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  • il y a 8 minutes
Regardez "On refait le monde" avec Raquel Garrido, ancienne députée LFI, cofondatrice du mouvement L'Après, Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Toluna Harris Interactive France, Isabelle Saporta, éditorialiste à RTL, et Stéphane Vernay, journaliste à "Ouest France".
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 11 mars 2026.

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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Dimanche, nous voterons pour le premier tour des élections municipales et ce ne sera pas toujours facile de trancher car
00:14il y a parfois beaucoup de points communs sur les sujets, sur l'environnement, des sujets qui font consensus.
00:20Alors on va voir si vous allez voter pour un programme ou pour une personne, on va en débattre avec
00:25nos invités.
00:26Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Toulouna Harris Interactive France, bonsoir.
00:30Isabelle Saporta, éditorialiste RTL, bonsoir.
00:33Stéphane Vernet, journaliste Ouest France, bonsoir.
00:36Et Raquel Garrido, ancienne députée LFI, cofondatrice du mouvement L'après, bonsoir.
00:41On refait le monde sur RTL.
00:44C'est une nouveauté pour Brest, effectivement nous étions la dernière grande ville de plus de 100 000 habitants
00:49à ne pas avoir de police municipale.
00:51C'est l'évolution de la société et le fait que la police nationale est malheureusement débordée pour faire face
00:56à des problèmes qui sont d'abord les siens,
00:59et notamment les narcotrafiques, et elle ne peut plus faire le boulot de police de proximité qu'elle faisait autrefois.
01:04Donc on va effectivement la remplacer.
01:06Voilà un maire qui s'intéresse donc à cette police municipale.
01:10On va y revenir, mais d'abord la préoccupation, donc numéro 1 des électeurs, c'est la sécurité.
01:14Donc on imagine bien qu'aucun parti, aucun candidat ne fait l'impasse sur la question.
01:19D'ailleurs, c'est nouveau que la sécurité soit en tête des motivations du vote au municipal, Jean-Daniel Lévy
01:25?
01:25Oui, et puis surtout ce qui est nouveau, c'est l'écart entre les préoccupations des Français dans la hiérarchie
01:32qu'ils peuvent établir.
01:33C'est-à-dire qu'on a la sécurité qui globalement est mentionnée par un Français sur deux et qui
01:37arrive par la suite,
01:38mais loin derrière la question de la santé qui est mobilisée uniquement par un tiers des Français.
01:42Ce qui est assez frappant, c'est que quand vous regardez, il y a certes des nuances d'appréciation selon
01:48l'orientation politique des personnes qui sont interrogées,
01:50mais il n'y a pas de véritable clivage.
01:53Pour faire vite, vous interrogez des électeurs de droite, comme attendu, vous savez qu'ils vont être amenés à vous
01:58parler de sécurité.
01:59Vous allez interroger des personnes âgées, vous savez qu'ils vont être amenés à vous parler de sécurité.
02:03Là où il y a une forme de nouveauté, c'est que nous avons des personnes qui sont à gauche
02:07sur l'échiquier politique
02:08et des personnes qui font partie de la jeunesse pour faire vite des personnes qui sont âgées de moins de
02:1235 ans,
02:12qui vont également déclarer que la thématique de la sécurité fait partie de leurs deux ou trois principales préoccupations
02:19et considérations dans le cadre de ces élections municipales.
02:24Stéphane Verne, vous confirmez que la sécurité s'est imposée comme thème essentiel lors de la campagne ?
02:30Oui, alors c'est un thème qui s'est imposé, mais au niveau national.
02:32C'est-à-dire que c'est une question qui arrive très haut, mais dans les villes de plus de
02:3710 000 habitants, surtout.
02:38Quand vous prenez les villes de moins de 10 000 habitants, ce n'est pas la première priorité.
02:41La première priorité, c'est le maintien des services publics.
02:45Et donc, derrière cet item-là, il y a aussi la question de la santé et de l'accès à
02:50la santé,
02:50qui est très frère en milieu rural.
02:53Les demandes ne sont pas les mêmes.
02:55Moi, ce que j'observe, ce qui est rigolo et qui est commun à tout le monde,
02:59c'est que d'un côté, dans les villes de plus de 10 000 habitants,
03:02on dit que la sécurité, c'est la préoccupation majeure première pour plus d'un électeur sur deux.
03:08Mais ils vous disent aussi qu'il faut réduire les dépenses de personnel, ça arrive très haut.
03:12Et dans les petites villes où, en fait, on vous dit que la question, c'est d'abord attirer, maintenir
03:17les services de proximité,
03:18on vous dit aussi, par contre, notamment dans les toutes petites, attention aux impôts locaux.
03:22Or, le problème de la sécurité, si vous voulez la traiter dans n'importe quelle ville, quelle que soit la
03:28taille,
03:28notamment à travers la question d'une police municipale, ça coûte extrêmement cher.
03:32Ça a un impact direct sur votre budget et sur vos dépenses de personnel.
03:35Donc là, il y a une espèce de contradiction dans les attentes,
03:38où on a une demande très forte de police de sécurité, de nouveaux équipements, etc.
03:41Très bien.
03:42Mais à un moment, il va falloir aussi se poser la question de combien ça coûte dans la durée.
03:46Et ça, la réponse, elle est salée.
03:49Les électeurs, ils ont le droit d'avoir des contradictions, parfois.
03:51C'est bien connu.
03:52Est-ce que c'est l'explosion du narcotrafic à la ville et à la campagne,
03:58qui, selon vous, Isabelle Saporta, pousse les électeurs, comme ça, à demander plus de sécurité ?
04:04Oui, vous avez raison.
04:05C'est très certainement l'explosion du narcotrafic.
04:08Mais il y a quand même un paradoxe.
04:08C'est que, normalement, la sécurité, c'est l'apanage de l'État, en fait.
04:12Et donc, au fond, la police municipale n'est qu'une police d'appoint.
04:16Donc, c'est vrai que d'avoir, au fond, au moment des élections municipales,
04:20des Français qui sont tellement taraudés par l'angoisse,
04:23qu'ils attendent du maire de résoudre des problèmes sécuritaires
04:25qui devraient être résolus par l'État, ça ne va pas.
04:28Et, effectivement, ce n'est pas la police municipale
04:30qui va pouvoir s'emparer de la question de la gangrène du pays par le narcotrafic.
04:34Donc, si vous voulez, c'est ça qui est un peu paradoxal.
04:36On a eu, au fond, Emmanuel Macron qui a déshabillé les mairies,
04:41notamment en supprimant la taxe d'habitation,
04:43qui était la mesure démagogue par excellence,
04:45en tout cas pour les résidences principales.
04:47Bon, donc ces gens-là, les maires, les petites communes,
04:51et les grandes, d'ailleurs, ont de moins en moins de moyens.
04:53Et on leur demande de plus en plus,
04:55parce qu'au fond, les Français ne savent pas vraiment
04:58quelles sont les compétences de ces communes.
05:00Donc, on a un vrai problème.
05:01Alors, dans les grandes villes, il y a quand même eu des revirements à gauche.
05:05Alors, il y a eu un spectaculaire revirement à la mairie de Paris.
05:09Anne Hidalgo, qui ne voulait pas, au départ, de police municipale,
05:11finalement, elle en a instauré une.
05:13Elle l'avait promis, d'ailleurs, dans sa seconde campagne.
05:15Et elle l'a créée en 2021.
05:17Et puis, à Bordeaux, l'an dernier,
05:19le maire écologiste Pierre-Hermic a décidé d'armer la police municipale.
05:23Même chose à Saint-Denis.
05:24Là, c'est le socialiste Mathieu Annotin.
05:26En fait, ils n'ont pas le choix, Raquel Garrido.
05:29En fait, la sécurité, via une police municipale,
05:33c'est devenu un peu comme la figure obligée au patinage artistique, en fait.
05:39Le maire qui n'en parle pas, comment dire, on lui reprocherait.
05:44Il ne gagne pas grand-chose à en parler, pour les raisons qui ont été indiquées.
05:48C'est extrêmement cher, c'est assez peu efficace.
05:51Toutes les politiques de vidéosurveillance, par exemple, sont assez inefficaces.
05:55Parce que vous pouvez filmer 24h sur 24 des rues.
05:57Mais si vous n'avez personne pour regarder les écrans,
05:59si vous n'avez pas derrière de l'intelligence pour l'exploiter.
06:02Et puis, ce n'est quand même pas très compliqué de ne pas reconnaître les gens et de se cacher.
06:05Enfin, les délinquants savent se cacher ou abîmer même.
06:08Parce qu'ils les abîment, ils les cassent, en fait.
06:11Donc, c'est très cher.
06:12Mais ceux qui n'en parlent pas donnent l'impression de ne pas prendre au sérieux
06:18la préoccupation bien normale et bien justifiée des habitants.
06:23Mais surtout, moi, je trouve que ce qui m'impressionne,
06:27c'est que la raison pour laquelle, aujourd'hui, les mairies consacrent des budgets astronomiques
06:32à la police municipale,
06:34c'est parce qu'il y a eu, entre 2007 et 2012, à partir depuis Nicolas Sarkozy,
06:40un déshabillage en règle de la police nationale, si vous voulez.
06:44Nicolas Sarkozy, il a réduit de presque 10 000 équivalents temps plein
06:48la police nationale et la gendarmerie.
06:51Bon, à partir de là, chacun peut faire l'addition.
06:54Donc, en fait, ce qui se passe, c'est que l'État, en fait, a fait les poches aux communes.
06:58Puisque les communes, progressivement, en quasiment 20 ans,
07:02finissent par compenser cette recul qui avait été décidée à l'époque par Nicolas Sarkozy.
07:08Sauf que maintenant, au lieu que ce soit sur le budget national,
07:11c'est sur le budget communal.
07:13Donc, autant de sommes qui vont manquer pour le clôt et le bâti de l'école,
07:17pour les activités sociales, l'animation, la solidarité ou la culture.
07:23Autant de choses qui concourent à la sécurité aussi.
07:25Parce que n'oublions jamais que pour que vraiment vous ayez la sécurité dans une commune,
07:29il faut des gens dans la rue, il faut des activités,
07:32il faut que les gamins s'en occupent et ainsi de suite.
07:34Mais le fait est qu'aujourd'hui, tout le monde veut, alors dans les grandes villes,
07:38une police municipale sans doute pour compenser.
07:40Et la vidéosurveillance, alors ça, c'est aussi, c'est une demande extrêmement forte.
07:44Parfois, dans des villages de quelques centaines d'habitants,
07:48c'est devenu, pour les Français, un minimum de sécurité assurée, Jean-Daniel Léon ?
07:53C'est devenu déjà, effectivement, la perception qu'il peut y avoir une forme de sécurisation,
07:59pas forcément de prévention, mais au moins de la capacité à pouvoir résoudre,
08:02a posteriori, des problèmes auxquels on peut être confronté en tant qu'individu.
08:08Et donc, ça, tous les candidats y répondent, du coup ?
08:09Enfin, tous les candidats vont dans ce sens.
08:10Beaucoup de candidats, en tout cas, vont dans ce sens-là.
08:12Et puis, ce qui est assez frappant, c'est que quand vous regardez l'évolution de la nature du débat
08:15au cours de ces 30 dernières années,
08:17il y a une évolution considérable d'une partie de la gauche.
08:19C'est-à-dire que quand vous regardiez les élections, par exemple, qui se déroulaient à la fin des années
08:2280,
08:23début des années 90,
08:24il y avait une polémique qui était majeure, qui existait au niveau national,
08:27et qui existait également au niveau local,
08:29sur le processus qui était le processus de développement de la vidéosurveillance.
08:33Et de manière un peu « basique », entre guillemets,
08:36vous étiez un candidat droite sur l'échiquier politique,
08:38vous en parliez comme étant une solution,
08:41et vous étiez un candidat de gauche, vous la refugiez de manière absolue.
08:43Et on peut voir que, d'une manière tendancielle,
08:45il y a une évolution, notamment de la part des candidats de gauche,
08:48ou d'une partie des candidats de gauche,
08:50qui vont effectivement parler, on l'a évoqué, de la question de la police municipale,
08:54voire même de l'armement de la police municipale,
08:56alors que jusqu'à présent, on pensait que c'était un tabou, etc.
09:00Donc c'est une illustration, en plus un écologiste,
09:02et pas forcément une personne qui fait partie de la droite, entre guillemets, du Parti Socialiste.
09:06Et puis le deuxième aspect, effectivement,
09:08la question de la vidéosurveillance,
09:09qui commence à s'installer d'un point de vue global,
09:12avec, par ailleurs, une forme de porosité,
09:14avec la manière dont les individus eux-mêmes peuvent être amenés à se comporter à caractère individuel.
09:18On voit une explosion de tout ce que peuvent être les processus de sécurisation de son propre domicile,
09:23avec soi-même, des caméras de vidéosurveillance qui vont être installées.
09:26Et c'est un marché qui est en forte croissance.
09:28Donc on va le faire pour chez soi,
09:31on va l'attendre de la part des responsables politiques,
09:34et même de la part de responsables politiques, plutôt à gauche, sur l'échec et politique.
09:36Alors, il n'y a pas que la sécurité qui suscite un certain consensus,
09:39il y a par exemple l'environnement.
09:41Alors, il y a plusieurs nuances de vert, on va le voir,
09:44on en parle après le rappel des titres d'Alban Leprince.
09:47Jusqu'à 20h, Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
09:54RTL.
09:55Il est 19h30.
09:57Anne-Sophie Lapix, on refait le monde sur RTL.
10:00Le rappel des titres avec Alban Leprince.
10:02Donald Trump assure ce soir pouvoir éliminer les forces iraniennes en moins d'une heure.
10:06Le président américain qui assure qu'il règnera très bientôt une grande sécurité dans le détroit d'Hormuz.
10:12Point de passage stratégique pour le pétrole bloqué par les gardiens de la révolution.
10:16C'est justement pour calmer les marchés que les 32 pays de l'Agence internationale de l'énergie
10:21ont annoncé aujourd'hui libérer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques.
10:27Au Liban, sous les bombes israéliennes depuis 10 jours maintenant,
10:30une frappe qui a visé le sud-Liban ce soir a fait au moins 8 morts.
10:33Le ministère libanais de la Santé qui dresse un nouveau bilan de 634 morts et plus de 1500 blessés en
10:3910 jours.
10:40Le nombre de déplacés dépasse quant à lui 800 000.
10:44Et puis il y a du foot ce soir.
10:46Le PSG reçoit Chelsea pour les huitièmes allées de la Ligue des champions.
10:50Le coup d'envoi de la rencontre est à 21h.
10:51Merci Alban, on vous retrouve à 20h.
10:53A tout à l'heure.
10:59Ça ce sont des doubles vitrages qui ont été mis partout.
11:02L'éclairage à LED partout.
11:04Des sols qui sont aussi isolants.
11:07Fenêtres, toitures, plafonds.
11:08Nos bâtiments étaient des passoires thermiques.
11:10On les prend un à un.
11:11On en fait des bâtiments isolés qui consomment peu d'énergie.
11:15Et voilà, tout le monde veut lutter contre le réchauffement climatique dans sa ville.
11:19Alors, ils ne sont pas tous d'accord exactement sur ce qu'il faut faire, sur la façon de gérer
11:24la ville.
11:24Mais il y a quand même un accord sur certaines priorités.
11:27La sécurité ou encore l'environnement, comme on vient de voir.
11:30Tout le monde veut verdir les centres-villes.
11:32Et on en débat dans On refait le monde.
11:34Alors d'abord, il y a une prise de conscience générale sur les effets du réchauffement climatique.
11:38Sur les phénomènes météorologiques violents, Jean-Daniel Lévy.
11:43Oui, il y a une forme de tension qui existe chez les citoyens globalement.
11:46Est-ce qu'il y a une remise en cause aujourd'hui du dérèglement climatique ?
11:49La réponse est non.
11:51Est-ce qu'il y a une remise en cause du fait que ce soit l'humain qui participe aux
11:54dérèglements climatiques ?
11:55La réponse est non.
11:56Après, dès lors qu'on arrive sur la question des conséquences et de comment faire,
12:00là, ça se heurte à de vraies difficultés de la part des citoyens.
12:03Non seulement parce qu'on a un peu le sentiment que cela peut être une forme d'atteinte à son
12:08portefeuille
12:08et avec des efforts qui vont être demandés aux citoyens.
12:12On l'avait vu, par exemple, lors du mouvement des Gilets jaunes, mais pas uniquement.
12:16Et puis, le deuxième aspect, il y a parfois une forme de perception que, en tant qu'individu,
12:21on n'est pas tout à fait irréprochable et qu'on peut avoir des comportements qui peuvent participer au dérèglement
12:29climatique,
12:30mais que, globalement, on attend de la puissance publique et on attend, d'une manière générale,
12:34qu'il puisse y avoir une action au niveau de l'État, comme ça se produit, de manière assez fréquente.
12:37Donc, dès lors qu'on propose des solutions et dès lors qu'il y a des mesures qui apparaissent comme
12:42étant contraignantes,
12:42on voit les tensions qui existent de la part des Français.
12:45Ça a été manifeste au moment, par exemple, où on a développé les ZFE,
12:48c'est-à-dire les zones qui sont des zones dans lesquelles il n'y a pas de possibilité d
12:51'avoir d'ouverture thermique,
12:52avec des individus qui disaient, mais aujourd'hui, je n'ai pas de solution alternative qui m'est proposée.
12:57Et on voit bien que, dès lors qu'il y a des propositions qui sont effectuées,
13:00on peut penser, par exemple, au développement des transports en commun,
13:02ceux-ci sont, en général, extrêmement utilisés de la part des citoyens,
13:06vont mettre de côté leurs véhicules, et pour des raisons de conscience écologiques,
13:09mais également, je pense que c'est important de le rappeler, pour des questions financières,
13:12parce que ça leur revient beaucoup moins cher de prendre les transports en commun
13:15que d'utiliser leurs véhicules dans le cadre de leurs déplacements quotidiens.
13:18C'est intéressant parce qu'on parle peu d'écologie aujourd'hui au niveau national.
13:23Enfin, on sent quelques reculs.
13:25Et on a l'impression qu'au niveau...
13:26C'est un joli euphémisme.
13:27Oui, c'est un joli euphémisme.
13:28Alors qu'au niveau municipal, on a l'impression qu'il y a des choses qui sont intégrées.
13:33Alors là, je parlais, par exemple, de la lutte contre le réchauffement climatique
13:35pour essayer de faire baisser la température dans les villes.
13:38Par exemple, à Lyon, c'est un maire communiste qui s'en va,
13:42et son rival, c'est Jean-Michel Aulas, et il veut des forêts urbaines.
13:47Ça, ça peut surprendre, tout d'un coup.
13:49Oui, non, mais c'est vrai qu'Aulas, pour essayer de concurrencer le maire écologiste,
13:54effectivement, est plus écolo que tous.
13:56Alors, c'est bien les forêts urbaines, c'est vraiment le truc qui sert à rien,
13:58qui n'est pas faisable.
13:59Non, non, mais c'est extraordinaire.
14:00Il n'y a pas d'expertise, c'est ça que vous voulez dire ?
14:01Non, non, mais c'est pas ça.
14:02Mais c'est tous, tous, je veux dire, en 2020, Anne Hidalgo, c'était pareil.
14:08Elle proposait des forêts urbaines.
14:09Il se trouve que pour qu'il y ait une forêt, il faut qu'il y ait un peu de...
14:11Vous savez qu'il y ait un peu de...
14:13Comment dire ? De hauteur de terre, quoi.
14:15En fait, il y a plein de tuyaux, de métros, de machins.
14:21Enfin, ça ne marche jamais, les forêts urbaines.
14:22Enfin bon, bref.
14:23En tout cas, quoi qu'il en soit, Jean-Daniel, moi, je trouve que c'est une très bonne idée
14:26que tout le monde, une très bonne chose, que tout le monde soit touché par la grâce
14:29du réchauffement climatique et qu'ils se rendent compte qu'il fait trop chaud
14:32dans les villes en été.
14:33Je me réjouis.
14:35Moi, j'ai un peu peur, effectivement, que tout ça soit toujours très instrumentalisé,
14:39notamment sur les ZFE.
14:40Ils avaient quand même réussi à faire une telle usine à gaz
14:42parce que les gens se sont révoltés sur le fait qu'en fait,
14:45ils étaient protégés contre la pollution.
14:47Donc, c'est quand même extraordinaire d'arriver à rendre l'écologie complètement répulsive.
14:51Et je suis un peu comme vous, Anne-Sophie.
14:54J'ai un peu peur qu'autant il y avait une grande vague verte en 2020,
14:58autant là, je n'ai pas l'impression que ce soit au cœur du game, en fait, l'écologie.
15:02C'est vrai que les maires écologistes sont menacés,
15:06mais ils ont peut-être quand même remporté un match
15:09si finalement les candidats...
15:11Alors, tu as une belle jambe !
15:13Du cas adverse !
15:14Non, mais si c'est intégré, si l'écologie pour tous existe...
15:20Ce qui est assez frappant, sans parler uniquement de la question des forêts urbaines,
15:23c'est-à-dire que quand vous voyez aujourd'hui le débat sur la place de la voiture en ville,
15:29on n'est pas du tout sur le même type de débat que celui qui existait il y a de
15:32cela 20 ou 25 ans.
15:34C'est-à-dire qu'il y avait vraiment une confrontation entre ceux qui déclaraient
15:37qu'il faut réduire la place de la voiture en ville,
15:39il faut faire en sorte qu'il puisse y avoir l'amélioration ou l'accroissement de la place,
15:43même si ce n'était pas ce terme-là qui a été utilisé à cette époque-là,
15:45aux mobilités douces,
15:46et qu'à l'heure actuelle, vous n'avez quasiment aucun candidat
15:49qui va parler et qui va dire aujourd'hui,
15:52il faut revenir sur les politiques,
15:54ou les politiques de réduction de la place de la voiture,
15:58on ne parle pas d'augmentation du nombre de parkings,
16:00on ne parle pas même...
16:01Même à Paris ?
16:04Même à Paris, aujourd'hui,
16:05quand vous prenez le discours de Rachid Alati,
16:09elle n'est pas sur une position qui est une position qui vise à dire
16:12qu'il faut revenir sur la place de la voiture.
16:14Alors que ça avait été un débat, la fermeture des berges sur Seine,
16:17c'était un débat sur lequel la droite était fortement opposée.
16:21Non, à Paris, déjà, l'électorat, en fait,
16:25il est très marqué par la question bagnole ou pas bagnole.
16:27Déjà, c'est très caractéristique dans les comportements de vote.
16:31C'est clivant.
16:31C'est très clivant.
16:33Et les électeurs et les électrices bagnole,
16:35ils votent à droite et pas bagnole, ils votent à gauche.
16:38Donc on va voir si ça va se répercuter maintenant, en 2026.
16:42Mais c'est quand même un indice.
16:43Ça ne vaut pas à la campagne.
16:44Parce qu'à la campagne, tout le monde...
16:47Bien sûr, ça vaut en ville.
16:48Et on va voir, ça va être un indicateur, je pense,
16:51Lyon ou Paris, même.
16:52C'est-à-dire que Lyon, l'aulas avec son espèce de projet lunaire,
16:56de tunnel, etc.
16:57Donc on voit bien qu'on est encore dans l'idée
16:58d'organiser toute la ville à travers la voiture.
17:00Et vous le disiez, Sarah Kdafow, pareil,
17:02même projet un peu lunaire aussi, totalement.
17:05Personne ne finance, mais on voit bien
17:06qu'ils ont envie de parler à celui
17:09qui a envie d'avoir le droit d'aller partout avec sa voiture.
17:12Et il y a un truc culturel derrière
17:15où il y en a qui disent
17:16« Mais moi, je fais ce que je veux,
17:17c'est une liberté individuelle. »
17:18Je parle encore une fois
17:19dans des zones urbaines où il y a un tissu
17:21de transport en commun
17:23qui soit réel.
17:25Parce qu'évidemment, cela va de soi.
17:28La vérité, c'est que partout sur le territoire,
17:31il y a plutôt un recul
17:33de la desserte en transport en commun.
17:35Alors que ça pourrait être quelque chose de très consensuel.
17:37Le train, les TER.
17:38Aujourd'hui, il y a un phénomène de privatisation,
17:40régionalisation,
17:41de mise en concurrence des TER partout dans le pays,
17:43qui génère beaucoup de mauvais services, etc.
17:47Alors que c'est consensuel.
17:48Aujourd'hui, tous les Français sont pour
17:50plus de services publics de transport,
17:52de qualité, avec un maillage, etc.
17:54Il y a d'autres sujets très consensuels.
17:56La bouffe, c'est consensuel.
17:57Tout le monde veut accéder à de la bonne bouffe
18:00au niveau de leur salaire,
18:01des circuits courts, etc.
18:03En fait, on pourrait avoir un discours très consensuel,
18:05mais on a encore face, en nous,
18:07des lobbies assez puissants.
18:08C'est fin d'année.
18:09Moi, je crois qu'il y a plein de choses
18:10qui ont progressé.
18:10Je voudrais juste apporter un bémol.
18:12Par exemple, la place du vélo à Paris,
18:15je pense que ça a très bien fonctionné.
18:16Ça s'est très fortement développé.
18:18Et effectivement, les automobilistes
18:20s'en plaignent énormément.
18:21Vous oubliez une chose,
18:22c'est que les Parisiens n'ont pas de voiture.
18:24Dans leur écrasante majorité,
18:25les Parisiens n'ont pas de voiture.
18:26Donc, les automobilistes qui se plaignent
18:28de la place prise par le vélo à Paris,
18:29ce sont des gens qui vivent en banlieue,
18:31autour de Paris,
18:31mais qui ne votent pas à Paris.
18:33Donc, en fait, il y a ce petit bémol
18:36qui me paraît intéressant quand même d'en rappeler.
18:37Mais vous avez des villes
18:38où, par exemple, la progression du vélo passe mal
18:41et n'a pas été digérée.
18:42C'est le cas de Lyon, par exemple.
18:44Donc, en fait, chaque situation est différente.
18:47Ce que moi, je vois par rapport au programme,
18:50c'est que dans les grandes villes,
18:51chacun aujourd'hui intègre l'idée
18:53qu'il faut lutter contre les îlots de chaleur.
18:55Alors, peut-être que créer des forêts urbaines,
18:57ce n'est pas la meilleure des solutions,
18:58mais ils ont tous intégré le truc,
19:02ils en ont tous conscience, etc.
19:04Ce qui fait que ce n'est plus l'apanage des écologistes
19:07et qu'effectivement, du coup,
19:08vous pouvez très bien avoir...
19:09Du coup, on ne va plus voter pour les écologistes.
19:10Ça peut avoir un impact sur le vote.
19:13Et puis, moi, je voudrais quand même dire
19:15que dans les petites villes,
19:17le rapport à l'écologie n'est pas le même, en fait.
19:19Et la demande n'est pas la même.
19:21Vous avez une attente qui est très forte dans les villes,
19:23encore une fois, de moins de 10 000 habitants,
19:25dans les petites villes,
19:26qui est une attente très forte par rapport aux maires.
19:28Sur le côté, moi, je veux que mon maire,
19:31mon futur maire ou ma future maire
19:33soit présent, réponde présent en cas de catastrophe,
19:35d'inondations, de tempêtes, etc.
19:37Et qui coordonne et qui l'accompagne, etc.
19:40Les secours, la solidarité au niveau local.
19:43Donc, le niveau d'attente n'est pas le même.
19:48Justement, s'ils ont les mêmes programmes,
19:50ce sont les personnalités qui vont faire la différence.
19:52Qu'est-ce qu'il veut faire pour moi, mon maire ?
19:55Selon quels critères je vais le choisir ?
19:56Qu'est-ce qu'on attend de lui ?
19:57C'est ce qu'on va voir juste après la pause.
19:59On refait le monde sur RTL
20:02Avec Anne-Sophie Lapix
20:04RTL, votre radio
20:12Merci d'écouter RTL
20:18RTL
20:19On refait le monde
20:20Anne-Sophie Lapix
20:22Une élection à la tête du client ?
20:24Si les programmes se ressemblent,
20:25les Français vont voter pour celui qui semble le plus capable de l'appliquer, ce programme.
20:29Est-ce que c'est le sortant, le plus diplômé, le plus sympathique ?
20:33On va poser la question à nos invités.
20:35Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Toulonaris Interactive France,
20:38Isabelle Saporta, éditorialiste RTL
20:40Stéphane Vernet, journaliste Ouest France
20:42Raquel Garrido, ancienne députée LFI et cofondatrice du Mouvement L'Après.
20:47On refait le monde sur RTL
20:50Bien sûr, on pourrait dire que c'est insensé.
20:52Je présente à 94 ans, ce n'est pas un âge à représenter.
20:55Mais il me faut une activité.
20:58Moi, je ne peux pas rester devant la télé.
21:01Donc, je m'intéresse toujours à la ferme.
21:04Je m'intéresse à tout, en fait, si vous voulez.
21:06Oui, Guy Delattre, sur France,
21:08prend à 94 ans à gorge dans la Somme.
21:11Alors là, je peux citer son nom parce qu'il est seul.
21:13Seul candidat, il a quand même toutes les chances de gagner.
21:17D'ailleurs, les sortants, en général,
21:20ont de grandes chances de l'emporter.
21:22C'est ça, Jean-Daniel ?
21:23Ils ont de grandes chances.
21:24En tout cas, on voit qu'historiquement,
21:26il y a un renouvellement qui est un renouvellement assez mesuré,
21:28en fait, élection après élection.
21:30Il y a une forme de singularité aussi, cette année,
21:32qui était déjà présente en 2020.
21:34C'est qu'on a très peu de candidats
21:37proches du pouvoir politique en place
21:39qui sont présents.
21:40Alors qu'on sait qu'il pouvait y avoir
21:43une volonté de sanction,
21:44qui pouvait être déjà une sanction par l'abstention,
21:46lorsqu'il y avait une critique à l'égard du responsable politique.
21:48Pour ne pas remonter trop loin, en 2008,
21:51un peu moins d'un an après l'élection de Nicolas Sarkozy,
21:54on a vu un certain nombre de communes
21:55qui avaient basculé de la droite vers la gauche,
21:57avec des électeurs de droite qui ne s'étaient pas déplacés pour aller voter.
21:59Ils n'avaient pas voté à gauche,
22:00mais en tout cas, ils ne s'étaient pas déplacés pour aller voter
22:02avec une forme de critique à l'égard du pouvoir exécutif.
22:04Et en 2014, mouvement inverse,
22:07deux ans après l'élection de François Hollande,
22:09des électeurs de gauche qui avaient eu du mal à pouvoir se déplacer.
22:112020, ça ne s'était pas produit
22:13parce qu'on avait très peu de maires macronistes sortants.
22:162026, on est sensiblement dans la même situation,
22:19donc ça peut avoir exactement une situation forte de représentants
22:22et donc un enjeu qui va être un enjeu plus polarisé,
22:27hormis lorsqu'on va se situer très à droite ou très à gauche
22:29sur l'éthique politique,
22:30autour d'enjeux qui vont être des enjeux des municipaux
22:32et des têtes de liste et des personnalités effectivement candidates.
22:35Par ailleurs, est-ce que l'étiquette politique est devenue un repoussoir ?
22:39Isabelle Saporta ?
22:40C'est à moi que vous posez cette question.
22:41Oui, c'est pour ça que ça pose.
22:43C'est une provocation.
22:45Je crois qu'il y a 86% des candidats qui se présentent sans manière partisane.
22:49Non, mais je pense que...
22:51Enfin, moi, je parle sous le contrôle de Jean-Daniel Lévy
22:54qui connaît ça beaucoup mieux que moi,
22:55mais je pense qu'effectivement,
22:56si les maires sont les uns politiques les plus aimés,
22:59les plus appréciés,
23:00ceux dans lesquels on a le plus confiance
23:01et qu'au fond, se pose moins la question
23:03effectivement de leur appartenance politique,
23:05c'est ceux dont on dit dans une expression
23:07que je n'aime pas tellement d'ailleurs,
23:08qui sont à portée de baffe.
23:10Mais c'est vrai que c'est eux qui sont là.
23:12Vous aviez raison tout à l'heure de rappeler
23:13que pendant les inondations,
23:15c'est eux qui étaient là avec le préfet,
23:17les pieds dans la boue
23:18ou avec des cuissardes en train d'essayer
23:20de sauver leurs administrés.
23:24Donc, c'est vrai qu'il y a quelque chose
23:25qui est de cet ordre-là.
23:27Et au fond, on va voir s'il va y avoir
23:29une répercussion, effectivement,
23:32de toutes les problématiques nationales.
23:33Mais moi, je ne sais pas.
23:34Il y a aussi une autre question que je me pose
23:36pour tout vous dire, Anne-Sophie.
23:38C'est, est-ce que ce rouleau compresseur
23:40qu'est la guerre en Iran,
23:42qui écrase tout,
23:43et qui, au fond,
23:44est une préoccupation aussi primordiale aujourd'hui,
23:47notamment avec le prix de l'essence,
23:49non seulement ce qui se passe là-bas
23:50et l'angoisse de la Troisième Guerre mondiale potentielle,
23:53mais par ailleurs,
23:53des questions plus triviales,
23:55effectivement,
23:55de la hausse du prix de l'essence,
23:57du prix du gaz
23:57pour certains de nos concitoyens.
23:59Je me demande,
24:01dans quel état d'esprit
24:02vont arriver
24:05nos concitoyens aux urnes
24:06et si même,
24:07ils vont se déplacer.
24:08C'est ça.
24:08Alors qu'en fait,
24:09il faut y aller, en fait.
24:10C'est là qu'il faut leur dire.
24:11Il faut y aller
24:11parce que le maire
24:12ou la maire,
24:13c'est très, très important.
24:15On peut quand même rappeler
24:16qu'il y a une baisse tendancielle
24:17de la participation électorale
24:18aux élections municipales.
24:19Pour faire vite,
24:20à la fin des années 70,
24:21début des années 80,
24:22on avait 80% des Français
24:24qui se déplaçaient
24:25pour aller voter
24:25et on est arrivé,
24:27on va mettre
24:27la dernière élection municipale
24:29de côté pour l'instant
24:30parce qu'en fait,
24:30il y avait la période Covid absolument
24:33et avec le deuxième tour
24:34effectivement qui s'est déroulé
24:35bien plus tard
24:36mais en 2014,
24:37on avait deux tiers des Français
24:39qui s'étaient déplacés
24:40pour aller voter.
24:41Donc on est
24:41à un niveau de participation
24:42qui reste élevé
24:43quand on compare
24:44par rapport aux autres peuples
24:46européens
24:47ou aux autres populations,
24:48etc.
24:48Pardon ?
24:49On sera à combien
24:49la participation ?
24:50Je vous dirai avec force
24:51dimanche à 20h.
24:53Vous êtes dépiste,
24:54vous imaginez quoi ?
24:55A priori,
24:56on a une tendance
24:57qui est une tendance baissière
24:58par rapport à 2014
24:59et on a une tendance baissière
25:00pour plusieurs raisons.
25:02non seulement parce qu'effectivement
25:03il y a les enjeux extérieurs
25:04qui sont fortement présents,
25:05notamment la crise internationale.
25:06D'autres aspects,
25:07il y a également un rôle
25:09des intercommunalités
25:10qui déstabilise un peu
25:11sur le rôle
25:11que peuvent avoir
25:12les maires
25:12qui sont élus
25:13entre guillemets directement
25:14et des structures
25:15qui sont un peu au-dessus
25:16et dont les citoyens
25:17nous disent parfois
25:18on va s'adresser aux maires
25:19pour leur parler
25:19d'enjeux de propreté,
25:21de circulation,
25:22de logement
25:22ou d'aménagement
25:23des espaces publics
25:23et vont nous dire
25:24c'est pas moi,
25:25c'est la structure intercommunale.
25:26Donc une dimension
25:27d'aspect démocratique
25:28qui peut jouer
25:29quelque peu.
25:30Et puis le troisième aspect,
25:31on a un mouvement
25:32effectivement
25:33où globalement
25:34l'idée
25:35qu'il puisse y avoir
25:36une seule liste
25:37et qu'il soit présente
25:38n'aide pas forcément
25:39à se déplacer
25:40pour aller voter
25:40même si historiquement
25:41on a vu que la participation
25:42dans les petites communes
25:44était bien plus importante
25:45que dans les communes
25:46qui étaient peuplées
25:47de 10 000 habitants
25:48ou plus.
25:48Et puis s'il y a plusieurs listes
25:49et comme on le dit
25:50depuis le début
25:50de cette émission
25:51il y a quand même
25:52beaucoup de points communs
25:53à la fois
25:53pourquoi se déplacer ?
25:55Est-ce que l'homme
25:56quand même
25:57peut faire la différence ?
25:58L'homme est laid.
25:58Le carif.
25:59L'homme est laid.
26:02Et la femme d'ailleurs aussi
26:03parce qu'il y a toujours
26:05beaucoup moins de femmes
26:06qui se présentent.
26:07C'est quoi ?
26:08C'est trois quarts, un quart ?
26:09Je ne sais plus mais c'est...
26:10Non je pense qu'il ne faut pas
26:11oublier qu'on n'élit pas
26:13en fait une personne
26:14on élit un conseil municipal
26:15et d'ailleurs c'est le dit
26:16conseil municipal
26:17qui élit le maire.
26:19Ça n'existe pas en France
26:20vous n'avez pas le nom d'un maire
26:21sur votre bulletin de vote.
26:22Non mais la personnalité
26:23c'est ça.
26:23Vous ne pouvez pas dire le contraire.
26:24Oui mais d'accord
26:24sauf que c'est une culture
26:27présidentialiste
26:28qui vient de la culture
26:29de la monarchie présidentielle
26:30de la Vème République
26:31et qui va rejaillir
26:32comme ça en cascade
26:33sur toute la classe politique
26:34mais en réalité
26:35vous votez pour une assemblée
26:37une assemblée communale
26:39auquel le code général
26:40des collectivités territoriales
26:42confère un certain nombre
26:43de pouvoirs
26:44et lesquels pouvoirs
26:45sont donnés parfois
26:47au premier conseil municipal
26:48entièrement au maire
26:49mais ça n'est que la volonté
26:51de l'assemblée communale
26:52en réalité
26:53l'assemblée communale
26:54pourrait conserver
26:55par devers elle
26:56tous ses chefs de compétences
26:57sur la vie
26:58de tous les françaises
27:00et les français.
27:01Voilà.
27:01Moi je pense qu'aujourd'hui
27:03on est dans une période
27:04un peu paradoxale
27:05parce qu'on vient de vivre
27:07il y a un an et demi
27:07après la dissolution
27:09un moment de participation
27:11très intense en politique
27:12puisqu'il y a eu
27:1333 millions de votants
27:14après la dissolution
27:15le 30 juin 2024
27:17ce qui en fait
27:18s'apparente quasiment
27:18à une présidentielle
27:19en termes de participation
27:20c'est quand même
27:21beaucoup de monde
27:21avec un résultat serré
27:23avec le nouveau
27:24Front Populaire
27:25qui fait 9 millions de voix
27:26l'extrême droite
27:27à 10 millions de voix
27:28et au final
27:29le macronisme
27:30qui conserve Matignon.
27:31Donc en fait
27:31on est dans une sorte
27:32de limbe politique
27:33actuellement en France
27:34est-ce que ça
27:35ça va rejaillir ou pas
27:36sur les municipales
27:37c'est une des questions
27:39qu'on va voir dimanche soir
27:40en tout cas à gauche
27:41moi ce que je peux vous dire
27:42parce que j'ai quand même
27:43beaucoup circulé
27:43pendant cette élection
27:45municipale
27:45c'est que ce peuple NFP
27:47
27:47c'est 9 millions
27:49il a en fait
27:50une question
27:51un des critères
27:51qui se pose
27:52c'est
27:52est-ce que j'encourage
27:53ceux qui ont fait
27:54des efforts d'union
27:55et est-ce que je décourage
27:56ceux qui ont fait
27:57la désunion
27:58et les listes solitaires
28:00et ça c'est un des enjeux
28:01qui va sur la photographie
28:03du comportement à gauche
28:04quel que soit d'ailleurs
28:05la tête de liste
28:06des fois il va être PS
28:06des fois il va être écolo
28:07des fois il va être
28:08ou l'après
28:08enfin voilà
28:09ou PC etc
28:11ou citoyens
28:12mais il y a des endroits
28:13dans beaucoup d'endroits
28:14il y a eu des efforts d'union
28:15conforme à l'histoire
28:16un peu du NFP
28:17de cet élan
28:18de juin 2024
28:19et puis il y a eu
28:20des endroits
28:20où on va dire non
28:21on part tout seul
28:22parce qu'on va faire
28:22une démonstration
28:23est-ce que l'électorat
28:24va sanctionner ça
28:25ou le suivre
28:26ou le soutenir
28:27ça sera
28:27on aura la réponse
28:28dimanche soir
28:29Stéphane Vernet
28:30vous pensez qu'on peut avoir
28:30une lecture aussi politique
28:31des résultats
28:32de dimanche soir ?
28:33oui mais on aura
28:34une lecture politique
28:34des résultats
28:35mais dans les grandes villes
28:36et que dans les grandes villes
28:36qu'on oublie
28:37alors il y a plusieurs choses
28:40en fait
28:43d'abord je vous rappelle
28:44qu'il y a 68% des communes
28:46dans lesquelles il n'y a qu'une liste
28:47cette année en fait
28:48mais c'était déjà le cas
28:49en 2020
28:50donc ce n'est pas tellement plus
28:51mais si vous rajoutez
28:52les listes
28:52les communes
28:53où il n'y a que deux listes
28:55en fait vous arrivez
28:56à 93% des communes
28:58de ce pays
28:58qui auront leur conseil municipal
28:59constitué dès dimanche prochain
29:01en fait
29:01il n'y aura qu'un tour
29:02ça c'est quand même
29:03un niveau très élevé
29:04et en fait
29:05le deuxième tour
29:06il ne concernera
29:06que les grandes villes
29:07je vais être un peu caricatural
29:09mais en population
29:10alors oui
29:10et par contre
29:11ces grandes villes
29:12comme c'est les plus peuplées
29:12elles représentent plus
29:13de la moitié
29:14des électeurs
29:14et des électrices
29:15de ce pays
29:15voilà
29:15donc ça c'est vrai
29:17mais en fait
29:17si vous voulez
29:18je vais être un peu caricatural
29:19mais dans l'écrasante
29:20majorité des communes
29:21les petites communes
29:23et les moins de 10 000
29:23etc
29:24vous avez
29:24vous avez peu de listes
29:26et surtout
29:26vous avez très très très peu
29:28de listes partisanes
29:29en fait
29:29ce sont des listes
29:30qui ne se revendiquent
29:31qui n'ont aucune affiliation
29:32à aucun parti
29:33en fait
29:33dans la plupart des cas
29:35dans l'écrasante
29:36majorité des cas
29:36et en fait
29:37le côté très politisé
29:38avec des calculs
29:39sur les alliances
29:41etc
29:41quel impact
29:42sur la présidentielle
29:43etc
29:44quel parti
29:45contre
29:45ça ça ne concernera
29:47que le vote
29:47dans les grandes villes
29:48en fait
29:48mais on va regarder près
29:50oui mais on va
29:51celui-là qui permettra
29:52d'accord
29:52mais on fait ça
29:53à chaque fois
29:53c'est à dire que
29:54pour dire
29:54qui a gagné
29:55qui a perdu
29:55on regarde une poignée
29:56de grandes villes
29:57ou de très grosses villes
29:58on le fait tous
29:59et on oublie
30:00de regarder
30:00le reste du pays
30:01et comment vous l'analyserez
30:02du coup
30:02le reste du pays
30:03si les gens
30:04ne s'étiquettent pas
30:05le reste du pays
30:06je reviens à ce que
30:06vous disiez tout à l'heure
30:08en fait
30:08l'élection municipale
30:10ça reste d'abord
30:11une élection de proximité
30:12vous votez pour quelqu'un
30:13que vous connaissez
30:14en quel vous avez confiance
30:15et en fait
30:16la question
30:16de son appartenance
30:18politique ou pas
30:19je vais
30:20excusez-moi
30:20je vais dire
30:21de manière très triviale
30:22mais la plupart des gens
30:22s'en foutent en fait
30:23c'est pas ça
30:24on vous suit jusque là
30:27mais du coup
30:27comment
30:28parce que vous dites
30:28vous allez interpréter
30:30seulement avec la moitié
30:30de la population
30:31mais comment faire
30:32pour interpréter
30:32l'autre moitié
30:33qui ne s'étiquette pas
30:34c'est ma question
30:35on ne pourra pas
30:35je vous le conseille
30:37comment vous faites
30:38à West France
30:39on regarde
30:40nous on regarde
30:41on suit
30:42en fait
30:42on suit les phases
30:43de campagne
30:44avant l'élection
30:45au plus près du terrain
30:46on présente les candidats
30:47on présente les listes
30:48on va voir les gens
30:48etc
30:48on traite des problématiques
30:50locales
30:51mais des vraies problématiques
30:52locales quoi
30:52qu'on oublie beaucoup
30:54dans les élections
30:55dans les grandes villes
30:56où finalement
30:57en fait
30:58si vous voulez
30:58les débats
30:58la plupart du temps
30:59ils ne se réduisent pas
31:00à des questions
31:02d'aménagement
31:02de projets
31:03mais à des questions
31:04plus politiques
31:05et qui souvent
31:06n'ont rien à voir
31:07avec le schmilblick
31:08qui ne concerne pas
31:09le quotidien des gens
31:09est-ce qu'il n'y a pas
31:10pardon
31:10je crois que c'est fini
31:11en fait
31:12je suis désolée
31:12on fera comme on peut
31:13on sera ensemble
31:14Jean-Daniel Lévy dimanche
31:16je crois bien
31:16pour analyser les résultats
31:18sur M6
31:19parce qu'il y aura aussi
31:20une soirée électorale
31:20sur M6
31:21et pas seulement sur RTL
31:22donc vous avez le choix
31:23c'est ça qui est formidable
31:24merci beaucoup à tous
31:25d'être venus sur ce plateau
31:26demain Thomas Soto
31:28recevra le président
31:29LR des Hauts-de-France
31:30Xavier Bertrand
31:31et Marc-Olivier Fogiel
31:32accueillera Siavoche Ghazi
31:33qui est correspondant
31:34de France 24 et RFI
31:35à Téhéran
31:36il est l'heure
31:37de retrouver
31:38Eric Jean-Jean
31:39pour le très grand studio
31:41bonsoir Eric
31:44il n'est pas là
31:44ce soir on va passer
31:45la soirée
31:46avec Eric Jean-Jean
31:47en direct
31:48jusqu'à 22h
31:50et vous allez voir
31:52qu'autour d'Eric
31:53il y aura des artistes
31:54formidables
31:54Charlotte Cardin
31:55Christophe Maé
31:56Alain Chanfort
31:57et Stiletto
31:58ça va être un super
32:00boeuf
32:00un super concert
32:01et ce sera
32:02de 20h
32:03à 22h
32:03vous n'êtes toujours pas là ?
32:05il n'est toujours pas là
32:06mais ce n'est pas grave
32:06on se retrouve dans un instant
32:07sur RTL
32:10RTL
32:11votre radio
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