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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:09Vous êtes bien dans le 18-19, mon invité c'est donc Frédéric Souillot, secrétaire général de Force Ouvrière.
00:14Bonsoir Frédéric Souillot.
00:15Bonsoir Madame Chevrillon.
00:17Merci d'être là.
00:19Beaucoup de sujets à vous poser, de questions à vous poser évidemment avec les carburants, l'inflation.
00:24Vous avez plus 1,7% en mars et puis c'est certainement pas fini.
00:29Il y a des mesures qui ont été apportées par le gouvernement
00:32mais on voit bien que c'est insuffisant en tous les cas pour vos collègues de la CFDT et de
00:36CGT ce matin.
00:38Elle demande plus.
00:40J'ai envie de poser directement la question.
00:41Frédéric Souillot, est-ce que vous, vous trouvez que ce qui a été fait est quand même des mesures ciblées
00:46et suffisant vu l'état de nos finances publiques ?
00:50Alors, c'est pas suffisant.
00:52Le 20 mars, j'écrivais au Premier ministre, alors avec un succès relatif
00:57puisque je lui demandais le plafonnement du litre de carburant
01:02parce que perdre de l'argent avant d'avoir commencé à en gagner
01:05quand on se rend au travail tous les matins, il faut bien qu'on trouve des solutions.
01:10C'est pas le cas pour tout le monde, il ne faut pas non plus exagérer.
01:13C'est vrai pour les transporteurs routiers, c'est vrai pour les infirmières,
01:18et les pêcheurs évidemment et les agriculteurs.
01:20Mais c'est vrai aussi pour tous les salariés qui doivent se rendre sur leur lieu de travail avant tous
01:24les matins.
01:25Parce qu'il n'y a pas des transports publics qui vous emmènent aux heures où vous devez prendre dans
01:30l'industrie.
01:31Si vous prenez à 5h du matin, vous n'avez pas forcément de transports publics.
01:34Ok, alors reprenons dans l'ordre.
01:35Vous avez écrit le 20 mars au gouvernement, en disant de prendre des mesures.
01:39Il en a pris ?
01:40Oui, elles ne sont pas suffisantes pour moi.
01:43Au moins pour les travailleurs qu'on représente.
01:45Qui prennent des mesures pour aider les entreprises qui seront plus ou moins en difficulté, je suis d'accord.
01:52Mais pour autant, peut-être voir l'indemnité de déplacement et le plafonnement vis-à-vis de l'URSSAF.
01:58Comment est-ce qu'on peut augmenter les indemnités de déplacement, les primes de transport,
02:04et surtout nous, collectivement, dans les entreprises,
02:07comment est-ce qu'on se remet autour de la table pour essayer de trouver des accords,
02:11pour augmenter les primes de transport déjà à minima,
02:13et puis augmenter les salaires, bien évidemment.
02:16Lorsqu'on écoute vos homologues, enfin oui, aux féminins en l'occurrence,
02:21elle demande, Marie-Lise Léon, elle demande des aides ciblées.
02:26Ça a été le cas.
02:27Elle dit, mais on ne peut pas, il ne faut surtout pas avoir des aides,
02:30il ne faut pas pulvériser partout, parce qu'on n'a plus les moyens.
02:35C'est ce qu'on a fait avant, ça a profité à tout le monde,
02:38y compris à des gens qui n'en avaient pas besoin.
02:40Aujourd'hui, il ne faut surtout pas faire ça.
02:43Vous lui répondez quoi alors ?
02:45Alors, je ne réponds rien à mon homologue.
02:47Je dis qu'on ne tend pas la main pour faire la manche.
02:52J'ai entendu le Premier ministre qui disait que
02:54ce n'est plus la facture du quoi qu'il en coûte,
02:57et ce sera maintenant la facture de quoi qu'il arrive.
02:59C'est lui qui a repris ce terme-là.
03:01Moi, ce que je dis, c'est que dans les entreprises,
03:05on doit discuter primes de transport, indemnités kilométriques,
03:08et puis, si l'État veut faire un coup de main,
03:13eh bien qu'il déplafonne les indemnités kilométriques,
03:15notamment vis-à-vis du barème URSAF.
03:18D'accord.
03:18Donc pour vous, c'est au sein des entreprises, en fait,
03:21qu'on doit avoir des aides, des aides ciblées,
03:24mais pour le gouvernement, finalement,
03:28vous ne demandez pas grand-chose au gouvernement.
03:30Alors, ce que je demande au gouvernement,
03:32le prix du litre de carburant,
03:34le carburant, 74% de taxes avec les TIPP,
03:38plus une TVA sur la TIPP.
03:39Oui, c'est entre 50-55%, mais bon.
03:41Eh bien, là, l'État peut décider de baisser sa TIPP,
03:47la TIPP flottante qui avait été...
03:49Ça s'appelle Axis maintenant, mais bon, c'est à peu près...
03:51Oui, ben, excusez-moi, peut-être que je vieillis alors.
03:54Mais au moins, il peut bloquer les prix
03:57ou faire baisser ses taxes, parce qu'aujourd'hui,
04:00l'État, il s'enrichit aussi avec le montant des taxes
04:05sur le prix du litre.
04:06Mais vous savez bien, j'imagine qu'à force ouvrière,
04:09vous êtes notamment sur le plan économique,
04:11vous êtes toujours très affûté.
04:12Vous avez bien vu que ce qui augmente d'un côté,
04:16la TVA, vous avez raison, finalement,
04:18ça descend de l'autre côté avec la CIF,
04:20parce que qui est fixée sur le montant de la consommation.
04:25Alors, la consommation, elle baisse.
04:27Donc, finalement, ça ne fait pas...
04:28C'est à peu près kiff-kiff, si vous me permettez cette expression,
04:32pour le gouvernement, qui n'en tire pas grand-chose.
04:35Alors, que le gouvernement n'en tire pas grand-chose,
04:38ce que je souhaiterais, ce que les salariés,
04:41quand ils vont faire le plein, souhaitent,
04:43c'est que le gouvernement n'en tire rien.
04:46Parce que sur ce sujet-là, on est tous dans le...
04:48On ne tire pas grand-chose, en fait.
04:50Tous les calculs le montrent.
04:51Oui, peut-être, mais pour le coup,
04:53certains autres pays ont dit
04:55« Eh bien, écoutez, les taxes étant ce qu'elles sont au prix du litre,
05:00eh bien, on va baisser de 25 centimes pendant 5 mois. »
05:04Mais eux, ils n'ont pas fait...
05:05Eux, ils n'ont pas eu à quoi qu'il en coûte d'avant.
05:07Ils n'ont pas eu 72 milliards,
05:09déjà, qui ont été versés entre 2021 et 2024,
05:12comme le disait hier le rapporteur général de la Commission des Finances.
05:15Oui, peut-être.
05:16Les finances publiques, vous êtes d'accord ?
05:18Elles sont en panne sèche.
05:20On est à sec.
05:21Moi, je reviens toujours sur le même mot,
05:25conditionnalité des aides publiques versées aux entreprises.
05:27On en a versé plus,
05:28on a fait plus d'allègements généraux de cotisations.
05:31Alors, vous me direz,
05:32c'était pour maintenir l'emploi et contre la concurrence.
05:35Les emplois de services qui sont en France
05:36ne sont pas délocalisables
05:38et il n'y a pas de concurrence étrangère sur le sujet.
05:40Oui, mais donc, attendez,
05:41parce que là, on parle de tout.
05:42Il va falloir que ce soit,
05:43donc, juste pour essayer de remettre un tout petit peu d'ordre,
05:45si vous me permettez.
05:47On est sur les aides
05:49qui doivent être apportées aux Français,
05:52voire aux entreprises,
05:53mais d'abord aux Français,
05:55avec cette flambée des prix du carburant.
05:57Donc, vous, ce que vous dites,
05:58c'est un...
05:59On plafonne le prix.
06:01Donc, vous êtes comme Sophie Binet, la CGT,
06:03vous êtes pour le gel du prix de l'essence.
06:07Le 20 mars, j'ai écrit au Premier ministre
06:09pour lui demander un plafonnement des prix du carburant
06:12parce que, quand on voit...
06:15J'ai vu l'étude INSEE il y a deux jours
06:18qui dit que la consommation des ménages baisse de 1,2%.
06:21Je rappelle que la plus grosse partie
06:25du produit intérieur brut de la France,
06:27c'est la consommation des ménages.
06:28Maintenant, s'il y a un recours à l'inflation,
06:30on va être obligé de revenir à les mesures
06:32qu'on avait eues quand l'inflation
06:34avait débordé il y a deux ans.
06:38On ne veut pas un chèque à l'énergie ou au transport.
06:42Ce qu'on veut, c'est des négociations,
06:43des discussions avec les entreprises
06:45pour parler de primes de transport,
06:47d'indemnités kilométriques.
06:48Et l'État, s'il veut donner un coup de main,
06:50eh bien, il déplafonne le montant
06:52des indemnités kilométriques vis-à-vis de l'URSSAF.
06:54D'accord. Donc, ça, c'est vraiment votre...
06:57Vous me parliez d'économie.
06:58Absolument. Non, non, mais tout à fait.
07:00La question du gel des prix,
07:03on voit bien que, finalement,
07:04ça ne profite pas forcément
07:07aux automobilistes ou aux agriculteurs,
07:09ou ça profite parfois, éventuellement,
07:11aux raffineurs, parfois aux compagnies,
07:13parce que, du coup, elle se trouve,
07:16si jamais le prix augmente,
07:17vous voyez, ça peut être...
07:19Je ne crois pas à quel niveau vous le fixez.
07:20Si vous le mettez à 3 euros,
07:22le gel des prix, c'est sûr que...
07:24Mais regardez,
07:26ce qui sort aujourd'hui
07:28du bout du pistolet dans votre réservoir
07:31a été acheté il y a 66 jours.
07:33Il faut 66 jours
07:34entre le moment où vous l'achetez
07:36et le moment où ça coule dans votre réservoir.
07:38Maintenant, justement,
07:39c'est ça un petit peu la différence,
07:41c'est qu'aujourd'hui, tout ça est devenu...
07:42C'est ce qu'avait pas anticipé Donald Trump,
07:44parce que, aujourd'hui,
07:45le marché du pétrole est un marché mondial.
07:47Donc, il voulait ça.
07:48Ça évolue extrêmement rapidement
07:49sur différents marchés, évidemment.
07:52Et les cours du pétrole européens
07:53sont fixés à Rotterdam.
07:55Oui, c'est ça.
07:55Peut-être.
07:56Mais quand vous avez du stock,
07:59eh bien, ce stock que vous avez acheté
08:00il y a 66 jours,
08:01vous ne l'avez pas payé
08:03à 105 dollars le baril.
08:05Vous l'avez payé à 62 dollars le baril.
08:08Donc, à votre avis,
08:09il y a des profiteurs.
08:13Je ne veux pas aller sur ce terrain-là
08:14à des profiteurs.
08:15Ce que je dis...
08:16C'est ce que vous nous démontrez.
08:17La démonstration est...
08:19Ce que je dis,
08:19c'est que certains jouent
08:21la spéculation sur le cours du pétrole
08:23et ce n'est pas la solution.
08:25La solution, c'est le blocage
08:27et le plafonnement des prix.
08:28À partir de quand vous pouvez
08:29estimer qu'il faudra
08:30des mesures de chômage partiel,
08:31parce que Jean-Pierre Farrandeau,
08:33le ministre du Travail,
08:34a dit qu'il y aurait peut-être,
08:36notamment pour aider les uns
08:37et les autres,
08:37des mesures de chômage partiel,
08:39mais évidemment ciblées.
08:41Vous, est-ce qu'il vous estimez
08:42qu'il faudra aller plus loin
08:43à un moment ?
08:44Comme ça a été le cas
08:45au moment du Covid,
08:46mais là,
08:46en grande largeur.
08:49Alors,
08:50les mesures de chômage partiel
08:52qu'il dit ciblées,
08:54je ne sais pas sur quelle entreprise
08:56il parle,
08:57est-ce que c'est les transports routiers
08:58et tout cela.
09:00En même temps,
09:01l'allocation de chômage partiel
09:03est payée pour un tiers
09:05par l'assurance chômage,
09:07c'est-à-dire par le paritarisme.
09:09Donc,
09:10faire des aides
09:11en expliquant que
09:12c'est les mêmes
09:14qui vont devoir les payer deux fois,
09:15je ne suis pas sûr
09:16que ce soit la bonne idée.
09:17Maintenant,
09:18comment est-ce qu'on se remet
09:19en discussion dans les branches ?
09:21La négociation collective,
09:23discutons dans les branches
09:24avant d'arriver à des mesures
09:26de chômage partiel
09:27et peut-être que les branches
09:28feront la demande.
09:29Ah, justement,
09:30il y a des négociations en cours.
09:31Oui, madame.
09:32Tiens, Frédéric Souillot,
09:33vous êtes secrétaire général
09:35de Force Ouvrière
09:36jusqu'à quand ?
09:37C'est le 20 avril,
09:37non, votre congrès ?
09:38Alors, oui,
09:39je suis secrétaire général
09:41de Force Ouvrière.
09:42Mon congrès confédéral,
09:44c'est du 20 au 24 avril.
09:46Je me représente
09:48à mon élection
09:50pour être de nouveau
09:52secrétaire général.
09:53Et vous êtes tout seul, non ?
09:54Alors,
09:55j'ai une équipe...
09:56Ce qui s'appelle la démocratie,
09:58comme vous le disiez
09:58à juste titre,
09:59c'est la démocratie organisée,
10:00Frédéric Souillot.
10:01C'est la démocratie organisée
10:03et préparée.
10:04Bien évidemment,
10:05on discute avant
10:06parce que
10:07si tout le monde pensait
10:08comme moi
10:08à Force Ouvrière,
10:09ce serait une mauvaise idée
10:10puis je ne suis pas
10:11directeur de conscience.
10:13Donc,
10:13oui,
10:14je me représente
10:16au poste
10:16de secrétaire général
10:17de FO
10:17ou le prochain mandat
10:20de 4 ans,
10:213 ans,
10:22il faut mieux être
10:22secrétaire général
10:23de FO
10:23que d'être président
10:24de la République française
10:25parce que là,
10:26il y a tellement de candidats
10:27que ça va être compliqué.
10:27Alors,
10:28vous au moins,
10:28vous avez simplifié
10:29le programme.
10:30Revenons sur des choses,
10:31pardonnez-moi,
10:32des choses plus sérieuses
10:34si j'ose dire,
10:35enfin de la manière
10:35dont je présentais ça.
10:37Sur les contrats courts.
10:39Oui.
10:39Contrats courts,
10:40il y a des négociations
10:40qui sont en cours.
10:41Oui.
10:42Il y a une étude
10:42qui a été faite par l'UNEDIC
10:43qui montre que la France
10:44est quand même un peu
10:45le mauvais élève
10:46parce que vous avez,
10:47alors surtout quand on regarde
10:48les tout derniers chiffres,
10:49il n'y a que 17,5%,
10:51on est au 2%
10:53des contrats
10:53qui sont
10:55dits des contrats courts,
10:56c'est majoritairement
10:57des contrats
10:58à durée à déterminer.
10:59Et c'est tant mieux.
11:00Mais quand on regarde
11:00les derniers,
11:01le dernier chiffre
11:03du premier trimestre 2025,
11:05il y a 80%
11:06à peu près
11:07des contrats
11:08qui sont
11:08à moins d'un mois.
11:09Oui.
11:09Donc,
11:11comment vous expliquez ça ?
11:12Alors moi,
11:13je ne me l'explique pas.
11:15Je dis juste
11:16que la négociation
11:17sur contrat court,
11:19c'est la contrepartie
11:20de la signature
11:21d'un accord
11:22qui s'appelait
11:22bonus-malus
11:23que nous avions mis en place.
11:25alors que certains
11:27décrient en permanence.
11:28Mais le bonus
11:30pour les entreprises
11:31qui jouent le jeu
11:32et qui ne font pas
11:33de la précarité
11:34un mode de gestion
11:36de l'entreprise
11:37et le malus
11:39pour tous ceux
11:41qui mettent
11:42les salariés
11:43en recherche d'emploi
11:45à des contrats courts
11:46qu'ils doivent
11:49moins d'un mois.
11:50Alors,
11:50pendant longtemps,
11:51on a eu...
11:51Donc,
11:52ça n'a pas marché.
11:52Comment ?
11:52Ça n'a pas marché.
11:53Le bonus-malus ?
11:54Oui.
11:54Si.
11:55Il a fonctionné.
11:56Oui,
11:57mais le malus
11:59pris sur les uns
12:00sur les cotisations
12:00a payé du bonus
12:02sur les autres.
12:03Donc,
12:03c'était plutôt équilibré.
12:04Maintenant,
12:05comment est-ce qu'on peut
12:07faire moins de contrats courts,
12:09moins de précarité ?
12:10Les salariés,
12:11ils ont besoin
12:12de se projeter.
12:13Ils ont besoin
12:13de se projeter
12:14pour pouvoir
12:14élever leur famille,
12:16payer leur loyer
12:19et surtout remplir le frigo
12:20à la fin du mois.
12:21Comment est-ce qu'ils arrivent
12:22à se projeter
12:23avec leurs enfants ?
12:24Comment est-ce qu'on arrive
12:25à vivre de son salaire ?
12:26Ok,
12:26mais là,
12:27concrètement,
12:28pardonnez-moi,
12:28mais concrètement,
12:29là,
12:30il va se passer quoi ?
12:31Parce qu'il y a...
12:31Normalement,
12:32il y a un accord
12:32qui doit être trouvé
12:34entre les partenaires sociaux,
12:35dont Force Ouvrier,
12:37en avril.
12:37Le 9 avril,
12:39exactement.
12:39Le 9 avril,
12:40c'est bien vite,
12:41c'est jeudi prochain.
12:42Oui,
12:43mais la négociation,
12:44c'est la négociation.
12:45On va avoir
12:46le projet final
12:48qui va nous arriver
12:49d'ici jeudi soir,
12:52je crois,
12:52et on va continuer
12:53la négociation
12:54jusqu'au 9 avril
12:55pour dire que
12:57contrat court,
12:58ce n'est pas la solution
12:59et que la solution,
13:00c'est contrat à durée
13:02indéterminée
13:03pour qu'on puisse
13:03se projeter.
13:04Et les contrats courts
13:05à l'assurance chômage
13:07coûtent 21 milliards
13:08d'euros par an
13:11que les contrats courts
13:12sur les indemnisations.
13:14En même temps,
13:15je ne sais pas,
13:15on dit qu'il y a
13:16certains syndicats,
13:16donc je ne sais pas
13:17si vous en faites partie,
13:18pardonnez-moi pour m'avoir,
13:20qui disent que la suppression
13:21de la limite
13:21de renouvellement
13:22des CDD
13:24au contrat de travail temporaire,
13:26c'est inacceptable,
13:27ainsi que l'abolition
13:28du délai de carence.
13:30Ouf,
13:31je pensais qu'on allait
13:32trouver un accord.
13:33Je crois même
13:34qu'il y a eu
13:34des déclarations
13:35d'un délégué
13:36de la force ouvrière
13:36qui dit qu'il y a
13:37peu de chance
13:38qu'il y ait un accord.
13:39C'est très incertain,
13:40on va dire.
13:40Alors,
13:41il n'a pas dit
13:41qu'il y avait peu de chance
13:42qu'il y ait un accord,
13:43vous avez raison,
13:44incertain.
13:46Chacun est dans
13:48la communication
13:48avant la fin
13:49de la négociation.
13:51Mais,
13:52regardez,
13:52sur assurance chômage,
13:54il y a encore
13:54quelques temps,
13:55on nous disait
13:56qu'on n'arriverait
13:56qu'il n'aurions pas
13:57un accord.
13:58Et nous avons trouvé
13:59un accord.
14:00Alors,
14:01dans les anverses,
14:01parce que là,
14:02moi je pensais
14:02qu'il n'y avait pas
14:03d'accord en vue,
14:04vous,
14:04vous dites,
14:05si,
14:06vous pensez
14:07qu'il y aura un accord.
14:07Vous êtes quand même
14:08assez confiant.
14:09Mais moi,
14:09je suis confiant
14:10et optimiste,
14:11toujours,
14:11parce que sinon,
14:12je fais autre chose.
14:13Je fais consultant
14:14à la télévision,
14:15mais pour le coup,
14:17tant que la négociation
14:18n'est pas terminée,
14:20la possibilité
14:21d'un accord
14:21est toujours là.
14:23D'accord,
14:24pas un accord
14:26à la va-vite.
14:27Non.
14:28Un vrai accord,
14:29un accord national
14:31interprofessionnel
14:31sur les contrats courts.
14:33C'est bien la première fois
14:34que Force Ouvrière
14:35est plutôt optimiste
14:36sur un accord
14:37avec les partenaires sociaux.
14:39Et à chaque fois
14:41que vous m'invitez,
14:42je dis toujours
14:43la même chose,
14:44je suis toujours optimiste.
14:45Et regardez
14:46quand Michel Barnier
14:47nous met autour de la table
14:48sur l'emploi des seniors
14:49et la convention
14:49d'assurance chômage.
14:50Il nous demande
14:51une négociation flash,
14:53et bien un mois et demi
14:54plus tard,
14:55on a un accord
14:56sur l'emploi des seniors,
14:58on a un accord
14:58sur le dialogue social
14:59et on a une convention
15:00d'assurance chômage.
15:01Le problème de l'État,
15:03c'est que la transposition
15:05de la convention
15:06d'assurance chômage
15:07de 2024
15:08sur les primo-entrants
15:09qui venaient
15:11contrer les contrats courts,
15:12les derniers décrets
15:13viennent de paraître
15:14seulement aujourd'hui.
15:16Donc,
15:17il faut raison garder.
15:19Vous avez vu juste
15:21le rapport
15:23du corps
15:24sur la question
15:25des retraites.
15:27Est-ce que vous avez évolué
15:28un peu du côté
15:29de force ouvrière
15:29sur la question
15:30des retraites
15:31en disant
15:31il faut qu'on retrouve
15:32une nouvelle réforme
15:33parce qu'il y en aura une
15:34dans le cadre
15:35de l'élection présidentielle,
15:36peut-être,
15:37ça dépend de
15:38quelle majorité
15:40sortira des urnes,
15:41évidemment,
15:41auquel non
15:42va sortir des urnes.
15:43Mais est-ce que
15:43vous êtes d'accord
15:44qu'il faudra quand même
15:45remettre
15:48sur la table
15:49cette question ?
15:49Alors,
15:51je suis d'accord
15:52qu'on discute
15:53de notre système
15:54de retraite
15:55par répartition,
15:56pas dans la loi,
15:57pas dans le concours
15:58lépine des mauvaises idées
15:59qui dit allongement
16:00de la durée de cotisation
16:01ou recul
16:02de l'âge de départ.
16:04Dans le cadre
16:04de notre agenda
16:05social autonome,
16:06on est même tous d'accord
16:08pour dire qu'il faut
16:09que nous reprenions
16:10la gouvernance
16:10de notre système
16:11de retraite
16:11par répartition.
16:12Donc,
16:12juste sur la gouvernance.
16:13Mais par exemple,
16:14un système de retraite
16:15parce qu'on voit bien
16:16qu'on n'a plus
16:16les moyens de financer ça,
16:17est-ce qu'un système
16:18à la carte ?
16:19Il faut regarder
16:20les chiffres.
16:21À la carte,
16:22ce serait possible
16:22pour vous ?
16:23C'est acceptable
16:24éventuellement
16:25pour un force ouvrière
16:26ou pas ?
16:26Non,
16:26ce n'est pas possible
16:27un système à la carte.
16:28Notre système
16:29de retraite
16:30par répartition,
16:30c'est la solidarité.
16:32Aujourd'hui,
16:33que vous ayez
16:34une carrière hachée
16:35ou pas hachée,
16:36il y a notre système
16:37de retraite
16:37qui vous permet
16:38à la fin
16:38de pouvoir toucher
16:39une retraite
16:40et une retraite minimale.
16:41Et le système
16:42de retraite
16:42par répartition,
16:43dès le début,
16:45quand il a été
16:45mis en place,
16:46après le Conseil
16:48National
16:48de la Résistance,
16:50certains ont critiqué
16:51en disant
16:52que ça allait peser
16:53trop sur le travail
16:54et sur le reste.
16:5580 ans plus tard,
16:56notre système
16:57de retraite
16:58par répartition,
16:58et quand on parle
16:59de la gouvernance...
17:00Non mais c'était
17:01un moment extraordinaire,
17:03le Conseil National
17:04de la Résistance,
17:04ce qu'il y a,
17:05c'est comme vous dites,
17:0680 ans plus tard,
17:07il y a quand même
17:07certaines choses
17:08qu'il faut peut-être
17:08faire évoluer.
17:10On est d'accord ?
17:11On discutera
17:12de tout ça
17:12dans le cadre
17:13de notre agenda
17:14social autonome
17:14et quand on parle
17:15de gouvernance,
17:17c'est odié,
17:18c'est aussi
17:19parler de gestion.
17:21Quand on parle
17:22de notre système
17:23de retraite complémentaire,
17:25la GIRC et l'ARCO,
17:26où on a,
17:27je crois,
17:2880 milliards placés.
17:31Mais pour le coup,
17:33c'est nous qui gérons
17:34et c'est nous
17:35qui parlons
17:37de l'âge,
17:38de la durée
17:39de cotisation
17:40et comment est-ce
17:40qu'on garde
17:41notre système
17:42de retraite
17:42par répartition ?
17:43Si on le sauvegarde
17:46en disant
17:47sur la durée
17:47de cotisation,
17:48il faut peut-être
17:49la moduler,
17:49il faut peut-être
17:50l'augmenter
17:50sur l'âge de départ
17:51à la retraite,
17:52il faut peut-être
17:53permettre à certains
17:54de partir plus tard,
17:55sachant que pour d'autres
17:56qui ont les carrières
17:57longues,
17:58il faut qu'ils puissent
17:58partir plus tôt ?
18:00Parce que tout ça,
18:00c'est des mots
18:01qui sont toujours
18:01des chiffons rouges
18:02pour vous ?
18:02Ou quelque part,
18:03vous vous dites bien
18:04que le monde a évolué
18:05et qu'il faut prendre
18:06en compte
18:07les aspirations
18:09des uns et des autres ?
18:10Le monde a peut-être
18:11évolué,
18:11mais aujourd'hui,
18:12plus de 50%,
18:1351,3% exactement,
18:15des gens qui liquident
18:16leur retraite aujourd'hui
18:17ne sont plus en emploi.
18:19Ils sont à l'assurance
18:20chômage,
18:21à l'assurance maladie
18:22et pour une partie
18:23d'entre eux
18:24au RSA.
18:25Pourquoi ?
18:25Parce qu'ils ont perdu
18:26leur emploi vers 57,
18:2958, 59 ou 60 ans.
18:30Vous avez raison,
18:31tout à fait.
18:32Le souci,
18:33ce n'est pas qu'on ne
18:34travaille pas assez,
18:34c'est que nous ne sommes
18:35pas assez nombreux
18:36à travailler.
18:37Le nombre des seniors
18:39des 55, 64 ans,
18:41même s'ils s'améliorent,
18:42ce n'est toujours pas
18:43le plus...
18:44On n'est même pas
18:45à la moyenne
18:46de l'OCDE.
18:46Et pour les 15,
18:48les 16, 25 ans,
18:50c'est la moyenne
18:51de l'OCDE.
18:51On est 22% en dessous.
18:53Comment est-ce qu'on arrive
18:54à donner de l'attractivité
18:55au travail
18:56et comment est-ce
18:56qu'on ramène
18:57ces jeunes ?
18:58On a 1,4 million
19:01ni en emploi,
19:02ni au travail,
19:04ni en formation.
19:04Et justement,
19:05pas les contrats courts,
19:06c'est surtout
19:07une grande majorité
19:08des jeunes
19:09qui sont en contrat court.
19:12Ceux-là,
19:12ils ne sont même pas
19:13en contrat court.
19:14Ceux-là,
19:14personne ne les connaît.
19:15Il y en a 80 000 parents
19:16qui sortent
19:17du système
19:18de l'éducation nationale
19:19qui ne vont pas forcément
19:20chercher
19:21ni des aides publiques
19:22ni autre chose.
19:23Deux questions encore
19:24là-dessus justement.
19:26Il y avait une grève
19:26des enseignants aujourd'hui.
19:27Est-ce que vous savez
19:28à peu près
19:28à quelle hauteur
19:29elle a été suivie
19:30ce soir ?
19:31On n'a pas encore
19:32tout à fait les chiffres
19:33mais c'était une grève
19:34des enseignants
19:35contre les fermetures
19:36de classes
19:37et contre la suppression
19:39des 4 000 postes
19:40puisqu'il y avait eu
19:41presque un accord
19:42pour dire que
19:43ces postes
19:44ne seraient pas supprimés
19:45et pour le coup,
19:46ça revient au milieu
19:47de la table.
19:48Donc,
19:48grève des enseignants
19:49aujourd'hui.
19:50Avec quand même
19:50un argument derrière,
19:51il faut aller jusqu'au bout
19:52du raisonnement.
19:53Frédéric Souillot
19:54c'est de dire
19:54il y aura 100 000 enfants
19:56en moins
19:57donc il y a un effet démographique
19:58qui fait qu'on aura
19:59moins besoin
20:00de classe.
20:02Alors bon,
20:04par contre,
20:05il faut certainement
20:05trouver une question
20:06de la rémunération
20:07elle est quand même
20:09essentielle.
20:09Ça c'est sur le papier.
20:10Il y aura 100 000
20:11enfants en moins.
20:12Je crois qu'il y a
20:13un président de la République
20:15qui avait dit
20:16qu'il fallait
20:17faire un réarmement
20:18démographique.
20:19En attendant
20:21que tout le monde
20:22s'y mette
20:22et qu'il y aura un réarmement
20:24il reste quand même
20:25quelques années.
20:26Les 100 000 enfants
20:27de moins
20:27vous ne les avez pas
20:28tout de suite.
20:28C'est comme
20:29quand on nous parle
20:30de notre système
20:31de retraite
20:32en 2030
20:33c'est 2030.
20:35D'ici là
20:36on doit trouver
20:37des solutions
20:38notamment
20:38pour les 16-25 ans
20:41qui sont
20:42pas en emploi
20:4322%
20:45en dessous
20:45de la moyenne
20:46de l'OCDE
20:47on est encore une fois
20:48les mauvais élèves
20:50de la classe.
20:51Donc là
20:51vous savez pas
20:51si elle était très suivie
20:52la grève ou pas ?
20:53Oui.
20:54Oui ?
20:55Elle était bien suivie.
20:56Si j'avais les chiffres
20:57je vous les donnerais.
20:58Oui mais vous n'avez pas
20:59encore ce soir.
20:59Alors juste un point
21:00parce que
21:02vous avez
21:03il y a
21:04un arrêt préfectoral
21:05à autoriser
21:06les commerces
21:07de Moselle
21:08à ouvrir
21:09le vendredi saint
21:11alors que c'est
21:12un jour férié
21:13historiquement
21:15et donc ça a provoqué
21:16évidemment la désappropriation
21:18de l'évêque de Messe
21:18mais pas que
21:20aussi
21:21des syndicats
21:21et notamment
21:22de force ouvrière
21:23en disant
21:23ben voilà
21:24le vendredi saint
21:25ça doit être
21:26fermé
21:27parce que c'est une
21:28c'est une habitude
21:30depuis
21:31je ne sais plus
21:32depuis combien de temps
21:33en fait
21:34depuis 36 ans
21:35voilà c'est bien ça
21:36mais
21:36c'est étonnant
21:37alors de voir
21:38à la fois
21:39l'archevêque de Messe
21:41et force ouvrière
21:43soutenir
21:43une décision
21:44pour rester fermé
21:45le vendredi saint
21:45je suis
21:47plutôt content
21:48que
21:49l'évêque
21:50ou l'archevêque
21:51d'ailleurs je crois
21:52de Messe
21:53Philippe Ballot
21:54Monseigneur
21:54Philippe Ballot
21:55se rapproche
21:56de mon union départementale
21:58mais
21:58c'est
21:59ce vendredi saint
22:01c'est comme
22:01quand on nous parle
22:02du travail
22:03le 1er mai
22:03quand les jours
22:05sont fériés
22:06chômés
22:06et bien
22:07ils doivent rester
22:08fériés
22:09chômés
22:09et l'ouverture
22:10des magasins
22:11et bien
22:12quand on commence
22:12à mettre un coin
22:13dans la porte
22:13après demain
22:15on l'ouvrira complètement
22:16et ça c'est pas bien
22:17d'accord
22:18donc voilà
22:18même combat
22:19l'évêque
22:20Philippe Ballot
22:21avec force ouvrière
22:22avec Frédéric Souillot
22:23tiens si un jour
22:24juste en conclusion
22:25ça fera le lien ensuite
22:26si jamais on vous
22:28vous pourrez accepter
22:29que les salariés
22:30soient payés en bitcoin
22:31ou en crypto-monnaie
22:32ben non
22:33je sais pas ce que c'est
22:34d'abord la crypto-monnaie
22:35ni le reste
22:36et comment est-ce qu'on finance
22:37notre protection sociale
22:38collective
22:39notre salaire différé
22:40en bitcoin
22:41ou en crypto-monnaie
22:42et puis
22:43je vois que ça défraye
22:45souvent la chronique
22:45sur ces sujets-là
22:46je sais pas ce que c'est moi
22:48l'argent que je ne sens pas
22:50je sais pas ce que c'est
22:52merci beaucoup Frédéric Souillot
22:53d'avoir été avec nous
22:54donc secrétaire général
22:55de force ouvrière
22:56et qui a toutes les chances
22:57de le rester
22:57avec votre congrès
22:58le 20 avril
23:00dans un instant justement
23:01c'est Olivier Vignard
23:02et les délégués généraux
23:03de Paris Europlace
23:05on parlera du défi
23:07la tokenisation
23:08de la place de Paris
23:09va sans jeu
23:10à tout de suite
23:13le 18-19
23:15d'Edwish Chevrillon
23:16sur BFM Business
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