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  • il y a 21 minutes
Mardi 24 mars 2026, retrouvez Antoine Ternon (Gérant diversifié, Apicil AM), Alexandre ATTAL (Directeur de la Gestion Multi-actifs, France, RUSSELL INVESTMENTS) et Léa Dauphas (Chef économiste, TAC Economics) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Léa Dauphas est à nos côtés, chef économiste de TAC Economics.
00:16Bonsoir Léa.
00:17Bonsoir Grégoire.
00:18Alexandre Attal nous accompagne, le directeur de la gestion multiactifs de Russell Investments France.
00:22Bonsoir Alexandre.
00:23Bonsoir Grégoire.
00:24Et ravi d'accueillir Antoine Ternon dans cette émission, gérant diversifié chez Apicil Asset Management.
00:29Bonsoir et bienvenue Antoine.
00:30Bonsoir Grégoire.
00:31Merci d'être là.
00:32Léa, est-ce que le choc est encore réversible après trois semaines et demie de conflits et de guerres dans
00:38le golfe, pour le dire ainsi ?
00:40Est-ce que le choc est encore réversible ?
00:42Jusqu'où ? Où est-ce qu'il y a un écart déjà trop important entre ce que les marchés,
00:47les économistes pouvaient anticiper en début d'année
00:50et la situation actuelle et la situation de sortie de crise quand elle interviendra ?
00:55Alors, en fait, on est encore à quelques semaines d'un scénario qui pourrait être absorbé.
00:58C'est-à-dire que quand on compte la capacité de production de chacun et où est-ce qu'on
01:02en est avant que ça ait vraiment un effet macro,
01:04il faut considérer que ces quatre à six semaines, on est d'ores et déjà dedans.
01:07Donc, possiblement, à supposer que d'ici la fin de semaine ou les prochains jours,
01:12on est effectivement quelque chose qui ressemble à une marche arrière.
01:17C'est là où il faut faire un peu attention avec le taco de Trump.
01:20On a été habitué l'année dernière avec ces épiphénomènes.
01:23Ça ne va pas être seulement la question du retour en arrière, ça va être aussi la question des appareils
01:27productifs,
01:28est-ce qu'ils sont atteints ou non ?
01:29Et ça va être aussi la question du détroit d'Ormos qui est critique.
01:32Est-ce que même avec un cessez-le-feu, un début de négociation, le détroit réouvre ?
01:35Donc, ça ne va pas seulement être un facteur qui va être associé à une décision d'administration américaine.
01:39Et d'ailleurs, il faut vraiment l'oublier parce que sinon, on a trop les yeux dans le guinon.
01:43Mais c'est vraiment les capacités de production.
01:45Certaines, notamment le gaz, sont d'ores et déjà affectées avec du temps long de remplacement.
01:49Donc, il y aura de toute manière un effet offre.
01:52Et même chose, si le détroit reste fermé ou en tout cas vraiment à minima, là aussi, ça n'aura
01:57un effet.
01:58Il y a à minima des effets d'inertie dans ce choc d'offre énergétique,
02:03quand bien même la situation désescaladrait rapidement et pourrait s'apaiser, en tout cas pour un temps.
02:09Dans les quelques jours.
02:10Et effectivement, sinon, on part très vite sur les scénarios, alors qu'a très bien développé la BCE,
02:15comme l'ont fait les autres, c'est-à-dire que c'est un scénario qui dure dans le temps,
02:19quelques mois, quelques trimestres.
02:21C'est à partir de là qu'on voit les effets de transmission à l'économie,
02:23à travers les anticipations d'inflation, les marges des entreprises, la confiance.
02:27On commence à avoir les premiers signaux, on n'a pas encore vraiment d'indicateurs.
02:31Et là, ça va être la même chose.
02:32C'est-à-dire, si on a un prix du pétrole qui est stabilisé à 100,
02:36ça peut être en partie absorbable.
02:39Un choc d'inflation qui ramènerait dans un système où, en zone euro, on serait proche de 2,6, alors
02:44que là, on est à 2.
02:45Là où c'est intéressant, c'est que par rapport aux autres conflits,
02:47notamment aux conflits récents comme la guerre en Ukraine devant le Covid,
02:50on n'est pas dans le même environnement ni macro ni inflationniste qu'on ne l'était.
02:53C'est vrai qu'en début d'année, on avait des inflations à la cible,
02:56des banques centrales qui avaient quasiment neutralisé leur politique monétaire,
02:58et des perspectives de croissance qui, sans être exceptionnelles, étaient plutôt bonnes.
03:02Donc, sur des temps courts, quelques mois, il y a capacité à absorber ce choc.
03:06Le risque, c'est que par contre, le prix du pétrole s'établisse de manière durable dans des équilibres autour
03:11de 100, 110 dollars le baril.
03:12Et donc là, ce n'est pas des scénarios en cloche, en fait.
03:15Ce sont des scénarios qui créent des chocs inflationnistes avec des effets de chaîne.
03:19On parle beaucoup des hydrocarbures et du gaz.
03:21L'ensemble de la chaîne globale est affecté.
03:24On a parlé du gaz Qatari qui va chercher TSMC en Corée du Sud.
03:28Mais en fait, l'ensemble de la chaîne, les matériaux de construction, le ciment, l'agroalimentaire, les sulfures, les suffites,
03:33on peut faire l'ensemble des chaînes de valeur et en fait affecter.
03:36Et donc, plus ce scénario dure, plus on va avoir effectivement les chocs pétrole, les chocs gaz,
03:40les chocs sur les autres matières premières, la confiance qui va se réduire.
03:43Et si on n'a pas de solution d'ouverture, les flux commerciaux vont se continuer.
03:48Donc, c'est probablement en tout cas à ce stade.
03:51Et encore une fois, ce n'est même pas un scénario du pire.
03:53C'est le scénario aujourd'hui qui est considéré comme central.
03:56C'est un choc d'offres qui créera probablement des chocs de demandes un peu plus forts que ce qu
04:00'on anticipe actuellement.
04:02D'accord.
04:02Donc, ça veut dire qu'il y a quand même l'idée qu'il y aura tout de suite une
04:07destruction de la demande
04:08qui va quand même amortir le risque inflationniste et le risque de persistance.
04:16Je dirais plutôt qu'il faut le voir en séquence.
04:18D'accord.
04:18C'est-à-dire que le premier effet, c'est vraiment l'effet d'inflation.
04:21Et celui-là, on le voit.
04:23Le deuxième, et c'est des points qui restent souvent dans les enquêtes, en fait, confiance, méninge, entreprise,
04:28il y a une mémoire de l'inflation.
04:29Ah oui.
04:30Et donc, aujourd'hui, on ne va pas être comme dans les temps passés, les dernières décennies,
04:33où il n'y avait pas d'inflation.
04:34Et donc, le choc d'inflation, il voit du temps avant d'influer sur les comportements.
04:38En réalité, il va se voir tout de suite.
04:40D'accord.
04:40Et donc, le risque, c'est que la transmission habituelle, choc d'offres, choc de demandes,
04:43elle se passe toujours en séquence, mais que le choc de demandes arrive plus vite que ce qu'on l
04:47'anticipe aujourd'hui.
04:48Du point de vue des entreprises, et ça avait été beaucoup documenté au moment de la crise ukrainienne notamment,
04:54l'histoire de la « gridflation », l'histoire de l'inflation par les marges,
04:59on peut retrouver ces phénomènes du côté des entreprises ?
05:03Il y a encore de la place pour, effectivement, profiter d'un environnement inflationniste,
05:08pour recréer peut-être des marges de profit dans certains secteurs ?
05:14Ou est-ce que cette idée-là n'existe plus là ?
05:16Probablement. En tout cas, beaucoup plus à minima que ce qu'on a vu l'année dernière.
05:20On a quand même...
05:21Enfin, l'environnement des entreprises de l'année dernière, il y a eu les tarifs, il y a eu les
05:25marges,
05:25il y a eu l'incertitude, il y a eu les chocs.
05:27Elle est plus faible par rapport à ce qu'on avait pu connaître, en tout cas, l'année dernière.
05:32Et c'est pour ça qu'à ce stade, le scénario de début d'année peut tenir,
05:35mais il faut vraiment qu'on ait une solution de conflit dans un délai court de quelques semaines,
05:42et sinon on bascille sur un scénario « baseline » qui devient un choc d'inflation.
05:46Alors encore une fois, à ce stade, pas très élevé.
05:49L'inflation autour de 3 au côté zone euro, ça s'absorbe.
05:51Mais plus on va avancer dans le temps, plus le « tail risk » de ce scénario-là,
05:55la probabilité de ce scénario plus adverse augmente.
05:58Antoine, quelle analyse vous faites de la situation chez Apicil Asset Management ?
06:02Est-ce qu'effectivement, est-ce qu'il est déjà temps de repartir presque d'une feuille blanche
06:06pour cette année 2026 ?
06:08Ou est-ce qu'il y a encore de la place pour tout ce qui générait de la performance ces
06:15derniers mois ?
06:15C'est-à-dire l'idée de se diversifier en dehors des États-Unis, en dehors du dollar,
06:20de profiter des valorisations dans les pays émergents,
06:23de profiter de la valorisation des marchés européens également.
06:26Est-ce que ces histoires-là peuvent reprendre,
06:28ou est-ce qu'on est déjà dans quelque chose qui tient plus du « game changer » qu'autre
06:33chose ?
06:34Alors, en partie, je dirais, surtout pour un investisseur qui serait déjà exposé
06:38avec une alloc qu'il aurait imaginé pour l'ensemble de l'année.
06:41De notre côté, on était plutôt bien armés,
06:44c'est-à-dire qu'on avait un peu de footy,
06:46qu'on sait comme étant quelque chose assez défensif.
06:48On avait embarqué aussi les parapétrolières et les major pétrolières américaines,
06:55ce qui était plutôt anticonsensuel en début d'année,
06:57et ce qui aujourd'hui, ce n'est pas quelque chose qu'on viendrait renforcer,
07:00mais en tout cas, on était content d'en avoir en fond de portefeuille.
07:04Pareil pour les minières,
07:06même si elles n'ont pas du tout absorbé le choc comme on aurait pu l'espérer.
07:09Ce n'est pas le moment, on va dire, de renforcer tout ça,
07:11puisqu'on voit plus qu'on est sur un dégonflement de la prime
07:14plutôt qu'un deuxième tour,
07:17ou une deuxième jambe de hausse sur le pétrole.
07:21En revanche, certains paris qui étaient un peu plus stratégiques, thématiques,
07:25comme les émergents.
07:27On a rendu aussi bien les actions du monde de la dette.
07:31On a pris ce qui restait comme étant quelque chose de positif sur le pari émergent,
07:37sachant que je parle ici de l'Asie-Pacifique et pas de ce qui peut se passer au LATAM,
07:40puisqu'on sait que c'est les poids qui sont bien moins représentés dans un MSCI émergent.
07:45Donc on peut, disons, continuer avec ce qui prévalait en début d'année,
07:49déjà dans la mesure où on sait que le choc géopolitique,
07:52c'est a priori du bruit qui nous échappe.
07:55Il faut essayer de revenir un petit peu en arrière et de se souvenir de ce qu'on racontait en
07:58début d'année,
07:59à commencer par le narratif autour des BPA, des croissances des bénéfices,
08:03qui aujourd'hui n'est pas encore revue à la baisse.
08:07Je pense que ça va demander une petite digestion de la part des BPA en zone euro,
08:10mais aux États-Unis, c'est toujours largement à deux chiffres.
08:15Pareil pour la croissance macro, qui était proche du potentiel de croissance aux États-Unis,
08:20plutôt autour de 2% et plutôt autour de 1% en Europe.
08:24On voit que la BCE, elle revoit un petit peu ce scénario.
08:27On pourrait essayer de réajuster tout ça, mais je pense qu'il y a beaucoup de facteurs qui nous échappent.
08:33Mais voilà, dans ce contexte où le baril a fait, disons, 40 dollars en ligne droite,
08:38où on est à peu près cohérent avec des ordres de grandeur et de sensibilité qu'on connaît,
08:41c'est-à-dire un choc inflationniste qu'elle voit de 2 à 2,6,
08:47et une croissance attaquée de l'ordre de 0,3, je crois.
08:50Oui, c'est ça.
08:51Ce sont des dernières estimations.
08:53Ce qui est intéressant, vraiment, c'est qu'elle a fait,
08:54et ce qui est notable, c'est qu'elle a fait trois scénarios.
08:56Il y en a deux qui sont défavorables, un qui est baseline,
09:00mais il n'y en a pas de scénario favorable.
09:01Peut-être que ça peut traduire une certaine probabilité autour des différents scénarios.
09:06Le scénario favorable, c'était celui dans lequel il n'y avait pas
09:08de guerre dans le Golfe, peut-être ?
09:09Voilà, exactement, ce qui est éclipsé.
09:12Et enfin, sur les actifs USD, qui embarquent évidemment deux composantes,
09:16la nature USD, la nature des actifs américains.
09:20Sur le dollar, on ne faisait pas partie de ceux qui voyaient un cataclysme
09:24lié à la fin du dollar, donc on voyait une certaine stabilité.
09:28Après les 10% de baisse des premiers mois de 2025,
09:31vous étiez dans le camp de ceux qui disaient, on ne va pas revoir 10% de baisse.
09:33À 1,8, on n'est pas mal, on est sur la moyenne des 40 dernières années,
09:36on est sur un parcours qui est cohérent avec le choc de gouvernance que représente Trump.
09:41Et puis, on ne voit pas de réorientation des flux vers, je ne sais pas, du yuan, de l'euro.
09:46Donc ça, c'était pour le discours dollar.
09:47Sur le discours US pur, on sait qu'on s'expose vachement à la thématique tech.
09:52Et puis là, un peu dans la même veine que tout le monde,
09:54on a essayé de diversifier ce qu'on cherchait dans la tech,
09:56en diversifiant même au sein des hyperscalers ceux qu'on identifiait,
09:59en diversifiant au sein de la tech.
10:02Peut-être qu'il y avait des choses qui avaient été jouées dans l'ensemble,
10:05et puis cette espèce de rotation assez violente au profit du hardware.
10:09Voilà, ça c'était avec le recul assez naturel.
10:14Mais peut-être que c'était des choses qui pouvaient être identifiées,
10:17sur lesquelles il faut continuer.
10:18Et puis on a toujours un parcours très stratosphérique des gagnants,
10:22l'électrification, la pelle et les pioches de tout ça,
10:24les architectes avec lesquels je pense qu'il faut continuer.
10:27D'autant plus que je pense que les BPA vont être moins attaqués que la zone euro.
10:30Donc il y a quand même des convictions qui restent solides.
10:32Il y a des convictions qui restent solides,
10:33et ce n'est pas le moment, en tout cas avec le peu d'infos
10:36et de ce qu'on peut essayer de faire ressortir de nos modèles,
10:38le moment de revoir complètement le scénario.
10:40Je reprends votre point sur les émergents.
10:43Le choc va être rude pour les émergents,
10:44c'est une histoire quand même là qui est abîmée.
10:46C'est double peine pour les émergents, c'est l'effet dollar,
10:48ce qui était un peu le narratif de tous ceux qui venaient chercher les émergents.
10:52Alors nous, même si on avait une vue plutôt à la stabilité sur le dollar,
10:55si on avait tort, on avait embarqué un peu d'émergents.
10:58Il y avait aussi ce discours autour des modèles open source
11:00qui est très fort en Chine.
11:02On a eu le moment d'ipsy,
11:03mais on aura peut-être d'autres moments
11:04qui étaient peut-être le moment d'essayer de mettre un pas là-dedans.
11:08Mais voilà, il y a ce choc qui est lié à la puissance du dollar qui revient.
11:13Et puis il y a ce choc qui est lié aussi à l'exposition aux matières premières.
11:16On s'éclairant, c'était 80% de barils qui partaient à destination de la Chine,
11:19enfin de l'Asie en général.
11:20Donc voilà, il y aura cet impact macro qui va s'étendre forcément.
11:24Oui.
11:24Bon, comment on gère la situation effectivement dans des stratégies multi-actifs, Alexandre ?
11:31Et est-ce que le comportement du marché est cohérent par rapport au déroulé de la situation ?
11:38De manière générale, il est cohérent, même s'il y a des phases d'excès,
11:40comme on a pu le voir hier matin.
11:41Et finalement aussi, l'élément intéressant, c'est de voir que Trump suit les marchés.
11:46Et le tweet, ça s'est fait...
11:48Donc hier matin, ça commençait à partir en spirale, quoi.
11:50Hier matin, avec la séquence asiatique qu'on a eue dans la nuit de dimanche à lundi, heure européenne,
11:55on s'attendait vraiment à une séance très très compliquée en Europe et très compliquée aux US.
11:59Trump a tout de suite, j'ai envie de dire, sonné le glas en tempérant et en calmant les ardeurs.
12:06Et de la même manière qu'on l'avait vécu post-Libération Day, le 10 avril,
12:09lorsqu'il avait dit « je mets une pause et on négocie pour 90 jours »,
12:13on a eu le même mouvement sur le marché, toute classe d'actifs confondus.
12:18La devise, les actions, les taux, les comos, tout s'est inversé.
12:23Parce qu'effectivement, la semaine dernière, on avait cette phase un petit peu d'emballement
12:26qui allait se prolonger ce week-end,
12:28puisque effectivement, il y a quand même des répercussions assez fortes de l'Iran sur Israël,
12:32avec des cibles atteintes assez, je veux dire, symptomatiques en Israël,
12:35qui pouvaient laisser penser que finalement, l'Iran n'était pas encore à la phase de la capitulation
12:39et qu'il y avait des ressources.
12:41La base de Diego Garcia qui avait été attaquée également au cours du week-end.
12:44Donc qui laissait en trouver une nouvelle phase d'expansion de la guerre.
12:48Poursuite de l'escalade, quoi.
12:49Trump a préféré calmer le jeu tout de suite, et on l'a vu sur les marchés.
12:52Avec beaucoup de doutes, aujourd'hui, on voit que le marché se stabilise,
12:56ou en tout cas, faiblit un petit peu.
12:58Mais ce qui montre qu'effectivement, Trump suit les marchés,
13:01et Trump n'a pas vocation à laisser le conflit s'enliser,
13:05plus de 8, 10, 12 semaines,
13:07et de rentrer dans ce qui a été décrit, ce qui a été très bien décrit.
13:118, 10, 12 semaines, c'est déjà par rapport aux stratégies,
13:13ce qu'on entendait en début de conflit, c'était 2, 3 semaines,
13:153, 4, 4, 5, 5, 6, et maintenant, on est déjà dans...
13:19C'est là que le curseur s'ajuste sur les marchés,
13:21et qu'on voit qu'effectivement, on a des actions qui continuent de baisser,
13:27des classes d'actifs ou des secteurs plus agressifs
13:29qui sous-performent davantage que les secteurs traditionnels.
13:32Mais d'un point de vue, j'ai envie de dire de regarder la devise,
13:35qui pour moi est un premier élément d'ajustement des marchés,
13:38on voit qu'on se symbolise autour de 1,15, 1,15, 1,16,
13:42parce qu'il y a eu l'effet déclenchement des hausses des taux potentielles de la BCE.
13:47Et c'est effectivement la deuxième séquence,
13:49on a la séquence d'inflation, on a la séquence croissance.
13:52Et c'est peut-être cela qu'il va falloir surveiller de près,
13:54une séquence d'inflation qui est sûrement absorbable, gérable,
13:58à ce stade, mais une séquence croissance qui peut être impactée
14:03si effectivement on a une BCE qui appuie très très rapidement
14:06sur la pédale de frein pour éviter un risque inflationniste.
14:11Il y avait une question intéressante que vous avez mentionnée,
14:13c'est-à-dire, est-ce qu'on était dans la même situation,
14:15gérable en Ukraine ou Covid,
14:18notamment pour les entreprises pour absorber les marges ?
14:20Je dirais non, notamment parce que leur réserve d'épargne post-Covid
14:24n'est plus le même aujourd'hui et qui permettait effectivement
14:28de maintenir un sursaut de demandes de manière un peu plus prolongée.
14:31– Aux Etats-Unis notamment.
14:32– Aux Etats-Unis notamment.
14:33– Et dans d'autres pays européens.
14:34– Pour absorber la hausse des prix générée par l'absorption des marges.
14:38Donc on est une situation qui est un petit peu plus compliquée
14:41et avec, encore une fois, un phénomène américain et européen
14:43qui est très différent.
14:44Aux Etats-Unis, on est net exportateur de matières premières,
14:47notamment de pétrole.
14:48Donc finalement, la hausse des prix, c'est un transfert de richesse
14:50entre les consommateurs et les producteurs.
14:52Mais ça reste dans la périphérie ou dans les frontières américaines.
14:56En Europe, dès qu'il y a une hausse de matières premières, ça sort.
15:00Soit on paye plus cher le gaz aux Américains,
15:02soit on perd plus cher le gaz ou le pétrole aux pays du Golfe,
15:05maintenant qu'on n'a plus la Russie.
15:06Donc il y a une fuite de capitaux.
15:08Donc la BCE, elle est confrontée à la gestion de sa devise
15:10et à la gestion effectivement de se dire qu'on a une fuite de capitaux.
15:13Il y a un risque inflationniste.
15:14Le problème, c'est comment j'appuie sur la devise
15:18sans pénaliser trop l'inflation.
15:19Et c'est là où, encore une fois, on va peut-être avoir beaucoup de divergence
15:22entre les Etats-Unis et l'Europe
15:23qui peut donner dans les allocations
15:25une place prépondérante davantage à l'internationalisation de nos allocations
15:28qu'on avait déjà dans nos portefeuilles,
15:30qu'on risque d'accentuer au cours des prochaines semaines.
15:32Vous allez accentuer l'Europe dans les portefeuilles ?
15:35Non, l'internationalisation de nos portefeuilles.
15:38Oui, je comprends.
15:39Parce qu'effectivement, aujourd'hui, l'Europe peut être amenée à plus souffrir.
15:43Partant d'Europe.
15:43Donc, on s'internationalise partant d'Europe.
15:46Partant d'Europe qui a un biais domestique dans les allocations des portefeuilles.
15:50Bien sûr.
15:51Sur l'histoire des marges des entreprises,
15:53c'est bien compris par les marchés actions.
15:55Parce qu'on a vu, par classe d'actifs,
15:57oui, le pétrole, l'énergie, beaucoup de volatilité.
16:01Derrière, ça se traduit dans la volatilité des marchés obligataires, des marchés de taux.
16:06Au final, le dollar a un peu bougé.
16:09Mais finalement, ce n'est peut-être pas sur le Forex qu'on a vu le plus de volatilité.
16:12Et sur les marchés actions, on n'arrête pas de nous expliquer que pour l'instant,
16:15on est sur des drawdowns quand même, qui sont relativement limités,
16:19partant des sommets historiques sur lesquels on se baladait tranquillement avant la crise.
16:24L'idée que les entreprises vont devoir peut-être prendre un peu sur leur marge
16:27dans cet épisode inflationniste, c'est bien intégré par les marchés, là ?
16:30Ce n'est pas totalement.
16:31On va le voir avec la séquence qui va s'ouvrir là, qui est encore courte,
16:34parce que la guerre, elle ne s'est allée que sur le mois de mars.
16:36Donc finalement, sur le regard du premier trimestre, on ne va pas avoir la vision globale de l'impact.
16:43Mais effectivement, j'ai envie de dire, l'impact-marge va s'adapter avec beaucoup de différences entre les types
16:52de secteurs.
16:53Ça va créer de la dispersion à nouveau, quoi ?
16:55Ça va créer de la dispersion, dispersion pays, dispersion secteur,
17:00avec le fait que sur la partie comos,
17:04toutes les entreprises et les secteurs qui sont très consommateurs dans leur facteur de production
17:08de la partie énergétique vont être impactés,
17:11parce qu'effectivement, la répercussion sur les prix finaux, pour l'instant, elle prend du temps.
17:16La chaîne de valeur, elle est impactée.
17:18On a vu, les compagnies aériennes ont tout de suite ajusté leurs tarifs,
17:21parce qu'elles ont la capacité d'être en contact direct avec le client final,
17:25mais dans des process de production beaucoup plus longs,
17:28c'est quand même beaucoup plus compliqué à faire impacter, à faire transiter de l'amont vers la balle.
17:33Léa, qu'est-ce qui conduirait la Banque Centrale Européenne à monter peut-être plus de trois fois ces taux
17:39cette année ?
17:40Qu'est-ce qui pourrait amener la BCE à agir aussi rapidement ?
17:43Certains parlent de meeting live dès avril, voire ou juin,
17:48et aussi violemment, parce qu'il y a trois, quatre hausses de taux.
17:52Je veux bien que le débat ait déjà ouvert sur le prochain mouvement avant la crise iranienne,
17:58mais quand même, ça s'empile vite.
18:00Alors, il y a deux choses et deux remarques.
18:02La première, vous mentionnez les émergents et l'Europe,
18:04nous on a fait un scoring des 150 pays du monde qui sont le plus affectés par le détroit,
18:08allant de le détroit des dépenses à l'énergie, aux matériaux, à la sensibilité du pays.
18:12Alors effectivement, le GCC est dedans.
18:14Dans les pays asiatiques, la Thaïlande et la Corée du Sud sont dans le top 20.
18:18L'Inde est 21e.
18:18On oublie souvent l'Inde, extrêmement dépendante du gaz alimentaire et autres.
18:22Oui, l'Europe est dedans, et le LATAM, effectivement.
18:26Et à la fin, en tout cas, ce n'est pas ceux qui sont plus ouverts,
18:28mais il y a vraiment de la diversification au sein des émergents.
18:31Deuxièmement, sur ces questions-là, nous on fonctionne avec du machine learning,
18:34et c'est là où c'est intéressant de le faire,
18:36c'est quand on n'a pas de chiffres qui nous permettent d'avoir la situation actuelle.
18:40C'est quoi les signaux qui feraient sortir la croissance en zone euro
18:43du scénario dans lequel on était, vrai pour les zones euro et les Etats-Unis ?
18:46Ce qui est intéressant, c'est qu'on avait enfin passé dans nos modèles
18:49la phase d'accélération de la croissance en zone euro au premier trimestre,
18:52et on la voyait arriver.
18:53Le modèle, sur les prochains trimestres, valide que tout choc de confiance
18:56rebascule sur le scénario d'avant.
18:58Et donc, très vite, en réalité, si on n'arrive pas à...
19:00Ce qu'on voit depuis le mois de novembre, en fait, dans les enquêtes nationales
19:03et dans les enquêtes zone euro, c'est qu'on commençait à avoir un peu
19:06cet effet de diffusion de l'accélération qui se mettait.
19:08Là, il faut attendre de voir les chiffres pages.
19:10Le plan allemand, etc.
19:10Exactement.
19:11Mais il fallait de la confiance, et là, elle est cassée.
19:13Ce qui est intéressant, c'est que les Etats-Unis, pour l'instant,
19:15on n'a pas changé le scénario de croissance,
19:16on avait plutôt un scénario positif.
19:18Par contre, c'est les conditions financières
19:20et le resserrement des conditions financières
19:22qui feraient basculer le scénario de croissance.
19:23Ce n'est pas la même logique côté zone euro
19:26et versus côté américain.
19:29Et côté zone euro, qu'est-ce qui ferait que la Banque Centrale monte des taux ?
19:31Alors, on va dire qu'il y a deux écoles.
19:33Il y a ceux qui sont partisans du « on réplique ce qui se passe et ce qui s'est
19:39passé en Ukraine,
19:40on a fait l'erreur de voir l'inflation comme un phénomène transitoire,
19:44et donc tout décrochage des anticipations d'inflation et de hausses de l'inflation
19:49crée de fait des hausses assez rapides de la BCE.
19:52Et qu'effectivement, on va avoir, pour certains, des hausses rapides de la BCE
19:56au prochain meeting pour essayer de contrer le choc.
19:58Moi, je suis plutôt sur l'autre école, et pour l'instant, les modèles valident ça,
20:02c'est-à-dire que dans ce scénario de hausse de l'inflation,
20:05on a une inflation qui est effectivement au-delà de la cible,
20:07mais qui se fait, même si ce n'est pas une cible BCE,
20:10dans un scénario macro-européen qui est fragile,
20:13en termes de perspectives de croissance,
20:16dans des questions de stabilité financière
20:18qui doivent rester quand même dans un coin de notre tête dans ce contexte-là.
20:22Et d'ailleurs, Christine Lagarde l'a bien fait pendant sa conférence de presse.
20:26Elle a posé les règles, elle a donné un peu de temporalité,
20:30il y a les scénarios.
20:31Je pense qu'effectivement, si ce choc bascule sur un scénario long,
20:34quelques trimestres, oui, la BCE montrera les taux.
20:37Monter dès maintenant en réaction,
20:39sans savoir derrière l'ampleur du mouvement et l'ampleur de demande,
20:42ça peut attendre quelques mois,
20:44ça peut attendre au moins un trimestre,
20:46avant d'être dans des points agressifs.
20:47Et c'est là où, effectivement, il y a le point de bascule.
20:49Les forwards de marché sur le Brent à horizon 2027
20:52montrent que le choc est absorbé.
20:55Il reste une prime géopolitique.
20:57On revient à 80, 80 dollars le Brent, le baril.
20:59Donc on a une prime géopolitique par rapport à un équilibre offre-demande,
21:03mais en gros, on absorbe le choc.
21:05Si à horizon 2027, ce choc est absorbé
21:07et le choc sur l'inflation amène à une cible qui est légèrement au-dessus,
21:11la BCE n'a pas intérêt à réagir.
21:12Donc c'est soit l'un, soit l'autre, de toute manière.
21:14C'est soit on se trompe sur le scénario pétrole,
21:15on a un choc durable fort, la BCE interviendra.
21:18Si on est sur un scénario comme on le connaît aujourd'hui,
21:20dans son midline, elle est à 90 dollars de baril en moyenne,
21:24elle l'attendra avant d'être vraiment dans des phases agressives.
21:27Je rappelle ces anticipations de marché,
21:29il faut toujours les prendre avec un peu de recul.
21:31Les investisseurs permettent aussi de couvrir certains scénarios,
21:35certaines situations.
21:36Ils changent du jour au lendemain.
21:38Voilà, c'est ça.
21:39C'est pas la même lecture qu'il faut avoir.
21:42Alexandre.
21:42Ce qui a été mentionné en introduction, c'est la volatilité.
21:45Elle reste très faible sur le marché.
21:46On est en dessous de 25.
21:47Sur le marché actions ?
21:48Oui !
21:48On a des petits mouvements de crise ou de panique
21:55lorsqu'il y a une cible qui a été touchée
21:57ou un peu de surenchère politique ou militaire.
21:59Et comment vous l'expliquez, Alexandre ?
22:00Quand on a la volatilité qui explose sur toutes les autres classes d'actifs.
22:03Mais les marchés actions sont très résilients,
22:05beaucoup plus diversifiés,
22:06égale à liquidité.
22:06C'est l'expérience du passé ?
22:08Je pense que c'est l'expérience.
22:08C'est légitime ?
22:10Ou est-ce qu'il y a un moment, j'allais dire,
22:12il y a une forme de complaisance aussi ?
22:13Il y a un petit peu de complaisance,
22:15mais en tout cas aujourd'hui,
22:16on n'a pas connu aussi le phénomène de capitulation
22:17qui peut nous inciter, nous en tant qu'investisseurs
22:19et gérants militaire actifs,
22:20à remettre le doigt de manière accélérée
22:23ou amplifiée sur le réinvestissement.
22:26On a procédé à quelques arbitrages
22:27parce qu'effectivement, il y a des opportunités qui se créent.
22:29Dans un marché qui fait moins 12%
22:32sur les grands indices,
22:33il y a des opportunités qui se créent
22:35pour gérer son portefeuille,
22:36gérer ses allocations
22:37en risque relatif ou en risque absolu.
22:40Mais aujourd'hui, on n'a pas vu,
22:41on ne voit pas un phénomène de capitulation
22:42avec un vix qui s'envole
22:44comme on l'a pu le voir lors des tarifs douaniers,
22:47comme on l'a pu le voir lors de la guerre en Ukraine,
22:49ou à d'autres phénomènes bien ciblés
22:50qui sont géopolitiques ou macroéconomiques.
22:54Et donc effectivement, le marché aujourd'hui,
22:55il se complaît ou en tout cas,
22:58il absorbe progressivement le news flow
23:01au gré des tweets ou des déclarations.
23:04Et ce qui fait qu'effectivement,
23:05on a des marchés un peu en dents de scie
23:07qui ne génèrent pas aussi
23:09la capacité pour un investisseur
23:10à remettre violemment,
23:12agressivement,
23:13parce qu'il y a beaucoup d'incertitudes.
23:14Fige un peu la situation.
23:16Parce qu'effectivement,
23:17le scénario est plus sur un possible enlisement,
23:20peut-être plus qu'escompté
23:22sur les fameux 2-3 semaines
23:23qui passent à 5-6-7 semaines.
23:26Et donc effectivement,
23:26il faut absorber cela,
23:27mais sans qu'aujourd'hui,
23:28on ait un mouvement de panique
23:29très très fort sur la part des investisseurs.
23:30Comment vous regardez effectivement
23:31ce phénomène de résilience
23:32sur les actions, Antoine ?
23:34Est-ce que vous saluez
23:35un marché qui est capable
23:37de garder la tête froide ?
23:38Ce n'est pas toujours le cas.
23:39Ou est-ce qu'à l'inverse,
23:40derrière cette résilience,
23:41il y a aussi un peu de complaisance
23:42peut-être qui s'installe ?
23:44Oui, comme vous le disiez tout à l'heure,
23:46le moins 10,
23:47c'est à peu près ces deux choses.
23:48C'est le drawdown à observer
23:50lors des chocs géopolitiques
23:52des 100 dernières années.
23:55Oui, c'est le playbook.
23:56C'est ça, c'est le moins 10 standard.
23:58Ensuite, on a à quel point
24:00est-ce que les secteurs à l'intérieur
24:02vont être discriminés ?
24:03C'est aussi intéressant de voir
24:05qu'on n'a pas une anxiété
24:09qui va au-delà de sanctionner
24:12les secteurs les plus sensibles,
24:13les plus cycliques,
24:14au contraire, on vient d'investir.
24:15Tourisme, rien, etc.
24:16C'est bien identifié,
24:17c'est bien ciblé,
24:18c'est bien discriminé.
24:19Ensuite, le moins 10,
24:20il est aussi cohérent
24:21avec un choc pétrolier
24:22d'un barrel qui s'installerait à 100.
24:24Après, on est dans une zone
24:25beaucoup plus incertaine,
24:27au-delà de 120,
24:28avec beaucoup moins d'historique.
24:30Je voulais juste revenir
24:30sur les hausses de taux
24:33anticipées par la Banque Centrale,
24:35par les investisseurs
24:36liés à la BCE.
24:37Moi, je vois plusieurs choses.
24:38Déjà, on voit que les investisseurs
24:40sont un peu perdus
24:41dans la mesure où on a
24:41des hausses de taux
24:42qui sont anticipées,
24:433, 2, ça dépend des jours.
24:45Mais derrière,
24:45on a des baisses de taux
24:46qui sont repricées.
24:46Ça, on me dit peut-être long
24:49sur le flou ambiant.
24:50Et puis, pareil pour la Fed,
24:51on a un scénario de non-baisse
24:52qui est maintenant
24:54le plus omniprésent.
24:55Mais par contre,
24:55on a des baisses
24:56qui sont pricées pour plus tard,
24:572027, 2028.
24:58En fait, globalement,
25:00personne n'en sait rien.
25:01C'est une pause.
25:02On remet un petit peu
25:02les compteurs à zéro
25:03et puis on verra.
25:04La Banque Centrale,
25:05je pense qu'elle a
25:06c'est très fort dans son esprit
25:08le fait d'avoir été
25:09derrière la courbe en 2022,
25:10d'avoir réagi trop tard
25:12par rapport aux Banques Centrales
25:13émergentes,
25:14par rapport à la Fed,
25:14etc.,
25:15d'avoir été en décalage.
25:16Et donc, il y a peut-être
25:18ce stress
25:19d'être trop tard
25:23mis en oeuvre.
25:24Et peut-être qu'on a...
25:25Elle n'a pas oublié
25:26toutes les critiques
25:27qu'elle a pu subir
25:30à l'occasion du choc de 22,
25:31par exemple.
25:32Et puis, on est dans un choc
25:33qui est très différent,
25:34en règle numéro 1.
25:34Est-ce qu'on agit
25:35sur un choc exogène
25:37lié à l'offre
25:37et pas sur un choc de demande ?
25:38Ça peut aussi peut-être
25:39répondre à la question
25:40qui était posée tout à l'heure.
25:41Est-ce que les entreprises
25:42ont une capacité
25:43à faire passer
25:44des hausses de coûts ?
25:45On n'est pas dans ce choc
25:46post-Covid
25:47de la demande,
25:48précisément,
25:49et pas de l'offre,
25:50dans la mesure
25:50où on n'a pas
25:51une accélération de la demande
25:52qui est liée
25:52à cette demande refoulée
25:57posée.
25:58Donc, oui,
25:58ils cherchent peut-être
25:59à ancrer les anticipations
26:00d'inflation au futur,
26:02qui d'ailleurs
26:02ne dévient pas trop.
26:03Si on regarde
26:03les fameux break-even,
26:05ce point implicité
26:06des bons indexés.
26:08On est à 2-3,
26:09on est parti de 1-9 ou 2.
26:10Sur le 5 ans dans 5 ans,
26:12qui est une autre manière
26:12de regarder les choses,
26:13en isolant un petit peu
26:14les 5 premières années
26:14qui sont un peu plus cycliques
26:15et en regardant du coup
26:16une moyenne annualisée
26:17sur les 5 années suivantes.
26:18Donc, pour faire un truc
26:19un peu plus structurel,
26:20pareil, on est à 2-2.
26:21Enfin, on n'a pas non plus de...
26:22D'accord.
26:23Le point de départ
26:24n'est pas non plus le même.
26:24On était à 1-9.
26:26Et puis, voilà,
26:26encore une fois,
26:26la demande n'est pas
26:27ce qu'elle était
26:28à la réouverture
26:29des économies post-Covid.
26:30Comment ça se passe
26:31sur les marchés de taux
26:32et les marchés de crédit
26:33dans ce contexte-là ?
26:36Et là aussi,
26:37on parle un peu
26:37du contre-pays général
26:39sur les marchés.
26:39Alors, sur le dollar,
26:40tout dépend,
26:41mais c'est vrai
26:41qu'il y avait cette baisse
26:42derrière nous
26:42qui laissait entendre
26:43que pour certains,
26:45en tout cas,
26:45il y avait encore de la place
26:46pour que ça baisse.
26:47Ce n'est pas ce qui se passe.
26:48Les marchés actions,
26:52ont tendance à se réorienter
26:54vers d'autres zones.
26:56Sur les marchés obligataires,
26:58tout le monde,
26:59il y avait un consensus
26:59très fort sur l'idée
27:00que les courbes
27:01allaient continuer
27:02de se pentifier.
27:03On avait ce phénomène
27:04de pentification de courbes.
27:06Là, on a plutôt
27:07un phénomène d'aplatissement.
27:08Est-ce que c'est
27:09un premier contre-pied ?
27:10Et est-ce qu'on repart
27:12avec l'idée
27:12que les courbes
27:13vont se repentifier
27:14ou est-ce qu'il faut
27:14changer de stratégie ?
27:15Oui, effectivement.
27:16Est-ce que déjà,
27:17un, on était
27:18sur la classe obligataire
27:19souveraine ou crédit ?
27:20Et où est-ce qu'on était
27:22sur ces points de courbe
27:24qui peuvent être joués
27:25très différemment ?
27:26Déjà, sur la première partie
27:27de la réponse,
27:28nous, on évitait
27:28d'être trop sur le souverain,
27:30le souverain cœur
27:31qui nous semblait
27:32être le plus vulnérable
27:34à des craintes
27:37liées au budget.
27:38Donc là, on voit
27:39que c'est doublonné
27:39des craintes inflationnistes.
27:41Là, vous actez,
27:42comme beaucoup,
27:42la perte de statut,
27:43enfin, un effritement
27:44du statut, du refuge.
27:45Du statut, du refuge,
27:45voilà, indéniable.
27:47On a peu d'endroits
27:48où se cacher,
27:48mais en tout cas,
27:49celui-ci, on l'éclipse.
27:50Sur la partie courte,
27:51il n'y avait plus grand-chose
27:52à attendre.
27:52On a fait un peu
27:53comme tout le monde,
27:54on a pris acte
27:55et puis on voyait
27:55plus de baisse de taux
27:56de la part de la BCE.
27:58Et donc, il y avait
27:58ce ventre mou
28:00qui existait avant
28:01et qui n'était pas
28:02très intéressant,
28:02qui était le 5-7 ans,
28:03qui est redevenu attractif,
28:06sachant que plus on est
28:07dans le creux de la pente,
28:08plus il y a un espèce
28:09de roll-down positif
28:11lié au temps qui passe
28:12et qui était un des arguments
28:14pour être positionné
28:14au milieu de la courbe.
28:16Bon, là, on a quelque chose
28:17de beaucoup plus curvaturé
28:18qu'on cave qu'avant.
28:20Mais voilà,
28:21je pense que ça reste valable
28:22dans la mesure où
28:23sur les taux courts,
28:24on ne maîtrise pas trop
28:24l'emballement qui peut exister.
28:26Sur les taux longs,
28:27ça vient capter
28:27toute une partie
28:28des craintes maintenant
28:29doublonnées,
28:29des craintes militaires,
28:31en plus des craintes
28:32stagflationnistes.
28:33Donc voilà,
28:33l'un dans l'autre,
28:33on reste positionné
28:34sur le milieu.
28:35Sur le crédit,
28:37deuxième partie de la réponse,
28:38on a quand même passé
28:39plusieurs années
28:40avec des spreads,
28:41si on en croit,
28:41le crossover,
28:42donc cet indice de CLS
28:44d'entreprises plus risquées,
28:47entre 300, 400,
28:48350 en moyenne,
28:49plusieurs années
28:50post-2022.
28:52Bon,
28:52on est au-delà des 300,
28:53mais on reste sur quelque chose
28:54qui est assez contenu.
28:56Tant que la conjoncture,
28:56elle ne part pas à la récession,
28:58il n'y a peu de raisons
28:58de voir les taux de défaut repartir.
29:00Donc c'est peut-être le moment
29:02pour ceux qui auraient envie
29:03de mettre un peu du IG confortable,
29:05bien noté.
29:05De trouver du yield.
29:06De trouver un petit peu de yield,
29:07voilà.
29:08Même si la partie muréité,
29:11évidemment,
29:11a moins dévié
29:12que le bas du panier.
29:14Est-ce qu'il y a un risque
29:15à nouveau de fragmentation
29:16de la zone euro ou pas ?
29:18À travers cette crise énergétique,
29:20si c'est comme ça
29:20qu'il faut l'appeler.
29:22Le monde est fragmenté
29:23de manière durable,
29:24de toute manière.
29:25Ça, on est dedans.
29:26Je pense que c'est intéressant
29:27ce que vous mentionnez
29:28sur les valeurs refuge,
29:29notamment.
29:30Est-ce qu'on a vraiment
29:30un rôle de valeur refuge
29:32quand on a des primes
29:33d'inflation qui augmentent ?
29:34Là, on interroge
29:35le rôle de valeur refuge.
29:37Et c'est toute la complexité
29:39qu'on a avec le sujet actuel,
29:40c'est-à-dire qu'on doit
29:41raisonner en séquence.
29:43C'est-à-dire que la première séquence
29:44sera un choc inflationniste
29:45et donc la logique
29:46d'avoir cette courbe
29:47qui augmente par le long
29:49est en fait assez normale
29:50et c'est d'ailleurs
29:51un playbook assez simple.
29:52La question après,
29:53ça sera celle de,
29:55à terme,
29:56et là,
29:56imaginons un scénario
29:58beaucoup plus long
29:58et pire,
29:59c'est quelles sont
30:00les économies
30:01qui auront la capacité
30:02de résilience
30:03et d'absorber ce choc-là ?
30:05Et là, je pense qu'effectivement,
30:06les valeurs refuge
30:06en reviendront assez clairement.
30:08Pour moi,
30:08la fragmentation aujourd'hui,
30:10elle n'est pas à la hauteur
30:11de ce qu'on a connu
30:12pendant la crise
30:13des dettes souveraines.
30:14On fait le parallèle
30:15sur les économies.
30:16Malheureusement,
30:17c'est la France
30:17qui est aujourd'hui
30:19hors jeu
30:20par rapport aux autres économies.
30:22Et c'est d'ailleurs
30:22un peu ce qu'on voit.
30:23Et là,
30:24on peut faire le parallèle
30:25avec le Covid
30:25ou avec la guerre en Ukraine.
30:27Certaines économies
30:28vont avoir des marges
30:29de manège plus fortes
30:30pour gérer le choc énergétique
30:33et inflationniste.
30:34D'autres sont dans
30:34une situation macro
30:35qui est meilleure.
30:36On pense nécessairement
30:37à l'Espagne.
30:37D'autres ont
30:38beaucoup plus de fragilité,
30:40notamment l'Italie
30:40à la question du gaz
30:41et du Qatar.
30:42Donc, il va y avoir
30:43plutôt un premier temps
30:45dans lequel,
30:45de toute façon,
30:46c'est la prime inflationniste
30:47qui va amener
30:47l'ensemble des taux.
30:48Et si, effectivement,
30:49ce choc d'offres
30:50se traduit par un choc de demande
30:51est potentiellement plus fort
30:53que ce qu'on imagine,
30:54là, la fragmentation reviendra.
30:55Et là, effectivement,
30:56il y a des énormes gaps
30:57mais qui sont en réalité
30:58déjà présents
30:58et qui existaient déjà
31:00dans le pricing
31:01qu'on avait
31:01sur les taux euros.
31:02Oui.
31:03Là, au sujet des taux,
31:05alors, c'est vrai
31:06que face aux taux,
31:07on a beaucoup regardé
31:09la dynamique de CapEx
31:10également
31:10des entreprises,
31:12Alexandre,
31:13et c'est vrai
31:13qu'on parle beaucoup
31:14d'une croissance
31:15beaucoup plus tirée
31:16par la production,
31:17par l'investissement
31:18que par la consommation.
31:20Est-ce que là aussi,
31:20il faut réviser
31:21un peu son jugement ?
31:23Les investissements
31:24vont coûter plus cher.
31:25On se posait d'ailleurs
31:26déjà la question
31:27de la rentabilité
31:27des investissements
31:28dans l'IA
31:28donc qui ne vont peut-être
31:30pas se faire demain
31:31au même coût
31:31que ce qui était planifié.
31:33Là aussi,
31:34est-ce que les cartes
31:35vont être un peu redistribuées
31:36de ce point de vue ?
31:37Il va y avoir
31:37un repricing globalement
31:39et on le voit d'ailleurs
31:40déjà entre la partie
31:41small cap et mid cap
31:42et large cap
31:43des capitalisations
31:44sur le marché.
31:46On a vu que la partie
31:46small cap
31:47a beaucoup plus souffert
31:48dans cette phase
31:49de réplique.
31:49Plus sensible au niveau
31:50des coûts de financement,
31:51des taux d'intérêt.
31:52Plus risqué,
31:53moins liquide,
31:53coûts de financement,
31:54coûts d'investissement
31:55qui sont plus élevés.
31:56Donc, on a cette prime
31:57qui est visible
31:59sur le marché
31:59et là, j'ai envie de dire aussi,
32:00on déroule le scénario
32:02classique
32:02d'un phénomène
32:03risk-off sur les marchés
32:04ou dans le phénomène
32:06de hausse des taux.
32:07Les valeurs les plus sensibles
32:08à la hausse d'intérêt
32:09sont les plus impactées.
32:10Donc, oui,
32:10on va avoir un facteur
32:12de prise en compte
32:13de ces éléments-là.
32:14J'ai envie de dire,
32:14ce qui est intéressant,
32:16c'est qu'on rentre là
32:16dans la séquence
32:17des publications de résultats.
32:18Donc, on va pouvoir
32:19commencer aussi
32:19à avoir des informations.
32:20C'est toujours mieux
32:21qu'on soit en janvier
32:23et qu'on ait trois mois
32:24à attendre
32:25avant de commencer
32:25à sentir
32:27l'impact
32:27de cette crise
32:28et le discours,
32:30les guidance
32:30des chefs d'entreprise
32:32sur les trimestres
32:33et les mois à venir.
32:34On va l'avoir
32:35d'ici 15, 20, 30 jours
32:37en fonction
32:38des zones,
32:38des secteurs,
32:39des pays.
32:40Donc, ça permettra
32:40un petit peu
32:41de jouer.
32:42Ça va apporter
32:42quand même de la matière
32:43pour juger,
32:44pour décider.
32:45Mais oui,
32:46ça peut créer
32:47effectivement
32:48un repricing.
32:50Alors, c'est vrai
32:50qu'on parle beaucoup
32:51moins d'IA
32:51depuis trois semaines.
32:53mais pour autant,
32:54on voit que
32:55les valeurs américaines
32:55tiennent bien.
32:57Le Nasdaq
32:57n'en piquait pas
32:58plus à hausse.
32:59Elles avaient baissé
33:00depuis octobre quand même.
33:01Les grandes valeurs
33:02tech américaines
33:02ne montaient plus
33:03ou voire baissaient
33:04depuis octobre.
33:05Microsoft,
33:06elle a dû perdre
33:0630% quand même.
33:07Elles avaient baissé.
33:08Il y a eu des phénomènes
33:09en fin janvier aussi
33:10avec tout ce qui tourne
33:11autour des éditeurs
33:12de logiciels
33:12qui avaient bien absorbé
33:15le risque
33:16effectivement
33:16d'un élargissement
33:18de l'IA
33:19dans des secteurs
33:19où finalement,
33:20il y avait moins besoin
33:21de logiciels.
33:22Donc oui,
33:22il y avait déjà eu
33:23un repricing.
33:24Ce que l'on voit,
33:25c'est qu'effectivement,
33:25aujourd'hui,
33:25pour l'instant,
33:26ça résiste plutôt bien
33:26de manière américaine,
33:28de manière globale,
33:29mais le secteur Nasdaq
33:30plus spécifiquement
33:31et que contrairement
33:33peut-être
33:34à d'autres classes d'actifs
33:36où finalement,
33:36ce sont les vainqueurs
33:38qui ont été les premiers
33:38impactés,
33:39je pense à l'or,
33:40je pense à l'acier,
33:43à l'argent
33:43qui ont tout de suite
33:45bien amplifié
33:46le phénomène de correction.
33:48Alors oui,
33:48les valeurs Nasdaq
33:49avaient déjà baissé.
33:50Il y a eu un phénomène
33:51de suramplification.
33:53de la phénomène de correction
33:54où les larges caps
33:55sont liquides
33:56et donc on se retire
33:57de ça
33:57de manière initiale
33:59ou en tout cas primordiale.
34:00Mais vous dites
34:00à la sortie de la crise iranienne,
34:02on va se retrouver
34:02avec l'histoire du Sasmageddon,
34:04enfin on va reprendre
34:05cette thématique-là
34:06ou au contraire,
34:08cette parenthèse géopolitique
34:10aura permis
34:10de réfléchir
34:12un peu plus à froid aussi
34:13et de réviser peut-être
34:14les jugements
34:15qu'on pouvait avoir
34:15sur la fin du logiciel.
34:17Elle a permis aussi
34:18d'épurer un petit peu
34:19les flux
34:20sur cette classe d'actifs
34:21donc ça permettra aussi
34:22de redessiner un petit peu
34:24la dynamique de flux à venir
34:26mais j'ai envie de dire
34:27hormis le phénomène énergétique
34:29qui continuera à impacter
34:31même si on a un baril à 100
34:32c'est plus le même
34:33qu'à 70 qu'il était
34:34au début d'année
34:35et que même à 100
34:36c'est absorbable
34:37sur les 8-10 prochains mois
34:39aux Etats-Unis
34:41l'économie en tant que telle
34:43qui est moins dépendante
34:44du prix du pétrole
34:46permettra effectivement
34:47de mieux s'en sortir.
34:48Donc c'est pour ça
34:48qu'en termes d'allocation d'actifs
34:51une sortie de crise
34:52plus ou moins rapide
34:54dans un phénomène de Fed
34:55qui maintiendrait les taux
34:56et qui ne relèverait pas
34:58c'est le scénario
34:58d'ici la fin d'année
34:59pour l'instant
34:59avec le même phénomène
35:00effectivement de se dire
35:01qu'en 2027
35:02on s'attend peut-être
35:02à des baisses de taux
35:03donc là aussi
35:04ça montre bien
35:05que les investisseurs
35:05donc la zone regagne
35:07quand même en intérêt
35:08en attractivité
35:09elle regagne en intérêt
35:09ah ouais je comprends
35:11sur l'or
35:12effectivement
35:13alors tout le monde
35:15trouve des explications
35:16à la baisse de l'or
35:17déjà ça avait beaucoup monté
35:18il faut sans doute liquider
35:20les actifs
35:21qui généraient le plus
35:22de plus-value
35:22pour peut-être absorber
35:24des pertes
35:24ou des appels de marge
35:25ici et là
35:26on voit des grandes banques centrales
35:28la Turquie également
35:29qui a peut-être besoin
35:30de défendre sa devise
35:31et qui est prête
35:32à utiliser une partie
35:33de son stock d'or
35:34pour cela
35:34il y a plein de raisons
35:35concomitantes
35:37est-ce que l'or
35:38reste une thèse
35:39d'investissement
35:39telle que le marché
35:40semblait l'avoir
35:42défini
35:43avant cette crise
35:44iranienne
35:44c'est-à-dire que l'idée
35:45que c'était plus juste
35:46un actif refuge
35:46mais c'était
35:47le thème du débasement
35:48ou en tout cas
35:49le thème
35:51du laxisme
35:52peut-être budgétaire
35:54et fiscal
35:54un peu partout
35:55dans le monde
35:55la séquence de fin janvier
35:57début février
35:58a fait quand même
35:58vachement mal
35:59à un actif
35:59qui était considéré
36:00comme refuge
36:01et qu'on voit
36:01que moins 10%
36:03sur une journée
36:03ça ne peut pas forcément
36:04être considéré
36:05comme un actif
36:06stable au même titre
36:07que les autres actifs
36:09plus de volatilité
36:10sur l'or
36:10que sur les autres marchés
36:11aujourd'hui
36:11on trouve des raisons
36:12rationnelles
36:13mais sûrement
36:13qu'à 5000
36:14l'once
36:14on commence peut-être
36:15plus à se poser de questions
36:16que quand l'once
36:17était à 2000
36:173000
36:18comme étant quelque chose
36:19qu'il fallait acheter
36:19à tout prix
36:20et qu'il n'avait
36:21pas d'autre intérêt
36:22que potentiellement
36:24le revendre plus cher
36:25plus tard
36:25oui on trouve des raisons
36:26j'ai entendu parler
36:27de la Pologne aussi
36:28potentiellement
36:29qu'on aurait liquidé
36:29quelques positions
36:30c'est toujours des flux
36:31qui nous viennent
36:32trimestriellement
36:33quand les pays
36:33ont envie de le donner
36:34c'est-à-dire que la Chine
36:35elle communique une fois par an
36:36les pays les plus sérieux
36:38communiquent plus régulièrement
36:39mais dans tous les cas
36:41on a l'info un peu plus tard
36:42on parlait de l'Inde
36:43tout à l'heure
36:43mais les ménages indiens
36:46sont très effrayants
36:46de l'or
36:47parce que ça fait partie
36:47de la dot
36:48que la femme
36:49peut justement sortir
36:51de son patrimoine
36:52qu'elle peut garder
36:54et donc ils sont
36:55aussi impactés
36:56par ce qui va se passer
36:58pour eux dans leur pays
36:59si ça ralentit
37:00et donc mécaniquement
37:01la demande va être inférieure
37:02et puis voilà
37:03je peux aussi raisonner
37:03pour les instils
37:05qui quand on a
37:05des marchés obligataires
37:06qui ont été tellement chahutés
37:08avec des moins-values latentes
37:10on va peut-être chercher
37:11autre chose à liquider
37:12dans le cadre
37:13de repositionnements
37:15un petit peu plus défensifs
37:16et ça crée un point d'entrée
37:17ou pas alors ?
37:18ça crée un point d'entrée
37:19si on n'en avait pas
37:20potentiellement
37:20ça peut être l'occasion
37:22de renforcer la ligne
37:23en revanche
37:24si on a déjà
37:25quelque chose
37:25de cœur de portefeuille
37:26qui peut représenter
37:264-5%
37:27je pense qu'il faut toujours
37:29garder en tête
37:30que ça reste
37:31un actif diversifiant
37:32mais ça ne peut pas
37:34constituer la majeure partie
37:35d'un portefeuille
37:36c'est peut-être le moment
37:37d'en mettre
37:37si on n'en avait pas avant
37:38et peut-être continuer
37:39sur le rationnel
37:40qui prévalait l'année dernière
37:43on a rentré des commodities
37:46de manière large
37:46début janvier
37:47dans les portefeuilles
37:48donc ça a été
37:48une vraie manière
37:50de couvrir
37:50le risque
37:51non pas le risque
37:53pressenti
37:53mais en tout cas
37:54le risque géopolitique
37:54l'or on l'avait sorti
37:55à 5500
37:56fin janvier
37:58quasiment sur les rebonds
37:59sur la dernière spirale
38:01aussi hier
38:02pour l'instant
38:03effectivement
38:03on était prêt
38:04à en remettre hier
38:05mais Trump a tweeté
38:07un petit peu trop
38:07bon
38:09merci beaucoup
38:09à vous trois
38:10en tout cas
38:10d'avoir été avec nous
38:11pour décrypter à chaud
38:12évidemment
38:13ce qui capte
38:14l'attention
38:15des marchés globaux
38:16et des investisseurs
38:16un peu partout
38:17dans le monde
38:17évidemment
38:18cette troisième semaine
38:20enfin cette quatrième semaine
38:21maintenant
38:21de crise dans le golf
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