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  • il y a 23 heures
Ce vendredi 10 avril, la croissance de LDC cette semaine et la baisse de l’action BIO-UV en Bourse ces dernières années ont été abordées par Julia Bridger, associée chez EuroLand Corporate, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Juste avant, nous allons parler des Small Limit Cap qui ont également publié cette semaine avec Julia Bridger, associée chez
00:06Euroland Corporate.
00:07Bonjour Julia. Bonjour Etienne.
00:08Merci d'être avec nous en plateau ce matin pour revenir sur une très belle croissance également cette semaine de
00:14LDC
00:14qui a publié des ventes en hausse de plus de 12%.
00:17Et là aussi, ça a été sollicité en bourse dans le sens où ce titre LDC sur des plus hauts
00:21historiques.
00:22Oui, tout à fait. LDC remonte sur des plus hauts historiques, mais c'est bien mérité
00:26puisque la société a, comme vous le dites, un exercice fiscal décalé.
00:30Donc elle a publié cette semaine son chiffre d'affaires annuel et a surpris très positivement le marché
00:34puisque la société avait pour ambition de franchir les 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'année prochaine
00:40et elle a franchi ce cap-là avec un an d'avance puisqu'elle a publié un chiffre d'affaires
00:45annuel de 7,2 milliards d'euros.
00:48Donc clairement une nouvelle très positive, ce qui lui a amené également à revoir du coup ses ambitions
00:53en termes de rentabilité et d'Ibidier, puisque la société avait pour guidance de réaliser un Ibidier
01:01sur celle de l'exercice passé de 560 millions d'euros.
01:04Mais au regard de cette forte croissance sur l'exercice, elle a dit que cet objectif d'Ibidier serait très
01:10largement dépassé.
01:12Donc c'est une société effectivement qu'on apprécie tout particulièrement.
01:15Chez Roland Corporate, je pense qu'on en a parlé à plusieurs reprises, qui est portée par un marché de
01:20la consommation
01:21de la volaille et des œufs qui est très dynamique et qui reste très dynamique.
01:26C'est une société qui reste familiale et qui a trois segments d'activité qui sont très porteurs.
01:31Donc le premier segment c'est évidemment la volaille qui représente une croissance de plus de 7% cette année.
01:39Donc c'est le marché naturel et c'est un marché qui est porté de manière structurelle.
01:44Son deuxième marché c'est l'international.
01:46L'international alors là elle a une stratégie de croissance externe qui est très porteuse
01:50parce que grâce à cette croissance externe, l'international a pu croître de 50%
01:55et en organique on aurait été en croissance de 21%.
01:58Donc c'est sa stratégie d'acquisition là qui a vraiment bien porté son pôle international.
02:02Et le dernier pôle qui est un pôle sur lequel il se structure depuis plusieurs mois et plusieurs années
02:10c'est le pôle traiteur puisqu'on sait qu'en France et à l'international
02:13le pôle traiteur représente une demande de la part des consommateurs.
02:17Pour ça elle avait réalisé une acquisition très stratégique
02:20qui était l'acquisition connue de tous, je pense qu'était Pierre Martinet
02:23qui est très présent sur ce segment du traiteur.
02:26Et grâce à cette acquisition de Pierre Martinet, la société a réalisé 20% de croissance
02:32et elle aurait été en croissance organique seulement de 0,2%.
02:37Donc très bonne publication, à la fois en chiffre d'affaires
02:40qui a un impact directement sur les marges puisque l'ibidier devrait être très largement supérieur.
02:44Donc au reste positif chez Roland Corporate avec un objectif de 115 euros.
02:48Et nous sommes ce matin à 102,80.
02:51A noter ce très beau parcours puisque le titre a fait x2 depuis 2022.
02:55Il rentre petit à petit dans la cour des grands
02:57puisqu'aujourd'hui c'est 3,6 milliards de capitalisation boursière pour ce titre LDC.
03:01A l'inverse c'est beaucoup plus compliqué pour bio-UV.
03:04Alors là on change de métier, on change de catégorie aussi en bourse
03:07dans le sens où ce n'est que 19 millions d'euros de capitalisation boursière.
03:11On est dans le traitement de l'eau.
03:14La publication n'a pas été très bien accueillie cette semaine par les marchés
03:19même si on gagne un peu plus de 10% sur les 5 derniers jours.
03:22Qu'est-ce que vous retenez de cette publication de bio-UV ?
03:25Alors c'est une société, il faut savoir, qui s'est introduite en 2008
03:28sur le marché Ronex Growth et c'est vrai qu'elle a connu des hausses
03:32assez significatives sur le marché puisqu'on est monté à 50 voire 60 millions d'euros
03:37de capitalisation boursière, notamment lors de la période du Covid et post-Covid
03:42et qui là effectivement est en fort recul depuis quelques années
03:45puisqu'on n'est qu'à 20 millions d'euros de capitalisation.
03:47Donc on est vraiment dans le segment des micro-caps.
03:50Mais cette société retire quand même toute notre attention
03:53puisqu'elle est sur un secteur qui reste porté, qui est porteur,
03:57qui est donc le traitement des eaux usées.
04:00Alors qu'est-ce que le traitement des eaux usées ?
04:03Bio-UV permet de traiter les eaux usées à travers trois technologies qu'ils ont
04:07qui est la technologie des ultraviolets, donc ça c'est l'activité historique de la société
04:12mais par des croissances externes, elle a essayé d'élargir ces technologies
04:15pour aller également sur l'ozone et sur l'électrolyse de sel.
04:19Donc concrètement, que fait cette société ?
04:21Elle a une activité qui se distingue par trois sous-segments.
04:24La première, c'est qu'elle vend des solutions de traitement des eaux usées,
04:28donc à la fois dans le secteur du maritime, ça c'est historique aussi,
04:32quoi c'est historique, ça fait quelques années, puisqu'elle traite les eaux de ballast.
04:35Il faut savoir qu'il y a une réglementation internationale
04:38qui impose aux bateaux et à tous les nouveaux navires,
04:41notamment d'avoir des solutions pour traiter les eaux de leur ballast.
04:47Et donc Bio-UV est positionnée ce marché-là,
04:49et elle est positionnée aussi à travers des solutions dans le secteur de la piscine,
04:53notamment en France, et dans des nouveaux secteurs comme l'aquaculture.
04:57Et donc au-delà de ces solutions, elle a aussi une activité de service
05:00qui lui permet de maintenir et de traiter le parc existant que Bio-UV a installé.
05:06Et elle vend également des produits, notamment dans les piscines.
05:10Mais pourquoi le titre a perdu 80% alors là, en l'espace de trois ans ?
05:13Alors il faut savoir, parce que la société avait connu,
05:16alors déjà, elle est en manque de croissance.
05:17Pourquoi elle est en décroissance depuis quelques années ?
05:19C'est puisqu'elle s'est positionnée sur ce métier des eaux de ballast.
05:24Et donc il y a eu une très forte croissance quand la réglementation est entrée en vigueur.
05:27Mais donc maintenant, les nouveaux bateaux sont équipés.
05:29Donc c'était prévu qu'il y aurait beaucoup moins d'activités,
05:32de solutions dans ce secteur-là, puisque les bateaux sont désormais équipés.
05:36Donc on est plus sur l'équipement épisodique de nouveaux bateaux qui sortiraient,
05:41ou alors sur le rétrofit.
05:42Le rétrofit étant de pouvoir justement maintenir et gérer la maintenance de ces solutions.
05:48Mais donc il y a eu effectivement un trou d'air.
05:50Par ailleurs, la piscine, vous savez, le segment des piscines,
05:52il y a beaucoup d'acteurs qui ont profité de la croissance de ce secteur avec le Covid.
05:56Tout le monde a voulu s'équiper de piscines
05:58quand ils sont restés enfermés chez eux.
06:00Donc on a eu deux très belles années 2020-2021.
06:03Mais depuis trois ans, ce secteur-là est en décroissance et perd 5%.
06:08Donc BioUV, face à ça, aujourd'hui,
06:10ils ont réalisé un chiffre d'affaires en 2025 de 36 millions d'euros.
06:14Ils ont été très rentables.
06:15Ils maintiennent une rentabilité de 12%.
06:17Et par contre, ce qu'ils visent désormais, c'est de la croissance.
06:19C'est donc un retour de la croissance avec une forchette de 38 à 42 millions d'euros.
06:24Et vous, croyez en ces objectifs ?
06:26On croit en ces objectifs, même si on se situe en bois de forchette.
06:29Mais aujourd'hui, la valorisation n'est vraiment pas chère.
06:30La société s'est fortement endettée.
06:32Elle génère 10 millions d'euros de cash-clos ces trois dernières années.
06:34Et on vise un objectif de cours à 2,50 euros.
06:371,36 euros à l'instant pour ce titre BioUV.
06:39Merci beaucoup Julia Bridger, associée chez Euroland Corporate Analyst,
06:43pour revenir en détail sur ces deux publications de la semaine
06:45dans ce segment des petites et moyennes valeurs,
06:46avec donc BioUV et LDC.
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