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  • il y a 6 minutes
Ce mercredi 15 avril, Patrice Gautry, chef économiste de l'Union Bancaire Privée, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Edouard Faure, responsable du Crédit chez Swiss Life AM France, Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, et Claudia Panseri, responsable de la stratégie de la Banque privée UBS France, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:06L'actualité des marchés financiers continue sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture. Etienne Braque, qu'est-ce qu
00:11'on attend ?
00:11Une ouverture prudente en Europe après une belle haussière. Le CAC 40 a quand même gagné plus d'un pour
00:16cent.
00:16C'était une très belle séance également du côté de Wall Street. Le Nasdaq a enchaîné une dixième séance dans
00:20le vert, ce qui n'est pas arrivé depuis 2021.
00:23Wall Street qui gagne quasiment 10% depuis le début du mois d'avril. Ça va très vite. On n
00:27'est quand même que le 15 avril.
00:28Avec aujourd'hui, notamment un baril de pétrole qui est toujours sous les 100 dollars. Vous avez même un baril
00:34WTI qui est redescendu à 92 dollars.
00:36Donc on a perdu plus de 15 dollars en l'espace d'une semaine sur le baril américain. Et ça
00:42forcément, ça a appelé à Wall Street et ça a appelé au marché obligataire avec des rendements qui se sont
00:47très largement détendus ces dernières heures.
00:49Alors il faut qu'on parle des publications qu'on a eues ce matin. Il y a eu ASML et
00:52Hermès. Hermès qui déçoit.
00:53Oui, Hermès qui déçoit une nouvelle fois. Malheureusement, c'est vrai qu'il y a eu certains trimestres difficiles pour
00:59Hermès l'an passé.
01:01Et là, quand vous regardez sur les trois premiers mois de l'année, vous avez certes une croissance organique de
01:066%.
01:07Mais avec les effets changent, cette croissance est à 0 ou presque, plus 1% seulement.
01:12C'est en deçà des attentes des analystes.
01:14Comme pour LVMH en début de semaine, ça s'explique en partie par une fermeture de certains magasins au Moyen
01:21-Orient au mois de mars.
01:22Mais aussi et surtout par une baisse de la fréquentation des magasins en Europe avec moins d'activités touristiques, notamment
01:28en France, sur les trois premiers mois de l'année.
01:30Ce qui a un impact sur les ventes.
01:32Hermès qui ne peut plus augmenter ses prix comme il le souhaite.
01:34Ça aussi, c'est un des sages à retenir, notamment sur la partie vêtements.
01:38C'était un gros relais de croissance ces dernières années et la division vêtements est stable sur les trois premiers
01:43mois de l'année chez Hermès.
01:45Heureusement, la maroquinerie est toujours là, plus 9% de croissance en organique.
01:48Et puis surtout, l'un des grands enseignements pour l'instant de cette publication, que ce soit pour Hermès, mais
01:54également pour LVMH, pour Kering, c'est que les Américains sont toujours là.
01:5717% de croissance organique en Amérique pour Hermès.
02:01Donc ça, c'est quand même un gros relais puisque quand vous regardez en Chine, la croissance est toujours présente,
02:05mais là aussi, elle ralentit.
02:06ASML également de première capitalisation européenne qui revoit ses objectifs à la hausse.
02:11Ça pèse 500 milliards à la bourse d'Amsterdam, c'est de l'un à la plus grosse capitalisation européenne,
02:16ASML, qui revoit ce matin ses objectifs à la hausse, mais de façon assez prudente.
02:20Et le marché en attendait plus, il ne faut pas oublier qu'ASML a doublé en bourse depuis le mois
02:24de septembre avec tout l'engouement lié à l'intelligence artificielle.
02:27Encore hier, le titre était au-delà des 1 200 euros et donc les attentes étaient très fortes et ce
02:31matin, c'est légèrement inférieur aux attentes, ce qui devrait peser sur ce titre dans les premières minutes de cotation.
02:36Juste avant de donner la cotation, on a eu Kering hier soir.
02:38Oui, Kering également qui a publié ses résultats dans le secteur du luxe, avec donc LVMH lundi, hier Kering et
02:44donc ce matin Hermès.
02:46Bon, Kering, tout l'enjeu, c'est la journée investisseur demain, d'ailleurs où BFM Business sera.
02:50On entendra Luca Demeo dans la matinale.
02:52Vendredi 8h10.
02:53Vendredi 8h10, les ventes de Gucci sont toujours mauvaises sur les trois premiers mois de l'année.
02:58Maintenant, tout l'enjeu, c'est de voir comment Luca Demeo va essayer de redresser le groupe Kering cette année,
03:04sachant que depuis l'an passé, il dit que 2026 sera une année charnière.
03:07Bon, le CAC 40 qui ouvre à l'instant.
03:08Un CAC 40 qui ouvre ce matin en très légère baisse de 0,2%, comme attendu, à 8309 points.
03:15L'Eurostock 50 est stable à l'ouverture.
03:18Le baril de pétrole est donc à 94 dollars.
03:21Le WTI est à 90 dollars, donc il continue de baisser ce matin, quand du côté du marché obligataire, vous
03:27avez une nouvelle détente du 10 ans français qui est à 3,64 ce matin.
03:31Le Bund met en danger les 3%.
03:33Il est pile sur cette barre symbolique.
03:35Kering est donc en baisse de plus de 6% ce matin après la publication de ses ventes hier.
03:40Chiffre d'affaires légèrement inférieur aux attentes, nous en reparlerons tout au long de l'émission.
03:44262 euros.
03:45LVMH qui avait réussi à clôturer stable après avoir ouvert sur une baisse de 2% hier, cède 0,9
03:50% à l'ouverture.
03:52Et puis il faudra bien sûr suivre dans les prochaines minutes le titre Hermès.
03:56A l'inverse, Stellantis, Renault et Publicis signent les 3 plus fortes hausses à l'ouverture.
04:01Plus 2% pour Stellantis, plus 1% pour Renault quand Publicis gagne 0,9%.
04:07L'once d'or se stabilise à 4838 dollars quand sur le front des devises,
04:11l'euro-dollar a retrouvé la barre des 1,18 pour la première fois depuis le conflit.
04:15Donc l'appétit pour le risque profite au marché actions, mais également à l'euro qui retrouve des couleurs face
04:20au dollar.
04:21Au sommaire de Good Money Market.
04:22Dans un instant avec Patrice Gautry depuis Genève, depuis l'Union bancaire privée,
04:26nous reviendrons sur les prévisions de croissance du FMI, du FMI,
04:29qui a revu à la baisse ses prévisions pour cette année en raison des prix des matières premières et surtout
04:35du conflit en Iran.
04:37Les valeurs à suivre donc ce matin, ASML qui ouvre en baisse du côté d'Amsterdam de plus d'un
04:42pour cent.
04:43Et puis Hermès et Kering, élément de réponse à 9h20 avec notamment les équipes de Claresco qui nous accompagnent comme
04:51chaque mercredi.
04:529h30, un point sur le marché obligataire qui n'arrive pas à se remettre contrairement au marché actions du mois
04:57de mars qui a été difficile.
04:59Et puis en dernière partie d'émission avec Claudia Pansieri de UBS et Romain Haumont de Natixis,
05:03nous reviendrons sur les prévisions de croissance du FMI,
05:06mais pas que comment aujourd'hui arbitrer son portefeuille face à un mois d'avril qui est très fort sur
05:11le marché actions
05:11avec des indices qui ont repris plus de 10% que ce soit en Europe mais aussi aux Etats-Unis
05:16depuis leur point bas du mois de mars.
05:18Bonne émission à demain.
05:25C'est parti pour Good Morning Market et ce titre Hermès qui était réservé à l'ouverture affiche désormais un
05:31prix
05:31et c'est une chute très forte ce matin de Hermès puisque vous avez une baisse de plus de 11%,
05:38moins 11,8% précisément à 1576 euros après donc la publication ce matin d'un chiffre d'affaires trimestriel
05:46inférieur aux attentes.
05:47L'analyse d'un point de vue technique dans quelques minutes avec Mathieu Serron qui nous attend depuis Galiléo Trading
05:51et puis enfin à 9h20, Alain Dubrul nous donnera son éclairage en tant que gérant de portefeuille chez Claresco Finance.
05:58Kering n'échappe pas également à cette baisse massive, moins 9%, 255 euros.
06:02Là aussi les ventes hier soir étaient plutôt tièdes, notamment en ce qui concerne Gucci qui est bien sûr la
06:08marque la plus forte dans le groupe Kering.
06:10Ce titre est donc en baisse de près de 9%, LVMH qui était stable hier soir à la clôture perd
06:152,5%
06:16et donc le CAC 40 qui perdait seulement 0,2% à l'ouverture, c'est désormais 0,6%
06:22sous le poids du luxe.
06:25Et juste avant de parler de ce secteur du luxe, de la séance du jour, petit mot quand même sur
06:30les prévisions de croissance du FMI
06:32qui ont été actualisées hier avec Patrice Gauthry, le chef économiste de l'Union bancaire privée.
06:37Bonjour Patrice Gauthry, merci de nous accompagner ce matin.
06:40En effet, hier le Fonds monétaire international a revu à la baisse ses prévisions de croissance.
06:44Finalement, ça ne sera pas 3,3% mais 3,1%.
06:48Bon, sans faire la litanie des chiffres et de tous les pays dont les données ont été actualisées.
06:54C'est quoi le message au niveau global du FMI, Patrice Gauthry ?
06:58Alors le message, bonjour, le message c'est qu'effectivement la guerre en Iran et le choc sur le prix
07:05du pétrole
07:05provoquent effectivement un ralentissement de la croissance.
07:08On perd 0,3 point comme vous l'avez rappelé mais avec une croissance mondiale qui est encore supérieure ou
07:15autour de 3%,
07:16ce qui est plutôt pas mauvais quand on regarde effectivement l'historique de la croissance mondiale.
07:21Donc petite perte de croissance et aussi bien entendu l'autre choc, c'est le choc sur l'inflation
07:26où là on gagne plus d'un demi-point, 0,6% avec une inflation mondiale qui est attendue aux
07:32alentours de 4,4%.
07:34Je rappelle qu'en début d'année on pouvait s'attendre à une inflation mondiale en dessous de 3%.
07:39Donc globalement, un choc effectivement des prix du pétrole qui ralentit la croissance
07:44mais qui ne provoque pas d'entrées en récession.
07:47Ça n'est pas un scénario de stagflation, ça c'est une donnée importante notamment pour les marchés financiers
07:52et bien entendu donc plus d'inflation.
07:55Ceci dit, bien entendu, on est toujours avec, et le FMI avec des incertitudes
08:00puisque le FMI, comme d'ailleurs les économistes privés et moi-même,
08:04eh bien on est obligé de travailler sur plusieurs scénarios.
08:06Un scénario du pétrole qui se stabilise aux alentours des 100 dollars
08:10ou un petit peu moins comme on a actuellement sur les marchés
08:13ou au contraire effectivement un scénario dans lequel la crise énergétique perdurerait,
08:19s'amplifierait avec des prix du pétrole qui passent au-dessus de 120 dollars, 150 dollars le baril.
08:25Et là, il y a d'autres scénarios qui sont présentés par le FMI, un petit peu comme avait fait
08:29d'ailleurs la BCE.
08:30Et là, on retrouve effectivement des scénarios de croissance nettement moins favorables,
08:36c'est-à-dire une croissance mondiale qui vient à 2 % et 2 %, ce serait effectivement une récession.
08:40Donc, je dirais, c'est une situation mitigée dans laquelle effectivement,
08:45il y a encore des facteurs de résilience de la croissance mondiale,
08:49mais bien entendu avec un choc qui est aujourd'hui plus important sur l'inflation
08:54que l'impact négatif sur la croissance.
08:56Donc, si le conflit s'arrête, comme l'espèrent les marchés, relativement rapidement,
09:02ce passage est assez, je dirais, gérable en termes de croissance,
09:07sans provoquer, là encore, comme je le dis, une entrée en stagflation, voire des risques de récession.
09:13– Sur les fronts du cours du pétrole, vous avez un baril de Bren ce matin qui est à 94
09:18dollars,
09:19le WTI est à 90 dollars, donc ça c'est une nette détente quand même,
09:22c'est une bonne nouvelle bien sûr pour le marché action,
09:24mais pour l'ensemble des prévisions en ce qui concerne la croissance,
09:27avec notamment hier l'Agence internationale de l'énergie qui a revu à la baisse
09:31ses prévisions en termes de demandes journalières de pétrole pour l'ensemble de l'année 2026.
09:37À partir de toutes ces données, Patrice Gautry, comment vous naviguez dans les prévisions monétaires ?
09:41Hier, Christine Lagarde a été interviewée sur Bloomberg,
09:44bon, elle a continué de rester assez floue sur les prévisions de hausse de taux de la BCE,
09:51elle estime que la Banque Centrale Européenne doit rester data-dépendante
09:54et que pour l'instant, il est bien trop tôt pour faire des prévisions de hausse de taux,
09:58néanmoins, le marché, lui, continue de penser que oui, la BCE va continuer à relever ses taux.
10:03– Oui, alors les banquiers centraux sont effectivement un petit peu coincés entre deux scénarios,
10:07comme l'a rappelé d'ailleurs Madame Lagarde,
10:09et les autres déclarations qu'on a eues des banquiers centraux américains, australiens ou anglais,
10:14eh bien, reflètent un petit peu la même situation d'inconfort.
10:17C'est-à-dire que par rapport au scénario central qui était effectivement de promouvoir une inflation qui revient à
10:242%,
10:25il y a une dérive et on est effectivement dans des scénarios sur lesquels,
10:28on l'a vu avec les derniers chiffres, notamment en zone euro ou pour certains pays de la zone euro,
10:32on est en train de dériver au-delà des 3%.
10:35Ceci dit, en fait, on n'est pas dans le scénario du pire et c'est effectivement,
10:39comme je le disais, comme le FMI, la BCE avait présenté plusieurs types de scénarios
10:43et le type de scénario qui était, je dirais, qui commençait à devenir grave,
10:47était un prix du pétrole, du Brent, aux alentours de 120 dollars, 119 dollars,
10:52ce qu'on n'est pas encore.
10:53Donc effectivement, on voit un impact sur les prix et sur l'inflation.
10:57Donc là, comme on l'a vu avec le FMI, c'est le premier choc négatif de plus d'inflation.
11:02Mais ceci dit, visiblement, si on est dans une désescalade du conflit,
11:07que le détroit d'Hormuz pourrait rouvrir, et là je mets un conditionnel,
11:12pourrait rouvrir prochainement, à ce moment-là, la durée du conflit serait relativement temporaire,
11:17ce qui veut dire que le choc d'inflation serait lui aussi temporaire.
11:20Et donc on pourrait espérer, après une accélération de l'inflation,
11:25au-delà de 3% ou autour de 3% sur les indices de la zone euro,
11:30on pourrait espérer une désescalade, en fait, des prix de l'énergie et de l'inflation
11:35à partir du second semestre, ce qui veut dire que ce serait véritablement,
11:39je dirais, un épisode temporaire, ce qui nécessiterait de la part des banques centrales
11:43une action relativement modérée.
11:45Oui, on pourrait monter, mais à la limite qu'une seule fois, par exemple,
11:48pour la Banque centrale européenne, ou si le choc est relativement contenu
11:53et qu'on a un accord de paix, par exemple, en cette fin de semaine,
11:57eh bien on pourrait même passer au travers, en fait, de ces potentielles hausses de taux.
12:02Là aussi, du côté de la Fed, et c'est important, on a plutôt, je dirais, un attentisme,
12:06et si on ne parle pas de hausses de taux, bien entendu,
12:09on parle encore, en fait, d'une potentielle baisse des taux.
12:12Donc, d'un environnement monétaire qui est très vigilant sur l'inflation,
12:16qui a peur des effets de second tour, mais si la perspective devient,
12:21s'accrédite, la perspective d'une fin rapide du conflit et d'une détente
12:25à la fois des prix du pétrole, alors à ce moment-là,
12:28on pourrait éviter, effectivement, un resserrement monétaire.
12:31Et d'autre part, et ça c'est important, je conclurai là-dessus, pardon,
12:34les anticipations d'inflation de moyen terme, elles ne bougent pas,
12:37et ça, ça rassure plutôt les banquiers centraux.
12:39– Dans ce contexte, il faudra bien sûr suivre l'audition de Kevin Warch,
12:42ça sera mardi prochain au Sénat, puisque ça y est,
12:45on a enfin eu une date concernant l'audition de Kevin Warch,
12:48qui doit remplacer Jérôme Powell à la tête de la Fed à la fin du premier semestre.
12:53Nous parlons bien sûr de ce sujet avec Romain Haumont dans une demi-heure,
12:56avec Natixis de Natixis et Claudia Panséry de UBS.
13:00Merci beaucoup de nous avoir accompagnés ce matin, Patrice Gautry,
13:03depuis Genève, depuis Lyon, non bancaire privé, où vous êtes chef économiste.
13:069h13, un coup d'œil sur la séance du jour,
13:09avec le secteur du luxe qui pèse sur la séance.
13:12– Puisque vous avez Hermès qui s'effondre donc ce matin de plus de 11%,
13:17moins 8,5% pour Kering,
13:19néanmoins le CAC 40 ne perd que 0,5%.
13:22Ça montre une nouvelle fois quand même que le marché parisien
13:25tient plutôt bien aujourd'hui.
13:278 267 points pour l'indice parisien.
13:30Bonjour Mathieu Serron.
13:31Oui, ça tient bien quand même, parce qu'on parle là quand même d'Hermès,
13:34c'est une grosse capitalisation, certes le flottant n'est pas de 100%,
13:36mais quand même moins 11%, et le CAC ne perd que 0,5%.
13:40– Oui, on parle quand même d'Hermès, mais d'un secteur qui globalement pèse assez lourd
13:46dans le CAC et qui plombe l'indice depuis quelque temps déjà.
13:50– Mais de manière générale, nous sommes dans une phase de risque on
13:55sur les marchés actions qui sont dans une phase d'attente positive
13:59concernant la fin du conflit en Iran.
14:02Des marchés qui d'ailleurs n'ont jamais véritablement cru
14:06en un scénario d'embrasement, c'est ce que je vous indique depuis plusieurs semaines.
14:11Quand on analyse l'évolution du VIX, l'indice de la peur,
14:14eh bien on n'a jamais atteint des niveaux très élevés,
14:17au maximum 30-35, à titre de comparaison,
14:20nous étions autour des 50-55 l'année dernière
14:23lors de l'annonce des droits de douane de Donald Trump.
14:25Donc là on a depuis, même ce VIX-là, cet indice de volatilité est bien retombé,
14:30on est désormais autour des 20, mais on a toujours des déclarations,
14:34c'est pour ça qu'il faut être assez méfiant dans ces marchés-là,
14:37on a des déclarations de Donald Trump qui restent encore assez ambiguës.
14:40Cette nuit par exemple, il a déclaré sur Fox News
14:43que la guerre contre l'Iran est terminée,
14:46puis dans la même phrase, sur le point d'être terminé,
14:50pour finir sa phrase par « nous n'en avons pas encore fini ».
14:53Donc il faut considérer cela comme du bruit.
14:56Et c'est ce qui anime d'ailleurs les marchés en ce moment.
15:00Quand on prend les US sur le SP500 avec une reprise de 3,5%
15:05depuis le point bas de lundi, 3,5%, c'est énorme en quelques heures,
15:10nous ne sommes plus qu'à 0,5% des plus hauts de l'année,
15:12on en est à 1% sur le Nasdaq.
15:15L'Europe sous-performe, le DAX est à environ 5% de ses plus hauts
15:19et environ 3,5% sur le CAC.
15:23Et d'ailleurs, pour ceux qui suivent le CAC de près,
15:27hier il s'est passé quand même quelque chose de remarquable,
15:29dans la mesure où, sur le futur, à 14h30,
15:33nous avons eu un écart de 3% en deux secondes.
15:36Donc on a eu 50 contrats qui ont été achetés,
15:40qui ont amené l'indice en deux secondes,
15:41qui est passé de 8320 à 8590 en deux secondes.
15:47Qu'est-ce qu'explique cela ?
15:48Eh bien un manque de densité criant dans le carnet d'ordre,
15:51qui s'explique notamment par l'échéance qui arrive en fin de semaine,
15:54donc probablement des positions qui ont été tournées.
15:57Et puis peut-être un gros doigt aussi,
16:00quelqu'un qui a acheté un petit peu plus de contrats.
16:01Mais 50 plots, ce n'est vraiment pas beaucoup pour provoquer un tel décalage.
16:06Quand on analyse le graphe du CAC,
16:08eh bien on a une dynamique de court terme qui reste haussière.
16:10Sur le fond, c'est plutôt neutre,
16:12mais la dynamique de court terme est haussière.
16:14Donc ce qui fait que moi, dans cette phase-là,
16:16avec beaucoup de méfiance, j'essaye d'acheter sur des replis.
16:18Alors depuis le début de la semaine,
16:19il n'y a pas véritablement eu d'opportunité dans cet esprit-là,
16:22dans la mesure où la hausse s'est faite en ligne droite.
16:24Mais je considère que tant que nous sommes au-dessus des 8000 points,
16:29pour l'instant, et niveau que j'essaierai de remonter dans les prochains jours,
16:31tant que nous sommes au-dessus des 8000 points,
16:33on reste du bon côté.
16:34Et comme je ne suis pas spécialement pessimiste quant à la suite,
16:38eh bien je continue,
16:39et c'est le scénario que je déroule avec vous depuis plusieurs semaines,
16:42je continue lorsqu'on a des replis,
16:43ou lorsqu'on a des indications directionnelles intéressantes,
16:46d'acheter des valeurs de qualité,
16:49qui pour certaines sont revenues à des niveaux de valorisation
16:51beaucoup plus raisonnables que précédemment.
16:53Et dans cet esprit-là,
16:55vous avez par exemple Essilor,
16:56qui a une configuration graphique intéressante,
16:58avec un scénario,
17:00une configuration d'épuivement de la baisse,
17:03de fin de baisse,
17:04et une amorce de signal d'achat technique
17:07qui pourrait apparaître au-dessus des 205-207.
17:10Avec un titre Essilor qui est à l'instant à 204,20 euros.
17:13C'est une baisse de 0,2%.
17:16Dans un instant, Alain Dubrun nous donnera son regard du secteur du luxe,
17:19avec son analyse de gérant,
17:21mais vous, d'un point de vue graphique, technique,
17:23comment vous regardez, Mathieu Serron,
17:25un titre Hermès qui s'effondre ce matin de 13% à 1550 euros ?
17:30Je me pose la question d'en acheter.
17:32Alors déjà, ce que je précise,
17:34c'est que le secteur du luxe,
17:36ce n'est pas un secteur que je privilégie actuellement,
17:38et depuis un petit moment.
17:39On n'est pas dans la bonne narrative,
17:41on a des perspectives.
17:42Alors on est sur des boîtes qui marchent bien,
17:44il n'y a pas de souci là-dessus,
17:46même si, bon, à ce moment, c'est plus compliqué.
17:48Mais on n'est pas dans la bonne narrative,
17:50les perspectives ne sont pas non plus incroyables.
17:52Mais je peux comprendre que dans une logique
17:54de diversification d'un portefeuille,
17:55on est intérêt à s'intéresser à ces valeurs-là.
17:59Quand on regarde Hermès,
18:00justement, pourquoi je dis,
18:02peut-être que je vais en acheter ?
18:03Parce qu'on a une grosse zone support au-dessus des 1 600.
18:06Donc là, on est en dessous.
18:08Donc sur les 1 600, moi, avant l'ouverture,
18:10je commençais à regarder, je préparais.
18:111 600, il y avait un gros support.
18:13Bon, là, on ouvre en dessous.
18:14Je ne vais pas me précipiter non plus,
18:16voir s'il y a un relais,
18:18si des algos à la manœuvre appuient un petit peu sur le titre.
18:20Mais en tout cas, sur les niveaux de prêts actuels,
18:22on est plutôt sur des niveaux de rebonds possibles.
18:25Quand on regarde LVMH aussi,
18:28parce que quand on regarde une valeur,
18:29on va regarder un petit peu l'ensemble du secteur.
18:31Quand on regarde LVMH,
18:33là, c'est pareil,
18:33on n'est pas très, très loin d'une zone support
18:36ou dans la zone des 440, 450,
18:38on pourrait tenter quelque chose.
18:40Et vous avez Kering,
18:42qui a publié aussi,
18:43qui est actuellement en repli de 9 %,
18:45qui est un peu au milieu d'une zone.
18:48On évolue depuis plusieurs mois
18:49entre les 240 et 320.
18:52On est actuellement à 255.
18:53Donc, on a plutôt tendance à se rapprocher
18:56du bas de la zone.
18:57Donc, pour ceux qui croient dans le secteur
18:59et qui ont de l'intérêt,
19:00sur ces valeurs-là,
19:01on est plutôt sur des zones d'achat possibles.
19:04Un dernier mot de ASML,
19:06qui a également publié ses résultats ce matin.
19:08Bon, là, le groupe limite la casse en bourse.
19:10On est sur un repli de seulement 0,1%,
19:141284 euros.
19:15Là, d'un point de vue technique,
19:16ça n'a rien à voir avec le secteur du luxe.
19:17On est quand même sur un titre
19:18qui a doublé depuis septembre dernier.
19:21Oui, et là, on est dans la bonne thématique,
19:24on est dans la bonne narrative,
19:26on est dans le bon secteur au bon moment.
19:27Et en bourse,
19:29acheter de belles valeurs n'est pas suffisant.
19:31Il faut acheter de belles valeurs
19:32qui sont dans les bonnes thématiques.
19:34Et c'est là toute la différence.
19:36Et en effet, ASML,
19:38elle fait partie de notre liste de convictions.
19:40Ce qui signifie que sur des replis,
19:42c'est des valeurs qu'on va acheter
19:43sans se poser trop de questions.
19:45Donc là, pour l'instant,
19:46on cale autour des 1300.
19:49Donc il y a un arrêt dans la zone.
19:51Mais sur repli,
19:52moi, je suis prêt à en acheter un petit peu.
19:54Dans cet esprit-là,
19:55je surveille trois niveaux
19:56pour entrer graduellement.
19:57L'idée étant, évidemment,
19:58d'optimiser son prix d'entrée.
20:01Un premier support autour des 1080
20:03qui correspondrait à un repli autour de 15%.
20:06Sur une valeur qui reste ferme,
20:07bien orientée, 15%,
20:08c'est déjà un premier niveau
20:10pour prendre des initiatives.
20:12Et puis ensuite,
20:12il y a une zone des 1000.
20:13Et sur un repli plus important,
20:16le support suivant important
20:18se situe autour des 850.
20:20Donc moi,
20:20je surveille ces trois niveaux-là
20:22considérant que si on les atteint,
20:24ce sont des niveaux d'entrée graduellement.
20:271286 euros à l'instant
20:29pour ce titre ASML.
20:30Merci beaucoup Mathieu Serron
20:31pour cette lecture technique
20:32sur le CAC 40
20:33qui cède donc 0,5%
20:34à 8279 points
20:37sur ce secteur du luxe
20:38qui est donc en très forte baisse ce matin.
20:39Moins 13 pour Hermès,
20:40moins 8 pour Kering,
20:42moins 1,7% seulement pour LVMH
20:44avec donc des chiffres d'affaires
20:46qui ont été publiés
20:47depuis le début de la semaine
20:48dans ce secteur du luxe
20:49qui ont déçu les attentes des analystes.
20:52Justement, on va en parler
20:53sans plus tarder
20:54avec Alain Dubrul
20:55qui nous attend depuis Claresco,
20:56le directeur général délégué
20:58de Claresco Finance.
20:59Bonjour Alain.
21:01Bon, moins 13% là quand même
21:02pour Hermès,
21:03c'est loin d'être neutre,
21:05d'autant plus qu'on parle quand même
21:06d'une capitalisation boursière
21:08de plus de 200 milliards.
21:10Est-ce que c'est mérité là,
21:11ce moins 13 sur Hermès ?
21:13Moi, ça me paraît un peu sévère.
21:15Il faut bien rappeler
21:16pourquoi d'Hermès,
21:17ça fait des années
21:18que les multidis de valorisation
21:20sont très élevés.
21:21Donc forcément,
21:22dès qu'il y a une déception,
21:23ça peut peser
21:24surtout dans le contexte actuel.
21:25La vraie question,
21:26c'est est-ce que le statut défensif
21:27d'Hermès est remis en cause ?
21:28Regardons le chiffre d'affaires.
21:30Donc, il est en hausse organique
21:31de plus 5,6%.
21:33Le consensu s'attendait plus 7%.
21:35Mais en rappelant
21:35que Kering est à zéro
21:36et le VMH pas loin aussi.
21:38Donc, ça reste quand même
21:39nettement meilleur.
21:40Mais ce qui gêne un peu,
21:41c'est que dans ces plus 5,6%,
21:43en gros,
21:44si on tient compte
21:44de hausses de prix moyennes
21:45de 6%,
21:46ça veut dire que la croissance
21:47en volume chez Hermès
21:48a été nulle ce trimestre.
21:49Et ça, de mémoire,
21:53pas eu ça.
21:53Donc, forcément, ça choque.
21:55Par zone, en revanche,
21:57on trouve un peu
21:58les mêmes tendances qu'ailleurs.
21:59C'est-à-dire,
21:59les États-Unis,
22:00la zone Amérique qui est meilleure,
22:01plus 17 contre plus 15.
22:03L'Asie plus 4,
22:04plus 6.
22:05L'Europe plus 5,
22:06plus 8.
22:06Donc, c'est toujours
22:08la zone Amérique qui tire
22:09et l'Asie et l'Europe
22:10qui sont moins bons.
22:11Mais c'est vrai
22:11que quand on regarde
22:11strictement la France,
22:12par exemple,
22:13à moins de 9,
22:14ça choque un peu.
22:15Alors, c'est plus psychologique
22:17si on regarde
22:17les grandes masses
22:18que l'ensemble.
22:19Si on regarde aussi
22:19la valorisation,
22:20on est aujourd'hui,
22:22évidemment,
22:22avec la baisse de ce matin,
22:24on est à 33 fois
22:25les résultats 2026,
22:2619 fois les bigs d'A.
22:28C'est sûr que pour Hermès,
22:29c'est particulièrement pas cher.
22:31La société reste en croissance.
22:33Son statut de valeur
22:34privilégiée du luxe,
22:36à mon avis,
22:36ne change pas.
22:37Donc, je ne pense pas
22:38que le modèle
22:39soit fondamentalement remis en cause.
22:40Donc, je serais plutôt
22:42constructif dans cette baisse
22:43pour plutôt soit tenir,
22:44soit renforcer.
22:45En tout cas,
22:45ça confirme que même
22:46la croissance à deux chiffres
22:47chez Hermès a disparu.
22:49C'est quand même
22:49un tournant majeur.
22:51Alors, elle a disparu,
22:52mais attention,
22:53on est dans un contexte
22:54du luxe qui est quand même
22:54très particulier.
22:56Et je dirais,
22:57son statut d'outperformeur du luxe
22:58pour l'instant
22:59n'est pas remis en cause.
23:01Justement,
23:01si on compare avec Kering,
23:02dont le chiffre d'affaires du T1
23:04affiche une croissance
23:04au carnage de 0%,
23:06c'est un petit peu
23:06en dessous des attentes.
23:08Alors, eux,
23:08contrairement à d'autres,
23:09ils ont chiffré
23:09la zone Moyen-Orient,
23:10c'est 5% des ventes.
23:12C'était en croissance
23:13en janvier-février.
23:14Sur le trimestre,
23:14ça recule de 11%,
23:15donc ça donne une idée,
23:16c'est-à-dire que le mois de mars
23:17est probablement à moins 30%,
23:19ce qui n'est pas incompréhensible.
23:21Ça veut dire un impact global
23:22pour le groupe
23:23sur le trimestre
23:23de 0,5%,
23:25donc c'est encore
23:25relativement modeste.
23:27Maintenant,
23:27si on regarde
23:27les différentes marques,
23:29le point positif,
23:30c'est qu'elles ont
23:30quasiment toutes
23:31une croissance organique positive,
23:33notamment la Géorerie
23:34à 22%,
23:35mais il y a évidemment
23:36l'exception notable
23:37de Gucci
23:38qui affiche
23:39un recul organique
23:40de 8%,
23:41le consensus
23:41attendait plutôt
23:42moins 6,
23:43moins 7%,
23:44et c'est surtout
23:45une amélioration
23:45encore très modeste
23:46par rapport
23:47au moins 10%
23:47du trimestre précédent.
23:49Alors,
23:49même si les ventes
23:50de Gucci
23:50en Amérique du Nord,
23:51où tout va mieux
23:52pour tout le monde,
23:53mais progressent de 8%,
23:54dans ce qu'il y a
23:55une petite lumière
23:56dans la pénombre,
23:57les tendances restent faibles
23:58pour Gucci
23:59en Asie et en Europe,
24:01et ça devrait peser
24:02sur la perception,
24:03parce que ça fait
24:03quand même plusieurs années
24:04que Gucci baisse,
24:05il y a forcément
24:06des tentatives
24:07de nouvelles collections,
24:09de changements
24:09de concepts,
24:10etc.,
24:10mais on voit
24:11que pour l'instant,
24:11ça bouge lentement
24:13et Gucci,
24:13c'est encore
24:14plus de la moitié
24:15du groupe
24:16en termes de chiffre d'affaires
24:17et de résultats,
24:18donc tant que Gucci
24:19ne va pas,
24:19ça pèse.
24:21Vous aurez une réunion
24:21investisseur demain,
24:22ça sera très attendu,
24:24ça va se tenir en Italie.
24:25Évidemment,
24:26il y a l'investor day demain
24:27qui pourrait potentiellement
24:29apporter des éclairages,
24:30mais justement,
24:31si on parle de valorisation,
24:32sur Kering,
24:35les gens jouent la recovery,
24:36mais il faut bien comprendre
24:37qu'après les résultats
24:38de ce matin,
24:39ce que je vois à droite à gauche,
24:40c'est que le consensus
24:41sur les résultats
24:42des trois prochaines années,
24:43il va encore être révisé
24:45assez sensiblement à la baisse.
24:47Donc aujourd'hui,
24:48Kering,
24:49ça se paye 36 fois
24:49en 2026,
24:50c'est-à-dire le même prix
24:51qu'Hermès.
24:52Évidemment,
24:52on n'est pas
24:52dans la même configuration,
24:53mais ça descend à 25
24:55sur l'année prochaine,
24:57en 2027,
24:57si la recovery espérée
24:59a bien lieu.
25:00Mais il faut bien comprendre
25:01que Kering,
25:02qui dans le passé
25:03était en difficulté,
25:04mais très pas cher,
25:06suite au rebond du titre
25:07quand même
25:07dans les neuf derniers mois,
25:09est loin d'être cadeau aujourd'hui
25:11alors que les enjeux
25:12sont toujours là.
25:13Il faut vraiment croire
25:14à l'histoire de Lucas Demeo
25:15et à une reprise
25:16de ce titre Kering.
25:18Il ne faut pas regarder
25:18la valorisation.
25:19Non, non,
25:20mais il faut vraiment croire
25:20à la recovery
25:21et pour l'instant,
25:22ça va à peu près
25:23sur la plupart des marques,
25:24mais sur Gucci,
25:25ce n'est pas encore gagné.
25:26En tout cas,
25:27c'est un peu lent.
25:28Donc,
25:28on verra ce qu'il raconte
25:28demain,
25:29évidemment,
25:30mais ça a un titre
25:31aujourd'hui
25:31qui me paraît toujours
25:32beaucoup plus risqué
25:33ou volatile potentiellement
25:34qu'Hermès.
25:34Et à noter que
25:35Lucas Demeo sera d'ailleurs
25:36dans la matinale
25:38de leur closier
25:39de Good Morning Business
25:40ce vendredi
25:42à 8h20.
25:43En attendant,
25:44le marché sanctionne
25:45cette publication trimestrielle
25:47moins 8,6%
25:48pour Kering
25:49à 255 euros.
25:50Un dernier mot
25:51de ASML,
25:52c'est la première capitalisation
25:53européenne,
25:54ça pèse 500 milliards
25:55quand même aujourd'hui
25:56à la bourse d'Amsterdam.
25:58Vous avez un groupe
25:58qui revoit légèrement
26:00à la hausse
26:00son chiffre d'affaires
26:02pour cette année.
26:02Le titre est stable
26:03ce matin,
26:041 288 euros.
26:06Alors oui,
26:07le chiffre d'affaires
26:07du T1
26:08et la marge brute
26:09sont légèrement
26:10au-dessus des attentes
26:10et ils ont relevé
26:11leur prévision annuelle
26:12de chiffre d'affaires
26:13qui passe de 34,
26:14entre 34 et 39 milliards
26:15à 36,40
26:16soit une croissance
26:17d'environ 17%
26:18avec une marge brute annuelle
26:20attendue entre 51 et 53.
26:23Alors ces objectifs annuels
26:24confirment la bonne tenue
26:25des ventes de semi-conducteurs
26:26mais c'est en ligne
26:27avec le consensus
26:28et ce qui fait que le titre
26:30ne monte pas trop ce matin,
26:31c'est que l'indication
26:32du chiffre d'affaires
26:32du deuxième trimestre
26:34qui est donné
26:35entre 8,4 et 9 milliards
26:38déçoit légèrement
26:39face à un consensus
26:40de 8,9.
26:40Mais bon,
26:41si on regarde
26:41l'ensemble de l'année
26:42et les tendances de fond
26:43du secteur des semi-conducteurs
26:45qui bénéficient à SML,
26:47je pense que le titre
26:48reste tout à fait intéressant
26:49dans une perspective
26:50de moyen terme.
26:52Rappelons que
26:52autant dans l'IA
26:53se posent des questions
26:54sur le retour
26:55sur investissement
26:56des différents acteurs,
26:57des hyperscalers
26:59ou des opérateurs
27:01de LLM.
27:02On ne sait pas trop
27:02est-ce que OpenAE
27:03va gagner ?
27:04Il y a un peu
27:05d'incertitude aujourd'hui.
27:06En revanche,
27:07ce qui est certain,
27:07c'est que tous investissent
27:09pour l'instant massivement
27:10et pour ceux
27:10qui sont en amont
27:11de la chaîne type ASML,
27:13ils en sont
27:13les principaux bénéficiaires
27:15et ça se vérifie
27:16pour l'instant
27:16trimestre après trimestre.
27:18Donc le titre
27:18a quand même
27:19beaucoup monté.
27:19On est en hausse
27:21de près de 40%
27:22depuis le début de l'année.
27:23Donc aujourd'hui,
27:24il y a du plus
27:25et du moins
27:25dans le chiffre d'affaires
27:27mais globalement,
27:28les tendances restent bonnes
27:30et tout à fait intéressantes
27:31pour ce titre
27:31à moyen terme.
27:331289 euros
27:33pour ce titre ASML
27:35qui a donc doublé
27:36depuis le mois de septembre.
27:37Il faut rassurer
27:38dans ce secteur
27:39des semi-conducteurs
27:40TSMC
27:40qui va publier
27:41ses résultats demain.
27:43Bon, un dernier mot
27:44quand même peut-être
27:44Alain Dubreuil
27:45sur le contexte
27:45un peu global de marché.
27:47Le Nasdaq a enchaîné hier
27:48une dixième séance
27:49dans le vert
27:49avec des valeurs de la tech
27:50et pas des moindres.
27:51Quand même,
27:51les Amazon,
27:52les Nvidia
27:53qui gagnent quasiment 20%
27:55depuis le début du mois.
27:56Le CAC 40
27:56qui est à 8300 points.
27:58Allez,
27:58on est à moins de 300-400 points
28:00des records historiques.
28:01Vous trouvez que ça va trop vite
28:02ou non, au contraire,
28:04vous êtes plutôt à l'aise
28:05avec les niveaux
28:05de marché actuels ?
28:07En ce qui concerne
28:08les multiples de valorisation,
28:10je reste relativement à l'aise.
28:11Mais c'est vrai
28:12qu'on a quasiment,
28:13enfin presque effacé
28:15les difficultés
28:17depuis le conflit en Iran.
28:18Il faut noter
28:19que les consensus de résultats
28:21ont plutôt monté
28:22depuis le début de la crise.
28:24Alors, il faut quand même
28:24être prudent
28:24parce que je pense
28:25qu'il y a un certain
28:26de secteurs
28:26qui ont enregistré
28:27les effets bénéfiques
28:28de la crise,
28:29notamment dans le secteur
28:29de l'énergie.
28:31Mais du côté
28:32de la consommation,
28:33on le voit marginalement
28:34dans le luxe ce matin.
28:36On entre maintenant
28:37dans la période
28:37des résultats
28:38et il n'est pas possible
28:40qu'un certain nombre
28:41de valeurs
28:42revoient légèrement
28:43ou plus fortement
28:44à la baisse
28:45leur perspective.
28:47Donc, prudence quand même.
28:48Je dirais que le marché
28:49peut tenir dans l'ensemble,
28:50mais il y aura probablement
28:51un peu de rotation sectorielle
28:52et pas mal de stock picking.
28:54Merci beaucoup Alain Dubrulle
28:56de nous avoir accompagné
28:57ce matin.
28:57Merci pour votre éclairage
28:59depuis Claresco Finance
29:00sur ce secteur du luxe
29:01sur notamment Hermès
29:03qui perd donc 12,6%
29:05à 1558 euros
29:07qui règnent moins 8,7%
29:08à 255.
29:09LVMH
29:10qui avait publié
29:11ses ventes lundi
29:12perd un peu plus
29:12d'un pour cent
29:13à 475 euros.
29:16Très courte pause,
29:17on se retrouve dans un instant.
29:18Nous ferons un focus
29:19sur le marché obligataire
29:20avec les équipes
29:21de Swiss Life Asset Management
29:23et puis à 9h40,
29:24Claudia Panseri
29:25de UBS France
29:26et Romain Haumont
29:26de Natix 6 IM
29:27nous rejoindrons.
29:28Nous parlerons notamment
29:29des prévisions du FMI
29:31qui ont été actualisées hier.
29:33Christine Lagarde
29:34qui hier soir
29:35ne donne pas d'indication
29:36sur une éventuelle
29:37hausse de taux
29:38dans les prochaines semaines
29:39et puis là aussi
29:40après 10 séances
29:41dans le vert
29:42pour le Nasdaq
29:43après un gain de 20-25%
29:45pour les méga caps américaines
29:46en l'espace
29:47d'une dizaine de jours.
29:48Est-ce qu'il faut
29:49continuer à accompagner
29:50le mouvement
29:50ou plutôt rester prudent ?
29:52Vous verrez leur réponse
29:53dans une dizaine de minutes.
29:54A tout de suite.
30:01Deuxième partie
30:01de Good Morning Market
30:02dans un instant
30:03focus sur le marché du crédit.
30:04Juste avant,
30:05un mot sur la séance en cours.
30:07Le CAC 40
30:07c'est donc 0,6%
30:09et résiste plutôt bien
30:10à la forte baisse
30:11de Hermès
30:11qui perd 12
30:12et de Kering
30:12qui perd 8.
30:138 272 points
30:15pour le CAC 40
30:16moins 0,3%
30:17pour l'Eurostox 50.
30:19ASML
30:19qui est donc stable
30:20après la publication
30:21de ses résultats
30:22ce matin
30:22à 1 285 euros.
30:25Dans le secteur
30:25des semi-conducteurs,
30:26Soytek
30:27est une nouvelle fois
30:27la plus forte hausse
30:28du SBF 120.
30:29Parcours impressionnant
30:30de cette valeur
30:30qui a plus que doublé
30:31en l'espace de quelques semaines.
30:32Au-delà des 76 euros
30:34ce matin,
30:34suivi de Worldline
30:35qui est au-delà
30:36des 25 centimes,
30:384,3% de hausse
30:39pour le spécialiste
30:40des paiements.
30:42Le marché obligataire
30:43se détend très légèrement
30:44ce matin.
30:45Le Bund
30:45est sur le fil
30:46des 3%
30:47quand le 10 en français
30:48est à 3,65
30:49et puis sur le front
30:50des devises.
30:50L'euro-dollar
30:51a retrouvé
30:51ces dernières heures
30:52la barre des 1,18
30:53pour la première fois
30:54depuis la guerre
30:55au Moyen-Orient.
30:589h32
30:58focus donc
30:59sur le marché obligataire
30:59comme chaque mercredi
31:00avec ce matin
31:01en plateau
31:01Edouard Faure
31:02responsable du crédit
31:03chez Swiss Life
31:04Asset Management France.
31:06Bonjour Edouard Faure.
31:07Merci de nous accompagner
31:09ce matin.
31:10Le marché du crédit
31:11retrouve quelques couleurs
31:12depuis le début
31:13du mois d'avril
31:14mais contrairement
31:15au marché actions
31:16il n'a pas récupéré
31:18le mois de mars.
31:18Non,
31:19il n'a pas encore
31:19récupéré le mois de mars
31:21enfin en tout cas
31:21quand on regarde
31:22les primes de risque
31:23sur la partie
31:23Investment Grade
31:24donc la partie
31:25la plus sécurisée
31:26du marché du crédit
31:27là les primes de risque
31:28ont retrouvé
31:29leur niveau
31:29de fin février
31:31quand on passe
31:32côté Aïld
31:33la partie la plus risquée
31:34le marché Aïld
31:35a fait à peu près
31:35la moitié du chemin
31:36a retrouvé
31:37en fait
31:38c'est resserré
31:38de la moitié
31:39de son écartement
31:40du mois de mars.
31:41En revanche
31:41la deuxième dynamique
31:42qui est importante
31:42dans le marché du crédit
31:43c'est aussi la partie taux
31:44évidemment
31:45il y a les deux effets
31:46effet primes de risque
31:47et effet taux
31:47et sur les effets taux
31:48pour le coup
31:49on reste sur des niveaux
31:50particulièrement élevés
31:51ce qui fait que les rendements
31:52globalement
31:52sur le marché du crédit
31:54restent attractifs
31:55aujourd'hui.
31:55Et pourquoi on en parle
31:56tous les jours
31:57sur cette émission
31:57on est un petit peu
31:58dans le brouillard
31:59que ce soit sur
32:00les prévisions d'inflation
32:02les prévisions de croissance
32:03est-ce que la BCE
32:05va remonter ses taux
32:06ou pas
32:06sachant qu'en début d'année
32:07le marché pensait
32:08que la BCE
32:09allait probablement
32:10baisser ses taux
32:11notamment en fin d'année
32:12bref il y a encore
32:12beaucoup de questions
32:13sans réponse
32:14et au final
32:14le marché obligatoire
32:15doit naviguer
32:16autour de tout cela.
32:17Oui effectivement
32:18alors on voit deux dynamiques
32:19ce qui se traduisait
32:20dans ce que je disais
32:21juste précédemment
32:22c'est que le marché du crédit
32:24donc le marché
32:24des prêts aux entreprises
32:26lui est relativement positif
32:28on s'attend à ce que
32:29en tout cas le marché
32:30s'attend à ce que
32:30les fondamentaux
32:32des entreprises
32:32restent solides
32:33les taux de défaut
32:33restent contenus
32:35on le voit
32:35dans les primes de risque
32:36sur la partie la plus sécurisée
32:37qui ont complètement effacé
32:38le mois de mars
32:39et qui ont effaussé
32:40la moitié de l'écartement
32:41comme je le disais
32:41sur la partie à yield
32:42en revanche
32:43sur la partie taux
32:44donc vraiment la partie
32:45plus liée à l'inflation
32:47et les dynamiques d'inflation
32:48et les dynamiques
32:49liées aux banques centrales
32:50là on est dans
32:50l'incertitude totale
32:51parce que finalement
32:52les taux n'ont pas du tout
32:54ou très peu
32:55retracé leur mouvement
32:56du mois de mars
32:57donc effectivement
32:58il y a deux messages
32:59assez contradictoires
33:00au sein de ce marché.
33:01Le taux de référence
33:03sur le marché obligataire
33:04c'est souvent le 10 ans allemand
33:06le Bund
33:06qui est donc ce matin
33:08à 3%
33:09un taux qui s'est un petit peu
33:10détendu
33:10par rapport à ces niveaux
33:12du mois de mars
33:13qu'est-ce qu'aujourd'hui
33:14le marché obligataire
33:16anticipe
33:17que ce soit
33:17sur les hausses de taux
33:18de la BCE
33:19sur les taux de crédit
33:21comment aujourd'hui
33:22toutes ces nouvelles
33:23sont anticipées ?
33:25Alors aujourd'hui
33:25le marché des taux
33:26anticipe
33:27deux hausses de taux
33:28d'ici la fin de l'année
33:29de la part de la BCE
33:31on était à 3%
33:32au mois de mars
33:33donc on voit
33:33qu'il y a eu quand même
33:34une petite détente
33:36toujours dans l'esprit
33:37d'un prix du pétrole élevé
33:39du coup d'une inflation
33:40qui devrait augmenter
33:41et du coup
33:41les banques centrales
33:43en tout cas la BCE
33:43devraient augmenter
33:45ces taux
33:45selon le marché
33:46dans cette optique-là
33:48à l'inverse
33:48sur la partie
33:49taux de défaut
33:51donc vraiment
33:52sur la partie
33:52entreprise pure
33:53là les taux de défaut
33:54sont relativement stables
33:55on est au niveau
33:56des moyennes historiques
33:57et on ne s'attend pas
33:59à ce que ces taux de défaut
34:00augmentent
34:00dans un scénario central
34:01évidemment
34:01sauf si la guerre dure
34:03encore 6 mois
34:048 mois
34:04on sera sûrement
34:04dans une situation différente
34:05mais voilà
34:06les taux de défaut
34:07devraient rester stables
34:08voire baisser légèrement
34:09au fur et à mesure
34:10de l'année
34:10surtout avec les dernières nouvelles
34:12de ces derniers jours
34:13si on arrive
34:14à un accord de paix
34:16entre l'Iran
34:16et les Etats-Unis
34:18logiquement
34:18on devrait retrouver
34:19des taux de défaut
34:20en baisse
34:21d'ici la fin de l'année
34:21Comment vous avez traversé
34:22ces premières semaines
34:24de conflits
34:25chez Swiss Life
34:26Asset Management
34:27France
34:27est-ce que dans vos portefeuilles
34:29vous vous êtes délaissé
34:30de certaines obligations
34:32cycliques par exemple
34:33est-ce que vous vous êtes
34:34renforcé plutôt
34:34sur d'autres aspects
34:36plus défensifs
34:37quels sont les arbitrages
34:38que vous avez pu faire
34:39alors pour un gérant
34:41la volatilité
34:42c'est des moments
34:43qui sont à la fois
34:44un peu désagréables
34:45parce que voilà
34:46il se passe beaucoup de choses
34:47et en même temps
34:47source d'opportunités importantes
34:49donc effectivement
34:49c'est plutôt des périodes
34:50on a tendance
34:51à être assez actifs
34:52dans les portefeuilles
34:53on a joué
34:55sur la partie
34:56duration
34:57de nos portefeuilles
34:58c'est-à-dire
34:58sur l'aspect
34:59sensibilité auto
35:00avec les forts mouvements
35:01notamment sur la partie
35:02courte de la courbe des taux
35:03on s'est dit
35:04qu'à un moment donné
35:05c'était exagéré
35:05les trois hausses de taux
35:07anticipées par le marché
35:08du coup
35:08on a plutôt eu tendance
35:10à augmenter
35:10cette sensibilité auto
35:11à l'inverse
35:12effectivement
35:12vous le disiez
35:13on a aussi agi
35:15sur la partie
35:17sélection
35:17et sectorielle
35:18on a notamment réduit
35:20quelques secteurs cycliques
35:21tels que la chimie
35:21la chimie étant un secteur
35:22qui est compliqué en ce moment
35:24qui était déjà compliqué
35:25avant la guerre
35:25qui l'est encore plus
35:26parce qu'ils utilisent
35:27beaucoup de matières premières
35:28comme input
35:29de leurs produits
35:30du coup c'est un secteur
35:31qui est en grande difficulté
35:32aujourd'hui
35:32et qui risque de subir
35:34ou qui pourrait subir
35:35quelques défauts
35:36dans les mois à venir
35:36avec une prime de risque
35:37qui se renforce
35:38et donc aujourd'hui
35:39opportunité
35:40pas opportunité
35:41sur cette partie cyclique
35:43sur certains secteurs
35:44il y a des opportunités
35:45en fait c'est même
35:46plutôt à l'intérieur
35:47de ces secteurs
35:47c'est plutôt certains noms
35:48en fait
35:48quand on regarde
35:49il y a vraiment
35:49de la dispersion
35:50entre un émetteur
35:51et un autre émetteur
35:52et c'est là où c'est intéressant
35:53c'est là où il va falloir
35:53faire la sélection
35:54parce qu'il y a vraiment
35:55des choses intéressantes
35:56à faire
35:57comme nous l'avons dit
35:58en préambule
35:59le marché
36:00sur les premières semaines
36:01du mois d'avril
36:02n'a pas réussi
36:02à rattraper
36:04les baisses
36:05du marché obligataire
36:07sur le mois de mars
36:09les baisses
36:09en termes de performance
36:10je parle bien sûr
36:11de performance
36:12des différents fonds
36:13en absolu
36:14des fonds crédits
36:16est-ce qu'aujourd'hui
36:17vous anticipez
36:18un petit peu
36:18un scénario 2022
36:20alors c'est vrai
36:20qu'on était dans
36:21un tout autre contexte
36:22les prix du gaz
36:22n'étaient pas à 60 euros
36:23le mégawatt-heure
36:24comme aujourd'hui
36:25mais en attendant
36:25les banques centrales
36:26avaient dû relever leur taux
36:27et puis c'était une année
36:28difficile pour le crédit
36:30est-ce qu'aujourd'hui
36:31vous vous préparez à cela
36:32ou non pas du tout ?
36:33non on pense que 2022
36:35on était quand même
36:36dans un autre monde
36:36comme vous le disiez
36:37pour plusieurs raisons
36:38la première c'est qu'on sortait
36:39d'une période de Covid
36:41où les économies
36:42étaient à l'arrêt
36:42il y avait une disruption
36:43totale des chaînes
36:44d'approvisionnement
36:45qui a généré de l'inflation
36:48deuxièmement
36:49il y a eu le choc énergétique
36:52à cause de la guerre en Ukraine
36:56donc là on est plutôt
36:57dans une situation
36:57assez semblable
36:58sur ce point de vue énergétique
36:59et enfin on était
37:00sur des niveaux de taux
37:01qui étaient complètement différents
37:02entre 2022
37:03on était sur des taux
37:04qui étaient à zéro
37:05et donc du coup
37:06des remontées importantes
37:07et aujourd'hui
37:08on est déjà sur des taux élevés
37:09donc on ne pense pas
37:10qu'on est dans un scénario 2022
37:11on pense qu'on est dans un scénario
37:12d'inflation plus transitoire
37:14et on ne s'attend pas
37:15à avoir autant de hausses de taux
37:17qu'on a eu à cette époque-là
37:19Donc la performance
37:20du marché du crédit
37:21toutes choses égales par ailleurs
37:22et à partir de vos scénarios
37:23devrait plutôt se rattraper
37:26dans les prochaines semaines
37:27Oui, on s'attend plutôt
37:28à ce que la performance
37:30du marché du crédit
37:30se rattrape effectivement
37:31et il y a deux segments
37:33que chez Swiss Life Asset Managers
37:35nous aimons particulièrement
37:36la partie courte de la courbe
37:38sur l'investment grade
37:39liée au fait que
37:40les taux courts
37:42ont particulièrement augmenté
37:43ces dernières semaines
37:46en retraçant très peu
37:47leur écartement
37:49et de l'autre côté
37:50la partie A-Yield
37:51et notamment la partie
37:52un peu plus spéculative
37:53du A-Yield
37:54le simple B
37:54via des fonds de portage
37:56notamment les fonds à échéance
37:57qui font beaucoup de sens
37:58aujourd'hui
37:58avec des rendements attractifs
37:59et une volatilité
38:01qui est toujours présente
38:02Merci beaucoup
38:02Edouard Fort
38:03de nous accompagner ce matin
38:04responsable du crédit
38:05chez Swiss Life Asset Management
38:07France
38:08pour ce focus
38:09comme nous le faisons
38:09très régulièrement
38:10sur la partie obligataire
38:129h40
38:13tout de suite
38:13c'est l'heure du face-à-face
38:15Deux acteurs de marché
38:17à 7h
38:17vous avez l'habitude
38:18de ce rendez-vous
38:18avec en plateau ce matin
38:20Romain Haumont
38:21macroéconomiste et stratégie
38:22chez Natixis IM
38:24et Claudia Pansiri
38:25responsable de la stratégie
38:26d'investissement
38:26de la banque privée
38:28UBS France
38:29Merci à tous les deux
38:29d'être présents
38:30sur ce plateau
38:32encore beaucoup d'actualités
38:33que ce soit
38:34d'un point de vue macroéconomique
38:36avec notamment
38:37les prévisions du FMI
38:38qui ont été actualisées hier
38:39plusieurs membres
38:40de bords de banques centrales
38:42qui ont pris la parole
38:43ces dernières heures
38:44et puis sur le marché action
38:45on a Wall Street
38:46qui est toujours
38:46sur un petit nuage
38:47avec donc le Nasdaq
38:48qui a enchaîné hier
38:49une dixième séance
38:50dans le vert
38:50ce n'était pas arrivé
38:51depuis 2021
38:53c'est quand même
38:54un rallye impressionnant
38:55Claudia Pansiri
38:56les marchés américains
38:57le rallye qui est en train
38:59de s'opérer
38:59on a des valeurs
39:00notamment des méga caps
39:02américaines
39:02qui ont gagné
39:0320 à 25%
39:04depuis le début du mois
39:04un Nasdaq
39:05qui prend 9,5%
39:07depuis le début
39:07du mois d'avril
39:08est-ce que ça va trop vite
39:09qu'est-ce qui a changé
39:10entre la fin du mois de mars
39:12et aujourd'hui ?
39:13Bonjour
39:14je pense que c'était
39:16très vite
39:16d'aller de sens
39:17à partir du 26 février
39:20le jour du déclenchement
39:22du conflit
39:22il y a eu
39:23beaucoup de corrections
39:24alors
39:25à niveau initial
39:26on n'a pas vu
39:27des mouvements
39:28je dirais extraordinaires
39:29mais à niveau
39:29de certaines valeurs
39:30surtout les valeurs
39:31de consommation
39:32et les valeurs impactées
39:33par la hausse
39:34du prix de l'énergie
39:35on a eu
39:36des corrections
39:37assez fortes
39:37comme d'habitude
39:38les marchés
39:40ont une raison temporelle
39:41plutôt longue
39:41et donc
39:42ils regardent déjà
39:44au-delà
39:45de l'impact
39:46que la hausse
39:46du prix du pétrole
39:47peut avoir
39:48sur les données
39:49macroéconomiques
39:49à court terme
39:50ils regardent effectivement
39:51une fin du conflit
39:53avec un prix du pétrole
39:54qui se normalise
39:55donc je dirais
39:56on est déjà
39:57dans l'anticipation
39:58de la normalisation
39:59du scénario macroéconomique
40:01avec un focus
40:02sur l'IA
40:03on aura l'occasion
40:04d'en reparler
40:04mais en tout cas
40:05à court terme
40:05c'est ce segment
40:06qui tire la cote
40:07aux Etats-Unis
40:09du côté Amérique
40:10pour l'instant
40:11le marché n'anticipe pas
40:12de hausse de taux
40:13de la Fed
40:14ça c'est quand même
40:15un point clé
40:16encore hier
40:16le patron de la Fed
40:18de Chicago
40:18a dit que non
40:19il n'y avait pas de raison
40:20pour l'instant
40:21on voit encore ce matin
40:22le baril de pétrole
40:23sous les 100 dollars
40:24que ce soit pour le WTI
40:25et pour le baril américain
40:27vous êtes à l'aise
40:27vous Romain Aumont
40:28avec ce scénario
40:29d'une Fed
40:30qui resterait un petit peu
40:31les bras croisés
40:32cette année ?
40:33Absolument
40:33donc comme ce qui vient
40:35d'être dit
40:35nous considérons
40:36que ça y est
40:36le marché est en train
40:37d'évacuer le scénario
40:38du pire
40:39on a atteint
40:39le pic de conflictualité
40:40c'est en train
40:41de se matérialiser
40:42de nouveau
40:43sur les prix
40:44des matières premières
40:44énergétiques
40:45et dans ce contexte-là
40:46on est face à un choc
40:47qui est littéralement
40:48transitoire
40:49même si c'est tabou
40:49du côté de la réserve fédérale
40:51de le nommer ainsi
40:51on considère
40:53qu'à l'heure actuelle
40:53la réserve fédérale
40:55va pouvoir se focaliser
40:56sur son mandat
40:57de plein emploi
40:58et surpondérer
40:59dans sa fonction
41:00de réaction
41:00ce mandat
41:01vis-à-vis
41:02de la stabilité
41:03des prix
41:03on a certes
41:04un choc
41:05sur les prix
41:06des matières premières
41:07énergétiques
41:08qui commencent
41:08à se retranscrire
41:10dans les agrégats
41:11d'inflation
41:11néanmoins
41:12il n'y a aucun risque
41:13d'après nous
41:14où le risque
41:15est tout à fait modéré
41:16qu'il se transfère
41:17petit à petit
41:18dans l'inflation sous-jacente
41:19et dans ce contexte-là
41:20s'il n'y a pas d'effet
41:21de second tour
41:21on a une réserve fédérale
41:22qui va pouvoir
41:23continuer à accompagner
41:24la fin de cycle
41:26cyclique
41:26je dirais
41:27aux Etats-Unis
41:28avec Kevin Warch
41:29qui sera auditionné
41:30mardi prochain
41:31ça y est
41:32on a une date
41:32au Sénat
41:33ça peut jouer
41:34quand même
41:34un petit peu
41:34dans les prévisions
41:36de baisse de taux
41:37aux Etats-Unis
41:38quand même
41:38ou non
41:39au final
41:39comme on l'a dit
41:40beaucoup de fois
41:40sur ce plateau
41:41au final
41:41Kevin Warch
41:42doit devoir composer
41:42avec les différents
41:43membres du board
41:44et leur voix
41:45Kevin Warch
41:46va devoir composer
41:47avec les différents
41:48membres du board
41:49et leur voix
41:50comme vous le dites
41:50à juste titre
41:51pour nous
41:52il n'y a pas vraiment
41:53de changement de régime
41:54au sein de la réserve fédérale
41:55Kevin Warch
41:55va implémenter
41:56une politique monétaire
41:58qui est finalement
41:59celle consensuelle
42:00qu'a déjà
42:02implémentée
42:02Jérôme Poel
42:03lors de son mandat
42:05et globalement
42:05pour nous
42:06ça ne change
42:06strictement rien
42:07cette présidence
42:09dans notre scénario
42:10qui pourrait continuer
42:11à voir finalement
42:12une à deux baisses
42:13de taux
42:13se matérialiser
42:14à partir du moment
42:15où Kevin Warch
42:16entrerait en fonction
42:17Vous partagez cette lecture
42:18complètement
42:19Je pense que ce qui est
42:21très important
42:22c'est l'évolution
42:23du marché du travail
42:24on le sait très bien
42:25je le répète
42:26souvent la banque
42:27centrale américaine
42:28a un mandat
42:29un double mandat
42:30celui de la stabilité
42:31des prix
42:31et celui de la stabilité
42:32du marché
42:34et de l'emploi
42:36et donc quand on regarde
42:37c'est vrai qu'on a eu
42:38sur les derniers chiffres
42:39un petit rebond
42:40sur le marché de l'emploi
42:41mais la tendance
42:42depuis un an
42:42c'est un ralentissement
42:44donc deux baisses de taux
42:45sont probables
42:46aujourd'hui
42:47il n'y a pas
42:47de baisses de taux
42:48attendus
42:48de la part des investisseurs
42:50donc on peut voir
42:52effectivement
42:52l'S&P est très soutenu
42:54si le signal
42:56de la banque centrale
42:57est plutôt ouvert
42:58à une baisses de taux
42:59vis-à-vis des attentes
43:01actuelles
43:01En tout cas
43:02le S&P est proche
43:03de son record historique
43:04hier soir encore
43:04nous étions à la porte
43:05d'un record
43:076 967 points
43:09le record
43:10c'est 7200
43:107300
43:117300 points
43:12quelque chose comme ça
43:14on a aujourd'hui
43:15tous les objectifs de cours
43:16de ce début d'année
43:16qui ont presque été atteints
43:18ou presque
43:18et en même temps
43:19on a une croissance
43:21de profit trimestral
43:22qui va être
43:23de l'ordre de 17%
43:24encore une fois
43:25tirée par l'intelligence
43:26artificielle
43:27on a eu le début
43:29de cette saison
43:29des résultats
43:30où 80% des sociétés
43:32qui ont publié
43:34publie des chiffres
43:35des chiffres d'affaires
43:35et des résultats
43:36qui sont supérieurs
43:36à l'attente
43:37le consensus
43:38est pour 14%
43:39des croissances
43:40nous 17%
43:41on va terminer l'année
43:42avec une croissance
43:43de profit
43:44qui va être encore
43:45entre 10 et 12%
43:47les valorisations
43:48sont un tout petit peu
43:49moins chers
43:50par rapport
43:51au début d'année
43:52donc en fait
43:53cette tendance
43:54va continuer
43:54il faut par contre
43:56pour moi
43:56s'attendre
43:57à une volatilité
43:58persistante
43:58parce que dans
43:59les trois mois
44:00à venir
44:00on aura des chiffres
44:01d'inflation
44:02qui vont être
44:03plutôt négatifs
44:04on a quand même
44:04un impact
44:05du prix du pétrole
44:06des données macroéconomiques
44:07qui vont ralentir
44:08donc il y aura
44:08tout le temps
44:09cette tendance
44:10du marché
44:10à regarder
44:11si les banques
44:13centrales
44:13sont capables
44:14de baisser les taux
44:15effectivement
44:15si l'économie
44:16a été impactée
44:17donc on aura
44:18des allers-retours
44:19avec un peu plus
44:20de volatilité
44:21mais la tendance
44:22sous-jacente
44:23reste positive
44:23les résultats
44:24d'entreprises
44:25en effet
44:26la saison a débuté
44:27en début de semaine
44:28avec les banques
44:28américaines
44:29qui ont confirmé
44:30cette tendance
44:31on avait une croissance
44:31de plus de 17%
44:33si on agrège
44:33un petit peu
44:34les JP Morgan
44:34Wells Fargo
44:35Citigroup
44:36le secteur bancaire
44:38qui affiche une croissance
44:39époustouflante
44:40ça devrait le cas
44:40également à la fin du mois
44:41pour l'intelligence artificielle
44:43pour les fameuses
44:44sept magnifiques
44:45Romain Aumont
44:46qui ont retrouvé
44:46de l'attrait en bourse
44:47absolument
44:48là je rejoins
44:50totalement ce qui vient
44:51d'être dit
44:51dans la mesure
44:52où on a une chape
44:53de plomb
44:53qui commence
44:54à s'évaporer
44:55dans la mesure
44:56où finalement
44:57on a
44:58une sorte de visibilité
45:00accrue
45:00de la part
45:01des investisseurs
45:02et on attend
45:03finalement
45:03un support
45:04maintenant micro
45:04qui va se matérialiser
45:06il y a
45:06vraisemblablement
45:07on va avoir
45:08un support
45:09sur le premier trimestre
45:10qui va être tout à fait
45:13fabuleux
45:13du point de vue
45:15des entreprises
45:15et donc on a un contexte
45:17où on a certes
45:17une décélération
45:19cyclique
45:19néanmoins
45:19vous mentionnez
45:20les prévisions
45:21du FMI
45:22on est quand même
45:23sur une accélération
45:24d'après le FMI
45:25qui vise un 2,3%
45:26de croissance
45:26aux Etats-Unis
45:27pour l'année
45:292026
45:29Est-ce que Bessane
45:30dit 3,3,5% ?
45:33Absolument
45:34il est optimiste
45:35on peut le dire
45:35néanmoins
45:36on a une accélération
45:37et donc finalement
45:37on va avoir
45:38un support cyclique
45:39et dans ce contexte-là
45:40il n'y a absolument
45:41aucune raison
45:42de voir des sorties
45:42de route
45:43sur le marché
45:43et donc finalement
45:44le sentiment
45:46un peu dégradé
45:46qu'on a observé
45:47en 2025
45:47qu'on a commencé
45:48à observer en 2026
45:49et bien
45:50petit à petit
45:50il est en train
45:52de s'évaporer
45:52encore une fois
45:53et donc là
45:53derrière
45:54on va avoir
45:54un support
45:54qui va être
45:55assez magistral
45:57pour les marchés
45:58d'actifs risqués
45:59notamment américains
46:00Ben oui
46:00à partir de ce constat
46:01est-ce qu'il faut
46:02payer des actions américaines
46:03sur des plus hauts
46:04ou plus chers
46:05avec des prévisions
46:05de croissance
46:06et de résultats
46:06comme vous l'avez souligné
46:07qui sont au rendez-vous
46:08ou prendre le risque
46:10de retourner
46:10sur les émergents
46:11sur l'Europe
46:12sachant que les résultats
46:14d'entreprises en Europe
46:14sont toujours au top
46:16en début d'année
46:17et puis à la fin de l'année
46:17on commence un petit peu
46:19à réviser
46:20Exactement
46:21bon le consensus
46:22sur les croissances bénéficiaires
46:25des entreprises européennes
46:26donc il est un petit peu
46:27plus mesuré
46:28que le consensus
46:30sur les Etats-Unis
46:31on parle de l'ordre
46:32de 4-5%
46:33de croissance bénéficiaire
46:34à un moment
46:35on a une économie
46:37qui est capable
46:37de délivrer
46:38en termes de croissance bénéficiaire
46:40les valorisations
46:41sont quand même
46:42un petit peu moins chères
46:43il n'y a aucune raison
46:45de vouloir de nouveau
46:46aller chercher
46:47une croissance
46:48une croissance bénéficiaire
46:49en Europe
46:50alors même que
46:50finalement aux Etats-Unis
46:51on a une croissance
46:54réelle qui tient
46:55on va avoir
46:55des effets nominaux
46:56qui vont supporter
46:57finalement
46:58la croissance bénéficiaire
46:59des entreprises
47:00et donc finalement
47:01les étoiles salinent
47:02j'ai envie de dire
47:03Avec l'intelligence artificielle
47:05mais pas que
47:05c'est vrai que le secteur bancaire
47:06a affiché des très bonnes performances
47:08là au premier trimestre
47:09quels sont les secteurs
47:10qui vous intéressent
47:11si on souhaite un petit peu
47:12diversifier son portefeuille ?
47:13Dans un contexte
47:15de bruit géopolitique
47:16on a vu que finalement
47:17le secteur énergétique
47:19le secteur des matériaux
47:21permettait de défendre
47:22pas mal son portefeuille
47:23du point de vue sectoriel
47:24aux Etats-Unis
47:25et on cherche toujours
47:26quand même
47:26à s'exposer
47:27à des secteurs
47:29globalement de croissance
47:30dans la mesure
47:30où on reste convaincu
47:32que cycliquement
47:33les Etats-Unis
47:34sont de nouveau
47:34en 2026
47:35la locomotive
47:37on va dire
47:37des économies développées
47:38Claudia Panseri
47:39est-ce que les arguments
47:40qui justifiaient
47:42de surpondérer les portefeuilles
47:43en début d'année
47:44sur l'Europe
47:44sur les émergents
47:45tiennent toujours aujourd'hui
47:46ou est-ce que non
47:48il faut suivre un petit peu
47:49la tendance
47:49et allouer son portefeuille
47:51sur des actions américaines ?
47:52Alors nous
47:53on a réduit
47:53un tout petit peu
47:54l'Europe et l'Inde
47:56il y a quelques semaines
47:57pour cet impact négatif
47:59de la hausse
48:00du prix du pétrole
48:01sur les résultats
48:02des entreprises
48:02on le voit déjà
48:03en début d'année
48:04sur les premiers résultats
48:05en Europe
48:05à certaines valeurs
48:06de consommation
48:07malheureusement
48:08être beaucoup impacté
48:09pas seulement
48:10par le manque
48:12par la baisse
48:13du chiffre d'affaires
48:14au Moyen-Orient
48:15mais aussi
48:16par une volonté
48:17des investisseurs
48:18et du consommateur
48:19aujourd'hui
48:19à être un peu plus timide
48:21par contre
48:22sur les pays émergents
48:23sur la Chine
48:24sur Corée
48:25Taïwan
48:26on est toujours très exposé
48:27il y a cette exposition
48:28aux investissements
48:29en CAPEX
48:29à l'intelligence artificielle
48:31qui sont toujours présents
48:32donc selon moi
48:33il faut faire la différence
48:34entre les pays
48:36et les secteurs
48:37qui vont être impactés
48:38à court et moyen terme
48:39par un prix du pétrole
48:40qui va rester très proche
48:42de son dollar au baril
48:43dans les trois mois à venir
48:44et puis les secteurs
48:45qui au contraire
48:46vont bénéficier
48:47donc vous parliez
48:48du parti énergie
48:49c'est les utilities
48:50c'est certaines valeurs
48:51dans le secteur industriel
48:52donc il faut vraiment
48:53faire la différence
48:54entre les valeurs
48:56et les pays
48:56et les secteurs
48:57qui bénéficient
48:58des autos
48:59du prix du pétrole
49:00et celles
49:00qui malheureusement
49:01sont impactées
49:02quand on regarde
49:03dans le détail
49:04il y a quand même
49:05quelque chose
49:06d'assez négatif
49:07sur les sociétés européennes
49:08les sociétés européennes
49:10sont celles
49:10qui bénéficient
49:12qui malheureusement
49:13sont malheureusement
49:14impactées
49:15par une hausse
49:16du prix de production
49:16et qui ont
49:17la moindre capacité
49:19à remonter
49:19les prix des ventes
49:20donc sur les résultats
49:22du premier trimestre
49:23mais aussi très probablement
49:24sur les résultats
49:25du deuxième trimestre
49:26on va voir
49:27une compression des marges
49:28compression des marges
49:29qui va avoir impact
49:30sur les résultats
49:31des entreprises
49:32et donc aujourd'hui
49:33un consensus
49:34c'est qu'il y a autour
49:34de 7-8%
49:35des croissances
49:36des profits
49:36sur l'Europe
49:37pourrait revenir
49:38sur des croissances
49:39des profits
49:39qui sont légèrement
49:40plus faibles
49:41avec un effet ciseau
49:42qui est négatif
49:43en quelque sorte
49:44ça se voit
49:44avec le secteur
49:45du luxe aujourd'hui
49:46Hermès perd 13%
49:48on a Kering
49:48qui perd un peu plus
49:49de 8%
49:50c'est le cas typique
49:51d'une problématique
49:52de marge
49:53c'est-à-dire
49:53vous avez des chiffres
49:54d'affaires
49:54qui sont stables
49:55des coûts qui progressent
49:56et derrière
49:56c'est compliqué à tenir
49:57le problème
49:58c'est qu'aujourd'hui
49:59les sociétés européennes
50:00sont négativement
50:02impactées
50:02par le manque
50:03d'indépendance énergétique
50:04on a des sousventions
50:06qui sont annoncées
50:07par les différents pays
50:08l'Espagne annonce
50:105 milliards de sousventions
50:11la France
50:12seulement 70 millions
50:14l'Allemagne
50:14un petit peu plus
50:15mais ces sousventions
50:17ne sont pas suffisantes
50:18pour aider les entreprises
50:19à réduire
50:20leurs coûts de production
50:21et donc vous avez
50:22effectivement
50:23cette incapacité
50:24à remonter les prix
50:24parce que le marché
50:25stagne
50:25et donc un effet ciseau
50:27sur les marges
50:27pricing power
50:28c'est un mot
50:28qui a totalement disparu
50:30aujourd'hui
50:30même dans ce secteur du luxe
50:31c'est compliqué
50:32aujourd'hui
50:32de passer des hausses
50:33de prix
50:34c'est toujours un argument
50:35vous cherchez toujours
50:36des sociétés
50:36qui ont du pricing power
50:37Claudia Panseri
50:38parce que c'est vrai
50:39que dans cette période
50:40où on parle plus d'inflation
50:41j'imagine que
50:42cette capacité
50:43de pouvoir remonter
50:44les prix
50:45va être un argument
50:46aujourd'hui
50:46pour les management
50:47je pense qu'il y a
50:48toujours une capacité
50:49de remonter les prix
50:50mais on change
50:51à des segments
50:52on n'est plus
50:53sur le segment
50:54des consommations
50:54donc le consommateur
50:56devient aujourd'hui
50:57plus timide
50:57mais plutôt
50:58sur les secteurs
50:59industriels
51:00tout ce qui est lié
51:01à l'infrastructure
51:02à l'aéronautique
51:03à la cybersécurité
51:04à l'intelligence artificielle
51:06là vous avez des sociétés
51:07qui sont capables
51:08effectivement
51:08de remonter les prix
51:09on a connu par le passé
51:11les sociétés traditionnelles
51:12qui pouvaient remonter
51:13les prix
51:13parce qu'il y avait toujours
51:14un consommateur
51:15des derniers ressorts
51:16aujourd'hui c'est plutôt
51:17une capacité
51:18à remonter les prix
51:19qui s'est déplacée
51:20sur des autres secteurs
51:21et ça donne un message
51:23quand même
51:23un petit peu
51:23de l'économie mondiale
51:25des secteurs
51:25des tendances
51:26aujourd'hui
51:27Romain Romand
51:28j'ai envie de dire
51:29que c'est une bonne nouvelle
51:30dans une certaine mesure
51:30parce que si certaines entreprises
51:32ne sont pas capables
51:33de transmettre
51:34cette hausse
51:34des prix de l'énergie
51:36finalement
51:36sur le scénario inflationniste
51:37on va avoir
51:38une banque centrale européenne
51:40qui potentiellement
51:41ne va pas réagir
51:42comme le marché l'anticipe
51:44donc on peut aussi voir
51:45un support
51:46étant donné
51:46qu'il y a beaucoup
51:47de remontées de taux
51:49qui sont escomptées
51:50à l'heure actuelle
51:50on parle de 2, 2,5, 3
51:52on est sur un scénario
51:53de risque BCE
51:54en Europe
51:55si la demande en face
51:56n'est pas là
51:57ce choc négatif
51:59sur l'offre
51:59il ne va pas se transmettre
52:01sur une inflation persistante
52:02et donc
52:03on pourrait voir
52:03finalement le marché
52:04action européen
52:05réagir positivement
52:07au fait qu'on ait
52:07une communication
52:08qui soit peut-être
52:09un petit peu plus douce
52:10qu'initialement redoutée
52:11de la part
52:11de la banque centrale européenne
52:13mais d'un côté
52:14vous aurez une mauvaise nouvelle
52:14avec des marges
52:15qui se dégradent
52:16et de l'autre côté
52:17une mauvaise nouvelle
52:18qui finalement n'arrive pas
52:19il va falloir jongler
52:20peut-être avec ce scénario
52:21on est habitué
52:22à ce que finalement
52:23les entreprises européennes
52:24ne délivrent pas
52:25en termes de croissance bénéficiaire
52:28comparé aux Etats-Unis
52:29c'est un fait
52:30maintenant
52:31le support
52:32de cette posture
52:33de politique monétaire
52:34qui finalement
52:35serait peut-être plus doviche
52:36qu'initialement escomptée
52:37encore une fois
52:37et bien c'est un signal
52:38qui pourrait quand même
52:40à travers les taux
52:42et à travers les multiples
52:44de valorisation
52:45supporter la classe d'actifs
52:46je pense que c'est très important
52:47parce qu'on parle souvent
52:48de la hausse du prix du pétrole
52:50et moi
52:51des resserrements
52:52des conditions financières
52:53depuis cette semaine
52:54on voit en Europe
52:55un resserrement
52:56des conditions financières
52:57dû à la remontée
52:58des rendements obligataires
52:59donc c'est très important
53:01le fait
53:02que l'inflation
53:03reste à contenu
53:04c'est très important
53:05qu'on puisse revoir
53:06cette normalisation
53:07des attentes
53:08à des hausses de taux
53:08de la part de la banque centrale
53:09c'est un facteur
53:10de support éventuel
53:11au marché européen
53:13du côté de la BCE
53:15Christine Lagarde
53:16n'a pas souhaité
53:16donner des indications
53:18sur son calendrier
53:19il y aura une réunion
53:20à la fin du mois d'avril
53:22en ce qui concerne
53:24les prévisions de croissance
53:25du FMI
53:25peu ou prou
53:261% de croissance
53:27en zone euro
53:28on n'est pas du tout
53:29sur des scénarios
53:29de récession
53:30pour l'heure
53:31parce que le consommateur américain
53:32il est là aussi
53:33néanmoins
53:34pour absorber
53:35ces hausses de prix
53:36c'est là où la lecture
53:37est parfois un petit peu
53:39difficile
53:39dans le sens où
53:41les entreprises ont du mal
53:42à remonter les prix
53:44mais dans le même temps
53:44le consommateur américain
53:46peut plus facilement
53:47que le consommateur américain
53:49accepter ces hausses de prix
53:50oui
53:51en même temps
53:51je pense qu'il ne faut pas
53:53oublier que
53:53juste avant le conflit
53:54on avait une dynamique
53:55des croissances européennes
53:57nautiques
53:57qui était plutôt bonne
53:58on avait des chiffres
54:00sur les biens d'équipement
54:01une très forte hausse
54:02il y avait une reprise
54:03du secteur manufacturier
54:05moi je vois plutôt
54:06celle-là
54:07comme une sorte
54:08à des parenthèses
54:09petite pause
54:10à la reprise économique
54:11on avait vu
54:12une zone euro
54:13peut-être un bain tonneau
54:14seulement retardé
54:15sur la deuxième partie
54:16de l'année
54:17mais il n'y a pas
54:17de risque à des récessions
54:18il y a un risque
54:19à des récessions
54:20seulement si le prix
54:21du pétrole
54:22reste à des niveaux
54:23supérieurs à 100 dollars
54:24le baril
54:24pendant une période
54:26plus longue que 6 mois
54:26où le prix des gaz
54:27augmente à des 250%
54:29et la banque centrale
54:31augmente à les taux
54:31mais dans le pire des cas
54:33dans une situation
54:34où le prix du pétrole
54:35reste là
54:36où nous sommes
54:37après une période
54:38plus ou moins longue
54:38on arrive sur une croissance
54:40qui est très proche
54:41des zéros
54:41et dans un scénario central
54:42on est en Europe
54:44sur une croissance
54:45légèrement inférieure
54:46à 1%
54:46Le mot de la fin
54:47Romain Haumont
54:48quelles sont les actualités
54:50les secteurs
54:51les choses que vous allez suivre
54:54dans les prochaines semaines
54:55on parle beaucoup moins
54:55du crédit privé
54:56bon c'est un fait
54:57il faudra bien sûr
54:58suivre les cours du pétrole
54:59le conflit en Iran
55:00la confiance des ménages
55:01enfin bref
55:02il y a plein de choses encore
55:03qui vont alimenter
55:04les séances à venir
55:04Absolument
55:05donc là la séquence
55:06va vraiment être focalisée
55:07sur l'aspect micro
55:09et surtout la guidance
55:12des entreprises
55:12comment elles anticipent
55:13la trajectoire
55:14finalement de leur croissance
55:15bénéficiaire
55:16notamment en Europe
55:17est-ce qu'on a vraiment
55:17un choc sur les marges
55:19c'est quelque chose
55:20où on va faire vraiment
55:21très attention
55:22à cette tonalité
55:24dans le discours
55:24aux Etats-Unis
55:25et en Europe
55:26des entreprises
55:26sur la trajectoire
55:28escomptée finalement
55:29de cette croissance bénéficiaire
55:30à moyen terme
55:31Merci beaucoup
55:32à tous les deux
55:32nous a raccompagné ce matin
55:33Romain Aumont
55:34donc macroéconomiste
55:35et stratégiste
55:35chez Natixis IM
55:37et Claudia Penseyri
55:38responsable de la stratégie
55:39d'investissement
55:40de la banque privée
55:40UBS en France
55:429h57
55:43je rappelle
55:44la tendance à la bourse de Paris
55:45légère baisse
55:46pour le CAC 40
55:47après un gain de 1%
55:48hier
55:48c'est un repli
55:49de 0,7%
55:51à 8 267 points
55:53le CAC 40
55:53qui est notamment
55:54pénalisé
55:55par le secteur du luxe
55:56avec donc Hermès
55:57qui s'effondre de 13%
55:58après la publication
55:59de son chiffre d'affaires
56:00ce matin
56:00une croissance
56:01à tonnes
56:031553 euros
56:04pour cette valeur
56:04qui rigde de son côté
56:05perd 9,5%
56:07avec là aussi
56:08des ventes
56:08qui ont été publiées hier
56:09en deçà des attentes
56:11dans un instant
56:11vous retrouverez
56:12les experts
56:13avec Raphaël Lejean
56:14quel est le programme
56:14dans un instant
56:15Raphaël ?
56:16Bonjour Étienne
56:16on va revenir sur les prévisions
56:18du FMI
56:18bien sûr
56:19faut-il craindre
56:20un scénario noir
56:21pour l'économie mondiale
56:23avec la crise
56:24du Moyen-Orient
56:25on va aussi revenir
56:27sur cette dernière note
56:28du conseil d'analyse économique
56:30sur l'assurance chômage
56:31est-ce qu'on ne s'est pas
56:32complètement trompé de cible
56:33ces dix dernières années
56:35on va revenir
56:36sur la préparation
56:37aussi du budget
56:382027
56:39les réunions interministérielles
56:41ont commencé
56:41la France s'apprête
56:42à envoyer
56:43sa nouvelle trajectoire
56:44budgétaire
56:45à Bruxelles
56:46on va la passer en revue
56:47avec mes experts
56:47et puis enfin
56:48France 2030
56:49quel bilan
56:50des dizaines de milliards
56:51d'investissements
56:52déclenchés depuis
56:533-4 ans
56:55dorénavant
56:55et le comité
56:58de surveillance
56:59des investissements
57:00d'avenir
57:00publie son rapport
57:01aujourd'hui
57:02on va voir
57:02ce qui va
57:03et ce qui va moins bien
57:04voilà le programme
57:05des experts
57:0510h-11h
57:0711h tout pour investir
57:08avec Antoine Larigauderie
57:09et puis la séance américaine
57:10ça sera bien sûr
57:10à suivre cet après-midi
57:11avec Guillaume Sommerer
57:12à partir de 15h30
57:13très bonne journée
57:15Good Morning Market
57:17sur BFM Business
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