- il y a 11 heures
Ce mercredi 1er avril, Paul Chollet, chef économiste chez Crédit Mutuel Arkéa et membre du comité stratégique de BSI Economics, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Julien Coulouarn, gérant obligations convertibles chez Montpensier Arbevel, Laurent Denize, directeur des investissements d'Oddo BHF AM, et Vincent Juvyns, responsable de la stratégie d'investissement de ING, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05L'actualité des marchés financiers, l'ouverture dans un instant avec Etienne Braque, ça devrait booster sur les marchés européens.
00:11Avec une très belle séance ce matin du côté du Nikkei, rendez-vous compte plus 5% à la clôture
00:17au Japon.
00:17Du côté de la Corée, c'était un gain de plus de 7%.
00:20Quand hier soir, il y a eu un contre-pied majeur du côté des Etats-Unis, avec la meilleure séance
00:25depuis le mois de mai pour l'indice Nasdaq
00:27qui a repris 3,8%, quasiment 3% de gain pour le Dow Jones.
00:31Peu de temps avant la clôture aux Etats-Unis, vous avez le président américain Donald Trump
00:37qui a estimé que la fin de la guerre était proche, qu'il fallait encore attendre à aller encore une
00:41semaine ou deux.
00:42Et puis surtout, vous avez le président iranien qui a là aussi donné des propos qui ont rassuré le marché
00:48en disant que l'Iran voulait mettre fin à la guerre.
00:51Alors bon, maintenant il faut trouver un accord, on en revient un petit peu à la case départ il y
00:55a une semaine avec les fameux 15 points.
00:57Mais en tout cas, cette volonté de mettre fin à la guerre a rassuré les marchés,
01:00notamment en ce qui concerne une éventuelle fin sur les attaques énergétiques.
01:05C'est vrai que depuis plus d'un mois maintenant, ce qui met un petit peu d'angoisse à chaque
01:09fois sur les marchés,
01:10c'est la remontée des prix du pétrole.
01:12Et donc là, si les deux pays souhaitent mettre fin à la guerre,
01:14le marché se dit que les installations gazières, pétrolières ne seront pas touchées dans les prochaines heures.
01:19Et ça, ça serait quand même un ouf de soulagement.
01:21Donc on s'attend à du verre à l'ouverture du côté européen, dans le sillage des marchés asiatiques.
01:25Et puis de Wall Street qui a boosté hier.
01:27Parmi les dossiers intéressants, une bataille boursière autour de Getlink.
01:30Getlink avec notamment l'ex-Atlantia Mondiz qui a annoncé hier
01:34qu'il comptait porter sa participation dans le groupe à hauteur de 25%,
01:38c'est-à-dire être au coude à coude avec le français Eiffage qui détient déjà 29,4%.
01:45Eiffage qui s'était engagé au mois d'octobre à ne pas franchir la barre des 30%.
01:49C'est-à-dire qu'au-delà de 30%, il faut lancer une OPA, un retrait de la cote.
01:54Ça, c'était en octobre et ça durait six mois.
01:56Donc à partir du mois d'avril, ça y est, on y est.
01:59D'ici une dizaine de jours, Eiffage, s'il le souhaite, pourra continuer à racheter des actions Getlink.
02:04Il faut dire que c'est un groupe qui intéresse beaucoup aujourd'hui, que ce soit à Mondiz, mais également
02:09Eiffage,
02:10parce que Eurotunnel, c'est une concession jusqu'en 2086.
02:13Donc vous avez une visibilité sur les 60 prochaines années avec, on en a beaucoup parlé ces derniers mois,
02:18l'ouverture à la concurrence et Eurostar qui va se retrouver concurrencée à partir de 2030.
02:22Le CAC 40 donc, qui est au-delà des 8000 points.
02:24Oui, ça va très vite. 2,4% de progression, il faut être accroché.
02:288400 points, les 8000 points qui sont de retour et une hausse violente ce matin
02:32sur l'ensemble des indices européens, puisque c'est du vert vif également du côté du DAX à Francfort,
02:37plus 2%, idem pour l'Eurostox 50 qui est à la porte des 5700 points.
02:43Les 40 valeurs du CAC 40 sont dans le vert ce matin.
02:46Bouygues, Airbus, Veolia, L'Oréal ou encore LVMH gagnent plus de 3% ce matin à l'ouverture.
02:51Les valeurs à suivre donc Getlink, nous en reparlerons dans une quinzaine de minutes avec Alain Dubrul.
02:56Ce titre est sur des plus hauts de 2022, plus 18% déjà depuis le début de l'année.
03:02Total Energy, tiens, est la plus forte baisse.
03:04Le titre qui était sur des records historiques perd plus de 2% dans le sillage des cours du pétrole
03:09qui sont également en net baisse, puisque vous avez le WTI ou encore le Brent qui cède plus de 3
03:14% ce matin.
03:15100 dollars pour le baril de pétrole.
03:17L'once d'or retrouve des couleurs, 4 750 dollars pour ses 31 grammes d'or.
03:22C'est une hausse de 1,5%.
03:24Et puis qui dit baisse du marché du pétrole, dit baisse des perspectives d'inflation.
03:30Et donc le marché obligataire recule ce matin, puisque le 10 ans français perd 11 points de base à 3
03:36,6%.
03:36On était quand même à 3,80% en début de semaine.
03:39Donc là aussi, énorme volatilité sur le front des taux.
03:41Le 10 ans allemand redescend sous les 3% à 2,94%,
03:46quand le 10 ans italien perd également 14 points de base à 3,77%.
03:50Bref, contre-pied majeur ce matin sur l'ensemble des marchés.
03:54Oui, à voir comment ça évolue dans les prochaines heures.
03:57Mais en tout cas, à court terme, c'est une hausse de plus de 2% pour le CAC 40
04:00et donc les 8 000 points en ligne de mire.
04:03Au menu de Good Morning Market.
04:04Dans un instant, on va revenir sur ce contre-pied majeur,
04:06avec donc hier des propos très accommodants de l'Iran, des États-Unis.
04:10Un CAC 40 qui salue très fortement cette nouvelle ce matin.
04:17À 9h20, nous serons avec Alain Dubrul pour revenir sur Getlink,
04:21avec notamment l'ex-Atlantia qui souhaite se renforcer au capital de l'ex-Eurotunnel.
04:27Nanobiotics qui a publié ses résultats.
04:29Et puis nous reviendrons également sur Sightrade qui a publié ses résultats en début de semaine.
04:33À 9h30, nous parlerons du marché obligataire qui a été assez malmené,
04:38là aussi comme le marché action au mois de mars.
04:40Et puis dans la dernière partie de l'émission, avec les équipes notamment de ING,
04:45nous reviendrons sur l'allocation.
04:47Comment aujourd'hui arbitrer son portefeuille dans une telle volatilité ?
04:51Pour rappel, si vous loupez les 10 meilleures séances de l'année,
04:54votre performance à la fin de l'année, elle est amputée de moitié.
04:56Ça prouve quand même aujourd'hui qu'il faut rester investi.
04:58Mais c'est quand même pas évident quand vous avez des séances à plus de moins.
05:02Bonne émission à demain.
05:09C'est parti pour Good Morning Market et donc ce contre-pied majeur ce matin en Europe
05:13avec le CAC 40 qui progresse de 2,4% plus 2,7% pour l'Eurostox 50,
05:19élément de cette séance.
05:21Dans un instant avec Mathieu Serron qui nous attend depuis Galiléo Trading.
05:25Les valeurs aujourd'hui à suivre, les cycliques forcément qui reprennent très massivement du terrain.
05:30ArcelorMittal prend plus de 6%, au-delà des 46 euros.
05:33Société Générale plus 5 à 65,14.
05:35Le Grand Schneider Electric ou encore Airbus gagne plus de 4%.
05:39A l'inverse donc Total Energy, Euronext et Orange sont les trois seules baisses ce matin à signaler
05:44avec donc des cours du pétrole qui se tassent sous les 100 dollars
05:47avec donc un espoir de paix qui est ce matin très vigoureux sur les marchés.
05:54Et pourtant les craintes d'inflation sont là.
05:56Mais ce matin elles se dissipent.
05:57Il suffit de regarder le marché obligataire avec une nette détente sur les taux longs,
06:01sur les taux courts.
06:02Le 10 ans français perd plus de 10 points de base à 3,6%.
06:06Bonjour Paul Chouelet, merci de nous accompagner ce matin.
06:08Vous êtes chef économiste de Crédit Mutuel Arkea,
06:11membre du comité stratégique de BSI Economics.
06:14Bon, à chaud là.
06:15Comment vous regardez un petit peu cette volatilité ?
06:16Et puis dans un instant on reviendra sur les données d'inflation
06:18qui ont été publiées hier en zone euro.
06:21Bonjour Etienne, bonjour à tous.
06:22Eh bien oui, d'abord on peut se montrer ce matin extrêmement ravi évidemment que les marchés
06:27corrigent assez massivement et à la hausse après les annonces hier des présidents iraniens
06:31et du président Donald Trump.
06:33Ce soir, il doit intervenir dans la presse à 21h devant les Américains,
06:38donc dans la nuit pour nous, probablement pour confirmer les propos qu'il a tenus hier
06:42qui vont donc faire de l'apaisement.
06:44Mais on est aussi par ailleurs habitués au revirement de Donald Trump
06:48et la situation israélienne, je le rappelle, est un petit peu différente de la volonté américaine
06:53et du côté d'Israël.
06:54On souhaite encore massivement, en tous les cas, chercher à bombarder l'Iran
06:59pour aller évidemment le plus loin possible dans la destruction du régime.
07:02Donc on sent quand même que ce jeu géopolitique
07:05pourrait de nouveau connaître un virage à 90, voire 180 degrés dans les prochaines heures.
07:10Mais pour le moment, ce matin, évidemment, le marché reçoit cette excellente nouvelle.
07:14Avec notamment une nette baisse pour les cours du pétrole,
07:18que ce soit pour le WTI, mais également pour le baril de Brent,
07:21le Brent qui redescend sous les 100 dollars.
07:23Donc ça, forcément, c'est une bonne nouvelle pour le marché
07:26qui, depuis un mois, est inquiet sur les conséquences de ce conflit
07:31et sur notamment l'inflation.
07:33Ça tombe bien, hier, on a eu des chiffres d'inflation en zone euro.
07:37Forcément, avec les remontées des prix à la pompe,
07:39l'inflation a bondi à 2,6% en mois de mars.
07:44Eh bien oui, l'inflation hier a surpris quelque part par sa vigueur.
07:48Elle a progressé de 0,6 points sur le mois de mars d'après le mois de février.
07:52Donc sur un an, elle progresse de 2,5%.
07:55C'était 1,9% en février.
07:57Et le constat, c'est ce que vous avez dit, c'est que le pétrole et le gaz
08:01ont connu leur plus forte progression historique sur un mois.
08:05Le pétrole, hier soir, clôturait à 118 dollars le baril.
08:10Donc une progression sur un mois de 63%.
08:12C'est plus que lors de l'invasion de l'Irak au Koweït en septembre 90.
08:18À l'époque, le pétrole avait progressé de 46%.
08:21Et le gaz, lui, sur le mois de mars, a progressé de 60%.
08:25Donc sans surprise, on a retrouvé ces effets très haussiers dans les prix de l'énergie.
08:32Les prix de l'énergie sur le mois de mars, ils ont progressé de 4,9% sur un an,
08:37alors qu'ils étaient en contraction de 3% en février.
08:42Alors ce qui est intéressant après, c'est de regarder pays par pays.
08:45Et ce qui est très, très remarquable, c'est que 10 États membres de la zone euro
08:50ont une progression des prix supérieure à 3%.
08:53Les pires d'entre eux, c'est la Croatie et la Lituanie.
08:56Mais on peut aussi citer l'Espagne, qui a une progression de ses prix de 3,3%.
09:00Et à l'inverse, on n'a que 3 pays sur les 21 de la zone euro
09:03qui ont une progression des prix inférieurs à 2%.
09:06Et dans ces pays, on trouve l'Italie, la France et Chypre, évidemment, plus petit.
09:11Donc voilà, ce constat, il est évidemment relativement intéressant.
09:15Et par ailleurs, ce qu'il faut regarder, c'est est-ce qu'il y a une transmission,
09:18une diffusion de ces hausses de prix aux autres composantes de l'inflation,
09:21à savoir les biens et les services et l'alimentaire ?
09:24En ce qui concerne les biens et les services, eh bien non, c'est presque une bonne surprise.
09:29L'évolution des prix sur un an montre une modération par rapport à la situation de février.
09:33Les prix des biens progressent de 0,5 après 0,7 et le prix des services de 3,2 après
09:383,4 en février.
09:41Néanmoins, aujourd'hui, à partir de ces données, est-ce que vous attendez à une hausse de l'inflation
09:47dans les prochaines semaines, dans le sens où certains industriels vont devoir répercuter les hausses de prix
09:53et ainsi peut-être créer un effet boule de neige ?
09:55Quelles sont vos prévisions aujourd'hui chez Crédit Mutuel Arkea, Paul Chollet ?
09:59Oui, alors nous, nos prévisions, c'est quand même que l'inflation dans les prochains mois
10:03devrait continuer à progresser.
10:05Je le redis, mais cette déclaration de Donald Trump hier soir qui rassure les marchés,
10:10eh bien nous, en tous les cas, dans notre scénario central, on a plutôt tendance à estimer
10:14que le conflit pourrait encore durer avec des allers-retours.
10:18Évidemment, plus le conflit dure et plus l'inflation durablement s'installe dans l'économie.
10:23On n'est pas sur quelque chose de linéaire.
10:25En plus, ce n'est pas parce que le conflit dure un mois de plus que l'inflation va progresser
10:28d'autant en avril qu'en mars.
10:30Au contraire, c'est plutôt des phénomènes dits d'accélération.
10:33Et donc, nous, ce qu'on va regarder, c'est la transmission du coup de cet envolée
10:39des prix de l'énergie vers le reste des composantes.
10:41Et là, on a été très attentifs aux données PMI, les enquêtes qui sont adressées
10:46aux directeurs d'achat.
10:47Et du côté de ces enquêtes, ce qui est très important, c'est de voir que les prix
10:52payés par les directeurs d'achat sont déjà en très forte hausse.
10:56Mais par contre, les prix facturés, eux, ne progressent pas encore.
10:59Et ce qui est aussi intéressant, c'est de regarder cette corrélation sur le long terme
11:03entre ces deux variables et aller proche de 100%, cette corrélation.
11:07Donc aujourd'hui, si le conflit venait à durer, les prix facturés et dans tous les secteurs
11:11d'activité dans les prochains mois viendraient être impactés positivement par ces hausses
11:17de prix payées aujourd'hui.
11:18Et donc, l'inflation se transmettrait à l'ensemble de l'économie.
11:23Dernier mot sur la situation aux Etats-Unis.
11:25Hier soir, Nike a publié ses résultats.
11:27Le titre était en baisse de 9% en après-bourse, avec des ventes qui étaient en deçà des attentes.
11:32Alors, si la consommation tient très bien aux Etats-Unis, c'est plus compliqué en Europe,
11:36mais surtout en Chine.
11:38En tout cas, hier, le groupe dit, malgré la guerre en Iran, la consommation tient aux Etats-Unis.
11:43Ça, c'est quand même un message important à retenir.
11:45Et quand vous regardez typiquement, je ne sais pas, la confiance des consommateurs, Paul Chollet,
11:49il y a de quoi se dire une nouvelle fois que, bah oui, en fait, l'économie américaine est robuste.
11:55Oui, alors là, je ne suis plus partagé sur le chiffre qu'on a eu hier.
11:58Effectivement, les données de consommation, le conférencement d'hier a surpris légèrement à la hausse,
12:02avec une progression finalement de la confiance des ménages au mois de mars par rapport au mois de février.
12:08Mais après, quand on regarde un peu dans le détail de ces chiffres, on constate qu'ils ne sont pas
12:12si bons.
12:13Les ménages sont restés pessimistes, par exemple, quant à l'évolution du marché du travail.
12:17Ils anticipent évidemment une inflation plus élevée au cours des 12 prochains mois.
12:21Je rappelle que le galon d'essence, encore hier, était dépassé le 4 dollars le galon.
12:25Il a progressé de plus d'un dollar depuis un mois.
12:28Donc ça, ça se retrouve évidemment dans la confiance des ménages et dans l'inflation anticipée.
12:33Et par ailleurs, certes, les marchés d'action ont fortement rebondi aux Etats-Unis dès hier soir,
12:37mais ils s'étaient contractés assez massivement sur le mois de mars.
12:40Et on a des effets richesses qui jouent aussi contre la population en partie la plus aisée aux Etats-Unis.
12:49Et elles aussi, quand on l'interroge, elles se montrent moins enclines, d'après les données d'enquête,
12:54à réaliser des achats importants dans les prochains mois.
12:57Donc, sur les données de consommation, vraiment, cette donnée hier qui était positive,
13:02je tiens vraiment à la nuancer.
13:03Et quand on regarde par ailleurs l'évolution du marché du travail, on peut rester inquiet.
13:09Hier, le nombre d'offres d'emploi, qui est un indicateur de la demande de main d'oeuvre,
13:13eh bien, il a diminué de 358 000 et il s'est établi aujourd'hui à 6,9 millions.
13:18Et les embauches, elles, ont diminué de 498 000 postes sur le mois de mars,
13:23pour s'établir autour de 4,8 millions.
13:26Et ça, c'est le niveau le plus bas depuis mars 2020, c'était le début du Covid.
13:30Et si vous retirez le Covid, il faut revenir à août 2014.
13:34Donc, Jérôme Powell, il doit faire avec ce cocktail, finalement, où la croissance vraiment ralentit.
13:39Le T4, c'était quand même catastrophique aux Etats-Unis, 0,7% de croissance sur un an.
13:45C'est inférieur à la croissance de la zone euro, par exemple,
13:48alors qu'évidemment, la croissance américaine était bien plus soutenue que la zone euro ces derniers trimestres.
13:52Et donc, pour moi, ces données confirment plutôt le ralentissement de l'économie américaine.
13:58Mais ce matin, de nouveau, une lueur d'espoir.
14:00Et si les marchés actions venaient à rebondir, la confiance aux Etats-Unis pourrait rebondir encore plus massivement qu'en
14:06Europe.
14:06On sait que ça va un peu plus vite chez eux.
14:07Merci beaucoup, Paul Chevec, de nous accompagner ce matin, chef économie chez Crédit Mutuel Arkea
14:11et membre du comité stratégique du think tank BSI Economics.
14:159h14, tout de suite, on va rejoindre Mathieu Serone.
14:19Mathieu Serone, trader et fondateur de Galiléo Trading,
14:21avec donc un CAC 40 qui retrouve les 8000 points pour la première fois depuis le 18 mars.
14:26Le baril de pétrole perd plus de 4% sous les 100 dollars,
14:29un seuil psychologique que le baril de pétrole tient depuis quasiment une semaine maintenant.
14:34Toujours beaucoup de volatilité, Mathieu, et ça montre une nouvelle fois ce matin
14:40qu'il y a des contre-pieds majeurs sur ce marché avec le CAC 40,
14:43qui prend plus de 2%, plus 2,5% pour l'Eurostock 50.
14:48Exactement, et il aura suffi d'une étincelle pour enflammer les marchés.
14:52Pourtant, l'annonce d'hier est quand même assez douteuse.
14:55Je cite donc une déclaration à 18h40, enfin une information à 18h40.
15:00« Selon des informations non confirmées circulant sur les réseaux sociaux,
15:03le président iranien aurait indiqué que Téhéran est prêt à mettre fin à la guerre,
15:07mais souhaite d'abord obtenir des garanties. »
15:10Ça, donc, sur les terminaux d'information publiés à 18h40.
15:15Conséquence immédiate, le SP500 a progressé de 1,20% en quelques secondes,
15:221,4 sur le Nasdaq, 1,8 sur le CAC 40 et sur le DAX,
15:27qui poursuivent sur leur lancée ce matin, vous le disiez.
15:32Et désormais, qu'est-ce qu'on attend ?
15:34Parce qu'on attend toujours des choses.
15:35On attend la mise à jour qualifiée d'importante de Donald Trump,
15:40donc dans la nuit prochaine, donc à 3h du matin, heure française.
15:44Donc, est-ce que graphiquement, techniquement,
15:48ce qui se passe actuellement change la donne ?
15:51À court terme, oui. Sur le fond, non.
15:54On a toujours des mouvements qui sont très algorithmés.
15:58Ce qui s'est passé hier en est une nouvelle fois l'illustration.
16:01On a sur le fond, sur les indices, des tendances de fond qui restent baissières,
16:07malgré la reprise en cours.
16:08Mais à court terme, il y a du mieux.
16:10Si on prend, par exemple, le CAC,
16:12je prenais jusqu'à présent comme pivot la zone des 7 850-7 900 points,
16:17considérant qu'en dessous, on était dans une zone d'attraction baissière
16:22et au-dessus, on s'éloignait un petit peu de la zone de danger,
16:25eh bien, justement, en franchissant cette zone-là,
16:28on s'éloigne de la zone de danger.
16:30Désormais, pour transformer l'essai,
16:32la résistance suivante se situe autour des 8 080-8 120 points.
16:37Donc, ça va être la prochaine cible à apporter
16:40si jamais ce mouvement-là se poursuit.
16:43Dans le même temps, vous le disiez,
16:45on a les cours du pétrole qui se dégonflent.
16:47On est passé de 110 à un petit peu moins de 100 sur le Brint.
16:50On a une volatilité, un VIX qui se dégonfle aussi,
16:53qui a perdu 20 % hier autour de 25,
16:56qui dans l'absolu, et j'en parlais la semaine dernière sur votre antenne,
17:00qui dans l'absolu reste sur des niveaux quand même assez faibles.
17:03Un VIX autour de 25, voire même 30 dans une période de guerre,
17:08c'est quand même assez surprenant.
17:11Donc, on assiste actuellement à une détente.
17:15Est-ce qu'elle est durable ou temporaire ?
17:18Telle est la question.
17:19En tout cas, moi, je continue de dérouler mon plan,
17:21à savoir, je profite, justement, vous disiez,
17:24il y a une période de forte volatilité.
17:25Eh bien, je profite de cette volatilité-là
17:28pour réaliser des écarts à court terme,
17:30ce qui marche très bien dans la période actuelle,
17:32en continuant d'acheter des valeurs sur des replis.
17:35Et justement, là où, par exemple, les années 2024 et 2025
17:39étaient assez frustrantes, dans la mesure où on a eu une phase
17:43de rouleau-compresseur avec, finalement,
17:45assez peu de retracements exploitables sur les valeurs,
17:48eh bien, là, il y a des opportunités.
17:50Depuis le début de l'année, il y a des choses à faire.
17:51Il y a des opportunités à condition, bien évidemment,
17:54de ne pas faire n'importe quoi, d'être sélectif,
17:56d'aller sur les bonnes thématiques,
17:58d'intervenir sur des valeurs qui sont revenues
18:00à des niveaux de valorisation intéressants,
18:02avec, en plus, des indications graphiques techniques intéressantes.
18:07Mais là, on est dans une phase où, parfois, je vous dis,
18:09il y a des temps faibles et des temps forts.
18:12Là, on est plutôt dans un temps fort en termes de trading
18:14et en termes d'investissement également.
18:15À choisir entre l'Europe et les États-Unis.
18:17S'il faut choisir, Mathieu Serron, que faire ?
18:19On a quand même vu hier que Wall Street avait très bien résisté
18:22sur l'ensemble du mois de mars,
18:24avec un S&P 500 qui a abandonné 5%,
18:26moins de 5% de baisse pour l'indice Nasdaq,
18:29quand, typiquement, le CAC 40 a vécu son pire mois depuis mars 2020,
18:33avec une baisse de quasiment 9% le mois dernier.
18:35Donc, une nouvelle fois, Wall Street gagne.
18:38Oui, la question est vite répandue, comme dirait l'autre.
18:41Entre les États-Unis et l'Europe, c'est les États-Unis.
18:45Ils l'emportent presque tout le temps,
18:48même si, là, la question qui va se poser,
18:53c'est qu'on est à peu près tous d'accord pour se dire
18:55que le conflit ne va pas non plus durer trop longtemps,
18:57alors un peu plus que ce qui était prévu initialement,
18:59mais on a déjà des déclarations qui vont dans le sens d'un apaisement.
19:02Mais la question qui se pose,
19:03est-ce que ce qui est mis en place
19:07a cassé, a des conséquences importantes sur l'économie ?
19:12Ça va être ça.
19:13Et c'est pour ça que, dans ce sens-là,
19:14on va avoir des statistiques qui vont être importantes,
19:16notamment aux États-Unis, avec l'emploi d'ici la fin de semaine.
19:19D'ailleurs, n'oubliez pas, vendredi,
19:21la plupart des marchés sont fermés, et lundi aussi.
19:24C'est le seul week-end prolongé que nous avons.
19:26Donc, on va avoir des chiffres de l'emploi,
19:29et on va avoir aussi, je vous entendais parler de Nike ce matin,
19:32qui a publié, on va avoir également la période des publications
19:34de résultats d'entreprise aux États-Unis,
19:36et notamment à partir du lundi 13, avec les valeurs bancaires.
19:39Donc, tout ça va être vraiment un révélateur
19:41de la dynamique des perspectives
19:45et du moral des uns et des autres.
19:48Donc, pour répondre à votre question entre Europe et les États-Unis,
19:51moi, je choisis les États-Unis.
19:52Les résultats d'entreprise, ça tombe bien,
19:54on va en parler dans un instant avec Alain Dubrul.
19:56Merci beaucoup, Mathieu Siron, de nous avoir accompagné ce matin.
19:58Trader et fondateur de Galileo Trading,
20:00et donc le CAC 40 qui reprend plus de 2% ce matin,
20:02à la porte des 8 000 points.
20:04Les 8 000 points qui ont même été franchis à l'ouverture
20:06pour la première fois depuis le 18 mars.
20:077 987 à l'instant, plus 2,5% pour l'Eurostock 50,
20:12plus 2% également pour le DAX à Francfort,
20:14avec donc des cours du pétrole qui abandonnent quasiment 5% ce matin,
20:1899 dollars pour le baril de Brent,
20:20avec donc des espoirs d'un cessez-le-feu du côté de l'Iran,
20:23même si, bien sûr, rien n'est joué.
20:25Encore hier, Donald Trump a dit que ce conflit
20:27pouvait durer encore deux ou trois semaines.
20:299h20, tout de suite, on va parler des small mid-cap.
20:33Avec Alain Dubruc, le directeur général délégué de Claresco Finance.
20:36Bonjour Alain, merci de nous accompagner ce matin.
20:40Dans un instant, nous parlerons de nanobiotics
20:42ou encore de Getlink, mais aussi de Sightrade.
20:46Juste avant, quand même un petit mot sur, justement,
20:49Getlink qui gagne quasiment 20% depuis le début de l'année,
20:54avec hier Mondays, c'est l'ex-Atlantia, groupe italien,
20:58qui a annoncé son intention de vouloir se renforcer dans Getlink,
21:01et ça, ça réveille à nouveau les aspects spéculatifs sur l'ex-Eurotunnel.
21:06Oui, bonjour Etienne.
21:07Effectivement, Getlink, ça fait un moment, donc c'est l'Eurotunnel,
21:10qu'il y a des grands opérateurs qui agissent au niveau du capital.
21:15Ça fait plusieurs années qu'Effage est présent et qu'il monte.
21:18Récemment, l'Effage est même monté à 29,4%,
21:20donc on est juste en dessous du seuil d'OPA de 30%.
21:23Et comme vous le disiez, un autre actionnaire important,
21:25donc le groupe Mondays ex-Atlantia,
21:27a annoncé hier l'acquisition imminente de 3,5% du capital,
21:31qu'il ferait passer déjà de 15,5%, mais à 19%,
21:33et qu'il y a une intention de monter ultérieurement à 25% du capital.
21:38Alors cela relance évidemment la spéculation sur Getlink.
21:41Pourquoi ils s'intéressent à cette société ?
21:43Parce que ça pourrait être un relais de croissance pour eux,
21:45sachant que Moindays y détiennent des concessions autoroutières en France,
21:48notamment SANEF et SAPN qui arrivent à échéance en 2031 et 33,
21:53que Effage de son côté a les concessions APRR et AERA
21:57qui arrivent à échéance en 2035 et 2036.
21:59Donc pour eux, quelque part, arriver dans une utility type eurotunnel,
22:03ça pourrait être un relais de croissance.
22:04Pour autant, nous on est quand même réservés sur le potentiel de hausse du cours de Getlink,
22:09d'abord parce qu'il intègre déjà une prise spéculative de notre point de vue,
22:12il faut voir qu'on est quand même sur 32 fois l'âge de 2026,
22:15où on évie EBITDA 16 fois.
22:17Alors que pourtant, c'est quoi Getlink ?
22:19En fait, ce qui est unique chez eux, c'est que leur actif principal,
22:23donc le tunnel sous la Manche, a une concession d'une durée exceptionnellement longue.
22:2799 ans, avec encore 60 ans devant nous,
22:30dont jusqu'en 2086, il y a peu de concessions qui sont aussi longues.
22:33Et également, quand on regarde le tunnel,
22:35il est encore loin d'être exploité à sa pleine capacité.
22:37Il pourrait sans difficulté absorber un doublement du trafic.
22:41Alors ça, c'est le bon côté.
22:42Le problème, c'est que ce potentiel a du mal à se révéler
22:45parce que l'activité, aussi bien fraide que voyageur,
22:48elle n'est pas si terrible que ça.
22:50Elle a été évidemment pénalisée par le Brexit,
22:52ensuite par le Covid,
22:54ensuite, il y a eu aussi des dysfonctionnements
22:56parce qu'ils utilisent aussi le tunnel
22:57pour transporter de l'électricité par des câbles vers la Grande-Bretagne.
23:01Et là aussi, il y a eu des problèmes techniques,
23:03il y a des redevances importantes
23:04qui leur ont manqué pendant un moment.
23:06Et enfin, oui, le trafic passager,
23:08on ne peut pas dire qu'il n'est pas non plus aidé
23:09par un matériel ferroviaire totalement vieillissant
23:11et de nouvelles rames qui tardent à arriver.
23:14Merci Alstom.
23:15Dans ce contexte, et malgré un rebond en 2022,
23:18si on regarde les perspectives d'activité de Getlink,
23:21elles sont assez modestes en fait.
23:23Ils ont fait 850 millions d'EBITDA en 2025
23:27et l'entreprise aurait un objectif d'un milliard en 2030,
23:31ce qui n'est pas énorme.
23:33Il y a un endettement à 4 fois l'EBITDA qui reste quand même important.
23:36Et en fait, la génération de cash est assez limitée.
23:38Donc la France-Ruise, un, ne se désendette pas beaucoup.
23:42Deux, n'est pas la machine à cash
23:44qui permettrait d'avoir des gros dividendes.
23:46Au cours actuel, le rendement n'est que de 3-4%,
23:49ce qui n'est pas extraordinaire
23:50si on compare à des Vinci ou des FH.
23:52Donc oui, il y a un contexte spéculatif
23:54qui fait que peut-être à un moment,
23:56FH ou Moody's pourraient soit ensemble,
23:58soit l'un d'entre eux faire une OPA sur la société.
24:01Ça pourrait apporter un petit plus au cours de bourse.
24:03Mais rappelons quand même que,
24:04un, le cours de bourse est déjà élevé,
24:06intègre une prise spéculative.
24:08Et que, deux, pour que c'est de la valeur,
24:10il faudrait que l'opérateur soit capable
24:11d'exploiter beaucoup mieux le tunnel,
24:14c'est-à-dire d'en augmenter durablement le trafic,
24:16puisqu'il y a encore un gros potentiel,
24:17mais pour l'instant, il ne se révèle pas.
24:18Donc prudence quand même.
24:19En tout cas, à court terme,
24:20cette actualité porte le titre,
24:22qui gagne donc près de 20% depuis le début de l'année,
24:2518,87 euros ce matin,
24:27un plus haut de 2022.
24:29Du côté des biotech,
24:30à suivre aujourd'hui Nanobiotics,
24:32le titre est l'une des plus fortes hausses du SBF 120,
24:35plus 6% à 27,55 euros.
24:38Oui, donc Nanobiotics a sorti des résultats hier soir.
24:41Alors rappelons, c'est une société de biotechnologie
24:43qui est cotée à Paris depuis fin 2012.
24:45Elle conduit des recherches sur une nanoparticule
24:47appelée NBTXR3.
24:49En gros, l'ingestion de cette particule
24:51au sein de tumeurs cancéreuses
24:53permet d'améliorer l'efficacité
24:54des traitements de radiothérapie.
24:56Donc en gros, on injecte le produit
24:58et avec la même dose de rayons X,
25:03on peut tuer presque 10 fois plus les cellules
25:06sans que ce soit dommageable pour le reste du patient.
25:09Parce que le problème de la radiothérapie,
25:10c'est qu'on peut toujours tuer la cellule,
25:12mais si on en fait trop, on tue le patient.
25:13Donc ça permet d'améliorer nettement
25:16l'efficacité des traitements.
25:17Et en plus, certaines études sembleraient indiquer
25:20qu'un traitement permet également
25:21de stimuler une réponse immunitaire
25:23de l'organisme spécifiquement dirigé
25:25contre la tumeur.
25:26Alors depuis 10 ans,
25:28ils ont déjà obtenu des résultats
25:29de sécurité et d'efficacité convaincante
25:32dans plusieurs types de tumeurs solides,
25:34les sarcomes, des tissus mous,
25:35cancers tétés coupes, pancréas,
25:37soit en monothérapie,
25:37soit en combinaison avec des chimiothérapies
25:39ou des immunothérapies.
25:40Et le pipeline actuel a 8 études cliniques,
25:43dont la plus avancée est une phase 3
25:44dans le cancer tête et coues,
25:46menée en partenariat avec Janssen,
25:48qui est une filiale de Johnson & Johnson.
25:50Et les résultats intermédiaires sont attendus
25:52au premier semestre 27,
25:53avec des résultats finis en 28.
25:54Par ailleurs, il y a aussi des résultats
25:56de phase 1 et 2 attendus cette année
25:57dans le cancer du pancréas,
25:59dans l'osophage,
26:00dans le poumon et le mélanome.
26:02Globalement, l'intérêt du produit de Nanubiotics,
26:04c'est que le mécanisme d'action
26:06est indépendant de la biologie de la tumeur,
26:08si bien qu'il pourrait potentiellement,
26:10en cas de succès,
26:10s'adresser à presque tous les patients
26:12traités par radiothérapie dans le monde,
26:13soit près de 12 millions de patients.
26:15Alors, les résultats publiés hier
26:17contiennent peu de surprises,
26:18mais confirment le calendrier des études cliniques,
26:20dont on vient de parler,
26:21et aussi le fait que la société
26:23est a priori financée jusqu'à début 2028.
26:26Et à cette date, normalement,
26:27il y a des bonnes nouvelles qui devraient arriver,
26:29qui pourraient déclencher des milestones de la part de G&G.
26:32Donc, après une longue traversée du désert
26:34entre 2014 et 2024,
26:36le cours de bourse s'est réveillé l'année dernière.
26:38Il a été multiplié par 6 au cours des 9 derniers mois.
26:42Alors, ça a été un peu aidé par le succès d'Abivax,
26:45qui a remis les biothèques à l'honneur depuis l'été 2025.
26:48Mais c'est surtout l'intensification du pipeline d'études cliniques
26:51qui pourrait à terme déboucher
26:53sur une acquisition pour un grand laboratoire.
26:55La semaine dernière, la lettre de l'expansion
26:57a mentionné un projet d'acquisition d'un anobiotic,
26:59par justement son partenaire Johnson & Johnson.
27:02Alors, la société a démenti,
27:03mais c'est vrai que cette éventualité
27:05paraît faire du sens à terme.
27:06Est-ce que toutes ces nouvelles ne sont pas néanmoins
27:08déjà dans les cours ?
27:09Comme vous l'avez souligné,
27:10on a eu un parcours extraordinaire sur Nanobiotics.
27:13Le titre était à 3 euros il y a un an,
27:14il est à 27 euros ce matin.
27:16On est quand même déjà dans l'anticipation aujourd'hui, non ?
27:20Sur ce titre Nanobiotics à l'heure du brûle.
27:23La difficulté dans les bibliothèques,
27:25c'est que si ça fonctionne bien,
27:27le potentiel peut être considérable.
27:28Aujourd'hui, on a une capitalisation boursière
27:30qui est de 1,3 milliard.
27:33Si on a des millions de patients en radiothérapie
27:35traités avec ce type de...
27:37Potentiellement,
27:38traités avec ce type de traitement,
27:40c'est un potentiel qui se compte
27:41en milliards de chiffres d'affaires.
27:44Donc, pour un partenaire type Johnson & Johnson,
27:47sachant que l'intérêt de ce type de traitement,
27:50c'est que si ça marche dans une première
27:53ou dans une ou deux indications,
27:56le mode de fonctionnement fait que ça pourrait marcher
27:58dans énormément d'indications.
27:59Donc ça, ça a beaucoup de valeur pour une grosse pharma
28:02et qui, dans ce cas-là,
28:04peut être prêt à voir beaucoup plus loin
28:05et payer très cher.
28:06Donc, c'est difficile de mettre une valeur précise, en effet.
28:08Mais en fait, à 1,3 milliard par rapport au potentiel,
28:11en effet, pour une grosse pharma,
28:12ça peut valoir beaucoup plus.
28:13Un dernier mot de Sightrade.
28:14Il nous reste une minute pour aborder ce dossier
28:16qui est vraiment puni par la bourse,
28:19qui considère que Sightrade va être l'un des perdants
28:21de l'intelligence artificielle.
28:22Le titre perd tout de même 40% depuis décembre.
28:26Oui, donc c'est une société qui propose des solutions logicielles
28:28aux grandes entreprises
28:29pour leur permettre de gérer leurs factures
28:31de matières dématérialisées.
28:32Croissance régulière au cours des dernières années,
28:34ils sont passés en mode SaaS,
28:35les marges sont bonnes,
28:37ils ont doublé la marge des bits en trois ans,
28:40triplé les bits en absolu.
28:42Mais c'est vrai que le titre a quasiment 10 idées par deux
28:44en janvier et février
28:45avec la vague de défiance sur le secteur des logiciels.
28:48Mais il a quand même remonté de 115 à 140 ces dernières semaines.
28:51Il est monté même à 160 hier grâce à des bons résultats.
28:54Effectivement, la question, c'est l'impact de l'IA.
28:56La société dévoilera la semaine prochaine,
28:58le 7 avril au soir, son nouveau plan stratégique,
29:01précisément en expliquant leur vision du basculement du marché,
29:04l'impact de l'IA et comment eux, évidemment, comptent s'adapter.
29:07Donc c'est une vraie question,
29:08mais on pense que c'est un acteur majeur,
29:10qu'ils ont les moyens de le faire
29:11et que la baisse a été, effectivement, trop forte.
29:14Merci beaucoup Alain Dubrulle de nous accompagner ce matin
29:17pour faire un point sur Sightrade,
29:18sur Nanobiotics et sur Getlink.
29:20Je rappelle que vous êtes le directeur général délégué
29:22de Claresco Finance.
29:24Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
29:25Deuxième partie de l'émission,
29:27nous parlerons des obligations convertibles
29:29avec Julien Couloirme de Montpensier Arbevel.
29:32Et puis en fin d'émission,
29:33Laurent Denise de Odo BHFAM
29:34nous rejoindra avec Vincent Juinz
29:37pour revenir sur ce contre-pied majeur
29:39ce matin sur les indices actions.
29:40Plus 2% pour le CAC 40,
29:42plus 2,5% pour l'Eurostox 50
29:44quand le Nikkei ce matin au Japon a gagné plus de 4%.
29:47Hier soir, c'était la meilleure séance
29:48depuis le mois de mai à Wall Street
29:50avec notamment une hausse de 3,8%
29:52pour le Nasdaq composite.
29:53Le marché veut croire à nouveau
29:55à un apaisement des tensions
29:57du côté du Moyen-Orient
29:58avec notamment le président iranien,
30:01le président Peseskian,
30:02qui a estimé
30:03que l'Iran, Téhéran
30:05avaient aujourd'hui la volonté
30:06de mettre fin à cette guerre.
30:08Et ça, c'est aujourd'hui une petite phrase
30:10qui compte pour les marchés
30:11avec le baril de pétrole
30:12qui perdrait de 5%
30:13quand les taux se détendent
30:15très nettement
30:16avec le 10 ans français
30:17qui perd 12 points de voise
30:18à 3,6%.
30:19A tout de suite.
30:23BFM Business présente
30:25Good Morning Market
30:27Etienne Braque
30:28Deuxième partie de Good Morning Market
30:30dans un instant.
30:31Beaucoup de projecteurs sur le marché.
30:32Des obligations comme chaque mercredi
30:34dans cette émission.
30:35Juste avant, un petit coup d'œil
30:36sur la séance en cours.
30:37Plus 2% donc pour le CAC 40.
30:39ArcelorMittal, Société Générale,
30:40Schneider Electric ou encore Legrand
30:41gagne plus de 4% ce matin.
30:43A l'inverse que 3 baisses
30:44à signaler.
30:45Total Energy, forcément.
30:46Le baril de pétrole perd plus de 4%.
30:48Puis surtout, c'était l'une des stars
30:50de la cote ces dernières semaines.
30:51Le titre qui a touché
30:52un plus haut historique
30:52en début de semaine
30:54est à 78,63 euros.
30:56Moins 2,8% pour Total Energy
30:58dans le SBA 120.
30:59Vous avez également Valourec
31:00ou encore Véridien
31:01qui cèdent entre 3 et 6%.
31:03A l'inverse,
31:04cette baisse des cours du pétrole
31:05profite à Air France KLM.
31:07C'est la plus forte hausse du SBA 120.
31:08Plus 8,6% à 9,30 euros.
31:11Suivi de Nanobiotics,
31:12on en parlait il y a un instant.
31:13Avec donc un news flow très positif
31:15pour cette biotech.
31:15Plus 6,5% à 27,55 euros.
31:18Et puis, à souligner également
31:20des valeurs comme Soitec
31:22ou encore Worldline
31:22qui se reprennent
31:23très violemment ce matin.
31:25Tout de suite, donc,
31:25un coup d'œil
31:26sur le marché obligataire
31:27comme chaque mercredi
31:29avec ce matin en plateau
31:30Julien Coulouard,
31:32un gérant obligataire
31:33chez Montpensier Arbevel.
31:35Bonjour Julien,
31:36merci de nous accompagner
31:37ce matin.
31:38Vous êtes spécialiste
31:38des obligations convertibles.
31:40Dans un instant,
31:41on va revenir sur la performance
31:42des obligations convertibles
31:43sur les premières semaines
31:45de cette année 2026
31:46et plus particulièrement
31:47sur le mois de mars.
31:49Juste avant,
31:49pour un auditeur novice,
31:50comment vous pouvez synthétiser,
31:52expliquer le fonctionnement
31:53d'une obligation convertible ?
31:55Alors, une obligation convertible,
31:57c'est assez simple.
31:58En fait,
31:58c'est une obligation assortie
32:01en fait d'une option d'achat
32:02sur une action.
32:04Donc, ce qui fait que
32:04si vous avez une baisse de l'action,
32:08ce qu'on n'espère pas,
32:08vous avez en fait
32:10l'effet amortisseur
32:11de l'obligation
32:12qui va jouer
32:12et qui va ralentir
32:14du coup votre paix
32:15ou limiter votre perte.
32:17Et puis, à l'inverse,
32:18ce qu'on espère,
32:19c'est si vous avez
32:19une hausse de l'action,
32:21vous allez bénéficier en fait
32:22et accompagner
32:23cette hausse de l'action.
32:24Il faut savoir que
32:25lorsqu'une émission convertible naît,
32:27c'est-à-dire qu'elle arrive
32:28sur le marché
32:29et qu'elle est proposée
32:29aux investisseurs,
32:30on a de manière schématique
32:32une sensibilité à action,
32:33on appelle ça comme ça,
32:34de l'obligation convertible
32:35qui est de l'ordre de 40%.
32:37Ça veut dire quoi ?
32:37Ça veut dire que
32:38en fait, si vous avez
32:39une augmentation
32:40de 10% de l'action
32:42qui est en dessous,
32:43vous allez avoir
32:44une augmentation
32:45de 4%
32:46de votre obligation convertible
32:47et cette sensibilité à action,
32:49elle va augmenter
32:50au fur et à mesure
32:50que l'action progresse
32:52jusqu'à voir
32:54s'il y a des très fortes hausses,
32:57une hausse en fait
32:58de l'obligation convertible
32:59qui va se comporter
33:00exactement comme une action
33:01sur la fin
33:02quand ça a très bien monté.
33:04Donc, c'est un produit hybride
33:06qui a une place notamment
33:07en termes de diversification,
33:09c'est vraiment pour faire
33:09de la diversification,
33:10on le répète,
33:11c'est une classe d'actifs
33:12qui a passé une très belle année
33:132025 parce que c'est vrai
33:14que la partie action
33:15a très bien fonctionné.
33:17Sur les périodes
33:18de janvier-février,
33:19ça se passait plutôt bien
33:20et puis là,
33:20on en parle tous les jours
33:21sur ce plateau,
33:22le retournement
33:22du marché action
33:23a amputé forcément
33:25la croissance,
33:26en tout cas la performance
33:27des obligations convertibles
33:28en mars.
33:28Oui, alors effectivement
33:30en mars,
33:31on a eu un repli,
33:32toutefois le repli
33:34a été assez bien,
33:36assez modéré
33:37puisque en fait
33:38sur le mois de mars,
33:39vous avez une performance
33:41des obligations convertibles
33:42qui se situe
33:44à peu près
33:44entre moins 4
33:45et moins 5%.
33:46Je rappelle que sur la période,
33:48les indices actions,
33:49eux,
33:49ont perdu à peu près
33:51entre moins 9
33:52et moins 13%.
33:53Donc,
33:54on voit qu'on a
33:55un comportement
33:56d'amortisseurs
33:56qui fonctionne très bien
33:58et ce qui fait que
33:59depuis le début de l'année,
34:01grâce notamment
34:02au mois de janvier-février
34:03qui avait très bien marché,
34:04on a des performances
34:05sur les obligations convertibles
34:06qui se situent maintenant
34:08entre moins 2
34:09et plus 1%.
34:10Là où les indices actions
34:12donc à fin mars
34:14sont encore avec
34:15des performances négatives
34:17entre moins 6
34:18et moins 10%
34:19de manière schématique
34:20et je rappelle par ailleurs
34:22qu'en 23,
34:2324 et 25,
34:24on a eu des performances
34:25extrêmement positives
34:26sur les obligations convertibles
34:27avec des performances annuelles
34:30entre 4 et 10%
34:31pour les obligations
34:32convertibles internationales
34:33et entre 7 et 13%
34:35par an
34:35pour les obligations
34:37convertibles européennes.
34:38Alors aujourd'hui,
34:39les taux d'intérêt
34:40se détendent
34:41sur la partie obligataire
34:42avec les cours du pétrole
34:44qui baissent.
34:45C'est vrai que le marché obligataire
34:46est très volatile
34:46comme la partie action.
34:48À ce stade,
34:49qu'est-ce qui est pricé
34:50sur les obligations convertibles
34:52avec,
34:52on le voit aujourd'hui,
34:54l'Iran qui est vraiment
34:55sur les devants de la scène ?
34:57Alors,
34:57sur les obligations convertibles,
34:58un petit peu de la manière
34:59quand même,
35:00je pense que sur les actions,
35:02il me semble que le marché
35:04presse un scénario
35:06en fait d'un conflit
35:07qui dure à peu près
35:088 semaines
35:09avec cet élément
35:11également important
35:12qui est l'incertitude
35:14très forte
35:15que ça puisse durer
35:16plus longtemps
35:16que 8 semaines.
35:18Donc,
35:18c'est vraiment cet élément-là
35:19aussi qui joue
35:20dans le pricing actuel.
35:23Il faut quand même
35:24avoir à l'esprit
35:25qu'on a
35:26un positionnement
35:27tactique
35:28sur les actions
35:29de l'ensemble
35:30de la communauté
35:30des investisseurs
35:31qui est devenue
35:32semaine après semaine
35:33durant le mois de mars
35:35extrêmement faible.
35:36Ce qui signifie
35:37que si on a
35:38cette incertitude
35:39qui se lève,
35:40même si on sait
35:41que les conséquences économiques
35:42à court terme
35:43vont quand même
35:44avoir un petit peu
35:45de temps
35:45à se décanter
35:46puisqu'on va avoir
35:47sans doute
35:48des perturbations
35:48sur la chaîne
35:49d'approvisionnement,
35:50en tout cas,
35:51on va lever
35:51cette incertitude
35:52et notamment
35:53le fait que
35:53l'étroi d'hormous
35:54soit libéré,
35:55on peut avoir
35:56un rebond
35:57significatif
35:58des marchés financiers.
36:00L'inflation
36:01en zone euro
36:01a progressé
36:02en mars
36:03avec notamment
36:04des chiffres
36:04qui ont été
36:05annoncés hier.
36:06L'inflation
36:07qui est ressortie
36:08à 2,5%
36:09avec une remontée
36:10sur la partie
36:12énergétique.
36:13Le marché
36:13depuis plusieurs semaines
36:14maintenant
36:15se met à imaginer
36:16des hausses de taux
36:16de la BCE
36:17dans un scénario
36:18où les taux
36:19progressent,
36:20les taux directeurs.
36:20Quel est l'impact
36:21pour les obligations
36:22convertibles ?
36:24L'impact
36:25est relativement limité
36:27quand on a
36:28des chocs
36:29sur les taux
36:30d'intérêt
36:31qui sont
36:33mesurés
36:33et qui sont
36:34passagers.
36:35On l'a vu
36:36notamment en mars
36:37où on a eu
36:37une remontée
36:38des taux.
36:38Les obligations
36:39convertibles
36:39ont bien amorti
36:41le choc.
36:42En revanche,
36:42c'est vrai que
36:43quand on a
36:44des chocs
36:45de taux d'intérêt
36:45très longs
36:46et très forts
36:47comme c'était le cas
36:48par exemple
36:48en 2022,
36:49on a un impact
36:51qui est beaucoup
36:51plus significatif
36:52mais on a un impact
36:53aussi dans ces cas-là
36:54qui est beaucoup
36:54plus fort
36:55sur les marchés
36:55actions
36:56et heureusement
36:572022,
36:58ce sont des années
36:59qui ont des occurrences
37:01relativement faibles.
37:02Ce sont des occurrences
37:03une fois tous les 10-20 ans.
37:04On l'a eu
37:05il n'y a pas longtemps
37:06donc on pense
37:07que ça ne va pas
37:08se reproduire
37:09très prochainement.
37:10Comment vous agissez
37:11aujourd'hui
37:11dans les portefeuilles
37:12sur ces obligations
37:14convertibles
37:15dont on le voit
37:16encore aujourd'hui
37:17une volatilité
37:18qui est très forte ?
37:19Alors nous
37:19les obligations
37:20convertibles
37:21chez Montpensier Rebelles
37:22on continue
37:23d'être positionné
37:24sur des secteurs
37:25où on a identifié
37:26des tendances
37:27très positives
37:28à long terme.
37:30Donc ces secteurs
37:30d'activité
37:31c'est l'industrie
37:32avec à l'intérieur
37:33donc des secteurs
37:35comme la défense
37:37comme l'aéronautique
37:38comme les infrastructures
37:40et les équipements
37:40d'infrastructures
37:41c'est aussi évidemment
37:42l'énergie
37:43et dans l'énergie
37:44il y a à la fois
37:45les matières premières
37:47il y a à la fois
37:47le renouvelable
37:48et le traditionnel
37:49c'est un secteur
37:50on voit qui
37:50d'un point de vue
37:51géostratégique
37:51sur lequel il y a
37:52des tendances
37:52positives long terme
37:53et puis on sait
37:54que ça va être
37:55en raison de la révolution
37:56technologique en cours
37:57un secteur également
37:58très important
38:00les autres secteurs
38:01qu'on a identifié
38:02c'est bien sûr
38:02la technologie
38:03la biotech
38:04la medtech
38:04et puis la consommation
38:06et les loisirs
38:07même si c'est un secteur
38:08qui est beaucoup plus cyclique.
38:09Et est-ce qu'avec ce conflit
38:10il y a des secteurs
38:11aujourd'hui
38:11sur lesquels vous êtes
38:13beaucoup plus prudent
38:13où vous avez pris vos profits
38:15ou vos pertes
38:15et vous dites
38:16là aujourd'hui
38:17c'est beaucoup trop tôt
38:17avec un baril à 100 dollars
38:18avec une consommation
38:20qui est un petit peu tiède
38:20en Europe
38:21et les conséquences
38:22qui vont avec ce conflit ?
38:25Alors il n'y a pas
38:25de secteur spécifique
38:27dans la mesure
38:27où le scénario
38:30quand même central
38:31c'est qu'on arrive
38:32à un moment donné
38:32à une fin
38:34à ce conflit
38:35donc encore une fois
38:37nous on est plutôt
38:38positionnés
38:38sur les secteurs
38:40où on a identifié
38:41des tendances long terme
38:42très positives
38:43donc on profite en général
38:44de ces zones de repli
38:45pour renforcer ces secteurs.
38:47Merci beaucoup Julien Coulouane
38:48de nous accompagner ce matin
38:50gérant convertible
38:51obligations convertibles
38:52chez Montpensier
38:53Arbevel
38:549h40
38:54tout de suite
38:55c'est l'heure du face à face.
38:57Avec en plateau ce matin
38:59Laurent Denis
39:00directeur des investissements
39:01de Odo BHF AM
39:03et à distance
39:04depuis Bruxelles
39:05Vincent Juvins
39:05responsable de la stratégie
39:06d'investissement de ING
39:08Merci messieurs
39:08d'être présents en plateau ce matin
39:10avec des indices européens
39:12qui progressent très fortement
39:13Laurent Denis
39:14plus de 2%
39:15pour les principaux indices
39:17hier
39:18Wall Street a vécu
39:19sa meilleure séance
39:20depuis le mois de mai dernier
39:22bon ça confirme
39:23qu'il faut rester investi
39:23parce que si on loupe
39:24ses meilleures séances
39:25la performance à la fin de l'année
39:26n'est pas la même
39:27en attendant
39:27quelle volatilité quand même
39:29on se souvient même
39:29il y a 10 jours
39:30d'un moins 2 plus 2
39:31après un tweet de Donald Trump
39:32là rien nous garantit
39:33que le plus 2 sera toujours là
39:34à la clôture
39:35comment vous naviguez
39:36Laurent Denis
39:36dans cette volatilité
39:37et ces tweets
39:38des déclarations de Trump ?
39:40Effectivement
39:41c'est bien de se remettre
39:43un petit peu
39:44je dirais
39:45au 1er janvier
39:46et puis de voir un peu
39:47quel a été le déroulement
39:48au 1er janvier
39:49en fait
39:49on avait une interrogation
39:51c'est est-ce qu'on était
39:51boule ou bulle
39:53boule poussée
39:54par
39:54une
39:55en fait
39:56une économie
39:57qui est notamment
39:59des résultats
39:59qui étaient
40:00espérés autour
40:01des 10-15%
40:02portés par
40:03un stimulus fiscal
40:04et un stimulus monétaire
40:05qu'on espérait
40:06relativement fort
40:07et qui là aussi
40:09poussait la reflation
40:10des prix des actifs
40:11derrière effectivement
40:12ces conflits
40:13d'abord Maduro
40:14et puis
40:14la disruption
40:16sur l'intelligence artificielle
40:17aussi ça
40:18c'est vraiment
40:19les softwares
40:20les éditeurs de logiciels
40:21qui ont perdu
40:22jusqu'à 50%
40:23donc on a eu
40:24quand même
40:24une série d'événements
40:25et j'ai envie
40:26de vous dire
40:26l'Iran
40:27enfin le conflit en Iran
40:28c'est l'arbre
40:29qui cache la forêt
40:30puisque
40:30on a la problématique
40:32du crédit privé
40:33on a
40:34la problématique
40:36du software
40:37que je viens
40:37d'évoquer
40:38et puis la hausse
40:39des taux
40:40avec l'endettement
40:40des états
40:41qui commencent
40:42à poser problème
40:43comment on navigue
40:44en fait on navigue
40:46en émettant
40:48des scénarios
40:48et le scénario
40:49de base
40:51qui n'a pas changé
40:51c'est que
40:52l'impact
40:53de ce conflit
40:54en Iran
40:55ne devrait pas
40:56faire dérailler
40:56l'économie
40:57et on reste
40:58sur ce scénario
41:01même si
41:02les évolutions
41:03en termes de croissance
41:04vont évidemment
41:06évoluer
41:07mais pas de là
41:08en fait
41:08à changer
41:09notre sentiment
41:10d'une reflation
41:11du prix des actifs
41:12poussée par ce stimulus
41:13fiscal
41:14et par des politiques
41:15monétaires
41:16qui pour nous
41:17vont rester
41:18accommodantes
41:19même si les conditions
41:20financières
41:20ont un peu évolué
41:21donc on ne change pas
41:22notre fusil d'épaule
41:23on est toujours
41:23sur des thématiques
41:24séculaires
41:25qui portent la croissance
41:26et la résilience
41:27des résultats
41:28des sociétés
41:29et ça
41:29ça n'a pas changé
41:30on essaie
41:31de s'écarter
41:32un petit peu
41:32du court terme
41:33pour avoir une vision
41:33un petit peu
41:34à moyen terme
41:34c'est un petit peu
41:35l'idée
41:35parce que vous pensez
41:36que ce conflit
41:37en Iran
41:38n'aura pas d'impact
41:39sur les résultats
41:40trimestriels
41:40quand même
41:40pour les sociétés
41:41européennes
41:42pour la partie
41:43industrie
41:43pour le plan de relance
41:45il y a pas mal
41:46de questions
41:46aujourd'hui
41:47sans réponse
41:47ou en tout cas
41:48avec pour l'instant
41:49quelques éléments
41:49de réponse
41:50qui laissent planer
41:51des doutes
41:52bien évidemment
41:53ça va avoir des résultats
41:54mais après
41:54quelle est la composition
41:55des indices
41:56les indices
41:57en fait
41:57ils vont être affectés
41:58positivement
41:59par le secteur
42:00de l'énergie
42:00donc on attendait
42:0211% de croissance
42:03de résultats
42:03aujourd'hui
42:04si le conflit
42:05s'arrête demain
42:05on va tourner
42:06autour du 10%
42:07avec une dévalorisation
42:09qui sont beaucoup
42:09plus attractives
42:10donc on est dans
42:12une configuration
42:13qui n'est pas
42:14si délétère
42:15même pour
42:16la moyenne
42:17évidemment
42:18l'écart à la moyenne
42:19sur les secteurs
42:20va être fort
42:21et bien évidemment
42:22il faudra faire
42:22de la sélection
42:23mais attention
42:24quand même
42:24à un amalgame
42:26ce choc
42:27va avoir
42:28des impacts
42:28très forts
42:29sur les résultats
42:30des entreprises
42:31certaines
42:31bien évidemment
42:32mais pas toutes
42:33ça sera bien sûr
42:34à vérifier
42:35dans les prochaines semaines
42:36à l'occasion
42:36des résultats trimestriels
42:37ça va commencer
42:38à partir
42:39du 13 ou 14 avril
42:41aux Etats-Unis
42:41avec le secteur
42:42bancaire
42:43Vincent Juvins
42:44nous sommes dans la
42:44cinquième semaine
42:46de ce conflit
42:46bon hier soir
42:47Donald Trump
42:47nous a dit
42:48que la fin était proche
42:50tout allait jouer
42:51d'ici les 2 à 3
42:52prochaines semaines
42:52bon c'est quand même
42:53assez long
42:53pour le marché
42:542 à 3 semaines
42:56oui enfin
42:57rappelons-nous
42:57qu'on avait des commentaires
42:58similaires à la veille
42:59du démarrage
43:00du conflit
43:00donc gardons-nous
43:02de tout excès
43:03d'enthousiasme
43:04ce matin
43:04même si les marchés
43:05célèbrent la nouvelle
43:07il faudra voir
43:08on a d'accord sur rien
43:09tant qu'on n'a pas d'accord
43:09sur tout
43:10et pour l'instant
43:11le détrois de remours
43:12reste bloqué
43:13et donc
43:13l'impact économique
43:15de ceci
43:15reste quand même
43:16conséquent
43:16tout le moins
43:17pour le second trimestre
43:18on le mesure assez bien
43:19déjà dans les chiffres
43:20d'inflation d'hier
43:21en France
43:22et en zone euro
43:24on se dirige quand même
43:25pour le trimestre à venir
43:27même si on avait
43:28un accord
43:28de paix demain
43:30sur une situation économique
43:31qui sera quand même
43:32affectée par ce qui s'est produit
43:33ne fût-ce que parce que
43:35les infrastructures
43:37gazières
43:37pétrolières
43:38de la région
43:38de la veu même
43:39des exploitants locaux
43:40ont été endommagées
43:42et que
43:42celle-ci
43:43je pense notamment
43:44aux grands champs gaziers
43:46ne fonctionneront
43:47sans doute
43:47qu'à 80%
43:49de leur capacité
43:50pendant un certain
43:51nombre d'années
43:51donc ne sous-estimons
43:53pas ce qui vient
43:53de se passer
43:54ne le surestimons
43:55pas non plus
43:55j'ai beaucoup aimé
43:56Etienne
43:56votre remarque
43:57de lancement
43:58des journées
43:59comme aujourd'hui
44:00illustrent évidemment
44:01qu'il faut rester investi
44:02et qu'on a évidemment
44:03les meilleurs séances
44:05qui suivent les pires
44:06c'est évidemment aussi
44:09un environnement
44:10où
44:10volatilité oblige
44:11on peut avoir
44:12un moins deux le matin
44:13et un plus deux
44:13l'après-midi
44:14ou inversement
44:15donc il faut garder aussi
44:17de paris
44:18trop directionnels
44:19donc moi j'ai pu le rappeler
44:19à nombre de reprises
44:20sur d'autres plateaux
44:21ou à distance
44:22nous maintenons
44:23une pondération neutre
44:24des actifs risqués
44:25et des actions
44:25en portefeuille
44:26et pour l'instant
44:27c'est difficile
44:28évidemment
44:28d'en ressortir
44:30et on ne cède pas
44:31à l'euphorie du jour
44:32puisque finalement
44:33il n'y a pas
44:34réellement non plus
44:35de dip à acheter
44:36sur les marchés
44:37donc on a des marchés
44:39qui étaient peu ou prou
44:41retombés
44:41à leur niveau
44:42de début d'année
44:43il n'y a pas de valorisation
44:44qui sont devenues
44:45plus attractives
44:46dans une configuration
44:47qui est quand même
44:48fondamentalement différente
44:49de celle de l'an dernier
44:50après Liberation Day
44:51on a eu des bourses
44:52dévissées de 10-15%
44:54ici à la clôture
44:55de vendredi dernier
44:56le MSCI World
44:57pointait à moins 2,5%
44:59donc ce n'était pas dramatique
45:01et surtout avec une valorisation
45:02qui était restée stable
45:03dans cet environnement-là
45:04il faudra
45:05s'y ré-risquing
45:06il y a un moment
45:07parce que les choses
45:08s'améliorent
45:08sur le front géopolitique
45:10déceler les secteurs
45:11les régions
45:11où il y a réellement
45:12là eu
45:13en tout cas
45:13une correction
45:14en termes de valorisation
45:15d'un point de vue régional
45:16moi j'en retiens deux
45:17c'est les émergents
45:18et c'est les Etats-Unis
45:19et d'un point de vue sectoriel
45:21j'en mettrai deux en avant
45:22c'est certainement
45:23le secteur technologique
45:25qui du fait
45:26du mouvement de vente
45:27qu'on a pu observer
45:28au mois de février
45:28et qui a été
45:29justement mentionné
45:32est aujourd'hui
45:33faiblement valorisé
45:34on n'est à qu'une valorisation
45:35en dessous de 20 fois
45:37les bénéfices attendus
45:38pour la tech
45:38alors qu'on a des attentes
45:39bénéficiaires
45:40de plus de 50%
45:43pour cette année
45:44et la saison de résultats
45:45évidemment sera riche
45:46en renseignements
45:46de ce point de vue-là
45:48donc restons diversifiés
45:49restons investis
45:50ne cédons pas
45:51à la panique
45:52mais pas non plus
45:53à l'euphorie
45:54dans une journée
45:55comme aujourd'hui
45:55où on a finalement encore
45:57trop peu d'éléments tangibles
45:58que pour changer
46:00la direction
46:01de notre portefeuille
46:02sur l'ensemble
46:02du mois de mars
46:03le CAC 40 a perdu
46:048,9%
46:05plus forte baisse
46:06depuis mars 2020
46:07et la pandémie
46:08l'once d'or
46:09qui avait connu
46:10une année 2025
46:11fantastique
46:12a perdu 13%
46:13le mois dernier
46:13c'était la plus forte baisse
46:15mensuelle
46:15depuis octobre 2008
46:17les obligations
46:17également ont connu
46:18un mois chahuté
46:19Laurent Denise
46:20aujourd'hui
46:21où est-ce qu'on peut
46:22se mettre à l'abri
46:22c'est-à-dire qu'en fait
46:23la seule classe d'actifs
46:24qui a performé
46:25le mois dernier
46:26bien sûr
46:27c'est les matières premières
46:28et puis alors
46:28il y avait le bitcoin
46:29aussi en dollars
46:30qui est resté stable
46:30vous dites
46:31après une baisse
46:33de 50%
46:33donc une stabilité relative
46:36où est-ce qu'aujourd'hui
46:36on peut se mettre à l'abri
46:37je crois que c'est
46:38la vraie problématique
46:39c'est qu'il n'y a pas
46:40de valeur refuge
46:41hormis le dollar
46:42peut-être qui s'est bien
46:43comporté pendant cette période
46:45avec effectivement
46:46un rôle historique
46:48qu'on a pu retrouver
46:50mais c'est la vraie problématique
46:52c'est-à-dire une corrélation
46:53qui s'est un peu inversée
46:54et le fait d'être positionné
46:56sur des obligations
46:57soi-disant protectrices
46:58qui ne l'étaient pas
46:59alors pour revenir sur l'or
47:01là on a une autre problématique
47:03c'est que l'or s'est fortement apprécié
47:06dans des devises très faibles
47:08comme le yen ou le yann
47:09et donc il y a
47:10tous les institutionnels
47:13notamment les compagnies d'assurance
47:14par exemple
47:15ou les banques
47:15qui commencent à revendre l'or
47:17pour acheter des obligations
47:18qui elles
47:18se sont fait vraiment massacrer
47:21notamment au Japon
47:23donc attention quand même
47:25à cette perception
47:26que l'offre et la demande
47:28enfin l'offre
47:30va baisser sur l'or
47:32et la demande va continuer à monter
47:34j'ai peur que ça s'inverse
47:36pour répondre à votre question
47:37où est-ce qu'on peut se positionner
47:39moi je ne crois pas
47:40à une inflation
47:41qui perdure
47:42je crois à une hausse des prix
47:44et donc nous là
47:45on remet de la duration
47:46dans les portefeuilles
47:47notamment de la duration courte
47:48pourquoi ?
47:49parce que les anticipations
47:50de hausse des taux
47:51de la BCE
47:52me paraissent vraiment hors sol
47:54aujourd'hui on était à 3
47:55on est revenu à 2
47:56mais même 2 hausses des taux
47:58compte tenu du fait
47:59qu'on n'a pas d'effet de second tour
48:00on rachète la partie courte
48:03et pour se couvrir un peu
48:06puisqu'on recherche des couvertures
48:07acheter la partie longue de la courbe
48:10s'il y a récession
48:10c'est celle-là qui va performer
48:12et la beauté
48:13de ces obligations courtes
48:15c'est qu'elles ont été émises
48:16en 2020
48:17avec des coupons
48:18qui sont très très faibles
48:19et donc des prix en nominal
48:21qui sont autour de 25-30%
48:23donc vous avez en fait
48:24un vrai coussin
48:25qui vous permet
48:26de limiter la case
48:27si jamais les taux montent
48:28et puis d'avoir une grosse accélération
48:30un peu
48:31vous parliez d'obligations convertibles
48:33ça s'appelle
48:34de la convexité implicite
48:36et c'est ça qui est intéressant
48:38on peut aujourd'hui
48:39jouer sur
48:41des spécificités du marché
48:43sur l'obligataire
48:43qui sont intéressantes
48:44côté actions
48:47je rejoins
48:47je rejoins un peu
48:48ce qui a été dit
48:49en disant
48:50qu'il ne faut pas se précipiter
48:51nous on est un peu
48:52surpondérés sur les marchés
48:53on revient
48:55sur les marchés émergents
48:56mais un peu plus
48:57sur l'Amérique latine
48:58que sur
48:58l'Asie
49:01on est un petit peu prudent
49:02il y a quand même
49:03des conséquences
49:04sur la hausse
49:05du prix du pétrole
49:07et sur ses goulots
49:08d'étranglement
49:08notamment sur les
49:10chaînes d'approvisionnement
49:11et puis
49:12on est toujours
49:14sur la tech
49:14et l'Europe
49:15nous apparaît
49:17aujourd'hui
49:17quand même
49:18comme offrir
49:19une certaine valeur relative
49:20du côté de la tech
49:22justement
49:22aujourd'hui
49:23Apple fête ses
49:2450 ans
49:25le titre a été multiplié
49:26par 60
49:27depuis le lancement
49:28de l'iPhone
49:29le premier iPhone
49:30c'était en 2007
49:31aujourd'hui c'est la deuxième
49:32capitalisation boursière
49:34Apple qui tient
49:35plutôt bien
49:36par rapport à Meta
49:37ou encore Microsoft
49:37qui ont perdu 30%
49:39depuis leur plus haut
49:40Nvidia
49:40perd 10%
49:42tout comme Apple
49:42depuis ses plus hauts
49:43historiques
49:44Alphabet perd 20%
49:45depuis le mois de février
49:47la tech avait plutôt
49:48bien résisté
49:49sur les premières semaines
49:50du mois de mars
49:51et puis la semaine dernière
49:52il y a eu un décrochage
49:53alors certes hier
49:54le Nasdaq a gagné 3,8%
49:56mais il y a eu un petit tournant
49:57là sur le secteur technologique
49:59qu'est-ce que vous attendez
50:00là des résultats trimestriels
50:02de la tech
50:02parce que c'est vrai
50:02qu'en début d'année
50:03on parlait beaucoup
50:03des 600 milliards de CAPEX
50:05dans l'intelligence artificielle
50:06etc
50:06on en parle beaucoup moins
50:07et encore là
50:08ces dernières heures
50:08si on en parle
50:10mais de manière négative
50:11aujourd'hui
50:11c'est-à-dire que
50:12ça devient une inquiétude
50:13puisque ce n'est pas
50:15autofinancé
50:15mais financé par la dette
50:16l'inquiétude sur le crédit privé
50:18liée à justement
50:19il n'y a pas eu
50:22au mois de février
50:23avec Google
50:23avec Meta
50:24ça s'est un petit peu calmé
50:25dernièrement
50:26en fait ce qui s'est passé
50:27c'est une problématique
50:29d'effet de levier
50:30c'est-à-dire
50:30quand vous commencez
50:31à perdre de l'argent
50:32vous vendez
50:33ce qui a le mieux résisté
50:34le mieux performé
50:35donc en fait
50:36tout ce qui était
50:36semi-conducteur
50:37infrastructure
50:37a été pénalisé
50:39mais pour des mauvaises raisons
50:40en tout cas
50:41pas pour des raisons fondamentales
50:42aujourd'hui
50:43on considère
50:44qu'il faut revenir
50:45sur cette partie infrastructure
50:46mais avec une thématique
50:48un peu spécifique
50:49c'est-à-dire
50:49piloter les goulots
50:50d'étranglement
50:51c'est-à-dire
50:52qu'on est passé
50:53du GPU
50:53des puces
50:54ensuite à la mémoire
50:56pour optimiser
50:57les inférences
50:58à aujourd'hui l'optique
50:59l'optique qui va remplacer
51:00le cuivre
51:00donc c'est ça
51:01qu'il faut être assez agile
51:02il faut suivre un peu
51:03l'évolution
51:04des thématiques
51:05en fait
51:06qui vont porter
51:06cette infrastructure
51:08et puis
51:09mais ça a été dit
51:10il faut être un peu
51:10contrariant sur le software
51:12les éditeurs de logiciels
51:13alors c'est très hétérogène
51:15il faut faire attention
51:16tout ce qui est
51:17SaaS
51:18logiciel de comptabilité
51:19pour dire les choses
51:20simplement
51:21là c'est compliqué
51:22parce que ça va se faire
51:23disrupter par l'intelligence
51:25artificielle
51:25mais en tout cas
51:28tous les logiciels
51:29de cybersécurité
51:30ou même de construction
51:32d'infrastructures
51:32honnêtement
51:33on va pas passer
51:34de modèle déterministe
51:35à modèle probabiliste
51:36du jour au lendemain
51:37on n'y croit pas du tout
51:38donc il y a des vraies
51:39opportunités
51:40et la tech
51:41honnêtement
51:41on est dans une disruption
51:42telle
51:43avec des gains de productivité
51:44qui sont colossaux
51:45juste un chiffre
51:47on est dans en fait
51:48une adoption de l'IA
51:49qui est aujourd'hui
51:51de 19%
51:52qui va passer
51:52à la fin de l'année
51:53autour de 22 à 25%
51:55et des gains de productivité
51:56qui sont attendus en hausse
51:58cette année de 20%
51:59après déjà l'an dernier
52:00des gains de productivité
52:01massifs
52:02donc ne pas être sur la tech
52:04c'est rater
52:05la thématique
52:07actuelle
52:07et la thématique
52:08des 10 prochaines années
52:09c'est vrai que sur le papier
52:10Vincent Juvins
52:11la tech coche
52:13toutes les cases
52:13faible dépendance
52:15au cours du pétrole
52:16pas trop d'impact
52:17en tout cas
52:18à ce stade
52:18sur la guerre
52:19en Iran
52:19des valorisations
52:20qui ont quand même
52:21bien baissé
52:22par rapport à l'an dernier
52:24comment aujourd'hui
52:24vous vous positionnez
52:25et surtout
52:25quels sont les acteurs
52:27que vous préférez
52:27chez ING
52:29oui bah vous le signalez
52:30elle coche toutes les cases
52:31et puis certainement
52:32à l'aube de cette saison
52:33de résultats
52:34qui s'annonce
52:34rappelons-le
52:35les analystes
52:36n'ont fait que reboire
52:37à la hausse
52:37leur perspective
52:38de croissance bénéficiaire
52:39pour cette année
52:39je le signalais
52:40dans mon intervention précédente
52:42on est à plus de 50%
52:43d'espérance
52:44de croissance bénéficiaire
52:45pour cette année
52:46alors qu'on avait commencé
52:47l'année sur une idée
52:48de 30%
52:49donc ça montre que
52:50évidemment ce capex
52:51qui perdure
52:52dont on parle moins
52:53aujourd'hui
52:53ou parfois en négatif
52:54continue de driver
52:56évidemment
52:57la croissance bénéficiaire
52:59c'est surtout un secteur
53:00qui est dans le contexte
53:01un petit peu difficile
53:01qu'on connaît
53:02on l'a évoqué en filigrane
53:03un peu stagflationniste
53:05en tout cas de crainte
53:06stagflationniste
53:07où actions et obligations
53:08ont été challenge
53:09c'est un secteur qui a
53:10un certain nombre de caractéristiques
53:12intéressantes
53:12alors moi aussi
53:13je le résumerais peut-être
53:14à un chiffre
53:14mais 70%
53:16c'est la part des bénéfices
53:17récurrents
53:18dans le secteur des softwares
53:19c'est-à-dire qu'aujourd'hui
53:20si demain
53:21on devait avoir une récession
53:22en crise
53:23une crise pour le pouvoir d'achat
53:24et bien il y a peu
53:25de probabilité
53:26que nous allions
53:27nous désabonner
53:28d'iCloud
53:29nous désabonner
53:30de Microsoft 365
53:31on continuera
53:33vraisemblablement
53:33à acheter ces produits
53:34à les consommer
53:35et donc on a un secteur
53:36qui est finalement
53:37devenu à certains égards
53:39relativement défensif
53:40et d'autant plus
53:41aujourd'hui que
53:42les prix ont quand même
53:43largement corrigé
53:44encore une fois
53:45je peux comprendre
53:45qu'on avait des hésitations
53:47lorsqu'il fallait acheter
53:48la tech à 24 fois
53:48les bénéfices
53:49aujourd'hui
53:50on est proche de 19
53:51c'est même en dessous
53:52des biens
53:53de grande consommation
53:54donc là
53:55il y a une réelle
53:56opportunité
53:57c'est une des seules
53:58finalement anomalies
53:59dans cette phase
53:59depuis le début de l'année
54:01qui me semble
54:02en tout cas
54:02qui mérite d'être saisie
54:04par les investisseurs
54:05attention toutefois
54:06alors je fais partie
54:08des AI
54:08et tech enthousiastes
54:09mais enfin
54:10on est quand même
54:11face à une grande inconnue
54:12quel sera l'impact
54:13de l'AI
54:14sur notre quotidien
54:15sur le monde
54:16de l'entreprise
54:17je pense qu'il convient
54:18toujours de bien diversifier
54:19notre exposition
54:20à cette thématique
54:21ça peut être évidemment
54:22avec les éditeurs
54:23de logiciels
54:24c'est évidemment
54:25avec les semi-conducteurs
54:26c'est la diversifier
54:27de manière géographique
54:28nous avions l'an passé
54:29ouvert une position
54:31notamment sur la technologie
54:32chinoise qu'on maintient
54:33alors qui en toute franchise
54:34et toute transparente
54:35n'est pas toujours
54:36parfaitement opérante
54:37mais enfin voilà
54:37et puis surtout
54:38veiller de plus en plus
54:39à intégrer les secteurs
54:41où l'AI
54:42sera réellement
54:43un élément de disruption
54:43et je pense à un secteur
54:45en particulier
54:46celui des soins de santé
54:47dans le contexte actuel
54:49là toujours pour vertu
54:50d'être relativement défensif
54:51mais qui est réellement
54:52un des premiers secteurs
54:54qui a adopté
54:55l'intelligence artificielle
54:56déjà avec Google DeepMind
54:58et puis maintenant
54:59on l'a vu sur les vaccins
55:00Covid
55:00et on le voit aux Etats-Unis
55:01avec notamment
55:02tout ce qui concerne
55:03l'imagerie médicale
55:04donc on a finalement aussi
55:05là un alignement des astres
55:06pour ce secteur
55:07qui est plutôt intéressant
55:09Laurent Donise
55:09le mot de la fin
55:10sur le crédit privé
55:11comment vous regardez
55:12aujourd'hui
55:12cette classe d'actifs
55:14qui sera à nouveau
55:15dans l'actualité
55:15dans une dizaine de jours
55:16avec les résultats
55:18des banques américaines
55:19alors le crédit privé
55:20le crédit privé représente
55:214% du crédit total
55:23d'accord
55:232000 milliards
55:24en gros
55:26sur
55:26et 800 milliards
55:28à financer
55:29au travers des data centers
55:30ce qui va faire
55:306 milliards au total
55:316% au total
55:33je crois qu'il faut vraiment
55:35remettre l'église
55:36au milieu du village
55:38c'est un risque
55:39enfin il ne faut quand même
55:41pas le surestimer
55:42oui il y a des problématiques
55:45mais aujourd'hui
55:46pour nous
55:46ce n'est pas du tout
55:47un risque systémique
55:48la vraie problématique
55:49ça serait
55:51une diffusion
55:52sur le listé
55:53on n'en est pas là
55:54pour l'instant
55:54donc on reste
55:56assez circonspect
55:57par rapport
55:59au bruit
55:59en fait
56:00qu'on a sur le marché
56:00alors on ne le sous-estime pas
56:02on regarde
56:03mais même
56:03Jay Powell
56:04a évoqué
56:06je dirais
56:07un risque
56:07qui pour l'instant
56:08pour eux non plus
56:09n'est pas systémique
56:10donc c'est un risque
56:12mais ça reste quand même
56:13très mesuré
56:14et je pense que par rapport
56:15au conflit
56:16ou par rapport
56:16à la disruption actuelle
56:18sur les marchés
56:19ça me paraît
56:20un risque limité
56:20on est au bout
56:21merci beaucoup
56:22à tous les deux
56:22de nous avoir accompagné
56:23ce matin en plateau
56:24donc Laurent Denise
56:25le directeur des investissements
56:26de Odo BHF AM
56:28et à distance
56:29Vincent Juvins
56:30responsable de la stratégie
56:31d'investissement de ING
56:339h58
56:33dans 2 minutes
56:3410h
56:34et les experts
56:35avec Raphaël Legendre
56:36et oui c'est l'heure des experts
56:37on va continuer à décrypter
56:39ensemble
56:39les conséquences
56:40de la crise en Iran
56:41bien sûr
56:42avec la menace
56:43inflationniste
56:44les chiffres sont tombés
56:45hier en France
56:461,7% d'inflation
56:47en Europe
56:48c'est parfois bien plus
56:493 à 4%
56:50quelle menace
56:51pour votre portefeuille
56:52quelle réponse apporter
56:54face à la flambée
56:55des carburants
56:56les syndicats
56:57sont montés
56:58au créneau
56:59pour demander
56:59davantage d'aide
57:01et puis
57:01on va revenir
57:03sur cette note
57:03du conseil
57:04d'analyse économique
57:05comment faire
57:06de l'euro
57:07une monnaie puissance
57:09vaste débat
57:09en deuxième partie
57:10d'émission
57:11et si on a le temps
57:12on reviendra
57:12sur les 50 ans
57:13d'Apple
57:14comment à 50 ans
57:15Apple peut-il
57:16encore nous surprendre
57:17voilà le programme
57:18des experts
57:1910h
57:1911h
57:20ensuite vous retrouvez
57:21tout pour investir
57:22avec Antoine Larigauderie
57:23l'ouverture de Wall Street
57:24dans BFM Bourse
57:25cet après-midi
57:26et puis justement
57:27sur Apple
57:28et les 50 ans
57:29émission ce soir
57:30de Tech & Co
57:30à partir de
57:3219h30
57:32avec François Sorel
57:34qui reviendra
57:34sur cet anniversaire
57:36et ce parcours boursier
57:37notamment magnifique
57:38d'Apple
57:39avec on le disait
57:40un titre qui a été
57:41multiplié par 60
57:42depuis le lancement
57:43de l'iPhone
57:44en 2007
57:45très bonne journée
57:47Good Morning Market
57:48sur BFM Business
57:50BFM Business
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