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  • il y a 11 minutes
Ce mardi 14 avril, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, Paul Marcel, cofondateur de l'Atelier des Options, François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna IM, Florian Neto, responsable des investissements en Asie chez Amundi, Maxime Darmet, économiste senior chez Allianz Trade, et Frederic Loisel, fund manager chez Quaero Capital, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:05la qualité des marchés financiers c'est sûr bfm business dans un instant l'ouverture on est
00:10sur un pétrole qui est bien descendu ce matin peut-être des nouveaux un nouveau rand de
00:15négociations du côté de l'iran qu'est ce qu'on attend du côté des marchés actions etienne 98
00:19dollars pour le baril de brent une nette détente qui devait profiter aux marchés actions ça a déjà
00:23profité hier en fin de séance le cac 40 n'a perdu que 0,3% alors que souvenez-vous
00:28hier matin à la
00:28même heure à 9 heures on était sur un repli de 1% à l'ouverture il faudra bien sûr
00:33suivre lvmh qui
00:34est attendu en baisse en préouverture ça devrait peser un petit peu sur le cac 40 mais l'ambiance est
00:39plutôt au positif regardez hier soir wall street avec un nasdaq composite qui a signé une neuvième
00:44séance consécutive dans le vert donc on a quand même un sacré rallye du côté des indices américains
00:49qui grâce à l'os d'hier soir de plus d'un pour cent pour le s&p 500 et
00:53du nasdaq composite et bien
00:55ces indices américains ont retrouvé leur niveau de fin février c'est à dire juste avant la guerre au
01:00moyen-orient alors que du côté de l'europe le cac 40 perd 4% depuis le début de cette
01:05guerre et le
01:06dax à francfort perd 6% donc une nouvelle fois c'est wall street qui gagne des indices américains
01:11qui tiennent terriblement bien et hier blackrock qui a dit faut pas avoir peur de ce rallye qui a été
01:16opéré depuis fin mars ils sont passés à surpondérer sur les actions américaines et ils pensent que les
01:20actions américaines vont bien mieux résister dans les prochaines semaines que les actions européennes du côté
01:25des valeurs donc on a eu les ventes d'lvmh hier soir le titre perdait moins 3% au moment
01:30on a prémarché on est là dessus ou pas un peu moins fort moins deux et demi on verra ce
01:34que ça donne dans
01:34quelques instants avec une publication plutôt tiède croissance organique des ventes plus 1% le
01:40groupe dit sans les événements moyen-orient ce serait plus 2 puisqu'ils évaluent la perte de chiffre d'affaires
01:45du mois de mars au
01:46moyen-orient à environ 1% des ventes au niveau global les bonnes nouvelles reprise des ventes
01:51spiritueux les états unis une vente toujours solide plus 3% de croissance organique aux états unis en
01:57chine ça va un peu mieux et puis du côté des mauvaises nouvelles c'est bien sûr le moyen-orient
02:02l'europe qui affiche des ventes en baisse moins 3% une division mode et maroquinerie qui est quand même
02:07la plus importante c'est plus de 70% du résultat opérationnel du groupe qui est en décroissance donc ça
02:12c'est un petit peu problématique alors le groupe tendent de rassurer en disant que les nouvelles
02:16collections de dior avec le nouveau directeur artistique et bien sont en hausse mais ça ne
02:20suffit pas à compenser la baisse de cette division mode mode et maroquinerie et puis un groupe bien
02:26sûr qui se veut prudent au vu du contexte et qui ne donne jamais de prévisions chiffrées avant
02:30de donner l'ouverture on avait publicis aussi qui a publié ce matin en avant marché oui publicis qui
02:36là aussi est quelque peu affecté par la situation moyen-orient puis surtout par les effets de
02:40change comme chez lvmh comme c'était le cas au quatrième trimestre souvenez-vous avec et bien
02:45le dollar néanmoins le groupe confirme ses objectifs pour cette année c'est à dire une
02:49croissance de 4 à 5 % de son chiffre d'affaires en 2026 sous forme de croissance organique petit
02:55hausse à l'ouverture pour le cac 40 plus 0,26% 8257 points lvmh est donc la plus forte
03:01baisse du
03:01cac 40 à l'ouverture moins 2% à 472 euros suivi de total énergie qui perd 0,7%
03:07à 79 euros avec donc un
03:09baril de pétrole qui redescend sous les 100 dollars ce matin Stellantis gagne 2,5% suivi de
03:15Saint-Gobain et de Société Générale du côté des valeurs à suivre encore et toujours Soitech qui
03:21continue et bien d'afficher un parcours spectaculaire ces derniers jours plus 4,2% à 67 euros 38 beaucoup
03:28d'engouement autour du secteur des semi-conducteurs avec déjà tsmc qui avait rassuré la semaine passée
03:33et puis on en reparlera dans un instant avec Christian Parizeau Salesforce qui met à jour son logiciel
03:39Oracle pardon Oracle qui met à jour son logiciel sur la construction sur l'ingénierie et le titre qui a
03:45gagné 12% hier et l'ensemble du secteur des softwares qui s'est repris là aussi d'une façon
03:50impressionnante
03:50hier l'euro dollar est à 1,1782 quand sur le front des taux on a une petite détente du
03:5510 ans français
03:56qui est à 3,7% quand le Bund est toujours sous le fil des 3% et donc le
04:01CAC 40 qui ouvre en hausse de 0,17%
04:04nette sous-performance par rapport à l'euro stock 50 qui gagne 0,5% sous-performance bien sûr que
04:09vous devez
04:09à LVMH qui perd désormais 3% à 467 euros. Au menu de Good Morning Market. Dans un instant on
04:15va donc revenir sur cette
04:169e séance dans le vert pour le Nasdaq Composite une série inédite depuis 2025 et les droits de douane aux
04:24Etats-Unis
04:24avec donc hier le secteur des softwares qui était en très forte hausse et qui a même emmené Microsoft
04:28sur un gain de plus de 3%. C'était l'une des plus fortes hausses du Dow Jones et du
04:33S&P 500.
04:34Les éléments de cette séance c'est donc LVMH. François Dessou nous donnera son avis depuis Siena Gestion
04:40après donc une baisse de plus de 3% ce matin à l'ouverture. À 9h30 nous serons avec les
04:45équipes d'Amundi
04:46depuis Hong Kong pour revenir là aussi sur le très beau parcours des indices asiatiques depuis la fin du mois
04:51de mars
04:52et puis en dernière partie d'émission nous reviendrons sur stagflation ou pas stagflation en Europe.
04:57C'est toute la question aujourd'hui avec donc ce baril de pétrole à 100 dollars qui a bien sûr
05:02un effet mécanique sur les données d'inflation et une croissance qui est donc revue à la baisse
05:06par l'ensemble des acteurs pour cette année.
05:09Bonne émission à demain.
05:11L'UFM Business présente Good Morning Market.
05:16C'est parti pour Good Morning Market et donc le CAC 40 gagne 0,3% après avoir perdu 0
05:22,3% hier soir à la clôture.
05:24Donc on revient un peu au prou sur le niveau de clôture de vendredi à 8257 points.
05:28LVMH c'est 2,4% après la publication de ses résultats à 470 euros.
05:33Analyse de ce titre sur le plan technique avec Paul Marcel dans une dizaine de minutes
05:38qui nous attend depuis l'atelier des options et puis à 9h20 François Dessous reviendra en détail
05:42sur cette publication trimestrielle avec donc des ventes qui sont ressorties légèrement inférieures aux attentes.
05:50Nous parlerons bien sûr de Kering qui va publier ses ventes ce soir quand du côté de Publicis
05:55vous avez un groupe qui a publié ce matin un chiffre d'affaires conforme aux attentes.
05:59Tout de suite on va revenir donc sur cette série inédite du Nasdaq qui a donc affiché une neuvième séance
06:05dans le verre hier soir à la clôture. Neuvième séance dans le verre qui a permis au Nasdaq
06:11comme au S&P 500 d'être sur des plus hauts de fin février et d'effacer toute la baisse
06:15liée au Moyen-Orient.
06:17Bonjour Christian Parizeau. Bonjour.
06:19Vous êtes conseiller économique pour Aurel BGC, président d'Altaïr Economics.
06:23Fort rebond des indices américains depuis la fin du mois de mars.
06:28Hier Wall Street a notamment été aidé par le secteur des logiciels.
06:34Oracle, décidément je vais y arriver. En ce moment il y a tellement d'actualités dans le software.
06:38Oracle qui a tiré le secteur des logiciels, qui a mis à jour Aconnex avec de l'intelligence artificielle.
06:46La semaine dernière on avait des annonces de méta, on avait également des annonces d'anthropique.
06:50Bref on a toujours un secteur qui est en pleine ébullition.
06:52Oui alors c'est vrai que c'est compliqué aujourd'hui le secteur des éditeurs de logiciels
06:56parce qu'on voit que l'intelligence artificielle est en train de bouleverser complètement je dirais la valeur ajoutée
07:02et la distribution de cette valeur ajoutée au sein de ce secteur.
07:07Ce qu'il faut comprendre c'est qu'on a eu un choc sur les derniers jours, c'est le
07:12fameux modèle mythose d'anthropics.
07:14Alors ce modèle il est important, il marque quand même.
07:17Alors vous allez me dire c'est peut-être de la publicité, c'est peut-être du marketing.
07:20Mais ce qui est important c'est qu'on montre que par la puissance de calcul, un modèle peut trouver
07:25des failles dans les logiciels
07:27qui n'ont jamais été découvertes.
07:28Alors vous allez me dire en quoi ça change tout.
07:31Ça montre, ça a plusieurs conséquences.
07:33D'une part ça montre que l'intelligence artificielle peut découvrir des choses, ne fait pas que seulement recracher ce
07:40qu'elle a appris
07:40mais que par sa puissance de calcul aujourd'hui a une capacité de découvrir des failles de logiciels
07:46et donc remet en cause pas mal de sociétés, de sociétés d'éditeurs de logiciels qui étaient spécialisées justement
07:52dans ce qu'on appelle ces découvertes de failles, ces 0D, ces failles qui sont inconnues
07:57et en général c'était des gens très compétents, très peu nombreux et qui étaient très bien payés, qui trouvaient
08:03ça
08:03et aujourd'hui n'importe qui grâce à ce modèle peut découvrir ces failles.
08:07Donc ça veut dire qu'aujourd'hui on a des modèles d'intelligence artificielle qui peuvent véritablement apporter de la
08:13valeur ajoutée
08:13attaquer des sociétés qui étaient sur des niches derrière et qui peuvent grâce à cette puissance de calcul
08:20vraiment remettre en cause des business models.
08:22Alors pourquoi c'est important ?
08:23Ça veut dire que la puissance de calcul redevient au centre de l'intérêt des investisseurs.
08:27C'est-à-dire qu'on se dit que derrière ces modèles sont efficaces
08:30et que plus on aura de capacités de calcul, de puissance de calcul,
08:34plus on déploiera l'intelligence artificielle et donc plus on aura des impacts positifs.
08:39Donc vous n'avez pas de risque à parier sur les entreprises qui développent de la puissance de calcul
08:44et donc derrière Mythos c'est aussi de la puissance de calcul que vous achetez.
08:48C'est pour ça que vous avez tous les fabricants de semi-conducteurs, le SOX qui est au plus haut.
08:53C'est pour ça que vous avez fabricants de mémoire qui sont redevenus comme un centre d'intérêt.
08:57Et puis vous avez des acteurs comme Oracle qui a beaucoup investi aussi dans ces data centers
09:01qui redevient intéressants parce qu'on se dit qu'il faut mieux délaisser des éditeurs de logiciels
09:07qui étaient très pointus sur des marchés de niche à forte valeur ajoutée
09:10qui vont perdre à cause de l'IA et aller sur ces valeurs-là.
09:13Et puis deuxième enseignement c'est qu'au sein des éditeurs de logiciels
09:16il y en a qui vont mieux s'en sortir que d'autres.
09:18Et parmi ceux qui vont mieux s'en sortir par exemple
09:20ce sont ceux qui offrent justement toute la chaîne aujourd'hui à leurs clients.
09:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui ce qu'on montre c'est que l'IA c'est un accélérateur.
09:28C'est-à-dire que des failles de sécurité, l'IA va vous en découvrir.
09:31Vous n'avez pas prévu.
09:32Donc aujourd'hui remettre à jour votre logiciel une fois tous les deux mois c'est risqué.
09:37Il vous faut aujourd'hui tout un système d'informatique qui soit très réactif
09:43qui aide lui-même de l'IA pour gérer sa sécurité et qui vous déploie tout ça.
09:48Et ça, ça veut dire des grands mastodontes, ça veut dire des géants comme Microsoft,
09:52ça veut dire des géants, des hyperscalers qui vont permettre d'offrir cette sécurité
09:57et donc tous les logiciels de sécurité que vous achetiez,
09:59et toutes les sociétés qui étaient très spécialisées dans la sécurité aujourd'hui
10:02font face à finalement une concentration de la valeur ajoutée sur les hyperscalers
10:06qui ont aujourd'hui, un, les puissances de calcul, les moyens de déployer les logiciels
10:11en cas de faille de sécurité et surtout les modèles d'intelligence artificielle
10:14qui peuvent appliquer pour sécuriser votre réseau.
10:16Donc c'est une redéfinition de la valeur ajoutée au sein des éditeurs de logiciels
10:20et donc on voit que ça crée pas mal d'incertitudes.
10:23Donc ça veut dire quoi ?
10:24Déjà pour l'investisseur, il ne faut pas jouer le secteur des logiciels dans son ensemble.
10:28C'est-à-dire que jouer l'indice aujourd'hui, jouer un ETF, jouer globalement le secteur des logiciels,
10:32vous allez avoir de telles dispersions au sein de ce secteur avec des perdants, des gagnants
10:37que finalement vous ne gagnerez pas en jouant le secteur.
10:41Pour une fois, il ne faut pas jouer un ETF, il ne faut pas jouer le secteur
10:43et il va falloir vraiment faire du stock picking, il va falloir vraiment aujourd'hui
10:47l'IA est en train de modifier complètement la distribution de la valeur ajoutée.
10:51Alors attention, il ne faut pas vendre tous les éditeurs de logiciels,
10:54il faut juste jouer les éditeurs de logiciels qui ont la capacité de développer en interne de l'IA,
10:59de développer une offre IA et de la déployer rapidement.
11:02Donc ça veut dire que ça va forcément privilégier les gros acteurs du secteur des éditeurs de logiciels.
11:07Mais est-ce que ce n'est pas trop tôt pour les choisir ces acteurs ?
11:09Là est la question aussi Christian Parézot, vous l'avez souligné,
11:13sur Anthropique, où est le curseur entre le réel et la communication ?
11:18Ça va mettre des semaines, des mois avant de se concrétiser et de voir les effets,
11:22notamment en bourse.
11:23Oui et non, parce que les éditeurs de logiciels, c'était une thématique très humaine,
11:28c'était du capital humain qu'on vendait, maintenant c'est du capital physique.
11:31Et donc aujourd'hui, il faut aller vers des éditeurs qui ont aujourd'hui des capacités de capex,
11:35des capacités d'investissement importants,
11:37parce qu'aujourd'hui, ce qu'on est en train de voir indirectement,
11:40je ne dis pas 100%, mais c'est que l'IA,
11:43donc un coût du capital élevé,
11:47c'est-à-dire que l'IA, lui, c'est du capital avant tout,
11:50est en train de se substituer au capital humain,
11:52qui était important.
11:54Donc c'est vrai qu'il y a encore quelques mois,
11:56on pouvait dire, les éditeurs,
11:57ce qui fait la valeur d'un éditeur,
11:59c'est la capacité de son personnel,
12:00c'est des programmateurs,
12:02des gens très qualifiés qui sont très performants.
12:05Aujourd'hui, c'est la capacité de l'éditeur
12:08à investir massivement dans une technologie
12:10et avoir la capacité de gérer cette technologie.
12:13Donc aujourd'hui, les grands gagnants,
12:15ce sont ceux qui peuvent fondre des puces,
12:17ce sont ceux qui peuvent développer leur architecture de puces
12:20pour consommer le moins possible d'énergie
12:23pour faire tourner les modèles IA.
12:24Ce sont enfin ceux qui font les modèles IA
12:26et ceux qui proposent l'IA dans leur logiciel.
12:29Et donc c'est moins le capital humain,
12:30c'est beaucoup plus capitalistique
12:31et donc c'est un vrai call vers les éditeurs de logiciels
12:34de grande taille qui ont les capacités d'investissement
12:36parce qu'un petit acteur va être forcément
12:38et un acteur de niche peut être très vite balayé par l'IA.
12:41Donc je pense qu'il y a un vrai arbitrage à faire
12:43entre les éditeurs aujourd'hui, dès aujourd'hui.
12:45Dans ce secteur technologique,
12:46il faudra suivre ASML qui va publier ses résultats demain.
12:49La semaine dernière, on avait une très bonne publication,
12:51c'était uniquement le chiffre d'affaires,
12:52mais en tout cas au-delà des attentes et rassurants de TSMC.
12:55Qu'est-ce que vous attendez là aujourd'hui,
12:56Christian Parézot, de cette saison de résultats trimestriels ?
13:00On est vraiment au tout début.
13:01On est au tout début.
13:02Alors comme toujours, on estime qu'on pourrait dépasser les attentes
13:06parce que c'est toujours ce qui s'est passé au cours des derniers mois.
13:09Ce qu'il faut retenir, c'est plusieurs choses.
13:11Et d'une part, ça, ça soutient énormément la bourse américaine.
13:14On est plutôt sur un consensus qui a été révisé à la hausse
13:17depuis le début de l'année, malgré tout ce qu'on a connu,
13:19malgré cette guerre au Moyen-Orient.
13:22Donc première chose, on est sur une révision à la hausse
13:24des attentes de bénéfices.
13:25C'était loin d'être gagné de la part des analystes.
13:28Donc il y a un petit conflit entre les économistes
13:30et les analystes d'action, on n'a pas la même vision du monde.
13:33Mais en tout cas, il y a ça qui est un point.
13:35Deuxième chose, c'est que par contre,
13:37la marge des entreprises,
13:38alors je parle au niveau global intégré,
13:40au niveau de l'ensemble de l'indice S&P,
13:42la marge est plutôt révisée à la baisse.
13:44Donc ça veut dire que quand même,
13:45les analystes d'action ont pris en compte
13:47qu'il y avait quand même un choc,
13:48un choc économique qui va peser sur la marge.
13:50Ça veut dire donc qu'ils sont très optimistes
13:52sur le chiffre d'affaires,
13:53puisque les bénéfices sont en hausse,
13:54avec des marges en baisse,
13:55c'est que globalement,
13:57on est très optimiste sur le chiffre d'affaires.
13:59C'est là où ça sera vraiment l'élément clé.
14:02C'est-à-dire que oui,
14:02le premier trimestre risque d'être encore assez bon,
14:05parce qu'on a eu des commandes assez solides,
14:07on était sur un dynamisme de l'économie,
14:09mais c'est surtout les guidances,
14:11ce que vont nous dire les entreprises
14:12sur le deuxième trimestre.
14:13Et c'est là que ça va se compliquer.
14:14Parce que d'une part,
14:15je ne vois pas les entreprises
14:16avoir un discours hyper optimiste sur l'avenir,
14:19donc avec un risque de révision à la baisse
14:21des attentes sur le deuxième trimestre.
14:23Et puis d'autre part,
14:24on est quand même dans une phase d'incertitude,
14:27telle qu'aujourd'hui,
14:28on aura beaucoup d'entreprises
14:29qui vont quand même souffrir sur leur chiffre d'affaires.
14:31Et puis, jusqu'à quel point
14:32on a sur ou sous-estimé la contraction des marges,
14:36ça c'est aussi un élément à regarder.
14:38Alors, je dis juste un petit bémol quand même,
14:40parce que naturellement,
14:41il faut regarder les marges du S&P
14:43hors valeur technologique,
14:44parce que là,
14:44on aura encore sûrement des résultats
14:46qui seront assez impressionnants
14:48au niveau du secteur technologique.
14:49Mais hors secteur technologique,
14:51on risque d'avoir des résultats un peu plus mitigés.
14:53Est-ce que vous faites partie des analyses
14:55qui, comme BlackRock,
14:56pensent qu'il faut surpondérer les actions américaines ?
14:58Hier, ils sont passés à surpondérer
14:59sur les actions américaines,
15:00ils sont neutres sur les actions européennes.
15:02Oui, ils sont à surpondérer
15:03sur les actions américaines,
15:04mais je pense que c'est un gros biais américain.
15:06Alors, d'une part,
15:06parce qu'il y a le secteur technologique
15:09qui joue pour beaucoup,
15:10et on voit que c'est ça.
15:12Alors, si vous êtes dans un scénario
15:13que la Banque Centrale Américaine
15:15ne remonte pas ses taux,
15:15donc que les taux longs américains
15:18restent relativement bas,
15:19entre guillemets bas,
15:20mais qu'ils ne s'explosent pas,
15:21qu'ils ne vont pas vers les 5%, on va dire.
15:23Donc, s'il n'y a pas de choc inflationniste
15:24et que la Banque Centrale,
15:25en tout cas américaine,
15:26ne durcit pas énormément
15:27sa politique monétaire,
15:28il faut aller vers les valeurs technologiques,
15:30parce que les valeurs technologiques,
15:31aujourd'hui, c'est une visibilité très forte
15:33sur la croissance,
15:34elles ne s'arrêtent pas,
15:35et ce n'est pas parce qu'il se passe
15:36quelque chose au Moyen-Orient
15:37qu'on n'investit pas dans les data centers.
15:39On peut revenir 5 minutes,
15:41il y a 5 minutes de ce que je viens de dire.
15:42Donc, on reste sur ces valeurs-là,
15:44et c'est un poids tellement important
15:45aujourd'hui dans la cote,
15:46et d'ailleurs, on l'a bien vu,
15:48c'est que l'indice équipondéré
15:51a sous-performé l'indice pondéré du S&P,
15:54ce qui montre qu'en gros,
15:55on est en train de se rejouer
15:58sur la bourse américaine,
16:00la thématique technologique
16:01et la thématique, finalement,
16:03quelques valeurs qui tirent la cote.
16:05Et donc, je pense que ce n'est pas forcément
16:06un signal qu'on est euphorique
16:08sur l'économie américaine
16:09ou qu'on est euphorique
16:10sur l'économie mondiale,
16:11mais on a une sorte de fly to quality
16:13qui s'opère de nouveau
16:14vers le secteur technologique.
16:15Alors, sûrement avec des excès,
16:17sûrement avec peut-être
16:18des risques de déception.
16:20Je pense que ce que nous a montré
16:21les derniers mois la thématique de l'IA,
16:23c'est qu'il y a beaucoup
16:23de stock picking à faire,
16:25mais en tout cas,
16:26ça incite pas mal de brokers américains
16:28à revenir sur la thématique IA.
16:30Et puis surtout,
16:32pour les investisseurs
16:33auxquels ils s'adressent,
16:34plutôt américains,
16:35ça leur évite d'être exposés
16:36aux risques de change
16:37qui a été quand même
16:38particulièrement violent
16:39et difficile à déterminer
16:40au cours des derniers mois.
16:42Que ce soit pour les entreprises,
16:43comme on le voit en ce moment,
16:44lors des résultats,
16:45mais aussi pour les investisseurs,
16:46puisqu'il ne faut pas oublier
16:47que, bien sûr,
16:48cet effet change
16:49a un impact non négligeable
16:50sur la performance.
16:51On est au bout.
16:52En tout cas, merci beaucoup.
16:53Christian Parizeau nous a raccompagné
16:54ce matin,
16:54conseiller économique
16:55pour Aurel BGC,
16:56pour revenir sur cette saison
16:58de résultats trimestriels,
16:59sur les annonces d'Oracle
17:00et puis sur l'ensemble
17:01de cet écosystème
17:02intelligence artificielle
17:03qui continue de bouillonner,
17:05au point même que le Nasdaq
17:06a clôturé hier soir
17:07sur une neuvième séance
17:09dans le vert.
17:119h17,
17:12on va faire un petit détour
17:13du côté de l'atelier des options,
17:14rejoindre Paul Marcel.
17:16Bonjour, Paul Marcel.
17:17Merci de nous accompagner
17:17ce matin.
17:18Le CAC 40 gagne 0,4%
17:20et efface la petite baisse d'hier.
17:22Nous sommes ce matin
17:22à 8269 points.
17:25Comment vous regardez
17:25l'indice parisien ?
17:26En un instant,
17:27on parlera de LVMH.
17:28Oui, bonjour Etienne.
17:30Écoutez, oui, pour l'instant,
17:31on a ouvert au-dessus
17:32de 8259 la résistance
17:34dont je parle depuis longtemps.
17:35J'en reparlerai un petit peu
17:36plus tard dans l'analyse graphique.
17:39Le conflit en Iran
17:40va probablement rester encore
17:42le moteur de la baisse
17:43ou de la hausse des indices
17:43cette semaine
17:44car il y a peu
17:44de nouvelles macroéconomiques.
17:46Attention cependant
17:47au début de publication
17:48de résultats cette semaine
17:49en France avec LVMH
17:50et Publicis
17:51qui ont déjà publié
17:52mais aussi Kering
17:53et Hermès qui vont suivre.
17:54Il faudra également compter
17:55sur les annonces de résultats
17:56de 28 sociétés
17:57du ASP 500
17:58avec notamment
17:59beaucoup de bancaires
18:00comme J.P. Morgan,
18:01Goldman Sachs,
18:02Citi et Wells Fargo.
18:03Alors je ne pense pas
18:04que le conflit en Iran
18:05se voit déjà dans les résultats
18:06mais par contre
18:07dans les prévisions
18:07il est probable
18:08que l'on ait
18:09quelques informations importantes
18:10qui vont donc indiquer
18:11et permettre d'avoir une idée
18:12du niveau d'inquiétude
18:14des dirigeants
18:14concernant l'impact
18:15de la hausse du pétrole
18:16et d'un éventuel
18:19ralentissement économique.
18:20Alors du côté
18:21des produits dérivés
18:21il faut savoir que
18:22la hausse de la semaine dernière
18:24il y a eu une baisse
18:25de la position ouverte
18:26sur les futurs K40
18:27une baisse de 12%
18:28alors ce qui veut dire
18:29que cette baisse
18:29des positions ouvertes
18:30a plutôt donné lieu
18:31à des prises de bénéfices
18:32sur le K40
18:33plutôt qu'un soutien
18:33de la hausse
18:34et d'un point de vue graphique
18:36donc comme je vous le disais
18:36la semaine dernière
18:37le K40 a réintégré
18:39un range compris
18:39entre un support
18:40à 7 919
18:42pour le bas de celui-ci
18:43et une résistance
18:44à 8 259
18:45pour le haut du range
18:46alors je pensais
18:46qu'on aurait du mal
18:47à franchir la zone
18:48des 8 074
18:491100 points
18:50mais avec l'annonce
18:51la semaine dernière
18:51sur les négociations
18:52avec les rangs
18:53les indices ont bondi
18:54et la hausse dépassant
18:55largement cette zone
18:56pour aller chercher
18:56donc la fameuse résistance
18:58de 8 259
18:59qu'on est en train
19:00de dépasser aujourd'hui
19:01et donc il faut
19:02qu'elle tienne
19:03cette résistance
19:04maintenant
19:04qui devient support
19:05pour aller combler
19:07un gap
19:07laissé ouvert
19:08le 2 mars
19:08qui correspond
19:09à la première cible haussière
19:12et sinon
19:13si cette résistance
19:14casse
19:15enfin ce support
19:16donc du coup
19:17qui est devenu support
19:17aujourd'hui
19:18casse
19:18on va réintégrer
19:19le range
19:20avec éventuellement
19:21peut-être
19:22si les nouvelles
19:23se détériorent
19:24un retour
19:25sur le support
19:26des 7 919 points
19:278 274 à l'instant
19:29plus 0 47%
19:30le CAC 40
19:31qui sous-performe
19:32notamment l'Eurostock 50
19:34qui gagne 0,8%
19:35et pour cause
19:36LVMH
19:36perd 1,9%
19:37c'est l'une des premières
19:39pondérations
19:39du CAC 40
19:40avec Schneider Electric
19:42le titre
19:43est sous les 500 euros
19:44encore ce matin
19:45à 472 euros
19:46on reparlera
19:47dans un instant
19:48avec François Dessous
19:49du pourquoi
19:50du comment
19:50mais comment vous analysez-vous
19:51d'un point de vue technique
19:52cette action LVMH
19:54Paul Marcel ?
19:55Écoutez
19:56LVMH évolue au sein
19:57d'un canal baissier
19:58depuis 2024
19:59alors c'est un canal
20:00qu'elle avait même
20:01enfoncé par le bas
20:02à l'été 2025
20:03avant de le réintégrer
20:04pour aller toucher
20:05le haut du canal
20:05en début 2026
20:06mais
20:08elle a replongé
20:09immédiatement
20:09sur le bas
20:11de ce canal récemment
20:12alors elle n'est pas allée
20:13au contact
20:14du bas du range
20:14elle s'est arrêtée
20:15vers un gros support
20:16qui se situe
20:16autour de 441 euros
20:18alors après les résultats
20:19d'aujourd'hui
20:20elle se trouve maintenant
20:21toujours dans ce range
20:22compris entre 441 euros
20:23et une résistance
20:25à 512,20
20:26alors il faudra
20:27qu'elle casse
20:28la résistance
20:29de 512,20
20:30pour espérer
20:30aller chercher
20:31les 562,40
20:33avant éventuellement
20:34d'aller tester
20:35le plus haut
20:35du canal baissier
20:36et par contre
20:37à la baisse
20:38il va falloir absolument
20:39que le support
20:39de 441 euros
20:41tienne
20:41sous peine
20:42de voir le titre
20:43plonger encore plus bas
20:44vers les 383,50 euros
20:47472 à l'instant
20:48et puis un dernier mot
20:49de Total Energy
20:49c'est bien sûr
20:50une valeur
20:50qu'on suit de près
20:51depuis le début du conflit
20:52qui ne cesse de toucher
20:53des plus hauts historiques
20:54néanmoins
20:54elle fait une petite pause
20:55ce matin
20:55avec un baril de pétrole
20:56à 98 dollars
20:57ce titre total
20:58est à 79,36
21:00Oui alors
21:01rappelez-vous
21:02le 31 mars
21:03sur votre antenne
21:03je vous disais
21:04que bien que Total
21:04soit extrêmement forte
21:06en ce début d'année
21:06il fallait quand même
21:07se méfier d'une divergence
21:08qu'il y avait
21:09entre les cours
21:10et un indicateur technique
21:11qu'on appelle le RSI
21:12alors l'action a perdu 10%
21:14depuis la clôture
21:15du 31 mars
21:16avec le point bas
21:16de mercredi dernier
21:17alors depuis
21:18elle a nettement rebondi
21:19sur le support
21:20de 74,55 euros
21:21que je vous avais indiqué
21:22comme cible baissière potentielle
21:24de cette divergence
21:26maintenant
21:27elle est en train
21:27de se rediriger
21:28vers les plus hauts historiques
21:30la zone cible
21:31donc c'est la zone
21:32des 80 euros
21:33oui 80 euros 90
21:36les annonces de résultats
21:37de Total
21:37sont le 29 avril
21:38et le marché des options
21:39price un mouvement potentiel
21:41de plus ou moins 6%
21:42d'ici l'expiration
21:43du 30 avril
21:44alors ce qui me semble
21:45relativement peu
21:45compte tenu des mouvements
21:46de ces deux dernières semaines
21:47Merci beaucoup Paul Marcel
21:49de nous avoir accompagné
21:49ce matin
21:50cofondateur de l'atelier
21:51des options
21:51pour faire un point
21:52sur LVMH
21:52sur Total Energy
21:53et sur le CAC 40
21:54qui gagne donc 0,5%
21:56à 8 276 points
21:58tout de suite on va rejoindre
21:59François Dossou
22:00pour parler de cette publication
22:02d'LVMH
22:04LVMH qui est donc ce matin
22:06la plus forte baisse du CAC 40
22:07moins 1,6%
22:09suivi de FH à 0,9%
22:11donc on est quand même
22:11sur une baisse sensible
22:13dans cet écart
22:15ce qu'on regarde
22:16LVMH
22:17François Dossou
22:18bonjour
22:18depuis Siena Gestion
22:20vous êtes directeur
22:21de la Gestion Action
22:22comment vous regardez
22:23ce chiffre d'affaires
22:24qui a été publié hier
22:26chiffre d'affaires stable
22:27allez croissance organique
22:28de 1%
22:28sur les trois premiers mois
22:29de l'année
22:30Oui en effet
22:31il n'y a pas vraiment
22:32de grande surprise
22:33sur cette publication
22:34elle est essentiellement
22:35impactée par un environnement
22:36incertain
22:37lié au conflit
22:38au Moyen-Orient
22:39bon les ventes
22:40comme vous le dites
22:41sont en croissance
22:41de 1%
22:42en croissance organique
22:43mais lorsque l'on regarde
22:44le publié
22:44on est plutôt
22:45en recul de 6%
22:46bon hors effet
22:48au Moyen-Orient
22:49on est quand même
22:49en croissance de 2%
22:50ce qui a souligné
22:51c'est que sur la division
22:53mode et maroquinerie
22:55en fait
22:55elle est en baisse de 2%
22:56et ça c'est en dessous
22:57du consensus
22:58sur les ventes spiritueux
23:00en fait
23:00vous avez une croissance
23:01de 5%
23:01mais elle est impactée
23:02positivement
23:03par un timing
23:03du nouvel an chinois
23:04et si on voit
23:06une amélioration
23:07sur les montres
23:08et joailleries
23:08de 7%
23:10avec une très forte
23:11contribution
23:12de Tiffany
23:13c'est plutôt positif
23:16globalement
23:16ce qu'on dit
23:17ce que nous nous disons
23:18ce matin
23:18c'est que les résultats
23:19sont en ligne
23:19on voit que le titre
23:20baisse de 2%
23:21bon
23:23après
23:24des valorisations
23:25qui sont
23:26plus bas
23:26de 10 ans
23:27c'est vrai
23:28que nous attendions
23:29pas une baisse
23:29plus marquée
23:30mais les chiffres
23:31sont relativement
23:34décevants
23:34avec notamment
23:35sur ce qui tire
23:36les Etats-Unis
23:37en fait
23:37vous savez
23:38cet effet de richesse
23:39qu'on arrive
23:39à voir
23:40dans les chiffres
23:41avec plutôt
23:41une clientèle
23:44avec un patrimoine
23:45élevé
23:45qui tire
23:46et là
23:47effectivement
23:47avec des turbulences
23:48de marché
23:49il y a une certaine fragilité
23:50une consommation
23:52qui continue à se performer
23:53mais attention quand même
23:55aux effets richesses
23:56dans la publication
23:57de LVMH
23:58donc la publication
23:59ce matin
24:00va donner lieu
24:00à des révisions
24:01à la baisse
24:02de 2%
24:02donc c'est bien
24:03ce qu'on constate
24:04en termes
24:05Pour vous
24:05c'est pas une opportunité
24:06là François Dessou
24:07à 472 euros
24:08vous êtes plutôt prudent
24:09Oui écoutez
24:10moi je vois
24:11que le titre
24:12est comme je disais
24:13tout à l'heure
24:13en plus bas
24:13de 10 ans
24:14mais en réalité
24:15pour que le titre
24:16puisse retrouver
24:16un moment donné positif
24:17il faudrait
24:18qu'il y ait une amélioration
24:19et là on voit
24:20quand même
24:20que sur les trimestres
24:21à venir
24:21la marge doit rester
24:22sous pression
24:23et donc aujourd'hui
24:24le marché
24:26qui a toujours considéré
24:27le titre
24:28comme un leader
24:29comme le titre
24:31à avoir
24:32en priorité
24:32en portefeuille
24:33se retourne plutôt
24:34sur des titres
24:35comme Kérine
24:36sur lesquels
24:36Kérine qui va publier
24:37ce soir
24:38Oui oui
24:39oui absolument
24:40là vous êtes quand même
24:41dans une dynamique
24:42légèrement différente
24:43et c'est peut-être
24:44pour ça aussi
24:44que les arbitrailles
24:45sont faits
24:46en défaveur
24:47de LVMH
24:48qui est détenu
24:49par tous les investisseurs
24:51avec une histoire nouvelle
24:52sans doute à jouer
24:53du côté de Kérine
24:54sans pour autant
24:55prendre trop de risques
24:56sur la publication
24:57parce que c'est un dossier
24:58sur lequel c'est plutôt
24:59les perspectives
25:00qu'il faut apprécier
25:02aujourd'hui
25:02avec un CMD
25:03qui est attendu
25:05pour clarifier une stratégie
25:06qui a l'air de prendre forme
25:08notamment avec des KPI
25:10des indicateurs
25:11sur la désirabilité
25:13pour guider essentiellement
25:14le pricing
25:15et la distribution
25:16donc nous sommes sur
25:17un objectif de reconstruction
25:19d'une pertinence commerciale
25:20au niveau d'un groupe
25:21qui effectivement
25:23a sous-performé
25:24à LVMH
25:24au cours des dernières années
25:25mais sur lequel
25:26vous voyez aujourd'hui
25:27davantage d'atouts
25:29davantage de catalyseurs
25:33à moyen terme
25:33avec un profil financier
25:34qui reste quand même
25:35plus attractif
25:36que ce qu'on peut avoir
25:37chez LVMH
25:38où on attend
25:38un retour de la croissance
25:40pour que le titre
25:40puisse continuer
25:41à se revaloriser
25:42donc je pense que
25:44dans le secteur
25:45aujourd'hui
25:45il y a
25:45les investisseurs
25:46on fait le choix
25:47plutôt de se reporter
25:48sur des acteurs
25:49sur lesquels
25:50effectivement la croissance
25:51c'est ce que vous valorisez
25:53dans le luxe
25:54quand vous regardez
25:54je vous donne juste
25:55un chiffre
25:55sur Kering
25:59cet après-midi
26:00qui va publier
26:01ce soir
26:02vous avez quand même
26:03une croissance
26:03des bénéfices
26:04à horizon 2028
26:05qui est estimée
26:06à plus de 40%
26:06même si le titre
26:08reste aujourd'hui
26:09plus chèrement valorisé
26:10que LVMH
26:11c'est quand même
26:12une opportunité
26:13de jouer
26:14une amélioration
26:15des marges
26:15à travers une réorganisation
26:17et donc un profil
26:18financier
26:18qui est peut-être
26:19plus attractif
26:20en moyen terme
26:21avec un peu plus
26:21de visibilité
26:22certes il y a un pari
26:24sur la capacité
26:25de Luca Detmello
26:26à pouvoir redresser
26:27le groupe
26:29avec vraiment
26:29Paris-Suguchi
26:30mais ça reste quand même
26:31une opportunité
26:32avec davantage
26:34de croissance
26:36273 euros
26:37à l'instant
26:37pour ce titre
26:38Kering
26:39publication de chiffres
26:40d'affaires
26:40ce soir
26:40après la clôture
26:41des marchés européens
26:42il faut rassurer
26:43également dans le secteur
26:44du luxe Hermès
26:44qui va publier
26:45ses ventes demain
26:46autre groupe
26:47qui a publié
26:48en ce début de semaine
26:48Publicis
26:49ce matin
26:49comme chez LVMH
26:51il y a un effet change
26:51qui n'est quand même
26:52pas négligeable
26:53puisque vous avez
26:53un chiffre d'affaires
26:55qui est en baisse
26:55de 2%
26:56mais à périmètre constant
26:57on est plus 4,5
26:58le groupe confirme
26:59ses objectifs
27:00pour cette année
27:01bon là aussi
27:02pas de grande réaction
27:03en bourse
27:03le titre perd 0,5%
27:0574 euros
27:06pour Publicis
27:07François Dossouf
27:08oui mais là c'est encore
27:09très surprenant
27:09en fait
27:10je ne sais plus
27:10ce qu'il faut faire
27:11pour que ce genre
27:12de titre monte en bourse
27:13si vous voulez
27:13c'est un titre
27:14qui aujourd'hui
27:14est valorisé
27:1510 fois les bénéfices
27:16de 2026
27:17c'est un titre
27:17qui a une marge
27:18opération
27:19marge EBITDA
27:20qui est entre 18 et 19%
27:22qui confirme
27:22ses objectifs
27:23qui a un impact
27:25change
27:25certes
27:26qui est assez
27:29négatif
27:29mais un groupe
27:30qui continue
27:31en fait
27:31à démontrer
27:33une capacité
27:34à performer
27:34ses concurrents
27:35notamment WPP
27:36à travers
27:37des technologies
27:38beaucoup plus avancées
27:39donc vous avez
27:40aussi un management
27:41qui reste confiant
27:42sur les dépenses
27:43des clients
27:43avec une forte
27:44rétention
27:44et la poursuite
27:46des acquisitions
27:47avec un budget
27:48qui est déjà
27:49déployé à 50%
27:50donc je pense
27:51que le marché
27:52aujourd'hui
27:53n'entend plus
27:54les bonnes nouvelles
27:55pour des titres
27:55qui sont considérés
27:56comme étant
27:57des gros perdants
27:58de l'IA
27:58et là en fait
27:59je pense qu'à un moment
28:00donné
28:00la valorisation
28:01sera une force
28:04de rappel
28:04parce qu'on commence
28:05à arriver
28:05pour un titre
28:06qui aujourd'hui
28:07offre un rendement
28:08de 5%
28:08avec une marge
28:11débite
28:12proche de 20%
28:13je ne sais pas
28:14ce qu'il faudrait
28:15de plus
28:15pour que le titre
28:17surperforme en bourse
28:18je trouve la réaction
28:19du marché
28:20un peu décevante
28:22et donc ça veut dire
28:23que les trimestriels
28:24aujourd'hui
28:24ne sont plus
28:25des game changers
28:26pour les valeurs
28:27considérées
28:28comme perdants
28:29de l'IA
28:29Un dernier mot
28:30François Dossou
28:30de Engie
28:31c'est une valeur
28:31que vous appréciez
28:32c'est un titre
28:32qui est sur des plus hauts
28:33de 2011
28:34le titre gagne bien sûr
28:35plus de 25%
28:36depuis le début de l'année
28:36avec le contexte actuel
28:38et l'envolée
28:39des prix du gaz
28:40vous êtes à l'aise
28:41aujourd'hui
28:41vous avec un titre
28:43NJ
28:43qui est quand même
28:44bien remonté
28:45encore aujourd'hui
28:46on a la porte
28:46des 30 euros
28:48là c'est une histoire
28:49totalement différente
28:50dans un contexte
28:50en fait
28:51où à la sortie
28:52de la crise
28:52ce qui est important
28:52de savoir
28:53à la sortie
28:53de la crise
28:53quels sont les titres
28:54qui pourront continuer
28:55à tirer le répéte
28:56du jeu
28:56alors je pense
28:57qu'il y aura
28:57des thématiques
28:58comme la défense
28:59qui vont persister
29:00mais des thématiques
29:01aussi comme la transition
29:02énergétique
29:02et l'efficience énergétique
29:03ce que nous aimons
29:04vraiment aujourd'hui
29:05chez NJ
29:06c'est que c'est un titre
29:06qui est en train
29:07de changer de dimension
29:08c'est un titre
29:09c'est un titre
29:09notamment dont la stratégie
29:11est mieux orientée
29:12aujourd'hui
29:13avec une mère allocation
29:14du capital
29:15et surtout
29:15c'est un titre
29:16qui va devenir
29:16moins volatil
29:17dont les résultats
29:18vont devenir moins volatils
29:20pourquoi ?
29:20parce qu'il va intégrer
29:21en fait
29:22sa filiale UK
29:24donc le UK Power Network
29:26en fait
29:27qui est un actif
29:29stratégique pour le groupe
29:30et donc
29:31avec la déconsolidation
29:33des actifs nucléaires belges
29:34ça va être un titre
29:35sur lequel
29:36les résultats seront
29:37beaucoup plus visibles
29:38et donc vous pourrez
29:38valoriser
29:39cette visibilité
29:40et donc vous pouvez
29:41attendre sur le titre
29:43une amélioration
29:45du profil financier
29:46liée tout simplement
29:48à une prime de risque
29:48qui va être plus faible
29:49et donc un potentiel
29:50d'appréciation
29:51pour un titre
29:52dont vous avez
29:53un PO out ratio
29:54donc un taux
29:55de distribution
29:55des dividendes
29:56qui devrait rester
29:57entre 65 et 75%
29:59et donc
29:59un titre qui pour nous
30:01peut encore continuer
30:02à progresser
30:03du point de part
30:05son positionnement
30:06stratégique
30:07sur des secteurs
30:09qui vont continuer
30:10à tirer
30:11les marchés financiers
30:1228,94 euros
30:13pour ce titre
30:14ENGIE
30:14qui est stable
30:15ce matin
30:15quand le CAC 40
30:16donc progresse légèrement
30:17de 0,5%
30:19merci beaucoup
30:19François Dessou
30:20nous a raccompagné
30:21directeur de la gestion
30:22action
30:22chez Siena IAM
30:24pour revenir à chaud
30:25sur les publications
30:26de Publicis
30:27d'LVMH
30:27et donc
30:28ENGIE
30:29qui fera suivre
30:30de près
30:30encore dans les prochaines semaines
30:32la publication
30:33sera début mai
30:34ça sera le jeudi 7 mai
30:35en ce qui concerne
30:36le premier trimestre
30:37très courte pause
30:37on se retrouve dans un instant
30:38nous retrouverons
30:40Florian Neto
30:40qui nous attend
30:41depuis Hong Kong
30:42responsable des investissements
30:43Asie
30:43chez Amundi
30:44nous reviendrons
30:44sur la très belle performance
30:46des indices asiatiques
30:47comme des indices européens
30:48d'ailleurs
30:49depuis la fin
30:49du mois de mars
30:51est-ce qu'il faut encore
30:52allouer une part importante
30:54de son portefeuille
30:55sur les marchés émergents
30:56réponse dans une poignée
30:57de seconde
30:57et puis dans une dizaine
30:58de minutes
30:58nous serons avec
30:59Maxime Darmé
31:00de Iron's Trade
31:00et Frédéric Loisel
31:02de Co-Euro Capital
31:03pour revenir notamment
31:05sur les grands scénarios
31:06macroéconomiques
31:07pour cette année
31:07avec donc un marché
31:09qui anticipe moins de croissance
31:10et plus d'inflation
31:11à tout de suite
31:14BFM Business présente
31:16Good Morning Market
31:18Étienne Braque
31:19Deuxième partie
31:20de Good Morning Market
31:21dans un instant
31:21nous parlerons
31:22des marchés asiatiques
31:23juste avant
31:23un petit coup d'œil
31:23sur la séance
31:24en cours
31:24le CAC 40 gagne 0,6%
31:26après avoir baissé
31:27de 0,3% hier
31:308282 points
31:30LVMH est donc
31:31la plus forte baisse
31:32ce matin
31:32moins 2%
31:33à 471 euros
31:35après son chiffre d'affaires
31:37trimestriel
31:37et donc des ventes
31:38légèrement en deçà
31:39des attentes
31:40des analystes
31:41à l'inverse
31:42Eurofins, Saint-Gobain
31:43et Stellantis
31:43gagnent plus de 3%
31:45Or CAC 40 a souligné
31:46encore la très belle séance
31:47de Soitech
31:48qui a plus que doublé
31:49depuis le mois de février
31:50après un parcours
31:51quand même qui fut compliqué
31:52ces dernières années
31:52il ne faut pas l'oublier
31:5371,22€ ce matin
31:55pour ce titre
31:56Soitech
31:57et puis à l'inverse
31:58vous avez
31:59Worldline
31:59qui perd un peu plus
32:00de 2% ce matin
32:01avec Goldman Sachs
32:03qui abaisse
32:03sa recommandation
32:04sur ce titre
32:05qui ne vaut plus que
32:0524 centimes
32:06pour le spécialiste
32:08des paiements
32:099h33
32:10tout de suite
32:10on jette un coup d'œil
32:11sur les marchés asiatiques
32:13qui connaissent
32:14de très belles séances
32:15depuis le début
32:16du mois d'avril
32:18Focus en effet
32:19sur l'Asie
32:20comme chaque mardi
32:21dans Good Morning Market
32:22avec ce matin
32:23les équipes
32:24d'Amundi
32:24et Florian Netto
32:26responsable
32:26des investissements
32:27Asie
32:28chez Amundi
32:28Bonjour Florian Netto
32:29merci de nous accompagner
32:30ce matin
32:31en effet
32:32ça se passe beaucoup mieux
32:33pour les indices asiatiques
32:35qui on se souvient
32:35avaient connu
32:36une très belle performance
32:38en janvier et février
32:39et puis avec le conflit
32:40au Moyen-Orient
32:41le mois de mars
32:41ça a été compliqué
32:42là ça se reprend
32:43un petit peu
32:44comme pour les marchés américains
32:46grâce notamment
32:47au secteur
32:47des semi-conducteurs
32:48qui est vraiment
32:49en pleine ébullition
32:50Florian Netto
32:51Oui bonjour Etienne
32:52merci
32:54effectivement
32:54on a eu beaucoup
32:55de volatilité en mars
32:56c'est vrai que le contexte
32:57géopolitique
32:58avec la tension
32:59sur l'approvisionnement
33:00en pétrole
33:01et l'inflation
33:01sur les cours du baril
33:02c'est pas une bonne nouvelle
33:02pour les pays asiatiques
33:0480% de ce qui transite
33:05dans le détroit d'Ormous
33:06est consommé en Asie
33:08donc il y avait
33:08une détention inflationniste forte
33:10et les investisseurs étrangers
33:12ont retiré
33:12pas mal d'argent
33:14des actions coréennes
33:15des actions indiennes
33:17des actions taïwanaises
33:17alors c'est vrai
33:18que depuis le début
33:19du mois d'avril
33:20on a une reprise
33:21un petit peu
33:22des marchés locaux
33:23il y a beaucoup
33:24de volatilité
33:25c'est vrai qu'on est revenu
33:27à peu près moins 5%
33:28sur les marchés asiatiques
33:29ex-Japon
33:30d'avant crise
33:31les niveaux d'avant crise
33:33il y a plusieurs points
33:35à souligner
33:35je pense que
33:36ce qui est intéressant
33:37de voir c'est qu'en Asie
33:37également
33:38les perspectives de résultats
33:39ont accéléré
33:40même sur le mois de mars
33:41et ça a été tiré
33:42comme vous l'avez mentionné
33:44par les semi-conducteurs
33:45donc on a des entreprises
33:46coréennes
33:47taïwanaises
33:48qui ont publié
33:49leurs résultats
33:50sur les derniers jours
33:52on voit des très fortes
33:54hausses de prix
33:54sur la mémoire
33:55sur les semi-conducteurs
33:57donc ça a entraîné
33:58d'importantes révisions
33:59à la hausse
34:00quand je dis d'importantes
34:00c'est jusqu'à 70-80%
34:02de révision à la hausse
34:03des attentes du consensus
34:04sur les résultats
34:05opérationnels à l'avenir
34:06ce qui est intéressant
34:07de voir c'est que
34:08les prix à court terme
34:08ont été robustes
34:10même s'il y a des incertitudes
34:11sur le Moyen-Orient
34:12même s'il y a une faible demande
34:13sur les smartphones
34:15même si les négociations
34:16de contrats à long terme
34:17sont en train de se jouer
34:19on voit aussi
34:20un niveau de capex
34:21un niveau d'investissement
34:22qui est plus équilibré
34:23que sur les semi-conducteurs
34:24américains
34:25la demande est solide
34:26il n'y a pas d'accumulation
34:27de stock
34:27donc c'est vrai
34:29que ces actions
34:29sont toujours bon marché
34:30et nous on est plutôt positifs
34:33sur les actions
34:34semi-conducteurs
34:35coréennes et taïwanaises
34:36elles se traitent
34:37à environ 6 fois
34:387 fois
34:39les bénéfices nets par action
34:40donc elles sont toujours
34:41bon marché
34:41on est dans un super cycle
34:43et pour l'instant
34:45la durée semble s'étendre
34:46encore un peu plus
34:47il faudra bien sûr suivre
34:48TSMC
34:49qui va publier
34:50ses résultats trimestriels
34:51ça sera jeudi
34:53demain en Europe
34:53il y aura ASML
34:55donc c'est encore
34:55une très grande semaine
34:56pour ce secteur
34:57des semi-conducteurs
34:58bon néanmoins
34:59il n'y a pas que les semi-conducteurs
35:00sur les marchés asiatiques
35:01Florian Netto
35:02comment aujourd'hui
35:03vous aidez vos clients
35:04à s'exposer aux marchés asiatiques
35:06sans néanmoins
35:07avoir une position
35:08une surpondération
35:09sur les valeurs tech
35:12non tout à fait
35:13alors il y a plusieurs points
35:15intéressants
35:15je pense que les investisseurs
35:17en mars étaient à la recherche
35:19de valeurs refuge
35:19l'or n'a pas fait
35:21n'a pas officié
35:23cette valeur refuge
35:25les obligations souveraines
35:27que ce soit les obligations
35:28européennes
35:29américaines
35:30mais aussi asiatiques
35:31n'ont pas joué ce rôle
35:32non plus
35:32on a une revalorisation
35:33des rendements
35:34et aujourd'hui
35:34il y a certaines
35:36le marché intègre
35:38environ 2-3
35:39hausses de taux
35:39pour l'Inde
35:40pour la Corée
35:42pour les Philippines
35:42pour l'Indonésie
35:43donc il y a des choses
35:45intéressantes à faire
35:46pour protéger le portefeuille
35:47pour trouver
35:49plus de résilience
35:50donc nous
35:51ce qu'on a fait
35:51dans nos portefeuilles
35:52c'est
35:52on a rajouté
35:53des actions
35:54d'Asie du Nord
35:55l'Asie du Sud
35:56va avoir plus de mal
35:57en particulier
35:58si les taux du pétrole
35:59restent très élevés
36:00la Malaisie
36:01est à exclure
36:02elle exporte du pétrole
36:04les actions
36:05se sont bien comportées
36:06aujourd'hui
36:07on anticipe moins
36:08de potentiel de hausse
36:09pour ces actions-là
36:09mais les autres actions
36:10de la zone
36:11typiquement Singapour
36:12Thaïlande
36:13Indonésie
36:15vont avoir
36:15un peu plus de mal
36:16à attirer
36:17des capitaux étrangers
36:18donc nous
36:18on aime bien
36:18l'Asie du Nord
36:19outre la tech asiatique
36:21on aime bien
36:21les valeurs industrielles
36:22on aime bien
36:22les valeurs minières
36:23il y a quelques banques
36:24aussi qui vont bénéficier
36:25de la repuertification
36:26de la courbe
36:27côté devise
36:28il y a des choses
36:29intéressantes à faire
36:29quand on prend
36:30un pas de recul
36:31et encore une fois
36:32comme durant la crise
36:33du Covid
36:34on peut voir
36:35qu'avoir la devise
36:37chinoise
36:37donc le renminbi
36:38avoir des obligations
36:40chinoises
36:40dans un portefeuille global
36:41permet d'être
36:42vraiment décorrélé
36:43et d'apporter
36:43de la diversification
36:44plus récemment
36:45on a ajouté
36:46du dollar australien
36:47par exemple
36:47donc on aime bien
36:49ajouter des valeurs
36:50cycliques
36:51de qualité
36:51qui vont bénéficier
36:53maintenant
36:54d'une valorisation
36:55plus en ligne
36:57avec un potentiel
36:59de hausse
36:59plus important
36:59et on a aussi
37:02envie
37:03de jouer
37:05quelques
37:07obligations
37:08court terme
37:09lorsqu'on trouve
37:10que le nombre
37:11de hausses
37:12typiquement
37:13ce qu'on peut voir
37:13sur l'Inde
37:14aujourd'hui
37:14est trop important
37:16on joue
37:17le cours
37:18de la courbe
37:18des obligations
37:20souveraines
37:20en devise locale
37:21un mot oui
37:23du nifty
37:23c'est l'indice
37:24indien
37:25c'est la bourse
37:25japonaise
37:26le nifty 50
37:28qui est très
37:29très plébiscité
37:29par les investisseurs
37:30il y a quelques temps
37:31et puis désormais
37:32il est totalement
37:33emboudé
37:33ou presque
37:34depuis le début
37:34de l'année
37:35encore
37:35le nifty
37:36perd 10%
37:37sans compter
37:38l'effet change
37:39puisqu'on a une roupie
37:40qui n'a cessé
37:41de reculer
37:41face notamment
37:42au dollar
37:43comment aujourd'hui
37:44vous placez
37:44l'Inde
37:45dans l'allocation
37:46de votre portefeuille
37:47action
37:47Florian Neto
37:48sachant que c'est un pays
37:50qui a une démographie
37:51très forte
37:51une croissance très forte
37:52qui est en train
37:52de se développer
37:53et pourtant
37:53il est quasiment absent
37:55aujourd'hui
37:55des portefeuilles
37:56des investisseurs
37:57internationaux
37:58vous avez raison
37:59les investisseurs
38:00internationaux
38:01ont commencé
38:01à vendre l'Inde
38:02assez
38:05on a vu
38:06des flux
38:07sortants
38:08à partir de janvier
38:09février
38:09de l'année dernière
38:11et tout le long
38:12de l'année dernière
38:13le trimestre
38:14vers la fin d'année
38:15le dernier trimestre
38:16a vu que les investisseurs
38:17étrangers
38:17ont fait une pause
38:19et plus récemment
38:20l'idée en général
38:21pour nous
38:22c'est l'Inde
38:22c'est une allocation
38:25structurante
38:25de nos portefeuilles
38:26émergents
38:27c'est une valeur
38:28de moyen terme
38:29on a des actions
38:30de qualité
38:31on a des actions
38:31qui bénéficient
38:32d'un marché domestique
38:33très fort
38:35on a aussi
38:36une inflation
38:37qui est relativement basse
38:38plus basse
38:39que ce que la banque
38:40la réserve indienne
38:42souhaite
38:42donc aujourd'hui
38:44le problème de l'Inde
38:45à court terme
38:46pour attirer
38:47des capitaux étrangers
38:48c'est un
38:48il est considéré
38:50comme du mauvais côté
38:50du momentum
38:51de l'intelligence artificielle
38:52on a des services
38:53technologiques en Inde
38:54mais on n'a pas beaucoup
38:56la place dans la chaîne
38:57de valeur ajoutée
38:58des semi-conducteurs
39:00est très limitée
39:01donc si on veut jouer
39:02les semi-conducteurs
39:03on ne va pas jouer
39:04les actions indiennes
39:06deuxième point
39:06et vous l'avez mentionné
39:08c'est le fait que
39:08la roupie indienne
39:09ne fait que se déprécier
39:10quand on est un investisseur
39:11actions
39:12la plupart du temps
39:13notre portefeuille
39:13est en euros
39:14ou en dollars
39:15ça va être
39:16un problème
39:19pour dégager
39:21de la performance
39:21plus récemment
39:23pendant la période
39:24dans le mois de mars
39:25les actions indiennes
39:26normalement
39:27sont beaucoup plus défensives
39:28beaucoup plus
39:28forte qualité
39:29en termes de
39:31bénéfices
39:32et de résilience
39:32du bénéfice
39:33le problème a été
39:34que l'extrême dépendance
39:36en fait du pays
39:36aux importations
39:37de pétrole et au gaz
39:38provenant du Moyen-Orient
39:40donc elle est considérée
39:41comme plus sensible
39:42à cette augmentation
39:44du prix du pétrole
39:46et elle n'a pas
39:46beaucoup de réserve
39:47donc le marché
39:49a clairement commencé
39:50à anticiper des hausses
39:50de taux
39:51de la part
39:51de la banque indienne
39:53ça nous paraît justifié
39:54au vu de la dépendance
39:56sur les importations
39:57de pétrole
39:57les investisseurs étrangers
39:58ont encore vendu
39:59depuis le début de l'année
40:00environ 20 milliards
40:01de dollars
40:02d'actions indiennes
40:03donc c'est vrai
40:05que vous avez raison
40:05l'exposition globale
40:08des investisseurs
40:09à l'Inde aujourd'hui
40:10doit être relativement basse
40:11Merci beaucoup
40:11Florian Neto
40:13C'est peut-être un peu
40:14trop tôt pour en remettre
40:15selon nous
40:16Florian Neto
40:16en direct depuis Hong Kong
40:18ce matin
40:18responsable des investissements
40:19Asie chez Amundi
40:21pour faire un focus
40:21donc sur le marché indien
40:23mais également
40:24sur la Chine
40:24et l'ensemble des marchés
40:25émergeant
40:26sur la partie action
40:279h42 tout de suite
40:28c'est l'heure du face à face
40:30Avec un peu de retard
40:31ce matin en plateau
40:32Maxime Darmé
40:33Bonjour
40:34Vous êtes économiste
40:35chez Allianz Trade
40:36et Frédéric Loisel
40:37fonds de management
40:38chez Quairo Capital
40:39Frédéric Loisel
40:40est-ce qu'il faut craindre
40:41un scénario de stagflation ?
40:43C'est vrai que depuis
40:44le début de ce conflit
40:45en Iran
40:46tout le monde a bien
40:46pris conscience
40:47que nous aurons
40:48plus d'inflation
40:49et moins de croissance
40:50notamment en zone euro
40:51ce qui a des répercussions
40:53majeures sur le marché
40:54obligataire
40:54on en reparlera dans un instant
40:55mais comment vous abordez
40:56d'un point de vue
40:57macroéconomique
40:58les répercussions
40:59de cette guerre
40:59de ce conflit ?
41:01Alors l'enjeu
41:02on est clairement
41:04dans un scénario
41:05que le marché déteste
41:06qui est le marché
41:06de la stagflation
41:07avec deux étapes
41:09deux séquences très claires
41:11en fait en mars
41:12on était plutôt
41:13dans une crainte
41:14de l'inflation
41:15mais avec quand même
41:16un sentiment d'optimisme
41:17sur les perspectives
41:18macroéconomiques
41:19notamment de croissance
41:20et c'est en train de tourner
41:21c'est-à-dire qu'on est
41:22on est plus aujourd'hui
41:23sur le côté stag
41:24que le côté flation
41:26donc dans la première phase
41:28les banques centrales
41:29ont été extrêmement réactives
41:30dans leur communication
41:31très agressives
41:32et le marché
41:33a bien suivi
41:34ce qui a entraîné
41:35en fait une fixation
41:36des anticipations
41:38à long terme
41:38du marché
41:39sur une reprise
41:39éventuelle de l'inflation
41:40et aujourd'hui
41:41on est en train de voir
41:42qu'effectivement
41:43dans le scénario
41:44que reprice le marché
41:46on a plus d'inquiétudes
41:47sur les coûts
41:50entraînés
41:51par la crise iranienne
41:52sur les perspectives
41:54de croissance
41:54et en corollaire
41:56vous avez
41:56une communication
41:58des banques centrales
41:59qui devient
41:59un peu plus souple
42:00donc il y a eu
42:01des itérations
42:02en fait
42:03sur les pricing
42:03de marché
42:04notamment
42:04sur les hausses
42:05de taux directeurs
42:06on est passé
42:07de trois hausses
42:08de directeurs
42:08anticipées
42:09au milieu du mois de mars
42:10à la semaine dernière
42:12zéro hausse
42:13donc on est
42:14quand même clairement
42:15en fait
42:15sur ce scénario
42:16de stagnation
42:18qui commence
42:19à prendre forme
42:20néanmoins
42:21pas de récession
42:22en vue
42:23il n'y a pas de scénario
42:24de récession
42:25pour l'instant
42:26vous n'êtes pas
42:27très loin
42:28je commence un peu
42:29à m'inquiéter
42:29de la macro américaine
42:31là il y a vraiment
42:32des chiffres
42:32sur la partie Europe
42:34on reste sur l'Europe
42:35oui sur l'Europe
42:35alors il n'y a pas
42:36de signaux
42:36effectivement pour l'instant
42:37de récession
42:38mais les données
42:39par exemple en France
42:40montrent que déjà
42:41la consommation
42:42des ménages
42:43semble s'effriter
42:46paradoxalement
42:46je dirais presque
42:46je suis un peu moins inquiet
42:48sur les perspectives
42:48de court terme en Europe
42:49puisque les ménages
42:50européens ont quand même
42:51une capacité d'épargne
42:51très élevée
42:52donc ils seraient
42:53en mesure
42:54d'absorber le choc
42:55c'est à dire
42:56de moins couper
42:57dans les dépenses
42:58discrétionnaires
42:59par rapport notamment
43:00j'y reviens rapidement
43:02à leurs voisins américains
43:05qui eux
43:05avant la crise
43:06on a déjà vu
43:07que la consommation
43:08est plate
43:09depuis quasiment
43:10le début de l'année
43:112026
43:12les ménages américains
43:13sont très très
43:14en colère
43:14contre l'inflation élevée
43:15donc je crains
43:17que si les prix
43:17à la pompe
43:19restent au niveau actuel
43:20à peu près
43:214 dollars le galon
43:22un peu plus
43:22d'ici le mois de mai
43:24on va avoir
43:24un sérieux coût
43:25sur la consommation
43:26américaine
43:27et partant
43:28sur l'économie américaine
43:29puisque la consommation
43:30c'est plus de deux tiers
43:31du PIB
43:31outre-Atlantique
43:32du côté de la zone euro
43:34lorsque la banque centrale
43:36a pris la parole
43:36au mois de mars
43:37Frick Loisel
43:38elle annonçait
43:39une prévision de croissance
43:40de 0,9%
43:41en 2026
43:43donc on revient
43:44quand même
43:44sur une croissance
43:45qui est assez molle
43:45néanmoins
43:46certains économistes
43:47nous disent
43:47bon il y a toujours
43:47de la croissance
43:48on n'est pas dans
43:48un scénario
43:49de récession
43:50est-ce qu'il faut
43:51se satisfaire
43:52aujourd'hui
43:52de ce 0,9%
43:53de croissance
43:54qui dépend bien sûr
43:55du conflit
43:56en Iran
43:56et de sa durée
43:57non clairement pas
43:58c'est une concession
43:59majeure de la banque centrale
44:01puisque en fait
44:01depuis l'année dernière
44:02la banque centrale
44:03porte le scénario
44:04et communique agressivement
44:05là-dessus
44:05de la croissance potentielle
44:08de la zone euro
44:08donc on a eu
44:10une croissance
44:11assez forte
44:12et surprenante
44:13d'ailleurs l'année dernière
44:13même en mettant de côté
44:15la croissance
44:16un peu atypique
44:17de l'Irlande
44:17qui a beaucoup pesé
44:18sur les 1,5%
44:19de croissance
44:20de la zone euro
44:20l'année dernière
44:21et 0,9%
44:22on est clairement
44:23effectivement
44:23dans le bas
44:24du scénario
44:24de ce que projetait
44:26la banque centrale européenne
44:27donc effectivement
44:28ce n'est pas satisfaisant
44:31cela dit
44:32en fait
44:33on avait remarqué
44:34depuis le début de l'année
44:35une grande asymétrie
44:36entre les perspectives
44:37de croissance
44:38portées par le marché
44:39notamment par les stratégistes
44:40et les perspectives
44:42de croissance
44:42des économistes
44:43qui étaient
44:44beaucoup plus
44:45beaucoup plus
44:46beaucoup moins agressifs
44:48donc on revient
44:49effectivement
44:50sur un scénario
44:50où effectivement
44:51et nous c'est ce qu'on portait
44:52depuis toujours
44:53en fait
44:53depuis le début de l'année
44:55en tout cas
44:55chez Coero
44:56c'est la fragilité
44:57de la croissance européenne
44:58qui a beaucoup été marquée
44:59par masquée
45:00par les perspectives
45:01les chiffres de croissance
45:04et les performances
45:05des grands indices européens
45:07l'année dernière
45:08il faut se rappeler
45:09en fait
45:09d'où on vient
45:10et notamment
45:11sur les Etats-Unis
45:12si on prend ce cas-là
45:13on était quand même
45:14en début d'année
45:14quand on regardait
45:15les prévisions
45:16du consensus
45:16sur un quasi doublement
45:18des bénéfices par action
45:20du standard
45:21et de pour
45:22en enlevant
45:23les sept grandes entreprises
45:24donc on était
45:25sur des croissances
45:26de 15%
45:27ce qui double
45:27les BPA
45:28par rapport à l'année 2025
45:30donc on était vraiment
45:31sur une grosse asymétrie
45:32entre économistes
45:33et stratégistes
45:34et on le voit bien
45:35en bourse
45:36aujourd'hui
45:36avec des secteurs
45:37qui disent un petit peu
45:39l'inverse
45:39des scénarios macroéconomiques
45:41on aura peut-être
45:41l'occasion
45:41d'en reparler
45:42dans un instant
45:43mais d'un point de vue
45:45macroéconomique
45:45Maxime Darmé
45:46et Fréé Closel
45:47le soulignait tout à l'heure
45:48les anticipations
45:49de hausse de taux
45:50oui de hausse de taux
45:51de la BCE
45:52sont très volatiles
45:54avec une inflation
45:55qui à court terme
45:56s'éloigne
45:57de la cible
45:58des 2%
45:59est-ce qu'aujourd'hui
46:00la BCE
46:00elle peut se permettre
46:01de remonter les taux
46:02à court terme
46:02il y aura notamment
46:03une réunion
46:03qui va se tenir là
46:04à la fin du mois d'avril
46:05alors je pense que
46:06la BCE va et doit
46:08augmenter ses taux d'intérêt
46:09au moins une fois
46:09de 25 points de base
46:11c'est une sorte
46:12d'assurance
46:13pour montrer au marché
46:14que la banque centrale
46:16se tient prête
46:17à agir
46:18qu'elle est crédible
46:18que si jamais
46:19il y avait un dérapage
46:20des anticipations
46:20d'inflation
46:21qui est un élément
46:23que les banques centrales
46:24à juste titre
46:25regardent de près
46:26puisque s'il y a
46:26un dérapage
46:27des anticipations
46:27d'inflation
46:28il y a un risque
46:28que les salariés
46:29commencent à demander
46:30plus de hausse de salaire
46:31que les entreprises
46:32commencent à augmenter
46:32leur prix de vente
46:33donc il y a une boucle
46:34prix-salaire
46:34qui peut s'enclencher
46:35qu'on a vu partiellement
46:37en 2022-2023
46:37donc elle ne veut pas
46:38répéter les mêmes erreurs
46:39donc à mon avis
46:40la hausse de taux
46:41elle aura peut-être
46:41pas lieu en avril
46:42mais je la vois en juin
46:43de 25 points de base
46:45et suivant le scénario
46:46dans les trois dormouses
46:47en supposant
46:47que d'ici là
46:48les choses
46:49s'améliorent
46:50donc les flux
46:52pétroliers, gaziers
46:53et d'un certain
46:57je pense qu'elle s'arrêtera là
46:59donc une seule hausse de taux
47:01me semble être
47:02le scénario le plus probable
47:04à supposer encore une fois
47:05et c'est très incertain
47:07que la crise
47:08la crise au Moyen-Orient
47:10se résorbe
47:11en tout cas
47:13les flux
47:14les flux
47:14les flux commerciaux
47:15repassent
47:16par le détroit d'Hormuz
47:17d'ici le mois de mai
47:18début juin
47:19au-delà
47:20je crains que là
47:21on s'installe dans un scénario
47:22plus de stagflation
47:23en tout cas à court terme
47:24parce que là
47:25non seulement
47:26vous aurez des effets
47:27très visibles déjà
47:28sur les carburants
47:29sur le prix des factures
47:30d'électricité
47:31de gaz
47:31des ménages
47:32qui vont arriver
47:32dès l'été
47:33dans plusieurs pays européens
47:34notamment au Royaume-Uni
47:35dès le mois de juillet
47:36il y aura une très forte hausse
47:37de près de 18%
47:38des factures
47:39d'électricité de gaz
47:40pour les ménages britanniques
47:41et ensuite
47:42le troisième effet
47:43donc si la crise persiste
47:44c'est l'impact
47:45sur le secteur industriel
47:47
47:47on a beaucoup
47:48de pays asiatiques
47:49Taïwan
47:50Corée du Sud
47:51Chine
47:52qui sont dépendants
47:53d'un certain nombre
47:54de produits industriels
47:55qui passent par le détroit d'Hormuz
47:57par exemple
47:57l'aluminium
47:58très important
47:59dans la construction
48:01et aussi
48:02l'aerospace
48:04le secteur automobile
48:05par exemple
48:06donc tous ces grands hubs
48:07manufacturiers asiatiques
48:09ils vont commencer
48:09à manquer
48:10d'ici l'été
48:11de produits
48:12critiques industriels
48:13donc là
48:14on rentre dans un scénario
48:15où là vraiment
48:16on va avoir
48:16des grosses difficultés
48:18sur les approvisionnements
48:19manufacturiers
48:20et donc des effets
48:21très importants
48:22sur l'inflation
48:22et donc dans ce scénario
48:24je crains
48:25que les banques centrales
48:26et la BCE
48:26notamment
48:27vont aller
48:27devraient aller
48:28au-delà
48:28d'une hausse
48:29de taux d'intérêt
48:30pour l'instant
48:31est-ce que tout ça
48:31c'est anticipé
48:32par le marché
48:33Frédéric
48:34sur la partie obligataire
48:35absolument
48:36je suis assez d'accord
48:36avec ce qui vient d'être dit
48:37une hausse des taux
48:39en fait
48:39ça ne va pas provoquer
48:41un armageddon
48:41notamment sur les marchés
48:42obligataires
48:43c'est même plutôt bien reçu
48:44on a vu ce qui s'était passé
48:46dans un scénario
48:47qui nous sert
48:47un petit peu d'étalon
48:49en 2011
48:49où on a eu à peu près
48:50c'était les printemps arabes
48:52et les cours du pétrole
48:53étaient allés jusqu'à 120
48:55on avait une croissance
48:56qui était jugée
48:57comme un peu modeste
48:57en zone euro
48:58et la banque centrale
48:59en avril
49:00avait fait une hausse
49:01des taux de 25 BP
49:02et immédiatement
49:03vous avez eu
49:03tous les taux longs de la zone
49:04on était juste avant
49:05la grande époque
49:07des crises souveraines
49:08mais tous les taux longs
49:09ont ensuite
49:10baissé fortement
49:11donc ça dépend
49:12la manière
49:13dont la banque centrale
49:14va communiquer
49:14autour de cette banque centrale
49:15c'est pricé pour avril
49:17autour de 40%
49:18et vous l'avez souligné
49:19il y a une volatilité énorme
49:20sur ces pricings
49:23et sur ces hausses des taux
49:24mais l'idée centrale
49:25c'est qu'effectivement
49:26et on est tout à fait d'accord
49:27avec ça
49:27c'est qu'on doit garder
49:29les anticipations bien ancrées
49:30et c'est ce que price le marché
49:32à travers différents instruments
49:34donc une hausse des taux
49:36en avril
49:37ça paraît un peu précoce
49:38mais en juin
49:40effectivement
49:40me paraît assez salutaire
49:42et ça sera bien accueilli
49:43par les marchés
49:43d'un point de vue
49:46portefeuille
49:46gérant obligataire
49:47que vous êtes
49:48Frère Cloazelle
49:48comment vous essayez
49:49de capter un petit peu
49:51du rendement
49:51ou en tout cas
49:52des opportunités
49:52dans ce marché obligataire
49:53qui est très volatile
49:55depuis le début
49:56du mois de mars
49:57ah oui alors
49:58dans un portefeuille obligataire
50:00c'est très compliqué
50:00on a un terme
50:02en voile
50:02vous vous mettez un peu
50:03à la cape
50:03et ce qui fait
50:05c'est-à-dire que vous baissez
50:06les voiles
50:06et ce qui fait effectivement
50:08la performance
50:09s'il est possible
50:10de dégager de la performance
50:11dans des contextes pareils
50:13c'est ce qu'on appelle
50:14la gestion de la sensibilité
50:15c'est-à-dire que vous mettez
50:16effectivement votre portefeuille
50:18moins exposé au taux
50:19par différentes techniques
50:20et vous avez effectivement
50:22toujours des dégagements
50:23notamment des répercussions
50:24sur le marché du crédit
50:25on n'est pas encore
50:26sur une crise du marché du crédit
50:28aujourd'hui
50:29on est clairement
50:30dans une crise de taux
50:32en dépit de ce qu'on voit
50:33effectivement
50:34sur le marché
50:35de la dette privée
50:35notamment
50:36donc effectivement
50:37la performance
50:37vous la gérez
50:38en gérant
50:39de manière assez fine
50:40votre sensibilité
50:41donc votre jargon obligataire
50:43c'est votre exposition
50:44au taux d'intérêt
50:45avec une performance
50:46au mois de mars
50:46qui a été négative
50:47pour le marché obligataire
50:50avec un portefeuille
50:52aujourd'hui mixte
50:52c'est vrai
50:53le fameux 80-20
50:54où on met un petit peu
50:55d'obligations
50:56et 80% d'actions
50:58au mois de mars
50:58c'est un profil
50:59qui n'a pas fonctionné
51:00est-ce qu'aujourd'hui
51:01au vu du profil
51:02du marché obligataire
51:03il faut remettre
51:04un petit peu en cause
51:05cette allocation mixte
51:06et un petit peu
51:06la place des obligations
51:08dans son portefeuille
51:09c'est assez structurel
51:09effectivement
51:10vous avez raison
51:10de le souligner
51:11donc dans l'allocation
51:12tout à fait basique
51:1340-60
51:13vous avez 40% d'obligations
51:1560% d'actions
51:18dans les périodes
51:20et dans les cycles
51:21où les hausses
51:21où les taux montent
51:24l'allocation mixte marche moins
51:25effectivement
51:26on le soulignait
51:27c'est-à-dire que
51:27cette allocation en mars
51:29a dégagé
51:29de moins bonnes performances
51:31qu'une allocation
51:31100% equity
51:32ce qui peut paraître
51:33un peu paradoxal
51:34donc les marchés d'equity
51:35en fait
51:36cette année
51:37n'a pas fait
51:37ce qu'il avait fait
51:38en mars dernier
51:39au moment de l'annonce
51:43des tarifs
51:44de l'administration américaine
51:46ça veut dire
51:46qu'il y a eu
51:47une crainte
51:48d'un grand retour
51:49de marché
51:50et donc
51:50les investisseurs
51:52ont évité
51:53de vendre
51:54de vendre précipitamment
51:55et la deuxième chose
51:56et encore une fois
51:56c'est très important
51:57il faut vraiment
51:58se souvenir
51:58qu'on est encore
51:59dans le halo
52:00d'optimisme
52:00un peu incroyable
52:01qu'on avait
52:02sur les projections
52:03des marchés equity
52:04en début d'année
52:05donc on n'est plus
52:06dans cette séquence-là
52:07on n'est plus
52:07dans cette ambiance-là
52:08mais au mois de mars
52:09on l'était encore
52:10donc une allocation
52:1140-60
52:11n'a pas marché
52:12mais je dirais
52:13que c'est plus
52:13structurel que ça
52:14c'est que
52:15depuis la sortie
52:16de la crise du Covid
52:18le marché
52:18a la conviction
52:19profonde
52:20qu'il doit y avoir
52:21sur les marchés
52:22obligataires
52:23une prime de risque
52:24dû à l'excès
52:25de dettes partout
52:26donc on est sur
52:27des niveaux
52:28d'inflation
52:29qui reviennent
52:30beaucoup plus fréquemment
52:31qu'avant la crise Covid
52:33et donc ça
52:34ça ne marche plus
52:34donc on est dans
52:35des locations
52:35qui sont un peu
52:36différentes aujourd'hui
52:36donc la location
52:37qu'on est en train
52:38de regarder aujourd'hui
52:38en fait
52:39est-ce que les stratégistes
52:40sont en train
52:40de mesurer
52:41c'est plutôt 30%
52:42sur des valeurs
52:44d'innovation
52:45techniques
52:46vous avez 30%
52:47de votre portefeuille
52:48protégé de l'inflation
52:49et vous avez
52:50en fait 30%
52:51d'actifs sécurité
52:52qui ne sera pas forcément
52:53de l'obligataire
52:54vous avez par exemple
52:55toutes ces actions
52:56qu'on appelle
52:56vous savez
52:57l'acronyme fait Flores
52:58aujourd'hui
52:59c'est les actions
53:00à l'eau
53:01donc hard asset
53:03l'eau obsolescence
53:04en fait tous les secteurs
53:05et notamment
53:06l'infrastructure
53:07on parlait d'ENGIE
53:08tout à l'heure
53:08l'infrastructure
53:09qui paraît assez protégée
53:11de la remise en cause
53:12de l'introduction
53:13des technologies de l'IA
53:14dans les secteurs économiques
53:15du côté du marché obligataire
53:17le 10 ans allemand
53:18est encore ce matin
53:18à 3%
53:19le 10 ans français
53:20est à 3,7%
53:22on était sur
53:23des plus hauts
53:23de 2008-2011
53:25encore ces dernières semaines
53:26sur le 10 ans français
53:27Maxime Darmé
53:28au-delà des 3,8%
53:29on était quasiment
53:29à 3,9%
53:30là aujourd'hui
53:31il y a un scénario
53:31qui se dessine
53:32où en fait
53:32les rendements
53:34obligataires
53:34pourraient baisser
53:35s'il y a moins de croissance
53:36c'est un scénario
53:37plausible selon vous ?
53:38c'est un scénario
53:39très plausible
53:39mais tout va dépendre
53:40du timing
53:40c'est-à-dire en 2026
53:42je vois mal
53:43les rendements obligataires
53:44baisser
53:44honnêtement
53:45il y a une prime
53:46d'inflation
53:46qui est bien intégrée
53:47il y a une prime
53:48de hausse
53:48des taux directeurs
53:49bien intégrés
53:50en tout cas
53:50dans certaines zones
53:53il y a des perturbations
53:54qui vont encore durer
53:54je vous le disais
53:55sur les produits industriels
53:56il ne faudra pas oublier
53:57les effets de second tour
53:57il n'y a pas que le pétrole
53:58et le gaz
53:58j'insiste sur
54:00les produits critiques
54:01qui traversent
54:02le détroit d'Hormuz
54:02dont le golf
54:03est un provoyeur essentiel
54:04notamment dans l'industrie
54:06dans certaines industries
54:07notamment semi-conducteurs
54:07et produits électroniques
54:08en revanche
54:09vous avez raison
54:10de le souligner
54:11en 2027
54:12ça part un peu loin
54:13mais on va y arriver
54:14on va y arriver bientôt
54:16je pense qu'effectivement
54:17les rendements obligataires
54:18vont baisser
54:18puisque là
54:19il y a le mécanisme typique
54:20qui s'opère
54:21c'est-à-dire que
54:22cette hausse de l'inflation
54:23cette hausse des taux d'intérêt
54:25détruit la demande
54:25finalement
54:26ça détruit la croissance
54:27on le voit aux Etats-Unis
54:28on le voit en zone euro
54:29on va le voir de plus en plus
54:30dans les pièces asiatiques
54:31et donc l'année prochaine
54:32donc avec retard
54:33les banques centrales
54:34devront baisser les taux d'intérêt
54:35par exemple
54:35nous à l'Alliance Trade
54:36on pense que la banque d'Angleterre
54:38elle va augmenter
54:39ses taux d'intérêt
54:39une fois
54:40comme l'a baissé
54:41probablement d'ici juin
54:42mais en 2027
54:44on anticipe
54:44trois baisses de taux
54:45de la banque d'Angleterre
54:46la croissance
54:47va être tellement faible
54:48que ça va commencer
54:50à peser
54:51sur la dynamique
54:51d'inflation sous-jacente
54:53et d'ici là
54:54les banques centrales
54:55auront les marges de manœuvre
54:56pour abaisser
54:57leur taux directeur
54:58on voit également
54:59une baisse de taux d'intérêt
55:00pour la
55:00taux directeur
55:01pour la Fed
55:01une seule
55:02mais voilà
55:03c'est bon à prendre
55:04en 2027
55:04donc il faudra être patient
55:05pour voir une baisse
55:07des rendements obligataires
55:08mais je pense
55:08ça n'arrivera pas
55:09avant 2027
55:10et ça sera bien sûr
55:11à suivre en fonction
55:12des nombreux événements
55:13d'ici là
55:14politiques, géopolitiques
55:15et bien sûr
55:15sur l'inflation
55:17et le baril de pétrole
55:18qui est encore ce matin
55:18à la porte des 100 dollars
55:20à 98 dollars
55:21merci à tous les deux
55:21de nous avoir accompagnés
55:22ce matin
55:22Maxime Barmé
55:23économie chez Allianz Trade
55:24et Frick Loisel
55:25gérant de portefeuille
55:26chez Coeiro Capital
55:27le CAC 40 progresse
55:28de 0,6%
55:29malgré la baisse
55:30de 2,2%
55:31de LVMH
55:32à 471 euros
55:33néanmoins
55:34le CAC 40
55:35forcément
55:35avec la baisse
55:36de LVMH
55:36sous-performe
55:37l'Eurostock 50
55:38qui gagne 1%
55:399h57
55:40dans 3 multis
55:40il sera 10h
55:41on va retrouver les experts
55:42avec Raphaël Lejean
55:42quel sera le programme
55:43Raphaël ?
55:44une question ce matin
55:45Etienne
55:46les entreprises françaises
55:47sont-elles en train
55:48de décrocher ?
55:49est-ce qu'on n'est pas même
55:50en train d'atteindre
55:51un seuil d'alerte
55:52après les très mauvais chiffres
55:54d'altarès
55:55sur les défaillances
55:56d'entreprises
55:56au premier trimestre ?
55:58on va aussi revenir
55:59sur les reculs
56:00du gouvernement
56:01sur le travail
56:02du 1er mai
56:03notamment
56:03les ZFE aussi
56:05Matignon
56:05est-il en mode pompier
56:06dorénavant
56:07à un an
56:07de la présidentielle ?
56:09et puis on continuera
56:10de parler évidemment
56:10de la crise en Iran
56:12et aussi
56:13des défis
56:14de l'après-orban
56:15pour le nouveau
56:17premier ministre hongrois
56:18Peter Magyar
56:19voilà le programme
56:20des experts
56:2110h-11h
56:2111h vous retrouvez
56:22tout pour investir
56:23avec Antoine Larigauderie
56:24et puis la séance américaine
56:25bien sûr
56:25ça sera à suivre
56:26avec Guillaume Sommerer
56:27dans BFM Bourse
56:28avec peut-être
56:29une dixième séance
56:31consécutive
56:32d'enlever
56:32pour l'indice
56:33Nasdaq Composite
56:33qui a effacé
56:35comme le S&P 500
56:36toute la baisse
56:36depuis le début
56:37du mois de mars
56:38avec la guerre au Moyen-Orient
56:39très bonne journée
56:41Good Morning Market
56:43sur BFM Business
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