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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Vous êtes bien dans le 18-19, mon premier invité c'est Nicolas Gomart, il est directeur général de la
00:15MatMUD.
00:15Bonsoir Nicolas Gomart.
00:16Bonsoir.
00:16Merci d'être avec nous, beaucoup de questions à vous poser sur la mutuelle que vous dirigez,
00:22mutuelle rouennaise, il faut le préciser, et non pas nortez, c'est un pas assez important.
00:26Il y a une espèce de ségrégation sur les territoires français.
00:30Plus sérieusement, vous avez publié des résultats qui sont importants parce que vraiment ça change une dimension,
00:35vous nous direz comment, pourquoi.
00:37Beaucoup de questions à vous poser, notamment une question un peu géopolitique lorsqu'on voit que le détroit d'Hormuz
00:42est bloqué,
00:43il est bloqué par les américains, par les iraniens, par les américains,
00:46mais il est aussi bloqué par les assureurs et les armateurs qui ne veulent pas évidemment de prendre le risque
00:51de leur bateau.
00:52Quel est l'impact pour les assureurs, alors même si vous, vous êtes plutôt franco-français sur la santé, la
00:59retraite,
01:00l'habitation, etc. Mais quel est l'impact pour les assureurs de ce choc géopolitique de cette guerre ?
01:05L'impact, vous l'avez dit, nous ne sommes pas directement concernés.
01:09L'impact pour les assureurs qui assurent le transport maritime est évidemment tout à fait clair.
01:14Mais en ce qui nous concerne, nous, en tant que Matt Muth, l'impact est principalement sur les marchés financiers,
01:22c'est-à-dire nos investissements, nous avons à peu près 30 milliards d'euros d'investissement sur les marchés,
01:27et donc les répercussions de cette crise sur les marchés nous impactent directement,
01:32mais dans des proportions qui sont tout à fait gérables.
01:34Ça, c'est l'impact direct.
01:35Et quelles conséquences, qu'est-ce que vous en avez tiré comme changement stratégique depuis quelques semaines,
01:41depuis le début de cette guerre, le 28 février ?
01:43En réalité, sur la partie financière, nous avons une politique de diversification de nos actifs
01:48qui fait qu'on est capable de surmonter ce genre de crise.
01:51Et d'ailleurs, l'impact sur les marchés a été relativement modéré, en tout cas sur les marchés d'action.
01:56En revanche, ce qui nous intéresse peut-être plus, c'est l'impact de cette crise sur nos assurés eux
02:00-mêmes,
02:01c'est-à-dire sur les particuliers, sur les entrepreneurs.
02:04Et là, nous avons effectivement un regard tout à fait attentif sur les conséquences,
02:09notamment en matière de pouvoir d'achat, que ça peut avoir sur ces populations.
02:13Est-ce que vous sentez déjà, est-ce que vous sentez l'impact déjà auprès de vos assurés ?
02:18Pas tout à fait, pas tout à fait encore.
02:20Pas encore ?
02:21Pas tout à fait encore, mais nous sommes assez vigilants sur ce point
02:24pour justement être à l'écoute de tous les signaux qui pourraient aller dans ce sens.
02:28Oui. Alors, bon, déjà, il faut dire que les assureurs, en général,
02:31vous allez venir nous dire pour la matemute de combien ça a été,
02:34vous avez augmenté évidemment vos cotisations en 2025,
02:41j'imagine que ce sera la même chose en 2026.
02:43Ah bah, écoutez, c'est un peu tôt pour le dire aujourd'hui.
02:45Ah non, mais avec ce qui se passe ?
02:47Non, pas forcément, pas forcément, on verra en fonction des évolutions.
02:51Moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'en matière, dans tout cas, d'assurance santé,
02:56nos augmentations en 2026 étaient extrêmement faibles.
02:58Nous avons fait une augmentation de 2% sur notre population de contrats individuels
03:03et de 0%, c'est-à-dire pas d'augmentation tout-tout sur les populations de plus de 60 ans.
03:08Et Dieu sait que ce sont des populations qui, en général, consomment...
03:10Et sur l'habitation ?
03:12Alors, nous n'avons pas l'habitude de communiquer sur les tarifs moyens en habitation
03:16parce qu'il y a des situations extrêmement diverses entre les...
03:21Oui, enfin, c'est là où on en parlera.
03:22Et nous avons pratiqué une politique d'augmentation qui est tout à fait raisonnable
03:27par rapport aux évolutions, notamment l'évolution climatique.
03:30Oui, justement, c'est pour ça qu'on en reparlera tout à l'heure
03:32parce que pour vous, c'est vraiment l'évolution climatique,
03:34c'est vraiment le cauchemar des assureurs.
03:36Ça se chiffre en centaines de milliards au niveau, évidemment, de l'ensemble de votre profession.
03:41Alors, la matemule, juste en quelques chiffres pour 2025, 3,7 milliards.
03:463,7 milliards, et si on raisonne en année pleine,
03:48c'est-à-dire en prenant en compte la totalité de l'acquisition
03:50que nous avons faite l'année dernière, c'est 5 milliards.
03:535 milliards de primes, c'est 163 millions de résultats,
03:58c'est 7 000 salariés, c'est un 30 milliards d'euros d'actifs à peu près.
04:02Nous avons vraiment changé de dimension en 2025
04:04avec l'acquisition de la société, de la filiale d'assurance-vie du groupe HSBC
04:09qui est devenue Corège et qui nous fait vraiment changer de division,
04:13si on prend une métaphore sportive.
04:14Et c'est quoi ? Pourquoi cette acquisition-là ?
04:16On ne va pas revenir parce que, évidemment, c'était courant 2025.
04:19Mais quand même, ça vous a permis le changement de dimension ?
04:23Est-ce que c'est quelque chose que vous allez réitérer ?
04:27Alors, nous sommes désormais ce qu'on peut appeler un groupe complet d'assurance.
04:31C'est-à-dire que nous sommes présents sur l'ensemble des branches d'assurance
04:34les plus classiques, c'est-à-dire l'assurance de biens, auto-habitation,
04:38l'assurance santé et désormais maintenant l'assurance vie avec cette acquisition.
04:42Et grâce à cette acquisition, justement, nous avons pu avoir une diversification
04:46de nos activités qui permet de réduire la volatilité des résultats
04:49qui est induite par chacune des branches d'assurance.
04:52Donc, c'était la principale motivation stratégique de cette opération.
04:56Donc, désormais, nous allons consolider tout ça
04:58et nous sommes en mesure de faire face, encore mieux que par le passé,
05:02aux aléas de la conjoncture qui sont, comme vous le savez,
05:06assez importants actuellement.
05:07– Mais qu'est-ce qui vous différencie de la Massif, de la Matmut,
05:12enfin, oui, évidemment, et de la Maïf, ou d'autres mutuelles ?
05:16Vous voyez, parce que c'est vrai qu'il y a énormément de mutuelles.
05:18Donc, de temps en temps, on a envie de vous dire,
05:20vous ne voulez pas vous regrouper, ça serait plus simple.
05:22Faire comme AXA, once upon a time.
05:25– Écoutez, chaque maison a ses spécificités.
05:28Ce qui nous différencie, nous, c'est une vraie, très grande proximité
05:31avec nos sociétaires sur le territoire.
05:32Nous sommes parmi les trois mutuelles que vous avez citées,
05:35celles qui ont le réseau d'agences le plus fourni sur le territoire.
05:39Nous avons près de 500 agences sur le territoire
05:41et nous considérons que c'est un vrai atout
05:43parce que, précisément, dans un monde où le numérique, le digital
05:47et vraiment le maître mot a beaucoup d'égards,
05:50eh bien, c'est très important de garder cette proximité physique
05:52avec nos sociétaires, avec nos assurés au quotidien.
05:56Ça, c'est une différenciation forte
05:58qui fait que nous sommes perçus, justement,
06:01comme un assureur extrêmement proche des gens.
06:03– Et ça, c'est important, surtout aujourd'hui,
06:07où de plus en plus, ça se fait en digital.
06:11Donc, vous, vous avez une stratégie un peu inverse.
06:13– Alors, nous, évidemment, nous avons tout ce qu'il faut en matière de digital.
06:17C'est-à-dire que tout est possible en digital chez nous,
06:19mais nous avons aussi, nous maintenons cette capacité d'accès,
06:25de proximité pour nous assurer.
06:26Parce qu'il ne faut pas se leurrer.
06:28Les gens, ils ont toujours besoin, spécialement dans l'assurance,
06:31quand il leur arrive un sinistre, une mauvaise nouvelle, etc.,
06:35ils ont besoin de pouvoir parler à un être humain.
06:38Et c'est important de maintenir ça.
06:40Et d'ailleurs, beaucoup de nos sociétaires
06:43continuent à se rendre en agence
06:45pour justement être accompagnés
06:46dans la gestion de leurs sinistres
06:48comme de leurs contrats en général.
06:50– Et non, question de regroupement,
06:51non, pour l'instant, ce n'est pas du tout.
06:52Alors, du jour, de manière générale,
06:54vous ne vous visez pas spécialement,
06:56mais c'est vrai qu'on peut se poser la question.
06:58– Écoutez, chacun vit sa vie.
06:59Nous, on a comme mantra de rester souverain et indépendant
07:04parce qu'on pense qu'on peut le faire,
07:06qu'on a une carte à jouer justement par notre spécificité.
07:10Et de fait, avec l'acquisition qu'on a faite l'année dernière,
07:12on a tout à fait la taille qui nous permet de maintenir cette souveraineté.
07:15– C'était une très, très grosse acquisition
07:18au regard de votre taille, de la Matmut.
07:21Est-ce que c'est quelque chose que vous pouvez,
07:23encore une fois, je vous pose la question,
07:26réitérer, refaire ?
07:27– Écoutez, dans l'avenir, pas à court terme,
07:31l'important, c'est de consolider cette opération.
07:34Dans un horizon moyen terme, pourquoi pas ?
07:36Avec l'évolution, notre développement,
07:38on a une croissance qui nous permet, justement,
07:41grâce à la qualité de notre croissance,
07:43de financer des acquisitions.
07:44– Donc là, officiellement, c'est 3,7 milliards,
07:46mais en fait, c'est 5 milliards, vous l'avez dit,
07:48parce qu'il faut intégrer, donc Corrige, maintenant.
07:50– Corrège.
07:51– Corrège, pardon, ça dépend où on met l'accent.
07:53Mais est-ce que vous visez quoi, 5 ?
07:57C'est quoi, c'est 7, votre première étape ?
07:59– Alors, pour l'instant, c'est 5.
08:01Et ensuite, à un horizon 3-4 ans,
08:05ça va être 6 milliards de développement, oui.
08:08– Toute la partie épargne, vous parliez de l'assurance-vie,
08:11parce que ça, c'est très important.
08:13On voit bien que c'est totalement plébiscité par les Français,
08:17et ça le sera de plus en plus,
08:18parce que c'est une manière de préparer sa retraite.
08:20Est-ce que pour tous les assureurs, c'est devenu,
08:22il y a la santé, et puis il y a l'assurance-vie ?
08:25En fait, grosso modo, ça se résume presque à ça,
08:27parce que les autres secteurs, ça devient très compliqué.
08:29– Écoutez, il faut l'ensemble de la gamme
08:33pour accompagner au mieux les Français.
08:34Il faut pouvoir leur offrir des solutions de protection pour leurs biens
08:40et pour eux-mêmes, donc l'assurance de personnes et l'assurance de biens.
08:43– Ça, ça va coûter de plus en plus cher, vous êtes d'accord avec moi ?
08:46Pour nos biens, avec tous les aléas climatiques ?
08:48– Ça va coûter de plus en plus cher,
08:50dès lors qu'on ne prend pas un certain nombre de mesures
08:52qui sont nécessaires pour accompagner ce mouvement.
08:55Et en particulier, les mesures de prévention.
08:58Et ça, ces mesures-là…
08:59– Et ça ne dépend pas de vous ?
09:00– Ça ne dépend pas seulement de nous, c'est vrai.
09:04Ça dépend des pouvoirs publics, ça dépend des collectivités locales,
09:07mais ça dépend aussi des assureurs.
09:09Les assureurs ont pris de nombreuses initiatives en la matière.
09:12Si je prends l'exemple de la Metmute,
09:14on a mis en place un système d'alerte météo
09:16pour nous assurer au niveau de la commune,
09:18pas au niveau des départements,
09:19puisque ça, ça existe déjà chez Météo France.
09:21Et avec ce système de prévision,
09:24à 6, 7 heures, 12 heures avant l'événement,
09:27on a réduit de 15% le coût des événements climatiques
09:31arrivant sur ces zones.
09:33Donc il y a un vrai effet de la prévention.
09:35C'est très intéressant.
09:37D'autres initiatives en matière de réparation.
09:39Une fois que le sinistre a eu lieu,
09:41l'idée, c'est de réparer de façon plus durable,
09:43plus résiliente à l'avenir.
09:45Et là, les assureurs travaillent à ces solutions-là.
09:47– Et ça, ça veut dire quoi concrètement ?
09:48Ça se traduit comment pour les assurer ?
09:50Parce qu'on est tous assurés quelque part,
09:52on connaît un peu la difficulté,
09:54souvent lorsqu'on a eu une catastrophe,
09:58de se faire rembourser rapidement.
10:00– Alors, le remboursement se fait le plus rapidement possible,
10:02et Dieu sait que les assureurs sont vigilants sur ce point-là,
10:06et en plus, les pouvoirs publics nous poussent à le faire,
10:08de toute façon.
10:08Mais au-delà de ça, dans les réparations résilientes,
10:12vous avez des systèmes tout bêtes.
10:13Relever les prises électriques,
10:15pour éviter qu'il y ait des dégâts électriques
10:16en cas de montée des eaux.
10:18Éviter de, quand il y a un problème de sinistre sécheresse,
10:22de retrait et gonflement des argiles,
10:24c'est-à-dire que les fondations s'éliminent,
10:25et bien mettre en place un certain nombre de dispositifs
10:28qui permettent de conserver l'humidité sous la maison.
10:32Utiliser ce qu'on appelle les bâtards d'eau
10:34pour limiter la montée des eaux à l'intérieur des habitations.
10:38Ce genre de choses, ce sont des éléments extrêmement concrets
10:41qui permettent justement de limiter l'impact
10:43des futurs événements sur les habitations.
10:45Si je vous pose la question,
10:47qu'est-ce qui vous inquiète le plus pour votre assuré,
10:50et donc pour la Matmut, Nicolas Gomaret,
10:53est-ce que c'est les aléas climatiques,
10:55la responsabilité civile,
10:56lorsqu'on voit quand même la violence qui devient quand même...
11:00Enfin, on voit tous les jours,
11:01on a des incidents très violents,
11:04que ce soit pour des jeunes, des vieux.
11:06Qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?
11:07Écoutez, la profession,
11:10et c'est le cas aussi chez nous,
11:12met au rang numéro un,
11:15dans un contexte géopolitique
11:17qui est celui que nous connaissons,
11:18le risque cyber.
11:19C'est-à-dire que c'est à...
11:23Sur cette situation-là,
11:25enfin sur ce cas-là,
11:26qu'il faut vraiment monopoliser,
11:29enfin pas monopoliser,
11:30mais en tout cas concentrer nos efforts
11:31pour limiter au maximum ce risque.
11:35Et comment faites-vous ?
11:36En mettant en place toute une série de dispositifs techniques,
11:41je ne vais pas rentrer dans le détail naturellement,
11:43qui limitent au maximum ce risque.
11:45D'ailleurs, la réglementation nous accompagne dans cette démarche,
11:49c'est très bien,
11:50parce que c'est nécessaire,
11:51et nous faisons tout ce qu'il faut
11:53pour justement faire en sorte que c'est...
11:56Comment peut-on s'assurer pour le risque cyber ?
11:59Quand on est une entreprise,
12:00quand on est un particulier,
12:02comment faites-vous,
12:03je dirais, vous, assureur,
12:05pour estimer le niveau de risque ?
12:08C'est très difficile.
12:09C'est extrêmement difficile,
12:10et donc la clé,
12:11elle est là encore dans la prévention.
12:13C'est-à-dire qu'avant même de proposer une indemnisation
12:17ou de définir une garantie,
12:19ce qui est très important,
12:20c'est ce qu'on appelle la visite pré-assurance,
12:22qui vise justement à vérifier que l'interlocuteur,
12:26soit le particulier,
12:27mais en général plutôt les entreprises,
12:28a mis en place un dispositif de prévention,
12:31c'est-à-dire qu'il a mis en place
12:32l'ensemble des pare-feu nécessaires
12:34pour limiter au maximum le risque cyber.
12:36Et à cette condition-là,
12:37effectivement,
12:38il peut être assuré.
12:39Oui.
12:40Je voudrais qu'on dise un mot,
12:42et ça, ça représente combien ?
12:44Enfin, aujourd'hui, ça représente combien ?
12:45Et à votre avis, ça va représenter combien
12:46dans les deux prochaines années
12:48ou les cinq prochaines années ?
12:49C'est difficile de vous répondre à cette question.
12:53Aujourd'hui, le marché de l'assurance cyber,
12:55il est encore extrêmement modeste
12:56au regard de ce que peuvent faire
12:58les autres marchés de l'assurance.
13:00Ce qu'on peut penser,
13:01c'est qu'il a un bon potentiel devant lui.
13:05Je ne saurais le chiffrer précisément à ce stade.
13:07Nicolas Gammar,
13:08on va parler de la santé avec Alan,
13:11qu'on connaît bien ici,
13:12qui vous challenge,
13:14qui vous chahute,
13:15qui vous bouscule en tous les cas,
13:16puisqu'il a raflé quelques contrats
13:18juteux dans les ministères.
13:20Mais juste avant,
13:21vous dépensez combien en publicité ?
13:24Parce qu'on voit la METMUT partout.
13:26Vous dépensez combien ?
13:28Le budget ?
13:29Le budget ?
13:30Et de combien ?
13:32Je ne vais pas vous répondre précisément
13:33à cette question.
13:34Vous êtes quand même là
13:35pour me répondre précisément,
13:36Nicolas Gammar.
13:36Il n'est pas pour répondre
13:37à cette question.
13:38Ce que je peux vous dire,
13:40c'est que le budget
13:44en communication de notre groupe
13:45est très sensiblement inférieur
13:48au budget de prestations
13:50que nous offrons à nos assurés.
13:52Très, très sensiblement.
13:53Oui, c'est normal,
13:54vous êtes un assuré,
13:54vous n'êtes pas une compagnie,
13:55vous n'êtes pas un publicitaire.
13:56Non, absolument.
13:57Donc, ça, non.
13:57Très sensiblement inférieur.
13:59Non, mais plus sérieusement,
14:00c'est combien à peu près ?
14:02C'est une vingtaine de millions d'euros.
14:03Oui.
14:04Parce que c'est vrai
14:05que vous avez des campagnes
14:06qui percutent.
14:06C'est important pour vous.
14:08Absolument.
14:10Allez-y, oui.
14:11Non, non, je vous en ferai.
14:13Sur Alan,
14:15qui a été,
14:16on l'a bien vu,
14:17sur la branche santé
14:18qui représente quand même 17%,
14:19c'est ça, à peu près,
14:20de vos primes.
14:22C'est quelque chose d'un point...
14:24En plus, vous avez beaucoup progressé.
14:26Et on a vu qu'Alan avait...
14:30Votre filière santé s'appelle MGFI.
14:32En fait, vous avez perdu
14:34l'appel d'offres
14:34du ministère des Finances.
14:35Donc, vous avez reçu
14:36le directeur général
14:37de la MGEN
14:38qui expliquait que...
14:40Bon, voilà,
14:40il y a eu des recours aussi.
14:41Je crois que vous avez fait
14:42des recours, non ?
14:43Contre ces...
14:45Oui.
14:45Oui, et vous en êtes où ?
14:47Vous les avez perdus ?
14:49C'est toujours en cours.
14:50C'est toujours à prendre du temps,
14:51vous savez, ces opérations.
14:53Et qu'est-ce qui se passe ?
14:53Qu'est-ce qui se passe
14:54pendant ce temps-là ?
14:55Juste un point, pardon.
14:56Vous avez des recours ?
14:57Est-ce que ça suspend ?
14:59Non, non, non.
15:00D'accord, OK.
15:00Non, non,
15:00c'est un train juridique important.
15:02Le contrat n'a pas été suspendu.
15:03Vous savez,
15:04aussi, c'était cet exemple-là.
15:06Tout va bien en assurance santé.
15:07C'est une activité
15:08qui a été multipliée
15:10par 3 en 10 ans,
15:11chez nous.
15:11Donc, elle s'est fortement développée.
15:15L'opérateur que vous citez,
15:16il a un modèle.
15:17Nous en avons un autre.
15:19Nous pensons que la concurrence
15:20est une bonne chose.
15:21Elle permet de stimuler les acteurs.
15:24Notre modèle,
15:25il est fondé non seulement
15:27comme le nom que vous citez
15:29sur le nom de RIT.
15:30Je vois, vous ne citez pas le nom.
15:32Donc, c'est pourquoi ça vous fait mal ?
15:34C'est pourquoi vous ne citez pas le nom ?
15:36Non, pas du tout.
15:38Non, pas pour cette raison-là,
15:40tout simplement.
15:40Et donc, notre modèle
15:44privilégie d'une part
15:46ce que fait ce concurrent,
15:48c'est-à-dire le numérique,
15:49mais également la proximité physique,
15:51la relation humaine,
15:53les 480 agences
15:54que je mettais en avant.
15:56Notre capacité aussi,
15:57l'ensemble de nos collaborateurs
15:59sont présents
15:59sur le territoire national.
16:01Et donc,
16:02tous ces éléments-là...
16:03Pardonnez-moi,
16:03ça, c'était la partie santé.
16:05Je sais que ça marche bien chez vous.
16:06Les chiffres sont là pour le prouver.
16:07Mais là, c'était à Bercy.
16:08Ça a été aussi à l'Assemblée nationale,
16:10même si ce n'était pas pour vous,
16:11mais c'était une autre mutuelle.
16:13Alors, certains disent
16:14qu'il y avait un peu
16:14une sorte de fossilisation
16:16et qu'avec l'intelligence artificielle,
16:18il a un peu réveillé,
16:22secoué un peu le cocotier.
16:24Je ne le pense pas.
16:25notre capacité à faire des outils numériques,
16:29à utiliser le digital,
16:30elle est très importante en complément.
16:33Le choix a été ce qu'il a été.
16:34Je ne reviendrai pas sur cette décision
16:36en tout état de cause.
16:38Vous avez compris pourquoi ?
16:40Ça a été un séisme quand même
16:42qu'une start-up,
16:43enfin maintenant,
16:43ce n'est plus une start-up,
16:44mais arrive à décrocher
16:48des contrats santé à Bercy
16:50ou encore à l'Assemblée nationale ?
16:52Je crois fermement
16:53que le modèle que nous proposons
16:55est un modèle qui correspond
16:58aux attentes des assurés.
17:00La décision a été différente.
17:02Ce que je peux noter,
17:02c'est que l'ensemble des populations
17:04retraitées du ministère
17:06sont restées avec l'opérateur historique,
17:09c'est-à-dire l'opérateur Matmut.
17:11C'est-à-dire qu'ils n'ont pas fait
17:13le même choix
17:14que le donneur d'ordre
17:16de réponse à l'appel d'offres.
17:18Et vous expliquez ça comment ?
17:19Vous avez une explication ?
17:20Précisément parce que je pense
17:22que les gens sont attachés
17:23au modèle que nous défendons.
17:26Et que moi, Bercy,
17:27il y a peut-être eu des raisons politiques,
17:28mais ça, c'est un autre débat.
17:31Nicolas Gomart,
17:31est-ce que juste un autre,
17:33parce qu'on voit bien
17:33qu'on est dans votre métier,
17:36il évolue très très vite
17:38parce que la société évolue.
17:40Les voitures autonomes,
17:42est-ce que vous êtes déjà,
17:44j'imagine que vous avez déjà regardé,
17:45vous n'avez pas enregistré sur le dossier,
17:47pour vous, ça va être un peu un cauchemar ?
17:50Ça va être quoi ?
17:51Non, pas du tout.
17:51Alors, c'est amusant ce sujet-là.
17:53C'est où est la responsabilité ?
17:54Ah, c'est une bonne question.
17:56La responsabilité,
17:57le sujet des voitures autonomes
17:59était très à la mode
18:00il y a une dizaine d'années.
18:01Oui.
18:01Et puis, il est tombé un peu dans l'oubli
18:03et là, il revient.
18:04Il revient, absolument.
18:05D'où ma question.
18:07Absolument, c'est une très bonne question.
18:09La responsabilité,
18:09elle est soit
18:10chez le constructeur automobile,
18:13soit
18:14autour du logiciel lui-même
18:15qui fait fonctionner la voiture,
18:18soit
18:18autour du conducteur,
18:19s'il a décidé ou pas
18:21d'actionner le logiciel.
18:22Et cet élément-là,
18:23pour l'instant,
18:24n'est pas encore précisément défini.
18:26Et c'est tout un sujet
18:28sur lequel les assureurs
18:29se penchent aujourd'hui.
18:30Mais pour l'instant,
18:31nous n'avons pas,
18:32sur nos routes,
18:32de voitures intégralement autonomes.
18:34Il faut savoir que la réglementation,
18:36de toute façon,
18:37garantit à nous assurer
18:38qu'ils seront couverts.
18:39La question, c'est plutôt de savoir
18:40entre assureurs derrière
18:43a acquis auprès de qui
18:44exercer les recours.
18:45Mais ça, ce n'est pas tranché.
18:45C'est important ce que vous dites.
18:46Ça, ce n'est pas encore tranché.
18:48Pas encore.
18:48Ça sera quand, à votre avis ?
18:50Ça ne dépend pas que de vous.
18:52On est bien d'accord.
18:52Vous savez, pour l'instant,
18:53le calandrier n'est pas fixé,
18:54mais c'est des choses
18:55qui arriveront
18:56quand il le faudra.
18:57Oui.
18:58Toute dernière question.
18:59Vous avez vu, j'imagine,
19:00la tribune de votre confrère
19:02de la Maïf,
19:04Pascal Demurgé,
19:05qui fait toute une tribune.
19:07Il était même ce matin
19:08chez nos confrères
19:09de France Inter,
19:10en disant pas de rapprochement
19:11avec le Rassemblement National.
19:13Vous savez qu'il y a eu
19:13un déjeuner entrepris
19:15dans le cadre d'entreprises
19:16et cités
19:16à quelques très grands patrons
19:18avec Marine Le Pen
19:20et Jordan Bardella.
19:22Il a dit
19:22pour les patrons,
19:23le rapprochement
19:24avec le Rassemblement National
19:25est une erreur tactique
19:27autant qu'une illusion politique.
19:29Est-ce que vous partagez
19:30ce sentiment
19:31ou pas, Nicolas Gomart ?
19:33Ça n'est pas mon sujet.
19:34Mon sujet,
19:35aujourd'hui,
19:36en tant que patron
19:36de la METMUT,
19:37c'est de faire en sorte
19:38que les assurés
19:40de la METMUT
19:40soient le mieux accompagnés
19:42possible,
19:42le mieux.
19:43Non, non, mais c'est important
19:44parce que face
19:46aux préoccupations
19:47des Français aujourd'hui,
19:48aux incertitudes
19:49qu'ils connaissent,
19:49que ce soit en matière
19:50de sécurité,
19:52en matière de climatique,
19:53en matière d'accès aux soins,
19:55en matière de pouvoir d'achat,
19:57notre rôle,
19:57c'est précisément
19:58de les accompagner au mieux
19:59sur ces différents sujets.
20:00Donc, Pascal Demurgé
20:01se mêle de ce qu'il ne le regarde pas.
20:03Encore une fois,
20:04ça n'est pas mon sujet,
20:05à moi.
20:06D'accord, au moins,
20:07ça le mérite d'être clair.
20:08Merci beaucoup, Nicolas Gavard,
20:10d'avoir été avec nous,
20:10donc, directeur général
20:12de la METMUT.
20:13Dans un instant,
20:14c'est Fahimé Ponsonnai,
20:16Mac Tabi,
20:17qui est ingénieur.
20:18On parlera évidemment
20:19du choc économique,
20:21peut-être,
20:21de ce blocage
20:22du Détroit-Dormus
20:23par les Américains,
20:24qui a l'impact
20:25sur l'économie américaine.
20:26A tout de suite.
20:29Le 18-19
20:31d'Edwish Chevrillon
20:32sur BFM Business.
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