- il y a 2 jours
Ce vendredi 17 avril, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, Daniel Cohen de Lara, associé de Next Momentum, Louis Puga, gérant actions chez Prévoir, Stéphane Trento, président-directeur général de ST GROUP, Charles-Henry Monchau, Chief Investment Officer de la Banque Syz, et Olivier Levy, président de Levy Capital Partners, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06L'actualité des marchés financiers c'est sur BFM Business. Etienne Breck, qu'est-ce qu'on attend ce matin
00:10à l'ouverture ?
00:11L'ouverture prudente, une nouvelle fois pour les grands indices européens qui sont pauvres en valeurs technologiques,
00:15ce qui fait clairement la différence depuis le début du mois d'avril, dans le sens où hier soir le
00:20Nasdaq Composite a une nouvelle fois touché un record.
00:23C'était la douzième séance consécutive dans le vert pour l'indice tech, ce qui n'est pas arrivé désormais
00:28depuis 2009.
00:30Le S&P 500 n'était pas en manque, il était également sur un plus haut historique au-delà des
00:337000 points.
00:34Quand du côté de l'Asie, typiquement, l'indice taïwanais dépasse désormais la bourse de Londres en termes de capitalisation
00:40boursière.
00:41Grâce à TSMC qui, pour rappel, si vous faites la conversion en euros, affiche une capitalisation boursière de plus de
00:461500 milliards.
00:48Donc forcément, ça pèse très clairement dans la balance, alors que nous en Europe, on a assez peu de valeurs
00:52technologiques.
00:53La plus grande étant bien sûr ASML qui pèse 500 milliards, ce qui est déjà pas mal.
00:57Mais c'est vrai que par rapport aux valeurs asiatiques ou encore aux valeurs américaines, c'est deux salles, deux
01:03ambiances.
01:03Nous, on a du luxe en Europe.
01:05Alors justement, on en a beaucoup parlé cette semaine.
01:07On a eu les chiffres de vente d'LVMH, on a eu Hermès, compliqué Hermès en bourse.
01:12Et puis Kering, avec cet investisseur dès hier, qu'est-ce qu'il en est ressorti ?
01:16Les marchés n'ont pas tellement aimé.
01:17Non, ils n'ont pas tellement aimé.
01:18Déjà, mercredi, le titre avait perdu 8% après les ventes trimestrielles.
01:22Et hier, c'était encore une baisse de 3%.
01:24Donc vous avez un repli de plus de 12% sur ce titre Kering en l'espace de deux séances.
01:29Avec Luca Demeo qui s'est montré très optimiste, très enthousiaste.
01:32On l'a encore entendu ce matin dans la matinale à 8h10, puisqu'il a consacré une interview de plus
01:38de 10 minutes à BFM Business.
01:39Mais le marché est prudent.
01:41Il attend de voir ce que ça va donner dans les prochaines semaines, car en dehors des objectifs à long
01:47terme,
01:47il y a des doutes sur la capacité de redresser Gucci à court terme avec tous les sujets du luxe,
01:52que ce soit sur la consommation au Moyen-Orient ou encore en Asie.
01:56Et donc un titre qui est sous pression, comme Hermès, comme LVMH.
01:59En ce moment, c'est l'ensemble du secteur du luxe qui est boudé avec des investisseurs qui se disent
02:03qu'aujourd'hui, il y a mieux à faire.
02:04Il y a des secteurs qui en sont encore plus en difficulté que le luxe.
02:07Et les compagnies aériennes, là, ça commence à se tendre sérieusement.
02:09Oui, ça commence à se tendre sérieusement.
02:11Regardez EasyJet qui a perdu 5% hier soir à la clôture de la Bourse de Londres,
02:15avec un groupe qui a dévoilé des résultats semestriels dans le rouge.
02:19Alors c'était attendu, dans le sens où les compagnies aériennes perdent de l'argent l'hiver souvent,
02:22et gagnent de l'argent lors de la période estivale.
02:24EasyJet qui a tenté de rassurer en disant que depuis le début de l'année,
02:27ils sont couverts sur les kérosènes à plus de 70%, notamment jusqu'à la fin du mois de septembre.
02:32Mais le problème, c'est qu'avec la guerre au Moyen-Orient,
02:36vous avez des clients qui sont attentistes, qui ne font pas encore leurs réservations pour cet été,
02:40qui revoient un petit peu leurs plans.
02:41Typiquement, les vols à destination de l'Égypte, de la Turquie, de Chypre,
02:45sont moins remplis depuis la guerre au Moyen-Orient qu'auparavant.
02:48Et donc à court terme, ça a des impacts négatifs.
02:51L'Agence internationale de l'énergie qui dit que d'ici six semaines,
02:53on aura des gros problèmes de kérosène en Europe.
02:55Et puis Lufthansa qui ferme l'une de ses filiales, City Airlines, à partir de samedi.
03:00Donc c'est un effet quasi immédiat.
03:01C'était une vingtaine d'avions qui reliaient des villes moyennes au hub de Lufthansa.
03:05Donc une avalanche de mauvaises nouvelles sur le secteur aérien ces dernières heures.
03:09Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
03:10Stable. 0,04% de progression.
03:138 263 points pour le CAC 40 quand l'Eurostock 50 perd 0,2%.
03:18Le secteur des semi-conducteurs est toujours à la fête.
03:21Estémicroélectronique gagne un peu plus d'1% à l'ouverture, au-delà des 35,37 euros.
03:24Et puis à l'inverse, vous avez Bouygues qui perd un peu plus d'un pour cent.
03:29Avec ce matin, SFR, Bouygues, Iliade, qui formalisent une offre de plus de 20 milliards d'euros pour acheter SFR.
03:37La dernière offre était de 17 milliards au mois d'octobre.
03:40Offre acceptée.
03:41Voilà.
03:42Donc désormais, vous avez trois acteurs qui sont en négociation exclusive avec Altice, la maison mère d'ECFR.
03:48Et donc ce titre Bouygues qui perd 1% à l'ouverture.
03:51À l'inverse, Orange prend 0,5%.
03:54À surveiller dans les prochaines minutes, Alstom, qui est pour l'instant réservé.
03:58Ça va être très compliqué pour Alstom.
03:59Tracé dur pour l'âge de main.
04:00Avec un titre qui perdait plus de 10% en préouverture.
04:03Le groupe a fait un profit warning d'ampleur hier, puisque le groupe dit désormais que sa marge d'exploitation
04:08qui était attendue entre 8 et 10% en 2026-2027 sera plutôt aux alentours des 6,5.
04:13On en parle depuis de nombreuses années, malheureusement.
04:15Avec le rachat de Bombardier, vous avez des problèmes sur les marges, sur les calendriers de livraison.
04:20Des problèmes également sur la qualité de certains produits.
04:23Regardez le TGVM, il devait être en service pour les JO.
04:26Finalement, ce sera que cet été, quand par exemple en Ile-de-France, il y a beaucoup de problèmes
04:29en ce qui concerne le métro ou encore le RER sur le calendrier de livraison.
04:33Autre résultat qui est sanctionné ce matin, c'est Ipsos, qui perd un peu plus de 14%.
04:37Chiffre d'affaires en deçà des attentes.
04:38Un groupe qui a du mal à rassurer.
04:40C'est vrai que la réduction de coût, ça se fait sentir sur le marketing, sur le service de la
04:43communication.
04:44Et donc, typiquement, Ipsos, qui est présent dans le service du marketing, voit moins d'enquêtes à court terme.
04:4934,18 euros pour ce titre.
04:50Ipsos, c'est donc le CAC-Keyron, qui ouvre quasi inchangé ce matin à 8273 points.
04:55Au menu de Good Money Market.
04:56Dans un instant, avec Christopher Dunbeek, nous reviendrons sur les nombreux records qui ont été touchés hier,
05:01que ce soit pour le Nasdaq Composite, mais également pour le S&P 500.
05:04Comment aujourd'hui arbitrer son portefeuille après une telle hausse ?
05:07Il faut quand même voir que le Nasdaq a pris 16% en ligne droite depuis la fin du mois
05:10de mars,
05:11plus 11% pour le S&P 500.
05:13Daniel Cohen de Lara nous apportera sa vision technique, d'ailleurs,
05:16sur ces nombreux records qui ont été touchés aux États-Unis.
05:19Louis Puga de Prévoir Asset Management avec nous à 9h20,
05:23pour revenir notamment sur les valeurs qui ont fait l'actualité cette semaine,
05:25que ce soit dans la tech, mais également dans le secteur du luxe.
05:28À 9h30, c'est le patron de ST Group qui viendra nous dire pourquoi il rentre en bourse
05:32et surtout pourquoi il n'a pas choisi Euronext, mais la plateforme lise.
05:35Éléments de réponse dans un peu plus de 20 minutes.
05:37Et puis en dernière partie d'émission, avec Olivier Lévy de Lévy Capital Partners
05:42et avec Charles-Henri Manchot de la Banque Cise,
05:44nous reviendrons sur ces dernières publications d'entreprise
05:47et puis surtout comment aujourd'hui arbitrer son portefeuille
05:49face à une telle volatilité et une telle reprise sur les grands indices mondiaux.
05:53Bonne émission, bon week-end.
06:02C'est parti pour Good Morning Market et donc un CAC 40
06:05qui ouvre en très légère hausse de 0,1%
06:07quand l'Eurostock 50 est parfaitement stable ce matin à l'ouverture.
06:11Beaucoup de publications qui sont mal arbitrées ce matin
06:13avec donc Ipsos qui perd un peu plus de 3%.
06:16Dans un instant, il faudra suivre Alstom qui est toujours réservé à la baisse.
06:19Il y a quand même une lueur des sports ce matin,
06:21c'est VIRBAC qui gagne un peu plus de 3% dans la santé animale
06:24avec un groupe qui publie des ventes au-delà des attentes
06:26tirées encore et toujours par l'Amérique du Nord.
06:28C'est vraiment le grand enseignement pour l'instant
06:30de ces dernières publications d'entreprise.
06:32Ce sont les Etats-Unis qui tirent la croissance
06:34au premier trimestre pour les grandes sociétés cotées.
06:39À 9h07, on va rejoindre Christopher Dembic
06:42qui nous attend depuis Pictet Asset Management,
06:44conseiller en stratégie d'investissement.
06:45Bonjour Christopher, merci de nous consacrer quelques minutes ce matin
06:48pour parler de l'emploi aux Etats-Unis.
06:51Dans un instant, nous reviendrons sur les inscriptions hebdomadaires au chômage
06:53qui ont été publiées hier,
06:55mais surtout sur les nombreux records
06:57qui sont touchés en ce moment sur le marché actions
06:59avec un S&P 500 qui est sur des plus hauts,
07:02au-delà des 7000 points,
07:03quand le Nasdaq a touché hier un nouveau record également,
07:0712e séance dans le vert.
07:08Il faut revenir à 2009, Christopher Dembic,
07:11pour voir 12 séances dans le vert consécutives à Wall Street.
07:15Ça y est, c'est déjà le retour du FOMO,
07:17la peur de louper la hausse en quelque sorte.
07:19Complètement. Bonjour Étienne.
07:21C'est vraiment ce scénario-là qui se manque là.
07:23On s'en doutait à un certain stade,
07:25c'est-à-dire que le conflit au Moyen-Orient,
07:26même s'il va y avoir des répercussions économiques
07:28qui vont durer pendant plusieurs mois, voire trimestre,
07:31que le marché allait passer rapidement à autre chose
07:33une fois que l'intensité de la guerre était derrière nous.
07:36Et c'est ce qu'on constate.
07:37Alors bien évidemment, le calendrier joue.
07:38Vous avez déjà évoqué en introduction plusieurs résultats d'entreprise,
07:41donc ça, ça joue énormément.
07:43Peut-être que l'enseignement qu'on peut tirer,
07:44c'est qu'après la période un peu de panique qu'il y a eu,
07:47on voit que quasiment tous les indices,
07:49et aussi bien du côté américain,
07:51qui a été quand même plutôt résilient dans la durée du conflit,
07:54mais même des indices qui avaient beaucoup plus souffert.
07:56Si on regarde par exemple le COSPI,
07:58qui est l'indice sur sud coréen,
07:59on a une hausse depuis le début du mois d'avril d'à peu près 22%.
08:03Alors bien sûr, à chaque fois,
08:04ça s'explique par la composition de l'indice,
08:06par exemple du côté de l'indice sud coréen,
08:08vous avez beaucoup de semi-conducteurs
08:10qui ont plutôt très bien profité du contexte actuel,
08:12avec des ventes qui restent toujours en hausse,
08:14donc bien orientées.
08:16Mais le message qu'on peut mettre en avant,
08:18et c'est un message d'ailleurs qu'on mettait en avant au début du conflit,
08:21c'est-à-dire que les marchés surréagissent,
08:23puis par la suite, finalement,
08:24ils ont tendance quand même à atténuer
08:26l'effet de ces conflits géopolitiques,
08:28même si les répercussions économiques peuvent perdurer,
08:30et on est exactement dans ce scénario.
08:33Alors certes, certaines entreprises peuvent être encore prudentes
08:35et imputer des mauvais résultats au conflit,
08:38le secteur du luxe l'a fait notamment,
08:40mais globalement, effectivement,
08:42on est orienté dans une autre fenêtre.
08:43Il y a peut-être, dernier point,
08:45un élément aussi qui a beaucoup joué,
08:46c'est qu'au tout début du conflit,
08:48vous aviez cette tendance à considérer
08:50que l'inflation allait rebondir très durablement,
08:53que les banques centrales allaient augmenter le loyer de l'argent.
08:56La réalité, c'est que tout ça s'est un peu retombé,
08:59heureusement d'ailleurs,
09:00et quand on regarde le consensus Bloomberg,
09:02en termes d'anticipation de l'inflation,
09:03c'est tout simplement une inflation qui est transitoire,
09:06avec probablement des banques centrales
09:08qui n'ont pas su réagir, d'ailleurs, du côté de la Fed,
09:10et même d'ailleurs un loyer de l'argent.
09:12Si on regarde un indicateur de référence
09:15sur le marché du crédit à court terme aux États-Unis,
09:17qui s'appelle le SOFR,
09:19vous avez atteint, il y a quelques jours de cela,
09:21un point bas depuis 2022.
09:23C'est une bonne nouvelle,
09:24ça veut dire que les conditions financières
09:25restent en tout cas très bonnes.
09:27Donc il y a quand même un contexte qui est favorable,
09:28malgré tout,
09:29pour une hausse durable des marchés actions.
09:32Quand vous échangez avec vos clients,
09:34Christopher Dembic,
09:35comment aujourd'hui les conseiller,
09:37les guider face à un tel rallye ?
09:40Parce que c'est vrai que là,
09:41ça fait quand même 12 jours que le Nasdaq est dans le vert,
09:43mais il ne va pas enchaîner comme ça à 20 ou 30 séances.
09:45Il y aura bien une pause à un moment ou à un autre.
09:47Et puis surtout aujourd'hui,
09:48comment arbitrer son portefeuille
09:50face à des marchés qui ont totalement changé de paradigme ?
09:53En début d'année, c'était,
09:54il faut allouer son capital sur l'Europe,
09:56sur l'Asie,
09:57faire plutôt une pause sur les US.
09:58Et puis là, depuis 15 jours, 3 semaines,
10:00c'est un retournement total de la situation.
10:02Alors, je pense que d'une certaine manière,
10:04j'avais un peu de chance.
10:05Sur une grande partie de ma clientèle,
10:07ils avaient effectivement réduit leur position,
10:09et c'est ce qu'on avait mis en avant en début d'année,
10:11sur les États-Unis.
10:12Mais pour être très transparent,
10:15réduire les expositions,
10:16ça veut dire qu'on restait malgré tout
10:17quasiment à 60% en moyenne
10:19dans leur portefeuille
10:20sur des actions américaines.
10:21Donc, vous savez qu'on partait de très très haut.
10:23Donc, ils bénéficient largement du rallye actuel
10:25et même de la résilience pendant le conflit.
10:28Beaucoup ont été opportunistes
10:30en gardant du cash
10:31un peu plus que d'habitude
10:32au tout début du conflit,
10:34ce qui leur a permis pour certains
10:35de faire des belles opérations.
10:36J'ai un client institutionnel,
10:38une grande mutuelle,
10:39notamment française,
10:40qui a décidé d'aller
10:41sur les valeurs des logiciels,
10:43qui a été émourdement sanctionné
10:45en tout début d'année
10:46et finalement qui a fait une belle opération
10:48pendant le conflit.
10:49Donc, garder du cash
10:50pour saisir quelques opportunités.
10:52Mais peut-être ce qui est assez frappant,
10:54c'est que j'ai l'impression
10:54sur, en tout cas,
10:56essentiellement de la clientèle institutionnelle,
10:58beaucoup ont tellement eu à gérer
11:00ces dernières années
11:01du risque géopolitique
11:02que peu ont paniqué
11:04et beaucoup se sont dit
11:05c'est temporaire,
11:06ont fait le dos rond au grand maximum
11:08et on ne change pas diamétralement
11:10nos visions,
11:11nos vues de marché
11:12qui étaient présentes,
11:13par exemple,
11:13en janvier
11:14ou tout début février.
11:15Et jusqu'à présent,
11:16je pense qu'ils ont assez raison
11:18et c'est un peu la démarche aussi
11:19que j'aurais.
11:19D'autant plus que pour l'instant,
11:21il n'y a pas d'étincelle
11:22qui vient arrêter
11:25cette hausse
11:25juste spectaculaire.
11:27Pour rappel, quand même,
11:27le Nasdaq gagne 16%
11:28en ligne droite
11:29depuis la fin du mois de mars.
11:30Même l'emploi, hier,
11:32est resté résilient aux États-Unis
11:33avec des inscriptions hebdomadaires
11:34qui sont restées stables.
11:37On avait eu
11:38le coup de choc
11:40un peu du mois de février
11:41avec un rapport sur l'emploi
11:42qui était mauvais
11:43et ensuite, en mars,
11:44on a eu des données
11:45qui étaient un peu plus rassurantes.
11:47Notamment, il y a toujours
11:47un peu cette thématique
11:48mais qui est trop prématurée.
11:50Tous les économistes
11:51sont d'accord sur cela.
11:52Sur les destructions d'emplois
11:54qui seraient liées à l'IA,
11:55aujourd'hui, c'est encore
11:55très, très maturé
11:56de le voir massivement
11:57dans les statistiques.
11:58On est plus sur des suspicions
12:00qu'autre chose.
12:01La dynamique américaine
12:02reste très, très bonne
12:03dans son ensemble.
12:04Certes, la croissance des salaires
12:06ralentit assez fortement,
12:07mais c'est normal
12:08à un certain stade.
12:10C'est aussi un signe
12:11que le marché d'emploi
12:11est un peu moins dynamique.
12:12Mais il n'y a pas
12:13un scénario d'inquiétude.
12:14Et c'est d'ailleurs plutôt
12:15tout cela,
12:16ça constitue une assez
12:17bonne nouvelle
12:17parce que quand on regarde
12:18la Fed,
12:20il y a trois semaines de cela,
12:22vous aviez un consensus
12:23de marché disant
12:23que ça va être très compliqué
12:25pour elle.
12:25Elle a un marché de l'emploi
12:26qui ralentit fortement,
12:27en même temps,
12:27des pressions inflationnistes
12:28qui vont être peut-être durables.
12:30Finalement,
12:30ces pressions inflationnistes,
12:31elles ne sont pas durables.
12:33Le marché de l'emploi,
12:34certes, ralentit,
12:35mais il n'y a pas
12:35de nécessité d'agir d'urgence.
12:37Donc, ça conforte un peu
12:38la vision que la Fed
12:39va faire le dos rond
12:40pendant quelques mois
12:41et puis ensuite,
12:41elle peut éventuellement
12:43baisser de nouveau
12:44ses taux,
12:44peut-être une fois ou deux.
12:45Ça ne va pas être massif
12:46au cours de l'année.
12:47Donc, c'est plutôt
12:48un scénario un peu idéalique
12:50et elle a toute fin.
12:51Moi, j'ai quand même
12:54comme vision de dire
12:55qu'elle a toute fin
12:56économiquement
12:56et du point de vue
12:57des marchés.
12:58C'est quand même souvent
12:58les États-Unis
12:59qui s'en sortent bien,
13:00en tout cas dans le paradigme
13:02dans lequel on se trouve.
13:03Nous reparlerons
13:03de ce contexte de marché
13:04avec Charles-Henri Monchot,
13:06le chef des investissements
13:07de la Banque 6
13:07qui sera avec nous
13:08depuis Genève.
13:10Bien sûr,
13:10on vous retrouve à 11h.
13:11Christopher Dembic,
13:12comme chaque vendredi,
13:14tout pour investir
13:15la masterclass.
13:16Quel sera le programme
13:16aujourd'hui ?
13:17Alors, on a une thématique
13:18centrale sur la démographie.
13:20On se déconnecte un peu
13:21de l'actualité pure,
13:22mais sur la démographie,
13:23c'est un sujet
13:23qui revient assez régulièrement.
13:24On aura notamment
13:25deux invités.
13:26Thibaut Prévé
13:27qui est déjà venu
13:28à l'antenne
13:29de BFM Business
13:30pour présenter
13:31son dernier ouvrage.
13:32On se déte un peu
13:32pour comprendre
13:33la macroéconomie.
13:34Et ensuite,
13:34un autre invité,
13:35Cyril Restier,
13:35qui va avoir une approche
13:37un peu plus marché.
13:38Comment on gère,
13:39comment on essaie
13:40de s'adapter
13:41face à des marchés
13:42qui vont jouer
13:43à un certain stade
13:44la thématique
13:45de la démographie.
13:45C'est assez compliqué,
13:46mais en tout cas,
13:47ça va être intéressant
13:48de voir ces aspects-là.
13:50Merci beaucoup,
13:50Christopher Dembic,
13:51conseiller en stratégie
13:52d'investissement
13:52chez PICT Asset Management.
13:54Et donc,
13:54chaque vendredi
13:55sur BFM Business
13:55à partir de 11h
13:56pour Tout pour investir
13:57la masterclass.
14:019h14,
14:01et donc le CAC 40
14:02est en hausse
14:02de 0,2%
14:04après une très légère
14:04baisse hier soir
14:05à la clôture.
14:068279 points
14:07en plateau ce matin.
14:08Daniel Cohen-Delara,
14:09associé chez
14:10Next Pm Tom.
14:11Bonjour Daniel.
14:12Bonjour Etienne.
14:12Merci de nous accompagner
14:13comme régulièrement
14:14en plateau
14:15afin de faire un point
14:15sur les niveaux techniques
14:17des grands indices mondiaux.
14:18Dans un instant,
14:19on reviendra bien sûr
14:20sur les nombreux records
14:21qui ont été touchés
14:22du côté des Etats-Unis,
14:23mais juste avant,
14:23quelle est votre lecture
14:25du CAC 40
14:26qui, lui,
14:26n'est pas sur un record.
14:27On n'en est pas très loin.
14:28Allez, on a 300,
14:29400 points
14:30des plus hauts
14:30touchés en février.
14:31Oui, mais il y a
14:32deux lignes de barbelés
14:33entre,
14:34à savoir deux zones
14:36de non-cotation,
14:37de gap.
14:38Le premier,
14:39dans la zone
14:40des 8 330,
14:428 380.
14:43On l'a très légèrement
14:45entamé
14:47en début de semaine,
14:49mais les vendeurs
14:50ont montré
14:50qu'ils étaient très présents
14:51dans cette zone.
14:52Et puis,
14:53si on arrive à franchir
14:54cette première zone,
14:55100 points au-dessus,
14:56dans la zone
14:57des 8 460,
14:598 550,
15:00il y a une nouvelle zone
15:01de non-cotation,
15:02un nouveau gap
15:03avant d'atteindre
15:05l'ancien sommet historique
15:07vers les 8006.
15:08Donc,
15:08on est quand même
15:10avec des résistances
15:12au-dessus de la tête
15:12qui sont quand même fortes.
15:14Les secteurs,
15:15le luxe,
15:17il a déçu,
15:18bien évidemment.
15:19Donc,
15:19ça,
15:19ça pèse
15:19de manière significative.
15:21L'énergie,
15:22on a l'impression
15:23que les pétrolières,
15:24on est un peu en haut.
15:26Donc,
15:27on n'a pas,
15:27pour l'instant,
15:28de vecteur
15:30qui nous pousse
15:32à aller réellement
15:33vers le haut.
15:34Alors,
15:34on le verra,
15:35comme aux Etats-Unis,
15:36on rentre là,
15:37véritablement,
15:37dans la saison des résultats.
15:39Et la semaine prochaine,
15:40en Europe,
15:42la semaine suivante,
15:43aux Etats-Unis,
15:44vont être très copieuses.
15:45Il y a une majorité
15:46de sociétés du CAC 40
15:47qui vont publier.
15:48Et là,
15:49on aura la vérité.
15:51Alors,
15:52ces dernières périodes,
15:54les investisseurs
15:57regardent,
15:57évidemment,
15:58les résultats,
15:59mais jugent beaucoup
16:00les perspectives
16:01que délivrent les sociétés.
16:03Et on l'a notamment vu
16:03sur le secteur du luxe,
16:04et nous reviendrons
16:05sur ces publications
16:06dans quelques minutes
16:07avec Louis Puga
16:08de Prévoir.
16:08Quand vous regardez
16:09le CAC 40,
16:10vous êtes plutôt prudent.
16:11En tout cas,
16:11ça ne va être pas simple
16:13de retrouver
16:13les plus hauts historiques.
16:15Est-ce qu'aujourd'hui,
16:16il faut plutôt,
16:17du coup,
16:17continuer à acheter
16:19les plus hauts
16:20à Wall Street,
16:21notamment sur le S&P 500
16:22ou sur le Nasdaq ?
16:23Alors,
16:24ça peut paraître
16:25un peu surprenant
16:26dans la période actuelle
16:27que le S&P 7050,
16:31le Nasdaq 100,
16:3324600,
16:33donc des records.
16:35Alors,
16:35j'ai essayé de regarder,
16:36de comprendre
16:37pourquoi on arrive
16:38à des schémas
16:39dans une période
16:40qui est quand même
16:42sur le plan économique
16:43et sur le plan macroéconomique
16:46relativement compliqué.
16:48Alors,
16:48qu'est-ce qui s'est passé ?
16:49On a fait un creux.
16:51Donc,
16:51qu'est-ce qui se passe souvent
16:53quand on a un creux ?
16:54C'est ce qu'on appelle
16:54le « buy the dip ».
16:56Donc,
16:56les investisseurs
16:57ont acheté les creux.
16:58Mais ils ont acheté quoi
16:59dans les creux ?
17:00Eh bien,
17:00l'intelligence artificielle,
17:02la techno.
17:02Et comme,
17:03dans le même temps,
17:04les secteurs
17:05qui avaient bénéficié
17:06de la rotation sectorielle
17:08quand l'intelligence artificielle
17:10en début d'année
17:11avait marqué le pas,
17:12eh bien,
17:13ces secteurs
17:13comme l'énergie
17:14demeurent très hauts
17:15et les industriels,
17:17les secteurs industriels
17:17à peu consolider.
17:19Donc,
17:19quand on fait le mix
17:20de l'ensemble de ces éléments,
17:21on a les sommets actuels.
17:24Alors,
17:25moi,
17:25je mets quand même
17:26un « mais »
17:27dans tout ça
17:29pour plusieurs raisons.
17:30La première,
17:31c'est que justement,
17:32on va arriver maintenant
17:33dans la période de vérité
17:35qui vont être les résultats.
17:37Il y a Tesla
17:38la semaine prochaine,
17:39mais surtout,
17:40on a une période
17:4129 et 30 avril
17:43où là,
17:43d'un coup,
17:44il y a,
17:44dans les sept magnifiques,
17:46il y en a trois ou quatre
17:46qui publient.
17:47Donc là,
17:48on aura la vérité
17:49sur la situation exacte.
17:52Et puis,
17:53les analystes techniques
17:55regardent souvent,
17:57beaucoup,
17:57un indice
17:58qui est le VIX,
17:59qui est l'indice,
18:00donc la volatilité
18:01des options
18:03sur le S&P 500.
18:05En gros,
18:05les coûts de couverture.
18:07Et le VIX
18:08a une caractéristique unique,
18:11c'est qu'il comble
18:12toujours
18:13ces gaps,
18:14ces trous de cotation.
18:15Et là,
18:16on a un trou de cotation
18:18ouvert,
18:19béant,
18:20entre,
18:20en gros,
18:21entre 22 et 24,
18:22qui est relativement récent.
18:24Ce trou sera comblé.
18:26On ne sait pas quand,
18:27on ne sait pas comment,
18:28mais il sera comblé.
18:29Donc,
18:30il y a quand même
18:32une forme d'incertitude
18:33à la fois sur le plan technique
18:35et puis,
18:36eh bien,
18:36on va arriver dans la vérité
18:38que seront les résultats
18:40de,
18:42notamment,
18:43de l'intelligence artificielle.
18:44Parce que c'est ça
18:45qui guide,
18:45aujourd'hui,
18:46donc simplement,
18:47quand vous regardez Wall Street,
18:48vous dites,
18:48la probabilité,
18:50c'est plutôt que les indices
18:51continuent d'enchaîner des records
18:52ou à l'inverse,
18:53il y a une probabilité
18:54quand même assez importante
18:55que tout cela corrige ?
18:57Je suis prudent.
18:58Je suis prudent
18:59pour ces raisons.
19:01Pour l'instant,
19:02on a un schéma
19:03qui est un schéma
19:04d'achat du creux.
19:08Les marchés,
19:10américains surtout,
19:11ont acté,
19:13est-ce qu'ils ont raison,
19:14la fin du conflit
19:15au Moyen-Orient ?
19:16Donc on achète.
19:18Ils sont couverts.
19:20Donc ce sera véritablement
19:22la vérité des résultats
19:23qui donnera le ton
19:25pour le trimestre qui vient.
19:28Donc je suis prudent.
19:29Je ne vendrai pas aujourd'hui,
19:31mais je suis prudent.
19:34On va parler de deux valeurs
19:35dans un instant.
19:36Juste avant,
19:37un mot de Halstom
19:37qui aura quand même mis
19:38plus d'un quart d'heure à côté.
19:40Le titre s'effondre
19:41à l'instant de 31%.
19:43Il y a un gros avertissement
19:44de résultats.
19:4615,78 euros
19:47pour ce titre Halstom
19:49ce matin.
19:50Comme quoi,
19:50il faut être très prudent
19:52avant des éléments
19:53de résultats.
19:54Avec donc un groupe
19:55qui revoit à la baisse
19:56son objectif
19:57de marge opérationnelle
19:58pour cette année,
19:58mais également
19:59pour l'exercice suivant.
20:01Soitec.
20:01Comment ne pas parler
20:02de Soitec,
20:03Daniel Cohen-Delara ?
20:04Le titre a plus que doublé
20:05depuis le mois de février.
20:06C'est un peu comme Halstom.
20:08C'est très beau
20:08sur les dernières semaines,
20:10mais si vous dézoomez,
20:11ce n'est pas très beau.
20:11Est-ce que là,
20:12à court terme,
20:12vous êtes optimiste
20:13sur ce titre Soitec ?
20:15Soitec,
20:15c'est une longue histoire
20:16avec des déceptions énormes,
20:19des espoirs énormes.
20:20Et là,
20:21comme vous l'avez indiqué,
20:22on est passé
20:23de 47 à 85
20:24en moins de 10 jours.
20:26Donc,
20:26c'est vers le haut
20:28une fusée Ariane.
20:30Alors,
20:31Soitec a bénéficié
20:33des très bons résultats
20:35d'un de ses très gros clients
20:37qui est
20:38Taïwan Semiconductor.
20:39Et dans la foulée,
20:41les analystes
20:43sont redevenus
20:44extrêmement positifs
20:45sur la valeur
20:46Odo,
20:48Chevrolet Kepler.
20:49Donc,
20:49on est sur un schéma
20:51qui est un schéma
20:52de hausse.
20:54Alors,
20:54acheter aujourd'hui
20:55Soitec,
20:57c'est un peu trop haut.
20:59J'attendrai,
21:01si cela vient,
21:03un retour
21:04dans la zone
21:05des 80,30 euros
21:07ou même
21:08de 74 euros
21:10pour viser,
21:11techniquement,
21:12les 92,
21:1498
21:14et 101,85.
21:1787,58 à l'instant
21:18pour ce titre Soitec
21:19qui prend encore 4% ce matin.
21:21Pour l'instant,
21:22on est sur cette dynamique.
21:23Mais,
21:24à mon sens,
21:25c'est trop tard pour acheter.
21:26Le risque de consolidation
21:29qui va venir
21:30parce qu'on monte
21:31comme ça verticalement
21:33à un moment donné,
21:34il n'y aura plus d'acheteurs.
21:35Il faudra une consolidation
21:37pour retrouver
21:38un vent acheteur
21:39s'il doit se faire
21:40et a priori,
21:42techniquement,
21:42sur les deux niveaux
21:43que je vous ai proposés.
21:45Voilà pour ce titre Soitec
21:46qui est passé en ligne droite
21:47de 23 euros
21:48en début d'année
21:49à plus de 87 euros
21:50ce matin.
21:51Merci beaucoup,
21:52Daniel Cohen de Lara
21:52nous a raccompagné ce matin
21:54associé chez NextMemTom
21:55pour une lecture
21:56graphique,
21:57technique,
21:58des valeurs qui font
21:58l'actualité
21:59et des indices
22:00ce matin en Europe
22:01qui sont en légère hausse.
22:02En tout cas,
22:02c'est le cas ce matin.
22:03du CAC 40 plus 0,2%,
22:058 279 points
22:07quand le DAX à Francfort
22:08prend 0,1%.
22:11Et comme chaque jour
22:12aux alentours de 9h20,
22:13nous parlons des valeurs
22:14qui font l'actualité
22:15avec ce matin
22:16un focus
22:16sur ASML,
22:18le secteur du luxe
22:18et GTT
22:19avec Louis Pugas
22:20en plateau
22:20gérant action
22:21chez Prévoir.
22:22Bonjour Louis Pugas.
22:23Merci de nous accompagner
22:24ce matin
22:24pour revenir sur
22:25ces secteurs,
22:27ces valeurs
22:27qui ont fait l'actualité
22:28ces dernières heures
22:29avec notamment
22:30ASML.
22:31Bon,
22:31puisqu'on parlait
22:31de Soitec,
22:32restons dans le secteur
22:32des semi-conducteurs.
22:34C'est vrai que
22:34ASML a publié
22:35ses résultats
22:36mercredi.
22:37Le marché a quelque peu
22:38vendu la nouvelle
22:40avec,
22:41c'est vrai,
22:41beaucoup de nouvelles
22:42qui étaient déjà
22:42dans les cours.
22:43Absolument,
22:44oui.
22:44On a eu une réaction
22:45boursière qui n'était pas
22:46forcément en corrélation
22:47avec la publication
22:48des résultats.
22:49Gardons en tête
22:50que depuis le début
22:51de l'année,
22:51le titre est déjà
22:52en hausse de 40%.
22:53On avait notamment eu
22:54ASMI,
22:55ASML en partie
22:56et puis BE semi-conducteurs
22:57qui sont un peu
22:58les trois acteurs majeurs
22:59dans les semi-conducteurs
23:00en Europe
23:01qui avaient révisé
23:03un petit peu
23:04leurs anticipations
23:05pour l'année.
23:06D'un point de vue
23:06extrêmement positif,
23:07ASML a remonté
23:08sa guidance,
23:09donc ses anticipations
23:10de résultats
23:11pour l'année 2026,
23:12pour l'exercice 2026
23:13plutôt à la hausse,
23:14notamment sur sa partie
23:15fourchette basse
23:16en ce qui concerne
23:17le chiffre d'affaires.
23:19Ce qui est plus intéressant,
23:20je dirais,
23:21c'est surtout
23:21les commentaires
23:22du management
23:23avec toujours
23:24des notions
23:25d'une demande
23:26extrêmement importante,
23:27une demande excédentaire
23:28par rapport à l'offre,
23:29soutenu en ça
23:30par les gros acteurs
23:32du style SKINX,
23:34du style TSMC
23:35ou Samsung
23:35avec une demande
23:36extrêmement importante
23:37et extrêmement forte
23:38qui pour l'instant
23:39n'est pas satisfaite
23:40par l'offre.
23:42Ce qui est important
23:42aussi d'avoir en tête,
23:43c'est que vous savez
23:44en 2024 et en 2025,
23:46ASML avait été mis
23:47un peu sous pression
23:49en raison des contraintes
23:51un petit peu
23:51d'exportation
23:52de biens sensibles,
23:53notamment de la part
23:54des Etats-Unis
23:55mais aussi des Pays-Bas.
23:56Et aujourd'hui,
23:57la part de la Chine
23:58dans le chiffre d'affaires
23:59d'ASML
24:00continue de baisser
24:00et le management
24:01a guidé sur le fait
24:02que ce serait a priori
24:03aux alentours
24:04d'une vingtaine de pourcents
24:04du chiffre d'affaires.
24:05Ça, c'est plutôt
24:06une bonne nouvelle
24:06parce que c'est un peu
24:07un point bas
24:07pour ASML
24:08sachant que c'était
24:09un sujet un peu
24:10de doute
24:11pour le fabricant
24:14de semi-conducteurs,
24:15de machines
24:15de semi-conducteurs.
24:16Donc, je pense que
24:17c'est plutôt
24:17une très bonne nouvelle.
24:18On est toujours
24:19sur une dynamique
24:19de marge
24:20qui est extrêmement positive
24:21et surtout
24:22quand on regarde
24:22un peu au-delà
24:23de l'exercice 2026,
24:24on a une croissance bénéficiaire
24:27pour 2027 anticipée
24:28qui est aux alentours
24:29d'une trentaine de pourcents.
24:30Donc, même sur des niveaux
24:31de valorisation actuelles
24:33qui peuvent paraître
24:33un petit peu excessives,
24:3432-33 fois le PE,
24:36en fait,
24:37si on replace ça
24:37dans un futur relativement proche,
24:39à mon avis,
24:40on a de quoi être
24:41relativement serein
24:42sur le titre.
24:42C'est une grosse conviction
24:43dans votre portefeuille
24:45aujourd'hui.
24:46Votre portefeuille prévoir
24:47gestion actions,
24:47c'est même la première ligne
24:49qui pèse un peu plus de 9%.
24:50Et d'ailleurs,
24:50vous avez un portefeuille
24:51qui est très semi-conducteur,
24:52très tech aujourd'hui.
24:53D'ailleurs,
24:54c'est ce qui explique
24:54la bonne performance
24:55de votre fonds
24:55depuis le début de l'année.
24:57Absolument.
24:57C'est une conviction.
24:58En Europe,
24:59parfois,
24:59on a tendance
24:59à regarder les États-Unis
25:01comme étant les seuls acteurs
25:02sur ce domaine
25:03de l'intelligence artificielle
25:04et de façon plus large
25:04sur les semi-conducteurs.
25:05Il ne faut pas avoir peur
25:06de faire,
25:07non pas Cocorico,
25:08mais un petit Cocorico européen
25:09sur des champions.
25:11Gardons en tête
25:12qu'ASML,
25:12c'est 98% de part de marché
25:14sur tout ce qui est lithographie.
25:15Lithographie,
25:16c'est une étape essentielle
25:17dans la fabrication
25:19des puces de semi-conducteurs.
25:21Par conséquent,
25:22je pense que oui,
25:23il y a un boulevard
25:24assez important.
25:25Il faut toujours raison garder
25:26sur ce genre de titre.
25:28Mais à mon avis,
25:29l'avenir est relativement radieux
25:31pour ces entreprises-là.
25:32Voilà donc pour ASML
25:34qui suscite beaucoup d'intérêt
25:35de la part de nos auditeurs,
25:36téléspectateurs.
25:37Comme le secteur du luxe,
25:38c'est vrai qu'on reçoit
25:39pas mal de questions
25:40en ce qui concerne
25:41le secteur du luxe.
25:41Est-ce qu'aujourd'hui,
25:42il faut rentrer sur ce secteur ?
25:43Est-ce qu'il faut renforcer ?
25:44C'est vrai qu'on a eu
25:45Keering, LVMH
25:47ou encore Hermès
25:48cette semaine.
25:49Vous, en tant que gérant
25:50actions européenne,
25:52est-ce que ça vous donne envie
25:53aujourd'hui,
25:54ce secteur du luxe,
25:54après la baisse importante
25:56depuis le début de l'année ?
25:58Alors, il est assez compliqué.
26:00En fait, je pense qu'il va falloir
26:00le dissocier un peu,
26:01ce luxe.
26:02À l'intérieur,
26:03on va avoir les très,
26:03très belles entreprises du luxe
26:05qu'on va qualifier, nous,
26:06de hard luxury,
26:07dans lesquelles vous allez
26:08retrouver des entreprises
26:09comme Ferrari,
26:10Brunello Coutinelli
26:11ou Hermès.
26:12De l'autre côté,
26:13des entreprises comme Hermès
26:14et Keering sont un petit peu
26:15plus sur du soft luxury
26:17et donc on va avoir
26:18une clientèle
26:19qui est un petit peu plus
26:20soumise quand même
26:20aux aléas de la croissance mondiale,
26:22aux aléas du pouvoir d'achat,
26:24ce genre de choses.
26:26En revanche,
26:26une chose est sûre,
26:27c'est que depuis maintenant
26:28quasiment un an,
26:28le titre d'Hermès
26:29a divisé par deux,
26:31avec des plus hauts
26:32qui ont été quasiment
26:33à 3 000,
26:33on est revenu un peu
26:34à 1 500,
26:35un tout petit peu
26:35au-dessus de 1 500.
26:36Je pense que c'est assez intéressant
26:38comme secteur,
26:39je reconnais m'être
26:40un petit peu trompé
26:41cette dernière année
26:42puisque j'ai conservé
26:43ces titres-là.
26:44En revanche,
26:45peut-être le seul point
26:45d'inquiétude
26:46dans la publication d'Hermès,
26:47il faut préciser
26:47que c'est la seule fois
26:48où Hermès déçoit
26:49puisque les trimestres précédents,
26:50Hermès était au-dessus
26:51des anticipations,
26:52c'est peut-être
26:53la partie Chine,
26:54au-delà du Moyen-Orient
26:55qui a eu un impact direct,
26:57la partie Chine,
26:58donc Asie,
26:58ex-Japon,
26:59a été un peu décevante
27:01chez Hermès
27:01puisqu'on a connu
27:03une croissance
27:04de 2,2
27:05contre 6% anticipée,
27:06donc là,
27:06c'est peut-être un sujet
27:07à regarder de plus près.
27:09En revanche,
27:09ce qui est extrêmement satisfaisant,
27:10c'est la partie aux États-Unis
27:12où la consommation
27:12est toujours aussi solide.
27:14En plus,
27:14Hermès jouit d'une position
27:15un petit peu d'outsider
27:16puisqu'ils n'ont pas
27:17un taux de pénétration
27:18très important.
27:19Donc, aux US,
27:20on a eu une croissance
27:21de 17% au T1.
27:23Donc, à choisir plutôt Hermès
27:24s'il faut aujourd'hui
27:26garder une valeur
27:26dans ce secteur du luxe.
27:27Ça correspond exactement
27:29à ce qu'on fait dans nos fonds,
27:30c'est-à-dire qu'on ne peut pas
27:31non plus empiler des pauses
27:32sur des acteurs similaires,
27:33donc autant choisir le meilleur.
27:34Bon, et puis,
27:35il nous reste deux minutes
27:36pour parler de valeurs
27:37que vous détenez
27:38dans vos fonds,
27:39GTT et Siemens Energy.
27:41Oui, absolument.
27:41Alors, GTT,
27:42peut-être un focus
27:43plus important sur GTT
27:44puisque c'est une petite entreprise,
27:45enfin petite,
27:46ça commence à être solide.
27:46Qui a bien grossi.
27:47Oui, voilà, exactement.
27:48Qui a bien grossi
27:48et surtout,
27:49c'est extrêmement intéressant
27:50puisque c'est une entreprise
27:51qui est très asset light
27:52dans le sens où
27:53c'est une entreprise
27:58collectant des royalties
27:59sur sa technologie
28:01et sur ses brevets
28:02pour la construction de membranes
28:03dans le domaine du GNL.
28:05Donc, c'est un domaine
28:05qui est très, très, très
28:06à la mode en ce moment.
28:08Comment dirais-je ?
28:09GTT en bénéficie
28:10depuis de longues années maintenant.
28:13Gardons en tête
28:13que c'est une entreprise
28:14qui génère des résultats
28:16à l'avancement,
28:17c'est-à-dire que
28:18quand le chantier naval
28:18va passer une commande
28:19pour un méthanier
28:20et va utiliser
28:21la technologie de GTT,
28:23GTT va percevoir
28:23ses royalties à l'avancement.
28:25C'est pour ça qu'on a
28:26à la fois de la visibilité
28:27sur le carnet de commande
28:28pour les deux prochaines années
28:29ou un an et demi à venir.
28:30Et ensuite,
28:31la raison aussi pour laquelle
28:32aujourd'hui, facialement,
28:33quand on regarde les chiffres,
28:34les croissances attendues
28:35ne sont pas exceptionnelles
28:36pour 2026.
28:37Pourquoi ?
28:37Parce que vous aviez eu
28:38en 2024
28:39les affaires de M. Trump,
28:41en 2025,
28:42encore une fois,
28:43les droits de douane
28:44et par conséquent,
28:45on avait eu un petit peu
28:46un gel
28:46des prises de commandes
28:47et la volonté
28:49des constructeurs
28:50des chantiers navals.
28:51Le titre a pris 30%
28:52depuis le début de l'année,
28:54plus 45%
28:55en l'espace d'un an.
28:55C'est vrai que ça pèse 7 milliards.
28:56Donc, on est même sorti
28:57limite des small et mid-cap.
28:59Toutes ces bonnes nouvelles
29:00ne sont pas déjà
29:00dans les cours pour vous ?
29:01Je pense à l'instant T,
29:02il faut attendre
29:03que le carnet de commande
29:03se re-remplisse un petit peu.
29:05Je n'ai pas peur
29:06d'un retracement du titre,
29:07mais en revanche,
29:08peut-être que pour avoir
29:08une nouvelle vague de hausse,
29:09peut-être qu'il faut attendre
29:10un petit peu,
29:10il faut être un peu plus prudent.
29:12Mais de manière
29:13assez structurelle,
29:14je pense que le titre
29:15est un très bon acteur
29:17à jouer pour les années à venir.
29:18Merci beaucoup.
29:19Louis Pugan
29:20nous aura accompagné ce matin
29:21pour nous partager
29:21vos convictions
29:22chez Prévoir.
29:23Vous êtes gérant du fonds
29:25Prévoir, Gestion, Action.
29:26Très courte pause,
29:27on se retrouve dans un instant.
29:28Nous serons avec
29:30Stéphane Trento,
29:31c'est le PDG de ST Group
29:32qui va faire son entrée en bourse.
29:34Mais pas Euronext,
29:35la bourse lise.
29:36Pourquoi ?
29:36Éléments de réponse
29:37dans un instant.
29:38Et puis en dernière partie
29:39d'émission,
29:39nous serons avec
29:39Charles-Henri Monchot,
29:41le chef des investissements
29:41de la Banque 6
29:42qui nous attend depuis Genève
29:44avec Olivier Lévy,
29:45le président de Lévy Capital Partners
29:46pour revenir sur les nombreux records
29:48qui ont été touchés
29:49à Wall Street.
29:49Comment aujourd'hui
29:50arbitrer son portefeuille
29:51après une hausse de 10-15%
29:53des indices américains
29:54depuis le début du mois ?
29:56Et puis comment aujourd'hui
29:58arbitrer face à une telle volatilité
30:01son portefeuille
30:02avec typiquement aujourd'hui
30:03des valeurs comme Alstom
30:04qui s'effondrent de 30%
30:05après la publication des résultats,
30:07Ipsos-12,
30:08quand à l'inverse,
30:09certaines sociétés
30:10s'envolent.
30:11C'était le cas notamment
30:12de plusieurs valeurs
30:13aux Etats-Unis
30:14en début de semaine.
30:15Souvenez-vous
30:16avec des résultats
30:16qui sont quand même
30:17au-delà des attentes
30:18pour le S&P 500.
30:27Deuxième partie
30:28de Good Morning Market
30:28plus 0,3%
30:29pour le CAC 40
30:30au-delà des
30:328 289 points.
30:34Stellantis,
30:34Dassault Systèmes
30:35et ST Microélectronique
30:36sont les plus fortes hausses
30:37et puis à l'inverse,
30:38EFA,
30:39GerselorMittal
30:39et Bouygues
30:40ferment la marge.
30:41Bouygues,
30:41qui cède quasiment à 1%
30:42avec du nouveau
30:43en ce qui concerne
30:44le dossier SFR
30:45puisque ce matin,
30:46Bouygues,
30:46Iliade et Orange
30:48ont annoncé
30:48être en négociation
30:49exclusive avec Altice,
30:51la maison mère des CFR
30:52avec une offre
30:52qui a été rehaussée
30:54sur ce dossier.
30:5517 milliards
30:56en octobre dernier.
30:57Désormais,
30:58l'offre est de plus
30:59de 20 milliards d'euros
31:00pour acheter des activités
31:01en France d'Altice.
31:03À 9h33 ce matin,
31:05c'est Stéphane Trento,
31:06le PDG de ST Group
31:07qui est en plateau.
31:08Bonjour Stéphane Trento.
31:09Bonjour.
31:10Merci d'être avec nous
31:11ce matin
31:11pour nous parler
31:13de l'introduction en bourse
31:14de votre groupe.
31:15Vous êtes une PME
31:16qui est basée
31:17dans la région de Toulouse.
31:19Vous travaillez
31:19dans le secteur
31:20de l'aéronautique
31:21pour notamment fabriquer
31:22des composites
31:24pour les Airbus,
31:25les Thalès,
31:25les Safran
31:26ou encore
31:26les Dassault Aviation.
31:28C'est quoi aujourd'hui
31:29typiquement votre métier,
31:31vos applications ?
31:32Comment aujourd'hui
31:32on retrouve vos composites
31:33chez ces différents acteurs ?
31:35Écoutez,
31:36nous on est spécialisés,
31:37on est un groupe industriel
31:38familial
31:39situé en plein cœur
31:40de l'Aerospace Valley
31:41donc comme vous le disiez
31:43en périphérie toulousaine
31:44et nous sommes spécialisés
31:45dans les métiers
31:46de transformation
31:46du composite essentiellement
31:48donc le composite
31:49est de plus en plus omniprésent
31:50aujourd'hui
31:51dans les avions
31:52de nouvelle génération
31:53de par les performances
31:54techniques,
31:55technologiques
31:55qu'il peut apporter
31:56et donc plus de fiabilité,
31:58plus d'efficacité
31:59en tous les cas
32:00dans l'exploitation
32:01des avions.
32:02Alors comment on peut
32:03retrouver vos pièces ?
32:04Je ne sais pas,
32:04quand on prend l'avion
32:04est-ce qu'on peut se dire
32:05ah tiens ça,
32:06ça a été fabriqué
32:06en partie grâce à ST Group ?
32:08Alors effectivement,
32:10nos pièces sont relativement
32:11facilement identifiables
32:12parce qu'on est majoritairement
32:14positionnés sur l'aménagement
32:15intérieur
32:16donc des avions,
32:17plutôt l'aménagement
32:18cabine
32:19mais également
32:20dans l'aménagement
32:20du cockpit.
32:21Nous avons effectivement
32:22une particularité
32:22avec un vrai savoir-faire,
32:24un vrai historique
32:25dans la conception
32:26et la fabrication
32:27des éléments
32:28qui constituent
32:29le cockpit des avions.
32:29Un exemple peut-être
32:30d'une pièce ?
32:32On va faire
32:33pour la 400M par exemple,
32:35avion militaire
32:37du programme Airbus,
32:38on va réaliser
32:39les consoles essentielles
32:40en fait,
32:41consoles mini-manches.
32:43Tout l'environnement
32:43du pilote en fait
32:44sont des éléments
32:45qui sont constitués
32:46essentiellement
32:46à base de composites
32:48et nous les fabriquons
32:49à la bâche.
32:49Et dans les cabines
32:50intérieures par exemple ?
32:51Les cabines intérieures
32:52ça peut être
32:52toute la partie siège,
32:54les sièges pour
32:54la partie business,
32:56ça peut être
32:56les panneaux,
32:58ça peut être
32:59ce qu'on appelle
32:59les galets,
33:00mais ça peut être
33:00quand vous voyagez
33:02effectivement à bord
33:03d'un avion,
33:04les panneaux que vous avez
33:05juste à côté de vous,
33:06là où se trouve
33:07le hublot
33:07quand vous regardez
33:08l'extérieur.
33:09Alors vous avez
33:10l'intention de rentrer
33:11en bourse,
33:12c'est en cours,
33:12vous êtes en train
33:13de lever des capitaux,
33:14d'ailleurs vous avez même
33:15l'offre qui se termine
33:16lundi,
33:17votre ambition
33:18c'est de lever
33:18jusqu'à 3 millions d'euros,
33:20mais vous n'avez pas
33:21choisi Euronext
33:22et l'acteur historique
33:24pour entrer en bourse,
33:25vous avez choisi
33:26l'acteur Lise,
33:27pourquoi aujourd'hui
33:27avoir fait ce choix ?
33:29Alors plusieurs raisons
33:30en fait qui ont clairement
33:31motivé ce choix-là,
33:33déjà le premier,
33:35vous l'aurez compris,
33:36nous nous sommes
33:36une PME
33:37dans les métiers
33:38du composite
33:38où l'innovation
33:40est quand même
33:40très clairement
33:41notre ADN.
33:42Aujourd'hui,
33:43Lise présente
33:44quelque chose
33:45de très innovant,
33:46vous venez de le dire,
33:47le marché historique,
33:48aujourd'hui Lise
33:49très innovant
33:50puisque cela va permettre
33:53aux investisseurs
33:54en tous les cas
33:54d'opérer 24 heures
33:55sur 24,
33:56ce qui en fait
33:57quand même
33:57quelque chose
33:58de très innovant
33:58sur la blockchain
33:59et puis très clairement
34:02aujourd'hui Lise
34:02est aussi plus adapté
34:04pour accompagner
34:04des structures
34:05comme les nôtres
34:06de taille plus réduite
34:08on va dire
34:08par rapport
34:09au marché historique
34:10donc un modèle
34:11très très adapté
34:12en tous les cas
34:12à notre environnement.
34:13On est dans
34:13la dernière ligne droite
34:14puisque aujourd'hui
34:16les investisseurs
34:16ont jusqu'à lundi
34:17pour participer
34:18à cette introduction
34:19en bourse,
34:19vous en êtes où
34:20aujourd'hui
34:20à quelques heures
34:21de la fin du closing ?
34:23Plutôt agréablement surpris
34:25nous sommes effectivement
34:26aujourd'hui
34:27à 70%
34:28de l'objectif
34:29donc on n'est pas loin
34:30de la dernière ligne droite
34:31comme vous le disiez
34:31les négociations
34:33effectivement
34:34notamment plutôt
34:35avec les derniers fonds
34:36institutionnels
34:37sont en cours
34:38et on a très bon espoir
34:39effectivement
34:40de clôturer cela
34:41dans les timings.
34:43Alors pour l'instant
34:44Lise ne permet pas
34:45d'acheter
34:46par exemple
34:46votre titre
34:47ST Group
34:48via un PEA
34:49ou un PEA PME
34:50comment ça se passe
34:51aujourd'hui
34:51pour un investisseur
34:52qui a envie
34:53d'accompagner
34:53votre croissance
34:54que ce soit
34:55un investisseur
34:55particulier
34:56ou un gérant
34:57de portefeuille
34:58un institutionnel
34:59un professionnel ?
35:01Alors aujourd'hui
35:02effectivement
35:03beaucoup
35:03on a été
35:04agréablement surpris
35:05par le retail
35:05en fait
35:06donc beaucoup
35:06ont répondu présents
35:08dès l'ouverture
35:10qui a été annoncée
35:11semaine dernière
35:13aujourd'hui
35:14le principe
35:15est relativement simple
35:16en termes
35:16de fonctionnement
35:19puisque les actions
35:20en fait
35:21sont ouvertes
35:22déjà depuis
35:22semaine dernière
35:23et ils peuvent
35:23souscrire de façon
35:24très très simple
35:25en fait
35:26sur le site
35:27de lise.com
35:28L'an passé
35:28vous avez fait
35:293 millions d'euros
35:30de chiffre d'affaires
35:31croissance de 18%
35:32cette année
35:33vous visez quasiment
35:345 millions
35:34et puis on objectif
35:3511 millions
35:36d'ici à 2030
35:37qu'est-ce qui vous rend
35:37aussi optimiste ?
35:39Très clairement
35:40aujourd'hui
35:40c'est bien évidemment
35:41les carnets de commandes
35:43nous sommes présents
35:44comme je le disais
35:45sur le marché
35:46de l'aéronautique civile
35:47mais aussi de la défense
35:49aujourd'hui la défense
35:51représente chez nous
35:52plus de 25%
35:53nous sommes une PME
35:54membre de la BITD
35:55donc aujourd'hui
35:56les sujets défense
35:57avec les budgets
35:58alloués sur ce secteur
36:00sont effectivement
36:01considérables
36:02et quant à la croissance
36:03effectivement aujourd'hui
36:04du carnet de commandes
36:05notamment les backloads
36:06comme on le dit
36:06pour les Airbus
36:08aujourd'hui
36:08on a une vision
36:10devant nous
36:10avec une projection
36:11à plus de 12 ans
36:12donc les carnets de commandes
36:14n'ont jamais été
36:16aussi importants
36:16soyons clairs
36:17vos clients aujourd'hui
36:18sont essentiellement européens
36:19donc les Airbus
36:20à l'Est Safran
36:21ou encore Dassault
36:22est-ce que demain
36:23avec cette levée de fonds
36:24ou peut-être une future
36:25levée de fonds
36:26on visait par exemple
36:26le marché américain
36:27pourquoi pas travailler
36:28avec Boeing
36:29ou avec d'autres équipementiers
36:30outre-Atlantique ?
36:31bien sûr
36:32c'est aussi l'objectif
36:33de cette opération
36:35de cette IPO
36:35la volonté aujourd'hui
36:36c'est non seulement
36:37de financer
36:38notre croissance
36:39somme toute importante
36:40mais aussi à terme
36:42de regarder sur l'international
36:43et en particulier
36:44sur le marché nord-américain
36:45bien sûr
36:46aujourd'hui
36:46les 2,6 à 3 millions d'euros
36:48qui sont levés
36:49c'est pour se développer
36:50mais pas que
36:51qu'allez-vous faire
36:52de cet argent ?
36:53alors essentiellement
36:5480%
36:55en tous les cas
36:55des sommes
36:56seront allouées
36:57bien évidemment
36:57au financement
36:58de notre croissance
37:00post-Covid
37:01nous avons énormément
37:02déjà investi sur l'outil
37:03donc en termes de CAPEX
37:04nous sommes déjà
37:05plutôt bien dotés
37:06et en capacité
37:07d'absorber
37:08bien évidemment
37:09cette croissance
37:10nous avons aujourd'hui
37:11une capacité
37:11pour multiplier par 4
37:12notre chiffre d'affaires
37:13sans investissement majeur
37:15donc c'est vraiment
37:15du financement de croissance
37:16et puis aussi
37:18de la diversification
37:19avec ST Luxury
37:20alors là
37:21on sort totalement
37:21du secteur
37:22de l'aéronautique
37:23c'est notamment
37:24des mâles
37:25ou certains
37:27bagages
37:28que vous confectionnez
37:29là on est vraiment
37:30au tout début
37:30pour l'instant
37:31c'est une activité
37:32plutôt annexe
37:33en tout cas
37:33dans vos résultats
37:34exactement
37:35donc c'est une activité
37:36que j'ai lancée
37:37en 2021
37:39alors
37:41à l'extérieur
37:42du monde aéros
37:43bon pas tant que ça
37:43parce que très clairement
37:44aujourd'hui
37:45on est aussi positionné
37:46sur l'aéronautique civile
37:47comme je le disais
37:47défense
37:48mais également
37:49sur le corporate jet
37:50et en fait
37:50l'idée
37:52dans ce projet là
37:53était d'accompagner
37:54aujourd'hui
37:54les constructeurs
37:55de biceps jet
37:56en fait
37:56et de fournir
37:57des objets signature
37:58qui vont pouvoir
37:59se trouver
38:00à l'intérieur
38:00des jets
38:01que ça soit
38:02comme vous l'avez indiqué
38:03Airbus
38:03Dassault
38:04ou d'autres constructeurs
38:06de jets
38:06merci beaucoup
38:07Stéphane Trento
38:08nous aura accompagné
38:08ce matin
38:09président directeur général
38:10de ST Group
38:10qui rend donc
38:11en bourse
38:12sur la bourse
38:13Lise
38:13il est possible
38:14de souscrire
38:14à cette opération
38:15jusqu'à lundi
38:17inclus
38:189h40
38:18tout de suite
38:19c'est l'heure
38:19du face à face
38:21deux invités
38:22deux acteurs de marché
38:23comme à chaque heure
38:24dans cette émission
38:25Good Morning Market
38:26avec en plateau
38:26Olivier Lévy
38:27bonjour Olivier
38:27bonjour Etienne
38:28vous êtes le président
38:29de Lévy Capital Partners
38:30qui est un family office
38:31et puis depuis Genève
38:32on retrouve
38:33Charles-Henri Monchot
38:34le chef des investissements
38:35de la banque CISE
38:36bonjour Charles-Henri
38:37merci également
38:38de nous accompagner
38:39ce matin
38:40encore une fois
38:40beaucoup d'actualités
38:42aujourd'hui
38:43mais aussi
38:43ces derniers jours
38:44sur les marchés actions
38:45avec Wall Street
38:47qui enchaîne
38:47les records
38:48hier soir le Nasdaq
38:49a clôturé dans le vert
38:50pour la douzième fois
38:51il faut revenir à 2009
38:53pour retrouver
38:5312 séances dans le vert
38:55quand le S&P 500
38:57a également touché
38:58à un plus haut historique
38:59tout cela se fait
39:00d'une façon
39:01très violente
39:01Olivier Lévy
39:02dans le sens
39:03où on a quand même
39:03un indice
39:04qui gagne 16%
39:05en ligne droite
39:05depuis le mois de mars
39:06oui c'est quand même
39:07violent comme hausse
39:08sachant que la baisse
39:09au mois de mars
39:09n'était pas catastrophique
39:11du côté des Etats-Unis
39:13oui bon je pense
39:14qu'on a effectivement
39:15une séquence
39:16qui a été surjouée
39:17d'un point de vue géopolitique
39:18qui a fait peur
39:19mais qui ne devrait pas
39:20être sous-estimée
39:20parce que les effets
39:22inflationnistes
39:23sont là
39:23et vont durer
39:24on l'a dit
39:25sur toute la chaîne
39:26de valeurs
39:28d'approvisionnement
39:28encore là
39:29la commission européenne
39:32a un peu peur
39:33car stratégiquement
39:34ils n'avaient pas vu
39:34le coup venir
39:35et on a des stocks
39:36de pétrole
39:37faibles
39:39et depuis le 1er avril
39:41c'est pas un poisson
39:41effectivement
39:42les marchés
39:42sont en forte hausse
39:44il fallait faire
39:45son shopping
39:45effectivement
39:46alors là on revient
39:47sur une complaisance
39:48parce qu'on a des niveaux
39:49de valorisation
39:49qui reviennent
39:50là aussi
39:51très fort
39:52trop fort
39:5230 fois pour Google
39:5440 fois pour Microsoft
39:5650 fois pour Nvidia
39:57les résultats
39:57donc on revient sur
39:58des niveaux de valorisation
39:59comme vous l'avez mentionné
40:00où le marché
40:02les Nasdaq
40:02a refait plus 15%
40:03en ligne droite
40:04donc ça a été
40:05très rapide
40:06mais encouragé aussi
40:08peut-être
40:08par les robots
40:09advisors
40:09par les hedge funds
40:12qui là aussi
40:14avaient pâti
40:15aussi de ces nouvelles-là
40:17fin mars
40:18c'est sûr que
40:19les acteurs
40:19qui ont shorté le marché
40:20qui ont vendu à découvert
40:21après 12 séances
40:23dans le verre
40:23ont dû se racheter
40:24violemment
40:24voilà
40:24ce qui bien sûr
40:26participe
40:26à la hausse
40:27et au record
40:28de ces dernières heures
40:29Charles-Henri Manchot
40:29est-ce qu'il n'y a pas aussi
40:30certains investisseurs
40:31comme vous peut-être
40:32je ne sais pas
40:32qui se disent
40:33face aux instabilités
40:36géopolitiques
40:36à la croissance en Allemagne
40:37qui d'après des informations
40:38de presse
40:39d'après le gouvernement
40:40sera à code 0,5
40:41enfin bref
40:42se disent
40:42en fait au final
40:43il faut retourner
40:44sur le marché américain
40:44c'est le marché directeur
40:45il ne faut pas réfléchir
40:48alors nous de notre côté
40:49on ne l'avait pas abandonné
40:51on reste positif
40:52sur le marché américain
40:53même si
40:55notre préférence
40:56va tout de même
40:57vers les marchés internationaux
40:58juste peut-être revenir
40:59sur la forte hausse
41:01qu'on a vu
41:01je pense que
41:02il y a un point très important
41:03que vous avez mentionné
41:04c'est les ventes à découvert
41:06mais aussi
41:07le fait que
41:09si on revient au 30 mars
41:10la majeure partie
41:12des investisseurs
41:14était sous-exposée
41:15au marché américain
41:16comme au marché actions
41:17il y avait eu
41:18une forte baisse
41:20des expositions
41:20et là je parle
41:22des fonds systématiques
41:23je parle des hedge funds
41:24mais je parle aussi
41:25des particuliers
41:26et des institutionnels
41:26donc on voit
41:27il y a eu
41:29un retour obligé
41:31sur les marchés
41:33on voit notamment
41:34si on prend un panier
41:35des titres
41:36parmi les plus shortés
41:38par le marché
41:39il est en hausse
41:40de 25%
41:40les volumes d'ailleurs
41:42n'ont pas été
41:42très impressionnants
41:43donc c'est une hausse
41:44qui s'est faite
41:44dans un volume
41:45qui n'était pas très impressionnant
41:46donc ça veut dire
41:46que ce n'est pas forcément
41:47du nouveau capital
41:49qui revient
41:50c'est plus
41:51de la couverture
41:52ou du repositionnement
41:54cela étant
41:54il y a quand même aussi
41:55des bonnes nouvelles
41:56au niveau fondamental
41:57ce que vous avez mentionné
41:58des chiffres macro
42:00qui ne sont pas réjouissants
42:01mais il ne faut pas oublier
42:02que cette semaine
42:02c'est le début
42:03de la saison des résultats
42:04aux Etats-Unis
42:04on a commencé
42:05avec les banques
42:06les banques
42:07battent non seulement
42:09les attentes
42:09mais eux aussi
42:10eu des messages
42:11qui étaient plutôt rassurants
42:12si je cite
42:13les CEOs
42:14ou CFO
42:15de JP Morgan
42:16Citigroup
42:17etc
42:17c'est un
42:18le consommateur
42:19se porte plutôt bien
42:20les dépenses
42:21d'investissement
42:22sont plutôt résilientes
42:23pas de message
42:25catastrophique
42:25sur le crédit
42:26donc ça je pense
42:27que c'est la partie
42:28on va dire
42:29non mécanique
42:30plutôt fondamentale
42:31du marché
42:31qui laisse présager
42:33peut-être
42:34un environnement
42:35qui n'est pas aussi mauvais
42:37qu'a pu laisser croire
42:39l'une des journaux
42:41au cours de ces derniers jours
42:43Pour l'instant
42:43c'est le tout début
42:44en Europe
42:45il y a plutôt
42:45des mauvaises surprises
42:46on l'a vu en début de semaine
42:47avec le secteur du luxe
42:48quand typiquement ce matin
42:49Alstom s'effondre
42:50de 25%
42:51le titre était même
42:52en baisse de 33%
42:53dans les premières secondes
42:54de cotation
42:55Olivier Lévy
42:56qu'est-ce que vous attendez
42:57vous de cette période
42:58de résultats
42:59d'entreprise
43:00Bah écoutez
43:01on voit ceux qui étaient
43:03protégés effectivement
43:04de ces effets de change
43:05qui sont dramatiques
43:06pour le luxe
43:06pour LVMH
43:07pour Pernod Ricard
43:09effectivement
43:09qui peinent
43:10des sociétés
43:11qui dans ce monde
43:13stagflationniste
43:14qui vient d'une croissance
43:15molle
43:15et de l'inflation
43:16sont obligés
43:17de revoir
43:18à la baisse
43:19leurs objectifs
43:20voire
43:21comme Alstom
43:21vous le mentionnez
43:22profit warning ce matin
43:23de ne plus donner
43:23d'objectifs
43:24à horizon 2-3 ans
43:25donc ça
43:26ça va lourdement
43:27pénaliser à court terme
43:29le genre de sociétés
43:30dans les capital goods
43:32toutes ces sociétés
43:33qui sont cycliques
43:34d'un autre côté
43:35il y a énormément
43:36de sociétés
43:38qui restent
43:39à des niveaux
43:39très abordables
43:41qui ont une structure
43:43bilancielle
43:43résiliente
43:44solide
43:45et qui vont continuer
43:47à générer
43:48des free cash flow
43:48dans ce monde
43:50là aussi
43:51où il y a
43:51de nouveaux catalyseurs
43:52à jouer
43:53en Europe
43:54en France
43:56et aux Etats-Unis
43:57post mid-term
43:57puisqu'il y a
43:58les élections
43:58qui vont arriver
43:59incessamment sous peu
44:00des exemples peut-être
44:01aujourd'hui
44:01de convictions
44:02de secteurs
44:02que vous aimez bien
44:03alors nous
44:03on joue
44:04effectivement
44:04pleinement
44:05la santé
44:06l'agroalimentaire
44:07la fourniture
44:07industrielle
44:08pour le bâtiment
44:08parce que
44:09là aussi
44:10il va devoir
44:10y avoir
44:10un grenelle
44:11de l'immobilier
44:12en France
44:12et on l'attend
44:13de pied ferme
44:14puisqu'il va falloir
44:17soutenir
44:17la promotion
44:18il va falloir
44:19soutenir
44:19effectivement
44:20ces secteurs-là
44:22il y a aussi
44:23des sociétés
44:25alors là aussi
44:25c'est plus
44:26idiosyncratique
44:27des situations
44:28spéciales
44:29où on va voir
44:29un certain nombre
44:30de retours
44:31d'opérations financières
44:32on a vu
44:33des distributions
44:34exceptionnelles
44:34de dividendes
44:35sur Bolloré
44:36on a vu
44:37des sociétés
44:37comme Nemetschek
44:38en Allemagne
44:39racheter
44:40des sociétés
44:41à des fonds
44:41private equity
44:42qui ont
44:43un problème
44:43d'indigestion
44:44après 2020
44:452022
44:46où elles ont acheté
44:47des sociétés
44:47très chères
44:48et pour lesquelles
44:49elles se doivent
44:50là aussi
44:50de sortir
44:51maintenant
44:52ce type
44:52d'actifs
44:52de leurs fonds
44:53donc on va voir
44:54selon nous
44:55beaucoup d'opérations
44:55financières
44:56des retraits
44:56de cote
44:56peut-être
44:57des OPA
44:58et tout ça
44:59ça va alimenter
45:00le secteur
45:00avec des primes
45:01qu'on espère
45:02significatives
45:03pour là aussi
45:06donner envie
45:07aux minoritaires
45:08de sortir
45:09du côté de CIS
45:10quels sont les dossiers
45:11qui vous intéressent
45:12en tout cas
45:12les secteurs
45:13Charles-Henri Manchot
45:15alors comme mentionné
45:17avant
45:17je vais partir
45:18du côté géographique
45:20mais aussi style
45:21et taille
45:22donc pour nous
45:23la thèse d'investissement
45:24très simple
45:25pour cette année
45:25c'est un peu moins
45:27du Est
45:27qu'avant
45:28plus internationaux
45:30surtout
45:31marché émergent
45:32mais aussi
45:33Japon
45:34sur lequel
45:34on est revenu
45:35et un petit peu
45:36moins l'Europe
45:37ça c'est une première chose
45:38deuxièmement
45:39effet taille
45:40on voit
45:41tout ce qui est
45:41petite et moyenne
45:42capitalisation
45:43que ce soit
45:44aux Etats-Unis
45:44ou en Europe
45:45c'est plutôt bien comporté
45:46y compris pendant le conflit
45:47contre les grandes capitalisations
45:49et ensuite
45:50au niveau secteur
45:51je pense qu'il y a
45:52un côté
45:55très spécifique
45:55bottom-up
45:56qu'il faut donner
45:57à la sélection de titres
45:58c'est pas juste
45:58une histoire de secteur
45:59c'est les gagnants
46:01et les perdants de l'IA
46:02je vais prendre
46:02un exemple très simple
46:03si vous prenez
46:04l'indice
46:05DAX
46:05aux Etats-Unis
46:07SAP
46:08n'est plus du tout
46:09le leader
46:10de l'indice DAX
46:11SAP est en baisse
46:12de 50%
46:12depuis les plus hauts
46:13pourquoi ?
46:14parce que SAP
46:15fait partie
46:15des perdants
46:16de tout ce qui est
46:18disruption
46:18qui vient de l'IA
46:19par contre
46:20un type comme
46:21Siemens Energy
46:22qui est
46:23une société
46:24très utilisée
46:27lorsqu'on pense
46:28toutes les dépenses
46:29d'investissement
46:29et l'énergie
46:30qui en dépend
46:31sur la partie IA
46:33a fortement monté
46:34dans l'indice
46:35et surperforme
46:36les autres
46:38sociétés allemandes
46:39donc il y a
46:40beaucoup de spécifiques
46:41à faire
46:41pas seulement
46:42au niveau
46:42sectoriel
46:43mais au niveau
46:43vraiment
46:44impact de l'IA
46:45en disruption
46:46mais aussi
46:47en termes de gains
46:48et puis
46:49je rappelle aussi
46:50qu'on a la tech
46:51qui est très intéressante
46:52on a eu un phénomène
46:53quand même relativement
46:54intéressant
46:55c'est que pendant le conflit
46:56des 6 à 7 semaines
46:57de conflit
46:57les attentes
47:00bénéficiaires
47:01que ce soit
47:01aux Etats-Unis
47:02ou aux marchés émergents
47:03ont été revues
47:03à la hausse
47:04pourquoi ?
47:05Grâce au hardware
47:06grâce aux semi-conducteurs
47:08donc on voit
47:08qu'il y a un aspect tech
47:09qui est aussi
47:10encore très important
47:11pour tout ce qui est
47:12dynamique de croissance
47:13des bénéfices
47:14Dans un instant
47:15nous parlerons du non-coté
47:16un dernier mot peut-être
47:17sur cette partie action
47:18Olivier Lévy
47:18pour rebondir
47:19sur ce qui vient d'être dit
47:20Oui je suis d'accord
47:21avec Charles-Henri
47:22certaines sociétés
47:23ont été trop vite survendues
47:24comme SAP
47:26d'autres
47:26Wavestone
47:27Capgemini
47:28etc
47:29il ne faut pas
47:30là aussi
47:32reconsidérer
47:33et aller trop vite
47:33sur le bruit
47:34ces bruits de marché
47:36là
47:36quand vous avez
47:36des clients
47:37c'est le nerf de la guerre
47:38vous allez pouvoir
47:39les accompagner
47:40dans la transformation
47:41hier
47:42là aussi
47:42ils ont cette expertise
47:43il ne faut pas oublier
47:44que c'était hier
47:45des ESN
47:45des SS2I
47:46elles ont su se réinventer
47:48et elles continueront
47:49à travers
47:50effectivement
47:51l'IA
47:52qui est un outil fabuleux
47:53pour continuer à avoir
47:54des gains de productivité
47:55pour leurs clients
47:56demain et après-demain
47:57donc oui
47:58SAP
48:00momentanément
48:00perd quelques plumes
48:02mais je suis certain
48:03que pour ces sociétés
48:04qui implémentent
48:05des logiciels
48:06chez tous les grands comptes
48:07de la planète
48:08et bien on aura encore besoin
48:10de ces partenaires
48:11qui apportent
48:12non seulement du conseil
48:13mais aussi une vision stratégique
48:15Du côté du non-côté
48:17c'est vrai que cette semaine
48:18il y a eu le secteur
48:19bancaire aux Etats-Unis
48:20qui a publié
48:20Charles-Henri Manchot
48:21en parlait précédemment
48:23concernant le crédit privé
48:24en tout cas
48:25ces publications
48:25n'ont pas suscité
48:26de nouvelles inquiétudes
48:28néanmoins
48:28les inquiétudes
48:29sont toujours là
48:30il faudra notamment
48:30surveiller les assureurs
48:32qui vont publier
48:33à partir de la semaine prochaine
48:34Olivier Lévy
48:35que ce soit sur le crédit privé
48:37mais également
48:37sur le private equity
48:38sur l'ensemble
48:39des classes d'actifs
48:40qui ne sont pas cotées
48:42et qui offrent
48:43une liquidité réduite
48:45oui une liquidité réduite
48:47donc il faut là aussi
48:50regarder de près
48:52le montant des leviers
48:53de la dette
48:54au sein de ces structures
48:56de ces véhicules
48:57pour lequel il y a
48:59des demandes de rachat
49:00de la part de certains
49:01souscripteurs
49:02notamment de fonds de dette
49:04privée aux Etats-Unis
49:05de fonds immobiliers
49:06en Europe
49:07de fonds de private equity
49:08en Europe
49:09et aux Etats-Unis
49:10parce que
49:11bon voilà
49:13je crois que
49:14certains banquiers
49:15ont fait les erreurs
49:15du passé
49:17ils ont profité
49:18de taux bas
49:19pour que
49:20certains de leurs clients
49:21achètent ce produit
49:22ces produits-là
49:23avec de la dette
49:24sachant qu'il y avait
49:25déjà de la dette
49:26dans ces produits-là
49:26donc
49:28on voit apparaître
49:30des opportunités
49:31avec des papiers
49:32très lourdement décotés
49:33avec de très belles signatures
49:35je pense à
49:36Carlyle
49:37KKR
49:37Bridgepoint
49:38Apax et autres
49:40qui arrivent
49:41sur ces marchés secondaires
49:42donc
49:43ils ont le temps pour eux
49:44c'est leur chance
49:45c'est-à-dire qu'on est toujours
49:46dans le temps long
49:47donc les dépréciations
49:48elles sont beaucoup plus lentes
49:49et progressives
49:50que sur les marchés
49:51cotés en bourse
49:51où vous avez effectivement
49:53le mark to market
49:54c'est-à-dire la valorisation
49:56au jour le jour
49:56de vos actifs
49:58mais ça
49:59cette liquidité
49:59elle vaut prime
50:00selon nous
50:01chez les V-Capital Partners
50:02et on l'a chéri
50:03on affectionne
50:05particulièrement
50:05les marchés
50:06cotés
50:06et boursiers
50:07versus
50:08les fonds de private equity
50:09où il y a une certaine opacité
50:11sur le levier
50:13sur les achats
50:14sur les frais
50:15malgré la réglementation
50:17qui a là aussi
50:18beaucoup évolué
50:18en la faveur
50:19d'une meilleure transparence
50:20donc je crois
50:21qu'il y a une contamination
50:22dans le système
50:23qui est en train de se propager
50:24qui n'est pas aussi importante
50:26que celle qu'on a vécue
50:27il y a 15 ou 20 ans
50:29mais
50:30là aussi
50:31c'est
50:32c'est aussi
50:32un
50:33un cas
50:34d'école
50:35pour ce qu'on a appris
50:36des SCPI
50:37ce qu'on voit
50:37dans les produits structurés
50:38qui pourraient
50:39pour certains
50:39se faire désactiver
50:40et autres
50:42fonds immobiliers
50:43parce que
50:44là aussi
50:44l'immobilier
50:45si vous avez besoin
50:46de le vendre
50:47et bien ça prend
50:48des mois
50:48et des mois
50:49voire des années
50:49pour trouver
50:51passer en appel d'offres
50:52etc
50:52donc je crois que
50:53dans un patrimoine
50:54dans un portefeuille
50:55donné
50:55il faut toujours
50:56se poser la question
50:57ce qui est liquide
50:57du jour au lendemain
50:59de ce qui ne l'est pas
51:00et si je peux porter
51:02ce risque là
51:03sachant qu'on m'a dit
51:04de faire de la dette
51:05et parfois
51:06il vaut mieux
51:07ne pas en faire
51:07évidemment
51:09sachant qu'il y a déjà
51:10de la dette
51:10dans ces produits là
51:11bon le problème
51:11c'est quand
51:12on est déjà
51:13actionnaire
51:13de ce type de fonds
51:14bien souvent
51:14on est bloqué
51:16oui
51:17alors là
51:18malheureusement
51:19il y a toujours
51:19des portes de sortie
51:20vous savez
51:20il y a toujours
51:21des ventes
51:21de gré à gré
51:23et
51:23il y a des prix
51:23qui sont du coup
51:24forcément
51:27décotés
51:27tout à fait
51:28très décotés
51:29donc intérêt
51:30pour l'acheteur
51:30de pouvoir être
51:31audacieux
51:32dans ces phases là
51:33et d'acheter
51:33ce type de papier
51:35à forte décote
51:39oui
51:39comme partout
51:40il y a des exceptions
51:40c'est vrai que ce soit
51:42dans les CPI
51:42le private equity
51:44le crédit privé
51:45il y a des fonds
51:46qui s'en sortent
51:46mieux que d'autres
51:47votre regard
51:47depuis Genève
51:48Charles-Henri Monchot
51:49vous êtes responsable
51:50de la banque d'investissement
51:51CISE
51:51j'imagine que vous regardez
51:52de jour en jour
51:52ce qui se passe
51:53sur le non-coté
51:56alors le non-coté
51:57ça fait partie
51:57de notre stratégie
51:59c'est des instruments
52:00qui sont
52:00très intéressants
52:02pour beaucoup de clients
52:03pour les raisons
52:04mentionnées avant
52:05c'est qu'il y a
52:06une prime d'illiquidité
52:07par contre
52:08effectivement
52:09il y a un stress
52:09mais c'est un stress
52:10actuellement
52:11qui est lié
52:11à un malentendu
52:12c'est que
52:13des grandes sociétés
52:14de gestion
52:15ont voulu promouvoir
52:16des produits illiquides
52:20potentiellement
52:20en faisant
52:21disons croire
52:22à l'illusion
52:23de la liquidité
52:24donc je m'explique
52:25vous investissez
52:26dans un fonds
52:28qui investit
52:29dans des sous-jacents
52:29qui sont illiquides
52:30et vous dites
52:30aux investisseurs
52:31mais vous inquiétez pas
52:32si vous avez besoin
52:33de sortir
52:34dans 3 mois
52:356 mois
52:35ou 1 an
52:36ça serait possible
52:37mais vous avez
52:38beaucoup d'investisseurs
52:39qui veulent sortir
52:40en même temps
52:40et là le fonds
52:41rappelle une clause
52:43qui est dans
52:44le contrat d'investissement
52:46attention
52:46s'il y a trop de gens
52:47qui veulent sortir
52:48en même temps
52:49on ne peut pas
52:50honorer tous les rachats
52:51et donc ça crée
52:52cet effet de stress
52:53en disant
52:54qu'est-ce qui se passe
52:54comment ça se fait
52:55qu'ils n'arrivent pas
52:56à honorer les rachats
52:57mais tout simplement
52:58parce que
52:59ça fait partie des conditions
53:01et c'est un rappel
53:02peut-être douloureux
53:04pour certains investisseurs
53:05que l'illiquide
53:05ça reste illiquide
53:06et donc je pense
53:07qu'il ne faut pas
53:07confondre les deux choses
53:08il y a des instruments
53:09qui n'ont peut-être pas
53:10été vendus correctement
53:11à certains investisseurs
53:12particuliers
53:13mais si on regarde
53:14les marchés illiquides
53:16le crédit privé
53:18le private equity
53:19etc
53:20ça reste sur long terme
53:22des marchés
53:23qui sont très intéressants
53:24des investissements
53:25qui sont lucratifs
53:26et qui ont leur place
53:28dans des portefeuilles
53:29diversifiés
53:30Quelle place aujourd'hui
53:31vous donnez
53:32à ces investissements
53:33non cotés
53:34dans des portefeuilles
53:35Charles-Henri Monchot ?
53:37Alors tout dépend
53:38de l'acceptation
53:39des clients
53:40si ce sont des clients
53:41qui effectivement
53:42à un horizon temps
53:42qui est très long
53:43qui sont intéressés
53:45par les illiquides
53:45on peut monter
53:46jusqu'à 10
53:4720
53:4730%
53:48c'est du sur mesure
53:50Le mot de la fin
53:52Olivier Lévy
53:53sur ce non coté
53:54aujourd'hui ?
53:55Oui je crois
53:56qu'il faut
53:56raison garder
53:58la démocratisation
53:59du private equity
54:00à ses limites
54:00cela ne s'adresse pas
54:02à tous les investisseurs
54:03initialement c'était
54:03pour les grands institutionnels
54:05et les grandes fortunes
54:06et aujourd'hui
54:07effectivement
54:07je dirais que
54:09l'intégralité
54:10des épargnants
54:12a accès
54:13à ces fonds-là
54:14même au travers
54:14des contrats d'assurance vie
54:15même au travers
54:16de leur PER
54:17et on voit
54:18les limites du système
54:19c'est qu'il faut
54:20comprendre
54:21et avoir une certaine
54:22éducation financière
54:23donc pour pouvoir
54:25là aussi savoir
54:26quels sont les risques
54:27et peut-être menaces
54:28de ces produits
54:30qui continuent
54:31à avoir un intérêt
54:32dans le patrimoine
54:33de grandes fortunes
54:33ou de grands institutionnels
54:35comme on l'a dit
54:36peut-être pour 10 ou 20%
54:37des avoirs
54:38Merci à tous les deux
54:39de nous avoir accompagnés
54:39ce matin en plateau
54:40Olivier Lévy
54:41le président de Lévy Capital Partners
54:42et depuis Genève
54:43Charles-Henri Monchot
54:44le chef d'investissement
54:45de la banque
54:45SIS
54:46le CAC 40 progresse
54:47de 0,26%
54:48à 8 284 points
54:49grâce notamment
54:50aux valeurs technologiques
54:51qui continuent
54:52de surperformer
54:53que ce soit en Europe
54:54mais aussi aux Etats-Unis
54:56en Europe par exemple
54:57l'asso système
54:58est la plus forte hausse
54:59du CAC 40
54:59suivie de Capgemini
55:00à l'inverse
55:01le gadin monstrueux
55:02aujourd'hui
55:03c'est Alstom
55:04qui s'effondre de 27%
55:06après avoir revu
55:07à la baisse
55:07ses objectifs
55:08pour cette année
55:0916,76€
55:10quand le secteur
55:11des télécoms
55:13est en repli
55:13ce matin
55:13Orange perd 2%
55:15c'est la plus forte baisse
55:15du CAC 40
55:16à 17,73€
55:17quand Bouygues
55:18de son côté
55:18perd 1,9%
55:19l'autre nouvelle
55:20de la matinée
55:21c'est bien sûr
55:21que Iliade
55:22Orange
55:23et Bouygues
55:24ont rehaussé leur offre
55:25sur Altice France
55:26sur SFR
55:28contre une offre
55:28de 17 milliards
55:30au mois d'octobre
55:31désormais
55:31c'est plus de 20 milliards
55:32qui est proposé
55:33à Patrick Drey
55:33ces trois groupes
55:34sont aujourd'hui
55:34en négociation exclusive
55:359h57
55:36dans un instant
55:37vous allez retrouver
55:37les experts
55:38avec Raphaël Lejean
55:39quel est le programme
55:39Raphaël ?
55:40Bonjour Etienne
55:41on va beaucoup
55:41parler travail aujourd'hui
55:43on va commencer
55:43par les chiffres
55:44de l'INSEE
55:44publiés hier
55:45sur les revenus
55:46des ménages
55:46en 2023
55:47seulement 47%
55:49sont tirés
55:49des revenus du travail
55:51les revenus sociaux
55:52ont une part
55:53très importante
55:54on va voir
55:55si c'est très efficace
55:56parce que pendant ce temps-là
55:57la dette se creuse
55:57et puis retraite
55:58est-ce qu'on peut éviter
55:59une nouvelle réforme
56:00le conseil d'orientation
56:02des retraites
56:02s'est réuni hier
56:03en plénière
56:04avant la publication
56:05au mois de juin
56:06de son rapport annuel
56:07avec des hypothèses
56:08démographiques
56:09qui changent la donne
56:10ce sera le deuxième sujet
56:11aujourd'hui
56:11la France travaille-t-elle
56:13assez globalement ?
56:14Aujourd'hui
56:15le Premier ministre
56:15reçoit Fleuriste
56:16et Boulanger
56:17pour parler de l'assouplissement
56:18du droit du travail
56:19le 1er mai
56:20alors que pensent
56:21mes experts
56:21de cette séquence
56:23et puis enfin
56:23l'industrie française
56:24a-t-elle encore un avenir ?
56:26Stellantis a annoncé
56:27la fermeture du site
56:28historique de Poissy
56:30en 2028
56:31ce sera la dernière question
56:32autour des experts du jour
56:33Voilà le programme
56:34des experts
56:3510h-11h
56:3611h tout pour investir
56:37la masterclass
56:38avec Christopher Dembic
56:39et puis l'ouverture
56:39de Wall Street
56:40à suivre bien sûr
56:41dans BFM Bourse
56:42avec Guillaume Sommerer
56:43et un Nasdaq Composite
56:44qui va peut-être toucher
56:45un nouveau record
56:46à l'ouverture
56:47ça serait la 13ème séance
56:49dans le vert consécutif
56:50ça serait historique
56:50il faut revenir à 2009
56:51pour voir tout cela
56:52très bonne journée
56:54Good Morning Market
56:56sur BFM Business
56:57Sous-titrage Société Radio-Canada
56:58Sous-titrage Société Radio-Canada
56:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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