- il y a 2 jours
Ce vendredi 20 février, Olivier Sautel, chef économiste de Deloitte France, Andrea Tueni, sales trader chez Saxo Banque, Franklin Pichard, directeur Général de Kiplink Finance, Maurice Lévy, président de Solocal, Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier & Cie, et Mikael Petitjean, chef économiste de Waterloo AM et professeur à l'Université de Louvain, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture en Europe. Etienne Braque avec
00:11des résultats encore à analyser.
00:13Derniers en date, ceux de Moncler, par exemple, qui sont attendus avec un titre en hausse.
00:17Un titre en hausse du côté de Milan. Moncler, acteur du luxe, qui visiblement va très bien, puisque le groupe
00:23a publié ses résultats.
00:24Et hier, avec les analystes, ils ont fait un petit point sur les premières semaines de cette année 2026.
00:29Et visiblement, la croissance est au rendez-vous, que ce soit en Asie, mais aussi aux États-Unis.
00:33Et ça, c'est salué en bourse. Ce titre est en hausse de plus de 6%.
00:36Ça devrait aider nos acteurs du luxe à Paris, d'autant plus que le secteur du luxe, Moncler compris, a
00:43affiché un recul quand même important depuis le début de l'année.
00:46Regardez le VMH, on perd quasiment 20% depuis le début de l'année.
00:49Quand du côté de ce titre, Moncler, on est sur un recul de près de 10% en 5-6
00:54semaines, avec Moncler aujourd'hui qui se montre confiant,
00:57au point même qu'il va augmenter le prix de ses produits.
00:59C'est vrai que lors de cette saison de résultats, vous avez vu, chez LVMH, mais également chez Kering, il
01:04n'était pas trop question d'augmenter les prix.
01:05C'est vrai que le pricing power quand même des acteurs du luxe a bien disparu, en dehors d'Hermès,
01:09bien évidemment.
01:09Dans les résultats, on a eu aussi ceux d'Air Liquide ce matin.
01:12Oui, Air Liquide qui annonce le retour de l'action gratuite.
01:15C'était très attendu, tous les deux ans, souvent, ils offrent des actions gratuites.
01:18Et donc, cette année, ça sera le cas.
01:20Chaque actionnaire qui détient 10 actions Air Liquide obtiendra une action gratuite au mois de juin.
01:25Alors, il y a de la fidélité.
01:26Vous ne pouvez pas acheter, par exemple, cette action au mois de mai et avoir l'action gratuite au mois
01:30de juin.
01:30Il faut avoir ces actions pendant plusieurs mois.
01:32Mais en tout cas, ça montre que le groupe tient à garder ses investisseurs individuels.
01:37Pour rappel, vous avez quand même 900 000 particuliers qui ont des actions en direct chez Air Liquide.
01:42Et ensemble, ils représentent plus d'un tiers du capital.
01:44C'est de loin la société qui détient le plus d'actionnaires individuels au capital dans le CAC 40.
01:51Donc ça, ça permet notamment une stabilité dans le temps de Air Liquide,
01:54avec notamment un titre qui est attendu en hausse,
01:57car vous avez des marges qui sont revues à la hausse pour ces deux prochaines années.
02:01Une amélioration de 100 points de base de la marge opérationnelle d'ici à 2027.
02:05Du côté des marchés américains, il s'est passé des choses avec Amazon,
02:07qui a un chiffre d'affaires plus élevé que celui de Walmart.
02:09Oui, avec un chiffre d'affaires de 717 milliards l'an passé pour Amazon contre 713 pour Walmart.
02:15Alors c'est symbolique, mais c'est un petit peu un événement,
02:17puisque depuis plus de 10 ans, Walmart était l'entreprise qui avait le chiffre d'affaires le plus important.
02:22Bon, désormais, c'est Amazon, avec bien sûr une présence qui est bien plus grande,
02:25puisque Walmart est surtout très présent aux États-Unis,
02:28quand Amazon est bien sûr présent dans toutes les régions du monde ou presque.
02:32C'est intéressant également de voir que Walmart se montre prudent pour cette année.
02:36C'est quand même un bon baromètre de la consommation, 11 000 magasins dans le monde,
02:392 millions de salariés quand même, 2 millions de fiches de paix qui sont éditées tous les mois par Walmart,
02:42c'est juste gigantesque.
02:44Et un groupe qui constate ce que l'on voit dans les statistiques,
02:46c'est-à-dire une économie en cas, des ménages aisés qui continuent de consommer massivement,
02:50et puis à l'inverse, des ménages moins aisés qui consomment de moins en moins,
02:54qui font des petits caddies, qui font faire leurs courses en plusieurs fois.
02:56Et donc par rapport à cela, les perspectives pour cette année sur les bénéfices par action
03:00sont ressorties un petit peu inférieures aux attentes.
03:02– Juste avant l'ouverture, on donne le cours du pétrole avec cette hausse quand même impressionnante.
03:06– Oui, c'est impressionnant quand même, le pétrole reprend 18% depuis le début de l'année,
03:09on est sur des plus hauts de 6 mois ce matin à 72 dollars le baril,
03:12on était à 60 dollars en début d'année, donc on a quand même repris 12 dollars
03:15en l'espace de 5-6 semaines sur le baril de Brent,
03:18avec notamment hier Donald Trump qui a menacé l'Iran,
03:22il dit s'il n'y a pas de deal d'ici 10-15 jours, il va se passer des
03:25choses.
03:25Alors bon, il ne dit pas trop de détails, mais en tout cas ça fait monter le pétrole
03:29et ça a également fait monter l'once d'or qui est au-delà des 5 032 dollars.
03:33– L'ouverture du CAC 40 ?
03:34– Avec Air Liquide qui était en tête, avec un gain de 1,7% après la publication de ses
03:38résultats,
03:38170 euros pour ce titre Air Liquide, suivi de Saint-Gobain et Société Générale,
03:43le CAC 40 progresse de 0,5%, il regagne donc les points perdus hier,
03:47puisque hier soir nous étions sur un recul de 0,3%.
03:50Du côté de Montclair, il faut suivre cette valeur ce matin qui est pour l'instant réservée.
03:55En attendant, regardez le secteur du luxe qui aujourd'hui est dans les plus fortes hausses à l'ouverture.
04:02Du côté des baisses, à noter Renault qui cède 0,3%, le titre était déjà en baisse hier
04:07après la publication de ses résultats, le groupe qui a revu à la baisse ses marges
04:11pour les deux prochaines années.
04:13Sur le front des devises, l'euro-dollar tient la barre des 1,1755,
04:17mais c'est compliqué, souvenez-vous, on était au-delà des 1,18 en début de semaine
04:20et puis hors CAC 40 a souligné Coffas qui a publié ses résultats.
04:24Le titre perd un peu plus de 3% et donc le CAC 40 qui progresse de 0,5%
04:28à 8443 points,
04:30on est proche des records et le secteur du luxe qui mène la danse
04:33avec désormais LVMH ou encore Keering qui gagne plus de 2%.
04:36Au menu de Good Morning Market.
04:38Dans un instant, nous allons revenir sur ce déficit record hier aux Etats-Unis
04:41de plus de 1200 milliards de dollars avec les équipes de Deloitte
04:45en dehors de ce chiffre record que faut-il penser de ce déficit.
04:49Réponse dans un instant.
04:51Nous reviendrons également avec Franklin Pichard sur les grandes publications
04:54de ces dernières heures, à commencer par Air Liquide qui est salué ce matin en bourse.
04:58À 9h30, c'est Maurice Lévy, le patron de Solocal qui sera avec nous.
05:01Solocal qui a publié ses résultats cette semaine.
05:04Le groupe repasse dans le vert en 2025 et se dit confiant pour cette année.
05:08Tous les objectifs et le plan de développement de Solocal dans une demi-heure.
05:11Et puis en dernière partie d'émission, nous serons avec Samy Chard de Lombard-Rodier
05:15et Mickaël Petitjean de Waterloo Asset Management pour revenir sur le déficit,
05:19sur l'allocation, sur le stress également des valeurs logicielles,
05:23au point même que vous avez vu hier à un acteur du capital risque, Blue Oil,
05:26et bien à tout simplement geler les retraits sur l'un de ces fonds.
05:30Bonne émission, bon week-end, à lundi.
05:38Et c'est parti pour Good Morning Market et donc le CAC 40 qui est propulsé ce matin par le
05:42secteur du luxe.
05:43LVMH gagne 2% à 541 euros, Hermès plus 1,6% à 2072 euros.
05:48Quand Monclerc qui était réservé à l'ouverture prend désormais plus de 10%
05:52avec donc un discours optimiste sur les ventes, que ce soit en Asie mais aussi aux Etats-Unis,
05:56dans les premières semaines de l'année 2026.
05:59Ça aide donc le CAC 40, nous verrons cela dans quelques minutes avec Saxo Bank et Andréa Tueni qui nous
06:05attend.
06:05Mais juste avant, on va donc faire un point sur ce déficit commercial record qui a été annoncé hier aux
06:10Etats-Unis.
06:12Avec les équipes de Deloitte France, c'est Olivier Sautel qui est chef économiste.
06:15Bonjour Olivier.
06:16Bonjour Étienne.
06:17Merci d'être venu ce matin en plateau pour revenir à chaud sur ce chiffre.
06:211240 milliards de déficit commercial l'an passé aux Etats-Unis, c'est 2% de plus qu'en 2024.
06:26Bon, en dehors de ce chiffre record, ce qui est intéressant, c'est de voir un petit peu comment il
06:29se compose.
06:31Qu'est-ce que vous retenez, vous, de ce déficit commercial ?
06:33Tout à fait.
06:34La première chose que je retiens, c'est qu'il est très difficile de lire le déficit commercial américain sur
06:38l'ensemble de l'année 2025.
06:39Parce qu'il a explosé avant la mise en œuvre des tarifs par des phénomènes d'anticipation, de stockage des
06:45importateurs.
06:46Puis il avait ensuite commencé à diminuer en septembre puis en octobre.
06:50Et donc là, ce qui est particulièrement marquant, c'est plus encore que le chiffre de l'année, c'est
06:54le fait que ce déficit remonte en décembre par rapport à novembre.
06:57Et donc interrompt une dynamique positive.
07:00Et l'autre chose, c'est qu'il remonte non pas à cause d'une baisse des exportations, mais d
07:04'une augmentation des importations.
07:07Et donc, effectivement, c'est ça qui est plus embarrassant pour l'administration Trump.
07:11Avec un déficit qui est toujours présent avec l'Europe, ça, on se souvient que l'an passé, avec les
07:17droits de douane, c'était un reproche qui était fait par Donald Trump.
07:20Les droits de douane, justement, est-ce que ça a eu un impact ou pas sur ce déficit commercial ?
07:24Alors, les premières choses que l'on voit, c'est que l'impact, effectivement, est très faible par rapport à
07:30l'Europe.
07:31On est sur une poursuite des tendances d'exportation.
07:34Et d'ailleurs, l'excédent commercial européen va être similaire, voire un petit peu en hausse par rapport aux États
07:39-Unis.
07:40On a vu, par contre, une diminution des exportations quand même de la Chine vers les États-Unis.
07:44Mais en revanche, on a une augmentation des exportations des autres pays d'Asie du Sud-Est, notamment vers les
07:48États-Unis.
07:49Il faut aussi le comprendre comme une conséquence aussi du boom des investissements IA,
07:53qui tire beaucoup aussi les importations de biens d'équipement, de matières premières, en provenance de l'Asie notamment.
07:58La Chine, justement, parlons-en, le pays trouve aujourd'hui de nouveaux débouchés face à cette guerre commerciale.
08:03Ça se voit notamment là dans les données, avec notamment des exportations en forte hausse vers des pays de l
08:10'Asie,
08:10notamment des pays de l'Asie du Sud-Est, mais également vers l'Europe.
08:14Tout à fait. Alors, l'augmentation des exportations chinoises vers l'Europe,
08:17elle a peut-être un tout petit peu accéléré postérieurement aux tarifs.
08:20Mais en fait, c'est une tendance qui était déjà forte avant,
08:23qui n'est pas boostée de manière excessive par ce qu'on appelle le rerouting des exportations vers les États
08:29-Unis.
08:30Parce qu'on a déjà, depuis 2-3 ans maintenant, un dynamisme des exportations chinoises
08:37qui sont sur une croissance de 6-7% par an vers l'Europe,
08:40alors qu'on était plutôt à 2-3% par an pré-Covid.
08:43Et un autre point clé, et une menace du coup pour la France et l'Europe,
08:48c'est qu'alors que cette croissance est de 6-7% en volume, elle est quasiment flatte en valeur.
08:52Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, les exportations chinoises,
08:54elles déferlent en Europe, et elles déferlent avec des prix particulièrement agressifs.
08:57D'où les petits colis. On se souvient l'année dernière, le combat politique.
09:01Bon, c'est une illustration, mais c'est peut-être là aussi où ça se retrouve dans les données.
09:06Exactement. Non, non, je pense que c'est une illustration qui est emblématique.
09:09C'est-à-dire que l'Europe doit réagir.
09:11On a eu cette semaine l'étude du commissariat au plan
09:13qui estime que près d'un quart des exportations françaises
09:16et d'un tiers des exportations allemandes sont à risque d'être marginalisées.
09:20Et donc, effectivement, nous, on voit en 2026 que cette réaction à la Chine sera un point important.
09:24Il y a la taxe petits colis. Il y a eu les quotas sur l'acier en septembre.
09:28Et d'ailleurs, l'industrie métallurgique européenne annonce une meilleure année pour 2026.
09:31Il y a le règlement européen sur le contenu local automobile.
09:34Ça va vraiment être un point clé de trouver le curseur en Europe et en France
09:38pour protéger, mais sans déclencher des rétorsions de la Chine
09:41qui pourraient affecter beaucoup des valeurs comme celle du luxe, de l'agroalimentaire,
09:45si la Chine fermait ses marchés.
09:46Le secteur automobile chinois qui a de grandes ambitions en Europe,
09:49on le voit notamment là, en ce moment, à l'occasion des résultats annuels.
09:52C'est vrai que les entreprises européennes se retrouvent un petit peu fragilisées
09:55car ça amène à une guerre des prix. Tout ça est déflationniste.
09:57Oui, alors très clairement sur l'automobile.
09:59Et autant on voit des signaux plus positifs sur l'industrie européenne
10:03et sur l'industrie française pour d'autres secteurs,
10:04autant l'automobile reste quand même extrêmement pénalisée,
10:07notamment allemande, par non seulement le comportement agressif en prix,
10:12mais aussi la montée en gamme.
10:13L'automobile, c'est vraiment la conjonction d'une augmentation de la compétitivité coût
10:18et de la compétitivité hors-coût de l'économie chinoise.
10:20Dans ce contexte, quelle photographie vous faites aujourd'hui de la dynamique macro en Europe ?
10:24Comment se porte le continent ?
10:25Alors, je dirais que le patient européen se remet, mais il tousse encore un peu.
10:31On sait qu'on attend une croissance à l'échelle européenne
10:34qui finalement ne sera sans doute pas supérieure en 2026 à cette 2025.
10:39On devrait être entre un 2, un 3 contre un 5 en 2025.
10:42Par contre, une croissance peut-être plus équilibrée, plus homogène,
10:45puisque la France résiste, l'Allemagne reprend, l'Italie aussi se redresse.
10:52Donc, une croissance plus homogène, alors que 2025 était très tirée
10:55par notamment l'Espagne et l'Irlande.
10:58Après, pour nous, il y a un vrai enjeu sur la portée du rebond allemand.
11:04Et donc là, on a des signaux ambivalents.
11:06Si on regarde ces dernières semaines,
11:08on a à la fois côté allemand la révision à la baisse de la prévision du gouvernement,
11:11on a le fait que le T4 dans l'industrie allemande a été finalement moins bon que le T3.
11:18Et en revanche, des très beaux indicateurs sur janvier, février, sur les prises de commandes.
11:22Donc, on a un petit peu cette ambivalence,
11:23des tendances qui sont plutôt encourageantes quand même à l'échelle européenne.
11:28Le moral des consommateurs remonte,
11:30les prises de commandes remontent,
11:32les indicateurs de PMI, des directeurs d'achat,
11:36et c'est retrouvé aussi en janvier,
11:37donc tout récemment, sur une moyenne supérieure à sa tendance de long terme.
11:41Donc, on a plutôt des frémissements,
11:44mais sans qu'on ait vraiment d'une accélération de la dynamique de croissance.
11:48On dit souvent que les exportateurs européens sont pénalisés par la remontée de l'euro,
11:52notamment depuis le début de l'année 2025.
11:55Est-ce qu'en dehors de ces effets de devise,
11:57il n'y a pas aussi un problème avec la concurrence chinoise ?
12:01Oui, oui, tout à fait.
12:04Je pense qu'il faut quand même avoir en tête
12:06qu'entre, si on dézoome un tout petit peu,
12:08y compris par rapport à la remontée de l'euro,
12:09entre 2019 et 2025,
12:11il y a un déficit de 35 points
12:12qui s'est creusé de compétitivité
12:14entre le prix des exportateurs européens
12:16et le prix des exportateurs chinois.
12:17Et là-dedans, il y a effectivement l'appréciation de l'euro,
12:19mais il y a aussi le choc des prix de l'énergie,
12:21et il y a l'agressivité tarifaire des exportateurs chinois
12:24qui sont confrontés à leur surcapacité domestique.
12:25Donc, on a un vrai sujet de compétitivité des coûts.
12:28Ça s'améliore un tout petit peu
12:30avec l'amélioration des prix de l'énergie en Europe,
12:33mais on garde vraiment une menace
12:35et une pression très fortes
12:36pour le coup des exportations chinoises.
12:38Un dernier mot sur la France.
12:39Au milieu de tout ça,
12:39comment se comporte le pays ?
12:41On voit qu'il n'y a pas de récession en vue,
12:43toujours pas,
12:43c'était l'une des craintes l'année dernière.
12:45Non, tout à fait.
12:45Cette récession n'est pas arrivée.
12:46Cette année,
12:47les différentes prévisions de croissance
12:48prévoient environ 1%.
12:49C'est peu au prou l'objectif.
12:51Vous vous placez dans ce curseur ?
12:53Oui, tout à fait.
12:54On peut-être même espérer un peu plus
12:56parce que 2026 semble marquer
12:58la poursuite de l'opération résistance
13:00de l'économie française.
13:01On l'avait vu en 25
13:02et on le voit aussi
13:03sur l'enquête conjoncture
13:05de la Banque de France,
13:06montre que janvier a été
13:07un bon mois partout
13:09pour les services
13:09et pour la construction
13:10avec peut-être des perspectives février
13:12plus mitigées
13:12et pour l'industrie
13:14où on a eu à la fois
13:15une performance sur janvier
13:16et des perspectives en février
13:17qui sont supérieures
13:18à la moyenne de long terme.
13:19Donc, première projection
13:20de la Banque de France,
13:21ce n'est qu'une projection
13:220,3% au premier trimestre.
13:24Vous voyez que ce rythme,
13:25s'ils se poursuivaient,
13:26nous feraient atterrir
13:27un petit peu au-delà des 1.
13:28Et la consommation,
13:29au milieu de tout ça ?
13:30Parce que c'est vrai
13:30qu'on parle beaucoup
13:31de l'épargne,
13:32la fin qui continue
13:33de s'accumuler,
13:34des signaux dans la conso
13:35qui sont un petit peu
13:36contradictoires.
13:36Alors, ça dépend des entreprises,
13:37mais vous,
13:38en tant que macroéconomiste,
13:39comment vous constatez
13:40la conso en France ?
13:41Alors, ce que l'on voit,
13:42effectivement,
13:43c'est que cela reste
13:44effectivement laborieux.
13:45Ce sera un enjeu de 26
13:46puisque, justement,
13:47dans une prévision à 1
13:48ou à 1 à 1,
13:49on double
13:51l'impact attendu
13:52de la consommation.
13:53Ce qu'on voit,
13:54c'est des indices de confiance
13:55qui se redressent,
13:55très clairement.
13:57Les décisions attendues
13:58d'achat des consommateurs
13:59en janvier,
14:00de nouveau,
14:00sont au-delà
14:01de leur moyenne de long terme.
14:02Mais le taux d'épargne
14:03reflue très lentement.
14:05Un éclairage intéressant
14:06de la Banque de France,
14:07c'est dû aussi au fait
14:08que les revenus aujourd'hui
14:09et les hausses de revenus
14:10concernent plutôt,
14:11notamment,
14:12des revenus issus
14:12des capitaux
14:13ou des déménages aisés
14:14qui, structurellement,
14:15épargnent plus.
14:17Et donc, là,
14:17on retrouve un peu le sujet
14:19que vous évoquiez
14:19avec Walmart aux États-Unis aussi,
14:21qui est cette dualité
14:23entre des consommateurs
14:24à plus faible revenu
14:25et sur lequel la dynamique
14:27reste quand même
14:28très insuffisante,
14:29d'où les difficultés
14:29du retail,
14:30du textile notamment.
14:31Merci beaucoup,
14:31Olivier Sautel,
14:32nous a raccompagné ce matin,
14:33chef économiste
14:33de Deux Lois de France
14:34pour revenir à chaud
14:35sur ce chiffre
14:36du déficit américain
14:36de plus de 2 240 milliards de dollars
14:38et donc sur cette photographie macro
14:41plutôt optimiste quand même
14:42sur la France,
14:44prudemment optimiste.
14:44Paradoxalement optimiste,
14:45c'est vrai.
14:46À voir comment tout cela
14:47va se dérouler
14:48dans les prochaines semaines,
14:49mais un point bas
14:49a peut-être été touché.
14:519h14,
14:52tout de suite,
14:52on jette un coup d'œil
14:53à la tendance.
14:55Une tendance positive
14:56à la Bourse de Paris,
14:56le CAC 40 qui est même
14:57sur des plus hauts historiques
14:58à 8 440 points.
14:59C'est une hausse de 0,5%
15:01grâce notamment
15:01au secteur du luxe.
15:02Bonjour Andréa Thueny.
15:04Merci d'être avec nous ce matin.
15:05Vous êtes sales trader
15:06chez Saxo Bank.
15:07C'est vrai que le secteur du luxe
15:08est grandement à l'ouverture
15:10après la publication de Montclair.
15:12Oui, c'est vrai qu'on a
15:13le secteur du luxe
15:15qui progresse bien ce matin.
15:18C'est un des principaux contributeurs
15:20de la hausse du CAC,
15:21mais déjà avant l'ouverture,
15:23on avait quand même
15:23des signaux qui étaient
15:24plutôt positifs
15:24qui étaient envoyés par l'indice.
15:25Alors après,
15:26si on regarde
15:28les autres marchés européens,
15:31on sentait déjà à l'ouverture
15:32qu'on avait un marché
15:33qui globalement voulait rester
15:34un petit peu à l'écart
15:35des perturbations
15:36qu'on peut citer.
15:38Les perturbations,
15:39elles sont nombreuses.
15:40Il y a d'un côté évidemment
15:41la géopolitique
15:41et les craintes
15:42d'une escalade
15:43entre les États-Unis
15:44et l'Iran.
15:45Et pour le moment,
15:45le marché reste un petit peu
15:46en retrait.
15:47On a certes le pétrole
15:48qui progresse
15:49et un baril de Brent
15:50qui est quasiment revenu
15:51au contact des 72,50$.
15:53Mais pour le moment,
15:54on va dire,
15:55les autres actifs
15:57restent un petit peu
15:57en retrait
15:58de cette problématique.
16:00Et puis après,
16:00on a une séance
16:01qui va être assez animée,
16:02notamment par la macroéconomie,
16:03avec des indicateurs
16:04nombreux aux États-Unis.
16:05On pense notamment au PID,
16:06mais surtout à l'indice PCE,
16:08qui est la principale variable
16:09de l'inflation
16:09qui est suivie par la Fed.
16:11Et quand on regarde
16:12le dernier compte rendu
16:13de la Fed
16:14avec une vue
16:15un petit peu plus au quiche,
16:17c'est-à-dire une vue
16:18un petit peu plus stricte
16:19en matière de politique monétaire,
16:21et bien là,
16:21du coup,
16:21on peut se dire
16:23que ce chiffre cet après-midi
16:24aura évidemment
16:25son importance
16:25dans la capacité du marché
16:27à mieux anticiper
16:28les prochaines décisions
16:30de la Fed.
16:31Et puis surtout,
16:32ce risque d'avoir
16:33des taux sur ces niveaux
16:35pendant plus longtemps.
16:36Donc du coup,
16:36des taux plus élevés
16:37pendant plus longtemps,
16:38c'est un peu le risque principal
16:40qui pèse autour de cette question
16:43de la Fed
16:43et de la politique monétaire.
16:45Donc pour le moment,
16:46du côté du CAC,
16:47ce qu'on observe surtout
16:48en termes de tendance,
16:49c'est que la tendance
16:50n'est pas très marquée,
16:51le directionnel n'est pas marqué.
16:52Évidemment que la tendance
16:52de fond,
16:53elle est haussière,
16:53mais on sent surtout
16:54que les mouvements de hausse
16:57sont beaucoup moins bien accompagnés
17:00qu'ils ne l'ont été
17:02pendant une période,
17:03notamment il y a quelques semaines.
17:04Donc là,
17:04on est un petit peu plus poussif
17:05sur le marché,
17:06on fait un peu le yo-yo.
17:08On a ces niveaux
17:09qui sont en gros
17:10quasiment les plus hauts,
17:11vers 8 445,
17:12on a du mal à casser.
17:14Si on arrive
17:15à s'affranchir de ce niveau
17:16et si on a une clôture hebdomadaire
17:17au-dessus de ces niveaux,
17:18ça enverrait potentiellement
17:19un signal de force
17:20qui nous permettrait
17:21d'aller un petit peu plus loin
17:21sur le marché
17:22et pourquoi pas
17:23aller chercher
17:23des niveaux autour
17:24des, déjà dans un premier temps,
17:26pourquoi pas 8 485,
17:2990,
17:29ça peut être une première étape
17:30avant 8 514 par exemple.
17:32Mais c'est vrai que pour le moment,
17:34c'est un petit peu difficile
17:34de franchir ces niveaux-là.
17:35Ce qui est rassurant
17:36si on regarde aussi
17:37d'un point de vue technique,
17:38c'est qu'on est éloigné
17:39des principaux zones d'alerte.
17:41On a un support court terme
17:43autour des 8 350.
17:45Et puis sinon,
17:46on a un niveau
17:47qui est très important
17:47qui est un peu
17:48une zone pivot.
17:49Si on reste au-dessus
17:49des 8 250,
17:51on peut relever
17:52jusqu'à 8 275.
17:53On a plutôt un biais positif
17:54sur le marché.
17:55A l'inverse,
17:55si on casse ce niveau-là,
17:56on peut neutraliser
17:58un petit peu
17:59la dernière phase
18:00qu'on a connue
18:01qui était plutôt positive
18:01et repartir sur quelque chose
18:03d'un peu plus négatif
18:04sur le marché.
18:05Pour le moment,
18:05on est assez loin
18:06de ces niveaux,
18:06donc c'est assez rassurant.
18:09Donc voilà,
18:10pour ce marché
18:10qui va être certainement
18:11aujourd'hui très attentif
18:12à la macroéconomie,
18:13on a aussi une petite échéance
18:14mensuelle aujourd'hui.
18:15Alors,
18:15ce n'est pas très important,
18:16mais ça peut créer
18:18quelques petits écarts
18:20pendant la journée
18:21et peut-être un petit peu plus
18:22de volume
18:22qu'à l'accoutumé.
18:23Merci beaucoup Andréa Tueni
18:25de nous avoir accompagnés
18:25ce matin
18:26et donc ce CAC 40
18:26qui est sur un niveau record
18:28ce matin
18:28puisque quelques minutes
18:29après l'ouverture,
18:30on a touché pour la première fois
18:31les 8447 points.
18:33On est désormais légèrement
18:34en deçà
18:35à 8423 points.
18:36C'est une hausse
18:37de 0,3%.
18:38LVMH est donc en tête
18:39avec un gain de 3%
18:41à 547 euros
18:42dans le sillage
18:43de Montclair
18:43qui prend désormais
18:44plus de 12%
18:45à Milan.
18:46Les cours du pétrole
18:47se tassent un petit peu
18:48après avoir touché hier
18:49les 72 dollars.
18:49Le baril de Brent
18:50qui est sur des plus bas
18:51de 6 mois
18:52alors que Donald Trump
18:53a menacé hier l'Iran.
18:559h19 sur BFM Business
18:56tout de suite
18:57on se penche
18:57sur les publications du jour.
19:00Encore beaucoup
19:01de publications aujourd'hui
19:02avec Danone
19:02qui cède 1,8%.
19:04Résultat net en baisse
19:05l'an passé.
19:06Chiffre d'affaires
19:06conforme aux attentes.
19:07Le marché vend la nouvelle
19:08à 12,80 euros.
19:09Et puis à l'inverse
19:10on a Air Liquide
19:11qui gagne plus de 2%
19:12au-delà des 170 euros.
19:14Bonjour Franklin Pichard.
19:15Bonjour Etienne.
19:16Vous êtes le directeur
19:17de la recherche
19:17de Kipling Finance.
19:18Avec vous on va revenir
19:19en effet à chaud
19:20sur cette publication
19:21de Air Liquide.
19:22C'est quand même bluffant.
19:23Aujourd'hui vous avez
19:23une entreprise
19:24qui a 900 000 actionnaires
19:26individuels à son capital.
19:27Ensemble ils détiennent
19:28un tiers de la société.
19:29Il y a quand même
19:30très peu de sociétés
19:31qui peuvent se targuer
19:31d'avoir un tiers
19:32d'actionnaires individuels
19:34au capital.
19:35Et alors là
19:35ils vont en plus
19:36la fidéliser
19:36ces actionnaires individuels
19:37puisque c'est le retour
19:38de l'action gratuite.
19:40Oui le retour
19:41ou la poursuite
19:41puisque c'est régulier.
19:43Le dernier c'était en 2024
19:44là c'est 2026.
19:46Voilà tous les deux ans
19:47on est gratifié
19:48d'une action gratuite
19:49pour 10 détenus.
19:50C'est une bonne chose.
19:52C'est une sorte de
19:53alors on pourrait imaginer
19:55que c'est un super dividende
19:56de 10%
19:57mais qui fluctue
19:58en fonction des cours
19:59et c'est vrai que
20:01Air Liquide a fait
20:02une publication conforme
20:03mais ça nous
20:03ça nous convient bien
20:05parce que
20:06c'est peut-être là
20:07avec la hausse d'aujourd'hui
20:08un retour en grâce
20:09sur Air Liquide
20:10et c'est ça
20:11qui nous séduit.
20:12Si on regarde
20:13la performance
20:13depuis le début de l'année
20:14elle est tout à fait honorable
20:16on fait plus 4,7%
20:19mais si on regarde
20:21or la hausse d'aujourd'hui
20:23mais hier soir
20:24sur 12 mois glissant
20:2752 semaines
20:28le titre baisse
20:29de 2,83
20:30ce qui est exceptionnel
20:32pour Air Liquide
20:32on ne voit que rarement
20:34Air Liquide baisser
20:36sur de longues périodes.
20:37C'est une valeur défensive
20:38qui n'a pas joué son job.
20:40Elle n'a pas fait le job
20:41elle est dans un secteur
20:42qui a été mal mené
20:43et pourtant
20:45le titre
20:46et la société
20:47sont bourrés de qualité
20:49et ce qui plaît aussi
20:50aux investisseurs
20:51c'est peut-être conforme
20:52mais une entreprise résiliente
20:54des perspectives
20:56qui sont rassurantes
20:57des leviers
20:58de croissance important
20:59si on prend par exemple
21:00dans l'industrie
21:03des gaz industriels
21:04hydrogène et autres
21:06avec la multiplication
21:07des lanceurs de fusées
21:09c'est un véritable marché
21:11dans lequel s'inscrit Air Liquide
21:12et puis j'ai eu l'occasion
21:14d'en parler en 2025
21:15aussi un secteur
21:18qu'Air Liquide
21:20développe énormément
21:21ce sont
21:22l'environnement
21:24d'impression
21:26des microprocesseurs
21:28dans un environnement
21:29ultra propre
21:31et ultra stérile
21:32qui se fait
21:33dans un mélange de gaz
21:35ne me demandez pas
21:36trop de détails
21:36mais en tout état de cause
21:38c'est
21:39Air Liquide
21:40qui est leader
21:41sur ce secteur
21:42avec donc
21:43pour les investisseurs
21:44quelque chose
21:45de très très rassurant
21:46nous on est plutôt
21:47acheteurs sur Air Liquide
21:48au niveau actuel
21:49on n'est pas les seuls
21:51je regardais
21:52et je parcourais
21:53les objectifs
21:54de cours des brokers
21:54entre 195 et 210 euros
21:58donc un potentiel
21:59d'appréciation
22:00avec en plus
22:01une attribution gratuite
22:02qui s'opérera
22:04dans quelques mois
22:05voilà peut-être
22:06une bonne idée
22:06quand on ne comprend pas bien
22:08l'environnement global
22:09un fond de portefeuille
22:11comme vous le disiez
22:11tout à l'heure
22:12avec un titre
22:13qui n'est pas sur un record historique
22:14contrairement au CAC 40
22:15puisqu'on est allé
22:16à à peine 10%
22:17des plus hauts
22:17qui ont été touchés
22:18il y a quelques mois
22:19plus 2% donc ce matin
22:21pour ce titre Air Liquide
22:21au-delà des 170 euros
22:23par contre dans
22:24le secteur défensif
22:26il y a une valeur
22:27qui a joué son rôle
22:27alors au-delà
22:29des espérances
22:29très clairement
22:30aujourd'hui
22:30Franklin
22:31c'est Orange
22:32le titre a encore pris
22:338% hier
22:34on est sur un gain
22:35de 50%
22:36en l'espace d'un an
22:37oui et quand on réintègre
22:39le dividende
22:40on est à 72%
22:42sur 52 semaines
22:43c'est pas banal
22:45et puis une hausse
22:46de 27%
22:47depuis le début de l'année
22:49voilà
22:50c'est le seul hic
22:51j'ai envie de dire
22:52sur Orange
22:53parce que la publication
22:54était belle
22:55conforme
22:56le marché a salué
22:58la visibilité
22:59on a un flux
23:00de trésorerie organique
23:02de plus de 4 milliards
23:03c'est supérieur
23:04à ce que les investisseurs
23:06et les analystes
23:07s'attendaient
23:07on a un dividende
23:08qui va légèrement progresser
23:10et puis
23:11on a effectivement
23:13un programme
23:14de croissance
23:15de la marge opérationnelle
23:17tout l'environnement
23:18est plutôt
23:19bien orienté
23:20le groupe prévoit
23:22un milliard de plus
23:23de revenus supplémentaires
23:26et puis
23:26vous l'évoquiez
23:28effectivement
23:28on a un mode
23:30de fonctionnement
23:30qui chez Orange
23:32est plutôt
23:34positif
23:35et avec
23:35des leviers futurs
23:37le rapprochement
23:38avec Mass Orange
23:38ils vont prendre
23:39100% de la filiale
23:40commune
23:41de l'opérateur espagnol
23:42voilà
23:42on peut être assuré
23:44en revanche
23:45le titre
23:46comme vous le soulignez
23:47a tellement monté
23:48j'ai cherché
23:49des analyses
23:50de brokers
23:50qui pouvaient être
23:51positifs
23:52et voir encore
23:53un levier possible
23:54il est
23:55plutôt léger
23:56avec des objectifs
23:58qui peuvent être
23:59de l'ordre
23:59de 19 euros
24:00mais voilà
24:02on est
24:02le plus gros
24:03est derrière nous
24:04en quelque sorte
24:04aujourd'hui
24:05il faudrait vraiment
24:06vraiment
24:07on a eu un énorme
24:08effet de rattrapage
24:09sur Orange
24:10mais il faudrait vraiment
24:11qu'il y ait des nouvelles
24:12incroyables
24:13pour pouvoir encore
24:14aller aujourd'hui
24:15beaucoup plus haut
24:16je n'ai pas vu
24:17beaucoup d'analyses
24:18qui vraiment
24:19s'engageaient
24:20de façon
24:21dynamique
24:22sur une valorisation
24:24et un upside
24:25encore réel
24:27sur Orange
24:28dans les cours
24:29on va dire
24:29en résumé
24:30un petit mot
24:31du secteur du luxe
24:31qui pénalise le CAC 40
24:32depuis le début de l'année
24:33l'indice fait plus 3
24:34quand l'Eurostock 50
24:35fait plus 4,5%
24:37la faute notamment
24:38à LVMH
24:38qui perd 15-20%
24:39depuis le début de l'année
24:40aujourd'hui LVMH
24:42est en tête du CAC
24:42plus 3%
24:43au-delà des 540 euros
24:46dans le sillage
24:46de Montclair
24:47qui est un discours
24:48plutôt optimiste
24:49sur les ventes
24:49en Asie
24:50aux Etats-Unis
24:51depuis le début de l'année
24:52le secteur du luxe
24:53qui était un secteur phare
24:55même dans tous les portefeuilles
24:56des gérants
24:57qui a été délaissé
24:58et aujourd'hui
24:58on est un petit peu
24:59dans un entre-deux
25:00comment vous vous positionnez
25:01vous sur ce secteur du luxe ?
25:03On est sur un secteur
25:04où effectivement
25:04pour vous parler
25:05d'LVMH
25:06qui progresse aujourd'hui
25:07c'est un petit peu
25:08le genre de nouvelles
25:09dans le secteur
25:10que les investisseurs attendent
25:11ils attendent
25:12d'avoir
25:12des éléments
25:14pour soit revenir
25:15c'est le cas aujourd'hui
25:16avec la hausse de 3%
25:17mais globalement
25:18les détenteurs d'action
25:20LVMH
25:20Hermès
25:21ou Kering
25:22conservent leur position
25:23on en a une
25:24qui est très spéculative
25:25avec le retour
25:26de Lucas Dimeo
25:27c'est Kering
25:28Hermès
25:28elle est hors sol
25:31enfin elle a un modèle
25:32qui lui est propre
25:32et effectivement
25:33mais elle est très chère
25:35mais effectivement
25:36de la visibilité
25:37des carnets de commandes
25:38et tout
25:39et puis
25:39celle
25:40qui est
25:41la plus diversifiée
25:43théoriquement
25:44la plus solide
25:44mais
25:45dont on a vu
25:46le cours
25:47qui avait
25:47complètement dévissé
25:48sur les plus hauts
25:50divisé par deux
25:51quasiment
25:51et même
25:52divisé par deux
25:53et donc
25:54sur les plus hauts
25:55et historiques
25:56et donc
25:57on a
25:57aujourd'hui
25:58un titre
25:58qui s'était repris
26:00on y a cru
26:01le titre avait
26:02à nouveau baissé
26:03puisqu'il est en forte baisse
26:04depuis le début de l'année
26:05c'est un secteur
26:06très volatil
26:07comme vous le disiez
26:08qui a été le chouchou
26:09des investisseurs
26:10pendant de très très
26:11nombreuses années
26:12mais aujourd'hui
26:13qui marque le pas
26:14Montclair
26:14est un rayon de soleil
26:17sur le secteur
26:17maintenant il faudrait
26:19que ça puisse se confirmer
26:20prudent
26:21prudent
26:22grosse prudence
26:23sur le secteur toujours
26:24à l'inverse
26:25un dernier mot
26:25sur Renault
26:26vous êtes plutôt optimiste
26:27le groupe a publié
26:27ses résultats hier
26:29alors c'est sûr
26:29qu'à côté du profit warning
26:30de Stellantis
26:31au début du mois
26:32Renault s'en sort
26:33plutôt bien
26:34néanmoins
26:34le secteur automobile
26:35doit aujourd'hui
26:36faire face à
26:36la mutation de l'électrique
26:38à la concurrence
26:38des constructeurs
26:39automobiles chinois
26:40ce qui fait
26:41qu'aujourd'hui
26:42Renault est un petit peu
26:43boudé en bourse
26:44oui
26:44alors boudé
26:45là aussi
26:47quand je parcourais
26:48les analyses
26:48hier
26:49et bien effectivement
26:50grosso modo
26:51pour le paraboler
26:54on va dire
26:55les analystes
26:56se disaient
26:56mais pourquoi
26:57une telle sanction
26:58quoi
26:58pourquoi tant de haine
27:00finalement
27:00le groupe
27:01n'a pas démérité
27:03bon juste
27:04une déception
27:04sur leur marge
27:05opérationnel
27:062026
27:06qui n'a pas été
27:07apprécié par le marché
27:08mais en dehors de ça
27:10finalement
27:10la boîte fait le job
27:12ils ont bien
27:13résisté
27:15face à la concurrence
27:16chinoise
27:16ils sont aidés
27:17en cela
27:18par leur
27:20gamme
27:21qui
27:22qui plaît
27:23beaucoup
27:23aux consommateurs
27:25la Renault 5
27:25notamment
27:26alors la Renault 5
27:27l'arrivée
27:29des Alpines
27:29qui donne un coup
27:30de jeûne
27:30à la marque
27:31enfin
27:32il y a un environnement
27:33global
27:33qui est plutôt
27:34très positif
27:35des prévisions
27:36moyen terme
27:37qui sont
27:37plutôt bonnes
27:39on avait eu
27:40à la rescousse
27:41et qui sont venus
27:42soutenir
27:43les résultats
27:44un peu mitigés
27:45de l'automobile
27:46les résultats financiers
27:47qui ont été
27:48largement supérieurs
27:49aux attentes
27:50800 millions
27:50contre 710 millions
27:53qui étaient attendus
27:54on a une bonne résistance
27:56finalement aussi
27:57par rapport
27:57aux droits de douane
27:58on a un faisceau
27:59globalement
27:59de nouvelles
28:01qui méritent
28:02que le titre
28:03puisse être entouré
28:05et puis
28:06on a eu ce matin
28:07l'annonce
28:07qui était dans
28:08les tuyaux
28:09ça avait été évoqué
28:10de l'annonce
28:13ce matin
28:14d'un rachat
28:15d'action
28:15et donc
28:16Renault a annoncé
28:17ce matin
28:18qu'ils allaient procéder
28:19à un programme
28:19de rachat d'action
28:20entre le 20 et le 25 février
28:22donc
28:23on va avoir
28:23un élément
28:24un peu
28:25de soutien
28:26qui nous intéresse
28:28c'est un des constructeurs
28:30européens
28:31les mieux positionnés
28:32c'est intéressant aussi
28:33et puis là aussi
28:34un cours à 32
28:35autour de 32 euros
28:37moins 9%
28:39depuis le début
28:40de l'année
28:41le titre
28:42valait il y a un an
28:4353 euros
28:44donc grosse
28:45dégringolade
28:46mais quand on regarde
28:47les objectifs
28:48des analystes
28:49on est entre
28:5040 et 45 euros
28:51je veux dire
28:52donc voilà
28:53si il y avait
28:54avec Air Liquide
28:55un autre titre
28:56à acheter ce matin
28:57des trois qu'on a cités
28:59et bien ce serait
28:59Renault
29:00profiter de la baisse
29:01récente du titre
29:03parce qu'ils démontrent
29:04qu'ils arrivent
29:05à résister
29:06dans ce monde
29:07très difficile
29:08pour le secteur automobile
29:09moins 3% hier
29:11pour Renault
29:11après la publication
29:12de ses résultats
29:12et le titre
29:13c'est ce matin
29:140,6%
29:15à 31,97 euros
29:17merci beaucoup
29:17Francklin Pichard
29:18d'être venu ce matin
29:19en plateau
29:19directeur de la recherche
29:20de Kipling Finance
29:21pour revenir à chaud
29:22donc sur les résultats
29:23de Air Liquide
29:23qui sont salués
29:24plus 2,5%
29:25au-delà des 170 euros
29:27à l'inverse
29:28Orange fait une petite pause
29:29après sa très belle hausse
29:30hier moins 1,6%
29:32à 17,85
29:33quand Renault
29:34est donc en légère baisse
29:35de 0,5%
29:37très courte pause
29:38on se retrouve dans un instant
29:39nous serons avec
29:40Maurice Lévy
29:40le président de Solocal
29:42pour revenir sur les résultats
29:43qui ont été publiés
29:44cette semaine
29:44retour dans le vert
29:45en 2025 pour Solocal
29:46et maintenant
29:47quelle est la suite
29:48réponse dans quelques minutes
29:49et puis ensuite
29:50ça sera l'heure
29:50du face à face
29:51avec ce matin
29:52Samy Char
29:53le chef économiste
29:53de Lombard-Rodier
29:54et compagnie
29:55qui sera avec nous
29:55depuis Genève
29:56quand Mickaël Petitjean
29:57sera avec nous
29:57depuis Bruxelles
29:58où il est chef économiste
29:59de Waterloo
30:00Asset Management
30:00à tout de suite
30:09Deuxième partie
30:09de Good Morning Market
30:10et donc le CAC 40
30:11qui a touché un record
30:12à l'ouverture
30:12propulsée notamment
30:13par le secteur du luxe
30:14LVMH est en tête
30:15après notamment
30:16la publication de Monclerc
30:17ce titre Monclerc
30:18prend 12%
30:19à Milan
30:20au-delà des 55 euros
30:21avec donc un discours
30:22optimiste
30:23sur la demande
30:24en Asie
30:24mais aussi aux Etats-Unis
30:25sur les premières semaines
30:26de 2026
30:27ça aide l'ensemble
30:28du secteur du luxe
30:29et donc ça explique
30:30en grande partie
30:31la surperformance
30:32du CAC 40
30:32par rapport
30:33à l'Eurostock 50
30:36à 9h32 ce matin
30:37comme chaque vendredi
30:38et bien on parle
30:39d'entreprise
30:40avec un dirigeant
30:40et ce matin
30:41c'est Maurice Lévy
30:41qui nous accompagne
30:42président de Solocal
30:43bonjour Maurice Lévy
30:44bonjour
30:45merci d'être avec nous
30:46ce matin
30:46pour revenir à chaud
30:48sur les résultats annuels
30:49de Solocal
30:49qui ont été publiés
30:50chiffre d'affaires
30:51stable en 2025
30:52324 millions d'euros
30:54un résultat opérationnel
30:55qui ressort à 28 millions
30:56contre une perte
30:57de plus de 15 millions
30:58en 24
30:58l'Ebida est à 60 millions
30:59c'est une hausse
31:00de plus de 40%
31:01bon ça va mieux
31:02là Solocal
31:03vous repassez dans le vert
31:04votre plan se déroule
31:06alors on n'est pas au bout
31:08loin de là
31:08du tunnel
31:09mais en tout cas
31:09la lumière se rapproche
31:11oui la phase 1
31:13a été bien exécutée
31:14donc cette première partie
31:16qui consistait
31:17à retrouver
31:19des fondements financiers
31:20extrêmement solides
31:22s'est bien passé
31:23et nous avons
31:25atteint les objectifs
31:27et même largement dépassé
31:28les objectifs
31:29que nous nous étions fixés
31:30donc sur cette première partie
31:33on peut dire que le job
31:34a été fait
31:36et ça a demandé
31:37beaucoup d'efforts
31:38et énormément de travail
31:39parce qu'il faut
31:41se rappeler
31:42que l'entreprise
31:43était très largement endettée
31:45et que ça fait 15 ans
31:47qu'elle est en déclin
31:49il n'y a plus de dettes là
31:50c'est fini
31:50très peu de dettes
31:52c'est à dire
31:52nous sommes en cash positif
31:54et il y a une dette
31:56de 20 et quelques millions
31:57d'euros
31:58qui arrive à échéance
32:00en 28 et 29
32:02donc c'est quelque chose
32:04qui est parfaitement maîtrisable
32:05puisque ça ne représente
32:06même pas la moitié
32:08de notre EBITDA
32:09qui d'ailleurs
32:10devrait augmenter
32:11pour
32:142026
32:15puisque nous avons atteint
32:16un taux de marge
32:18de 18,5%
32:19et que nous visons
32:2120,5%
32:23en 2026
32:24mais le pari
32:25le plus important
32:26c'est celui que
32:27nous engageons
32:28pour
32:29cette année
32:30avec
32:31une configuration
32:33un peu en cuvette
32:34de notre chiffre d'affaires
32:35nous envisageons
32:37une poursuite
32:38de la baisse
32:39pendant
32:41la première moitié
32:42de l'année
32:42une stabilisation
32:43et puis
32:44une remontée
32:46sur la fin de l'année
32:46et nous
32:47comptons bien
32:48et là
32:49ce sera vraiment
32:51le signe
32:52indiscutable
32:53du redressement
32:55de l'entreprise
32:55nous comptons bien
32:56avoir
32:58un T4
32:59en croissance
33:01ça va demander
33:02énormément
33:02de travail
33:03et d'effort
33:04mais nous
33:05le faisons
33:06et nous avons aussi
33:07des résultats
33:09intéressants
33:10sur le plan commercial
33:10et sur le plan
33:11de la conquête
33:12nous sommes très loin
33:13de notre objectif
33:14mais nous sommes
33:16dans la bonne direction
33:17Vous êtes une entreprise
33:18domestique
33:19votre marché
33:19c'est la France
33:20vous accompagnez
33:20des TPE
33:21des PME
33:22des ETI
33:22à mieux se référencer
33:24sur internet
33:25sur les réseaux sociaux
33:26ça passe notamment
33:27par ce local
33:28comment aujourd'hui
33:29va ce tissu
33:30parce que c'est vrai
33:30que vous accomplissez
33:31ce redressement
33:32dans un contexte macroéconomique
33:34en France
33:34qui est quand même
33:35assez incertain
33:36Malheureusement
33:37et effectivement
33:38c'est le cœur
33:39de notre clientèle
33:41et c'est aussi
33:43les entreprises
33:44qui ont le plus souffert
33:45au cours de l'année dernière
33:47puisque
33:48c'est une année record
33:50de faillite
33:51et de règlement judiciaire
33:52avec près de 70 000 entreprises
33:55qui ont été
33:56sous procédure judiciaire
33:58donc
33:59nous comptons bien
34:01devenir
34:01le meilleur partenaire
34:03de ces entreprises
34:03de les aider
34:04non seulement
34:05à être présent
34:06sur internet
34:08et sur
34:09les différents
34:10réseaux sociaux
34:11le search
34:13etc
34:13mais également
34:14à se développer
34:16et à conquérir
34:18de part de marché
34:19grâce aux outils
34:20que nous allons mettre
34:21à leur disposition
34:21La clé c'est la data
34:23La clé c'est la data
34:24Vous le savez
34:25vous étiez pendant des années
34:26et vous avez
34:27aujourd'hui
34:28largement contribué
34:29à ce que publicisait
34:30Aujourd'hui
34:31vous avez de la data
34:32avec tout ce que
34:33bien sûr
34:34Pajone connaît
34:35des entreprises en France
34:36Vous avez fait des partenariats
34:37avec le Boncoin
34:38avec la PQR
34:40Comment aujourd'hui
34:40cette data
34:41elle peut aider
34:42les entreprises ?
34:43Alors
34:43il y a deux choses
34:45d'une part
34:45nous avons lancé
34:47un programme
34:48au travers
34:48d'une nouvelle
34:50entité
34:50que nous avons créée
34:51qui est sur Local Plus
34:53et qui permet
34:54justement
34:55d'offrir
34:56des solutions
34:57data plus pub
34:58à des entreprises
35:00et notamment
35:00à toutes
35:01les entreprises
35:03en réseau
35:03et les entreprises
35:05nationales
35:06pour leur permettre
35:07d'atteindre
35:08les objectifs
35:10et les personnes
35:12qui consomment
35:13sur leur terrain
35:15local
35:16Or la vie
35:17de chacun
35:18est une vie locale
35:19si vous réfléchissez
35:20à votre propre vie
35:21c'est votre quartier
35:23c'est là où vous emmenez
35:24vos enfants à l'école
35:25etc.
35:26Et la vie
35:28est locale
35:29pour tout le monde
35:29et nous sommes
35:30au cœur
35:31de la vie locale
35:31de tous les consommateurs
35:33et nous avons donc
35:34des données
35:35extrêmement riches
35:36non seulement
35:38des consommateurs
35:38mais également
35:39des entreprises
35:40et en particulier
35:41pour le B2B
35:41donc de ce fait
35:43nous avons une proposition
35:44qui est extrêmement
35:45riche et pertinente
35:47et nous allons maintenant
35:48continuer ce développement
35:51et aller encore plus loin
35:54et en y ajoutant
35:55de l'intelligence artificielle
35:57nous avons commencé à le faire
35:58et nous sommes en train
36:00de développer
36:01des outils
36:02et des programmes
36:02qui vont permettre
36:04à ces entreprises
36:05à ces petites entreprises
36:07d'être plus performantes
36:09grâce aux outils
36:10que nous allons mettre
36:10à leur disposition.
36:11Et les grandes entreprises
36:12est-ce que vous allez partir
36:13à la reconquête
36:14de ces grandes entreprises ?
36:15Mais bien sûr
36:16et ceci c'est au travers
36:18de ce local plus
36:19nous avons commencé
36:20elles sont intéressées
36:21nous avons commencé
36:22à présenter nos solutions
36:24et les réponses
36:26que nous avons eues
36:26à ce jour
36:27et c'est quelque chose
36:28qui a démarré uniquement
36:30à la mi-janvier
36:31donc ça fait à peine
36:31un mois
36:32que nous avons lancé
36:33ce programme
36:34et les réactions
36:35des entreprises
36:36sont extrêmement intéressées
36:38puisque effectivement
36:39c'est une donnée
36:41exclusive
36:42que nous mettons
36:43à leur disposition
36:43une donnée précieuse
36:45qui jusqu'à présent
36:47n'avait jamais été exploité
36:48Aujourd'hui
36:49vous faites déjà
36:49des sites internet
36:51clés en main
36:51pour des commerçants
36:53est-ce que l'étape d'après
36:54c'est pas de faire
36:55des sites clés en main
36:56e-commerce ?
36:57C'est vrai qu'aujourd'hui
36:58les commerces de proximité
36:59ont besoin de se développer
37:00en allant chercher des clients
37:01qui sont pas forcément
37:02à côté de chez eux
37:03sans leur faire de la pub
37:04mais bon c'est un nom
37:05qui parle à tout le monde
37:06est-ce que l'objectif
37:07ce serait pas quand même
37:07de faire un Shopify
37:08à la française ?
37:10Alors nous le faisons déjà
37:13dans le groupe
37:14qui est mon petit groupe familial
37:17nous le faisons déjà
37:18au Benelux
37:20où nous offrons
37:22des solutions
37:23click and collect
37:24et des solutions
37:25de e-commerce
37:26et nous allons effectivement
37:28développer cette solution
37:31ce n'est pas notre première priorité
37:33mais c'est certainement
37:34quelque chose
37:35qui entrera
37:36en ligne de compte
37:37à partir du moment
37:38où nous aurons
37:40assuré
37:41la base du redressement
37:43ça serait une solution
37:44souveraine
37:45c'est vrai qu'en ce moment
37:45on parle beaucoup
37:46de souveraineté
37:47par rapport
37:48à ces acteurs
37:49américains
37:50Alors aujourd'hui
37:52ce local
37:53n'est pas jaune
37:54c'est souverain
37:56c'est une entreprise française
37:58avec des solutions françaises
38:02et qui apporte
38:03des solutions
38:05aux entreprises
38:06qui sont installées
38:08sur notre territoire
38:10et c'est aujourd'hui
38:11la seule solution
38:13française
38:14capable
38:15d'être un complément
38:17intelligent
38:18aussi bien
38:19à Google
38:20à Meta
38:22qu'à ChatGPT
38:24ou aux autres solutions
38:26d'intelligence artificielle
38:30en ce qui concerne
38:31le search
38:32d'ailleurs
38:32la recherche
38:33il y a
38:36sur ce local
38:37non seulement
38:39la recherche classique
38:40que nous connaissions
38:41sur page jaune
38:42mais également
38:43une recherche
38:45à base
38:46d'IA
38:47et les
38:50les gens
38:50qui ont
38:51une préoccupation
38:52qui cherchent quelque chose
38:53au lieu de
38:54passer sous des grilles
38:56ils peuvent avoir
38:57une approche
38:59conversationnelle
38:59Le temps passe très vite
39:00mais je ne peux pas faire
39:00l'impasse sur l'IA
39:01on le voit
39:02on est dans une émission boursière
39:03depuis le début de l'année
39:04l'ensemble du secteur
39:05des logiciels
39:06souffre en bourse
39:07idem pour les entreprises
39:08qui gèrent de la data
39:09le marché est un petit peu perdu
39:10sur les gagnants
39:10les perdants de l'IA
39:11comment vous voyez aujourd'hui
39:12toutes ces inquiétudes ?
39:13ça va changer la donne
39:14pour beaucoup d'entreprises
39:15certaines vont être renforcées
39:17quand d'autres vont être affaiblies
39:18c'est obligé
39:18Alors ces inquiétudes
39:19sont très largement exagérées
39:21et je pense que
39:23une fois de plus
39:27les brokers
39:28qui font ces paniers
39:30dans lesquels
39:30ils mettent
39:31les AI losers
39:32et les AI winners
39:34sont allés un peu trop vite
39:35en besogne
39:36et qu'en réalité
39:38les choses vont prendre
39:39beaucoup plus de temps
39:40et surtout
39:41il y a des ressources
39:43considérables
39:44dans beaucoup d'entreprises
39:45qui vont s'en sortir
39:46beaucoup mieux
39:47que les brokers
39:48ou les analystes
39:49ne l'imaginent
39:49Mais c'est du temps long ?
39:51Non c'est pas du temps long
39:53ça va prendre un peu de temps
39:57et l'adoption de l'IA
39:59va prendre beaucoup plus de temps
40:01qu'on ne l'imagine
40:02tout le monde s'imagine
40:03qu'on est au bord de la falaise
40:04en réalité c'est une pente douce
40:06qu'il va falloir monter
40:09et grimper
40:10avec un pas alerte
40:14sans beaucoup plus que ça
40:15Merci beaucoup
40:15Maurice Lévy
40:16d'être venu ce matin
40:16je rappelle que vous êtes
40:17le président de Solocal
40:18Solocal
40:19qui a publié ses résultats
40:20cette semaine
40:21avec donc un exercice
40:222025
40:24positif
40:24Absolument
40:25il faut souligner
40:26une note très confiante
40:28pour 2026
40:309h42
40:30tout de suite
40:31c'est l'heure
40:31du face à face
40:33Vous avez l'habitude
40:34chaque matin à 7h
40:35deux acteurs de marché
40:36avec ce matin
40:37Samy Char
40:37chef économiste
40:38de Lombardie et compagnie
40:39et Mickaël Petitjean
40:40qui est chef économiste
40:41de Waterloo Asset Management
40:42Bonjour messieurs
40:43merci à tous les deux
40:44de nous accompagner à distance
40:45Bonjour Réphine
40:46La nouvelle bien sûr
40:47aujourd'hui
40:48c'est ce déficit commercial record
40:50plus de 1200 milliards de dollars
40:52l'an passé
40:53comment vous l'expliquez
40:54aujourd'hui
40:54ce déficit commercial record
40:56Samy Char ?
40:59Eh bien
40:59ça a été un tout petit peu
41:01vite en besogne
41:02de la part de l'administration
41:03américaine
41:04de penser qu'il pourrait
41:05le résorber simplement
41:06avec les tarifs
41:07évidemment que la réalité
41:09c'est que
41:09la trajectoire
41:10de l'économie américaine
41:12n'a pas changé
41:12c'est une économie
41:14qui est essentiellement
41:14tirée par la demande
41:16une économie
41:17où évidemment
41:18booster l'industrie
41:21et relancer
41:22le côté manufacturier
41:23je ne sais même pas
41:24si c'est une bonne stratégie
41:25mais en tout cas
41:26c'est une stratégie
41:26qui ne peut que prendre
41:27énormément de dents
41:28et la réalité
41:29derrière ce déficit
41:30c'est que quand même
41:31la demande américaine
41:32va bien
41:32les consommateurs américains
41:33vont relativement bien
41:34même s'il y a beaucoup
41:35d'inégalités
41:36et donc il y a de la demande
41:37et cette demande
41:38elle ne peut être comblée
41:40qu'avec des biens étrangers
41:42il y a aussi beaucoup
41:42de demandes
41:43qui est liée bien sûr
41:44à cette thématique
41:44de l'intelligence artificielle
41:46et donc ça impose
41:47quand même des importations
41:49aux Etats-Unis
41:49le fait qu'il y ait
41:50un déficit commercial américain
41:52ne signifie pas
41:53que cette économie américaine
41:54est en souffrance
41:55bien au contraire
41:56ce que ça veut dire
41:57c'est simplement
41:57que la demande domestique
41:58est très forte
41:59et que ce n'est pas
42:00une économie manufacturière
42:01c'est la réalité
42:02de l'économie américaine
42:03qui au fond
42:03n'a pas changé
42:04depuis que l'administration
42:05Trump est arrivée au pouvoir
42:07Alors Donald Trump
42:08s'est empressé
42:08de contredire ces chiffres
42:10bien sûr
42:11ça ne va pas dans son sens
42:12dans le sens
42:12de sa politique
42:13des droits de douane
42:14est-ce que
42:15c'est vrai que l'année 2025
42:16qui a été très volatile
42:18que ce soit pour
42:19les données macroéconomiques
42:20mais également
42:21pour les entreprises
42:22n'a pas dit son dernier mot
42:23en tout cas
42:24sur cette politique
42:25de Donald Trump
42:25Samy Char
42:27Oui
42:28lui
42:28il va persister
42:29et il va signer
42:30il a des élections
42:32de mi-mandat
42:32à gagner
42:33cette année
42:34on sent bien
42:34qu'il va les perdre
42:35ces élections
42:36de mi-mandat
42:37je ne dis pas ça
42:38parce que je suis un spécialiste
42:39de la politique américaine
42:40mais enfin statistiquement
42:42tous les présidents
42:43en place
42:43ont vu leur majorité
42:44s'effriter
42:45et disparaître
42:46aux élections de mi-mandat
42:47donc il sent bien
42:48quand même
42:48qu'il est dans un processus
42:49électoral difficile
42:50et son but
42:51c'est essayer de remonter
42:52un petit peu la pente
42:53avant novembre
42:55et donc bien sûr
42:57que tous les chiffres
42:58tout ce qui se passe
42:59doit aller dans le sens
43:00d'une victoire républicaine
43:02aux élections de mi-mandat
43:03et aujourd'hui
43:04ça n'en prend pas le chemin
43:05donc c'est normal
43:06d'avoir un Donald Trump
43:07qui est en campagne
43:09finalement aujourd'hui
43:10Michael Petitjean
43:11un mot à chose
43:12sur ces chiffres
43:13du déficit américain
43:14alors c'est record
43:14on est sur une hausse
43:15de 2% néanmoins
43:18Oui voilà
43:18mais il y a un élément
43:19quand même
43:19qui me frappe
43:21particulièrement
43:22c'est en fait le niveau
43:24du déficit commercial
43:25qui est exactement identique
43:26plus ou moins
43:27sur l'année 2025
43:27par rapport à l'année 2024
43:29on est très proche
43:30de 1 trillion de dollars
43:31c'est moins de 900 milliards
43:33de dollars
43:35mais néanmoins
43:36il faut quand même reconnaître
43:37que la stratégie de Trump
43:38en tout cas
43:40face à la Chine
43:41c'est-à-dire le déficit commercial
43:42face à la Chine
43:43ce déficit a baissé
43:45sur l'année 2025
43:48il a baissé d'un tiers
43:49par rapport à l'année 2024
43:52et sur les derniers mois
43:54de l'année 2025
43:54il a été divisé par trois
43:56donc face à la Chine
43:58on ne peut pas dire
44:00que Trump s'est trompé
44:02évidemment
44:03ce qu'il faut garder en tête
44:04c'est qu'il y a des stratégies
44:05de contournement
44:06et comme par hasard
44:07lorsqu'on regarde
44:08les autres pays
44:10par rapport auxquels
44:11les États-Unis
44:12ont creusé
44:12leur déficit commercial
44:15qu'est-ce qu'on constate ?
44:16On constate que
44:17le déficit commercial
44:19s'est particulièrement creusé
44:20avec un pays comme le Vietnam
44:22et donc on sent bien
44:23qu'il y a des stratégies
44:24de contournement
44:24qui sont mises en place
44:25par des entreprises chinoises
44:27qui passent par
44:29des pays limitrophes
44:32pour essayer de minimiser
44:34l'impact de ces tarifs douaniers
44:36et c'est d'ailleurs aussi
44:37le cas au Mexique
44:38c'est possible que Trump
44:39à nouveau s'attaque au Mexique
44:41parce que le déficit
44:43commercial
44:44pour le Mexique
44:45c'est fort agréable
44:47Ça rebat les cartes
44:48également pour la Chine
44:49qui a dû trouver
44:50d'autres débouchés
44:51Samy Char
44:52on en parlait
44:52en début d'émission
44:53c'est vrai que les exportations
44:54en provenance de Chine
44:56en Europe
44:56sont en hausse
44:57idem pour certains
44:58pays limitrophes
44:59en Asie
45:00ça change la donne
45:02quand même
45:02aujourd'hui
45:03ces droits de douane
45:04et l'administration Trump
45:06pour le commerce extérieur
45:07pour le commerce mondial
45:10Oui mais Michael
45:11l'a relativement bien dit
45:11tout ça c'est du contournement
45:13la réalité c'est que
45:14structurellement
45:14l'économie américaine
45:15n'a pas changé
45:16c'est une économie
45:17tirée par la demande
45:18et donc c'est une économie
45:19qui importe beaucoup
45:20et qui a des déficits
45:22et de l'autre côté
45:22l'économie chinoise
45:23n'a absolument pas changé
45:25non plus
45:25c'est une économie
45:26tirée par son industrie
45:27son secteur secondaire
45:28le secteur manufacturier
45:29sa capacité
45:30à l'exportation
45:31on sent bien que
45:32finalement ces deux dernières années
45:34la demande domestique
45:35en Chine
45:35est extrêmement à la peine
45:37donc ça reste
45:38le miroir économique
45:39des Etats-Unis
45:40la Chine
45:41comme fournisseur de biens
45:42les Etats-Unis
45:43comme absorbeur
45:44de cette production
45:46alors bien sûr
45:47il y a du contournement
45:48Michael l'a dit
45:49les Chinois passent
45:50par d'autres juridictions
45:52mais enfin
45:53la réalité c'est que
45:54la Chine reste
45:55une machine
45:56à produire
45:57et à exporter
45:58et qui n'a pas
46:00la demande domestique
46:01pour absorber
46:02sa propre production
46:03et donc elle va aller
46:03chercher ailleurs
46:04et bien sûr
46:05elle va contourner
46:08par d'autres juridictions
46:10en ce qui concerne
46:11l'Europe
46:11ça montre bien
46:12une réalité européenne
46:13c'est que
46:14là où les Américains
46:15mettent des tarifs
46:16pour protéger
46:17leur marché domestique
46:18soyons francs
46:18les Canadiens
46:19font exactement
46:20la même chose
46:20ils taxent
46:21les automobiles
46:23des véhicules électriques
46:24chinois
46:24plus que les Américains
46:27les Chinois
46:27bien sûr
46:28protègent
46:28leur marché domestique
46:29c'est les Européens
46:30qui ont un peu du mal
46:31à protéger
46:31leur marché domestique
46:32et donc du coup
46:33forcément
46:33c'est une cible
46:35qui devient assez facile
46:36pour les exportations
46:37chinoises
46:38voilà
46:39c'est aux Européens
46:40finalement
46:40d'accepter
46:41que le monde a changé
46:42que les règles du jeu
46:43ont changé
46:43on l'entend beaucoup
46:44et ça veut dire
46:45que c'est aux Européens
46:46de se protéger
46:47aussi un petit peu
46:48des exportations chinoises
46:51qui encore une fois
46:52c'est de la compétition
46:53un peu déloyale
46:54parce qu'il y a
46:55énormément de subventions
46:57derrière cette production
46:58chinoise
46:59et ces exportations
46:59c'est aux Européens
47:01de s'ajuster
47:01de faire comme font
47:02les Américains
47:03et les Canadiens
47:03finalement
47:04la saison de résultats
47:05des entreprises cotées
47:06touche à sa fin
47:07que ce soit aux Etats-Unis
47:09mais aussi en Europe
47:10quels sont les grands messages
47:11que vous retenez
47:12Samy Char
47:13de ces entreprises ?
47:15avant tout
47:15il y a de la croissance bénéficiaire
47:17ça c'est très important
47:17ça veut dire qu'on est dans un monde
47:19où évidemment
47:20il y a des contraintes
47:21à la croissance
47:21vous en avez parlé
47:22les tarifs
47:25il y a énormément de risques
47:26autour de tout ça
47:27mais enfin la réalité
47:28c'est qu'il y a des effets
47:29compensatoires
47:29les banques centrales
47:30ont baissé les taux
47:31les gouvernements
47:32sont à la manœuvre
47:34pour essayer de soutenir
47:35les économies
47:36il y a énormément
47:37d'investissements
47:38de capex
47:38dans le système
47:39lié à la géopolitique
47:41lié à l'intelligence artificielle
47:43tout ça
47:44vous savez quoi
47:44mène à des profits
47:46et les marchés financiers
47:48ne font qu'une seule chose
47:49c'est récompenser
47:50la capacité
47:51des entreprises
47:52à générer des profits
47:53donc bien sûr
47:54on voit de la rotation
47:55il y a des doutes
47:56mais enfin globalement
47:57le principal message
47:58que je retiens
47:59c'est qu'il y a une croissance
48:00bénéficiaire
48:01qui est quand même
48:02généralement là
48:03qui n'est pas exclusivement
48:04concentrée aux Etats-Unis
48:05d'ailleurs
48:05qui s'est un peu propagée
48:07et ça c'est quelque chose
48:08qui à notre sens
48:09nous maintient investis
48:10dans les marchés financiers
48:12et dans les marchés actions
48:13particulièrement
48:14le fait que trimestre
48:15après trimestre
48:16on valide
48:16le fait qu'il y ait
48:17de la croissance bénéficiaire
48:18est évidemment un signe positif
48:20et la séance du jour
48:21on est bien l'illustration
48:22avec un CAC 40
48:23qui a touché un record
48:24ce matin
48:24aidé notamment
48:25par le secteur du luxe
48:26mais aussi par Air Liquide
48:27qui prend désormais
48:28plus de 3,5%
48:29Michael Petitjean
48:30c'est vrai que lors
48:30de cette saison de résultats
48:32il y a de moins en moins
48:33le mot record
48:34c'est vrai que les entreprises
48:35elles subissent quand même
48:36le ralentissement économique
48:37en cours
48:38mais elles sont très résilientes
48:40et comme ça Michel l'a dit
48:41l'actionnaire n'est pas oublié
48:42loin de là
48:43Non voilà
48:44moi je pense que
48:45l'évolution des marchés
48:46depuis le début de l'année
48:47pour moi
48:48est une bonne chose
48:49c'est-à-dire
48:50les investisseurs
48:51je pense
48:53prennent un peu de recul
48:54par rapport
48:54au mouvement
48:56et à la tendance
48:58fortement
48:58fortement orientée
48:59à la hausse
49:00durant l'année précédente
49:01et on a effectivement
49:03une rotation
49:05qui s'opère
49:06à plusieurs niveaux
49:07une rotation
49:08qui s'opère
49:08sur le plan sectoriel
49:10une rotation
49:10qui s'opère
49:11sur le plan international
49:12géographique
49:13et même
49:15une plus grande
49:17sélectivité
49:18au sein même
49:18des secteurs
49:19et pour moi
49:21c'est un signe
49:22de sagesse
49:23parce que l'année dernière
49:25c'était environ
49:26au mois de septembre
49:28octobre
49:28on avait effectivement
49:29dans nos conférences
49:31alerté nos investisseurs
49:32concernant un risque
49:33de run-up
49:34alors le run-up
49:35c'est
49:36de melt-up
49:37c'est en fait
49:38le risque
49:39d'avoir une hausse
49:40trop forte
49:40trop rapide
49:41des cours
49:41avec une correction
49:44tout aussi rapide
49:45et tout aussi abrupte
49:46par la suite
49:46et généralement
49:48ce genre de mouvement
49:48très brusque
49:49effraie les investisseurs
49:51et les écarte
49:53les éloigne
49:53des marchés financiers
49:54moi je trouve
49:55que cette période
49:56de prise de recul
49:57est une bonne chose
49:58les résultats
49:59restent
50:00très bons
50:01les résultats
50:02restent très bons
50:03Walmart
50:03Walmart a un petit peu
50:04déçu hier
50:04parce que le cours
50:05est à la baisse
50:05mais pour moi
50:06ce sont plutôt
50:07des prises de bénéfices
50:08parce que les attentes
50:09sont très fortes
50:10et je pense qu'il faut
50:11quand même simplement
50:12digérer tout ça
50:13les PE
50:14donc les rapports
50:15cours bénéfices
50:15sont en train de baisser
50:16même dans la tech
50:19on retourne vers
50:20des rapports
50:21cours bénéfices
50:21qui sont tout à fait
50:22raisonnables
50:22autour de 25
50:23le S&P
50:24c'est 500
50:25c'est autour de 20
50:26donc moi je trouve
50:28que c'est plutôt sain
50:29maintenant effectivement
50:30quand on regarde bien
50:31ce qui se passe
50:32au niveau des sous secteurs
50:34là il y a un choc
50:35qui est quand même
50:35assez massif
50:36sur tout ce qui est
50:37software companies
50:39on a une chute
50:40de 25%
50:42des indices
50:42qui sont orientés
50:43dans ce domaine là
50:44parce qu'effectivement
50:45la vitesse à laquelle
50:46on innove
50:47sur le plan du codage
50:48détruit le codage
50:50à une vitesse
50:51VV prime
50:52il y a une forme
50:52de cannibalisation
50:54qui est liée à l'IA
50:56et ce secteur là
50:57en prend plein la figure
50:57d'ailleurs
50:58c'est en lien
50:58avec les difficultés
50:59de ce fonds
51:01ce fonds là
51:01private equity
51:03blue oil
51:03qui est directement
51:05exposé à ça
51:05ça vous inquiète
51:06aujourd'hui
51:07ce fonds de dette privée
51:08qui bloque les rachats
51:09c'était l'annonce hier
51:10en effet de cette société
51:11blue oil
51:12société américaine
51:13qui est cotée en bourse
51:13qui a perdu 6%
51:15à la clôture
51:15qui gère quand même
51:16plus de 300 milliards d'actifs
51:17dans le private equity
51:18mais également dans la dette privée
51:19alors ce fonds en question
51:20c'est un petit fonds
51:21par rapport aux 300 milliards
51:22d'encours
51:23mais c'est quand même
51:23un signal faible
51:25voilà exact
51:26c'est la première chose
51:27que nous avons regardé
51:28en fait
51:29c'était de vérifier
51:30si ces ventes
51:32d'actifs
51:33qui je pense
51:34approximaient
51:351,5 milliard
51:38de dollars
51:39étaient liées
51:40à ce fonds
51:42en particulier
51:43ou alors
51:44à une liquidation
51:46plus générale
51:47liée à la société
51:47à la stabilité
51:48de la société
51:48en tant que telle
51:49c'est la première option
51:50qui a été retenue
51:51donc c'est-à-dire
51:52que c'est plutôt
51:52une liquidation
51:53d'actifs
51:54liée à un fonds
51:56particulier
51:57et donc contrairement
51:58à ce que Mohamed El-Rayyan
51:59vous savez Mohamed El-Rayyan
52:00c'était le chief économiste
52:02d'Allian
52:02c'est très populaire
52:03encore aux Etats-Unis
52:04c'est un ancien
52:05chief advisor
52:07d'Obama
52:07il a parlé
52:08dans une expression anglaise
52:09il parlait
52:10attention c'est peut-être
52:11le canari
52:11dans la mine de charbon
52:13alors en français
52:13ça n'existe pas
52:14cette expression-là
52:16mais nous ne pensons pas
52:18que ça démontre
52:21je dirais
52:22des risques
52:22plus systémiques
52:23derrière
52:23même si
52:24il faut le reconnaître
52:25le private equity
52:26et le private credit
52:27c'est une activité
52:29qui est éminemment risquée
52:30éminemment illiquide
52:32et donc sur un fonds
52:33sur une société
52:34qui pèse
52:34plus de 300 milliards
52:36de dollars
52:37avoir des ventes
52:40d'actifs
52:40de 1,5
52:41milliards de dollars
52:43ça ne nous paraît
52:44pas non plus
52:45dramatique
52:46même si effectivement
52:47on a vu
52:47qu'il y avait
52:48des retombées
52:48des effets
52:49un peu
52:50de domino
52:51sur d'autres sociétés
52:52même sur
52:54KKR
52:54qui est un géant
52:55un géant
52:56dans ce domaine-là
52:57mais je pense
52:57que c'est quelque chose
52:58qui va être
53:00absorbé relativement vite
53:01en tout cas
53:01ça apprend une fois de plus
53:02aux investisseurs
53:03qu'il faut être
53:04diversifié
53:04ça Michard
53:05c'est la clé
53:06et encore plus
53:06depuis le début de l'année
53:09alors si on
53:10fait le parallèle
53:12à ce qu'on a pu vivre
53:14en 2007-2008
53:16on est dans une situation
53:17qui semble différente
53:18sur deux aspects
53:19en 2007-2008
53:21évidemment qu'on sortait
53:22d'une phase
53:22d'augmentation
53:23des taux d'intérêt
53:24et cette phase
53:25d'augmentation
53:25des taux d'intérêt
53:26avait amené quand même
53:27à une hausse des défauts
53:28il y avait dans
53:29le secteur du crédit
53:31des tendances
53:32et une dynamique
53:34de défauts
53:34qui étaient à la hausse
53:35aujourd'hui on est un peu
53:36dans une situation inverse
53:37on est dans une période
53:38où les banques centrales
53:39ont baissé les taux
53:41voire dans le cas
53:42de la banque d'Angleterre
53:43et de la réserve fédérale
53:43américaine
53:45continuent de baisser
53:45ces taux
53:46et on a
53:49une dynamique
53:50sur les taux de défaut
53:51qui reste extrêmement contenue
53:53donc le sentiment
53:54c'est qu'on est dans
53:55une situation
53:55où il y a
53:56un peu plus d'oxygène
53:57dans l'air
53:58un peu moins de pression
53:59que ce que ça pouvait
54:00être le cas
54:01lorsqu'on avait vraiment
54:02énormément de pression
54:03sur le cycle de crédit
54:05au moment de la grande
54:06crise financière
54:07et des crises souveraines
54:08européennes
54:09et donc on est dans
54:09quelque chose d'aujourd'hui
54:10qui est peut-être plus
54:11idiosyncratique
54:12que global
54:13Merci beaucoup à tous les deux
54:14nous a raccompagnés ce matin
54:15Saint-Michard
54:16donc en direct depuis Genève
54:17chef économiste de Lombard
54:18Odier et Compagnie Group
54:19et Mickaël Petitjean
54:20chef économiste de Waterloo
54:21Asset Management
54:22en direct depuis Bruxelles
54:23vous êtes également professeur
54:24à l'université de Louvain
54:26je vous rappelle que le CAC 40
54:27a touché un record historique
54:28aujourd'hui
54:29on se rapproche gentiment
54:30des 5500 points
54:31c'est une hausse de 0,7%
54:33quand l'Eurostock 50
54:34gagne 0,3%
54:35merci pour une fois
54:36au secteur du luxe
54:37qui parfois nous a joué
54:38des tours en début d'année
54:39puisqu'on a quand même
54:40un CAC 40 qui sous-performe
54:41par rapport à l'Eurostock 50
54:42mais pour une fois
54:43le secteur du luxe
54:44est en tête
54:45et donc ça profite à l'indice
54:46LVMH plus 3%
54:47au-delà des 547
54:49Hermès plus 2,2%
54:50à 2085
54:51Kank Ehring
54:53gagne un peu plus de 2%
54:54dans le sillage
54:55donc de Montclair
54:55qui se dit très optimiste
54:57le titre gagne plus de 10%
54:59à Milan
54:59dans quelques instants
55:00vous retrouverez
55:01Raphaël Legendre
55:02et les experts
55:02quel est le programme Raphaël ?
55:04On va parler
55:04guerre commerciale
55:05Etienne
55:06tout ça pour ça
55:07presque un an
55:07après Liberation Day
55:08on se rend compte
55:10de deux choses
55:101, le commerce mondial
55:12est totalement booming
55:13plus 18% des échanges
55:14en un an
55:15et le déficit commercial
55:17des Etats-Unis
55:18lui
55:18est à un niveau record
55:20plus de 1200 milliards
55:22est-ce qu'on n'a pas vécu
55:23une grande hallucination
55:24collective ?
55:25Depuis un an
55:26ça sera le premier thème
55:26des experts
55:27on viendra évidemment
55:27sur le budget
55:28avec la décision
55:29du Conseil constitutionnel
55:31et le rapport
55:31sur la Cour des comptes
55:32qui tire la sonnette d'alarme
55:34les 3%
55:34ce ne sera pas
55:35avant 2032
55:37en attendant
55:37la dette
55:38évidemment explose
55:39demain c'est également
55:40l'ouverture
55:41du salon international
55:42de l'agriculture
55:43alors faut-il remettre
55:45en cause
55:46le modèle agricole
55:47français
55:48on parlera économie
55:49évidemment sur le modèle
55:50agricole français
55:52ce sera le troisième
55:53thème des débats
55:54et puis le dernier
55:56ce sera sur le tourisme
55:57record de visiteurs
55:58en France
55:58on est les champions
55:59sauf qu'on n'est pas capable
56:00d'en sortir de la valeur
56:02on verra pourquoi
56:02voilà le programme
56:03des experts
56:0410h-11h
56:05et puis ensuite
56:05vous retrouvez à 11h
56:07tout pour investir
56:07avec Christopher Dembic
56:0812h30
56:09invité exceptionnel
56:10de BFM Business
56:11Guillaume Faury
56:12le président
56:12de Airbus
56:14qui sera l'invité
56:15de BFM Business
56:16dans l'émission
56:17Air et Défense
56:18et puis si vous voulez
56:19retrouver l'interview
56:20de Christelle Edman
56:21qui était ce matin
56:22chez leur closier
56:23dans Good Morning Business
56:24vous pouvez bien sûr
56:25la retrouver en ligne
56:26Orange
56:26qui est sur des plus hauts
56:27historiques aujourd'hui
56:28après avoir présenté
56:29son plan stratégique
56:30très bonne journée
56:32Good Morning Market
56:33sur BFM Business
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