00:00C'est Wittred Galland qui nous a rejoint. Bonjour, directeur général adjoint de Montpensier-Arbeuvel.
00:04On commence avec les nouvelles venues de Hongrie.
00:07Victor Orban qui est donc balayé.
00:09Les premiers mots de Peter Maguire étaient pour l'Europe.
00:11La Hongrie est de retour en Europe.
00:13Est-ce que ça vous donne de l'espoir pour la future construction européenne ?
00:16Disons que c'est quand même un verrou qui saute.
00:18Il ne faut pas non plus surestimer l'impact, bien sûr, de la Hongrie.
00:22Mais régulièrement, le point hongrois était véritablement quelque chose
00:26qui empêchait énormément de dossiers d'avancer.
00:30qui constituaient la vue d'une Europe qui n'arrivait pas à mettre de côté
00:38ces divergences pour se rassembler sur l'essentiel.
00:41On avait l'impression qu'il n'y avait plus d'essentiel en Europe.
00:43Là, on retrouve effectivement la capacité peut-être d'avancer conjointement
00:49sur un certain nombre de sujets.
00:50Il ne faut pas faire de l'angélisme non plus.
00:52Mais ça veut dire quand même qu'on rentre dans une nouvelle ère.
00:56On ne va plus que parler aussi, ni se cacher derrière la Hongrie
00:59pour éviter d'avancer.
01:00C'est quand même un point important.
01:02Maintenant, effectivement, on va commencer là aussi à retrouver,
01:05peut-être également dans ce centre de l'Europe,
01:08qui était un espoir également pour beaucoup de gens,
01:12de retrouver un élan.
01:13On sait que la Hongrie avait cassé beaucoup des liens
01:15qu'il y avait effectivement entre la République Tchèque,
01:18la Slovaquie, la Pologne.
01:20On avait effectivement ce groupe qui s'est déconstitué.
01:23Il va peut-être de nouveau fonctionner de façon un peu plus harmonieuse.
01:25C'est ce qu'on peut espérer pour l'Europe.
01:27Autre actualité, le Détroit d'Hormuz.
01:29Et donc, 16 heures, ce blocus annoncé par Donald Trump,
01:32alors c'était déjà bloqué.
01:34Là, c'est bloqué par les Américains.
01:35Oui, avant la guerre, ce n'était pas bloqué.
01:38Pendant la guerre, ça a été bloqué.
01:39Il a demandé à tout le monde de le débloquer.
01:41Maintenant, si on n'est pas content, il va le bloquer.
01:44Il y a quelqu'un qui, aux États-Unis, un professeur de Stanford,
01:47il disait que c'est la méthode Trump,
01:48c'est la méthode Break Now, Fix Later.
01:50C'est un peu le sujet.
01:52Et ça rend les choses, en fait, l'analyse,
01:56à la fois économique, financière et globale,
01:59extraordinairement difficile,
02:00parce qu'on ne voit pas exactement,
02:03à la fois comment est-ce que ça peut se mettre en place,
02:05et surtout, quel est l'objectif ?
02:07On a toujours le même problème sur ce dossier iranien
02:10et sur ce dossier du Moyen-Orient.
02:12Quel est l'objectif des Américains ?
02:13On voit bien quel est l'objectif des Israéliens.
02:15C'est se constituer un environnement
02:18qui soit un environnement pérenne pour le pays.
02:21On voit très bien quel est l'objectif, finalement, des Iraniens.
02:23C'est survivre, peut-être pas en tant que régime,
02:25mais en tant qu'infrastructure de pouvoir mise en place,
02:28et peut-être infrastructure financière.
02:29Mais les Américains ne voient pas.
02:30Mais par contre, les Américains, effectivement,
02:32par rapport à la situation telle qu'elle était avant,
02:34on ne voit pas.
02:35Et donc, c'est ça qui rend les choses extraordinairement difficiles à analyser,
02:38parce que c'est par rapport à ces objectifs
02:40qu'on est capable de dire,
02:42on est rentré dans une nouvelle phase ou pas.
02:44Et là, je vous avoue que le côté
02:46« si vous n'êtes pas content, on va rebloquer ».
02:48Là, je n'y comprends plus grand-chose.
02:51Donc, on va voir un peu comment est-ce que ça va se mettre en place.
02:53Qu'est-ce qu'il veut dire par rapport à ça ?
02:54Et est-ce que ça ne cache pas non plus des négociations ?
02:57Oui, avec un deuxième tour de négociation.
02:58Voilà, avec un deuxième tour de négociation.
03:00On regarde au quotidien
03:02le trafic dans le détroit d'Hormuz.
03:03On voit quand même que ça se débloque progressivement.
03:07Est-ce qu'on est prêt à tout recasser derrière
03:10pour être capable d'avoir peut-être quelque chose de mieux ?
03:13J'en suis pas certain.
03:14Ça panique moyennement quand même sur les marchés ce matin.
03:17Ça monte sur le pétrole.
03:18On a pris 8% cette nuit.
03:19Pour l'instant, les marchés sont dans une optique
03:22de les prix sont intégrés.
03:25Le prix du risque est intégré globalement
03:27dans ce qu'on voit aujourd'hui.
03:29Et puis, on va se reconcentrer sur la saison des résultats.
03:31Les marchés passent à autre chose.
03:33Un peu comme Trump, il passe à autre chose.
03:34Qui commence, mais on a quand même eu des chiffres
03:36sur l'économie américaine.
03:37Je voudrais qu'on en disait un mot.
03:38Sur l'inflation qu'on a eue vendredi,
03:39les 3,3% donc en hausse.
03:41Donald Trump dit « n'attendez pas à ce que les prix rebaissent
03:44d'ici les mid-termes ».
03:46Il nous annonce quand même la couleur.
03:48Oui, je pense que pour lui,
03:50l'essentiel, ça n'a jamais été les mid-termes en fait.
03:53Donald Trump, son sujet n'a jamais été le parti républicain
03:56et n'a jamais été véritablement le Congrès.
03:58Il se fiche complètement de l'avis du Congrès
03:59alors que, par exemple, un blocus, c'est un acte de guerre.
04:02Donc normalement, vous avez besoin du Congrès pour valider.
04:05Son sujet, c'est comment est-ce que lui-même,
04:07Donald Trump, va marquer l'histoire.
04:09Comment est-ce que son héritage va se faire
04:12et comment est-ce qu'on va considérer sa présidence ?
04:15Et tout ce qui lui importe, c'est de ne pas avoir 60 sénateurs
04:17capables de valider un impeachment
04:19qui serait voté par la Chambre.
04:21Il n'aura jamais 60 sénateurs contre lui.
04:23C'est strictement impossible
04:25compte tenu des déséquilibres américains.
04:27Donc oui, il serait plus rassuré
04:29s'il gagnait les midtermes,
04:30mais je pense que ce n'est pas un véritable sujet pour lui.
04:32En revanche, l'économie américaine
04:34et ce que l'électeur américain
04:36va dire de Donald Trump et de son succès,
04:38je rappelle que Donald Trump, c'est
04:39« je suis un gagnant ».
04:41Ça, effectivement, c'est important.
04:43Les chiffres de l'économie américaine
04:45sont des chiffres qui sont plutôt encourageants.
04:47C'est-à-dire qu'effectivement,
04:48l'inflation monte, mais un peu moins
04:49que ce qu'on attendait.
04:50L'inflation cœur n'est pas beaucoup touchée aujourd'hui,
04:53alors qu'on attendait déjà un premier effet d'entraînement.
04:55Et puis tout le reste des données dures,
04:57les données de sondage sont très faibles.
04:58Quand on voit les données, par exemple, du Michigan,
05:00ils sont au plus bas depuis 50 ans,
05:03donc vraiment depuis la création de cet institut.
05:05Mais en revanche, toute la partie des données
05:07qui mesurent le fonctionnement aujourd'hui
05:10de l'économie américaine,
05:11ça se passe plutôt bien.
05:12On a plutôt de la résistance.
05:14On a une adaptation quand même très forte
05:15à la fois du consommateur et des entreprises.
05:17Donc pour l'instant,
05:18le pari de Donald Trump,
05:19il n'est pas encore perdu.
05:21Il ne faudrait pas quand même
05:21que les pénuries se fassent quand même trop sentir.
05:24On commence à sentir,
05:25en particulier aux États-Unis,
05:27de gros stress sur la partie hélium.
05:28Vous en parlez beaucoup dans la matinale,
05:30vous êtes un des rares médias.
05:31Ça se passionne pour l'hélium,
05:32pour les engrais, pour le capital.
05:34Exactement, mais là, effectivement,
05:35autant les engrais aux États-Unis
05:36sont à peu près tranquillisés,
05:39autant l'hélium, ce n'est pas le cas.
05:40Merci beaucoup, Wilfried,
05:41d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
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