- il y a 10 heures
Vendredi 10 avril 2026, retrouvez Pascal Labigne (Président, Anacofi Courtage), Guillaume Huard (Fondateur, Origeen Capital) et David Charlet (président, ANACOFI) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:04Et nous commençons tout de suite cette émission avec patrimoine thématique
00:07où nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Smart Patrimoine
00:10à la convention annuelle de l'Anacofi, Pascal Labigne. Bonjour Pascal.
00:13Bonjour Nicolas.
00:14Merci d'être avec nous, vous êtes le président de l'Anacofi Courtage.
00:18Tout à fait.
00:18Et tout va bien pour l'Anacofi Courtage, vous dépassez les 8000 membres cette année,
00:238000 entreprises membres de l'Anacofi Courtage.
00:26Tout à fait. Écoutez, on a encore une forte augmentation, plus de 15% cette année.
00:32C'est pratiquement inespéré quand on voit qu'il y a eu des modifications,
00:37notamment au niveau d'associations agréées qui ont perdu leur agrément l'année dernière.
00:40On n'a pas fait absolument rien pour aller chercher des nouveaux membres.
00:46On est resté sur nous, on est resté sur notre attitude.
00:50On essaye de conforter tout ce qu'on est capable de faire avec nos équipes.
00:54On a dimensionné l'équipe puisque maintenant, par rapport à ce qui se passe au niveau de l'ACPR,
00:59nous avons de la vérification quinquennale.
01:00Bien sûr.
01:01Donc nous avons trois personnes à longueur de temps pour s'occuper de cela.
01:04On a redopé avec un juriste, ça présente 10 personnes.
01:07Pour vous donner un ordre d'idée, l'Anacofi Courtage, c'est 850 000 euros.
01:11Oui.
01:12Ça devient une grosse machine.
01:13Oui, bien sûr.
01:14Et une machine qui est en pleine évolution et en plein travail.
01:16Et qui commence à trouver ses marques puisqu'en fait, la relation avec l'ACPR maintenant,
01:21qui date depuis la réforme du courtage, commence aussi à être sur les rails.
01:25Donc on a des échanges plus réguliers et on arrive à travailler plus en amont.
01:29Et justement, en matière d'actualité en ce qui concerne l'Anacofi Courtage,
01:32je me suis laissé dire dans les allées de la convention annuelle aujourd'hui
01:36que vous étiez en discussion avec Courtanzia, dont on rappelle qu'ils ont perdu leur agrément récemment
01:42et donc du coup, qu'ils discutent avec l'Anacofi Courtage aujourd'hui, c'est ça ?
01:45Tout à fait.
01:46Alors, pour être très clair, maintenant pour comprendre comment ça marche,
01:49les agréments sont délivrés par l'ACPR puisque là,
01:52il y avait une notion au bout de deux ans d'avoir au minimum un certain pourcentage d'activité
01:58qui représentait au moins 10% ou 5% en fonction des deux activités.
02:02Il y a déjà deux associations qui ont perdu, notamment les IAS.
02:06Courtanzia a perdu tout son agrément parce que de toute façon,
02:09alors, il nous déclare qu'il est tombé pas loin, mais il n'a pas réussi.
02:13Il avait déjà eu plusieurs reclamations de l'ACPR.
02:18Il arrive au stade au bout, on lui a dit c'est fini, on ne discute plus.
02:22Donc, Jérôme Cambourna, qui est le DG de Courtanzia, nous a appelé en nous disant,
02:29écoutez, voilà, je voudrais voir de quelle manière c'est possible d'intégrer l'Anacofi
02:35et surtout de trouver une solution pour mes membres.
02:37Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
02:39Et nous, l'important, c'est de dire, alors, sur quelle manière on va faire ?
02:42Est-ce que c'est une absorption ? On travaille avec tout un cabinet d'avocats spécialisé là.
02:47On est bien entendu interrogé par l'ACPR puisque, en fait, les membres ont trois mois,
02:52une fois le retrait d'agrément pour retrouver une autre association.
02:55Nous, l'idée, c'est de dire, écoutez, on va reprendre et on va offrir la gratuité à tous les
03:00membres de Courtanzia
03:01pour pouvoir venir à l'Anacofi et qu'il y ait une linéarité dans ce qu'ils ont fait
03:06puisqu'en fait, ils ne viennent de réadhérer cette année.
03:10Donc, on veut leur offrir la possibilité de continuer là.
03:13Donc, ils ont adhéré à Courtanzia.
03:14En fait, effectivement, ça leur demanderait d'adhérer à une deuxième association.
03:18Donc, nous, on va essayer de l'y laisser.
03:19Et donc, Géraud resterait dans nos équipes en discussion pour pouvoir justement faire l'évolution par rapport à ses membres.
03:27L'idée, c'est de trouver une solution, de trouver une solution par rapport aux organes de contrôle,
03:32de trouver une solution pour qu'on puisse avancer tranquillement
03:35et surtout ne pas laisser les membres dans la nature en se disant qu'est-ce qui va-t-il
03:39arriver ?
03:40Comment est-ce qu'il faut que je commence à chercher ?
03:41Voilà, on a travaillé là-dessus et on est en plein travail.
03:44C'est en discussion à l'heure actuelle.
03:46Je précise, si j'ai bien compris, vous proposez une solution aux membres.
03:50Après, ils peuvent choisir.
03:52Les membres choisissent tout à fait et on ne va absolument rien imposer.
03:56On va leur faire l'offre en fonction justement du travail qu'on va faire
04:00et de quelle manière on peut les proposer.
04:02Maintenant, bien entendu, je vous ai dit gratuitement, mais il n'y a aucune obligation.
04:06Si les membres veulent partir, on n'oblige absolument personne.
04:09L'idée, c'est de dire voilà, on vous offre la continuité et de trouver une solution.
04:14C'est des discussions, vous l'avez dit, ce n'est pas encore acté.
04:16C'est bien engagé quand même pour celles et ceux qui nous écoutent et qui pourraient être intéressés ?
04:19Oui, on commence les premières réunions de travail dès lundi.
04:23D'accord.
04:23Voilà, on voit les avocats mercredi pour vous dire qu'on veut aller vite pour que la solution officielle soit
04:30proposée rapidement avec une solution.
04:33et on écrira bien entendu l'intégralité des membres en leur disant voilà la proposition qui est possible.
04:38Il vous appartient de nous dire oui, non, ce que vous souhaitez faire.
04:41Donc pas de panique pour les membres.
04:43Non, voilà.
04:43C'est une solution qui est en train de travailler aujourd'hui.
04:45L'idée, c'est d'avoir une solution pérenne, une solution fiable.
04:50Et bon, c'est ce qu'on dit.
04:52L'avantage, c'est quand vous avez déjà le leader au niveau de l'IOBSP,
04:57on peut dire que les gens qui y vont venir ne vont pas être surpris
05:00puisqu'on connaît très bien le monde de l'IOBSP.
05:02Bien sûr.
05:03Et c'est important de leur garantir qu'ils n'auront pas à changer l'année prochaine.
05:07Bien sûr.
05:08Parce qu'en fait, nous sommes plus de 30% des membres.
05:11Donc on va continuer à essayer notre cheminement.
05:14On a parlé de l'Anacofi Courtage, on a parlé de cette actualité avec Courtensia.
05:18J'aimerais vous entendre aussi, Pascal Labigne, sur le marché, le secteur, les membres.
05:23Qu'est-ce qu'ils vous disent quand vous échangez avec eux ?
05:25Quels sont les enjeux auxquels ils font face actuellement ?
05:27Leur source d'inquiétude, leur source de joie peut-être aussi dans le contexte actuel,
05:32face au contexte économique et fiscal actuel ?
05:34Alors, c'est un petit peu compliqué.
05:37Vous savez qu'au Courtage, on a une population hétéroclique
05:40puisque d'un côté, on a les IOBSP.
05:42Bien sûr.
05:43Et de l'autre côté, on a les IAS.
05:44Oui.
05:44Bon.
05:45Les IOBSP souffrent énormément de la conjoncture et du marché à l'heure actuelle.
05:50On a eu un fort regain d'activité en début d'année dernière
05:53sur le premier sommet jusqu'au mois de septembre
05:55où on s'est dit que c'est reparti.
05:57Une stabilisation des prix, des taux qui étaient maîtrisés.
06:01Tout le monde s'est dit que c'est reparti.
06:03Oui.
06:04Patatra, qu'est-ce qui se passe en fin d'année ?
06:06Les taux remontent.
06:07Les taux remontent.
06:08Un conflit.
06:09Un conflit du début d'année.
06:10Là, un blocage.
06:11Là, des blocages systémiques.
06:13Et une incertitude surtout.
06:14Et une incertitude totale.
06:15Et avec des gens qui s'étaient dit que je veux mettre en vente,
06:20l'immobilier commençait même à repartir un petit peu au niveau des pourcentages.
06:24Maintenant, les banques sont timorées.
06:26Les clients se posent des questions.
06:28Il y a encore des clients.
06:29Et on n'a toujours pas trouvé de solution sur la primo-accession.
06:33Bien sûr.
06:34On a des problèmes sur l'investissement locatif.
06:36Puisque le dispositif Jean-Brun, qui est un bon dispositif.
06:40Oui, c'est ce que j'allais dire.
06:41Il y a quand même un pas qui a été fait.
06:43Qui a été mis sur les tables.
06:44Mais qui est compliqué à comprendre.
06:47Il faut déjà comprendre comment fonctionne l'ex-LNP.
06:51De quelle manière on peut avancer.
06:53Et tout ça, c'est difficile à reprendre.
06:55Il faut que ça arrive dans les mœurs.
06:57De l'autre côté, on a les IAS qui font leur travail au niveau assurance.
07:01L'assurantiel.
07:02Mais à l'heure actuelle, j'ai des retours.
07:04Par exemple, sur l'assurance vie luxembourgeoise.
07:07Je m'excuse à péter les compteurs.
07:09Puisqu'en fait, il y a une très forte demande là.
07:11Puisque les gens, ayant peur, se disent.
07:14Je vais aller mettre de l'argent au Luxembourg.
07:16Parce qu'on me dit que c'est plus sécurisé.
07:18Et puis, il y a eu une forte aussi.
07:22Des banques qui sont intervenues sur la banque assurance.
07:24Qui sont intervenues très fortement aussi.
07:26Les gens cherchent à garder leur argent.
07:30En se disant, comme on ne comprend pas le contexte.
07:33On a besoin d'une épargne de préoccupations plus conséquentes.
07:35D'accord.
07:36Alors, les gens étaient partis sur l'or.
07:38Alors, comment ça redescend ?
07:39Donc, ils ont peur en fait.
07:41D'accord.
07:41Je veux dire, le contexte économique.
07:42Comment on fait son métier, du coup, d'IRS ou d'IOBSP dans le contexte que vous décrivez ?
07:47Le gros avantage, si vous voulez, c'est quand on fait partie d'une association puissante comme nous.
07:51Je rappelle 45 salariés.
07:53On est capable d'aider nos membres avec...
07:56On a quatre juristes à longueur de temps.
07:57On est capable d'aider des solutions.
07:59En fait, tout passe par la formation.
08:01Je vais être très clair.
08:02C'est la formation et l'information qu'on délivre aux clients.
08:05Il est important, quand on parle par exemple à les CB, FT, sur les dispositifs de TRACF1 et autres.
08:10C'est de sécuriser pour dire, écoutez, on est des professionnels aguerris.
08:13On est capable de sécuriser en fait les clients.
08:16On est capable là.
08:17On travaille de concert.
08:19On ne laisse pas aller les choses.
08:21Donc, c'est important de continuer ce travail de fond qu'on fait.
08:25D'accord.
08:26Donc, ça passe par la formation, effectivement, par l'accompagnement pour ensuite pouvoir résister à ces périodes un peu d
08:31'incertitude.
08:32Est-ce qu'on a un peu d'optimisme pour l'avenir sur le contexte économique et sur le marché
08:37?
08:37Ou est-ce qu'il faut s'attendre à faire preuve de résilience encore pendant plusieurs semaines et plusieurs mois
08:41?
08:41Le gros souci actuellement, c'est qu'on a des gens un peu fantoches
08:47qui...
08:47Là, j'ai l'impression qu'on parle politique.
08:50Voilà.
08:50Et je ne parlais même pas de politique intérieure.
08:52Je parlais de politique internationale.
08:54Où un jour, on dit, on va tout bombarder.
08:56Demain, on va signer des accords.
08:57Les accords dans la matinée, ils sont faits.
08:59Le soir, ils ne sont pas faits.
09:01Je comprends l'interrogation de la population.
09:04Avec ça, on se dit, ça y est, l'essence augmente.
09:08On ne va plus pouvoir aller travailler.
09:09Le gazole, en parlant plus.
09:10Donc, effectivement, tout ça ne prône pas pour dire de quelle manière je vais évoluer.
09:16Est-ce que je vais acheter de l'immobilier ?
09:17Est-ce que je vais aller avancer ?
09:18Est-ce que je vais faire de l'investissement ?
09:20Ou est-ce que je planque tout sous le matin en se disant, on attend les jours meilleurs ?
09:23Donc, tout le rôle, c'est de dire, il y a des solutions.
09:26On peut travailler avec vous.
09:27On est capable, avec les professionnels que nous sommes, d'avancer et de voir le plus sécuritaire de quelle manière
09:34on peut travailler.
09:34Bon, voilà, après, maintenant, le contexte, on ne mérite pas tout.
09:40Merci, Pascal Labigne, de nous avoir accompagné dans Patrimoine Thématique.
09:43Merci, Nicolas.
09:44Le président de l'AnnaCofi Courtage.
09:46Merci beaucoup.
09:46Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu Patrimoine.
09:48Nous nous retrouverons, David Charlet, le président de l'AnnaCofi.
09:55Et nous enchaînons à présent avec Enjeu Patrimoine.
09:58Nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Smart Patrimoine à la convention annuelle de l'AnnaCofi, David
10:02Charlet.
10:03Bonjour, David.
10:04Bonjour.
10:04Merci d'être avec nous.
10:05Vous êtes le président de l'AnnaCofi.
10:07L'AnnaCofi qui tient sa convention annuelle aujourd'hui.
10:10Et justement, avec un petit peu de nouveauté dans cette convention par rapport aux années précédentes.
10:14Oui, oui.
10:14On a revu le format.
10:16On a un format où d'abord, on a changé le lieu totalement.
10:19Il n'a plus rien à voir avec le Louvre.
10:22Ensuite, on a construit un événement plus péchu.
10:26On l'a un peu musclé, un peu plus rapide.
10:29C'est des duos là où il y aurait eu dans le temps des tables rondes.
10:33Elles ne s'enchaînent pas.
10:34Elles sont à différents moments.
10:36On a mis des ateliers.
10:38Les ateliers ne sont pas dans les mêmes salles.
10:39Donc, on crée un peu de flux.
10:41D'ailleurs, qui apparemment ont beaucoup plu puisqu'on a dû rajouter des salles dans les ateliers.
10:44D'accord.
10:46Et donc, on voit bien, on a tout changé.
10:48On a rajouté un site internet dédié à cet événement.
10:50Donc, on a fait beaucoup de choses pour faire un événement qui ressemble par certains marqueurs à celui d'avant,
10:57mais qui soit fondamentalement différent.
10:59Si ce n'est une chose, on est obligé de faire nos assemblées générales.
11:01Mais même nos assemblées générales.
11:02Je sors de la première des assemblées générales.
11:04Ce n'est pas la même ambiance.
11:06D'accord.
11:07C'est plus dynamique, c'est ça ?
11:17Est-ce qu'il faut y voir une interprétation ?
11:22L'Anna Coffee modernise son événement parce que le secteur, les CGP, les conseillers qui sont avec nous aujourd'hui
11:30sont en attente de modernité.
11:31Peut-être qu'eux aussi voient leur métier évoluer.
11:34Non, je pense surtout que c'était la version d'avant qui était morte.
11:36D'accord.
11:37Soyons clairs.
11:38Oui, on la faisait comme ça depuis 12 ans.
11:41Elles n'avaient plus de nouveautés pour qui que ce soit et que ce soit nos membres ou autres.
11:46Donc certains disaient que c'est devenu un moment qu'on attend parce qu'il était fixe.
11:50Oui, mais il était tellement fixe qu'en fait ce format était mort.
11:54D'accord.
11:54Donc là, ce que l'on a fait, c'est qu'on a repris les codes dont on savait qu
11:57'il plaisait de cet événement.
11:58On avait compris que le lieu qui était exceptionnel quand on l'a utilisé, on avait été les premiers, était
12:02maintenant utilisé par tout le monde.
12:04Donc ça rendait ce côté exceptionnel-là mort.
12:07D'accord.
12:07Donc on est venu ailleurs où c'est un peu plus aéré.
12:10Et puis on avait fait, on avait testé un concept d'université d'été pendant deux ans qui avait beaucoup
12:15plu.
12:16Oui.
12:16Mais on a dit on ne peut pas porter de grands événements par an.
12:18Donc en fait, ce qu'on a fait ici, on a ramené des codes de ce que l'on avait
12:22fait pour les universités d'été.
12:23On a pris certains des marqueurs de la convention.
12:28Et on a fabriqué ça, mais l'autre était de toute façon mort.
12:32Et on en était tous d'accord.
12:33On enregistre cette interview à la mi-journée, donc au milieu de l'événement, David.
12:39Qu'est-ce qui ressort des allées ? Quels sont les enjeux du secteur à l'heure actuelle ?
12:43Les inquiétudes ? Peut-être aussi les sources de félicitations ?
12:50À quoi fait face le secteur aujourd'hui selon vous ?
12:52Et qu'est-ce qui ressort dans les allées ?
12:53Alors, dans les allées, j'y étais moins que les autres parce que j'étais en pleinière.
12:57Bien sûr, et sur scène aussi.
12:58Mais j'échange avec mes membres régulièrement.
13:01Les enjeux, on a toujours les réglementaires.
13:04On a toujours la réorganisation des entreprises.
13:08Bien sûr.
13:09Et pas forcément que pour des raisons réglementaires.
13:11Là, j'expliquais tout à l'heure ce que l'on a constaté sur les fusions d'entreprises,
13:16la modification de la nature même des membres que l'on a.
13:19Et puis, on a un grand enjeu qui n'était presque pas attendu à cette dimension-là, si je puis
13:25dire.
13:26C'est la succession des crises.
13:28En fait, on a eu le Covid, on a vécu ça.
13:30Mais après, on s'est dit, tiens, ça va se calmer.
13:31Ça ne s'est pas calmé.
13:32Bien sûr.
13:33Et puis alors maintenant, on a des crises d'une autre nature.
13:35Et donc, il faut s'adapter aussi dans la préconisation,
13:40dans des espèces d'éléments d'anticipation,
13:42mais d'anticipation de choses non anticipables.
13:44Et mine de rien, depuis le Covid, ça commence à...
13:47Il y a un moment, on va taper à 10 ans...
13:49Ça fait 6 ans qu'on est dans une incertitude permanente.
13:52Exactement.
13:53Donc ça, c'est quelque chose d'assez nouveau.
13:55Quand notamment les juges, il y a 15 ans, disaient à quoi sert un CGP à sécuriser ce que va
13:59faire un client.
14:00Oui, mais à sécuriser ce que va faire un client dans un univers incertain et jamais stable.
14:06Donc ça, voilà.
14:07Donc ça fait quand même plusieurs sujets qui sont des sujets sur lesquels on a des interrogations.
14:12Par contre, attention, une association, ce n'est pas un organe de prévision.
14:15Bien sûr.
14:16C'est un organe d'accompagnement.
14:18Mais c'est aussi un organe où les professionnels peuvent échanger entre eux.
14:23Et c'est vrai que ce sujet d'avoir des convictions vis-à-vis des épargnants, vis-à-vis de
14:27ses clients,
14:28dans un monde aussi incertain et où les mouvements de marché peuvent aller très vite,
14:30alors à la hausse comme à la baisse, parfois ça peut durer quelques jours seulement.
14:35Ça rend plus compliqué le métier aujourd'hui ?
14:39Ça a toujours été un métier de conseil.
14:40On a vécu plusieurs crises.
14:42Ça ne le rend pas plus compliqué pour ceux qui ont un peu d'expérience.
14:45D'accord.
14:46Parce qu'on a tous vécu plusieurs crises.
14:48Donc on a vu comment réagissait un client.
14:50Alors des clients avec des nouvelles manières de fonctionner, il y en a.
14:53Mais sur la majorité, on s'en sort.
14:56Donc non, je pense que ça le rend plus compliqué pour des novices,
15:00des gens qui arrivent et qui n'avaient jamais vécu une crise, comme tout le monde.
15:03Quand tu n'as pas vécu une crise, attends d'avoir vécu la première, d'avoir compris.
15:07Donc ça ne le rend pas plus compliqué, mais ça le rend compliqué tout le temps.
15:11D'accord.
15:12À la limite.
15:15Mais la nature fait qu'on s'habitue.
15:16C'est-à-dire qu'à un moment, si tous les jours tu sais que tu...
15:19Ça devient du régulier.
15:22Donc pour la plupart des entreprises, non.
15:24Par contre, le réglementaire et la complexation du réglementaire qui vient en plus de ce côté compliqué, marché et autres,
15:31ça, pour certains, ça fait trop.
15:34Et une partie des arrêts sont maintenant clairement imputables au fait qu'il y a des acheteurs d'un côté
15:40et il y a des contraintes de l'autre que les gens n'ont plus envie de supporter.
15:43C'est vrai aussi.
15:43Donc là, c'est en lien avec le réglementaire, avec les obligations réglementaires liées au métier de compte.
15:47Dans un métier qui est compliqué, tu dois gérer tous les jours et tu dois vraiment être derrière tes clients
15:51et tu dois t'adapter au digital et tu dois t'adapter...
15:54Et en plus, on te propose en face un chèque parce que tu as beaucoup d'acheteurs sur le marché
15:59de ton cabinet
16:00ou d'acteurs qui veulent la consolidation.
16:03C'est vrai qu'on voit dans la pyramide des âges des moments où des gens réfléchissent à passer.
16:09L'année dernière, on est arrivé à un moment de la pyramide des âges où il y en avait plus
16:13et du coup, ça a accéléré ce phénomène.
16:17Nous, on le voit bien.
16:18Un mot des plus jeunes, parce qu'on voit aussi pas mal de nouveaux cabinets se lancer.
16:21Eux aussi adhèrent à des associations.
16:23Les associations comme l'Anacofi ont un rôle vis-à-vis de ces cabinets.
16:26Est-ce qu'il faut faire plus de pédagogie si justement, dans un monde aussi incertain,
16:30il faut avoir de l'expérience pour faire face à la nécessité d'avoir des convictions ?
16:37La pédagogie vis-à-vis d'eux, il faut l'avoir.
16:40Maintenant, nos organisations, l'Anacofi, bien sûr, mais pas forcément que nous,
16:46on a tous adapté nos modèles de transmission de l'information.
16:50On utilise des médias, on vous utilise, on crée nos propres vecteurs.
16:55Et cette année, notamment en 1926, on est en train de déployer des choses qu'on avait testées en 1925,
16:59on a éliminé ce qui ne marchait pas, on a identifié des trucs qui marchaient pour faire passer,
17:02qui sont très différents de ce qu'on faisait il y a 10 ans, par exemple.
17:04En matière de communication ?
17:07On le voit d'ailleurs, quand je disais, sur cette Assemblée Générale,
17:09on a remis le site Internet relooké, que l'on avait construit pour nos universités d'été,
17:15mais relooké tel qu'il le faudrait aujourd'hui.
17:17On a refait ça, on a créé un truc qui s'appelle chez nous les Anacophiles.
17:20Les Anacophiles, c'est du webinaire, en fait, sur un format.
17:23On a testé plusieurs formats.
17:24Finalement, celui-là, il marche, il accroche, il plaît, on a beaucoup de monde qui le suive.
17:28On a gardé nos formations classiques, on a garni nos facteurs d'information,
17:34on a rajouté. Par contre, à un moment, on s'est rendu compte qu'on a peut-être eu tentation
17:38de faire trop de choses différentes et que les gens ne s'y retrouvaient pas.
17:41Donc, en 25, on a testé des trucs. En 26, on a gardé ce qui marchait et on essaie de
17:47déployer.
17:47Et pour l'instant, nous ne sommes qu'en avril, mais pour l'instant, ça a l'air de marcher
17:52et de passer
17:52et de pouvoir couvrir tous les publics de membres.
17:56Un mot du secteur. Alors, vous en avez déjà un petit peu parlé, notamment avec cette pyramide des âges.
18:01Mais c'est vrai qu'on a vu d'abord une consolidation au sein du secteur des conseillers en gestion
18:06de patrimoine.
18:07On a ensuite vu l'arrivée des fonds de private equity sur le secteur.
18:10On voit maintenant les mutualistes arriver sur le secteur et plusieurs, enfin quelques-uns en tout cas,
18:15et plusieurs professionnels et notamment plusieurs patrons de grands groupes nous dire que la prochaine étape,
18:21maintenant, c'est l'Europe. C'était d'ailleurs un des premiers sujets qui était traité à la Convention annuelle
18:27cette année avec justement des acteurs européens qui étaient là pour échanger avec vous.
18:31Oui, mais ça, c'est évident, mais sauf que ça fait 25 ans, je le dis.
18:35Alors, ceci dit, moi, mon cabinet de départ était franco-britannique.
18:38J'ai été un des premiers CGP à essayer d'avoir un cabinet avec les agréments en Grande-Bretagne.
18:43Ça fait des années que je ne comprends pas pourquoi on n'exporte pas le savoir-faire français.
18:46J'ai présidé la Fédération européenne, je le disais.
18:48J'ai même accompagné des groupes de CGP à l'époque d'une bonne taille.
18:51Je les ai accompagnés dans certains pays en disant « Mais regarde ce marché, nom d'un chien, il y
18:55a plus de 10 ans »
18:55et ils n'y allaient pas.
18:57Donc, moi, je suis le premier convaincu qu'on a l'une des meilleures gestions de patrimoine du monde,
19:02qu'on a maintenant des entreprises qui ont une bonne taille,
19:04que ça fait des années que nos cabinets frontaliers regardent de l'autre côté.
19:08Alors, la réglementation et les règles du passeport compliquent un peu les choses.
19:11Oui, mais on peut faire de l'investissement capitalistique, s'adapter de l'autre côté, on peut faire plein de
19:15choses.
19:15Ça fait 25 ans que je le dis et ça fait une bonne quinzaine d'années que je suis convaincu
19:20qu'on a l'une des meilleures gestions de patrimoine du monde
19:22avec des acteurs qui peuvent sortir de chez nous et ce sera une meilleure solution que jouer le passeport.
19:29Voilà.
19:29Donc, oui, il faut y aller.
19:30Et tout à l'heure, je vous ai montré…
19:32C'est-à-dire qu'à partir d'un moment, quand vous êtes un acteur d'une grande taille française,
19:36vous n'allez pas manger tous les autres petits.
19:38Donc, il y a un moment de consolidation.
19:40On le voit d'ailleurs sur nos réalisations.
19:41L'année dernière, on a une impression d'une purge avec toutes ces consolidations et ces rachats.
19:45Ça s'est fait sur trois ans.
19:47Et là, cette année, sur les réalisations, ça ne marche plus tout à fait pareil.
19:50Il y a des gens qui résistent.
19:51Cela, ils n'ont pas forcément envie et eux-mêmes, ils veulent leur croissance.
19:54Peut-être qu'il y aura une autre phase.
19:55Alors, ça va continuer.
19:57Donc, bien sûr, va regarder l'étranger.
19:59À l'étranger, pardon, mais bon, dans beaucoup de pays, ils sont pauvres par rapport à nous en compétences et
20:03en offres.
20:05Nous sommes bons et nous avons des moyens.
20:07Il faut y aller.
20:07Pour bien comprendre ce que vous dites et peut-être en lien aussi avec ce qui a été dit ce
20:11matin,
20:11ça veut dire que les acteurs français sont bien placés.
20:14Est-ce qu'ils doivent avoir peur des acteurs européens ou au contraire, ça n'est qu'un marché d
20:17'opportunité pour le moment ?
20:19Ah non, mais les acteurs européens qui ont voulu rentrer sur le marché français, ils se sont tous…
20:23Ça n'a pas été simple.
20:26Je ne vais pas donner des noms, mais moi, je me souviens d'un grand lancement.
20:28Il y avait trois personnes dedans, alors que c'est prévu pour 200 personnes avec le champagne.
20:31D'accord.
20:32Juste.
20:35Donc, c'est bien sûr que certains viendront chez nous.
20:37On a pas mal de cabinets anglais depuis le Brexit qui ont installé une structure française en France parce que
20:42le marché…
20:43Mais nous, on peut y aller.
20:45On a la taille.
20:46Et quand vous regardez, par exemple, ne serait-ce que le marché allemand, il est attaquable.
20:50Le marché italien des promotores et des indépendants, il est attaquable.
20:56D'ailleurs, il l'a été par quelques-uns, mais pas assez nombreux.
20:58Là, on a vu des Portugais qui arrivaient et qui disaient « Nous, on n'a pas de problème, 65
21:02% du marché du crédit par les intermédiaires. »
21:05Et puis, on le conseille, « Ah ! »
21:08Oui, on fait du crédit.
21:09Et nous, on a des administrateurs franco-portugais qui commencent là-bas à faire un carton en apportant ce qu
21:14'ils savent faire depuis la France.
21:15Ils amènent un nouveau métier presque.
21:17Ils amènent peut-être ce qu'on a développé en France dans un marché qui est mûr pour qu'il
21:21y ait de l'intermédiation,
21:23mais où, à part la partie sur le crédit, tout ne s'est pas encore fait.
21:27Voilà.
21:28Mais moi, je sais que pour un peu plus voir la partie italienne ou des choses comme ça, des pays
21:32comme ça,
21:34on dit « Mais les Français, vous pourriez avoir une place ici.
21:38Vous avez des particularités. »
21:40Avant, on n'avait pas les moyens.
21:41Ça coûte un peu d'argent.
21:42Mais là, on a des groupes qui ont des moyens.
21:43C'est faisable.
21:44Et honnêtement, même l'Angleterre, c'est attaquable.
21:46Je l'avais fait à l'époque en petit.
21:48Ça peut se faire en grand et plus en moyen.
21:50On finira là-dessus.
21:51Merci beaucoup, David Charlet, de nous avoir accompagné dans « Jeux patrimoine »,
21:54tourné ici à la convention annuelle de l'AnnaCofi.
21:56Je rappelle que vous êtes le président de l'AnnaCofi.
21:57Merci beaucoup.
21:58Merci à vous.
21:59Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans « L'œil de l'expert ».
22:05Et nous enchaînons à présent avec « L'œil de l'expert ».
22:08Nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Smart Patrimoine à la convention annuelle de l'AnnaCofi,
22:13Guillaume Huard.
22:13Bonjour, Guillaume.
22:14Bonjour, Nicolas.
22:15Merci d'être avec nous.
22:16Vous êtes le fondateur d'Origine Capital.
22:19Un mot peut-être sur « Origine Capital ».
22:20Ça a 4 ans d'existence.
22:21Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu ce que fait Origine Capital ?
22:24Tout à fait.
22:25Alors, Origine Capital, c'est un cabinet de gestion de patrimoine qui a été créé en 2022 par moi-même
22:29et qui, aujourd'hui, compte un peu plus de 70 millions d'euros d'actifs sous gestion.
22:32On supervise entre 200 et 250 millions d'euros de patrimoine pour nos clients privés.
22:37D'accord.
22:37Et aujourd'hui, ça se passe plutôt bien.
22:39On a une croissance complète, organique, qui monte tous les jours.
22:43Et donc, nos encours progressent.
22:44Et on est très heureux de ça.
22:464 ans d'existence, ça veut dire que ça a été créé juste après la période Covid qui a remis
22:52en cause un certain nombre de certitudes,
22:53ou en tout cas de convictions sur les différents marchés, les différentes classes d'actifs.
22:58Comment, et on voit d'ailleurs ce que ça continue encore aujourd'hui avec la guerre au Moyen-Orient,
23:03l'instabilité fiscale qu'on peut voir, ou également les remises en cause de certaines convictions sur certains actifs depuis
23:08le début de l'année.
23:09Comment est-ce qu'on accompagne ses clients quand on fait face à autant d'incertitudes
23:13et qu'en même temps, on doit soi-même avoir des convictions pour accompagner ses clients au quotidien ?
23:19Oui, c'est vrai. Je pense qu'un des maîtres mots, c'est la diversification.
23:23Être monoclasse d'actifs, ce serait une erreur dans un contexte actuel.
23:26Après 2022, effectivement, on a vu des classes d'actifs comme l'immobilier se reconstituer fortement avec l'augmentation des
23:32taux.
23:32Ça a fait baisser les valeurs de l'immobilier de façon globale dans tous les marchés.
23:36Aujourd'hui, on peut se poser la question d'y revenir.
23:39C'est vraiment quelque chose qui pourrait être envisageable, mais en fonction de la situation de chacun, bien évidemment.
23:43Et si on veut s'arroger de tout ce qui est volatilité, il y a des classes d'actifs qui
23:47sont alternatives qu'on peut aller chercher,
23:49comme des produits structurés. On peut aussi aller chercher du non-coté ou de la dette privée.
23:53Ce sont des classes d'actifs qui me semblent intéressantes aujourd'hui.
23:56Ça, c'est si on veut effectivement se prémunir d'une certaine volatilité.
24:02Est-ce qu'il y a des classes d'actifs qui fonctionnent mieux que d'autres aujourd'hui ?
24:04Ou ça dépend après de la stratégie de chaque client et de la volonté d'utiliser son épargne à court,
24:10moyen ou long terme ?
24:11Je dirais que ça dépend de la stratégie de chacun.
24:13Déjà dans un premier temps, quel est l'horizon de placement, pourquoi, qu'est-ce que j'en attends et
24:17qu'est-ce que je veux en faire plus tard ?
24:19Est-ce que c'est pour ma retraite ? Est-ce que c'est pour mes enfants ?
24:22Il y a vraiment tout un écosystème à étudier avant de faire des préconisations.
24:25D'accord.
24:26Ça, c'est le maître mot.
24:27Maintenant, il y a des classes d'actifs un peu opportunistes.
24:30Est-ce que sur, par exemple, la classe d'actifs d'immobilier aujourd'hui qui a souffert,
24:34il y a des immeubles ou de l'immobilier qui est à reconstituer ou à recomposer ?
24:38Certains clubs d'immobilier peuvent être très intéressants à étudier parce qu'on va avoir des rendements importants
24:43et qu'on va aller les acheter au prix de la liquidité du jour, puisque certains acteurs doivent s'en
24:47séparer.
24:48Donc, on peut trouver des opportunités à court terme qui peuvent aussi allier, on va dire, l'objectif long terme
24:52par la suite.
24:53Mais on voit, par exemple, avec la remontée des taux en lien avec ce qui se passe au Moyen-Orient
24:58depuis deux mois,
24:59on voit le retour des fonds obligataires datés, par exemple.
25:02Est-ce que là, on est dans une approche opportuniste qui peut être intéressante dans une stratégie de diversification ?
25:07Je dirais que pour les fonds obligataires datés, ça va dépendre vraiment de la stratégie qu'on veut poursuivre.
25:11D'accord, ce n'est pas pour tout le monde.
25:12Ce n'est pas pour tout le monde.
25:14Pour moi, l'obligataire va dépendre essentiellement de la courbe des taux aussi.
25:19Et aujourd'hui, on a vu que la pontification n'était pas forcément bonne partout.
25:22Donc, il faut faire attention à ce qu'on fait sur cette tranche.
25:24Je ne résiste pas à vous poser la question, puisqu'on voit beaucoup de professionnels de l'investissement nous parler
25:30de produits structurés.
25:31Est-ce qu'on peut concevoir une allocation en 2026 sans mettre des produits structurés
25:35pour ces clients aujourd'hui ?
25:37Ou là encore, ça dépend de la stratégie du client in fine ?
25:40Je dirais que pour s'arroger de la volatilité, c'est un actif qu'il faut considérer.
25:48Après, on peut le considérer en l'alliant avec un produit structuré défensif,
25:51qui aurait par exemple des garanties en capital ou autre.
25:53Bien sûr.
25:53Et on peut y mettre un produit structuré un petit peu plus offensif, soit sur un indice, soit sur un
25:56single stock.
25:57D'accord.
25:58On peut aussi faire de l'allocation d'actifs à l'intérieur de produits structurés.
26:01Donc, ça reste un actif valable et envisageable dans n'importe quelle stratégie.
26:05Mais ce n'est pas un réflexe non plus ?
26:06Non, parce que ça va dépendre de la personne.
26:08D'accord.
26:09L'appétence et sa compréhension aussi du sujet.
26:10Un fonds à formule, ce n'est pas forcément explicite et facile à intégrer.
26:14Donc, il faut que la compréhension soit bonne et que notre client puisse le comprendre et être certain de son
26:19investissement.
26:20Parce que forcément, il y a une valeur liquidative aussi.
26:22Bien sûr.
26:22Et celle-ci est conditionnée au sous-jacent.
26:24Expliquer à quelqu'un deux ans, trois ans après que la valeur va être en dessous de la valeur initiale,
26:29la compréhension doit être vraiment parfaite au départ.
26:31Surtout qu'il y a des garanties en capitaux qui ne sont pas forcément sur tous les produits.
26:34Donc, il faut faire attention.
26:35Et même quand on parle de fonds avec un capital garanti à échéance, ça ne correspond pas à tout le
26:39monde.
26:40C'est important de le préciser, ça reste des produits complexes.
26:42Exactement.
26:42Ce sont des produits complexes.
26:43Il faut y prêter attention.
26:45Mais ça reste des produits de très bonne qualité qu'il faut intégrer quand même, je pense, dans les allocations.
26:50Par contre, ça ne correspond pas à tous les publics.
26:53Merci, Guillaume Huard, de nous avoir accompagné dans l'œil de l'expert.
26:56Je rappelle que vous êtes fondateur d'Origine Capital.
26:58Merci beaucoup.
26:58Merci à vous.
26:59Merci à vous également de nous avoir suivis.
27:00Et je vous dis à très vite sur Smart for Change.
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