- il y a 2 jours
Ce vendredi 13 février, Olivier Lévy, président de Levy Capital Partners, et François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, parlent de l'IA qui sème le doute sur les marchés, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:009h40 comme chez Ajour à 7h, c'est l'heure du face à face, deux acteurs de marché avec Olivier
00:05Lévy ce matin, président de Lévy Capital Partners.
00:07Bonjour Olivier. Bonjour Étienne. Merci d'être avec nous en compagnie de François Meunier, le directeur de la rédaction d
00:13'Investir.
00:14Bonjour François. Bonjour Étienne. Quelle semaine une nouvelle fois sur les marchés ? En début de semaine, Alphabet a levé
00:19de la dette à 100 ans du côté de Londres.
00:20Ils ont levé 30 milliards en claquement des doigts. C'est la même chose pour Anthropique qui a également annoncé
00:2530 milliards.
00:26Alors Anthropique n'est pas à côté en bourse, mais désormais on a une valorisation qui dépasserait les 400 milliards.
00:32Bon, on voit quand même que ça va très vite dans ce segment de l'intelligence artificielle.
00:36Et puis dans un instant, nous parlerons également de ces nombreuses publications d'entreprises qui amènent une nouvelle fois beaucoup
00:41de volatilité.
00:42Plus 6% pour Safran, moins 6% pour L'Oréal. Comment vous regardez cette semaine une nouvelle fois en
00:48termes micro ?
00:49Qu'est-ce que nous disent les entreprises là aujourd'hui François ?
00:52Les entreprises nous disent que tout va bien, puisqu'on a un CAC 40 qui a franchi un nouveau plus
00:58haut historique.
00:59On a franchi les 8400 points. On est sur une bonne dynamique.
01:04On a des entreprises qui relèvent à la hausse leur activité, leurs ambitions pour 2026, 2027, voire 2028.
01:12On l'a encore eu avec Safran ce matin qui revoit complètement ses perspectives de croissance.
01:17Et maintenant, on a engagé sur une société capable d'améliorer de près de 10% par an son chiffre
01:22d'affaires, avec une croissance encore plus rentable que par le passé.
01:25Donc on a des bonnes nouvelles.
01:28Et lorsque ça déçoit, eh bien ça dévisse extrêmement rapidement.
01:32On l'a vu là aussi avec Dassault Systèmes cette semaine.
01:36Donc on voit que la bourse continue de faire le tri.
01:38Elle continue de très très bien travailler.
01:41Elle encourage ceux qui innovent, ceux qui se développent rapidement.
01:45Elle sanctionne ceux qui patinent, qui ralentissent, voire qui peuvent se faire disrupter, concurrencer par l'intelligence artificielle.
01:54On l'a vu, on a eu trois années d'euphorie sur l'IA qui entraînait les cours beaucoup plus
02:00haut.
02:00Et puis là, depuis quelques mois, voire trimestres, on est un peu plus exigeant.
02:06Exigeant sur les investissements.
02:07Est-ce que les investissements des grands acteurs américains seront rentables ?
02:10Et on se met à douter des activités qui vont se faire concurrencer par l'IA.
02:16Ça a commencé il y a trois ans sur les éditeurs de logiciels, les SS2I, les médias.
02:21Et là, on le voit, ça s'étend au cabinet d'avocats.
02:25Et puis cette semaine, la grande nouvelle, c'est bien sûr la concurrence qui peut arriver dans le domaine de
02:29l'assurance.
02:31Avec des nouveaux outils, notamment avec la nouvelle plateforme InsurInFi,
02:35qui permet de mieux challenger son contrat d'assurance, auto, habitation, etc.
02:41Donc l'assurance peut être un secteur où il y aura probablement de la déflation.
02:45En tout cas, chaque année, on avait l'habitude d'avoir des contrats d'assurance dont les prix étaient de
02:50plus élevés.
02:51Et là, on va avoir des consommateurs, des clients qui vont pouvoir davantage concurrencer les compagnies d'assurance.
02:57Et ça, on l'a vu, ça fait baisser fortement les cours de bourse des compagnies d'assurance aux États
03:02-Unis.
03:02Et on a vu des acteurs européens, français, dévisser.
03:06Le marché fabule ou non, pas du tout, il faut prendre ses risques au sérieux, Olivier Lévy ?
03:11Oui, je pense qu'il faut prendre ses risques au sérieux.
03:14Il y a un certain narratif, et François l'a exposé, de l'intelligence artificielle qui vient tout disrupter du
03:20jour au lendemain.
03:22Cette séquence dure et continue là aussi à polariser le marché.
03:28C'est vrai que le comble du comble, c'est demander à un trader s'il pourrait se faire disrupter
03:33par l'IA.
03:34Qu'est-ce que répond l'IA ?
03:36Oui, bien sûr, mais c'est que le trader a déjà intégré l'IA dans sa plateforme.
03:41C'est-à-dire qu'il vient après, il l'a intégré, il se pose la question après.
03:47Donc, je pense qu'il faut faire là aussi le distinguo entre ce qui est natif IA, de ce qui
03:52va être utilisé et exploité par l'IA.
03:54Ce que le marché fait déjà, quand on regarde les performances depuis le début de l'année,
03:57Arcelor plus 30, Total, NG plus 15, BNP plus 13.
04:01Et puis à l'inverse, Capgemini moins 30, Dassault moins 20.
04:04Maintenant, je vois même des grilles de lecture, exposition IA dans l'investir, je crois, ou je ne sais plus
04:08où.
04:09Mais il faut quand même regarder le réel, c'est-à-dire le cash flow,
04:12donc l'opérationnel qui se transforme en flux financier.
04:15Donc ça, ça, effectivement, ça fait les beaux jours de Vinci, de Safran,
04:20qui ont annoncé de très bons résultats,
04:22aux dépens des Stellantis, d'Assosystems et encore ce matin TF1.
04:26Donc là aussi, on vient sanctionner si les résultats ne sont pas au rendez-vous.
04:31Et ça, c'est tout à fait normal et sain dans le marché.
04:33Par contre, le narratif et les cash flows hypothétiques de demain sont contrebalancés.
04:40Donc, on l'a mentionné dans les médias, dans les SS2I,
04:44mais aussi demain dans la tech, dans l'assurance et même dans la banque,
04:50puisqu'il y a aussi beaucoup de sociétés, je pense à Charles Schwab, d'interactive brokers,
04:56qui subissent là aussi les méfaits de ce narratif, de cette séquence qui ne devrait pas durer.
05:01Et ça, c'est nouveau dans l'effet d'exagération.
05:06Les MSCI, les S&P Global, etc. affichent un mois de février, mais catastrophiques.
05:10Depuis même le début de l'année, on est sur des baisses de 20-30%.
05:14Sur l'indice ?
05:15Non, c'est des valeurs.
05:16Ah oui, sur les valeurs, pardon.
05:17Les SIIs, Charles Schwab.
05:18Oui, mais parce que là aussi, on est sur des niveaux de valorisation peut-être plus trop tenables.
05:24Donc, dans la réactualisation des cash flows, c'est intéressant de regarder si on pourra toujours,
05:29avec l'IA, en utilisant l'IA, avoir ce niveau de cash flow.
05:34Encore ce matin, vous pouvez reconsidérer un certain nombre de modèles économiques,
05:41mais faire des hypothèses sans savoir.
05:45Alphabet, vous l'avez mentionné, a levé de l'argent pour en être.
05:48Mais il n'a levé que 1% de sa capitalisation boursière à ce jour.
05:52C'est rien.
05:5430 milliards sur 3,4 triards, c'est même pas 1% de sa capitalisation boursière.
05:59Donc, on n'en est qu'au début de cette révolution,
06:02où il va y avoir un nombre de perdants hors normes aussi.
06:05Comment aujourd'hui gérer un portefeuille face à tout cela ?
06:08Aujourd'hui, François Meunier, est-ce qu'il faut ramasser les couteaux qui tombent ?
06:12Ou à l'inverse, être prudent et regarder notamment ce tableau des valeurs gagnants-perdants de l'IA ?
06:17C'est pas simple.
06:18Oui, on essaie de ne pas prendre une balle perdue.
06:22Ça veut dire qu'on essaie de se mettre à l'abri des sociétés qui peuvent être concurrencées par l
06:27'IA.
06:27Parce qu'on le voit, ça va très très vite.
06:29D'abord, on a un scénario qui est très bien établi.
06:33Lorsque l'IA arrive dans un secteur ou sur une valeur, d'abord, le chef d'entreprise ou l'entreprise
06:38ne parle pas de concurrence de l'IA.
06:40Il dit que non, tout va bien, qu'ils vont pouvoir gérer.
06:42Sauf que vous regardez trimestre après trimestre.
06:45Vous prenez l'exemple, par exemple, de téléperformance.
06:47ChatGPT sort fin 2022.
06:51Il vous explique que non, il n'y a pas de concurrence, qu'ils s'adaptent, que de toute façon,
06:55eux, ils ont toujours eu l'habitude d'intégrer un peu ce que vient de dire Olivier, de travailler avec
07:01des outils techniques, etc.
07:03Et que ça ne va rien changer.
07:05Sauf que ce qu'on observe, c'est qu'avant 2022, on était sur une croissance à deux chiffres et
07:10qu'aujourd'hui, il n'y a plus de croissance.
07:12Alors, il y a ou pas il y a, mais quand on regarde l'activité, on se dit, ben voilà,
07:15on a une activité qui était dynamique et aujourd'hui, on a une activité qui est totalement à tonne.
07:19Et pourtant, ce n'est pas cher, téléperformance.
07:21Donc là, on n'est plus dans une question de prix.
07:22Oui, mais on n'est pas cher, sauf qu'on était passé sur un leader incontournable et à contester avec
07:27un demi-million de collaborateurs à une société qui pourra se faire concurrence.
07:32on s'est fortement par des startups dopées à la technologie.
07:39Et donc, finalement, vous êtes sur une société qui était en très, très forte croissance et qui s'est retrouvée
07:45en panne de croissance.
07:46Et là, c'est ça qui est intéressant avec l'expérience téléperformance, c'est qu'on ne regarde pas la
07:50valorisation.
07:51Avant l'arrivée de ChurchGPT, téléperformance, c'est un multiple, écoutez bien, de PER, de multiples cours sur bénéfice, de
07:59plus de 40 fois, 44 fois.
08:02Aujourd'hui, c'est plus 44, c'est 4.
08:05Et à 4, personne n'en veut.
08:08Et même, on pourrait se dire, même les principaux actionnaires pourraient se dire à 4 fois, s'ils y croient
08:14vraiment dans leur modèle économique, s'ils y croient vraiment dans l'entreprise, s'ils pensent que l'IA, ce
08:18n'est pas un concurrent,
08:19eh bien, ils le retirent de la bourse.
08:20À 4 fois, c'est donné.
08:22Sauf si le modèle, s'ils soufflent, peut exploser dans 2-3 ans.
08:28Et donc, vous avez des investisseurs aujourd'hui, Étienne, vous avez des investisseurs aujourd'hui qui ont accepté de prendre
08:33de la dette à 100 ans sur Alphabet,
08:36à 100 ans, à plus de 6% de rendement,
08:38alors qu'on sait que dans la texte, il y a un cimetière des éléphants monstrueux.
08:42Annortel a disparu, Lucienne a disparu, Alcatel a disparu.
08:45Bref, il y a énormément d'innovations, de ruptures.
08:48Et là, il y a des gens qui ont accepté de payer, de donner de l'argent à Alphabet,
08:53en disant, peut-être dans 100 ans, vous allez nous rembourser.
08:56Donc là, il y a une confiance dans Alphabet et il y a une méfiance, mais totale.
08:59Donc, il y a peut-être des extrêmes entre Alphabet porté au nu et téléperformance jeté par la fenêtre.
09:07Mais ce qu'on voit, c'est que le management, les actionnaires ne rachètent pas des titres aujourd'hui,
09:12alors que la société se paye 4 fois, alors qu'avant, elle se payait 44 fois.
09:16Ça valait quasiment 400 euros à un moment, téléperformance.
09:19Ça vaut 50 euros.
09:20C'est une opportunité à 50 euros ?
09:22Non, mais je rejoins François sur le sujet,
09:26qui, je trouve, puisqu'il est toujours légendairement optimiste,
09:30qu'il est beaucoup plus mesuré et c'est une bonne chose.
09:33Je pense que c'est sain.
09:34Il faut regarder la valeur intrinsèque, donc il faut pouvoir valoriser les cash flows futurs.
09:38Là, c'est une société qui, clairement, au-delà du narratif,
09:41est en train de se faire disrupter,
09:43a la possibilité de disparaître du paysage,
09:46comme d'autres ont disparu dans une vie antérieure,
09:50les Kodak, les Motorola, etc.
09:53Donc, je pense qu'on est au début de quelque chose.
09:56Donc, il va falloir être très regardant sur la valeur intrinsèque.
10:00Qui utilise et qui en est, de qui n'en est pas,
10:04et revenir aux fondamentaux.
10:05Les fondamentaux, on le dit sur cette antenne,
10:07la santé, l'agroalimentaire, le transport, l'immobilier,
10:11ne peut pas se faire disrupter du jour au lendemain.
10:13Donc, c'est encore des secteurs qui bénéficient de certaines barrières à l'entrée,
10:17qui se valorisent quand même.
10:19Par exemple, Unibail a publié hier, son patron était ici, là, à 7h45,
10:23très confiant pour cette année.
10:24Ils disent qu'on est dans les bons endroits,
10:26on a des revenus qui progressent,
10:28une activité aux États-Unis qui est importante, mais on se désengage.
10:31Le titre a touché les 100 euros hier pour la première fois depuis 2020.
10:35Oui, depuis 2020, sachant que depuis 2020,
10:39c'est-à-dire qu'il y avait eu une très grosse acquisition avant 2020
10:41qui s'appelle Westfield,
10:43avec beaucoup d'endettement,
10:44et donc ça avait pesé sur le cours de bourse.
10:46Donc là, on a une restructuration de la dette qui a été très bien opérée,
10:51une allocation en fonds propres qui est superbe,
10:53un acteur qui est totalement incontourbable,
10:55parce que c'est quand même le leader mondial des centres commerciaux,
10:58en Europe et aux États-Unis.
10:59Donc, ce sont ces grandes cathédrales
11:00où vous ne vivez pas pour aller acheter,
11:03mais pour une expérience,
11:05c'est-à-dire que vous avez, là aussi, des cinémas,
11:08des restaurants.
11:09Donc, c'est quelque chose de complémentaire à l'expérience online.
11:14Et ça vous plaît ?
11:16Ça me plaît parce que c'est très bien géré,
11:18que dans la valorisation,
11:20il y a encore une décote significative
11:22par rapport à la valeur du portefeuille,
11:23qui est de 144 euros au moment où je vous parle,
11:26versus un cours de bourse de 100 euros,
11:28que ça verse un dividende depuis l'année dernière,
11:30que la dette est maîtrisée et maîtrisable,
11:32qu'ils ont encore des actifs
11:37dont ils vont se séparer incessamment sous peu
11:39de ce que j'ai lu dans le communiqué.
11:41Donc, si vous voulez, c'est une nouvelle equity story.
11:44qui, là aussi, utilise la data,
11:47la data client, j'entends,
11:49puisqu'il se la génère beaucoup de trafic,
11:50ces centres commerciaux,
11:52et ça, ça se monétise.
11:53Donc, c'est des gens assez audacieux et asticieux.
11:56Je trouve que c'est un dossier intéressant, effectivement.
11:59François Monnier a l'air beaucoup plus sceptique
12:00sur ce dossier Unibail.
12:02Oui, je pense qu'il ne faut pas non plus s'emballer
12:04avec les centres commerciaux,
12:05même si je suis content de savoir
12:06qu'Olivier passe ses week-ends
12:08dans les centres commerciaux pour s'épanouir.
12:10Ce qu'il faut voir, c'est que c'est un marché
12:12qui n'a pas de croissance, aucune croissance.
12:14L'essentiel de la croissance,
12:15toute la croissance dans le commerce
12:16est prise par l'e-commerce.
12:18Donc, quand vous êtes dans un secteur
12:21où vous savez que vous êtes condamné
12:23à n'avoir pas de croissance,
12:24il faut faire des acquisitions.
12:26Le problème d'Unibail, c'est qu'ils ont de la dette
12:29et qu'ils sont plutôt vendeurs d'actifs.
12:31Donc, c'est extrêmement difficile.
12:32Donc, il faut bien gérer les coûts.
12:35Unibail a réussi quand même à passer
12:37probablement le plus dur
12:38parce qu'ils ont racheté Westfield extrêmement cher.
12:40C'était plutôt les Américains qui ont bien vendu
12:42et les Français qui ont très mal acheté.
12:46Maintenant, il va falloir être patient
12:49parce qu'il y a encore de la dette.
12:50Il y a des actifs peut-être à vendre,
12:51mais bon, ce n'est pas facile de les écouler.
12:54et vous avez quand même une concurrence
12:56qui est extrêmement puissante de l'e-commerce.
12:59Alors, on parle beaucoup d'Amazon,
13:00mais on voit aussi, ne serait-ce qu'en France,
13:04avec les acteurs chinois,
13:06Schein, Temu, etc.,
13:08qui sont de plus en plus offensifs.
13:11Donc, c'est un marché extrêmement difficile.
13:13Et dans ce secteur,
13:15ce qu'il faut, c'est surtout ne pas rater une acquisition
13:17parce que quand vous rachetez trop cher,
13:20vous traînez ça comme un boulet
13:23pendant de nombreuses années,
13:24ce qui fait qu'Unibail, à un moment donné,
13:26qui était une vraie valeur de rendement,
13:27avec un dividende extrêmement sûr,
13:29a eu une traversée du désert.
13:31Là, on est dans une phase de redressement
13:32et le redressement, il risque d'être un petit peu long
13:35parce qu'il va falloir quand même chercher
13:36la croissance avec les dents.
13:38Il reste trois minutes, le temps passe très vite.
13:40Diversification, encore et toujours.
13:41On le voit d'ailleurs avec le S&P Equipondéré,
13:43qui fait vachement mieux que le S&P 500.
13:45C'est quoi la stratégie chez Lévy Capital ?
13:47Comment vous allouez un petit peu les portefeuilles
13:49à l'issue de cette saison de résultats ?
13:51Nous, on est toujours dans le portage obligataire.
13:53C'est vrai qu'on aime bien ce type de foncière
13:55parce qu'il y a de l'indexation des loyers
13:56et il y a un certain nombre d'upside à venir.
14:01Donc, des activités hautement stratégiques.
14:04On est toujours très exposés sur l'armement,
14:07la santé, la logistique,
14:10pour plusieurs raisons,
14:12avec une exposition de vies importante.
14:14On est toujours très solide sur le franc suisse,
14:17notamment.
14:18Et je dois dire qu'effectivement,
14:21la rotation sectorielle s'accélère
14:24en période de résultats.
14:25Donc là aussi,
14:27la volatilité des marchés
14:29nous offre des opportunités incroyables.
14:32Donc, les logiciels ne sont pas encore morts.
14:36Les médias ne sont pas morts pour autant.
14:38Quand bien même l'IA,
14:39là aussi, tout ce narratif
14:40vient peser momentanément.
14:45Donc là aussi, on est dans le temps long.
14:47On s'inscrit dans le temps long.
14:50On continuera à aller dans les centres commerciaux
14:52demain et après-demain
14:54parce que là aussi,
14:55une partie du chiffre d'affaires
14:56est connectée et connecte
14:57avec ce que génèrent Zara, H&M et d'autres,
15:01sans nommer de marques.
15:02Et que ces grandes marques se doivent être,
15:05d'être dans le commerce physique, par exemple.
15:06Ça vaut pour le transport,
15:07ça vaut pour la santé,
15:08ça vaut pour un certain nombre de business.
15:10Et je n'oublie pas qu'aujourd'hui,
15:12on a quand même un Donald Trump surpuissant
15:14et une saison qui va être plutôt houleuse
15:18avec les nouvelles élections en mid-terme
15:21où le chômage regrimpe aux Etats-Unis
15:24et où on attend cet après-midi
15:25un chiffre qui va, là aussi,
15:28être une petite boussole
15:29qui est le chiffre de l'inflation
15:30qu'on attend à 2,5 corps CPI.
15:32Donc, attendons de voir la suite.
15:34À 14h30.
15:35Le mot de la fin, François Meunier.
15:36Qu'est-ce qu'on pourra retrouver ce week-end
15:38d'en investir ?
15:39On parle des valeurs au plus haut
15:40dans un marché au plus haut
15:42et on essaie d'analyser
15:43toutes les valeurs, les secteurs,
15:45les thématiques qui ont très, très bien marché
15:47et celles qui vont continuer de performer
15:49et de permettre d'enrichir nos lecteurs.
15:52Parce que les valeurs chères
15:53sont souvent plus chères
15:53que les valeurs pas chères
15:54redeviennent chères.
15:56Disons que c'est vrai
15:57que lorsqu'on est au plus haut,
15:58on a tendance à dire
15:59le titre, il est cher.
16:01Sauf que ce n'est pas ça
16:02qu'il faut regarder.
16:03Ce n'est pas tant la valorisation.
16:04C'est est-ce qu'il y a encore
16:05des perspectives d'accélération
16:06de la croissance et surtout
16:07de la croissance rentable ?
16:09Et l'exemple du jour, c'est Safran
16:10qui est sur des plus hauts historiques.
16:12Plus 7% après la publication
16:13de ses résultats ce matin,
16:14au-delà des 330 euros.
16:16Merci beaucoup François Monnier,
16:17directeur de la rédaction d'Investi.
16:18Olivier Lévy, président de
16:19Lévy Capital Partners.
16:20Paris-Lévy, président de l'Investi
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