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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.
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00:00EFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
00:09Vous êtes bien dans le 18-19 en habité, premier habité, c'est Bertrand Dumasie, il est le PDG de
00:15Den & Red.
00:15Bonsoir Bertrand Dumasie.
00:16Bonsoir Edwige.
00:17Merci d'être avec nous, vous avez retrouvé le sourire parce que vous avez publié votre Q1, comme on dit.
00:24C'est plutôt des bons chiffres, c'est même supérieur un peu aux attentes, on y reviendra.
00:28Mais surtout, vous avez effectué une remontada dans votre cours de bourse parce qu'on sait que l'année était
00:33un peu dure.
00:34Vous êtes sorti du CAC 40, vous nous direz si votre espoir c'est de revenir bientôt dans le CAC
00:3940.
00:39Je voudrais vous interroger évidemment sur l'évolution de votre groupe,
00:44mais peut-être d'abord parce que vous êtes, on peut dire, un très bon témoin baromètre du climat des
00:50affaires.
00:50Là, il y a eu des chiffres qui ont été très mauvais en France, notamment l'indice PME
00:56qui montrent que l'activité est au plus bas depuis 14 mois.
00:59Est-ce que vous, vous le ressentez ? Parce qu'on va rappeler, pour ceux qui ne le savent pas,
01:03un d'enrêle, c'est évidemment les titres restaurants, mais c'est beaucoup d'avantages aux salariés.
01:08Donc en fait, quand une entreprise emploie quelqu'un, elle fait appel à vous,
01:13et à la limite, quand elle renvoie quelqu'un, elle fait aussi appel à vous.
01:16Donc, qu'est-ce que vous, vous observez de là où vous êtes ?
01:20Alors, d'abord, où sommes-nous ? On est présents dans 45 pays, sur tous les continents du monde.
01:25Donc cette observation est très fine par géographie,
01:27et on sert 60 millions de salariés dans le monde comme leader, comme vous l'avez dit,
01:32des avantages aux salariés.
01:34Donc en fait, on voit chez chacun de nos clients, qui sont des employeurs,
01:38l'évolution en fait de leurs salariés.
01:41Et il est vrai que partout dans le monde, mais plus particulièrement en Europe,
01:44et c'est la première tendance, le taux de chômage augmente.
01:47Donc nous, on voit dans nos portefeuilles, sur une cohorte historique,
01:51un peu moins de salariés à servir.
01:53Donc ça, on a un taux de chômage qui augmente, et particulièrement en Europe.
01:57La deuxième chose qu'on observe, c'est une très grande fébrilité par rapport au pouvoir d'achat.
02:02C'est-à-dire qu'en fait, l'inflation, le tube, enfin le dentifrice est sorti du tube.
02:08Vous n'êtes pas sans savoir qu'en fait, l'inflation, depuis la fin du Covid,
02:12l'inflation alimentaire est de l'ordre de 25%,
02:15et on prévoit 5% de plus avec le conflit au Moyen-Orient.
02:20Et donc, on a face à nous des employeurs et des salariés
02:24qui sont très concernés en fait par l'évolution du pouvoir d'achat.
02:27Et comme notre métier, c'est de donner du pouvoir d'achat alimentaire,
02:32on le voit et on le constate tous les jours.
02:34Cependant, il y a des différences par zone géographique.
02:37C'est particulièrement fort en Europe.
02:39Ça l'est moins aux États-Unis et en Amérique latine.
02:43Aux États-Unis, il faut reconnaître qu'ils ont un train d'inflation depuis quelques années.
02:47Donc, rien de nouveau sous le soleil.
02:48Et en Amérique latine, c'est des pays qui vivent avec beaucoup d'inflation depuis très longtemps.
02:53Donc en fait, c'est un peu la vie normale sur le continent d'Amérique du Nord et du Sud.
02:59C'est nouveau et c'est revenu en Europe.
03:01Et en Asie, en revanche, l'inflation est bien sous contrôle.
03:05Oui, bien sous contrôle.
03:06Et si on regarde, si on fait un focus un peu plus détaillé sur l'Europe,
03:09évidemment, parce que nous sommes en France,
03:11qu'est-ce que vous observez sur la France ?
03:13La France, on observe de manière peut-être un peu plus aiguë.
03:19Premièrement, on va voir la remontée malheureusement du taux de chômage,
03:22puisque nous, on le voit dans le nombre de salariés qu'on sert,
03:25en fait, des portefeuilles qui se restreignent.
03:27Et ça touche d'abord, en fait, les stagiaires, les CDD, le travail temporaire.
03:33Donc les grandes agences de travail temporaire sont toutes clientes d'Edenred
03:37et en fait, elles emploient moins de personnes aujourd'hui qu'elles ne faisaient il y a un an.
03:42Et la deuxième chose, c'est que tous les sondages le montrent,
03:45mais on le voit dans les populations qu'on sert,
03:48la première inquiétude des Français, c'est le pouvoir de vivre
03:51et de pouvoir vivre correctement avec le premier sujet,
03:55qui est le pouvoir d'achat alimentaire.
03:56Oui. On reviendra aussi sur la réforme, justement, des titres restaurants,
04:00parce que maintenant que c'est des métiers à réaliser,
04:02on ne dit plus les tickets restaurants, on dit les titres restaurants.
04:04Les tickets restaurants, c'est ma marque.
04:05Oui, c'est votre marque, mais maintenant, on dit, pour nous, c'est des titres restaurants.
04:11On verra, parce qu'il y a la possibilité de l'utiliser le dimanche.
04:15Est-ce que pour vous, qu'est-ce que ça change ?
04:18Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ?
04:21Alors déjà, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a 20% des Français aujourd'hui
04:24qui peuvent utiliser leur ticket restaurant le dimanche.
04:27Pourquoi ? Parce que le ticket restaurant, c'est en fait l'équivalent de la cantine
04:31pour ceux qui n'en ont pas.
04:32Et quand on travaille le dimanche, l'employeur donne accès au ticket restaurant le dimanche
04:37comme si j'allais travailler et j'avais une cantine.
04:39Donc déjà, il y a 20% des travailleurs français qui peuvent l'utiliser le dimanche sur dérogation.
04:45Est-ce que c'est une bonne idée ?
04:47D'élargir, en tout cas, c'était une des propositions.
04:50Oui, moi, je pense que c'est une bonne idée de moderniser,
04:52mais il faut quand même garder en tête, et c'est très important,
04:55l'objet social du ticket restaurant.
04:57C'est du pouvoir d'achat alimentaire au travail.
04:59Et c'est le chef d'entreprise qui finance ce pouvoir d'achat alimentaire pour au moins 60%.
05:04Donc si on dénature un peu trop son usage,
05:07à un moment, le chef d'entreprise pourrait dire
05:08« Moi, je suis là pour te payer de l'alimentation au travail et pas en dehors du travail. »
05:13Pour ta famille, oui.
05:14Oui, alors le dimanche, pourquoi pas ?
05:16Mais il faut faire très attention à ne pas le dénaturer,
05:19parce que si on dénature le pouvoir d'achat alimentaire au travail,
05:23c'est un avantage social qui pourrait disparaître.
05:26Donc, oui à la modernisation, non à la dénaturation de l'objet social.
05:30Donc, en résumé, vous êtes contre.
05:33En résumé, appelons un chat à chat, je suis neutre.
05:37Mais si c'était moi, je pense que le dispositif actuel est suffisant.
05:43Oui, voilà, donc vous êtes contre.
05:47Bertrand Dumasier, on va y revenir quand même,
05:48parce que c'est intéressant de voir, surtout avec derrière,
05:52on l'a dit, votre titre a repris des couleurs,
05:54il en avait grandement besoin.
05:56Là, vous avez révélé votre revenu pour le premier trimestre,
06:02donc c'est 730 millions, c'est ça.
06:04C'est un peu plus qu'attendu.
06:06Qu'est-ce qui fait que ça a été, justement, dans ce contexte ?
06:09Alors, le mauvais contexte international, c'est qu'à partir du 28 février.
06:13Mais qu'est-ce qui fait que, justement, ça a progressé ?
06:16Alors, le premier facteur de croissance,
06:19c'est que notre deuxième ligne de produits,
06:20qui s'appelle les solutions de mobilité,
06:22on est le leader mondial, en fait, des solutions de carte essence
06:25et de carte énergie.
06:26En fait, ces solutions ont énormément de traction partout dans le monde.
06:29Et donc, cette ligne de produits a accru de plus de 10% en fait,
06:34sur le premier trimestre,
06:35à l'image de ce qu'on avait produit aussi en 2025.
06:38Donc, c'est la continuité de la pénétration de nos solutions.
06:41Et ça, il y a derrière ça un élément,
06:44qui est l'électrification des flottes.
06:46Quand vous avez une carte ou une application Eden Red,
06:48vous avez accès à un million de bornes de recharge,
06:51par exemple, en Europe.
06:52Et en fait, l'électrification du parc
06:54amplifie l'utilisation de nos solutions.
06:57Vous avez vu que le Premier ministre a justement révélé
07:00son plan d'électrification avec 22 mesures,
07:04notamment, évidemment, de pousser l'achat de véhicules électriques,
07:09notamment pour les flottes et pour les entreprises.
07:11Est-ce que vous, vous observez ?
07:12Alors, nous, on l'observe et on est en plein dedans.
07:15C'est-à-dire qu'un des gros facteurs de croissance d'Eden Red,
07:18c'est des solutions d'électrification des flottes.
07:20Donc, si vous faites appel à Eden Red partout en Europe,
07:23on va vous aider, vous, en tant qu'entreprise,
07:25à installer les bornes.
07:26On va mettre derrière les solutions logicielles
07:29qui vont vous permettre de les maintenir,
07:31mais aussi de les consolider.
07:32C'est-à-dire que vous êtes un gestionnaire de flotte
07:34et vous avez sur votre téléphone portable
07:36l'ensemble de la consommation par véhicule,
07:39sachant que les gestionnaires de flotte
07:40vont avoir pendant très longtemps
07:41une flotte qu'on dit hybride,
07:43c'est-à-dire des véhicules électriques
07:44et des véhicules thermiques.
07:46Et donc, l'accès aux bornes,
07:50mais la consolidation de la consommation
07:52est très recherchée par nos clients d'entreprise.
07:55Et là, justement, la carte essence,
07:57est-ce que vous voyez des entreprises qui disent
07:59« Attendez, vu l'augmentation du prix, la pompe,
08:03je les retire. »
08:04C'est exactement l'inverse.
08:07Et c'est pour ça qu'on est en croissance du 10%.
08:09C'est-à-dire, quand vous avez une carte essence...
08:10Même là, même en ce moment.
08:12Parce qu'en fait, une carte essence,
08:13elle vous permet de faire quoi ?
08:15Un, en tant que gestionnaire de flotte,
08:17de contrôler qui dépense quoi et quand.
08:20Et la nature humaine est assez créative
08:22et parfois, elle n'utilise pas l'essence à bon escient.
08:25Puis surtout, la deuxième chose,
08:26c'est que vous avez accès,
08:28avec les cartes essence Eden Red,
08:29à un prix au litre moins important.
08:32C'est-à-dire que vous allez avoir accès
08:33à des réseaux alternatifs
08:35où le prix de l'essence est moins cher.
08:37Et c'est pour ça que le contrôle
08:39plus un accès au litre sur un prix au litre
08:41qui est en gros à augmenter de 20%
08:44rend nos solutions encore plus critiques
08:46pour les gestionnaires de flotte.
08:48Vous confirmez vos objectifs pour 2026.
08:51Est-ce que ce n'est pas un peu audacieux ?
08:54Parce que c'est vrai que pour l'instant,
08:55tout le monde navigue un peu à vue.
08:57Alors, on navigue à vue
08:58et on a donné une fourchette un tout petit peu large.
09:02Mais quand on regarde la bonne traction
09:04qu'on a eue sur le premier trimestre,
09:06dans la continuité de ce qu'on avait avant,
09:08on est confiant dans notre capacité
09:11à réaliser cela.
09:12Oui, y compris, là pour le coup,
09:13en France, en Europe.
09:15La France représente combien encore aujourd'hui ?
09:16La France fait 14% du chiffre d'affaires du groupe.
09:20Petit ?
09:21Petit, mais costaud.
09:22Oui, l'Europe 40.
09:24Non, l'Europe fait 60% du chiffre d'affaires du groupe.
09:26Oui, d'accord.
09:27On parlera de l'Italie qui a une sorte d'épines dans le pied,
09:30de vendre dans votre pied tout à l'heure.
09:34Est-ce que, quand on regarde l'impact que ça a eu
09:39sur votre cours de bourse,
09:42dont vous avez pris 4%,
09:44vous avez eu, je crois que vous en êtes tout fier,
09:47ça vous fait du bien, je vais le dire à votre place,
09:5017 séances de hausse.
09:53Ça vous donne quoi comme envie de revenir dans le CAC 40 ?
09:56On va expliquer que, justement, à cause de l'Italie,
09:58où l'Italie a eu un plafonnement de vos commissions,
10:03du coup, ça a plombé très lourdement votre titre
10:06qui a perdu, je crois, une séance 15% de mémoire.
10:09Et donc, du coup, vous êtes sorti du CAC 40.
10:12Oui.
10:12Et là, vous dites quoi ?
10:13Vous vous dites, on va y retourner quand ?
10:16D'abord, je pense à Jacques Chirac,
10:19qui avait cette expression merveilleuse,
10:20qui disait mépriser les hauts, repriser les bas.
10:23Donc, nous, on est en train de repriser tranquillement,
10:27c'est-à-dire que trimestre après trimestre,
10:29la croissance d'Edenred continue.
10:31Et donc, les marchés financiers comprennent que,
10:34même s'il peut y avoir un changement régulatoire
10:36avec un reparamétrage,
10:38le groupe Edenred est présent dans tellement de pays
10:40avec tellement de lignes de produits différentes
10:42qu'on est capable de compenser.
10:44Et donc, c'est la redécouverte de la résilience d'Edenred.
10:47Donc, nous, on reprise nos bas
10:50avec cette démonstration de la résilience d'Edenred.
10:54Deuxièmement, le CAC 40 n'est pas un objectif en soi.
10:57C'est-à-dire que...
10:57Quand même, vous voyez bien que c'est un impact
10:59quand même très fort sur votre action.
11:02Oui, oui, mais ce que je veux dire,
11:04c'est que notre métier, c'est d'investir.
11:07Notre métier, c'est de développer Edenred.
11:09Et si on fait ça bien,
11:10alors, sur le long terme,
11:12la valorisation boursière traduira
11:15la valeur économique que nous créons.
11:17Vous connaissez l'autre expression
11:19aussi de Jacques Chirac
11:21qui disait « Les emmerdes, ça va l'en escadrille ».
11:23Donc, vous, vous avez connu ça ?
11:26L'année 2025 a été très Chiracienne.
11:29Très Chiracienne, on va dire.
11:31Bah tiens, allons-y tout de suite.
11:32On parlera de votre plan Amplify ensuite,
11:34s'il faut modifier ou pas.
11:36Alors, en Italie,
11:37vous avez connu des déboires très importants
11:40avec un plafonnement
11:44de votre commission.
11:47Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, en fait ?
11:50Eh bien, ce qui se passe, c'est qu'on est reparti en croissance.
11:53Et pas de langue de bois.
11:54Non, non, ce qui se passe,
11:55c'est qu'on est reparti en croissance.
11:56En fait, le gouvernement italien
11:59est très attaché au ticket restaurant.
12:01Il nous a toujours dit « On en veut plus ».
12:04En revanche, c'est déséquilibré
12:06entre ce que les entreprises payent
12:07et les marchands payent.
12:08Donc, il faut que les employeurs payent plus
12:10dans le système que les marchands.
12:13Le système s'était déséquilibré depuis 50 ans.
12:16Donc, ils ont pris cette mesure.
12:17Oui, je rappelle quand même
12:19que l'autorité italienne de la concurrence
12:20a ouvert une enquête contre vous
12:22avec un motif soupçon d'abus de position dominante.
12:25Alors, ça, c'est un autre sujet.
12:27Mais sur le premier, c'est
12:28le gouvernement a reparamétré le système
12:30pour lui donner, en fait,
12:32une très grande pérennité.
12:34Le reparamétrage, il est douloureux au départ
12:36pour Eden Red et les autres acteurs du marché.
12:39À moyen et long terme, il est très bon.
12:41C'est-à-dire que, ça y est, on a des règles claires.
12:43On ne voit pas très bien.
12:44Oui, alors vous avez raison.
12:45Il est très bon parce que vous avez des règles claires.
12:46Mais en même temps, elles ne sont pas bonnes pour vous.
12:48Pour l'instant.
12:49C'est-à-dire que maintenant, avec ces règles,
12:51l'employeur va payer une cote-part supérieure
12:54à ce qu'il payait avant.
12:54Et la dynamique du marché italien
12:57sur les avantages aux salariés va continuer.
13:00Pourquoi ? Parce que le marché est très sous-pénétré.
13:02Vous avez à peu près, sur les entreprises de taille moyenne,
13:05deux fois moins de pénétration en Italie qu'en France.
13:09La deuxième chose, c'est que dans le même temps,
13:11le gouvernement italien a dit
13:12qu'on veut donner plus de pouvoir d'achat alimentaire
13:15au travail aux Italiens.
13:16et ils ont augmenté la valeur faciale de 25%.
13:19D'accord, d'accord.
13:19Mais moi, si je reprends les reproches quand même,
13:21ce qu'on vous a reproché.
13:23Alors, cette opération m'a coûté 120 millions d'euros.
13:26Oui, quand même.
13:27Soupçon d'abus de position dominante sur les titres repas.
13:31Vous avez mis en place, vous auriez mis en place,
13:33une stratégie complexe pour transférer des coûts injustifiés
13:37vers les grandes chaînes de distribution.
13:39Et puis, changement unilatéral des modalités d'acceptation
13:42des vouchers électroniques.
13:43Bon, la liste est un peu plus longue.
13:45Donc, je vais peut-être m'arrêter là.
13:46Non, là, ça y est.
13:47Là, c'est les gros points, gros points noirs.
13:50Qu'est-ce qui s'est passé ?
13:51Qu'est-ce que vous avez fait ?
13:52Qu'est-ce qu'a fait votre filiale italienne ?
13:54Alors, ce qu'a fait notre filiale italienne,
13:56c'est quand le gouvernement a dit
13:58désormais, pour les marchands, c'est 5% et pas plus.
14:02En fait, le gouvernement italien a pris une partie du sujet
14:05parce qu'un contrat commercial avec un distributeur,
14:09il y a un prix de transaction,
14:11mais il y a aussi d'autres choses.
14:12Il y a des délais de remboursement
14:13et il y a des frais d'intégration.
14:15À partir du moment où ça n'est que 5%,
14:17le patron italien, fort justement,
14:20ne peut plus offrir les frais d'intégration.
14:23Et donc, il facture le prix du marché,
14:26désormais, des frais d'intégration de nos systèmes
14:28dans les systèmes de caisse.
14:29Elle est où ?
14:30Elle s'en est où, cette enquête ?
14:32Alors, c'est le tout début,
14:33c'est-à-dire que l'autorité a dit
14:35« je vais regarder ».
14:36On est parti pour 5 ans d'un débat très technique
14:39parce que l'angle qui est utilisé,
14:42c'est un abus de position dominante,
14:44ce qui est très technique,
14:46puisque est-ce qu'on a une grosse part de marché en Italie ?
14:49La réponse est oui.
14:50Nos clients nous plébiscitent.
14:52Est-ce qu'un retailer dit
14:53« en fait, ils me l'ont imposé,
14:55et je n'avais pas le choix ? »
14:56On a un avis très différent là-dessus
14:58et le juge décidera.
15:01D'accord.
15:01120 millions, est-ce que ça vous a coûté ?
15:03Alors, non, ça c'était...
15:05Oui, allez-y.
15:06120 millions, c'était le reparamétrage du système.
15:12Et sur 2026, qu'est-ce qui va se passer ?
15:15Alors, sur 2026...
15:17Quel impact sera sur 2026 ?
15:18Alors, c'est 120 millions,
15:20c'est 60 millions en 2025,
15:2260 millions en 2026.
15:23Mais si on enlève ça,
15:25on est en croissance à deux chiffres en Italie.
15:28Et croissance en deux chiffres,
15:29encore une fois,
15:30parce que nos produits sont plébiscités
15:32en tant que pouvoir d'achat alimentaire au travail.
15:35Et puis, on a d'autres lignes de produits.
15:37C'est-à-dire qu'on fait aussi des solutions
15:39qu'on appelle de « welfare »,
15:40c'est-à-dire de bien-être,
15:41qui sont en croissance encore plus forte.
15:43Et puis, on a des solutions de mobilité,
15:45donc nos fameuses cartes énergie,
15:48qui sont aussi en croissance à deux chiffres.
15:50Il y a aussi le Brésil.
15:51Le Brésil, là aussi,
15:53il y a un plafonnement de vos commissions.
15:55Si j'insiste sur ce côté plafonnement,
15:58parce que c'est la question que vous pouvez redouter,
16:00parce qu'il y aura une réforme
16:01des tickets restaurants,
16:03des titres restaurants,
16:05normalement allaités en France.
16:06Oui.
16:07Donc, au Brésil ?
16:08Alors, en fait, il y a deux pays dans le monde
16:10où le système s'était déséquilibré.
16:13C'est-à-dire où l'employeur payait moins
16:15que ce qu'il devait donner à son employé.
16:17Donc, si je suis votre employé
16:20et vous devez me donner 100 tickets restaurants,
16:23dans ces deux pays,
16:23c'est les deux seuls pays au monde,
16:25l'employeur donnait moins de 100.
16:27Et donc, il se trouve que le marchand,
16:29dans un premier temps,
16:30devait payer la différence plus nos commissions.
16:32C'est pour ça que,
16:33dans ces deux pays,
16:35les gouvernements ont dit
16:35on arrête,
16:36on rééquilibre le système
16:38et on est reparti pour un tour.
16:40En France, on n'est pas du tout dans cette...
16:42Même si c'est le Brésil,
16:43ça vous coûte combien ?
16:44Ça vous coûtera combien ?
16:45Écoutez, le Brésil, au pire,
16:48ça nous coûtera entre 150 et 170 millions d'euros.
16:51Oui, quand même.
16:51Mais, encore une fois,
16:52c'est un effet une fois
16:54et le marché est en croissance à deux chiffres.
16:57Donc, sur le premier trimestre 2026,
17:00Eden Red, en dehors de cela,
17:01a cru à deux chiffres au Brésil.
17:03Parce que, comme en Italie,
17:04les solutions sont plébiscitées.
17:06D'accord.
17:07Ça sera...
17:09Évidemment, ce n'est pas très comptable,
17:10ce que je dis,
17:11mais un jeu à somme nulle quand,
17:12c'est-à-dire quand est-ce que
17:13la progression de l'Italie
17:15fera que, en fait,
17:16vous aurez dépassé le coût de l'amende.
17:19Je pense qu'il va nous falloir
17:20à peu près trois ans.
17:23À trois ans, oui.
17:23C'est long.
17:24C'est long, mais, encore une fois,
17:26en tant que chef d'entreprise,
17:27je suis aussi dans un temps long.
17:29Oui.
17:30Il y a la réforme de cet été.
17:33Oui.
17:33En France, cette fois-ci.
17:34Oui.
17:35Même si la France,
17:35ce n'est que 14 %,
17:37on va le rappeler.
17:38Enfin, c'est quand même important.
17:39Et le ticket restaurant,
17:40c'est 8 %.
17:41Oui.
17:42Vous redoutez qu'il y a aussi
17:45un plafonnement de votre commission
17:46qui est de combien pour l'instant ?
17:47Alors, en France,
17:48les commissions publiques
17:49sont de l'ordre de 4 %.
17:51Oui.
17:52Oui.
17:52Public, ça veut dire quoi ?
17:53C'est-à-dire qu'il y a un tarif public.
17:55Oui.
17:55Et après, en fonction des volumes,
17:57il y a des négociations.
17:58Mais donc,
17:59ça ne peut pas être plus que cela.
18:01D'accord.
18:01OK.
18:02Et là, donc,
18:03on sait que vous vous démenez beaucoup
18:05pour éviter qu'il y ait
18:06une trop grande modification
18:07de cette réforme.
18:09comment est-ce que vous la voyez ?
18:10Comment est-ce que vous la percevez ?
18:12Et quelles sont vos inquiétudes ?
18:14Ou au contraire ?
18:15Écoutez,
18:16la réforme telle qu'on l'a comprise
18:18est une bonne réforme.
18:19C'est-à-dire que 1,
18:21ça fait 2 ans, 2 ans et demi
18:23qu'il y a eu plusieurs concertations
18:24avec plusieurs ministres.
18:26À chaque fois,
18:27les concertations et la conclusion
18:29arrivent à peu près à la même chose.
18:31En France, la priorité,
18:32c'est 1, la fin du papier.
18:34Tous les pays du monde
18:35n'ont plus de ticket restaurant papier.
18:38Passons au digital dans ce pays.
18:40Le dernier ticket papier au Brésil
18:42était en 2016.
18:44En 2016.
18:44Oui, mais le Brésil est très en avance.
18:46Oui, mais c'est une très bonne chose
18:48pour tout le monde.
18:49Plus de papier.
18:50L'utilisateur va pouvoir payer
18:52à l'euro près.
18:53Il va pouvoir payer facilement
18:55avec sa carte, son téléphone portable.
18:56Et ça fait des facilités de caisse
18:58et d'encaissement pour les marchands.
19:00Donc ça, c'est la priorité numéro 1
19:01qui est dans la réforme.
19:03Priorité numéro 2,
19:06c'est faire en sorte que le système
19:08reste bien équilibré.
19:10C'est-à-dire qu'il ne se déséquilibre pas.
19:13Vous aimez bien la question d'équilibre.
19:14Mais oui.
19:15Et donc, les remises aux employeurs
19:19vont être interdites.
19:20Ce qui est une très bonne chose.
19:22Ce qui permet d'éviter dans 20 ans
19:24de se retrouver dans la situation
19:25italienne ou brésilienne.
19:27C'est pour ça que cette réforme
19:29est une bonne réforme.
19:31Ça fait deux ans qu'elle est discutée.
19:33Maintenant, elle doit être présentée, votée,
19:36qu'on ait un cadre stable
19:37et qu'on puisse investir.
19:38Je rappelle qu'en France,
19:40il n'y a que 25% des travailleurs
19:41qui ont du titre restaurant,
19:4325% qui ont une cantine
19:44et 50% qui n'ont rien.
19:46L'enjeu, c'est que moi,
19:48je puisse investir.
19:49J'ai 400 commerciaux en France.
19:51J'en veux plus pour développer le marché.
19:55Juste, oui, non.
19:57On n'a plus le temps.
19:57Vous reviendrez nous voir.
19:58Le plan Amplify que vous avez présenté,
20:0025-28.
20:01est-ce qu'avec ce contexte international
20:05qui bouscule un peu tout,
20:06on ne sait pas très bien
20:07quand est-ce que ça va se terminer,
20:08cette guerre au Moyen-Orient,
20:10les conséquences,
20:10le choc économique,
20:12est-ce que vous êtes encore un peu prudent
20:13sur ce plan ?
20:14Est-ce que vous allez le modifier ou pas ?
20:16Oui ?
20:16Non, je ne vais pas le modifier,
20:17je vais l'amplifier.
20:19L'amplifier.
20:20Vous nous direz comment.
20:21Merci Bertrand Dumasie
20:23d'avoir été avec nous.
20:24Donc le patron d'Adenred
20:25qui est tout content
20:26de sa remontée d'Arabours
20:28et puis surtout de ses perspectives.
20:29Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
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