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  • il y a 6 mois
La guerre en Iran secoue déjà les marchés de l’énergie et menace directement l’économie européenne. Le baril de Brent a flambé en quelques heures, et le spectre d’un choc pétrolier à 150 $ plane sur l’Europe. Inflation, hausse des prix à la pompe, pouvoir d’achat en danger… quels impacts pour votre quotidien ? L’économie iranienne, sous sanctions depuis 1979, peut-elle résister aux frappes israélo-américaines ? Qui profite réellement de ce conflit : les États-Unis, Israël, la Russie ou la Chine ?
- Quels scénarios pour le pétrole et le gaz en Europe ?
- L’inflation va-t-elle s’envoler et freiner la croissance ?
- Comment la zone euro et la France peuvent-elles encaisser ce choc ?
- Quelles conséquences pour votre épargne et vos finances personnelles ?
Pour décrypter tous ces enjeux, Jean-François Auzolle, ingénieur centralien et ancien consultant pour un grand groupe français, nous livre une analyse historique et économique.

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Guerre avec l'Iran : l’Europe paie son erreur énergétique ".

Pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade :"Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale" :
https://signups.lachroniqueagora.com/2512576

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Transcription
00:00:10Générique
00:00:18Bonjour à tous, bienvenue dans Politique et Éco.
00:00:22Comme d'habitude, ravi de vous retrouver.
00:00:24Alors nous vivons des moments historiques avec cette nouvelle guerre en Iran
00:00:29qui s'appelait autrefois la Perse
00:00:31et des moments aussi complètement fous pour les économies et les marchés du monde entier
00:00:36pour faire un tour de la situation et pour avoir des informations
00:00:40que vous n'aurez nulle part ailleurs.
00:00:42Nous recevons Jean-François Ozzol.
00:00:45Bonjour monsieur.
00:00:46Bien, bonjour et merci de m'avoir invité.
00:00:50Ça permettra d'apporter du témoignage à ce que j'ai pu voir et connaître de l'Iran.
00:00:56Puisque vous avez une histoire assez personnelle avec ce pays,
00:01:02en dehors d'être ingénieur centralien et ancien consultant pour un grand groupe français.
00:01:08Alors, pour comprendre un petit peu les enjeux de cette guerre en Iran,
00:01:15avec vous Jean-François Ozzol, vous dites qu'au fond,
00:01:19les anglo-saxons n'ont jamais renoncé à ce pays, l'Iran, qu'ils considèrent comme leur dû.
00:01:26– Tout à fait. Alors, si on regarde l'actualité,
00:01:30quand on se penche un petit peu sur l'histoire de l'Iran,
00:01:33on a eu Palavie 1, Palavie 2, et maintenant Hollywood nous propose Palavie 3.
00:01:43Palavie 1, il a pris le pouvoir en 1919.
00:01:46En fait, il s'appelait Palavie Reza Khan.
00:01:48Et puis ensuite, il a changé son nom pour celui de Palavie en 1925.
00:01:54Et à un moment donné, en 1951, le Premier ministre Mozadé a décidé
00:01:59que l'histoire de 18% sur les rentes du pétrole pour l'Iran,
00:02:03ça suffisait, que l'Iran avait à se construire, et que c'était pas juste.
00:02:07Et que donc, il a décidé de nationaliser le pétrole.
00:02:10Mal lui ont l'appris.
00:02:12C'est-à-dire que les anglo-saxons, enfin les anglais ont très violemment réagi.
00:02:18Ils ont commencé à mettre le pays sous embargo,
00:02:22l'amenant au bord de la faillite totale.
00:02:25Et c'est à ce moment-là que Palavie 2 est entré en scène
00:02:28et a pris le pouvoir suite à un coup d'État.
00:02:33Donc, on voit que les anglo-saxons,
00:02:37enfin surtout l'ingénierie américaine, ne change jamais de solution.
00:02:40C'est vrai aussi dans la technologie.
00:02:42Une solution qui fonctionne, et supposée, fonctionne, née à Mitam-Eternam.
00:02:45Les centrales à charbon construites en 1930 aux États-Unis
00:02:48ont été échangées sous Obama.
00:02:50Et bien là, nous avons donc une série de Palavie
00:02:53et des méthodes qui sont similaires.
00:02:56L'Iran n'est pas contente, on la colle sous embargo.
00:03:01financier, de façon à lui créer de très grandes difficultés.
00:03:05Et alors qu'en 1953, c'est les Américains
00:03:08qui n'ont pas suivi les Anglais dans la voie d'une intervention militaire,
00:03:13aujourd'hui, ce sont les Anglais qui ne suivent pas trop les Américains
00:03:15sur cette même voie.
00:03:17Mais le principe est toujours le même,
00:03:20contraindre pas la force pour s'approprier les richesses.
00:03:24Et là, c'est un peu compliqué,
00:03:27parce que l'Iran est un peuple
00:03:29où il y a de très nombreux ingénieurs,
00:03:33qui s'est construit petit à petit,
00:03:38après la révolution provoquée en 1979,
00:03:42dans l'espoir de faire la promotion de l'islamisme
00:03:46afin de faire éclater l'URSS.
00:03:51Il a quand même eu fallu dix ans pour préparer le truc,
00:03:54ça s'est terminé par quatre mois en France,
00:03:56et dans Internet, comme les Anglais ne veulent pas laisser de traces,
00:03:59vous verrez partout que les Roméniens restaient dix ans en France,
00:04:03ce qui est complètement faux.
00:04:04– Il est resté quatre mois en banlieue parisienne.
00:04:06– Voilà, à Nouvelle-le-Château.
00:04:07Bon, comment on écrit l'histoire ?
00:04:09– Alors, pour s'assurer de l'assentiment des peuples
00:04:14à faire quand même ce qui est un crime
00:04:17contre toutes les lois des Nations Unies, etc.,
00:04:19c'est-à-dire attaquer un pays souverain
00:04:21et en plus tuer ses dirigeants,
00:04:23eh bien, il fallait une petite préparation psychologique des esprits,
00:04:28et c'est pour cela qu'avait été fait à l'époque
00:04:30le film « Jamais sans ma fille »,
00:04:32qui a été produit et financé par la CIA,
00:04:37et il est fort, c'est de constater que,
00:04:41consécutivement sans doute aux 700 000 vues
00:04:43de la bonne bourgeoisie française,
00:04:46aujourd'hui, personne n'a jamais cherché à savoir
00:04:50quelle est la réalité de l'Iran,
00:04:52et donc on se permet de détruire ce pays
00:04:55parce que c'est tellement horrible, nous dit-on,
00:04:57avec ces femmes toutes habillées en noir, patati patata,
00:05:01et en fait, non, j'ai un copain là qui rentre
00:05:04il n'y a pas longtemps en Iran,
00:05:05aujourd'hui, à Téhéran, il y a moins de femmes voilées qu'à Paris,
00:05:09et en plus de ça, celles qui portent des foulards
00:05:12plus que des voiles, elles sont de toutes les couleurs
00:05:14possibles et imaginables.
00:05:16Ensuite, c'est offert pour moi par une grande insulte aux Iraniennes
00:05:20en leur disant qu'on va les aider.
00:05:22– Oui, les Iraniennes seraient soumises,
00:05:24restent à la maison, elles ont accès à tous les métiers
00:05:27possibles et imaginables en Iran.
00:05:29– Mais tout à fait, et en plus de ça, pour avoir vécu avec une Iranienne,
00:05:33eh bien j'ai pu constater, comme d'autres aussi,
00:05:35comme l'ambassadeur de Suisse,
00:05:37mais oui, qu'elles ont une dialectique particulièrement développée
00:05:40et que ce ne sont certainement pas des femmes bêtes et soumises.
00:05:44Voilà.
00:05:44– Alors on sait que l'Iran est sous sanctions américaines
00:05:49depuis 1979, comment l'économie iranienne s'est-elle structurée depuis ?
00:05:55– Eh bien, historiquement, l'Iran c'est un pays
00:06:00qui a toujours su faire le dos rond.
00:06:03Il ne faut pas oublier qu'en douce sang et poussière,
00:06:06lorsque Gengis Khan est passé en Iran,
00:06:08il a à peu près détruit le pays.
00:06:10Beaucoup plus efficacement, sans doute, que ne le feront les Américains.
00:06:13C'est-à-dire qu'il a détruit toutes les villes,
00:06:15il a détruit les réseaux d'irrigation,
00:06:17il a tué la moitié de la population iranienne,
00:06:20mais pour autant, petit à petit, l'Iran s'est reconstruite.
00:06:24Elle a eu d'autres moments difficiles dans son histoire,
00:06:27suite à des invasions en Ghan, etc.
00:06:30Mais il y a une spiritualité qui lie tous les Iraniens.
00:06:38Et comme…
00:06:38– Vous parlez du Zoroastrisme ou de l'Islam ?
00:06:41– Non, je parle des conséquences, je dirais, du Zoroastrisme.
00:06:46Donc chez les Zoroastrisme, par exemple,
00:06:48il n'y a pas de différence spécifique entre les hommes et les femmes.
00:06:50Les hommes et les femmes vivent ensemble,
00:06:51et ils doivent faire en sorte de…
00:06:52De même qu'il n'y a pas non plus de séparation
00:06:55entre les choses de la science et les choses de la littérature.
00:06:58Ce sont des choses que nous avons inventées,
00:07:01mais qui n'existent absolument pas chez les Iraniens.
00:07:03Et chez les Iraniens, on sent bien dans la vie de tous les jours,
00:07:08dans la délicatesse de la cuisine,
00:07:10dans la beauté des monuments,
00:07:12dans un rapport à l'architecture,
00:07:14qui n'est pas un rapport de domination.
00:07:16C'est-à-dire que lorsque vous êtes dans la salle d'audience de Persepolis,
00:07:23dont il ne reste que quelques colonnes sur les 72,
00:07:26ces colonnes ne vous expressent pas à la manière dont le ferait
00:07:30des colonnes à Luxor ou dans les temples grecs.
00:07:36– Mais attendez, Jean-François,
00:07:38moi ce que j'entends dans la plupart des médias,
00:07:41c'est que l'économie iranienne est en crise depuis en gros 1979,
00:07:47que cela a des effets sur le pétrole, sur l'inflation,
00:07:49sur le niveau de vie des Iraniens.
00:07:51– Mais ça, complètement.
00:07:52– Ils vivent tous dans une précarité assez importante.
00:07:58– Alors oui, d'autant plus que depuis 10 ans,
00:08:00la pluviométrie a été divisée par 3,
00:08:03et que ceux qui exercent le pouvoir,
00:08:09les omniprésents de l'économie perse, les parzaranes…
00:08:12– Les guides de la révolution, les gardiens de la révolution.
00:08:15– Les gardiens de la révolution.
00:08:16C'est-à-dire, c'est le bras armé des ayatollahs.
00:08:19– Oui, parce qu'on va nous dire,
00:08:22mais Jean-François Oseul,
00:08:23vous êtes un défenseur du régime des Mollahs.
00:08:26– Non, certainement pas.
00:08:27J'ai dit qu'en fait, il voulait, par exemple, Adolf Hitler,
00:08:29quand il a pris le pouvoir,
00:08:31il a pris soin dans la lune et le long couteau
00:08:32de se débarrasser de tous ceux
00:08:34qui l'avaient aidés à venir au pouvoir.
00:08:36En Iran, c'est pas trop culturellement leur truc.
00:08:39Et donc, ils ont choisi de récompenser les parzaranes.
00:08:43Alors le problème, c'est que,
00:08:46aujourd'hui, toute l'économie est contrôlée par les parzaranes
00:08:48et on estime que les parzaranes
00:08:51consomment pour leur train de vie
00:08:5425% du PIB de l'Iran.
00:08:56PIB de l'Iran, qu'on a maintenu à un strict minimum,
00:08:58puisqu'il est à peu près entre un quart et 15%
00:09:02de celui de ses voisins par tête d'habitants.
00:09:05Dans ce contexte-là, il est évident qu'il est très compliqué
00:09:10de développer une économie.
00:09:12Néanmoins, les Iraniens y parviennent.
00:09:14Et dans les technologies de pointe,
00:09:16on peut le dire qu'ils sont omniprésents.
00:09:17La preuve en est, c'est leur arsenal balistique.
00:09:21– Alors dites-nous un mot, justement,
00:09:22sur l'armement iranien, l'économie de guerre,
00:09:25l'économie de la défense.
00:09:26– En fait, en 95, lorsque je suis allé pour la première fois en Iran,
00:09:34j'ai pu constater que les Iraniens avaient confié aux Ukrainiens,
00:09:38qui avaient été licenciés des grandes firmes d'armement
00:09:42de l'URSS présentes en Ukraine,
00:09:45que, alors ce n'était pas dur de s'en rendre compte,
00:09:48parce qu'ils avaient tous hérité, là encore on soigne ses fidèles,
00:09:52d'un 4x4 Land Cruiser grissable,
00:09:56et que sur les montagnes autour de Téhéran,
00:10:01puisque on trouve absolument tout le monde sur les montagnes de Téhéran
00:10:03pendant le week-end, ça va du balayeur du coin au ministre,
00:10:07eh bien, c'était les seuls à posséder ce genre de véhicule.
00:10:09Donc on les voyait comme le nez au milieu de la figure.
00:10:11Eh bien donc, force est de constater que, petit à petit,
00:10:16avec certainement ce que je disais lors d'une précédente émission
00:10:19concernant l'Ukraine, la mutualisation,
00:10:21notamment de la technologie des propulseurs à poudre,
00:10:25l'Iran a été capable, du fait qu'ils ont un corps d'ingénieurs
00:10:31extrêmement performant et bien organisé,
00:10:33de produire des armes balistiques,
00:10:36étant entendu que, pour moi, jeune ingénieur sortant de l'école,
00:10:40en en discutant avec un des généraux de Notre-Dame-Ajord,
00:10:43je lui disais à l'époque que le prochain conflit serait balistique.
00:10:47Je ne crois pas m'être vraiment trompé.
00:10:48Ce n'était pas dit par hasard,
00:10:49c'est parce que quand vous êtes jeune ingénieur pluridisciplinaire
00:10:52et que vous sortez, vous avez tous les ordres de grandeur en tête
00:10:54dans les différentes technologies,
00:10:56et vous vous dites que le meilleur moyen d'aller porter
00:10:58une charge d'explosif à un endroit,
00:11:00ce n'est certainement pas un avion avec des aéroports,
00:11:02des machins, des trucs, etc.
00:11:04Non, c'est de fabriquer un lanceur.
00:11:05– Vous pensez que les Iraniens, en tout cas ceux qui dirigent le pays,
00:11:11Ramenei, se sont trompés en voulant s'engager,
00:11:14en engager l'Iran dans la voie de l'arme atomique ?
00:11:19– Alors attention, la question ne se pose pas ainsi.
00:11:23J'ai eu la chance de passer une soirée
00:11:27chez un avocat iranien, un spécialiste des droits internationaux,
00:11:34qui s'occupait du contentieux de Rodif,
00:11:37puisqu'on a emprunté de l'argent aux Iraniens,
00:11:39et on a oublié de leur livrer l'uranium auquel ils avaient droit,
00:11:44en même temps qu'à l'époque de les rembourse.
00:11:46Alors je ne sais pas où en est ce conflit,
00:11:48ce contentieux plus exactement,
00:11:49mais je vois-t-il qu'il était intéressant,
00:11:52c'est qu'il y avait des gens qui avaient très certainement
00:11:54pignons sur rue en Iran, et même un peu au-delà,
00:11:57et donc il y avait deux sortes de personnes dans l'exécution,
00:12:05ceux qui disaient, tant que l'Iran n'aura pas une arme nucléaire,
00:12:11elle ne bénéficiera d'aucune considération sur le plan international.
00:12:16Or, pour les Perses, les Iraniens,
00:12:21quel que soit leur parti politique,
00:12:24ils sont extrêmement nationalistes.
00:12:28Et en face, il y avait des autres qui disaient,
00:12:31non, constituons d'abord un arsenal balistique,
00:12:40et puis développons notre économie.
00:12:43Alors il est certain que compte tenu de la mauvaise gestion du pays,
00:12:48développer l'économie, ça n'est pas vraiment fait,
00:12:51mais par contre l'arsenal balistique a été développé.
00:12:54Et aujourd'hui, en plus, ce qui s'est passé,
00:12:59c'est que l'Iran a de très nombreuses fois consenti
00:13:01à s'asseoir à des tables de négociation.
00:13:03On lui a à chaque fois expliqué que ce qu'ils avaient signé,
00:13:05ce n'était pas vraiment ce qu'ils avaient signé,
00:13:07que bon, on ne peut pas ci, patate, patate, patate.
00:13:09Le guide a même mis des fatwas pour l'interdiction
00:13:12de l'assemblage d'une bombe nucléaire.
00:13:16Or, le message, je pense, que vous voulez faire passer l'Iran,
00:13:19c'est bien, nous avons été capables d'enrichir de l'uranium à 60%.
00:13:23Vous pouvez constater que ça fait des années qu'on a arrêté là.
00:13:26En plus, il y a la fatwa qui interdit de faire une arme atomique.
00:13:28Donc, nous sommes des grands garçons.
00:13:31Il y a des tas d'autres pays qui possèdent l'arme atomique.
00:13:34C'est-à-dire que, ou bien vous levez vos sanctions
00:13:38et vous renoncez à récupérer votre pétrole que vous avez trouvé en 1908 chez nous,
00:13:44ou bien vous nous associez au commerce international.
00:13:48– Oui, alors il faut savoir que la France, par exemple,
00:13:51avait un très grand marché avec Peugeot en Iran.
00:13:56C'était le premier marché hors de France pour la marque.
00:14:00– Tout à fait. Alors, en plus de ça…
00:14:02– On a renoncé à combien avec ces interdictions de commercer avec l'Iran ?
00:14:07– Déjà, on avait tous les trains, toute la radiodiffusion,
00:14:13donc les voitures, etc.
00:14:15Et ce que je vois aujourd'hui, c'est que moi,
00:14:18ce sont les Indes-Unis qui ont obligé la France
00:14:22à quitter à nouveau l'Iran après la période d'Obama.
00:14:28Et moi, ce que je vois aujourd'hui, c'est qu'au compteur,
00:14:31PSA a 22 milliards de pertes.
00:14:34Alors, ce n'est pas dû qu'à la perte du marché iranien,
00:14:36mais ça n'a certainement pas aidé.
00:14:38Et en plus de ça, pour nous, le temps est passé,
00:14:41c'est-à-dire que les Iraniens ont su développer des moteurs
00:14:45d'excellente qualité, d'après en tout cas un spécialiste de la chose
00:14:49que je connais bien, ils font des véhicules tout à fait corrects
00:14:52qu'ils exportent dans tout le Moyen-Orient.
00:14:54Et puis, c'est pareil dans toutes les autres technologies.
00:14:58J'en discutais à l'époque avec l'ambassadeur de Suisse en Iran
00:15:01qui représente les États-Unis, c'est-à-dire qu'ils sont absolument présents
00:15:04dans tous les domaines, en fait.
00:15:07Mais par contre, nous, nos politiciens et les propagandistes
00:15:11de nos médias qui vont avec en sont restés
00:15:13et font en sorte que le commun des mortels n'en reste à jamais sans ma fille.
00:15:17Bon, moi, je connais des gens qui ne sont…
00:15:19La première fois que je suis allé en Iran,
00:15:22j'ai eu l'impression qu'à Roissy, ma famille m'accompagnait à mon enterrement.
00:15:28Et ils n'ont toujours pas changé d'état d'esprit depuis,
00:15:32ce qui est quand même relativement grave.
00:15:33Ils ont oublié, ça leur a évité de visiter un très beau pays,
00:15:36mais c'est un peu dommage avec des gens absolument adorables.
00:15:38Bon, maintenant, par rapport à cette situation,
00:15:46on ne voit pas très bien…
00:15:48D'abord, les anglo-saxons, une fois de plus,
00:15:51ont prouvé qu'ils ne renonçaient jamais à aller chercher
00:15:57ce qu'ils considéraient comme leur dû,
00:15:59quelles que puissent en être les conséquences.
00:16:01Le problème, c'est qu'à force de prendre les autres pour des imbéciles,
00:16:05il y a quand même un principe élémentaire en matière de guerre,
00:16:08c'est de ne jamais sous-estimer son adversaire.
00:16:11À quoi assistons aujourd'hui ?
00:16:12Tous les jours, on nous explique que les Iraniens sont foutus,
00:16:16que le flux des missiles diminue.
00:16:19Hier soir, il a tellement diminué
00:16:21qu'Israël n'a jamais reçu autant de missiles dans la même journée.
00:16:24Et puis, je crains fort que ce ne soit pas terminé,
00:16:26parce que quand on connaît un peu l'Iran,
00:16:28l'Iran, c'est quoi ?
00:16:30C'est d'un point de vue géologique, j'entends.
00:16:32C'est un immense plateau qui a une altitude moyenne de 1000 mètres,
00:16:38chacune des grandes villes étant une immense oasis
00:16:43constituée par une dépression dans ce plateau,
00:16:45avec l'eau du plateau ruisselle pour aller dans l'oasis,
00:16:51et les fleuves ne vont jamais jusqu'à la mer.
00:16:53C'est-à-dire pour Iraniens,
00:16:54comme dans un certain nombre de pays d'ailleurs dans le monde,
00:16:57l'idée d'une rivière qui va jusqu'à la mer, ça n'existe pas.
00:16:59Or, ces grandes oasis sont entourées de montagnes et de falaises assez importantes,
00:17:07ce qui fait qu'il est évident que là-dedans,
00:17:10les Iraniens ont très certainement planqué tous leurs équipements.
00:17:18– Vous avez entendu un général iranien, il y a peu,
00:17:23annoncé qu'ils avaient commencé par user leur vieux stock de missiles
00:17:28pour tirer sur les bases américaines de la région et sur Israël,
00:17:32et que les missiles construits à partir de 2012,
00:17:35ils en avaient encore tout un stock et que tout était prêt à être lancé.
00:17:39– Mais c'est très certainement vrai.
00:17:40En plus de ça, il faut voir que, alors que l'Occident est dans une logique
00:17:44« je suis plus fort que toi, ferme ta gueule, sinon je t'écrase »,
00:17:47c'est-à-dire qu'on est en plein dans l'Ancien Testament,
00:17:50eh bien, les Iraniens, ils ne cherchent pas tellement à tuer.
00:17:54D'abord, ils savent très bien que s'ils tuent beaucoup d'Américains,
00:17:56ça va mettre tout le peuple américain contre eux,
00:17:58ce qu'ils peuvent faire sans aucun problème.
00:18:00Quand vous êtes capable de balancer à 5 mètres près
00:18:03des engins qui ont 2 tonnes d'explosifs brisants à l'intérieur,
00:18:06vous pouvez bien imaginer que dès lors que vous savez
00:18:08que dans un bâtiment se trouvent 100 ou 200 personnes,
00:18:12il n'y a pas grand monde qui va sortir vivant de l'affaire.
00:18:15Donc, ils ont choisi de ne détruire que, si vous voulez,
00:18:18pour battre un ennemi, il y a plusieurs façons,
00:18:20vous pouvez essayer de lui casser les jambes, etc.,
00:18:22mais vous avez une autre façon, c'est de lui crever les yeux.
00:18:26Actuellement, il faut bien savoir que le système patriote
00:18:28est un système très primitif, en fait.
00:18:30– Le système d'armement américain ?
00:18:32– Non, il y a plusieurs niveaux dans le système d'armement américain.
00:18:35C'est-à-dire que les patriotes, dont on nous rebat les oreilles depuis Perpète,
00:18:39sont en fait des engins qui sont directement hérités
00:18:41des munitions qui avaient été développées
00:18:43pour descendre les avions au kamikaze japonais.
00:18:46C'est-à-dire que quand elles passent à proximité d'un aéronef,
00:18:49dès qu'elles calculent qu'elles s'en éloignent, elles éclatent.
00:18:51Ce qui fait que même si elles passent à 10 mètres de l'aéronef,
00:18:54elles explosent et elles peuvent le faire tomber.
00:18:56Par contre, le problème du patriote,
00:18:58c'est qu'il doit être lancé très précisément dans la bonne direction.
00:19:01À partir du moment où tous les radars d'approche ont été détruits,
00:19:04vous ne tirez des patriotes qui n'ont plus une précision suffisante
00:19:08pour réellement atteindre leur cible.
00:19:10Parce que déjà, vous avez toutes les chances
00:19:13de passer très loin de la cible en fait.
00:19:15Puisque vous n'êtes plus capable de savoir
00:19:16de quelle direction vient le missile.
00:19:18– Donc est-ce que cela induit ce que vous êtes en train de dire ?
00:19:20– Ça veut dire que le stock, on nous parle toujours de stock,
00:19:23ils ont des stocks de munitions, ils n'en ont pas.
00:19:24Je veux dire, aujourd'hui, je crains fort que pour l'Occident,
00:19:27les stocks de missiles patriotes, les munitions PAC-2 et PAC-3
00:19:32ne servent plus du tout à quoi que ce soit.
00:19:34Surtout que les missiles iraniens des dernières générations
00:19:36sont connectés avec les systèmes de surveillance russes et chinois
00:19:40et qu'ils sont capables de dire aux missiles,
00:19:42Coco, t'es suivi, Coco, tu vas t'en prendre un.
00:19:44Et à ce moment-là, les missiles iraniens ont des capacités
00:19:46de manœuvre d'évitement, c'est-à-dire qu'ils font des virages
00:19:49beaucoup trop serrés pour que les patriotes puissent les suivre.
00:19:51Donc ça veut dire que dans nos arsenaux, aujourd'hui,
00:19:52je crains fort que par rapport aux nouvelles munitions iraniennes,
00:19:54on puisse comptabiliser pour zéro le système patriote.
00:19:58– Est-ce que vous pouvez nous expliquer, Jean-François Oseul,
00:20:01pourquoi Donald Trump, à 8 mois de ses fameuses élections de mi-mandat,
00:20:06s'est engagé dans cette guerre ?
00:20:08Quel est son objectif économique ?
00:20:10– Alors, pour moi, il est clair, c'est ce que je disais
00:20:12lors de l'émission consacrée au Venezuela,
00:20:15c'est que les Anglo-Saxons ont entrepris
00:20:18de confisquer l'énergie au restant du monde.
00:20:21Et c'est-à-dire à faire passer tout le monde sous leur fourche codine
00:20:23pour payer le prix de l'énergie,
00:20:25ce qui leur permettrait à l'occasion de payer leurs dettes,
00:20:27parce qu'ils en ont quand même accumulé,
00:20:29aujourd'hui, je crois, plus de 40 000 milliards,
00:20:32en contraignant tout le monde à payer,
00:20:35et de ce fait, en détruisant l'industrie de pays comme l'Europe,
00:20:39qui a encore une capitalisation très importante,
00:20:42qui aujourd'hui, grâce à nos gouvernements socialisants successifs,
00:20:46cette capitalisation est utilisée pour garantir des emprunts faits
00:20:53pour payer des prestations sociales
00:20:55qu'on ne sait plus payer par création de valeurs ajoutées.
00:20:59Donc, par ce biais-là,
00:21:02les États-Unis sont en train de saigner l'Europe,
00:21:05ils vont finir par y arriver,
00:21:07parce que, par exemple, BASF a installé
00:21:09toutes ses usines chimiques maintenant en Chine.
00:21:13Donc, il est très important que la Chine se mette à payer très cher le pétrole,
00:21:18parce qu'aujourd'hui, du fait des embargos,
00:21:22les producteurs de pétrole, notamment l'Iran,
00:21:26même le Venezuela et la Russie,
00:21:28sont obligés de consentir des dumpings énormes sur leur pétrole.
00:21:32Ce qui fait que nous, d'un côté,
00:21:33nous augmentons le prix de notre énergie
00:21:35en jouant avec des moulins à vent et puis des miroirs.
00:21:39– Les photovoltaïques et éoliennes.
00:21:42– Éoliennes.
00:21:43Alors que les Américains, ils restent au classique,
00:21:46et que, donc, le prix de notre énergie ne cesse d'augmenter,
00:21:50et d'un autre côté,
00:21:51la pression mise sur les approvisionnements chinois
00:21:55fait que le prix de l'énergie, pour eux, n'arrête pas de baisser.
00:21:59Bon, sachant qu'on délocalise une entreprise
00:22:02pour 0,5% de coût de production en moins,
00:22:04eh bien là, nous, on en est à x3, voire x4 pour l'énergie,
00:22:07qui représentait 3% avant,
00:22:09ce qui fait qu'il est sur le papier,
00:22:12nos entreprises, sur le marché mondial, sont mortes.
00:22:15Puisqu'elles sont bien capables de se battre.
00:22:18Aujourd'hui, j'ai discuté récemment avec quelqu'un
00:22:21qui travaille dans une des dernières usines sidérurgiques françaises,
00:22:25la plus vieille de toutes, qui datait du XVIe siècle,
00:22:27a dû fermer ses portes, parce qu'elle n'est pas dur.
00:22:29Il dit, on ne sait plus fabriquer de l'acier ordinaire en France.
00:22:34On ne fait que des aciers spéciaux.
00:22:35La guerre avec l'Iran et l'Ukraine, ça leur va bien,
00:22:38parce que les carnets de commandes sont pleins.
00:22:40Seulement, dans la durée, ça, ça ne va nulle part.
00:22:44Donc, nous avons des États-Unis triomphantes,
00:22:47et pour Trump, il est urgent pour avoir des résultats.
00:22:50– De recapitaliser.
00:22:52– De recapitaliser.
00:22:53– Et puis, vous nous parliez la dernière fois aussi du fait que le pétrole iranien
00:22:57est un pétrole léger qui se marierait parfaitement avec le pétrole vénézilien
00:23:02qui est lui beaucoup plus lourd.
00:23:03– Oui, voilà.
00:23:03– Donc, assembler les deux serait un…
00:23:05– Oui, ça fait un bon produit de base pour les raffineries.
00:23:10– Oui.
00:23:10– Tout à fait.
00:23:11D'ailleurs, l'Iranian light, normalement, c'est le produit qu'on mélange
00:23:14avec le pétrole vénézilien pour arriver à en faire quelque chose de bien.
00:23:18– Donc, les Chinois, aujourd'hui, et les Russes,
00:23:21comment tirent-ils partie de cette guerre ?
00:23:24Que se passe-t-il derrière ?
00:23:26Que disent-ils les dirigeants chinois et russes à l'Iran ?
00:23:30– Je pense qu'à l'Iran, vous savez, quand vous faites la guerre
00:23:35et que vous êtes un peu sérieux, déjà, vous n'annoncez jamais ce que vous faites.
00:23:39C'est une règle de base.
00:23:41Ou alors, vous parlez pour dire des bêtises.
00:23:43Moi, ce que je crois aujourd'hui, c'est qu'il est certain
00:23:45que, de même que le ciblage en Russie par les Ukrainiens
00:23:51ne peut se faire que sans l'aide, la coopération directe même,
00:23:56pour le pilotage des missiles des Européens, des Américains en particulier,
00:24:04eh bien, les Russes, les Iraniens, je pense,
00:24:08ont un niveau de technicité suffisant pour fabriquer les missiles, etc.
00:24:11Ils n'ont pas encore la couverture satellitaire, cela se constate,
00:24:16pour pouvoir les guider.
00:24:17Donc, il est évident pour moi que les données de ciblage sont fournies
00:24:22et par les Chinois et par les Russes.
00:24:24– Mais on a un détroit d'Hormuz aujourd'hui bloqué
00:24:28et dont la Chine est en train de pâtir.
00:24:32Donc, quelles sont les conséquences pour la Chine
00:24:36de ce blocage du détroit d'Hormuz ?
00:24:38– Les conséquences pour la Chine,
00:24:40bon, je ne sais pas quelles sont les capacités disponibles en Russie,
00:24:45mais je pense qu'il y en a énormément en matière de pétrole.
00:24:48Donc, je dirais, bon, ils ont certainement quelques pétroliers
00:24:50qui sont pris dans la NAS, là, actuellement,
00:24:52qui n'arrivent pas à bouger.
00:24:53Mais je ne pense pas que les Chinois soient les plus pressés
00:24:59de sortir de cette situation.
00:25:02Parce que, nous, on a déjà le problème
00:25:04que le canal de Suez est fermé.
00:25:08Ce qui veut dire que, déjà, notre économie doit avaler
00:25:12pour partir de Chine, pour venir jusqu'à nous,
00:25:15le passage par le sud de l'Afrique.
00:25:20Tout ça, si je ne me trompe pas,
00:25:22ça se fait en utilisant du pétrole.
00:25:24Et si le pétrole, il est dans les Émirats,
00:25:29ou en Iran, peu importe,
00:25:31eh bien, ça veut dire qu'il faut aller le chercher
00:25:34beaucoup plus loin.
00:25:35Et qu'évidemment, d'aucuns nous attendent,
00:25:38notamment les Américains avec le pétrole vénuséla,
00:25:40et ils nous attendent avec des factures.
00:25:41Et ce n'est pas nous qui faisons vraiment
00:25:43le montant des dites factures.
00:25:46Donc, je pense que là, on est en situation…
00:25:48À ce petit jeu, la Chine a des chances
00:25:51de s'en sortir beaucoup mieux que nous.
00:25:54Et que Trump, contrairement à ce qu'il pensait,
00:25:59n'a pas la puissance militaire pour mettre à genoux l'Iran.
00:26:04– Alors, on va parler, évidemment,
00:26:07des conséquences économiques pour la zone euro
00:26:09et pour la France.
00:26:10Mais on voit que depuis les frappes,
00:26:13le début de ces frappes américano-israéliennes
00:26:16sur l'Iran, les marchés de l'énergie
00:26:18sont en ébullition.
00:26:19On a vu le baril de Brent faire des sauts,
00:26:23atteindre 120 dollars avant de redescendre
00:26:25à 83 dollars.
00:26:27Il est actuellement à l'heure où on enregistre
00:26:29autour de 97 dollars.
00:26:31Pourquoi les marchés jouent-ils à ce point du yo-yo ?
00:26:34– Eh bien, écoutez, pour avoir fréquenté un peu
00:26:36des traders, donc on ne va pas rentrer dans les détails
00:26:39ni les secrets, mais il est certain que sur le marché,
00:26:43il y a toujours des gogos à tondre.
00:26:46Donc, lorsque vous passez…
00:26:48– Les gogos à tondre, c'est nous qui faisons
00:26:50notre plein à la pompe ?
00:26:51– Non, les gogos à tondre, ce n'est pas ça.
00:26:53Ce sont les gens qui jouent sur les options,
00:26:55sur les marchés, des choses comme ça.
00:26:56Vous faites passer sous…
00:26:58– Trump a déclaré qu'il avait bientôt terminé la guerre
00:27:02et du coup, on a vu le marché redescendre.
00:27:05– Oui, mais nous sommes dans les spectacles
00:27:06d'ombre chinoise, si je puis dire.
00:27:08C'est-à-dire que là, il y a des gens qui,
00:27:12sous prétexte d'avoir de bonnes informations,
00:27:15prennent des positions à terme sur le marché du pétrole,
00:27:19dont en fait, ils ne savent absolument pas
00:27:20ce qu'il va en advenir.
00:27:22Et puis, que ça soit à la montée ou à la descente,
00:27:25ils peuvent se faire baiser pareil.
00:27:26Vous pouvez leur faire savoir, sous le manteau,
00:27:30éventuellement en les faisant payer,
00:27:32comme je l'avais vu dans le domaine de l'immobilier,
00:27:33il y avait des lettres confidentielles à 400 000 francs à l'époque.
00:27:37Ça fait quand même 60 000 euros le bout de papier.
00:27:39Pour dire n'importe quoi, et vous avez des gens
00:27:41qui sont tellement, je dirais, pas professionnels
00:27:45dans l'exercice de leur fonction,
00:27:47alors qu'ils sont supposés l'être,
00:27:49qu'ils vont se laisser influencer par ce truc-là.
00:27:52En plus, s'ils ont un petit billet au passage,
00:27:54ou même beaucoup de petits billets,
00:27:55je ne pense pas que ça soit forcément.
00:27:57Au moment où ce n'est pas leur argent, tout va bien.
00:27:58Donc je crois qu'actuellement, nous sommes dans une période hyper spéculative,
00:28:02et surtout nourrie d'une très très grande désinformation,
00:28:07et qui ne peut rien nous apporter de bon.
00:28:10Alors la France a quand même un avantage sur d'autres pays,
00:28:12c'est que grâce au général de Gaulle et à la politique nucléaire...
00:28:15On a de la réserve pour trois mois en pétrole et en gaz, c'est ça ?
00:28:19Voilà, disons qu'à Manosque, pour avoir travaillé sur le sujet,
00:28:25il y a de quoi alimenter en gaz le quart sud-est de la France pendant six mois.
00:28:34La France, entre guillemets, ne consomme qu'un million et demi de barils par jour.
00:28:40Sachant que les barils, les tonnes et les mètres cubes, ce n'est pas pareil.
00:28:44Je ne sais plus, je ne sais jamais exactement,
00:28:46mais grosso modo, il faut cinq barils pour faire un mètre cube.
00:28:48C'est-à-dire que, comme on a 14 millions de mètres cubes de stockage d'hydrocarbures,
00:28:55on multiplie par cinq, donc on a à peu près, en réalité,
00:28:5960 millions d'hydrocarbures de réserve.
00:29:03Ce qui nous permet de tenir, parce que notre consommation en milieu,
00:29:07ça fait 300 000 mètres cubes, si je ne dis pas de bêtises, par jour.
00:29:13Enfin, bon, le calcul est peut-être faux, ce n'est pas très grave.
00:29:15Enfin, disons que nous avons de quoi tenir grâce à nos centrales nucléaires
00:29:19et au fait que nous sommes le pays d'Europe qui a le plus d'énergie hydroélectrique disponible.
00:29:24Donc, pas de pénurie à court terme, sauf que cette guerre est peut-être partie pour durer.
00:29:28– Attention, il y a un petit bémol à ça, notamment.
00:29:32Pour nous, oui, je pense que ça se passera mieux que pour nos autres partenaires européens.
00:29:37Sachant qu'on stocke d'ailleurs quand même une partie du pétrole européen à Manos.
00:29:40Mais par contre, ce qu'il faut bien voir, c'est que grâce à l'imbécilité des histoires d'avoir,
00:29:50par exemple,
00:29:51fermé Fessenheim sous la pression, entre guillemets, amicale de nos amis allemands,
00:29:56eh bien, on se retrouve avec un très gros déficit.
00:29:59Alors, il faut savoir aussi que les énergies renouvelables, ça marche.
00:30:04Allez, on va faire un prix à 30%.
00:30:06– Un tiers temps ?
00:30:07– Un tiers temps, en étant extrêmement optimiste.
00:30:10Mais que les deux tiers temps, il faut que ça soit autre chose.
00:30:13– Eh bien, c'est le nucléaire.
00:30:14– Le nucléaire, quand il peut.
00:30:15Et sinon, normalement, parce que ce qui pose un très grand problème
00:30:19dans l'injection des énergies renouvelables, c'est que…
00:30:22– Le nucléaire supporte mal les hausses et les baisses de production.
00:30:28– Si vous voulez, grosso modo…
00:30:29– Il faut que ça marche à énergie constante.
00:30:30– C'est plutôt fait pour ça.
00:30:32Et surtout, le problème, c'est que quand vous avez du vent qui arrive,
00:30:35la météo peut vous le dire, vous pouvez vous le dire 3, 4, 5, 6 heures avant.
00:30:39Ce qui fait que vous pouvez mettre en place des turbos internateurs
00:30:43qui fonctionnent au gaz, qui sont à 100% de la puissance
00:30:46au bout de 6 minutes à peu près.
00:30:48Sauf qu'une centrale nucléaire, non, il y faut plutôt la semaine pour arriver à ça.
00:30:51– Jean-François Ozzol, on a le chef économiste de la Banque Centrale Européenne,
00:30:56Philippe Laine, qui a déclaré que l'inflation pourrait s'envoler
00:31:01et que l'activité de la zone euro ralentirait en cas de guerre prolongée au Moyen-Orient.
00:31:08Donc on se dirige vers une période de stagflation.
00:31:11Je rappelle ce que c'est que la stagflation, c'est de l'inflation avec une croissance faible, voire nulle.
00:31:17Je rappelle que l'inflation dans la zone euro est actuellement à 1,9%.
00:31:21J'entends certains prédirent une inflation pour cette année au global à 3,2%.
00:31:28Pourquoi cette guerre peut-elle durer ?
00:31:31– Eh bien cette guerre peut durer parce que la sortie de crise,
00:31:36maintenant qu'il est établi que le potentiel militaire ne sert pas à grand-chose en affaire,
00:31:44ne peut être obtenue que par une solution politique.
00:31:50– La solution politique, ça suppose qu'on arrive à mettre d'accord
00:31:56les différentes entités iraniennes entre elles.
00:32:00Là, ce n'est pas gagné.
00:32:02Parce que les Iraniens sont extrêmement individualistes,
00:32:06ce qui leur pose des problèmes même tout simplement dans le cadre de l'organisation du travail.
00:32:11Maintenant, mettre d'accord tout le monde…
00:32:15– Il n'est pas question de faire un référendum en marrant ?
00:32:18– Disons que la solution préparée de façade pour justifier la saison 3 des Palavis,
00:32:28elle est récité le petit doigt sur la couture du pantalon par l'empereur en devenir, si je puis dire.
00:32:37Mais ce quoi ? Il manifeste, pour ceux qui connaissent un peu,
00:32:40que son programme, ce n'est que le dépouillement de ce qu'on appelle des interviews non-directives,
00:32:51et qu'en aucun cas une interview non-directive vous permet de faire réellement un choix pour une direction politique.
00:32:59– Déjà, alors, dans le programme proposé, je ne rentre pas dans le détail de ces mesures
00:33:06qui quelque part font rigoler quand on les émunère,
00:33:08c'est tellement de bonne volonté, etc.
00:33:13Mais la réalité, quelle est-elle ?
00:33:16Les passes d'un an, 25% du PIB.
00:33:20Est-ce que demain, alors qu'ils tiennent les flingues,
00:33:24ils vont se départir de leurs avantages ?
00:33:27Ça, ce n'est pas certain.
00:33:30Il est certain que, et chez eux, et chez des religieux, très certainement,
00:33:39il y a des gens qui ont envie que les choses s'arrêtent.
00:33:42Pour que les choses s'arrêtent, ça veut dire quoi ?
00:33:43Ça veut dire qu'il faut une période de transition.
00:33:48Pas la vie qui n'est pas un imbécile.
00:33:51Il connaît l'histoire d'Amid Karzai, puisque…
00:33:54– L'Afghan ?
00:33:55– L'Afghan, les mêmes ont essayé…
00:33:57– Placés par les Américains ?
00:33:58– Oui, bien sûr, c'est l'Aaron Corporation qui a choisi l'heureux candidat.
00:34:02Mais dans les faits, il a beau être Pashtoun,
00:34:04issu d'une famille nanani nanana,
00:34:07il a un profil qui est un peu celui de pas la vie.
00:34:10Mais il n'a rien pu faire.
00:34:12– Et moi, ce que je veux savoir, Jean-François Ozol,
00:34:14c'est si aujourd'hui, l'économie iranienne peut tenir
00:34:17sous les bombardements américano-israéliens.
00:34:20– Moi, si vous voulez, je ne saurais par rapport à ça que…
00:34:24– Je sais que vous n'avez pas de boule de cristal ?
00:34:26– Non, je n'ai pas de boule de cristal.
00:34:27Mais par exemple, j'étais très heureux d'écouter…
00:34:29Écoutez, on va faire un peu de…
00:34:31Excusez-moi, de publicité pour vos concurrents.
00:34:34Il y a Scott Reiter qui, ce matin, a donné…
00:34:37Enfin, il a enregistré une conférence en disant
00:34:39« L'Iran tire toujours ».
00:34:40Et ce qui est très intéressant…
00:34:41– C'est un ancien soldat américain, Scott Reiter.
00:34:43– Oui, c'est-à-dire que Scott Reiter,
00:34:44il a participé à l'organisation de l'opération en Irak.
00:34:47Et il a été sur le terrain, il a commandé des hommes au front.
00:34:50Et après, en tant qu'inspecteur des armements de l'ONU,
00:34:53il a pu visiter tous les sites d'impact des attaques américaines.
00:35:01Il a dit… Ce qu'il a dit à l'époque qu'il a fait virer de l'armée,
00:35:04c'est qu'il a dit… Écoutez, vous nous dites qu'on est très bons,
00:35:07qu'on atteint tous nos objectifs.
00:35:08C'est marrant parce qu'en face, le débit des missiles ne diminue pas.
00:35:11Donc ce matin, il constatait que le débit des missiles iraniens
00:35:13avait augmenté.
00:35:16Donc lui, ce qu'il dit en tant que militaire,
00:35:18et ça me paraît tout à fait de bon sens,
00:35:19si le débit des missiles augmente,
00:35:21c'est qu'on n'a pas ciblé les bonnes cibles.
00:35:24En plus, il dit…
00:35:26Maintenant, on va passer à l'attaque économique.
00:35:28Il dit « Quand j'ai visité ce qu'on avait détruit en Irak,
00:35:33eh bien j'avais plein de bâtiments cassés, ça c'est tout à fait sûr.
00:35:36Sauf que dedans, il n'y avait aucun matériel. »
00:35:38C'est-à-dire qu'il dit…
00:35:39Il dit « Je pense… »
00:35:41Je suis totalement en phase avec ce monsieur.
00:35:43Il est évident que les Iraniens ont évacué
00:35:45tous les matériels précieux de production économique
00:35:50dans des lieux sûrs.
00:35:52Que donc, là, pour le moment,
00:35:53c'est très bien pour les marchands d'armes
00:35:55parce que ça fait consommer des munitions
00:35:57avec des missiles qui sont tirés
00:35:59qui valent entre 2, 4 et 10, 12 millions la bête.
00:36:02Ça vaut le coup d'en saupoudrer quelques-uns.
00:36:04Et puis après, on fait des annonces,
00:36:06on voit des grands nuages de fumée, etc.
00:36:08Un grand nuage de fumée.
00:36:09Je dis toujours la batterie de Bricebeck,
00:36:11qui était une des batteries allemandes face au débarquement.
00:36:13Elle s'est prise sur la tête 4 500 tonnes de bombes
00:36:17à titre de préparation du débarquement.
00:36:20Le jour du débarquement,
00:36:21ils ont commencé par couler direct un croiseur américain
00:36:26et à J-15, ils étaient encore en train de tirer.
00:36:29Donc je pense qu'en réalité,
00:36:30on ne va pas vraiment atteindre le potentiel.
00:36:32Il semble qu'il n'y ait plus davantage cette année en Iran.
00:36:35Donc ça sera toujours ça qui va améliorer.
00:36:37– On nous présente un petit peu les choses
00:36:39depuis le début de ce conflit en Iran,
00:36:43en expliquant que l'Iran allait imploser
00:36:47dans les 5, 4 à 6, 5 prochaines semaines,
00:36:51selon ce qu'avait déclaré Donald Trump.
00:36:53Est-ce qu'il est possible finalement
00:36:54que les Américains et les Israéliens
00:36:57repartent, si je puis dire, la queue entre les jambes ?
00:37:00– Écoutez, on a balancé…
00:37:02Évidemment, quand on crée des conditions économiques mauvaises
00:37:05dans un pays,
00:37:05qu'en plus on a la météo avec soi,
00:37:07que les gens ont faim,
00:37:09il est évident qu'ils sont mûrs
00:37:11lorsqu'on les excite un peu,
00:37:14surtout avec des terminaux Starlink,
00:37:15dont carrément au Congrès,
00:37:17il y a quelqu'un qui a dit
00:37:19qu'ils en avaient distribué 30 000, je crois en Iran.
00:37:22– Les réseaux, les téléphones…
00:37:23– Les téléphones, oui, satellitaires,
00:37:25les téléphones de messeignes.
00:37:27Alors là, effectivement,
00:37:28on arrive à provoquer beaucoup de choses.
00:37:30Ce qui est intéressant aussi,
00:37:31quand je dis que l'histoire se répète,
00:37:32dans Palavie 2.0,
00:37:39Palavie 2.0,
00:37:40quand il est parti,
00:37:41il l'a fait tirer pendant 24 heures dans la foule
00:37:44par l'armée.
00:37:46Alors on pense qu'il y a eu au moins 4 000 morts.
00:37:49Alors ce n'est pas un concours, me direz-vous,
00:37:51mais il est évident que dans les gens
00:37:53qui ont réprimé les manifestations,
00:37:56il y a beaucoup de personnes
00:37:59qui ont eu des membres de la famille tués,
00:38:00alors qu'ils habitaient dans des bidonvilles
00:38:02absolument insalubres,
00:38:04qui ceinturaient complètement Téhéran
00:38:06à l'époque de Palavie 2.0,
00:38:09et qu'évidemment,
00:38:10ils avaient certainement,
00:38:11très certainement,
00:38:12des comptes à régler.
00:38:12– Mais parlez-nous d'aujourd'hui.
00:38:14– Non, non, mais aujourd'hui,
00:38:15moi, je voulais, encore une fois,
00:38:17je ne suis pas sur place,
00:38:18je dis que l'Iran, aujourd'hui,
00:38:20grâce à la météo,
00:38:21va se trouver en condition
00:38:21de nourrir un peu mieux les gens.
00:38:23Je pense que vu le choc, quand même,
00:38:26il y a évidemment des chances
00:38:28pour que les gens soient enclin
00:38:31à s'asseoir autour d'une table,
00:38:32la question, c'est pour combien de temps ?
00:38:35– Oui.
00:38:35– Bon, donc, dans la solution proposée,
00:38:37le prince héritier a accepté
00:38:40de prendre l'intérim pour un an
00:38:41et que soit organisé, ensuite,
00:38:44un référendum pour que le peuple
00:38:47puisse choisir le type de constitution
00:38:49qu'il souhaite,
00:38:51mais une proposition extrêmement importante
00:38:53qui fait partie de son plan,
00:38:55c'est que les gardiens de la révolution,
00:38:57les Pazahans, soient intégrés dans l'armée.
00:39:01Ça, c'est déjà fait dans la résolution
00:39:03d'autres conflits, mais, bon,
00:39:06en tout cas, c'est un élément
00:39:08qui permettrait, très important,
00:39:10qui permettrait de déverrouiller la situation.
00:39:12Maintenant…
00:39:12– On a besoin de savoir, pour terminer,
00:39:14Jean-François Ozzol,
00:39:15quelles vont être les conséquences
00:39:16de cette guerre en Iran
00:39:18sur la zone euro,
00:39:20sur sa croissance,
00:39:21sur le pouvoir d'achat des Français,
00:39:24sur notre épargne,
00:39:25avec le tout des finances françaises
00:39:29dans un État catastrophique.
00:39:30Alors, sur la situation économique,
00:39:33on a au gouvernement un ministre
00:39:34qui s'appelle Serge Papin,
00:39:35qui est le ministre du commerce,
00:39:38du pouvoir d'achat, etc.,
00:39:39et qui nous assure qu'il n'y aura aucun impact.
00:39:41– Bon, alors, déjà…
00:39:42– Un optimisme…
00:39:43– Déjà, c'est un mensonge éhonté.
00:39:47Et pourquoi ?
00:39:48Parce que, concernant l'agriculture,
00:39:52il y a un truc qui est très important,
00:39:53puisqu'il permet de garantir 30%
00:39:55de la productivité de l'agriculture,
00:39:57ça s'appelle les engrais.
00:39:59Pour des questions,
00:40:00des postures idéologiques, écolo,
00:40:02totalement stupides,
00:40:04l'Europe ne produit plus d'engrais.
00:40:06C'est tellement moins cher
00:40:08de le faire produire au Qatar
00:40:09ou dans les pays du Golfe,
00:40:12que bien que la dernière usine,
00:40:14je crois, qui existait aux Pays-Bas,
00:40:16a fermé.
00:40:17– Donc, maintenant,
00:40:19où l'agriculture européenne
00:40:22va-t-elle aller chercher de l'engrais ?
00:40:24L'engrais, il est quelque part
00:40:27dans le détroit d'Hormuz
00:40:28et peut-être même qu'il va terminer
00:40:30dans l'eau du détroit d'Hormuz.
00:40:32L'engrais, c'est pareil.
00:40:35Contrairement à ce que semble croire Bruxelles
00:40:37dans ses directives,
00:40:38l'agriculture, c'est pas…
00:40:40Il n'y a qu'un faucon
00:40:41au jour qui a été idéologiquement déterminé.
00:40:44Les engrais, c'est l'heure d'en mettre
00:40:48peut-être même trop tard pour certaines cultures.
00:40:50Mais maintenant, il y en a sans doute
00:40:53qui sont en route, qui vont finir d'arriver
00:40:54en ayant fait le tour de l'Afrique.
00:40:56Maintenant, pour la suite des événements,
00:40:59pour par exemple les plantations de maïs,
00:41:00si le problème n'est pas résolu très rapidement,
00:41:03eh bien on fera sans engrais.
00:41:05– Mais sur l'approvisionnement énergétique,
00:41:07on a le président Poutine
00:41:08qui a récemment menacé l'Europe
00:41:10de couper les livraisons de gaz
00:41:12vers notre continent.
00:41:14Et puis Bruxelles, je lisais ça dans le Figaro,
00:41:17qui rejette tout assouplissement
00:41:18des sanctions contre le pétrole russe
00:41:20pour réduire les prix.
00:41:21– Non, mais de toute façon,
00:41:24nous avons des gens qui dirigent
00:41:26la Commission européenne
00:41:27ont tous, en tant que descendants
00:41:29pour la plupart, pour beaucoup d'entre eux
00:41:31en tout cas de familles nazies,
00:41:32des comptes à régler avec la Russie.
00:41:33– Vous êtes en train de nous dire
00:41:34qu'Ursula von der Leyen avait un grand-père
00:41:37qui était dans l'armée du Troisième Reich.
00:41:41– Son mari, c'est encore pire,
00:41:42j'en ai déjà parlé.
00:41:43Mais il faut savoir que 80% des Allemands
00:41:45tués au combat pendant la Seconde Guerre mondiale
00:41:47ont été tués en Russie.
00:41:50C'est-à-dire que quand on dit
00:41:52que la Russie n'est pour rien
00:41:54dans la fin de la Seconde Guerre mondiale,
00:41:57il faudrait peut-être regarder le décompte.
00:41:59– Mais où est-ce que vous voulez en venir
00:42:00quand vous nous dites que
00:42:02les gens de la Commission européenne ?
00:42:04– Oui, je veux, c'est-à-dire
00:42:06qu'ils sont dans des postures idéologiques
00:42:11pour offrir une revanche à leur famille,
00:42:13à mon avis, quelque part,
00:42:14parce que d'un point de vue logique,
00:42:16ça n'a pas de sens.
00:42:17Donc, nous avons encore Nord Stream
00:42:19qui n'est pas forcément très compliqué à réparer,
00:42:22dès lors qu'on a le matériel pour.
00:42:23Mais le problème, c'est que si on ne veut rien faire,
00:42:26eh bien, je vous dis, une fois que les insecticides,
00:42:32les engrais ne sont pas produits,
00:42:34eh bien, si on se prend un moins 30% à terme
00:42:37sur notre production agricole,
00:42:39dire que les prix agricoles ne vont pas augmenter,
00:42:42on se moque de qui, là ?
00:42:44Sans compter que, bon, le diesel, etc.,
00:42:46les taxes écolo, je ne sais pas,
00:42:47ils nous ont collé 6 centimes de plus,
00:42:48je crois, de plus sur les hydrocarbures, etc.
00:42:51font que, à un moment donné,
00:42:53vous ne pouvez plus créer de valeur ajoutée
00:42:55avec les prix qui vous sont consentis.
00:42:58Donc, on va où, là ?
00:42:59– Sur le pouvoir d'achat, Jean-François Oseul,
00:43:01on a une inflation française à 1% en février,
00:43:07elle est à 2% en Allemagne,
00:43:09elle risque de s'envoler pour toute l'année,
00:43:11je le disais tout à l'heure, à 3,2%.
00:43:13Ça veut dire quoi pour le pouvoir d'achat des Français ?
00:43:16– Le pouvoir d'achat, ça veut dire
00:43:17qu'il va diminuer encore un peu plus.
00:43:18– On nous a déjà augmenté de 13 centimes en 24 heures
00:43:23dès le début du conflit en Iran sur les prix à la pompe.
00:43:27– Oui, mais je veux dire, le truc,
00:43:30c'est que les entités qui bénéficient de tout ça
00:43:33sont totalement déconnectées de quelque chose
00:43:35qui pourrait ressembler à l'intérêt général.
00:43:37– Et puis, on a des taxes sur les carburants
00:43:39qui représentent 60% du total.
00:43:42– Oui, plus que ça, je crois.
00:43:42– La TICP, la TVA, et puis la TVA sur la TICPE.
00:43:47– Tout à fait.
00:43:47Et puis, en plus, comme on a décidé de taxer à mort
00:43:49notre, comment ça va, en plus, c'est des pourcentages
00:43:53de notre énergie électrique,
00:43:56comme dans un kilowattheure éolien,
00:43:58il y a 70% de kilowattheure thermique,
00:44:02ça veut dire que non seulement le prix de la partie thermique
00:44:05du kilowattheure éolien augmente,
00:44:07mais en plus, elle augmente,
00:44:10augmentée elle-même, par le pourcentage de taxes.
00:44:13Donc, nous sommes dans une spirale, je dirais, totalement débile.
00:44:18– Est-ce qu'on a une spirale totalement débile,
00:44:21comme vous dites, qui risque de faire imploser la zone euro ?
00:44:24Quand on voit l'état catastrophique des finances en France,
00:44:28ou même, bon, l'Allemagne, c'est pas encore ça,
00:44:30mais enfin, l'Allemagne, il déguste avec le prix de l'énergie
00:44:33qui a explosé depuis l'Ukraine.
00:44:35Est-ce que cette guerre en Iran, si elle dure,
00:44:39elle serait susceptible de faire exploser la zone euro ?
00:44:42– Disons qu'à partir du moment où vous avez de plus en plus
00:44:48de difficultés à emprunter de l'argent sur le marché mondial,
00:44:51la dette française qui a été mise en vente,
00:44:53j'ai pas suivi les détails récemment,
00:44:56elle a trouvé preneur, coup-ci, coup-ça.
00:44:58Bon, à partir du moment où les pays de golf
00:45:02se rendent compte qu'ils sont les dindons de la farce
00:45:05et qu'ils décident éventuellement de ne plus racheter nos dettes,
00:45:09à qui les vantons ?
00:45:11C'est là qu'est le grand problème.
00:45:13Et qui plus est, si on relève les taux,
00:45:20eh bien, le marché obligataire va s'effondrer.
00:45:23Comme une bonne partie du portefeuille des ménages français
00:45:27est constituée par des obligations…
00:45:31– C'est-à-dire, vous parlez de l'assurance-vie des Français ?
00:45:33– Oui, de beaucoup de Français, en tout cas.
00:45:35Parce que, eh bien, à partir du moment où toute l'histoire
00:45:38de la stabilité de la zone euro est bâtie indirectement
00:45:40sur ce genre de bonimont…
00:45:42– De produits, oui.
00:45:43– Eh bien, à la sortie, à partir du moment,
00:45:48ceux qui seront capables de servir des intérêts
00:45:50qui peuvent, pourquoi pas, aller à 5%,
00:45:53alors évidemment, on me dira que je ne suis pas un spécialiste,
00:45:56ce n'est pas moi d'en décider, etc.
00:45:56Mais à un moment, quand vous n'avez plus les moyens
00:46:00d'acheter l'ordre social sur le marché,
00:46:03puisqu'en France, on achète l'ordre social,
00:46:05la paix sociale, excusez-moi,
00:46:07eh bien, à partir du moment où vous n'avez plus les moyens
00:46:08d'acheter la paix sociale,
00:46:10ah bien là, ça ne va pas très bien, là.
00:46:13Ça ne va pas très bien se passer.
00:46:14– Est-ce que, in fine, pour conclure cette émission,
00:46:17Jean-François Oseul, c'est cette guerre en Iran
00:46:20qui voit le triomphe des BRICS absolus
00:46:23et l'Occident qui est en train de dépérir en phase terminale ?
00:46:28– La phase terminale de l'Occident,
00:46:30elle a trop de capitalisation en stock
00:46:31pour qu'on puisse directement parler de phase terminale.
00:46:35La question, c'est est-ce que nous allons être capables
00:46:38de renoncer à notre idéologie ?
00:46:43– C'est laquelle, notre idéologie ?
00:46:45– Notre idéologie, aujourd'hui,
00:46:46notre idéologie, c'est décarboner l'économie.
00:46:49– Alors, s'il y a encore des gens…
00:46:51– Et de vouloir prendre l'énergie chez les autres.
00:46:55– Oui, non, mais s'il y a encore des gens
00:46:56qui sont assez stupides,
00:46:58c'est ce que je disais déjà dans une de nos dernières émissions,
00:47:01pour croire que les guerres du monde
00:47:04ne sont pas que des guerres des hydrocarbures
00:47:07et que le blablabla, les hydrocarbures, c'est fini,
00:47:12il faudrait quand même qu'ils se rendent compte
00:47:14qu'actuellement, entre l'Ukraine
00:47:17et la guerre au Moyen-Orient,
00:47:20ce sont des centaines, voire des milliers de milliards
00:47:23qui vont être engloutis,
00:47:24pour défendre quoi ?
00:47:26Les hydrocarbures.
00:47:28Donc, il est complètement pervers, aujourd'hui…
00:47:31– Mais ça, c'est le cas des Européens,
00:47:32les Américains, ils veulent continuer à faire du business
00:47:35avec les hydrocarbures.
00:47:36– Oui, mais nous, nous, Européens, occidentaux d'Europe.
00:47:39– Nous, Européens, si on n'est pas assez intelligents
00:47:42pour comprendre que l'avenir est dans les hydrocarbures
00:47:45et certainement pas dans,
00:47:47puisqu'on en a pour plus d'un millier d'années encore,
00:47:50a priori, et certainement pas dans les énergies renouvelables,
00:47:54qui sont actuellement le poids qui nous tire au fond de l'eau,
00:48:00– Eh bien, oui, on va aller à la faillite totale.
00:48:06– Oui, mais on entend que l'Europe est en faillite.
00:48:10Moi, depuis que je suis né, j'entends qu'on est en faillite
00:48:12et qu'on est en crise et qu'on ne va jamais se relever
00:48:14et puis on est toujours là.
00:48:16On continue de creuser, en fait.
00:48:18– Oui, mais tant qu'on ne paye pas nos dettes,
00:48:19on n'a pas payé nos dettes,
00:48:20parce qu'il y a des gens qui sont assez naïfs ou gentils
00:48:23ou pervers, je ne sais pas,
00:48:25pour continuer à nous prêter de l'argent.
00:48:27Simplement, là, les pays du Golfe, ils s'aperçoivent de quoi ?
00:48:30On leur a dit qu'on les protégeait contre des Iraniens
00:48:33qui n'ont jamais eu l'intention de les attaquer.
00:48:36On leur a vendu des tas de matériel hyper performants,
00:48:39une protection qui, manifestement, ne leur sert à rien.
00:48:41Ils ont perdu, même pas une semaine de guerre,
00:48:43au moins 7 milliards d'équipements militaires.
00:48:46Je crois qu'on n'est plus tellement crédibles, non ?
00:48:49Alors, évidemment, vous me direz,
00:48:51les Émirats, ils ont un autre problème,
00:48:53les pays du Golfe, c'est à qui prêter l'argent ?
00:48:56Ben, c'est peut-être pas forcément idiot
00:48:58de construire un peu des choses en Afrique,
00:49:00un peu davantage, avec des gens plus sérieux
00:49:01que ceux qui sont actuellement au pouvoir,
00:49:03et puis, pourquoi pas, développer à fond l'Asie,
00:49:07la partie est de l'Asie,
00:49:08des zones comme l'Indonésie,
00:49:10qui sont déjà assez avancées,
00:49:12mais qui peuvent aller beaucoup plus loin.
00:49:13Mais en tout cas, investir chez des gens qui travaillent
00:49:16et qui ont suffisamment d'intelligence
00:49:21pour comprendre qu'à partir du moment
00:49:23où on veut échanger, que c'est le moteur de notre…
00:49:27ce qui nous permet de manger tous les jours,
00:49:29eh bien, si on se met en situation
00:49:30de ne plus avoir rien à offrir dans l'échange,
00:49:33ben, que devient-on ?
00:49:35On peut toujours dire qu'on va faire des bordels en France
00:49:37et puis qu'ils seront installés à côté de casinos
00:49:40dans des endroits sympas et où on bouffera bien,
00:49:42mais est-ce que c'est suffisant à faire manger des gens
00:49:45qui travaillent effectivement moins de 30 heures par semaine ?
00:49:48– Je n'en suis pas certain.
00:49:50– Merci Jean-François Oseul.
00:49:51Ce sera les mots de la fin de notre entretien ensemble.
00:49:55Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:49:57En attendant que nos dirigeants reviennent
00:50:00à un petit peu plus de sagesse,
00:50:03vous pouvez tout de suite retrouver
00:50:04la chronique économique et financière
00:50:07de Philippe Béchade.
00:50:07Et quand on se retrouve la semaine prochaine,
00:50:09à bientôt, salut.
00:50:29Bonjour et bienvenue pour ce rendez-vous hebdomadaire
00:50:34de décryptage de l'actualité économique et géopolitique
00:50:37en mode affranchi, et je salue tous les abonnés de TV Liberté
00:50:42pour cet épisode que je vais intituler
00:50:45« C'est pas le tout de se tromper,
00:50:48encore faut-il persévérer ».
00:50:51Bon, voilà l'illustration de ce proverbe latin.
00:50:58Errare humanum est perseverare diabolicum.
00:51:03Et oui, on s'est trompé, on continue.
00:51:06Ursula von der Leyen l'a avoué mardi dernier.
00:51:12Éteindre les centrales nucléaires en Allemagne, en Belgique,
00:51:18demander à la France d'en faire autant,
00:51:20c'était une erreur.
00:51:23Oui, on s'en rend compte maintenant
00:51:25que nous n'avons plus de gaz via Nord Stream,
00:51:30que la Russie envisage même de couper carrément le robinet
00:51:34avant la deadline du 1er janvier 2027,
00:51:41et nous pourrions ne plus avoir de gaz du Qatar.
00:51:45Alors certes, ça ne représente peut-être que 20%
00:51:48de nos approvisionnements en Europe.
00:51:51Pour la France, je crois que ça tourne autour de 7.
00:51:54Mais je ne serais pas étonné que ça soit bien davantage,
00:51:58parce que Total Energy exploite justement le grand champ gazier
00:52:04partagé par le Qatar et l'Iran, le gisement South Parse.
00:52:10Donc Ursula von der Leyen dit qu'on n'aurait peut-être pas dû éteindre toutes les centrales.
00:52:14Il faut dire qu'au début du 1er quinquennat d'Emmanuel Macron,
00:52:21il était question d'éteindre carrément 15 réacteurs.
00:52:26Je me souviens de ces déclarations de Brune Poisson,
00:52:30confirmées par le Premier ministre Édouard Philippe.
00:52:34Il fallait dans les 10 prochaines années fermer,
00:52:39je crois que c'était 14 réacteurs,
00:52:41et on allait commencer donc par enfin fermer Fessenheim,
00:52:45qui venait juste d'être rénové.
00:52:48Bon, Fessenheim, c'était quand même bien utile pour l'industrie allemande,
00:52:52mais heureusement, heureusement, eux, ils ont le charbon.
00:52:58Engie, elle, a fermé son dernier réacteur nucléaire en Belgique,
00:53:05et là aussi, eh bien, l'appoint se fait grâce au nucléaire français,
00:53:09mais également grâce au charbon allemand.
00:53:13Bon, ce contexte, vous, vous le connaissez,
00:53:16mais le problème, c'est qu'il n'est pas question aujourd'hui
00:53:21de remettre en route les centrales nucléaires d'Allemagne,
00:53:24car les Allemands ont pris le soin de détruire les tours de refroidissement.
00:53:30Vous savez, c'est un petit peu comme quand on brûle ses vaisseaux.
00:53:33Et l'Europe n'envisage pas non plus de développer de nouvelles tranches nucléaires
00:53:40et donc de réduire les investissements dans les moulins à vent,
00:53:46dans les champs de panneaux photovoltaïques qui ne produisent rien au nord de l'Allemagne.
00:53:51Non, on continue plein pot sur l'éolien offshore
00:53:57qui produit un kilowatt, non, plutôt un mégawatt à 250 euros
00:54:05contre à peine 50 euros pour le mégawatt sorti d'une centrale nucléaire.
00:54:13Alors, Ursula von der Leyen évoque des mini réacteurs nucléaires,
00:54:18ou un petit peu du type de ceux qui équipent les sous-marins et les porte-avions.
00:54:24Mais combien de temps va-t-il falloir pour les développer ?
00:54:27Au moins 5 ans.
00:54:29Bon, c'est peut-être pour ça aussi qu'on n'arrête pas complètement
00:54:31la construction des champs d'éoliennes offshore,
00:54:35sauf que c'est se garantir une électricité très chère sur le long terme,
00:54:41alors qu'avec le nucléaire, on devrait pouvoir rester autour de 50 euros le mégawatt.
00:54:49Alors, les problèmes énergétiques aujourd'hui ?
00:54:51Bon, pour l'Europe, nous avons environ 3 mois de réserve.
00:54:56L'Europe et l'AIE envisagent de libérer 400 millions de barils sur les 1 200 que nous possédons.
00:55:05Mais ça va très, très vite.
00:55:08Ça ne va pas permettre 400 millions de barils de dépasser une vingtaine de jours de consommation.
00:55:17Les pays qui sont les plus à l'abri de problèmes énergétiques,
00:55:22c'est bien sûr naturellement les États-Unis qui sont autosuffisants,
00:55:26aussi bien en gaz qu'en pétrole.
00:55:30Les monarchies du Golfe, eh bien elles, elles n'ont pas trop de problèmes énergétiques,
00:55:34mais elles ne peuvent plus exporter, donc leur problème devient carrément économique.
00:55:39Les Émirats, il n'y a plus un avion qui décolle, pareil pour le Qatar.
00:55:43Et le trafic aérien, c'était pratiquement 25% des recettes.
00:55:49Et aux Émirats, vous rajoutez en plus le tourisme.
00:55:53Donc, pas de problèmes énergétiques,
00:55:55mais de gros, gros problèmes budgétaires en vue pour les pays du Golfe
00:55:59si la guerre se prolonge.
00:56:01La Chine, eh bien c'est, vous vous en doutiez peut-être,
00:56:05la plus prudente, la plus prévoyante.
00:56:09Elle a un an de réserve pétrolière devant elle
00:56:12et en peut-être neuf mois de réserve de gaz.
00:56:16Le Japon est numéro deux.
00:56:18Il aurait également neuf mois de réserve de carburant.
00:56:22J'en reviens donc à l'Europe.
00:56:24Trois mois.
00:56:25Mais il y a pire.
00:56:26L'Inde, ce n'est que deux mois.
00:56:29Et l'Inde vient donc de demander à l'Iran l'autorisation d'emprunter le détroit d'Hormuz
00:56:37sans se prendre un missile ou une torpille.
00:56:41Parce que, souvenez-vous, le jeudi 11 mars,
00:56:46trois bateaux ont été touchés, dont un bateau philippin.
00:56:50Et donc, le panache de fumée se voyait à des dizaines de kilomètres de part et d'autre du golfe
00:56:58Persique.
00:56:58Donc, tout le monde a bien compris le message.
00:57:01Donc, l'Inde a demandé la permission de faire transiter ses pétroliers,
00:57:05voire ses métaniers par le détroit d'Hormuz.
00:57:08La Chine, elle, elle a bien sûr cet accès libre,
00:57:11car la Chine, comme vous le savez, collabore avec l'Iran,
00:57:15notamment pour le ciblage des installations militaires américaines dans le Golfe.
00:57:22Alors évidemment, les États-Unis osent pas trop protester,
00:57:26parce que les Américains, eux, fournissent toutes les coordonnées GPS aux Ukrainiens
00:57:33pour bombarder et éliminer des soldats russes.
00:57:39Et la Russie et la Chine sont évidemment alliés, comme vous le savez.
00:57:43Donc, au niveau géopolitique,
00:57:46on a l'impression quand même que les États-Unis se sont mis dans un sacré guépier.
00:57:50La guerre très, très courte, eh bien, elle a déjà maintenant une quinzaine de jours.
00:57:56Les capacités iraniennes semblent à peu près intactes.
00:58:01Il n'y a pas de baisse d'intensité dans les bombardements.
00:58:05Et surtout, l'Iran ne veut pas entendre parler de négociation de paix.
00:58:10Ils veulent venger la mort du guide suprême, l'ayatollah Khameini,
00:58:16et d'une bonne partie de sa famille.
00:58:18Son fils qui lui succède aurait lui-même été blessé.
00:58:21Mais pour l'instant, donc, il ne s'est pas exprimé.
00:58:23On ne sait pas encore où il est, ni dans quel état de santé.
00:58:28Mais il est clair que l'Iran n'a pas l'intention de cesser de sitôt.
00:58:33Et on peut imaginer que le but de l'Iran,
00:58:36ce n'est pas seulement de fermer le détroit d'Hormuz aux bateaux occidentaux
00:58:40et laisser passer les pétroliers des pays qui sont ses alliés.
00:58:47L'Iran veut peut-être viser plus loin et faire beaucoup plus mal,
00:58:52c'est-à-dire à l'économie américaine, aux économies européennes,
00:58:57et surtout peut-être provoquer une forte chute de Wall Street.
00:59:02Et là, plus qu'une défaite militaire qui sera évidemment masquée par la propagande,
00:59:09nous avons gagné, les Iraniens, on a tout cassé chez eux.
00:59:12Oui, mais si les Iraniens parviennent à casser Wall Street,
00:59:17l'administration Trump pourra dire tout ce qu'elle veut,
00:59:21que cette opération ait un succès, que ça sécurise le Proche-Orient.
00:59:27On voit bien que ça n'est pas le cas.
00:59:29Eh bien si Wall Street se casse la figure,
00:59:32c'est toute l'administration Trump qui se cassera également à la figure.
00:59:37Et le parti républicain pourrait être plombé pour plusieurs années,
00:59:42voire peut-être une décennie,
00:59:44pour avoir approuvé une guerre absurde sans but préétabli,
00:59:52pour des motifs que l'on sait maintenant mensonger,
00:59:55puisqu'on sait que c'est Jared Kushner, Steve Witkoff, Marco Rubio,
01:00:01qui ont fait pression sur Donald Trump pour qu'il donne son feu vert à une opération
01:00:06que l'on ne qualifie pas de guerre.
01:00:08Car s'il s'agissait effectivement d'une guerre,
01:00:10Trump aurait dû demander l'autorisation au Congrès.
01:00:13Il ne l'a pas fait.
01:00:15Attention au boomerang revenant dans le bureau de la Maison Blanche.
01:00:20Pour vous remercier de votre fidélité,
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01:00:30face à la montée des tensions géopolitiques
01:00:33et qui pourrait même déboucher sur une nouvelle guerre mondiale.
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