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  • il y a 11 mois
Regardez "On refait le monde" avec Isabelle Saporta, éditorialiste à RTL, Marcelo Wesfried, chef adjoint au service politique du "Parisien", Andréa Kotarac, porte-parole du RN, et Wally Bordas, grand reporter politique au "Figaro", auteur de "Palais Bourbier, chroniques d'une France ingouvernable".
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 06 octobre 2025.

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Transcription
00:00C'était hier soir sur le perron de l'Elysée, une éternité.
00:19Après 26 jours de suspense insoutenable, on découvrait la liste des ministres du gouvernement Lecornu.
00:2412 sur 18 étaient reconduits. Et puis la nuit portant conseil, ce matin à 9h30, on découvrait ce nouveau rebondissement, confirmé par Sébastien Lecornu une heure plus tard.
00:35En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de Premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain.
00:4727 jours, record absolu sous la Ve République, Sébastien Lecornu entre dans l'histoire comme le chef de gouvernement le plus éphémère.
00:56Et maintenant, que fait-on ? Ou plutôt, que va faire Emmanuel Macron ?
01:00Nommé un nouveau Premier ministre ? De son camp ? D'un autre camp ? Dissoudre ? Démissionner ?
01:06On en débat dans On refait le monde avec nos invités, notre éditorialiste RTL, Isabelle Saporta.
01:11Bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:12Marcel Ouesfrid, chef adjoint au service politique du Parisien.
01:15Bonsoir.
01:16Bonsoir.
01:17Andréa Cotarac, porte-parole du RN et président du groupe RN au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes.
01:21Bonsoir.
01:22Wally Bordas, grand reporter politique au Figaro, auteur de Palais Bourbier, déjà.
01:28Chronique d'une France ingouvernable parue le mois dernier aux éditions Robert Laffont.
01:34Alors, on va, si vous le voulez bien, égriner les scénarios possibles.
01:38Quel est le plus probable ce soir ?
01:39D'abord, on va parler de cette solution de la dernière chance.
01:45Sébastien Lecornu, missionné pour essayer de négocier encore quelque chose avec ce qu'il reste du socle commun.
01:52Il a 48 heures pour le faire.
01:54On y croit, Isabelle Saporta ?
01:55Mission impossible, vous voulez dire.
01:56C'est génial.
01:57Écoutez, je ne sais pas, moi j'étais presque émue en l'entendant nous faire son au revoir à 10h45 ce matin.
02:03La larme à l'œil, t'en sens toute la classe politique, expliquant que c'était des lignes rouges dans tous les sens,
02:08que vraiment personne n'avait été à la hauteur.
02:11Vous savez, c'était le moment de Gaulle.
02:12Sauf qu'en fait, ces gens-là, ce n'est pas de Gaulle en fait.
02:14C'est le de Gaulle, tu le vires par la porte, il revient par la fenêtre en fait.
02:17Donc, ce n'est pas de Gaulle en fait.
02:19C'est le dévoiement total de la cinquième.
02:21Donc, il est renommé sans être renommé, puisqu'il ne veut plus être Premier ministre.
02:24Donc, il est renommé juste pour faire les négociations.
02:26Écoutez, tout ça est grotesque en fait.
02:28Et ça donne un sentiment d'affaissement de la classe politique qui est ahurissant.
02:33Je pense qu'il est vraiment urgemment temps de revoter en fait.
02:37Wally Bordas, vous donnez plus de chance à cette négociation qu'Isabelle Saporta ?
02:42Non, pas vraiment. J'ai l'impression que tous ces gens-là n'ont pas vraiment compris que l'équation était finalement insoluble
02:50et que le résultat de la dissolution de l'Assemblée nationale qui a eu lieu il y a un peu plus d'un an
02:56mettait la France dans une position qui était complètement ingouvernable
03:02avec trois blocs très clairs à l'Assemblée nationale, à gauche, au centre et à droite
03:08et qui ne permettaient pas de faire des compromis, des consensus.
03:13Et effectivement, je vous rejoins totalement sur le fait que la prochaine étape,
03:18on est quasiment à l'acmé de cette crise et que la prochaine étape, c'est une élection.
03:23Laquelle, je ne sais pas, mais...
03:25Je veux dire, ou la dissolution ou une élection présidentielle.
03:28Voilà. En fait, il reste deux solutions. Marine Le Pen l'a résumé.
03:34Il y en a une troisième qui est l'article 16, avec le président qui pourrait s'octroyer d'autres pouvoirs
03:41sur une situation exceptionnelle.
03:43Mais il ne manquerait plus que ça, vous avez raison.
03:45C'est le seul jouet qu'il n'ait pas encore essayé, Emmanuel Macron.
03:48Oui, il faut rappeler les conditions pour utiliser cet article.
03:53Il faut que vraiment l'État soit en danger, en fait.
03:57Voilà. Et souvent, c'est des conditions plutôt de la guerre.
04:00C'est ça.
04:01Mais bon, on ne sait jamais.
04:02Mais effectivement, sinon, les deux solutions qui semblent s'offrir,
04:06qui semblent être les dernières restantes au président de la République,
04:10sont une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale,
04:12dont on ne sait même pas si elle apporterait un résultat plus clair
04:14que celui qu'elle a apporté en juillet dernier,
04:17ou une démission qu'il semble pour l'instant écartée.
04:20Marcel Ovest-Fried, il n'y a plus de trou de souris ?
04:22Alors, les proches de Lecornu se disent qu'en ayant...
04:27Qu'aujourd'hui, on va dire, dans les heures qui ont défilé avec tous les rebondissements,
04:31les uns et les autres se sont rendus compte que ce que c'était que de tomber du précipice,
04:34et qu'en gros, c'était donner les clés à la gauche, dans un premier temps,
04:38au RN ensuite, et que peut-être, notamment chez les Républicains,
04:42certains se disent, se seraient dit, que Retailleau est peut-être allé un peu trop loin
04:47avec son tweet, qu'il a un peu cédé à la pression interne des Wauquiez, etc.
04:51Son tweet qui expliquait qu'il n'y avait pas eu de rupture,
04:54comme annoncé par Sébastien Lecornu,
04:57et en fait, ce qu'il reprochait surtout à Sébastien Lecornu,
05:00c'est de ne pas lui avoir dit que Bruno Le Maire rentre au gouvernement.
05:02À partir de là, dire Retailleau, il y a un problème de confiance,
05:04je ne peux pas travailler dans ces conditions-là, et on le comprend.
05:07Il a passé une heure et demie avec le Premier ministre, il sort,
05:09et à 18h40, il apprend dans la presse, dans le Parisien notamment,
05:11que Bruno Le Maire...
05:13Joli placement de produit !
05:16Et donc, qu'est-ce qui se passe ?
05:19Là, ils se disent, le moteur va peut-être refroidir à droite.
05:24Sauf que pour l'instant, il ne refroidit pas du tout.
05:27Pour l'instant, les proches de Retailleau continuent à dire que ce n'est pas possible,
05:31que c'est impossible même qu'il y ait un nouveau Premier ministre qui soit macroniste,
05:34parce que ça voudrait dire que c'est encore Emmanuel Macron qui est au stylo.
05:38Et puis, par ailleurs, il y a une porte-parole du parti qui a dit que c'est hors de question.
05:42Donc en fait, 48 heures pour espérer que les esprits se calment,
05:45et qu'on trouve une petite issue pour que tout ce beau monde qui a dit qu'ils ne pouvaient plus travailler ensemble,
05:50retravaillent ensemble, c'est vraiment un minuscule trou de souris, c'est un mulot.
05:55Donc oui, il existe encore.
05:57Andrea Cotarac, votre parti ne fait plus mystère de ses intentions,
06:03il n'y aura plus de dernière chance accordée ou de bénéfice du doute.
06:07quel que soit le nouveau Premier ministre nommé par Emmanuel Macron,
06:12vous le censurerez.
06:12Exactement.
06:14Exactement, parce que je pense que le cirque a trop duré.
06:17On avait tenté Barnier, Bayrou, puis Lecornu,
06:22et on s'aperçoit que le gouvernement n'a duré que 16 heures.
06:25Je pense qu'à un moment donné, il faut acter le fait que...
06:2714, je crois même.
06:28Ah, 14, vous voyez.
06:29Je pense qu'il faut acter le fait qu'on est dans une impasse.
06:33Et c'est d'autant plus pitoyable de la part de cette classe politique française
06:37que là, pour le coup, ils ne peuvent pas accuser le Rassemblement National
06:39d'avoir voté une censure ou quoi.
06:41C'est un tweet de M. Rotaillot, et paf, le socle commun s'effondre sur lui-même.
06:44Donc on voit qu'on est quand même véritablement dans une impasse.
06:46C'est d'autant plus pitoyable, je le disais,
06:48parce qu'on a une situation dans le pays qui est quand même gravissime.
06:51On a un record de défaillance d'entreprise,
06:53on a un taux de record de pauvreté, jamais enregistré depuis 1996,
06:56on a un déficit record jamais enregistré,
07:00on a un nombre de demandes d'asile qui est aussi record.
07:05Sur les 1000 milliards de dettes, le responsable, c'est M. le maire,
07:08eh bien on le renomme ministre.
07:09Sur les demandes d'asile, c'est M. Rotaillot, responsable, on le renomme ministre.
07:12Tout ça a trop duré, donc maintenant, il y a deux solutions.
07:15Alors, ce n'est pas un slogan imaginaire de la part du RN,
07:18c'est la Constitution, et vous l'avez très bien dit,
07:20qui donne les deux dernières alternatives,
07:22soit la démission du président de la République, soit la dissolution.
07:24On n'a pas besoin d'un négociateur, il faut un arbitre.
07:26Et en France, en tout cas en démocratie, l'arbitre, c'est le peuple souverain.
07:29Ce n'est pas si simple pour vous aussi, c'est par exemple la démission.
07:32C'est qui votre candidat à la présidentielle ?
07:35Écoutez, nous verrons bien.
07:36On a dit que c'était Marine Le Pen, son procès sera en appel,
07:39jugé au début de l'année prochaine.
07:42Et sinon, on a déjà dit que c'était Jordan Bardella.
07:43S'il y a des présidentielles dans deux mois ?
07:45Ne vous inquiétez pas pour nous, ce qu'on veut, nous, c'est soit Marine Le Pen, évidemment, en priorité,
07:51soit Jordan Bardella.
07:52Nous, ce qu'on veut, c'est répondre aux attentes des Français.
07:56Et je pense, et on le voit d'ailleurs dans tous les sondages,
07:59nos solutions sont majoritaires, y compris à gauche.
08:01Deux sondages CSA, le premier sur un référentiel pour l'immigration,
08:04vous avez vu que la majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon étaient favorables à cela.
08:09Priorité nationale dans les logements HLM,
08:11la majorité, là aussi, des électeurs, y compris chez Jean-Luc Mélenchon, sont favorables.
08:15Donc, je crois que le peuple français n'a jamais été aussi uni
08:18pour répondre dans l'urgence à la situation.
08:21Et manifestement, les macronistes ne l'ont toujours pas compris.
08:24Wally Bordas, est-ce qu'il y a une chance pour qu'Emmanuel Macron démissionne ?
08:28Il a toujours dit qu'il ne le ferait pas.
08:31Il a toujours dit qu'il ne le ferait pas.
08:34Il y a quand même certains de ses proches qui commencent à s'inquiéter,
08:37parce qu'effectivement, il n'en a pas envie,
08:40mais qui commencent à s'inquiéter que la situation ne le pousse à devoir le faire
08:45en dépit du fait qu'il ne le veut pas.
08:48Après, je pense qu'il tentera toutes les solutions possibles,
08:54et notamment la dissolution de l'Assemblée nationale,
08:57avant d'en arriver là, a priori.
09:00Marcel Ovestfried, on l'a vu marcher sur les quais, seul,
09:04réfléchissant sans doute à l'avenir du pays et au choix qu'il devait faire.
09:07Est-ce qu'on connaît son état d'esprit, Emmanuel Macron ?
09:09On sent qu'il est un peu acculé, là, quand même, ce soir.
09:11Oui, cette image, c'est sur les quais, au bout de l'île Saint-Louis,
09:15pour ceux qui connaissent, le square du Vert-Galant.
09:18Il est là, c'est des images qui ont été diffusées ce matin,
09:20où on le voit marcher tout seul, réfléchir, etc.
09:23Alors, il n'est pas du genre à revenir sur ses positions.
09:27Le mea culpa, il en fait de façon rhétorique, mais il en fait peu, en réalité.
09:31Il revient rarement sur ses positions.
09:33Il sent bien qu'une colère monte, et en même temps, il est un peu dans le déni,
09:37parce qu'on sent bien que, maintenant qu'on commence à reconstituer un peu le récit des dernières heures,
09:42que c'est un peu lui qui a eu l'idée de renommer Bruno Le Maire.
09:46Il y a eu d'autres noms qui avaient été essayés.
09:48Le Cornu avait proposé à Édouard Philippe, à M. Béchut, à Bruno Retailleau.
09:54Ce n'est pas l'idée de Sébastien Le Cornu, parce qu'on le savait, proche de Bruno Le Maire, non ?
09:58Manifestement, le premier qui y aurait pensé, c'est Emmanuel Macron.
10:02Ensuite, il y a un coup de fil de l'Elysée, de Le Cornu.
10:06Ensuite, il se parle deux fois avec Emmanuel Macron.
10:08Mais, en tout cas, on est dans le domaine réservé du président de la République.
10:12Bruno Le Maire, pour tout ce qui est constitution des grandes industries européennes, d'armement, etc.,
10:19ça aurait pu y avoir un sens.
10:20Mais, c'est ne pas voir l'incarnation, l'image qu'il représente.
10:24C'est alimenter le procès en déconnexion.
10:27Et, voilà, donc c'est vrai que tout ça était quand même mal parti.
10:32Isabelle Saborta, Bruno Le Maire, c'est un tel épouvantail à droite ?
10:36C'est partout, hein ?
10:38Ça, c'est un truc un peu transversal, à droite, à gauche.
10:43Effectivement, à tort ou à raison, c'est l'homme qui incarne les mille milliards de dettes supplémentaires.
10:48Ça a été le plus long ministre de l'économie.
10:52Il a fait sept ans, il était en place.
10:55Il m'a souvent dit qu'il n'était pas toujours d'accord avec Emmanuel Macron
10:57et qu'il, finalement, finissait par le suivre.
11:00Vous savez, en fait, moi, j'ai quand même vraiment un problème avec ces gens
11:03qui restent en place pendant sept ans, qui vous disent qu'ils ont tout fait,
11:06qu'ils n'ont pas arrêté de demander des budgets rectificatifs.
11:09On ne leur a pas accordé.
11:11Ils sont restés.
11:12Et une fois qu'il y a, et l'argent, c'était quoi ?
11:1560 milliards de, comment dire, de revenus, des impôts qu'ils avaient mésestimés.
11:23Et les mille milliards de dérapages budgétaires.
11:28De l'an dernier.
11:28Pardon, mais vous êtes, moi, je veux bien qu'on mette tout sur Emmanuel Macron,
11:34qui est sûrement comptable de tout ça, je ne dis pas le contraire.
11:36Enfin, tu es ministre de l'économie, tu as un grand ministère.
11:39Bon, voilà.
11:40Enfin, sinon, tu t'en vas si tu considères que tu n'as pas le pouvoir.
11:42Donc, cet homme représentait les mille milliards de dettes.
11:45Donc, c'est un épouvantail pour la droite, pour la gauche, pour tout le monde.
11:47Il est parti une main devant, une main derrière, on ne peut pas dire.
11:50En disant qu'il allait faire de l'enseignement, que c'était sa vie.
11:52Il y a 15 jours, il donne une interview dans l'usine nouvelle,
11:54et il dit qu'il n'a pas du tout envie de revenir,
11:56parce qu'avec les conditions de la dissolution, ce n'est pas possible.
11:59Et il revient.
12:00Donc ça, moi, je comprends, effectivement, que ce soit quand même un épouvantail pour tout le monde.
12:04Maintenant, quand j'ai entendu Bruno Retailleau au GTTF1 ce midi,
12:07en train de dire, oui, c'est parce que je n'étais pas prévenu que Bruno Le Maire revenait.
12:12Enfin, non, non, mais ce n'est pas si simple.
12:14Ce n'est pas parce que je n'étais pas prévenu, mais quand même, je n'étais pas prévenu.
12:16Alors là, les bras m'en tombent aussi.
12:17C'est-à-dire que tu es ministre d'État, tu es ministre de l'Intérieur, tu es patron des LR, en fait,
12:23et tu es en train de nous dire que, en fait, tu es prêt à fracasser l'avenir de la France
12:27parce que tu n'es pas content que Bruno Le Maire revienne.
12:30Rien ne va, personne n'est à sa place, en fait. Personne.
12:33Édition spéciale de RTL Soir, alors que Sébastien Lecornu a démissionné ce matin,
12:37au lendemain de la formation de son gouvernement,
12:39et qu'on attend de savoir quelle sera la décision d'Emmanuel Macron,
12:43si toutefois Sébastien Lecornu échoue à recoller les morceaux de la coalition.
12:47On va continuer d'examiner les pistes possibles pour sortir de la crise.
12:50Ce sera juste après le rappel des titres.
12:52Le rappel des titres de l'actualité de ce lundi avec Alban Leprince.
13:12Et quelques heures après sa démission, Sébastien Lecornu éclaire.
13:15Il ne veut plus être Premier ministre.
13:17Il exclut ce soir un retour à Matignon, même en cas de succès,
13:21dans les négociations qu'Emmanuel Macron l'a chargé de mener jusqu'à mercredi soir.
13:25Le Président se dit, quant à lui, prêt à prendre ses responsabilités en cas d'échec.
13:30Du côté des réactions, le Rassemblement National prévient,
13:33il censurera tout nouveau gouvernement jusqu'à la dissolution.
13:36Le Parti Socialiste et le Parti Communiste appellent à la nomination d'un Premier ministre de gauche.
13:42Jean-Luc Mélenchon, le leader insoumis, réclame l'examen immédiat de la motion de destitution d'Emmanuel Macron.
13:48Bruno Le Maire, dont la nomination au ministère des Armées avait suscité une levée de boucliers,
13:52annonce quant à lui sur ses réseaux sociaux renoncer à participer au gouvernement.
13:57Il transfère ses responsabilités à Sébastien Lecornu.
14:00Et notez bien l'invité de Marc-Olivier Fogiel demain sur RTL.
14:04C'est l'ancien Premier ministre et président d'Horizon.
14:06Edouard Philippe, rendez-vous à 8h15.
14:08Merci Alban.
14:10RTL Soir.
14:12Édition spéciale.
14:13Et maintenant, que vais-je faire ?
14:20Vers quel néant glissera ma vie ?
14:27Et maintenant, que va-t-il faire Emmanuel Macron ?
14:30Comment sortir de la crise provoquée par la démission de Sébastien Lecornu,
14:35moins de 24 heures après la formation de son gouvernement ?
14:38Est-ce que les ultimes négociations de la dernière chance de Sébastien Lecornu ont une chance d'aboutir ?
14:44Et si elles n'aboutissent pas, que fera Emmanuel Macron ?
14:46Qu'est-ce qu'il entend par prendre ses responsabilités ?
14:49On en parle avec nos invités.
14:50Notre éditorialiste RTL, Isabelle Saporta.
14:53Marcel Wiesfried, chef adjoint au service politique du Parisien.
14:57Andréa Cotarac, porte-parole du RN et président du groupe RN au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes.
15:02Et Wallis Bordas.
15:04Bordas ou Borda ?
15:05Bordas.
15:05Bordas, excusez-moi.
15:06Grand reporter politique au Figaro, auteur de Palais-Bourbier, chronique d'une France ingouvernable.
15:11Je crois, Marcel Wiesfried, que vous avez des informations sur la matinée à venir de Sébastien Lecornu.
15:18En effet, demain matin à 9h, sur les informations qu'on a mises en ligne il y a quelques minutes,
15:22le chef du gouvernement va recevoir les responsables du socle commun,
15:26c'est-à-dire ce qu'on appelle le socle commun, c'est le bloc central et la droite.
15:30En tout cas, il les a invités, plus les présidents des deux chambres.
15:33Ça veut dire qu'il commence sa tournée, et c'est normal,
15:36et en tout cas ça envoie un signal par le socle commun,
15:39ça veut dire qu'il veut que son périmètre idéal soit à nouveau le socle commun.
15:45À ce stade, on ne sait pas si la droite va y aller.
15:48Si la droite n'y va pas, ce sera...
15:50Elle est partie un peu fâchée, la droite.
15:51Elle est partie très fâchée, et à ce stade, tous les indices montrent que la crise est encore là,
15:57et que le moteur, pour reprendre l'expression tout à l'heure, ne s'est pas refroidi.
16:00Mais en tout cas, voilà l'indication très importante,
16:03c'est-à-dire qu'on repart sur l'ultime tentative d'essayer de faire la même chose dans le même espace.
16:11Il faut être optimiste.
16:12Avec un ministre politique, parce qu'il y a aussi la possibilité,
16:15d'un ministre technicien, il s'appelle Sabanta, à votre visage.
16:20J'ai l'impression que vous n'y croyez pas, mais est-ce que c'est une option ?
16:25On évacue toutes les options ce soir.
16:27Vous savez, le problème de Macron se définissait comme le maître des horloges.
16:31Le problème, c'est que le maître des horloges est à contre-temps.
16:34Il y aurait une option pour prendre un Premier ministre de gauche au lendemain des élections,
16:39parce qu'effectivement, le Front populaire est arrivé en tête.
16:41Il ne l'a pas fait.
16:41La gauche y croit d'ailleurs encore ce soir.
16:44Elle suggère de prendre enfin, dit-elle, un Premier ministre de gauche.
16:48On se réjouit pour elle qu'elle y croit.
16:50Je pense que c'est la seule à y croire.
16:52Après, on a pu penser effectivement qu'il aurait pu se dire qu'il y avait un gouvernement technique à mettre en place.
16:58Il n'a pas fait ce choix, en fait, Emmanuel Macron.
17:00Il a pris, au fond, des gens qui faisaient partie.
17:03C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui a perdu les élections et qui a refusé d'être en cohabitation,
17:07et qui a pris des gens, des premiers ministres successifs, qui étaient toujours plus près de lui.
17:11Donc là, je ne vois pas pourquoi, tout d'un coup, il aurait envie de prendre un gouvernement technique.
17:16Et par ailleurs, le prendrait-il que l'État de la France,
17:19les Français sont tellement à la fois désespérés et radicalisés que ça ne serait plus possible.
17:25Et par ailleurs, vous avez une Assemblée qui n'a jamais été aussi divisée, qui est tripartite,
17:29et qui demande, au fond, d'avoir quelqu'un d'extrêmement politique comme chef du gouvernement.
17:34Donc, qui vous voyez envoyer à l'abattoir avec cette Assemblée extrêmement divisée et toujours plus radicalisée ?
17:40C'est trop tard, en fait.
17:41Donc, voilà.
17:42Il y a une époque, au RN, vous n'excluyez pas d'envoyer Jordan Bardella à Matignon ?
17:48Oui, c'est toujours le cas, d'ailleurs.
17:50Vous accepteriez qu'il... Enfin, il accepterait d'aller à Matignon avec cette Assemblée ?
17:54Aujourd'hui, objectivement, ça n'a plus vraiment de sens.
17:57Les Français ont vu, je crois, quelles étaient les conséquences d'un front prétendument républicain,
18:03ou en tout cas un front du déni.
18:04Enfin, je veux dire, quand vous avez le MEDEF et la CGT qui votent ensemble contre le RN, d'accord,
18:07soit vous avez respecté votre cahier des charges, etc.
18:11Mais qu'est-ce qu'on fait ensuite, une fois que vous êtes élu ?
18:13Vous abrogez la réforme des retraites ou pas ?
18:14Quand on voit que la France Insoumise a réélu Mme Borne, très bien, elle a sauvé son poste.
18:18Et elle fait quoi, maintenant ? Elle va voter l'abrogation de sa propre femme ou pas ?
18:20La France Insoumise a participé au Front Républicain, en fait, pour ne pas faire éliminer le RN.
18:25Ce Front Républicain, Mme Mélenchon, alors invoqué, n'a pas de sens.
18:26Alors, moi, je me demande, parler d'un gouvernement technique, c'est quoi un gouvernement technique ?
18:30C'est Villeroy de Gallo...
18:32C'est quoi ? On revient à Jean... C'est quoi ? On appelle Jean Castex ?
18:35C'est quoi ?
18:35Non, c'est un vrai gouvernement...
18:36C'est un gouvernement technique, Jean Castex, c'est un peu politique.
18:38C'est un gouvernement technique, Jean Castex, c'est un peu politique.
18:38C'est un gouvernement technique, Jean Castex, c'est un peu politique.
18:38C'est un gouvernement technique, je crois qu'aujourd'hui...
18:40On peut plus... Les Français en ont plus...
18:42Pardon, vous savez que Jean Castex devait être nommé patron de la SNCF,
18:45et comme il n'y a pas eu de conseil des ministres à cause de tous les rebondissements,
18:48et bien...
18:48Ils auraient pu l'appeler avec M. Castaner, Valérie Pécresse.
18:51Enfin, je veux dire, on n'est plus à ça près.
18:53Mais la question, c'est...
18:54Les Français en ont plus qu'assez.
18:56Il faut des décisions politiques.
18:57Je pense qu'il y a une urgence totale, aujourd'hui, des Français,
19:00et ils la souhaitent.
19:01Et on ne peut plus avoir un gouvernement qui est à la fois pour l'immigration,
19:03contre l'immigration, à la fois pour la hausse des impôts,
19:06à la fois contre la...
19:07Stop. Stop.
19:08Maintenant, on revient aux urnes, et les Français vont juger cette période de 9 mois.
19:11On n'ira peut-être pas forcément à la présidentielle,
19:13puisqu'il faut que ce soit la décision d'Emmanuel Macron.
19:16Il peut décider, donc, d'une dissolution,
19:18ce qui peut paraître comme une option sérieuse.
19:21Est-ce que, là aussi, le RN est prêt ?
19:22Est-ce qu'il a fait le ménage ?
19:23Parce qu'on se rappelle, quand même,
19:24qu'il a été fortement empêché par toutes ces candidatures
19:29brebis-galeuses, comme avait dit Jordan Bardella,
19:33des gens qui tenaient des propos racistes,
19:36qui avaient un quasi-judiciaire, tout ça ?
19:38Vous avez parfaitement raison.
19:39Parfois, il faut assumer ses erreurs.
19:41Et manifestement, sur une petite minorité de ces candidats...
19:44Il n'y en avait pas mal, quand même.
19:45Non, il n'y en avait pas mal,
19:46mais je pense que si les journalistes avaient fait des enquêtes
19:49sur les autres mouvements,
19:50je pense que vous auriez aussi tout un tas de profils assez étrangers.
19:53Les casquettes nazies, c'est chez vous, hein ?
19:56Mais moi, je vous le dis très clairement,
19:58je condamne fermement les casquettes de je ne sais quoi,
20:01ou des propos nauséabonds.
20:04Il y a un problème de recrutement, peut-être, parfois ?
20:05Non, vous allez voir, nous sommes prêts.
20:07Nous avons lancé une plateforme, justement,
20:10pour recruter des candidats.
20:11Nous avons des personnes diplômées.
20:14D'ailleurs, le Rassemblement National,
20:16le groupe du RN à l'Assemblée Nationale,
20:17est le groupe qui ressemble le plus aux Français.
20:20C'est-à-dire qu'il y a une hétérogénéité des profils.
20:22Il y a des femmes de ménage,
20:24il y a des architectes, des avocats.
20:25Et je pense qu'on représente le mieux le peuple français.
20:27Il n'y avait pas que la question du casting et de ses candidatures.
20:30Il y avait aussi la question du fond.
20:32Souvenez-vous, les doubles nationaux,
20:36qu'est-ce qu'on fait ?
20:37Est-ce qu'ils ont le droit ou pas d'avoir tel ou tel poste ?
20:39Il y avait beaucoup d'improvisation ou de flou sur la question du programme.
20:43Sur ce sujet-là, je ne sais pas si les choses se sont clarifiées.
20:48Dans la mesure, pardon, prenons la question du Rassemblement National...
20:51Je vais vous répondre sur tout ça.
20:53On voit que la ligne pour l'Assemblée Nationale...
20:56Non, non, elle est très claire.
20:58André Cotarac, je vous propose de répondre après la pause.
21:02Si je peux répondre quand même...
21:03Vous répondez, je vous le promets,
21:05je m'engage à ce que vous puissiez répondre juste après la pause.
21:08A tout de suite.
21:09RTL Soir, édition spéciale.
21:11On continue d'étudier tous les scénarios
21:19après la démission de Sébastien Lecornu.
21:23On voit avec nos invités ce que pourrait faire Emmanuel Macron.
21:26Nos invités, ce sont Marcel Ouesfried,
21:28chef adjoint du service politique du Parisien.
21:31Notre éditorialiste RTL, Isabelle Saporta.
21:33André Cotarac, porte-parole du RN.
21:35Et Wally Bordas, grand reporter politique au Figaro.
21:38Et je vous ai promis, Andréa Cotarac,
21:39que vous pourriez répondre à Marcel Ouesfried.
21:40Donc vous avez la parole.
21:42Non mais monsieur, vous nous attaquez en disant
21:43que vous n'êtes pas clair sur la taxe Glucksmann.
21:45Enfin, on est parfaitement clair.
21:46C'est vrai que vous n'avez pas voté contre.
21:48Oui, pourquoi ?
21:49Parce qu'on est favorable au fait de taxer
21:51les personnes les plus riches dans ce pays.
21:52Il n'y a pas de raison que le patriotisme s'arrête au portefeuille.
21:55Si on demande des efforts aux cadres ou aux auditeurs
21:58qui se réveillent tôt le matin,
21:59qui sont noyés par les impôts,
22:01il n'y a pas de raison que les très très riches puissent le faire.
22:03Pourquoi vous n'avez pas voté pour ?
22:05Je vais vous expliquer.
22:06Parce qu'avec la gauche, le problème, le principe est bien.
22:09Et puis ensuite, il pourrit tout.
22:11La taxe Gluckmann, c'est trois fois l'ISF.
22:13Trois fois l'ISF.
22:14Ça comprend les biens professionnels.
22:15Donc ça va pénaliser aussi les entreprises.
22:17Donc vous êtes contre la taxe Gluckmann.
22:18Donc on est pour le principe d'aller taxer
22:20les personnes les plus favorisées dans ce pays.
22:22D'ailleurs, nous, on n'est pas coincés
22:25dans ce débat un peu stérile, j'ai envie de dire,
22:27entre un Bruno Rotaillot qui dit
22:28surtout pas d'impôts pour les plus riches
22:30et puis la gauche qui nous propose la taxe Gluckmann.
22:32Nous, pardon, ça va peut-être vous surprendre,
22:34mais on est un peu plus subtil.
22:35On a une troisième voie.
22:36Ça s'appelle l'impôt sur la fortune financière.
22:38Qui n'est pas confiscatoire comme la taxe Gluckmann.
22:40Qui n'est pas déraisonnable comme la taxe Gluckmann.
22:42Et pourtant, qui va chercher 3,5 milliards
22:44dans les poches des personnes les plus favorisées.
22:46Vous êtes supprimé à avouer que quand on vote
22:48ni pour ni contre, on laisse une ambiguïté s'installer en fait.
22:51Peut-être, mais vous voyez, vous m'avez donné la parole
22:52et puis j'ai pu m'exprimer.
22:53J'espère que j'aurai été clair.
22:54En tout cas, je pense que les auditeurs m'ont compris.
22:56C'était quoi l'autre accusation ?
22:58Ici, il y avait taxe Gluckmann, il y avait autre chose.
23:01J'ai oublié.
23:02Non, mais sur la ligne économique,
23:05entre libéral et social, il y a beaucoup d'hésitation.
23:09Là, vous êtes pour une sorte de DSF
23:11dans laquelle on enlèverait les biens professionnels
23:13et le patrimoine.
23:13Mais pas la taxe Gluckmann.
23:14Et en même temps, vous êtes abstenu sur la taxe Gluckmann.
23:16Bon, voilà, sur la question du programme,
23:18s'il y a des législatives anticipées,
23:20ça fera partie des clarifications.
23:22Je vous dis, on enlève l'impôt sur la fortune immobilière
23:25qu'avait proposé Emmanuel Macron
23:26et on établit l'impôt sur la fortune financière.
23:29C'est-à-dire qu'on ne va pas taxer le patrimoine
23:31qui parfois est très compliqué pour les familles
23:34de conserver ou de le transmettre.
23:36Et on va taxer surtout, ce qui est spéculatif,
23:38on va taxer les actifs.
23:39Je vous rappelle quand même que dans ce pays,
23:40il y a eu 120 milliards de dividendes,
23:42ce qui fait de la France un des record man.
23:44Il n'y a pas de raison que le patriotisme
23:45s'arrête au portefeuille.
23:46Je pense que tout le monde doit faire des efforts
23:47et je pense que le cadre qui nous écoute
23:49et qui paye beaucoup d'impôts sur le revenu,
23:50lui aussi sera d'accord.
23:51Précisons que quand vous dites
23:52on ne taxe pas l'outil de travail,
23:54ça veut dire les actions,
23:55parce qu'en fait, la plupart des milliardaires
23:57sont riches de leurs actions.
23:58Oui, c'est pour ça.
23:58Donc, vous ne les taxez pas.
24:00On va taxer 3,5 milliards.
24:02On va aller chercher 3,5 milliards.
24:03Et sur la double nationalité, pardon,
24:04c'est dans le programme.
24:05C'est-à-dire qu'on est parfaitement favorable
24:08à ce que des personnes aient deux nationalités.
24:09Il n'y a aucun problème là-dessus.
24:11Enfin, ça a toujours été aussi clair.
24:13C'est clair aussi.
24:14Invitez-moi s'il y a des polémiques.
24:16J'essaierai d'être clair.
24:17J'ai été à un certain nombre de métiers
24:18dans votre programme.
24:19Alors, on en était à la dissolution.
24:22Qui ça pourrait avantager, cette dissolution ?
24:24Le RN.
24:26Ah oui, le RN.
24:27Je veux dire, là, on fait tout
24:28pour faire accéder le RN au pouvoir, quand même.
24:31On fait tout, c'est qui ?
24:32La classe politique et le socle commun
24:34fait tout pour faire accéder le RN au pouvoir.
24:37Enfin, je veux dire, là,
24:38qu'est-ce qui devait empêcher le RN
24:41d'accéder au pouvoir ?
24:42Allons-y.
24:42En fait, on avait les Mozart de la finance
24:44aux manettes et on allait avoir
24:46une stabilité financière extraordinaire.
24:47Ils ont fait mille milliards de dettes en plus.
24:49On devait offrir une stabilité politique incroyable.
24:53On n'a jamais eu autant d'instabilité.
24:55Cette instabilité, en plus, a été inaugurée
24:57et créée par Emmanuel Macron
24:58il y a un peu plus d'un an avec la dissolution.
25:01Oui, aujourd'hui, au fond,
25:02on a l'impression que la rationalité
25:04est la vraie rupture idéologique.
25:07Elle se fait dans deux camps.
25:08Celui du Rassemblement National
25:09et celui de la France Insoumise.
25:11C'est-à-dire que la seule rupture idéologique
25:13qu'il y ait aujourd'hui, c'est ça.
25:14Donc, je pense que les gens,
25:16je ne sais pas si c'est eux
25:17qui s'en sortiront le mieux
25:18dans l'Assemblée.
25:20Enfin, s'il y a une prochaine législative.
25:22Le RN, certainement.
25:23La France Insoumise, j'en sais rien.
25:24Il faudrait regarder circonscriptions
25:25parce qu'il y a circonscriptions.
25:26Mais de fait, c'est eux
25:28qui ont un message clair, oui ?
25:29Ou Ali Bordas ?
25:30Oui, lorsque Emmanuel Macron
25:32a décidé de dissoudre
25:33l'Assemblée Nationale
25:34il y a un an et demi,
25:35je l'évoque dans mon livre,
25:36ça fait partie des révélations,
25:39il souhaitait déjà
25:41installer le RN au pouvoir
25:44dans une sorte de cohabitation.
25:47Il a même fait en sorte
25:49de faire barrage au Front Républicain
25:51entre les deux tours
25:51en appelant des candidats macronistes
25:53pour ne pas qu'ils se retirent
25:55dans des triangulaires
25:56contre des candidats
25:58du Rassemblement National
25:59et de la gauche.
26:00Et moi, je vous avoue que
26:01quand j'ai vu le nom
26:03de Bruno Le Maire
26:04hier soir
26:06dans la liste du gouvernement,
26:07je me suis demandé
26:08sans faire du complotisme
26:10à deux balles
26:10si ce n'était pas
26:11bis répétita
26:12et si l'objectif n'était pas
26:13de tout envoyer en l'air
26:14pour provoquer
26:15une nouvelle dissolution
26:16et enfin réussir le pari
26:18d'installer le RN au pouvoir.
26:19Pourquoi ?
26:20Parce que le pari,
26:20il y a un an
26:21qu'ont fait Emmanuel Macron
26:23et son entourage,
26:25c'était d'être en cohabitation
26:27et en quelque sorte
26:28de délégitimer
26:30le RN
26:31parce qu'il était persuadé
26:32qu'il allait se planter
26:33que ces derniers
26:34se casseraient les dents
26:35sur l'exercice du pouvoir.
26:36En plus, lui était encore là
26:37et ça permettait
26:38pour 2027
26:39de laisser le champ libre.
26:40Mais on se souvient,
26:41d'abord,
26:42il ne sera pas candidat
26:43en 2027,
26:44Emmanuel Macron,
26:45et il a été quasiment élu
26:46sur l'engagement
26:47de faire reculer
26:48le Rassemblement National.
26:50Marcel Ovestreide.
26:51Oui, il l'a dit,
26:54il a joué d'ailleurs
26:55sur cette ficelle
26:56du barrage
26:57au Rassemblement National
26:58jusqu'à l'usure
27:01de cette corde
27:01parce qu'il l'a utilisée,
27:02y compris la campagne de 2022
27:04et d'une campagne contre,
27:05ce n'est pas une campagne pour
27:06avec un programme,
27:07c'est vraiment
27:07il faut faire barrage,
27:09etc.
27:09Il a joué
27:11avec les symboles historiques,
27:12il allait je ne sais
27:13combien de fois
27:13visiter
27:15certains lieux de mémoire
27:17pendant des périodes électorales.
27:19Il a joué
27:20sur cette corde-là.
27:21Après, attention,
27:22si le Rassemblement National
27:24l'emporte,
27:25s'il y a des législatives
27:26anticipées
27:27et que le RN
27:27gagne du terrain
27:28et il gagnera du terrain,
27:30de toute façon,
27:30très vraisemblablement,
27:32il n'arrivera pas
27:33à la majorité absolue.
27:34Aujourd'hui,
27:34vous avez plus de 120 députés,
27:36il faudrait arriver,
27:37il faudrait gagner énormément,
27:39plus de 140,
27:40160.
27:42Donc,
27:42ça paraît peu probable.
27:43On aurait une Assemblée Nationale
27:44dans laquelle
27:44on aurait un gros bloc
27:46et RN
27:47vraiment loin devant
27:48mais qui serait
27:49dans une Assemblée
27:50qui resterait bloquée.
27:51Donc,
27:51le pays resterait bloqué
27:53et ce n'est pas sûr
27:53que dans ce contexte-là,
27:55le gouvernement,
27:56il y a un gouvernement RN.
27:57Est-ce qu'on peut sortir
27:58du blocage ?
27:58On en reparle
27:59juste après la pause.
28:00RTL Soir
28:01Édition spéciale
28:04Anne-Sophie Lapix
28:06RTL Soir
28:07Édition spéciale
28:08On refait le monde
28:10est en édition spéciale
28:11après la démission
28:12de Sébastien Lecornu
28:14ce matin
28:15et ce nouveau rebondissement
28:17puisqu'il a été chargé
28:18par Emmanuel Macron
28:20de tenter
28:20de recoller les morceaux
28:21et de négocier
28:22sur une plateforme
28:23d'action
28:24avec ce qui constituait
28:25notamment
28:25le socle commun.
28:27Alors,
28:27on ne sait pas encore
28:28ce que cela va donner.
28:30Nous en discutons
28:31avec nos invités
28:32notre éditorialiste
28:33RTL Isabelle Saporta
28:34Marcel Ovestfried
28:35chef adjoint
28:36au service politique
28:37du Parisien
28:37Andréa Cotarac
28:38porte-parole du RN
28:40et président du groupe RN
28:41au conseil régional
28:42Auvergne-Rhône-Alpes
28:43et Wally Bordas
28:44grand reporter politique
28:45au Figaro
28:45auteur de
28:47Palais Bourbier
28:47chronique d'une France
28:48ingouvernable
28:49aux éditions Robert Laffont
28:50avec les révélations
28:51qu'il nous fait
28:52en direct
28:53sur ce plateau.
28:55Je voudrais vous donner
28:55les résultats
28:56d'un sondage
28:57Harris Toluna
28:59c'est un sondage
29:00pour RTL
29:01les trois quarts
29:03des français
29:0376%
29:04imputent
29:05la responsabilité
29:06de la démission
29:08de Sébastien Lecornu
29:08à Emmanuel Macron
29:099 sur 10
29:11se disent
29:12aujourd'hui
29:13inquiets
29:1365%
29:15estiment
29:16qu'Emmanuel Macron
29:17devrait dissoudre
29:19l'Assemblée
29:19c'est 5 points
29:20de plus
29:20depuis le dernier
29:22sondage
29:23et puis 73%
29:25se disent
29:26favorables
29:27donc à la démission
29:28d'Emmanuel Macron
29:30ça va être
29:31difficile
29:32de se relever
29:33d'un tel
29:33sondage
29:34Marcelo Westfried
29:36oui le dégagisme
29:37souffle à fond
29:39et de plus en plus
29:40et le type
29:41de semaine
29:42qu'on est en train
29:42de vivre
29:43va encore alimenter
29:44cette machine
29:46et c'est normal
29:46parce que le spectacle
29:47est affligeant
29:48pour reprendre
29:48les termes même
29:49de Gabriel Attal
29:50donc c'est vrai
29:51que c'est un problème
29:52et quelque part
29:54on peut s'interroger
29:55on reste un peu perplexe
29:56pourquoi le chef de l'État
29:57qui sait
29:57parce que c'est pas nouveau
29:58cette colère contre lui
29:59qui est incarnée contre lui
30:01enfin dirigée contre lui
30:03est enracinée quand même
30:05depuis plusieurs mois
30:06pourquoi il reste
30:08sur ses positions
30:09à savoir toujours
30:09le même périmètre
30:10et encore ce soir
30:11je vous dis
30:12demain matin
30:12la réunion
30:12c'est socle commun
30:13donc pourquoi
30:14le même périmètre
30:15pourquoi nommer
30:16des lieutenants
30:16et pas faire un effort
30:17céder quelque chose
30:19se mettre un peu
30:20en cohabitation
30:21ou aller chercher
30:21un autre profil
30:22et sur le fond
30:23il ne veut rien céder
30:25il aurait pu lâcher
30:26l'ISF
30:27ou une sorte de
30:28sous-taxe Zuckman
30:29ou il aurait pu lâcher
30:30des choses importantes
30:32sur la retraite
30:33il savait que c'était
30:34le prix à payer
30:35pour avoir un peu
30:35de stabilité
30:36et pour pouvoir
30:37relancer un peu
30:38de perspective politique
30:41il ne l'a pas fait
30:42et quelque part
30:43on se rapproche
30:44d'un moment
30:45où effectivement
30:46ça va être la question
30:47de son maintien
30:48à l'Elysée
30:49qui va se poser
30:49ce qui paraît
30:51un peu fou
30:51parce qu'on a besoin
30:52que les institutions
30:53restent solides
30:54et on a besoin
30:55surtout d'une présidentielle
30:56dans 6, 7, 8 mois
30:57enfin 7, 8 mois
30:58de débat
30:59où on puisse discuter
30:59on ne va pas encore
31:01avoir un débat escamoté
31:02parce que s'il y a
31:02une présidentielle anticipée
31:04c'est 3 ou 4 semaines
31:05de mémoire
31:05je ne sais plus
31:06enfin c'est très très court
31:07et à ce moment-là
31:08vous n'avez pas le temps
31:09de discuter du fond
31:10et le pays crève de ça
31:11Isabelle Saporta
31:12on se souvient
31:13qu'Emmanuel Macron
31:14avait demandé
31:15à Sébastien Le Corneux
31:17de tendre la main
31:18vers la gauche
31:18qu'est-ce qui s'est passé ?
31:20C'est vrai
31:20qu'est-ce qui s'est passé
31:21Sophie ?
31:22Moi je suis d'accord
31:23avec vous
31:23elle est où
31:24cette main tendue ?
31:24C'était une espèce
31:25de manipulation
31:26pour les amener
31:28à ne pas censurer
31:29vous pensez
31:30qu'il y avait
31:30une sincérité ?
31:31Une sincérité ?
31:32Dans la proposition ?
31:33En tout cas
31:35s'il y avait une sincérité
31:36on n'a pas tellement
31:36vu les effets
31:37de la sincérité
31:38je pense que
31:39la seule chose
31:40de gauche
31:40qu'est faite
31:41Emmanuel Macron
31:42depuis qu'il est au pouvoir
31:43c'est la panthéonisation
31:45de Badinter
31:46donc ça c'est effectivement
31:47c'est remarquable
31:48qui aura lieu cette semaine
31:49mais sinon
31:50c'est pas très clair
31:51en fait
31:51la politique de gauche
31:52d'Emmanuel Macron
31:53et par ailleurs
31:53j'entends qu'ils disent
31:55qu'il faut tendre la main
31:56aux personnalités de gauche
31:58mais à partir du moment
32:00où vous voulez aller
32:01des gens de gauche
32:02jusqu'à Bruno Retailleau
32:04qui n'est pas tout à fait de gauche
32:05je vois pas non plus
32:06comment on peut faire
32:07à partir du moment
32:07où vous êtes contre
32:08l'attaque Juckman
32:09et que les autres sont pour
32:10à partir du moment
32:10où Bruno Retailleau
32:11est très anti-immigration
32:12quand les autres sont plutôt pour
32:13c'est pas facile en tout cas
32:15je trouve que ce qui est intéressant
32:17c'est que
32:18sur cette rentrée politique
32:20au-delà d'Emmanuel Macron
32:22il y a quand même
32:23énormément de macronistes
32:24qui ont fait un pas vers la gauche
32:25et des macronistes de droite
32:27je pense à Sylvain Maillard
32:30notamment l'ancien patron
32:31du groupe Renaissance
32:32qui se disait ouvert
32:34et pas du tout
32:36sous couvert d'anonymat
32:37à une taxe Juckman
32:38je pense à l'ancien rapporteur général
32:41du budget Jean-René Cazeneuve
32:42qui se disait ouvert
32:43à de nouvelles taxes
32:44je pense à certains
32:46qui évoquaient
32:47en off
32:48la possibilité
32:50d'une suspension
32:51de la réforme des retraites
32:52en attendant la présidentielle
32:54au final
32:54ça donnait
32:56comment dire
32:57une sorte de chemin
32:59à Sébastien Lecornu
33:01à Emmanuel Macron
33:02pour faire un pas vers la gauche
33:03pour négocier
33:04une non-censure
33:06en tout cas
33:07sur le budget
33:08et pour pouvoir
33:10essayer de passer l'hiver
33:11et finalement
33:13qu'est-ce qui a abouti
33:14rien du tout
33:14on a l'impression
33:15que Sébastien Lecornu
33:17s'est laissé
33:17un petit peu
33:18prendre
33:20par les républicains
33:22et par Bruno Retailleau
33:23alors même
33:24que certains des républicains
33:25étaient également favorables
33:26à la taxe Juckman
33:27André Cotarac
33:29on a évoqué
33:31la possibilité
33:32d'une dissolution
33:33ce soir
33:33Marion Maréchal
33:35dit aucun parti
33:36ne peut l'emporter seul
33:38Marion Maréchal
33:39qui s'est rallié
33:40un peu au RN
33:41mais qui tend la main
33:41au parti de droite
33:43est-ce que c'est une alliance
33:44possible selon vous ?
33:46Mais la réalité
33:46c'est qu'on va d'abord
33:47se présenter aux français
33:47enfin moi pardon
33:49c'est pas comme ça
33:49que ça se passe
33:50une élection
33:50en tout cas
33:51elle est législative
33:51nous on fait appel
33:53au peuple français
33:54il faut être clair
33:54si on veut s'allier ou pas
33:55on fait appel
33:56au peuple français
33:57avec qui il faut s'allier ?
34:01avec monsieur Retailleau
34:02qui s'est dissout
34:02dans le macronisme
34:03et qui a fait un tweet
34:04qui apparemment
34:05fait dérailler la machine
34:06avec Xavier Bertrand
34:08qui appelle à voter
34:08pour le parti communiste
34:09contre le rassemblement national
34:10avec qui
34:11moi je veux bien
34:12et l'alliance
34:13on l'a déjà
34:13avec monsieur Ciotti
34:14qui a quand même
34:15un parti qui s'appelle
34:15UDR Union des Droites
34:16avec Marion Maréchal
34:18idéal
34:18puisqu'elle a
34:203 députés
34:21au sein du groupe
34:22qui tend la main
34:23à la droite
34:23donc si vous voulez
34:25nous on rassemble déjà
34:26moi-même
34:27on va même au-delà
34:28nous on veut pas sauver
34:29la droite
34:29on veut sauver la France
34:29moi-même
34:30j'ai passé 12 années
34:31aux côtés de Jean-Luc Mélenchon
34:31je suis aujourd'hui
34:32porte-parole de Marine Le Pen
34:33donc tous les chemins
34:34mènent au rassemblement national
34:35le vôtre en tout cas
34:37tous les chemins
34:38y compris les électeurs
34:39vous savez
34:39mais moi j'aimerais juste
34:40si je peux me permettre
34:41en deux secondes
34:42revenir au sondage
34:43
34:43on va y revenir
34:45je vous rassure
34:46le pourcentage
34:48de français favorable
34:49à la démission
34:49d'Emmanuel Macron
34:50est extrêmement fort
34:52j'aimerais qu'on y revienne
34:53qu'on y revienne
34:53merci beaucoup à tous
34:55d'être venus débattre
34:57sur ce plateau
34:57demain à 7h40
35:00Thomas Soto recevra
35:01Manuel Bompard
35:02coordinateur de la France Insoumise
35:04et puis Marc-Olivier Faugé
35:06à la 8h15
35:07recevra Edouard Philippe
35:09qui réagira également
35:09pour la première fois
35:11à la démission
35:12du gouvernement
35:13de Sébastien Lecornu
35:15il est l'heure de retrouver
35:16André Dusselier
35:17bonsoir André
35:18quelle histoire nous racontez-vous
35:19ce soir ?
35:20bonsoir Anne-Sophie
35:21alors ce soir je vais vous raconter
35:22l'histoire de Catherine Deneuve
35:24et Françoise Dorléac
35:25des demoiselles de Rochefort
35:27à la tragédie
35:28qui les a séparées
35:29c'est dans un instant
35:31sur RTL
35:31merci André
35:33RTL
35:33il est 20h
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