- il y a 5 semaines
Jeudi 23 avril 2026, retrouvez Xavier Chapard (Stratégiste, LBP-AM), Patrice Gautry (Chef économiste, Union Bancaire Privée) et Igor de Maack (Dirigeant - Associé, VitalEpargne) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:05Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Xavier Chapard est à nos côtés, stratégiste chez LBPAM.
00:17Bonsoir Xavier.
00:17Bonsoir Grégoire.
00:18Patrice Gautry nous accompagne, chef économiste de l'Union bancaire privée.
00:21Bonsoir Patrice.
00:22Bonsoir.
00:23Et Igor Demac est également en notre compagnie, directeur associé chez Vital et Pagnes.
00:28Bonsoir Igor.
00:28Bonsoir Grégoire.
00:29C'est un peu le thème de cette séance.
00:30La microéconomie reprend le dessus.
00:32Le jeudi est traditionnellement une grosse journée de publication quand on est dans la saison des résultats et des points
00:38d'activité.
00:39Et c'est vrai que c'est d'ailleurs ces résultats qui soutiennent aujourd'hui un indice comme le CAC
00:4540 par exemple.
00:46Oui alors ce sont des résultats du premier trimestre qui intègrent un mois de guerre,
00:51même si c'est le mois je pense qui était le plus douloureux et le plus violent.
00:55Donc un résultat d'entreprise ça se lit de manière.
00:58C'est une lecture du passé et ça donne ou pas une vision sur l'avenir et donc une révision
01:05au nom des objectifs annuels des sociétés.
01:08Il semblerait quand même que les prix du pétrole demeurent assez élevés, que ça va impacter pas mal de secteurs.
01:15Donc qu'est-ce qu'on regarde dans les publications ?
01:17On regarde les secteurs qui ne sont pas concernés, ou en tout cas positivement par le Moyen-Orient.
01:22Donc évidemment l'énergie qui est un très grand contributeur de bénéfices par action des indices.
01:27On regarde les secteurs qui ne sont pas trop attaqués par l'IA ou qui en profitent,
01:31sachant que la technologie est aussi un très gros secteur contributeur en masse de profit, notamment aux Etats-Unis.
01:37Et puis on regarde aussi un des gros secteurs, la banque, qui a beaucoup bénéficié des mouvements de marché et
01:44du trading.
01:45Donc globalement je dirais que pour l'instant on a plutôt une vision assez positive de ce qui sort,
01:51même si on peut dire que Carrefour c'est décevant, mais il y a un peu de croissance organique.
01:55Il faut voir ce que les titres avaient fait aussi, il faut voir les attentes.
01:57Il y a toujours un peu d'excès.
02:00L'Oréal, Sanofi, qui sont des poids lourds, donnent quand même une bonne idée de ce qu'on va avoir
02:08sur la côte.
02:10Évidemment le secteur du transport va souffrir, il y a des consommations qui vont quand même aussi souffrir.
02:17Mais la micro est là et elle devrait continuer de driver les marchés s'il n'y a pas d
02:21'accidents majeurs, nouveaux,
02:24de manière géostratégique ou militaire.
02:27Il faudra quand même voir l'impact du prix du baril et son impact inflationniste pour tous les consommateurs et
02:33aussi les marges des entreprises.
02:35Est-ce que c'est cohérent à ce stade de voir, non seulement à travers cette saison de publication de
02:39résultats,
02:40mais de voir y compris ces dernières semaines à travers la crise du Golfe, des révisions à la hausse de
02:46perspectives bénéficiaires ?
02:48Encore, c'est le mouvement qu'on voit depuis le début de l'année qui n'a pas été stoppé
02:52par la guerre.
02:53Est-ce que c'est lié à quelques secteurs clés, effectivement, gros contributeurs ?
02:57Ou est-ce que ça peut être une anticipation un peu plus générale qu'on aura, y compris en Europe
03:04cette année, une croissance réelle des bénéfices ?
03:06Je pense que je ne mettrais pas aujourd'hui un billet sur une poursuite massive sans accout de la révision
03:12à la hausse des bénéfices, c'est trop tôt.
03:14Mais on a des très gros secteurs, la techno, la banque et l'énergie, en masse, de capitalisation financière,
03:21qui, elles, semblent assez protéger ou bénéficier de cet environnement.
03:25Donc, ça peut tout à fait, en termes d'indices, mais comme vous savez qu'il y a une grande
03:29disparité au sein des indices,
03:31et donc, il y a de quoi faire en termes de gestion.
03:34Mais généralement, on ne peut pas dire qu'on s'attend à une accélération de la macro,
03:38parce que la micro, ça vient quand même de la macro.
03:39Oui, il y a quand même un léger lien entre les deux.
03:42Oui, j'espère.
03:44Je ne sais pas ce qu'on fait ici cet après-midi, mais ça, ça risque quand même d'être
03:48la question sur le deuxième trimestre.
03:50Xavier, comment ? Alors, à la faveur des publications de résultats, on a vu quand même les indices recouper très
03:55vite les maigres pertes,
03:57j'allais dire, qui ont été générées par la crise du Golfe, parce qu'on n'a pas dû avoir
04:00des corrections de plus de 10%, je crois,
04:02sur les premières semaines de conflit.
04:04Tout ça a été rattrapé très, très vite.
04:05Est-ce qu'on met ça sur la forme d'une forme de complaisance, quand même, pour le dire ainsi,
04:12du marché actions ?
04:13Ou est-ce que c'est la réalité fondamentale, mathématique, du marché et du marché actions tel qu'il fonctionne
04:19normalement ?
04:20Pour moi, il y a trois raisons du rebond plus rapide qu'attendu des marchés actions.
04:25La première, c'est le scénario pour le Golfe qui, des marchés, comme on le voit dans les futurs du
04:30pétrole, qui est plutôt favorable.
04:32Nous, c'est en ligne avec notre scénario central, mais c'est quand même un scénario plutôt optimiste sur la
04:36décrue des années à partir de l'été.
04:38Et dans ces cas-là, ça ne remet pas en cause le cycle macro global.
04:42Ça l'abîme un peu, mais ça ne le remet pas totalement en cause.
04:46La deuxième raison, c'est qu'on avait un début d'année très, très fort et des révisions haussières.
04:49Là, on a eu juste le mois de mars.
04:51Et du coup, on a des résultats qui sont globalement en ligne avec des attentes.
04:55Ce qui est le plus surprenant, c'est qu'il n'y a pas de révision des guidance pour l
04:58'instant, de la plupart des entreprises.
05:01Est-ce que ce n'est pas parce qu'il y a tellement d'incertitudes qu'il ne vaut mieux
05:04pas réviser encore ?
05:06Plutôt que de rendre confiance dans les perspectives, c'est possible.
05:11Et puis après, il y a l'histoire sectorielle qui est quand même très importante.
05:14Je regardais, si on prend l'Eurostoxx, par exemple, les profits en agrégés ont été révisés en hausse de 2
05:21-3% depuis le début de la guerre.
05:23Mais en fait, en nombre d'entreprises, on est à moins 3.
05:26Donc, ça veut dire qu'il y a quelques grosses entreprises qui bénéficient.
05:29En moyenne, je ne pense pas que le marché soit très optimiste, en fait.
05:32Il intègre bien un début d'impact négatif de la guerre sur les entreprises.
05:38Et donc, c'est un marché qui se reconcentre, d'une certaine manière, sur quelques secteurs.
05:44Et dans ces secteurs, sur quelques entreprises leaders.
05:48On assiste à nouveau à ce phénomène-là ?
05:49À nouveau, alors qu'en début d'année, le thème, c'était la généralisation de la croissance.
05:54Depuis des mois, c'était le thème.
05:56Voilà, d'où l'ouverture, la diversification.
05:59Et on voyait une amélioration des entreprises dans les secteurs qui ont été laissés de côté depuis deux ans.
06:06Et bien là, malheureusement, on revient encore avec un choc qui va bénéficier aux gros groupes,
06:10plutôt qu'aux small caps et à certains secteurs.
06:14Oui, on a fait un peu retour en arrière, quand même, machine arrière de ce point de vue-là.
06:18C'est ça. Et nous, notre crainte, c'est plutôt qu'avec la multiplication des chocs,
06:21on s'en sort à chaque fois, mais on s'en sort avec des déséquilibres, en fait.
06:25On l'a vu aux US, entre la tech et la non-tech.
06:27On le voit en Europe, entre la périphérie et les pays cœur plus impactés par tous les chocs.
06:35Ça peut durer un certain temps.
06:36Je ne suis pas sûr que ça puisse durer, étonnellement.
06:38Oui. Patrice, sur le plan macro, comment est-ce que tout ça peut se traduire ?
06:42Alors même que les marchés d'actifs risqués, encore une fois, ont traversé la crise,
06:48préfèrent pour l'instant regarder à travers cette crise.
06:52Quand on regarde simplement la situation du pétrole, on a eu le choc de prix.
06:57Le risque de disruption physique, il n'est toujours pas évacué à ce stade.
07:03Alors non, il est bien présent.
07:05Et le choc de prix, alors justement, c'est intéressant,
07:07et ça va être la question peut-être au-delà du premier trimestre pour le deuxième trimestre,
07:10c'est quelle est la capacité dans les différents secteurs des entreprises
07:13de faire passer une partie de la hausse des prix de l'énergie
07:17ou une partie de la hausse des coûts.
07:19Et là, effectivement, je pense que c'est différent de 2022,
07:23où tout le monde a absorbé parce qu'on était avec une demande
07:25qui permettait d'absorber en fait ces hausses de prix.
07:28Là, ça va être beaucoup plus difficile.
07:29Et on le voit même aux États-Unis, puisque même s'il y a le côté fiscal
07:33qui donne un parachute et qui peut compenser pour certains ménages
07:37une partie de la hausse des prix de l'énergie et des prix à la pompe,
07:41ça ne marchera pas tout le temps.
07:42Et effectivement, la capacité des entreprises,
07:45des sociétés de restaurants par exemple,
07:47vont avoir des difficultés à la fois en termes de prix,
07:49de capacité à faire passer des hausses de prix,
07:51mais aussi probablement des premiers éléments de baisse de la demande
07:55puisqu'il y aura un effet mécanique avec les prix.
07:57Ça, c'est le premier point.
07:58Et le deuxième point, effectivement, on le voit par les indicateurs.
08:01Le côté manufacturier est paradoxalement en fait aujourd'hui favorisé.
08:05Et il est favorisé pour, entre guillemets, de mauvaises raisons.
08:08C'est parce qu'en fait, on a eu tellement peur,
08:10et à l'image de ce qui s'est passé avec les tarifs,
08:12que tellement peur qu'il y ait une rupture totale d'approvisionnement,
08:16que les entreprises produisent beaucoup plus.
08:18Ça a été favorable d'ailleurs, on l'a vu en France,
08:19avec des indicateurs de sentiments dans le secteur manufacturier
08:22qui étaient mieux orientés qu'à l'a vu.
08:24Et stocks.
08:26Et donc, on accumule des stocks.
08:27Alors, ce qui n'est pas bon signe,
08:28donc ça fait, pour les marchés, c'est un bon signal,
08:31mais par contre, quand on regarde en détail,
08:32ça met effectivement...
08:33Ça crée de la croissance, mais c'est une croissance qui n'est pas idéale.
08:37C'est une croissance qui va être utilisée,
08:38parce que quand on va utiliser ces stocks, on ne va pas produire.
08:41Et donc, ça met des risques en fait,
08:43et des challenges en quelque sorte, sur le deuxième trimestre.
08:46Est-ce que ces risques pour l'Europe, comment est-ce que vous les qualifiez ?
08:50Et je reprends là aussi les schémas qu'on avait en tête en début d'année.
08:53C'était l'année de la reprise en Europe.
08:55Le vent porteur de la reprise,
08:57les plans de dépense, notamment en Allemagne.
09:00Il y avait l'idée quand même que c'était une année de croissance encore pour l'Europe,
09:05avec le réveil notamment de l'économie allemande.
09:08Je rebondirais sur ce qui était évoqué, sur cette idée de fragmentation.
09:13Effectivement, la zone euro, c'était une reprise en début d'année.
09:16On pouvait pronostiquer une reprise qui allait se généraliser,
09:19même si la locomotive allemande était la première à tirer.
09:23Le gouvernement allemand a lui-même coupé par deux,
09:25divisé par deux en fait ses perspectives de croissance, 0,5-0,6 pour cette année,
09:29même s'il continue à dépenser en matière de défense et en matière d'infrastructure.
09:34Et puis après, les autres pays sont plus ou moins bien positionnés.
09:36L'Espagne avait une certaine avancée.
09:39La France est un peu protégée avec le côté nucléaire.
09:41L'Italie est un petit peu entre les deux.
09:43Les pays du Nord sont aussi en situation intermédiaire.
09:45Donc on voit bien que les perspectives pour la croissance européenne
09:48sont fragmentation entre les pays,
09:50mais une perspective qui, après un peu plus de 1%,
09:54presque 1,4 en 2025,
09:56on s'attendait à ce que la locomotive allemande nous amène,
09:592026-2027, vers encore d'autres 1,5 voire plus.
10:03Et là, on se retrouve avec quelque chose qui sera en dessous de 1%,
10:06y compris entre 0,5 et 0,9.
10:08Ce qui veut dire que, et alors là, ça c'est une question aussi pour les gérants,
10:12éventuellement, c'est la comparaison,
10:14les bénéfices européens étaient très mauvais l'an passé.
10:16Donc là, la comparaison en 2026 est excellente.
10:19Alors, qu'est-ce qui est dans ce côté excellent ?
10:2215-16% sont attendus par le consensus.
10:25Qu'est-ce qui est dû à un effet de base ?
10:26L'année dernière était très mauvaise.
10:28Qu'est-ce qui est dû, effectivement,
10:30à la véritable accélération ou dès l'accélération de l'activité ?
10:33Avec, effectivement, des vents contraires qui se sont estompés,
10:35mais d'autres qui sont arrivés.
10:36L'an dernier, c'était l'année des tarifs,
10:38c'était l'année de la baisse du dollar.
10:40Enfin, il y avait eu pas mal de vents contraires
10:41qui avaient pénalisé la croissance des bénéfices
10:44qui s'étaient avérées nulles à la fin de l'année
10:46pour les entreprises européennes.
10:48Qui a du pricing power encore aujourd'hui,
10:50du point de vue des entreprises, Igor ?
10:52Total énergie ?
10:54Non, mais c'est toujours...
10:57Moi, quand j'étais gérant,
10:58c'est toujours ce qu'on essaye de déterminer, de chercher,
11:01mais je pense qu'on n'a pas la réponse
11:04parce que, heureusement,
11:05les entreprises ont leur recette et leur black box.
11:10On sait qu'il y a des biens qui sont...
11:12Le pétrole et l'essence sont en éteint,
11:14mais on sait qu'en tout cas, en France,
11:16on a une capacité d'épargne,
11:18donc une capacité d'absorption de hausse des prix.
11:22Évidemment, ça dépend beaucoup de l'amplitude
11:26de la crise pétrolière.
11:28Le pétrole est durablement haut,
11:30entre 110 et 120 dollars le baril.
11:33Je ne crois pas que le consommateur
11:34puisse soutenir la hausse des prix.
11:37Je ne crois pas que les entreprises
11:38puissent passer des hausses de prix
11:40si facilement non plus,
11:42ou tout au moins,
11:42elles ont aussi la partie coût.
11:44Donc, bon, on a toujours la même réponse.
11:48Ceux qui ont peu de coûts de production,
11:53qui vont chercher dans des biens ailleurs
11:54ou qui doivent importer,
11:56ils sont un peu favorisés,
11:57mais l'énergie, c'est un impôt qu'on paye en Europe.
12:00Donc, en fait, on passe tous par la case péage
12:02et donc toutes les entreprises
12:04qui dépendent beaucoup de ça
12:07vont devoir repasser une partie du coût.
12:11Donc, je pense que la réponse est mitigée
12:14sur le pricing power
12:15et elle n'est jamais très claire.
12:17Ma réponse ne l'est pas,
12:18mais parce qu'on n'est pas capable de...
12:20Mais ce sera moins généralisé que 2022-2023.
12:24Ce sera moins généralisé que ce qu'on a vécu
12:26dans le choc ukrainien.
12:27En tout cas, le choc ukrainien,
12:28il est beaucoup plus pénalisant.
12:303-4 fois plus élevé que ce qui s'est passé.
12:33En hiver, on n'est pas en hiver,
12:35dans le monde occidental,
12:36la driving season.
12:38Et on était très dépendants du gaz russe.
12:42Et on a coupé un approvisionnement.
12:44Là, on ne coupe pas un approvisionnement
12:45le jour au lendemain.
12:46Débarré le pétrole, il y en a aux Etats-Unis,
12:48il y en a en Afrique.
12:48Ça coûte juste plus cher de les acheter
12:51et de les acheminer.
12:52Donc, ce n'est pas tout à fait la même chose.
12:54Alors, s'il y a une vraie pénurie,
12:56on le verra dans les prix,
12:59mais les entreprises ont toujours
13:00beaucoup de mal sur la distance.
13:03Même le luxe,
13:04qu'il y a eu un pricing power,
13:05en dehors de toutes les questions de l'énergie,
13:07d'ailleurs, il y a eu un moment,
13:08en fait, il y a eu une asymptote.
13:10Le consommateur, il ne peut pas payer
13:12son sac à un certain prix.
13:15Donc, moi, je redis,
13:17et ça a été dit déjà,
13:18le deuxième trimestre
13:19et la longueur de la crise pétrolière
13:21sera le déterminant
13:22de l'impact sur les bénéfices
13:24et les marges des entreprises.
13:25Oui, ce sera le déterminant
13:26pour le niveau d'inflation aussi
13:30qu'on va subir au pic de cette année.
13:34Xavier,
13:37les mécanismes d'indexation
13:39dans nos économies,
13:39ils sont encore en place
13:40depuis 2022 ?
13:42Alors, les mécanismes d'indexation, oui.
13:44C'est pour ça qu'on a un peu plus
13:45d'effets de second tour
13:46qu'aux Etats-Unis.
13:47L'économie est beaucoup plus flexible
13:48et donc ça passe moins
13:49dans l'inflation sous-jacente,
13:50les chocs énergétiques.
13:51Par contre,
13:52on n'est pas du tout
13:52à la même situation macro.
13:55Notamment,
13:56il y a la force de la croissance.
13:58C'est-à-dire, là, je regardais,
13:59au début de la guerre en Ukraine,
14:00les PMA européens sont à 55.
14:03Aujourd'hui, on est en dessous des 50,
14:05donc en zone de contraction
14:07depuis ce mois-ci
14:08parce qu'on n'était pas non plus
14:09en reprise post-Covid
14:12et du coup,
14:12c'était plus facile d'augmenter les prix
14:13parce que de toute façon,
14:14la demande était là.
14:15Et il y avait la politique budgétaire
14:18qui était beaucoup plus accommodante,
14:20même si je prends en compte
14:21l'Allemagne qui dépense
14:22pour d'autres raisons,
14:23mais c'était trois points de pipe d'aide
14:25pour la crise énergétique.
14:28Là, on est en dessous 0,5.
14:30Si je prends tout ce qui a été
14:31passé par les gouvernements,
14:33donc là aussi,
14:34moins d'effets
14:35qui soutiennent la demande.
14:38Et le troisième point,
14:39c'est la politique monétaire.
14:40C'est-à-dire qu'on avait des taux négatifs
14:41et du QE à l'époque.
14:42Aujourd'hui,
14:42on avait déjà des taux neutres.
14:44Donc, il y a moins besoin
14:47de freiner très fort.
14:48Du coup, nous,
14:49on pense que les effets de second tour
14:51seront beaucoup moins importants.
14:52Donc, évidemment,
14:52les prix de l'essence,
14:54on ne va pas l'éviter,
14:55ou du gaz.
14:56Donc ça,
14:57ça va augmenter l'inflation
14:58jusqu'à l'été
15:00très fortement.
15:01Mais par contre,
15:02le risque que ça reste
15:04et que ça se transmette
15:06aux autres prix
15:07est beaucoup plus limité
15:08en Europe.
15:09Le marché du travail
15:10est moins tendu,
15:10par exemple,
15:11de manière générale,
15:11en Europe.
15:12Si je regarde
15:13les jobs vacants,
15:14on était sur des pics
15:15post-Covid
15:16et donc toutes les entreprises
15:17étaient à la recherche
15:19et étaient prêtes
15:20à monter les salaires
15:21pour attirer
15:23des employés.
15:24Aujourd'hui,
15:24on était sur un rythme
15:26de croissance
15:27assez limité,
15:28stable,
15:28on va dire.
15:29Et donc,
15:29il n'y a pas besoin,
15:30et on le voit
15:30dans les indications
15:32avancées des salaires,
15:33il n'y a pas d'accélération.
15:34L'autre indicateur
15:35qu'on suit de très près,
15:36c'est l'indicateur
15:37dans les services,
15:38les prix des services,
15:39voir si les entreprises
15:40montent leurs prix ou pas.
15:41Et ils ont à peine monté
15:43depuis le début de la guerre.
15:45Ils montent beaucoup
15:46dans les coûts des entreprises,
15:48que ce soit l'industrie
15:49ou les services.
15:49Mais pas dans les prix transmis.
15:50Voilà.
15:51Les prix de l'industrie
15:52montent,
15:52même dans les prix transmis,
15:53parce qu'ils sont capables
15:54de retransmettre leurs prix.
15:56Par contre,
15:56dans les services,
15:57l'économie domestique,
15:58c'est beaucoup plus limité.
15:59Là, c'est les marges
16:00qui absorbent,
16:01effectivement.
16:01Exactement.
16:02C'est pour ça que je pense quand même
16:03qu'on ne peut pas dire
16:04sur le pricing power
16:06exactement quelle entreprise
16:07va être.
16:08Mais il y a quand même
16:09des biais pour les grosses entreprises
16:10qui sont généralement plus capables
16:12de répercuter leurs coûts.
16:15Et puis les secteurs.
16:16Après,
16:17on a des secteurs en Europe
16:18comme la défense,
16:19par exemple,
16:20qui vont continuer
16:21à être soutenus
16:21par les dépenses
16:22des gouvernements,
16:23tout ça.
16:24Les secteurs qui sont plus
16:25dépendants de la consommation
16:26des ménages domestiques,
16:28ça va être plus difficile.
16:29Oui.
16:29Bon.
16:29Et je reviens à votre point
16:30sur l'inflation
16:31et les risques mesurés
16:33d'effet de second tour
16:34en Europe.
16:35Ça veut dire qu'on peut
16:36encore imaginer
16:37une Banque Centrale Européenne
16:39qui,
16:40alors,
16:40à la faveur d'éléments
16:42peut-être un peu plus probants
16:43d'ailleurs,
16:45de données un peu plus
16:47solides,
16:48puisse
16:49passer,
16:50regarder à travers
16:51là aussi
16:51ce choc
16:52et cette petite bosse
16:53d'inflation
16:53qui va se matérialiser
16:54forcément dans les données.
16:55C'est possible.
16:57Nous,
16:57on pense quand même
16:57qu'elle va monter
16:58une fois ses taux
16:58en juin
17:00pour renforcer
17:01sa crédibilité.
17:01C'est quoi l'intérêt ?
17:02Alors,
17:03l'intérêt de monter
17:03une fois,
17:04c'est quoi en matière
17:04de politique monétaire ?
17:05C'est du signal.
17:06C'est que ça ne fait pas
17:07trop mal à l'économie.
17:07On passe d'un taux
17:08de 2 à 2,25.
17:09L'économie peut vivre avec,
17:11je ne la freine pas trop.
17:12Et par contre,
17:13je limite les risques
17:14que les anticipations
17:15d'attention montent
17:16et tout ça.
17:17Mais en vrai,
17:18moi,
17:18je serais pour qu'elle
17:19ne monte pas du tout.
17:21parce qu'on n'est pas
17:22dans la même situation
17:23que l'année dernière,
17:24qu'en 2022.
17:26Bon,
17:26sur ce débat-là,
17:27cette conversation,
17:28alors la semaine prochaine
17:29verra une bonne série
17:31de réunions de Banque Centrale,
17:32dont celle de la Banque Centrale Européenne.
17:33Je crois que les dernières
17:34communications
17:34ont été assez claires
17:35sur le fait
17:36qu'il n'y aurait pas
17:37de hausse de taux
17:38à ce meeting-là.
17:40En revanche,
17:41est-ce que vous avez
17:41cédé à la tentation
17:42d'en mettre une ou deux
17:43dans le scénario de 2026
17:45ou plus peut-être ?
17:46Je ne sais pas,
17:46Patrice.
17:47Plus ?
17:47Non,
17:48en fait,
17:49je reprends
17:50le même scénario
17:52et effectivement,
17:52pour moi,
17:53le mois de juin
17:53est un peu obligatoire
17:54du côté
17:55de la Banque Centrale Européenne.
17:57L'inflation headline,
17:58donc l'inflation totale,
18:00sera à plus de 3%.
18:01Oui.
18:01Et elle va rester à 3%
18:02sur un certain nombre de mois.
18:05Donc là,
18:05c'est pour une banque centrale
18:07qui n'a que pour seul mandat
18:09la stabilité de l'inflation
18:10alors que celle-ci
18:11était attendue
18:12en dessous des 2%
18:13sur la même période,
18:14c'est difficile
18:15politiquement
18:16et en termes de signal.
18:17J'adhère tout à fait
18:17à ce schéma
18:18de ne pas monter les taux.
18:20Après,
18:22on connaît
18:23les différentes sensibilités.
18:24Il y a un petit côté
18:25toujours
18:26Bundesbank
18:27qui est encore assez présent
18:28du côté de la BCE.
18:29Donc,
18:30on pourrait même faire,
18:31imaginons,
18:31ce n'est pas mon scénario,
18:3250 points de base
18:33au mois de juin
18:34mais à ce moment-là,
18:35ça voudrait dire
18:36qu'il faut baisser
18:38dès que c'est possible,
18:39c'est-à-dire
18:40premier trimestre 2027,
18:41deux fois.
18:42Donc,
18:42plus on monte,
18:43plus il faudra baisser.
18:43La dépendance aux données,
18:44elle marche dans les deux sens.
18:45Elle marche dans les deux sens.
18:47C'est ça.
18:47Sachant que,
18:48pour l'instant,
18:48on a plutôt une asymétrie,
18:50je dirais,
18:51un biais,
18:51ce qu'on appellerait
18:52au quiche,
18:52c'est-à-dire un biais
18:53à la fermeté
18:55plutôt qu'un biais
18:56avec un ajustement important.
18:58Et la BCE peut nous dire
18:59les choses de cette manière-là,
19:01nous dire,
19:02moi,
19:02je vais agir
19:02selon mon mandat
19:04et donc,
19:04je dois mener
19:06une ou deux hausses
19:07de taux assurantielles
19:09pour prévenir
19:10un risque d'inflation
19:11de second tour
19:11mais je serais capable
19:13en 2027
19:14de baisser aussi vite
19:15mes taux
19:15parce que
19:16les effets de base
19:17vont faire que l'inflation
19:18va disparaître,
19:19qu'on va retrouver
19:19une croissance naturelle
19:20en Europe
19:21qui est relativement faible
19:22et que les pressions
19:23des pressionnistes
19:24reviendront aussi
19:25sur le devant de la scène.
19:25Je vais refroidir
19:26vos anticipations
19:27parce que là,
19:28on voudrait dire
19:28que vous mettez
19:29Madame Lagarde
19:29en ce qu'elle appelle
19:31de précomitote
19:31c'est-à-dire qu'en fait
19:32elle s'engagerait à
19:33et ce n'est pas du tout
19:34ce que les banquiers centraux
19:35aiment faire
19:36et donc,
19:37ils préfèrent plutôt agir.
19:38Mais là,
19:39le problème,
19:39c'est effectivement
19:40on a une chronique
19:40qui est défavorable,
19:41une accélération des prix
19:42qui est dans,
19:44je dirais,
19:44dans les compteurs
19:45puisque le mois d'avril,
19:47l'inflation pour avril
19:48elle est déjà quasiment
19:50prévisible et faite
19:51compte tenu
19:51de la dégradation
19:52des prix du baril
19:53que l'on a
19:54et ça va encore
19:55avec quelques petits
19:56effets de second tour
19:57mais petits.
19:58On va avoir
19:59l'alimentaire,
20:00on va avoir
20:00les tarifs aériens
20:01qui sont dans les services
20:02qui eux vont monter
20:03au mois de juin et juillet.
20:04Donc,
20:05on se retrouve avec
20:05une inflation
20:07qui pour le prochain,
20:08les deux prochains trimestres
20:09presque seraient
20:10au-dessus de 3%.
20:11Ce n'est pas tenable
20:12par rapport à la crédibilité
20:13et le risque
20:15et effectivement,
20:15comme ça a été dit,
20:17c'est,
20:17et c'est la variable
20:18de la guerre
20:19pour toutes les banques centrales,
20:21c'est les anticipations
20:21d'inflation
20:22à moyen terme.
20:23Celles-ci ont peu bougé.
20:24Donc,
20:25pour l'instant,
20:25en fait,
20:26on est encore
20:26avec beaucoup de crédits
20:28de la part
20:28des politiques monétaires
20:29mais les politiques monétaires,
20:31celles-ci les avaient négligées
20:32en 2022
20:33lorsque les anticipations
20:34avaient monté
20:35en même temps
20:35que l'inflation montait.
20:37Elles avaient dit
20:37non,
20:38c'est temporaire.
20:39Ce qui a été reproché
20:40évidemment,
20:40et c'est là
20:41le procès d'intention
20:42qui est fait d'ailleurs
20:43à la Fed
20:44et là,
20:44elles ne veulent surtout pas
20:45être derrière la courbe
20:47comme on dit,
20:47behind the curve
20:49et donc,
20:49elles peuvent monter
20:50de façon symbolique.
20:51que ça nous amène
20:53à dire peut-être
20:53un mot du dollar aussi.
20:55Alors,
20:55Igor,
20:55c'est vrai que dans cette crise
20:56du Golfe,
20:57on a vu le dollar
20:57se raffermir un peu
21:00mais pour effacer
21:01très très vite
21:02sa hausse
21:03dès que le cessez-le-feu
21:04a été annoncé
21:05pour dire les choses
21:06trivialement.
21:07Devoir des banques centrales
21:08parce que la BCE
21:09n'est pas seule dans ce cas.
21:10La Banque d'Angleterre
21:11peut être amenée
21:12à monter ses taux
21:13cette année.
21:14La Banque du Japon
21:14peut continuer également
21:16sur cette trajectoire.
21:17D'autres banques centrales
21:18peut-être
21:19dans des pays émergents
21:20vont être tentés aussi
21:21pour lutter
21:22contre les effets
21:22de l'inflation
21:23de remonter leurs taux.
21:24Il y en a une
21:25qui résiste pour l'instant,
21:26c'est la Réserve fédérale américaine
21:27qui se donne même encore
21:28la possibilité,
21:29pourquoi pas,
21:30de baisser ses taux
21:31dans son prochain mouvement.
21:33Ça crée,
21:34là aussi,
21:34ça recrée
21:35une forme de divergence.
21:36Après,
21:36on le répète,
21:37ça a été dit,
21:38il n'a pas le même mandat.
21:39Oui !
21:40Et c'est ça le problème,
21:41moi je trouve,
21:42en Europe.
21:42Je ne crois pas
21:43que le mandat
21:43de la BCE
21:43l'oblige.
21:44On peut quand même
21:46interpréter le mandat
21:47d'une manière
21:47qui peut aussi permettre
21:49de...
21:49Non,
21:50mais c'est vrai,
21:51mais on est dans une situation
21:52qui est quasi
21:53de stagflation
21:54parce que 0,5% de croissance,
21:56autant dire,
21:56ce n'est pas de croissance.
21:58Oui,
21:59c'est très très faible.
22:01Donc,
22:01c'est ça qui rend,
22:03à mon avis,
22:04les scénarios
22:04par-delà le monde
22:06où il y a plusieurs cycles,
22:08on avait des cycles
22:08de prix un peu synchrones,
22:10mais là,
22:11on a des cycles
22:11qui sont un peu
22:13désynchronisés.
22:13On a eu pendant très longtemps
22:14et on a encore
22:15un peu de stagflation.
22:19Enfin,
22:20on a de la stagflation
22:21en Europe,
22:22même si on se dit 0,1%,
22:24mais globalement,
22:24on arrive très très peu
22:25à engendrer de la croissance.
22:27Donc,
22:28je ne suis pas sûr
22:28que monter les taux
22:29pour le symbole,
22:30ce soit ce que les marchés
22:32apprécient
22:32parce que,
22:34en fait,
22:35nous,
22:35les investisseurs
22:36sur les marchés actions,
22:37on aime les profits,
22:38les profits,
22:39c'est en nominal,
22:39mais il y a une partie réelle
22:41et il y a une partie prix.
22:42On ne peut pas que croître
22:43par le prix.
22:45Après,
22:45si c'est temporaire,
22:46le problème,
22:47c'est que l'Ukraine,
22:48effectivement,
22:48on avait dit
22:48que c'était temporaire
22:49et ça ne l'a pas été.
22:52Et là,
22:53on l'avait dit,
22:55les anticipations
22:56du prix du baril
22:56sont en backwardation,
22:57donc on estime
22:59qu'à l'été,
23:00ça devrait refluer.
23:02Donc,
23:02pourquoi monter des taux
23:03alors qu'on pense
23:04que l'effet inflationniste
23:05principal,
23:07il disparaît
23:07dans deux mois ?
23:08Je pense que
23:09personne ne sait
23:10aujourd'hui
23:11tellement quel sera
23:12le scénario monétaire
23:13à trois,
23:14six mois.
23:14Ce qui est un peu gênant,
23:15moi je trouve,
23:16pour aujourd'hui investir,
23:18et on le voit bien
23:18sur les taux d'intérêt,
23:19c'est assez volatil
23:21dans les produits obligataires.
23:22Et c'est là que je pense
23:23que la zone de risque
23:24se trouve sur les marchés
23:25financiers aujourd'hui.
23:26Vous préférez les marchés
23:28actions au marché ?
23:29Non, je ne préfère pas,
23:30je vois que sur les marchés
23:31actions,
23:32il y a de l'optimisme,
23:33il y a de la micro,
23:33il y a des histoires.
23:35Sur le marché obligataire,
23:37je sens les investisseurs
23:38et les mouvements de marché
23:39beaucoup plus inquiets.
23:40Mais c'est normal,
23:41c'est le marché directeur
23:42des flux.
23:43À propos d'histoires
23:44sur les marchés actions,
23:45comment vous regardez
23:46le redémarrage
23:47du thème de l'IA ?
23:48On a vu les Max 7
23:49revenir,
23:50le secteur des semi-conducteurs
23:52est bouillonnant.
23:54De l'autre côté du marché,
23:55on parle de risques
23:57sur l'approvisionnement
23:57énergétique,
23:58d'un coût énergétique
23:59qui est peut-être en train
24:00de là aussi franchir
24:01à nouveau une marche
24:02à la hausse
24:03pour rester peut-être
24:05plus élevé
24:05pour plus longtemps
24:07que ce qu'on imaginait
24:08à travers les coûts
24:09du pétrole.
24:10IA et énergie,
24:11c'est quand même
24:12deux sphères
24:13qui sont très connectées
24:15aujourd'hui.
24:16Il y a un besoin
24:16d'énergie,
24:17un besoin de surcroît
24:18d'énergie liée
24:19au développement de l'IA
24:22qui n'est pas forcément
24:23bien pris en compte,
24:23j'ai l'impression,
24:24par le marché.
24:25Je lis ça plus
24:26sur le retour
24:30en gros des bases industrielles,
24:31des entreprises
24:32qui ont des plateformes
24:33de production,
24:34des actifs,
24:34des infrastructures.
24:36L'IA, c'est bien,
24:36mais en fait,
24:37sans puces,
24:38sans data center,
24:39sans hangar.
24:40Donc, en fait,
24:41cette crise,
24:42elle nous ramène
24:43à la géographie,
24:44à la topographie
24:45et tout simplement
24:46au fait que
24:46les plus grandes puissances
24:48industrielles
24:48et les plus grandes
24:49histoires boursières,
24:51me semble-t-il,
24:53restent dans ces domaines
24:55qui sont clés,
24:56qui sont mondiaux,
24:58où il y a des problématiques
24:59très concrètes,
25:00je veux dire,
25:01de process de production.
25:03Et donc,
25:03c'est pour ça que c'est un thème
25:04qu'on avait, nous,
25:05avant,
25:06identifié,
25:07la terre rare,
25:07matières premières,
25:08mais aussi les plateformes
25:10industrielles,
25:10c'est-à-dire que même
25:11l'automobile,
25:12je l'ai dit souvent,
25:13avoir des lignes
25:13de production mondialisées,
25:15il n'y a pas beaucoup
25:16de secteurs
25:17qui peuvent faire ça
25:18et moi,
25:19l'aéronautique
25:20et l'automobile,
25:21j'aime bien
25:22ce genre d'entreprise,
25:23voilà.
25:24Après,
25:26entre l'énergie
25:27et l'IA,
25:27pour moi,
25:28il ne faut pas confondre
25:28ce qui est structurel
25:30et ce qui est cyclique,
25:30en fait.
25:31C'est-à-dire que
25:32la hausse des prix
25:33de l'énergie,
25:34on ne sait pas
25:34combien de temps
25:35ça va durer,
25:36mais c'est a priori cyclique.
25:37C'est conjoncturel.
25:39C'est plus conjoncturel.
25:40L'IA,
25:41il y a,
25:41pour moi,
25:43encore un potentiel
25:44de hausse structurelle.
25:46Ce n'est pas ce choc
25:47de prix sur l'énergie
25:48qui va venir
25:49casser la dynamique
25:50de capex,
25:51pour dire les choses,
25:52de l'IA à ce stade.
25:53Je ne pense pas.
25:54C'est pour ça
25:55que ça offre,
25:56alors ce n'est pas
25:56un safe haven,
25:57la technologie,
25:59mais ça offre
26:00un peu comme
26:01la défense
26:01ou tout ça,
26:02des choses
26:03un peu moins corrélées,
26:04on va dire.
26:05Parce que c'est structurel.
26:07Bon,
26:08et le thème IA
26:09reste effectivement
26:09le thème central
26:10du moment.
26:12Semi-conducteur,
26:14là aussi,
26:14c'est un secteur
26:15que vous connaissez bien,
26:17Igor,
26:17ST Micro
26:18a une valeur
26:18que vous connaissez
26:19particulièrement bien.
26:20C'est très cyclique.
26:21C'est toujours très cyclique
26:23ou pas ?
26:23Parce qu'on a l'impression
26:24que qui c'est
26:26qui est le patron
26:27de SKNX,
26:28je crois,
26:28alors sur la mémoire vive,
26:30nous dit
26:30je ne vois pas
26:31de baisse de la demande
26:33sur les trois prochaines années.
26:34On va rester dans un gap
26:35entre offre et demande.
26:37D'accord.
26:38Non,
26:38c'est toujours...
26:39Mais les cycles
26:39étaient quand même
26:39beaucoup plus courts avant.
26:41Oui,
26:42peut-être,
26:43mais on n'avait pas aussi
26:44la globalisation aujourd'hui.
26:46Donc ça joue,
26:47je pense que la difficulté,
26:48ce n'est pas tellement
26:48de dire que c'est cyclique ou pas,
26:50c'est de dire
26:50combien on paye
26:51un haut ou un bas de cycle.
26:52C'est ça qui est difficile
26:53aujourd'hui
26:54dans ce secteur-là.
26:55parce qu'on a l'impression
26:57qu'ils ont de la croissance
26:58et perdus
26:59pendant des mois.
27:01Mais ça,
27:01c'est,
27:02je dirais,
27:03la réflexion
27:04et le réflexe
27:04d'un gérant croissance.
27:06Il y a toujours de la croissance.
27:07J'achète que des valeurs
27:08qui croissent
27:08et il y en aura toujours.
27:09Et ça,
27:09c'est faux.
27:10Et il y a des cycles technologiques.
27:12L'IA peut peut-être
27:13même manger
27:13sa propre mère,
27:16son propre géniteur.
27:17On le voit dans les valeurs technologiques.
27:18Il n'y a pas de croissance
27:19dans le luxe,
27:20par exemple.
27:20Je dirais que c'est un récyclique.
27:22Est-ce qu'aujourd'hui,
27:22on n'est pas sur un haut
27:24de cycle de valeurs
27:25sur ce secteur ?
27:27Moi,
27:27je me pose la question déjà
27:28sur les valeurs technologiques
27:29l'IA.
27:30Donc,
27:30il faut se poser la question
27:31sur SEMI.
27:32En revanche,
27:32c'est complètement clé
27:34et stratégique
27:34comme secteur.
27:35Et je pense que c'est un secteur
27:36qu'il faut avoir en portefeuille.
27:37Quand,
27:38comment,
27:38combien
27:39et à quel moment
27:39on rachète ?
27:40Ça,
27:41c'est notre savon.
27:41Oui,
27:42je comprends.
27:43Mais là,
27:43je pense qu'on est vraiment
27:45dans cette question
27:46sur les SEMI.
27:47C'est est-ce que,
27:49moi,
27:49en tout cas,
27:49la vraie question,
27:50c'est une question de valeurs.
27:51Ce n'est pas tellement une question
27:51de savoir si c'est cyclique.
27:53J'ai trop suivi ce secteur
27:55et notamment ST
27:55pour savoir que,
27:57bon,
27:58on nous faisait pareil
27:59avec l'automobile.
27:59Il y a de plus en plus
28:00de plus dans l'automobile
28:01et puis finalement,
28:02bon.
28:02Les smartphones.
28:03Maintenant,
28:04c'est les data centers.
28:04C'est les data centers
28:05qui tirent.
28:06Et puis,
28:06bon,
28:07le capitalisme,
28:08ça fonctionne toujours pareil.
28:09Phase d'expansion,
28:10récession,
28:11phase d'expansion,
28:11récession.
28:12Donc,
28:12il y a des cycles.
28:13Et donc,
28:13de l'autre côté du thème,
28:15il y a le thème des softwares,
28:16des logiciels.
28:17Alors,
28:17le SOX,
28:18l'indicateur,
28:19l'indice des semi-conducteurs
28:21des Etats-Unis,
28:22marque un nouveau plus haut historique
28:23au moment où on se parle
28:23et un indicateur de software.
28:25Alors,
28:26un peu rebondi quand même,
28:27effectivement,
28:28ces dernières semaines,
28:29mais on reste sur un écart
28:30entre le software
28:31et le hardware
28:32qui est gigantesque.
28:33Oui,
28:34le software,
28:34c'est l'IA,
28:35c'est la menace IA,
28:36c'est puis après
28:37toutes les,
28:38entre guillemets,
28:39ESN,
28:39toute cette espèce
28:40d'écosystème.
28:42Encore une fois,
28:43est-ce qu'il y a des opportunités
28:45quand même
28:45dans ce secteur du logiciel
28:46qui souffrent
28:48et qui directent
28:49depuis des mois
28:49et peut-être
28:50six mois maintenant ?
28:51Mais les investisseurs boursiers
28:53et les marchés actions,
28:54c'est comme un pendule.
28:55Avant de s'équilibrer,
28:56ça part un peu
28:57à gauche à droite.
28:57Je pense qu'il y a des excès.
28:59Tous les métiers
29:00ne vont pas disparaître
29:01à cause de l'IA.
29:01Peut-être que
29:02Téléperformance
29:03aura besoin
29:04de moins de personnes
29:05derrière
29:06les call centers,
29:07mais je pense que oui,
29:09le D-rating lié à l'IA
29:10peut aujourd'hui
29:12offrir
29:12des opportunités d'achat.
29:15Oui,
29:16on voit,
29:16puis il y a encore
29:17de la croissance
29:17quand même
29:18dans ces groupes
29:18d'AssoSystem,
29:20SAP,
29:20c'est encore des boîtes
29:21qui sont en croissance
29:22quand même.
29:22Oui,
29:23mais après,
29:24on voit les chocs
29:25de perf,
29:26enfin boursière,
29:27dès qu'il y a une
29:29demi,
29:29une semi-concurrence
29:30d'une toute petite boîte.
29:32Donc pour un gérant,
29:33c'est aussi un petit peu dur
29:33d'avoir des dossiers
29:35qui étaient des dossiers
29:36à croissance visible
29:37et qui deviennent
29:38des dossiers très volatiles.
29:39Beaucoup plus volatiles,
29:40oui.
29:40Là,
29:40des boîtes aux Etats-Unis
29:41comme ServiceNow
29:41et IBM,
29:42elles sont en train
29:43de chuter aujourd'hui
29:44après leur publication
29:45de résultats
29:45dans ce secteur
29:46des logiciels.
29:48Si on dit un mot
29:49peut-être
29:49de la réserve fédérale
29:50américaine,
29:51Xavier et puis Patrice,
29:53je ne sais pas
29:53dans quelle mesure
29:54vous avez suivi
29:54ou lu la transcription
29:56de l'audition
29:58de Kevin Walsh
29:59devant la commission
30:00bancaire du Sénat.
30:02Qu'est-ce que vous en retenez,
30:03Xavier ?
30:04Qu'est-ce qu'il propose ?
30:06J'ai quand même l'impression
30:07qu'il livre une vision,
30:09alors vous me dites
30:10une critique,
30:10mais il livre quand même
30:12sa vision
30:12de ce que doit être
30:14une institution
30:14comme la réserve fédérale
30:15américaine
30:16et des différences
30:18qu'il a envie de porter
30:18sur le fonctionnement
30:20et le rôle de la Fed
30:21par rapport
30:21à ce qui existe aujourd'hui.
30:23Oui, alors à court terme,
30:24il a rassuré
30:25sur l'indépendance
30:26de la Fed
30:27en disant que la Fed
30:28resterait indépendante
30:29et qu'il ne serait pas
30:30la margine.
30:30On est rassuré
30:31sur Fed
30:31qui sera indépendant.
30:35On croit ou on ne croit pas.
30:36Moi, de toute façon,
30:37je pense qu'il n'a
30:38qu'une seule voix
30:38sur les 12 du côté.
30:40Ah ça, oui.
30:40Donc, je n'ai jamais été
30:42très inquiet.
30:43Ça borne un peu les choses.
30:45Ça rassure quand même
30:45les marchés.
30:47Et la deuxième chose,
30:48c'est qu'il ne s'est pas engagé
30:49sur des baisses de taux.
30:50Il a été très, très vague
30:51et neutre en fait
30:52sur les taux à court terme.
30:54Donc ça, c'est le court terme.
30:55Après, il y a
30:56beaucoup de critiques
30:57sur la Fed,
30:58sa communication
30:58et donc des volontés
30:59de réformer.
31:01Beaucoup.
31:02Pas beaucoup de détails
31:03sur ce qu'il veut,
31:04au final.
31:05On a compris
31:05qu'il n'aimait pas
31:06les mesures d'inflation actuelles,
31:08qu'il n'aimait pas
31:09la communication actuelle
31:10de la Fed.
31:11On ne sait pas
31:11ce qu'il veut actuellement.
31:13Il veut réduire
31:14la taille du bilan de la Fed
31:16mais il faudra
31:17que ça soit graduel
31:18et bien communiqué
31:18au marché avant.
31:20Tout ça.
31:20Donc, je trouve
31:20qu'au final,
31:21on n'a pas appris grand-chose.
31:23Un peu rassuré
31:24parce qu'il n'y a pas
31:25de déclaration
31:26qui pourrait faire peur.
31:29Voilà.
31:30Et du coup,
31:30nous, ça ne change pas
31:31vraiment le scénario central
31:32qu'à court terme,
31:33la Fed aura du mal
31:34à baisser ses taux.
31:35Par contre,
31:36si le choc énergétique
31:37n'est pas trop long
31:39et que l'impact
31:40des hausses
31:41de droits de droite
31:41commence à s'estomper
31:42à partir de l'été,
31:43on pense que la Fed
31:44pourrait reprendre
31:45des baisses de taux
31:45ou à la fin de l'année
31:47ou probablement
31:47l'année prochaine.
31:48Donc, c'est plus repoussé.
31:50Oui, je comprends.
31:51Est-ce que, Patrice,
31:52est-ce que Kevin Warch
31:53peut quand même
31:54être un président
31:54de la Fed réformateur ?
31:56Est-ce que ça fait
31:57sans doute partie
31:58de sa feuille de route
31:59et au-delà des critiques,
32:01on verra ce qu'il a à proposer,
32:02effectivement,
32:03mais il soulève
32:03quand même
32:03un certain nombre
32:04de points.
32:06Est-ce qu'il peut réformer
32:08le cadre de fonctionnement
32:10de la Fed
32:10de manière profonde ?
32:12Alors, je pense
32:12qu'il a un projet.
32:14Le problème,
32:15c'est de savoir...
32:15Il se prépare
32:15depuis des années au poste.
32:17Il ne vient pas...
32:18Il a une feuille de route
32:19donnée par la Maison Blanche.
32:22L'indépendance...
32:22Oui, l'indépendance,
32:23mais ce n'était même pas
32:24le sujet, l'indépendance.
32:25C'est un non-sujet.
32:27Donc, c'est pour ça
32:27qu'effectivement,
32:28axer sa communication
32:29sur l'indépendance,
32:30c'était être sûr
32:30de ne rien dire
32:32parce que tout le reste
32:32sont des sujets.
32:34Comme ça vient d'être dit.
32:35C'est ça.
32:35Il a une vision
32:36du fonctionnement
32:37de la Banque centrale,
32:37du rôle,
32:39de la position
32:41de la Banque centrale
32:42par rapport...
32:42Son emprise.
32:43Son emprise
32:44au sens du système
32:46financier américain,
32:47du système financier mondial.
32:49Et là,
32:49une vision qui est
32:50complètement différente
32:51de l'évolution
32:52que l'on a eue
32:53depuis les années 90
32:54de la Fed
32:55et de son rôle
32:56et dans les outils
32:56comme dans la réflexion.
32:58Il propose une Fed
32:59qui a un rôle
33:00beaucoup plus étroit,
33:01beaucoup plus automatique
33:02dès qu'il y a
33:03des petites variations
33:04de l'inflation.
33:04C'est pour ça
33:05qu'on cherche
33:07d'autres indices
33:08que ceux qui existent
33:09actuellement
33:09pour ne pas avoir
33:10les pieds
33:11et les moelliers
33:11mais d'avoir aussi
33:13une énorme réactivité
33:15à la hausse
33:16ou à la baisse.
33:17C'est pour ça
33:17qu'on peut même
33:18avec les CPI
33:19et les corps PCE
33:20qu'on a aujourd'hui,
33:21on va aller chercher
33:22des indices
33:22qui sont moyennés
33:23dont on exclut
33:24les plus hauts
33:25et les plus bas
33:25qui vont permettre
33:26de faire même
33:27une baisse des taux
33:28au mois de septembre
33:29comme par hasard.
33:30Donc ça,
33:31je m'y attends.
33:32On change le thermomètre.
33:33On change le thermomètre
33:34ou on en met plusieurs
33:35en même temps
33:35et on dit
33:35moi je choisis
33:36et ce choix
33:37grosso modo
33:38c'est le mien.
33:39Et donc on a une FED
33:40qui est beaucoup plus réactive
33:42ce qui est complètement différent
33:43parce qu'en fait
33:44ça veut dire
33:44qu'on sort de taux
33:45qui étaient quasiment
33:46modélisés
33:47avec différentes fonctions
33:48de réaction etc.
33:50qui étaient partagées
33:51par les économistes.
33:52Donc une lecture quand même
33:53de la fonction de réaction
33:54de la FED
33:54qui pourrait être
33:55beaucoup plus volatile
33:58qui va se faire
33:59sur des critères
34:00qui ne seront peut-être
34:01pas strictement
34:02les mêmes
34:02que ceux
34:03que l'on est habitué
34:03de voir.
34:04Donc des fois
34:04il faudra chercher
34:05à comprendre
34:06pourquoi la FED
34:07a fait ça
34:08et c'est là
34:09où on va retrouver
34:09je dirais
34:10on va pas remettre
34:12sur le débat
34:13l'indépendance
34:14mais on va retrouver
34:14une communauté de vues
34:16entre la Maison-Blanche
34:17et la politique monétaire
34:19et le Trésor américain.
34:20C'est exactement
34:21le style de relation
34:22qui est en train
34:23de décrire
34:23au travers
34:24de la décrue
34:25aménagée du bilan
34:26de la FED.
34:27Et même chose
34:28et surtout ça
34:28c'est une composante
34:29intéressante à mon avis
34:30c'est le côté régulateur
34:32le côté superviseur
34:33du système bancaire
34:34non ça n'est plus la FED
34:38et sauf
34:39situation exceptionnelle
34:40comme actuellement
34:41puisque l'Asie
34:42et les pays du Golfe
34:43ont demandé
34:43des swaps
34:44sur les devises
34:45ça traditionnellement
34:47c'est sauf exception
34:48on ne veut plus
34:48en entendre parler.
34:49Donc là
34:502008
34:50ça aurait une autre tête
34:53à la fois
34:54dans le côté
34:55régulateur financier
34:56et dans le côté
34:57banque mondiale.
34:58Donc ce sont
34:59les deux aspects
35:00c'est le côté
35:00à mon avis
35:01bancaire
35:01qui va être très important
35:03et le côté
35:04coopération internationale
35:05mais là
35:05ça fait presque écho
35:06à l'OTAN.
35:08Ah bah non
35:08mais bien sûr
35:10ça devient
35:11ça devient
35:12une négociation
35:13vous voulez des swaps
35:14du l'accès au dollar
35:15ça se mérite
35:17ou ça se paye.
35:19il a la capacité
35:20de mener ses réformes
35:21enfin je veux dire
35:21autant sur la conduite
35:22de politique monétaire
35:23Xavier disait
35:24ils sont 12
35:24et il doit convaincre
35:26enfin 11 autres
35:27ou la moitié
35:29du board
35:31sur des réformes profondes
35:32il peut mener les choses
35:33en tant que président
35:34il y a déjà
35:35il y a déjà une négociation
35:37en cours d'ailleurs
35:37sous Powell
35:38qui s'est faite
35:39avec le trésor américain
35:40sur justement
35:41cette coopération
35:42sur le côté supervision
35:43donc on voit bien
35:44que ça glisse
35:46en quelque sorte
35:46en termes de responsabilité
35:47de la Fed
35:48vers quelque chose
35:49qui est un peu
35:51indirectement
35:52moins la Fed
35:53et un peu plus
35:53le trésor américain
35:54sur la décrue
35:55du bilan de la Fed
35:56là ça se passe
35:57avec le trésor américain
35:58c'est à dire que
35:59grosso modo
35:59il n'y aura pas
35:59de soutien
36:00ou de rachat
36:01on terminera
36:02du côté des achats
36:03de la banque centrale
36:03mais par contre
36:04c'est le centre de gravité
36:05des émissions du trésor
36:06qui passerait de long
36:07à beaucoup plus court
36:09ça dépend des sujets
36:12sur le bilan de la Fed
36:13c'est des décisions
36:14aussi par le prix en commun
36:17d'accord
36:18là aussi
36:18par contre
36:19par exemple
36:19s'il veut enlever
36:21des conférences de presse
36:22ça c'est
36:22il peut décider
36:23la communication
36:24il peut régler
36:25la communication de la Fed
36:26l'agenda de communication de la Fed
36:27sur la régulation
36:28c'est à plusieurs
36:30mais un plus petit groupe
36:32voilà
36:32moi je parlais vraiment
36:33politique monétaire
36:34là ça reste
36:36et donc on aura une Fed
36:37qui aura la capacité
36:38de dire
36:39accès au dollar
36:40oui, non, oui, non
36:42y compris pour des banques
36:43commerciales américaines
36:44enfin
36:45a priori
36:46il ne peut pas prendre
36:47les décisions tout seul
36:47d'accord
36:48il faudra demander
36:49l'autorisation au trésor
36:50américain
36:50et donc à monsieur Trump
36:51comme d'habitude
36:52bon
36:52qu'est-ce que ça vous inspire
36:53Igor ?
36:54je pense que
36:55l'enjeu
36:56au-delà
36:57de l'indépendance
36:58qui reste toute relative
36:59parce que
37:01le président de la Fed
37:02reste américain
37:03et donc défendra
37:05les Etats-Unis
37:05mais l'enjeu
37:06c'est qu'il faut
37:08bien voir que
37:09au niveau monétaire
37:12le dollar doit défendre
37:13sa place
37:13puisqu'en termes économiques
37:15il y a des économies
37:16qui poussent
37:17la Chine vient de lancer
37:17un futur sur le pétrole
37:19en yuan
37:20on voit dans la répartition
37:21par exemple des monnaies
37:22utilisées par la Russie
37:23qui est certes
37:24pas un grand pays
37:25du point de vue économique
37:26mais du point de vue
37:27des réserves
37:27en tout cas
37:28de matières premières
37:29notamment
37:3085% avant la crise
37:31de l'Ukraine
37:32c'était de l'euro
37:32et du dollar
37:33et maintenant c'est 12%
37:35et donc c'est ça
37:36le vrai enjeu
37:36à mon avis
37:37pour les Etats-Unis
37:38et la Banque centrale
37:39d'où d'ailleurs
37:40cette espèce de jeu
37:41où je te donne accès
37:41à ma monnaie
37:42donc je la rarifie
37:43donc tu viens la chercher
37:44mais est-ce que
37:45dans 10, 20, 30, 40 ans
37:47quand tu nous inviteras
37:48encore à cette émission
37:49on pourra parler du dollar
37:51dans ces termes-là
37:53c'est peu probable
37:54parce que les cycles
37:56de monnaie de référence
37:58ne sont pas éternels
38:00donc je pense que
38:01le vrai enjeu
38:02aujourd'hui
38:03il est là
38:03donc tous ces mécanismes
38:05seront faits en sorte
38:06que le dollar
38:07reste maître
38:08chez lui
38:09et ailleurs
38:09devise centrale
38:11peut-être moins dominante
38:12quand même
38:13dans le monde
38:13de demain
38:14que ce que ça peut
38:15être passé
38:15si cette devise
38:17protège
38:18les alliés
38:19des Etats-Unis
38:20oui
38:21merci beaucoup
38:22mais si on s'arrêtera là
38:23pour ce soir
38:23avec Igor Demac
38:25Vital Epargne
38:26Patrice Gautry
38:27L'Union Bancaire Privée
38:28Xavier Chapard
38:28LBPM
38:29Sous-titrage Société Radio-Canada
38:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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