- il y a 2 jours
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et La Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13De nombreux invités dans ce 18-19.
00:15Tout d'abord, Nicolas Gomart, c'est le patron de la Matmut.
00:18On va parler des assureurs, l'impact géopolitique.
00:21Et puis la Matmut qui change de dimension.
00:23On parlera aussi du rififi dans les mutuelles de santé
00:25avec Alain qui sème un tout petit peu la zizanie.
00:29Et puis ensuite, je recevrai Faïmé Maktabi-Ponsonay.
00:33Elle est ingénieure, elle est spécialisée notamment dans le choc pétrolier.
00:37Elle nous dira justement quel est l'impact de ce blocage d'étroits d'Hormuz par les Américains,
00:42quel impact sur l'économie iranienne.
00:45Et puis ensuite, c'est Sébastien Soriano qui sera avec nous.
00:47Il est directeur général de l'IGN, l'Institut National de l'Information Géographique et Forestière.
00:53Il lance un jumeau numérique qui permet de voir ce qui se passe sur les territoires,
00:58sur nos territoires.
00:59Ça sera tout à l'heure.
01:00Mais pour l'instant, place au journal de Stéphanie Collot.
01:06Il est pile 18h.
01:08Bonsoir Stéphanie.
01:09Bonsoir Edwige.
01:09Et on vient d'avoir les chiffres d'affaires de LVMH pour le premier trimestre.
01:12C'est une semaine de luxe.
01:13Il y aura tous les résultats, notamment les ventes pour le premier trimestre.
01:17Oui, c'est effectivement dans le reste de la semaine.
01:19Mais pour l'instant, LVMH publie des ventes en hausse de 1% à taux de change et périmètre comparable.
01:25Moins 6% en données publiées à un peu plus de 19 milliards d'euros.
01:28Finalisé notamment par la guerre au Moyen-Orient, c'est inférieur aux prévisions.
01:32Antoine Larigauderie, le groupe, dit que le conflit lui coûte environ un point de croissance sur le trimestre.
01:37Oui, ça se ressent.
01:38Effectivement, le groupe signe des performances un petit peu moins bonnes qu'attendues.
01:4119 milliards d'euros de chiffre d'affaires, on attendait 19 milliards et demi à peu près.
01:46Du côté de la mode et maroquinerie, c'est en dessous des attentes.
01:51On est à 9,2 milliards d'euros contre 9,5 attendus.
01:54Là où ça tape juste et même un petit peu au-dessus des attentes, c'est pour les vins et
01:58spiritueux et pour la montre et la joaillerie.
02:00Là, pour le coup, ça va bien.
02:02Et pour la suite, LVMH note quand même que la demande américaine se maintient malgré le conflit au Moyen-Orient,
02:09les impacts de change, etc.
02:10Et puis que la Chine a encore progressé, que les échanges commerciaux pendant le nouvel an chinois d'ailleurs ont
02:17été satisfaisants.
02:18Du coup, il y a quelques points positifs pour les perspectives et sans doute pour la rentabilité quand on aura
02:25les résultats complets.
02:26Mais là, pour ce qui est du chiffre d'affaires, on tape un petit peu en dessous des attentes de
02:29marché.
02:30Merci Antoine.
02:31L'ancien patron de Lafarge va dormir en prison ce soir.
02:35Bruno Laffont est condamné à 6 ans de prison avec incarcération immédiate par le tribunal correctionnel de Paris.
02:42L'ex-PDG du cimentier est reconnu coupable de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.
02:48Le groupe ainsi que 7 ex-responsables sont également condamnés.
02:51Bruno Laffont et deux hauts dirigeants font appel de cette décision.
02:55Non, SFR condamné à 10 millions d'euros d'amende, dont 5 avec sursis pour pratiques commerciales trompeuses.
03:00Ça concerne sa marque Red by SFR.
03:02C'est l'UFC Que Choisir qui avait saisi la justice en 2021.
03:06Donald Trump a mis sa menace à exécution.
03:09Le détroit d'Hormuz est désormais sous blocus américain.
03:12Il prévoit de bloquer tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens.
03:15C'est la réponse américaine à l'échec des négociations avec l'Iran.
03:18Téhéran dénonce un acte illégal qui relève de la piraterie et menace de représailles ses voisins du Golfe.
03:25De son côté, la Chine appelle à une navigation sans entrave.
03:28Pendant ce temps, la France et le Royaume-Uni travaillent à une mission navale internationale pour sécuriser le passage.
03:33Le pétrole, Brent comme WTI, repasse au-dessus des 100 dollars le baril.
03:38Et puis en Italie, le patron de l'énergéticien Eni veut continuer à importer du gaz russe pour faire face
03:44aux difficultés d'approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient.
03:48Il est juge nécessaire de suspendre l'interdiction de ses importations en Europe à compter de 2027.
03:54Elle avait été votée par le Parlement européen il y a quelques mois.
03:57On est à 18h03 sur BFM Business, les marchés.
04:01Les marchés avec Antoine Larigauderie et le CAC termine en baisse ce soir.
04:05Oui, alors légère baisse, une réaction modérée des marchés après toute l'agitation géopolitique de ces dernières heures et du
04:11week-end.
04:11Moins 0,29%, on termine à 8 235 points.
04:14La leçon de tout ça, c'est que globalement les marchés ne veulent pas lâcher les gains qu'ils ont
04:18engrangés depuis l'annonce du cessez-le-feu.
04:20Et ça, c'est peut-être le plus important.
04:23Moins 0,36% pour l'Eurostock 50, moins 0,26% pour le DAX à Francfort.
04:26A noter un indice dans le vert, c'est l'Euronext Tech Leaders.
04:29Les technos ont bien, bien grimpé aujourd'hui.
04:32Plus 0,11%.
04:33Et d'ailleurs, ça sent sur le CAC 40.
04:36On est revenu sur les valeurs du logiciel qui ont été un petit peu massacrées la semaine dernière du fait
04:40de nouvelles disruptions en chaîne dans le monde de l'IA.
04:43Dassault Système a gagné 4,3% à 17,54.
04:46Capgemini, plus de 14 à 102,45 euros.
04:49Bonne performance du secteur de la défense aussi.
04:51Thales a gagné 2,5% à 265,60 euros.
04:55Mais la plus forte hausse du SBF 120, elle est pour Viridien dans le domaine parapétrolier, qui gagne 6,4%,
05:01131,40 euros.
05:02À la baisse, Stellantis, moins 2,77 à 6,70 euros.
05:06L'auto, qui n'était pas très bien orientée de manière générale, c'est OP Mobility, qui signe la plus
05:10forte baisse du SBF 120, moins 4,15 à 15,70.
05:14A noter que ça se tend sur les taux d'intérêt et singulièrement sur les dettes européennes.
05:193,75 pour la dette française, 3,09 pour la dette allemande.
05:23Alors que globalement, ça reste à peu près stable sur la dette américaine, à 4,34%.
05:28Le CAC donc moins 0,29%, 8,235.
05:31Merci, merci Antoine, merci beaucoup.
05:34Stéphanie, on vous retrouve à 19h, 19h30 pour votre journal de l'écho dans un instant.
05:38Donc c'est Nicolas Gomart, le directeur général de la Matmut, qui est notre invité.
05:42BFM Business et la Tribune présente...
05:47Le 18-19 d'Edwish Chevrillon.
05:52Vous êtes bien dans le 18-19.
05:54Mon premier invité, c'est Nicolas Gomart, il est directeur général de la Matmut.
05:57Bonsoir Nicolas Gomart.
05:59Merci d'être avec nous.
06:01Beaucoup de questions à vous poser sur la mutuelle que vous dirigez.
06:05Mutuelle rouennaise, il faut le préciser, et non pas nortez.
06:07C'est important.
06:09Il y a une espèce de ségrégation sur les territoires français.
06:12Plus sérieusement, vous avez publié des résultats qui sont importants,
06:15parce que vraiment ça vous change de dimension.
06:17Vous nous direz comment, pourquoi.
06:19Beaucoup de questions à vous poser, notamment une question un peu géopolitique,
06:22lorsqu'on voit que le détroit d'Hormuz est bloqué.
06:25Il est bloqué par les Américains, par les Iraniens, par les Américains,
06:28mais il est aussi bloqué par les assureurs et les armateurs,
06:32qui ne veulent pas évidemment de prendre le risque de leurs bateaux.
06:35Quel est l'impact pour les assureurs, alors même si vous, vous êtes plutôt franco-français,
06:40sur la santé, la retraite, l'habitation, etc.
06:43Mais quel est l'impact pour les assureurs de ce choc géopolitique, de cette guerre ?
06:48L'impact, et vous l'avez dit, nous ne sommes pas directement concernés.
06:51L'impact pour les assureurs qui assurent le transport maritime est évidemment tout à fait clair.
06:57Mais en ce qui nous concerne, nous, en tant que Matt Mutz,
07:00l'impact est principalement sur les marchés financiers.
07:05C'est-à-dire nos investissements, nous avons à peu près 30 milliards d'euros d'investissement sur les marchés,
07:10et donc les répercussions de cette crise sur les marchés nous impactent directement,
07:14mais dans des proportions qui sont tout à fait gérables.
07:17Ça, c'est l'impact direct.
07:18Et quelles conséquences, qu'est-ce que vous en avez tiré comme changement stratégique
07:23depuis quelques semaines, depuis le début de cette guerre, le 28 février ?
07:25En réalité, sur la partie financière, nous avons une politique de diversification de nos actifs
07:31qui fait qu'on est capable de surmonter ce genre de crise.
07:33Et d'ailleurs, l'impact sur les marchés a été relativement modéré, en tout cas sur les marchés d'action.
07:38En revanche, ce qui nous intéresse peut-être plus, c'est l'impact de cette crise sur nos assurés eux
07:43-mêmes,
07:43c'est-à-dire sur les particuliers, sur les entrepreneurs.
07:47Et là, nous avons effectivement un regard tout à fait attentif sur les conséquences,
07:51notamment en matière de pouvoir d'achat que ça peut avoir sur ces populations.
07:55Est-ce que vous sentez déjà l'impact auprès de vos assurés ?
08:01Pas tout à fait encore.
08:02Ou pas encore ?
08:03Pas tout à fait encore, mais nous sommes assez vigilants sur ce point pour justement être à l'écoute
08:08de tous les signaux qui pourraient aller dans ce sens.
08:10Oui. Alors, déjà, il faut dire que les assureurs, en général, vous allez venir nous dire
08:14que pour la matmute de combien ça a été, vous avez augmenté évidemment vos cotisations en 2025.
08:23j'imagine que ce sera la même chose en 2026.
08:26Ah bah, écoutez, c'est un peu tôt pour le dire aujourd'hui.
08:28Ah non, mais avec ce qui se passe ?
08:29Non, pas forcément. Pas forcément. On verra en fonction des évolutions.
08:34Moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'en matière d'assurance santé,
08:38nos augmentations en 2026 étaient extrêmement faibles.
08:41Nous avons fait une augmentation de 2% sur notre population de contrats individuels
08:46et de 0%, c'est-à-dire pas d'augmentation de tout, sur les populations de plus de 60 ans.
08:50Et Dieu sait que ce sont des populations qui, en général, concernent les plus de 60 ans.
08:53Et sur l'habitation ?
08:54Alors, nous n'avons pas l'habitude de communiquer sur les tarifs moyens en habitation
08:58parce qu'il y a des situations extrêmement diverses entre les...
09:03Oui, enfin, c'est là où on en parlera.
09:05Et nous avons pratiqué une politique d'augmentation qui était tout à fait raisonnable
09:09par rapport aux évolutions, notamment l'évolution climatique.
09:12Oui, justement, c'est pour ça qu'on en reparlera tout à l'heure
09:14parce que pour vous, c'est vraiment l'évolution climatique, c'est vraiment le cauchemar des assureurs.
09:18C'est à ce chiffre en centaines de milliards au niveau, évidemment, de l'ensemble de votre profession.
09:24Alors, la mat' met juste en quelques chiffres pour 2025.
09:273,7 milliards, tout c'est bien fait.
09:293,7 milliards, et si on raisonne en année pleine, c'est-à-dire en prenant en compte
09:32la totalité de l'acquisition que nous avons faite l'année dernière,
09:34c'est 5 milliards.
09:355 milliards de primes, c'est 163 millions de résultats, c'est 7 000 salariés,
09:42c'est 30 milliards d'euros d'actifs à peu près.
09:44Nous avons vraiment changé de dimension en 2025 avec l'acquisition de la société,
09:49de la filiale d'assurance vie du groupe HSBC qui est devenue Corège
09:52et qui nous fait vraiment changer de division, si on prend une métaphore sportive.
09:57Et pourquoi cette acquisition-là ?
09:59On ne peut pas revenir parce que, évidemment, c'était courant 2025,
10:02mais quand même, ça vous a permis le changement de dimension.
10:05Est-ce que c'est quelque chose que vous allez réitérer ?
10:11Nous sommes désormais ce qu'on peut appeler un groupe complet d'assurance,
10:13c'est-à-dire que nous sommes présents sur l'ensemble des branches d'assurance
10:16les plus classiques, c'est-à-dire l'assurance de biens, auto, habitation,
10:20l'assurance santé et désormais maintenant l'assurance vie avec cette acquisition.
10:24Et grâce à cette acquisition, justement, nous avons pu avoir une diversification
10:28de nos activités qui permet de réduire la volatilité des résultats
10:32qui est induite par chacune des branches de l'assurance.
10:35Donc c'était la principale motivation stratégique de cette opération.
10:38Donc désormais, nous allons consolider tout ça et nous sommes en mesure
10:42de faire face, encore mieux que par le passé, aux aléas de la conjoncture
10:47qui sont, comme vous le savez, assez importants actuellement.
10:49Mais qu'est-ce qui vous différencie de la Massif, de la Matmut,
10:56et de la Maïf, ou d'autres mutuelles ?
10:59Parce que c'est vrai qu'il y a énormément de mutuelles.
11:01Donc de temps en temps, on a envie de vous dire,
11:02vous ne voulez pas vous regrouper, ça serait plus simple.
11:05Faire comme AXA, once upon a time.
11:07Écoutez, chaque maison a ses spécificités.
11:10Ce qui nous différencie de nous, c'est une vraie,
11:12très grande proximité avec nos sociétaires sur le territoire.
11:15Nous sommes parmi les trois mutuelles que vous avez citées,
11:18celle qui a le réseau d'agences le plus fourni sur le territoire.
11:21Nous avons près de 500 agences sur le territoire
11:23et nous considérons que c'est un vrai atout,
11:26parce que précisément, dans un monde où le numérique,
11:28le digital est vraiment le maître mot à beaucoup d'égards,
11:32et bien c'est très important de garder cette proximité physique
11:35avec nos sociétaires, avec nos assurés au quotidien.
11:38Ça, c'est une différenciation forte qui fait que nous sommes perçus
11:43justement comme un assureur extrêmement proche des gens.
11:46Et ça, c'est important, surtout aujourd'hui,
11:49où de plus en plus, ça se fait en digital.
11:53Donc vous, vous avez une stratégie un peu inverse.
11:56Alors nous, évidemment, nous avons tout ce qu'il faut en matière de digital.
11:59C'est-à-dire que tout est possible en digital chez nous,
12:01mais nous avons aussi, nous maintenons cette capacité d'accès,
12:07de proximité pour nous assurer.
12:09Parce qu'il ne faut pas se leurrer,
12:10les gens, ils ont toujours besoin, spécialement dans l'assurance,
12:13quand il leur arrive un sinistre, une mauvaise nouvelle, etc.,
12:17ils ont besoin de pouvoir parler à un être humain.
12:20Et c'est important de maintenir ça.
12:23Et d'ailleurs, beaucoup de nos sociétaires
12:26continuent à se rendre en agence
12:27pour justement être accompagnés dans la gestion de leurs sinistres
12:30comme de leurs contrats en général.
12:32Et non, question de regroupement, non, pour l'instant, ce n'est pas du tout.
12:35Alors du jour, de manière générale,
12:36je ne vous visais pas spécialement,
12:38mais c'est vrai qu'on peut se poser la question.
12:41Écoutez, chacun vit sa vie.
12:42Nous, on a comme mantra de rester souverain et indépendant,
12:47parce qu'on pense qu'on peut le faire,
12:49qu'on a une carte à jouer, justement, par notre spécificité.
12:52Et de fait, avec l'acquisition qu'on a faite l'année dernière,
12:55on a tout à fait la taille qui nous permet de maintenir cette souveraineté.
12:57C'était une très, très grosse acquisition
13:01au regard de votre taille, de la Matmut.
13:04Est-ce que c'est quelque chose que vous pouvez,
13:05encore une fois, je vous pose la question,
13:09réitérer, refaire ?
13:10Écoutez, dans l'avenir, pas à court terme,
13:14l'important, c'est de consolider cette opération.
13:16On a un horizon moyen terme, pourquoi pas ?
13:19Avec l'évolution, notre développement,
13:21on a une croissance qui nous permet, justement,
13:23grâce à la qualité de notre croissance,
13:25de financer des acquisitions.
13:26Donc là, officiellement, c'est 3,7 milliards,
13:29mais en fait, c'est 5 milliards, vous l'avez dit,
13:30parce qu'il faut intégrer, donc Corrige, maintenant.
13:33Corrège.
13:33Corrège, pardon, ça dépend où on met l'accent.
13:36Mais est-ce que vous visez quoi, 5 ?
13:39C'est quoi, c'est 7, votre première étape ?
13:42Alors, pour l'instant, c'est 5.
13:43Et ensuite, à un horizon 3, 4 ans,
13:47ça va être 6, 6 milliards de développement, oui.
13:51Toute la partie épargne, vous parliez de l'assurance-vie,
13:54parce que ça, c'est très important.
13:55On voit bien que c'est totalement plébiscité par les Français,
13:59et ça le sera de plus en plus,
14:00parce que c'est une manière de préparer sa retraite.
14:03Est-ce que pour tous les assureurs, c'est devenu,
14:04il y a la santé, et puis il y a l'assurance-vie ?
14:07En fait, grosso modo, ça se résume presque à ça,
14:09parce que les autres secteurs, ça devient très compliqué.
14:12Écoutez, il faut l'ensemble de la gamme
14:15pour accompagner au mieux les Français.
14:17Il faut pouvoir leur offrir des solutions de protection
14:21pour leurs biens et pour eux-mêmes.
14:23Donc, l'assurance de personnes et l'assurance de biens.
14:26Ça, ça va coûter de plus en plus cher, vous êtes d'accord avec moi ?
14:28Pour nos biens, avec tous les aléas climatiques ?
14:31Ça va coûter de plus en plus cher,
14:32dès lors qu'on ne prend pas un certain nombre de mesures
14:35qui sont nécessaires pour accompagner ce mouvement.
14:37Et en particulier, les mesures de prévention.
14:40Et ça, ces mesures-là...
14:42Et ça ne dépend pas de vous ?
14:43Ça ne dépend pas seulement de nous, c'est vrai.
14:46Ça dépend des pouvoirs publics, ça dépend des collectivités locales,
14:50mais ça dépend aussi des assureurs.
14:51Les assureurs ont pris de nombreuses initiatives en la matière.
14:55Si je prends l'exemple de la METMUT,
14:56on a mis en place un système d'alerte météo
14:58pour nous assurer au niveau de la commune,
15:00pas au niveau des départements,
15:01puisque ça, ça existe déjà chez Météo France.
15:04Et avec ce système de prévision,
15:07à 6, 7 heures, 12 heures avant l'événement,
15:10on a réduit de 15% le coût des événements climatiques
15:14arrivant sur ces zones.
15:16Donc il y a un vrai effet de la prévention.
15:18C'est très intéressant.
15:19D'autres initiatives en matière de réparation.
15:22Une fois que le sinistre a eu lieu,
15:23l'idée, c'est de réparer de façon plus durable,
15:25plus résiliente à l'avenir.
15:27Et là, les assureurs travaillent à ces solutions-là.
15:29Et ça, ça veut dire quoi concrètement ?
15:31Ça se traduit comment pour les assurés ?
15:32Parce qu'on est tous assurés quelque part.
15:35On connaît un peu la difficulté,
15:37souvent lorsqu'on a eu une catastrophe,
15:40de se faire rembourser rapidement.
15:42Alors, le remboursement se fait le plus rapidement possible.
15:45Et Dieu sait que les assureurs sont vigilants sur ce point-là.
15:48Et en plus, les pouvoirs publics nous poussent à le faire de toute façon.
15:51Mais au-delà de ça, dans les réparations résilientes,
15:54vous avez des systèmes tout bêtes.
15:56Relever les prises électriques,
15:57pour éviter qu'il y ait des dégâts électriques en cas de montée des eaux.
16:01Éviter de...
16:02Quand il y a un problème de sinistre sécheresse,
16:05de retrait et gonflement des argiles,
16:06c'est-à-dire que les fondations...
16:07Eh bien, mettre en place un certain nombre de dispositifs
16:11qui permettent de conserver l'humidité sous la maison.
16:15Utiliser ce qu'on appelle des bâtards d'eau
16:16pour limiter la montée des eaux à l'intérieur des habitations.
16:21Ce genre de choses, ce sont des éléments extrêmement concrets
16:23qui permettent justement de limiter l'impact des futurs événements sur les habitations.
16:27Si je vous pose la question,
16:29qu'est-ce qui vous inquiète le plus pour votre assuré,
16:33et donc pour la matmute, Nicolas Gomare,
16:35est-ce que c'est les aléas climatiques,
16:38la responsabilité civile,
16:39lorsqu'on voit quand même la violence qui devient quand même...
16:42Enfin, on voit tous les jours,
16:43on a des incidents très violents,
16:46que ce soit pour des jeunes, des vieux.
16:48Qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?
16:50Écoutez,
16:51la profession, et c'est le cas aussi chez nous,
16:54mais au rang numéro 1,
16:57dans un contexte géopolitique qui est celui que nous connaissons,
17:00le risque cyber.
17:02C'est-à-dire que c'est à...
17:05Sur cette situation-là, enfin sur ce cas-là,
17:08qu'il faut vraiment monopoliser,
17:11enfin pas monopoliser,
17:12mais en tout cas concentrer nos efforts
17:14pour limiter au maximum ce risque.
17:17Et comment faites-vous ?
17:19En mettant en place toute une série de dispositifs techniques,
17:23je ne vais pas rentrer dans le détail naturellement,
17:25qui limitent au maximum ce risque.
17:28D'ailleurs, la réglementation nous accompagne dans cette démarche,
17:31c'est très bien, parce que c'est nécessaire,
17:33et nous faisons tout ce qu'il faut
17:35pour justement faire en sorte que c'est...
17:38Et comment peut-on s'assurer pour le risque cyber ?
17:41Quand on est une entreprise,
17:43quand on est un particulier,
17:44comment faites-vous, je dirais,
17:46vous, assureur, pour estimer le niveau de risque ?
17:50C'est très difficile.
17:51C'est extrêmement difficile,
17:52et donc la clé, elle est là encore dans la prévention.
17:56C'est-à-dire qu'avant même de proposer une indemnisation
17:59ou de définir une garantie,
18:01ce qui est très important,
18:02c'est ce qu'on appelle la visite pré-assurance,
18:05qui vise justement à vérifier que l'interlocuteur,
18:08soit le particulier, mais en général plutôt les entreprises,
18:11a mis en place un dispositif de prévention,
18:13c'est-à-dire qu'il a mis en place l'ensemble des pare-feux nécessaires
18:16pour limiter au maximum le risque cyber.
18:18Et à cette condition-là, effectivement,
18:20il peut être assuré.
18:22Oui.
18:23Je voudrais qu'on dise un mot.
18:25Et ça, ça représente combien ?
18:26Enfin, aujourd'hui, ça représente combien ?
18:27Et à votre avis, ça va représenter combien
18:29dans les deux prochaines années
18:31ou les cinq prochaines années ?
18:32C'est difficile de vous répondre à cette question.
18:35Aujourd'hui, le marché de l'assurance cyber,
18:37il est encore extrêmement modeste
18:38au regard de ce que peuvent faire
18:40les autres marchés de l'assurance.
18:42Ce qu'on peut penser, c'est qu'il a un bon potentiel devant lui.
18:47Je ne saurais le chiffrer précisément à ce stade.
18:50Nicolas Gamaraj, on va parler de la santé
18:52avec Alan, qu'on connaît bien ici,
18:55qui vous challenge, qui vous chahute,
18:57qui vous bouscule en tous les cas,
18:59puisqu'il a raflé quelques contrats juteux
19:01dans les ministères.
19:03Mais juste avant, vous dépensez combien
19:04en publicité ?
19:06Parce qu'on voit la METMUT partout.
19:09Vous dépensez combien ?
19:11Le budget est de combien ?
19:14Je ne vais pas vous répondre précisément à cette question.
19:17Ah mais si, vous êtes quand même là
19:17pour me répondre précisément, Nicolas Gamaraj.
19:20Je ne vais pas vous répondre à cette question.
19:21Ce que je peux vous dire, c'est que le budget
19:24en communication de notre groupe
19:28est très sensiblement inférieur
19:31au budget de prestations
19:33que nous offrons à nous assurés.
19:34Très, très sensiblement.
19:35Oui, c'est normal.
19:37Vous n'êtes pas une compagnie,
19:38vous n'êtes pas un publicitaire.
19:40Très sensiblement inférieur.
19:41Non, mais plus sérieusement,
19:42c'est combien à peu près ?
19:44C'est une vingtaine de millions d'euros.
19:47Parce que c'est vrai que vous avez
19:48des campagnes qui percutent.
19:49C'est important pour vous.
19:51Absolument.
19:52Allez-y, oui.
19:53Non, je vous en prie.
19:56Sur Alain, qui a été, on l'a bien vu,
19:59sur la branche santé, qui représente
20:01quand même 17 %, c'est ça, à peu près,
20:02de vos primes.
20:04C'est quelque chose d'un problème.
20:06En plus, vous avez beaucoup progressé.
20:09Et on a vu qu'Alan avait été,
20:12votre filière santé s'appelle MGFI.
20:14En fait, vous avez perdu l'appel d'offres
20:17du ministère des Finances.
20:18Donc, j'avais reçu le directeur général
20:19de l'AMGEN, qui expliquait que,
20:22bon, voilà, il y a eu des recours aussi.
20:24Je crois que vous avez fait des recours,
20:25non, contre ces...
20:27Oui.
20:28Et vous en êtes où ?
20:30Vous les avez perdu ?
20:31C'est toujours en cours.
20:32C'est toujours à prendre du temps,
20:34vous savez, ces opérations.
20:35Et qu'est-ce qui se passe pendant ce temps-là ?
20:38Juste un point, pardon.
20:39Vous avez des recours.
20:40Est-ce que ça suspend ?
20:41Non.
20:41Non, non.
20:42D'accord, OK.
20:43Non, non, mais c'est un point juridique important.
20:44Il n'a pas été suspendu.
20:45Vous savez, aussi, c'est à cet exemple-là.
20:48Tout va bien en assurance santé.
20:50C'est une activité qui a été multipliée
20:52par 3 en 10 ans, chez nous.
20:54Donc, elle s'est fortement développée.
20:57L'opérateur que vous citez, il a un modèle.
20:59Nous en avons un autre.
21:01Nous pensons que la concurrence est une bonne chose.
21:03Elle permet de stimuler les acteurs.
21:06Notre modèle, il est fondé non seulement,
21:09comme le nom que vous citez,
21:12sur le numérique.
21:13Vous ne citez pas le nom.
21:15C'est pourquoi ça vous fait mal ?
21:17C'est pourquoi vous ne citez pas le nom ?
21:18Non, pas du tout.
21:21Non, pas pour cette raison-là, tout simplement.
21:23Et donc, notre modèle privilégie, d'une part,
21:28ce que fait ce concurrent, c'est-à-dire le numérique,
21:31mais également la proximité physique,
21:34la relation humaine,
21:35les 480 agences que je mettais en avant.
21:38Notre capacité aussi.
21:39L'ensemble de nos collaborateurs sont présents
21:42sur les territoires nationaux.
21:44Et donc, avec tous ces éléments-là...
21:45Pardonnez-moi, ça, c'était la partie santé.
21:47Je sais que ça marche bien chez vous.
21:48Les chiffres sont là pour le prouver.
21:49Mais là, c'était à Bercy.
21:51Ça a été aussi à l'Assemblée nationale,
21:53même si ce n'était pas pour vous,
21:54mais c'était une autre.
21:55Alors, certains disent qu'il y avait un peu
21:57une sorte de fossilisation
21:58et qu'avec l'intelligence artificielle,
22:01il a un peu réveillé, secoué un peu le cocotier.
22:06Je ne le pense pas.
22:07Notre capacité à faire des outils numériques,
22:12à utiliser le digital,
22:13elle est très importante en complément.
22:15Le choix a été ce qu'il a été.
22:17Je ne reviendrai pas sur cette décision
22:18en tout état de cause.
22:20Vous avez compris pourquoi ?
22:22Ça a été un séisme quand même,
22:24qu'une start-up,
22:25enfin maintenant, ce n'est plus une start-up,
22:27mais arrive à décrocher
22:30des contrats santé à Bercy
22:33ou encore à l'Assemblée nationale ?
22:34Je crois fermement que le modèle
22:37que nous proposons
22:38est un modèle qui correspond
22:40aux attentes des assurés.
22:43La décision a été différente.
22:44Ce que je peux noter,
22:45c'est que l'ensemble des populations
22:47retraitées du ministère
22:48sont restées avec l'opérateur historique,
22:52c'est-à-dire l'opérateur Matmut.
22:53C'est-à-dire qu'ils n'ont pas fait
22:55le même choix
22:57que le donneur d'ordre
22:58de réponse à l'appel d'offres.
23:00Et vous expliquez ça comment ?
23:02Vous avez des questions ?
23:03Précisément parce que je pense
23:04que les gens sont attachés
23:05au modèle que nous défendons.
23:08Et que moi, Bercy,
23:09il y a peut-être eu des raisons politiques,
23:11mais ça, c'est un autre débat.
23:13Nicolas Gomart,
23:14est-ce que juste un autre,
23:15parce qu'on voit bien
23:16qu'on est dans votre métier,
23:19il évolue très très vite
23:20parce que la société évolue.
23:22Les voitures autonomes,
23:25est-ce que vous êtes déjà,
23:26j'imagine que vous avez déjà regardé,
23:28vous n'avez pas enregistré sur le dossier,
23:30pour vous,
23:31ça va être un peu un cauchemar ?
23:33Ça va être quoi ?
23:33Non, pas du tout.
23:34Alors, c'est amusant ce sujet-là.
23:35C'est où est la responsabilité ?
23:37Ah, c'est une bonne question.
23:39La responsabilité,
23:40le sujet des voitures autonomes
23:41était très à la mode
23:42il y a une dizaine d'années.
23:43Oui.
23:44Et puis, il est tombé un peu dans l'oubli
23:45et là, il revient.
23:46Il revient, absolument.
23:48D'où ma question.
23:49Absolument, c'est une très bonne question.
23:51La responsabilité,
23:52elle est soit
23:53chez le constructeur automobile,
23:56soit autour du logiciel lui-même
23:58qui fait fonctionner la voiture,
24:00soit autour du conducteur
24:02s'il a décidé ou pas
24:03d'actionner le logiciel.
24:05Et cet élément-là,
24:06pour l'instant,
24:06n'est pas encore précisément défini
24:08et c'est tout un sujet
24:10sur lequel les assureurs
24:11se penchent aujourd'hui.
24:12Mais pour l'instant,
24:13nous n'avons pas,
24:14sur nos routes,
24:15de voitures intégralement autonomes.
24:16Il faut savoir que la réglementation,
24:19de toute façon,
24:20garantit à nous assurer
24:21qu'ils seront couverts.
24:22La question, c'est plutôt de savoir
24:23entre assureurs derrière
24:25à qui auprès de qui
24:26verser les recours.
24:27Mais ça, ce n'est pas tranché.
24:27C'est important ce que vous dites.
24:28Ça, ce n'est pas encore tranché.
24:30Pas encore.
24:30Ça sera quand, à votre avis ?
24:33Ça ne dépend pas que de vous.
24:34On est bien d'accord.
24:35Vous savez, pour l'instant,
24:36le calendrier n'est pas fixé,
24:37mais c'est des choses
24:37qui arriveront
24:39quand il le faudra.
24:40Toute dernière question.
24:42Vous avez vu, j'imagine,
24:43la tribune de votre confrère
24:45de la Maïf,
24:47Pascal Demurgé,
24:48qui fait toute une tribune.
24:49Il était même ce matin
24:50chez nos confrères
24:51de France Inter,
24:52en disant pas de rapprochement
24:54avec le Rassemblement National.
24:55Vous savez qu'il y a eu
24:56un déjeuner entrepris
24:58dans le cadre d'entreprises
24:58et citées
24:59à quelques très grands patrons
25:00avec Marine Le Pen
25:02et Jordan Bardella.
25:04Il a dit,
25:05pour les patrons,
25:06le rapprochement
25:06avec le Rassemblement National
25:08est une erreur tactique
25:09autant qu'une illusion politique.
25:11Est-ce que vous partagez
25:13ce sentiment
25:14ou pas, Nicolas Gomart ?
25:15Ça n'est pas mon sujet.
25:17Mon sujet, aujourd'hui,
25:18en tant que patron
25:19de la Matmut,
25:20c'est de faire en sorte
25:21que les assurés
25:22de la Matmut
25:23soient les mieux accompagnés
25:24possibles,
25:25le mieux.
25:26Non, non, mais c'est important.
25:27Parce que face aux préoccupations
25:29des Français aujourd'hui,
25:30aux incertitudes qu'ils connaissent,
25:32que ce soit en matière
25:33de sécurité,
25:34en matière de climatique,
25:36en matière d'accès aux soins,
25:37en matière de pouvoir d'achat,
25:39notre rôle,
25:40c'est précisément
25:40de nous accompagner au mieux
25:41sur ces différents sujets.
25:42Donc, Pascal Demurgé
25:43se mêle de ce qu'il ne le regarde pas.
25:46Encore une fois,
25:47ça n'est pas mon sujet,
25:48à moi.
25:48D'accord, au moins,
25:49ça le mérite d'être clair.
25:50Merci beaucoup,
25:51Nicolas Gavard,
25:52d'avoir été avec nous,
25:53donc,
25:53directeur général
25:54de la Matmut.
25:55Dans un instant,
25:56c'est Faïmé Ponsonnaï,
25:59Mac Tabi,
25:59qui est ingénieur.
26:01On parlera évidemment
26:02du choc économique,
26:03peut-être,
26:04de ce blocage
26:05du Détroit-Dormus
26:05par les Américains,
26:07qui a l'impact
26:07sur l'économie américaine.
26:09A tout de suite.
26:10BFM Business
26:11et la Tribune
26:12présente
26:14le 18-19
26:16d'Edwige Chevrillon.
26:20Vous êtes bien
26:21dans le 18-19.
26:23Le blocus
26:24des ports iraniens
26:25décidés par Donald Trump
26:26est entré en vigueur
26:27tout à l'heure.
26:28Et ce,
26:28on représente
26:29l'échec des négociations
26:30entre Téhéran
26:31et Washington.
26:32Quel impact
26:33ça peut avoir
26:34sur nous,
26:35évidemment,
26:35sur nos économies,
26:37mais sur l'économie iranienne,
26:38parce que
26:3895%
26:39à peu près
26:40des exportations
26:41iraniennes
26:42passent par ce fameux
26:43Détroit-Dormus.
26:44On va en parler
26:45avec Faïmé Ponsonay
26:47qui est déjà avec nous.
26:48Bonsoir,
26:49Faïmé Ponsonay.
26:50Merci d'être là.
26:53Vous êtes ingénieur,
26:54vous connaissez très bien
26:55l'économie américaine.
26:57Je précise aussi
26:57que vous êtes...
26:58Vous êtes
26:58iranienne plus qu'américaine,
27:00mais effectivement...
27:00Iranienne,
27:01pardon,
27:01j'ai dit américaine,
27:02toutes mes excuses.
27:03Oui,
27:03c'est un lapsus,
27:04je ne sais pas
27:05s'il est révélateur,
27:05mais en tous les cas,
27:06c'est un sacré lapsus.
27:07Vous êtes membre
27:08de l'Association des femmes
27:09ingénieures
27:09et de l'Association des femmes
27:10iraniennes en France.
27:12Vous avez un rôle important.
27:15C'est pour ça
27:15que c'est très intéressant
27:17d'avoir un peu
27:17votre point de vue
27:18sur ce qui se passe là,
27:19ce qui se passe
27:20depuis tout à l'heure,
27:2216h.
27:22Est-ce que pour vous,
27:25ça va être un choc
27:26très important
27:27pour l'économie iranienne ?
27:30Alors écoutez,
27:31tout à fait,
27:31c'est un choc très important.
27:33Il faut savoir qu'en fait,
27:35il y a à peu près
27:3660 complexes pétrochimiques
27:38qui produisent
27:4065 millions
27:41de pétroles
27:42en Europe
27:43qui représentent
27:4423%
27:46du PIB iranien.
27:49À part que
27:50les exportations
27:52de pétroles
27:53financent essentiellement
27:55les gardiens
27:55de l'Association des femmes.
27:56Oui,
27:57on ne vous entend pas très bien,
27:58la ligne n'est pas très bonne,
27:59je suis désolée.
28:00on va essayer
28:01de continuer
28:01deux secondes
28:02et puis sinon,
28:03on va vous rappeler
28:04parce que je pense
28:05qu'il y a un problème
28:06comme souvent.
28:08Allez-y,
28:09est-ce que vous pouvez redire
28:10ce que vous étiez
28:10en train de nous dire ?
28:11Pardon.
28:12Je disais en fait
28:13qu'il y a
28:1460 millions
28:15de tonnes
28:16de pétrole
28:17qui sont produits
28:18par les installations
28:19iraniennes
28:20qui représentent
28:2123%
28:24du PIB
28:26du pays
28:2790%
28:29des revenus
28:31sont dédiés
28:32aux gardiens
28:33de l'Association
28:33sont directement
28:34dans la main
28:35des gardiens
28:35de l'Association
28:37et des fondations
28:39qui appartiennent
28:41au Guide
28:42suprême
28:42lui-même.
28:43Donc,
28:43très clairement,
28:45toute action
28:45sur le blocage
28:48de détroit
28:49qui exporte,
28:50comme vous disiez,
28:5190%
28:53de la part
28:54de l'Association
28:56a un impact
28:57énorme
28:57sur l'économie.
28:59Alors,
28:59vous savez,
29:00on va vous rappeler
29:01par téléphone,
29:01je suis désolée,
29:02on a toujours
29:02des problèmes techniques,
29:03ça ne marche pas.
29:04Donc,
29:04on va vous rappeler
29:06tout de suite
29:07le temps raccroché
29:09si vous voulez bien
29:10et après,
29:11on vous retrouve,
29:12on va marquer
29:12une petite pause
29:13de publicité,
29:13on se retrouve
29:14tout de suite.
29:16Le 18-19
29:18d'Edwish Chevrillon
29:19sur BFM Business.
29:21De retour
29:22dans le 18-19
29:23où on espère
29:23qu'il n'y aura
29:24plus de problèmes
29:25techniques,
29:25désolé.
29:27Faïmé,
29:28Ponsonnai,
29:29Maktabi,
29:29vous étiez avec nous,
29:30je rappelle
29:31que vous êtes ingénieur,
29:32vous êtes membre
29:33de l'Association
29:33des femmes ingénieures
29:34et de l'Association
29:35des femmes iraniennes
29:36en France.
29:37Faïmé,
29:37la question que je vous posais,
29:38c'était le choc économique
29:39pour l'économie iranienne,
29:42sachant que 95%
29:44à peu près
29:44des exportations iraniennes
29:46passent par ce fameux
29:46détroit d'Hormuz,
29:47on le sait depuis 16 heures,
29:49donc le président Trump
29:50a décidé
29:51de bloquer le détroit.
29:52L'impact,
29:53vous étiez en train
29:54de nous l'expliquer,
29:54si vous voulez bien
29:55recommencer.
29:56Alors,
29:57effectivement,
29:57ce que je voulais
29:58expliquer en fait,
29:59c'est qu'il faut savoir
30:00que l'Iran produit
30:01à peu près 60 millions
30:02de tonnes de pétrole
30:03par an,
30:04que 23% du PIB
30:05du pays
30:06dépend des revenus
30:08pétroliers,
30:09et qu'en fait,
30:10ce qu'il faut savoir,
30:11c'est que 90%
30:12des revenus
30:13de pétrochimie
30:14sont directement
30:15dans la main
30:16des gardiens
30:16de la révolution,
30:17gérés à travers
30:19différentes fondations,
30:20dont une partie
30:21appartient directement
30:22au guide suprême iranien.
30:24Donc,
30:26en fait,
30:26l'Iran a commencé
30:27lui-même
30:28par bloquer
30:29le détroit d'Hermonde,
30:31mais je dirais
30:32qu'ils se sont tirés
30:33une balle dans le pied,
30:34parce qu'en fait,
30:35avec le blocus
30:36que Donald Trump
30:39prévoit
30:40et a déjà mis en place,
30:42c'est directement
30:43le portefeuille
30:44des gardiens
30:45de la révolution
30:46et donc la main
30:47répressive du régime
30:48qui est touchée.
30:49– Oui,
30:50alors,
30:51donc,
30:51comment est-ce que
30:52vous voyez l'évolution ?
30:53Donc,
30:53ça veut dire
30:54que l'arme déployée,
30:55l'arme entre guillemets,
30:56bien sûr,
30:56déployée par Donald Trump
30:58est efficace,
30:59même si c'est contraire
31:00au droit international.
31:01On a vu que l'organisation
31:02des armateurs
31:04a dit tout à l'OMI,
31:04a dit ça tout à l'heure.
31:07Comment est-ce que vous,
31:08vous voyez,
31:09je ne sais pas,
31:10ce soir,
31:10on se trouve
31:10dans quelle situation ?
31:12– Alors,
31:13écoutez,
31:13en tant que franco-iranienne,
31:16toute action
31:18qui met à mal
31:19l'organe repressif
31:21du régime,
31:22pour nous,
31:22c'est une bonne action.
31:24Très clairement,
31:25tout ce qui permet
31:26d'assécher
31:27les revenus
31:29des gardiens
31:30de la révolution,
31:30c'est une bonne action.
31:32Après,
31:32c'est vrai que les Iraniens
31:33regardent ces actions
31:34avec un peu de,
31:36je dirais,
31:36de pessimisme
31:39et ils se demandent
31:40en fait
31:40comment ça va évoluer,
31:42d'autant plus
31:44que la situation,
31:47je dirais,
31:47la question
31:48des droits
31:49de l'homme
31:49en Iran
31:50est complètement
31:51absent
31:52des tables
31:53de négociation.
31:54– Oui,
31:55mais là,
31:56on a l'impression
31:57qu'on va assister
31:58à une bataille navale
31:59parce que
32:00Donald Trump
32:01a dit
32:01tout navire agressif
32:02sera réduit
32:03en miettes.
32:04Donc,
32:05on sait
32:05qu'ils ont la capacité,
32:06les Iraniens,
32:07en tous les cas,
32:08eux aussi,
32:08d'être extrêmement
32:10nocifs,
32:10même si
32:11leur marine
32:13a été détruite
32:15à 95%,
32:16mais en même temps,
32:17ils ont aussi
32:18une autre marine
32:19qui est beaucoup
32:20plus agile,
32:20qui sont des petites
32:21vedettes,
32:22sur lesquelles
32:22il y a tout ce qu'il faut,
32:23je dirais,
32:24pour avoir un rôle
32:26très nuisible.
32:27– Alors,
32:28la capacité
32:30de nuisance
32:32du régime iranien
32:34est assez importante,
32:36c'est vrai,
32:37mais d'un autre côté,
32:38s'ils sont arrivés
32:39aussi bien
32:40les États-Unis
32:40que l'Iran
32:41à la table
32:42de négociation,
32:43c'est que
32:44de part et d'autre,
32:45ils ont aussi
32:46des difficultés
32:47à poursuivre
32:48cette guerre.
32:50Donc,
32:50mais ce qu'il faut savoir,
32:51c'est que le régime iranien
32:52ne souhaite pas réellement
32:54la fin de ce régime,
32:55parce qu'en fait,
32:56la fin de cet épisode
32:57de guerre,
32:58je dirais,
32:59parce que la fin
33:00de l'épisode de guerre,
33:01arriver à un accord,
33:02que veut dire
33:04pour le régime iranien,
33:05c'est de retourner
33:06en fait
33:06vers sa population
33:08et il doit répondre
33:10en fait
33:10à sa population,
33:12aux colères
33:13du peuple iranien,
33:15aussi bien
33:15sur la partie économique
33:16que sur la partie sociale
33:18et politique.
33:19C'est d'ailleurs pour ça
33:20qu'il a remis en place
33:21déjà son appareil répressif.
33:23Oui,
33:24pour vous,
33:25on sait que vous êtes
33:26très engagés,
33:27pour vous,
33:28on est passé
33:29d'un régime religieux,
33:30en fait,
33:31à un régime
33:33militaro-religieux
33:34avec les Pazdaran
33:35qui sont en train
33:36de prendre le pouvoir
33:37et deuxième question,
33:39est-ce que finalement
33:40ce régime
33:41qui est en train
33:41de se mettre en place,
33:43est-ce qu'il n'est pas
33:44encore plus dur
33:44que le précédent ?
33:46Alors,
33:48vous avez peut-être
33:49l'impression
33:50que c'est un nouveau régime.
33:52La nature intrinsèque
33:54du régime
33:54n'a pas changé
33:55depuis le début.
33:56C'est-à-dire
33:57les gardiens
33:57de la révolution
33:58existent
33:58depuis le premier jour.
34:00C'est depuis le premier jour
34:02c'est eux qui gèrent.
34:03Donc c'est l'organe
34:03répressif militaire
34:06du guide suprême
34:07lui-même
34:07qui dépend en fait
34:08du guide suprême
34:09lui-même.
34:09Oui, mais comme
34:10je veux dire
34:10l'église suprême
34:11il y en a un
34:13qui est mort,
34:13son fils
34:14on ne sait pas
34:14dans quel état
34:15il est.
34:16Il y a quand même eu
34:17les leaders
34:18du précédent régime
34:19ont quand même
34:20été décimés.
34:21Donc on est quand même
34:22dans un nouveau régime
34:24où certains disent
34:25qu'il est en train
34:26de devenir
34:28aussi militaire,
34:29religieux
34:30et militaire.
34:31Alors il a toujours
34:32été religieux
34:34et militaire
34:35malheureusement
34:36et vous savez
34:37moi je compare
34:38en fait ce régime
34:39à un hydre
34:39à vous couper
34:40les têtes
34:40et d'autres repoussent
34:42mais c'est même pas
34:42qu'ils repoussent
34:43c'est qu'ils sont
34:44déjà en place
34:45c'est-à-dire par exemple
34:46celui qui a été envoyé
34:47par les Iraniens
34:49pour négocier
34:51avec
34:52GDV
34:52c'est un ancien
34:54des gardiens
34:55de révolution
34:55que l'on connaît
34:56en Iran
34:57très très bien
34:58pour avoir réprimé
34:59mais de manière
35:00atroce
35:01il y a quelques années
35:02la révolte
35:03des étudiants
35:04iraniens
35:05en fait
35:06ce qu'il faut savoir
35:07c'est que le pouvoir
35:08iranien
35:09il y a le guide suprême
35:10et tout le reste
35:12que ce soit
35:13militaire
35:14économique
35:15et autre
35:16sont détenus
35:17par ces fameux
35:19gardiens
35:19de la révolution
35:20qui ont aussi bien
35:21je dirais
35:22une présence
35:24à l'interne
35:25mais aussi
35:26une présence
35:26à travers
35:27les proxys
35:29dans toute la région
35:30donc
35:31Fahimé
35:31Ponsonac
35:33en conclusion
35:33vous voyez
35:36vous voyez quoi
35:37comme issue
35:38qu'est-ce qui va se passer
35:40dans les deux jours
35:40vous n'avez pas votre boule de cristal
35:42bien sûr
35:42mais encore une fois
35:44votre analyse
35:46décryptable
35:46je n'ai pas de boule de cristal
35:48mais ce que je peux vous dire
35:49c'est que cela fait 47 ans
35:51que la communauté internationale
35:53a tout essayé
35:54c'est-à-dire
35:54a essayé des sanctions économiques
35:56à essayer la guerre
35:57à essayer les négociations
35:59or rien ne viendra
36:01de toutes ces actions
36:03que l'on a essayé
36:04de mener
36:04avec le régime iranien
36:05parce qu'ils ne sont pas honnêtes
36:07parce qu'ils ne respectent pas
36:08les accords
36:09et parce qu'en fait
36:09la seule chose
36:10qui leur fait peur
36:11finalement
36:12c'est la résistance
36:13du peuple iranien
36:14et donc
36:14la seule chose
36:15qui peut mettre fin
36:17au bellicisme
36:18de ce régime
36:19c'est le peuple iranien
36:21et sa résistance organisée
36:23pour au moins
36:24mener par les budgets
36:25du peuple
36:26qui peuvent renverser
36:27le régime
36:27c'est sur quoi
36:28se basait Donald Trump
36:29mais finalement
36:30il faut dire
36:30qu'il y a eu
36:31ce soulèvement des femmes
36:32où il y a eu
36:3330 000 voire 40 000 morts
36:34et que finalement
36:35Trump n'est pas intervenu
36:36les américains
36:37ne sont pas intervenus
36:38ils ont lâché
36:38et du coup là
36:39on ne voit pas
36:40de soulèvement du peuple
36:42alors le soulèvement
36:43ne pourront pas venir
36:45pendant les bombardements
36:46et pendant la guerre
36:47ça c'est clair et net
36:48et le soulèvement
36:50ne peut pas venir
36:51non plus
36:52sans je dirais
36:53une reconnaissance
36:56internationale
36:56du droit du peuple iranien
36:58à se défendre
36:59parce qu'en fait
36:59ce qu'il faut savoir
37:00c'est qu'effectivement
37:01on en voit une guerre
37:03mais il faudrait
37:05qu'il y ait
37:05une coalition internationale
37:06qui reconnaisse
37:07le droit du peuple iranien
37:09et de sa résistance organisée
37:11et de l'organe
37:12de résistance organisée
37:13qui est capable
37:14de prendre
37:15la transition politique
37:16de renverser ce régime
37:19merci beaucoup
37:20encore une fois
37:22la stabilité
37:23et la paix
37:23dans la région
37:24ne pourra venir
37:26qu'avec la fin
37:27de ce régime
37:28et la fin de ce régime
37:29ne pourra venir
37:29que par le peuple iranien
37:31et sa résistance organisée
37:32ok
37:33merci beaucoup
37:35Faïmé
37:36Ponsonna
37:36et encore une fois
37:37je rappelle justement
37:38que vous êtes membre
37:39de cette association
37:39des femmes iraniennes
37:41en France
37:41et que vous êtes
37:43vous-même franco-iranienne
37:44merci d'avoir été
37:45avec nous
37:46dans un instant
37:47on va changer de sujet
37:48enfin pas complètement
37:49parce que vous voyez
37:49cette fameuse carte
37:50qu'on voit sur le détroit
37:51d'Hormuz
37:52et bien il va peut-être
37:53la commenter
37:53parce que lui
37:54est en train de faire ça
37:54sur nos propres territoires
37:56c'est Sébastien Soriano
37:57directeur général
37:58de l'IGN
37:59l'Institut national
37:59de l'information géographique
38:01et forestière
38:01tout de suite
38:04le 18-19
38:06d'Edwin Chevrion
38:07sur BFM Business
38:10bonsoir Sébastien Soriano
38:11bonsoir Edwin Chevrion
38:12merci d'être avec nous
38:14vous êtes donc
38:14directeur général
38:15de l'IGN
38:16l'IGN c'est les cartes
38:17de géographie
38:18on a tous vu ça
38:19dans notre enfance
38:20mais on continue
38:20à les voir
38:21vous avez une très bonne
38:22application
38:22en l'UREF
38:22vous êtes l'Institut national
38:23de l'information géographique
38:25et forestière
38:26et tout à l'heure
38:27en grande pompe
38:28avec les ministres
38:29avec Bruno Bonnel
38:30de 2030
38:31vous avez lancé
38:32une initiative
38:34des jumeaux numériques
38:35de nos territoires
38:37qui permettent en fait
38:38vous avez tout
38:39de nous expliquer
38:40qui nous permettent
38:41un peu de visualiser
38:42les changements
38:43de voir où est-ce
38:43que la forêt diminue
38:45où est-ce qu'au contraire
38:45la forêt progresse
38:47on va revenir là-dessus
38:48mais pour faire le lien
38:50tout à l'heure
38:50avec mon invité
38:52Faïmé Magdabi-Ponsonaï
38:54une question
38:54vous avez vu
38:55cette fameuse carte
38:56du détroit d'Hormuz
38:57où on voit
38:57tout le bateau
38:58ce matin
38:59j'écoutais
39:00un amiral
39:00extrêmement intéressant
39:02mal à terre
39:03qui disait
39:04mais ces cartes
39:05on voit tous
39:05ces petits points
39:06avec les bateaux
39:07elles ne sont pas
39:07forcément exactes
39:09là on va peut-être
39:09voir les petits points
39:10pour ceux qui nous regardent
39:11on voit juste
39:11la carte du détroit d'Hormuz
39:13mais il y a une petite carte
39:15en pointillé
39:16tous les bateaux
39:17et il disait
39:18mais en fait
39:19il ne faut pas faire attention
39:21elles peuvent être
39:23tronquées
39:23en fait
39:24la position des bateaux
39:25voilà ça y est
39:26on la voit
39:26la position des bateaux
39:27peut être fausse
39:29à cause de ce qu'on appelle
39:30le spoofing
39:31est-ce que vous pouvez
39:32nous en dire un peu plus
39:33vous qui êtes le roi
39:33de la carte ?
39:34Oui tout à fait
39:35donc le spoofing
39:36c'est une sorte de fake news
39:37de la géolocalisation
39:38quand vous êtes avec votre téléphone
39:40vous recevez une information
39:41par GPS
39:42ou par Galileo
39:43enfin par un certain nombre
39:44de systèmes satellitaires
39:45qui vont vous permettre
39:46de savoir où vous êtes
39:46vous voyez votre petit point bleu
39:48qui apparaît sur votre carte
39:49c'est là où vous êtes
39:51les navires
39:51les avions
39:52en fait naviguent également
39:53avec ce type de système
39:54de géopositionnement
39:56et ces systèmes
39:57en fait
39:57ce sont des ondes
39:58qui sont envoyées
39:59par les satellites
39:59et par un croisement
40:00d'informations
40:01ça vous permet de savoir
40:02où vous êtes
40:02et simplement ce qui est fait
40:03c'est qu'on brouille ce signal
40:05alors d'habitude
40:06on le brouille
40:07d'abord pour le rendre illisible
40:09là avec le spoofing
40:10on va encore un peu plus loin
40:11c'est-à-dire
40:12c'est une fake news
40:12on vous donne
40:13une fausse localisation
40:14pour que vous croyez
40:15que vous êtes à un endroit
40:16alors que vous êtes
40:17à un autre endroit
40:18et donc évidemment
40:19vous pouvez avoir
40:20des collisions
40:20des erreurs
40:21vous pouvez vous perdre
40:21donc le spoofing
40:23je dirais
40:23c'est pas
40:23enfin pas de panique
40:24c'est une technique
40:25qui est bien connue
40:27et sur laquelle
40:28il y a des alternatives
40:29il y a des réponses
40:30qui peuvent exister
40:31si vous voulez que j'en dise deux mots
40:32oui oui mais c'est très intéressant
40:33parce que
40:34là ça veut dire
40:35pour tous ces petits points
40:37qui bougent tout le temps
40:38ben finalement
40:39il faut pas les croire
40:40ça peut être dangereux aussi
40:42et surtout
40:43j'ai envie de dire
40:43c'est quand nous
40:44on envoie un point
40:44de géolocalisation
40:45ben finalement
40:46il peut être faux
40:47oui alors je dirais
40:48le point qui nous occupe surtout
40:50c'est que quand vous êtes
40:51dans le bateau
40:52que vous sachiez
40:53vous où vous êtes
40:53c'est ça la difficulté principale
40:55et c'est ça
40:56les attaques de spoofing
40:57aujourd'hui
40:58qui sont surtout dirigées
40:59contre la localisation
41:00des bateaux
41:01à l'intérieur du bateau
41:02et donc
41:02vis-à-vis de ça
41:03il y a deux types de techniques
41:04mais qui lance
41:05ces attaques de spoofing
41:06en fait
41:07ça pourrait être les iraniens
41:08par exemple
41:08oui d'accord
41:09ce sont des brouillages locaux
41:11qui sont faits
41:12à partir des côtes
41:12très vraisemblablement
41:13pour rendre aveugles
41:15les systèmes de géopositionnement
41:16et que ces bateaux
41:17ne savent plus
41:17où ils sont
41:18et donc
41:19les réponses
41:20bon
41:20je dirais déjà
41:21les bateaux
41:21disposent d'alternatives
41:23notamment des centrales inertielles
41:24ou d'autres
41:25informations
41:25qui leur permettent
41:26de se localiser
41:27et il y a deux grands travaux
41:28auxquels travaillent
41:29les pouvoirs publics
41:30l'IGN
41:30mais bien d'autres
41:31le CNES
41:32et d'autres administrations
41:33la première
41:34c'est de
41:35travailler à des nouveaux signaux
41:37qui soient plus robustes
41:38potentiellement
41:39des nouvelles constellations
41:40qui permettent
41:41d'envoyer des signaux
41:41plus sophistiqués
41:42et qui soient plus robustes
41:44à ce type de brouillage
41:44et le deuxième
41:45et ça va faire un lien
41:46avec ce dont on va parler
41:47après
41:48c'est qu'on puisse embarquer
41:50en fait
41:51à l'intérieur
41:52du véhicule
41:54une carte
41:55de l'emplacement
41:56où on est
41:56et à ce moment-là
41:58vous installez
41:58par exemple
41:59des caméras
41:59et ces caméras
42:00vont faire la corrélation
42:01et vont reconnaître
42:03où se situe le véhicule
42:04par rapport
42:05à la carte
42:06dont elle dispose
42:06et donc grâce à ça
42:07vous pouvez savoir
42:08où vous êtes
42:08c'est typiquement
42:09une des techniques
42:10sur lesquelles
42:11tout le monde travaille
42:12au niveau militaire
42:13sur les drones
42:14Google Maps
42:14aussi s'offrait
42:15une intelligence artificielle
42:16justement
42:16oui mais déjà
42:17au niveau
42:18je dirais
42:18au niveau des combats
42:19au niveau combattant
42:20aujourd'hui sur les zones
42:23de combat
42:23un des enjeux
42:24c'est le géopositionnement
42:26des drones
42:27qui sont brouillés
42:28et donc une des techniques
42:31sur lesquelles
42:31nous travaillons
42:32mais bien d'autres
42:33c'est de pouvoir
42:34faire un drone
42:35avec une carte embarquée
42:36et des caméras
42:37qui puissent permettre
42:37qu'ils reconnaissent
42:38tout seul où il est
42:39et donc en cas de brouillage
42:41GPS ou autre
42:42du coup
42:42ils puissent quand même
42:43ne pas être perdus
42:44alors vous
42:45pour revenir à votre actualité
42:47à ce que vous avez lancé
42:47tout à l'heure
42:48parce que c'est June
42:49c'est des jumeaux
42:50numériques
42:51sur nos territoires
42:53expliquez-nous
42:53en fait
42:55pourquoi vous avez lancé ça
42:56à l'IGN
42:58et alors
42:58vous n'êtes pas seul
42:59parce que c'est un projet
43:00il y a l'État qui est dedans
43:01il y a France 2030
43:03en quoi c'est important
43:04et j'ai envie de dire
43:05on connaît
43:06enfin je veux dire
43:06vous avez déjà visualisé
43:08cartographié
43:08le territoire français
43:10qu'est-ce qu'il y a de nouveau ?
43:11Justement ce qu'on veut
43:12en fait
43:12c'est simuler
43:13des futurs possibles
43:15la notion de jumeaux numériques
43:16c'est pas seulement
43:17d'avoir une copie 3D
43:18du territoire
43:19ça il le faut
43:19une espèce de maquette
43:20c'est de pouvoir
43:21faire des hypothèses
43:22sur qu'est-ce qu'on fait
43:23avec le territoire
43:24et de pouvoir simuler
43:26ce que ça donne
43:26c'est une sorte de simcity
43:27c'est une sorte de jeu
43:29dans lequel vous faites
43:29des hypothèses
43:30et donc par exemple
43:31vous pouvez faire
43:33regarder
43:33qu'est-ce que peut donner
43:34une crue
43:35une crue très importante
43:37comment est-ce qu'elle va
43:37déborder à certains endroits
43:38et du coup
43:39vous allez prendre des décisions
43:40de mettre des digues
43:41des aménagements
43:42pour cantonner ces crues
43:44vous allez par exemple
43:45rendre certaines zones
43:46interdites à l'aménagement
43:47un autre exemple
43:48c'est par exemple
43:49dans la forêt
43:49la forêt aujourd'hui
43:51elle subit des tensions
43:51importantes à cause
43:52du changement climatique
43:53il y a beaucoup
43:53de dépérissement
43:54il y a beaucoup
43:55de bio-agresseurs
43:55qui se développent
43:56dans la forêt
43:56et bien vous pouvez imaginer
43:58d'avoir un jumeau numérique
43:59de la forêt
44:00dans lequel vous faites
44:01des hypothèses
44:01et vous dites
44:02bon je suis exploitant forestier
44:03j'ai ma parcelle
44:04aujourd'hui j'ai des chaînes
44:05qu'est-ce qui se passe
44:06si demain je mets des doux glace
44:07ou des épicéas
44:08et le jumeau
44:09il vous dit
44:09il calcule
44:10il simule
44:11et il va vous dire
44:12écoutez dans 30 ans
44:12si vous faites ce choix
44:13et bien vous aurez peut-être
44:14plus 10% de prélèvement
44:15de bois possible
44:16vous aurez peut-être
44:17moins 20% de puits carbone
44:19etc etc
44:20donc ce sont ces simulations
44:22qui vont nous permettre
44:23de piloter le territoire
44:24de le rendre intelligent
44:26de le rendre actif
44:27et derrière
44:28à quoi ça sert ?
44:29ça sert à prendre
44:30les bonnes décisions
44:31sur notre avenir
44:31en fait là par exemple
44:32c'est très intéressant
44:33c'est qu'on voit
44:35sur le géomodumérique
44:36on voyait du moins
44:37les berges
44:39d'une rivière
44:40et avec les maisons
44:42qui étaient en orange
44:43parce que s'il y a une crue
44:45ça veut dire que
44:45toutes les maisons
44:46qui sont en orange
44:47ou en rouge
44:47elles sont touchées
44:48elles n'existent plus
44:50et donc ça
44:50on peut anticiper
44:51donc on peut anticiper
44:52effectivement
44:53à partir de modèles
44:54scientifiques robustes
44:56donc c'est pour ça
44:57qu'il faut toute une coalition
44:58d'acteurs
44:58qui permettent de rassembler
44:59les différents métiers
45:01parce qu'il y a
45:01beaucoup d'enjeux complexes
45:02donc là on voit par exemple
45:03des images pour évaluer
45:04le potentiel d'installation
45:05de panneaux photovoltaïques
45:07sur les toits
45:07donc pareil
45:08ce sont des métiers particuliers
45:10et donc ça
45:10ça permet
45:11ensuite de prendre
45:12les décisions
45:12c'est-à-dire
45:13par exemple
45:13pour revenir
45:14à la question
45:14du risque d'inondation
45:15on va peut-être
45:16réélever des berges
45:16on va peut-être
45:17déménager certains logements
45:19ou on va peut-être
45:20construire des digues
45:21et ça va permettre
45:22de prendre
45:23ces bonnes décisions
45:23et ça c'est
45:24jumeaux numériques
45:25vous les avez lancés
45:26aujourd'hui
45:26avec les différents
45:27ministres
45:27etc
45:29mais ils seront
45:30effectifs
45:31quand est-ce
45:32qu'on pourra
45:32là tout à l'heure
45:33j'ai recevait
45:33le patron de la Matmut
45:34et il a trouvé ça
45:35très intéressant
45:35tous les assureurs
45:37ils vont regarder
45:38vos jumeaux numériques
45:39alors à partir de
45:40dans un an
45:41on aura des premiers
45:42cas d'application
45:42donc on est en train
45:43de travailler
45:44ce qu'on a appelé
45:45avec l'équipe de France
45:46du jumeau numérique
45:46c'est tout un tas
45:47d'entreprises
45:48d'administrations
45:49de collectivités locales
45:50si les administrations
45:51ça risque d'être un peu lent
45:52non on est agile
45:53on a des modes de travail
45:55on pourra en reparler
45:55et donc on travaille
45:57avec cette équipe de France
45:58à identifier des cas
45:58d'usage prioritaire
45:59j'en ai déjà cité
46:00quelques-uns
46:01mais par exemple
46:01la propagation des épidémies
46:03ou l'implantation
46:04des énergies renouvelables
46:06telles que par exemple
46:06des éoliennes
46:07et donc ce qu'on va faire
46:08c'est des cas d'usage
46:09particuliers
46:10et d'ici un an
46:11on pourra montrer
46:12des premiers cas d'usage
46:13et l'objectif
46:14c'est à trois ans
46:15de pouvoir industrialiser
46:16c'est-à-dire d'avoir
46:16une suite de services
46:18ce dont on parle
46:19c'est du logiciel
46:20qui puisse permettre
46:21de produire
46:22des jumeaux numériques
46:22l'idée c'est pas
46:23l'État fait un jumeau numérique
46:25pour tout le monde
46:26l'idée c'est
46:26on crée une capacité technologique
46:28qui va pouvoir ensuite
46:30être exploitée
46:31par des acteurs territoriaux
46:32mais aussi par des entreprises
46:33et par nous
46:34je pense par exemple
46:35c'est-à-dire par exemple
46:35si j'ai envie d'acheter
46:36une maison en bord de mer
46:38je sais pas moi
46:39dans les sables d'Olonne
46:40j'ai peut-être envie
46:41de savoir
46:41si ma maison va exister
46:44dans 5 ans
46:44dans 10 ans
46:45est-ce que je pourrais
46:46aller sur votre site
46:48et regarder
46:49le jumeau numérique
46:50de cette région ?
46:51Oui tout à fait
46:52ce qu'on souhaite
46:53c'est encore une fois
46:54être pas le seul
46:55à donner le là
46:56et donc il y a aussi
46:57des entreprises
46:58qui vont exploiter
46:59ce jumeau numérique
46:59il y a celles
47:00qui font déjà partie
47:01du consortium
47:01il y a une entreprise
47:03très fameuse
47:03qui est Dassault Systèmes
47:04qui est associée
47:05aussi à ce dispositif
47:07et puis on espère
47:09qu'on va trouver
47:10aussi des alliés
47:11avec les grands opérateurs
47:12de réseau
47:13par exemple
47:14les opérateurs télécom
47:15les opérateurs d'énergie
47:16qui ont besoin
47:17de connaître
47:17leurs infrastructures
47:18on travaille
47:19à des partenariats
47:20pour que ce jumeau
47:20puisse aussi leur servir
47:21à piloter
47:22ces grandes infrastructures
47:24on a aussi
47:25des banques
47:25et des assurances
47:26qui aujourd'hui
47:27là on parlait
47:28de moins la maison
47:29qu'est-ce qui m'arrive ?
47:30pour les banquiers
47:31c'est hyper important
47:33de pouvoir avoir
47:33des statistiques
47:34sur les inondations
47:35par exemple
47:35sur le retrait
47:36gonflement argileux
47:37vous savez que c'est
47:37un risque majeur
47:38le retrait gonflement argileux
47:40avec le changement climatique
47:41vous avez certains sols
47:42qui vont se contracter
47:43à certaines périodes
47:44de l'année
47:45ensuite
47:46faire des fissures
47:47dans les murs
47:48et produire des fissures
47:49et donc ça
47:49évidemment ça pose
47:50des questions de coût
47:51et donc ça
47:51les assureurs
47:52sont très friands
47:53de ces données
47:53qu'on peut obtenir
47:54par un certain nombre
47:55de croisements
47:56est-ce que l'intelligence
47:57artificielle
47:58va rentrer aussi dedans
47:59parce que quand vous dites
47:59parce que là
48:00vous avez besoin
48:01de beaucoup de renseignements
48:02pour pouvoir faire
48:03vos jumeaux numériques
48:04tout à fait
48:05donc c'est les données
48:07combien il y a eu
48:08je ne sais pas
48:09d'inondations
48:09dans cette région
48:10l'impact que ça a eu
48:12donc c'est un énorme travail
48:13non tout à fait
48:14donc quand on a fait
48:16l'inauguration
48:17ce matin
48:17il y avait à la fois
48:18le ministre
48:18de la transition écologique
48:21monsieur Lefebvre
48:21et puis il y avait
48:22la ministre de l'IA
48:23et du numérique
48:24madame Lehenanf
48:25et donc c'est un consortium
48:27effectivement
48:27qui vise bien
48:28ces deux aspects
48:28on le fait avec le CEREMA
48:30qui est le spécialiste
48:31de l'aménagement du territoire
48:32et l'INRIA
48:32qui est l'institut de recherche
48:35spécialisé justement
48:35sur l'intelligence artificielle
48:37l'IA elle va intervenir
48:38à deux endroits
48:39le premier c'est que
48:40si vous voulez faire
48:41des simulations
48:41nous on fait de la description
48:42du territoire
48:43donc on ne va pas se mettre
48:44à faire des IA génératives
48:46qui imaginent des territoires
48:47parce que ça voudrait dire
48:48qu'il serait faux
48:48mais quand on veut simuler
48:49là oui
48:50il faut de l'imagination
48:51donc l'IA
48:52elle va déjà nourrir
48:54des moteurs de simulation
48:55pour permettre de montrer
48:56les futurs possibles
48:57et puis ensuite
48:58l'IA
48:59c'est aussi une révolution
49:00de la donnée en général
49:02oui c'est surtout
49:02c'est que l'IA agentique
49:04ça va permettre
49:05d'accéder de manière
49:06beaucoup plus facile
49:07à tout un tas de données
49:08aujourd'hui
49:08qui sont un peu éparses
49:10et décloisonnées
49:10il y a la donnée de l'IGN
49:11qui décrit le territoire
49:12mais il y a aussi
49:13la donnée de Météo France
49:14qui va nous intéresser
49:15la donnée du BRGM
49:16qui fait le sous-sol
49:18et tout un tas de données publiques
49:19ou de données privées
49:20et donc l'IA
49:22ça va aussi permettre
49:22de se saisir
49:23de cette galaxie
49:24de données
49:24beaucoup plus facilement
49:25pour faire des croisements
49:26c'est essentiel même
49:27et donc ça c'est absolument passionnant
49:29et donc ça il faut attendre
49:30j'ai envie de dire
49:31il faut quand même
49:31attendre un ou deux ans
49:32voilà pour avoir des choses
49:34alors il y a déjà
49:34des petits démonstrateurs
49:35qui existent
49:36ce qu'on vous montre d'ailleurs
49:37ce sont des premières briques
49:38on travaille sur
49:39ce qu'on appelle un POC
49:40une preuve de concept
49:41sur un jumeau numérique
49:43de la forêt
49:43dans la région du Mercantour
49:44donc ça ça va livrer
49:45ses premiers résultats
49:46dans quelques mois
49:47ce sera surtout
49:48quelque chose de visuel
49:49et un démonstrateur
49:50mais les premières choses
49:51vraiment un peu concrètes
49:53c'est dans un an
49:53une industrialisation
49:54dans trois ans
49:55et donc avec toute une équipe
49:56de France derrière ce June
49:57ce June
49:59et ce June
49:59pour en savoir plus
50:00est-ce qu'on peut aller
50:01sur le site de l'IGN ?
50:03L'IGN est aussi
50:04de France 2030
50:06qui est notre bailleur de fonds
50:08comme vous l'avez bien signalé
50:09oui absolument
50:10et Bruno Bonnel
50:11merci beaucoup
50:11d'avoir été avec nous
50:12Sébastien Soriano
50:13donc on voit bien
50:15que c'est les cartes
50:16la donnée des cartes
50:17c'est essentiel
50:18on le voit
50:19on le voit
50:20dans le détroit d'Hormuz
50:21mais on le voit aussi ici
50:22merci beaucoup
50:22voilà c'est la fin
50:23de ce 18-19
50:24tiens demain
50:25je recevrai le fondateur
50:26et le patron de Vivatech
50:27Maurice Lévy
50:28qui nous dira un peu
50:29quel est le menu
50:30là aussi ça se bouscule
50:32ça avance
50:33heureusement
50:33vous êtes sur BFM Business
50:34mais tout de suite
50:35vous retrouvez Stéphanie Collot
50:36pour son journal de l'écho
50:37bonne soirée
50:40le 18-19
50:41d'Edwish Chevrillon
50:42sur BFM Business
50:44ça va être un défi
50:44c'est un défi
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