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  • il y a 10 heures
Ce vendredi 10 avril, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Éric Bleines, directeur de la Gestion Actions chez SwissLife Gestion Privée, ont échangé leur point de vue sur les marchés trop optimistes face à la guerre n Iran, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Avec François Monnier, le directeur de la rédaction d'Investir, et Éric Blaine, directeur de la gestion action de Suisse,
00:05la gestion privée.
00:06Bonjour messieurs, merci.
00:07Bonjour à Thienne, bonjour à tous.
00:08Vous êtes avec nous ce matin.
00:10Très bonne semaine pour les indices européens, mais aussi américains.
00:14Et pourtant, c'était une semaine de 4 jours en Europe.
00:17Pour l'instant, le CAC 40 gagne plus de 3% sur l'ensemble de la semaine.
00:20Hier à Wall Street, le S&P 500 a gagné encore du terrain.
00:24C'était sa 7e séance dans le vert, ce n'est pas arrivé depuis mai dernier.
00:28Tout va bien, Éric Blaine, les marchés sont rassurés.
00:30Et pourtant, on n'est pas à l'abri de mauvaises nouvelles.
00:33Les discussions vont se tenir demain entre l'Iran et les États-Unis.
00:36Mais quand vous regardez aujourd'hui le marché actions, il estime que le pire n'est peut-être pas certain.
00:42Exactement.
00:43On a Donald Trump qui veut trinquer, c'est un peu ça.
00:46L'Iran, elle, a trinqué, mais elle ne boit pas.
00:49Donc c'est un problème.
00:51C'est le sujet.
00:52Donc on verra comment ça va se passer.
00:54Je pense que la bourse va suivre au fil de l'eau les discussions.
00:56En tout cas, le baril de pétrole est beaucoup plus modéré que le marché actions,
01:00puisque vous avez un baril de Bren qui est ce matin à 97 dollars,
01:04alors que nous étions dans la nuit de mardi à mercredi à 89 dollars.
01:10Comment vous expliquez cette certaine forme d'optimisme du marché actions, vous, François Monnier ?
01:14Ce n'est pas vraiment un optimisme, c'est simplement le fait que le scénario du pire a été écarté,
01:18c'est-à-dire un scénario d'une escalade, d'un enlisement, d'une guerre qui pourrait durer plusieurs années.
01:25Et donc ce scénario a été écarté pour l'instant, ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas
01:29revenir.
01:30Mais le fait qu'on ait sorti des probabilités cette escalade, ça a permis de générer un soulagement.
01:39Ce soulagement, il est mécanique.
01:41Tout de suite, on a un cours du pétrole qui baisse, le cours du pétrole qui baisse fait baisser,
01:45relâche la pression sur les taux d'intérêt,
01:47et mécaniquement, ça donne un effet de levier à la bourse, aux actions.
01:52Et donc ça, ce scénario, il s'est parfaitement déroulé,
01:55notamment avec un prix du Brent et du WTI qui est repassé sous les 100 dollars,
02:00et tout de suite, ça a redonné de l'optimisme sur le marché.
02:03Maintenant, on va voir comment ça va évoluer.
02:07Mais l'enseignement, c'est ça.
02:08C'est qu'on a bien la courroie de transmission qui fonctionne,
02:13le pétrole joue sur les taux d'intérêt,
02:15les taux d'intérêt ont un impact mécanique sur les actions.
02:19Et on le voit aussi au sein des secteurs, des valeurs.
02:23Qu'est-ce qui a le plus monté lors de cette séance atypique du mois du 8 avril ?
02:30Bien sûr, le tourisme-transport qui est très lié à l'économie,
02:33la construction qui est l'économie, mais aussi au taux d'intérêt.
02:36Vous avez l'industrie et vous avez les banques qui ont plutôt bien fonctionné cette semaine,
02:43et notamment cette journée où le CAC 40 a gagné plus de 4%.
02:46On n'avait pas vu ça depuis 2022.
02:48Donc, on a un fonctionnement qui est plutôt sain.
02:51Il n'y a pas eu de...
02:52Pour vous, ça ne va pas trop vite ?
02:54Ça ne va pas trop vite ? Non, c'est juste le soulagement.
02:56Si ça allait trop vite, pour l'instant, le marché n'achète pas la paix.
03:01Si c'était la paix, on ne serait pas à ces niveaux-là.
03:04On aurait gagné une dizaine, voire 15%.
03:06Donc là, on est vraiment sur une hausse tout à fait raisonnable, modeste,
03:11de l'ordre de quelques pourcents.
03:13Là, sur la semaine, on va faire peut-être 3% de gains.
03:15Il n'y a aucun emballement, aucun enthousiasme aujourd'hui sur le marché.
03:21Simplement, on a réaligné les positions en évitant, dans tous les scénarios probables,
03:26le scénario catastrophe.
03:28En termes sectoriels, est-ce que vous revoyez un petit peu vos vues, François Monnier ?
03:32Comme vous l'avez souligné, ça a été le retour du secteur bancaire,
03:34de beaucoup de valeurs cycliques.
03:36Et puis, à l'inverse, les valeurs qui ont bien fonctionné ces derniers jours,
03:41on fait une petite pause.
03:42Alors, une pause qui est maîtrisée.
03:44Quand vous regardez Total Energy, on est encore ce matin à 77 euros.
03:48Air Liquide est toujours sur ses plus hauts historiques.
03:51Est-ce qu'aujourd'hui, il faut revoir un petit peu son allocation ?
03:54Dans son allocation, ce qu'on peut voir, c'est que, d'abord,
03:57on va quand même manquer d'informations,
04:01même si on rentre dans la période des publications des résultats du premier trimestre,
04:04puisqu'on a eu deux bons mois, janvier et février,
04:07et il y a seulement un tiers du trimestre qui est impacté par la guerre.
04:11Donc, on va manquer d'éléments concrets.
04:14Mais ce qui est déjà certain, c'est qu'on le constate partout,
04:19c'est qu'il y a une dégradation du pouvoir d'achat.
04:21La dégradation du pouvoir d'achat en France, en Europe et aux États-Unis,
04:26avec cette montée des prix de l'énergie.
04:30Et à nouveau, on reparle d'inflation, alors qu'on pensait que l'inflation était plutôt maîtrisée,
04:37d'où les changements d'attitude et de ton des banques centrales.
04:42Et donc, ça, cette dégradation du pouvoir d'achat,
04:44ça va peser mécaniquement sur les secteurs de la distribution,
04:49distribution spécialisée, distribution également alimentaire,
04:55et bien sûr, sur les secteurs des biens de consommation.
04:58Donc, la consommation devrait quand même accuser le coût.
05:02Et ça, on va le voir dans les cours de bourse.
05:05Donc, plutôt de prudence sur ce secteur qui devrait quand même souffrir,
05:11je pense, en tout cas, qu'il aurait accusé quand même un mauvais mois de mars
05:15et surtout un mauvais mois d'avril, parce qu'il y a toujours un effet de décalage.
05:19Eric Blaine, en tant que gérant action, comment vous avez traversé cette semaine ?
05:23Est-ce que vous avez fait des arbitrages ?
05:26Alors, j'avais fait un peu de l'arbitrage avant, en fait, le 8 avril,
05:30parce qu'on connaît un petit peu le fonctionnement de Donald Trump.
05:34On sait que plus il fait monter la pression, plus elle va rebaisser derrière.
05:37Donc, l'idée était de prendre une position pour ne pas rater une hausse potentielle.
05:41Sachant qu'on était arrivés à des points bas.
05:44Donc, on avait acheté un peu de Saint-Gobain,
05:47en se disant que si le prix du pétrole devait rebaisser,
05:51un consommateur de gaz comme Saint-Gobain devait en profiter, la construction aussi.
05:55Ensuite, on avait quand même, c'était positionné sur SPI.
06:00L'ensemble de l'électrique au sens large,
06:03et SPI étant très positionné sur l'Allemagne, nous paraissait intéressante.
06:08Tout simplement parce qu'on avait vu que,
06:10Arnaud aurait acheté ses titres vers 465,
06:12donc on a renforcé et acheté du LVMH.
06:16Et donc, on s'était dégagé un versement d'Euronex et d'Axa,
06:21en se disant qu'elles seraient moins sensibles aux évolutions rapides de la bourse.
06:26Et aujourd'hui, moi j'ai l'impression que l'électrique quand même domine dans l'idée.
06:31C'est-à-dire qu'on va s'écarter de plus en plus de notre dépendance pétrole.
06:36Donc les utilities, on a acheté après la hausse,
06:40pour le coup les utilities n'ont pas beaucoup monté ce jour du 8 avril,
06:44EDP Rénovarès par exemple.
06:46On s'est intéressé aussi à, je parlais de SPI,
06:50mais la baisse de Legrand, la baisse de Schneider sont assez intéressantes.
06:53Donc cet univers SPI, Legrand, Schneider, Rexel, utilities au sens large,
06:58me paraît toujours très intéressant.
06:59Vous parliez d'LVMH, à noter que le groupe va dévoiler ses ventes lundi.
07:04Et en attendant, ce matin, il faut suivre Brunello Cuccinelli
07:08qui gagne un peu plus de 5% avec une croissance incroyable hier
07:10des ventes de plus de 14% sur les trois premiers mois de l'année.
07:15Du côté de la rédaction d'Investir, François Monnier,
07:18intéressant de voir que Wall Street a enchaîné sept séances dans le vert.
07:22Et pourtant, on l'a encore vu hier,
07:23il y a eu des mouvements assez violents sur les softwares,
07:26sur le secteur du logiciel, sur l'intelligence artificielle.
07:30Ça sera un moment clé, là aussi, pour les résultats trimestriels.
07:33Oui, parce qu'il y a toujours quand même un vent de face
07:36vis-à-vis du secteur des softwares,
07:38où on le sait, l'IA continue d'innover.
07:42Il y a eu des grandes annonces qui ont été faites dans le domaine de l'IA
07:44sur la cybersécurité,
07:46qui démontraient qu'ils pouvaient craquer quand même beaucoup de logiciels.
07:49Donc, on voit que le secteur, il reste totalement poreux.
07:54Et je pense que c'est un secteur qu'il faut éviter,
07:57en tout cas sous-pondérer dans les portefeuilles,
07:59parce que ces innovations, elles vont continuer tout au long de l'année
08:02et encore peut-être les années à venir.
08:04Donc, toutes les innovations ne seront pas bonnes en matière d'IA,
08:07mais la concurrence et le fait que, historiquement,
08:11on a toujours pensé que le secteur des softwares, des logiciels,
08:15c'est un secteur qui était rassurant,
08:16parce qu'il y a des revenus récurrents.
08:17Alors, c'est vrai que quand vous équipez votre entreprise avec des logiciels,
08:21vous êtes engagé sur plusieurs années.
08:23Mais ce côté récurrent et cette visibilité,
08:26elle est perdue parce que si demain,
08:28on vous explique que vous allez pouvoir faire mieux avec moins cher,
08:31eh bien, ça change complètement les valorisations.
08:33Et hier encore, SAP a perdu 7%.
08:36Certains acteurs américains ont perdu entre 5, voire même plus de 10%.
08:40Pour vous, il faut rester à l'écart.
08:42C'est un secteur qui avait tenté un rebond au mois de mars.
08:45Oui, parce que toujours...
08:47En fait, ça dépend du flux de nouvelles.
08:50Et dès que les acteurs qui innovent sur l'IA
08:57font une pause dans leur communication,
08:58eh bien, tout le monde se dit,
08:59finalement, l'IA, c'est peut-être un épiphénomène,
09:02il y aura... etc.
09:03Mais il y a...
09:04Alors après, bien sûr, dans le marché, il y a toujours des excès.
09:07Les excès, on peut le voir, par exemple, du côté de Microsoft.
09:09Microsoft, ça perd plus de 20% depuis le début de l'année.
09:11Là, on a des PER qui sont extrêmement intéressants,
09:14avec des PER de 20 fois.
09:16Je pense que c'est une grande conviction, en tout cas, chez Investir,
09:20d'avoir...
09:20Si on veut jouer les logiciels,
09:22il ne faut pas vous embêter avec un petit acteur ou un acteur...
09:25Et le fait qu'ils soient actionnaires de 30% dans OpenAI,
09:28ça ne vous fait pas peur ?
09:29Justement, non.
09:31Ils sont actionnaires d'OpenAI.
09:33Ils ont aussi investi dans d'autres LLM.
09:36En fait, ils investissent sur...
09:38En fait, vous avez plusieurs stratégies.
09:40Vous avez, en gros, Alphabet qui a une stratégie qui est de dire
09:43« Bon, on va développer Jiminy ».
09:45Vous avez Apple qui dit « Finalement, nous, on va investir nulle part
09:49parce qu'on ne sait pas où ça va ».
09:51Et vous avez Microsoft qui dit « Je vais investir partout
09:53parce que je ne sais pas quel va être le LLM qui va l'emporter ».
09:57Donc là, c'est à vous de faire votre marché
09:59et pour vous dire « Finalement, mais il faut y être ».
10:03Et je pense que de se dire...
10:05C'est comme quand on a un portefeuille,
10:07ne pas mettre tous les dans le même panier,
10:08c'est peut-être pas mal de se dire
10:10« Oui, on a une mise sur Anthropique,
10:13on a peut-être une mise sur Tchadjpt,
10:18on la développe aussi en interne
10:19et puis que le meilleur gagne ».
10:23373 euros hier soir à la clôture pour ce titre Microsoft.
10:25Ça vous donne envie ?
10:26À ce prix-là, Eric Blaine, ça valait plus de 500 euros l'an passé.
10:29Un dollar, c'est peut-être des dollars.
10:30Un dollar, merci.
10:31Ça valait plus de 500 dollars l'an passé.
10:33Ça a perdu 30% depuis le mois d'octobre.
10:36Nous, on est présents sur Microsoft.
10:38On continue à apprécier ce titre.
10:40Il a baissé, mais on maintient les positions.
10:42Et là où la réflexion se porte,
10:43ce n'est pas trop de rajouter des logiciels
10:45puisque, comme je vous le disais,
10:47on en a en portefeuille, donc on souffre forcément.
10:50C'est le sujet des ESN.
10:52C'est-à-dire que se dire « Anthropique,
10:54effectivement, on peut disrupter l'ensemble des logiciels.
10:56Et puis, on voit bien ce sujet private equity
10:59qui tourne autour du refinancement.
11:02Mais sur les ESN, on se dit que pour les entreprises,
11:05d'une manière générale,
11:07l'intelligence artificielle ne va pas arriver
11:08et puis s'installer dans les entreprises comme ça.
11:11Il faut quand même les accompagner.
11:12Et les accompagner, c'est historiquement des ESN qui le font.
11:15Alors, je pense à Capgemini,
11:16qui vaut huit fois son PER 2026.
11:20Et donc là, on s'est peut-être trompé,
11:21mais on a pris position sur Capgemini
11:23qui paraissait quand même vraiment très mal mené en bourse
11:26et qui, pour nous, est dans une situation un peu différente
11:28des logiciels parce que,
11:30et d'ailleurs, on le voit,
11:31la croissance organique sur les deux trimestres
11:33est en train de s'améliorer.
11:34Maintenant, est-ce que c'est soutenable ?
11:36On a l'impression quand même que Capgemini
11:39gagne des marchés aux États-Unis,
11:41retrouve de la croissance.
11:42Et c'est peut-être là où il y a une exagération,
11:44mais c'est vrai que c'est incertain.
11:45Mais ce n'est pas cher, ça, c'est sûr.
11:4699,36 euros à l'instant pour ce titre Capgemini.
11:50Un dernier mot, Eric Blaine, du secteur de la défense.
11:54C'est un secteur de la défense
11:56qui était à suivre de près, bien sûr,
11:58avec le conflit en Iran.
12:00Et pourtant, au mois de mars, il a baissé.
12:01Et encore depuis le début de l'année,
12:02quand vous regardez les grands paniers de défense,
12:04que ce soit en Europe, mais aussi aux États-Unis,
12:06ils n'ont pas joué leur rôle d'amortisseurs.
12:08C'est vrai, ça, c'est tout à fait exact.
12:10Et pourtant, nous, on aime beaucoup la défense
12:12et on renforce la défense dans les baisses actuelles,
12:15donc dans les sous-performances, on va dire, du secteur.
12:18Je pense qu'il a baissé non pas parce que la vie a changé,
12:22mais simplement parce que les Américains ont rapatrié
12:24leur capitaux européens et asiatiques aux États-Unis.
12:27Et comme ils avaient fait, en fait, ce grand pari,
12:30en fait, de l'investissement, l'Allemagne,
12:32sur le secteur de la défense,
12:34ils vendent ce qu'ils ont,
12:35et donc ils ont vendu le secteur de la défense.
12:36Donc, nous, on a tendance à renforcer,
12:38on aime beaucoup Leonardo, on aime beaucoup Thalès,
12:40et c'est la valeur que je préfère, moi, c'est Exocense,
12:43qui, pour le coup, vient de faire un reclassement,
12:44qui donne une opportunité nouvelle de rentrer sur ce titre,
12:47qui travaille dans la vision nocturne
12:49et qui gagne des parts de marché
12:51et des croissances de l'ordre de 15%.
12:53– Moins 1,7% à l'instant pour ce titre Exocense,
12:56à 63,15 euros.
12:58Le secteur de la défense, on en avait parlé il y a quelques semaines,
13:01François Monnier, c'est vrai que c'est un secteur
13:03qui a été pas mal chahuté.
13:04– Oui, absolument, il y a vraiment un changement d'attitude
13:07de la part d'investisseurs à la gare de ce secteur.
13:10Je rajouterai deux raisons à la baisse.
13:12La première raison, c'est que dans ces paniers de valeurs,
13:14vous avez de la défense, mais vous avez aussi l'aéronautique défense
13:18qui pèse lourd, les Airbus, les Safran, etc.
13:21Et ces acteurs-là, il y a beaucoup d'investisseurs
13:23qui se disent finalement, on le sait,
13:25le Qatar, les Émirats Arabes Unis,
13:27ce sont des grands acheteurs,
13:29ils ont des compagnies aériennes,
13:30ils achètent beaucoup d'avions.
13:32En ce moment, c'est peut-être pas leur priorité.
13:33Donc, il y aura probablement des reports de commandes.
13:35– Safran a gagné 10% quand même, le mercredi.
13:37– Bien sûr, parce que perspective de cessez-le-feu,
13:39mais ça a quand même qu'à aller.
13:42Airbus, vous regardez, ça a quand même eu un parcours
13:45un peu plus compliqué.
13:46Et puis, vous avez le deuxième raisonnement,
13:48qui est de dire aujourd'hui, attention,
13:51cette guerre, ça a fait monter les taux d'intérêt.
13:53Et donc, finalement, on a eu des valeurs de défense
13:55qui ont baissé avec la guerre,
13:57et qui ont monté au moment du cessez-le-feu.
13:59Parce que les taux d'intérêt se sont baissés.
14:02Donc, on a une sensibilité au taux d'intérêt
14:03qui est beaucoup plus importante,
14:05parce que, on le sait,
14:07les États, les membres de l'OTAN
14:09sont tous très, très, très endettés.
14:11S'ils payent des charges financières
14:13encore plus importantes à l'avenir
14:15du fait d'une hausse des taux,
14:16ils auront moins d'argent à consacrer à la défense.
14:18Et donc, peut-être que les objectifs de réarmement,
14:21ça pourrait prendre plus de temps,
14:23parce qu'il faut payer la dette,
14:24il faut payer les intérêts.
14:25Et donc, cette sensibilité au taux d'intérêt,
14:27ça, c'est quelque chose qui est nouveau.
14:29Au moment de la guerre en Ukraine,
14:31à chaque fois qu'il y avait ce conflit
14:33qui commençait à dégénérer,
14:34on avait des valeurs de défense qui montaient.
14:36Là, avec la guerre en Iran,
14:37on a des valeurs qui baissent,
14:38parce que les taux d'intérêt,
14:40ça risque de peser sur les budgets des États.
14:43Merci beaucoup à tous les deux.
14:45Nous a raccompagnés ce matin
14:46François Meunier, le directeur de la rédaction d'Investir,
14:48et Éric Blaine, directeur de la gestion action
14:50chez Swiss Life Bank Privé.
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