cabinets de conseils.
00:25:12Et donc en fait,
00:25:13ça fait vraiment partie, une fois plus,
00:25:15des taxes qui sont privatisées
00:25:17pour des gros intérêts.
00:25:19Et ça demande...
00:25:20Je ne m'invente pas une vie,
00:25:21mais ça demande un certain courage
00:25:23quand même de le dénoncer
00:25:24parce que c'est des gens
00:25:24qui font de la pub dans les médias.
00:25:27Donc il y a des gros annonceurs.
00:25:28Donc c'est difficile de dire
00:25:30sur un certain nombre de chaînes
00:25:32que la pub qui va passer 5 minutes
00:25:34après que vous passiez,
00:25:34c'est des escrocs.
00:25:36Mais ce sont des escrocs.
00:25:36Si vous êtes tranquille, il n'y a pas de pub.
00:25:37Oui, mais j'arrive quand même à le dire
00:25:39dans les grands médias
00:25:39parce qu'on n'est pas en dictature,
00:25:40il ne faut pas exagérer évidemment.
00:25:41Mais si vous voulez,
00:25:42il ne faut pas sous-estimer quand même aussi
00:25:43à quel point aujourd'hui
00:25:44dans notre démocratie,
00:25:45un certain nombre de vérités
00:25:46sont difficiles à dénoncer
00:25:48ou même à débattre
00:25:49parce que je ne prétends pas avoir
00:25:49moi tout seul la vérité évidemment
00:25:51parce que sur les stocks pétroliers,
00:25:54vous avez la grande distribution
00:25:55qui sert le kiki.
00:25:57Sur les certificats d'économie d'énergie,
00:25:59vous avez tout un tas de publicités
00:26:01qui rapportent beaucoup d'argent.
00:26:03Donc aujourd'hui,
00:26:04on doit affronter une forme de kleptocratie,
00:26:06donc kleptos les voleurs,
00:26:08donc le pouvoir des voleurs.
00:26:09Mais aujourd'hui,
00:26:10il y a vraiment une grande part
00:26:11de l'argent public
00:26:12qui est détournée
00:26:13par une bande de voleurs,
00:26:14de mafias, de parasites en tout genre
00:26:16qui traînent autour d'Emmanuel Macron.
00:26:19On a pu le voir avec le scandale McKinsey.
00:26:21Parfois ça se voit quand même,
00:26:22ils ont du mal à le cacher.
00:26:23Mais vraiment la politique énergétique de la France
00:26:26est vraiment gangrénée par ces lobbies
00:26:30qui s'en mettent plein les pauvres
00:26:31sur le dos des Français.
00:26:31De toute façon, les gens le voient
00:26:32parce qu'ils se rendent bien compte
00:26:34que pour le même service,
00:26:35c'est-à-dire la même facture électrique
00:26:37ou voire moins,
00:26:39ils ont de plus en plus de mal
00:26:40à se chauffer pour plus cher.
00:26:41Donc il y a bien des gens qui se servent.
00:26:43Bien sûr.
00:26:44On a aussi quand même la question
00:26:46du marché de l'électricité européen
00:26:48qui n'est pas un petit sujet.
00:26:50Là, en l'occurrence,
00:26:50ce n'est pas de la faute d'Emmanuel Macron.
00:26:52Non, ce n'est pas de sa faute.
00:26:53Évidemment, la libéralisation
00:26:54du marché de l'électricité,
00:26:55c'est le début, fin des années 90,
00:26:57début des années 2000.
00:26:59La France avait réussi
00:27:00à ralentir un peu ses effets
00:27:01et nous sommes complètement dedans.
00:27:03Alors maintenant, on est au-delà de ça.
00:27:05Malheureusement, c'est de pire en pire.
00:27:07C'est-à-dire que la position officielle de RTE,
00:27:09donc RTE, c'est l'entreprise publique
00:27:10qui gère les réseaux,
00:27:11le transport de l'électricité,
00:27:13c'est que la France est devenue,
00:27:14selon RTE,
00:27:15le point d'équilibre de l'Europe.
00:27:17C'est-à-dire que nous sommes
00:27:18le château d'eau électrique de l'Europe
00:27:20et c'est aux Françaises et aux Français
00:27:22de payer.
00:27:23Parce qu'on pourrait, à la limite,
00:27:24les Allemands, les Espagnols,
00:27:25les Italiens, les Anglais
00:27:27pourraient nous payer
00:27:27pour leur rendre service.
00:27:29Non, non, c'est nous les pigeons.
00:27:30Donc, on doit pallier les erreurs énergétiques
00:27:34de l'Allemagne qu'on ne présente plus,
00:27:35évidemment, sorties du nucléaire.
00:27:37Et c'est eux qui ont lancé
00:27:38toute cette politique absurde
00:27:39de modèle énergétique
00:27:40sur l'éolien et le solaire.
00:27:43Solaire, surtout en Allemagne.
00:27:44On va se passer de commentaires,
00:27:45mais enfin, il n'y a pas grand monde
00:27:46qui vont passer des vacances au soleil
00:27:47en Allemagne.
00:27:48L'Italie, qui a malheureusement
00:27:50fait un très mauvais choix
00:27:51en refusant le nucléaire
00:27:52dans les années 80,
00:27:53qui est complètement dépendante du gaz.
00:27:55Bref, la France est la puissance d'équilibre
00:27:58des erreurs de nos voisins.
00:28:00Et ça va nous coûter,
00:28:01selon RTE, 20 milliards.
00:28:02Ce n'est pas que ça nous rapporte,
00:28:03parce qu'on dit, oui,
00:28:03on vend de l'électricité.
00:28:04Mais en fait, on vend de l'électricité
00:28:05à nos voisins tellement peu cher,
00:28:06voire à des prix négatifs,
00:28:08qu'on n'est pas gagnant.
00:28:09Qu'en fait, on a fait des investissements,
00:28:11ça nous coûte très cher.
00:28:12Voir, ça menace notre système,
00:28:14par exemple.
00:28:14Et une fois plus, vous voyez bien
00:28:15à quel point ça a été mis,
00:28:16ça a été caché, mis sous le tapis,
00:28:19l'effondrement du système électrique espagnol,
00:28:21l'année dernière.
00:28:21Le fameux blackout,
00:28:23où tout s'est effondré d'un coup,
00:28:24mettant en danger les hôpitaux,
00:28:26des gens dans les...
00:28:27On a vu à quel point
00:28:27on était dépendant,
00:28:28évidemment, de l'électricité.
00:28:30Donc, le système s'est effondré en Espagne
00:28:32et ça a commencé à contaminer
00:28:34et à faire effondrer
00:28:34le système français dans le sud-ouest.
00:28:36Heureusement, notre système résilient
00:28:37a réussi à limiter la casse.
00:28:39Ce qui n'est pas dit aussi,
00:28:40c'est que c'est grâce à la France
00:28:41que l'Espagne a pu redémarrer aussi vite.
00:28:43C'est le système français
00:28:44qui a permis le redémarrage
00:28:45aussi rapide de l'Espagne.
00:28:46On attend toujours des remerciements.
00:28:48Et on sait pourquoi
00:28:50le système s'est effondré.
00:28:51C'est lié à des problèmes de tension,
00:28:53lié à l'énergie solaire,
00:28:55des variations de tension.
00:28:56Et ça a été caché.
00:28:57Et la position officielle
00:28:58du gouvernement espagnol
00:28:59est un mensonge d'État,
00:29:00officiellement.
00:29:01C'est-à-dire qu'ils sont
00:29:01dans la contradiction.
00:29:03Ils donnent des informations
00:29:04au grand public
00:29:04qui sont fausses
00:29:05par rapport à la réalité
00:29:05du rapport d'experts
00:29:07et des documents
00:29:08qu'on possède.
00:29:09Et d'ailleurs,
00:29:10l'équivalent du Monde
00:29:10en Espagne
00:29:11a révélé des enregistrements
00:29:13en espagnol
00:29:14pour ceux qui parlent espagnol.
00:29:15C'est une langue
00:29:15assez transparente
00:29:16pour les latins que nous sommes.
00:29:18Vous entendez
00:29:19des experts en direct
00:29:21qui constatent
00:29:21que c'est le solaire
00:29:22qui fait effondrer le système.
00:29:23Et malgré ça,
00:29:24on est vraiment
00:29:25dans un système orwellien,
00:29:27quasi soviétique,
00:29:28où parce que
00:29:29la vérité déplait,
00:29:30à savoir que
00:29:30c'est à cause du solaire,
00:29:33ça déplait,
00:29:34ça ne va pas
00:29:35dans le récit européen
00:29:36et des socialistes espagnols.
00:29:38Et donc,
00:29:39ils mentent
00:29:39à leur propre peuple.
00:29:40Et ils sont même
00:29:40en train d'affaiblir
00:29:41encore le nucléaire.
00:29:42Or, pour des raisons techniques
00:29:43trop longues à expliquer,
00:29:45c'est le fait
00:29:45qu'il y ait une tension
00:29:46grâce aux machines
00:29:47et au nucléaire,
00:29:48des machines tournantes,
00:29:49on appelle ça,
00:29:49qui protègent le réseau.
00:29:51Et donc,
00:29:51en fait,
00:29:51ils sont en train
00:29:52d'affaiblir
00:29:52les derniers éléments
00:29:53qui protègent
00:29:53leur propre réseau.
00:29:54Alors,
00:29:54une fois qu'on a dit ça,
00:29:55qu'est-ce qu'on a dit ?
00:29:55C'est que c'est les Françaises
00:29:56et les Français
00:29:57qui payent pour les autres.
00:29:59Et là,
00:29:59il faut vraiment sortir
00:30:00de toute urgence
00:30:01des systèmes
00:30:02de réglementation
00:30:03et de tarification
00:30:04du système européen.
00:30:06Et les Français...
00:30:06Vous pouvez le faire,
00:30:07Marine Le Pen.
00:30:07Pourquoi on peut le faire ?
00:30:09Bien sûr,
00:30:09Marine Le Pen,
00:30:10Jordan Bardella propose cela.
00:30:11Pourquoi ?
00:30:11Parce qu'on est encore maître
00:30:12de ce système.
00:30:13Et voire,
00:30:14pas désagréable,
00:30:15mais il faut même
00:30:16utiliser notre avantage.
00:30:17Mais ce marché européen,
00:30:18vous le quittez ?
00:30:20C'est-à-dire,
00:30:20un marché,
00:30:21qu'est-ce que ça veut dire ?
00:30:21Ça veut dire des choses
00:30:22différentes,
00:30:23le marché.
00:30:24Donc,
00:30:24il faut...
00:30:24Permettez-moi d'être
00:30:25plus précis.
00:30:26Le marché,
00:30:27c'est l'existence
00:30:27qu'il y ait des échanges.
00:30:28Il y a des échanges
00:30:29d'électricité,
00:30:30on ne va pas couper les câbles.
00:30:31Donc ça,
00:30:31on ne va pas sortir du marché
00:30:33comme un système d'échange
00:30:34entre voisins.
00:30:35Après,
00:30:35vous avez un marché,
00:30:36c'est aussi des règles.
00:30:37Qu'est-ce qu'il définit ?
00:30:38Ce qui fait que c'est
00:30:38les prix,
00:30:39la tarification.
00:30:40Là,
00:30:40on sort des règles.
00:30:42Et après,
00:30:42il y a les obligations
00:30:43qu'on a une fois
00:30:44qu'on a établi les règles
00:30:45et qu'on a des échanges
00:30:46et des obligations.
00:30:47Et là,
00:30:47la France doit reprendre
00:30:47le contrôle.
00:30:48C'est-à-dire,
00:30:48c'est à nous de décider
00:30:49ce qu'on fait
00:30:50avec notre propre électricité.
00:30:51Et quand l'Allemagne,
00:30:52l'Espagne,
00:30:52l'Italie
00:30:53fait n'importe quoi,
00:30:54ce n'est pas à nous
00:30:55d'en payer les frais.
00:30:56Et si on vient les aider,
00:30:57eh bien,
00:30:58il faut que cette aide
00:31:00soit facturée
00:31:01et que nos investissements
00:31:02soient récompensés.
00:31:03Donc,
00:31:04il faut juste,
00:31:04ça a l'air tout bête,
00:31:06défendre l'intérêt
00:31:07de la France.
00:31:08Il ne s'agit pas
00:31:09d'insulter nos voisins,
00:31:10il ne s'agit pas
00:31:11de s'isoler
00:31:11et de couper les câbles
00:31:12comme essaient de faire croire
00:31:13les macronistes.
00:31:14On reprend le contrôle,
00:31:15mais on peut le reprendre
00:31:16parce qu'on contrôle.
00:31:18C'est un des seuls domaines
00:31:19où la France
00:31:20est encore souveraine.
00:31:21C'est-à-dire que,
00:31:22grâce au nucléaire,
00:31:22grâce aux barrages,
00:31:24l'énergie française
00:31:25reste souveraine.
00:31:26Et donc,
00:31:26on a les moyens
00:31:27de ce contrôle.
00:31:28Malheureusement,
00:31:30prenons les finances.
00:31:31quand vous avez
00:31:32un déficit structurel
00:31:33de 4 à 5% du PIB
00:31:35que vous êtes
00:31:36avec la Banque Centrale Européenne
00:31:38et que vous êtes
00:31:39dépendant de vos créanciers,
00:31:40la France n'est plus souveraine
00:31:41sur ses finances.
00:31:42J'aimerais pouvoir dire l'inverse.
00:31:43Donc,
00:31:44c'est plus facile
00:31:45d'être souverain
00:31:46sur l'électricité
00:31:47parce qu'on est maître chez nous
00:31:48et qu'on a encore,
00:31:49on a hérité
00:31:51des efforts de nos aïeux
00:31:53et du génie de De Gaulle
00:31:55sur le reste.
00:31:57Malheureusement,
00:31:57le génie de De Gaulle
00:31:58sur les finances
00:31:59et sur l'industrie
00:32:00maintenant,
00:32:01notre agriculture
00:32:02a été balayée
00:32:02par les incompétents
00:32:03qui lui ont succédé.
00:32:05Malheureusement,
00:32:06De Gaulle,
00:32:06c'était il y a 70 ans.
00:32:087 ans,
00:32:09mais vous vous rendez compte
00:32:09quand même
00:32:09que 7 ans de gaullisme
00:32:11sur l'énergie
00:32:12a été plus fort
00:32:12que 70 ans d'incompétence.
00:32:14Alors,
00:32:15on en a parlé
00:32:15dès le départ
00:32:16de cette émission.
00:32:18Évidemment,
00:32:19avec la flambée
00:32:19des prix de l'essence,
00:32:21la crise aux Proches
00:32:22et au Moyen-Orient
00:32:23fait que nos regards
00:32:24sont focalisés
00:32:25sur ce fameux détroit d'Ormouz
00:32:27où le trafic pétrolier
00:32:28est largement bloqué.
00:32:29Il y a quelques semaines,
00:32:30Jacques Sapir
00:32:31était à votre place.
00:32:32Je vous propose
00:32:32d'écouter son analyse.
00:32:34Admettons que les États-Unis
00:32:35et l'Iran
00:32:37trouvent un accord
00:32:39demain
00:32:39et qu'ils disent
00:32:40« Ok, voilà,
00:32:41on rouvre le blocus,
00:32:42on rouvre le détroit,
00:32:44il n'y a plus de problème,
00:32:44tout le monde peut circuler. »
00:32:46Bien.
00:32:47Il faudra
00:32:48entre 2 et 5 ans
00:32:50pour que la production
00:32:52retrouve son niveau
00:32:54d'avant-guerre.
00:32:55Pourquoi ?
00:32:57Tout d'abord,
00:32:58parce qu'il y a eu
00:32:59la destruction
00:33:01de capacités.
00:33:02Alors,
00:33:03c'est une rétorsion iranienne.
00:33:05Bon,
00:33:06on les a bombardés,
00:33:07eux-mêmes
00:33:07ont bombardé
00:33:08aux missiles balistiques
00:33:10avec des drones,
00:33:11globalement,
00:33:12les raffineries,
00:33:13les ports,
00:33:13etc.
00:33:14Donc,
00:33:14il y a
00:33:15des installations
00:33:16de chargement
00:33:17qui sont détruites.
00:33:18Mais ce n'est qu'un petit aspect.
00:33:20Ça, déjà,
00:33:21il faudra le réparer.
00:33:22On a ensuite
00:33:23des raffineries
00:33:24qui ont été touchées.
00:33:31Très concrètement,
00:33:32la conclusion
00:33:32de cette analyse,
00:33:33c'est qu'on n'en est
00:33:34qu'au début
00:33:34de cette crise.
00:33:36Absolument.
00:33:37Ce que dit Jacques Sapir
00:33:39est vrai.
00:33:40Il faut comprendre
00:33:41la différence
00:33:42entre les pays européens
00:33:43et les États-Unis.
00:33:44Les États-Unis,
00:33:45vous vous en souvenez,
00:33:47en amblaise,
00:33:47au lendemain du 11 septembre,
00:33:49considèrent,
00:33:50il y a eu
00:33:50une commission d'enquête
00:33:51sur les événements,
00:33:51les attentats du 11 septembre,
00:33:53se révèle la dépendance
00:33:54des États-Unis
00:33:55au régime saoudien
00:33:56et les États-Unis,
00:33:57entre autres au problème,
00:33:58évidemment,
00:33:59et les États-Unis
00:33:59entament une grande politique
00:34:01d'autonomie
00:34:01et d'indépendance énergétique
00:34:03sur le développement
00:34:03de leurs propres ressources,
00:34:04gaz de schiste,
00:34:05huile de schiste.
00:34:06Et les États-Unis,
00:34:07en seulement 10 ans,
00:34:09vont passer
00:34:10de puissance importatrice
00:34:11nette de pétrole
00:34:13et de produits fossiles
00:34:14à d'abord autonomie
00:34:16et ensuite,
00:34:17depuis quelques années,
00:34:18exportatrice.
00:34:19C'est-à-dire que les États-Unis
00:34:20sont non seulement
00:34:20le premier producteur
00:34:22de pétrole,
00:34:23mais aussi
00:34:24sont redevenus
00:34:25une puissance exportatrice.
00:34:26Ça veut dire
00:34:26qu'ils n'ont plus besoin
00:34:27des autres.
00:34:28Alors, ça a l'air tout con,
00:34:28mais ça change tout.
00:34:30Ça change tout.
00:34:31Parallèlement,
00:34:32la Russie…
00:34:32Si je peux me permettre,
00:34:33ça n'a pas empêché
00:34:33de voir l'essence aussi
00:34:34augmenter aux États-Unis.
00:34:35Oui, ça, on pourrait y revenir
00:34:36parce que c'est intéressant,
00:34:37c'est que les États-Unis,
00:34:37paradoxalement,
00:34:38sont restés dépendants
00:34:39des règles de marché
00:34:39alors qu'ils pourraient
00:34:40s'en abstraire
00:34:41pour le pétrole.
00:34:43Mais c'est un sujet
00:34:45un peu annexe,
00:34:46mais qui est très intéressant
00:34:47et passionnant aussi.
00:34:48La Russie est une puissance énergétique
00:34:50et après l'effondrement
00:34:52du bloc soviétique,
00:34:53a modernisé ses installations,
00:34:54notamment avec des technologies françaises.
00:34:55Par exemple,
00:34:56Total avait un rôle
00:34:57très important
00:34:58dans l'autonomisation
00:34:59de la Russie.
00:35:00La Chine a une politique industrielle
00:35:02parallèle à une politique
00:35:03d'indépendance énergétique
00:35:06extrêmement puissante
00:35:07et vous avez au milieu de tout ça
00:35:08des espèces de pigeons
00:35:10et de semi-débiles
00:35:11que sont les dirigeants européens
00:35:13qui n'ont pris aucune mesure
00:35:14et qui ont aggravé
00:35:15notre dépendance.
00:35:16C'est-à-dire que vous avez
00:35:16trois empires
00:35:17qui ont une politique
00:35:19à ciel ouvert
00:35:19que tout le monde pouvait voir,
00:35:20ce n'est pas du tout secret.
00:35:21Je veux dire,
00:35:21tout le monde le savait,
00:35:22tout le monde en discutait,
00:35:23d'autonomie énergétique,
00:35:25voire d'impérialisme énergétique
00:35:27et nous avons des dirigeants européens
00:35:28qui s'affaiblissent,
00:35:29qui ferment leur affine,
00:35:30qui se rendent de plus en plus
00:35:31dépendants des autres
00:35:32tout en disant qu'on ne l'est pas.
00:35:33On en revient à ce que je disais.
00:35:34Oui, on n'est plus dans le pétrole.
00:35:35On est totalement dans le pétrole
00:35:36et le gaz
00:35:37en remontant,
00:35:38en racontant absolument
00:35:38n'importe quoi à leurs citoyens
00:35:40et qui se retrouvent
00:35:41gros gens comme devant.
00:35:42Évidemment,
00:35:43avec les sanctions prises
00:35:44sur la Russie
00:35:45suite à l'invasion de l'Ukraine.
00:35:46Premier coup de poignard
00:35:47dans notre propre souveraineté
00:35:48et notre propre dépendance
00:35:50alors que la Russie
00:35:51s'en influe sur ces sanctions.
00:35:53Donc, complètement absurde.
00:35:54Et maintenant,
00:35:55la fameuse tueur du détroit d'Hormuz.
00:35:57Les États-Unis,
00:35:58ils ont un problème de prix,
00:35:59sans doute,
00:36:00mais ils gagnent de l'argent
00:36:01aussi sur cette crise
00:36:02puisque étant producteurs
00:36:03et exportateurs
00:36:05de pétrole et de gaz,
00:36:07ils n'ont pas de problème
00:36:08en tout cas de devise,
00:36:10de fuite des devises.
00:36:13Et la Chine,
00:36:13pour le moment,
00:36:14arrive à montrer
00:36:15qu'elle avait une politique
00:36:17adaptée à tout cela.
00:36:18Donc, on voit bien
00:36:19et on continue.
00:36:20C'est-à-dire qu'en fait,
00:36:20il n'y a aucune remise en cause
00:36:21ni de la Commission européenne
00:36:22ni de la principale
00:36:23gouvernement européenne
00:36:25de leur mensonge d'État
00:36:26et de leur totale incompétence.
00:36:29Donc, ça va nous coûter très cher.
00:36:30Ça va nous coûter
00:36:30encore beaucoup d'argent
00:36:32sur les années à venir.
00:36:34Et ça peut avoir
00:36:35des problématiques
00:36:36extrêmement inquiétantes.
00:36:37Par exemple,
00:36:38vous savez que pour faire
00:36:38des engrais,
00:36:39il faut du gaz.
00:36:40Aujourd'hui,
00:36:41il y a une tension
00:36:41sur la possibilité
00:36:43de produire des engrais.
00:36:44Donc, il y a des risques
00:36:44de pénurie alimentaire
00:36:46en Afrique,
00:36:47dans le sous-continent indien,
00:36:49peut-être,
00:36:49qui sont extrêmement préoccupantes
00:36:50parce que s'il y a
00:36:51des problèmes d'alimentation,
00:36:52il y aura des crises migratoires.
00:36:53Et qu'est-ce qui va se prendre
00:36:54les crises migratoires
00:36:55au-delà du drame humain ?
00:36:56C'est évidemment l'Europe
00:36:57qui est exposée,
00:36:58ce n'est pas les États-Unis.
00:36:59Donc, on voit bien
00:37:00qu'on est non seulement
00:37:01dans la main des États-Unis
00:37:02sur la quasi-totalité
00:37:04des grands sujets régaliens,
00:37:05mais qu'en plus,
00:37:05désormais,
00:37:06on n'est même pas considéré.
00:37:09C'est-à-dire que les États-Unis
00:37:11mènent leur politique
00:37:11dans leurs propres intérêts
00:37:12en ne se souciant absolument
00:37:14pas des conséquences sur nous.
00:37:16Puis, il y a une classe politique
00:37:17qui n'est pas capable
00:37:17de nous défendre.
00:37:19Mais tout ça, en plus,
00:37:19a été fait en pleine conscience
00:37:20parce qu'on se rend quand même
00:37:22bien compte du calendrier
00:37:23choisi par M. Trump
00:37:24qui, avant de faire
00:37:26ses opérations
00:37:26dans le détroit de Romuz,
00:37:28a quand même sécurisé
00:37:28le Venezuela.
00:37:30Le Venezuela qui est
00:37:30la première réserve
00:37:32de pétrole au monde
00:37:34avec le bitume.
00:37:37Sécuriser le Venezuela ?
00:37:38Ben oui.
00:37:38Il a enlevé le président ?
00:37:40Ah non, mais je ne fais pas
00:37:40de leur point de vue.
00:37:41Non, mais nous,
00:37:41de leur point de vue,
00:37:42évidemment, l'opération
00:37:43qui a été menée au Venezuela,
00:37:44c'est un régime,
00:37:46évidemment, tyrannique.
00:37:47Mais le fait d'enlever
00:37:49son président
00:37:49de mener une opération,
00:37:50est inacceptable.
00:37:51On l'a condamné,
00:37:52le Rassemblement National
00:37:53l'a évidemment condamné,
00:37:54mais je le dis
00:37:54du point de vue américain.
00:37:55D'ailleurs, c'est dit,
00:37:56il y avait même
00:37:57une publication récemment
00:37:58de M. Trump
00:37:59avec le Venezuela recouvert
00:38:01du drapeau américain
00:38:01qualifié de 51ème État.
00:38:03Bon, alors,
00:38:04on ne sait plus
00:38:04à force de désigner
00:38:05des 51ème État
00:38:06parce que le 51ème État,
00:38:07c'est à la fois,
00:38:09comment dire…
00:38:10Le Groenland,
00:38:11le Canada,
00:38:13le Venezuela.
00:38:15Bon, bref,
00:38:15donc on voit bien
00:38:16que cette politique,
00:38:18la doctrine Monroe,
00:38:18la politique du gros bâton
00:38:20dans l'hémisphère américain
00:38:21s'est concrétisée,
00:38:22mais on voyait
00:38:22que ce n'est pas par hasard.
00:38:23Et aussi,
00:38:24ce qui est un peu consternant
00:38:25quand on voit
00:38:26l'état du débat politique français,
00:38:27c'est que M. Trump
00:38:28est qualifié de fou,
00:38:29d'abruti,
00:38:29de stupide,
00:38:31alors que sa politique,
00:38:33moi je considère
00:38:33qu'elle est dommageable
00:38:34pour les intérêts français,
00:38:35donc je la combats,
00:38:36en tout cas je la conteste,
00:38:38et puis surtout,
00:38:39j'aimerais qu'on prenne
00:38:40d'autres politiques
00:38:40pour ne pas être dépendant
00:38:42et ne pas subir cette politique,
00:38:43mais elle a sa rationalité,
00:38:45on peut ne pas être d'accord,
00:38:46mais elle a sa rationalité
00:38:48du point de vue
00:38:49de l'impérialisme américain,
00:38:50c'est sûr que du point de vue
00:38:52de la France,
00:38:52elle est absurde,
00:38:53mais elle est absurde
00:38:54parce que nos propres gouvernements
00:38:56nous ont mis
00:38:56dans une situation
00:38:58de passivité,
00:38:59de victimisation permanente
00:39:01et de marge d'appréciation,
00:39:02en fait,
00:39:03on est la variable d'ajustement
00:39:06des empires,
00:39:06donc de l'empire américain,
00:39:08de l'empire chinois.
00:39:09Est-ce que vous disiez
00:39:09sur le prix du carburant,
00:39:10parce que je garde en tête
00:39:12votre question,
00:39:12pour moi,
00:39:13c'est vrai qu'il y a un vrai sujet
00:39:14à se poser
00:39:14depuis l'invasion de l'Ukraine
00:39:16par la Russie,
00:39:17c'est que les démocraties occidentales
00:39:19s'affaiblissent
00:39:20par un certain nombre
00:39:21de soumissions
00:39:23à des règles de marché
00:39:24qui, en fait,
00:39:25peuvent être une faille.
00:39:26Qu'est-ce que je veux dire par là ?
00:39:27La Russie et la Chine
00:39:28mènent des politiques souveraines
00:39:31et si nécessaire,
00:39:32disent au marché
00:39:33écoute, maintenant,
00:39:33c'est comme ça
00:39:34et c'est l'intérêt national
00:39:36qui domine l'intérêt de marché.
00:39:37En Occident,
00:39:38on est victime…
00:39:40C'est ce qu'a tenté de faire
00:39:40Trump avec les droits de douane ?
00:39:42Absolument, oui.
00:39:42On est victime
00:39:44des règles de marché.
00:39:45C'est-à-dire qu'on sait
00:39:46que le marché peut s'emballer,
00:39:47qu'il a une part d'irrationalité
00:39:49et les contribuables,
00:39:50les citoyens,
00:39:51les consommateurs,
00:39:51les travailleurs,
00:39:52les entreprises européennes
00:39:54ou occidentales en général
00:39:55paient deux fois les crises.
00:39:56C'est-à-dire qu'on paie
00:39:57non seulement le renchérissement
00:39:58des matières premières,
00:39:59à la limite,
00:40:01il y a forcément un surcoût,
00:40:02mais en plus,
00:40:02on paie l'emballement des marchés.
00:40:04Alors qu'on pourrait très bien
00:40:06opérer de telle manière
00:40:07de dire écoutez,
00:40:07là, de toute évidence,
00:40:08les marchés sont devenus irrationnels.
00:40:12On suspend temporairement,
00:40:13soit on prend des contre-mesures
00:40:14qui permettent de limiter le coût.
00:40:18Mais si vous voulez,
00:40:20en tout cas au début de la crise d'Hormuz,
00:40:23l'emballement était irrationnel.
00:40:26Vous avez par deux fois
00:40:27dans cette émission,
00:40:28Jean-Philippe Tanguy,
00:40:28évoqué les sanctions
00:40:29qui ont été prises par Bruxelles
00:40:30contre la Russie
00:40:31et contre son énergie.
00:40:33Aujourd'hui,
00:40:33est-ce que vous déplorez
00:40:34justement ces sanctions ?
00:40:35Est-ce que vous réclamez
00:40:36plus de pragmatisme,
00:40:38tout simplement,
00:40:39particulièrement au vu de la crise
00:40:40induite par la crise
00:40:41au Proche-Orient ?
00:40:42Mais tout à fait.
00:40:43Nous, si vous voulez,
00:40:44on veut que ce soit des sanctions
00:40:45contre le régime de M. Poutine.
00:40:47On ne veut pas que ce soit
00:40:48des sanctions
00:40:48contre le peuple français
00:40:49et les peuples d'Europe.
00:40:51Or, un certain nombre
00:40:51de sanctions
00:40:52contre le régime de M. Poutine
00:40:53peuvent fonctionner.
00:40:54On les a soutenues.
00:40:56Et il y a des sanctions
00:40:57qui ont enrichi
00:40:59le régime de M. Poutine
00:41:00et qui ont renforcé
00:41:02les liens entre la Chine
00:41:03et la Russie.
00:41:05Marine Le Pen
00:41:05avait fait cette prophétie,
00:41:06mais plutôt une prévision
00:41:08parce que c'est une analyse rationnelle,
00:41:10avait dit précisément
00:41:12que les mauvaises sanctions
00:41:13de Bruxelles
00:41:14contre la Russie
00:41:15vont unir
00:41:16la première réserve
00:41:17de matière énergétique
00:41:20et de matière première du monde,
00:41:21la Russie,
00:41:22avec la première usine du monde,
00:41:24la Chine.
00:41:25Donc, ces sanctions
00:41:26ont abouti, paradoxalement,
00:41:28au renforcement
00:41:29d'un ensemble continental
00:41:30qui est eurasiatique,
00:41:32de toute évidence.
00:41:32Il suffit de regarder une carte
00:41:34et qui donne à la Chine
00:41:35l'accès quasi-exclusif
00:41:37et à l'Inde aussi,
00:41:38quasi-exclusif
00:41:39à des ressources
00:41:41de matière première
00:41:42et énergétique
00:41:42à vil prix
00:41:43puisque les sanctions
00:41:45permettent à la Chine
00:41:45et à l'Inde
00:41:46d'avoir accès
00:41:47à ces matières premières,
00:41:47en plus moins chères
00:41:48qu'elles ne devraient avoir
00:41:49normalement.
00:41:50Donc, on est vraiment dans la...
00:41:51Mais vraiment,
00:41:52il y a un moment...
00:41:52Je n'utilise pas ces mots
00:41:54par vulgarité
00:41:55ou par provocation.
00:41:57Ça correspond
00:41:57à ce que je pense vraiment.
00:41:59La stupidité
00:42:00de nos dirigeants.
00:42:01Ce n'est pas juste
00:42:02qu'ils se trompent
00:42:03de bonne foi.
00:42:04C'est de la stupidité
00:42:05parce que c'est à ciel ouvert
00:42:06et en plus,
00:42:07les oppositions leur disent
00:42:08et ils n'en tiennent
00:42:09à aucun compte.
00:42:10C'est un aveuglement
00:42:12absolument sidérant
00:42:13et c'est aussi...
00:42:14Parce que moi,
00:42:14je me souviens...
00:42:15C'est pas un peu...
00:42:16Pardon,
00:42:16mais je spécule,
00:42:17on va dire,
00:42:18comme les marchés.
00:42:19Quand vous nous parlez
00:42:20des lobbies,
00:42:22des groupes,
00:42:23des centres d'intérêt
00:42:24qui font pression
00:42:26parfois jusqu'à...
00:42:28Comment dire ?
00:42:30Insiduer
00:42:30des décrets
00:42:32contre le Parlement.
00:42:34Est-ce que c'est vraiment
00:42:35que de la stupidité
00:42:36du pouvoir
00:42:37ou est-ce que
00:42:38c'est simplement
00:42:38que parfois
00:42:39les dirigeants
00:42:40n'ont plus
00:42:41les coups des franches ?
00:42:43Oui,
00:42:43vous avez raison.
00:42:44Mais là,
00:42:44sur ce sujet-là,
00:42:45c'est de la stupidité.
00:42:46Parce que,
00:42:47en l'occurrence,
00:42:48ils sont persuadés
00:42:50de faire un bon coup.
00:42:51On débat avec eux.
00:42:52On débat publiquement,
00:42:53puis on voit les couloirs,
00:42:54on a des discussions,
00:42:55on est des êtres humains.
00:42:56Parfois,
00:42:57on dit oui,
00:42:58il y a des combines
00:42:58dans l'arrière-cours.
00:42:59Ce n'est pas des combines,
00:43:00c'est qu'on est des êtres humains,
00:43:01donc on se parle,
00:43:02on s'engueule,
00:43:03on peut s'apprécier humainement
00:43:05en se combattant politiquement,
00:43:06mais surtout,
00:43:07il y a des informations
00:43:07et on comprend les choses.
00:43:09Nous sommes en démocratie,
00:43:10donc le but,
00:43:10c'est de comprendre l'adversaire,
00:43:11c'est de comprendre
00:43:13un opposant politique,
00:43:15ce n'est pas juste
00:43:15de lui hurler dessus,
00:43:16sans essayer de comprendre
00:43:17pourquoi il fait ça,
00:43:18surtout que pour soi-même,
00:43:19il faut se mettre
00:43:20à la place de l'autre
00:43:20pour un jour mieux gouverner
00:43:22et ne pas faire
00:43:22les mêmes erreurs, évidemment.
00:43:23Ils sont très contents d'eux-mêmes,
00:43:25ils sont persuadés
00:43:25de faire un bon coup
00:43:26ou pire,
00:43:27de faire la morale.
00:43:28C'est que vous en avez
00:43:29qui sont en pleine conscience,
00:43:30savent que les sanctions
00:43:31qu'ils ont prises
00:43:32ont les conséquences
00:43:33que je viens de vous décrire,
00:43:35mais ils considèrent
00:43:36que c'est un acte moral.
00:43:37Mais c'est toujours pareil
00:43:38avec la gauche
00:43:39ou les macronismes,
00:43:41c'est que c'est la morale
00:43:42payée par les autres,
00:43:43c'est-à-dire que eux,
00:43:44tout va bien,
00:43:44c'est toujours pareil,
00:43:45il ne faut pas que ça touche
00:43:46le début de leur petit doigt
00:43:48ou de leur privilège,
00:43:49mais les Françaises
00:43:50et les Français paieront,
00:43:52les entrepreneurs paieront,
00:43:53l'effondrement des entreprises
00:43:54paieront,
00:43:54les agriculteurs aussi,
00:43:55évidemment,
00:43:55qui paient tout cela
00:43:57très cher.
00:43:57Donc, il n'y a aucune vision
00:43:59et de toute façon,
00:44:00j'ai envie de dire,
00:44:00on juge un arbre à ses fruits.
00:44:02Donc, s'ils vous disaient ça,
00:44:03d'ailleurs, on l'a dit,
00:44:04les souverainistes,
00:44:04vous pourrez reconnaître
00:44:05que ce sont des analyses
00:44:06que nous faisons
00:44:07depuis très longtemps.
00:44:08Je vous ai parlé
00:44:09du lendemain du 11 septembre
00:44:10et on faisait déjà
00:44:11ces analyses-là
00:44:12avec mes prédécesseurs
00:44:13et ceux que j'ai l'honneur
00:44:14de nous prendre la suite.
00:44:19On aurait pu nous dire
00:44:19en 2001,
00:44:20bon, ce que vous dites,
00:44:21c'est de la spéculation,
00:44:22vous n'avez pas de preuves,
00:44:23mais maintenant,
00:44:24on juge sur pièce.
00:44:25Le fait que le niveau de vie
00:44:26des Français
00:44:27et des Européens en général
00:44:28soit désormais la moitié
00:44:29du niveau de vie
00:44:30des Américains,
00:44:31c'est bien qu'il s'est passé
00:44:32des choses depuis 20 ans
00:44:33qui vont plutôt
00:44:34dans notre sens,
00:44:34malheureusement,
00:44:35que dans le sens
00:44:36de nos adversaires,
00:44:37la mondialisation heureuse,
00:44:38la fin de l'industrie,
00:44:40tout ça,
00:44:41comment dire,
00:44:42avec un enrichissement
00:44:43d'une toute petite minorité
00:44:44et d'un impauvrissement
00:44:45des classes moyennes,
00:44:46des entrepreneurs,
00:44:47des salariés,
00:44:47des retraités.
00:44:48Donc, tout ça,
00:44:48malheureusement,
00:44:49se paie chèrement
00:44:51par notre peuple
00:44:53et ce qui peut être inquiétant
00:44:54et là où vraiment,
00:44:54il faut un sursaut
00:44:55extrêmement rapide,
00:44:56c'est qu'il y a quand même
00:44:56un moment où on va perdre
00:44:58les ressources du redressement.
00:45:01Le nucléaire, par exemple,
00:45:03c'est vrai qu'on se rende compte
00:45:04à quel point on est passé
00:45:05à côté de l'effondrement.
00:45:07C'est-à-dire que vous avez,
00:45:07excusez-moi,
00:45:09oui, stupidité.
00:45:10Vous avez quand même eu
00:45:11les socialistes,
00:45:12les macronistes
00:45:12et la quasi-totalité de LR
00:45:15qui se sont,
00:45:15soit qui ont projeté,
00:45:17soit qui ont accepté
00:45:17passivement comme les LR,
00:45:19la fermeture de 14 réacteurs nucléaires.
00:45:21On parlait de Felsenam,
00:45:22c'est deux réacteurs
00:45:23de 900 MW
00:45:24qui ont fermé
00:45:24avec les conséquences
00:45:25que l'on sait.
00:45:26Imaginez la situation
00:45:27de la France
00:45:27s'ils avaient pu fermer
00:45:2914 réacteurs nucléaires.
00:45:31Je veux dire,
00:45:31nous serions en dessous de tout.
00:45:33Je veux dire,
00:45:33nous serions dans une situation
00:45:35de quasi incapacité
00:45:36à nous redresser.
00:45:37Donc,
00:45:38il ne faut pas croire
00:45:39que si vous voulez,
00:45:41moi souvent,
00:45:42j'annonce à mes compatriotes,
00:45:43je leur dis,
00:45:44on est dans une situation
00:45:44plus proche de la Grèce
00:45:45avant la crise
00:45:47que de l'Allemagne.
00:45:48Et on dit,
00:45:49oui,
00:45:49tu n'es pas sympa,
00:45:50tu dévalorises la France.
00:45:51Mais je ne dévalorise pas la France,
00:45:53j'essaie d'alerter sur une réalité.
00:45:54Et parfois,
00:45:55dans notre pays,
00:45:55il y a le syndrome de Cassandre.
00:45:56Vous savez,
00:45:57Cassandre,
00:45:57qui annonce aux Troyens
00:45:59que s'ils vont laisser rentrer
00:46:01le cheval de Troie,
00:46:02les Grecs vont les submerger
00:46:03et la cité va s'effondrer.
00:46:05Et Cassandre est perçu
00:46:06comme une emmerdeuse,
00:46:07une empêcheuse de tournois en rond
00:46:09et une hystérique.
00:46:10Bon,
00:46:11excusez-moi,
00:46:12une fois,
00:46:12j'avais eu ce débat
00:46:13avec Gabriel Attal.
00:46:15Il m'avait dit,
00:46:16oui,
00:46:16vous êtes Cassandre.
00:46:17Je lui ai dit,
00:46:18oui,
00:46:18monsieur Attal,
00:46:18sauf que Cassandre avait raison,
00:46:19en fait.
00:46:21Et je crois qu'il ne m'utilisait pas.
00:46:22Je crois qu'il n'avait pas la référence.
00:46:23Je crois qu'en fait,
00:46:24il ne savait pas ce qu'il disait.
00:46:25Mais effectivement,
00:46:26reprocher à un adversaire politique
00:46:27d'être Cassandre,
00:46:28c'est en fait lui dire
00:46:28qu'il a raison.
00:46:30Donc oui,
00:46:30moi j'assume,
00:46:31je suis Cassandre
00:46:32et je dis,
00:46:33la situation préoccupante,
00:46:36les gens le savent,
00:46:37mais il ne faut pas croire
00:46:38que parce que pour le moment
00:46:39on a éventé l'effondrement,
00:46:40qu'il n'est pas au bord du chemin.
00:46:41Alors c'est un peu pénible
00:46:42parce que c'est vrai
00:46:43que les souverainistes,
00:46:44vous savez,
00:46:44dans Tintin,
00:46:45il y a l'espèce de fou
00:46:46qui se balade,
00:46:46qui annonce la fin du monde.
00:46:47Parfois,
00:46:47on a un côté comme ça,
00:46:48on se retrouve un peu le fou
00:46:49qui annonce la fin du monde.
00:46:50C'est un peu pénible,
00:46:51même pour nous,
00:46:51pour ceux qui nous écoutent aussi,
00:46:53qui disent,
00:46:53ils nous gonflent,
00:46:54ils sont pessimistes.
00:46:55Ce n'est pas très agréable,
00:46:56je le reconnais.
00:46:57Mais vraiment,
00:46:59il faut que 2027,
00:47:00on ait ces débats de fond
00:47:01et qu'on arrive à débusquer
00:47:04les mensonges
00:47:04et qu'une fois qu'on a fait
00:47:05ce constat pessimiste,
00:47:06on arrive à vendre le redressement
00:47:08quand même
00:47:09et l'amélioration du niveau de vie.
00:47:11Vous avez vu
00:47:11le voyage de M. Trump en Chine.
00:47:14La Chine est sortie du Moyen-Âge
00:47:15en un demi-siècle.
00:47:16Donc le redressement,
00:47:17quand on veut le faire,
00:47:18c'est possible.
00:47:19Alors avant de parler
00:47:21justement du voyage
00:47:22de Donald Trump en Chine,
00:47:24j'aimerais qu'on parle
00:47:24très rapidement de cette crise
00:47:26au Moyen-Orient
00:47:26sur le plan diplomatique
00:47:28et politique.
00:47:29On voit qu'un cessez-le-feu
00:47:31est en cours
00:47:31mais qu'il est extrêmement fragile.
00:47:33On voit également
00:47:34que le Liban
00:47:34est frappé de plein fouet
00:47:36dans cette crise
00:47:37par Israël
00:47:37qui tente d'éradiquer
00:47:38le Hezbollah.
00:47:40Les villages chrétiens
00:47:41en font particulièrement
00:47:42les frais
00:47:43depuis quelques semaines.
00:47:45Comment voyez-vous
00:47:45cette crise
00:47:46et pourquoi plaide
00:47:48le Rassemblement national
00:47:49dans cette région
00:47:50et sur cette politique
00:47:52internationale ?
00:47:53Écoutez, nous,
00:47:54nous plaidons évidemment
00:47:55pour une désescalade.
00:47:57Il faut que la France
00:47:58retrouve son rôle
00:47:59d'arbitre indépendant
00:48:00que malheureusement
00:48:01nous avons perdu
00:48:01avec la réintégration
00:48:02dans le commandement
00:48:03intégré de l'OTAN
00:48:04et nous ne sommes plus
00:48:04perçus la France
00:48:05comme une force autonome
00:48:07indépendante
00:48:07au sein de l'Occident
00:48:08mais comme toujours
00:48:09le relais
00:48:10plus ou moins direct
00:48:11des intérêts américains
00:48:13et puis maintenant aussi
00:48:13des intérêts
00:48:14de l'Union européenne.
00:48:16ce qui est certain
00:48:17c'est qu'il faut
00:48:19reprendre la main
00:48:20pour convaincre
00:48:23aussi Israël
00:48:24que parce que nous serions
00:48:25son soutien
00:48:25ne va pas être abandonné
00:48:26et qu'elle ne va pas avoir
00:48:27une politique plus rationnelle
00:48:28plus raisonnable
00:48:29notamment au Liban.
00:48:30Pourquoi Israël ?
00:48:30Il faut aussi toujours comprendre
00:48:31pourquoi un pays ami
00:48:33comme Israël
00:48:34agit aussi comme cela.
00:48:35C'est que comme elle a l'impression
00:48:36qu'elle n'a plus de soutien
00:48:38dans les pays européens
00:48:40et que pour plaire
00:48:41à certains électorats
00:48:42en France
00:48:43et dans les autres pays européens
00:48:43regardez ce qui s'est passé
00:48:44en Espagne
00:48:45ils sont prêts
00:48:46à sacrifier Israël
00:48:47Israël se dit
00:48:48c'est le dernier moment
00:48:50pour assurer ma sécurité
00:48:51j'ai beaucoup de coups à jouer
00:48:53et donc on fait
00:48:55comment dire
00:48:56on a une politique
00:48:56sans doute excessive
00:48:57mais parce qu'aujourd'hui
00:48:59on a le soutien des Etats-Unis
00:49:00si demain
00:49:00ils perdent le soutien des Etats-Unis
00:49:01ils n'auront peut-être
00:49:01plus le soutien de personne
00:49:02donc il faut que Israël
00:49:04retrouve confiance
00:49:04dans ses alliés européens
00:49:06en particulier dans la France
00:49:07que ce lien de confiance
00:49:08permette de protéger
00:49:10le Liban
00:49:10en particulier évidemment
00:49:11les chrétiens du Liban
00:49:12et l'indépendance du Liban
00:49:14mais vous voyez bien
00:49:15Madame Bles
00:49:16que tout est dans tout
00:49:17et que
00:49:18si Israël est dans cette position
00:49:20là aujourd'hui
00:49:20c'est parce que la France
00:49:21a perdu son propre statut
00:49:23et que
00:49:24d'aller dire aux Israéliens
00:49:26il n'y a qu'un faucon
00:49:26d'accord
00:49:27mais comme vous êtes
00:49:27un tout petit pays
00:49:29géographiquement
00:49:29et qu'il reste
00:49:3020 millions de juifs
00:49:32un pays qui tend
00:49:33à s'étendre
00:49:34oui qui tend à s'étendre
00:49:35sur un tout petit espace
00:49:36moi je ne suis pas spécialement
00:49:37je ne suis pas dans la défense
00:49:38d'Israël à tout prix
00:49:39mais quand vous êtes
00:49:40une nation
00:49:41qui a été persécutée
00:49:42et que vous êtes
00:49:42une toute petite
00:49:44géographiquement
00:49:44un confetti
00:49:45dans un monde hostile
00:49:47vous êtes dans un instinct
00:49:48de survie
00:49:48ça peut vous conduire
00:49:50à faire des erreurs
00:49:51des jugements sans doute
00:49:52typiquement l'Union Européenne
00:49:53a décidé de sanctionner
00:49:54les colons
00:49:55qui mènent cette colonisation
00:49:57en Cisjordanie
00:49:57aujourd'hui
00:49:58est-ce que vous trouvez
00:49:59que c'est normal
00:50:00que l'Union Européenne
00:50:01est dans son rôle
00:50:02qu'elle aurait dû le faire
00:50:02ou au contraire
00:50:03est-ce que vous le réprouvez
00:50:04et auquel cas
00:50:05c'est quelque part
00:50:06un peu un blanc-seing
00:50:07qui est donné à la colonisation
00:50:08sur les territoires
00:50:09cijordaniens
00:50:09mais nous
00:50:11Rassemblement National
00:50:11on considère
00:50:12qu'il faut faire appliquer
00:50:13le droit international
00:50:14pas par croyance collective
00:50:15ou pas par naïveté
00:50:17c'est que si on n'essaie pas
00:50:19de défendre ce droit international
00:50:20y compris donc condamner
00:50:22ou combattre
00:50:23les colons
00:50:24qui ne respectent pas
00:50:25le droit international
00:50:27il n'y a plus rien
00:50:27c'est-à-dire que de toute façon
00:50:28on ne peut plus avancer
00:50:29et ceux qui disent toujours
00:50:30c'est naïf
00:50:31de croire dans le droit international
00:50:32qu'est-ce qu'ils proposent ?
00:50:33Rien du tout
00:50:34sinon la loi des plus forts
00:50:35donc des Etats-Unis
00:50:36et de la Chine
00:50:38et donc la France
00:50:39n'a plus rien à dire
00:50:40puisque la France
00:50:41n'a pas aujourd'hui
00:50:42la puissance nécessaire
00:50:43pour jouer des coudes
00:50:45avec la Chine
00:50:46et les Etats-Unis
00:50:47donc les Françaises
00:50:48et les Français
00:50:48les forces politiques
00:50:49comme M. Attal ou d'autres
00:50:50qui se croient très intelligents
00:50:51en critiquant le droit international
00:50:53n'ont en fait
00:50:53rien à proposer
00:50:54d'autre que se mettre
00:50:55soit sous la coupe définitive
00:50:57des Etats-Unis
00:50:58pour M. Attal
00:50:58ça me paraît assez évident
00:51:00soit de la Chine
00:51:01ça c'est plutôt
00:51:02M. Mélenchon
00:51:04donc oui
00:51:04il faut être ferme
00:51:06sur l'irrespect
00:51:07du droit international
00:51:08mais ça n'empêche pas
00:51:09de donner à Israël
00:51:10la garantie
00:51:11du fait
00:51:12qu'on ne les abandonnera jamais
00:51:14qu'on ne laissera pas
00:51:15se faire attaquer
00:51:16qu'on le veuille ou non
00:51:17le 7 octobre
00:51:18a été épouvantable
00:51:20l'Iran
00:51:21et d'autres
00:51:21vouent hégémonie
00:51:22le régime israélien
00:51:24c'est l'obsession
00:51:25d'un certain nombre
00:51:26de régimes ennemis
00:51:27aussi de la France
00:51:28et parfois je trouve
00:51:29qu'on perd
00:51:29cela
00:51:30de vue
00:51:31et que
00:51:33la France doit retrouver
00:51:34cet lien de confiance
00:51:35avec
00:51:36nos amis
00:51:38israéliens
00:51:39et ce lien de confiance
00:51:40qui permettra
00:51:40de rétablir la paix
00:51:41ou en tout cas
00:51:42d'apaiser les tensions
00:51:43au Moyen-Orient
00:51:44en tout cas
00:51:44la situation actuelle
00:51:46on voit bien
00:51:46a complètement dégénéré
00:51:47et le fait d'insulter Israël
00:51:49ne résout aucun problème
00:51:51Vous qui y êtes tant
00:51:53le défenseur
00:51:54du général de Gaulle
00:51:55on sait qu'il était
00:51:56à l'origine
00:51:56d'une politique
00:51:58arabe de la France
00:51:59dont on parle encore
00:52:00aujourd'hui
00:52:00est-ce que vous avez
00:52:01le sentiment
00:52:02qu'elle peut être restaurée
00:52:03et que si elle est restaurée
00:52:06elle le sera
00:52:06par le Rassemblement National ?
00:52:08Bien sûr
00:52:08elle doit être restaurée
00:52:10mais il faut aussi faire
00:52:12avec la réalité
00:52:13le général de Gaulle
00:52:14n'était pas confronté
00:52:15en tout cas pas
00:52:15à cette échelle
00:52:17à l'influence islamiste
00:52:20et à la perte de contrôle
00:52:21des régimes laïcs
00:52:23sur l'islamisme
00:52:24c'est-à-dire le général de Gaulle
00:52:25avait affaire
00:52:25à Nasser
00:52:27un certain nombre
00:52:27de dirigeants
00:52:28de gauche
00:52:29des parties basses
00:52:30dans un certain nombre
00:52:30de régimes arabes
00:52:33et n'avait pas à gérer
00:52:34cette cinquième colonne
00:52:35qui est l'islamisme
00:52:36donc aujourd'hui
00:52:37on a deux choses
00:52:38à lutter en même temps
00:52:38on doit refaire
00:52:39une politique arabe
00:52:40de souveraineté
00:52:41des pays arabes
00:52:42de défense de régimes
00:52:43on l'espère laïcs
00:52:45mais il faut bien se rendre compte
00:52:46qu'on doit aussi faire
00:52:47avec l'islamisme
00:52:48voilà
00:52:48le général de Gaulle
00:52:49il avait la Perse
00:52:51laïque en face de lui
00:52:52il n'avait pas
00:52:53le régime des Mollah
00:52:54donc c'est pas
00:52:55la politique arabe
00:52:56en l'occurrence
00:52:56parce que c'est pas
00:52:57un pays arabe
00:52:57mais c'est la politique
00:52:58du Moyen-Orient
00:52:59donc on ne peut pas
00:53:00comment dire
00:53:01un certain nombre de choses
00:53:02ont changé malheureusement
00:53:03de données fondamentales
00:53:04ont changé
00:53:05notamment la capacité
00:53:06des régimes
00:53:07qui sont nos interlocuteurs
00:53:08dans le Moyen-Orient
00:53:09à lutter contre l'islamisme
00:53:11et d'ailleurs le Rassemble national
00:53:12et Marine Le Pen en particulier
00:53:13en premier
00:53:14avait demandé
00:53:15que l'OTAN
00:53:17cesse
00:53:17de comment dire
00:53:18d'être obsédée
00:53:19par un certain nombre
00:53:20de menaces
00:53:20qui n'existent plus
00:53:21mais deviennent aussi
00:53:22un moyen de lutter
00:53:22contre activement
00:53:23l'islamisme
00:53:24et la menace terroriste
00:53:25qui je rappelle
00:53:25a frappé
00:53:26et peut refrapper
00:53:27notre pays
00:53:28aujourd'hui
00:53:29c'est quand même
00:53:29la menace encore principale
00:53:30c'est le régime islamiste
00:53:32et c'est vrai que les événements
00:53:33aujourd'hui la menace principale
00:53:34pour la France
00:53:34c'est le régime islamique d'Iran
00:53:36non non
00:53:37c'est le terrorisme islamique
00:53:38pardon
00:53:38justement
00:53:38il ne faut pas oublier
00:53:39je n'ai pas été clair
00:53:40aujourd'hui justement
00:53:41la crise dans les droits de Hormuz
00:53:42nous fait oublier
00:53:43que la menace principale
00:53:46qui peut frapper
00:53:46à tout moment
00:53:48la France
00:53:48reste la menace islamiste
00:53:50par exemple
00:53:50notre soldat
00:53:51qui est mort en Irak
00:53:53a été frappé encore
00:53:54par des islamistes
00:53:56donc c'est vrai que
00:53:57entraîné
00:53:58par les intérêts américains
00:54:00et un conflit ouvert
00:54:00par les Etats-Unis
00:54:01on oublie
00:54:04les menaces réelles
00:54:05qui menacent
00:54:05qui peuvent frapper
00:54:06la France
00:54:07c'était déjà le cas
00:54:08avec la guerre en Irak
00:54:09la guerre en Irak
00:54:10les Etats-Unis
00:54:11ont mené
00:54:12leurs petites affaires
00:54:14leurs interventions
00:54:15sans se soucier
00:54:15des conséquences
00:54:16pour l'Europe et la France
00:54:17à savoir la création
00:54:18de mouvements islamistes
00:54:19avec un Etat
00:54:20ou un quasi-Etat
00:54:20qui a pu frapper la France
00:54:22de la pire des manières possibles
00:54:23donc on est exactement
00:54:24dans ce même schéma
00:54:24c'est-à-dire que
00:54:25les interventions américaines
00:54:26avec leur propre ajada
00:54:28font diversion
00:54:29dans le pire sens possible
00:54:30de nos propres intérêts
00:54:32et on voit bien
00:54:33que nous sommes entraînés
00:54:33la France
00:54:34on a des soldats
00:54:34qui ont disparu
00:54:35au Liban
00:54:37entraînés
00:54:37dans un conflit
00:54:38sur lequel on n'a pas
00:54:40malheureusement
00:54:40beaucoup de moyens
00:54:41d'action
00:54:42il faut quand même
00:54:43dire les choses
00:54:44telles qu'elles sont
00:54:45donc il y a beaucoup
00:54:45tant que la France
00:54:47n'aura pas restauré
00:54:48une politique de puissance
00:54:49et donc de crédibilité
00:54:52tout ce qu'on pourra se dire
00:54:55resteront sans doute
00:54:55de vaines paroles
00:54:59Emmanuel Macron
00:54:59d'ailleurs l'a dit
00:55:00d'une certaine manière
00:55:01parce qu'il dit
00:55:01pour être respecté
00:55:02il faut être craint
00:55:02bon
00:55:02ce côté viriliste
00:55:04entre deux séances
00:55:06de shadowboxing
00:55:09et de marathon
00:55:10en Afrique
00:55:10absolument grotesque
00:55:12puisque
00:55:12c'est pas une question
00:55:13d'être craint
00:55:13pour être craint
00:55:14c'est pas la peur
00:55:15c'est la crédibilité
00:55:16or la crédibilité
00:55:17c'est la puissance industrielle
00:55:18c'est la puissance agricole
00:55:19c'est l'autonomie financière
00:55:21c'est un budget
00:55:21qui est bien géré
00:55:22et avec tout ça
00:55:23vous avez une armée puissante
00:55:24une diplomatie puissante
00:55:25vous n'avez pas d'armée puissante
00:55:26si vous n'avez pas d'industrie
00:55:27pas d'agriculture
00:55:28et pas d'argent
00:55:29il ne sert à lui pas
00:55:30de vous confler les muscles
00:55:31et malheureusement
00:55:32on ne peut pas photoshoper
00:55:33une armée
00:55:33c'est sûr que c'est plus facile
00:55:34pour monsieur Macron
00:55:35de photoshoper ses biceps
00:55:36que de photoshoper
00:55:38la puissance française
00:55:38alors on l'a vu
00:55:40dans l'actualité
00:55:41c'est aussi évidemment
00:55:42le voyage de Donald Trump
00:55:43en Chine
00:55:43sur plusieurs jours
00:55:44vendredi matin
00:55:45il est rentré
00:55:46on va regarder
00:55:47quelques interventions
00:55:48durant ce voyage
00:55:52les peuples chinois
00:55:53et américains
00:55:54sont deux grands peuples
00:55:55réaliser le grand renouveau
00:55:56de la nation chinoise
00:55:57et rendre sa grandeur
00:55:58à l'Amérique
00:55:59peuvent tout à fait
00:56:00aller de pair
00:56:01se nourrir l'un l'autre
00:56:03et apporter des bienfaits
00:56:04au monde entier
00:56:08nous avons eu plus tôt
00:56:10dans la journée
00:56:11des conversations
00:56:11et des réunions
00:56:12extrêmement positives
00:56:14et productives
00:56:15avec la délégation chinoise
00:56:16et ce soir
00:56:17j'ai l'honneur
00:56:18de vous inviter
00:56:19vous et madame Beng
00:56:20à nous rendre visite
00:56:22à la maison blanche
00:56:23le 24 septembre
00:56:31bon cette rencontre
00:56:32est évidemment très importante
00:56:33parce que c'est pas anodin
00:56:35ce sont deux adversaires
00:56:36sans doute les plus grands adversaires
00:56:38que tient le monde
00:56:41et pour autant
00:56:42ils sont capables
00:56:42de se rencontrer
00:56:43de se voir
00:56:44en plus en terrain non neutre
00:56:46puisque c'est en Chine
00:56:47pour ensuite faire le match retour
00:56:49allez-je dire
00:56:50fin septembre
00:56:51qu'est-ce que ça vous évoque
00:56:52cette rencontre ?
00:56:53mais ce qui m'a impressionné
00:56:54enfin entre autres événements
00:56:56c'est le discours
00:56:57du président chinois
00:56:57qui s'est lui-même réclamé
00:56:59et a repris l'analyse
00:57:00du paradigme de Thucydide
00:57:02à savoir le conflit
00:57:03il y a du Péloponnèse
00:57:05entre une puissance montante
00:57:06et une puissance déclinante
00:57:08ou qui a peur de décliner
00:57:09donc Sparte montant
00:57:10Athènes descendant
00:57:12donc le fait qu'il le verbalise
00:57:13parce que c'est une analyse
00:57:15assez courante
00:57:16des commentateurs
00:57:16mais le fait que le dirigeant chinois
00:57:17lui-même le verbalise ainsi
00:57:19en fait prévient
00:57:20montre qu'il a conscience
00:57:22de ce risque
00:57:23et donc le but n'est pas
00:57:24de rentrer dans ce risque
00:57:25mais bien de tout faire
00:57:27pour le prévenir
00:57:27ce qui est assez intéressant
00:57:29du point de vue chinois
00:57:30parce que sans entrer
00:57:31dans des lieux communs
00:57:34la Chine a toujours eu
00:57:35une conception
00:57:35d'un impérialisme
00:57:37limité
00:57:38à une certaine zone d'influence
00:57:39à ses propres intérêts
00:57:40et donc
00:57:41la vision du monde
00:57:43de la Chine
00:57:43empire du milieu
00:57:44ou considère qu'il est au milieu
00:57:45de sa propre zone d'influence
00:57:47et n'a pas le monde entier
00:57:48comme scène de guerre
00:57:49ou scène de jeu
00:57:50est tout à fait conciliante
00:57:52avec paradoxalement
00:57:53les intérêts américains
00:57:55donc le schéma de tout ça
00:57:56c'est qu'on en revient
00:57:57à ce que je disais
00:57:58l'Europe
00:57:59et la France
00:58:00deviennent la variable
00:58:01d'ajustement
00:58:01d'une entente
00:58:02entre ces deux empires
00:58:04et que visiblement
00:58:05ceux qui pensaient
00:58:06qu'il suffisait
00:58:07d'attendre
00:58:08que les tensions
00:58:09entre la Chine
00:58:09et les Etats-Unis
00:58:10permettent à l'Europe
00:58:11de se faufiler
00:58:12et de limiter les dégâts
00:58:13en seront peut-être
00:58:14pour leurs frais
00:58:15on a le sentiment
00:58:15que c'est tout l'inverse
00:58:16parce que tandis que
00:58:17les Etats-Unis
00:58:18vont peut-être
00:58:19dicter
00:58:19qui sont les ennemis
00:58:20qui sont les adversaires
00:58:21qui sont ceux
00:58:22que l'on doit condamner
00:58:23à qui l'on ne doit plus parler
00:58:25en réalité
00:58:26les Etats-Unis
00:58:26conservent une politique
00:58:27franchement pragmatique
00:58:29en conservant le dialogue
00:58:30avec tous les interlocuteurs mondiaux
00:58:32avec Vladimir Poutine
00:58:33avec le président chinois
00:58:35et l'Union Européenne
00:58:37elle se rabougrit
00:58:38refuse des contacts
00:58:39avec le président Poutine
00:58:40refuse des contacts
00:58:42quasiment maintenant
00:58:43avec Donald Trump
00:58:44en expliquant qu'il est fou
00:58:45comme vous l'avez expliqué
00:58:46tout à l'heure
00:58:49comment vous voyez
00:58:50la suite de tout cela
00:58:52de cette diplomatie européenne
00:58:55qui s'éteint sur elle-même ?
00:58:58Paradoxalement
00:58:58pour reprendre
00:58:59l'exemple de Thucydide
00:59:00on est dans la situation
00:59:01de la Grèce antique
00:59:03c'est-à-dire
00:59:03l'espèce de cité-Etat
00:59:05qui se croit
00:59:06être le centre du monde
00:59:06qui pense que
00:59:07tous les autres appareux
00:59:08sont des barbares
00:59:08et qui sont en train
00:59:09de disparaître
00:59:10de la civilisation
00:59:11et de l'histoire
00:59:12à force de chicanerie
00:59:13de prétention
00:59:14d'arrogance
00:59:15de se soumettre
00:59:16aux dictates
00:59:17des empires
00:59:17qui sont autour d'eux
00:59:18en pensant être indépendants
00:59:20donc paradoxalement
00:59:20vous voyez
00:59:20on pensait
00:59:21que c'était les Etats-Unis
00:59:22qui étaient coincés
00:59:23dans un schéma grec
00:59:24avec les limites que ça a
00:59:25mais moi j'ai l'impression
00:59:26que c'est la France
00:59:27et l'Europe
00:59:28qui est en train
00:59:29de devenir
00:59:29ce que la Grèce
00:59:30a pu être
00:59:31c'est-à-dire
00:59:31une grande civilisation
00:59:33ça reste une
00:59:33la Grèce
00:59:34même quand elle était en déclin
00:59:35restait une source d'inspiration
00:59:36pour la Rome montante
00:59:38ou pour d'autres
00:59:38d'autres empires autour
00:59:40mais en fait on en parlait
00:59:41comme d'un grand-père
00:59:42ou d'une grand-mère
00:59:43sur le retour
00:59:43qu'on avait mis à l'EHPAD
00:59:45qu'on va avoir de temps en temps
00:59:46mais dont on ne s'occupe plus trop
00:59:47et dont on vit sur l'héritage
00:59:49donc aujourd'hui vraiment
00:59:50on est la valeur d'ajustement
00:59:51et dans une arrogance
00:59:54ce qui est très troublant
00:59:55quand on écoute
00:59:55par exemple M. Barrault
00:59:56le ministre des Affaires étrangères
00:59:57français
00:59:58mais quand vous l'écoutez
00:59:59vous avez l'impression
00:59:59qu'il est à la tête
01:00:01de l'Empire galactique
01:00:04alors qu'il est grotesque
01:00:05l'autorité
01:00:08et l'influence
01:00:09de M. Barrault
01:00:10se limite au bâtiment
01:00:11du Quai d'Orsay
01:00:12et encore je ne suis même pas sûr
01:00:13que tout le monde l'écoute
01:00:13dans son propre ministère
01:00:15cette agressivité
01:00:17notamment sur les réseaux sociaux
01:00:18est complètement lunaire
01:00:20je veux dire
01:00:20qui connaît
01:00:21est-ce que M. Barrault
01:00:22pense que M. Kimping
01:00:24ou M. Trump
01:00:25ne connaissent
01:00:25ne serait-ce que son existence
01:00:27donc il faut que tout ce petit monde
01:00:28atterrisse sur Terre
01:00:29fasse son boulot
01:00:31plutôt que de se prendre
01:00:32pour des pans
01:00:33Alors justement
01:00:34le Rassemblement National
01:00:35a souvent expliqué
01:00:36qu'en obtenant
01:00:38le maximum de sièges
01:00:39au sein du Parlement européen
01:00:41une puissance patriote
01:00:43pourrait émerger
01:00:43de Bruxelles
01:00:44on a vu très récemment
01:00:46la défaite
01:00:47de Victor Orban
01:00:48un allié historique
01:00:49allé-je dire
01:00:49de Marine Le Pen
01:00:50aujourd'hui
01:00:51est-ce que ce rêve
01:00:52est toujours réaliste ?
01:00:54Oui je pense qu'il est réaliste
01:00:55mais de toute façon
01:00:56il est nécessaire
01:00:58dans le sens
01:00:58où l'exemple britannique
01:01:00a montré
01:01:01pour ceux qui en doutaient
01:01:02moi cette loi a été maligne
01:01:03ils trouvent que c'était maligne
01:01:04je ne sais pas ça pour être prétentieux
01:01:05mais ils trouvent que c'était maligne
01:01:06que le fait d'être
01:01:08ou pas
01:01:09dans l'absence révélateur
01:01:11dans l'Union Européenne
01:01:13est finalement
01:01:14anecdotique
01:01:14ce qui compte
01:01:15c'est le rapport de force
01:01:15entre les nations
01:01:16qui constituent l'Union Européenne
01:01:17que vous soyez dedans ou pas
01:01:19est finalement un détail
01:01:20la question c'est
01:01:21est-ce que vous défendez
01:01:21vos intérêts
01:01:22dans cette espèce de machin
01:01:24ou est-ce que vous n'êtes pas capable
01:01:25de les défendre
01:01:25est-ce que vous trouvez des gens
01:01:27qui ont plus ou moins
01:01:27la même vision des choses
01:01:29en faisant des alliances
01:01:30comment dire
01:01:31ponctuelles
01:01:31sur tel ou tel sujet
01:01:32Mais quelqu'un vous dirait
01:01:33que vous n'avez pas le choix
01:01:34une fois que vous êtes à l'intérieur
01:01:35il y a les traités
01:01:35vous devez les respecter
01:01:36Oui c'est vrai
01:01:37mais les Royaume-Uni
01:01:37non seulement ils n'ont plus le choix
01:01:38mais ils ne sont même plus dedans
01:01:39Donc il faut sortir
01:01:40Non non
01:01:41c'est que le Royaume-Uni
01:01:41ça n'a pas fonctionné
01:01:42il s'est passé ce que j'avais dit
01:01:43en tant que souverainiste
01:01:44parce que chez les souverainistes
01:01:45il y avait toujours eu
01:01:46ceux qui disaient
01:01:47il faut faire ce qu'on peut faire
01:01:48de l'intérieur
01:01:49et ceux qui disaient
01:01:50il suffit de sortir
01:01:50et tout ira bien
01:01:51je suis désolé
01:01:52l'exemple britannique
01:01:53a montré
01:01:54que ma branche du souverainisme
01:01:57avait raison
01:01:58quand vous êtes dans un astre
01:02:00même un astre mort
01:02:00comme l'Union Européenne
01:02:02vous êtes dans la gravité
01:02:03de cet astre
01:02:04et le Royaume-Uni
01:02:05il est toujours lié
01:02:06d'une façon ou d'une autre
01:02:06à la politique migratoire
01:02:07de l'Union Européenne
01:02:08il en subit
01:02:09la politique commerciale
01:02:10il en subit
01:02:11la politique financière
01:02:12il en subit
01:02:13la politique de décroissance
01:02:15énergétique
01:02:15il en subit les conséquences
01:02:16même s'il n'a plus
01:02:17de strapontin
01:02:19dedans
01:02:19donc la question
01:02:20c'est comment la France
01:02:21récupère
01:02:22on l'a vu sur l'énergie
01:02:23récupère les moyens
01:02:24de ses propres intérêts
01:02:24fait valoir ses intérêts
01:02:26trouve des alliés
01:02:26effectivement on en a perdu un
01:02:28avec Victor Orban
01:02:29mais enfin il a perdu
01:02:30les élections
01:02:30je crois après 16 ans
01:02:32je n'ai pas envie de dire
01:02:33de bêtises
01:02:33de gouvernement
01:02:34on va écouter il y a un moment
01:02:3516 ans de gouvernement
01:02:36il y a ce qu'on appelle
01:02:37l'alternance
01:02:37et puis moi je pense que
01:02:38Réa bien
01:02:39qui ira le dernier
01:02:39j'ai l'impression
01:02:40que le nouveau Premier ministre
01:02:42hongrois
01:02:43pour les wokistes
01:02:45et un certain nombre
01:02:46de cris d'orfée
01:02:47de nos démocraties
01:02:49ils ne vont pas être déçus
01:02:49du voyage
01:02:50et je crois que la politique
01:02:51qui sera prise en Hongrie
01:02:53sera peut-être plus conciliante
01:02:54avec la Commission européenne
01:02:55mais sur l'immigration
01:02:56et sur les mœurs
01:02:57je ne suis pas sûr
01:02:58que ça satisfasse
01:02:59M. Attal
01:03:00et M. Glucksmann
01:03:02on a vu ce qui s'était passé
01:03:03en Pologne
01:03:03où le changement de gouvernement
01:03:05en Pologne
01:03:06n'avait pas changé
01:03:07par exemple
01:03:07la politique migratoire
01:03:09donc en fait
01:03:09on se rend bien compte
01:03:10que les pays de l'Est
01:03:11ils défendent leurs propres intérêts
01:03:12on avait une bonne relation
01:03:13avec M. Orban
01:03:14mais je ne suis pas sûr
01:03:15que la politique hongroise
01:03:17change du tout au tout
01:03:17ils vont juste récupérer
01:03:18le pognon
01:03:18c'est-à-dire
01:03:19parce qu'en fait
01:03:19le vrai enjeu
01:03:20de cette élection
01:03:21c'était que M. Orban
01:03:22n'avait plus accès
01:03:23au fonds européen
01:03:23que le nouveau
01:03:25M. Maguire
01:03:26va récupérer l'argent
01:03:27puis une fois qu'il aura l'argent
01:03:28on va prendre un petit pari
01:03:29on verra ce qu'il fera
01:03:30une fois qu'il aura l'argent
01:03:32on n'est peut-être pas
01:03:32au bout de nos surprises
01:03:34Vous avez dit
01:03:34pour le Royaume-Uni
01:03:35il ne suffisait pas
01:03:36de sortir de l'Union Européenne
01:03:37est-ce qu'on doit comprendre
01:03:37que c'est un préalable
01:03:39et qu'il faut sortir
01:03:40de l'Union Européenne
01:03:41et ensuite mener
01:03:41une politique souveraine
01:03:43en France
01:03:43ou est-ce qu'au contraire
01:03:44on peut le faire
01:03:45en restant au sein
01:03:45de l'Union Européenne
01:03:46aujourd'hui ?
01:03:46Ah non je pense
01:03:47qu'il faut rester
01:03:47au sein de l'Union Européenne
01:03:49et de faire prévaloir
01:03:49nos intérêts au sein
01:03:50parce que là
01:03:51le Royaume-Uni
01:03:51est dans une situation
01:03:52plus difficile qu'avant
01:03:57ils subissent des politiques
01:03:58et ils n'ont plus
01:03:59beaucoup d'influence
01:04:00sur ces politiques
01:04:01alors attention
01:04:02il faut respecter
01:04:03le choix des Britanniques
01:04:03je ne suis pas du tout
01:04:04en train de dire
01:04:04qu'ils ont fait une erreur
01:04:04chaque peuple
01:04:05fait son choix
01:04:06moi en tant que français
01:04:07et le Royaume-Uni
01:04:08était beaucoup moins intégré
01:04:10que la France
01:04:11grâce à Margaret Thatcher
01:04:12et d'autres
01:04:13donc aujourd'hui la France
01:04:14moi je dis souvent
01:04:15vous savez
01:04:16les socialistes
01:04:17disaient avec François Mitterrand
01:04:18que l'euro
01:04:20avait planté un clou
01:04:21dans la main des Allemands
01:04:22mais en fait le problème
01:04:23c'est que sous la main
01:04:23de l'Allemagne
01:04:24il y avait la main française
01:04:25et donc le clou
01:04:26il a été planté
01:04:27il a été planté
01:04:28dans la main de la France
01:04:29et retiré la main
01:04:30quand on a des déficits
01:04:32comme nous avons
01:04:32une dépendance financière
01:04:34une industrie
01:04:34une agriculture
01:04:36qui est au fond du trou
01:04:37malheureusement
01:04:38je pense que ceux
01:04:38qui promettent le Frexit
01:04:40font de fausses promesses
01:04:42qu'aujourd'hui
01:04:43nous n'avons pas
01:04:43les moyens de réaliser
01:04:44et le général de Gaulle
01:04:45l'avait très bien expliqué
01:04:46pour que la France
01:04:47ait de l'influence
01:04:47ce n'était pas une question
01:04:48d'être ou pas
01:04:49dans le marché commun
01:04:50le général de Gaulle
01:04:50n'a pas quitté
01:04:51le traité de Rome
01:04:52c'était que la France
01:04:53soit puissante en Europe
01:04:54et c'est qu'une fois
01:04:55qu'on est puissante en Europe
01:04:56qu'on fait respecter
01:04:56ces atouts
01:04:58qu'on peut
01:04:59dicter ces éléments
01:05:01quand vous êtes un sous-fifre
01:05:02vous pouvez réclamer
01:05:03Frexit, Frexit, Frexit
01:05:04si vous êtes pauvre
01:05:06sans argent
01:05:07sans agriculture
01:05:07sans industrie
01:05:08et que vous n'êtes pas autonome
01:05:10sur votre énergie
01:05:11tout ça c'est du vent
01:05:13c'est du flanc
01:05:13c'est une posture
01:05:16qui à mon avis
01:05:17nous affaiblit collectivement
01:05:18pourquoi ?
01:05:18parce qu'en ayant
01:05:19ces espèces de débats
01:05:20que les souverainistes
01:05:22c'est les spécialistes
01:05:22ça fait 30 ans
01:05:24que comment dire
01:05:25on négocie sur les virgules
01:05:26tout ça n'est pas sérieux
01:05:29et il faut reprendre le contrôle
01:05:31et reprendre le contrôle
01:05:32c'est déjà gagner les élections
01:05:33et rétablir les fondamentaux
01:05:35plutôt que de se perdre
01:05:36et de se chamailler
01:05:38sur des histoires
01:05:39qui font peur aux gens
01:05:40On l'a vu tout au fil de cette émission
01:05:42Jean-Philippe Tanguy
01:05:43les défis ne manqueront pas
01:05:44pour le prochain dirigeant de la France
01:05:47dans moins d'un an
01:05:48nous serons fixés
01:05:49nous saurons
01:05:49qui est à la tête de la France
01:05:51pour un prochain quinquennat
01:05:52aujourd'hui
01:05:53le Rassemblement National
01:05:54ne sait pas encore
01:05:55qui sera son candidat
01:05:56vous le saurez en théorie
01:05:58tout début juillet
01:05:59pour savoir si Marine Le Pen
01:06:01pourra ou non
01:06:02être la candidate
01:06:03du Rassemblement National
01:06:05c'est votre souhait ?
01:06:07Oui bien sûr
01:06:07c'est notre souhait à tous
01:06:09Marine Le Pen
01:06:09est notre candidate naturelle
01:06:11alors on a la chance
01:06:12d'avoir eu une candidate
01:06:14Marine Le Pen
01:06:15qui a toujours anticipé
01:06:16comme elle le disait elle-même
01:06:17le fait qu'elle puisse passer
01:06:18sous un bus
01:06:19entre guillemets
01:06:19et que donc c'est
01:06:20peut-être d'ailleurs
01:06:21parce que c'est une femme d'État
01:06:22a toujours anticipé
01:06:23qu'il y avait une suite
01:06:25et que donc
01:06:25elle a choisi
01:06:27identifié
01:06:28et promu
01:06:28une personnalité capable
01:06:30de prendre la tête
01:06:31du Rassemblement National
01:06:32Jordan Bardella
01:06:33il n'y a pas d'autre exemple
01:06:34je ne connais pas d'autre
01:06:35chef d'une famille politique
01:06:36qui alors qu'elle avait
01:06:37le plus d'influence
01:06:38le plus de pouvoir
01:06:38au sens large du terme
01:06:42préparait sa succession
01:06:43plutôt que de couper la tête
01:06:44de tous les gens
01:06:45qui pouvaient lui faire de l'ombre
01:06:46ce qui prouve déjà
01:06:47qu'elle mérite
01:06:47d'être présidente de la République
01:06:48parce que c'est
01:06:49objectivement
01:06:50on peut critiquer Marine Le Pen
01:06:51moi je comprends
01:06:52évidemment
01:06:53il ne s'agit pas
01:06:54d'être dans la courtisanerie
01:06:55et le fait voilà
01:06:56qu'une femme politique
01:06:57ait montré concrètement
01:06:58qu'elle était capable
01:07:00d'accompagner
01:07:00de souhaiter
01:07:02avoir une succession
01:07:03entre guillemets
01:07:04plutôt que de couper la tête
01:07:05de tous ceux
01:07:05qui pourraient lui faire de l'ombre
01:07:06je crois qu'il n'y a pas d'autre cas
01:07:07moi je le mets au défi
01:07:08ceux qui nous regardent
01:07:09de me donner un autre exemple
01:07:11de personnalité politique
01:07:12qui a eu cette force d'âme là
01:07:13et l'expérience de Marine Le Pen
01:07:15la qualifie je pense
01:07:16pour être présidente
01:07:17et d'ailleurs aussi
01:07:18j'en profite pour dire aussi
01:07:19intellectuellement
01:07:19parce que moi il y a quelque chose
01:07:20qui m'énerve beaucoup
01:07:22je sais qu'elle ne va pas être contente
01:07:23que je le dise
01:07:23mais je le dirai quand même
01:07:26en tant que femme politique
01:07:27en tant que femme d'état
01:07:29nos adversaires
01:07:30et même nos amis
01:07:31reconnaissent à Marine Le Pen
01:07:32une intuition
01:07:33des qualités
01:07:34du charisme
01:07:35et ne lui reconnaissent jamais
01:07:36parce que c'est une femme
01:07:38son héritage intellectuel
01:07:39or Marine Le Pen
01:07:40on l'a vu sur tous les enjeux
01:07:41dont on a eu le plaisir
01:07:43de discuter avec vous
01:07:43aujourd'hui
01:07:44sur la souveraineté énergétique
01:07:45sur le rôle de la mondialisation
01:07:47sur le rôle de l'islamisme
01:07:48comme phénomène
01:07:50et comme analyse
01:07:50a eu raison sur tout
01:07:52c'est pas juste qu'elle a eu
01:07:52des intuitions
01:07:53elle avait analysé
01:07:54le phénomène mondialiste
01:07:56elle avait analysé
01:07:56la menace islamiste
01:07:57elle avait analysé
01:07:58le rôle de la souveraineté
01:08:00bien avant le Covid
01:08:01bien avant la crise en Ukraine
01:08:03bien avant la crise
01:08:04de l'Etre d'Ormousse
01:08:05donc au-delà de son expérience
01:08:06et de ses qualités humaines
01:08:09l'héritage intellectuel
01:08:10le leg intellectuel
01:08:12de Marine Le Pen
01:08:12est très fort
01:08:14Vous avez confiance
01:08:15en la justice de votre pays
01:08:16Jean-Philippe Tanguy
01:08:17vous pensez que Marine Le Pen
01:08:18aura la capacité
01:08:20de se présenter
01:08:21après la décision
01:08:21qui sera prise pour l'appel ?
01:08:23J'ai confiance
01:08:23dans l'innocence
01:08:24de Marine Le Pen
01:08:26Merci beaucoup
01:08:26Jean-Philippe Tanguy
01:08:27Merci à vous
01:08:27Merci à tous
01:08:28de nous avoir suivis
01:08:29j'espère que cette émission
01:08:30vous a plu
01:08:30n'oubliez pas le petit pouce
01:08:32le commentaire bien sûr
01:08:33et puis partagez cette émission
01:08:34au maximum
01:08:35je vous donne rendez-vous
01:08:36la semaine prochaine
01:08:36en attendant
01:08:37portez-vous bien
01:08:39à l'an d'où
01:08:41bravo
01:08:44à l'an d'où
01:08:45à l'an d'où
01:08:47à l'an d'où
01:08:49à l'an d'où
Commentaires

Recommandations