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Regardez "On refait le monde" avec Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF), Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT, Thibault Bazin, député LR de Meurthe-et-Moselle, rapporteur de la proposition de loi permettant aux salariés de travailler le 1er mai, et Jean-Yves Boulin, sociologue, chercheur associé à l'Irisso-université Paris Dauphine-PSL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 09 avril 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 09 avril 2026.
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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Un brin de muguet du soleil et une grasse mat, c'est l'idée qu'on se fait du 1er
00:12mai.
00:12La fête du travail, c'est sacré.
00:14Une proposition de loi qui sera examinée demain à l'Assemblée
00:17veut pourtant autoriser les salariés de certains commerces à travailler.
00:20Mieux payé, certes, sur la base du volontariat.
00:23Ça ne plaît pas du tout aux syndicats et ça fait débat dans On refait le monde.
00:26Autour de notre table, Dominique Henracht, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française.
00:32Bonsoir.
00:33Bonsoir.
00:34Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT.
00:36Bonsoir.
00:37Bonsoir.
00:38Thibaut Bazin, député LR de Meurthe-et-Moselle.
00:40Vous êtes rapporteur de la proposition de loi permettant aux salariés de certains établissements de travailler le 1er mai.
00:45Bonsoir.
00:46Bonsoir.
00:47Et Jean-Yves Boulin, sociologue et chercheur associé à l'université Paris-Dauphine-PSL.
00:52Bonsoir.
00:53Bonsoir.
00:53On refait le monde sur RTL.
00:57Il fait trop beau pour travailler, ce serait dommage de rester enfermé.
01:04Eh oui, exactement.
01:05Voilà, on donne un petit peu le ton.
01:07Alors, Thibaut Bazin, c'est vous le rapporteur de cette proposition de loi.
01:10Pourquoi faut-il une loi ?
01:12Je rappelle que le 1er mai existe depuis 1948.
01:15Pourquoi changer les règles ?
01:16Même avant, il existait le 1er mai.
01:18Oui, le 1er mai existait longtemps.
01:19Il a une histoire qu'il faut respecter.
01:22Il n'y a aucune remise en cause du caractère férié et chômé du 1er mai.
01:27On y est très attaché.
01:30Et j'allais dire, on ne serait pas autour de cette table il y a encore 4 ans si on
01:33n'avait pas eu, dans quelques départements,
01:36quelques cas d'interprétation qui ont, d'une certaine manière, fait peur à la profession qui a été amenée.
01:42Quelle profession ?
01:43Notamment aux boulangers, bien représentés ici, puisqu'on a eu 5 boulangeries en Vendée qui ont été sanctionnées.
01:51Et puis finalement, au long d'un processus...
01:53Parce qu'elles avaient fait travailler des salariés, on peut préciser.
01:55Parce que les patrons, ils ont le droit de travailler.
01:58On était relaxés.
02:00Donc, n'ont pas payé les amendes, c'est ça que vous dites.
02:02Oui, on était relaxés de ces amendes.
02:05Et donc, par peur d'avoir des procédures inutiles et coûteuses,
02:10beaucoup avaient préféré l'année suivante fermer.
02:12Donc, l'idée n'est pas de permettre à des salariés qui ne travaillaient pas habituellement le 1er mai de
02:16travailler,
02:16mais uniquement de sécuriser ceux qui ont l'habitude d'ouvrir le 1er mai.
02:21Je pense à ces commerces de bouche de proximité.
02:24Moi, j'ai des artisans boulangers dans mon territoire qui, très clairement, m'ont invité à soutenir cette proposition de
02:30loi
02:30qui vient du Sénat, qui a été largement réécrite et qui est très encadrée,
02:35de manière justement à ne pas tout chambouler.
02:39Et on ne va pas ouvrir les grandes surfaces.
02:41On est vraiment très encadrés.
02:43On l'a précisé suite aux auditions, dans le texte,
02:46et le décret sera aussi dans cet état d'esprit, de manière juste à sécuriser nos artisans de proximité.
02:51Alors justement, vous pouvez nous rappeler exactement quels sont les secteurs concernés ?
02:56Oui, alors le texte est très précis.
03:00On est sur les commerces de bouche,
03:01c'est-à-dire les établissements qui assurent à titre principal la fabrication et la préparation de produits alimentaires destinés
03:06à la consommation immédiate.
03:07Chaque mot est important pour ne pas ouvrir la porte à d'autres.
03:10Les autres établissements dont l'activité exclusive est la vente de produits alimentaires au détail.
03:15Les établissements exerçant à titre principal une activité de vente de fleurs naturelles
03:19qui permet de répondre à un besoin du public lié à un usage traditionnel propre au 1er mai.
03:23C'est marqué noir sur blanc.
03:24Et les établissements exerçant à titre principal une activité culturelle.
03:28Parce que c'est vrai que le 1er mai, on aime sortir.
03:29Vous l'avez mis dans la musique.
03:30On va parfois au cinéma.
03:32Et donc c'est de continuer à sécuriser, bien sûr, sur la base en plus du volontariat.
03:37Pourtant, Thomas Vacheron, secrétaire confédérale de la CGT,
03:40j'ai entendu Sophie Binet dire que c'était un cadeau à la FNAC, à Carrefour.
03:46Qui ne pourront pas ouvrir.
03:47Alors ?
03:48Je vais expliquer un peu plus.
03:51Déjà, en termes de priorité, alors que le monde est en train de s'écrouler,
03:53est-ce que la priorité c'est de prendre une journée complète à l'Assemblée nationale
03:57pour légaliser une infraction qui est l'ouverture de celles et ceux dont ils viennent parler
04:01qui ne respectaient pas le Code du Travail.
04:02C'est-à-dire qu'ils avaient le droit d'ouvrir,
04:04mais ils n'avaient pas le droit d'obliger de faire travailler leurs salariés.
04:07Aujourd'hui, partout, je ne sais pas où est-ce que vous discutez, M. le député,
04:11mais la priorité, ce n'est pas de contraindre les salariés à travailler le 1er mai,
04:15c'est d'augmenter les salaires et bloquer le prix des carburants.
04:17C'est ça, la PPL, qu'il aurait peut-être fallu faire demain,
04:20à la fois pour améliorer le pouvoir d'achat et pour consommer, justement, et relancer l'économie.
04:24Ensuite, nous, on considère que c'est une publicité mensongère.
04:28Et je vais vous donner des éléments très précis.
04:29Dans le premier projet de loi du Sénat qui avait été présenté,
04:33ils avaient rajouté les magasins d'ameublement.
04:35Il a fallu qu'on explicite dans le détail que c'était une loi Carrefour-IKEA.
04:40On s'en rende compte, ils ont rétro-pédalé
04:42et ils ont été obligés d'enlever le commerce d'ameublement
04:44parce que ça se foyait trop et c'était trop excessif, justement.
04:48Ça sort Ikea ?
04:49Maintenant, il n'y a plus Ikea le 1er mai.
04:51Heureusement, vous imaginez...
04:51Est-ce qu'il reste Carrefour et la frague ?
04:53On parle du 1er mai.
04:55Maintenant, dans ce qui est marqué dans la loi,
04:56moi, je fais très attention, il y a deux discussions.
04:59Celle de l'intention.
05:00Moi, je ne me permettrai jamais de remettre en cause une intention
05:02de M. le député qui est élu de la République
05:04et nous sommes attachés à la République,
05:05et à la protection de ses règles, justement,
05:07donc à la respecter, pas à favoriser les infractions.
05:11Mais aucun doute sur la volonté.
05:13Ce qui compte, ce n'est pas ce que vous assurez aujourd'hui,
05:16parce que ça n'a aucune force juridique.
05:17Ce qui compte, c'est l'interprétation de la loi par les juges
05:20par ce que vous dites.
05:20Et donc, l'interprétation de la loi par les juges
05:23sur les quatre articles que vous venez de citer,
05:25le premier, ça va permettre à des commerces,
05:27je vais citer des marques puisqu'on en est là,
05:29Grandfrais, par exemple,
05:31de pouvoir ouvrir,
05:32qui sont une entité de petites structures
05:35qui permettent, dans des grandes surfaces,
05:37dans des grands centres commerciaux,
05:39de pouvoir ouvrir.
05:41Puisque vous citiez des marques,
05:42moi, je vous dis que dans le deuxième texte de loi,
05:45la linéa, ça permet à Franprix,
05:47à Spar, à Carrefour City,
05:49puisqu'il faut citer des marques,
05:50d'ouvrir aussi le 1er mai,
05:52parce qu'ils sont dans la convention collective
05:541505 qui y participent.
05:56Donc, ça permettra à ces grands groupes.
05:57Et surtout...
05:58C'est technique, mais on voit très bien...
05:59On est obligé de rentrer dans le détail pour expliquer.
06:00Mais surtout, justement,
06:01pour que tout le monde comprenne bien,
06:03c'est la même logique que pour le travail du dimanche.
06:04Au début, on nous disait
06:05que ça serait au volontariat et plus payé.
06:08Regardez aujourd'hui,
06:09ces femmes, notamment,
06:10qui travaillent,
06:11et aujourd'hui, on a un plateau que d'hommes,
06:13qui travaillent les dimanches...
06:14Juste moi.
06:15Les dimanches matins,
06:16autant pour moi, je parlais des invités,
06:18qui travaillent les dimanches,
06:19qui ont une vie saccadée,
06:21qui ont une vie sacrifiée,
06:22et qui se désocialisent.
06:24Désocialisent au sens
06:25qu'ils ne peuvent s'occuper
06:26de leurs enfants,
06:27de leurs familles,
06:27de leurs proches, tout simplement.
06:29Et qu'est-ce qu'on est en train de dire ?
06:30Dans un moment,
06:30on a besoin d'apaiser le pays,
06:32d'avoir cette journée-là,
06:33la seule dans le code du travail.
06:35Il n'y en a pas deux.
06:36C'est à celle-ci qui s'attaque.
06:37Au-delà des éléments symboliques,
06:38de contraindre les salariés
06:40à travailler ce jour-là.
06:41Et enfin, pour terminer,
06:43la plus grosse fadaise,
06:46en fait,
06:47est celle-ci.
06:47Vous savez, moi,
06:48j'ai discuté aussi,
06:49comme monsieur le député,
06:50comme d'autres,
06:50avec des indépendants.
06:51Pas des boulangers
06:52du 16e arrondissement,
06:53des indépendants,
06:54qui me disent,
06:55moi, on est deux,
06:56en couple,
06:57on tient notre boulangerie.
06:58Aujourd'hui,
06:58nos problèmes qu'on a,
06:59c'est le grand carrefour à côté
07:01qui vend du pain
07:027 jours sur 7,
07:02alors que c'est illégal.
07:04Aujourd'hui,
07:04mon problème,
07:05ce n'est pas de vous rire
07:06le 1er mai,
07:07c'est le prix de l'énergie
07:08que justement,
07:08il faut réguler.
07:09Aujourd'hui,
07:10enfin, pour terminer,
07:11puisqu'on parlait de grands groupes,
07:13et on a cité des marques,
07:14des grands groupes
07:15comme Marie Blacher,
07:1614 000 salariés,
07:1714 000,
07:18vont pouvoir ouvrir
07:20au détriment du commerce
07:21de proximité
07:21qui font la vie
07:22de nos quartiers,
07:23de nos centres-villes
07:24et de nos villages.
07:24Alors, la parole est
07:25à la boulangerie.
07:26Dominique Enrach,
07:27vous les représentez.
07:28Vous entendez d'ailleurs
07:29ce truc que vous dit
07:31Thomas Vacheron ?
07:32Oui, bien sûr,
07:32je l'entends.
07:33Et puis, bon,
07:33on respecte bien sûr
07:34le truc du 1er mai,
07:35mais je crois que vous avez
07:35une vision un petit peu noire
07:37du fait du 1er mai.
07:38Vous savez,
07:39nous, en boulangerie,
07:39on a 11 jours fériés
07:40qui sont dans les conventions collectives
07:42dont le 1er mai
07:43est le 1er mai
07:44d'où tous ses jours
07:45sont payés doubles
07:46et depuis bien longtemps.
07:47Et ça n'a pas changé.
07:48Le 1er mai,
07:49il est payé double,
07:50mais en plus,
07:51il est comme un volontaire.
07:53C'est-à-dire,
07:53celui qui ne veut pas bosser
07:54ne vient pas.
07:55On le discute,
07:56en plus,
07:56on est généralement
07:57des entreprises de moins de 10,
07:59ce qui fait que,
07:59voilà,
07:59on ne force pas des gens
08:00à travailler au 1er,
08:01on s'arrange.
08:02Mais bien souvent,
08:02ils veulent travailler
08:03parce que c'est payé double.
08:05Donc,
08:05ce jour nous paraît
08:06très important
08:07parce qu'en plus,
08:08il n'y a rien de nouveau
08:08dans la planète.
08:09On a toujours travaillé
08:10le 1er mai
08:11pour vous dire
08:11qu'il n'y avait pas de sujet.
08:13C'est-à-dire que jusqu'à
08:14ce qui est ce problème,
08:15comme disait M. le député...
08:16C'est cet incident en Vendée
08:17avec ces cinq...
08:19D'ailleurs,
08:19qui prouve que les inspecteurs
08:20du travail travaillent
08:21le 1er mai, alors.
08:23Non,
08:23il y a des agents de contrôle
08:24et le service public
08:25est très important,
08:26justement.
08:26Et on les défend, justement.
08:27Le service public
08:28est très important
08:29et aussi,
08:29on leur fait confiance
08:30parce qu'ils sont indépendants.
08:32Mais là, pour le coup,
08:33c'est...
08:33Si vous voulez,
08:33on a toujours travaillé
08:34le 1er mai
08:35et les gens ne pourraient pas
08:36comprendre pourquoi
08:36il y a quatre piliers
08:37sur ce 1er mai.
08:38Premièrement,
08:39c'est les entreprises.
08:40Comme vous disiez,
08:40il y a la guerre partout
08:41mais ce n'est pas évident
08:42pour les boulangeries.
08:43Si du jour au lendemain,
08:44c'est-à-dire que là,
08:45ça ne passe pas le 1er mai,
08:47les gens vont fermer.
08:47Ils vont perdre
08:48un jour de chiffre d'affaires.
08:49Imaginez...
08:50Un jour de chiffre d'affaires
08:51fera fermer
08:52des entreprises
08:52est-ce qu'ils ne sont pas obligés
08:53de fermer ?
08:53Ils peuvent aussi assurer
08:54seuls les propriétaires,
08:57les artisans.
08:58Puisque là,
08:59c'était en Vendée
08:59où ça a démarré.
09:01Un 1er mai,
09:01ça va être un vendredi,
09:02un monde de dingue,
09:03100 000 personnes là-bas.
09:04Les entreprises
09:05qui d'habitude ouvraient
09:06vont fermer
09:06et ils ne vont pas
09:07être très contents.
09:08Ce n'est pas que ça va les faire
09:09mais ça va leur péter le moral.
09:10Ils vont d'ailleurs
09:10peut-être pas tous fermer.
09:11Ils ont eu peur
09:12mais il y a eu quand même...
09:12Là, c'est-à-dire que là,
09:13on ne va pas savoir
09:14quoi leur dire.
09:15Ensuite,
09:15les salariés sont quand même...
09:17On a fait un sondage en interne.
09:18Interne,
09:19ça vaut ce que ça vaut.
09:1980% des salariés
09:21veulent travailler.
09:22Ensuite,
09:22peut-être que c'est bien aussi,
09:23excusez-moi,
09:24mais les consommateurs,
09:25ce jour-là,
09:26les touristes qui vont aller,
09:27on va les envoyer où
09:28chez McDo
09:28qui ont le droit d'ouvrir ?
09:30Ce n'est pas évident.
09:31Je n'ai pas donné la parole
09:32à tout le monde
09:33parce que vous êtes
09:33très passionnés par le débat.
09:35On va faire une pause
09:36parce qu'il y a quand même
09:36le rappel des titres
09:37de Nathalie Mouchet
09:38et on prend cette conversation.
09:42Merci d'écouter RTL.
09:49Anne-Sophie Lappix,
09:50RTL Soir.
09:51Il est 19h30
09:53le rappel des titres
09:54avec Nathalie Mouchet.
09:55Le Liban compte désormais
09:56300 morts
09:57dans les frappes israéliennes
09:59qui ont été menées hier
10:00tout en affirmant
10:01vouloir frapper le Hezbollah.
10:03Partout où il se trouve,
10:04Benyamin Netanyahou
10:05ordonne des négociations directes
10:07avec le gouvernement libanais
10:09lequel réclame
10:10un cessez-le-feu
10:11avant toute discussion.
10:13Malgré la fragilité
10:14de la trêve
10:15au Moyen-Orient,
10:16le gouvernement français
10:17promet en raison
10:18de la baisse hier
10:18du cours du pétrole
10:1910 centimes de réduction
10:21d'ici 48 heures
10:23sur le prix à la pompe,
10:24annonce sur RTL
10:25du ministre
10:26des Petites et Moyennes
10:27Entreprises.
10:28Pour les agriculteurs,
10:29une nouvelle mesure
10:30de soutien face
10:31à la hausse des coûts
10:32sur les carburants
10:32et les engrais.
10:33une prise en charge exceptionnelle
10:35de leurs cotisations sociales.
10:36Selon la ministre
10:37de l'Agriculture,
10:38l'enveloppe pourra
10:39atteindre 20 millions d'euros.
10:41Elle sera consacrée
10:42aux entreprises agricoles
10:43les plus exposées
10:44à un risque de bascule.
10:46Le football est Strasbourg
10:47de retour en quart de finale
10:49de Coupe d'Europe.
10:5046 ans après le match mythique
10:52contre l'Ajax Amsterdam.
10:53Les Alsaciens se déplacent
10:55à Mayence
10:56pour le match aller
10:57des quart de finale
10:58de la Ligue Conférence.
10:59Merci Nathalie.
11:00On vous retrouve à 20h.
11:02Jusqu'à 20h,
11:04Anne-Sophie Lapix
11:05refait le monde sur RTL.
11:07Merci patron !
11:09Merci patron !
11:10Merci patron !
11:11Merci patron !
11:12Quel plaisir de travailler
11:15pour vous.
11:16Voilà, merci patron.
11:18Quel plaisir de travailler
11:19pour vous.
11:19Petit clin d'œil
11:20pour évoquer donc
11:22ces salariés
11:23qui vont travailler
11:24le 1er mai
11:25si la loi est adoptée.
11:28sur la base du volontariat
11:29mais est-ce que ça existe
11:31vraiment le volontariat
11:32dans ces circonstances ?
11:35Est-ce que vous pouvez
11:36nous répondre Jean-Yves Boulin
11:37vous êtes sociologue
11:38et chercheur associé
11:38à l'université Paris-Dauphine ?
11:41Oui, ça existe sur le papier.
11:43Oui, mais dans la réalité.
11:44On a un exemple.
11:46C'est la question du dimanche.
11:48Parce qu'effectivement
11:48le dimanche...
11:49Vous pouvez vous rapprocher
11:49du micro s'il vous plaît.
11:50Normalement, on doit
11:52être soumis au volontariat
11:54enfin pas tous les...
11:55mais normalement
11:57au volontariat
11:57et payer double
12:00en tous les cas
12:01pour les 12 dimanches
12:03qui sont permis
12:04par le maire
12:05pour les autres
12:06c'est des compensations
12:08qui sont à négocier.
12:10Et quand au volontariat
12:11c'est un peu compliqué.
12:12Je vois bien l'exemple
12:13qu'il nous est donné
12:14d'une boulangerie
12:15et une dizaine de salariés
12:16etc.
12:18Le dialogue peut se faire
12:19etc.
12:20C'est des choses
12:21qui sont tout à fait possibles.
12:22mais quand on est salarié
12:25on est dans un état
12:27dans une situation
12:28de subordination.
12:29Donc c'est un volontariat
12:31contraint on va dire.
12:32On a eu des exemples récents
12:34quand même.
12:34Enfin récents.
12:35Quand même
12:36je me souviens
12:36à la fin des années 90
12:38ça fait quand même 20 ans
12:39quand même
12:41d'un licenciement
12:42parce qu'une salariée
12:43avait refusé
12:44de travailler
12:44enfin trois salariés
12:46je crois que c'était
12:47Albertville
12:47un commerce
12:48qui n'avait pas voulu
12:50ouvrir le dimanche
12:50et avait été licencié
12:52pour faute lourde
12:53alors ça avait gagné
12:53au prud'homme
12:54mais quand même
12:54ça montre aussi
12:55un petit peu
12:57que quand on ouvre
12:58la porte
12:58ça peut effectivement
13:02déboucher
13:02sur des contraintes
13:04des salariés
13:05des contraintes
13:05moi ce que je retiens
13:06dans la loi
13:07dans le texte de loi
13:07c'est que c'est pas limité
13:10à ce qu'on voyait
13:11toujours ouvert
13:12d'ailleurs
13:12les fleuristes
13:13enfin c'est un homme
13:14de fleuristes
13:15les boulangers
13:15étaient ouverts
13:16les fleuristes
13:17là aussi
13:17c'est nouveau
13:18parce que jusqu'alors
13:19les salariés en principe
13:19la loi va ouvrir
13:21la possibilité
13:22d'embaucher
13:23des salariés
13:24je m'interroge
13:25sur pourquoi
13:25on veut légiférer
13:28sur quelque chose
13:29sur quelque chose
13:30qui existe déjà
13:31par convention collective
13:32des ouvertures
13:33qui existent déjà
13:34et donc moi
13:35je pense en particulier
13:36à la question du dimanche
13:37il y avait une expression
13:38qui avait été adoptée
13:40par je crois
13:40c'était Anne David
13:41qui était une parlementaire
13:42et qui avait parlé
13:43de la stratégie
13:44de la brèche
13:45c'est à dire
13:45qu'on commence
13:46à ouvrir
13:47à faire ouvrir
13:49à dire
13:49oui c'est limité
13:50etc
13:50et ça c'est la stratégie
13:52de la brèche
13:52de façon à aller
13:54vers une généralisation
13:56en tous les cas
13:56une extension
13:58Thibault Bazin
13:59que répondez-vous à ça
14:00c'est la stratégie
14:01de la brèche
14:01on va aller toujours
14:02un peu plus loin
14:03c'est vrai qu'il y a eu
14:03les dimanches
14:04des dimanches autorisées
14:04on a eu ça
14:05avec le bricolage
14:06parce que vous savez
14:07je ne suis pas un ultra-libéral
14:08d'ailleurs j'étais opposé
14:09à la suppression
14:10des deux jours fériés
14:11qui étaient envisagés
14:12oui par le premier budget
14:14on remonte
14:15permettre
14:17de travailler
14:17tous les jours
14:18de la semaine
14:18du lundi au dimanche
14:19j'y ai été opposé
14:20j'ai d'ailleurs demandé
14:21à Matignon
14:22de retirer
14:23ce texte malvenu
14:25il y a une question
14:26finalement
14:28sur la question
14:29du volontariat
14:29c'est quelque chose
14:30qui est venu en séance
14:31ce n'était pas
14:31dans le texte initial
14:32ça a été rajouté
14:33justement
14:33pour bien montrer
14:34la spécificité
14:35du 1er mai
14:36les boulangeries
14:37en moyenne
14:376 salariés
14:38on a près de 30 000
14:40boulangeries
14:40il y a 27 000 post-vacants
14:41j'ai échangé
14:43sur cette question
14:43suite aux échanges
14:44notamment avec
14:44les organisations salariales
14:46pour essayer de comprendre
14:47et la plupart du temps
14:48ils m'ont expliqué
14:48qu'en fait
14:49ils s'entendent
14:50avec leurs salariés
14:52et si le salarié
14:52dit moi je ne peux pas
14:53ou je ne veux pas
14:54ils ne vont pas
14:56mettre une pression
14:56et en plus là
14:57on a prévu un accord écrit
14:58là pour le coup
14:59je pense que ce n'est pas
15:00du tout des logiques
15:00de grande entreprise
15:01ou de moyenne entreprise
15:02il n'y aura pas de carrefour
15:03on a vraiment prévu
15:04et je l'ai écrit
15:05en plus dans mon rapport
15:06pour que l'intention
15:07de l'intention du législateur
15:09mais il ne faut pas faire peur
15:09vous savez
15:10et pourquoi on a besoin
15:11de légiférer
15:12parce qu'en fait
15:12la convention collective
15:14qui d'ailleurs évoque
15:15le 1er mai
15:15dans la plupart de ses métiers
15:17on est sur le caractère
15:18chômé du 1er mai
15:19sur une mesure
15:20d'ordre de droit public
15:22et donc en fait
15:23une convention collective
15:24ne pourrait pas
15:26le traiter
15:26on est vraiment
15:28sur un niveau
15:28qui oblige
15:29de pouvoir légiférer
15:30pour pouvoir sécuriser
15:31et non
15:32je vous ai écouté
15:33vous êtes très posé
15:34mais
15:35on ne va pas permettre
15:36à des entreprises
15:38qui faisaient appel
15:39à leurs salariés
15:40et qui ne faisaient pas appel
15:41à leurs salariés
15:42hier
15:43demain
15:43dit faire appel
15:45vous allez régulariser
15:46quelque chose
15:47qui était déjà en place
15:47mais depuis 1947
15:48c'était prévu
15:49dès le départ
15:50qu'on était dans une analyse
15:51d'ailleurs pour le coup
15:52au cas par cas
15:53qui faisait l'interprétation
15:54de la loi
15:54ce qui change là
15:55et qui est quelque chose
15:57d'intéressant
15:57c'est que sur cette dérogation
15:58qui va être nouvelle
16:00qui n'est pas dans la dérogation
16:01actuelle
16:01dans le droit actuel
16:02c'est que cette dérogation
16:03elle va se faire
16:04sur une liste énumérée
16:05strictement
16:06tous les mots
16:07un titre principal
16:09exclusif
16:09de manière à ce qu'on
16:10n'ouvre pas la porte
16:11et en plus on prévoit
16:12et ce n'était pas prévu
16:13au départ
16:14le volontariat
16:15et sur la question du dimanche
16:16justement au départ
16:17les sénateurs
16:18avaient assimilé
16:19le 1er mai au dimanche
16:20ça a été corrigé
16:21parce que justement
16:22ce n'est pas comme le repos
16:24sur la question du dimanche
16:25il y a une spécificité
16:27du 1er mai
16:27qui est très importante
16:29et on n'a pas du tout
16:31voulu l'entrer
16:31comme la question du dimanche
16:33pour justement
16:34prendre en compte
16:35cette spécificité
16:35donc il n'y a pas de remise
16:36en cause du 1er mai
16:37il n'y aura pas de contraintes
16:38envers les salariés
16:40et on ne va pas faire travailler
16:41des gens qui ne travaillaient pas
16:42aujourd'hui
16:42c'était très important
16:43vous reconnaissez
16:44vous avez été obligé
16:45de corriger
16:46en écoutant les organisations syndicales
16:48corrigé, précisé
16:48donc sur l'amblement
16:50vous aviez prévu
16:51c'était tellement important
16:53de faire ouvrir Ikea
16:54le 1er mai
16:55attendez monsieur Bazin
16:56je ne vais pas couper
16:57pourtant ce n'est pas l'envie
16:58qui m'en manquait
16:58le respect de la parole
17:00surtout à la radio
17:01c'est d'écouter
17:03le Sénat
17:04vos collègues du Sénat
17:07ont modifié la loi
17:08par nos interpellations
17:10à juste titre
17:11puisque Ikea pouvait ouvrir
17:13et c'était ça leur projet
17:14c'est un projet
17:15des lobbies
17:15et des grands groupes
17:16et tous ceux qui nous écoutent
17:17le mesureront
17:18pourquoi ?
17:19parce que 1
17:19on vous a prouvé
17:20qu'il y avait
17:21l'ameublement dedans
17:212
17:22ensuite
17:23on vous a demandé
17:25de préciser volontariat
17:26et toutes les organisations syndicales
17:28moi je veux bien
17:28que vous ayez raison seul
17:29toutes les organisations syndicales
17:31de ce pays
17:31sont opposées
17:32pire
17:33toutes les organisations européennes
17:35ce soir
17:35monsieur Farandou
17:36le ministre du travail
17:37vient de recevoir une lettre
17:38de la présidente
17:39de la commission
17:41de la CES
17:42de la Confédération Européenne
17:43des Syndicats
17:44pardon
17:44pour lui interpeller
17:45et lui dire
17:46ne touchez pas
17:46c'est la seule journée
17:48internationale
17:48dans 169 pays
17:50elle est fériée
17:51pourquoi vous attaquez
17:52au 1er mai français
17:53et on le dit
17:53à la fin
17:54le volontariat
17:55vous savez
17:55il y a la vision patronale
17:57et les sondages patronaux
17:58dont vous avez fait partie
17:59mais nous on vous dit
18:00la parole des salariés
18:01et la parole des salariés
18:03c'est de dire
18:03il y a un lien de subordination
18:05vous savez
18:05moi j'ai jamais dit
18:06à mon patron
18:07la peur de l'embauche
18:08et du licenciement
18:09et c'est quand on est salarié
18:10qu'on le comprend
18:11et donc
18:11tous ceux qui nous écoutent
18:12savent de quoi on parle
18:13c'est que
18:14c'est pas nous qui décidons
18:15on subit le contrat de travail
18:17il est tel qu'il est
18:18et donc
18:18dès lors que
18:19le volontariat
18:20c'est vraiment
18:21une fiction
18:21un élément de communication
18:23absolument pas la réalité
18:24de ce que vivent les gens
18:25et cet élément là
18:26c'est un des plus importants
18:27pour comprendre
18:27et que les gens comprennent
18:29que c'est en faveur
18:30des grands groupes d'un côté
18:31et absolument pas
18:32des salariés
18:33ou du petit commerciaux
18:33je vais vous donner
18:34tout de suite
18:34l'occasion de répondre
18:35Dominique Enrach
18:36vous représentez
18:36les boulangeries
18:37mais d'abord
18:37je voudrais qu'on entende
18:38une boulangère
18:39qui nous a appelé
18:39justement sur le répondeur
18:41on va l'écouter
18:42justement
18:42j'en ai parlé
18:43à mes salariés ce matin
18:44il y en a une
18:44qui m'a dit de suite
18:45ah bah oui
18:45moi je viens
18:46et tout le 1er mai
18:47on est bien payé
18:48ce jour-là
18:49sauf que c'est interdit
18:50pour l'instant
18:50voilà
18:51donc nous pour l'instant
18:52avec mon mari
18:52on s'est dit
18:52qu'on allait ouvrir
18:53tous les deux
18:54ça fait combien d'années
18:55que les boulangers
18:55sont verts à cette date-là
18:56je trouve qu'il y a
18:58assez de gens
18:58qui ne travaillent pas
19:00alors ceux qui sont
19:00demandeurs à travailler
19:01je ne vois pas pourquoi
19:02on les interdirait
19:05Dominique Enrach
19:05je voudrais vous répondre
19:07quand même
19:07parce que là
19:08en fait vous parlez
19:08pour des gens
19:09évidemment
19:10même à l'Europe
19:11où c'est vrai
19:12que c'est le sacrilège
19:13mais moi je vous dis
19:14que
19:14et on les connait bien
19:15les gens
19:15on en rencontre beaucoup
19:16je vais beaucoup
19:17partout en province
19:18c'est la preuve
19:18encore un témoignage
19:19qui n'est pas pris au hasard
19:20ils ont envie de travailler
19:21parce qu'ils sont pays double
19:23vous savez par exemple
19:24on arrive la veille
19:25du 1er mai
19:25à la limite
19:26on fait travailler
19:27toutes les équipes à fond
19:28et le lendemain
19:28on fait rien
19:29on ouvre
19:29on met tout en place
19:30à la limite
19:31ils vont avoir
19:31presque une journée
19:32double de boulot
19:32et le lendemain
19:33ils ne sont pas payés
19:34enfin payés normalement
19:35donc en fait
19:36les gens
19:37je ne dis pas tous
19:38mais la plupart
19:39veulent travailler
19:40parce que
19:41c'est les jours fériés
19:41et c'est payé double
19:42pour nous
19:43c'est un peu la fête
19:43ces majorations du dimanche
19:45ces majorations d'heure de nuit
19:46sont faites
19:47discuter avec les syndicats
19:48et les syndicats
19:49avec lesquels
19:50ils sont tous représentés
19:51et avec lesquels
19:52évidemment
19:53force est de constater
19:55parce qu'en plus
19:57ils seraient même
19:58à la limite
19:58quand on leur dit
19:59vous ne travaillez pas
19:59ce jour-là
20:00presque vexés
20:01dans le sens
20:01où c'est quand même
20:02parler de pouvoir d'achat
20:03c'est quand même
20:04une journée payée double
20:04ce n'est pas anecdotique
20:06Jean-Yves Boulin
20:06vous vouliez réagir
20:07vous êtes sociologue
20:08oui
20:08je pense qu'il faut peut-être
20:09ramener le débat
20:10sur sa dimension culturelle
20:12et sa dimension sociale
20:13et culturelle
20:14ça a été évoqué
20:15c'est vrai que
20:17le 1er mai
20:18c'est une journée symbolique
20:19de la réduction
20:20du temps de travail
20:21c'est-à-dire
20:22elle a été
20:23ça a été décidé
20:24par la deuxième
20:24internationale
20:25en 1889
20:26après un massacre
20:27qui a eu lieu
20:28à Chicago
20:28en 1888
20:29à Haymarket
20:31et donc
20:32on est sur
20:33cette journée
20:34elle est symbolique
20:35vous parliez tout à l'heure
20:36oui
20:37le dimanche
20:38le 1er mai
20:40voilà
20:41on a la liberté
20:42on a aussi la liberté
20:43d'aller manifester
20:44moi je me souviens
20:45des manifestations
20:46des manifestations
20:47non pas revendicatives
20:50elles peuvent être revendicatives
20:51s'il y a
20:51comme au moment
20:53de la réforme des retraites
20:54mais le 1er mai
20:56la manifestation
20:56le 1er mai
20:57c'était une manifestation
20:58joyeuse
20:58des gens qui se retrouvaient
20:59entre eux
21:01bon ils vont au bistrot aussi
21:02etc
21:03donc il y a
21:03ce qu'on appelle
21:05ce qui relève
21:05de la continuité sociale
21:07est ouvert
21:07mais je pense que là
21:09on est en train de
21:09il y a une dimension idéologique
21:12dans ce débat
21:12il ne faut pas se la voiler la face
21:14il y a une dimension idéologique
21:15je ne dis pas que c'est vous
21:16mais je pense qu'il y a
21:17derrière
21:18il n'y a
21:18pas oublié
21:19monsieur Gabriel Attal
21:21porte aussi
21:22cette réforme
21:23ce besoin de réforme
21:24il ne faut pas oublier
21:25que dans un an
21:26il y a des élections présidentielles
21:27on est en train de se positionner
21:28là
21:28c'est des postures
21:30mais je trouve qu'effectivement
21:31on est en train de dire
21:33finalement
21:33il n'y a aucune journée
21:35où on va s'arrêter
21:36il n'y a aucune journée
21:37cette journée là
21:38c'était celle
21:39où on s'arrêtait
21:39alors il y a
21:40effectivement
21:41des quelques activités
21:43qui fonctionnent
21:44on aime bien
21:45acheter du muguet
21:45donc pour acheter du muguet
21:47il faut le vendre
21:47d'ailleurs
21:48le muguet
21:49c'est plutôt
21:49une vente volontaire
21:51donc ce n'est pas tellement
21:51les fleuristes
21:52justement
21:52il y a une concurrence
21:53maintenant ça va être les fleuristes
21:55donc les vendeurs du muguet
21:57ils vont ramasser
21:59leur muguet
21:59dans leur coin
22:00voilà
22:01d'ailleurs le muguet
22:02il apparaît de plus en plus tôt
22:03avec le changement climatique
22:04moi j'en ai déjà
22:05sur mon balcon
22:06donc
22:07je pense qu'il faut aussi
22:09revenir sur le débat
22:10de société
22:11sur cette question
22:12de la dimension culturelle
22:14d'un jour
22:15qui n'est pas un jour
22:16comme les autres
22:17qui est un jour
22:17où on dit stop
22:18et on va y revenir
22:19juste après la pause
22:20et je vous donnerai la parole
22:21Thibaut Bazin
22:26tous les jours
22:27toute la journée
22:28c'est RTL
22:31jusqu'à 20h
22:33Anne-Sophie Lapix
22:34refait le monde
22:35sur RTL
22:44et voilà on se fait plaisir
22:47avec la playlist
22:48d'en refait le monde
22:49les députés débattront demain
22:51d'une proposition de loi
22:52pour autoriser
22:53ou régulariser
22:54le travail des salariés
22:56dans les boulangeries
22:58chez les fleuristes
22:59dans d'autres commerces
23:00le 1er mai
23:01les syndicats
23:03s'y opposent
23:04si la proposition de loi
23:05est votée
23:06elle s'appliquera
23:07dès ce 1er mai
23:08alors on en débat
23:09avec nos invités
23:10Dominique Henrach
23:11président de la Confédération nationale
23:12de la boulangerie
23:13pâtisserie française
23:14Thomas Vacheron
23:15secrétaire confédéral
23:15de la CGT
23:16Thibaut Bazin
23:17député LR de Meurthe-et-Moselle
23:19rapporteur de la proposition de loi
23:20et Jean-Yves Boulin
23:22sociologue et chercheur
23:23associé à l'université
23:24Paris-Dauphine
23:25écoutez
23:25est-ce que vous saviez
23:26que les boulangers
23:27et les fleuristes
23:28n'avaient pas le droit
23:28d'ouvrir leur boutique
23:29le 1er mai
23:30donc aujourd'hui
23:30on a une situation
23:31où un McDonald's
23:32peut ouvrir le 1er mai
23:33mais pas une boulangerie artisanale
23:34c'est absurde
23:35bonjour madame
23:36de tradition
23:37pas trop cuite s'il vous plaît
23:38et pourtant
23:39ils demandent
23:39à pouvoir travailler
23:40le 1er mai
23:41alors le 10 avril prochain
23:42à l'Assemblée nationale
23:43avec mon groupe parlementaire
23:45on défend une loi
23:46de bon sens
23:47pour leur permettre
23:48d'ouvrir
23:48et de travailler
23:49le 1er mai
23:50si vous n'avez pas reconnu sa voix
23:52c'est Gabriel Attal
23:53le patron de Renaissance
23:55un petit clip
23:56donc pour défendre
23:57cette proposition de loi
23:59Thibaut Bazin
24:00vous en êtes donc
24:01le rapporteur
24:03est-ce que justement
24:04il n'y a pas
24:04cette dimension
24:05idéologique
24:06qu'évoquait tout à l'heure
24:08Jean-Yves Boulin
24:09à vouloir
24:10donc permettre
24:11aux salariés
24:12de travailler
24:13donc le 1er mai
24:13dans ces secteurs
24:14en fait on est respectueux
24:16de la tradition
24:16du 1er mai
24:17en voulant sécuriser
24:19ceux qui
24:21et c'est
24:22les contentieux
24:24l'ont prouvé
24:25les 5 boulangeries
24:26qui avaient été
24:27sanctionnées
24:28ont été relaxées
24:29puisqu'elles ont prouvé
24:31auprès de la justice
24:31la continuité
24:33de la vie sociale
24:34qui était liée
24:35au 1er mai
24:36et donc on est vraiment
24:37dans une sécurisation
24:39et ça ne vous étonne pas
24:40que cette sécurisation
24:41provoque un tel tollé
24:42notamment chez les syndicats
24:43non ça ne m'étonne pas
24:44ils sont dans leur rôle
24:44de vigilance
24:47et je les rejoins
24:48parce que
24:49très clairement
24:50il ne faut pas
24:51que ça aille
24:51au-delà
24:52de ce qui se pratiquait
24:53aujourd'hui
24:53il faut qu'on s'en tienne
24:54et que ça soit
24:55strictement encadré
24:56c'est l'esprit du législateur
24:57c'est d'ailleurs pour ça
24:58qu'on a vraiment
24:59voulu qu'on s'en tienne
25:01à ceux qui
25:02traditionnellement
25:03ouvraient le 1er mai
25:04liés au 1er mai
25:05les fleuristes
25:05sinon ils sont victimes
25:06de concurrence déloyale
25:07et vous le comprenez bien
25:09ces boulangeries
25:10de proximité
25:11qui sont importantes
25:13pour la quantité
25:13de la vie sociale
25:14parce que souvent
25:14on se retrouve
25:15souvent une fois
25:16qu'on a fait la manifestation
25:17parfois on veut
25:17prendre un pain au chocolat
25:19ou je ne sais pas
25:20et tout ça
25:20c'est lié
25:21d'une certaine manière
25:22au 1er mai
25:23dans cette continuité
25:24de la vie sociale
25:26et je pense
25:27que ces traditions
25:27il faut les respecter
25:29et les accompagner
25:30telles qu'elles sont
25:31mais il ne faut pas
25:32par peur
25:33que ça pourrait être
25:34un autre texte
25:34que ça pourrait
25:35demain
25:36dans un autre texte
25:37parce que le texte là
25:38ne permettra pas
25:39les grandes surfaces
25:39ne permettra pas
25:40les moyennes surfaces
25:41je le dis très clairement
25:43parce que l'intention
25:43du législateur
25:44elle est fondamentale
25:45mais il y a même
25:45une avancée sociale
25:46qui aujourd'hui
25:46n'existe pas
25:47c'est que le volontariat
25:49il n'existe pas
25:50c'est à dire
25:50les fameuses boulangeries
25:51qui avaient été
25:52sanctionnées
25:53et puis relaxées
25:54puisqu'elles ont permis
25:56grâce aux droits actuels
25:58il n'y avait pas
25:59le volontariat
25:59or là
26:00il y a une avancée sociale
26:02avec ce texte
26:02puisqu'on reste
26:03sur les secteurs traditionnels
26:04qui ouvraient
26:04on n'ouvre pas
26:05à ceux qui n'ouvraient pas
26:07et c'est très clair
26:07mais en plus
26:08on prévoit
26:09un accord écrit
26:10du salarié
26:10et ça
26:11c'est quelque chose
26:12qui n'existe pas
26:13dans le droit actuel
26:13mais Dominique Horac
26:14avant vous ne leur demandez pas
26:15leur avis
26:17il y avait quand même
26:18une base de volontariat
26:20beaucoup de jours fériés
26:22il y avait ce volontariat
26:24qui était par rapport
26:25au 1er mai
26:25donc vraiment
26:26on demande à ceux
26:27qui veulent travailler
26:28je peux vous dire
26:28que c'est quelquefois
26:29quand on est ouvert
26:30en demi-journée
26:31j'ai dit
26:31on ne prendra pas tout le monde
26:32c'est plutôt l'inverse
26:33on manque
26:35parce qu'il y a un problème
26:36de pouvoir d'achat
26:37de ces salariés
26:39oui et non
26:40je crois que
26:41vouloir gagner de l'argent
26:42les gens ils ont envie
26:42d'aller travailler
26:43comme ça
26:44oui mais enfin
26:44vous savez
26:46ils ne partent pas
26:47à la mine
26:47avec des coups de fouet
26:48je veux dire
26:49on travaille dans des métiers
26:50passion
26:50on a des gens
26:51avec qui on s'entend
26:52super bien
26:53je ne dis pas que
26:53c'est tous les jours rose
26:54comme partout
26:55mais on a quand même
26:56je crois qu'il faut
26:57il y a deux choses
26:58et ça
27:00ils sont volontaires
27:01pour travailler
27:01parce qu'ils sont aussi
27:03je pense que ça se passe bien
27:05dans nos métiers
27:05et je crois que
27:06on est en train
27:08de rien changer
27:09on veut juste accompagner
27:10tous ces gens
27:11qui ne travaillent pas
27:11au premier mai
27:12et il y en a beaucoup
27:12ils ont besoin de policiers
27:14ils ont besoin de médecins
27:15d'infirmières
27:15et aussi de boulangers
27:16et de pouvoir acheter
27:19un peu de viande
27:19du fromage etc
27:20de pouvoir passer
27:21un bon premier mai
27:22et puis on a aussi
27:23des touristes
27:23qui viennent de partout
27:24même d'Europe
27:25on en parlait tout à l'heure
27:25qui vont venir dans ces villages
27:27ils ont besoin aussi
27:28de se nourrir
27:29le fait que Gabriel Attal
27:30s'investisse
27:32dans cette défense
27:34de la loi
27:35est-ce que c'est pas
27:36parce qu'on est déjà
27:37un pied dans une campagne
27:39avec le pouvoir d'achat
27:41et avec le travailler plus
27:42pour gagner plus
27:44qui déjà s'insinue
27:45dans ce débat
27:46Jean-Yves Boulin
27:47mais oui
27:49on est
27:49ça fait quand même
27:51depuis la loi
27:52sur les 35 heures
27:52en fait
27:53il y a
27:53un vrai problème là
27:55enfin un vrai problème
27:56un tabou
27:56sur la réduction
27:57du temps de travail
27:58donc on ne peut plus parler
27:59de réduction du temps de travail
28:00en France
28:00on ne parle plus
28:00de réduction du temps de travail
28:01depuis
28:03les 35 heures
28:04au contraire
28:05on est revenu en arrière
28:06on a permis
28:06d'augmenter le temps de travail
28:08moi ce que j'entends
28:10je comprends bien
28:11dans une boulangerie
28:12et que les boulangeries
28:13soient ouvertes
28:14c'est un peu
28:14une tradition
28:15c'est comme les marchés
28:16le dimanche
28:16ça a toujours existé
28:17ça n'existait pas
28:18dans les pays protestants
28:19mais ça existait
28:19chez nous
28:20tout le temps
28:20donc on ne revient pas
28:22sur des choses comme ça
28:23et j'imagine que chez monsieur
28:25dans sa boulangerie
28:26il se mettait d'accord
28:27moi je ne peux pas
28:28j'ai prévu un truc
28:29le 1er mai
28:29ils vont s'arranger entre eux
28:30c'est une petite entreprise
28:32par contre moi
28:33ce que je lis
28:33ce que j'entends
28:34dans le texte
28:35que vous avez lu
28:36c'est que vous dites
28:37aussi ceux qui
28:39vendent des produits alimentaires
28:40et donc ça
28:41ça élargit
28:43c'est ça la stratégie
28:44de la brèche
28:44parce que
28:46après on dit
28:46ah les bouchers aussi
28:47ah bah oui
28:49on doit bien acheter
28:50de la viande
28:50je ne vois pas
28:51où est l'utilité
28:52d'avoir un jour
28:53où on ne va pas pouvoir
28:54aller chez son boucher
28:56ou acheter du vin
28:58ou acheter des choses
28:58comme ça
28:59or c'est ça
29:00qui est en train
29:00de se pratiquer
29:01quand vous dites
29:02c'est pas limité
29:03quand vous relisez
29:04le texte
29:05que vous m'avez lu
29:05moi je l'ai entendu
29:06à un moment donné
29:07vous parlez
29:08de ceux qui en gros
29:09distribuent du produit alimentaire
29:11c'est déjà ça
29:12le dimanche après-midi
29:14à titre exclusif
29:15ça élargit quand même
29:16à titre exclusif
29:17ils ont fait
29:18le dimanche
29:18c'était ça aussi
29:19dans les monopoies
29:20dans toutes les enseignes
29:22qu'est-ce qu'ils font
29:24ils sanctuarisent
29:25ce qu'ils vendent
29:26qui n'est pas de l'alimentaire
29:27et ils vendent de l'alimentaire
29:28et ça va faire ça
29:31automatiquement
29:32et tous ceux qui nous écoutent
29:33vont bien comprendre une chose
29:34les mêmes
29:35qui nous ont volé
29:35deux années de vie
29:36à la retraite
29:37nous expliquent
29:38que ce sera une bonne idée
29:39d'ouvrir le 1er mai
29:39vous comprenez bien la fadaise
29:40Gabriel Attal
29:41qui était tête de pont
29:42avec le président Macron
29:44pour nous voler
29:44à toutes et tous
29:45tous ceux qui nous écoutent
29:46la retraite
29:47repousser la retraite
29:47à 64 ans
29:48comme monsieur le député
29:49d'ailleurs
29:51nous disent aujourd'hui
29:52que c'est une bonne idée
29:53mais c'est toujours la même chose
29:54l'idée est la même
29:55l'idée
29:55c'est toujours de faire travailler
29:57et d'obliger
29:57et de contraindre à travailler
29:59comme on a voulu nous voler
30:00deux jours fériés
30:01et c'est la même chose
30:01et surtout moi je veux revenir
30:02sur deux éléments
30:03extrêmement importants
30:04le premier
30:05il a déjà été dit
30:05je redis
30:07les Carrefour City
30:08les Franprix
30:08les Spars
30:09pourront être ouverts
30:10donc arrêtez de dire
30:10que c'est les boulangeries
30:11de l'autre côté
30:12ça va être la mort
30:13du commerce de proximité
30:14des petits villages
30:15parce que vous savez
30:15monsieur le représentant patronal
30:17a une trentaine de salariés
30:18ok moi ceux que je vois
30:19en province
30:20je suis de Haute-Loire
30:20mais je vais citer d'autres boulangeries
30:22par exemple la boulangerie
30:23de Chazel Mazel
30:23qui a fait un écriteau aujourd'hui
30:25et qui a dit
30:26par solidarité avec notre équipe
30:28et par respect avec nos anciens
30:29qui se sont battus pour nos droits
30:31commandez votre pain
30:31la veille du 1er mai
30:32parce que vous pouvez l'acheter
30:37débrouille pour le tenir ce jour-là
30:38soit ils ont des salariés
30:39et exceptionnellement
30:40ce jour-là
30:40ils ne l'ouvrent pas
30:41parce que le pain
30:42qu'on consommera le 1er mai
30:43il sera fait la veille
30:44on ne produit pas plus de pain
30:45on mange la même quantité
30:46et la dernière chose
30:47parce que vous nous donnez
30:48cet espace de discussion
30:50sur le droit du travail
30:51qui est le droit le plus méconnu
30:52alors que c'est celui
30:53qui régit notre vie au quotidien
30:54monsieur le député
30:55on lui a prouvé
30:56à plusieurs reprises
30:56on ne cherche malheureusement
30:58plus à convaincre
30:58puisqu'il n'entend pas
30:59tous les syndicats lui ont dit
31:00la même chose
31:00le volontariat ça n'existe pas
31:02les gens ils ont un problème
31:02de pouvoir d'achat
31:03il y a la possibilité d'embauche
31:05et de licenciement
31:06et enfin sur le payé double
31:07que tout le monde s'entende bien
31:09nous cinq ici
31:10tous les salariés
31:11tous ceux qui nous écoutent
31:12il y a 28 millions de salariés
31:13dans ce pays
31:14sont toutes et tous payés
31:15le 1er mai
31:16à ne pas travailler
31:17c'est le seul jour
31:18du code du travail
31:19c'est le seul jour
31:20du code du travail
31:21qui est obligatoirement chômé
31:22sinon il y a des spécificités
31:24pour ceci
31:24et il n'est pas payé double
31:26écoutez bien
31:26quand on fait des heures supplémentaires
31:28et ceux qui nous écoutent
31:29ils vont le comprendre
31:29à la 36ème heure
31:31elle est majorée à 25%
31:32c'est-à-dire que l'heure
31:33la 36ème heure est payée
31:34heureusement
31:35on remercie de nous payer
31:36à travailler
31:36mais elle est majorée
31:37et donc c'est ce qui fait
31:39que c'est payé double réellement
31:40là c'est pas ce qui est proposé
31:42on répète
31:43tout le monde travaille
31:44tous ceux qui le 1er mai
31:46ne travaillent pas
31:47sont payés
31:47si on va travailler
31:48ce que propose monsieur le député
31:50c'est d'être payé
31:51on les remercie
31:52c'est pas payé double
31:53c'est simplement
31:54être payé pour travailler
31:55donc même là-dessus
31:56c'est une arnaque
31:57donc sur tous les sujets
31:58nous on demande aux députés
31:59de la République
31:59de revenir à la raison
32:00tant pour les salariés
32:01que pour le commerce de proximité
32:03Thibaut Bazin
32:04vous voulez répondre ?
32:05Oui
32:05c'est caricatural
32:07moi je vous répondrai
32:07parce que j'ai écrit
32:08parce que c'est ce qui est important
32:09dans l'intention du gestiateur
32:10cette catégorie ne saurait pas
32:12par définition
32:13inclure ni les magasins
32:14de grande et de moyenne surface
32:15ni les épiceries ou supérettes
32:16dont l'activité ne se limite pas
32:17à la vente de produits alimentaires
32:19au détail
32:19c'est-à-dire que si elle vende
32:20du dentifrice par exemple
32:21elle ne peut pas le faire
32:22une interprétation contraire
32:23de ses dispositions
32:24méconnaitrait à la fois
32:25la lettre et l'esprit
32:25de ces dernières
32:26dont le rapporteur souhaite
32:27que le pouvoir réglementaire
32:28retienne une interprétation
32:29stricte
32:29dans le décret d'application
32:31qui appelle cet article unique
32:32je crois que dans la période actuelle
32:33il faut être sur le fond
32:34il faut être extrêmement précis
32:35et donc moi je ne souhaite pas
32:37qu'on puisse
32:38ça dépend ce qu'ils vendent
32:40merci beaucoup
32:41vous avez répondu
32:41j'espère que les auditeurs
32:42ont bien entendu
32:43c'est exactement ça
32:45ah non je ne suis pas méprisant
32:46je suis inquiet pour les salariés
32:48pour les femmes qui travaillent
32:49dans Carrefour City
32:50qui sont ouvrières tous les jours
32:51de 8h du matin à 22h
32:53c'est à elles
32:53que voudra leur parler
32:54monsieur le député de la république
32:55monop
32:56merci
32:57merci à vous d'être venus
32:59débattre sur ce plateau
33:01c'est un débat enflammé
33:03sur le droit du travail
33:04effectivement
33:05et c'est intéressant
33:05merci beaucoup
33:06demain Thomas Soto recevra
33:08Michel Barnier
33:09ancien premier ministre
33:10et député LR de Paris
33:11quant à Marc-Olivier Fogiel
33:12il accueillera
33:13Pauline Delassus
33:13et Laurent Joffrin
33:14qui sont journalistes
33:15et auteurs du livre
33:16Les Enfants Sables
33:17chez Grasset
33:17il est l'heure de retrouver
33:18André Dussonnier
33:19bonsoir André
33:20quelle histoire
33:21allez-vous nous raconter ?
33:22Bonsoir Anne-Sophie
33:23alors ce soir
33:25je vais vous raconter
33:26le Paris fou
33:27de George Lucas
33:27pour créer Star Wars
33:29une saga
33:31qui a conquis le monde
33:32à tout de suite
33:33sur RTL
33:34à tout de suite André
33:35qui a conquis le monde
33:35qui a conquis le monde
33:35qui a conquis le monde
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