- il y a 7 semaines
Ce mardi 13 janvier, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Romain Daubry, cofondateur de l'Atelier des Options, Céline Bourban, vendeuse d'actions institutionnels chez Portzamparc BNP Paribas, Frank Benzimra, responsable de la Stratégie Actions Asie chez Société Générale CIB, Sylvain Broyer, chef économiste chez S&P Global Ratings, et Vincent Chaigneau, directeur de la recherche chez Generali Investments, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente
00:03Good Morning Market
00:05L'ouverture des marchés européens c'est dans un instant sur BFM Business.
00:09Quelle est la tendance Nicolas Pagnès ?
00:11Des marchés qui sont attendus en légère hausse selon les contrats futurs à l'heure actuelle
00:15alors que va s'ouvrir la saison des résultats aux Etats-Unis cet après-midi.
00:19Les investisseurs qui vont également suivre tout au long de la séance.
00:22Aujourd'hui les prix à la consommation pour le mois de décembre aux Etats-Unis également.
00:26Alors la séance du jour sera bien évidemment aussi marquée par les questions monétaires.
00:30On reviendra sur les sujets en matière d'indépendance de la Fed
00:34mais aussi sur les investisseurs regarderont les questions géopolitiques
00:37avec notamment les droits de douane qui ont été imposés par Trump
00:39à tous les pays qui font du commerce avec l'Iran
00:42et bien sûr ces questions autour de potentielles élections législatives anticipées au Japon.
00:48C'est la rumeur qui a animé les médias japonais sur les derniers jours.
00:53Ça a d'ailleurs porté le Nikkei sur toute la séance.
00:55Il a évolué aux alentours de 5% de progression
00:58avant de toucher un nouveau record en clanture à 53 549 points
01:04avec une progression de l'ordre de 3%.
01:07Ça c'est pour les actions japonaises.
01:08En revanche sur l'obligataire japonais,
01:11la perspective d'une augmentation des dépenses budgétaires
01:13en cas de nouvelle élection législative qui serait remportée par le gouvernement japonais.
01:18Ça a un petit peu enflammé ces marchés obligataires japonais.
01:20On a notamment vu un 10 ans japonais qui a grimpé de plus de 3%.
01:24Le Yen lui a reculé face à l'euro ou au dollar.
01:28A noter que les investisseurs suivront aussi aujourd'hui ce qui se passe sur les matières premières,
01:32l'or, l'argent ou le cuivre avec notamment un nouveau record qui a été touché sur l'or hier à 4629 dollars l'once.
01:40Du côté des valeurs, pas mal de choses à suivre notamment sur Air France.
01:43Alors effectivement ça c'est pour les valeurs sur la cote européenne.
01:47Air France, selon le média à la lettre, pourrait voir sa dette Covid effacée par le gouvernement.
01:52A voir si ça a une incidence sur le cours aujourd'hui.
01:56On suivra également Crédit Agricole qui a été autorisé par la BCE à dépasser les 20% du capital de Banco BPM.
02:02On suivra également Vente Unique, saison des résultats aux Etats-Unis mais quelques publications également en France.
02:08Vente Unique qui publie des résultats en progression et affiche notamment un record de volume d'affaires global annuel de l'ordre de progression de 20%.
02:16Du côté des Etats-Unis, on va lancer la saison des résultats avec les bancaires.
02:20Avec notamment les bancaires, on a JP Morgan qui va publier aujourd'hui ses résultats.
02:27C'est le coup d'envoi donc de cette saison des résultats.
02:29On attend tout au long de la semaine d'autres valeurs bancaires.
02:31Bank of America, Citigroup, BlackRock, Wells Fargo.
02:34On attend également d'autres valeurs comme Concentrix, Delta Airlines, TSMC aussi si on sort des Etats-Unis.
02:40Les attentes des analystes sur ces publications sont encore une fois positives avec une poursuite de la croissance attendue.
02:45Même si celle-ci se fera à un rythme plus modéré que les trimestres précédents.
02:49Si on regarde les valeurs du S&P 500, celle-ci devrait croître de 7,6% en matière de chiffre d'affaires en moyenne sur un an.
02:56Les bénéfices, eux, devraient croître de 8,3% avec une croissance qui serait tirée, comme d'habitude, par le secteur technologique.
03:03Mais aussi les services de communication ou encore les valeurs de santé, ça c'est pour le S&P 500.
03:08Les bancaires, donc on commence par les bancaires, elles devraient voir une progression de leur activité de l'ordre de 13%.
03:14Selon les analystes, un petit mot de la saison des résultats française.
03:17Elle commencera plus tard, plutôt du côté de la fin du mois de janvier.
03:21Mais là aussi, les attentes sont plutôt optimistes.
03:23On attend notamment un rebond du secteur du luxe, des services à la communication ou un secteur automobile qui remonterait la pente de son côté.
03:30Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
03:32Le CAC 40 qui ouvre en léger recul, à moins 0,16% à 8 345 points.
03:37On voit parmi les plus forts reculs, Thalès qui recule de 1,89%.
03:43Effage, moins 1,91%.
03:45Vinci, moins 1,81%.
03:48Saint-Gobain, moins 1,77%.
03:50Tandis que les plus fortes hausses du jour sont signées, ou en tout cas à l'ouverture, sont signées.
03:54Pernod Ricard, 1,39%.
03:55Eurofins scientifiques, plus 0,78%.
03:58Ou encore Société Générale, ou Cap Gemini.
04:01On regarde également ce qui se passe du côté du pétrole.
04:03On n'en a pas parlé, mais effectivement, les questions autour des droits de douane imposés aux pays qui font du commerce avec l'Iran
04:09ont un petit peu fait bouger le pétrole cette nuit, dans le plein milieu de la nuit, pour ceux qui se sont levés pour les marchés européens.
04:15On revient sur les niveaux d'hier, le WTI à 59 dollars et le Brent à 64 dollars.
04:20Au sommaire de Good Morning Market.
04:22Au sommaire de Good Morning Market, on reviendra bien évidemment sur tous les sujets qui animent les marchés à l'heure actuelle.
04:27Indépendance de la Fed, géopolitique, ce sera ou encore inflation aux Etats-Unis ou saison des résultats.
04:32Ce sera donc au sommaire de l'éclaireur également en direct des marchés.
04:35En portefeuille, on fera un focus, une fois encore, sur les valeurs de la défense, mais via le prisme des small et mid-cap.
04:41Donc, quelle tendance pour les small et mid-cap de la défense, ce sera donc en portefeuille.
04:46Et on fera un focus du jour sur les marchés asiatiques avec, en premier lieu, bien sûr, les questions autour de futures élections législatives au Japon
04:54et l'impact sur les marchés avant de revenir dans le face-à-face sur l'intégralité des sujets boursiers du jour.
05:00Bonne émission, à demain.
05:01Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Markets.
05:13Nous sommes ensemble en direct sur BFM Business jusqu'à 10 heures pour tenter de décrypter les tendances
05:18et l'actualité des marchés à l'ouverture des marchés européens.
05:22Et avec justement un CAC 40 qui recule à l'ouverture à moins 0,2% à 8342 points,
05:28avec notamment des valeurs industrielles.
05:31Eiffage, Thalès, Vinci, Saint-Gobain ou ArcelorMittal qui reculent dans les premiers échanges.
05:35Renault également, parmi les plus fortes hausses.
05:38Pernod Ricard, Eurofins scientifique, Société Générale ou encore Capgemini.
05:42On va décrypter tout cela ensemble et tout de suite, c'est l'éclaireur.
05:49Et l'éclaireur du jour est Florian Hielpaux.
05:52Bonjour Florian Hielpaux.
05:53Bonjour Anne.
05:54Merci d'être avec nous.
05:55Vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard-Audier-IM.
05:58On va revenir sur les grands rendez-vous macroéconomiques pour les marchés en ce début de semaine.
06:04Il y avait cette saison des résultats, il y avait le CPI, on va en parler.
06:07Mais avant ça, il y a des inquiétudes croissantes sur l'indépendance de la Fed aux Etats-Unis.
06:12On rappelle que Jérôme Powell doit quitter la présidence de la Fed cette année.
06:18D'ici quelques mois, un remplaçant doit être nommé par Donald Trump.
06:21Et pourtant, on a vu la Fed attaquer par le ministère de la Justice américain ce week-end.
06:26C'est Jérôme Powell lui-même qui a dénoncé cela dans une vidéo avec une certaine exaspération.
06:32En tout cas, c'est ce qu'ont identifié plusieurs analystes.
06:35Est-ce que le sujet de l'indépendance de la Fed revient sur le devant des marchés aujourd'hui, Florian Yelpo ?
06:40L'indépendance de la Fed, probablement pas.
06:42Simplement, on a un faisceau cohérent d'événements, une séquence d'événements depuis 2025,
06:47qui nous invite à penser qu'on demande à la Fed de modifier son OS,
06:52comme dirait certains utilisateurs de téléphones portables,
06:55de façon à décaler justement les mécanismes de la Fed vers une forme de tolérance un peu accrue vis-à-vis de l'inflation.
07:03Il y a eu l'affaire Cook avant ça, il y a eu quelques autres charges qui ont été organisées par l'administration Trump sur la réserve fédérale.
07:10Je pense que le message sous-jacent, c'est que l'on doit douter de la capacité de la Fed à conduire sa politique monétaire.
07:16Simplement, on est en train de pousser du coup de la Fed de façon à ce qu'elle puisse tolérer une inflation légèrement au-dessus de 2%,
07:242,7% d'inflation sur un an, ça n'est pas un choc d'inflation.
07:30Inutile de tenter de réguler 2,7%.
07:32Simplement, le message quel est-il ?
07:34Eh bien, avec cette tolérance accrue, on devrait voir une évolution du dollar probablement un petit peu à la baisse.
07:40D'accord.
07:40Parce que la monnaie d'un pays...
07:42C'est l'objectif de Donald Trump ?
07:43Ça fait partie de l'agenda de l'administration Trump, c'est un objectif qui est très clair, il rêve, vous savez, d'un accord à la Mar-a-Lago,
07:49de façon justement à ramener le dollar vers une valeur plus faible, de façon à améliorer la compétitivité américaine.
07:55Si on a un petit peu plus d'inflation, vous le savez, tous les pays du monde qui ont un peu plus d'inflation ont une monnaie
08:00qui a tendance à être un peu moins forte que celle des pays où l'inflation est mieux contrôlée.
08:04Donc c'est une tendance avec laquelle les gérants portés feux de la planète doivent faire avec, et notamment en termes d'allocations actions.
08:11Des pressions du gouvernement pour une Fed qui soit un petit peu plus tolérante vis-à-vis de l'inflation,
08:16ça reste quand même une question de dépendance ou d'indépendance de la Fed au gouvernement américain, Florian Guelpo.
08:22Elle est là la question quand même, non ?
08:24Oui, absolument. Mais disons que de 2 à 3%, on parle de l'épaisseur du trait, au-dessus de 3%, la question ne se pose plus.
08:31La Banque centrale doit agir, intervenir et ralentir l'inflation.
08:35Donc si cette année on voit une inflation qui revient, si on revoit l'information de pression inflationniste,
08:39de toute façon, le premier agenda de Donald Trump, c'est justement de mettre un terme à cette vague d'inflation.
08:43Souvenez-vous, il reprochait à l'administration précédente le bilan inflation.
08:48Donc s'il y a inflation...
08:49Et aujourd'hui, avec les mis de terme qui arrivent, il essaye plutôt effectivement de mettre en place des mesures
08:53qui pourraient faire baisser le coût de certains produits achetés régulièrement par les Américains.
08:59Absolument.
08:59Donc ça va dans son sens aussi, après la question qui se pose, c'est est-ce que la Fed doit s'aligner sur un agenda politique gouvernemental ?
09:08Absolument. Alors elle ne s'y alignera pas, il faut être très clair, il y a 12 personnes qui votent,
09:13il faut convaincre 7 votants pour avoir la majorité et produire une décision.
09:17Ça va être très difficile, même avec Kevin Hassett, même avec les pressions qui sont aujourd'hui infligées.
09:22Mais tous les jours, on vous répète, en tant que membre de la Fed, tous les jours, on vous répète,
09:26l'inflation, ça va, pourquoi les taux sont-ils encore aussi élevés aujourd'hui ?
09:29Au bout d'un moment, ce message doit faire son chemin au sein du Conseil de la Fed.
09:33Probablement, encore une fois, une inflation à 3, 4, 5 %, si jamais elle revient sur le devant de la scène aux Etats-Unis,
09:40elle générera une réaction de la Fed pour la combattre.
09:42Justement, on va découvrir les chiffres de l'inflation pour le mois de décembre.
09:46Aujourd'hui, aux Etats-Unis, est-ce qu'on s'attend à avoir une inflation qui continue d'écélérer,
09:52comme on a pu le voir au mois de novembre ?
09:54Alors ça, c'est notre scénario central.
09:56On a les attentes d'inflation pour le mois de décembre, c'était 2,7 % de progression des prix sur une année.
10:03En déclin, vous vous souvenez, la dernière fois, on a eu une surprise négative, l'inflation était déjà à 2,7 %.
10:09Le joker, dans ce rapport sur l'inflation, c'est l'inflation immobilière.
10:14Vous le savez, sa méthode de calcul est un petit peu bizarre aux Etats-Unis.
10:18On pourrait avoir une surprise négative, c'est-à-dire que cette composante inflation immobilière soit moins forte que prévu,
10:23qu'elle tire l'inflation des services vers le bas,
10:26et ce faisant, qu'elle continue d'ouvrir la porte vers ce grand questionnement.
10:30Pourquoi les taux de la Fed sont-ils encore aussi élevés aujourd'hui ?
10:33C'est le grand challenge de la journée.
10:35Avec quand même les chiffres sur l'emploi qu'on a découvert aussi vendredi,
10:38qui montrent une dégradation du marché du travail,
10:40mais une certaine résilience aussi quand même.
10:42Si on a une inflation à 2,7 % cet après-midi aux Etats-Unis,
10:46ça va dans le scénario d'une, deux, trois baisses de taux de la Fed cette année ?
10:51Alors oui, nous on pense qu'il y aura une phase d'observation,
10:55parce qu'on a envie d'être certains que la croissance américaine a opéré un plus bas
10:59au cours du troisième, quatrième trimestre et qu'elle est bien en train de rebondir,
11:03et que les pressions inflationnistes continuent de desserrer,
11:05et donc il est possible de desserrer justement la contrainte monétaire.
11:09On est dans une phase d'observation du côté de la réserve fédérale américaine,
11:12le message est très très clair, et cette phase d'observation exaspère,
11:16elle exaspère notamment la Maison-Blanche.
11:19Saison des résultats qui débute également.
11:20Florian Yelpo aux Etats-Unis, avec JP Morgan qui publiera ses résultats aujourd'hui,
11:24on va ensuite suivre toutes les bancaires, et notamment les banques d'investissement,
11:28on a des attentes d'analystes plutôt optimistes, plutôt positives,
11:32pour cette saison des résultats aux Etats-Unis,
11:34avec même des records, ou presque en tout cas des plus hauts,
11:38en matière de banques d'investissement.
11:40Quel est votre scénario chez Lombard-Rodier sur cette saison des résultats
11:46qui va s'ouvrir aux Etats-Unis ?
11:47Alors, pour nous, ça n'est pas la saison des surprises,
11:50c'est plutôt la saison des confirmations.
11:53On voudrait lire dans les résultats publiés des entreprises,
11:56d'abord la confirmation que toute cette vague d'intelligence artificielle
12:00crée bien de la productivité, et du coup crée bien une progression des profits.
12:03Ça, c'est le premier élément.
12:05On veut aussi arriver à se convaincre encore une fois...
12:07Quand vous dites qu'on voudrait lire, c'est qu'on attend la confirmation,
12:09du coup c'est ce que vous allez regarder dans les résultats.
12:11Absolument.
12:12Le deuxième élément, c'est également cette confirmation
12:15que la croissance américaine a bien opéré un peu bas,
12:17comme je vous le disais, au troisième, quatrième trimestre.
12:19C'est l'une des inquiétudes aujourd'hui qui anime les marchés.
12:22Et le dernier élément, c'est qu'il y a toujours cette fragilité dans le monde industriel.
12:26L'industrie versus ses services, l'industrie affiche une forme de fragilité.
12:29Les services qui sont très peu sensibles au taux d'intérêt,
12:32eux, affichent très peu de cette fragilité.
12:35Donc la grande question en filigrane, c'est
12:36est-ce que les taux d'intérêt des banques centrales,
12:39aujourd'hui, sont alignés sur la situation économique
12:42et notamment sur la part de l'économie qui est sensible au taux d'intérêt,
12:46c'est-à-dire l'industrie ?
12:47On voit encore des fragilités de part et d'autre de l'Atlantique,
12:50du côté industriel, qu'on n'observe pas dans les services.
12:52C'est normalement le symptôme de taux qui ne sont pas si neutres que ça.
12:56Donc il y a la question de la neutralité de taux
12:57qu'on va également lire à l'intérieur de ces résultats micros.
13:00La micro, la macro...
13:02Et on en revient au taux d'intérêt pratiqué par la Fed aujourd'hui.
13:05qui, selon vous, ne sont pas alignés à l'économie américaine, si je comprends bien.
13:09Alors, encore une fois, on est en phase d'observation.
13:11D'accord, on attend confirmation.
13:12On a besoin d'une confirmation de ça.
13:14On est un petit peu perdus.
13:16On se re-souvenait où on sort aussi de cette longue phase
13:17où nous n'avions plus les données économiques nécessaires
13:21pour pouvoir mesurer ce qui se passe aux Etats-Unis.
13:23Donc donnez-nous encore un trimestre.
13:25Au bout de ce trimestre-là, on en saura un peu plus sur la direction des tendances.
13:29Et une fois qu'on aura contrôlé cette direction-là, on pourra dire si oui ou non.
13:33Arrivé à 3%, on a bien touché le point neutre.
13:37Dernière question, très rapidement, sur la thématique intelligence artificielle.
13:41On a l'impression que là, tout le monde attend un petit peu l'intelligence artificielle au tournant
13:45en ce début d'année 2026.
13:47Est-ce que tous les investissements qui ont porté les valeurs sur l'année 2025
13:52se traduisent concrètement dans les résultats d'entreprises
13:55qui utiliseraient l'intelligence artificielle, Florian Yelpo ?
13:58C'est la question notamment de cette saison des résultats-là.
14:01C'est probablement encore un petit peu tôt.
14:02En tout cas, c'est trop tôt pour voir l'effet des investissements
14:05sur les entreprises qui investissent.
14:08On est encore en phase de progression de ce qu'on appelle le CAPEX,
14:11donc l'application de l'Expenditures, les investissements des entreprises.
14:14Ça, c'est plutôt un coût pour l'entreprise.
14:16Donc ça a plutôt pesé sur les profits.
14:18Et du côté des utilisateurs, on le voit tous,
14:20on le lit d'ailleurs dans les chiffres de l'emploi,
14:21dans l'ensemble, il y a une forme de...
14:24Comment dire ?
14:25L'EA est en train de pénétrer à l'intérieur de nos différentes économies
14:28et elle est en train de trouver son chemin à l'intérieur de ces économies.
14:30Et il est difficile de mesurer sa contribution nette aujourd'hui.
14:34C'est l'enjeu notamment de ce quatrième trimestre.
14:37Merci Florian Yelpo en charge de la macroéconomie chez Lombard ou DIM.
14:40Merci d'avoir été avec nous.
14:41Et quand on est, on se retrouve tout de suite en direct des marchés.
14:45En direct des marchés, c'est avec Romain Dobry,
14:48cofondateur de l'atelier des options.
14:50Bonjour Romain Dobry.
14:52Bonjour Nicolas.
14:53Merci d'être avec nous à distance avec un CAC 40 qui ouvre en recul à moins 0,3% à 8333 points à l'heure actuelle.
15:02On a vu le CAC 40 toucher un record en fin de semaine dernière.
15:07Il a débordé les 8259 points.
15:11À quoi s'attendre ?
15:12Quelle analyse du cours du CAC 40 à l'heure actuelle, Romain Dobry ?
15:16Eh bien, on a un indice qui a donné un très bon signal en fin de semaine dernière
15:20puisqu'il a débordé ce niveau clé de 8259 points.
15:24C'est une résistance qui bloquait l'indice depuis avril 2024.
15:28Et on l'a débordé de façon assez puissante puisqu'on l'a fait avec un gap haussier.
15:32C'est un signe de force.
15:33On l'a fait avec du volume et puis avec un intérêt acheteur en hausse sur les futurs,
15:39donc sur les contrats à terme.
15:40Ça veut dire qu'il y a un peu de soutien dans ce mouvement.
15:42Ça ouvre la voie à un mouvement de progression complémentaire,
15:45même si pour l'instant, on oscille autour d'un niveau intermédiaire qui est 8336 points.
15:50On est pile à ce niveau-là pour l'instant.
15:52C'est une résistance intermédiaire.
15:54On temporise un petit peu autour de ce niveau-là avec en mire comme cible idéale 8624 points
16:00et pourquoi pas des extensions à venir.
16:02On peut dire aussi qu'on est au cœur d'une semaine technique
16:05puisque l'échéance des marchés dérivés du mois de janvier se tiendra à vendredi.
16:08C'est une échéance mensuelle, ce n'est pas une échéance majeure,
16:10mais ça peut amplifier certains mouvements.
16:13Pour l'instant, on l'aborde donc avec un peu de soutien.
16:15On peut dire aussi en termes de comportement que sur les indices européens,
16:19d'une façon générale, on a un peu de soutien acheteur,
16:21mais on vient de très loin, c'est-à-dire que la position ouverte,
16:24l'intérêt global est assez faible.
16:26Il est de l'ordre de 20 à 30% inférieur à la moyenne de l'intérêt des années passées.
16:31Donc c'est un mouvement acheteur, certes,
16:33mais qui n'est pas très étayé d'une façon générale.
16:36Et on peut dire aussi que les opérateurs abordent cette hausse
16:39avec beaucoup d'optimisme.
16:41Les ratios put-call sur l'indice K40 ou sur l'indice Eurostox
16:44sont extrêmement bas.
16:46Ça signifie qu'on n'est pas protégé.
16:48S'il y avait une mauvaise surprise sur le marché,
16:50pour l'instant, ce n'est pas le cas.
16:52Pareil, on peut dire aussi en termes de comportement
16:54qu'on voit pas mal de dispersions au sein des valeurs,
16:58au sein de l'indice.
16:59Il y a vraiment du stock picking à faire.
17:01Donc peut-être pas un momentum très fort sur les indices eux-mêmes,
17:03mais des titres individuellement à sélectionner pour ce début d'année.
17:08Un mot rapide, Romain Dobry, de la tech chinoise.
17:11On voit un réveil du côté d'Alibaba également.
17:13Oui, effectivement.
17:14On voit la tech chinoise d'une façon générale qui se réveille,
17:17avec Baidu qui se comporte bien depuis quelques séances maintenant.
17:21Et puis Alibaba qui s'est réveillé très nettement hier
17:23et qui a progressé de plus de 10%,
17:24qui a franchi ce niveau de résistance important à 156,80
17:28et qui donc a un potentiel intéressant à suivre
17:31pour aller chercher des cibles entre 188 dans un premier temps
17:34et pourquoi pas aux alentours de 207 par la suite.
17:37Merci Romain Dobry de nous avoir accompagné en direct des marchés
17:41pour décrypter cette ouverture et ses tendances,
17:44notamment sur le CAC 40.
17:46Le CAC 40 qui est en recul toujours de 0,2% à 8341 points.
17:51Romain Dobry, vous êtes cofondateur de l'Atelier des options
17:53et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans la rubrique En Portefeuille.
17:55En Portefeuille à présent, nous vous proposons un focus
18:01sur les valeurs de défense, mais notamment en matière de small et mid-cap.
18:06Et pour cela, nous avons le plaisir d'accueillir dans Good Morning Market
18:10Céline Bourbon. Bonjour Céline Bourbon.
18:12Bonjour Nicolas.
18:13Merci d'être avec nous.
18:14Vous êtes vendeuse d'actions institutionnelles chez Porzampart, BNP Paribas.
18:17On va faire un focus sur ces small et mid de la défense
18:21avant d'élargir peut-être à d'autres valeurs.
18:22Mais tout d'abord, c'est vrai qu'on parle beaucoup des valeurs de souveraineté ou de défense
18:26qui ont bien performé depuis quelques semaines
18:29en lien avec les questionnements géopolitiques qui peuvent exister,
18:33même si on voit que les grandes valeurs de défense comme Thalès par exemple
18:36reculent ce matin à l'ouverture, moins 1,63%.
18:39Qu'est-ce qui se passe du côté des small et mid de défense, Céline Bourbon ?
18:44Oui, écoutez, du côté des small et mid,
18:46c'est un secteur sur lequel on est spécialiste chez Porzampart.
18:49Et effectivement, on parle beaucoup des grandes entreprises,
18:52comme vous avez mentionné, Thalès, Assoviation ou même Rheinmetter en Allemagne.
18:56Mais il existe un tissu industriel en France de PME et TI
18:59qui sont spécialisés dans la fourniture de pièces essentielles
19:01pour divers engins et programmes militaires comme le Rafale, les missiles ou le Skyranger.
19:07Et en fait, ces sociétés sont essentielles pour la souveraineté de la France
19:10et deviennent des maillons importants dans la stratégie de réarmement.
19:13Et donc, c'est pour ça qu'il est important de mettre le doigt en fait,
19:15de faire la lumière, je veux dire, sur ces sociétés.
19:18Donc nous, en fait, on couvre essentiellement Lumibird et Excel Technologies.
19:21Alors justement, Excel Technologies, on en a parlé la semaine dernière,
19:24on l'a suivi en bourse, ou en tout cas, on a suivi la progression du titre,
19:29notamment qui réagissait à plusieurs contrats, à deux contrats, je crois,
19:34pour le drone commercialisé par Excel Technologies.
19:36Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous analysez le titre ?
19:40Eh bien, écoutez, donc déjà, Excel, oui, vous connaissez,
19:42donc acteur majeur du monde de la robotique et de la technologie de pointe.
19:45Donc effectivement, la société, bon là, elle réagit en fait ce matin,
19:50c'est suite à l'émission d'obligation, on pourra en revient dessus.
19:52Mais il y a dix jours, effectivement,
19:54donc ils ont annoncé un contrat de 40 millions d'euros avec l'OTAN,
19:57qui vise en fait à fournir des drones de déminage avec des sous-marins casse-terre.
20:02C'est la deuxième plus grosse commande qui a jamais été enregistrée pour ce type de drone,
20:05après une grosse commande également qu'ils avaient enregistrée en 2024.
20:08Mais hier, ils ont annoncé une nouvelle commande encore pour deux drones DRIX H9.
20:13Ce sont des drones de longue portée,
20:14dont le prix de vente est à peu près entre 3 et 5 millions.
20:17Donc sur cette commande,
20:18un drone sera notamment utilisé par une marine de premier plan
20:21et sera utilisé pour des missions de neutralisation de drones aériens.
20:24Donc globalement, en fait,
20:25il y a un intérêt croissant des acteurs de la défense
20:28pour les drones de surface,
20:29qui ont un rôle à jouer dans le cadre de la protection,
20:31alors protection anti-drone au-delà des côtes
20:34et de la sécurisation des voies navigables.
20:36Mais ce qui se passe surtout,
20:38c'est qu'il y a très très peu de concurrents sur ce secteur.
20:41Donc Excel, en fait, est un leader mondial.
20:44Il y a peu de concurrents,
20:45à peu près moins de 10 entreprises dans le monde,
20:47car le focus sur les drones est essentiellement sur l'aérien.
20:51Et pour le maritime, c'est un petit peu plus compliqué.
20:53Donc il y a une augmentation des dépenses de défense,
20:56et ce n'est que le début,
20:57et notamment qu'il y a une augmentation importante
21:00du pourcentage de dépenses qui sont dédiées aux moyens robotisés et dronisés.
21:05Donc on comprend tout à l'heure d'après le management
21:07qu'il y a de nombreux contrats qui sont encore en cours de finalisation.
21:10Donc là, il y en a quand même des gros qui ont été annoncés jusqu'à hier.
21:13Donc nous, on n'a pas modifié notre scénario pour l'instant,
21:16mais les perspectives sont très solides.
21:19À fin septembre, les prises de commandes étaient en croissance de plus de 130%.
21:22Et nous, sur 2025, on attend un chiffre d'affaires en croissance de 24%.
21:27Et sur 2026, il devrait croître encore de 31%.
21:29Donc pour moi, c'est que le début.
21:31Alors un mot peut-être du cours de bourse et du potentiel de la valeur.
21:35Donc effectivement, on voit Excel Technologies qui perd près de 5%.
21:38Aujourd'hui, vous nous dites que c'est en lien avec des émissions obligataires.
21:41Si on regarde depuis le 1er janvier, la valeur a gagné plus de 35%.
21:46Est-ce qu'il reste du potentiel sur une valeur comme Excel Technologies ?
21:49Eh bien, j'ai envie de vous dire oui.
21:51J'ai envie de vous dire oui.
21:52Là, ce matin, elle réagit en fait un petit peu mal.
21:54Bien sûr, parce qu'en fait, il va y avoir un effet d'illusion.
21:57Donc ils ont annoncé en fait une émission obligataire remboursable en action.
22:01Aude Guirnane, c'est une deuxième émission.
22:04Alors ça va avoir un effet dilutif de 11%.
22:07Mais ça s'ajoute en fait à l'effet dilutif de 16% de la précédente émission
22:11qui avait été faite en mois d'octobre 2025.
22:13Donc c'est ce qui explique en fait là les prises de bénéfices ce matin.
22:16Mais quoi qu'il arrive, on a un prix objectif de 115.
22:21Et encore une fois, on n'a pas modifié notre scénario depuis ces dernières grosses commandes.
22:25Et on comprend que le management reste très confiant.
22:27Donc nous, on reste confiant sur la valeur.
22:28Là, effectivement, c'est une prise de bénéfices assez classique.
22:31Mais ça reste une très belle valeur avec un potentiel qui ne fait que commencer.
22:36On regarde également l'UmiBird.
22:38Donc autre small, enfin autre mid-tech effectivement.
22:43Pardon, autre small cap de la cote française.
22:49L'UmiBird qui ce matin gagne 0,46%.
22:52Oui, tout à fait.
22:54Donc l'UmiBird, peut-être que vous en avez déjà parlé, c'est un spécialiste de la technologie laser.
22:59Donc ils sont en fait, ils se spécialisent sur différents secteurs.
23:02Donc notamment, bon, il va y avoir le médical, mais également la défense.
23:05Et ça, c'est sur ce secteur-là qu'on les connaissait un petit peu moins.
23:08Et c'est suite en fait à de nombreux contrats qui ont été annoncés dans le secteur de la défense en 2025
23:12qu'on a sorti, notre analyse a sorti une nouvelle note
23:16parce qu'il y avait un sentiment que le marché en fait sous-estimait
23:18les perspectives de croissance de la société dans la défense.
23:21Et clairement, il avait raison car la société en fait, c'est une petite société,
23:26une PME qui est très agile et qui travaille en fait avec de grands noms.
23:32Donc il y a eu effectivement plusieurs années sans annonces majeures,
23:36mais le point d'inflexion s'est fait en 2025 avec trois contrats importants.
23:39Et ces annonces ont mis en lumière notamment le gros potentiel de leur filiale
23:42suédoise, donc avec cinq des six dernières annonces depuis 2023.
23:49Ça représente à peu près 50 millions de prises de commandes en trois ans.
23:52Donc en gros, l'UmiBird a pu se positionner sur des plateformes prometteuses
23:56de plusieurs acteurs majeurs de la défense européenne
23:58que sont SAB, BAE ou Rheinmetall.
24:00Mais au-delà de ces contrats, l'UmiBird est aussi engagée sur divers projets,
24:03notamment le projet SIDERAL, c'est un programme de la Direction Générale
24:06de l'Armement pour le développement d'un système laser souverain
24:10pour les forces armées françaises.
24:11Donc le programme repose sur un partenariat qui réunit quatre industriels
24:15et dont SILAS, qui est un expert laser dans lequel l'UmiBird est actionnaire et fournisseur.
24:20Mais aussi, donc vendredi dernier, l'UmiBird a annoncé en fait que SAB a annoncé
24:24avoir reçu une importante commande de l'administration suédoise
24:28pour sa station d'armes téléopérées Trackfire.
24:30Et il faut savoir que l'UmiBird en fait est déjà présent sur ce Trackfire
24:33avec leur télémètre Vida.
24:35Donc il y a un énorme potentiel de commandes, donc de la part en fait,
24:39donc là ça représente 20 millions pour l'UmiBird.
24:41On attendait déjà cette commande, des commandes majeures sur le Trackfire,
24:44mais déjà cette commande en fait de l'armée suédoise
24:46couvre complètement la quasi-intégralité de notre scénario défense
24:49pour le Trackfire, pour la période 2026-2028.
24:53Donc ces contrats, ils n'ont pas encore contribué aux chiffres d'affaires,
24:57mais le ramp-up devrait permettre de soutenir une solide dynamique de croissance
25:00sur les prochaines périodes.
25:02Donc on imagine en fait de 2024 à 2030,
25:04et ce serait du coup, on estime en fait une croissance à plus de 15% par an.
25:09Alors on voit l'UmiBird qui gagne 0,
25:12alors pardon, l'UmiBird qui entre-temps gagne 2,3% à l'heure où on se parle,
25:19ça vient de se mettre à jour,
25:19et on est également à une progression d'un peu plus de 2% depuis le 1er janvier.
25:25Quel potentiel pour le cours de bourse ?
25:27Alors, écoutez, on a un potentiel,
25:29notre cours de bourse en fait, on a un objectif à 27,
25:33qui, voilà, un objectif à 27,
25:35mais globalement le perspective demeure très très solide en fait.
25:38Donc le management indique notamment un carnet de commande solide
25:40et une visibilité renforcée,
25:42et à noter que le chiffre d'affaires 2025 sera publié le 26 janvier,
25:45on peut espérer des bonnes nouvelles.
25:47Voilà, donc il reste encore un petit peu de potentiel sur la valeur.
25:49Si on sort des valeurs de la défense,
25:52mais qu'on reste sur la thématique Smolémide,
25:55Céline, vous suivez également Idées Logistiques ?
25:58Alors, Idées Logistiques, on la suit, oui, effectivement,
26:01mais je pensais plutôt que vous parliez de Virbac ce matin.
26:04D'accord, et bien parlons de Virbac,
26:06alors dans ce cas, Céline, allons vers Virbac plutôt, effectivement.
26:09Donc là, on va plus dans le domaine vétérinaire.
26:14Tout à fait, tout à fait.
26:16Donc en fait, dans le domaine vétérinaire,
26:17parce qu'on en avait discuté, effectivement,
26:18donc c'est un profil intéressant avec une offre diversifiée.
26:21Il s'adresse en fait autant aux animaux de compagnie qu'à l'élevage,
26:25et ils ont notamment une production, en fait,
26:27un chiffre d'affaires qui est réalisé hors Europe,
26:30donc ce qui les rend moins dépendants au contexte économique européen.
26:33Donc il y a à peu près 60% du chiffre d'affaires qui est réalisé hors Europe.
26:35Donc il y a une très, très belle dynamique qui s'est mise en place,
26:38un parcours boursier intéressant depuis la nomination du nouveau CEO Paul Martinguel.
26:43Les investisseurs ont donc été rassurés après le départ de Sébastien, Sébastien Huron.
26:48Donc globalement, l'exercice 2024 avait quand même pas mal bénéficié des acquisitions,
26:52Globion, et puis au Japon avec ça, ça et CA.
26:55Mais la dynamique est restée solide en 2025,
26:57et notamment avec un Q3 qui a été bien supérieur aux attentes.
26:59Donc l'ensemble des zones génographiques ont contribué à la croissance
27:03avec une contribution homogène dans des volumes et des prix.
27:07Et les marges opérationnelles, en fait,
27:08alors elles devraient être en léger repli en 2025
27:10parce que la société s'est lancée dans de gros investissements R&D et industriels,
27:15mais la dynamique devrait rester solide.
27:17Le management a d'ailleurs relevé sa guidance avec une croissance organisme
27:20qu'il estime entre 5,5 et 7,5% pour l'année.
27:23Donc nous, on est confiants sur la valeur
27:24que les investissements actuels devraient se métalliser par de nombreux lancements en 2027.
27:28Voilà, et puis l'endettement reste mesuré,
27:30donc il reste de la marge de manœuvre pour des nouvelles acquisitions.
27:33Alors nous, on a un prix objectif, en fait, de la valeur qui est à 420,
27:40ce qui laisse encore, voilà, on est à 358, ça laisse encore du potentiel pour la valeur.
27:45Merci Céline Bourbon-Virbac, donc, qui évolue en recul de 0,28% à l'heure où on se parle,
27:52mais qui est en très légère progression depuis le 1er janvier.
27:56Céline Bourbon, donc, vendeuse d'actions institutionnelles chez Ports-en-Pars, BNP Paribas.
28:00On regarde tout de suite la tendance du CAC 40.
28:02Le CAC 40 qui recule toujours avec un recul de 0,25% à 8338 points.
28:10Et quant à nous, on se retrouve dans un instant pour faire un focus depuis l'Asie.
28:14On se retrouve dans Good Morning Market ensemble en direct sur BFM Business jusqu'à 10h
28:29pour décrypter et commenter l'ouverture des marchés européens
28:33avec un CAC 40 qui recule à l'heure actuelle à moins 0,23% à 8339 points.
28:39Un DAX qui est proche de l'équilibre, lui, plus 0,07% à l'heure où on se parle à 24420 points.
28:48Un Eurostox 50 qui, lui, progresse également légèrement, plus 0,3% à 6034 points.
28:54Et tout de suite, nous vous proposons un focus depuis l'Asie.
28:57Que se passe-t-il sur les marchés asiatiques ?
29:03Quelles sont les grandes tendances et les grands drivers des marchés asiatiques ?
29:06Voilà la question qui va nous animer avec Franck Benzimra
29:09qui est responsable de la stratégie Action Asie chez Société Générale CIB.
29:14Bonjour Franck Benzimra.
29:17Bonjour.
29:18Merci d'être avec nous.
29:20Alors on va commencer évidemment par ce qui se passe du côté du Japon.
29:22On a vu un Nikkei qui a clôturé donc avec un nouveau record,
29:26un Nikkei porté par la perspective d'une potentielle élection législative anticipée au Japon
29:34qui viendrait renforcer donc la base de Sanae Takahishi, la première ministre japonaise.
29:43Ça porte le Nikkei en voche, ça affole un petit peu les marchés obligataires japonais, Franck Benzimra.
29:50Oui tout à fait, vous avez raison.
29:51Les marchés se positionnent pour ces élections anticipées et une victoire de Takahishi,
29:58elle est très populaire, elle aurait une légitimité dans les urnes.
30:03Donc on peut comprendre la raison pour laquelle on aurait des élections anticipées.
30:09Alors là ce que l'on voit, c'est typique d'un Takahishi trade ou d'un Abenomics trade,
30:15donc un Yen qui est très faible, un Nikkei qui s'envole.
30:20Alors maintenant, il faut regarder qu'à 160, il est possible que l'on ait des interventions du ministre des Finances
30:29pour stopper la baisse du Yen, ce qui aurait des répercussions sur les marchés equity.
30:39Ce qu'il faut aussi noter, c'est que fondamentalement, on a eu des messages de l'administration Takahishi dans les dernières semaines
30:47vers une plus grande modération sur la politique fiscale et sur une acceptation que les taux de la Banque du Japon pourraient augmenter davantage.
30:59Donc je pense que ce trade que l'on voit sur le court terme, il faut être très méfiant et voir les opportunités
31:09qui sont sur les marchés actions, qui peuvent être davantage sur les marchés domestiques.
31:14Sur les marchés obligataires, on a vu un taux japonais à 30 ans ou un taux japonais à 10 ans s'affoler cette nuit.
31:22On rappelle que le Japon avait déjà prévu d'émettre une dette record pour cette année 2026.
31:29Ça vient rajouter potentiellement quelques éléments au scénario de futures émissions obligataires
31:36pour soutenir cette relance budgétaire.
31:39Est-ce qu'il faut surveiller ça de près en 2026, Franck Benzimra ?
31:45Alors à notre avis, la hausse que l'on voit sur les rendements obligataires,
31:50sur le 10 ans, sur le 20 ans, sur le 30 ans, c'est un petit peu excessif.
31:55Les émissions obligataires, on en a plus que l'année dernière,
32:00mais ça reste encore tout à fait contrôlé.
32:07Donc aujourd'hui, je pense que le marché est en train de tester la détermination de la Banque du Japon
32:14à monter les taux et je pense que c'est sur les niveaux où on est aujourd'hui,
32:23il commence à y avoir des opportunités d'investissement, de buy on the deep
32:28sur certaines maturités sur les marchés obligataires.
32:34Donc je pense que le marché est en train d'exagérer un petit peu
32:39les tendances que l'on a vues depuis quelques mois.
32:45Ces élections législatives anticipées,
32:50qui ne sont pour l'instant qu'une information relayée dans les médias,
32:54il n'y a pas d'annonce officielle simplement sur le sujet,
32:58on est plus de l'ordre de la rumeur,
32:59elles ont presque relégué au second plan les tensions commerciales
33:03qui existent entre le Japon et la Chine,
33:05qui inquiètent vis-à-vis de l'économie japonaise.
33:08On voit d'ailleurs que Sanae Takahishi recevait aujourd'hui
33:11le président sud-coréen pour tenter de se rapprocher de Séoul
33:15à l'heure où, vis-à-vis de Pékin, les relations semblent plus compliquées.
33:19Est-ce que c'est de nature à influer sur un scénario d'investissement,
33:23un scénario économique au Japon en ce début d'année ?
33:28Il y a deux choses.
33:29La première, c'est que ce type d'escalade,
33:33de tensions géopolitiques entre les deux pays,
33:36on l'a vu dans le passé, on l'a vu en 2010, on l'a vu en 2012,
33:39donc on le revoit depuis novembre 2025.
33:43Et les marchés sont assez efficaces et ils ont tendance
33:45à prendre en compte ces tensions sur les secteurs
33:53et sur les actions qui sont directement concernées.
33:57Donc on n'a pas un impact qui est général sur le marché,
34:03mais on a des impacts qui sont beaucoup plus ciblés
34:05et que l'on voit également aujourd'hui sur les quelques valeurs
34:10qui se trouvent dans les mesures de rétorsion économique
34:14qu'a pris la Chine, ce sont des secteurs qui ont baissé
34:18et qui ont souffert.
34:21En revanche, on voit les secteurs de la défense
34:24qui continuent de beaucoup monter,
34:27qui de façon beaucoup plus globale sont liés à la très forte hausse
34:31des dépenses militaires de la part du Japon.
34:35Et on voit ce momentum aujourd'hui avec les tensions
34:40que l'on a dans la région qui continuent d'être très positifs.
34:46Donc je pense que vraiment, aujourd'hui,
34:48l'élément essentiel sur les marchés japonais,
34:52beaucoup plus que cette tension géopolitique,
34:55c'est davantage cette divergence qu'on a entre les niveaux des taux
34:59et le Yen qui est très faible
35:01et avec un risque qu'on ait une intervention du ministère des Finances
35:06pour faire retomber cette faiblesse du Yen.
35:11Franck Benzimra, encore un mot,
35:13alors cette fois-ci plutôt du côté du marché hongkongais.
35:16Il ne se passe pas une journée sans qu'une IPO
35:20se réalise en fanfare à la bourse de Hong Kong.
35:24Encore ce matin, GigaDevice Semiconductor
35:27qui gagnait plus de 50% dans les premiers échanges
35:30ou encore BBSB qui gagnait 400% dans les premiers échanges.
35:34On voit ce retour en force de la place de marché hongkongaise,
35:39notamment sur les IPO dans le secteur de la tech
35:45qui battent des records les unes après les autres.
35:47Franck Benzimra.
35:49On a une confirmation lorsque l'on regarde ces IPO à Hong Kong
35:55que la bourse de Hong Kong est en train de devenir
35:58la place favorite pour les entreprises chinoises
36:01pour coter leur entreprise.
36:05Davantage que le New York Stock Exchange
36:09ou que le Nasdaq comme c'était le cas dans le passé
36:11et également davantage que ce que l'on a sur le marché continentaux
36:17parce qu'on peut avoir accès à un autre type d'investisseurs.
36:21Et ce qu'il faut également prendre en compte
36:24de façon un peu plus générale sur Hong Kong
36:27et sur l'économie de Hong Kong,
36:29c'est la place de plus en plus importante de la technologie
36:33et notamment de la fintech
36:35qui devient un secteur très important dans l'économie
36:39et la place de plus en plus importante
36:41des entreprises financières chinoises
36:44qui déploient davantage de ressources dans la ville.
36:49Et ce que l'on voit en fait,
36:51c'est que ça a un impact sur l'ensemble de l'économie de Hong Kong
36:57et notamment sur le secteur de l'immobilier
37:00qui a été en bourse un des secteurs
37:03qui reste encore très bon marché
37:05sur lequel on commence à voir un début de bonne performance.
37:09Merci Franck Benzimra de nous avoir accompagné
37:12dans Good Morning Markets.
37:12Je rappelle que vous êtes responsable de la stratégie Action Asie
37:16chez Société Générale CIB
37:17et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans le Face à Face.
37:22Le Face à Face aujourd'hui, c'est avec Sylvain Broyer.
37:24Bonjour Sylvain Broyer.
37:26Bonjour.
37:26Merci d'être avec nous.
37:27Vous êtes chef économiste chez S&P Global Ratings
37:30et nous avons le plaisir d'accueillir également Vincent Chéniot.
37:32Bonjour Vincent Chéniot.
37:33Bonjour.
37:33Merci d'être avec nous.
37:34Vous êtes directeur de la recherche de Generali Investment.
37:37On va commencer avec vous Vincent Chéniot.
37:39Je donne la tendance du CAC 40 à l'ouverture,
37:41moins 0,28% à 8 335 points.
37:44Question large, pour commencer avec vous Vincent Chéniot,
37:47que regarder sur les marchés en ce début d'année ?
37:49On avait cette saison des résultats attendus,
37:52enfin on a cette saison des résultats attendus,
37:53on a les attentes du côté de l'inflation,
37:56on a les questionnements vis-à-vis de la stratégie monétaire de la Fed,
38:00des questionnements sur l'indépendance de cette Fed
38:03qui est attaquée depuis ce week-end.
38:05Et puis on a un agenda, si je peux m'exprimer ainsi,
38:08ou en tout cas une actualité géopolitique assez chargée,
38:11qui n'a pas tant d'incidence que ça
38:14sur la réaction des marchés financiers à l'heure actuelle.
38:17Qu'est-ce que vous regardez pour comprendre
38:18ce qui se passe sur les marchés en ce début d'année, Vincent Chéniot ?
38:21Oui, on a énormément de choses en effet.
38:23Alors on a les sujets domestiques américains,
38:25pour commencer, l'indépendance de la Fed, en effet,
38:27qui est un facteur plutôt négatif pour le dollar,
38:31et qui a plutôt tendance à pousser un petit peu les taux longs à la hausse,
38:35à pontifier la courbe de taux.
38:38On a également la Cour suprême qui doit s'exprimer a priori mercredi
38:42sur la validité des droits de douane de Trump,
38:46en tout cas sur la partie, une partie de ces droits de douane,
38:51donc ça c'est très important.
38:53On a des sujets géopolitiques également très clairs,
38:57Venezuela, les développements en Iran, ce qui est Groenland,
39:01donc beaucoup de sujets.
39:04En réalité, ce qui nous semble un marqueur pour 2026,
39:07c'est quand même que l'incertitude de politique économique
39:11est en train de diminuer.
39:12D'accord.
39:13En particulier parce que le président Trump va être très concentré
39:17sur les élections de mi-mandat au mois de novembre,
39:20et on voit toute une série de mesures
39:21pour essayer de soutenir le consommateur.
39:24Le consommateur n'a pas le moral,
39:26la confiance des ménages est très basse,
39:28même si les dépenses de consommation résistent assez bien,
39:32ça va être l'objectif de Trump
39:36de faire regagner de la confiance aux ménages avant les élections,
39:40et ça c'est plutôt favorable.
39:42Donc il faut s'attendre à ce que ça continue,
39:43limitation des taux de crédit sur les cartes bancaires,
39:46interdiction au fonds à Wall Street d'acheter des maisons individuelles,
39:50acquisition de 200 milliards de dollars d'obligations hypothécaires
39:52pour faire baisser les taux hypothécaires,
39:53il faut s'attendre à avoir d'autres annonces comme ça
39:55qui feront bouger certains secteurs de la cote
39:57du jour au lendemain suite aux annonces de Donald Trump ?
39:59Je pense, je pense en l'occurrence que le risque de politique économique
40:03« toxique », entre guillemets, ce que j'appelle « toxique »,
40:06c'est « stagflationniste »,
40:07des mesures l'année dernière,
40:08les droits de douane notamment,
40:10qui ne sont pas favorables à la croissance
40:12et qui font monter l'inflation.
40:14Ça, ça pèse beaucoup sur le moral des ménages,
40:16je pense que cette année,
40:17on va avoir la fin de cela,
40:20voire même un rétro-pétalage partiel,
40:22comme on est en train de le voir
40:23avec toute la série de mesures que vous avez annoncées.
40:27Donc d'un point de vue politique économique,
40:29c'est plutôt rassurant,
40:30d'autant que globalement,
40:31on a un stimulus fiscal important
40:33aux États-Unis,
40:35également en Allemagne, bien évidemment,
40:37dans une moindre mesure au Japon et en Chine.
40:39Et donc ça, c'est plutôt favorable
40:41pour l'activité économique.
40:42Il me semble qu'avec des conditions financières
40:44très accommodantes,
40:46les risques sont plutôt à la hausse sur la croissance.
40:48Par contre, au niveau géopolitique,
40:50on a une incertitude qui est très forte
40:52et qui pourrait causer de la volatilité.
40:54Donc ce risque-là demeure
40:56et sera un facteur de volatilité.
40:59Mais j'aimerais insister sur le risque
41:01de politique économique qui lui diminue beaucoup.
41:03Sylvain Broyer,
41:04un risque de politique économique qui diminue
41:06en lien avec le stimulus fiscal
41:08qu'on peut voir en Europe,
41:09aux États-Unis, au Japon aussi.
41:12C'est ce qu'il faut regarder
41:12pour analyser la séquence,
41:14ce début d'année 2026 ?
41:16Alors qu'on n'a pas encore
41:17les résultats d'entreprise,
41:18ça commencera cet après-midi.
41:20Oui, tout à fait.
41:21C'est vrai que les conditions financières
41:23sont extrêmement accommodantes.
41:25Si on regarde les spreads de crédit,
41:26on est quand même revenu
41:27à des niveaux pré-pandémiques.
41:30Si on regarde les primes de risque
41:32sur les marchés actions,
41:33que ce soit en Europe ou aux États-Unis,
41:34on est revenu sur des niveaux
41:35qui sont pré-grandes crises financières.
41:38On n'est pas à un niveau encore
41:40où Alan Greenspan parlait
41:42d'exubérance irrationnelle des marchés,
41:44mais on est quand même
41:44sur les ventes très porteurs.
41:46Tout ça dans un contexte
41:50où les grandes banques centrales
41:52ont retiré de la liquidité,
41:53la Fed, la BCE,
41:56la Banque du Japon
41:57est sur une politique
41:59de resserrement historique.
42:03Et dans un contexte,
42:04comme le rappelait Vincent,
42:05d'incertitude politique
42:06qui est juste sans précédent,
42:08ou presque.
42:09Est-ce que l'incertitude politique
42:11va continuer de diminuer ?
42:13Je ne sais pas.
42:14Je pense qu'on va avoir
42:15un président américain hyperactif.
42:19On a de l'ingérence
42:20un peu tous azimuts.
42:21On est en allée électorale
42:23et ça a probablement continué.
42:24On va avoir la nomination
42:27du remplaçant de Jeff Powell
42:29à la Fed.
42:32On a déjà vu l'incertitude diminuer.
42:34Est-ce qu'on va continuer
42:35sur cette tendance ?
42:36Ça reste à démontrer.
42:37Cela dit, ce qu'on a vu,
42:39c'est qu'effectivement,
42:40il y a de la croissance,
42:41il y a de l'activité réelle.
42:42Ça bénéficie au marché
42:45et ça, pour le moment,
42:46ça continue.
42:47On a une saison des résultats
42:48qui s'ouvre aux États-Unis
42:50cet après-midi
42:51avec la publication de JP Morgan
42:53qui lance la publication
42:54des différentes grandes banques
42:57à grandes banques
42:58avant que les autres valeurs
43:01publient également.
43:03À quoi s'attendre ?
43:03On est encore sur des analystes
43:05qui attendent des résultats
43:07en progression
43:07pour cette fin d'année 2025.
43:09encore un bon cru,
43:11si je comprends bien,
43:12Sylvain Broyer,
43:13c'est ce qu'il faut regarder
43:14aujourd'hui dans le marché ?
43:16Avec mes lunettes d'économie,
43:17ce que je vois,
43:18c'est que, un,
43:19les perspectives de croissance
43:20se sont mieux tenues
43:21sur 2025
43:22et elles ont tendance
43:23à être revues à la hausse
43:25pour 2026.
43:25La BCE vient de le faire.
43:27Il n'est pas dit du tout
43:28au regard des derniers chiffres
43:29que nous ne revoyons pas
43:32encore à l'eau
43:32ces prévisions de croissance
43:33de court terme
43:35pour l'Europe.
43:37Il y a du soutien,
43:39un stimulus budgétaire
43:40qui va croissant,
43:42qui a déjà commencé.
43:43On a des premiers chiffres
43:44de commandes publiques
43:46en Allemagne
43:46qui sont records.
43:48Donc, le stimulus arrive.
43:51On a un marché du travail
43:52qui reste extrêmement résilient.
43:54On a un niveau record
43:55d'emplois en Europe.
43:56On ne peut même pas parler
43:57de K-Shap Recovery
43:59pour l'Europe.
44:00D'accord.
44:00C'est autre chose.
44:03Donc, cette activité
44:05peut porter encore
44:06sur les premiers...
44:07Donc, ce que vous nous dites,
44:08là où on parle
44:08de la situation économique
44:10européenne,
44:10vous dites que c'est
44:11une situation économique
44:12porteuse
44:12pour ce début d'année
44:14sur les marchés.
44:16Oui.
44:17Alors, la saison des résultats
44:18arrivera un petit peu plus tard
44:19en Europe,
44:20mais il faut s'attendre
44:22à effectivement
44:24une dynamique
44:24tout à fait porteuse,
44:25si je comprends bien.
44:26Les prévisions
44:27sont révisées à la hausse
44:29et il y a des facteurs
44:31de risque
44:31qui ne se sont pas
44:33matérialisés jusque-là
44:34et il y a des facteurs
44:35de croissance
44:35qui, on le voit,
44:36sont dans le pipeline.
44:38Vincent Chéniot,
44:39alors effectivement,
44:39il y a la situation
44:40européenne,
44:41il y a la situation
44:42américaine aussi
44:43puisqu'on commence
44:45cette saison des résultats
44:46par des valeurs américaines
44:47avant d'aller sur
44:48les valeurs européennes.
44:50On a parlé
44:51du risque
44:52de politique économique,
44:53on a parlé
44:54du risque géopolitique
44:55puis après,
44:56ce qui fait foi,
44:56c'est quand même
44:57la performance
44:57des entreprises.
44:59Est-ce que là,
45:00le consensus
45:01a raison
45:02d'attendre encore une fois
45:03des perspectives
45:05de croissance positive
45:07pour les entreprises ?
45:09Alors,
45:09le consensus
45:10est peut-être
45:10un peu optimiste
45:13sur l'ensemble
45:14de l'année
45:142026,
45:16mais ceci dit,
45:18oui,
45:18dans un contexte
45:19économique porteur,
45:21je pense que
45:22les résultats
45:23seront là
45:24et seront plutôt bons.
45:26Sur les Etats-Unis,
45:27clairement,
45:27on avait
45:28au troisième trimestre
45:28déjà des profits
45:31en hausse
45:31de l'ordre
45:32de 14%
45:32au glissement annuel,
45:33ce qui est quand même
45:34assez remarquable.
45:36Pour le dernier trimestre,
45:37on devrait se maintenir
45:38autour de ces niveaux
45:39de progression,
45:40donc c'est très fort.
45:41L'Europe,
45:42par contre,
45:43ça a été quand même
45:44nettement moins brillant
45:45sur l'évolution
45:46des profits,
45:47des earnings
45:47l'année dernière,
45:49mais effectivement,
45:50avec une économie
45:50qui sort de l'ornière,
45:52on peut penser
45:53à des améliorations
45:54sensibles.
45:55Ce qui me semble
45:56particulièrement
45:56encourageant,
45:57notamment pour la partie
45:58américaine,
45:59c'est que les chiffres
46:00de productivité,
46:01si on regarde
46:02l'économie globalement,
46:03les chiffres de productivité
46:04sont très bons.
46:05Au troisième trimestre,
46:06on avait une productivité
46:07en croissance annualisée
46:08de 4,9%,
46:10alors même que,
46:12si on regarde
46:12les enquêtes
46:13auprès des entreprises,
46:15l'intelligence artificielle,
46:16semble-t-il,
46:17n'a pas encore
46:18véritablement produit
46:19ses effets.
46:19Ce qui se passe,
46:21je pense,
46:21c'est qu'on a
46:21un marché de l'emploi
46:22qui, malgré tout,
46:24malgré des créations
46:24d'emplois moins fortes,
46:26reste assez tendu
46:26avec un taux de chômage
46:27qui est bas aux Etats-Unis
46:28à 4,4%.
46:30Et donc,
46:31dans ce contexte
46:31de marché de l'emploi tendu,
46:32les entreprises
46:33essaient de faire
46:34des gains de productivité
46:36et elles y arrivent.
46:38Parce qu'il y a
46:38la contrainte
46:39par ce marché
46:40de l'emploi tendu
46:40de réaliser
46:41des gains de productivité.
46:42Voilà.
46:42Et la productivité,
46:43c'est excellent
46:44pour l'économie
46:45parce que ça veut dire
46:46soit moins d'inflation,
46:48soit davantage de profits.
46:50Et en l'occurrence,
46:50on le voit
46:51dans la courbe
46:52des profits
46:52qui est très favorable.
46:54Donc,
46:54le contexte macro
46:55est favorable
46:55et si on regarde
46:56les earnings
46:57des profits américains,
46:58on voit non seulement
46:59une tendance
47:00qui est solide
47:00mais également
47:01un élargissement
47:03dans les gains.
47:05C'est-à-dire,
47:05c'est plus simplement
47:05concentré,
47:07notamment dans les entreprises
47:08de la tech,
47:08mais on voit
47:09que davantage de secteurs
47:11sont touchés
47:11par une amélioration
47:12de la tendance
47:13des profits.
47:14Et je pense
47:15que cet élargissement
47:15va se poursuivre.
47:17Vous avez mentionné
47:18rapidement la thématique
47:19intelligence artificielle.
47:20C'est ce qu'on va regarder
47:21encore dans ces résultats.
47:22Est-ce que ça se diffuse
47:24à d'autres pans de l'économie
47:25que simplement
47:26les hyperscalers
47:27en 2026 ?
47:29C'est quelque chose
47:29qu'on entend assez souvent.
47:31On a l'impression
47:31que là,
47:32la thématique
47:32intelligence artificielle
47:33est un peu attendue
47:34au tournant
47:34sur cette année 2026.
47:36On est un peu plus sceptique
47:37ou en tout cas,
47:38on attend un peu plus
47:38de voir si concrètement
47:39dans les résultats,
47:40on voit que ça bouge
47:41un petit peu
47:41du côté des entreprises.
47:43Oui.
47:43Alors,
47:43il y a pas mal
47:44d'inquiétudes
47:45au niveau des hyperscalers.
47:48Est-ce que ces investissements
47:49vont véritablement générer
47:52la rentabilité
47:53qui est attendue ?
47:55Ou est-ce qu'au contraire,
47:56il faut craindre
47:57une montée
47:58de la concurrence,
47:59la compétition,
48:01notamment en provenance
48:01de Chine ?
48:02Bien sûr.
48:02On voit que les Chinois
48:03effectivement avancent
48:04très vite,
48:05aussi bien en termes de puces
48:06qu'en termes de modèles
48:07d'intelligence artificielle.
48:09Il y a un rattrapage
48:09qui est puissant.
48:10Et donc,
48:11cette compétition
48:12pourrait renier
48:13sur les marges.
48:13Les marges de la tech
48:14sont absolument faramineuses.
48:15C'est ce qui nous différencie
48:18d'ailleurs de la bulle
48:19d'OTCOM
48:19de la fin des années 90.
48:21Mais est-ce que
48:22ces investissements
48:23vont générer
48:24les retours
48:25qui sont attendus ?
48:26Ça,
48:26c'est un point d'interrogation.
48:28Par contre,
48:28sur la diffusion
48:29de l'intelligence artificielle,
48:32nous sommes effectivement optimistes.
48:34On voit,
48:34par exemple,
48:35des annonces récemment
48:36de coopération
48:37entre Siemens,
48:38par exemple,
48:39et Nvidia.
48:39on voit JP Morgan
48:41qui nous dit
48:42sur tout ce qui est
48:42proxy voting,
48:44on va utiliser
48:45l'intelligence artificielle
48:46et non plus
48:47les compagnies
48:48qui nous aidaient
48:48pour ces votes.
48:49Donc,
48:49on voit que cette diffusion
48:51est en train
48:51de s'accélérer
48:52et ça,
48:52ça va être favorable,
48:54encore une fois,
48:55au profit
48:56au-delà du secteur
48:57de la tech.
48:58Sylvain Broyer,
48:59si on regarde
48:59côté marché européen
49:01que vous suivez de près,
49:03quels sont vos scénarios
49:04pour ce début d'année ?
49:05On a parlé,
49:06effectivement,
49:07de cette croissance économique
49:10potentielle à venir,
49:11en tout cas,
49:12un contexte porteur
49:13avec ce plan de relance
49:16en Allemagne
49:17qui porte notamment
49:17les valeurs industrielles
49:18et les valeurs de défense.
49:19Est-ce que c'est
49:20les grandes thématiques
49:21en Europe ?
49:21On parlait de l'intelligence
49:22artificielle aux Etats-Unis.
49:24Comment se décline,
49:25selon vous,
49:26la cote européenne ?
49:28Le boom
49:28de l'intelligence artificielle
49:30n'est pas un boom
49:30seulement américain,
49:32c'est un boom global
49:32qui profite à l'Europe,
49:34à l'économie européenne,
49:35à travers l'emploi,
49:38à travers l'investissement.
49:41L'Europe a quand même...
49:43Les investissements
49:44en technologie,
49:46de l'information,
49:47des communications en Europe
49:47ont dépassé
49:48les 100 milliards d'euros
49:49l'année dernière
49:49pour la première fois.
49:51Et puis aussi,
49:51en termes de marché extérieur,
49:54on le sait peu,
49:55mais l'Europe a un surplus commercial
49:58vis-à-vis des Etats-Unis
49:59en termes de services informatiques.
50:01Services informatiques,
50:03alors c'est tous les géants
50:03de la tech installés
50:04à Dublin.
50:05D'accord.
50:06Mais ça fait partie
50:06du seul européen,
50:07c'est ce que vous dites ?
50:08Tout à fait.
50:08Bien sûr.
50:09Ça fait de l'emploi
50:10en Irlande,
50:10en Europe.
50:12Et puis,
50:12on exporte aussi
50:13des composantes électroniques.
50:16L'Europe est quand même
50:17un des champions
50:18de l'impression
50:20de circuits électroniques.
50:22Ça bénéficie.
50:23Donc ça,
50:24c'est un thème aussi
50:24qui touche
50:25l'économie européenne.
50:26la contribution
50:27des TIC
50:28à la croissance
50:28en Europe,
50:29c'est 0,4%.
50:30Et c'est le seul secteur
50:32qui génère
50:34de la productivité
50:35en Europe.
50:36Et je suis d'accord
50:37avec ce que Vincent dit.
50:37En termes de diffusion,
50:40c'est un vrai thème
50:41pour 2026
50:42et on en est
50:42au début
50:43de ce boom-là.
50:45Donc il y a
50:46cette thématique-là
50:49pour les marchés européens.
50:50L'autre thématique,
50:51évidemment,
50:51c'est le plan
50:52de relance allemand
50:53qui va prendre
50:57de l'ampleur,
50:58qui va bénéficier
50:59tout d'abord
51:01aux valeurs allemandes,
51:02effectivement,
51:03mais aussi
51:04à toutes les valeurs
51:05d'Europe,
51:06de l'Est,
51:06la chaîne
51:07de valeurs
51:09intégrées
51:10à l'Allemagne.
51:11Vincent Chéniot,
51:12une question
51:12d'actualité.
51:14On a effectivement
51:16ces élections législatives
51:17anticipées,
51:18probables,
51:19on parle de probables
51:20puisqu'il n'y a rien
51:20d'officiel,
51:21en tout cas à l'heure
51:22actuelle,
51:22au Japon.
51:23Ça a porté
51:24le Nikkei,
51:24mais surtout,
51:25ça a fait réagir
51:25les marchés obligataires
51:26puisque la première
51:28ministre japonaise,
51:29Sanae Takahishi,
51:31avait déjà lancé
51:33des programmes
51:33de soutien budgétaire.
51:34Ça laisse entendre
51:35que ceci pourrait
51:36être encore grossi,
51:38alors que le Japon
51:39devait déjà émettre
51:40un niveau de dette
51:41record pour 2026.
51:43Idem pour la France,
51:44idem pour l'Allemagne.
51:46On s'attend à la même
51:47chose du côté
51:48des États-Unis.
51:49Est-ce qu'il faut
51:50craindre une surchauffe
51:51du côté des émissions
51:52monétaires en 2026
51:54vis-à-vis de ceux
51:55qui potentiellement
51:56achètent la dette
51:57des États de l'autre côté
51:57quand on voit la réforme
51:59qu'il y a eu sur les fonds
52:00de pension aux Pays-Bas
52:00notamment ?
52:02Oui, alors la question
52:03des émissions obligataires
52:05en 2026 est importante
52:08et je crois que pour les marchés
52:09globaux, c'est effectivement
52:10un des risques.
52:12C'est-à-dire dans un contexte
52:14d'économie globalement solide,
52:16d'inflation qui reste trop élevée
52:18aux États-Unis,
52:20d'émissions obligataires
52:21très importantes,
52:22est-ce qu'on ne pourrait pas
52:22voir des tensions
52:23sur les taux longs
52:24qui viendraient perturber
52:26un petit peu cet environnement
52:28très favorable
52:28qu'on a aujourd'hui ?
52:29Donc ça, c'est à surveiller.
52:30L'influence du Japon
52:31n'est pas à négliger
52:32puisqu'effectivement
52:33la Première Ministre
52:35est plutôt favorable
52:37à la relance fiscale
52:38dans un pays où déjà
52:40la dette est absolument gigantesque.
52:44Alors elle est largement détenue
52:45par la Banque du Japon.
52:47Mais est-ce que tout ça
52:48est soutenable ?
52:49En l'occurrence,
52:50on sait que Mme Takachi
52:52non plus n'est pas très favorable
52:54au resserrement monétaire
52:55alors que l'inflation
52:57a quand même remonté au Japon.
52:58Alors pour l'instant,
52:59la Banque du Japon
53:00a quand même fait son oeuvre
53:01en remontant de nouveau
53:02les taux en fin 2025.
53:04Mais effectivement,
53:05c'est un sujet important
53:06parce que les taux longs
53:08remontent au Japon
53:09et ça a des implications.
53:11Ça veut dire que
53:11les investisseurs japonais
53:12pourraient acheter
53:13davantage d'obligations domestiques
53:15et moins d'obligations
53:17à l'étranger.
53:17Donc ça pourrait perturber
53:18un petit peu
53:19l'équilibre offre-demande
53:20sur les treasuries,
53:22sur les obligations européennes.
53:24Et donc c'est un élément
53:25qui peut contribuer
53:26à la poussée des taux longs.
53:28Très rapidement,
53:29Sylvain Broyer,
53:29est-ce que le risque,
53:30c'est qu'il y ait plus de concurrence
53:32quand on fait de l'émission
53:33de dette française ou allemande ?
53:34Oui,
53:35les émissions de dette française
53:37sont de plus en plus
53:39en concurrence
53:39avec les émissions japonaises.
53:42Effectivement,
53:42les investisseurs domestiques
53:43japonais bénéficient
53:44de rendements plus élevés
53:45chez eux.
53:45Donc ils ont
53:46un trade-off
53:48plus difficile à faire
53:48pour acheter des dettes étrangères,
53:50y compris américaines d'ailleurs.
53:51Et puis l'Allemagne
53:53se remet à émettre.
53:54Et donc pendant très longtemps,
53:56les OAT ont servi
53:56de proxy
53:57au Bund allemand.
53:59À un moment où l'Allemagne
54:00n'émettait pas,
54:01ça change.
54:02Merci à tous les deux.
54:03Merci Sylvain Broyer,
54:04chef économiste
54:05chez S&P Global Ratings.
54:07Merci également
54:07Vincent Chéniot,
54:08directeur de la recherche
54:09de General Investment.
54:10On se quitte
54:12dans Good Morning Markets
54:13avec un CAC 40
54:14qui recule
54:15donc moins 0,2%
54:17à 8341 points.
54:19Dans un instant,
54:19vous retrouverez
54:20les experts.
54:21Les experts,
54:22c'est avec Raphaël Legendre
54:23qui est avec nous
54:24sur le plateau de BFM Business.
54:25Bonjour Raphaël.
54:26Bonjour Nicolas.
54:26Au menu des experts aujourd'hui.
54:27Au menu des experts,
54:28une spéciale sacrifice.
54:30Sacrifice
54:31de l'économie française
54:33peut-être
54:34sur l'autel de la politique
54:35avec le retour du budget.
54:37C'est aujourd'hui
54:38en séance publique
54:39à l'Assemblée Nationale.
54:41On en discutera
54:41avec mes experts.
54:43La France sacrifie-t-elle
54:44sa jeunesse ?
54:45C'est le signal d'alarme
54:46tiré par deux personnalités.
54:49François Villeroi de Gallo
54:50et Patrick Martin,
54:51président du MEDEF.
54:52Ce sera le deuxième débat.
54:54Et puis,
54:55Bruxelles va-t-elle
54:56sacrifier l'automobile européenne
54:58alors que les droits de douane
54:59pourraient baisser
55:00sur les automobiles chinoises ?
55:01Et enfin,
55:02peut-on sacrifier
55:03l'indépendance
55:04d'une banque centrale ?
55:06Ce sera évidemment
55:06la vidéo-choc
55:08de Jérôme Power
55:09publiée dimanche soir.
55:11Voilà,
55:11restez sur BFM Business
55:12les experts dans un instant.
55:14Et quant à nous,
55:14on se retrouve demain
55:15à 9h en direct
55:16dans Good Morning Market.
55:19Good Morning Market
55:21sur BFM Business.
55:22bFM Business.
55:232021
55:27microscopic
55:40sur BFM Marketing
55:40et jusqu'à 4i en direct
55:42주는
55:432020
55:43sur BFMks
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