- il y a 9 minutes
Ce mercredi 18 février, Patrice Gautry, chef économiste à l'Union Bancaire Privée, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Adam Kurpiel, responsable de la Recherche Taux chez Société Générale CIB, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, et Jean-Marc Daniel, professeur émérite d'économie à l'ESCP Business School, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06l'actualité des marchés financiers dans un instant good morning market et l'ouverture des
00:10marchés européens avec cette nouvelle importante de la matinée le financial tips qui nous annonce
00:15que christine lagarde n'irait pas au bout de son mandat mandat qui expire en fin 2027 pour
00:20rappel christine lagarde est présidente de la bce depuis 2019 information du ft ce matin le
00:26marché reste très calme n'y a pas de grande réaction sur le marché obligataire et sur le marché des
00:30devises toute la question maintenant c'est de voir si cette information va se confirmer la bce dit ce
00:36matin dans un communiqué que christine lagarde reste pleinement mobilisé et qu'elle n'a pas encore pris
00:40de décision donc c'est ouvert voilà les portes sont ouvertes ce n'est pas un démenti ferme christine
00:46lagarde et bien sûr tous les regards sont tournés sur l'après vous en avez parlé il ya un instant
00:50à
00:50christian parisot nous parlons nous en parlerons également bien sûr tout au long de l'émission
00:53vous avez quand même les chanceliers mertz qui est en place depuis un an qui essaye et bien de
00:58mettre l'allemagne au premier plan sur la scène internationale et depuis la création de la bce en
01:031998 aucun allemand n'a pris la tête de la banque centrale européenne donc tous les regards se tournent
01:08également vers le président de la bundesbank de la banque d'allemagne en quelque sorte avec notamment
01:14et bien son président qui pourrait succéder à christine lagarde en tout cas pour l'instant le
01:19marché reste très calme sur cette hypothèse le cac 40 qui ouvre à l'instant on regardera carrefour de
01:24très près oui carrefour qui perd 5% ce matin à l'ouverture le titre était déjà en très forte
01:28baisse
01:29en préouverture le groupe qui a publié hier soir ses résultats annuels des résultats annuels quasi
01:35stables nous en reparlerons en détail dans 20 minutes et qui surtout ce matin présente son plan
01:39stratégique carrefour 2030 qui vise notamment à accélérer sur trois marchés clés la france l'espagne
01:45le brésil vous avez quand même un virage très fort qui a été fait ces dernières années en retirant
01:49notamment les activités du côté taïwan en vendant les activités en italie et aussi en
01:54pologne d'ailleurs après la cession de carrefour pologne un dividende exceptionnel sera versé cette
01:58année mais visiblement il en faut plus pour convaincre les investisseurs 14 euros 79 pour ce
02:03titre carrefour qui a bien performé depuis le début du mois de février on en parle tous les jours sur
02:08ce
02:08plateau beaucoup d'inquiétudes sur l'intelligence artificielle le retour des valeurs défensives et
02:12carrefour est bien sûr au premier plan dans ce contexte preuve que le marché cherche encore et
02:16toujours des valeurs défensives thalès est la plus forte hausse ce matin à l'ouverture plus
02:192,4% à 255 euros car vous avez un acteur de la défense qui a publié ses résultats un
02:26acteur d'une taille
02:26bien plus modeste mais qui grossit exaille technologie c'est quasiment deux milliards de
02:29capitalisation boursière le titre gagne plus de 2% ce matin à l'ouverture car vous avez une
02:34croissance des ventes de plus de 25% au quatrième trimestre et un groupe qui se dit très confiant pour
02:39cette année dans le secteur des EHPAD vous avez EMEIS lexorpea qui gagne 4% ce matin à l'ouverture
02:45là aussi le groupe se dit très confiant pour cette année il revient de loin nous en parlerons
02:49notamment à 9h20 mais vous avez une rentabilité qui accélère rentabilité croissance de l'ébidda de
02:53plus de 10% l'an passé et c'est encore notamment le cas pour cette année à écouter la
02:59direction et
03:00puis enfin un dernier mot de vision groupe qui fera surveiller ce matin car vision groupe lex ses imagota qui
03:05fait avec les petites étiquettes fait partie du plan stratégique de carrefour 2030 le groupe qui dit
03:10annoncer ce matin un deal stratégique avec vision groupe on dit un mot des taux avec le taux à 10
03:17ans
03:17français qui a baissé et peut-être une perspective de baisse des taux du côté de la bce avec notamment
03:22la succession de christine lagarde ça sera vraiment un tournant majeur sur les anticipations de baisse de
03:27taux en tout cas si on regarde les anticipations juste avant l'article de ce ft en effet les anticipations
03:33de
03:33baisse de taux du côté de la bce sont de plus en plus fortes alors on n'est pas au
03:37delà des 50% c'est
03:39pas encore majoritaire mais on est proche des 30 40% pourquoi parce que vous avez une inflation qui
03:44commence à se tasser en zone euro une croissance qui reste toujours faible et puis mine de rien
03:492026 ça sera l'année de la baisse des taux pour l'ensemble des banquiers centraux quand vous regardez
03:53les perspectives du côté de la banque d'angleterre qui va probablement baisser ses taux au printemps car
03:58l'inflation se tasse au royaume uni quand vous regardez bien sûr la fed la succession de j'irai
04:03emploi kevin warch qui est attendu au tournant sur des baisses de taux et pourquoi pas la bce en tout
04:07cas aujourd'hui le sujet n'est pas tabou et vous avez des investisseurs qui reviennent massivement
04:11sur ce marché obligataire avec un 10 ans français qui est à 3,3% ce matin sur un plus
04:15bas du mois
04:16d'août quand le 10 ans américain était proche hier des 4% un niveau qui n'avait pas touché
04:20depuis le
04:20mois de décembre au menu de good morning market dans un instant justement nous allons revenir sur ces
04:24informations du fca donc christine lagarde qui pourrait potentiellement quitter son poste avant
04:28la fin de son mandat les hypothèses quelle est la suite réponse donc dans un instant le marché
04:34obligataire donc il continue de se tasser des investisseurs qui se délaisse un petit peu du
04:37marché actions on voit quand même que vous avez des performances du côté de wall street qui commence
04:41un petit peu à plafonner hier les trois indices américains ont clôturé stable et des investisseurs
04:46donc ils reviennent sur le marché obligataire élément de réponse dans un instant et puis à 9h20 avec
04:52alain du brûle nous ferons un focus sur les grandes publications du jour avec donc carrefour
04:56qui perd donc plus de 4% ce matin et mais ce qui gagne à l'inverse 4% quand
05:00exaille technologie
05:01dans le secteur de la défense est à nouveau saluée au delà des 118 euros bonne émission à demain
05:13c'est parti pour good morning market et l'europe qui continue de surperformer par rapport aux états
05:18unis avec notamment le cac 40 qui viennent 0,4% plus 0,5% pour l'euro stocks 50
05:23alors que hier soir
05:24du côté de wall street les trois indices américains ont clôturé quasiment stable les valeurs à suivre ce
05:30matin dans carrefour qui présente son plan stratégique moins 3% pour la valeur à 14 euros 89 à noter
05:35qu'alexandre
05:36bompard sera l'invité de edwige vrillon demain soir pour revenir sur les résultats annuels et surtout sur
05:41ce plan carrefour 2030 et mais il se plus 2,6% après ces résultats nous en parlerons dans quelques
05:46minutes idem pour exaille technologie quand vision groupe s'envole de plus de 13% le spécialiste des
05:52étiquettes électroniques profite notamment de ce contrat avec carrefour qui va accélérer sur la
06:00digitalisation et juste avant à 9h07 nous allons revenir donc sur cet article qui a été publié ce
06:05matin aux alentours de 6 heures c'est un peu la nouvelle du jour patrice gautry bonjour chef économiste de
06:09l'union bancaire privée article du ft qui évoque christine lagarde pourrait quitter la bceo plutôt prévu pour
06:15appel son mandat court jusqu'à fin 2027 mais donc d'après le financial times et bien elle pourrait quitter
06:22son
06:22poste dans les prochains mois comment vous percevez cette nouvelle est ce que c'était attendu est ce que vous
06:27êtes étonné quand vous voyez cela oui bonjour non ce n'est pas ça n'était pas attendu effectivement est
06:33ce que
06:34c'est une rumeur ou est ce que c'est une véritable information puisqu'on a vu aussi que le
06:38président de la banque de
06:39france démissionnait plus tôt que son mandat ce qui permettait effectivement dans un calcul un petit
06:44peu politico économique aux instances françaises au président macron effectivement d'intervenir dans
06:52le renouvellement du poste de gouverneur de la banque de france et aussi bien entendu d'intervenir
06:57du côté de la bceo au niveau de la bceo je pense que ça ne changera pas grand chose traditionnellement
07:01il ya quand même une alternance entre des français et les pays du nord de l'europe en termes de
07:06gouverneurs
07:07de premier gouverneur de la banque centrale européenne donc sur les rangs se situent d'autres
07:12gouverneurs qui sont déjà en place on parle de hernanda de co hernando de cos l'espagnol on
07:18parle de classe note donc des pays bas mais aussi il ya un agile et schnabel qui peuvent être
07:24effectivement des candidats puis après il y aurait toujours la possibilité d'aller chercher comme ça
07:29avait été fait avec madame lagarde d'ailleurs des candidats qui n'étaient pas au sein de la bceo au
07:34sein de strictement l'univers de politique monétaire après c'est un calcul je dirais plutôt politique que
07:40véritablement économique et dans l'environnement actuel même si l'on changeait rapidement de gouverneur
07:46à la tête de la bceo je ne pense pas que cela influence beaucoup le changement sur la politique monétaire
07:53puisque on l'a vu dernièrement la bceo était plutôt en pause et il faudrait une inflation vraiment beaucoup plus
08:00basse
08:00qu'elle ne l'est aujourd'hui alors elle est très basse en france mais elle est juste en dessous
08:04de 2% sur la zone euro donc il faudra
08:06une inflation zone euro qui soit vraiment très très basse et qui le reste pour changer le braquet de baisse
08:12des taux
08:12car effectivement aujourd'hui il y en a quasiment très peu qui sont attendus cette année
08:17nous parlerons également de ces sujets monétaires dans une demi-heure avec Jean-Pierre Petit des Cahiers Verts de l
08:22'économie et Jean-Marc Daniel
08:23qui est bien sûr professeur émérite à l'ESCP en tout cas le marché ce matin ne réagit pas tellement
08:29à cette nouvelle
08:30quand vous regardez l'euro dollar aujourd'hui Patrice Gautry on est toujours proche des 1,1830 quand sur le
08:36front des taux ça se stabilise
08:37notamment sur les taux longs des taux longs qui sont sur des plus bas de plusieurs semaines de plusieurs mois
08:43mine de rien le disant français sur un plus bas du mois d'août à 3,3% le Bund
08:47est à 2,75% c'est quand même une bouffée d'air
08:50aujourd'hui pour les états qui sont en train de se financer c'est une année historique 2026
08:55oui la baisse des taux a été rapide elle a été alimentée par la déception sur les ventes aux détails
09:02américaines
09:03le soulagement sur l'inflation américaine puisque on est aux alentours de 2,4-2,5% selon l'indice
09:11total et l'indice cœur
09:12ce qui veut dire que en fait l'inflation devient moins un problème et ce qui a permis effectivement on
09:18l'a vu
09:18des anticipations de baisse de taux plus marquées aux Etats-Unis on a eu ce matin également l'inflation anglaise
09:24et on a aussi là des anticipations de baisse de taux à l'inverse de la BCE qui seraient plus
09:30marquées en Angleterre et aux Etats-Unis
09:32et ça a détendu les taux longs et puis ça intervenait aussi dans un contexte mondial qui était avec des
09:37craintes
09:37donc il y a un effet un petit peu risk-off c'est-à-dire précaution, retour vers les obligations
09:42puisqu'il y avait un contexte géopolitique jusqu'à aujourd'hui qui était assez tendu avec l'Iran
09:47visiblement ça va mieux du côté des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran
09:52et puis bien entendu ce mouvement en dehors des nouvelles technologies
09:57et effectivement on a l'impression qu'il y a une partie de la monnaie qui a été investie
10:01qui s'est débouclée, débouclée aussi avec d'autres actifs, on pense aux cryptos
10:05et peut-être qu'effectivement des fonds spéculatifs se sont remis en attendant d'y voir un petit peu plus
10:10clair
10:10sur la partie gouvernementale et la partie longue gouvernementale
10:13ce qui a accéléré la baisse de taux et ce qui effectivement est plutôt une bonne nouvelle
10:17compte tenu des services de la dette qui sont importants dans tous les pays développés.
10:21Le CAC 40 est à moins de 50 points de son record historique
10:24nous serons dans quelques minutes avec Mathieu Seyron de Galileo Trading
10:27plus 0,3% pour le CAC 40 à 8 387 points
10:30Un dernier mot quand même aujourd'hui, eh bien Patrice Gautry sur l'intelligence artificielle
10:36les doutes sont toujours présents sur l'IA, sur la rentabilité de l'intelligence artificielle
10:40le secteur des softwares continue de souffrir, ça s'est encore vu hier à Wall Street
10:44Est-ce qu'aujourd'hui vous en tant qu'économiste vous commencez à percevoir les impacts de l'IA
10:50notamment sur la productivité ?
10:52Alors la productivité américaine est très forte, 4% en rythme annualisé, en entre 2 et 3% de progression
11:00sur un an sur les derniers trimestres
11:01Malheureusement en fait cette productivité qui est forte est liée plus à l'accélération des dépenses d'investissement
11:08qu'aujourd'hui les effets de productivité liés à l'utilisation de l'IA
11:12On rappelle, on est encore en fait dans une genèse de l'IA et il y a des études notamment
11:17qui ont été publiées cette semaine de la Fed
11:19qui montrent que l'implantation, l'implémentation en fait de l'IA dans les différents secteurs économiques est encore relativement
11:27très faible
11:27Il y a simplement, je dirais, un petit nombre de secteurs qui utilisent l'IA
11:33Il y a d'autres secteurs qui commencent à se poser la question dans l'utilisation
11:37Mais ça veut dire que les gains de productivité que l'on constate aujourd'hui sont plus liés à la
11:42forte accumulation de capital
11:43avec les dépenses d'investissement globalement aux Etats-Unis que l'utilisation de l'IA
11:48L'utilisation de l'IA viendra dans les années à venir, notamment dans des secteurs traditionnels en dehors de ce
11:54qu'on appelle l'édition
11:55et justement les softwares, où là effectivement il y a un petit peu une rupture de rythme de croissance
12:01Eh bien, les gains de productivité liés à l'IA viendront quand l'IA sera utilisée globalement dans l'ensemble
12:08des secteurs
12:08et par tous les utilisateurs
12:10Ce qui veut dire, en fait, c'est plutôt peut-être une productivité qui prendra le relais à celle qui
12:14existe aujourd'hui
12:15mais dans les années 2028-2030
12:19Merci beaucoup Patrice Gautry de nous avoir accompagné ce matin
12:21Je rappelle que vous êtes chef économiste à l'Union bancaire privée
12:23Pour revenir à chaud sur cet article du EFT qui évoque que Christine Agat pourrait quitter plus tôt que prévu
12:28la BCE
12:29le marché obligataire qui se détend notamment sur les taux longs et l'impact de l'intelligence artificielle
12:349h13, tout de suite on jette un coup d'œil à la séance du jour
12:38Commence positive à la Bourse de Paris avec le CAC 40 qui se rapproche des 8400 points
12:438384 points, c'est une hausse de 0,26%
12:45Bonjour Mathieu Serron, vous êtes trader et fondateur de Galileo Trading
12:50Bon, une fois de plus, l'Europe surperforme les Etats-Unis
12:54Oui, c'est ce que l'on constate d'ailleurs depuis le début de l'année
12:57alors une surperformance qui reste quand même assez légère
12:59dans la mesure où quand on regarde le SP500 on est à l'équilibre depuis le début de l'année
13:03le NASDAQ on est en baisse de 2
13:04et pendant ce temps-là, le CAC et le DAX sont quant à eux en progression de 2%
13:09et de manière générale on a un contexte sur les marchés qui ne change pas vraiment
13:14depuis des semaines et même depuis des mois
13:18avec des indices actions qui calent, qui sont clairement à bout de souffle
13:24depuis pas mal de temps, mais pour l'instant pas la moindre faiblesse d'un point de vue graphique
13:29donc là je parle des indices actions et je ne rentre pas dans le détail des actions
13:32parce que là pour le coup des faiblesses il y en a et on en parlera un petit peu plus
13:35tard
13:35mais sur les indices actions, il y a un manque de relais
13:40mais pour l'instant ça tient
13:42quand on prend le CAC par exemple, vous le disiez, on est à quelques encablures des records historiques
13:47donc on est actuellement autour des 8400 points, un petit peu en dessous
13:518450 au plus haut la semaine dernière
13:54donc jusqu'à présent on s'est systématiquement arrêté dans cette zone-là
13:58sur le SP500, c'est autour des 7000-7050 la résistance forte
14:03et justement concernant le SP500, c'est suffisamment rare pour être signalé
14:07ça fait 5 mois qu'on évolue entre les mêmes bornes
14:11la plupart du temps entre les 6750 et les 7050
14:16mais quand on regarde sur les valeurs
14:19notamment le CAC, il y a des divergences extrêmement fortes
14:22c'est tout ou rien
14:23donc comment moi j'aborde cette phase stratégiquement ?
14:26Avec beaucoup de méfiance dans la mesure où la visibilité est assez faible
14:31je suis donc assez peu exposé dans cette phase de marché
14:34je m'affuie beaucoup sur les options
14:37et lorsqu'on arrive dans cette zone-là, on va dire sur le CAC
14:41de la zone des 8400-8450
14:43et bien je mets en place des stratégies contrariènes
14:47c'est-à-dire que je joue un arrêt dans la zone
14:49et les options par exemple sont un bon outil pour jouer ce genre de scénario-là
14:53par exemple là, ce que j'ai monté la semaine dernière
14:55est-ce que je m'apprête à remonter encore
14:58aujourd'hui ou ces prochains jours
14:59c'est ce qu'on appelle des coûts synthétiques
15:01j'achète du col pour faire le moins risque
15:03et je vends des futurs pour jouer des replis
15:05et donc jouer un potentiel de hausse limitée voire épuisée
15:09mais, et c'est là où c'est intéressant, avec un risque qui est fermé
15:12mais sinon, indépendamment de ça
15:14les dynamiques de cours moyen et long terme sur le CAC
15:17elles sont haussières
15:19je surveille à court terme la zone des 8220
15:22considérant que tant qu'on est au-dessus
15:23et bien, on reste du bon côté
15:25donc pour du, on va dire, du suivi de tendance
15:28et bien, c'est plutôt achat sur repli qu'il faut privilégier
15:31c'est là où on a d'un côté l'analyse
15:34où on se dit, bon ben, la tendance est haussière
15:36il faut essayer d'accompagner la hausse
15:37et puis de l'autre côté, il y a une partie un petit peu discrétionnaire
15:39qui découle de l'analyse également
15:41mais un petit peu discrétionnaire
15:42où on se dit, bon ben, quid du potentiel
15:44lorsqu'on s'approche de cette zone 8400-8450
15:47dans la mesure où le CAC ces derniers mois
15:49nous a montré son incapacité à poursuivre
15:52donc les dynamiques de court terme haussière
15:55tant qu'on est au-dessus de 8220
15:56donc plutôt achat sur repli
15:58et dans une optique un petit peu plus longue
16:00c'est toujours la même zone que je surveille
16:02la zone des 7850-7900 points
16:05donc pour avoir une véritable alerte graphique
16:10il faudrait dans un premier temps
16:12casser cette zone autour des 8200
16:13et sinon et surtout
16:15casser la zone des 6900 points
16:17pour l'instant, on en est très loin
16:18on est quasiment plus haut
16:19Un peu moins d'une minute pour revenir peut-être
16:20sur certaines valeurs qui vous marquent
16:22on voit quand même qu'à l'occasion
16:23de ces résultats annuels
16:25il y a beaucoup de volatilité sur certains titres
16:29Oui, j'ai jamais vu ça
16:30honnêtement, ça fait 15-20 ans que je suis sur les marchés
16:32j'ai jamais vu ça avec des divergences
16:34qui sont extrêmement fortes entre les valeurs
16:36Je regardais ce matin, depuis le début de l'année
16:38la plus forte progression, c'est Arcelor qui prend 38%
16:42la plus forte baisse, c'est Elantis qui perd 30%
16:44et ce ne sont pas des comportements isolés
16:47on a justement, et c'est la particularité des marchés actuellement
16:50on est sur des marchés de flux
16:52avec certaines valeurs qui sont plébiscitées
16:55certaines valeurs, certains secteurs qui sont plébiscités
16:58et d'autres au contraire qui sont complètement délaissés
17:00et même enfoncés
17:01ce qui fait qu'on a trois catégories de valeurs
17:04certaines qui ne font que monter sans jamais retracer
17:06je pense notamment à Envy, aux valeurs bancaires
17:08à Arcelor, vous en avez d'autres
17:10qui baissent sans jamais rebondir
17:11Stellantis et Dassault Systèmes en sont des exemples flagrants
17:14et puis au milieu de tout ça
17:16vous avez des valeurs qui ne font absolument rien
17:18Sanofi, Hermès
17:19sur lesquelles c'est en céphalogramme plat
17:21du coup, il y a assez peu d'opportunités
17:24sur ces grosses capitalisations-là
17:27on a un marché qui est assez difficile
17:29pour part du stock picking
17:30dans la mesure où les valeurs qu'on aimerait bien acheter
17:32ne baissent pas
17:33donc si on est dessus, on en profite
17:35mais pour en acheter maintenant
17:37c'est beaucoup plus compliqué
17:38donc on est vraiment sur des marchés de flux
17:41plutôt que de prix
17:42avec des mouvements qui sont très algorithmés
17:46Merci beaucoup Mathieu Serron
17:47et donc le CAC 40 qui est en hausse de 0,46% désormais
17:50ça y est, c'est le retour des 8400 points
17:528401 points
17:53je rappelle que vous êtes trader et fondateur
17:54de Galiléo Trading
17:55beaucoup de résultats d'entreprises à suivre aujourd'hui
17:58on va en citer quelques-unes
17:59Carrefour, Emeis et Exeg Technologies
18:01avec Alain Dubrulle
18:03Beaucoup de résultats d'entreprises
18:05avec notamment Euronext
18:06qui va publier ses résultats ce soir
18:08idem pour Orange
18:09à noter d'ailleurs que Christelle Edman
18:10sera l'invité de l'Orclosier vendredi matin
18:12Accor va publier ses résultats demain matin
18:14Sébastien Bazin sera également l'invité de la matinale
18:16demain matin à 7h45
18:18en Airbus qui va publier ses résultats demain
18:21Guillaume Faurie sera avec Jean-Baptiste Thuette
18:24vendredi à midi
18:25Bref, tous les dirigeants d'entreprises du CAC 40
18:27sont là pour parler de leurs résultats d'entreprises
18:29y compris Alexandre Bompard qui sera l'invité d'Edwige Chevrillon
18:32demain soir à 18h pour revenir sur ce plan stratégique
18:34un plan stratégique qui visiblement n'arrive pas à convaincre les investisseurs
18:38en tout cas à court terme
18:39puisque Carrefour occule de 4%
18:41Bonjour Alain Dubrulle, merci de nous accompagner ce matin
18:44vous êtes directeur général délégué de Claresco Finance
18:46comment vous regardez ce plan stratégique de Carrefour 2030
18:51accélération sur la proximité
18:53et puis recentrage sur trois pays
18:54la France, le Brésil et l'Espagne
18:58Oui, bonjour Etienne
18:59Concernant le plan stratégique
19:01il y a évidemment des ambitions
19:02ça confirme le recentrage du groupe
19:05on voit qu'il y a pas mal de pays dont ils sortent
19:07tout récemment la Roumanie
19:08mais aussi la Pologne
19:11finalement les seuls pays vraiment au carrefour
19:14l'Italie aussi l'année dernière
19:16donc les seuls pays où il y a une vraie présence
19:18c'est la France
19:19où ils visent dans le plan stratégique
19:21une part de marché de 25%
19:22tel que Leclerc est en passe d'atteindre
19:24mais Carrefour malgré l'achat de Cora
19:28en est encore loin
19:29et on peut pas dire la dynamique de part de marché
19:31est convaincante à ce stade
19:32il vise aussi 20% au Brésil
19:35et évidemment il y a toujours une position numéro 2
19:39en Espagne
19:40mais le problème de ce plan
19:41c'est qu'il faut y croire
19:43parce qu'il y a toujours beaucoup de travail
19:45on comprend qu'il y a beaucoup de travail sur les coûts
19:47beaucoup d'optimisation
19:49ils vont essayer d'optimiser les magasins
19:50d'ailleurs ils ont annoncé un accord majeur avec Vusion
19:53un titre qui avait beaucoup baissé
19:55mais pour lequel visiblement il y aura un très gros contrat
19:57avec Carrefour pour tous les hypermarchés français
19:58donc au passage bonne nouvelle pour Vusion
20:01mais la difficulté chez Carrefour
20:03c'est que finalement les ventes sont toujours faibles
20:06c'est difficile pour le format hypermarché
20:08de gagner de la part de marché
20:09et c'est ce qu'on voit dans les résultats
20:10qui ont été publiés hier
20:11ils sont encore en dessous des attentes
20:14avec un résultat d'exploitation qui était à 2,158 millions
20:16le consensus était plutôt au-dessus de 2,2
20:20également la génération de cash
20:211,3 milliard
20:22le consensus était plutôt à 1,4 milliard
20:26alors qu'ils ont pourtant réduit pas mal leurs investissements l'année dernière
20:29il faut comprendre que depuis que Bonpart est à la tête de Carrefour
20:33la société est clairement gérée pour le cash
20:37c'est-à-dire on essaie de faire le gros dos
20:38en tenant à peu près ses positions
20:40enfin comme on peut
20:41on baisse les coûts et on extrait du cash
20:43ils n'ont pas réussi à se vendre
20:45donc c'est le retour du cash aux actionnaires
20:46de ce point de vue là aussi
20:48on pouvait s'attendre à un dividende exceptionnel
20:50lié à la vente de la Roumanie
20:52il y en aura un
20:52mais il est là aussi un peu plus bas qu'attendu
20:55donc le dividende va être de 1,18
20:57donc 0,97 ordinaire
20:58et 0,21 exceptionnel
21:00bon c'est un rendement de 8,3
21:02ça semble élevé
21:02mais par rapport aux attentes
21:03c'était pas extraordinaire
21:04et puis pour 2026
21:06pas vraiment de prévision non plus
21:07donc certes il y a des ambitions pour 2030
21:09mais la réalité du quotidien n'est guère facile
21:12alors évidemment la valorisation
21:14est très faible
21:15là on a 9 fois les résultats 26
21:175 fois l'EBITDA
21:18le seul support c'est ce qu'on pourrait appeler
21:20le free cash flow yield
21:21c'est-à-dire la génération de trésorerie
21:22par rapport à la valeur du cours
21:23on est au-dessus de 20%
21:26donc en théorie
21:28les actionnaires doivent venir par se retrouver
21:30mais ça manque tellement de traction
21:32au niveau des opérations et des ventes
21:34que le marché conserve le titre en deep value
21:38il y a un baisse de 4,5 à 14,5
21:40C'est arrivé en 2017
21:41aujourd'hui Alexandre Montpard
21:43n'arrive pas à faire décoller ce titre en bourse
21:45alors certes
21:46dividendes inclus
21:47on est bien au-delà des 15 euros
21:48mais on est toujours dans la même zone
21:50aujourd'hui à l'un du brûle
21:51parce que c'est un secteur
21:52dans lequel il n'y a pas de croissance
21:54les marches sont quand même relativement faibles
21:56c'est vrai que quand on regarde sur 10 ans
21:57ça fait à peu près
21:581 milliard de résultats nets par an
21:59et 2 milliards de résultats opérationnels
22:02C'est un métier très compliqué
22:03ne serait-ce que parce que Carrefour
22:05malgré leur position relativement bonne
22:07dans la proximité
22:08le format hypermarché
22:11est structurellement menacé depuis 25 ans
22:14on le voit même au champ maintenant
22:16est gravement touché
22:17la raison c'est qu'on peut
22:19comme Leclerc le fait
22:20faire des hypermarchés
22:22plutôt de petite taille
22:23centré sur l'alimentaire
22:24sur 4, 5 000 m²
22:25mais les grands formats
22:27à 10, 15, voire 20 000 m² du passé
22:30qui fonctionnaient beaucoup
22:31avec un non-alimentaire
22:32à prix très attractif
22:33où les gens étaient prêts
22:34à faire 40 km pour venir
22:35c'est fini
22:37parce qu'il y a Internet
22:38parce qu'il y a les grandes surfaces spécialisées
22:40parce qu'en plus
22:41la taille des ménages a baissé
22:42donc les hypermarchés
22:43sont structurellement compliqués
22:46où Jean a perdu de l'argent
22:47en hypermarché en France
22:48ce qui leur est cru il y a 20 ans
22:50il faut rappeler que
22:51dans les années 2000
22:52Bernard Arnault avait investi
22:53à 60 euros dans Carrefour
22:55et en fait in fine
22:57si on prend de sa compte
22:57les dividendes
22:58des distributions
22:59de la partie d'IA
23:00etc
23:00ils sont sortis à 30
23:02et comme ils avaient mis
23:03la moitié de dette
23:04en fait ils sont sortis à 0
23:05en equity
23:05ça c'était au-dessus
23:06c'était pas dans le marché
23:07mais si vous voulez
23:07le déclin structurel
23:09de Carrefour
23:10malheureusement
23:10ne date pas d'hier
23:11et il reste quand même
23:12très fort dans ce format
23:14et ça reste un obstacle évident
23:153,5% de marge opérationnelle
23:17c'est l'objectif
23:18d'ici à 2030
23:19un objectif inténiable
23:20est-ce que pour vous
23:21Carrefour peut retrouver
23:21des couleurs en bourse
23:22ou non
23:23malheureusement
23:24la difficulté du marché français
23:26va encore peser
23:27sur le titre ?
23:28il se trouve qu'en plus
23:30en France
23:30de les intégrer
23:31comme Carrefour
23:32on fait face
23:33à des gens
23:35comme Leclerc
23:36des indépendants
23:36qui se sont avérés
23:38structurellement
23:38plus dynamiques
23:40d'une part
23:40parce qu'ils ont
23:41toujours été très
23:43consistants
23:43à offrir
23:44les meilleurs prix
23:45ce qui n'a pas été
23:46le cas de Carrefour
23:46il y a eu parfois
23:47des allers-retours
23:48donc l'image prix
23:49est quand même
23:49plutôt en faveur
23:50de Leclerc
23:50et d'autre part
23:52ce groupement
23:52indépendant
23:53en fait
23:53chaque patron
23:54d'hypermarché
23:55c'est son hypermarché
23:56ce sont des entrepreneurs
23:57et donc
23:58ils travaillent plus
23:59les groupes intégrés
24:00avec des salariés
24:01des sièges
24:02plus lourds
24:04que les indépendants
24:05et puis
24:06les patrons de magasins
24:06qui ne sont pas
24:07leur magasin
24:08ce ne sont pas
24:08les actionnaires
24:09donc c'est un métier
24:10très dur
24:11et du coup
24:12des réseaux
24:13comme Leclerc
24:14où chaque patron
24:15chaque directeur
24:16d'hypermarché
24:16est son propre patron
24:17directement intéressé
24:18aux résultats
24:18ça a évidemment
24:19un impact
24:20sur la performance
24:20opérationnelle
24:21et c'est très dur
24:22pour Carrefour
24:23de lutter
24:23dans son modèle
24:24intégré
24:24contre ça
24:25Moins 4,5%
24:26à l'instant
24:26pour ce titre Carrefour
24:2714,71€
24:29en ce moment
24:29si on cherche
24:30des secteurs
24:30à forte croissance
24:31il faut regarder
24:32le secteur
24:32de la défense
24:33ça se confirme
24:34une nouvelle fois
24:34avec Exail
24:36résultat
24:36en très forte hausse
24:38notamment du chiffre
24:39d'affaires
24:39croissance
24:40de plus de 20%
24:41au quatrième trimestre
24:42un groupe
24:42qui se dit confiant
24:43pour cette année
24:43c'est salué en bourse
24:44plus 3%
24:45119€
24:45pour Exail Technologies
24:48Oui mais Exail
24:49c'est un groupe
24:50qui s'est révélé
24:50l'année dernière
24:51donc c'est un groupe français
24:53anciennement
24:53s'appelait Groupe Gorgé
24:54qui est spécialiste
24:56de fourniture
24:57de produits
24:58pour la défense
24:59alors ils font
24:59des centrales à énergie
25:00mais c'est quelque chose
25:01qui est pas mal utilisé
25:03dans les drones maritimes
25:04qui est une de leurs spécialités
25:05et là-dessus
25:06ils avaient déjà eu
25:07dans le passé
25:07des grands contrats
25:08avec les marines
25:09notamment de Belgique
25:11et aujourd'hui
25:11ce segment
25:12ils sont
25:13pas l'idée en mondial
25:14mais pas loin en fait
25:15et aujourd'hui
25:16ça apparaît
25:17un segment particulièrement
25:18attractif
25:18acheter des drones
25:19autonomes
25:20maritimes
25:21qui coûtent quelques millions
25:22pour faire de la surveillance
25:23côtière
25:24pour faire
25:24même éventuellement
25:25l'attaque de la reconnaissance
25:26par rapport à des frégates
25:28qui coûtent un milliard
25:29ça peut être très complémentaire
25:31voire en partie
25:31substituable
25:32donc aujourd'hui
25:33ils ont une explosion
25:34de leur canet de commande
25:35l'environnement
25:35est assez porteur
25:36évidemment
25:37et il y a une forte accélération
25:39de chiffre d'affaires
25:39l'année dernière
25:40confirmée par le chiffre d'affaires
25:41publié aujourd'hui
25:42ça se traduit aussi
25:43par de bonnes marges
25:44et un carnet de commande
25:45qui est à plus d'un milliard d'euros
25:47donc en hausse de 50%
25:49sur l'année
25:49avec encore beaucoup
25:51de pipelines devant nous
25:52donc le titre a évidemment
25:53beaucoup beaucoup monté
25:54il est optique
25:55enfin d'un point de vue spot
25:57valorisé de manière
25:57très élevée
25:58mais les perspectives de croissance
26:00restent très importantes
26:01et c'est ce qui explique
26:02le fait qu'ils performent bien
26:03ce matin
26:03et puis un dernier mot
26:04de Emeis
26:05l'ex-Orpea
26:06qui a publié ce matin
26:07un résultat d'exploitation
26:09avant le loyer
26:09de plus de 17% en 2025
26:11bon ça va beaucoup mieux
26:12il faut dire que le groupe
26:13vient de très bas quand même
26:14il a frôlé la faillite
26:17oui parce que
26:18au moment du scandale
26:20Orpea
26:20dont vous vous souvenez
26:21on s'était rendu compte
26:22que les comptes
26:23étaient un petit peu flattés
26:24que la dette était plus élevée
26:26que ce qu'on pensait
26:27et surtout que la valorisation
26:28de l'immobilier
26:29avait été faite
26:29sur des projections excessives
26:32ce qui fait que tout d'un coup
26:33le groupe se retrouvait
26:33beaucoup trop endetté
26:34donc il y a eu
26:35et puis il y a un problème
26:36d'image aussi
26:36qui avait pesé
26:37sur le remplissage
26:38des EHPAD
26:39donc tout ça
26:40c'est une traversée du désert
26:41une restructuration
26:42qui s'est traduite
26:43par un cours évidemment
26:43qui est passé proche de zéro
26:46depuis maintenant
26:47deux ans
26:47deux ans et demi
26:48on est en phase de recovery
26:50c'est à dire que progressivement
26:52le groupe coche
26:52un certain nombre de cases
26:53pour redevenir
26:54un groupe normal
26:55et à ce titre
26:57la publication de ce matin
26:59continue de montrer
27:00que le groupe
27:00remonte la pente
27:02progressivement
27:03la croissance organique
27:04a été de 5%
27:05au quatrième trimestre
27:066-4 sur 9 mois
27:073% pour les prix
27:09et 2% lié au taux d'utilisation
27:12puisqu'ils sont encore
27:13à pente
27:13ils remontent la pente aussi
27:14en termes de taux d'occupation
27:16ils ne sont pas encore
27:16au maximum
27:18et
27:19alors c'était que le chiffre d'affaires
27:21mais ils ont quand même
27:21donné quelques éléments
27:22de résultats
27:23et le résultat brut
27:25d'exploitation
27:25avant le loyer
27:26progrès de 18%
27:27à 872 millions
27:29on attendait 847
27:30donc ça c'est plutôt pas mal
27:31la dette
27:32parce qu'évidemment
27:32on regarde beaucoup
27:33la réduction de dette
27:34elle est un peu en dessous
27:35de 4,5 milliards
27:36contre 4,8 milliards
27:37fin 2024
27:38le free cash flow
27:39est positif
27:40ce qui est important
27:42et l'Ebida
27:43si on prend après loyer
27:44à 376 millions
27:45progresse également
27:46donc ce qu'on peut dire
27:47c'est que
27:48la recovery opérationnelle
27:49avance
27:51on a une marge
27:51d'Ebida
27:52qui est plutôt proche de 15
27:53bon l'objectif
27:54il y a même 15,8 au S2
27:55je pense que l'objectif
27:56c'est de tendre progressivement
27:57vers 17,18
27:58comme dans la profession
28:00mais c'est en bonne voie
28:01le groupe se désendette
28:03il continue de mener
28:04un certain nombre
28:05de sessions immobilières
28:07pour se désendetter
28:08ça se passe bien
28:09et aussi la valeur
28:10de l'estimation
28:11du portefeuille
28:12ne se détériore plus
28:14donc ça c'est important aussi
28:15sachant que les taux
28:16de qualité d'aviation
28:17à 6,38
28:17sont assez élevés
28:18donc globalement
28:19du côté du portefeuille immobilier
28:21du côté du bilan
28:22ça se stabilise
28:23du côté des opérations
28:23ça se passe bien
28:24alors le titre baisse
28:26ce matin
28:26peut-être parce que les attentes
28:27étaient un petit peu élevées
28:29ou qu'il n'y a pas de surprises
28:30particulières
28:31mais je dirais
28:32c'est quand même une histoire
28:32qui se normalise progressivement
28:34alors les prochaines étapes
28:35ça serait
28:37arriver à des ordonnements
28:38plus importants
28:39pour devenir encore plus safe
28:41et puis
28:42poursuivre la remontée
28:43des taux d'occupation
28:44mais je pense que le groupe
28:44est plutôt dans une bonne dynamique
28:46merci beaucoup Alain Dubreuil
28:47qui nous a raccompagné ce matin
28:48directeur général délégué
28:49de Claresco Finance
28:50pour faire donc un point
28:50sur Carrefour
28:51qui perd 4%
28:52à 14,74€
28:5414,74€ également
28:56pour Emeis
28:57heureux hasard
28:58moins 3%
28:58pour Lexor PA
29:00qui a ouvert en hausse
29:01mais qui finalement
29:02se retourne à la baisse
29:04un dernier mot
29:04de Veralia
29:05qui perd un peu plus
29:06de 5%
29:07c'est de loin
29:07la plus forte baisse
29:08du SBF 120
29:09avec notamment
29:10le groupe
29:11qui engage
29:11une revue stratégique
29:12de ses implantations
29:13en Europe
29:14avec notamment
29:14des difficultés
29:15dans le marché
29:16des vins et dix spiritueux
29:17qui va les contraindre
29:19de restructurer
29:19ses activités
29:20en France
29:21en Allemagne
29:21mais aussi au Royaume-Uni
29:22des perspectives
29:23qui inquiètent
29:2421€
29:24pour ce titre
29:25Veralia
29:26très courte pause
29:26on se retrouve dans un instant
29:27nous parlerons du marché obligataire
29:29avec une nette détente
29:29des souverains
29:30ces dernières semaines
29:31et puis ensuite
29:32avec Jean-Pierre Petit
29:32des Cahiers Verts de l'économie
29:33et Jean-Marc Daniel
29:34nous reviendrons donc
29:35sur cette information
29:36de la matinée
29:37les informations du FT
29:39qui évoquent
29:39que Christine Lagarde
29:40pourrait quitter la BCE
29:41avant 2027
29:43son mandat
29:44la BCE ce matin
29:45estime dans un communiqué
29:46et bien que
29:48Christine Lagarde
29:48se concentre sur son travail
29:49et qu'elle n'a pas pris
29:50de décision pour l'instant
29:51en tout cas
29:52les marchés obligataires
29:53et les marchés
29:54des devises Forex
29:55restent particulièrement calmes
29:57à cette nouvelle
29:57on en parle dans un instant
29:58à tout de suite
30:05Deuxième partie
30:06de Good Morning Market
30:07et donc le CAC 40
30:07qui est en hausse
30:08de 0,3%
30:108387 points
30:11Thales gagne 3,7%
30:12dans le sillage
30:13notamment de
30:14Exei Technologies
30:14qui a publié ses résultats
30:16qui gagne également
30:16en 3%
30:17avec des résultats
30:18au-delà des attentes
30:19en 2025
30:20à l'inverse
30:21Carrefour perd 4%
30:22après la publication
30:23de ses résultats
30:23et la présentation
30:24de son plan stratégique
30:25ce matin
30:26à 14,78€
30:27et puis c'est compliqué
30:28également pour M6
30:29qui tente de se remettre
30:30de sa baisse
30:31tout à l'heure
30:32avec une année
30:33contrastée
30:34en 2025
30:35résultat opérationnel
30:36en baisse de 12%
30:37pour M6
30:38avec des revenus publicitaires
30:39comme la semaine dernière
30:40chez TF1
30:41qui était déprimée
30:42l'an dernier
30:43Merci Alice Lafoncière
30:44gagne 4,6%
30:45résultat au-delà
30:46des attentes
30:46et puis Vision Group
30:47gagne également
30:48plus de 4%
30:49dans le SBF 120
30:50avec notamment
30:51le groupe
30:52qui fait partie
30:52du plan stratégique
30:53de Carrefour
30:54visant notamment
30:55à numériser
30:56à rendre les magasins
30:57Carrefour
30:58un peu plus connectés
30:59ça profite à la valeur
31:00l'ex-SES
31:01ImagoTag
31:01et au-delà
31:02des 137€
31:06Dans quelques minutes
31:06ce sera l'heure
31:07du face-à-face
31:07avec Jean-Marc Daniel
31:09et Jean-Pierre Petit
31:10mais juste avant
31:10à 9h34
31:11nous allons faire un point
31:12sur le marché obligataire
31:14notamment sur les taux souverains
31:15qui continuent
31:16de se détendre
31:16Bonjour Adam Curpiel
31:17merci d'être avec nous
31:19ce matin
31:19vous êtes responsable
31:20de la recherche taux
31:21chez Société Générale
31:22CIB
31:23l'ensemble des taux
31:24que ce soit en Europe
31:24au Japon
31:25mais aussi aux Etats-Unis
31:26notamment sur la partie longue
31:27sur les 10 ans et plus
31:28c'est notamment détendu
31:29ces derniers mois
31:30typiquement le 10 ans français
31:32et sur des plus bas
31:33du mois d'août
31:35Oui bonjour
31:36effectivement
31:36les rendements obligataires
31:38ont baissé
31:39depuis mi-fin janvier
31:41je dirais
31:42il y a trois raisons
31:43pour ça
31:43la première raison
31:44c'est la fragilité
31:46du marché d'action
31:47une certaine fragilité
31:48des sentiments
31:49des investisseurs
31:50autour des valeurs
31:51technologiques en particulier
31:53tout cela fait
31:54que l'obligataire
31:55a recommencé
31:56à jouer son rôle
31:57habituel
31:57de valeur refuge
31:58dans le portefeuille
31:59diversifié
32:00c'est ce qu'on appelle
32:01généralement la fuite
32:02vers la qualité
32:03on voit clairement
32:04une corrélation
32:05avec la baisse
32:06des marchés d'action
32:07ou la hausse
32:07de volatilité des actions
32:08ces derniers temps
32:10et la baisse
32:11des taux de rendement
32:12des obligations
32:13c'est-à-dire
32:13la hausse
32:14de leurs prix
32:15deuxième raison
32:16c'est que dans ce contexte
32:17un peu d'incertitude
32:18de fragilité
32:19des marchés d'action
32:21les marchés
32:22ont tendance
32:23à voir
32:23les indicateurs économiques
32:24plutôt comme s'ils voyaient
32:26un verre à moitié vide
32:27plutôt qu'un verre à moitié plein
32:28pourtant les chiffres
32:30ne sont pas si mauvais
32:30que ça
32:31la semaine dernière
32:32on a eu un très bon rapport
32:33sur le taux américain
32:35qui a dépassé
32:36de deux fois
32:36les attentes
32:37de consensus
32:38les taux de chômage
32:39en baisse
32:40mais l'inflation
32:41également
32:42un peu plus basse
32:43que prévu
32:44et tout cela
32:44suffit
32:46à pousser
32:47le marché
32:47à renforcer
32:48ses attentes
32:48de baisse des taux
32:49de la part
32:50de la réserve américaine
32:51le marché
32:51hésite aujourd'hui
32:53entre deux et trois
32:54baisses des taux
32:55cette année
32:56en ce qui concerne
32:57la banque centrale européenne
32:58le marché a commencé
32:59également
33:00à envisager
33:01une possibilité
33:01d'une baisse des taux
33:02pousser les attentes
33:04jusqu'à 40%
33:05des chances
33:06pour une baisse des taux
33:06de la BCE
33:08avant la fin de l'année
33:09et finalement
33:09la troisième raison
33:11c'était les élections
33:11en Japon
33:13du 8 février
33:14avec une victoire
33:15écrasante
33:16de Takahashi
33:17qui a eu
33:18finalement
33:19comme effet
33:19une baisse
33:20des craintes
33:20et des dérapages
33:21budgétés au Japon
33:22auparavant
33:24ces craintes-là
33:25ont clairement
33:25contribué
33:26à des pressions
33:27à la hausse
33:28de rendement long
33:29de manière globale
33:31Après cette détente
33:32notamment sur
33:33les dix ans américains
33:34dix ans français
33:34dix ans japonais
33:35quel potentiel
33:37vous voyez aujourd'hui
33:37sur le marché
33:38des souverains
33:39d'âme Korpiel
33:41Les potentiels
33:42me semblent
33:43relativement limités
33:44là encore
33:45une fois
33:46pour trois raisons
33:47tout d'abord
33:48la barre
33:49est très haute
33:50pour une baisse
33:52de taux
33:52de la BCE
33:53en Europe
33:53la BCE
33:54nous répète
33:54qu'elle a
33:55une bonne place
33:55sur le taux
33:56sa priorité
33:57est plutôt
33:58de continuer
33:59à normaliser
34:00son bilan
34:01elle ne veut pas
34:02griller l'arme
34:03de taux
34:03de manière trop
34:05rapide
34:06préemptive
34:08concernant la
34:09réserve américaine
34:10le marché
34:11anticipe plus
34:12qu'assez
34:12de baisse de taux
34:13déjà
34:13la Fed
34:14nous indique
34:15selon ses prévisions
34:16médianes
34:16de ses propres
34:18membres
34:18une baisse
34:19seulement
34:20cette année
34:20une autre
34:21l'année prochaine
34:22deuxième raison
34:23c'est que
34:23les économies
34:24se portent
34:24plutôt bien
34:25des côtés
34:26de l'Atlantique
34:27soutenues
34:27par des
34:28politiques
34:29budgétaires
34:29accommodantes
34:30également
34:31soutenues
34:32par l'investissement
34:33dans les nouvelles
34:33technologies
34:34qui contribuent
34:35de manière
34:36positive
34:36aux perspectives
34:37économiques
34:38même en Europe
34:38Christine Lagarde
34:40y a fait référence
34:42lors des derniers
34:43meetings
34:43de la BCE
34:44lors des prochains
34:45meetings
34:45du 19 mars
34:46la BCE
34:47devrait réviser
34:48alors ses projections
34:49de croissance
34:49de la zone euro
34:50et finalement
34:51la troisième raison
34:52c'est qu'il ne faut
34:53pas oublier
34:53les émissions
34:54de papier
34:54qui restent très fortes
34:55de la part
34:56du secteur public
34:56mais également privé
34:57donc effectivement
34:58cette année
34:59l'attention se porte
35:01fortement sur
35:02le besoin
35:02de financement
35:03de tous les projets
35:04d'investissement
35:05liés à l'essor
35:06de l'intelligence
35:07artificielle
35:07des data centers
35:08de nouvelles technologies
35:10mais également
35:11côté souverain
35:11l'offre des papiers
35:14reste très soutenue
35:14en Europe
35:15par exemple
35:15les investisseurs
35:16devront absorber
35:17cette année
35:17à peu près
35:18un trillion
35:19de papiers
35:20net de remboursement
35:22et net d'effectivement
35:23l'absence de demandes
35:24de la Banque Centrale Européenne
35:26Merci beaucoup
35:26Adam Curpiel
35:27de nous avoir accompagné
35:28ce matin
35:28vous êtes responsable
35:29de la recherche taux
35:30chez Société Générale
35:31CIB
35:31pour revenir notamment
35:32sur cette nette détente
35:33des souverains
35:34les souverains
35:35que l'on continue de suivre
35:35avec notamment
35:36cette information du FT
35:37qui évoque que Christine Lagarde
35:39pourrait partir de la BCE
35:40avant la fin de son mandat
35:43Cette information-là
35:44commande justement
35:45ce matin avec Jean-Pierre Petit
35:46le président des Cahiers Verts
35:47de l'économie
35:48Bonjour Jean-Pierre
35:49Bonjour Etienne
35:50Merci de nous accompagner
35:51ce matin avec Jean-Marc Daniel
35:52professeur émérite d'économie
35:54à l'ESCP Business School
35:55et également actuellement
35:57au théâtre de Poche
35:58à Montparnasse
35:59La dette
36:00On veut dette
36:00c'est tous les lundis soirs
36:01à 21h
36:02on aura peut-être l'occasion
36:04de parler de la dette
36:05en attendant quand même
36:05Jean-Pierre Petit
36:06un mot de cet article
36:09de ces informations
36:10du FT
36:10qui évoque donc
36:11que Christine Lagarde
36:12n'irait peut-être pas
36:13jusqu'au bout de son mandat
36:14qui arrive à échéance
36:16fin 2027
36:17Alors ce matin
36:17dans un communiqué
36:18la BCE dit
36:19Christine Lagarde
36:20se concentre sur son travail
36:21il n'a pris encore
36:22aucune décision
36:23concernant la fin
36:24de son mandat
36:25bref on n'est pas
36:25sur un démenti ferme
36:27est-ce que ça changerait
36:28beaucoup de choses
36:29comment vous voyez
36:30cette information ?
36:31Etienne ça va dépendre
36:31surtout de qui va succéder
36:33à Christine Lagarde
36:34ça peut potentiellement
36:35changer beaucoup de choses
36:36après bon
36:38cette décision
36:39enfin je pense
36:40que cette décision
36:41comprend une composante politique
36:42c'est la possibilité
36:44pour le président
36:44de la République
36:46peser sur le futur
36:47puisque normalement
36:48son mandat s'arrêtait
36:50en octobre 2027
36:51donc ce ne sera plus
36:53l'actuel président
36:54de la République
36:54qui sera à l'Elysée
36:55donc voilà
36:55c'est une composante politique
36:56et puis pour le reste
36:57tout va dépendre
36:58si c'est pour avoir
36:59Isabelle Schnabel
37:01comme patronne
37:02de la BCE
37:03là je pense
37:04que c'est encore pire
37:05si c'est pour retrouver
37:07Mario Draghi
37:07si c'était possible
37:08ou un équivalent
37:09de Mario Draghi
37:10qui est le meilleur
37:10et de loin
37:12président de la Banque Centrale Européenne
37:15qu'on a eu
37:15depuis Duchenberg
37:16et qui j'ajoute
37:17est extraordinairement crédible
37:20auprès des décideurs
37:21et des investisseurs
37:22parce que moi
37:23c'est ma clientèle
37:24les décideurs
37:25et les investisseurs
37:27européens
37:27et s'il y a
37:28une personnalité
37:29qui émerge
37:30au sein de la gouvernance
37:32européenne
37:32sur les dernières décennies
37:33parce que le diagnostic
37:35que font les décideurs
37:36et les investisseurs
37:37sur la gouvernance européenne
37:38est particulièrement féroce
37:39s'il y a une personne
37:41qui émerge
37:41et qui continue d'émerger
37:43parce que le rapport
37:44Draghi
37:44était très bien fait
37:45il a eu un succès
37:47intellectuel
37:48on va dire
37:49et on voit bien
37:50que c'est un personnage
37:52qui allie
37:53compétences techniques
37:54certaines formes
37:56d'autorité
37:57politique
37:58également
37:58c'est un personnage
38:01qui sur les 4 dernières décennies
38:03est probablement
38:03l'un des meilleurs dirigeants
38:04européens
38:05voilà
38:06donc si c'est pour avoir
38:07un équivalent
38:08effectivement
38:09Draghi
38:09ce serait une bonne nouvelle
38:11et ce serait en plus
38:13parfaitement justifié
38:13je rappelle
38:14qu'en dépit
38:15de tous les discours
38:16qu'on entend
38:16sur
38:17qu'on a entendu
38:18l'an dernier
38:19sur la remontée
38:20de l'inflation
38:20à la fois aux Etats-Unis
38:21et même
38:22en Europe
38:23l'inflation
38:24de la zone euro
38:25est à 1,7
38:26et tout porte à croire
38:28qu'elle ne remontera pas
38:29à plus de 2%
38:30cette année
38:32tendanciellement
38:32j'entends
38:32je ne dis pas
38:33qu'il n'y aura pas
38:34un ou deux mois
38:34où en glissement annuel
38:35on sera à plus de 2
38:36parce qu'il y a toujours
38:37des effets de base
38:38mais tendanciellement
38:39je voudrais juste
38:39vous rappeler
38:40que le taux de change
38:42effectif
38:44nominal
38:45de l'euro
38:45depuis l'été
38:472022
38:47a progressé
38:48de près de 16%
38:50alors ça
38:50c'est
38:51c'est
38:52c'est complètement fou
38:53c'est le taux de change
38:54effectif
38:55c'est contre toutes les monnaies
38:56c'est-à-dire pas seulement
38:56le dollar
38:57mais le renminbi chinois
38:58le yen japonais
39:00le sterlin
39:00le franc suisse
39:01vous vous rendez compte
39:02on parle de réindustrialisation
39:04de l'Europe
39:04et on permet
39:05au taux de change effectif
39:06de progresser de 16%
39:07et le taux de change effectif
39:09réel
39:09c'est un peu moins
39:10parce que lui
39:11c'est le véritable indicateur
39:12de la compétitivité prix
39:25et après on s'étonne
39:26qu'on se désindustrialise
39:28alors même si la désindustrialisation
39:29est due à d'autres causes
39:30je suis d'accord
39:31en avance là
39:32avec ce que va dire
39:33Jean-Marc
39:34que je connais depuis très longtemps
39:35mais quand même
39:36c'est assez hallucinant
39:37et la BCE
39:38porte une part
39:39de responsabilité là-dedans
39:40avant de revenir
39:41un petit peu sur
39:42à quoi peut demain
39:43ressembler
39:43la politique monétaire
39:45de la BCE
39:47Jean-Marc Daniel
39:48vous connaissez bien
39:48la politique d'Emmanuel Macron
39:49vous avez d'ailleurs écrit
39:50un livre il y a quelques années
39:51qui s'appelle
39:52la valse folle de Jupiter
39:53est-ce que vous pensez aujourd'hui
39:54qu'Emmanuel Macron
39:56essaye de placer un petit peu
39:58ses pions peut-être pas
39:59mais essaye d'avoir encore
40:00un petit peu de pouvoir
40:01avant les élections en 2027
40:04avec notamment
40:05François Villerois de Gallo
40:06qui finalement va partir
40:08plus tôt que prévu
40:08Christine Lagarde
40:09comment vous regardez
40:10un petit peu
40:10ces manœuvres politiques
40:11oui il y a deux façons
40:12de lire ce que fait
40:13Emmanuel Macron
40:14il y a une façon
40:14assez traditionnelle
40:15il arrive à faire le mandat
40:16et il essaie de recaser
40:18ses principaux collaborateurs
40:19avec ce site particulier
40:21c'est que dans la situation
40:24institutionnelle française
40:24vous avez deux types
40:25d'hommes politiques
40:26vous avez les énarques
40:28les hauts fonctionnaires
40:29qui si ça
40:30ici un changement de majorité
40:31retrouve un emploi
40:32dans la fonction publique
40:33et puis vous avez
40:33les gens issus
40:34du secteur privé
40:35qui si un bascule
40:36membre de majorité
40:37ne sont plus associés
40:38directement au pouvoir
40:39sont obligés
40:40de trouver
40:41un point de chute
40:42et ce point de chute
40:43ils essaient de le trouver
40:44avant les échéances
40:45surtout quand
40:45l'échéance
40:46est évidemment
40:47une échéance
40:48qui remet en cause
40:49le pouvoir immédiat
40:50du président de la République
40:50il ne saura plus quoi qu'il arrive
40:52président de la République
40:53à partir de 2027
40:54donc c'est un peu le cas
40:55d'Amélie de Montchalin
40:56et puis il y a une deuxième interprétation
40:58qui est de dire
40:58on raisonne à moyen et long terme
41:00il prépare
41:01non pas l'élection de 2027
41:03qui de toute façon
41:04ne le concerne plus directement
41:05mais l'élection de 2032
41:06alors je ne pense pas
41:07qu'on en soit là
41:08je pense qu'on est dans des phases
41:09de recasage
41:10assez traditionnelles
41:11qu'on avait fait
41:12des présidents précédents
41:16on pourrait multiplier
41:17les exemples
41:18je vais juste donner
41:19un exemple
41:20sur la Cour des Comptes
41:22on dit
41:22mais Amélie de Montchalin
41:24quand on regarde
41:26l'évolution
41:26des présidents
41:27de la Cour des Comptes
41:28ça a beaucoup été
41:29d'anciens ministres
41:30il y avait Pierre Jox
41:31il y a eu
41:33il y a eu
41:34Pierre Arpaillange aussi
41:36alors Pierre Jox
41:36était issu
41:37de la Cour des Comptes
41:39mais Arpaillange
41:40il était magistrat
41:41Philippe Séguin
41:41il y a eu Philippe Séguin
41:42donc il y a eu
41:43tous ces gens
41:44Pierre Moscovici
41:45tous ces gens
41:46qui ont été recasés
41:47après avoir fait
41:47une carrière politique
41:48donc je pense
41:50qu'il est effectivement
41:51en train d'essayer
41:52de sauver
41:53entre guillemets
41:54ses proches
41:55les plus immédiats
41:56pour montrer que
41:57de toute façon
41:59le servir
42:00n'aura pas été pénalisant
42:02dans la carrière
42:02alors dernier élément
42:04sur le
42:04c'est le devoir
42:05de l'ingratitude
42:06de Badinter
42:07c'est-à-dire
42:07quand on nomme quelqu'un
42:08en espérant que
42:09de toute façon
42:09ils vont en bas à l'ascenseur
42:10c'est pas aussi évident
42:12que ce que certains racontent
42:13surtout quand on est
42:14une amovible
42:15l'inflation en zone euro
42:18était de 1,7%
42:20en janvier
42:21après 2%
42:22en décembre
42:23la BCE vise 1,9%
42:24cette année
42:25aujourd'hui le taux
42:26de dépôt de la BCE
42:27Jean-Marc Daniel
42:27est de 2%
42:28et vous vous pensez
42:29que non
42:30il n'y a pas de sujet
42:30il ne faut pas baisser les taux
42:31au contraire
42:32je pense qu'il ne faut pas
42:33baisser les taux
42:33je vais réagir très rapidement
42:35à ce que vient de dire
42:36Jean-Pierre
42:37la première chose
42:38c'est
42:39je pense que Mario Draghi
42:40effectivement a marqué
42:41par son passage
42:42mais pas forcément
42:42de façon aussi positive
42:44qu'on le croit
42:44et c'est en ce sens
42:45que la nomination
42:47de quelqu'un comme
42:47Isabelle Schnabel
42:48serait une bonne nouvelle
42:49parce qu'elle a un même profil
42:50universitaire que lui
42:51Mario Draghi a été
42:52homme politique
42:53mais il était surtout
42:54il se présentait
42:54par rapport à ses prédécesseurs
42:56comme il y a un passé
42:57universitaire
42:58assez prestigieux
42:59et il a tordu
43:01quand même le traité
43:02c'est-à-dire
43:02quoi qu'il en coûte
43:04est objectivement
43:05contraire au traité
43:05de Maastricht
43:06tel qu'il a été voté
43:07notamment par
43:08le peuple français
43:10et donc
43:10il l'a fait
43:11la condition
43:12de résultat
43:14ça a été que
43:14le dossier grec
43:15a été traité
43:16mais il aurait pu être traité
43:17d'une autre façon
43:18surtout quand on
43:19voit quelles étaient
43:20les attentes
43:20et les positions
43:21des autorités d'Athènes
43:23Isabelle Schnabel
43:24pour moi
43:24elle pourrait être un moyen
43:25donc pour revenir
43:26à ce que vous dites
43:27de rappeler que
43:29le rôle de la politique monétaire
43:31c'est d'obéir
43:32non pas aux exigences
43:34de tel ou tel acteur
43:35mais de se conformer
43:36dans une banque centrale
43:37indépendante
43:37à des règles
43:38et une règle de base
43:39c'est de respecter
43:40ce qu'on appelle
43:40une règle de Taylor
43:41c'est-à-dire
43:41une définition
43:43des taux d'intérêt
43:43sur la base
43:44du taux de croissance potentiel
43:46sur la base
43:46de la position
43:47dans le cycle
43:48de l'économie
43:48et sur la base
43:49de la réalité
43:50de l'inflation
43:51or si on fait ce calcul
43:52sur une règle de Taylor
43:53à l'heure actuelle
43:54sur la zone
43:56la zone euro
43:56on arrive à un taux
43:58de refinancement
43:59aux alentours de 2,5
44:00ce qui est à peu près
44:01le taux de refinancement
44:02actuel
44:03le dernier élément
44:04que je mettrais
44:05sur le taux de change
44:05c'est que
44:06quand on a de tels
44:08excédents extérieurs
44:09je rappelle quand même
44:10que la zone euro
44:10dégage entre
44:12300 et 350 milliards d'euros
44:14d'excédents extérieurs
44:15quand on a de tels
44:16excédents extérieurs
44:17venir dire qu'il y a
44:18un problème de compétitivité
44:19sur la zone
44:20je dis
44:21attendez
44:22mais de quoi on parle
44:23et quand on a
44:24de tels excédents extérieurs
44:25on a intérêt à avoir
44:26une monnaie forte
44:27pour que le pouvoir
44:27d'achat de ces excédents
44:28extérieurs
44:29qui prépare l'avenir
44:30soit le plus élevé possible
44:32donc j'espère
44:33Isabelle Schnabel
44:34sur la base
44:35des théories
44:35qu'elle développe
44:36c'est-à-dire
44:36indépendance de la banque centrale
44:38fermeté dans la politique
44:39monétaire
44:40et acceptation
44:42d'un taux de change
44:42relativement fort
44:43Isabelle Schnabel
44:44ou Joachim Négel
44:45par exemple
44:45le président de la Bundesbank
44:46Jean-Pierre Petit
44:47ni l'un ni l'autre
44:49pourquoi ?
44:50mais ce n'est pas une question
44:51de compétitivité
44:52aujourd'hui nous ne sommes pas
44:53en économie de guerre
44:54c'est exagéré
44:55mais nous sommes en économie
44:56de conflictualité
44:57la progression
44:58des importations chinoises
45:00en Europe
45:01sur un an
45:03elle est de plus de 10%
45:05alors que la demande intérieure
45:06est de l'ordre de 1%
45:08voilà
45:09il y a un combat
45:11industriel
45:13technologique
45:15évidemment géopolitique
45:15majeur
45:17énergétique
45:17etc
45:18il faut avoir une vue
45:19politique de la politique monétaire
45:21dans politique
45:22dans politique monétaire
45:24il y a politique
45:24toujours
45:25il ne faut jamais l'oublier
45:26moi dans le débat
45:27rules versus discretion
45:29j'ai toujours été
45:30plutôt pour discretion
45:31je voudrais juste rappeler
45:32que si on avait respecté
45:33les règles
45:33du traité de Maastricht
45:35que j'avais bien étudié
45:35puisque moi je travaillais
45:36à la banque centrale
45:37à l'époque
45:38la zone euro
45:39n'existerait plus
45:40déjà
45:40elle aurait implosé
45:41et Mario Draghi
45:42a contribué
45:43à éviter
45:43l'implosion de la zone euro
45:44qui probablement
45:45c'est pas que je suis un grand fan
45:46de l'union monétaire
45:47mais moi je disais
45:48je disais que l'union monétaire
45:49ça marchait pas
45:50mais il fallait pas la faire imploser
45:51parce que là
45:52on aurait une vague dépressive
45:53extrêmement forte
45:54voilà
45:55il faut dire à madame Schnabel
45:58qu'il y a une guerre en Europe
45:59et que c'est nous
46:00qui la finançons
46:01enfin qui finançons
46:04l'Ukraine
46:04aujourd'hui
46:05puisque les Etats-Unis
46:06ne financent plus
46:07donc on achète
46:09les équipements militaires
46:10aux Etats-Unis
46:11et on les balance
46:12à l'Ukraine
46:13et c'est nous
46:13qui les achetons
46:14et qui les envoyons
46:15en Ukraine
46:16la reconstruction
46:17de l'Ukraine
46:17ce sera pour nous
46:19la transition énergétique
46:20ça va être des centaines
46:21de milliards de dollars
46:22sur les dix prochaines années
46:23la transition numérique
46:24sur lesquelles on a
46:25plein de retards
46:25c'est des centaines
46:26de milliards de dollars
46:27la transition géopolitique
46:29c'est-à-dire
46:29nos engagements
46:30dans l'OTAN
46:31parce que nous avons
46:32tous partis de l'OTAN
46:32ou quasiment tous
46:33partis de l'OTAN
46:34les 21 pays
46:35de la zone euro
46:36c'est 3,5%
46:37des dépenses
46:38les dépenses militaires
46:40reprennent 3,5%
46:41en direct
46:41du PIB
46:43d'ici 2035
46:44et 5%
46:45avec les infrastructures
46:46critiques etc
46:47ça, ça va représenter
46:48une contrainte majeure
46:50la transition démographique
46:52et le vieillissement
46:52qui s'accroît
46:53ce que je veux dire
46:55c'est que les besoins
46:56nets de financement
46:57vont exploser
46:57au cours des prochaines années
46:58il y a presque
46:59même un problème
47:00même si on a un excédent
47:01de la balance courante
47:01aujourd'hui
47:02un vrai problème
47:03comme on disait
47:04dans les années 80
47:05de pénurie d'épargne
47:07et donc on a besoin
47:08parce que sinon
47:09on n'y arrivera pas
47:10on a besoin de faire
47:11d'abaisser le taux réel
47:12et l'histoire
47:13de la réserve fédérale
47:14le montre
47:14quand il y a eu
47:15des problèmes aux Etats-Unis
47:16ils ont pratiqué
47:17un taux réel
47:17sous la croissance potentielle
47:19durant la guerre du Vietnam
47:20durant les années 70
47:21les chocs pétroliers
47:22durant la décennie 2010
47:24parce qu'après
47:24les Man Brothers
47:25ils ont eu très peur
47:25de connaître
47:26un cycle à la japonaise
47:27des inflationnistes à la japonaise
47:29et donc ils ont pratiqué
47:30un taux réel
47:30c'est ce qui les a sauvés
47:31à chaque fois
47:31et grâce à ce taux réel
47:33ils ont réussi
47:35à développer
47:36parce que
47:37pourquoi
47:37pourquoi ça marche
47:39la tech aux Etats-Unis
47:40parce qu'il y a du private equity
47:41parce qu'il y a du venture capital
47:43parce qu'il y a du marché action
47:44qui fonctionne bien
47:45grâce à des conditions
47:46financières accommodantes
47:48voilà la réalité des choses
47:50est-ce que dans ce cas-là
47:50il ne faut pas changer
47:52la définition
47:52en tout cas le mandat
47:53de la BCE
47:54on n'aurait jamais dû faire ça
47:56on n'aurait jamais dû
47:57prendre
47:58effectivement le modèle
47:58aujourd'hui la réponse de la BCE
47:59c'est notre mandat
48:00c'est l'inflation
48:01oui alors attends
48:01parce que moi j'ai bien lu
48:02le traité de Maastricht
48:03quand l'inflation est
48:05telle qu'elle le définit
48:06elle-même
48:07d'ailleurs qui est très contestable
48:08parce que moi j'ai beaucoup
48:09travaillé sur ces questions
48:10la norme de 2%
48:11ne correspond pas
48:12nécessairement
48:12à une optimalité historique
48:14ça c'est primo
48:15secondo
48:17le traité dit bien
48:18que lorsque la stabilité
48:20des prix est respectée
48:21ce qui est le cas aujourd'hui
48:22ou ce qui va le devenir
48:23très rapidement
48:24la BCE doit soutenir
48:25les politiques économiques
48:27qui se manifestent
48:29dans l'union monétaire
48:30et ces politiques économiques
48:31je viens de les signaler
48:33très brièvement
48:34toutes ces transitions
48:36qu'on doit mener
48:37avec des emprunts communs
48:39je pense en particulier
48:41à l'emprunt safe
48:43pour la réorientation
48:45des dépenses militaires
48:46vers la production européenne
48:47tout ça
48:48et puis les choix
48:50que la commission fait
48:51progressivement
48:52vers toutes les formes
48:54de transition
48:54que j'ai mentionné
48:55tout ça c'est des manifestations
48:56de politiques économiques
48:57et donc il faut que la BCE
48:58qui est le seul organisme
49:00opérationnel de la zone euro
49:02soutienne ces politiques
49:03comment avec Daniel
49:03est-ce qu'il faut changer
49:04cette règle des 2% ?
49:06est-ce que le mandat
49:06de la BCE doit...
49:07elle n'est pas dans les traités
49:09dans les traités
49:10il y a le fait
49:11de lutter contre l'inflation
49:13et effectivement
49:13quand on regarde
49:14les traités
49:14ce qui est bien dit
49:15c'est que c'est la priorité
49:16de la stabilité des prix
49:17mais que la BCE
49:18est associée à l'ensemble
49:19des objectifs
49:20de politique économique
49:21de la zone euro
49:22et dans les objectifs
49:23il y a la croissance
49:24et le plein emploi
49:25donc sur le plan juridique
49:26si on veut aller jusqu'au bout
49:28en réalité
49:29la BCE est associée
49:30au plein emploi
49:31la question qui se pose
49:32c'est est-ce que c'est
49:32en ayant systématiquement
49:34des taux d'intérêt trop bas
49:35qu'on garantit effectivement
49:36la dynamique économique
49:37et le plein emploi
49:38on parle des Etats-Unis
49:40mais enfin
49:40la crise de 2008-2009
49:42elle est le bilan
49:43et le résultat
49:43d'une politique monétaire
49:44qui a été systématiquement
49:45de baisser les taux d'intérêt
49:47par rapport à ce que devait être
49:48la réalité des taux d'intérêt
49:49je rappelle la formule
49:51de Jacques Rueff
49:51en disant que
49:52toutes ces politiques économiques
49:53et ça commençait dès les années 70
49:55puisque Jacques Rueff
49:55est mort depuis un certain temps
49:56il disait
49:57toutes ces politiques économiques
49:58donc comme une conséquence
50:00c'est d'inonder
50:01de continuer à inonder
50:02des terres
50:03qui sont déjà gorgées d'eau
50:04on fait pleuvoir
50:05sur des terres inondées
50:06disait Jacques Rueff
50:07et donc le véritable enjeu
50:08effectivement
50:08pour les pays de la zone euro
50:11je pense effectivement
50:12dans ce qu'a dit Jean-Pierre
50:13c'est le vieillissement
50:15c'est-à-dire la capacité
50:16à préparer
50:17le passage à une économie
50:18où il y aura
50:19de moins en moins d'actifs
50:20où il y aura
50:20de plus en plus de gens
50:21en plus
50:22à prendre en compte
50:23et en charge
50:24parce que leur état physique
50:26ne sera pas celui
50:28d'une personne jeune
50:29et donc
50:30il faut préparer cet avenir
50:31et cet avenir-là
50:32je mets souvent en avant
50:34l'exemple du Japon
50:35qui est aussi devenu
50:36au centre de l'actualité
50:37le Japon a préparé son avenir
50:39en investissant massivement
50:41à l'étranger
50:42en investissant massivement
50:44dans les zones
50:45où il y a effectivement
50:45de la jeunesse
50:46et donc
50:47un taux de change élevé
50:48ça permet de donner
50:49à ces excellentes balances
50:50qui sont de l'épargne
50:52effectivement
50:52en ce moment
50:53on l'a d'épargne
50:53on va manquer d'épargne
50:54mais pour le moment
50:55on en a
50:55et donc l'utilisation
50:56de cette épargne
50:57c'est de préparer l'avenir
50:58et préparer l'avenir
50:59c'est préparer
51:00le vieillissement
51:01de la population
51:01et ça
51:02ça sera un enjeu important
51:03aussi
51:03l'union des marchés de capitaux
51:04vous parliez de Mario Draghi
51:05tout à l'heure
51:06c'est vrai que la BCE
51:08le successeur
51:09de Christine Lagarde
51:10aura notamment
51:11probablement
51:12cette mission
51:12on voit que la semaine
51:13dernière
51:14les 27 se sont réunis
51:15c'était à nouveau
51:15sur la table
51:16cette union des marchés de capitaux
51:17mais ça n'arrive pas
51:18à se mettre en place
51:18non parce que c'est assez difficile
51:20mais
51:21le problème
51:22c'est que l'union monétaire européenne
51:24elle a plus de 30 ans
51:25le traité de Maastricht
51:26a été ratifié
51:28en 1992
51:29et qu'on n'est pas avancé
51:30là-dessus
51:32franchement
51:32là je suis d'accord
51:33avec Jean-Pierre
51:34c'est-à-dire
51:35l'acte unique
51:36c'est 1986
51:37Maastricht c'est 1992
51:38et on en est encore à dire
51:39qu'on va faire
51:40l'union des marchés
51:41des capitaux
51:41et c'est deux échecs
51:42je suis désolé
51:43d'avoir à le dire
51:43mais l'acte unique
51:44moi je m'en souviens très bien
51:46l'acte unique qui date de 85
51:47marchés unique 86
51:49qu'est-ce qu'on disait ?
51:50on disait qu'on allait créer
51:51des géants
51:52qui allaient concurrencer
51:53un des géants industriels
51:55qui allaient concurrencer
51:55les Etats-Unis et le Japon
51:57parce que la deuxième économie
51:58à l'époque
51:58c'était le Japon
52:00résultat
52:01les entreprises européennes
52:02dans le classement du chiffre d'affaires
52:03dans les 100 principales
52:05dans les 500 principales
52:06l'Europe n'arrête pas de diminuer
52:07la monnaie unique
52:08ça devait faire de la croissance
52:10ça devait faire de l'euro
52:11une grande devise internationale
52:12qui allait concurrencer le dollar
52:13rien du tout
52:14donc en fait
52:15voilà
52:16c'est pour ça que
52:17l'Europe c'est quand même
52:18un excédent extérieur considérable
52:20et donc c'est la preuve
52:21que l'Europe a été capable
52:22en termes de compétitivité
52:24au sens strict du mot
52:25a été capable
52:26de s'insérer dans le marché mondial
52:27et de continuer
52:28à jouer le jeu
52:29du marché mondial
52:30et de l'économie mondiale
52:31elle recule partout
52:32dans le domaine de la puissance
52:33nous sommes dans un retour
52:35de la puissance
52:36de la recherche de puissance
52:37pas seulement avec Trump
52:38ça avait commencé déjà avant
52:39mais si tu ajoutes Xi Jinping
52:41et puis alors
52:42toute une série de dirigeants
52:43des pays émergents
52:44mais on est dans une économie
52:45de conflictualité aujourd'hui
52:47donc la conflictualité
52:49c'est rechercher la souveraineté
52:50la puissance
52:52parfois faire face
52:53à des
52:54à des velléités impérialistes
52:56il faut bien appeler
52:57un chat un chat
52:58et donc il faut réagir
53:00par la politique
53:00par une action volontariste
53:02politique
53:02précise
53:04ciblée
53:04avec un objectif
53:05etc
53:05et ça on ne l'a pas aujourd'hui
53:07c'est pas en disant
53:08marchand unique
53:08marché unique
53:10monnaie unique
53:10que ça marche
53:11état de droit
53:12etc
53:12ce qu'on dit depuis 40 ans
53:13ça ne marche pas aujourd'hui
53:15dans ce monde là
53:15pour vous c'est quoi alors la solution ?
53:17alors après il faudrait voir
53:19dossier par dossier
53:20mais comme on a perdu
53:22dans le domaine technologique
53:23dans le domaine militaire
53:24dans le domaine économique
53:26dans le domaine démographique
53:27en fait je veux dire
53:28il faut faire revenir la politique
53:30et dans ce domaine là
53:31dans tous les aspects
53:32de la politique économique
53:33de la stratégie économique
53:34qu'on doit mettre en place
53:35on a besoin du soutien monétaire
53:37voilà
53:38et on a besoin d'une BCE
53:40qui va aider à tout cela
53:41et non pas
53:42en fonction d'un pseudo risque
53:45un risque fantôme
53:46l'inflation
53:47enfin franchement
53:48c'est d'abord une approche
53:50très passéiste
53:51riscophobe
53:51et c'est pas le sujet
53:53franchement c'est pas le sujet
53:54on est au bout
53:55merci à tous les deux
53:56Jean-Pierre Petit
53:56donc président des cahiers
53:57vers de l'économie
53:58Jean-Marc Daniel
53:59professeur émérite
54:00à l'OSCP Business School
54:01et donc actuellement
54:02au théâtre de poche
54:03tous les lundis soir
54:04pour la dette
54:05en vedette
54:069h57
54:06dans 3 minutes
54:07il sera 10h
54:07vous retrouvez les experts
54:08avec Raphaël Legendre
54:10j'imagine que vous allez également
54:11parler de cette information
54:13du FT
54:14qui évoque donc
54:14que Christine Lagarde
54:15pourrait partir de la BCE
54:17avant la fin de son mandat
54:18bien sûr
54:18vers une sortie anticipée
54:19de Christine Lagarde
54:20tout à fait
54:21ce sera le premier thème
54:21des experts
54:22aujourd'hui
54:23on viendra sur la politique
54:24monétaire
54:24également à mener
54:26dans le contexte actuel
54:27et puis on reviendra
54:28sur l'emploi
54:30en seconde partie
54:31des missions
54:31faut-il désintoxiquer
54:33le marché de l'emploi
54:34des subsides publics
54:36apprentissage
54:37rupture conventionnelle
54:38pas mal d'économies
54:39sont à prévoir
54:40on y reviendra
54:41avec mes experts
54:42et puis si on a le temps
54:43on parlera
54:43un mot aussi
54:45du surdêtement
54:45des jeunes
54:46qui grimpent
54:46qui grimpent
54:47et qui inquiètent
54:48voilà le programme
54:49les experts
54:4910h11h
54:50ensuite vous retrouvez
54:51tout pour investir
54:51avec Antoine Larigauderie
54:52le CAC 40 est à la porte
54:53des 8400 points
54:568388 points
54:56c'est une hausse
54:57de 0,3%
54:58à noter Carrefour
54:59qui est la plus forte baisse
55:00du CAC 40
55:00moins 4,5%
55:01le groupe présente
55:02aujourd'hui son plan stratégique
55:0414,71€ pour la valeur
55:06Alexandre Bompard
55:07sera sur ce plateau
55:08demain soir
55:08à 18h
55:09avec Edwish Evrillon
55:10pour détailler
55:11ce plan Carrefour 2030
55:13très bonne journée
55:15Good Morning Market
55:16sur BFM Business
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