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  • il y a 6 semaines
Ce jeudi 2 avril, Michel Martinez, chef économiste Europe chez Société Générale CIB, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Alexandre Marquis, gérant de portefeuille sénior chez Kepler Unigestion, Damien Billard, directeur général délégué de LNA Santé, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Erick Muller, responsable des stratégies obligataires corporate chez Muzinich & Co, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:05L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business avec Étienne Braque dans un instant.
00:10L'ouverture, Étienne, c'est une journée, une ambiance. Là, on est dans l'ambiance rouge aujourd'hui.
00:14Oui, tout est son contraire. C'est vrai que c'est un petit peu compliqué de suivre en ce moment,
00:18dans le sens où le CAC 40 a gagné 2% hier. Au lendemain, souvenez-vous, mardi, de déclarations
00:24qui étaient plutôt prometteuses, que ce soit du président iranien, mais également du président
00:27américain. Et puis là, cette nuit, Donald Trump a pris la parole et patatras, le CAC 40 devrait perdre
00:32plus de 1,5% à l'ouverture. Le Paris-Ile-de-Pétrole qui était en baisse hier sous les
00:37100 dollars
00:37est ce matin à 107 dollars. Donald Trump qui a estimé que ce conflit pourrait encore durer
00:43deux à trois semaines, qui invite les pays à se débrouiller pour débloquer le détroit d'Hormuz.
00:48Bref, toujours très peu de visibilité à court terme, beaucoup de flou le tout à quelques heures
00:54d'un week-end de quatre jours, dans le sens où aujourd'hui, c'est la dernière séance de la
00:57semaine,
00:58que ce soit pour les indices européens, mais également américains, puisqu'il n'y aura pas de cotation demain.
01:02Demain, ce sera une journée importante avec l'emploi américain. Ce sera une statistique à suivre
01:07dans un contexte où on l'a vu hier avec l'ISM, l'industrie détruit les postes aux États-Unis.
01:12La productivité s'améliore, plus de croissance, mais moins d'emplois. C'est un petit peu ce qu'il faut
01:15retenir
01:16de la statistique d'hier. Il y aura quand même les chiffres de l'emploi américain demain, même s'il
01:19n'y a pas de séance.
01:20Oui, mais donc en attendant, il faut s'attendre quand même à aujourd'hui une séance avec beaucoup d'hésitation
01:25et assez peu d'initiatives.
01:26Bon, parmi les valeurs, qu'est-ce qu'on garde ?
01:28Accor, qui va ouvrir dans quelques instants et qui a annoncé hier avoir cédé les 30% restants de son
01:38Paul Hôtelier
01:40et Sandy, ex-Accor Invest à Colony Capital, où travaillait avant Sébastien Bazin,
01:45et également au fonds américain, Blackstone, opération à quasiment 1 milliard d'euros, 975 millions d'euros.
01:51Et sur ces 975 millions d'euros, peu ou prou, la moitié de cette somme sera reversée aux actionnaires
01:57sous forme de rachat d'actions. Et le groupe n'a pas tardé puisqu'il a annoncé ça hier soir.
02:00Et ce matin, il annonce d'ores et déjà un programme de rachat d'actions de plus de 200 millions
02:05d'euros.
02:05Donc ça devrait soutenir la valeur à court terme.
02:07Une valeur qui a quand même été pas mal chahutée depuis le début du conflit, dans le sens où le
02:11groupe est assez exposé
02:12au Moyen-Orient, que ce soit avec ses hôtels dans la région, mais également avec les flux touristiques du Moyen
02:17-Orient.
02:17Parmi les informations notables, SpaceX qui a déposé son document pour rentrer en bourse.
02:22Oui, auprès de la SEC, c'est le gendarme boursier américain.
02:25On n'a toujours pas de date, mais les informations de presse évoquent toujours une première séance courant juin.
02:31Ça serait la plus grosse introduction jamais réalisée, dans le sens où SpaceX pourrait élever 70 milliards d'euros.
02:37Et avec aujourd'hui la valorisation de ses activités dans le spatial, avec l'XEI, avec Starlink,
02:42le groupe pourrait afficher une capitalisation boursière de 1700 milliards de dollars.
02:46Donc dès sa première séance, le groupe rentrerait dans le top 10 des capitalisations boursières mondiales,
02:52avec un engouement très fort aujourd'hui autour de toute cette technologie, autour du spatial, autour d'Elon Musk.
02:59Et puis ça sera intéressant de voir comment vont évoluer les valeurs technologiques à l'approche de cette introduction en
03:05bourse,
03:05parce que vous avez sûrement des fonds, des particuliers, bref, tout un tas d'investisseurs
03:08qui vont peut-être devoir vendre une partie de ligne pour pouvoir participer à cette introduction en bourse.
03:13C'est l'une des grandes questions aujourd'hui.
03:15Le CAC 40, qui ouvre en baisse ?
03:16En baisse de 1,4% sous les 7900 points, 7879 points, moins 1,5% également pour l'Eurostox
03:2450 à 5 648 points.
03:27Les plus fortes hausses d'hier sont les plus fortes baisses ce matin.
03:30Et puis Total Energy, qui était la lanterne rouge hier, est la plus forte hausse ce matin,
03:34forcément avec un baril de pétrole à 108 dollars.
03:36Total Energy reprend des couleurs, 78,82 euros.
03:40C'est de loin la plus forte hausse, celui de Euronext, Orange, Danone, Carrefour ou encore Eurofins.
03:45Du côté des valeurs à suivre, Ryanair, avec le patron Michael O'Leary,
03:49qui se montre assez inquiet sur la situation énergétique en Europe, notamment du côté du Royaume-Uni,
03:54dans le sens où le Royaume-Uni dépend beaucoup du Koweït pour son approvisionnement en kérosène.
03:58Et à l'approche de la saison estivale, qui est pour rappel la saison la plus rentable des compagnies aériennes,
04:03aujourd'hui Ryanair n'exclut pas devoir annuler certains vols.
04:07Donc on sent quand même une certaine forme d'inquiétude auprès des compagnies aériennes.
04:10Le problème n'est pas forcément le prix, dans le sens où Ryanair est couvert.
04:14Ils ont des options en début d'année, ils se sont couverts sur le kérosène.
04:17Mais c'est surtout sur l'approvisionnement.
04:19Forcément, si demain vous avez des aéroports qui sont à sec, ça va devoir remettre en cause le programme de
04:24vol.
04:25Le marché obligataire, qui s'était nettement détendu, reprend des couleurs,
04:29dans le sens où vous avez les rendements qui montent ce matin,
04:32avec un 10 ans français qui prend 6 points de base à 3,75.
04:35Le 10 ans allemand retrouve les 3% à 3,04.
04:38Quand sur le front des devises, l'euro perd du terrain face au dollar.
04:431,1537 pour l'euro dollar, et donc le CAC 40 qui cède 1,4% à l'ouverture à
04:477 870 points.
04:49Au menu de Goodman eMarket.
04:50Dans un instant, nous reviendrons sur ces indicateurs économiques qui ont été publiés hier aux Etats-Unis,
04:55qui montrent que, certes, l'industrie aux Etats-Unis est en croissance,
04:59mais la partie emploi, elle, elle décline.
05:02Alors, comment interpréter ces chiffres ?
05:03Éléments de réponse dans un instant avec Michel Martinez de Société Générale CIB.
05:07Avec les équipes de Kepler Unigestion, nous reviendrons sur 3 valeurs,
05:11plutôt défensives au vu du contexte, avec notamment Iberdrola ou encore Novartis.
05:16à 9h30, focus aujourd'hui sur Elena Santé.
05:20Le groupe a publié ses résultats la semaine dernière, avec des résultats en forte croissance.
05:24Un groupe qui est confiant pour cette année.
05:26Vous entendrez son dirigeant à 9h30.
05:28Et puis, en dernière partie d'émission, Alexandre Baradez et Eric Muller
05:31reviendront donc sur cette forte volatilité sur les marchés,
05:34que ce soit sur la partie actions, obligatifères ou encore matières premières.
05:37Bonne émission, à demain.
05:49C'est parti pour Good Morning Market jusqu'à 10h pour cette dernière séance de la semaine.
05:54Pas de cotation demain, que ce soit en Europe, mais aussi aux Etats-Unis.
05:57Et après avoir gagné 2% hier, le CAC 40 rend 1,3% à 7 875 points,
06:03moins 1,8% pour l'Eurostox 50.
06:06Total Energy est de loin à la plus forte hausse, plus 2% à 79 euros.
06:09Avec donc des cours du pétrole qui remontent violemment,
06:12puisque le Brent qui était sous les 100 dollars hier, est ce matin à 107 dollars.
06:16Tous les éléments sur cette séance dans quelques minutes avec Jean-Louis Cussac.
06:20Et puis, d'ici un quart d'heure, nous ferons un point avec Alexandre Marquis
06:23sur Novartis, HSBC ou encore Iberdrola.
06:26Des valeurs qui ont du potentiel d'après Kepler-UniGSU.
06:31Juste avant, un petit focus sur la macro.
06:33Avec ce matin, Michel Martinez, le chef économiste d'Europe de Société Générale CIB.
06:38Bonjour Michel Martinez, merci de nous accorder quelques minutes ce matin.
06:42Dans un instant, nous allons parler de vos scénarios chez Société Générale CIB
06:46en ce qui concerne la BCE, puisqu'on voit depuis quelques semaines maintenant
06:50que le marché est un petit peu perdu en ce qui concerne les anticipations de hausse de taux.
06:56Juste avant, un petit mot quand même sur les Etats-Unis.
06:58Quelle est la leçon des derniers indicateurs qui ont été publiés hier,
07:01que ce soit sur la consommation, mais également sur la partie industrielle
07:05avec la publication de l'ISM ?
07:08Oui, et puis on a le marché du travail également.
07:11Alors, je pense qu'en ce qui concerne la demande interne, la consommation,
07:17on a la confirmation qu'elle se tient très bien au premier trimestre,
07:21qu'elle est sur le rythme de fin d'année.
07:24Donc, on va avoir une bonne croissance de la consommation.
07:28Il y a plusieurs raisons à ça.
07:29En particulier, l'effet de la politique budgétaire.
07:35Il y a le contre-coup de la fermeture du gouvernement au quatrième trimestre.
07:41Donc, la réouverture au premier trimestre, ça fait un peu plus d'argent pour les fonctionnaires.
07:45Et puis surtout, la big beautiful bill, on estime que les chèques envoyés aux ménages
07:49sont vraiment à 50% supérieurs à l'habitude.
07:52Donc, ça, ça soutient la consommation.
07:54Ça, c'est le premier point.
07:56En ce qui concerne le secteur manufacturier,
08:01l'indice ISM était finalement assez correct.
08:07Il y a même le sentiment que la demande est en train de s'améliorer.
08:13Je pense que c'est assez pareil, conforme à ce que je viens de dire sur les éléments de soutien
08:17à l'activité en ce début d'année.
08:21Ce qu'on observe aussi, et ça, c'est intéressant, c'est le début du mois de mars.
08:26Donc, c'est les premiers effets du choc pétrolier.
08:29C'est qu'il y a des pressions sur les prix qui commencent.
08:34On a les niveaux de prix anticipés ou d'inflation anticipée
08:38qui sont les plus élevés en mars 2026 depuis 2022.
08:43Et puis, on a les premiers signes de contraintes de goulots d'étranglement.
08:51Et alors, ça, c'est vraiment des signaux que les banques centrales vont garder avec beaucoup d'attention.
08:58On a observé à peu près la même chose aussi en Europe la semaine dernière et cette semaine.
09:03sont dans les surveys, donc les premières pressions sur les prix,
09:07premières contraintes sur l'approvisionnement.
09:09Donc, attention, c'est plutôt des signaux haussiers du côté des banques centrales.
09:15Et puis, dernier point sur le marché du travail.
09:18Le marché du travail se porte à l'air de réaccélérer.
09:23Alors, ce n'est pas les chiffres de croissance d'emploi stratosphériques,
09:26mais on va avoir demain les chiffres de nom de femme parole report.
09:34Nous, on s'attend à 75 000 créations d'emplois.
09:37Bon, par rapport à il y a 2-3 ans, c'est beaucoup moins,
09:40mais probablement que c'est suffisant maintenant,
09:42compte tenu de la démographie, pour faire baisser le tout-fommage.
09:46Les enquêtes régionales n'ont jamais été aussi bonnes sur l'emploi,
09:53depuis le milieu 2024, donc des fêtes régionales.
09:58L'enquête ADP a confirmé ça, donc plutôt une amélioration du marché du travail.
10:04Encore une fois, donc des signaux qui ne sont pas de nature à ce que la fête,
10:09c'est plutôt de continuer les pauses.
10:11Et puis, les marchés peuvent vraiment commencer à anticiper des hausses de taux.
10:18Et pourtant, dans l'enquête ISM publiée hier, la partie emploi était sous les 50.
10:22Elle était en contraction.
10:23Ça montre quand même que dans l'industrie, il y a soit des suppressions de postes,
10:26soit des gels d'embauche.
10:27Une situation qui est quand même en demi-teinte sur le front de l'emploi, Michel Martinez.
10:33Oui, mais il n'y a pas que le secteur manufacturier.
10:37Il y a l'ensemble de l'économie.
10:39Et quand on regarde l'ensemble de l'économie,
10:42quand vous agrégez l'ensemble des enquêtes régionales,
10:48vous savez, il y a plein, plein d'enquêtes régionales,
10:54la situation, l'emploi s'améliore.
10:56On verra demain, vous verrez demain, mais ça s'améliore.
10:59À confirmer donc demain avec les chiffres du ministère du Travail,
11:04des chiffres qui seront publiés demain comme chaque premier vendredi du mois,
11:07malgré donc l'absence de séance du côté de Wall Street.
11:11Du côté de la zone euro, quels sont vos scénarios chez Société Générale CIB
11:15en ce qui concerne la BCE ?
11:17Puisqu'on voit désormais qu'avec cette guerre en Iran,
11:19il y aura sûrement plus d'inflation et moins de croissance.
11:22Oui, alors ça, c'est vraiment le message, je pense, principal à avoir.
11:26C'est qu'à moins d'envisager des scénarios vraiment, vraiment extrêmes,
11:33plein des experts du marché du pétrole estiment qu'ils sont extrêmement peu probables,
11:38où les prix du pétrole restent duradement très élevés,
11:42par exemple au-dessus de 130, 150 dollars le baril pendant de très nombreux mois,
11:48à moins d'envisager ce type de scénario-là.
11:52Donc, si on envisage une réouverture des droits d'ambouze dans les prochaines semaines,
11:57les prochains mois, le message principal pour l'Europe,
12:01c'est qu'il y aura un impact sur l'inflation qui va être 2,5 à 3 fois supérieur
12:06sur la croissance.
12:08Pour faire simple, si la croissance du PIB,
12:13elle est révisée à la baisse de en cumulé sur deux ans de 0,5 points,
12:20c'est un petit choc en arrière, qui n'empêchera pas l'Europe de continuer à croître,
12:26l'inflation elle est révisée de 1,5 voire plus de points.
12:30Donc, pour la Banque centrale, ce choc-là, il est beaucoup plus inflationniste que récessionniste.
12:36Donc, c'est un biais, premièrement aussi,
12:39je crois qu'il faut vraiment ne pas craindre un scénario de stagflation,
12:45ou encore moins de récession pour la zone euro.
12:50Et dans ce contexte, que peut faire la BCE ?
12:52Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, le marché, notamment sur la partie taux,
12:57anticipe 2 à 3 hausses de taux,
12:59donc c'est quand même un scénario qui est assez violent,
13:02pour notamment les taux directeurs de la BCE.
13:06Comment vous vous placez, vous, aujourd'hui, Michel Martinez ?
13:09Alors, nous, on a aussi, on a deux hausses des taux.
13:12Alors, vous dites violent, le taux d'intérêt, il est à 2% aujourd'hui.
13:17C'est dans le sens où il y a un mois et demi, on parlait de baisse de taux,
13:20et aujourd'hui, le marché se met à penser qu'il y aura trois hausses de taux.
13:23Donc, on passe de moins 1 à moins 2 à plus 3.
13:25C'est assez violent, quand même.
13:26Ah oui, alors, le marché, il bouge beaucoup.
13:29Les anticipations de marché, on parlait de...
13:31Il y a eu un moment, effectivement, il y avait eu un peu moins d'une baisse des taux qui
13:36était pricée,
13:37mais là, il y a un changement, quand même.
13:39Il y a un choc pétrolier.
13:42L'idée, c'est qu'aujourd'hui, on est proche de ce qu'on appelle le taux neutre,
13:45une politique monétaire qui est neutre, en tout cas avant le choc.
13:49Et les estimations, il y a un peu d'incertitude.
13:52Ce que c'est qu'une neutralité de la politique monétaire,
13:56mais on peut estimer que tant qu'on est en dessous de 2,5 taux d'intérêt,
14:01la politique monétaire n'est pas très restrictive.
14:04Et puis, là, avec l'inflation, les taux d'intérêt réels qui va venir,
14:10les taux d'intérêt réels, vont baisser.
14:13Donc, il y a matière à la BCE de remonter les taux au moins de 50 points de base.
14:23Et la raison pour ça, encore une fois, c'est ce que je dis,
14:26c'est que le choc, il est beaucoup plus inflationniste que stagrationniste.
14:29Et donc, si on veut contrôler les effets de second tour potentiels,
14:34il faut remonter les taux.
14:37Merci beaucoup, Michel Martin.
14:38Nous, on est chez le scénario.
14:40Chef économiste, Europe 2, Société Générale, CIB,
14:43pour décrypter à chaud les derniers indicateurs aux États-Unis
14:46et vos scénarios en ce qui concerne la BCE et la zone euro.
14:499h14, tout de suite, on va rejoindre Jean-Louis Tussac.
14:53Jean-Louis Tussac, trader pour compte propre chez Perceval,
14:55finance conseil.
14:56Et donc, après avoir gagné 2%,
14:57le CAC 40 perd 1,2% à 7881 points.
15:01Le CAC 40, qui fait mieux que l'Eurostock 50,
15:03qui perd 1,8%,
15:05avec notamment Total Energy,
15:07qui gagne 1,6% à 78,85 euros.
15:10Bon, c'est compliqué, là, Jean-Louis,
15:12dans le sens où les marchés continuent de se faire baloter
15:15au rythme des déclarations de Donald Trump
15:17et des espoirs de paix.
15:18Hier, les marchés s'étaient envolés,
15:20notamment à l'ouverture.
15:21C'était les 8000 points.
15:22Et puis là, on se retrouve, allez, 120 points en dessous.
15:28Oui, tout à fait.
15:29Vous parliez de Total Energy.
15:30Hier, elle baissait.
15:31Aujourd'hui, elle remonte.
15:33Bon, il n'y a pas de mouvement de panique.
15:35C'est toujours un peu la même chose.
15:37Les investisseurs ont un peu trop anticipé
15:41la fin du conflit.
15:43Ils ont payé dans la nuit de mardi à mercredi
15:47et puis jusqu'à hier soir,
15:48ils ont payé comme des malades.
15:49On est monté de 4,7%.
15:51Et puis là, on a reperdu 2%.
15:54Bon, c'est comme ça.
15:55Il faut faire avec.
15:56Trump a un discours, on va dire, fluctuant.
15:59Et nous, nous héritons de marchés instables.
16:02C'est tout à fait logique.
16:05Le trading, dans ce genre de situation,
16:07comment on aborde les marchés,
16:09je pense que c'est hyper technique.
16:10Soit on ne fait pas grand-chose, on ne fait rien même.
16:12Et on attend.
16:13Et c'est trop tôt.
16:14Il est trop tôt encore pour acheter les valeurs,
16:16pour passer à la phase vraiment d'investissement.
16:19Il y a beaucoup de valeurs qui nous tendent des bras,
16:21probablement, qui ont des cours,
16:23qui sont revenus à des niveaux qu'on n'espérait pas.
16:26Il y a encore peu de temps.
16:28Mais il n'y a pas le signal.
16:30Et surtout, on ne sait pas où on va.
16:33En effet, on manque de visibilité.
16:35Est-ce que les choses vont dégénérer ?
16:37Est-ce que l'économie va en pâtir d'une manière violente ?
16:39Les avis sont divergents.
16:41Il y a des économistes qui pensent qu'on va vers une catastrophe,
16:44et d'autres qui pensent qu'on va arriver à absorber le choc.
16:49Bon, c'est comme en bourse.
16:51On n'est pas devins,
16:52et on ne sait pas ce qui se passera demain.
16:55On se fait des idées.
16:56Mais là, dans ce genre de situation,
16:59on doit avoir vraiment un trading,
17:02une approche hyper technique,
17:03avec de l'arbitrage,
17:06un travail sur les options.
17:08Vous avez des volatilités implicites
17:09qui sont très élevées.
17:11Donc, il faut penser à vendre les options.
17:14Alors ensuite, quel est le risque ?
17:15On va le couvrir avec une option plus éloignée.
17:18Donc, on fait ce qu'on appelle des call spreads
17:20ou des put spreads,
17:21et des put spreads même.
17:22Et voilà, on va travailler comme ça,
17:25dans plusieurs dimensions.
17:26Si vous voulez, la dimension prix,
17:27elle va diminuer en importance,
17:30parce qu'on ne maîtrise pas trop
17:33les fluctuations comme ça,
17:34d'une minute à l'autre,
17:35ou d'une heure à l'autre.
17:36Et on va travailler dans une dimension
17:40sur la volatilité implicite des marchés,
17:42c'est-à-dire sur ce qu'on attend
17:44de la suite des événements,
17:45et sur le temps qui passe.
17:47C'est-à-dire qu'en fait,
17:49une volatilité implicite
17:50appliquée à un temps assez important
17:52fait que l'option coûte très très cher
17:55par rapport à une situation normale.
17:57On en est là.
17:58Et globalement,
17:59on est toujours dans l'idée
18:00de chercher des points de vente.
18:01C'est-à-dire qu'on cherche
18:02à construire quand même
18:04des positions vendeuses.
18:05Alors moi, souvent,
18:06je le fais en décalé.
18:07C'est-à-dire que sur un point haut,
18:08je vende des calls,
18:09et sur un point bas,
18:09je vende des put.
18:10Imaginons qu'on simplifie à l'extrême.
18:12Et puis après,
18:13on a la chance en ce moment
18:14d'avoir des sinusoïdes,
18:17en fait,
18:17des grandes sinusoïdes,
18:18des marchés qui montent,
18:19qui rebaisent,
18:20qui montent,
18:20qui baissent,
18:20dans la même journée,
18:21parfois,
18:22avec 1,5, 2% d'écart.
18:24C'est quand même assez incroyable.
18:26Donc,
18:27c'est comme ça
18:28qu'on va aborder les choses,
18:29hyper,
18:31avec des moyens hyper techniques.
18:33Et tant qu'on ne franchit pas
18:35les 8 110,
18:36sur le CAC 40,
18:37prenons cet exemple,
18:38eh bien,
18:39je vais continuer
18:40à rechercher
18:42des points de vente.
18:43Hier,
18:44franchement,
18:44quand je vends hier,
18:47j'imagine tout,
18:48bien sûr,
18:49mais je n'imagine pas
18:50ou je ne devine pas
18:52qu'on sera
18:53à 7 850 ce matin
18:55avec un trou d'air
18:57même à l'ouverture
18:57qui n'a pas été aussi important
18:59qu'on pouvait le craindre.
19:01Les marchés sont quand même
19:02résilients.
19:04Les investisseurs
19:05sont toujours prêts
19:06à y croire.
19:07C'est ça qu'il faut retenir.
19:08Donc,
19:08bon,
19:09là,
19:09pour l'instant,
19:10je ne fais pas grand-chose.
19:11Je commençais à vendre,
19:12si vous voulez,
19:12vers 7 887.
19:14Je crois,
19:14ce matin,
19:15j'ai proposé,
19:15mais je me retiens,
19:17je me retiens,
19:17j'attends,
19:18parce que je sais
19:18qu'on peut facilement monter
19:20à 8 000,
19:21ça ne me paraît pas possible,
19:22mais dans les heures qui viennent,
19:23mais vous savez,
19:24on y était hier,
19:24on peut y retourner.
19:25Donc,
19:26on va voir,
19:27on va guetter des 6 euros.
19:29Oui,
19:29il faut garder les grandes lignes.
19:30à 42 euros
19:31après un programme
19:32de rachat d'action ce matin.
19:34On voit également
19:35de l'actualité
19:36du côté des États-Unis
19:37sur les premiers résultats trimestriels.
19:39Comment vous vous positionnez
19:40sur les valeurs,
19:41si on sort de la partie indice ?
19:45Justement,
19:46je ne me positionne pas trop.
19:47Je vais plutôt lister
19:49des valeurs
19:49qui vont m'intéresser.
19:50Par exemple,
19:51je vais prendre
19:53des valeurs
19:54qui ont été massacrées
19:55comme Vusion,
19:56comme Essilor.
19:58Alors,
19:58Vision avant,
19:58mais Essilor,
19:59elle n'arrête pas de baisser.
20:01Je me dis qu'à un moment donné,
20:02elle va s'arrêter,
20:03mais elle n'envoie pas de message.
20:04J'avais une discussion
20:05à ce sujet
20:06il y a quelques jours.
20:07J'ai dit non,
20:08non,
20:08il n'y a toujours pas de signal.
20:09Alors,
20:09peut-être que c'est le bon prix,
20:10mais il n'y a pas de timing.
20:11Donc,
20:12je vais m'abstenir.
20:13Et donc,
20:14pour l'instant,
20:14moi,
20:14je n'ai pas acheté de valeur.
20:16Je repère des choses.
20:20en clôture.
20:21Donc ça,
20:21c'est des choses
20:21qu'on va noter.
20:22On se dit,
20:22tiens,
20:23il y a eu des touches.
20:24On va la surveiller.
20:25Ce matin,
20:25elle a à moins 4 déjà.
20:27Elle a rebaissé.
20:29Donc,
20:29on prend des notes là-dessus.
20:31On se dit,
20:32est-ce que ce sont des valeurs
20:33qui vont repartir
20:34quand l'ambiance s'améliorera ?
20:37Alors,
20:37avant Atos,
20:38il y a d'autres valeurs
20:38probablement qui vont donner
20:40des signaux plus forts
20:42comme les grosses valeurs
20:43comme Stedler,
20:44etc.
20:45Vous avez parlé
20:46en préouverture
20:48de votre émission
20:48de LNA Santé.
20:49C'est une valeur
20:50que j'aime beaucoup
20:50et qui a donné
20:51des signaux techniques
20:53d'achat
20:54il y a déjà
20:55quelques semaines
20:56et elle est
20:57dans une tendance haussière.
20:59C'est rare.
21:00Il n'y a pas énormément
21:00de valeurs comme ça.
21:02Il y en a,
21:02bien évidemment,
21:03mais elle est déconnectée
21:05évidemment
21:06des problèmes
21:08dans le détroit d'Hormuz.
21:09C'est sûr.
21:12Donc,
21:13on voit
21:14des investissements
21:16possibles
21:16sur ce genre de dossiers.
21:17Ce sont des valeurs
21:18vraiment des recoveries,
21:19des valeurs qui peuvent
21:20vraiment avoir
21:21de belles...
21:23On le saura plus tout à l'heure,
21:24mais de belles perspectives.
21:26Il y en a,
21:27il y en a,
21:27mais ce n'est pas évident
21:28de faire son choix
21:29et il faut surtout
21:30ne pas se précipiter.
21:32Vous savez,
21:32souvent les gens
21:33ont tendance à se dire
21:33« Oh là là,
21:34il doit y avoir des affaires,
21:35il ne faut pas
21:35que je les rate.
21:36Donc,
21:36je vais y aller.
21:36Ben oui,
21:37mais si on fait un point
21:3815 jours plus tard,
21:39on se dit,
21:40le signal d'achat
21:41qui se déclenche aujourd'hui,
21:42il se déclenche
21:42en dessous du niveau
21:43sur lequel j'aurais anticipé
21:45il y a 15 jours.
21:46Donc,
21:47encore une fois,
21:48ne pas se précipiter,
21:49prendre des notes
21:50sur le comportement
21:51des valeurs.
21:52C'est ce que je fais
21:52pour être prêt
21:53au moment
21:54où les choses
21:54s'amélioreront.
21:55Merci beaucoup,
21:56Jean-Louis Cussac,
21:57trader pour compte propre
21:57chez Perceval Finance Conseil.
21:59En effet,
21:59Damien Billard,
22:00le directeur général délégué
22:02de LNA Santé,
22:03sera avec nous
22:04dans 10 minutes
22:05pour revenir
22:05sur les résultats annuels
22:07qui ont été publiés
22:08la semaine dernière.
22:099h21,
22:10on va continuer
22:10à parler de valeurs
22:11tout de suite
22:11avec Alexandre Marquis.
22:14Alexandre Marquis,
22:15gérant de portefeuille senior
22:16chez Kepler Unigestion.
22:18Bonjour Alexandre.
22:19Bonjour Thierry.
22:19Merci d'être en plateau
22:20ce matin
22:21afin de nous partager
22:22trois convictions.
22:23Novartis,
22:23Iberdrola
22:24et HSBC
22:26avec donc
22:27Iberdrola
22:27et Novartis
22:28qui ont un profil
22:29défensif.
22:30C'est vrai,
22:30on en parlait
22:30il y a un instant
22:31avec Jean-Louis Cussac,
22:32toujours beaucoup de flou,
22:33beaucoup de volatilité,
22:34des indices qui se font baloter.
22:35C'est vrai que le secteur
22:36de la santé
22:37à première vue
22:37est assez épargné
22:39par ce qui se passe
22:39au Moyen-Orient.
22:41Oui,
22:41on a choisi des valeurs
22:42qui essayent de représenter
22:43ce qu'on essaie
22:43de construire
22:44dans nos portefeuilles,
22:45c'est-à-dire
22:45des titres
22:46avec beaucoup de visibilité.
22:49Novartis,
22:49Iberdrola
22:49font partie de secteurs
22:54moins sensibles
22:55au choc de marché.
22:56Évidemment,
22:57en ce moment,
22:58M. Trump
22:58nous apporte
22:59beaucoup de new flow
23:00qui peut créer
23:01ce genre de tension.
23:03Si je regarde Novartis,
23:05effectivement,
23:05on a une entreprise
23:06qui est très mature,
23:07qui fait partie
23:08d'un marché suisse
23:09mais qui est très international,
23:11qui a un portefeuille
23:12de brevets
23:13de médicaments
23:14qui est solide,
23:15diversifié
23:16sur des domaines
23:18de niche,
23:18la cancérologie,
23:19l'immunologie.
23:21On a une belle visibilité
23:22sur,
23:23évidemment,
23:24les dates de péremption
23:25de ces brevets
23:26qui, généralement,
23:27peuvent créer
23:27un petit peu de volatilité
23:28quand il n'y a pas
23:28de renouvellement
23:29sur ces marques-là.
23:30Mais ce n'est pas
23:31le problème de Novartis.
23:33Ils ont annoncé
23:34une croissance
23:35du chiffre d'affaires
23:36assez élevé
23:37de l'ordre de 8%
23:38et une perspective
23:39à horizon 2030
23:40de 5-6% annualisée.
23:42Donc,
23:42beaucoup de visibilité
23:43sur la partie fondamentale
23:45déconnectée de la crise.
23:46D'autant plus
23:46que le secteur
23:47de la santé
23:47a été boudé.
23:48En tout cas,
23:49l'an dernier,
23:50le rôle défensif
23:51qui était espéré
23:53a été assez déceptif
23:55dans le sens
23:55où le secteur
23:56de la santé
23:56a été balotté
23:57avec les droits
23:58de douane.
23:58Ça a été une forte
23:59incertitude
24:00sur une bonne partie
24:01de l'année.
24:01Voilà,
24:02les droits de douane,
24:02effectivement,
24:03et au-delà de ça,
24:04un petit peu
24:04le pricing des médicaments.
24:06On sait que
24:06M. Trump a ciblé
24:07les pharmaceutiques
24:09comme étant,
24:10on va dire,
24:11prenant un parti pris
24:12en faisant payer
24:13très cher
24:14les patients américains
24:15et beaucoup moins cher
24:16les patients européens,
24:17par exemple.
24:17il y a eu
24:18une tentative
24:19de rééquilibrage forcé.
24:20Il y a eu un accord
24:21notamment pour Novartis
24:22avec la Suisse
24:23sur les exports
24:24en fin d'année
24:24qui a un petit peu
24:25soulagé les marchés.
24:26Il y a eu un deuxième effet
24:27sur le secteur de la santé,
24:28évidemment,
24:28avec ces entreprises
24:30qui sont exposées
24:32aux médicaments
24:33de perte de poids,
24:35notamment Novo Nordisk,
24:37qui est un poids lourd
24:38du secteur,
24:38qui a beaucoup souffert
24:39des différents allées
24:42venus sur l'optimisme,
24:43le pessimisme,
24:44le succès,
24:44la capacité des marges.
24:46Novartis n'est pas
24:47dans ce jeu-là
24:48et c'est pour ça
24:48qu'on l'apprécie
24:49parce que c'est
24:51un îlot de stabilité
24:52dans un secteur
24:53qui est stable
24:54mais avec certains éléments
24:55qui sont plus disparates.
24:56Ce titre qui est proche
24:57d'un record historique,
24:58c'est vrai que juste avant
24:59la guerre en Iran,
24:59il y était
25:00et il reprend du terrain
25:02depuis quelques jours,
25:03plus 13% depuis le début
25:04de l'année,
25:04à 123 francs-suisses.
25:06Iberdrola,
25:07là on part du côté
25:08de l'Espagne,
25:09dans le secteur
25:10de l'énergie,
25:11là aussi ça se passe
25:11très bien pour Iberdrola
25:13en bourse,
25:14forte visibilité
25:15et puis aujourd'hui,
25:16c'est vrai que les énergies
25:17vertes,
25:18on le vend en poupe.
25:19Voilà, Iberdrola
25:20l'année dernière
25:20a beaucoup bénéficié
25:21simplement de l'effet Espagne.
25:24L'Espagne,
25:24bonne élève
25:25de la classe européenne
25:26en termes de chiffres
25:27de croissance
25:29et puis là,
25:30dans le cadre
25:30de la crise iranienne,
25:31on assiste vraiment
25:32à une dichotomie
25:33entre les producteurs
25:35d'énergie
25:36qui sont sensibles
25:37au prix des matières fossiles
25:39et évidemment,
25:41la forte hausse
25:42du prix du pétrole,
25:43du gaz
25:43a touché certains acteurs.
25:45Iberdrola
25:46a plus de 70%
25:47de son mix
25:48qui vient
25:48des renouvelables
25:49donc ça apporte
25:51évidemment
25:51une très grande visibilité,
25:54une très grande déconnexion
25:55de l'imprévisibilité
25:58du président Trump.
25:59Les rendements obligataires
26:00progressent,
26:01c'est quand même
26:01un élément à avoir en tête
26:02pour les énergies vertes.
26:04On se souvient
26:04qu'en 2022,
26:05c'est ce qui a provoqué
26:05un retournement
26:06sur ces business.
26:07C'est quelque chose
26:08qu'on doit surveiller.
26:10Alors après,
26:11ce sont des marchés
26:12qui sont régulés
26:13où le régulateur
26:14a la capacité
26:15de contrôler
26:16plus ou moins
26:16les marges
26:17par rapport aussi
26:18au coût de financement
26:19de ces entreprises.
26:21Donc au final,
26:23il peut avoir
26:24des inquiétudes
26:25légères à court terme
26:27mais aujourd'hui,
26:28ce n'est pas ce qui domine,
26:29c'est vraiment plutôt
26:30le prix d'énergie
26:31qui va piloter
26:32les utilities
26:33plutôt que
26:34les taux de refinancement.
26:3520 euros
26:35pour ce titre
26:37Iberdrola
26:37plus 7,8%
26:38depuis le début de l'année.
26:40Un titre qui est là aussi
26:41proche de son record historique.
26:42Et puis,
26:42un dernier mot
26:43de HSBC.
26:44C'est la première banque d'Europe,
26:46il ne faut pas l'oublier.
26:47Alors,
26:47elle n'est pas dans la zone euro,
26:48c'est coté à Londres.
26:49Mais c'est aujourd'hui
26:50une banque
26:50qui a une taille majeure,
26:51notamment du côté de l'Asie.
26:53Voilà,
26:53c'est HSBC,
26:55le HS,
26:55c'est-à-dire
26:56Rangseng Bank
26:57historiquement.
26:58Donc,
26:58il y a une très forte
26:59composante asiatique,
27:01ce qui permet aussi
27:02de se déconnecter
27:03un petit peu
27:04des menaces
27:04que pourraient faire peser
27:07les problématiques
27:08sur l'étroit d'Ormous
27:08sur l'économie européenne.
27:09Ça ne veut pas dire
27:10que l'Asie ne sera pas touchée.
27:11Mais plus de diversification,
27:13c'est toujours
27:14à stabiliser le profil.
27:15C'est un titre
27:16qui, évidemment,
27:17est moins défensif
27:18que les deux premiers
27:18que j'ai cités.
27:19Mais il faut aussi
27:20pouvoir envisager
27:21la sortie de crise
27:22sur le dossier iranien.
27:24Et typiquement,
27:25les financières,
27:26les bancaires
27:26ont cette capacité
27:27pour un portefeuille
27:29à capturer
27:30une bonne partie
27:31des rebonds
27:32d'optimisme
27:33qu'ils pourraient avoir.
27:34HSBC a cette qualité,
27:36encore une fois,
27:37de pouvoir offrir
27:38cette capacité de rebond
27:39tout en étant
27:40globalement,
27:41je ne vais pas dire
27:42immunisé,
27:42mais moins sensible
27:43que certains autres acteurs
27:44qui sont très exposés
27:45à la banque d'investissement,
27:47notamment en Europe
27:48ou à des marchés
27:49obligataires domestiques
27:51comme la France
27:52qui pourraient être
27:53un peu plus chahutés.
27:54Le titre gagne 40%
27:56depuis un an.
27:57C'est vrai que l'an dernier,
27:57le secteur bancaire,
27:58c'était l'un des secteurs
27:59phares en Europe.
28:01Toutes ces bonnes nouvelles,
28:01elles ne sont pas déjà
28:02dans les cours,
28:03cette visibilité,
28:05le rendement,
28:06la croissance,
28:07le fait que les taux
28:08des banques centrales
28:09soient aujourd'hui
28:11plus propices aux banques,
28:12ce n'est pas déjà
28:12dans les cours tout cela ?
28:14C'est partiellement
28:14dans les cours.
28:15Si on regarde les ratios
28:15de valorisation
28:16du secteur bancaire,
28:17évidemment,
28:18il y a eu une revalorisation.
28:20Le ratio price to book
28:21qu'on regarde traditionnellement
28:22pour les banques,
28:22c'est grandement revalorisé.
28:24On n'est clairement pas
28:25sur les plus hauts historiques
28:26pour le secteur bancaire.
28:29On a des métriques
28:30où on a été bien plus élevées,
28:31notamment avant la crise de 2008,
28:32où on était quasiment
28:3350%, 100% plus cher.
28:36Aujourd'hui,
28:36on a encore
28:37une visite raisonnable
28:39sur la pente
28:39de la courbe des taux,
28:41qui est vraiment
28:41un moteur très important
28:42pour le secteur bancaire,
28:44avec des taux longs
28:45qui sont significativement
28:46plus margés
28:47que les taux courts.
28:49Donc, pour l'instant,
28:50à horizon 6,
28:5112,
28:5118 mois,
28:52on comprend
28:53quels sont les moteurs
28:54qui vont faire
28:54que les bancaires
28:55et notamment HSBC
28:56vont pouvoir continuer
28:57à créer de la croissance
28:59et le redistribuer
29:01aux actionnaires.
29:03HSBC,
29:03mais aussi les autres titres
29:04que j'ai cités,
29:05ont à la fois
29:06un programme
29:06de rachat d'actions
29:07en plus d'un dividende
29:08qui est attractif.
29:10Donc, encore une fois,
29:10c'est la visibilité
29:11sur le business
29:12et la visibilité
29:12sur la rentabilité
29:13pour les investisseurs
29:14qui est très importante,
29:16avec des programmes
29:17de rachat d'actions
29:18de taille significative
29:19qui ont été annoncés.
29:20Merci beaucoup,
29:21Alexandre Marquis,
29:21de nous avoir accompagnés
29:22ce matin,
29:23gérant de portefeuille
29:23chez Kepler Unigestion
29:25et donc trois convictions
29:26ce matin,
29:27Novartis,
29:28Iberdrola
29:29et enfin HSBC.
29:30Très courte pause,
29:31on se retrouve dans un instant,
29:32il sera 9h30.
29:33Nous serons avec
29:34Damien Billard,
29:35le directeur général délégué
29:37de LNA Santé
29:38pour revenir sur les résultats
29:39qui ont été publiés
29:40la semaine dernière
29:40et puis dans une dizaine
29:41de minutes.
29:42Eric Melleur
29:43pour Muzini-Kenko
29:43et Alexandre Baradej
29:45nous rejoindront.
29:46Nous recueillerons bien sûr
29:47leur réaction à chaud
29:48face à cette volatilité
29:49toujours très forte
29:50que ce soit du pétrole
29:51avec un baril à 107 dollars.
29:52Des marches d'action
29:53en baissent ce matin,
29:54des rendements obligataires
29:55qui remontent
29:56avec Donald Trump
29:57qui a remis de l'huile
29:58sur le feu cette nuit
29:59en ce qui concerne l'Iran
30:00estimant que la guerre
30:01était loin d'être terminée,
30:02que ça allait encore durer
30:03deux à trois semaines
30:03et surtout Donald Trump
30:05qui invite les pays
30:06à se débrouiller
30:07et qu'il ne fallait pas
30:08compter uniquement
30:08sur les Etats-Unis
30:09pour ouvrir le détroit d'Hormuz.
30:11Bref,
30:11la visibilité est toujours
30:12très faible à court terme
30:13et les indices,
30:14les investisseurs
30:15restent dans le flou.
30:16A tout de suite.
30:28Deuxième partie
30:29de Good Morning Market
30:30dans un instant.
30:30Nous parlerons
30:31des résultats
30:32de Elena Santé.
30:33Un petit mot juste avant
30:34sur la séance en cours.
30:35Le CAC 40 cède 1,1%
30:36à 7892 points.
30:38Soit une belle surperformance
30:40par rapport à l'Eurostock 50
30:41qui perd 1,8%.
30:42Et pour cause,
30:43Total Energy
30:43gagne plus de 2% ce matin.
30:45au-delà des 79 euros
30:46proche de son record historique
30:48avec donc des cours du pétrole
30:49qui prennent plus de 6% ce matin
30:51que ce soit pour le Brent
30:52mais également le WTI.
30:53L'once d'or
30:54qui avait repris les couleurs
30:55ces derniers jours
30:56perd 3%
30:57à 4 648 dollars.
30:59L'euro perd du terrain
31:00face au dollar
31:01à 1,1530.
31:02Et puis sur le front des taux,
31:03vous avez les rendements
31:04obligataires
31:04qui reprennent du terrain
31:07plus 5 points de base
31:09pour le 10 ans français
31:09à 3,74
31:11quand le Bund
31:11essaye de se stabiliser
31:13à 3%.
31:16Damien Biard,
31:16bonjour.
31:17Merci de nous accompagner ce matin.
31:18Vous êtes le directeur général délégué
31:20de Elena Santé,
31:21un groupe qui a publié
31:22ses résultats
31:23la semaine dernière.
31:23Un chiffre d'affaires
31:24en croissance
31:25de plus de 10%,
31:26un EBITDA
31:26en hausse de plus de 5%
31:27à 162 millions d'euros.
31:30Alors,
31:30le groupe est historiquement
31:31implanté dans les EHPAD
31:33mais vous êtes diversifié également
31:34et c'est ce qui tire
31:35votre croissance
31:36grâce notamment
31:37à l'hospitalisation
31:38à domicile.
31:39Est-ce que vous pouvez nous rappeler
31:40un petit peu
31:41les différentes activités,
31:42les différentes branches
31:43de Elena Santé ?
31:44Alors,
31:44vous l'avez dit Etienne,
31:45nous sommes une entreprise globale
31:47de santé,
31:47une entreprise familiale
31:49à mission
31:49qui intervient sur différents
31:51segments de santé.
31:53Vous avez cité
31:55l'activité d'hospitalisation
31:56à domicile
31:57qui est aujourd'hui
31:57un segment très dynamique
31:58mais nous soignons
32:00et prenons soin
32:01de personnes fragilisées
32:02dans des activités
32:03très différentes
32:04donc des cliniques
32:05de réadaptation
32:06avant ou après une chirurgie
32:08dans des cliniques
32:09chirurgicales,
32:10dans des cliniques psychiatriques,
32:11dans des hôpitaux
32:12à domicile,
32:13vous l'avez dit,
32:13mais aussi dans des EHPAD
32:14donc des maisons de retraite
32:15très médicalisées.
32:16C'est de l'ambulatoire,
32:17ce n'est pas des patients
32:19qui restent plusieurs semaines
32:20par exemple,
32:21plusieurs jours ?
32:22Alors,
32:22ce sont des activités
32:23dans les murs
32:23donc des EHPAD
32:24ou des cliniques
32:24de réadaptation,
32:25vous pouvez y rester
32:26évidemment jour et nuit
32:27mais c'est aussi
32:28des soins ambulatoires
32:29notamment à domicile
32:30où là,
32:31nous allons faire
32:31des prises en soins
32:32très expertes médicalement
32:34sur tout type de pathologie.
32:36Avec aujourd'hui
32:36une activité
32:37qui est en forte croissance
32:38sur cette activité
32:39que vous dites
32:39Sanitaire France
32:40plus 12%
32:41quand l'activité EHPAD
32:43est en croissance
32:44de plus de 3%.
32:45Un taux d'occupation
32:46qui est au-delà
32:47des 90%,
32:48c'est mieux
32:49que certains concurrents.
32:51Néanmoins,
32:51vous avez quand même
32:52toujours du mal
32:53à retrouver
32:53les niveaux d'occupation
32:54d'il y a 5-6 ans.
32:55Comment aujourd'hui
32:55vous arrivez à reconquérir
32:58un petit peu
32:58l'opinion publique ?
33:00Après,
33:00on se souvient
33:01le bouquin
33:02de Victor Castané,
33:03alors ça ne concernait pas
33:04Elena Santé,
33:05ça concernait
33:05l'un de vos concurrents
33:06mais c'est vrai
33:07qu'on est dans un secteur
33:09qui est parfois critiqué,
33:10qui cherche un petit peu
33:11sa place
33:12dans l'opinion publique.
33:13Alors c'est un secteur
33:14oui qui a subi
33:16vous l'avez dit
33:16un certain nombre
33:17de foudre médiatique
33:18avec l'affaire Orpéa
33:20qu'un certain nombre
33:20d'auditeurs doivent avoir
33:21à l'esprit.
33:23Maintenant,
33:23les marchés de la santé
33:24sont des marchés
33:25extrêmement dynamiques.
33:27Nous avons la chance
33:28d'opérer
33:29sur des secteurs
33:30à très forte visibilité,
33:31peu d'acteurs économiques
33:33peuvent se satisfaire
33:35d'avoir des secteurs
33:35aussi résilients.
33:37Je vous donnerai
33:38juste quelques exemples
33:39de cette dynamique
33:40de marché.
33:42Regardez la croissance
33:43du nombre
33:44de personnes âgées
33:44dépendantes.
33:45En 2000,
33:46nous avions 2,2 millions
33:48de personnes âgées
33:49de plus de 80 ans
33:50en France.
33:51C'est 4,5 millions
33:52en 2025
33:53et nous aurons
33:548 millions de personnes
33:55de plus de 80 ans
33:56en 2050.
33:58sur ce segment
33:59du vieillissement
34:00de la population,
34:01vous voyez
34:01les métriques
34:02de croissance.
34:03Si on parle
34:04des maladies chroniques
34:05que nous soignons
34:06dans nos cliniques
34:06de réadaptation,
34:07on est aussi
34:08sur des croissances
34:08extrêmement importantes.
34:1015 millions
34:10de nos concitoyens
34:11sont aujourd'hui
34:12touchés
34:13par des maladies chroniques.
34:14Et si on parle
34:15de l'hospitalisation
34:16à domicile
34:17et du virage ambulatoire
34:18que vous soulignez
34:19tout à l'heure,
34:19c'est vrai qu'il faut
34:20l'avoir en esprit.
34:21Ce sont des activités
34:22qui croisent de 10% par an.
34:23On est passé
34:24de 1,5 millions
34:24de journées
34:25à domicile
34:25à plus de 8 millions
34:26en 2025
34:27avec une croissance
34:28pour l'année de la santé
34:29de 20% sur ce segment.
34:30Donc des marchés
34:31extrêmement porteurs
34:32qui justifient effectivement
34:34les résultats
34:34que vous évoquiez
34:35avec une croissance
34:36du chiffre d'affaires
34:36qu'on retrouve
34:37dans notre bottom line
34:38avec 10% de croissance
34:39du résident à net
34:40à plus de 24 millions d'euros.
34:41Avec un virage également
34:42qui a été pris
34:43sur la partie immobilière
34:44dans le sens
34:45où s'aider
34:48certains immeubles,
34:49certains biens immobiliers.
34:50Ça, ça participe
34:51notamment à votre désendettement
34:53qui est de l'ordre
34:54d'une fois les bid'as.
34:55Alors c'est très juste.
34:57Nous, on a fait un choix
34:57aussi très singulier
34:58par rapport à l'ensemble
34:59des acteurs du secteur
35:00puisque c'est peut-être ça
35:01que vous aviez à l'esprit.
35:02Nous n'avons jamais voulu
35:04détenir nos murs.
35:05En revanche,
35:05nous voulons maîtriser
35:06la conception,
35:07la construction
35:07et l'exploitation.
35:09Donc ça veut dire
35:09que nous réalisons
35:11nous-mêmes les constructions,
35:12nous portons
35:13ces encours immobiliers
35:14et ensuite nous les externalisons
35:15à des investisseurs.
35:16Et donc effectivement,
35:17nous avons eu
35:17une très belle dynamique
35:18en 2025
35:19avec une multiplication par 4
35:21du volume
35:21d'activité immobilière.
35:23Vous l'avez vu,
35:24le 10 ans français
35:24a vu son rendement progresser
35:26ces dernières semaines
35:27avec le conflit en Iran,
35:29la crainte d'un retour
35:30de l'inflation.
35:31Ça, ce n'est pas très bon
35:32l'inflation pour les EHPAD.
35:33On se souvient
35:34qu'en 2022,
35:35ça avait été difficile
35:36pour l'ensemble du secteur.
35:37Alors à ce stade,
35:38on n'est pas du tout
35:39sur les mêmes niveaux
35:39d'inflation,
35:40bien loin de là.
35:41Mais comment vous regardez
35:42un petit peu
35:42le coût des intrants,
35:44le coût des salaires
35:44dans un segment
35:46où les marges
35:47sont certes supérieures
35:49chez vous
35:49par rapport à d'autres concurrents,
35:50mais quand même
35:50assez comprimées ?
35:51Alors, on est très sereins
35:53sur la trajectoire
35:55de nos marges.
35:57Sur les entrants
35:57que vous évoquiez,
35:58la plupart sont couverts
36:00par des instruments
36:01de couverture.
36:03Sur l'énergie, notamment ?
36:04Notamment sur l'énergie.
36:05Donc, on est sécurisés
36:06jusque dans deux ans,
36:07trois ans.
36:08Donc, c'est pour nous
36:09très confortable.
36:11Et s'agissant des salaires,
36:12en fait,
36:12ils sont couverts
36:13par les indexations tarifaires.
36:15Donc ça, ça renvoie
36:16à la question
36:16de l'accompagnement
36:17par l'État,
36:17notamment sur les personnels
36:19soignants,
36:19des mesures sociales.
36:21Là, c'est une autre affaire.
36:24Mais en tout cas,
36:24aujourd'hui,
36:24notre trajectoire de croissance
36:25et de marge
36:26est parfaitement balisée.
36:28Des salariés
36:29qui sont actionnaires,
36:30alors pas tous,
36:31mais sur les plus
36:32de 8 000 salariés
36:32que compte Héléna Santé,
36:34aujourd'hui,
36:34plus de 2 000 salaires
36:36sont au capital.
36:37Tous ensemble,
36:38ils détiennent
36:3810 % du capital,
36:40ce qui est quand même
36:40pas mal,
36:41assez remarquable,
36:42notamment pour une
36:42small and mid cap
36:43qui est Héléna Santé.
36:45comment aujourd'hui
36:46vous pouvez continuer
36:47à faire progresser
36:48cet engagement,
36:50notamment des salariés
36:51au capital d'Héléna ?
36:52La meilleure réponse
36:53finalement à apporter,
36:55c'est celle
36:55tout simplement
36:56de capter la croissance
36:58que nous offre le marché.
36:59J'ai expliqué
37:01tous ces relais
37:02de croissance
37:03que nous offre aujourd'hui
37:04le vieillissement
37:04de la population,
37:05le virage domiciliaire
37:06ou le développement
37:08des maladies chroniques.
37:09Donc,
37:09on a une feuille de route
37:10devant nous
37:11à travers le projet stratégique
37:12Grandir Ensemble
37:13qui embarque
37:14nos collaborateurs,
37:15les 2000 collaborateurs
37:16associés au capital
37:18qui aujourd'hui
37:18participent à l'aventure
37:20entrepreneuriale
37:20et qui sont guidés
37:21par la croissance
37:22de nos marchés
37:22et la qualité de nos offres
37:23puisque c'est une chose
37:25d'être sur un marché porteur,
37:26c'en est une autre
37:27d'avoir développé
37:28des offres
37:28qui répondent parfaitement
37:29et qui peuvent capter
37:30demain cette croissance
37:32du marché.
37:33Alors, 2000,
37:33c'est bien,
37:34mais ça ne fait
37:34qu'un sur quatre.
37:35Comment vous pouvez
37:36aller chercher
37:36les salariés restants ?
37:38Essayer d'embarquer
37:39dans la croissance
37:39du groupe,
37:40c'est important
37:40l'actionnariat salarial ?
37:41C'est pour nous essentiel
37:43parce qu'aligner les intérêts
37:44évidemment
37:45entre l'intérêt stratégique
37:47et puis les acteurs
37:48du terrain,
37:49c'est pour nous essentiel.
37:50Qu'est-ce qu'on peut faire ?
37:52On a tout simplement
37:53un dispositif aussi
37:54d'épargne salariale
37:55qui permet aux collaborateurs
37:56de placer leur participation
37:58et leur intéressement
37:59dans un véhicule
38:01investi en titre
38:02et en la santé.
38:03Puis après,
38:04je dirais que c'est
38:05par tout simplement
38:06la culture
38:07de notre projet stratégique
38:08qu'on va embarquer
38:09nos équipes
38:09dans cet actionnariat.
38:11Ça peut être
38:11un moyen de rétention
38:12face à la pénurie
38:13de personnel ?
38:13Vous en êtes où
38:14d'ailleurs sur ce point ?
38:15Parce que c'est vrai
38:15qu'il y a quelques années,
38:16tout le secteur
38:18de la santé,
38:19des EHPAD aussi,
38:21souffrait de candidatures.
38:22C'était compliqué
38:23de garder le personnel
38:24mais aussi d'en trouver
38:25de nouveaux.
38:26Comment aujourd'hui
38:26la situation évolue ?
38:28Alors,
38:28ce sont des métiers
38:30pénuriques,
38:31vous avez raison
38:31de le souligner,
38:32qui sont souvent
38:33insuffisamment reconnus,
38:35que ce soit pour
38:36le contenu même
38:37des métiers
38:37ou pour l'accompagnement
38:39salarial.
38:40Donc,
38:41ils méritent en effet
38:42d'être mis en avant
38:43et en valeur.
38:44Ce sont des métiers
38:45de vocation
38:46et pour,
38:47je dirais,
38:48travailler l'attachement
38:49de nos équipes,
38:51les recruter
38:52et les fidéliser,
38:53il faut un projet stratégique
38:55qui fasse du sens,
38:56il faut incarner
38:57à travers des valeurs
38:58très simples
38:58le sens du service.
39:00Je crois que nos équipes
39:01le portent au quotidien
39:02et c'est très bien.
39:03Merci beaucoup,
39:04Damien Billard
39:05nous a accompagné
39:05ce matin,
39:06directeur général
39:07de Elena Santé
39:08pour revenir
39:08sur les résultats
39:09annuels
39:10qui ont donc été publiés
39:11la semaine dernière.
39:139h40,
39:13tout de suite,
39:14c'est l'heure
39:14du face-à-face.
39:16Deux acteurs de marché
39:18comme chaque jour
39:18à 9h40
39:19avec ce matin
39:20en plateau
39:21Alexandre Baradez,
39:22chef analyste d'IG.
39:23Bonjour Alexandre.
39:23Bonjour Tienne.
39:24Merci de nous accompagner
39:25ce matin en compagnie
39:26d'Éric Müller,
39:26responsable des stratégies
39:28obligataires corporate
39:29chez Musini Canco.
39:30Bonjour Eric.
39:31Bonjour Étienne.
39:31Bon, il faut être accroché
39:32en ce moment Alexandre
39:33sur les marchés.
39:34Hier, le CAC 40
39:34a pris 2%.
39:37Les rendements obligataires
39:38s'étaient bien détendus,
39:39le pétrole était sous les 100$
39:40et puis en fait là,
39:41partout où il y avait
39:42des moins hier,
39:42vous mettez des plus
39:43et où il y avait
39:43des moins hier,
39:44vous mettez des plus.
39:45C'est exactement ça,
39:45c'est une symétrie
39:46d'un jour à l'autre.
39:47On voit que tout passe
39:49encore une fois par l'énergie,
39:50c'est-à-dire qu'après
39:50le discours de Trump
39:51cette nuit,
39:52on a plus 8%
39:53sur le pétrole
39:54à peu près ce matin.
39:57On voit du coup
39:57que ça retend un petit peu
40:01l'autre dollar du coup
40:02se renforce encore
40:02un petit peu
40:03côté valeur refuge
40:04et puis les actions
40:05relâchent un petit peu
40:06leurs gains
40:07et sachant que ça intervient
40:08après un week-end
40:09qui va être un week-end
40:09un peu prolongé
40:10donc le marché
40:11semble avoir compris
40:12à moins qu'on ait
40:13effectivement un retournement
40:14de situation encore
40:15imprévisible aujourd'hui
40:16de la part de Trump
40:16mais on a quand même
40:17l'impression que là
40:18il a un peu plus
40:19refixé le cap,
40:20c'est-à-dire le sentiment
40:20que voilà il nous dit
40:21il est encore pour 2 à 3 semaines
40:23pression maximale sur l'Iran
40:24et pour cette fois-ci
40:26essayer de partir de la zone
40:27avec quelque chose
40:28qui peut ressembler
40:29à un accord,
40:29un deal, un cessez-le-feu,
40:30un changement
40:31qui peut être revendiqué
40:32comme une forme de victoire
40:33de point de vue politique
40:35toujours encore une fois
40:36en vue des mi-termes
40:36donc c'est une période
40:37qui ne va pas être très simple
40:39parce que l'énergie remonte
40:41quels seront les instruments
40:43que l'administration envoie
40:44différentes sources
40:45qui montrent que le trésor américain
40:46réfléchit à des mécanismes
40:47pour essayer de limiter
40:48l'impact des prix de l'énergie
40:50donc jusqu'où la tolérance
40:51de l'administration américaine
40:52va être si le pétrole remonte
40:53par exemple à 120, 130,
40:55même 150 dollars
40:55des scénarios
40:56qui semble-t-il
40:57ont été évoqués
40:57au niveau du trésor
40:58c'est un scénario
40:59qui a été évoqué
41:00donc on sent qu'on repart
41:01sur une phase un peu de tension
41:03encore une fois
41:03je dis ça
41:04en ayant cette impression-là
41:05il suffit qu'on ait un message
41:06de Trump cet après-midi
41:07et tout peut changer
41:08mais mon sentiment
41:09c'est qu'effectivement
41:10on repart sur une vague
41:10un peu plus volatile
41:12et qu'on va devoir naviguer avec
41:13pendant deux à trois semaines encore
41:15et c'est peut-être l'impression
41:16que le mouvement de correction
41:18qu'on avait sur les marchés américains
41:19les indices notamment
41:20on n'avait pas forcément
41:21eu cette phase de capitulation
41:23c'est-à-dire qu'on avait
41:23des gros indices
41:24comme le SP500
41:25qui se sont retournés
41:26très très progressivement
41:27sur les derniers mois
41:28ça a un peu accéléré
41:29sur la phase liée à l'Iran
41:30mais on n'a jamais eu ce sentiment
41:32que le marché
41:33avait capitulé à un moment donné
41:34c'est-à-dire ces phases
41:34vraiment très accélérantes
41:35de plusieurs pourcents à la baisse
41:36et peut-être que
41:38cette déclaration de Trump
41:40fixe la feuille de route
41:41et va peut-être
41:41je vais mettre entre guillemets
41:42permettre au marché
41:43de finir
41:44de maturer ce mouvement
41:45de correction et de capitulation
41:47et ensuite
41:48peut-être à partir du T2
41:50milieu du T2
41:51commence à repartir
41:51sur un rebond
41:52peut-être pas en V bottom
41:52mais quelque chose
41:53d'un peu plus stable
41:54avec des valorisations
41:55qui sont plus acceptées
41:56par ceux qui sont en attente
41:58d'opportunités
41:58pour acheter à des niveaux
41:59meilleurs
42:00Nous sommes le 2 avril
42:01il y a pile un an
42:02c'était les droits de douane
42:03c'était le fameux panneau
42:04avec tous ces taxes
42:06Bon, un an plus tard
42:08Donald Trump
42:08anime toujours les marchés
42:09alors bon
42:10la situation n'a rien à voir
42:11avec avril 2025
42:12à l'époque
42:12les indices avaient perdu
42:1320% en ligne droite
42:14là on est sur des baisses
42:15de peu ou prou
42:1610% sur les grands indices
42:18mondiaux
42:18comment vous
42:20chez Musini Kenko
42:21Eric Mueller
42:22vous arrivez à arbitrer
42:23dans ce flou permanent
42:24ça fait un mois
42:26que cette guerre a débuté
42:27et là cette nuit
42:28Donald Trump nous dit
42:29que ça peut encore durer
42:29deux à trois semaines
42:30donc on est
42:31allez un petit peu
42:32au-dessus du milieu
42:34Je ne suis pas tout à fait d'accord
42:36je ne crois pas que cette nuit
42:37on ait eu une grande clarification
42:40de ce qui va se passer
42:41dans les prochaines semaines
42:42malheureusement
42:44je pense que c'était une intervention
42:45qui était essentiellement domestique
42:47pour les électeurs américains
42:50mais sur le plan international
42:52on n'a pas plus d'informations
42:54ce matin qu'on en avait hier
42:56en revanche
42:57la menace d'escalade
42:58est un sujet
43:00alors comment on fait
43:00chez nous
43:02si on suit
43:03les tweets au jour le jour
43:05on est à peu près sûr
43:05de perdre
43:06on aura toujours
43:07un tweet de retard
43:08donc ce qu'il faut
43:09c'est regarder
43:10la vision à long terme
43:11et regarder les endroits
43:13où le marché
43:14a commencé à se disloquer
43:15et la partie
43:17qui s'est le plus disloquée
43:18c'est les parties courtes
43:19de courbe obligataire
43:20nous faisons l'obligataire
43:21et la partie courte
43:23a aujourd'hui réagi
43:24très fortement
43:25à ce que les banques centrales
43:26ont communiqué
43:27au milieu du mois de mars
43:28et là il y a une opportunité
43:30d'investissement
43:31parce que les rendements
43:32ont pris à peu près
43:3360-70 points de base
43:35de hausse
43:36donc ça c'est intéressant
43:37sur la partie longue
43:38ça reste très technique
43:40ça reste du trading
43:41donc c'est encore trop tôt
43:43pour aller prendre
43:44un peu plus de durations
43:46dans les portefeuilles
43:47parce que la partie longue
43:48pour rappel
43:49c'est une partie
43:49qui est surtout
43:51dédiée aux assureurs
43:52aujourd'hui
43:53c'est vrai que
43:54quand le 10 ans français
43:55progresse
43:57ils retrouvent
43:58les 3,7%
44:00ça les intéresse
44:01ça les intéresse
44:01parce qu'ils sont
44:02sur du temps long
44:03ils n'ont pas
44:03les mêmes restrictions
44:04par rapport
44:05aux asset management
44:06en ce qui concerne
44:07leur bilan
44:09néanmoins
44:09malgré ces niveaux-là
44:10il n'y a pas grand monde
44:11à court terme
44:12on en a vu hier
44:14on a vu hier
44:15je pense que là
44:15clairement
44:16les assureurs
44:17se réintéressent
44:18aux parties longues
44:19et très longues
44:19de courbe
44:20parce qu'ils ont
44:20un passif
44:21qui est de très longue
44:22duration
44:22donc ils ont besoin
44:23d'avoir un actif
44:24qui correspond à peu près
44:25à la nature
44:26de leur passif
44:27et on voit l'intérêt
44:28de la partie très longue
44:29de la courbe
44:29je parle là
44:30des obligations
44:31à 20 ans
44:31à 30 ans
44:32et qui n'ont pas
44:33décroché du tout
44:35donc ça
44:36c'est un flux
44:37qui est intéressant
44:38à suivre
44:39et qui est très visible
44:40à l'heure actuelle
44:41deuxième flux
44:42on l'a dit
44:42sur la partie courte
44:43parce que là
44:44il y a eu
44:44de nouveaux prix
44:45sur les taux courts
44:47et qui sont intéressants
44:48aujourd'hui
44:48le ventre mou
44:49c'est entre 5 et 10 ans
44:51où pour l'instant
44:52il n'y a pas beaucoup
44:52d'intérêt mais ce que l'on voit
44:54c'est des clients
44:55qui s'interrogent
44:56parce que leur portefeuille
44:58action a souffert
44:59ce qui n'était pas le cas
45:00en 2025
45:01il a baissé
45:02remonté
45:02il avait un portefeuille action
45:04qui était finalement
45:05assez performant
45:06en 2025
45:082026
45:08maintenant on est
45:09en territoire négatif
45:10et ça
45:11c'est un point important
45:12parce que du coup
45:13la politique d'investissement
45:14va être différente
45:15du coup
45:15le marché obligataire
45:16devient un peu plus intéressant
45:17en face d'une performance
45:19négative
45:19sur la partie action
45:20demain nous aurons
45:22les chiffres de l'emploi
45:23aux Etats-Unis
45:23comme vous l'avez souligné
45:24Alexandre
45:24il n'y aura pas de séance
45:25puisque les marchés
45:27seront fermés aux Etats-Unis
45:28mais aussi en Europe
45:29et ça n'empêche
45:30qu'il y aura quand même
45:30les données officielles
45:31de l'emploi aux Etats-Unis
45:33petit avant-goût hier
45:34avec les chiffres d'ADP
45:36et également
45:36avec l'enquête ISM
45:38qui montre que l'industrie
45:39aux Etats-Unis
45:40est toujours en croissance
45:41mais la partie emploi
45:42elle elle est ressortie
45:43sous les 50
45:44donc c'est vrai
45:45qu'on a une industrie
45:46au final qui aujourd'hui
45:47arrive à être en croissance
45:48avec moins de salariés
45:50c'est des gens artificiels
45:51est-ce que c'est des mesures
45:52de coupe de coût
45:53avec l'augmentation
45:54des prix des intrants
45:55c'est ce qui est notamment
45:56ressorti des ISM
45:57intéressant un petit peu
45:58de la voir ce qui se passe
45:59oui mais ça
45:59la construction de l'ISM
46:00donc on rappelle
46:01c'est au-dessus de 50
46:02phases d'expansion
46:03et au-dessus de 50
46:03potentiel contraction
46:04et c'est vrai que hier
46:05la partie nouvelle commande
46:06s'était un petit peu tassée
46:07par rapport au mois précédent
46:08donc on voit que la question
46:09et c'est ce qui ressort
46:10même au niveau des PMI
46:11quand vous regardez
46:11les commentaires de la CNP Global
46:12qui construit les PMI
46:14c'est ce qui ressort
46:15en mars
46:16on commence à avoir
46:16des impacts
46:17des retards aussi
46:18de partie logistique
46:19d'intégration de coûts
46:20qui sont pris en charge
46:22très rapidement
46:22donc on voit qu'effectivement
46:23la composante de prix payé
46:24repart un peu plus à la hausse
46:25la composante d'emploi
46:26est à peu près stable
46:27et la composante de nouvelles commandes
46:28se tassent un petit peu
46:29donc on voit un petit peu
46:30ces effets qui arrivent
46:33je dirais que ça reste quand même
46:34sur la partie service
46:35que le gros du job
46:37de la Fed
46:37doit encore se faire
46:38c'est toujours
46:39dans la construction de l'inflation
46:40la partie service
46:40qui est la plus importante
46:44je vais reprendre
46:44ce que vous disiez
46:45ce que c'est intéressant
46:45sur l'aspect un peu
46:46guidance des banques centrales
46:47dans cette phase là
46:48c'est vrai que côté
46:49banque centrale américaine
46:50on a des taux américains
46:52qui sont repartis
46:52le 10 ans
46:53il a repris 60 points de base
46:5450 points de base à peu près
46:55depuis les points bas
46:55de fin février début mars
46:58mais c'est vrai
46:58qu'on a l'impression
46:59que les taux américains
47:00ont été moins sensibles
47:00parce que la Fed
47:01a été beaucoup plus équilibrée
47:02dans ses déclarations
47:03Jérôme Powell et Le Borde
47:04on a vu dans le communiqué
47:05on fait comprendre
47:06que la rhétorique
47:08pouvait changer un peu
47:08du côté du risque
47:10de hausse potentiel
47:11côté BCE
47:12on a lâché les chevaux
47:13dès les premiers jours
47:14en parlant carrément de hausse
47:15possible à chaque réunion
47:16etc
47:16et ça effectivement
47:17ça a beaucoup influencé
47:18la partie obligataire
47:19mais aussi la partie actions
47:20je pense qu'une partie
47:21de la baisse des actions
47:22en Europe
47:22n'est pas venue que
47:24par rapport au choc en Iran
47:25il y a une partie aussi
47:26il y a la guidance de la BCE
47:27qui a un peu sidéré tout le monde
47:28parce que
47:28quand vous révisez la baisse
47:30de la provision de croissance
47:30à 0,9% pour la zone euro
47:32cette croissance allemande
47:34de commencer tout juste
47:35à se refaire un peu
47:35en fin d'année
47:36et que vous dites
47:37on peut augmenter les taux
47:38à chaque réunion
47:38le marché lui
47:39même après la petite détente
47:41qu'on a eu hier
47:41avant les propos de Trump
47:42cette nuit
47:43il y avait une détente
47:43sur le marché depuis 48 heures
47:44et on avait encore
47:45des prévisions
47:46au niveau des marchés
47:47swap et autres
47:48qui étaient 60 points de base
47:50quasiment
47:50donc le marché
47:51malgré la détente
47:51qu'on avait eue
47:52sur les dernières 48 heures
47:53considère que la BCE
47:54peut encore relever
47:552 à 3 fois ses taux
47:56ce qui en soit
47:57est une aberration complète
47:58vous faites face
47:59à un choc d'approvisionnement
47:59vous n'allez pas relever les taux
48:01pour contrer ce choc
48:02donc c'est ça
48:03qui me semble important
48:04et pour revenir à la question
48:05côté Etats-Unis
48:06je pense quand même
48:07que la thématique
48:08c'est mon sentiment
48:08que la thématique
48:09qu'on aura au deuxième semestre
48:11va être une thématique
48:12totalement inverse
48:13c'est-à-dire que là
48:13il y a tout l'aspect
48:14pétrole qui grimpe
48:15rhétorique des banques centrales
48:16qui change un petit peu
48:17mais ça peut faire penser
48:18à ce qu'on avait eu
48:19alors j'espère que
48:19la suite ne sera pas la même
48:21mais un peu
48:21à la crise des subprimes
48:22si on se souvient bien
48:23il y a eu une envolée
48:24des prix du pétrole
48:242007-2008
48:25et ensuite
48:26quand le ralentissement économique
48:27a commencé à apparaître
48:28le pétrole s'est complètement affaissé
48:29et les taux du coup
48:30sont partis à la baisse
48:31et je pense que dans une séquence
48:32beaucoup moins ample
48:33cette fois-ci
48:33mais qui peut ressembler à ça
48:35c'est-à-dire les taux qui montent
48:36le pétrole qui monte
48:37et à un moment donné
48:37le conflit en Iran
48:38qui se tasse
48:39les économies étant un peu impactées
48:41les banques centrales
48:41ensuite en second temps
48:42devront commencer à ajouter les taux
48:44et cette fois-ci
48:44plutôt à la baisse
48:45donc pour moi le scénario
48:45c'est plutôt effectivement
48:46plutôt une fête
48:47qui baisserait les taux au S2
48:48plutôt qu'un enchaînement
48:50d'oses de taux cette année
48:52Le marché n'anticipe plus
48:53de baisse de taux
48:55du côté de la fête
48:56pour cette année
48:57Eric Mueller
48:58d'après les derniers indicateurs
49:00comment aujourd'hui
49:01vous trouvez l'économie américaine
49:03quelles sont les grandes leçons
49:04que ce soit de l'ADP
49:05l'ISM
49:06des ventes au détail
49:07Il y a beaucoup de bruit
49:08en ce moment
49:09dans les statistiques américaines
49:10la première source de bruit
49:12c'était le shutdown
49:15du quatrième trimestre
49:16et la compensation du shutdown
49:17qu'on va avoir
49:18sur les chiffres du premier trimestre
49:20la deuxième zone de bruit
49:21c'est sur les marchés de l'emploi
49:22avec le temps
49:24le climat
49:25qui avait perturbé
49:26les datas de février
49:28et puis les grèves
49:29dans le secteur des services
49:31de la santé
49:32qui était le plus gros
49:33pourvoyeur d'emplois
49:34sur les six derniers mois
49:36donc il y a énormément
49:37de bruit
49:38dans les données actuelles
49:39et on aura ce même bruit
49:41dans les données
49:41qui vont être publiées demain
49:43qui sont attendues en hausse
49:44en particulier
49:45parce qu'il y a une récupération
49:46dans les services de santé
49:48mais au total
49:50on a cette économie
49:51qu'on peut dire
49:52low fire low higher
49:53donc on emploie peu
49:55mais on licencie peu
49:58sauf dans certains secteurs
49:59on a vu l'annonce d'oracle
50:01hier soir
50:03et là
50:04dans ce genre de climat
50:05c'est une économie
50:06qui est assez molle
50:07qui peut être assez molle
50:09et là
50:10je crois qu'effectivement
50:11il y a des séquences à voir
50:12la première séquence
50:13prix du pétrole monte
50:14le marché pour l'instant
50:15price
50:16une hausse du pétrole
50:17relativement court terme
50:18regardez l'échéance décembre
50:19sur le pétrole
50:20et l'échéance mai
50:22donc on a
50:23108 dollars d'un côté
50:2480 dollars
50:25pour décembre
50:272026
50:27donc pour l'instant
50:29le marché pense
50:30que c'est une crise courte
50:31si ça n'est pas court
50:33à ce moment là
50:34on va avoir un scénario macro
50:35qui va être très différent
50:36on va sortir
50:37de la gestion
50:38du choc inflationniste
50:39vers la gestion
50:40du choc macroéconomique
50:41et je rejoins
50:43en particulier
50:45votre analyse là
50:46néanmoins
50:47pour les banques centrales
50:48c'est différent
50:49elles ont été
50:50critiquées
50:50pour avoir réagi
50:51trop tard
50:52en 2022
50:53il faut qu'elles agissent
50:54maintenant
50:55il faut qu'elles aient
50:56la grosse voie
50:57qu'elles fassent
50:57la grosse voie
50:58et on le voit
50:58dans la communication
51:00de la BCE
51:01qui dans le fichier
51:02de prévision macroéconomique
51:04qu'elle a publié
51:05en mars
51:06durant le meeting
51:08elle prévoit
51:09elle-même
51:10deux hausses des taux
51:11donc elle embarque
51:12le marché
51:12elle provoque
51:13cette hausse des taux
51:15par cette prévision
51:17dans ces
51:18dans ces
51:19dans ces
51:20technical assumptions
51:20comme on dit
51:21donc c'est un exercice
51:22de communication
51:22en partie
51:23je pense qu'il y a
51:24une grande partie
51:25de communication
51:25qui consiste à dire
51:26monter les taux
51:28voyez
51:28et stabiliser
51:29les inflations
51:30à long terme
51:31parce que l'inflation
51:32à court terme
51:32bouge
51:33les anticipations
51:34bougent évidemment
51:34avec le pétrole
51:35mais ce qui est très important
51:36c'est de stabiliser
51:37les anticipations
51:38à long terme
51:39de stabiliser
51:40ces anticipations
51:41parce que
51:41ce qu'on ne veut pas
51:42c'est avoir
51:43une spirale prix-salaire
51:44qui reprenne
51:45comme on l'a vu
51:46en 2023-2024
51:47et ce qui a obligé
51:49cette tension
51:49sur les taux courts
51:50qui était très forte
51:51très rapide
51:52et très punitive
51:53mais cette communication
51:55elle a un prix
51:55à court terme
51:56Eric Mueller
51:57puisque la conséquence
51:58et on en parle
51:59depuis le début
51:59c'est la remontée
52:01des rendements
52:01sur le marché obligataire
52:02que ce soit
52:03sur la partie courte
52:03sur la partie longue
52:04et derrière
52:04il y a des entreprises
52:05qui se financent
52:06des ménages
52:06bref il y a quand même
52:07des impacts
52:08qui sont clairs
52:10sur les sociétés
52:11sur les états
52:11sur les ménages
52:12il n'y a pas de bon choix
52:15il y a le moins mauvais choix
52:17à faire
52:17et le moins mauvais choix
52:18à faire
52:19c'est d'éviter
52:20qu'on ait cette reprise
52:22prix-salaire
52:23et qui ferait
52:24que le problème inflationniste
52:26soit persistant
52:27et non pas transitoire
52:28et ça
52:29la communication
52:30est très importante
52:32sur ce plan là
52:34intéressant
52:34Alexandre Baradez
52:35par rapport à cette explication
52:37oui c'est vrai
52:37je pense qu'il y a vraiment
52:38un aspect de communication
52:40qui prédome
52:40je pense que la BCE
52:41n'a pas forcément envie
52:42d'aller jusqu'au stade
52:43de devoir relever
52:44de mettre son scénario
52:44à exécution
52:45effectivement
52:45l'aspect communication
52:46prédomine
52:48et je pense que ça
52:49j'espère que ça ne restera
52:50qu'au stade de communication
52:51parce que si on regarde
52:52l'origine de l'inflation
52:53sur le cycle précédent
52:54il y avait quand même
52:55des moteurs
52:56qui étaient surpuissants
52:57on se souvient par exemple
52:58que le pétrole par exemple
53:00entre le point bas d'avril
53:01juste au moment de la pandémie
53:02et puis le sommet
53:03qui avait touché en 2022
53:04post-invasion de l'Ukraine
53:05on a eu quasiment
53:06deux ans
53:07deux ans de hausse
53:08ininterrompue
53:08quelques corrections
53:09parfois un mois ou deux
53:10mais deux ans de hausse
53:11ininterrompue du pétrole
53:12vous aviez les embouteillages mondiaux
53:14qui faisaient que le prix
53:15du transport maritime
53:16selon les parcours
53:17c'était x5 x10
53:19en termes de coût
53:20il y avait aussi
53:21cette phénomène
53:22qu'on n'a pas récemment
53:23le phénomène de consommation
53:24revancharde
53:24toutes les populations
53:25qui avaient été confinées
53:26qui avaient été forcées
53:27d'épargner
53:27ensuite elles ont consommé
53:28massivement
53:29donc l'activité économique
53:31dans les services
53:31notamment a repris
53:32plein de balles derrière
53:34et les salaires ont augmenté
53:35le marché de l'emploi
53:36était tendu
53:36c'est-à-dire qu'il y avait
53:37plein d'éléments
53:37qui avaient vraiment
53:40on n'est pas en tout cas
53:42c'est même l'inverse
53:42les bilans de banque centrale
53:43depuis 2-3 ans
53:44ont diminué
53:46le marché de l'emploi
53:47s'est largement détendu
53:48notamment aux Etats-Unis
53:49au point même
53:49que la Fed a dû bouger
53:51un petit peu les taux à la baisse
53:52surtout sur les questions d'emploi
53:53donc pour moi effectivement
53:54il n'y a pas les mêmes moteurs
53:54qui sont allumés
53:55mais je partage votre avis
53:56sur le fait que je pense
53:57qu'il y a beaucoup de communication
53:58de rhétorique, de guidance
54:00qui j'espère
54:01ne sera pas concrétisée
54:02effectivement
54:03peut-être une hausse de taux
54:04de la BCE
54:04une hausse de taux
54:05ça peut être digéré
54:05si par contre
54:10qui a malgré tout
54:10plus fortement impacté
54:11que l'économie américaine
54:12sur les prix d'énergie
54:13ce serait un peu la double peine
54:14quand même dans ce contexte-là
54:16Les encours de cartes de crédit
54:18aux Etats-Unis
54:18ont franchi
54:19les 1400 milliards de dollars
54:20Eric Mueller
54:21ça montre bien que
54:22certes les ventes au détail
54:24sont en croissance
54:25mais derrière
54:26il y a une hausse de 30%
54:27des prix à la pompe
54:27qu'il y a de plus en plus
54:28de pay letters
54:29de paiement en 4 fois
54:31de cartes de crédit
54:32à 20% d'intérêt
54:32ça montre quand même
54:33que le ménage américain
54:35alors pas tous
54:36on connaît bien sûr
54:37l'économie en cas
54:37mais souffre aujourd'hui
54:39aux Etats-Unis
54:39Exactement
54:40et ce qu'on voit
54:41sur les prix de gasoline
54:43les prix de l'essence
54:44c'est que
54:45si les prix de l'essence
54:46montrent à 4 dollars
54:47le gallon
54:48pour les Etats-Unis
54:50on aura ponctionné
54:51en annualisé
54:52à peu près
54:53120 milliards
54:55125 milliards de dollars
54:58sur le portefeuille
55:00des ménages
55:00ça c'est à peu près
55:0150%
55:03de la baisse des taxes
55:04qui a été organisée
55:05dans le budget
55:072026
55:08par Trump
55:09l'année dernière
55:10donc
55:10c'est tout à fait
55:12significatif
55:13et cette dépense
55:14vers
55:15l'essence
55:16c'est de la dépense
55:17qui n'est pas
55:18consommée ailleurs
55:19sur des téléviseurs
55:21sur
55:22de la restauration
55:23sur des loisirs
55:25merci à tous les deux
55:26de nous accompagner
55:27ce matin
55:27Eric Moller
55:28responsable des stratégies
55:29obligataires corporelles
55:29chez Musique & Co
55:30et Alexandre Baradez
55:31chef analyste
55:32d'IG
55:339h56
55:34dans quelques minutes
55:35vous retrouverez
55:36Raphaël Legendre
55:37pour les experts
55:38quel est le programme
55:39dans un instant
55:40Raphaël
55:40oui bonjour à tous
55:42on va revenir
55:42sur les déclarations
55:43choc du directeur général
55:44de l'agence internationale
55:47pour l'énergie
55:48la pire crise
55:49qu'on aurait connue
55:50ces dernières décennies
55:52voilà ce que dit
55:53Fatih Birol
55:54on va voir si c'est le cas
55:55pour la France
55:56pour l'Europe
55:57on fera une seconde partie
55:59d'émission consacrée
56:00au bilan
56:00par ailleurs
56:01quel bilan
56:02après presque 10 ans
56:03de macronisme
56:04ce mois-ci
56:05on va fêter
56:05les 10 ans
56:06de la création
56:06d'En Marche
56:07et bientôt
56:08les 9 ans
56:08d'Emmanuel Macron
56:09à l'Elysée
56:10c'est le sondage
56:11exclusif
56:12Odoxa
56:12AJP Challenge
56:14BFM Business
56:15qui est très sévère
56:16avec le président
56:17sortant
56:18et puis les bilans aussi
56:19le bilan d'un an
56:20de guerre commerciale
56:23les tarifs douaniers
56:23le Liberation Day
56:24c'était
56:25il y a un vin tout pile
56:26quel bilan
56:27un an après
56:27on va voir ça
56:28avec les experts
56:28et oui c'était
56:29le 2 avril 2025
56:31un an après
56:32Donald Trump
56:32continue de faire
56:33la pluie
56:33et le beau temps
56:34sur le marché
56:349h57
56:35donc dans un instant
56:36vous retrouverez
56:37les experts
56:37avec Raphaël Legendre
56:3811h
56:39tout pour investir
56:40avec Guillaume Paul
56:41l'ouverture de Wall Street
56:42vous la suivez bien sûr
56:43comme tous les jours
56:43dans BFM Bourse
56:44à partir de 15h30
56:46à noter donc
56:47qu'aujourd'hui
56:47c'est la dernière séance
56:48de la semaine
56:49pas de cotation
56:49demain aux Etats-Unis
56:51mais aussi en Europe
56:51idem lundi
56:52week-end de 4 jours
56:53donc pour les boursiers
56:55très bonne journée
56:56et à mardi
56:57pour Good Morning Market
56:59Good Morning Market
57:01sur BFM Business
57:02BFM Business
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