00:01Juste avant, nous allons parler des Small Limit Cap qui ont également publié cette semaine avec Julia Bridger, associée chez
00:06Euroland Corporate.
00:07Bonjour Julia. Bonjour Etienne.
00:08Merci d'être avec nous en plateau ce matin pour revenir sur une très belle croissance également cette semaine de
00:14LDC
00:14qui a publié des ventes en hausse de plus de 12%.
00:17Et là aussi, ça a été sollicité en bourse dans le sens où ce titre LDC sur des plus hauts
00:21historiques.
00:22Oui, tout à fait. LDC remonte sur des plus hauts historiques, mais c'est bien mérité
00:26puisque la société a, comme vous le dites, un exercice fiscal décalé.
00:30Donc elle a publié cette semaine son chiffre d'affaires annuel et a surpris très positivement le marché
00:34puisque la société avait pour ambition de franchir les 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'année prochaine
00:40et elle a franchi ce cap-là avec un an d'avance puisqu'elle a publié un chiffre d'affaires
00:45annuel de 7,2 milliards d'euros.
00:48Donc clairement une nouvelle très positive, ce qui lui a amené également à revoir du coup ses ambitions
00:53en termes de rentabilité et d'Ibidier, puisque la société avait pour guidance de réaliser un Ibidier
01:01sur celle de l'exercice passé de 560 millions d'euros.
01:04Mais au regard de cette forte croissance sur l'exercice, elle a dit que cet objectif d'Ibidier serait très
01:10largement dépassé.
01:12Donc c'est une société effectivement qu'on apprécie tout particulièrement.
01:15Chez Roland Corporate, je pense qu'on en a parlé à plusieurs reprises, qui est portée par un marché de
01:20la consommation
01:21de la volaille et des œufs qui est très dynamique et qui reste très dynamique.
01:26C'est une société qui reste familiale et qui a trois segments d'activité qui sont très porteurs.
01:31Donc le premier segment c'est évidemment la volaille qui représente une croissance de plus de 7% cette année.
01:39Donc c'est le marché naturel et c'est un marché qui est porté de manière structurelle.
01:44Son deuxième marché c'est l'international.
01:46L'international alors là elle a une stratégie de croissance externe qui est très porteuse
01:50parce que grâce à cette croissance externe, l'international a pu croître de 50%
01:55et en organique on aurait été en croissance de 21%.
01:58Donc c'est sa stratégie d'acquisition là qui a vraiment bien porté son pôle international.
02:02Et le dernier pôle qui est un pôle sur lequel il se structure depuis plusieurs mois et plusieurs années
02:10c'est le pôle traiteur puisqu'on sait qu'en France et à l'international
02:13le pôle traiteur représente une demande de la part des consommateurs.
02:17Pour ça elle avait réalisé une acquisition très stratégique
02:20qui était l'acquisition connue de tous, je pense qu'était Pierre Martinet
02:23qui est très présent sur ce segment du traiteur.
02:26Et grâce à cette acquisition de Pierre Martinet, la société a réalisé 20% de croissance
02:32et elle aurait été en croissance organique seulement de 0,2%.
02:37Donc très bonne publication, à la fois en chiffre d'affaires
02:40qui a un impact directement sur les marges puisque l'ibidier devrait être très largement supérieur.
02:44Donc au reste positif chez Roland Corporate avec un objectif de 115 euros.
02:48Et nous sommes ce matin à 102,80.
02:51A noter ce très beau parcours puisque le titre a fait x2 depuis 2022.
02:55Il rentre petit à petit dans la cour des grands
02:57puisqu'aujourd'hui c'est 3,6 milliards de capitalisation boursière pour ce titre LDC.
03:01A l'inverse c'est beaucoup plus compliqué pour bio-UV.
03:04Alors là on change de métier, on change de catégorie aussi en bourse
03:07dans le sens où ce n'est que 19 millions d'euros de capitalisation boursière.
03:11On est dans le traitement de l'eau.
03:14La publication n'a pas été très bien accueillie cette semaine par les marchés
03:19même si on gagne un peu plus de 10% sur les 5 derniers jours.
03:22Qu'est-ce que vous retenez de cette publication de bio-UV ?
03:25Alors c'est une société, il faut savoir, qui s'est introduite en 2008
03:28sur le marché Ronex Growth et c'est vrai qu'elle a connu des hausses
03:32assez significatives sur le marché puisqu'on est monté à 50 voire 60 millions d'euros
03:37de capitalisation boursière, notamment lors de la période du Covid et post-Covid
03:42et qui là effectivement est en fort recul depuis quelques années
03:45puisqu'on n'est qu'à 20 millions d'euros de capitalisation.
03:47Donc on est vraiment dans le segment des micro-caps.
03:50Mais cette société retire quand même toute notre attention
03:53puisqu'elle est sur un secteur qui reste porté, qui est porteur,
03:57qui est donc le traitement des eaux usées.
04:00Alors qu'est-ce que le traitement des eaux usées ?
04:03Bio-UV permet de traiter les eaux usées à travers trois technologies qu'ils ont
04:07qui est la technologie des ultraviolets, donc ça c'est l'activité historique de la société
04:12mais par des croissances externes, elle a essayé d'élargir ces technologies
04:15pour aller également sur l'ozone et sur l'électrolyse de sel.
04:19Donc concrètement, que fait cette société ?
04:21Elle a une activité qui se distingue par trois sous-segments.
04:24La première, c'est qu'elle vend des solutions de traitement des eaux usées,
04:28donc à la fois dans le secteur du maritime, ça c'est historique aussi,
04:32quoi c'est historique, ça fait quelques années, puisqu'elle traite les eaux de ballast.
04:35Il faut savoir qu'il y a une réglementation internationale
04:38qui impose aux bateaux et à tous les nouveaux navires,
04:41notamment d'avoir des solutions pour traiter les eaux de leur ballast.
04:47Et donc Bio-UV est positionnée ce marché-là,
04:49et elle est positionnée aussi à travers des solutions dans le secteur de la piscine,
04:53notamment en France, et dans des nouveaux secteurs comme l'aquaculture.
04:57Et donc au-delà de ces solutions, elle a aussi une activité de service
05:00qui lui permet de maintenir et de traiter le parc existant que Bio-UV a installé.
05:06Et elle vend également des produits, notamment dans les piscines.
05:10Mais pourquoi le titre a perdu 80% alors là, en l'espace de trois ans ?
05:13Alors il faut savoir, parce que la société avait connu,
05:16alors déjà, elle est en manque de croissance.
05:17Pourquoi elle est en décroissance depuis quelques années ?
05:19C'est puisqu'elle s'est positionnée sur ce métier des eaux de ballast.
05:24Et donc il y a eu une très forte croissance quand la réglementation est entrée en vigueur.
05:27Mais donc maintenant, les nouveaux bateaux sont équipés.
05:29Donc c'était prévu qu'il y aurait beaucoup moins d'activités,
05:32de solutions dans ce secteur-là, puisque les bateaux sont désormais équipés.
05:36Donc on est plus sur l'équipement épisodique de nouveaux bateaux qui sortiraient,
05:41ou alors sur le rétrofit.
05:42Le rétrofit étant de pouvoir justement maintenir et gérer la maintenance de ces solutions.
05:48Mais donc il y a eu effectivement un trou d'air.
05:50Par ailleurs, la piscine, vous savez, le segment des piscines,
05:52il y a beaucoup d'acteurs qui ont profité de la croissance de ce secteur avec le Covid.
05:56Tout le monde a voulu s'équiper de piscines
05:58quand ils sont restés enfermés chez eux.
06:00Donc on a eu deux très belles années 2020-2021.
06:03Mais depuis trois ans, ce secteur-là est en décroissance et perd 5%.
06:08Donc BioUV, face à ça, aujourd'hui,
06:10ils ont réalisé un chiffre d'affaires en 2025 de 36 millions d'euros.
06:14Ils ont été très rentables.
06:15Ils maintiennent une rentabilité de 12%.
06:17Et par contre, ce qu'ils visent désormais, c'est de la croissance.
06:19C'est donc un retour de la croissance avec une forchette de 38 à 42 millions d'euros.
06:24Et vous, croyez en ces objectifs ?
06:26On croit en ces objectifs, même si on se situe en bois de forchette.
06:29Mais aujourd'hui, la valorisation n'est vraiment pas chère.
06:30La société s'est fortement endettée.
06:32Elle génère 10 millions d'euros de cash-clos ces trois dernières années.
06:34Et on vise un objectif de cours à 2,50 euros.
06:371,36 euros à l'instant pour ce titre BioUV.
06:39Merci beaucoup Julia Bridger, associée chez Euroland Corporate Analyst,
06:43pour revenir en détail sur ces deux publications de la semaine
06:45dans ce segment des petites et moyennes valeurs,
06:46avec donc BioUV et LDC.
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