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  • il y a 2 mois
Regardez "On refait le monde" avec Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions européennes, Jean-Baptiste Moreau, ancien député et éleveur dans la Creuse, Bénédicte Tassart, cheffe du service international de RTL en direct de Bruxelles, et Michel Chapoutier, vigneron.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 18 décembre 2025.

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Transcription
00:00...des aliments gras, salés, sucrés.
00:04Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL.
00:07Avec Anne-Sophie Lapix.
00:09Le sommet européen a viré à l'affrontement aujourd'hui à Bruxelles,
00:13et pas seulement entre les agriculteurs et les forces de l'ordre.
00:15Les 27 se divisent entre ceux menés par l'Allemagne,
00:19qui exige une signature immédiate de l'accord du Mercosur,
00:22et ceux qui s'y opposent, la France en tête.
00:25Mais pourquoi cet accord est-il devenu un tel épouvantail ?
00:29Est-il si mauvais que ça ?
00:30On en débat avec nos invités.
00:32Patrick Martin-Jeunier, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions européennes.
00:36Bonsoir.
00:37Bonsoir.
00:37Jean-Baptiste Moreau, ancien député et éleveur dans la Creuse,
00:41qui a été un des premiers à se prononcer contre cet accord du Mercosur.
00:45Sur cette même antenne, et contre la position du président de la République
00:47qu'il avait pris au G7 la veille en 2019, exactement.
00:50Eh bien, bonsoir.
00:51Bonsoir.
00:53Et Bénédicte Tassar, chef du service international de RTL depuis Bruxelles.
00:58Bonsoir Bénédicte.
00:59Bonsoir Anne-Sophie.
01:01On refait le monde sur RTL.
01:04Le compte n'y est pas, nous ne sommes pas prêts à signer,
01:07et nous demandons que le travail continue pour que les choses soient faites sérieusement,
01:12pour que notre agriculture soit respectée,
01:14pour que la sécurité alimentaire de nos compatriotes partout en Europe soit respectée,
01:18et pour qu'on soit cohérent.
01:19Donc on nous dit qu'il faut signer maintenant ?
01:21Non.
01:21Et vous savez, moi j'ai un bon sens, un peu paysan.
01:24Personne n'achète avec un chèque en blanc.
01:26Il y avait des clauses de sauvegarde qui avaient été présentées.
01:28Elles ne sont pas finalisées.
01:29Mais on me dit, les contrôles vont commencer en janvier.
01:31Ben j'attends janvier.
01:32Si aujourd'hui, il y a une volonté de passage en force,
01:34alors qu'on n'a pas de la visibilité sur tout ça,
01:36la France s'opposera.
01:37On l'a rarement entendu aussi remonter, déterminer Emmanuel Macron.
01:43C'était donc ce matin à son arrivée à Bruxelles pour le Conseil européen.
01:47Alors Jean-Baptiste Moreau, puisque vous êtes tellement en pointe dans la contestation de cet accord,
01:52qu'est-ce qu'on lui reproche à ce traité du Mercosur ?
01:54J'ai encore échangé avec le président de la République sur cet accord du Mercosur le week-end dernier.
01:57Donc voilà, je n'ai pas rompu le lien loin de là,
02:00puisque j'étais à l'époque porte-parole effectivement d'En Marche et député,
02:03et j'avais exprimé mon désaccord avec le président, mais depuis on s'est expliqué,
02:07et j'ai réussi à le convaincre sur le fait que cet accord était mauvais en soi
02:11pour le monde agricole dans son ensemble.
02:13Et je suis assez libre pour parler de ça, parce que j'ai voté en faveur du CETA.
02:17Donc je ne suis pas un anti-accord de libre-échange avec le Canada.
02:20Je ne suis pas anti-accord de libre-échange, je pense qu'il faut des accords de libre-échange,
02:24d'autant plus dans un contexte géopolitique aujourd'hui,
02:27où quasiment aucune règle de l'OMC n'est plus respectée par personne de l'Organisation mondiale du commerce.
02:31Je veux dire, les Etats-Unis et la Chine s'assoient dessus à longueur de journée,
02:34il n'y a quasiment plus que l'Europe qui respecte ces règles-là.
02:37Et donc dans ce monde-là, qui est aussi incertain au niveau du commerce,
02:39je pense que les traités internationaux n'ont jamais été aussi importants.
02:42Le problème, c'est que le Mercosur, c'est un mandat qui date d'il y a 25 ans.
02:46Donc le mandat d'il y a 25 ans, il a été déterminé dans les conditions commerciales et géopolitiques d'il y a 25 ans.
02:51Donc ce n'est pas du tout, il n'est plus du tout à jour.
02:53Et là, c'est encore un des accords que j'ai avec le Président de la République,
02:58c'est que les clauses de sauvegarde,
03:00parce que c'est là-dessus qu'il avait dit au Brésil il y a une dizaine de jours
03:05que ça avait avancé, que les clauses de sauvegarde étaient plus robustes.
03:07On va parler des clauses de sauvegarde.
03:09Mais vos reproches principaux à cet accord ?
03:10Mais parce qu'on vit sur deux mondes différents,
03:13entre l'agriculture sud-américaine et l'agriculture française.
03:16Aujourd'hui, depuis les années 80, les hormones sont interdites en Europe.
03:19Dans toute l'Europe.
03:21Et à l'import aussi.
03:22Donc c'est déjà un peu une mesure miroir,
03:24mais qui existe depuis le milieu des années 80.
03:26Or...
03:27Et ça, il n'est pas question d'importer...
03:28Ah non, il est hors de question.
03:29Mais le problème, c'est que les Brésiliens,
03:31ils ont tout compris.
03:32Pour y être allés sur des exploitations,
03:34parce que j'ai un parcours, j'ai bossé dans le monde de l'élevage
03:36et dans l'export notamment aussi,
03:38donc je suis allé au Brésil.
03:40Et ce qu'il faut savoir, c'est que
03:41si vous arrêtez les hormones six mois avant l'abattage,
03:44vous êtes incapables de le détecter dans le produit fini.
03:46Vous pensez qu'ils vont nous tremender en quelque sorte ?
03:49Déjà, puisqu'il y a eu des contrôles de faits sur...
03:51Parce qu'il y a déjà de la viande sud-américaine qui arrive en Europe.
03:53Vous voyez bien, il y a de la viande argentine,
03:55il y a de la viande brésilienne.
03:56Et le peu de contrôles qui sont faits par l'Union Européenne,
03:58parce que c'est vraiment peu,
03:59on est à 0,2% ou quelque chose comme ça,
04:02de ce qui arrive.
04:03D'ailleurs, il y a un bateau qui s'est fait contrôler.
04:06Il y avait 25% de prélèvements non-conforts,
04:07c'est-à-dire avec de la viande qui contenait des hormones.
04:10Parce qu'ils n'avaient sans doute un peu trop dosé
04:12ou alors pas arrêté suffisamment longtemps avant l'abattage.
04:19Clause de sauvegarde, c'est très bien.
04:21Mais c'est pour répondre à un problème conjoncturel,
04:25c'est-à-dire à un moment T,
04:29où on a de la marchandise qui arrive à des prix beaucoup plus bas
04:33que le prix pratiqué sur l'Union Européenne.
04:37Le problème, c'est que ce déséquilibre
04:39entre l'Amérique du Sud et l'Europe, il est structurel.
04:42Donc on ne répond pas.
04:43Cette crise, elle va être structurelle.
04:45C'est-à-dire que l'abaissement des cours, c'est tout le temps.
04:48Ils sont 30 à 40% moins chers que nous.
04:51Donc de toute façon, ce n'est pas des mesures conjoncturelles
04:53qui vont résoudre un problème structurel.
04:55C'est complètement aberrant de dire ça.
04:56Et les clauses miroirs, c'est bien en condition de mettre les moyens dans les contrôles.
04:59Et ce qu'on ne fait pas en Europe depuis toujours.
05:01Patrick, Martin-Jeunier, ça ne sert à rien ces clauses miroirs ?
05:04Le Parlement a durci encore hier.
05:07Il y a eu un débat au Parlement européen
05:09pour durcir les clauses miroirs,
05:14pour rendre cet accord...
05:15La clause de sauvegarde.
05:16La clause de sauvegarde, pardon, il y a les mesures miroirs, les clauses...
05:19Ce n'est pas tout à fait la même chose, c'est un peu technique.
05:22Les mesures miroirs, c'est en gros
05:23les normes que nous, on impose à nos produits,
05:26on veut qu'ils les respectent eux aussi.
05:28Tout à fait, et pour le coup, c'est l'article 44 de la loi Egalim
05:30que j'ai écrit moi-même en tant que rapporteur
05:32de la loi Egalim en 2019.
05:33Voilà, alors que les clauses de sauvegarde,
05:35c'est l'ensemble de ces mesures qui vont rendre acceptable cet accord.
05:38Alors, excusez-moi.
05:39Non, non, je vous en prie.
05:40Mais je comprends l'inquiétude des agriculteurs.
05:43Moi-même, je vous en connais beaucoup.
05:44Vous avez M. Chapoutier, moi je suis de Thalamitage-Tournon.
05:47Je connais très bien la région Auvergne-Rhône-Alpes.
05:50J'ai beaucoup de cousins agriculteurs dans l'Inde.
05:52On va l'entendre dans un instant, M. Chapoutier, je précise,
05:55parce que tout le monde ne le connaît pas.
05:56C'est pour ça, voilà.
05:57Et donc, je connais leur grande agriculteur.
05:59Je sais aussi que beaucoup d'agriculteurs sont désespérés.
06:02Il y a un taux de suicide très important.
06:03Il y a aussi une différence entre les grands agriculteurs
06:05et les petits agriculteurs.
06:07Il y en a qui ne s'en sortent pas.
06:08Mais moi, je connais dans l'Inde, vous savez,
06:09des gens qui font du méthanon, du méthaniseur,
06:11qui font une nouvelle forme d'agriculture
06:13et qui reçoivent énormément de subventions de l'Union Européenne.
06:16Ce que je veux dire par là, c'est qu'il ne faut pas tout jeter à la poubelle.
06:19Moi, je m'étonne, si vous voulez, je comprends cette grande inquiétude.
06:22Mais pourquoi, au bout de 25 ans, M. l'a expliqué,
06:24on commence à s'inquiéter ?
06:26Peut-être qu'il y a 25 ans, les conditions n'étaient absolument pas les mêmes.
06:29Mais on a quand même donné régulièrement un aval
06:32au président et à la présidente de la Commission Européenne
06:35pour continuer les négociations.
06:37Ça a été le cas en décembre 2024.
06:39On n'a rien trouvé à redire.
06:40M. disait qu'il avait eu un contact avec le président de la République
06:43qui disait au mois de novembre qu'il y avait des évolutions positives
06:46sur cet accord de libre-échange.
06:48Et maintenant, on s'aperçoit, et je comprends,
06:53avec cette crise de la dermatose nodulaire,
06:55que ça crée des difficultés.
06:57Mais il n'en demeure pas moins
06:58que cet accord, de toute façon, sera bientôt ratifié.
07:02Et notamment, pourquoi ?
07:03Parce que l'Allemagne, les pays scandinaves,
07:06l'Espagne y tiennent
07:07et qu'ils ont une majorité.
07:08Et donc, le signe qui a été donné aujourd'hui, ce soir,
07:11c'est de dire, c'est peut-être prématuré compte tenu du contexte
07:14très conflictuel qui existe.
07:16Mais en tout état de cause,
07:17le fait de retarder cette signature
07:19ne remettra pas en cause cet accord
07:22puisque, de toute façon, s'agissant du volet commercial,
07:25c'est une compétence de l'Union européenne
07:26et c'est probablement un accord
07:28qui, après ultime vérification,
07:30sera de toute façon ratifié
07:32et qui, quand même, il faut le dire,
07:33aura aussi des aspects positifs
07:35pour les agriculteurs français,
07:37notamment les viticulteurs.
07:38On va en parler, mais d'abord,
07:39attendez, attendez,
07:40Bénédicte Assar,
07:40on vous retrouve à Bruxelles.
07:42Où on en est, d'ailleurs, ce soir ?
07:44Parce que là, on a entendu parler
07:46d'une demande de Georgia Meloni
07:49à Lula, le président brésilien,
07:51pour reporter cet accord.
07:53Donc, est-ce qu'on va vers ce report ?
07:55Alors, écoutez,
07:56l'Elysée est en train de faire un point,
07:57en ce moment,
07:58avec les journalistes
07:59qui lui demandent ce qu'il en est,
08:01s'il y a vraiment un report.
08:02Et ce n'est pas gagné, apparemment.
08:04L'équipe de l'Elysée dit
08:05que les négociations
08:06sont extrêmement dures en ce moment,
08:09que la discussion est difficile,
08:11elle est en cours
08:12et que, pour l'instant,
08:13le compte n'y est pas.
08:14Tout ce qu'on sait,
08:15c'est qu'Emmanuel Macron
08:16a lui aussi téléphoné
08:17au président brésilien Lula
08:19pour expliquer pourquoi
08:20il voulait un report.
08:22Il a eu des conversations
08:23avec Ursula von der Leyen,
08:24notamment la présidente
08:26de la Commission européenne.
08:28Il continue de travailler
08:29sur ce report.
08:30Il travaille donc avec Georgia Meloni,
08:32mais aussi avec la Pologne.
08:34la Hongrie,
08:35pour obtenir ce report.
08:36Donc, à terme,
08:38il y aura bien ratification
08:39de cet accord commercial,
08:41mais je ne peux pas vous dire
08:42quand pour l'instant.
08:43Oui, c'est ça.
08:44On joue, en fait.
08:44On essaie de gagner du temps,
08:45peut-être, effectivement,
08:46à cause de cette crise actuelle
08:48qui met un peu la pression,
08:50aussi, sur le président.
08:51Alors, vous, depuis tout à l'heure,
08:52vous nous parlez de Michel Chapoutier
08:54parce qu'en fait,
08:54il y a aussi des gagnants
08:56dans cet accord.
08:57C'est notamment la filière du vin
09:00et des produits laitiers, aussi, d'ailleurs.
09:02Bonsoir, Michel Chapoutier.
09:04Oui, bonsoir.
09:05Vous êtes producteur et négociant
09:06en vin installé
09:07à Thain-Lermitage.
09:08D'abord,
09:09quel est votre chiffre d'affaires
09:10avec l'Amérique latine ?
09:12Alors, aujourd'hui,
09:13il est plutôt faible,
09:14mais il se développe chaque année.
09:16et la filière vin et spiritueux
09:19attend un chiffre d'affaires
09:20qui pourrait être relativement important
09:24puisqu'on s'attend quand même
09:28à avoir pas loin de 68 millions d'euros
09:32pour la filière
09:34sur le Mercosur d'augmentation
09:36assez rapidement.
09:37Parce qu'aujourd'hui,
09:38vos prix de vente,
09:39les taxes sur vos produits,
09:42elles sont de quel niveau ?
09:45Alors, aujourd'hui,
09:45on a des taxes qui sont à peu près à 28%.
09:47Mais ce qu'il faut surtout voir,
09:48ce qui est plus grave que la taxe,
09:49c'est ce qu'on appelle
09:50les barrières non tarifaires.
09:52C'est-à-dire,
09:52c'est toutes les contraintes
09:53que l'on a.
09:55Et ce qui est très intéressant
09:57dans la filière vin,
09:59c'est que par l'OIV,
10:00l'Organisation Internationale du Vin,
10:02nous sommes arrivés
10:03à faire rentrer le Brésil
10:05dans une organisation
10:07qui s'est mise à égalité avec nous.
10:09Et vous voyez,
10:10ça pourrait servir d'exemple
10:10pour les autres filières agricoles
10:12parce que nous,
10:13on n'a pas les problèmes
10:14qu'on entend
10:14au niveau des problèmes
10:15de l'élevage
10:16puisque dans cet accord,
10:18en dehors,
10:19du moins en plus
10:20de la baisse de taxes
10:22et l'absence de taxes
10:23qu'on aura,
10:24on aura une simplification
10:25de travail
10:25et les Brésiliens,
10:27et je rappelle quand même
10:27qu'il n'y a que 4 pays
10:28dans le Mercosur,
10:29le Chili ne fait pas partie
10:30du Mercosur
10:31et il avait signé déjà
10:32un accord en 2003
10:33et on n'a pas été envahi
10:35par les vins du Chili
10:36ni la viande du Chili.
10:38Qu'est-ce que vous appelez
10:39les barrières tarifaires,
10:40les choses qui seraient simplifiées ?
10:41Alors, ce qu'on appelle
10:42les barrières non tarifaires,
10:43c'est des contraintes,
10:44c'est des contraintes administratives
10:45qui vous compliquent,
10:47c'est-à-dire,
10:47on va dire,
10:47vous n'avez pas le droit
10:47à tel produit,
10:48vous n'avez pas le droit,
10:49vous devez avoir
10:50telle étiquette spécifique
10:51qui va être très compliquée
10:52pour des petites commandes
10:53et finalement,
10:54cette pollution administrative
10:57est beaucoup plus dommageable
10:58que des taxes
10:59et le vrai travail
11:01qui a été fait
11:01pendant 25 ans,
11:02c'était de nettoyer
11:03et de mettre tout le monde
11:04à niveau et à égalité
11:06et donc,
11:07je pense que la filière 20
11:08et spiritueux
11:08démontre
11:09démontre
11:10un travail de fond
11:11qui a été fait
11:12qui devrait être pris en exemple.
11:14Nous, on est toujours,
11:15si vous voulez,
11:16les vins spirituels,
11:17généralement,
11:17on est le symbole
11:19du savoir-vivre français
11:20mais on est aussi
11:21le symbole
11:21que l'on attaque systématiquement.
11:23Je vous rappelle la Chine,
11:24je vous rappelle
11:24actuellement les Etats-Unis,
11:27Trump,
11:28un,
11:28ça nous a coûté
11:29un milliard d'euros
11:30sans aucune aide
11:31et compensation de l'Etat.
11:32On s'est retrouvé
11:34avec ces pertes-là.
11:35Vous voulez dire,
11:36dans le contexte actuel,
11:37vous avez besoin d'un marché
11:37pour vendre un produit.
11:38Oui, dans le contexte actuel,
11:39on a besoin d'un marché
11:40et ce marché,
11:41il n'y a pas de raison
11:41qu'on le laisse aux autres.
11:43Mais je comprends bien
11:45la problématique
11:46des autres secteurs
11:47de la production.
11:49Nous sommes aussi,
11:50nous vivons
11:50d'un métier agricole
11:51mais je pense qu'on a
11:53des exemples à montrer
11:54par le travail
11:55qui a été fait
11:56dans le secteur
11:57des vins et spiritueux
11:58parce qu'on a fait
11:59un travail
12:00où on ne peut pas dire
12:01qu'on va être gêné
12:02parce qu'il y a une équité
12:04et je pense qu'il faut arriver
12:06à travailler
12:07sur des standards internationaux.
12:09C'est une normalisation internationale.
12:11Et vos collègues éleveurs,
12:13qu'est-ce que vous leur dites ?
12:15Vous savez,
12:15moi j'ai une ferme à Borel
12:16au milieu du fin gras du Mézinc
12:18et bien dans le fin gras du Mézinc
12:20ils n'ont pas assez de viande
12:22de toute façon.
12:23Et ils savent la vendre chère
12:25parce qu'elle est excellente.
12:28Mais je pense que
12:29pour eux aussi
12:30il faudrait qu'ils arrivent
12:32à travailler
12:33et à prendre les exemples
12:34de la méthode de travail
12:35qu'on a prises
12:35dans les vins et spiritueux.
12:37Jean-Baptiste Mevaux.
12:38Je ne veux pas opposer
12:39les productions
12:40les unes aux autres.
12:41Pourtant c'est un peu
12:42ce qui se passe.
12:42Je me refuse à faire ça
12:44parce qu'on peut parler
12:45du cognac aussi
12:46qui est aujourd'hui
12:47dans une panade terrible
12:48parce que 80%
12:49du chiffre d'affaires
12:50a été fait sur l'exportation
12:51aux Etats-Unis
12:52et je ne suis pas sûr
12:52qu'ils se retournent
12:53sur l'Amérique du Sud
12:54parce que les modes de consommation
12:55ne sont pas tout à fait les mêmes.
12:56Mais sur l'élevage
12:58moi j'étais éleveur
12:59pendant 17 ans
12:59je veux dire
13:01c'est une production
13:03qui est en crise économique
13:04structurelle
13:05depuis des dizaines d'années.
13:07Donc on n'est pas du tout
13:07dans le même cadre
13:08et là l'arrivée
13:09des volumes de tonnage
13:10alors évidemment
13:11le tonnage
13:11quand on le ramène au pourcentage
13:12c'est ridicule
13:13sauf qu'ils vont nous expédier
13:14c'est ce qu'on appelle
13:15les morceaux nobles
13:15c'est-à-dire les pièces à griller
13:16les steaks
13:16les entrecôtes
13:17et tout ça
13:17et sur ce marché-là
13:19ça fait un pourcentage
13:20non négligeable
13:20qui va faire chuter
13:21les cours
13:21de 10 à 20%
13:22Dans les clauses de sauvegarde
13:26il y a justement
13:26si les cours
13:27c'est le prix baisse
13:28des 5%
13:30il n'y a qu'à l'heure.
13:30C'est ridicule
13:30parce que
13:31oui mais
13:31oui sur 3 ans
13:33il faut 3 ans
13:34déjà il faut constater
13:35une diminution de cours
13:36sur 3 ans
13:37oui il y a des procédures
13:39de recours
13:39sauf que
13:40ça c'est structurel
13:42en fait
13:42ou alors
13:43on explique
13:44aux consommateurs français
13:45qu'on va faire demain
13:46des fermes
13:48de 10 000 vaches
13:49de 15 000 hectares
13:50ou de 20 000 hectares
13:51pour rivaliser
13:52au niveau des coûts de production
13:53et là
13:53on sera concurrentiel
13:55on est d'accord
13:55mais est-ce que le consommateur
13:56et le citoyen français
13:58est prêt à avoir des fermes
13:59de 10 000 vaches
13:59déjà on voit
14:00la difficulté
14:00pour en avoir une
14:01de 1000
14:02en Normandie
14:03qui finalement
14:04ne s'est pas faite
14:04parce qu'il y a eu
14:05des recours
14:05et des recours
14:06qui ont fait
14:06qu'elle ne s'est pas faite
14:07donc imaginez
14:08si on se met en concurrence
14:09ça veut dire que
14:10moi je viens d'un département rural
14:11qui est le département de la Creuse
14:12ça veut dire que
14:13vous n'avez qu'une seule ferme
14:14sur tout le département de la Creuse
14:15je ne suis pas sûr
14:16que notre pays y gagne
14:17y compris économiquement
14:18merci beaucoup
14:19Michel Chapoutier
14:20d'avoir été en direct avec nous
14:22je vais vous libérer
14:23et puis
14:24et puis voilà
14:24et puis si Emmanuel Macron
14:25obtient un report
14:27ce sera grâce
14:27à Georgia Mélanie
14:29elle a rallié son corps
14:30au grand dame
14:31du chancelier allemand
14:32Frédéric Merz
14:33est-ce que tout ça
14:34n'est pas une affaire
14:35d'intérêts nationaux
14:36pourquoi le Mercosur
14:37divise l'Europe
14:38on en parle après
14:39le rappel des titres
14:40d'Albanne Leprince
14:40jusqu'à 20h
14:42Anne-Sophie Lapix
14:43refait le monde sur RTL
14:45l'énergie est notre avenir
14:46économisons-la
14:47RTL
14:49il est 19h30
14:51Anne-Sophie Lapix
14:53on refait le monde sur RTL
14:55le rappel des titres
14:56avec vous Albanne Leprince
14:57la signature du traité
14:58de libre-échange
14:59entre l'Union Européenne
15:00et les pays du Mercosur
15:01sera-t-elle repoussée ?
15:03le président brésilien
15:04Lula
15:04indique ce soir
15:05qu'il va soumettre
15:06la demande de report
15:07de Georgia Mélanie
15:08la première ministre italienne
15:09lors du sommet du Mercosur
15:11samedi
15:11une annonce
15:12qui intervient
15:13après une grande journée
15:14de manifestation
15:15des agriculteurs
15:16dans les rues de Bruxelles
15:17ils étaient plus de 7000
15:18selon la police belge
15:19en France
15:20la mobilisation
15:21se poursuit
15:22contre la gestion
15:23par le gouvernement
15:24de l'épizotie de dermatose
15:26Sébastien Lecornu
15:27le premier ministre
15:27s'est rendu
15:28sans caméra
15:29ni journaliste
15:29en Ariège
15:31pour échanger avec des éleveurs
15:32dans le troupeau
15:33a été abattu
15:33des perquisitions
15:35menées à la mairie
15:35du 7ème arrondissement
15:36de Paris
15:37au ministère de la Culture
15:38et au domicile
15:40de Rachida Dati
15:40aujourd'hui
15:41dans le cadre
15:42d'une information judiciaire
15:43ouverte par le parquet
15:44national financier
15:46la ministre visée
15:47par une enquête
15:48pour corruption
15:48elle est soupçonnée
15:49d'avoir touché
15:50près de 300 000 euros
15:51d'honoraires
15:52de GDF Suez
15:53lorsqu'elle était eurodéputée
15:54sans en déclarer
15:55la provenance
15:56au Parlement européen
15:57et puis condamnée
15:58à la perpétuité
15:59pour 30 empoisonnements
16:00dont 12 mortels
16:01l'ex-anesthésiste
16:03Frédéric Péchier
16:04annonce son intention
16:05de faire appel
16:06Merci Alban
16:07on vous retrouve à 20h
16:08A tout à l'heure
16:09Anne-Sophie Lapix
16:11On refait le monde
16:12jusqu'à 20h sur RTL
16:13Le Mercosur
16:15est en train
16:15de diviser
16:17les Européens
16:18à commencer
16:18par le couple
16:19franco-allemand
16:20les intérêts divergent
16:21n'est-ce pas là
16:23la limite
16:23de notre Union Européenne
16:25quand les industries
16:26nationales souffrent
16:28on en débat
16:29avec nos invités
16:30Patrick Martin-Jeunier
16:32enseignant à Sciences Po
16:33spécialiste des questions
16:34européennes
16:34Jean-Baptiste Moreau
16:36ancien député
16:37et éleveur
16:37dans la Creuse
16:38Bénédicte Tassar
16:40chef du service
16:40international
16:41de RTL
16:42alors on va retourner
16:43à Bruxelles
16:44retrouver donc
16:45la chef de service
16:45international de RTL
16:47finalement
16:48Emmanuel Macron
16:50serait vraiment
16:51sur le point
16:51d'obtenir
16:52le report
16:53de la signature
16:54c'est ce que l'on me dit
16:55à ma droite
16:56apparemment
16:57Jean-Baptiste Moreau
16:58est assez bien renseigné
16:59écoutez
17:01oui
17:01il a l'air
17:02assez bien renseigné
17:03en tout cas
17:04moi ce que je peux vous dire
17:05c'est que l'Elysée
17:06y travaille
17:06elle y travaille
17:07des deux côtés
17:07elle y travaille
17:09du côté brésilien
17:10le président de la république
17:11a appelé
17:12le Brésil
17:14a appelé
17:14Lula
17:15pour lui parler
17:16et lui parler
17:16d'un éventuel report
17:18et maintenant
17:19il faut convaincre aussi
17:19les autres partenaires
17:20européens
17:22ce n'est pas gagné
17:23notamment
17:23vous le savez bien
17:24l'Allemagne
17:25compte énormément
17:26sur ce traité
17:27pour faire des affaires
17:29énormément de partenaires
17:31européens
17:31ont des difficultés
17:32en ce moment
17:32pourquoi ?
17:33à cause des droits
17:34de douane américains
17:35c'est très difficile
17:36de commercer
17:37et de vendre
17:37aux Etats-Unis
17:38en ce moment
17:38les prix sont plus élevés
17:40à cause aussi
17:41de la Chine
17:42la Chine qui nous envahit
17:43avec ses produits
17:44eux
17:44très bon marché
17:46donc il va falloir
17:48trouver de nouveaux marchés
17:49et le Mercosur
17:50on le rappelle
17:51ce sont 220 millions
17:53d'habitants
17:53pourquoi Georgia Meloni
17:56a-t-elle finalement
17:58rallié Emmanuel Macron
18:00Patrick-Martin-Jeunier ?
18:02je crois que
18:03madame Meloni
18:04depuis qu'elle est présidente
18:05du conseil italien
18:05ça fait 3 ans
18:06est devenue la femme
18:07forte de l'Europe
18:08c'est un trait d'union
18:10en réalité
18:10entre les Etats-Unis
18:12et l'Europe
18:12monsieur disait tout à l'heure
18:14qu'il y avait aussi
18:15des enjeux financiers
18:16pour la politique
18:17agro-commune
18:18les fonds structurels
18:18il le disait hors micro
18:20tout à l'heure
18:20pendant la pause
18:21voilà
18:21en même temps
18:22que le Mercosur
18:23il y a des discussions
18:24dans le cadre
18:27du conseil de l'Europe
18:27sur le nouvel accord
18:29sur la politique
18:30agro-commune
18:31qui doit entrer en vigueur
18:31en 2027
18:32mais il faut savoir une chose
18:33c'est que politiquement
18:33c'est devenu
18:34une personnalité importante
18:36l'Italie est devenue
18:37un pays stable
18:37elle a montré
18:38qu'elle était capable
18:38de faire des choses
18:39rappelez-vous
18:39il y a 3 ans
18:40je ne suis pas particulièrement
18:41partisan de madame Meloni
18:42mais tout le monde
18:42avait peur
18:43tout le monde se moquait d'elle
18:44en disant que ça ne durerait
18:44pas longtemps
18:45et c'est fait 3 ans
18:46que son gouvernement existe
18:47elle a réussi à faire des choses
18:48en matière de réduction
18:49de la dette
18:50en matière de réduction
18:51de déficit
18:52contrôle de l'immigration
18:53illégale
18:53et je vous rappellerai une chose
18:54c'est que dès le début
18:55cette femme a été
18:56extrêmement pragmatique
18:57parce qu'elle s'est alliée
18:59avec Ursula von der Leyen
19:00sur les grandes thématiques
19:01européennes
19:02elle a même renoncé
19:03à un paquet de choses
19:03qu'elle avait défendues
19:04pendant la campagne
19:05peut-être
19:05non mais c'est ça
19:06c'est le pragmatisme
19:07c'est le pragmatisme
19:08d'une femme
19:09c'est à dire que
19:11quand vous dites
19:11c'est ça
19:12mais quand les gouvernements
19:14quels qu'ils soient
19:15d'ailleurs arrivent au pouvoir
19:16ils renoncent à un certain
19:17nombre de promesses électorales
19:18elle a su le faire
19:18les Italiens
19:19que je connais bien
19:21lui en sont grés
19:22et donc voilà
19:23et donc en plus
19:24elle a su faire
19:25la liaison
19:26entre Donald Trump
19:26et les Etats-Unis
19:27on parle effectivement
19:29de ses négociations
19:30sur les droits de douane
19:31quelle est son influence
19:32je ne sais pas
19:32en tout cas
19:33elle est capable
19:33d'avoir un trait d'union
19:34enfin elle a toujours été
19:35très transatlantique
19:36c'est à dire qu'elle soutient
19:37l'Ukraine
19:38tout en disant
19:38qu'elle ne veut pas envoyer
19:39de troupes sur place
19:40donc c'est quelqu'un
19:41qui a fait preuve de pragmatisme
19:42et en l'espèce
19:43bien évidemment
19:44que Madame Mélanie
19:45joue intelligemment
19:46parce qu'elle dit
19:48qu'il est hors de question
19:49de renoncer à cet accord
19:50elle va certainement
19:51négocier avec l'Allemagne
19:53parce que l'Allemagne
19:54est bien en désaccord
19:55avec la France
19:56le report de quelques semaines
19:57mais je peux vous dire
19:58que ça n'ira pas plus loin
19:59parce que c'est un accord
20:01qui met en jeu
20:02l'économie européenne
20:03évidemment on va dire
20:05que c'est peut-être négatif
20:05mais globalement
20:06pour les pays scandinaves
20:07pour l'Allemagne
20:08c'est très important
20:09et d'ailleurs on a appelé
20:10cet accord
20:10l'accord viande contre automobile
20:12parce que bien évidemment
20:13que Monsieur Mertz
20:14il pense avant tout
20:15à l'exportation
20:16de son agitier automobile
20:17le souci c'est que l'accord
20:18viande contre autre chose
20:19c'est tous les accords
20:21qui ont été signés
20:21depuis 15 ans
20:22et on va avoir du mal
20:23à manger des voitures demain
20:24parce qu'aujourd'hui
20:25on est déjà à 20%
20:26d'importation de viande bovine
20:2850% de volaille
20:29parce qu'on n'est plus
20:30alors on parle matin, midi et soir
20:31et les citoyens nous expliquent
20:32qu'il faut de la souveraineté alimentaire
20:34il faut qu'on arrive à produire
20:35sauf qu'on n'y est plus du tout
20:36on n'est plus une puissance agricole
20:37ça c'est une blague
20:39c'est une blague
20:39la souveraineté alimentaire
20:41pour le moment
20:41c'est du blabla
20:42c'est la réalité des choses
20:43c'est M. Macron qui a parlé
20:44de la souveraineté alimentaire
20:44non mais c'est pas que lui
20:45non non c'est pas que lui
20:46si il a beaucoup parlé
20:46de la souveraineté européenne
20:47on a les meilleurs amis
20:48de Mme Méloni
20:49qui sont Jordan Bardella
20:51et Marine Le Pen
20:52qui nous parlent de la souveraineté
20:53matin, midi et soir
20:54or on voit que Mme Méloni
20:56quand elle arrive au pouvoir
20:56en Italie
20:57la première chose
20:58c'est qu'elle brade
20:58la souveraineté alimentaire
20:59donc j'espère que ça va servir
21:02de leçon aux citoyens
21:02français et européens
21:05sur l'état des lieux
21:07de l'extrême droite
21:07quand elle arrive au pouvoir
21:08en fait elle s'assoit
21:12je ne fais pas de politique
21:13parce que j'ai été éleveur
21:14pendant 17 ans
21:14et je sais ce que le Mercosur
21:15va avoir comme conséquence
21:16sur l'église de la souveraineté
21:17il y aura aussi des conséquences
21:18positives pour certaines catégories
21:20notamment
21:20qui vont déjà pas trop mal
21:21et bien oui
21:22il n'y a pas que du négatif
21:24et c'est la France
21:25si les agriculteurs
21:26sont abandonnés aujourd'hui
21:27ce n'est pas uniquement
21:28de la faute de l'Europe
21:28c'est aussi parce que
21:29les pouvoirs publics
21:30ne les ont pas assez soutenus
21:31alors on parlait de l'Allemagne
21:33c'est aussi la faute de l'Europe
21:33parce que la principale politique
21:34européenne c'est quand même
21:36l'agriculture
21:36et aujourd'hui
21:37avec cet accord du Mercosur
21:38si on passe en force
21:39comme on est en train de faire
21:39je peux vous annoncer
21:40que le vote anti-européen
21:41alors ça ne sera peut-être pas
21:42l'ERN
21:42ce sera peut-être un autre
21:43mais vous le faites gonfler
21:44de 20 à 30%
21:45Vous êtes agriculteur
21:48vous devez quand même connaître
21:50des gens qui reçoivent
21:50des subventions
21:51de la part de l'Union Européenne
21:52dans la creusure
21:53certainement
21:53moi j'en connais aussi
21:54mais la politique agricole commune
21:55c'est des aides européennes
21:56je suis un pro-européen convaincu
21:58sauf que l'Europe
21:59il faut qu'elle arrête
22:00qu'elle sorte de sa naïveté
22:01libre-essangiste
22:02et qu'elle se voit
22:03uniquement comme un grand supermarché
22:04où toutes les autres puissances
22:05viennent vendre leurs produits
22:06sans jamais
22:07qu'elle se donne les moyens
22:08d'elle-même produire
22:10On a évoqué
22:10le cas de l'Allemagne
22:12Bénédicte Tassar
22:12le chancelier allemand
22:13donc il est monté au créneau
22:14il monte au créneau
22:15depuis quelques jours
22:16il est furieux
22:16cet accord a une importance
22:18capitale
22:19pour l'industrie automobile allemande
22:21qui souffre en ce moment
22:22considérablement
22:24Mais oui
22:24l'automobile allemande
22:25vous le savez
22:26ferme des usines
22:27on a eu le cas à Dresde
22:28la semaine dernière
22:29de cette usine automobile
22:31de voitures électriques
22:32qui devaient fermer
22:33parce que les voitures
22:34allemandes électriques
22:36sont trop chères
22:37il n'y a personne
22:38pour les acheter
22:39donc l'Allemagne
22:40cherche des débouchés
22:41partout
22:42et donc particulièrement
22:43en Amérique latine
22:45aujourd'hui
22:45et ça c'est important
22:47pour eux
22:47je dirais aussi
22:49que l'Allemagne
22:50voudrait bien
22:51les terres rares
22:52qu'il y a au Mercosur
22:53elle a besoin
22:54de ses minerais
22:55pour fabriquer
22:55des batteries électriques
22:56notamment
22:56et ça
22:57ça serait bien
22:58dans l'accord
22:58pour Friedrich Merz
23:00le chancelier
23:00c'est peut-être
23:01une façon de moderniser
23:02l'accord en fait
23:03c'est ça en fait
23:04on mangera des batteries électriques
23:05mais une fois de plus
23:06enfin brader
23:07non mais aujourd'hui
23:08ce qu'il faut voir
23:09c'est que l'alimentation
23:10est redevenue
23:11une arme géopolitique
23:12d'ailleurs la Russie
23:12l'a très bien compris
23:13la Chine l'a très bien compris
23:14où ils sont en train
23:15de s'armer considérablement
23:17au niveau de la production agricole
23:19pour être autonome
23:20avant en Chine
23:20on envoyait des tonnes
23:21et des tonnes
23:22des milliers de tonnes
23:22de viande de porc
23:24aujourd'hui
23:24ils se sont mis en capacité
23:25de la produire
23:26et nous
23:26je le dis et je le répète
23:27l'Europe se considère
23:28encore comme un gigantesque
23:30supermarché
23:31avec des citoyens
23:32qui ont du pouvoir d'achat
23:33et donc
23:34on leur fourgue
23:35toute la bouffe
23:36toute l'alimentation
23:37et on les empêche
23:38de produire
23:38eux-mêmes
23:39leurs capacités
23:40et donc on réduit
23:41l'autonomie globalement
23:42et les capacités
23:43de décision
23:44de l'Union Européenne
23:44en faisant ça
23:45je vous propose
23:45d'entendre quand même
23:46le président brésilien
23:48Lula
23:48on a vu qu'il était prêt
23:49à proposer un report
23:51au Mercosur
23:52mais il y a deux jours
23:54voilà ce qu'il disait
23:55et il commençait
23:56à s'impatienter
23:56à s'énerver
23:57Le président Macron
24:01en France
24:01est très préoccupé
24:02par les agriculteurs français
24:03qui pensent
24:04qu'ils vont perdre
24:05en compétitivité
24:06face au Brésil
24:06ils ne veulent pas
24:07conclure maintenant
24:08parce que la population
24:09est un peu remontée
24:10en France
24:11et ce même si je lui dis
24:13que le Brésil
24:13n'est pas en concurrence
24:14avec les produits agricoles
24:15de la France
24:16Ce qui est formidable
24:21c'est qu'il fait toujours
24:22sourire
24:22c'est du foutage
24:24de gueule
24:25excusez-moi
24:25d'être vulgaire
24:26mais évidemment
24:27que le Brésil
24:28c'est une arme
24:29pour lui
24:29d'ailleurs
24:29l'alimentation
24:30et c'est un des principaux
24:32fournisseurs
24:32aujourd'hui en Chine
24:33évidemment
24:34que la puissance
24:35agricole brésilienne
24:36c'est pas une légende
24:38c'est une réalité
24:39et que s'il signe
24:40l'accord du Mercosur
24:40c'est pour nos fourguets
24:41de l'alimentation
24:42c'est quasiment
24:44la seule production
24:44qu'ils sont capables
24:45de nous vendre
24:45Est-ce qu'il faut
24:46se fermer aussi
24:48un nouveau marché
24:49sud-américain
24:51quand on voit
24:52que la Chine
24:53est prête
24:53à sauter
24:54sur tout ce qui bouge
24:55est-ce qu'il faut
24:56se fermer
24:56ces marchés-là ?
24:58Non
24:58Patrick Martin Genier
25:00Non mais je suis d'accord
25:01avec monsieur
25:01qu'il faut travailler
25:02notre souveraineté alimentaire
25:04peut-être qu'il y a
25:05un problème de gouvernance
25:06au niveau de l'Europe
25:06mais regardez
25:08le Brésil
25:09effectivement
25:09nous
25:09quand on voit
25:11la façon
25:11alors là où il y a
25:11un vrai problème
25:12c'est le contrôle
25:13des produits
25:13qui sont importés
25:14quand on voit
25:15les produits Chine
25:16qui sont arrivés
25:17précisément de Chine
25:18on a vu des ministres
25:19débarquer à Roissy
25:20pour dire regardez
25:20tout est illégal
25:21donc il y a un vrai contrôle
25:22et le contrôle sanitaire
25:24c'est de la responsabilité
25:25des états
25:25c'est pas l'Europe
25:26qui va faire ses contrôles
25:27c'est chaque état
25:27la police aux frontières
25:28les contrôles sanitaires
25:30qui vont faire ses contrôles
25:30donc c'est très important
25:31mais en même temps
25:32nous ne devons pas
25:33nous fermer ces marchés
25:34vous parliez
25:35de l'industrie automobile
25:35en Allemagne
25:36moi je connais
25:38mon frère qui a travaillé
25:39dans une entreprise
25:41des emplois qui disparaissent
25:42en Allemagne
25:43des milliers d'emplois
25:44un taux de croissance
25:44en Allemagne
25:45qui sera guère plus élevé
25:46que de 0,5%
25:47donc on voit bien
25:48que l'Allemagne aussi
25:49est très affaiblie
25:50et que donc
25:51je pense qu'il a quand même
25:52un aspect positif
25:53et je remarquerais
25:54que le Parlement européen
25:56et le Conseil des ministres
25:57il y a deux jours
25:57ont durci les conditions
25:59précisément de la concurrence
26:01on ne va pas rentrer
26:02dans le détail
26:02mais je crois que c'est
26:03un élément positif
26:04pour montrer que l'Europe
26:05veut se protéger également
26:07mais donc c'est un véritable risque
26:09il faut peser le pour
26:10et le contre
26:11d'ici à tout jeter à la poubelle
26:13moi non je me prends
26:13et en fait
26:14il y a un pays
26:16qui est l'Allemagne
26:16qui est un pays exportateur
26:18et un pays qui est la France
26:18qui est un déficit commercial
26:20sur l'industrie
26:22mais est-ce que
26:22c'est pas le moment
26:23où en fait
26:23au sein de l'Union Européenne
26:24c'est chacun pour soi
26:25non mais après
26:26c'est un choix
26:27je veux dire
26:27l'Angleterre
26:28il y a plusieurs années
26:30a abandonné son agriculture
26:31aujourd'hui
26:31elle produit quasiment plus rien
26:32elle importe quasiment tout
26:33ça peut être un choix
26:34maintenant
26:34aujourd'hui
26:35je veux dire
26:36à moins de manger des terres rares
26:37ou des batteries
26:38de voitures
26:39on va avoir quand même du mal
26:41à se nourrir
26:42si on n'arrive plus
26:42à rien produire
26:43aujourd'hui on importe
26:43très peu de viande du Brésil
26:45ah bah si
26:45on importe quasiment
26:48la moitié de la volaille
26:49qu'on consomme
26:49elle vient quasiment
26:50de l'Amérique du Sud
26:51sur le bœuf
26:52on n'importe que 20%
26:54non mais je suis pas pour
26:54contrairement à la gauche
26:55et à l'extrême gauche
26:56je suis pas pour une agriculture
26:57autarcique
26:58toutes les filières agricoles
26:59aujourd'hui
26:59elles ont besoin d'exporter
27:01donc c'est pas le sujet
27:02c'est pour ça que j'avais voté le CETA
27:03le seul sujet
27:04c'est qu'on soit
27:05sur la même ligne de départ
27:06c'est à dire que vous pouvez pas courir
27:07un 400 mètres
27:08avec un qui part 100 mètres
27:09avant l'arrivée
27:09parce que sinon vous êtes sûr de perdre
27:10on est d'accord
27:11donc il faut faire des accords
27:12qu'avec des pays
27:13non non non
27:14c'est pas ce que je dis non plus
27:14mais si on a vraiment
27:16des moyens de contrôle
27:16parce que j'ai participé
27:18aux exports de viande
27:18en Chine de viande bovine
27:19j'étais avec le Président de la République
27:21en 2019
27:21en Chine
27:22pour essayer de vendre
27:23de la viande bovine
27:23ce qu'ils ont fait les Chinois
27:25c'est qu'ils ont envoyé des émissaires
27:26pour venir contrôler nos abattoirs
27:27comme quoi ils étaient bien conformes
27:29à leurs normes
27:30nous l'Europe non
27:31nous l'Europe on contrôle
27:32quand ça arrive au port d'Alterdame
27:342% de ce qui arrive
27:35globalement à quelque chose près
27:36et puis c'est tout
27:37c'est bien
27:37puis les autres c'est du déclaratif
27:39des pays d'origine
27:39alors je peux vous dire
27:40que pour bien connaître le Brésil
27:42je le dis et je le répète
27:43normalement ils n'ont pas le droit
27:44ils ont dû construire une filière
27:45sans hormones
27:46pour exporter sur la France
27:48cette filière n'existe pas
27:49n'a jamais existé
27:49il y a eu que de traçabilité
27:50on va reprendre ce débat
27:51ce qui m'étole
27:52c'est qu'on s'en aperçoit
27:53que maintenant
27:53moi ça fait 20 ans que je le dis
27:55j'étais président de coopérative
27:57le gouvernement
27:57le gouvernement
27:58voilà ça fait 20 ans
27:59les différents gouvernements
28:00et on reprend cette conversation
28:01juste après la pause
28:02on refait le monde sur RTL
28:06avec RTL
28:08Anne-Sophie Lapix
28:11on refait le monde
28:12jusqu'à 20h sur RTL
28:13cette mobilisation des agriculteurs
28:16ce rejet d'un accord
28:18aujourd'hui porté
28:19donc surtout par la France
28:20est-ce que c'est le choix
28:22du protectionnisme ?
28:23est-ce que c'est le début
28:24de la fin du commerce
28:25international
28:26déjà malmené par les américains
28:27on en débat avec nos invités
28:29Patrick Martin-Jeunier
28:30enseignant à Sciences Po
28:32spécialiste des questions européennes
28:33Jean-Baptiste Moreau
28:35ancien député et éleveur
28:36dans la Creuse
28:37et Bénédicte Tassar
28:39chef du service international
28:40de RTL
28:41on refait le monde sur RTL
28:44l'Etat est en train
28:47de massacrer des troupeaux
28:49et en même temps
28:49on va faire des accords
28:51Mercosur
28:52pour acheter de la viande
28:53et autres produits
28:55à l'étranger
28:56en particulier
28:56dans les pays sud-américains
28:58c'est une honte
28:59je pense que l'Etat
29:01devrait lancer une sorte
29:02d'aide de solution
29:03qui permette aux français
29:04de consommer français
29:05point barre
29:05si on commence
29:07à consommer du français
29:08on va créer une spirale
29:09où les agriculteurs
29:11sont mieux rémunérés
29:12les commerçants locaux aussi
29:13et de fil en aiguille
29:15tout le monde
29:16tout le monde sera
29:16dans la même dynamique
29:17et ça ne peut faire
29:18que du bien au pays
29:19on entend des auditeurs
29:23dans les auditeurs
29:23la parole à midi
29:25voilà
29:25ces paroles d'auditeurs
29:27alors la France
29:28on parle de l'agriculture
29:29mais elle voit aussi
29:30ces industries disparaître
29:32et notamment
29:34dans le textile
29:34les petits colis taxés
29:36c'est la nouvelle mesure
29:37que défendent les français
29:38et plus largement
29:39les européens
29:40on est quand même
29:41de plus en plus
29:41dans une ambiance
29:42de fermer nos frontières
29:44parce qu'on est submergé
29:45par les produits
29:46notamment chinois
29:47oui je crois que
29:49ce que disait M. Maud
29:50il faut effectivement
29:52on est dans une situation
29:54un peu de naïveté
29:54je crois qu'il ne faut pas
29:56hésiter à parler
29:57de barrières protectionnistes
29:59parce que si c'est
30:00notre industrie
30:01qui échoue
30:02on a encore vu
30:03une grande marque
30:04d'électroménagers
30:05fermer ses portes
30:07brant
30:08c'est une catastrophe
30:09pour l'industrie française
30:10et donc
30:11cette notion de souveraineté
30:13qui est une idée
30:13très intéressante
30:14malheureusement
30:15ne voit pas le jour
30:15si notre agriculture
30:17n'est plus souveraine
30:18si notre industrie
30:19n'est plus souveraine
30:19nous allons effectivement
30:21être submergés
30:22par des produits
30:23de grande puissance
30:24la Chine
30:25qui a derrière
30:26son commerce
30:26également
30:27une ambition impérialiste
30:28et dominatrice
30:30les Etats-Unis
30:31qui veulent absolument
30:32nous envoyer
30:33ces produits
30:34et nous imposer
30:35des taxes
30:35je crois qu'à un moment donné
30:37effectivement
30:37nous devrons faire attention
30:39ne pas hésiter
30:40à élever nos barrières
30:41on parlait des barrières
30:42tarifaires et non tarifaires
30:43sur ce point
30:44je suis d'accord
30:44nous faisons peut-être
30:46preuve de trop de naïveté
30:47mais il y a un vent libéral
30:49qui souffle aujourd'hui
30:49sur le monde
30:50vous voyez des élections
30:52en Amérique latine
30:52Trump
30:53en Europe
30:55on a un vent libéral
30:56qui souffle sur l'Europe
30:57et je crois que c'est
30:58très très important
30:59il faut faire attention
31:00parce que
31:00comme le disait
31:02le président de la république
31:03l'Europe
31:03elle l'a fait
31:04pendant le Covid
31:05l'Europe doit protéger
31:06c'est peut-être là
31:07que nous devons avoir
31:08une réflexion
31:09à fond
31:09en profondeur
31:10pour savoir si un jour
31:11nous devons effectivement
31:12sortir de cet état
31:13de cet état de naïveté
31:15c'est ça
31:15et il faut qu'elle s'affirme
31:17réellement
31:17comme Europe puissance
31:18alors elle s'affirme
31:19de plus en plus
31:20au niveau géopolitique
31:20et au niveau militaire
31:21mais il faut aussi
31:22qu'elle s'affirme
31:23au niveau économique
31:23je veux dire
31:24moi je ne suis pas un fan
31:25du tout du protectionnisme
31:26je pense que ça ne débouche
31:27sur rien de très bon
31:28parce qu'on crée de l'inflation
31:30on augmente les tarifs
31:30pour les consommateurs
31:31je ne suis pas sûr
31:32que ce soit une bonne idée
31:32mais en même temps
31:33quand on a en face de soi
31:35la Chine
31:35et les Etats-Unis
31:37qui élèvent des barrières
31:38et ce n'est même plus des barrières
31:39c'est des gros murs
31:40notamment les Etats-Unis
31:41les mesures de Trump
31:42sur l'importation
31:43et sur les textes à l'importation
31:44on ne peut pas en face
31:46nous dire
31:46c'est pas grave
31:47alors amenez-nous vos produits
31:49c'est pas gênant
31:50nous on va vous laisser rentrer
31:52avec 0% de doigts de douane
31:53c'est pas possible
31:54en fait ça nuit
31:56à notre influence
31:57au niveau géopolitique
31:58et au niveau militaire aussi
31:59parce qu'au bout d'un moment
32:01on passe pour les couillons
32:02et les dindons de la farce
32:03comment on a fait
32:05quand on a dû
32:06ouvrir les frontières
32:08vers l'Europe de l'Est
32:09qui produisait
32:10des produits bien moins chers
32:12mais le marché commun
32:12ça a été une formidable aventure
32:14et pour l'agriculture
32:15ça a été largement positif
32:16c'est pour ça
32:16que je ne suis pas du tout
32:17anti-européen
32:18bien au contraire
32:19moi j'ai connu
32:20à l'époque à l'Italie
32:21qui avait des grosses difficultés
32:23qui dévaluait la lire italienne
32:24tous les 8 jours
32:25et vous avez
32:26nous on en voit
32:27il se trouve
32:27on envoie beaucoup d'animaux
32:28ce qu'on appelle les broutards
32:29c'est-à-dire les jeunes veaux
32:30de 7 mois
32:30se faire engraisser en Italie
32:31quand vous avez une dévaluation
32:33dans le week-end
32:33de 30% de la lire italienne
32:35vous aviez le prix du broutard
32:36qui s'est fondé de 20%
32:37en l'espace de 3 jours
32:38donc le marché commun
32:39l'arrivée de l'euro
32:41pour l'agriculture française
32:42et européenne
32:43ça a été une bénédiction
32:44et les aides structurelles
32:45ont été vers les pays de l'Est
32:47pour essayer justement
32:48de remonter le niveau de vie
32:49c'est grâce à ça
32:50qu'on a
32:50alors on n'est pas encore harmonisé
32:52mais c'est grâce à ça
32:53qu'on a convergé
32:53au niveau de nos économies
32:54et en s'imposant
32:56des règles mutuelles
32:57et collectives
32:59Patrick Martin-Jeunier
33:00vous savez il y a plus de 30 ans
33:01moi je suis allé
33:01dans la Pologne
33:02post-communiste
33:03moi aussi je vendais des reproducteurs
33:05en extérieur de l'Est
33:06et moi je t'étais très surpris
33:07quand je suis arrivé en Pologne
33:08monsieur Jarouleski
33:10le général était encore
33:11président
33:12et puis le premier ministre
33:13de Solidarnosc
33:14on laborait les champs
33:16avec des chevaux de hers
33:17et j'avais cru me retrouver
33:18dans la France des années 50
33:19et qu'est-ce qui s'est passé
33:21c'est que l'Union Européenne
33:22est venue à la rescousse
33:23de la Pologne
33:23et aujourd'hui c'est la Pologne
33:25qui dit attention
33:25moi je suis envahie
33:26par des produits ukrainiens
33:27et donc c'est pas normal
33:28donc c'est
33:29vous voyez ce que je veux dire
33:30c'est que le problème
33:31de l'Europe aujourd'hui
33:32parce qu'on parle par exemple
33:33de l'Ukraine
33:33lorsqu'on autorisait
33:34l'importation de poulets
33:35à très faible prix
33:36moi je connais bien
33:37le département de l'Ain
33:38avec le poulet de Bresse
33:39voilà et bien
33:40il n'y a rien de mieux
33:40que le poulet de Bresse
33:41mais le poulet d'Ukraine
33:42voilà il coûte nettement
33:43moins cher
33:44donc c'est pas uniquement
33:44l'Amérique latine
33:46c'est aussi à l'intérieur
33:47il y a aussi de la solidarité
33:48et une chose
33:49c'est que sans doute
33:50que le budget
33:50de la politique agricole commune
33:52devrait être encore élevé
33:53encore plus élevé
33:54si nous intégrons
33:55d'autres pays
33:55l'Union Européenne
33:56il n'y a pas que l'Ukraine
33:57il y a une dizaine
33:58de pays qui sont candidats
33:59donc là aussi
34:00il faut que ce soit
34:00gagnant-gagnant
34:01mais jusqu'à présent
34:01il y a une catégorie
34:03de personnes
34:04dont on n'a pas parlé
34:04jusqu'à présent
34:05ce sont les consommateurs
34:06il y a beaucoup de gens
34:07malheureusement
34:08ils vont payer moins cher
34:09parce qu'il y a
34:09la crise de l'inflation
34:10voilà
34:10il y a beaucoup de consommateurs
34:12qui ne peuvent plus
34:13se payer de la nourriture
34:14de qualité
34:14il faut le savoir
34:15donc c'est ça aujourd'hui
34:17à quoi il faut penser
34:18vous avez une famille nombreuse
34:19et que vous devez acheter
34:20du poulet
34:20vous n'allez pas acheter
34:21le poulet de Brest
34:22malheureusement
34:22complètement d'accord
34:23et c'est bien tout le problème
34:25de l'agriculture française
34:26et européenne
34:27depuis des années
34:28c'est qu'on manque
34:28de vision à long terme
34:29une exploitation agricole
34:30ça se pilote à 10 à 20 ans
34:31ça ne se pilote pas
34:32aux prochaines élections
34:32législatives
34:33aux prochaines élections législatives
34:35et donc on manque
34:36d'hommes politiques
34:36qui ont une vraie vision
34:37sur le long terme
34:38avec le président de la république
34:39derrière lequel je me suis engagé
34:40en 2017
34:40on avait quand même
34:41un certain nombre d'idées
34:42l'Europe puissance
34:43tout ça c'était
34:44l'Europe de la défense
34:45aussi la souveraineté
34:46c'était déjà des choses
34:47dont on parlait à l'époque
34:48en 2016 et 2017
34:49on était un peu
34:50à contre-temps sans doute
34:51mais voilà
34:52c'était des choses
34:52dont on parlait
34:53mais aujourd'hui
34:54oui je suis d'accord
34:55mais le consommateur
34:55on ne peut pas expliquer
34:56qu'on va produire français
34:57pour le consommateur
34:58qui a les moyens
34:58et puis le reste
34:59on va l'importer
34:59on va importer de la merde
35:00pour celui qui n'a pas les moyens
35:01c'est pas entendable
35:02aujourd'hui c'est comme ça
35:04que ça fonctionne
35:04aujourd'hui c'est comme ça
35:05que ça fonctionne
35:06malheureusement
35:06mais le problème
35:08c'est parce qu'on a
35:09un certain nombre de contraintes
35:10aussi qu'on s'est donné
35:10au niveau européen
35:11alors peut-être
35:11il faut enlever certaines
35:12c'est possible
35:13mais qui font que
35:14effectivement
35:15ça a un prix
35:16de se nourrir français
35:17aujourd'hui
35:17et que la plupart
35:18des consommateurs
35:19ne sont pas prêts
35:19à payer ce prix
35:20ils préfèrent acheter
35:21du poulet d'import
35:22parce qu'il est moins cher
35:23alors l'accord
35:23du Mercosur
35:24vous le disiez tout à l'heure
35:25ça fait quand même
35:2525 ans qu'il est sur la table
35:27qu'il n'a pas été adopté
35:30on va écouter ce que disait
35:31notre éditorialiste économique
35:32François Langlais
35:33ce matin sur RTL
35:34cet accord est un peu court
35:36c'est un accord commercial
35:37comme on le faisait avant
35:39il gagnerait à être élargi
35:41en associant
35:42les aspects stratégiques
35:43la défense
35:44ou bien des engagements
35:46sur la fourniture
35:46de matières premières
35:47comme les terres rares
35:48ou bien encore
35:49des investissements communs
35:51vous savez
35:51c'est la grande leçon de Trump
35:52que l'Europe n'entend pas encore
35:54l'accès au marché européen
35:56ça vaut cher
35:56ça vaut plus cher
35:58que la simple ouverture
35:59commerciale réciproque
36:00Bénédicte Tassar
36:02vous êtes en direct
36:03de Bruxelles
36:04est-ce qu'il est question
36:04de l'élargir
36:06à la défense
36:06cet accord ?
36:07est-ce que la négociation
36:08pas du tout
36:08pas du tout
36:10pour l'instant déjà
36:11déjà si on arrive
36:12à se mettre d'accord
36:12sur ce qui est écrit
36:13on aura fait
36:16un grand pas
36:16on parlait
36:17de l'Ukraine
36:19l'Ukraine ça va vraiment
36:19être le gros dossier
36:21pour l'agriculture française
36:23dans les prochaines années
36:24ça c'est vrai
36:25que les poules ukrainiens
36:26les céréales
36:26ukrainiennes
36:28ça va être le gros dossier
36:28maintenant
36:29c'est pas infaisable
36:30les Européens
36:31vous savez
36:31ils ont déjà signé
36:32une quarantaine
36:33d'accords commerciaux
36:34une quarantaine
36:35d'accords commerciaux
36:36qui comporte des zones
36:37dans le monde entier
36:3870 pays environ
36:40le dernier
36:41c'était le CETA
36:41avec le Canada
36:42on en a énormément parlé
36:44il y a aussi eu
36:45des signatures
36:46avec le Japon
36:47la Corée du Sud
36:48le Vietnam
36:48on commerce avec
36:49la Nouvelle-Zélande
36:50et il y a beaucoup
36:51de pays
36:52qui attendent
36:53à la porte
36:53depuis 20 ans
36:55l'Inde discute
36:57avec Bruxelles
36:5820 ans
36:58il y a l'Indonésie
36:59il y a l'Australie
37:00et l'Australie
37:01ça coince aussi
37:02sur la viande
37:02je suis complètement d'accord
37:06avec ce que
37:07votre responsable
37:08du service économique
37:09vient de dire
37:09l'Europe
37:10c'est un des rares
37:11je ne suis pas spécialiste
37:12économique
37:13mais je connais bien
37:14mon secteur
37:14international
37:15pardon
37:15excusez-moi
37:16mais l'Europe
37:18c'est un des rares
37:18marchés solvables
37:19c'est-à-dire
37:19qui paye
37:20au niveau mondial
37:22aujourd'hui
37:22donc évidemment
37:22que ça attire
37:23la convoitise
37:24de l'ensemble
37:24des fournisseurs
37:25notamment
37:26de matières agricoles
37:27mais c'est pas pour ça
37:29que nous
37:29on doit dire
37:30on ne produit plus
37:31à ce moment-là
37:31et puis on va faire
37:32que produire des avions
37:33ou des voitures
37:33qu'on va vendre
37:34en plus
37:34on sait que dans
37:36ces entreprises-là
37:37en plus
37:37il y a des transferts
37:37de technologies
37:38qui font que
37:38la production
37:39elle n'est pas toujours
37:40dans les pays d'origine
37:41mais parfois
37:41elle est transférée
37:42dans les pays
37:43destinataires
37:44donc voilà
37:45je pense qu'il faut
37:47vraiment qu'on sorte
37:48de la naïveté
37:49je pense que la commission
37:50européenne n'est toujours
37:51pas sortie de cette naïveté
37:52de la prise en compte
37:53des évolutions géopolitiques
37:55récentes avec
37:55l'élection de Trump
37:56avec les prises de pouvoir
37:58de Poutine
37:58et autres
38:00je pense qu'on est
38:01encore dans une vraie naïveté
38:03Patrick Martin-Jeunier ?
38:04Oui non je veux dire
38:05par là que
38:05il n'y a pas que
38:06la commission européenne
38:07qui est souvent critiquée
38:08non non c'est les pays
38:09oui je suis d'accord
38:09et puis
38:11je voudrais dire
38:12que non
38:12nous n'arriverons pas
38:14à intégrer des pays
38:15si on n'augmente pas
38:16considérablement
38:17le budget de la politique
38:18agricole commune
38:19si nous devions intégrer
38:20l'Ukraine
38:20j'ai entendu 2027
38:21mais c'est impossible
38:22même 2030
38:23j'étais à Bruxelles
38:24moi il y a 15 jours
38:25on était très inquiets
38:26sur l'évolution
38:27en Ukraine
38:27si donc
38:28on ne redonne pas
38:29des moyens supplémentaires
38:30à la politique
38:30agricole commune
38:31qui devra fatalement
38:32être réorientée
38:33vers l'Ukraine
38:34ou d'autres pays
38:35nous n'y arriverons pas
38:37ce qu'il faut aujourd'hui
38:37c'est qu'il faut
38:39augmenter le budget
38:40et j'ai cru comprendre
38:40que certains pays
38:42du nord
38:43ne veulent pas
38:43se déter
38:44le réduire de 20%
38:45aujourd'hui
38:46l'Allemagne également
38:47ne veut pas
38:48déter l'Europe
38:48regardez ce qui se passe
38:49par rapport à l'aide
38:50à la reconstruction
38:51donc aujourd'hui
38:52il y a des vrais problèmes
38:53des enjeux politiques
38:54et financiers
38:54et je crois qu'aujourd'hui
38:56il y a aussi une responsabilité
38:57de l'Etat
38:58en France
38:58de venir soutenir
38:59nos agriculteurs
39:00d'avoir un véritable plan
39:02de sauvegarde
39:02car moi quand je vois
39:03des agriculteurs
39:04parce qu'il y a deux ans
39:05on en parlait déjà beaucoup
39:05non mais c'est des agriculteurs
39:06qui sont désespérés
39:07parce qu'il y a des agriculteurs
39:09qui ont de grosses exploitations
39:10qui s'en sortent
39:11il y en a d'autres
39:11ils ne peuvent plus
39:12et quand on voit que les jeunes
39:13veulent s'installer
39:13c'est ça le futur de la sauvegarde
39:15et même les grosses
39:16commencent à ne plus en sortir
39:17et on commence à avoir
39:17de la déprise agricole
39:18c'est-à-dire des terres
39:18qui ne trouvent pas preneur
39:19au niveau agriculteur
39:20mais on a réussi à intégrer
39:22l'agriculture espagnole
39:23ou portugaise
39:23qui à l'époque
39:24de son intégration
39:24dans l'Union Européenne
39:25il y avait autant de différences
39:27qu'avec l'Ukraine
39:27donc c'est faisable
39:28mais dans un pas de temps
39:29compatible
39:30et avec des moyens financiers
39:31qui doivent être mis en face
39:32sinon c'est pas possible
39:33il n'y a pas autant de membres
39:34qu'aujourd'hui
39:34Merci beaucoup à vous
39:36d'être venu débattre
39:37sur ce plateau
39:39Demain Thomas Soto
39:40recevra la porte-parole
39:41du gouvernement
39:42Maude Bréjon
39:43Quant à Marc-Olivier Fogel
39:45il accueillera Olivier Mine
39:46Il est l'heure
39:47de retrouver André Desselier
39:48Bonsoir André
39:49Quelle histoire
39:50allez-vous nous raconter
39:51ce soir ?
39:51Bonsoir Anne-Sophie
39:53Ce soir je vais vous raconter
39:54l'histoire du Splendide
39:55La troupe qui a fait rire
39:57des générations
39:58avec ses comédies cultes
40:00A tout de suite
40:00sur RTL
40:01A tout de suite André
40:02RTL
40:05Votre radio
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