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Regardez L'esprit de l'info avec Alain Duhamel avec Thomas Sotto du 25 mai 2026.

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00:017h, 9h30, RTL Matin, Thomas Soto.
00:04C'est notre époque et on va revenir sur ces négociations en cours entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:09Et on en parle comme tous les lindiques notre éditorialiste politique Alain Duhamel.
00:12Bonjour Alain.
00:13Bonjour.
00:14Ce que je vous propose c'est qu'on écoute Marco Rubio, c'est le secrétaire d'Etat américain,
00:18autrement dit leur ministre des Affaires étrangères.
00:20C'est lui qui dit oui il va y avoir un accord, peut-être pas, ça va venir dans une
00:24heure, pas dans une heure.
00:24Sa toute dernière déclaration raconte ça.
00:28Nous sommes toujours en plein travail.
00:30Comme je l'ai dit, nous pensions avoir des nouvelles hier soir.
00:32Et aujourd'hui un accord est toujours possible, mais il ne faut pas trop s'emballer.
00:35Il faut un peu de temps pour avoir une réponse.
00:37Le président ne veut pas conclure un mauvais accord.
00:39Il ne faut pas trop s'emballer, sauf que le président dont il parle, Donald Trump,
00:42passe son temps à s'emballer, à se déballer, à se remballer.
00:45Comment vous voyez les choses ?
00:47Est-ce que vous croyez qu'on est vraiment au bord d'un accord
00:49ou est-ce qu'on est toujours dans une espèce d'agitation médiatique permanente ?
00:52J'ai l'impression qu'on se dirige quand même plutôt vers un accord.
00:55Mais je dis ça et je relativise aussitôt
00:59parce qu'avec Donald Trump, n'importe quoi peut se passer n'importe quand
01:04et dans n'importe quel sens.
01:07Donc il y a évidemment toujours des guillemets à prendre avec lui.
01:12Mais pour le reste, on voit quand même que la pente, c'est vers un accord.
01:16Ce qui signifie que concrètement,
01:20Donald Trump a complètement manqué d'atteindre son but.
01:24Il n'y avait pas du tout arrivé.
01:26S'il y a un accord là, on est d'accord qu'on parle d'un accord.
01:28On ne parle pas de démanteler le programme nucléaire iranien.
01:32On parle de rouvrir le détroit d'Hormuz,
01:34qui est un problème qui n'existait pas avant le début de la guerre, il y a trois mois.
01:37Vous avez tout à fait raison.
01:38Et en plus, ça signifie un accord avec qui ?
01:41Avec les dirigeants d'un régime que Trump voulait abattre.
01:47L'idée, c'est ce qu'il disait dès le départ,
01:50c'était le peuple va se soulever, ce régime va sombrer, etc.
01:54C'est peut-être dommage que ce régime n'ait pas sombré
01:56parce qu'il faut reconnaître que ce n'est pas le plus sympathique du monde.
01:59Mais il n'empêche qu'il est toujours là.
02:01Ça veut dire qu'il a échoué sur toute la ligne de Donald Trump dans sa guerre en Iran ?
02:04Je pense d'abord qu'il n'avait rien à y faire, pour commencer.
02:06Je pense qu'ensuite, comme d'habitude, il multiplie les rhodomontades.
02:12Alors, il explique qu'il va tout gagner, que ça va être formidable,
02:15que le monde va être plus calme, etc.
02:17Et c'est toujours le contraire qui se produit.
02:20Écoutez ce qu'en disait Mansour Barami.
02:22Vous connaissez Mansour Barami, joueur de tennis iranien,
02:24franco-iranien maintenant, 70 ans.
02:27Beaucoup de talent.
02:27Beaucoup de talent, beaucoup de lucidité aussi.
02:29Et qu'il y a ses deux frères et sa sœur qui sont encore en Iran.
02:33Voilà ce qu'il disait, de quel regard il voyait l'offensive de Trump sur son pays.
02:38Il est en train de détruire le pays.
02:40Il n'aide pas les gens.
02:42Et c'est ce qu'il est en train de faire maintenant.
02:44Il est en train de durcir le régime encore.
02:46Il dit le régime est changé, le régime est changé.
02:48Pas vrai ?
02:49Non, le régime n'est pas changé de tout.
02:51Ça veut dire que ça sera pire, et c'est déjà pire,
02:53aujourd'hui qu'hier pour les Iraniens ?
02:56Oui, parce qu'il y a effectivement deux problèmes.
02:58Il y a Trump voulait éradiquer le régime.
03:03Mais le régime, c'est peut-être dommage, mais il est toujours là.
03:06Et d'autre part, pour la population, c'est la population qui perd tout dans cette affaire.
03:11Puisqu'il y a à la fois des destructions très ennuyeuses pour la population,
03:16très dangereuses, même notamment dans tout l'équipement hospitalier qui a été détruit.
03:23Je veux dire, il n'y a aucune précaution qui a été prise.
03:25Et puis, ils sont dans un état économique à la suite de ça.
03:29C'est d'ailleurs compréhensible, mais terrible.
03:32Alors, le niveau de vie n'était déjà pas très élevé, surtout dans les campagnes.
03:36Mais aujourd'hui, il plonge.
03:38Et la vérité, c'est que plus personne ne parle des difficultés de la population civile,
03:42des difficultés des femmes, des exécutions sommaires qui continuent.
03:45Il suffit qu'on dise, tiens, toi, tu es un espion,
03:47ou toi, tu as travaillé pour être pendu en place.
03:49Absolument, le régime est de plus en plus féroce et le niveau de vie est de plus en plus bas.
03:56Donc, qui a perdu la population iranienne ?
04:00Où est-ce qu'il a échoué, Donald Trump ?
04:01C'est quoi l'erreur originelle ?
04:03Parce qu'on connaît sa méthode, les rodomontades, il fait du bruit, c'est spectaculaire.
04:08Ça n'a pas si mal marché au Venezuela, finalement ?
04:10Oui, au Venezuela, parce que c'était une opération militaire hyper professionnelle,
04:15très bien menée, dans des conditions qui n'ont rien à voir avec l'Iran,
04:19qui est un pays immense et organisé pour la résilience.
04:24Parce que comme l'Iran a toujours été provocateur vis-à-vis de tous les états de la région,
04:29il a appris aussi à savoir se barricader.
04:33Et donc, espérer pouvoir complètement déstabiliser les dirigeants, non.
04:40Ils peuvent, ce que les Israéliens sont arrivés à faire, ils peuvent les décimer.
04:45Mais ça ne veut pas dire, parce qu'on décime les dirigeants, qu'on abat le régime.
04:49Oui, parce que finalement, certes, il pourra dire qu'il a fait tomber Ramenei,
04:52mais sauf qu'il y a Ramenei Junior qui est arrivé derrière.
04:54Et que ça ne change rien, quel que soit son état de santé,
04:56parce qu'on sait qu'il a été blessé lors d'un bombardement américain,
04:59ça ne change strictement rien.
05:01Non, alors, le changement interne, qui n'est pas définitif,
05:06mais enfin, qui est bien esquissé,
05:08c'est qu'on a l'impression que les autorités religieuses
05:12ont moins d'impact absolu qu'avant,
05:14et que ce sont plutôt les militaires des gardiens de la Révolution
05:17qui ont pris les choses en main, ce qui d'ailleurs contient un conflit.
05:20Ce qui n'est pas plus doux.
05:21Ils sont tout aussi durs.
05:23Non, non, mais ça, les dirigeants de l'Iran d'aujourd'hui
05:28sont une catastrophe pour la population
05:30et pour la paix dans la région.
05:32Mais ça n'est pas en les attaquant
05:35pour les obliger à quitter le pouvoir
05:39sans y parvenir
05:40qu'on se renforce.
05:42Non, ça renforce le régime.
05:44Et on s'interroge aussi sur le rôle
05:46que nous ne jouons pas,
05:48nous, la France,
05:49nous, l'Union Européenne.
05:50Je voudrais qu'on écoute Mathilde Panot.
05:51Mathilde Panot qui est la chef
05:52des députés insoumis
05:54et qui était hier soir l'invité du grand jury sur RTL.
05:57Et voilà ce qu'elle disait sur le rôle
05:58que nous devrions ou que nous aurions dû jouer.
06:01Si nous étions aux responsabilités,
06:03nous aurions construit un front du refus,
06:06notamment avec l'Espagne et avec d'autres pays,
06:08pour dire non à la guerre illégale menée par Trump,
06:10pour refuser le chantage qui est fait,
06:12notamment à l'Europe,
06:13via l'OTAN,
06:14pour imposer 5% de dépenses militaires.
06:17Donc nous, nous aurions fait un front du refus.
06:19Nous aurions fait un front du refus,
06:21dit l'insoumise Mathilde Panot.
06:22Est-ce qu'il aurait fallu être plus ferme
06:24face à Donald Trump et Benjamin Netanyahou ?
06:26D'abord, je suis sûr qu'effectivement,
06:28les insoumis auraient mis sur pied un front du refus
06:32et je suis certain que ça n'aurait servi à rien.
06:35Si les Etats-Unis décident de s'engager,
06:37ils s'engagent.
06:38Quoi qu'on fasse ou qu'on fasse pas,
06:39ils s'en moquent.
06:39Bien sûr.
06:40D'ailleurs, la démonstration a été faite,
06:45puisque Donald Trump a décidé d'attaquer,
06:48dans la première phase,
06:49pendant les 12 jours,
06:51il a décidé d'attaquer.
06:52Il n'a non seulement pas consulté,
06:55mais même pas informé les Européens.
06:57Il n'a même pas eu un coup de fil.
06:58Non.
06:59Ils ont découvert ça en regardant CNN ou BFM.
07:00Autrement dit,
07:01ils se moquent éperdument de ce que pensent les Européens.
07:04Les Américains se moquent de ce que pensent les Européens.
07:07Et les Européens protestent.
07:10Certains plus vigoureusement que d'autres.
07:12Par exemple, les Espagnols sont très en flèche dans leurs protestations.
07:15Je pense qu'ils ont raison.
07:17Ils ont raison, vous pensez.
07:18Vous pensez qu'Emmanuel Macron,
07:19qui est resté sur une posture un peu d'observateur,
07:21ce n'était pas le bon positionnement ?
07:23Je pense que l'Espagne,
07:27en politique étrangère,
07:28a deux terrains favoris,
07:31naturels d'ailleurs,
07:32qui est d'un côté l'Amérique latine,
07:34pour des raisons historiques,
07:35et de l'autre côté la Méditerranée.
07:37Et donc, quand ils veulent essayer de marquer le coup
07:40du point de vue espagnol,
07:41il faut que ce soit dans ces deux régions-là,
07:44et le Premier ministre l'a fait très bien.
07:47La France, je trouve, a eu une position qui était intelligente,
07:52qui est de dire,
07:54on n'a pas été informé,
07:55on ne nous a pas demandé notre avis,
07:57alors on ne sera pas partie prenante,
07:59on ne sera pas que belligérant,
08:01on sera présent dans la région,
08:03parce qu'on compte dans la Méditerranée,
08:05mais on ne sera pas du tout belligérant.
08:07Bon, alors, je pense que c'est très bien, ça.
08:11Mais, il n'empêche que du coup,
08:15disons qu'on remplit un second rôle.
08:17Oui, et un rôle un peu de médiateur,
08:19parce qu'on a continué à parler au président iranien,
08:21notamment...
08:21On a continué à parler un peu à tout le monde,
08:23d'ailleurs, avec notamment les Émirats,
08:25etc., bien sûr.
08:26Non, non, mais que la France ait agi en faveur de la paix,
08:30c'est certain,
08:30que la France ait eu un rôle déterminant,
08:33ça n'est pas certain du tout.
08:34Bon, on va dire quelques mots de la campagne présidentielle.
08:36Chez nous, justement,
08:37parce qu'il y a de plus en plus de candidats
08:39qui veulent piquer sa place, Emmanuel.
08:41Alors, pas lui piquer,
08:41parce qu'il ne pourra pas être que candidat une troisième fois,
08:43parce qu'il a déjà été élu deux fois avec la Constitution.
08:44En tout cas, pas tout de suite.
08:45Pas tout de suite, voilà.
08:46Peut-être...
08:47Il aura le droit après.
08:48Oui, oui, il aura le droit.
08:49Il passe au moins un mandat de césure,
08:50après, il aura le droit.
08:51Donc, de plus en plus de candidats déclarés,
08:53notamment à droite,
08:54Bruno Retailleau,
08:54Édouard Philippe,
08:55et aussi donc Gabriel Attal,
08:56qui a officialisé sa candidature ce week-end
08:59dans l'Aveyron.
08:59Tiens, on l'écoute, l'ancien Premier ministre.
09:01C'est parce que j'aime profondément la France
09:03et que j'aime profondément les Français
09:04que, oui, j'ai décidé d'être candidat
09:06à la présidence de la République.
09:08Je vous vois esquisser un sourire, Alain Duhamel.
09:10Je trouve qu'il y a beaucoup de candidats
09:12dans cette famille politique élargie,
09:15entre Bruno Retailleau,
09:17Édouard Philippe,
09:18Gabriel Attal,
09:19et je pense...
09:20Et tous ceux qui ne sont pas encore déclarés.
09:22Absolument.
09:22Et puis,
09:23ou ceux qui sont déclarés
09:25de façon plus autonome,
09:27comme Xavier Bertrand, par exemple.
09:29Bon,
09:30c'est une famille
09:31dont l'espace politique se réduit
09:33depuis plusieurs années.
09:35Si l'espace se réduit
09:37et que le nombre des candidats se multiplie...
09:40Il va y avoir un problème.
09:40Je pense que ça ne sera pas très efficace.
09:43Vous avez regardé un peu, j'imagine,
09:44les images de Gabriel Attal,
09:46cette déambulation.
09:47Attal a fait du Chirac,
09:49disent beaucoup d'observateurs.
09:50Ça vous parle, vous,
09:50la comparaison Attal-Chirac ?
09:52Alors, je ne trouve pas du tout
09:53que ce soit le même style,
09:55mais qu'en revanche,
09:57il y ait l'idée,
09:59il faut aller au plus près
10:00de les lecteurs.
10:02Ce ne sont pas les grands discours
10:03dans des amphithéâtres qui comptent,
10:05mais les poignées de main
10:07et la familiarité.
10:09Oui, c'est du Chirac,
10:10mais on peut dire aussi
10:11que c'est du Mitterrand.
10:12C'est exactement la même chose.
10:13Et vous le trouvez convaincant là-dedans ?
10:14Vous le trouvez bon ?
10:15Parce que pour le coup,
10:15Attal a l'image un peu parisianiste
10:17qui lui colle au mocassin.
10:19Vous le trouvez crédible là-dedans ?
10:22En tout cas, il a raison
10:23d'essayer de se provincialiser
10:24s'il veut avancer
10:26vers une candidature présidentielle.
10:28Il ne faut pas non plus
10:29sous-estimer son talent de campagne,
10:32parce qu'il a un talent de campagne,
10:34de même d'ailleurs
10:35qu'il a des idées.
10:38On les partage,
10:38on ne les partage pas,
10:39c'est une autre affaire.
10:40Enfin, c'est quelqu'un
10:41qui fait des propositions.
10:43Bon, reste qu'aujourd'hui,
10:45il est ce qu'on appelle
10:46un outsider.
10:47Mais qui est sûr
10:49qu'il va gagner.
10:49Il le disait encore
10:50dans Le Parisien hier,
10:51quand on lui pose la question,
10:51il dit, je ne suis pas là
10:52pour être candidat,
10:53je suis là pour gagner.
10:54Oui, il a un tempérament
10:55assez allant.
10:55Oui.
10:56Est-ce que s'il est Chirac,
10:58Gabriel Attal,
10:58Édouard Philippe
10:59est Édouard Balladur ?
11:00Non.
11:00Non ?
11:01Du tout.
11:01Comment ça peut se passer,
11:02cet affrontement ?
11:03Alors, ils ont en commun
11:05de partir longtemps
11:08et doucement.
11:09Mais enfin,
11:09leurs tempéraments personnels
11:11sont très différents.
11:12Oui.
11:13Ils sont tous deux héritiers
11:14du macronisme,
11:14quoi qu'ils en disent.
11:15Il y en a un qui a été
11:16deux ont été
11:18Premier ministre.
11:19Balladur,
11:20vous avez du macronisme
11:21dix ans plus tôt.
11:22Non, non, je parlais
11:22d'Édouard Philippe
11:23et de Gabriel Attal.
11:25Alors, ça, c'est autre chose.
11:27Ben oui,
11:27Édouard Philippe,
11:28Gabriel Attal,
11:28évidemment,
11:29ils ont quelque chose
11:30du macronisme.
11:31Mais l'un comme l'autre
11:33veulent surtout avoir
11:34autre chose
11:35que du macronisme.
11:36Mais est-ce que c'est toujours
11:37sur la forme que ça joue ?
11:38Parce qu'on sait qu'entre
11:38Chirac et Balladur,
11:40Chirac avait aussi gagné
11:41parce qu'il est apparu
11:42comme formidablement sympa
11:44quand son concurrent adversaire
11:46apparaissait coincé,
11:47essayait de prendre le métro.
11:48On se souvient de toutes
11:49ces images
11:49en campagne de 95.
11:51Est-ce que ça compte aussi, ça ?
11:52Alors, je vais vous dire
11:53ce que je pense
11:54de façon un peu abrupte.
11:56Je pense qu'Édouard Balladur
11:57a été un bien meilleur
11:58Premier ministre
11:58que Jacques Chirac
12:00et que Jacques Chirac
12:00a été un bien meilleur
12:01candidat qu'Édouard Balladur.
12:03Oui.
12:03Édouard Balladur aurait été
12:05un meilleur président
12:05que Jacques Chirac ?
12:06Je pense.
12:06Si vous suivez votre logique, oui.
12:08Je pense qu'Édouard Balladur
12:09avait toutes les qualités
12:10d'un bon président
12:12sauf une,
12:14savoir gagner une campagne.
12:16Et ça, c'est quand même
12:16un talent indispensable.
12:17Et ça reste valable
12:18en 2026, ça.
12:19Et puis, c'est révélateur.
12:21Oui.
12:22C'est révélateur d'intempérament.
12:24On peut avoir
12:25des grandes capacités
12:26de gouvernants,
12:27mais ne pas avoir
12:28de grandes capacités
12:29de candidats.
12:30Des candidats qui se sont
12:31déclarés très tôt,
12:31vous le disiez,
12:32Édouard Philippe,
12:33Gabriel Attal,
12:33Bruno Retaille,
12:34on peut ajouter
12:34Jean-Luc Mélenchon à gauche.
12:36C'est très tôt
12:37par rapport à d'habitude
12:38ou pas ?
12:38Parce qu'on oublie
12:38d'une élection à l'autre,
12:39mais on est quand même
12:40à un an maintenant de...
12:41Oui, mais c'est justement
12:43à partir d'un an
12:44ou plutôt d'ailleurs
12:45de neuf mois,
12:46c'est-à-dire en réalité
12:47à la rentrée,
12:48que les choses sérieuses
12:49commencent vraiment.
12:51Bon, pour Jean-Luc Mélenchon,
12:52c'est différent.
12:53Il est candidat de principe,
12:54il est candidat éternel.
12:55Depuis 2022, de toute façon.
12:56Oui, oui, oui, oui.
12:57Puis c'est pour ça
12:58que je dis
12:58qu'il est candidat éternel.
12:59Et on sait que,
13:01de toute façon,
13:01il ira
13:02et qu'en même temps,
13:03ses chances de gagner
13:04sont très limitées.
13:05Bon, c'est comme ça.
13:08La question, c'est de savoir
13:09si entre Marine Le Pen
13:12ou Jordan Bardella
13:13d'un côté
13:13et Jean-Luc Mélenchon
13:15de l'autre,
13:16il va y avoir quelqu'un,
13:17disons, à la rentrée,
13:19qui s'impose
13:20vis-à-vis de ses concurrents.
13:22Vous pensez vraiment
13:22aujourd'hui à date,
13:24là pour vous,
13:24une finale de la présidentielle
13:26RN-LFI,
13:27c'est crédible,
13:28c'est possible ?
13:28C'est possible.
13:29C'est possible.
13:30Surtout si,
13:32entre les deux,
13:34il n'y a pas vraiment
13:34quelqu'un,
13:36non seulement
13:36qui surgit,
13:37mais qui entraîne
13:38quelque chose,
13:39qui crée un mouvement.
13:40Alors, ça va peut-être
13:41se produire,
13:43pour l'instant,
13:43on ne le voit pas encore.
13:44C'est pour ça que je dis,
13:45ça, pour le coup,
13:46c'est pour l'automne.
13:47Et c'est pour ça
13:47que vous reviendrez
13:47la semaine prochaine,
13:48parce que comme ça,
13:49on verra son niveau
13:49un peu plus...
13:50– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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