- il y a 2 jours
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ÉducationTranscription
00:00:01et bien bonjour à toutes et à tous donc merci à ceux qui sont déjà connectés pour ce troisième
00:00:08et dernier webinaire de notre cycle des mots des transitions autour de l'économie
00:00:13symbiotique les pratiques régénératives et la communication symbiotique donc comme d'habitude
00:00:19ce rendez vous il vous est proposé par la fabrique d'innovation pour les transitions donc moi je
00:00:23suis lors quatrain au sein de au sein de cette équipe je suis donc chef de projet et nous sommes
00:00:28en partenariat avec studio recettes donc avec nous sarah laurence aujourd'hui pour pour ce webinaire
00:00:35et puis pour tous les autres d'ailleurs quelques mots sur la fabrique d'innovation pour les
00:00:40transitions donc c'est une fabrique qui appartient au secrétariat général des ministères transition
00:00:46écologique aménagement du territoire transport ville et logement donc on est situé plus exactement au
00:00:53sein de la sous direction de l'innovation pour les transformations et plus largement au sein
00:00:58du service le st mar et donc plus concrètement notre fabrique elle propose une offre mais aussi
00:01:06des méthodes pour accompagner les transformations mais aussi finalement partager sur les enjeux de
00:01:12transition au sens large et donc pour cela nous faisons à la fois de l'acculturation et la montée en
00:01:19compétence sur les sujets de transition nous faisons également de l'expérimentation et de
00:01:25l'émergence de projets notamment auprès des territoires et on a aussi tout un volet de
00:01:30transmission d'outils et de ressources qui passe notamment via notre site internet innovant pour
00:01:36les transformations donc on propose à la fois des formats des formats qui sont à destination de tous
00:01:41les agents du pôle ministériel mais aussi des actions qui sont plus ciblées vers les acteurs des
00:01:47transitions et donc pour vous donner quelques exemples par exemple sur le volet acculturation
00:01:53on a par exemple des ateliers collaboratifs mais aussi des conférences qui peuvent être en hybride
00:02:01avec les matinales des transitions qui durent une heure et demie ou encore la possibilité d'élaborer
00:02:06des parcours de formation qui sont sur mesure à la demande et cette série de webinaire les mots et
00:02:13transitions ça s'inscrit plus largement dans nos webinaires inspirants et donc on se retrouve les
00:02:20lundis de 13h30 à 14h30 en distanciel pour vous proposer un décryptage de mots ou de concepts
00:02:27associés aux transitions socio écologiques et donc pour ce cycle on a donc trois webinaires économie
00:02:34symbiotique pratique régénérative et communication symbiotique donc on a le plaisir d'accueillir
00:02:40Isabelle Delanois et Patrick Samama pour pour nous accompagner tout au long de ce cycle et nous
00:02:46expliquer les différents concepts et pour ce 13 avril donc on est autour de la communication
00:02:52symbiotique et d'ailleurs si vous êtes intéressés on a donc les replays qui sont disponibles des deux
00:02:57précédents webinaires donc économie symbiotique et pratiques régénératives et donc aujourd'hui on va
00:03:03donc pouvoir dérouler un webinaire autour de plusieurs questions finalement qu'est ce que la communication
00:03:08symbiotique comment définir et créer un écosystème symbiotique à quelques à quelles conditions
00:03:15on peut favoriser la symbiose sur quel levier les territoires peuvent s'appuyer pour créer ces
00:03:20coopérations et plein d'autres questions et du coup Patrick Samama pourra donc nous le détailler et
00:03:26donc je passe la parole maintenant à Sarah merci merci alors bonjour à toutes et tous ravi de vous
00:03:32retrouver pour ce dernier épisode donc autour de l'économie symbiotique donc moi je suis Sarah du
00:03:40studio Reset un studio de formation dédié à la transformation écologique des organisations quelques
00:03:46mots sur la manière dont on va se dérouler ce webinaire donc comme d'habitude le webinaire est
00:03:52enregistré vous pourrez donc accéder d'une part au replay à la suite de celui de celui ci et à
00:03:57la
00:03:57présentation qui va vous être qui va vous être faite un temps de questions réponses sera on prendra
00:04:07un temps à la fin de la présentation pour répondre à vos questions donc tout au long de la présentation
00:04:11n'hésitez pas à partager vos questions dans l'onglet q et r de de zoom et puis on va
00:04:19vous poser aussi
00:04:20quelques questions donc à certains moments du webinaire vous verrez apparaître une fenêtre sur votre
00:04:26écran vous invitant à répondre à ces questions de sondage et en fin de webinaire on vous posera la
00:04:36question de savoir comment vous avez vécu ce webinaire si ça vous a plu ce que vous en avez retiré
00:04:42donc un grand merci par avance pour vos réponses et pour prendre quelques secondes pour répondre à ces
00:04:49rapides rapides questions à la fin du webinaire je ne vous en dis pas plus et je laisse la parole
00:04:59à notre intervenant du jour sam à toi et bien bonjour à tous déjà moi je suis ravi de je
00:05:07suis ravi
00:05:07pour vous parler de communication symbiotique aujourd'hui moi en deux mots je suis j'ai un passé de
00:05:13créatif et de directeur de création dans les grandes agences de publicité j'étais ensuite
00:05:19beaucoup impliqué dans l'anti racisme notamment où j'ai beaucoup étudié les sphères les sphères
00:05:24extrémistes et leur mode de communication ce qui m'a permis d'en tirer une approche un petit peu
00:05:29différente de l'approche qu'on enseigne dans les écoles de commerce une approche en écosystème en fait
00:05:36plutôt qui fonctionne sur la coopération et donc en fait cette logique de communication dont je vais vous
00:05:43parler aujourd'hui elle est particulièrement adapté à l'économie régénérative elle est particulièrement
00:05:48je crois aussi adapté à la communication des territoires vers leurs habitants comment on fait
00:05:53commun et donc c'est ça dont je vais vous parler aujourd'hui et bien avant de nous en dire
00:06:00plus on a
00:06:01une première question sondage à vous poser donc il va donc apparaître sur votre écran donc selon vous
00:06:06qu'est ce que la communication au sens large donc vous n'avez qu'une seule réponse à cocher
00:06:13est ce que pour vous c'est un moyen de relier les gens entre eux est ce que c'est
00:06:17un moyen de
00:06:17transmettre des informations est ce que c'est un ensemble de techniques et d'outils pour s'adresser
00:06:22à un public large ça peut être aussi un ensemble de techniques et d'outils pour se faire connaître
00:06:28ou mieux connaître ou bien est ce que c'est un moyen de passage d'un lieu à un autre
00:06:40ont donc
00:07:01aussi une expérience
00:07:02de
00:07:08Alors, vous êtes 31% pour un ensemble de techniques et d'outils
00:07:13pour se faire connaître ou mieux connaître,
00:07:1523% ex éco avec un moyen de relier les gens entre eux
00:07:19ou un moyen de transmettre des informations,
00:07:2115% pour un ensemble de techniques et d'outils
00:07:24pour s'adresser à un public large
00:07:25et 8% pour un moyen de passage d'un lieu à un autre.
00:07:30Est-ce que, Patrick, tu souhaites commenter ces résultats ?
00:07:34Je trouve ça intéressant parce que, d'abord, c'est un peu tout.
00:07:38C'est un peu toutes les réponses qui sont plus ou moins bonnes quand même.
00:07:43Ce qui est intéressant, c'est que je trouve que cette idée de relier les gens entre eux,
00:07:49c'est-à-dire que ce n'est pas nécessairement un outil de vente,
00:07:53moi j'aime bien que ça ressorte beaucoup.
00:07:56Oui, c'est un ensemble de techniques pour pouvoir se faire mieux connaître,
00:07:59pour avoir une meilleure image, pour toucher le plus de gens possible.
00:08:03Mais on verra que ce n'est pas que ça.
00:08:05Donc, c'est intéressant parce que, oui, vous avez bien identifié
00:08:09ce que c'est que la communication.
00:08:12Et voilà, je vais vous parler maintenant d'une autre façon de communiquer
00:08:20que celle qu'on apprend dans les écoles de commerce
00:08:23et qui est parfaitement adaptée à l'économie régénérative.
00:08:26Donc, je vais partager mon écran maintenant ?
00:08:30Oui, tu peux.
00:08:32Donc, je partage mon écran et je vais donc commencer par vous parler du sommaire
00:08:38de ce qu'on va voir ensemble.
00:08:40On va parler d'abord de la nécessité de changer de regard pour voir un nouveau chemin
00:08:44parce que Isabelle vous en a déjà parlé.
00:08:48Il y a un changement de regard à opérer pour pouvoir voir ce nouveau chemin.
00:08:54Et c'est important.
00:08:55Tant que ce déclic n'a pas eu lieu, c'est plus difficile.
00:08:58Je vais vous parler des principes de la communication symbiotique,
00:09:01pourquoi il y a une communication symbiotique et pourquoi pas de la communication normale.
00:09:05On parlera également du média principal de la communication symbiotique
00:09:10qui se distingue beaucoup de la communication de masse pour ça.
00:09:15Et on parlera ensuite comment est-ce que tout ça nous permet d'occuper l'espace public différemment
00:09:20et de créer du désir pour cette autre économie
00:09:22ou créer du désir même pour le désir de faire commun, pour l'envie de faire commun.
00:09:27Donc, c'est tout ça dont je vais vous parler.
00:09:30Le premier point, pardon, il est passé un peu vite.
00:09:36Donc, la nécessité de changer de regard pour voir un nouveau chemin.
00:09:39Ça, c'est vraiment important.
00:09:42Cette idée que l'économie peut régénérer les écosystèmes vivants et sociaux
00:09:47au lieu de les détruire, ce n'est pas du tout une idée qui est simple dans l'espace public.
00:09:52Pour plein de gens, ils associent l'économie au modèle extractif et linéaire
00:09:56qui est en train de détruire le vivant.
00:09:59Et cette idée que l'économie serait, comme le dit son origine grecque,
00:10:06« economios », une façon de gérer la maison et les habitants,
00:10:09n'est pas du tout pensée comme ça aujourd'hui.
00:10:11Et qu'une économie qui régénère, c'est une idée qui doit encore progresser dans l'espace public
00:10:18parce qu'elle ne s'était pas assez connue.
00:10:19Et tant qu'on n'a pas cette conscience-là que c'est ce modèle très particulier
00:10:23qui pose problème aujourd'hui, c'est une économie extractive et linéaire.
00:10:26C'est elle qui pose problème.
00:10:27Mais ce n'est pas l'économie.
00:10:31Un autre point important, c'est cette idée de transformation de la société par l'économie.
00:10:36Si on modifie nos façons de consommer et de produire,
00:10:39nos façons d'échanger, nos façons de partager le pouvoir, la gouvernance,
00:10:45ou de partager la richesse, de mutualiser certaines choses,
00:10:49on va introduire la coopération et non plus la compétition dans les relations humaines.
00:10:56Et ça va avoir une influence sur la société.
00:10:58L'autre idée, face à cet énorme chantier qui est de transformer le global,
00:11:06nous, on est plutôt dans une idée de transformer le global par le local.
00:11:10C'est d'abord par le local et par la multiplication des transformations locales
00:11:15qu'on transforme le global.
00:11:17Et cette idée-là aussi, elle n'est pas forcément évidente pour beaucoup de gens
00:11:22parce que c'est une pensée qui s'appuie beaucoup sur le mycélium,
00:11:26sur cette idée de mycélium, de pouvoir transformer par,
00:11:30et j'en parlerai beaucoup de ça,
00:11:32de substituer une logique de nombre, logique de masse.
00:11:39L'idée centrale de l'économie régénérative,
00:11:42c'est la production d'externalités positives,
00:11:44des impacts positifs.
00:11:46C'est que non seulement on doit détruire moins,
00:11:48mais en plus on doit régénérer plus.
00:11:51En fait, on peut régénérer plus.
00:11:53Et c'est cette idée-là que les gens n'ont pas vraiment,
00:11:57dont les gens ne sont pas vraiment conscients.
00:11:59Cette idée qu'on soit capable d'avoir des impacts positifs,
00:12:03écologiques, économiques et sociaux,
00:12:05elle est loin d'être évidente.
00:12:07Pour l'immense majorité des gens,
00:12:10l'homme est un destructeur pour l'homme et les autres espèces.
00:12:13C'est ça globalement l'idée.
00:12:15Et ça, c'est un vrai problème parce que,
00:12:18et c'est là où l'économie régénérative m'intéresse beaucoup,
00:12:22cette envie de faire symbiose,
00:12:24c'est qu'on tend un autre miroir aux gens,
00:12:30non, tu n'es pas nécessairement un destructeur.
00:12:32Tu peux être un régénérateur pour l'homme et pour les autres espèces.
00:12:38Et ça, ça change énormément de choses,
00:12:40notamment au niveau d'un territoire.
00:12:41C'est-à-dire que je pense que les logiques de réduction des externalités négatives
00:12:48ne peuvent pas conduire à de la coopération,
00:12:50ne peuvent pas conduire à fabriquer du commun,
00:12:52parce que ce dont on va discuter,
00:12:55c'est de ce que les uns et les autres font mal.
00:12:57C'est-à-dire qu'on va discuter de tout ce que tu fais
00:13:01qui produit des impacts négatifs sur écologiques, économiques et sociaux.
00:13:08Et ce n'est quand même pas évident de créer de la coopération avec quelqu'un
00:13:10en commençant par lui reprocher déjà ce qu'il fait dans la vie de tous les jours.
00:13:14Donc là où on a un levier très différent dans l'économie régénérative,
00:13:18c'est qu'on va mettre ça de côté pour un temps.
00:13:21OK, personne n'a son né impec en ce moment.
00:13:24Donc, on ne va pas parler de ce que tu fais de pas bien.
00:13:28On va parler de ce qu'on pourrait faire de bien ensemble sur notre territoire.
00:13:32C'est quoi les impacts positifs, écologiques, économiques ou sociaux
00:13:36qu'on a envie d'avoir ?
00:13:38Alors, les impacts, c'est important de comprendre ça.
00:13:40Quand j'ai des impacts positifs écologiques,
00:13:43ça me donne la possibilité de me connecter à tous les acteurs
00:13:46qui cherchent à avoir des impacts positifs écologiques,
00:13:49et il y en a plein dans le monde associatif,
00:13:51mais pas que, dans l'entrepreneuriat également,
00:13:53et de trouver des raisons de coopérer ensemble
00:13:56autour de cette intention d'avoir des impacts positifs écologiques.
00:14:00Pareil pour le social, pareil pour l'économique,
00:14:03où on parle de prospérité.
00:14:04Et en fait, le territoire, c'est le lieu où s'opèrent
00:14:07ces trois types d'impacts, écologiques, économiques et sociaux.
00:14:11Et donc, ça devient très différent de rentrer dans cette logique
00:14:16de recréer du commun ou de créer du commun
00:14:18ou de la coopération entre des acteurs très différents,
00:14:21en disant qu'on va parler d'abord de ce qu'on peut avoir
00:14:24comme retombée positive sur notre territoire.
00:14:28Et ça ouvre des possibilités nouvelles,
00:14:30et ça ouvre sur la possibilité de faire écosystème.
00:14:35Pour faire commun, il faut faire écosystème.
00:14:38L'écosystème en communication, c'est le sol dans lequel vous plantez vos actions.
00:14:44Plus ce sol est riche et fertile, plus vos actions ont d'impact et d'influence.
00:14:50Là-dessus, il y a un point important.
00:14:54On parle beaucoup de communautés.
00:14:56Un écosystème, ce n'est pas des communautés.
00:14:58Il y a la communauté des taupes.
00:15:01Il y a la communauté des lombriques.
00:15:03Il y a la communauté des escargots.
00:15:05Un écosystème, ça traverse.
00:15:09Il y a une diversité de communautés.
00:15:11Bien souvent, ce problème de communauté,
00:15:13bien souvent, la logique de communauté est un problème.
00:15:17Elle a plein d'avantages.
00:15:18C'est qu'on se retrouve ensemble avec des gens qui pensent pareil.
00:15:21Elle a un gros désavantage.
00:15:22C'est qu'on se retrouve avec des gens qui pensent pareil,
00:15:25qui ont des éléments de langage semblables,
00:15:26qui ont des codes semblables.
00:15:28Et c'est très compliqué à quelqu'un qui n'a pas ces éléments-là
00:15:30de rentrer dans la communauté.
00:15:32L'écosystème, il est beaucoup plus ouvert.
00:15:35On va aller chercher à accueillir
00:15:39tous ceux qui veulent participer
00:15:42à rendre plus prospères,
00:15:48plus large leur territoire.
00:15:51Donc, faire écosystème sur le territoire,
00:15:53c'est accepter les gens dans une diversité de communautés.
00:15:55Et ce n'est pas simplement d'être une communauté.
00:15:58Et là, on pourrait se dire,
00:15:59c'est très bien, on va faire de la communication.
00:16:01Et puis, la communication,
00:16:04ça va permettre de relier tout le monde,
00:16:05comme on l'a vu là,
00:16:07de parler au plus grand nombre,
00:16:08comme on l'a vu dans le sondage,
00:16:10de se faire mieux connaître, etc.
00:16:12Et là, on a un problème avec le modèle actuel.
00:16:16Le modèle actuel,
00:16:18celui qu'on enseigne dans les écoles de commerce,
00:16:20celui que j'ai pratiqué dans les agences de pub,
00:16:22c'est globalement un modèle qui est né
00:16:23au milieu du siècle dernier,
00:16:25dans un contexte de croissance d'après-guerre
00:16:27pour soutenir un certain modèle de développement économique,
00:16:33industriel particulièrement.
00:16:34Donc, c'était de la production de masse
00:16:36pour aller vers de la consommation de masse
00:16:38si on utilisait des médias de masse.
00:16:41Donc, ce modèle,
00:16:42il a vraiment été conçu pour une fonction,
00:16:44en fait,
00:16:45pour un moment de l'histoire.
00:16:47Et ce moment de l'histoire est passé,
00:16:48c'est-à-dire qu'on n'est plus du tout là aujourd'hui.
00:16:51Et pourtant, on continue à appliquer ce modèle.
00:16:54Alors, ça ne serait pas un problème
00:16:55même si la caractéristique principale de ce modèle
00:17:00reposait sur une marque
00:17:01qui est un objet de compétition.
00:17:03Et ça, c'est catastrophique.
00:17:05Parce que ce modèle-là,
00:17:07il est uniquement centré
00:17:10autour d'une marque
00:17:11qui est un objet de compétition.
00:17:12La marque, c'est le socle de tout.
00:17:15C'est-à-dire que le marketing
00:17:17est au service du branding.
00:17:18Ce n'est pas l'inverse.
00:17:20Le marketing,
00:17:21c'est des techniques
00:17:22qui sont utilisées.
00:17:24Mais là où il y a l'élément
00:17:26de repère qui est important,
00:17:28là où se fait la création de valeur,
00:17:29là où se fait l'attachement,
00:17:32la notoriété, etc.,
00:17:33c'est sur la marque.
00:17:35Et si le principe,
00:17:36il est pensé uniquement
00:17:37en termes de compétition,
00:17:38je vais reproduire ce principe.
00:17:40Mais pourquoi est-ce que...
00:17:42Une marque, c'est une fiction.
00:17:43C'est une fiction
00:17:44à laquelle je vais accorder
00:17:45un certain nombre de caractéristiques,
00:17:47de qualités, etc.
00:17:49Pourquoi est-ce que ce modèle-là
00:17:50a été conçu à la base
00:17:51pour de la compétition ?
00:17:53C'est parce qu'il a été conçu
00:17:54à un moment
00:17:54où s'ouvraient des marchés
00:17:56et il fallait que les entreprises
00:17:58puissent disposer d'un outil
00:18:00qui leur permette
00:18:01de conquérir le maximum
00:18:02de parts de marché
00:18:05le plus rapidement possible
00:18:07et de pouvoir répondre
00:18:10à la concurrence
00:18:11de leurs compétiteurs
00:18:12sur leur marché
00:18:13ou leur segment.
00:18:14Et donc, cette logique
00:18:15de compétition,
00:18:16elle est profondément
00:18:18intrinsèquement liée
00:18:19à ce modèle.
00:18:20Et quand on regarde,
00:18:21par exemple,
00:18:22prenons le marketing territorial.
00:18:24Le marketing territorial
00:18:25depuis 30 ou 40 ans,
00:18:26c'est quoi ?
00:18:27C'est des territoires
00:18:28les uns contre les autres.
00:18:29Parce que, de toute façon,
00:18:31quand on a un objet
00:18:32de compétition,
00:18:33on s'en sert,
00:18:34on ne peut pas faire autre chose.
00:18:36Et globalement,
00:18:39la communication,
00:18:41elle est utilisée uniquement
00:18:42comme un outil de compétition.
00:18:44Donc, pour résumer,
00:18:46c'est un modèle
00:18:46de communication
00:18:47conçu autour d'une marque
00:18:48qui est un objet de compétition
00:18:49qui a été créé
00:18:51dans un autre contexte.
00:18:52Bien sûr,
00:18:53ça a évolué.
00:18:54Bien sûr,
00:18:54ça a évolué.
00:18:55Mais le noyau dur,
00:18:56l'ADN,
00:18:58reste simple.
00:18:59Et c'est un modèle
00:19:01qui a été conçu
00:19:02pour des multinationales
00:19:03dans une logique
00:19:04de production de masse,
00:19:05de consommation de masse
00:19:06et de médias de masse.
00:19:07Je vois un tas de marques
00:19:08qui n'ont pas les moyens
00:19:09de ce modèle
00:19:09et qui continuent
00:19:10à l'utiliser.
00:19:12et c'est très problématique.
00:19:16Donc,
00:19:17ce modèle-là
00:19:18ne va pas pouvoir nous aider
00:19:20à créer de la coopération.
00:19:22C'est la fameuse phrase,
00:19:24la pensée qui a créé le problème
00:19:25ne peut pas être
00:19:26la pensée qui va résoudre le problème.
00:19:28Et donc,
00:19:29il faut autre chose.
00:19:30Il faut d'autant plus
00:19:32autre chose
00:19:32au niveau des territoires
00:19:34qu'il y a une distance
00:19:36qui s'est établie
00:19:37entre les habitants
00:19:38et les institutions.
00:19:39Ça, on le voit depuis longtemps.
00:19:40Mais il y a eu un phénomène
00:19:41plus récent
00:19:41qui est dérangeant
00:19:42qui est en fait
00:19:44l'effet du digital.
00:19:46L'effet du digital
00:19:48sur les habitants,
00:19:50ça a provoqué
00:19:50une déconnexion
00:19:51des habitants
00:19:52à leur territoire.
00:19:52Vous avez dû voir
00:19:53déjà des études
00:19:54qui en parlent.
00:19:56Et effectivement,
00:19:57quand on passe
00:19:584 ou 5 heures
00:19:59par jour sur Internet,
00:20:01quand on passe en plus
00:20:01un peu de temps
00:20:02sur la télé,
00:20:03qu'entre temps
00:20:03on va bosser,
00:20:04on va faire ses courses,
00:20:05il ne reste plus
00:20:05beaucoup de temps
00:20:06pour habiter
00:20:07son territoire réellement.
00:20:09C'est Jérôme Fourquet,
00:20:10le politologue,
00:20:11qui parle de l'exemple
00:20:12de Châteauroux
00:20:13où à Châteauroux,
00:20:14il y a 70 livreurs
00:20:16des livres roues.
00:20:17C'est juste considérable.
00:20:19Ça veut dire
00:20:20qu'en fait,
00:20:21il y a un moment
00:20:22où si je consomme
00:20:24du Netflix
00:20:24et je fais appel
00:20:25à la livraison,
00:20:26je peux habiter
00:20:28Châteauroux,
00:20:29Rouen
00:20:30ou l'île,
00:20:32ça sera exactement
00:20:33la même chose.
00:20:34Or, nous,
00:20:35ce dont on a besoin,
00:20:36c'est qu'effectivement,
00:20:38on recrète
00:20:38de l'attachement
00:20:39au territoire
00:20:40et on parvienne
00:20:41à refaire des gens,
00:20:43des habitants
00:20:43de leur territoire
00:20:44et au fond,
00:20:45le projet civilisationnel,
00:20:46c'est de faire des gens
00:20:47des habitants
00:20:48de cette planète,
00:20:49c'est-à-dire
00:20:49de cesser d'avoir
00:20:50une façon de répondre
00:20:51à nos besoins
00:20:52d'une façon inadaptée
00:20:53à la planète
00:20:54sur laquelle on vit.
00:20:56Donc,
00:20:57l'autre question également
00:20:58sur les marques
00:21:00sur cette région,
00:21:01sur cette raison
00:21:02de la distance
00:21:03entre les habitants
00:21:04et les institutions,
00:21:05c'est qu'il y a une réalité,
00:21:06c'est que les marques
00:21:07institutionnelles
00:21:07ont été un peu
00:21:08pris de court
00:21:09pendant la transformation
00:21:10digitale
00:21:10et elles ne se sont pas
00:21:12adaptées assez vite.
00:21:14Et donc,
00:21:14dans l'espace digital,
00:21:15elles occupent une place
00:21:16qu'aujourd'hui,
00:21:16beaucoup ont essayé
00:21:17de compenser ça,
00:21:19mais elles occupent
00:21:19une place un peu
00:21:20régulière,
00:21:20un peu à part.
00:21:21Elles ne sont pas
00:21:22arrivées à créer
00:21:22des connexions
00:21:24aussi intimes
00:21:25que d'autres marques.
00:21:28Elles ont aussi
00:21:29un problème
00:21:30par rapport
00:21:30à l'espace digital,
00:21:32c'est que ce sont
00:21:32des marques
00:21:33extrêmement contraintes
00:21:34dans leur expression,
00:21:36dans leurs obligations
00:21:37de service
00:21:37à l'information
00:21:38et à la population.
00:21:39Je parlais
00:21:40de voirie
00:21:42et puis,
00:21:43la minute d'après,
00:21:45discuter
00:21:45de l'avenir en commun
00:21:46et de la possibilité
00:21:48de créer
00:21:49un territoire fantastique
00:21:50pour les nouvelles générations,
00:21:52ce n'est pas évident
00:21:52avec la même marque.
00:21:54Au bout d'un moment,
00:21:54les marques ne peuvent pas
00:21:55faire de grands écarts
00:21:57dans leur façon
00:21:57de s'exprimer.
00:21:58Il y a des sujets
00:21:59possibles,
00:21:59il y a des sujets
00:21:59plus compliqués
00:22:00à tenir.
00:22:01Ça ne veut pas dire
00:22:03que les marques
00:22:03n'ont pas de légitimité
00:22:05à parler de ça,
00:22:05c'est que dans le flot
00:22:07et dans le flux
00:22:08et dans leurs obligations,
00:22:10c'est très compliqué
00:22:11de faire de la place
00:22:11à ça.
00:22:12Et ça,
00:22:12on va en parler
00:22:13parce que justement,
00:22:14on va créer
00:22:14des occasions
00:22:16de se libérer aussi
00:22:19et d'enrichir
00:22:20en même temps
00:22:20les marques institutionnelles
00:22:21parce que c'est très important
00:22:22de venir à cette distance
00:22:23pour fabriquer du commun.
00:22:25C'est vraiment quelque chose
00:22:27que je suis particulièrement attaché
00:22:30et on va voir
00:22:30qu'on peut trouver
00:22:31des solutions quand même.
00:22:33Donc,
00:22:34les principes
00:22:34de la communication symbiotique.
00:22:36Pour ceux qui ont suivi...
00:22:38Alors d'abord,
00:22:38oui,
00:22:38pardon.
00:22:41Je ne sais pas
00:22:42si je l'ai dit au départ.
00:22:44La communication,
00:22:44ce n'est pas de la com.
00:22:45La communication
00:22:46dont je vais vous parler,
00:22:46c'est vraiment
00:22:47de la communication.
00:22:48C'est-à-dire,
00:22:49on va revenir
00:22:49à l'étymologie
00:22:50qui est de faire commun.
00:22:52et ce n'est pas non plus
00:22:54un outil de vente,
00:22:55c'est un outil
00:22:55de création de relations.
00:22:57C'est de ça
00:22:58dont on...
00:22:59Au fond,
00:23:00avec la communication symbiotique,
00:23:01on revient réellement
00:23:03aux racines
00:23:04de la communication.
00:23:05Et on va se rendre compte
00:23:06que ce qui est apparu
00:23:08depuis la boîtier
00:23:10du siècle dernier,
00:23:10la com,
00:23:11la pub,
00:23:12tout ce qu'on veut,
00:23:13c'est une certaine façon
00:23:15de penser la communication.
00:23:17Là aussi,
00:23:18de même que l'économie extractive
00:23:19et linéaire,
00:23:19c'est d'une certaine façon
00:23:20de penser l'économie.
00:23:21Eh bien,
00:23:22ça va être la même chose.
00:23:23Donc,
00:23:25sur la communication symbiotique,
00:23:27on va retrouver
00:23:28les principes
00:23:29dont vous a parlé
00:23:31Isabelle
00:23:31dans les précédents
00:23:34webinaires.
00:23:35Sauf que là,
00:23:36il n'y en a pas six,
00:23:37en fait,
00:23:37il y en a sept.
00:23:38Pourquoi ?
00:23:38C'est parce que
00:23:39les territoires
00:23:40de flux commun
00:23:41accessibles à tous
00:23:42de façon égale,
00:23:43c'est votre périmètre d'action.
00:23:44On peut décider
00:23:45que ce périmètre,
00:23:46c'est le quartier
00:23:47ou c'est l'entreprise.
00:23:49On peut décider
00:23:50que ce périmètre,
00:23:51c'est le territoire.
00:23:52Moi,
00:23:52je pense que c'est beaucoup
00:23:53ou on peut penser
00:23:54que le territoire
00:23:54est national.
00:23:55Le territoire
00:23:56de flux commun,
00:23:57c'est en fait
00:23:57au niveau national
00:23:58ou même
00:23:59au niveau international.
00:24:00Donc,
00:24:00on se retrouve
00:24:01dans un territoire
00:24:03de flux commun.
00:24:04Donc,
00:24:04cette façon
00:24:05de poser
00:24:05le périmètre d'action
00:24:06est très importante
00:24:07et que
00:24:09c'est un énorme avantage
00:24:11de penser territoire
00:24:13dans ce cas-là
00:24:14parce qu'un territoire,
00:24:15notamment,
00:24:16on en reparlera tout à l'heure
00:24:17au niveau des médias,
00:24:17c'est des possibilités
00:24:19de pouvoir communiquer
00:24:22auprès des habitants
00:24:24avec un certain nombre
00:24:25d'outils
00:24:26qui permettent
00:24:26de leur parler
00:24:27de façon spécifique,
00:24:28y compris les réseaux sociaux
00:24:29d'ailleurs,
00:24:29qui permettent de cibler.
00:24:31Donc,
00:24:31d'un côté,
00:24:32on a des territoires
00:24:33de flux commun
00:24:33qui sont importants
00:24:34pour décider
00:24:34du périmètre d'action
00:24:36et puis,
00:24:37il y a des communautés
00:24:37de valeurs
00:24:38et d'intérêts.
00:24:39Et il faut bien
00:24:40les comprendre
00:24:41dans ce sens-là,
00:24:42c'est-à-dire d'abord
00:24:43des communautés de valeurs
00:24:45et puis ensuite
00:24:46des communautés d'intérêts.
00:24:48En fait,
00:24:49le territoire,
00:24:50quand on parle
00:24:52des impacts positifs,
00:24:54en fait,
00:24:54on va devoir créer
00:24:55d'abord des économies
00:24:57de valeurs,
00:24:58on va devoir créer
00:25:00des communautés de valeurs
00:25:01et c'est au nom
00:25:03de ces communautés de valeurs
00:25:04que je suis capable
00:25:04de dépasser
00:25:05mes intérêts particuliers.
00:25:07Et très souvent,
00:25:08on va se rendre compte
00:25:08que la communauté de valeurs,
00:25:10c'est le territoire,
00:25:11c'est l'attachement
00:25:11au territoire,
00:25:12c'est là où on habite
00:25:13et où on vit
00:25:14avec les gens qu'on aime.
00:25:16Et que c'est d'abord
00:25:17dans ce sens-là.
00:25:18Et c'est très important
00:25:19que ça se fasse
00:25:20dans ce sens-là
00:25:20parce que,
00:25:21en fait,
00:25:22des communautés d'intérêts,
00:25:23il y en a.
00:25:25Ce sont des deals
00:25:25ponctuels
00:25:26ou pas ponctuels,
00:25:27d'ailleurs,
00:25:27qu'on va pouvoir établir
00:25:28au nom des intérêts.
00:25:30Les communautés de valeurs,
00:25:31elles sont super importantes
00:25:32parce qu'elles nous donnent
00:25:33des raisons de coopérer.
00:25:36Et je vais y revenir
00:25:37un petit peu plus tard
00:25:38également là-dessus.
00:25:39Et bien sûr,
00:25:40il faut aussi de l'intérêt.
00:25:41C'est-à-dire,
00:25:42si on ne veut pas
00:25:42qu'il y ait de sacrifices
00:25:43et si on ne veut pas
00:25:44épuiser les gens là-dedans,
00:25:46il faut qu'ils y trouvent
00:25:46un intérêt.
00:25:47Donc,
00:25:48on ne va pas se désintéresser
00:25:49de l'intérêt.
00:25:50Mais d'abord,
00:25:51la communauté de valeurs.
00:25:54La collaboration libre
00:25:55et directe entre entités,
00:25:56c'est qu'on ne cherche pas
00:25:57à gérer de façon centralisée
00:25:58les relations
00:25:59entre les uns et les autres.
00:26:01Les uns et les autres
00:26:01peuvent communiquer
00:26:03directement
00:26:03sans qu'on cherche
00:26:04à établir un contrôle
00:26:05sur les communications.
00:26:07La diversité d'acteurs,
00:26:09c'est ce que je vous disais,
00:26:10d'acteurs et de ressources
00:26:11qui respectent l'intégrité
00:26:12de chaque entité.
00:26:14Ça,
00:26:15c'est très important aussi.
00:26:16C'est ce que je vous disais
00:26:16avec l'écosystème,
00:26:18par exemple.
00:26:19La diversité d'acteurs,
00:26:20c'est la garantie
00:26:22que je vais pouvoir
00:26:23adresser ma communication
00:26:25auprès de publics
00:26:26variés dans la société.
00:26:28C'est ça qui va me donner
00:26:30cette possibilité-là
00:26:31parce qu'effectivement,
00:26:32la communauté,
00:26:33je vais parler au même,
00:26:34à ceux qui me ressemblent.
00:26:35Je ne vais pas parler
00:26:36à des gens différents de moi.
00:26:37Or,
00:26:38le but du jeu,
00:26:38c'est quand même
00:26:39d'aller parler
00:26:39à des gens différents,
00:26:41mais pas parler tout le temps
00:26:41au même.
00:26:42Et donc,
00:26:43ça,
00:26:43c'est vraiment important
00:26:45et que c'est un point clé
00:26:47dans cette logique
00:26:48de communication.
00:26:50La recherche de déficience maximale
00:26:52dans les ressources,
00:26:53dans l'utilisation des ressources,
00:26:54on évite en général
00:26:55de faire un film
00:26:57pour un seul usage
00:26:58ou juste pour 15 jours.
00:27:00Quand on produit des choses,
00:27:03on essaye de l'utiliser au maximum.
00:27:06Et ça,
00:27:07c'est vrai pour tous les contenus.
00:27:08Et puis,
00:27:09tout montre que les contenus
00:27:10s'usent beaucoup moins vite
00:27:11que ce qu'on pense.
00:27:12quand on fabriquait,
00:27:13je vous ai dit,
00:27:14quand on fabriquait un film,
00:27:15en fait,
00:27:16au moment où il sort,
00:27:17on l'a tellement vu
00:27:18qu'on n'en peut plus,
00:27:18en fait, du film.
00:27:19Mais pour les gens,
00:27:20il est nouveau.
00:27:21Et très souvent,
00:27:22on voit que les films
00:27:22sont arrêtés ou changés
00:27:23alors même qu'ils n'ont pas eu leur...
00:27:26Ils ne sont pas allés
00:27:27au bout de leur durée de vie.
00:27:30L'utilisation prioritaire
00:27:32des services rendus
00:27:32par les écosystèmes,
00:27:33on s'appuie sur l'écosystème.
00:27:35S'il y a des ressources
00:27:35dans l'écosystème,
00:27:36on va d'abord s'appuyer
00:27:37sur les ressources
00:27:38des écosystèmes
00:27:38et s'inscrire dans les activités,
00:27:42cette recherche d'inscription
00:27:43des activités humaines
00:27:44dans les grands équipes
00:27:45de la planète,
00:27:46c'est le fait d'être aligné.
00:27:47C'est-à-dire qu'on ne va pas
00:27:48faire des choses
00:27:49qui sont contraires
00:27:50aux valeurs que l'on porte,
00:27:51tout simplement.
00:27:52Donc, on va essayer
00:27:52de s'appuyer au maximum là-dessus.
00:27:55Là où il y a un point
00:27:58vraiment important
00:27:58dans la façon de penser
00:28:00la communication,
00:28:01dans la communication symbiotique,
00:28:03c'est que comment est-ce
00:28:04qu'on va sortir
00:28:05des logiques de compétition
00:28:07entre les acteurs
00:28:08et entre les marques
00:28:09parce qu'elles sont
00:28:13très ancrées
00:28:13et on pense d'abord
00:28:16à soi
00:28:16et on pense d'abord
00:28:17à sa marque.
00:28:18En fait,
00:28:18on va créer une marque
00:28:20qui est une marque distribuée,
00:28:22qui est une marque
00:28:22au service
00:28:23des autres marques.
00:28:24On sort des logiques
00:28:26de concurrence
00:28:26en créant une marque
00:28:28qui devient
00:28:28un commun de communication.
00:28:31Et en fait,
00:28:31on crée des communs
00:28:32de communication,
00:28:33c'est-à-dire des marques
00:28:34qui appartiennent
00:28:34à tous les acteurs
00:28:35de l'écosystème.
00:28:37Le commun de communication,
00:28:38ce n'est pas
00:28:38ça appartient à tout le monde,
00:28:39ça appartient à ceux
00:28:40qui sont impliqués
00:28:41dans l'écosystème.
00:28:43Et souvent,
00:28:44il y a la confusion,
00:28:44notamment dans les milieux
00:28:45de la transition
00:28:46où on compte en commun
00:28:47et le commun appartient
00:28:49à tous.
00:28:49Il appartient à ceux
00:28:50qui créent l'écosystème.
00:28:52Mais il a par contre
00:28:53un intérêt général
00:28:56ou collectif,
00:28:57ça c'est sûr.
00:28:58Donc,
00:28:59c'est quoi une marque distribuée ?
00:29:01Une marque distribuée,
00:29:02c'est une marque
00:29:03qui va être
00:29:03un signe d'appartenance,
00:29:04un signe de reconnaissance
00:29:06et un signe de valorisation
00:29:07pour les acteurs.
00:29:09Pourquoi ?
00:29:10Pourquoi ça marche
00:29:11de façon différente ?
00:29:11Ça marche un peu
00:29:12comme un label,
00:29:13comme un signe d'appartenance,
00:29:14encore plus
00:29:15dans une société
00:29:16comme la nôtre
00:29:16qui est de plus en plus
00:29:17visuelle.
00:29:19Il y a un problème
00:29:20à rassembler
00:29:21ou à fédérer.
00:29:22C'est très bien
00:29:23de rassembler
00:29:24et de fédérer.
00:29:25Mais il y a une marque
00:29:26ou une entreprise
00:29:28qui rassemble
00:29:28les autres.
00:29:30Donc,
00:29:30d'une certaine façon,
00:29:31il y a une logique
00:29:32de domination
00:29:34d'une marque
00:29:35d'un acteur
00:29:35sur les autres.
00:29:36Ça peut fonctionner
00:29:37de façon ponctuelle.
00:29:38Ça fonctionne très bien
00:29:39de façon ponctuelle.
00:29:40Mais ça ne peut pas
00:29:41fonctionner dans la durée.
00:29:42Une marque ne peut pas
00:29:43rassembler dans la durée
00:29:44les autres marques.
00:29:45Elles ont besoin,
00:29:46elles aussi,
00:29:47d'exister.
00:29:47Et donc,
00:29:48on respecte leur intégrité
00:29:49et qu'on leur permette
00:29:50également d'être reconnus
00:29:52dans leur intégrité
00:29:53pour pouvoir profiter
00:29:55des actions
00:29:55de communication.
00:29:57Le deuxième point,
00:29:59c'est que c'est un commun
00:30:03qui permet donc
00:30:05de respecter
00:30:05l'intégrité de chacun,
00:30:07qui permet de mutualiser
00:30:08des ressources
00:30:09et qui offre
00:30:11une diversité nouvelle
00:30:12d'expression.
00:30:14Je parlais des contraintes
00:30:16considérables
00:30:17qui s'exercent
00:30:18sur une marque
00:30:19institutionnelle
00:30:20lorsqu'elle doit communiquer.
00:30:22Lorsque vous avez
00:30:23un projet qui est,
00:30:24je vais l'appeler
00:30:25n'importe comment,
00:30:26territoire régénératif,
00:30:27pour prendre
00:30:28un terme simple,
00:30:30et on peut tout à fait
00:30:31décider que
00:30:32territoire régénératif,
00:30:33ça va être une marque,
00:30:35on va faire un logo,
00:30:36ça va être un site
00:30:37d'appartenance
00:30:37pour tout le monde
00:30:38et qui va permettre
00:30:40à tout le monde
00:30:41de se reconnaître
00:30:42autour d'un projet commun.
00:30:44Pour la marque
00:30:46institutionnelle,
00:30:46elle se retrouve
00:30:47avec une possibilité
00:30:48de s'exprimer,
00:30:49c'est-à-dire
00:30:50un cadre créatif
00:30:51ou du cadre d'expression
00:30:52beaucoup plus libre
00:30:54que dans sa mission
00:30:56traditionnelle
00:30:56de marque institutionnelle.
00:30:59Et elle va retrouver
00:30:59une capacité
00:31:00et à occuper
00:31:01l'espace digital
00:31:02et une capacité
00:31:04d'expression
00:31:04qu'elle n'a pas.
00:31:06C'est bien l'apport
00:31:07d'une marque
00:31:08distribuée
00:31:09à une marque institutionnelle,
00:31:10c'est qu'elle lui donne
00:31:11une possibilité
00:31:13de parler différemment
00:31:14autour d'un projet commun
00:31:15qu'on va pouvoir partager
00:31:16avec les habitants.
00:31:18L'autre point
00:31:19très important,
00:31:20je vous parlais
00:31:21des valeurs,
00:31:22la communauté de valeurs
00:31:23autour d'une mission commune,
00:31:25c'est fondamental.
00:31:28En fait,
00:31:29la mission
00:31:30vous donne
00:31:31la raison
00:31:32pour laquelle
00:31:32vous allez
00:31:34faire coopérer
00:31:35et appartenir
00:31:36à l'écosystème
00:31:37et la raison d'elle
00:31:38va vous donner
00:31:38votre place
00:31:39dans l'écosystème.
00:31:40Qu'est-ce que vous apportez
00:31:42à l'écosystème ?
00:31:43Donc la mission
00:31:44elle est fondamentale,
00:31:45elle est directement
00:31:46liée aux valeurs.
00:31:48Et il faut se doter
00:31:49d'une mission.
00:31:50C'est-à-dire que
00:31:52la régénération,
00:31:53je ne sais pas forcément
00:31:53en vrai,
00:31:54mais c'est d'en parler là,
00:31:55mais c'est un niveau
00:31:56d'engagement supérieur
00:31:57à la RSE normale.
00:31:58On n'est pas
00:31:59dans la responsabilité.
00:32:00On est vraiment
00:32:01dans l'engagement.
00:32:02Et la responsabilité,
00:32:03c'est très bien,
00:32:04mais je suis très gêné
00:32:06quand on parle
00:32:06de raison d'être
00:32:08dans la RSE.
00:32:11la responsabilité sociale
00:32:12et écologique
00:32:13n'est pas une raison d'être,
00:32:14c'est une façon d'être
00:32:15la responsabilité.
00:32:17Si ma raison d'être
00:32:18elle est profondément
00:32:20ce pour quoi j'existe.
00:32:23Et donc que je fasse
00:32:24ces choses
00:32:24d'une certaine façon,
00:32:26c'est autre chose.
00:32:26C'est un autre point
00:32:27pour moi.
00:32:29Donc la mission,
00:32:30elle est liée aux valeurs,
00:32:31elle est en relation
00:32:32avec l'intérêt général.
00:32:34Ce n'est pas que pour moi
00:32:35que je roule
00:32:36et elle est
00:32:37la façon de connecter
00:32:40l'écosystème
00:32:40des acteurs
00:32:41de l'écosystème
00:32:42dans une diversité.
00:32:47Donc le média,
00:32:48je vous disais
00:32:49que la communication
00:32:50symbiotique,
00:32:51il y avait un nouveau média
00:32:52qu'on allait utiliser
00:32:54parce que, évidemment,
00:32:56on ne va pas faire
00:32:56des vagues de télé
00:32:57en utilisant
00:32:58pour ceux qui connaissent
00:32:59la communication,
00:33:01l'Unix Selling Proposition
00:33:02et les GRP
00:33:04qui est un indice
00:33:05de pression média.
00:33:06On va devoir fonctionner
00:33:08autrement
00:33:08parce qu'on ne fonctionne
00:33:09pas ni dans les mêmes budgets
00:33:10ni dans la même temporalité.
00:33:12En réalité,
00:33:13ça prend un temps différent
00:33:14de créer un écosystème.
00:33:16Il faut prendre le temps
00:33:17de la création
00:33:18de relations.
00:33:20Donc ce n'est pas...
00:33:22On est entre...
00:33:23Pour trouver une image,
00:33:25on est dans la permaculture
00:33:27plutôt que dans l'arrosage intensif.
00:33:29Donc ce sont des temps différents
00:33:31et c'est des temps
00:33:31beaucoup plus empruntés
00:33:32ou vivants.
00:33:33On parle beaucoup
00:33:34d'effets en spirale.
00:33:35On augmente progressivement
00:33:37l'impact avec le temps.
00:33:39Mais établir des relations
00:33:40de confiance,
00:33:41ça prend un certain temps
00:33:42au départ.
00:33:44Et juste un point
00:33:45parce que c'est important.
00:33:46Vous voyez ces images
00:33:48de time-lapse
00:33:49qu'on voit de plantes
00:33:50qui grandissent,
00:33:51qui deviennent un bourgeon
00:33:52puis tout d'un coup,
00:33:53tout d'un coup,
00:33:53ça éclos.
00:33:55C'est un peu comme ça.
00:33:56C'est-à-dire,
00:33:57on reste longtemps
00:33:58sous terre.
00:33:59On reste longtemps
00:34:00à faire germer
00:34:00cette communication.
00:34:02On n'a pas besoin
00:34:03de sortir
00:34:03tant qu'on n'est pas prêt.
00:34:06C'est vraiment
00:34:06cette idée
00:34:07de blooming,
00:34:08d'éclosion,
00:34:08elle est vraiment intéressante.
00:34:11Donc,
00:34:11le nouveau média
00:34:12en question.
00:34:13Alors,
00:34:14deux médias principaux
00:34:15de la communication
00:34:16symbiotique.
00:34:17Donc,
00:34:17ce n'est pas la télé.
00:34:18Mais ce n'est pas
00:34:19non plus
00:34:19les réseaux sociaux,
00:34:20en fait.
00:34:21Et ce n'est pas non plus
00:34:22la radio.
00:34:23Et ce n'est pas non plus
00:34:24l'affichage.
00:34:26Le média principal
00:34:27de la communication
00:34:28symbiotique,
00:34:29c'est les gens.
00:34:31C'est ça,
00:34:31le média principal.
00:34:33Et toutes les études
00:34:35sont absolument
00:34:37formelles là-dessus.
00:34:38La meilleure façon
00:34:39de convaincre quelqu'un,
00:34:40ce n'est pas un spot de pub.
00:34:41La meilleure façon
00:34:42de convaincre quelqu'un,
00:34:43c'est la personne
00:34:44à côté de lui.
00:34:46Et donc,
00:34:46cette idée
00:34:47que l'on passe
00:34:50par les gens
00:34:51pour faire passer
00:34:52le message,
00:34:53de même qu'on construit
00:34:53un écosystème
00:34:54par des gens.
00:34:55Un écosystème démarre
00:34:56par un petit groupe
00:34:57de gens en général.
00:34:59Par contre,
00:35:00très aligné.
00:35:01Et si on peut avoir
00:35:02dès le départ
00:35:03cette diversité
00:35:04de profils,
00:35:05c'est mieux.
00:35:05Ou en tout cas,
00:35:06que ça ne soit pas loin
00:35:07de ce groupe-cœur.
00:35:11On parle de groupe-cœur
00:35:12quand on constitue
00:35:13un écosystème.
00:35:14Donc,
00:35:14c'est d'abord des gens,
00:35:16une diversité de gens
00:35:17qui sont complètement
00:35:18alignés sur ce qu'ils
00:35:18doivent faire.
00:35:19Et c'est à partir
00:35:20de ces quatre
00:35:21ou cinq personnes
00:35:22qu'on va pouvoir,
00:35:24ou six personnes maximum,
00:35:25qu'on va pouvoir
00:35:25commencer à ouvrir
00:35:27et par un effet spirale
00:35:29à entraîner
00:35:30le plus en plus de monde
00:35:31jusqu'à être en situation
00:35:32de communiquer
00:35:33vers le plus grand nombre.
00:35:34Mais ça passe toujours
00:35:35par les gens.
00:35:37Et c'est important
00:35:38parce que c'est ça
00:35:38à faire commun,
00:35:39en fait.
00:35:39C'est que le message
00:35:40passe de personne
00:35:41à personne.
00:35:42Et que c'est cette idée
00:35:43du nombre
00:35:44qui n'est pas
00:35:45l'idée d'une masse.
00:35:46En fait,
00:35:47c'est véritablement
00:35:48un véritable changement
00:35:49dans la façon
00:35:50de penser la communication.
00:35:51Quand on pense
00:35:52communication de masse,
00:35:53on va la penser
00:35:53à un rosage intensif.
00:35:55Quand on pense
00:35:56la communication
00:35:57par le nombre,
00:35:59alors ça va être
00:36:00très différent.
00:36:01C'est vraiment
00:36:02une autre façon
00:36:03de penser
00:36:04le rapport
00:36:05à la communication
00:36:06et le moment
00:36:06où la communication
00:36:07a de l'impact.
00:36:08et que vous retrouvez,
00:36:11ils ont parlé
00:36:12un peu bien,
00:36:13vous retrouvez
00:36:13de la puissance.
00:36:15Vous connaissez
00:36:16cette histoire-là.
00:36:16C'est le fameux damier
00:36:19où on met
00:36:19un grain de riz,
00:36:21puis après deux,
00:36:21puis après quatre,
00:36:22puis après seize,
00:36:23Et à la fin,
00:36:23ça fait des tonnes de riz.
00:36:25C'est ça.
00:36:25C'est exactement
00:36:26cette même logique-là.
00:36:29Là où il y a
00:36:30une opportunité
00:36:31au niveau du média,
00:36:32c'est le web
00:36:32et les réseaux sociaux,
00:36:33justement l'endroit
00:36:34où les marques institutionnelles
00:36:35ne sont pas particulièrement
00:36:36à l'aise.
00:36:37On va profiter
00:36:38d'une loi
00:36:39qui est la loi des réseaux.
00:36:40La loi des réseaux,
00:36:41c'est 1 plus 1 égale 3.
00:36:42C'est-à-dire qu'en fait,
00:36:43il faut stimuler,
00:36:44il faut,
00:36:45comme si c'était simple,
00:36:46mais en fait,
00:36:47c'est ça le but du jeu.
00:36:48C'est stimuler
00:36:49les interactions
00:36:50autour des contenus
00:36:51pour pouvoir donner
00:36:52aux algorithmes
00:36:53ce qu'ils réclament.
00:36:54Et on peut organiser
00:36:57ces interactions
00:36:58en se donnant
00:36:59des tops,
00:37:00des goûts,
00:37:00de la coordination
00:37:01qui permet de répondre
00:37:03à ce que demandent
00:37:04les algorithmes
00:37:04et être valorisés
00:37:07par la machine
00:37:08qui, elle,
00:37:09est une machine.
00:37:10Elle va rester très simple.
00:37:11C'est-à-dire que
00:37:12si elle voit
00:37:12qu'il y a énormément
00:37:13de réactions
00:37:13autour d'un contenu,
00:37:14elles veulent valoriser plus.
00:37:15En fait,
00:37:17il faut avoir
00:37:18une utilisation
00:37:19plutôt froide.
00:37:20En fait,
00:37:21ce sont des machines
00:37:22et qu'il faut les gérer
00:37:23comme des machines
00:37:25pour nos objectifs
00:37:26à nous
00:37:27qui sont
00:37:28les objectifs d'humains.
00:37:30donc là,
00:37:31ça donne des possibilités
00:37:32nouvelles aux marques
00:37:33institutionnelles
00:37:34qui peuvent
00:37:35se connecter
00:37:35avec leur écosystème
00:37:37via la marque
00:37:37distribuée
00:37:38et qu'elle devient
00:37:39une façon
00:37:40pour la marque
00:37:41institutionnelle
00:37:42d'occuper cet espace
00:37:43de façon
00:37:46plus,
00:37:47en mode
00:37:47plus projet,
00:37:49en pouvant
00:37:49parler d'avenir,
00:37:51en pouvant parler
00:37:51de valeur,
00:37:52en pouvant parler
00:37:53d'un certain nombre
00:37:53de choses
00:37:54qui est plus difficile
00:37:55à tenir dans le cadre
00:37:56contraint
00:37:56d'une marque institutionnelle.
00:37:58Et là,
00:37:58c'est d'autres
00:37:59possibilités
00:38:00nouvelles.
00:38:01Donc,
00:38:02on va parler maintenant
00:38:04de comment est-ce
00:38:04qu'on occupe
00:38:04l'espace public
00:38:05différemment
00:38:06et comment on parvient
00:38:06à créer du désir
00:38:07pour cette haute économique.
00:38:09Donc,
00:38:09c'est ce que je vous disais
00:38:10déjà avec le grain de riz.
00:38:12Rappelons-nous
00:38:13qu'une vague,
00:38:13c'est une goutte d'eau
00:38:14plus une,
00:38:15plus une,
00:38:16plus une,
00:38:16plus une.
00:38:17C'est ça,
00:38:18une vague.
00:38:18Et qu'il y a
00:38:19énormément de puissance,
00:38:21mais ce n'est pas
00:38:22la même puissance
00:38:23et ce n'est pas
00:38:23la même façon
00:38:24de l'organiser.
00:38:25C'est pour ça
00:38:26que je vous disais
00:38:27qu'on passe
00:38:27d'une logique de masse
00:38:28à une logique de nombre,
00:38:29mais on ne renonce
00:38:30pas à la puissance.
00:38:31Par contre,
00:38:32on renonce
00:38:34à la puissance instantanée.
00:38:35C'est-à-dire,
00:38:36si demain,
00:38:36je fais une vague
00:38:38de pub
00:38:39à la télévision,
00:38:40je vais avoir
00:38:41des résultats immédiats.
00:38:43Voilà.
00:38:44Ça,
00:38:44c'est normal.
00:38:44C'est une logique de masse.
00:38:46C'est-à-dire,
00:38:46je balance.
00:38:47Je sais qu'il y a
00:38:48plein de gens
00:38:48qui vont voir mon spot,
00:38:50mais qui ne sont pas
00:38:51concernés par le spot.
00:38:52De toute façon,
00:38:52ils ne vont pas
00:38:52s'en souvenir.
00:38:54Mais je suis dans
00:38:55cette logique-là.
00:38:55La logique de nombre,
00:38:56elle est très différente.
00:38:58Elle fonctionne
00:38:58très différemment
00:39:00et effectivement,
00:39:01elle va utiliser
00:39:03le web
00:39:03et les réseaux sociaux
00:39:04pour gagner
00:39:05de la puissance,
00:39:06mais pas que.
00:39:07Elle va gagner aussi
00:39:07la multiplication
00:39:08des signes.
00:39:09Si, par exemple,
00:39:11j'inclus dans mon projet
00:39:13les commerçants
00:39:14du territoire
00:39:15et que,
00:39:16devant la porte
00:39:17de ma boulangerie,
00:39:18de ma charcuterie,
00:39:19de mon fleuriste,
00:39:21j'ai le logo
00:39:22de la marque distribuée,
00:39:23au bout d'un moment,
00:39:24cette répétition
00:39:26du signe,
00:39:26même à petite échelle,
00:39:29va produire
00:39:30de l'effet.
00:39:31Et c'est ça,
00:39:32l'effet de nombre
00:39:33que l'on cherche.
00:39:35C'est-à-dire,
00:39:35on cherche un signe
00:39:36d'appartenance
00:39:37que vont pouvoir
00:39:39s'approprier
00:39:39les habitants eux-mêmes.
00:39:42Et c'est donc
00:39:43une façon
00:39:43très différente.
00:39:45Donc,
00:39:46en termes,
00:39:46tout de même,
00:39:47il s'apporte
00:39:47de préciser ça,
00:39:48en termes de temporalité,
00:39:49mais aussi d'affectation
00:39:50budgétaire,
00:39:51c'est différent.
00:39:52C'est-à-dire qu'on est
00:39:53beaucoup plus
00:39:53dans de l'animation
00:39:55que dans la fabrication
00:39:56de spots de pubs
00:39:58et qu'on va penser
00:39:59aussi au niveau
00:40:00des territoires
00:40:01à comment je crée
00:40:02des coopérations
00:40:03avec les médias locaux.
00:40:04La PQR,
00:40:05aujourd'hui,
00:40:06ça tombe bien
00:40:06et c'est vraiment
00:40:07une chance
00:40:08pour tous,
00:40:09c'est que c'est
00:40:10le média
00:40:10dans lequel
00:40:11les Français
00:40:11ont le plus confiance
00:40:12aujourd'hui.
00:40:13Donc,
00:40:14on peut trouver
00:40:15d'autres types
00:40:16de partenariats
00:40:17et on peut prolonger
00:40:18la coopération
00:40:19autrement
00:40:20parce que je parle
00:40:21de la PQR
00:40:22à laquelle je suis attaché,
00:40:24je trouve que c'est
00:40:24le presse formidable
00:40:26et qu'il y a énormément
00:40:29d'actions
00:40:29à proposer,
00:40:31de bénéfices communs
00:40:33parce que très souvent
00:40:34sont des médias
00:40:34concernés
00:40:35par l'intérêt
00:40:36du territoire
00:40:36et qu'on peut
00:40:39repenser la communication
00:40:40différemment
00:40:40avec des nouveaux partenaires.
00:40:43Je vais vous parler
00:40:44aussi de
00:40:46comment est-ce
00:40:46qu'on crée
00:40:47du désir.
00:40:48En fait,
00:40:50ce n'est pas comment,
00:40:51c'est comment est-ce
00:40:52qu'on crée du désir
00:40:53pour une autre façon
00:40:54de consommer,
00:40:55en fait.
00:40:56Comment est-ce
00:40:57qu'on arrive
00:40:57à construire
00:40:57un autre système
00:40:58de représentation ?
00:40:59Je vais vous passer
00:41:00très rapidement
00:41:01parce que
00:41:03vous connaissez,
00:41:04je pense,
00:41:04ce spot
00:41:05où je n'irai même
00:41:05pas au bout.
00:41:08Oui,
00:41:36ce qui est intéressant
00:41:40dans ce spot,
00:41:42je le prends
00:41:42par commodité,
00:41:43pas parce que
00:41:43je l'adore
00:41:44mais parce qu'il
00:41:45dit bien les choses.
00:41:46Je claque des doigts,
00:41:48j'ai de la chance,
00:41:49je claque des doigts,
00:41:50je gagne au jeu,
00:41:51je claque des doigts,
00:41:52j'ai une voiture,
00:41:53je claque des doigts,
00:41:54j'ai une jolie fille,
00:41:56je claque des doigts,
00:41:57j'ai un lingot d'or,
00:41:58je claque des doigts,
00:41:59j'ai un parfum.
00:42:00En fait,
00:42:01de façon
00:42:03très directe,
00:42:04ça dit bien
00:42:05le deal
00:42:05que passe
00:42:07cette société
00:42:07de consommation
00:42:08ou de surconsommation
00:42:09avec les individus.
00:42:10Elle dit quoi ?
00:42:11Elle dit
00:42:12pour 30 euros
00:42:12t'as one million.
00:42:14C'est ça
00:42:14le deal de ce projet.
00:42:16Ce film dit
00:42:17de façon très brutale,
00:42:19voilà,
00:42:19pour 30 euros
00:42:20t'as one million.
00:42:21nous,
00:42:22la question
00:42:22qu'on va se poser,
00:42:23c'est qu'est-ce qu'on va mettre
00:42:26pour rivaliser
00:42:27avec pour 30 euros
00:42:28t'as one million ?
00:42:29Quelle représentation
00:42:30de la réussite,
00:42:31de l'amour,
00:42:33de la chance,
00:42:34de tout ce qu'on veut,
00:42:38en fait ?
00:42:38Qu'est-ce qu'on va pouvoir mettre
00:42:41en balance
00:42:42qui va donner,
00:42:44qui va combler ça,
00:42:45qui va pouvoir rivaliser
00:42:46avec ça ?
00:42:47Et ça,
00:42:48c'est vraiment intéressant
00:42:49parce que ça nous oblige
00:42:50à aller vers une communication
00:42:52beaucoup plus sensible,
00:42:54beaucoup plus émotionnelle
00:42:55et que,
00:42:56en fait,
00:42:57on va répondre à la peur
00:42:58parce que la peur
00:42:59est un sentiment
00:43:00très répandu
00:43:01de notre société.
00:43:02Moi,
00:43:02je pense personnellement
00:43:03que c'est devenu
00:43:04le moteur de la consommation.
00:43:06On va combattre la peur
00:43:07par l'amour,
00:43:08par la sensibilité,
00:43:09par des choses
00:43:10beaucoup plus positives.
00:43:14mais il faut le construire.
00:43:16Je vous parle de quelque chose
00:43:16qui n'existe pas.
00:43:17J'aimerais bien,
00:43:18en tant que créatif,
00:43:19vous dire,
00:43:19j'ai plein d'idées.
00:43:20Oui, j'en ai.
00:43:21Malheureusement,
00:43:21je ne peux pas vous montrer
00:43:23un MOOC sur lequel
00:43:23on vient de travailler
00:43:24mais je vous en parlerai
00:43:25tout à l'heure.
00:43:26On va s'attacher
00:43:27à travailler ça.
00:43:28Ça va prendre du temps
00:43:31de toute façon
00:43:31parce que il y a
00:43:33cette idée du bonheur
00:43:34par la consommation,
00:43:35elle est très répandue.
00:43:37Même si elle crée
00:43:38beaucoup de désespoir,
00:43:40en fait, non,
00:43:41on n'est pas heureux
00:43:42en accumulant des objets
00:43:44et c'est malheureusement
00:43:47plutôt dépressif
00:43:48qu'autre chose.
00:43:50Mais il n'empêche
00:43:50que cette idée-là,
00:43:53elle est ancrée,
00:43:54en fait.
00:43:55Même si...
00:43:56Et donc,
00:43:57il va falloir
00:43:58trouver une façon
00:43:59de proposer
00:44:03une autre logique.
00:44:05Et ce n'est pas être
00:44:06dans une logique contre
00:44:07parce que ça ne marchera pas.
00:44:08Moi, je parle souvent
00:44:09de contre-culture.
00:44:11Donc, quand les gens
00:44:12entendent contre-culture,
00:44:14je vois souvent
00:44:14qu'il y a des réactions.
00:44:15Ils entendent contre
00:44:16avant d'entendre culture.
00:44:19En fait, pour moi,
00:44:19une contre-culture
00:44:20telle que nous,
00:44:21on veut l'incarner,
00:44:21c'est une culture
00:44:22pour autre chose,
00:44:25pour vivre sur cette planète
00:44:27de façon,
00:44:28en étant pleinement
00:44:30les habitants de cette planète
00:44:31dans une logique économique
00:44:32adaptée à la planète
00:44:33sur laquelle on vit.
00:44:34Alors, il y a déjà eu
00:44:35des précédents.
00:44:37Moi, qui vient de la publicité,
00:44:38là, je vous montre
00:44:39une annonce
00:44:40qui est sortie en 1959.
00:44:42C'est de la contre-culture.
00:44:44En 1959, aux États-Unis,
00:44:46vous venez avec une annonce
00:44:47de voitures comme ça.
00:44:48C'était un choc incroyable.
00:44:50C'est la naissance
00:44:50de la publicité moderne.
00:44:51C'est Volkswagen
00:44:53qui dit « think small »
00:44:54au moment où l'Amérique
00:44:55« think big ».
00:44:56Ou les voitures américaines,
00:44:58c'est des énormes
00:45:00voitures américaines.
00:45:01Et là, ils arrivent
00:45:02avec une petite voiture
00:45:03ronde et moche
00:45:04qui mettent en plus
00:45:05en tout petit
00:45:05dans un coin de l'annonce.
00:45:08Ça, c'était un précédent énorme
00:45:09et qui allait d'ailleurs
00:45:12annoncer une transformation
00:45:14culturelle plus large
00:45:15qui allait venir
00:45:15dans les années 70.
00:45:17Dans les exemples
00:45:18de communication
00:45:19en écosystème,
00:45:21moi, je peux vous parler
00:45:22de ce que je connais
00:45:22et ce qui m'a fait
00:45:23prendre conscience.
00:45:25on va parler
00:45:27de la sphère complotiste,
00:45:28par exemple.
00:45:29La sphère complotiste,
00:45:30c'est un extrait,
00:45:31de même que
00:45:32les sphères extrémistes
00:45:34fonctionnent très,
00:45:35très bien
00:45:35en écosystème
00:45:36en général.
00:45:37Si vous regardez bien
00:45:38ce visuel,
00:45:40vous allez voir
00:45:41énormément de liens
00:45:43entre les différents points.
00:45:45Cette fameuse façon
00:45:47d'interagir
00:45:49autour des contenus,
00:45:50de s'auto-légitimer.
00:45:51Il y a une étude américaine
00:45:53qui a montré
00:45:54que le mouvement
00:45:55anti-vax aux Etats-Unis
00:45:56à la suite du Covid
00:45:57en 2021,
00:45:59c'était 12 personnes
00:46:00qui étaient responsables
00:46:02de 65% des contenus
00:46:03et qui touchaient
00:46:04près de 70 millions
00:46:06de personnes
00:46:08par les interactions,
00:46:09par la façon
00:46:10dont ça fonctionne.
00:46:12Tous les sites
00:46:13que vous voyez ici
00:46:14ne font que
00:46:15s'auto-citer
00:46:16en permanence.
00:46:18On ne fait pas ça
00:46:19dans l'écologie.
00:46:19On ne cite pas
00:46:20les copains.
00:46:20On n'a pas l'habitude.
00:46:21de ça.
00:46:22Eux ne se gênent pas.
00:46:23Ce sont des fonctionnements
00:46:25différents.
00:46:26On ne perd rien
00:46:27sur sa marque
00:46:28à partager
00:46:29le contenu
00:46:30de quelqu'un
00:46:30dont on est proche.
00:46:31On ne perd rien
00:46:32sur sa marque
00:46:33à faire connaître
00:46:34un événement
00:46:35qu'on n'a pas organisé
00:46:36mais qu'on trouve chouette.
00:46:38On n'est pas perdant
00:46:39en fait,
00:46:40mais on n'a pas de réflexe.
00:46:41Sur sa marque
00:46:42et sur son compte,
00:46:43on ne publie
00:46:45que des choses
00:46:45qu'on a fait nous-mêmes.
00:46:46Non, il faut sortir de là.
00:46:48Chacun peut être actif
00:46:50pour l'autre
00:46:50et ça n'enlève rien à personne.
00:46:52Je pourrais vous parler
00:46:53également
00:46:54de ce qu'on est en train
00:46:55de faire en ce moment
00:46:57en Guadeloupe,
00:46:57auquel on a été attaché.
00:46:58On parle depuis
00:46:59plusieurs années
00:46:59en Guadeloupe
00:47:00qui est vraiment
00:47:03l'idée de...
00:47:05En Guadeloupe,
00:47:06il faut savoir
00:47:07que la consommation,
00:47:08c'est 90%
00:47:09de produits importés.
00:47:10donc les logiques
00:47:12de sécurité alimentaire
00:47:13sont très fortes là-bas.
00:47:15L'économie locale
00:47:17est malheureusement
00:47:19très faible
00:47:20et a beaucoup
00:47:21de difficultés
00:47:22à émerger.
00:47:23Et donc,
00:47:24nous,
00:47:24on travaille
00:47:26pour développer
00:47:28une économie locale
00:47:29et permettre
00:47:30en Guadeloupe
00:47:31d'atteindre
00:47:32la sécurité alimentaire
00:47:34en s'appuyant
00:47:35sur l'agriculture
00:47:36de petites surfaces
00:47:37et sur les logiques
00:47:38de filières
00:47:39de transformation.
00:47:41Là,
00:47:42par exemple,
00:47:42vraiment,
00:47:43l'attachement
00:47:44au territoire,
00:47:46c'est ça
00:47:46la communauté de valeur
00:47:47pour dépasser
00:47:48les intérêts particuliers.
00:47:49On a de la chance
00:47:50parce qu'il y a
00:47:51un énorme attachement
00:47:53au territoire
00:47:53en Guadeloupe
00:47:54qui permet
00:47:55de dépasser
00:47:55les intérêts particuliers
00:47:58et que,
00:47:59moi,
00:47:59de plus en plus,
00:48:00je travaille
00:48:00autour d'une notion
00:48:01parce que,
00:48:02venant de l'antiracisme,
00:48:03je n'ai pas renoncé
00:48:04au vivre ensemble.
00:48:05Maintenant que je suis
00:48:06dans l'écologie,
00:48:06il y a le « Buenvivir »
00:48:08d'Arthuro Escobar
00:48:08qui est de bien vivre
00:48:09et donc,
00:48:10il y a une synthèse
00:48:11qui est de bien vivre ensemble
00:48:13que j'aime bien
00:48:14et qui est une envie
00:48:15de faire ensemble,
00:48:17de vivre ensemble
00:48:17et d'habiter ensemble
00:48:19et d'être heureux
00:48:19sur le territoire
00:48:22sur lequel on vit.
00:48:25Donc,
00:48:26en synthèse,
00:48:26assez rapidement,
00:48:27la communication de masse
00:48:29et des logiques de masse,
00:48:30j'essaie de toucher
00:48:31le plus grand nombre
00:48:31à travers des médias de masse,
00:48:33la radio,
00:48:33la télévision,
00:48:34des journaux,
00:48:35avec des messages
00:48:36standardisés
00:48:37que je peux plus ou moins
00:48:38cibler,
00:48:38mais très souvent,
00:48:41les réseaux sociaux
00:48:43sont utilisés
00:48:43comme un apport
00:48:45supplémentaire,
00:48:46mais le média principal
00:48:47reste la télévision quand même.
00:48:48Et c'est tout le temps
00:48:50débat qu'on concurrence
00:48:50les unes contre les autres
00:48:51au service
00:48:52des intérêts particuliers.
00:48:53La communication symbiotique,
00:48:55c'est une logique de nombre.
00:48:57C'est le fait
00:48:58que chacun puisse agir
00:48:59en coopération
00:49:00avec l'autre
00:49:01qui contribue
00:49:02à faire de l'impact
00:49:03et à occuper
00:49:04l'espace public.
00:49:05C'est des marques
00:49:06distribuées
00:49:07ou des communs
00:49:08de communication
00:49:09qui renforcent
00:49:10le sentiment
00:49:10d'appartenance,
00:49:11qui valorisent tout le monde,
00:49:13qui, il y en a pas un
00:49:13qui se met en a,
00:49:14tout le monde
00:49:14et profitent de ça
00:49:16et ça permet
00:49:17de passer des liens
00:49:18différents
00:49:19autour de communautés
00:49:20de valeurs
00:49:21en lien avec les intérêts
00:49:22de l'écosystème
00:49:23et du territoire.
00:49:25Et c'est une communication
00:49:26qui accompagne
00:49:27la contre-culture
00:49:28d'un nouveau modèle,
00:49:29c'est-à-dire que ça reste
00:49:30à créer
00:49:30et il y a sur tous
00:49:31les territoires
00:49:32des artistes
00:49:33et des talents
00:49:34qui peuvent,
00:49:35dès qu'on leur donne
00:49:36un petit peu de marge
00:49:36de manœuvre,
00:49:37faire d'autres propositions,
00:49:39inventer d'autres choses
00:49:40et il faut s'appuyer
00:49:41sur ces ressources.
00:49:43Et donc, en conclusion,
00:49:45ben oui,
00:49:45c'est le moment d'agir
00:49:46en ce moment.
00:49:47C'est le moment d'agir
00:49:48à l'échelle des territoires,
00:49:50elle pose
00:49:50la communication symbiotique,
00:49:52elle pose la question
00:49:52de l'animation du territoire,
00:49:54donc non plus
00:49:54une communication
00:49:55tournée vers la compétition
00:49:57avec les autres territoires,
00:49:58mais comment est-ce
00:49:59qu'on arrive à agir
00:50:01pour que,
00:50:02et toutes les initiatives,
00:50:03et il y en a plein,
00:50:04les événements créés
00:50:04sur un territoire
00:50:05puissent être mieux
00:50:07mis en valeur
00:50:07et puissent mieux profiter
00:50:09à tous
00:50:11et ça,
00:50:11on se rend compte
00:50:12que
00:50:13ce n'est pas assez fait.
00:50:16Elle réinterroge
00:50:17des formes de gouvernance
00:50:17et elle pousse
00:50:18à inventer
00:50:19de nouveaux outils
00:50:20de partage.
00:50:21Donc là,
00:50:21l'intelligence collective
00:50:22est vraiment,
00:50:23vraiment un outil indispensable.
00:50:26Que la communication
00:50:27et l'économie symbiotique,
00:50:29elles reposent
00:50:29sur la création
00:50:30d'écosystèmes,
00:50:32que la création
00:50:33de personne à personne
00:50:34prend du temps,
00:50:35donc il faut s'habituer
00:50:36à ces nouvelles temporalités,
00:50:39prendre ce temps
00:50:40de création de liens,
00:50:42de trouver
00:50:43les bonnes personnes
00:50:43qui permettent
00:50:44de faire des connexions aussi,
00:50:45parce qu'on se rend compte
00:50:46qu'il y a toujours des gens
00:50:47qui permettent
00:50:47de faire des connexions
00:50:49dans des quartiers,
00:50:50dans des trucs,
00:50:51il y a tout le temps
00:50:51des gens
00:50:52qui peuvent naviguer,
00:50:53qui peuvent aider à ça.
00:50:56Et à ce jour,
00:51:00tout ce que l'on voit,
00:51:01nous,
00:51:02c'est qu'il existe
00:51:03un socle
00:51:04qui permet
00:51:05de créer
00:51:06des écosystèmes
00:51:07pour vivre en symbiose
00:51:08avec son territoire
00:51:09et que faire écosystème,
00:51:14ça fait les deux,
00:51:15en fait,
00:51:16ça permet d'augmenter
00:51:17la robustesse
00:51:18dans un contexte
00:51:19de crise
00:51:19de plus en plus,
00:51:21de polycrise
00:51:22de plus en plus stressante,
00:51:24qui augmente les tensions
00:51:25sur l'énergie,
00:51:26notamment,
00:51:28et sur les ressources.
00:51:29Faire écosystème,
00:51:31c'est une façon
00:51:31de pouvoir donner
00:51:32de la valeur
00:51:34à l'économie
00:51:35au niveau local
00:51:36et d'être
00:51:37beaucoup plus robuste
00:51:38aux crises
00:51:40que l'on subit
00:51:41à répétition.
00:51:45Donc,
00:51:46comment agir
00:51:47à son échelle ?
00:51:49C'est de s'impliquer
00:51:50dans des dynamiques
00:51:51collectives
00:51:52d'intérêt général,
00:51:53soutenir les acteurs locaux
00:51:54qui adoptent
00:51:55des pratiques régénératives,
00:51:57identifier dans vos réseaux
00:51:58et c'est sûr
00:51:59que vous en avez
00:52:00en plus,
00:52:01je ne vais pas faire
00:52:02trop long,
00:52:02mais on le voit
00:52:03sans arrêt.
00:52:04Vous connaissez déjà
00:52:05énormément de régénérateurs
00:52:08d'identifier dans vos réseaux
00:52:09les acteurs
00:52:10à mettre en lien
00:52:10pour faire écosystème,
00:52:12encourager les collectivités,
00:52:13les élus
00:52:14à développer,
00:52:14animer des écosystèmes
00:52:16symbiotiques
00:52:16sur les territoires.
00:52:18Une fois qu'on a compris
00:52:19comment ça fonctionnait,
00:52:20en fait,
00:52:21c'est une autre logique
00:52:22et dès lors
00:52:22qu'on l'adapte,
00:52:25c'est exponentiel.
00:52:26Donc,
00:52:27voilà,
00:52:28il ne reste plus qu'à.
00:52:30C'est quand même beaucoup,
00:52:31mais il ne reste plus qu'à.
00:52:33Voilà,
00:52:33merci de votre attention.
00:52:34Je crois qu'il y a
00:52:34une dernière petite question.
00:52:38Merci beaucoup, Sam.
00:52:40Eh bien,
00:52:40effectivement,
00:52:40il y a une dernière question
00:52:41sondage
00:52:42qui va s'afficher
00:52:42à votre écran,
00:52:44justement,
00:52:45qui rebondit
00:52:46sur les actions
00:52:47que vous pouvez appliquer
00:52:49pour contribuer
00:52:50à des écosystèmes
00:52:52de communication.
00:52:54Donc,
00:52:54vous pouvez cocher
00:52:55plusieurs réponses.
00:52:57La question,
00:52:57c'est comment pourriez-vous
00:52:58vous contribuer
00:53:00à ces écosystèmes
00:53:01de communication
00:53:02à votre échelle ?
00:53:03Est-ce que c'est
00:53:03à vous impliquer
00:53:04à titre personnel
00:53:06dans des actions collectives ?
00:53:08Est-ce que c'est
00:53:09en soutenant
00:53:10dans vos actes d'achat
00:53:11les acteurs locaux
00:53:12qui adoptent
00:53:12des pratiques régénératives ?
00:53:14Est-ce que c'est
00:53:14en identifiant
00:53:15dans votre réseau professionnel
00:53:16les acteurs intéressants
00:53:18à mettre en lien ?
00:53:19En sensibilisant
00:53:20et en encourageant
00:53:21vos interlocuteurs
00:53:22professionnels
00:53:22de collectivité,
00:53:24élus, etc.,
00:53:24à développer
00:53:25des écosystèmes
00:53:26symbiotiques
00:53:27dans leur territoire ?
00:53:28Ou bien,
00:53:29autre idée
00:53:31que vous pouvez proposer
00:53:32dans le chat.
00:53:33Et en parallèle
00:53:35de cette question
00:53:37de sondage,
00:53:37n'hésitez pas
00:53:38à poser vos questions
00:53:39auprès de Sam,
00:53:40soit dans l'onglet
00:53:42questions-réponses,
00:53:43soit dans le chat.
00:53:44Et comme ça,
00:53:44on pourra donc
00:53:46les relayer
00:53:47tout de suite après.
00:53:51Je laisse le...
00:53:52J'arrête le partage,
00:53:53peut-être, non ?
00:53:54Oui, tu peux.
00:53:56Parfait.
00:53:59Merci.
00:54:15Alors,
00:54:15parmi vos réponses,
00:54:17donc,
00:54:17vous êtes 85% ex-aequo
00:54:20en soutenant
00:54:22à titre personnel
00:54:22dans vos actes
00:54:24d'achat
00:54:25les acteurs locaux
00:54:27qui adoptent
00:54:27des pratiques régénératives,
00:54:28en identifiant
00:54:29dans votre réseau professionnel
00:54:30les acteurs intéressants
00:54:31à mettre en lien,
00:54:3369%
00:54:34en vous impliquant
00:54:34à titre personnel
00:54:36dans des actions collectives
00:54:37et 38%
00:54:38en sensibilisant
00:54:39et encourageant
00:54:40vos interlocuteurs
00:54:42professionnels
00:54:42de collectivité
00:54:43à développer
00:54:43des écosystèmes
00:54:44symbiotiques.
00:54:45Est-ce que, Sam,
00:54:46tu souhaites rebondir dessus ?
00:54:48Je trouve ça super
00:54:49parce que c'est exactement ça.
00:54:51Déjà,
00:54:51les premiers steps,
00:54:52c'est exactement ça.
00:54:53Donc, non,
00:54:54c'est chouette.
00:54:55Très bien.
00:54:55Super.
00:54:56Ah non,
00:54:56vous ne voyez pas là.
00:54:57Non, non,
00:54:58je trouve que c'est très bien.
00:54:59C'est très bien.
00:55:00Je suis très content
00:55:00de ces réponses.
00:55:02C'est les bonnes
00:55:03et c'est les premières
00:55:03à mettre en application
00:55:04tout de suite.
00:55:07Et peut-être
00:55:08une question complémentaire,
00:55:10Sam,
00:55:10pour aller un peu plus loin
00:55:11dans le qu'est-ce qu'on fait,
00:55:13finalement.
00:55:14Moi,
00:55:15j'ai l'impression,
00:55:16au travers des intéressants
00:55:17que je peux avoir
00:55:19dans les territoires,
00:55:20auprès des acteurs publics
00:55:21avec lesquels je travaille,
00:55:23qu'il y a parfois
00:55:24un sentiment
00:55:25un peu d'impuissance
00:55:26ou en tout cas
00:55:27l'impression
00:55:27de devoir évoluer
00:55:29dans un système
00:55:29extrêmement contraint
00:55:30et qui est un peu verrouillé.
00:55:32Tout ce que tu as raconté
00:55:33va plutôt dans l'autre sens
00:55:35de dire
00:55:35qu'on peut faire
00:55:37différemment.
00:55:38Il y a déjà des gens
00:55:38qui font différemment.
00:55:40Ce serait quoi ton message
00:55:41par rapport à des gens
00:55:42qui n'auraient pas forcément
00:55:44cette impression
00:55:45de pouvoir faire ?
00:55:48Moi, mon message,
00:55:49ça serait de dire
00:55:50ce que j'observe,
00:55:51en fait.
00:55:52C'est-à-dire que
00:55:53quand on prend
00:55:55des problèmes
00:55:56de façon globale
00:55:57et qu'on doit l'affronter
00:55:58de façon générale,
00:55:59c'est
00:56:00waouh,
00:56:01c'est un énorme truc
00:56:02et on se retrouve
00:56:04confronté
00:56:04à une tâche
00:56:05qui semble
00:56:06hyper lourde.
00:56:08Quand on commence
00:56:09petit,
00:56:11en ayant
00:56:12l'ambition
00:56:13de transformer tout,
00:56:14mais on commence
00:56:15déjà petit
00:56:16avec des gens proches
00:56:18et qu'on commence
00:56:19à nouer ces relations,
00:56:21moi,
00:56:21j'observe deux choses.
00:56:22C'est d'abord
00:56:23la joie de faire.
00:56:24Et il y a quelque chose,
00:56:26il y a beaucoup
00:56:26de choses joyeuses
00:56:27quand on intervient
00:56:28avec Isabelle
00:56:29parce que
00:56:30quelqu'un m'avait expliqué
00:56:31ça,
00:56:31c'était la pensée
00:56:32divergente.
00:56:33C'est-à-dire
00:56:34le fait de voir
00:56:34dans une situation
00:56:35bloquée
00:56:36qui reste un chemin,
00:56:37ça procure
00:56:38vraiment du plaisir
00:56:39et ça ouvre
00:56:40des portes nouvelles.
00:56:43Il faut rester
00:56:43humble
00:56:44parce que c'est
00:56:45compliqué
00:56:45de transformer
00:56:46le monde
00:56:46dans lequel on vit.
00:56:47Je ne veux pas dire
00:56:48qu'on va le faire
00:56:48d'un coup de baguette magique,
00:56:50mais il faut en même temps
00:56:51prendre conscience
00:56:51que démarrer petit
00:56:53n'est pas manquer
00:56:54d'ambition.
00:56:57démarrer petit
00:56:57et créer des liens
00:56:58et d'ailleurs,
00:56:59on le voit,
00:57:00les actions proposées
00:57:01d'identifier
00:57:02les acteurs intéressants
00:57:04à mettre en lien,
00:57:04c'est très bien.
00:57:07Tout ce qui est proposé là,
00:57:09c'est exactement
00:57:10ce qu'il faut faire.
00:57:11Donc,
00:57:12ça prend un temps
00:57:12différemment.
00:57:13C'est sûr que
00:57:14quand on le fait
00:57:15avec des outils
00:57:16qui permettent
00:57:17de créer de la dynamique,
00:57:18parce qu'en fait,
00:57:18ce dont on parle,
00:57:19c'est comment on crée
00:57:20une dynamique.
00:57:21ça,
00:57:22ça prend un peu plus
00:57:23de temps,
00:57:23mais ça prend,
00:57:25dès lors qu'on met
00:57:26en place les choses,
00:57:28il y a un effet
00:57:29d'accélération,
00:57:30c'est-à-dire que,
00:57:31encore une fois,
00:57:32c'est l'image
00:57:32de quand vous plantez
00:57:33une graine,
00:57:34vous n'avez pas
00:57:34une fleur immédiatement
00:57:35et le pommier ne va pas
00:57:36vous donner une pomme
00:57:37demain matin,
00:57:38mais vous aurez des pommes.
00:57:39C'est pareil.
00:57:41Donc,
00:57:42c'est simplement
00:57:43de ne pas se décourager
00:57:44et de ne pas se sentir
00:57:46obligé de répondre
00:57:47globalement
00:57:47à un problème global,
00:57:48mais de travailler
00:57:49justement
00:57:51de personne à personne
00:57:52au niveau humain
00:57:54et que c'est ça
00:57:55la meilleure façon
00:57:56d'avancer
00:57:56dans cette logique-là.
00:57:58Oui,
00:57:58donc d'accepter en fait
00:57:59que l'investissement
00:58:01qu'on fait aujourd'hui
00:58:02dans la création
00:58:02de relations
00:58:03avec des acteurs
00:58:05de l'écosystème
00:58:05donnera quelque chose
00:58:06peut-être plus tard.
00:58:08Et ça me permet
00:58:10de faire le point
00:58:10avec une remarque
00:58:11que nous propose Céline
00:58:13qui dit qu'elle a du mal
00:58:13à transposer
00:58:14cette idée de développement
00:58:15d'écosystème symbiotique
00:58:17avec le déploiement
00:58:17de politique publique
00:58:18qui souvent,
00:58:19toujours,
00:58:20ont des calendriers
00:58:21contraints
00:58:22et sont pensés
00:58:25à des échelles
00:58:26de déploiement
00:58:26qui sont larges,
00:58:27plutôt des échelles
00:58:28de masse.
00:58:29Bref,
00:58:30on a là,
00:58:30à la fois calendrier
00:58:31contraint
00:58:32et échelle de déploiement
00:58:33large,
00:58:33des éléments
00:58:34qui ont l'air
00:58:37d'être un peu
00:58:38en contre
00:58:39par rapport
00:58:39à ce que tu as présenté.
00:58:42ça,
00:58:43on le sait,
00:58:44effectivement.
00:58:44Ça,
00:58:44c'est sûr
00:58:45qu'il y a
00:58:46une façon
00:58:47de penser
00:58:48ce type d'action
00:58:49avec des cadres
00:58:50qui sont très contraints.
00:58:53Nous,
00:58:53ce que l'on voit,
00:58:54c'est qu'on ne peut
00:58:56avancer
00:58:56que lorsqu'on arrive
00:58:57à faire des jonctions,
00:58:58par exemple,
00:58:59en Guadeloupe,
00:59:00on arrive à faire
00:59:00des jonctions
00:59:01avec le parc national,
00:59:03avec le conseil.
00:59:05et tout ça
00:59:06prend beaucoup de temps.
00:59:07On a des webinaires,
00:59:09on a des séminaires
00:59:10qu'on doit s'extraire
00:59:12de ces logiques
00:59:12de temporalité
00:59:15qui sont imposées
00:59:16dans les appels d'oeuvres,
00:59:17dans les logiques de...
00:59:17Parce que ça,
00:59:18on ne peut pas s'inscrire
00:59:19exactement là-dessus.
00:59:21En revanche,
00:59:22on peut,
00:59:22en faisant comprendre
00:59:23ce qu'on veut faire,
00:59:25en ayant des programmes
00:59:27de développement économique,
00:59:29c'est-à-dire que nous,
00:59:30on ne dit pas
00:59:31qu'on va arriver
00:59:31et que la communication,
00:59:32tout va très bien se passer.
00:59:33On est en train de dire,
00:59:34par contre,
00:59:35qu'on va...
00:59:38Là, justement,
00:59:39on fait un MOOC
00:59:40avec l'Agence française
00:59:41de développement
00:59:42et le soutien du CNAM
00:59:44sur l'économie symbiotique
00:59:46dans la volonté
00:59:47d'acculturer
00:59:48le plus largement possible
00:59:50le public
00:59:50à cette nouvelle économie.
00:59:51Qu'ensuite,
00:59:52on va faire des SPOC.
00:59:54Là aussi,
00:59:54on a un projet de pilote
00:59:55en Guadeloupe
00:59:56avec l'Agence française
00:59:57de développement,
00:59:58notamment,
00:59:58et le parc national
00:59:59de Guadeloupe
01:00:01pour faire des SPOC
01:00:02pour pouvoir encourager
01:00:03l'émergence
01:00:04de nouveaux projets régénératifs
01:00:06et de les mettre en relation
01:00:08pour créer des synergies
01:00:09et fabriquer
01:00:12une économie locale
01:00:13et la dynamiser.
01:00:15Donc, nous,
01:00:16on a une réponse économique
01:00:17par rapport à ça.
01:00:18C'est-à-dire que
01:00:20ce que l'on voit,
01:00:21c'est que
01:00:21un euro dépensé
01:00:23sur le territoire
01:00:23va créer entre 3 et 5 euros.
01:00:25Isabelle a dû en parler déjà.
01:00:27Il y a des facteurs
01:00:28multiplicateurs
01:00:28très importants.
01:00:29Donc, on travaille d'abord
01:00:30sur les logiques
01:00:31de prospérité.
01:00:32Je veux dire,
01:00:32pour pouvoir se transformer,
01:00:33il faut déjà
01:00:34que le territoire aille bien.
01:00:36Et il faut que les gens
01:00:37puissent s'engager
01:00:38dans cette voie-là
01:00:39sans se sacrifier.
01:00:41Donc, c'est très important.
01:00:42Donc, effectivement,
01:00:43par rapport aux temporalités
01:00:44qui sont posées
01:00:45dans les cadres
01:00:46plus rigides,
01:00:48ils existent,
01:00:49mais ils sont dépassables aussi.
01:00:50C'est-à-dire qu'en même temps,
01:00:52on n'a pas le choix.
01:00:53Certaines fois,
01:00:53il faut les respecter.
01:00:55Mais on peut trouver
01:00:57des chemins de traverse
01:00:58qui permettent de,
01:01:00comme on fait en Guadeloupe,
01:01:01où on va trouver
01:01:02des chemins différents
01:01:03à travers un programme
01:01:04qui va être coopté
01:01:06par la région,
01:01:07par le parc,
01:01:08par des acteurs locaux.
01:01:09Et on va parvenir
01:01:10à mettre en place
01:01:11un programme
01:01:13qui permet
01:01:14de développer
01:01:14cette économie.
01:01:16Mais c'est sûr
01:01:16que la tâche
01:01:18n'est pas facile.
01:01:19Je ne vais pas
01:01:19vous dire le contraire.
01:01:21Et je comprends
01:01:22les difficultés
01:01:23des acteurs
01:01:25sur le terrain
01:01:26parce que c'est vrai
01:01:27que ce n'est pas simple.
01:01:30Mais c'est possible.
01:01:32Mais c'est possible.
01:01:33De toute façon,
01:01:33on n'a pas le choix
01:01:34de...
01:01:34Enfin, comment dire...
01:01:36J'espère que vous serez nombreux
01:01:38où vous ferez passer
01:01:40l'information
01:01:40sur le MOOC.
01:01:42De toute façon,
01:01:43on n'a pas trop le choix
01:01:44de penser différemment.
01:01:45En fait, là,
01:01:45ce que l'on voit,
01:01:47il faut le dire
01:01:48assez brutalement,
01:01:48c'est que la décarbonation,
01:01:49ça ne marche pas.
01:01:50En fait,
01:01:51ça ne fonctionne pas
01:01:52assez vite.
01:01:53On n'arrête pas
01:01:54de...
01:01:54On franchit
01:01:55toutes les limites planétaires.
01:01:57Ça ne fonctionne pas.
01:01:58En tout cas,
01:01:58ça ne fonctionne pas seul.
01:02:01Et en fait,
01:02:02le problème,
01:02:02c'est vraiment
01:02:03la question
01:02:03que posait Bruno Latour
01:02:04ou Atterrir.
01:02:05On veut bien laisser
01:02:06de côté
01:02:08cette façon de vivre,
01:02:09mais pour aller où ?
01:02:11Eh bien, nous,
01:02:11ce qu'on dit,
01:02:12c'est que pour aller
01:02:13habiter,
01:02:14devenir des habitants
01:02:15de la Terre
01:02:15et pas des habitants
01:02:16de la planète Mars.
01:02:17Donc,
01:02:17il faut créer une économie
01:02:19qui est adaptée
01:02:20à l'endroit où on vit,
01:02:21à la planète où on vit,
01:02:22au territoire où on vit.
01:02:23Et que ça...
01:02:25On revient beaucoup à ça.
01:02:26Donc,
01:02:27ça a l'air,
01:02:27effectivement,
01:02:28simple quand j'en parle.
01:02:29c'est très compliqué
01:02:30à mettre en oeuvre.
01:02:31Il y a un vrai changement
01:02:32de mentalité
01:02:33qui doit s'opérer.
01:02:35Il faut porter aussi
01:02:37une...
01:02:38Comment dire ?
01:02:39Une joie.
01:02:39Je sais que le moment
01:02:40n'est pas drôle.
01:02:41Franchement,
01:02:42le moment est dur
01:02:42en ce moment.
01:02:43On ouvre notre télé,
01:02:44on est vraiment accablés.
01:02:45C'est accablant.
01:02:47Mais il faut trouver
01:02:49une joie de faire
01:02:50parce qu'on la voit aussi.
01:02:52On voit aussi
01:02:53que quand on agit
01:02:54dans nos ateliers,
01:02:55dans nos façons
01:02:56de travailler
01:02:56sur le territoire,
01:02:57quand on vient parler
01:02:58des nouvelles voix,
01:02:59j'espère que notre MOOC
01:03:01aura cet effet-là
01:03:02parce qu'il porte
01:03:03cette vision très positive
01:03:06d'un avenir possible.
01:03:09Il faut qu'on lutte
01:03:11contre la désespérance
01:03:12parce que c'est aussi beaucoup
01:03:14ce qu'on voit à nos écrans.
01:03:16C'est-à-dire que...
01:03:17Et quand on voit
01:03:18la vie de tous les jours,
01:03:19quand on voit les relations
01:03:20qu'on a les uns
01:03:21avec les autres,
01:03:22c'est pas exactement
01:03:23la même représentation
01:03:24du monde
01:03:24que l'on peut avoir.
01:03:27Donc, voilà.
01:03:29rester très vivant
01:03:30avec beaucoup d'énergie
01:03:31et se dire que...
01:03:33OK, il faut faire
01:03:34un petit effort
01:03:34pour penser différemment
01:03:35mais qu'il y a
01:03:36une autre voie.
01:03:39Merci.
01:03:43Laure, je te laisse
01:03:44le mot de la fin
01:03:47et peut-être juste
01:03:49avant ça,
01:03:50je vous partage
01:03:51le...
01:03:55Je vous partage, pardon,
01:03:57les quelques questions
01:03:58pour que vous puissiez
01:03:59nous dire
01:04:00ce que vous avez pensé
01:04:01de l'épisode du jour.
01:04:03Merci beaucoup, Sam,
01:04:04pour cet épisode.
01:04:08Merci à vous.
01:04:09Oui, merci beaucoup, Sam.
01:04:11Merci à tous
01:04:12pour votre participation
01:04:13et merci d'avance
01:04:15de répondre effectivement
01:04:16aux petits questionnaires
01:04:17d'évaluation
01:04:18à propos de ce webinaire.
01:04:20On espère
01:04:20qu'il vous a plu.
01:04:21Moi, je vous partage
01:04:22à l'écran également
01:04:23les prochaines dates
01:04:25du prochain cycle
01:04:26des mois et des transitions,
01:04:27donc autour de la systémique,
01:04:29donc avec une déclination
01:04:30de trois webinaires,
01:04:32problèmes systémiques,
01:04:33approches systémiques
01:04:33et stratégies systémiques
01:04:36avec Cyril Tassar.
01:04:38Donc, je vous partagerai
01:04:39par la suite,
01:04:40par mail, du coup,
01:04:41le support de présentation,
01:04:43les replays
01:04:43et également le lien
01:04:45pour vous inscrire
01:04:46à ce nouveau cycle
01:04:46si ça vous intéresse
01:04:48et également,
01:04:49de nouveau,
01:04:50le questionnaire d'évaluation
01:04:52et je vous partagerai
01:04:54aussi un questionnaire
01:04:56qui porte sur l'ensemble
01:04:57du cycle.
01:04:58C'est vraiment important
01:04:59pour nous d'avoir
01:05:00les retours
01:05:00concernant ce questionnaire
01:05:02car il permet d'avoir
01:05:03davantage de retours
01:05:05sur finalement le fond
01:05:06et aussi la forme
01:05:08sur est-ce que vous êtes
01:05:10satisfaits
01:05:10des thématiques
01:05:12qui vous sont proposées,
01:05:13de la durée,
01:05:14du format, etc.
01:05:15Donc, merci d'avance
01:05:17pour vos retours
01:05:18et puis on se dit
01:05:20du coup,
01:05:20j'espère à très bientôt,
01:05:21c'est-à-dire le 4 mai
01:05:22si vous êtes intéressés
01:05:23par le prochain cycle
01:05:24et encore merci beaucoup Sam
01:05:26et merci encore à Sarah.
01:05:27Merci à vous,
01:05:28c'était un vrai plaisir.
01:05:29Merci à vous,
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