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La commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public,?créée à la demande du groupe d'Éric Ciotti (Union des droites pour la République), achève ses travaux. À cette occasion, les députés auditionnent Delphine Ernotte-Cunci, présidente de France Télévisions, quatre mois après sa première audition par la commission d'enquête. La présidente du groupe, qui a entamé son troisième mandat en 2025, est accompagnée de Christophe Tardieu, secrétaire général de France Télévisions. Retrouvez?les temps forts de cette audition.
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00:00:08Bonjour à tous et bienvenue sur LCP et c'est le clap de fin pour la commission d'enquête sur
00:00:14l'audiovisuel public.
00:00:16Commission d'enquête qui a fait beaucoup de bruit, notamment pour certains incidents et altercations entre le rapporteur et le
00:00:22président,
00:00:23mais aussi avec les protagonistes auditionnés, notamment Nagui, Xavier Niel ou encore Delphine Ernotte.
00:00:30Delphine Ernotte, justement, qui repasse une seconde fois et pour la dernière fois devant la commission d'enquête. Regardez.
00:00:37Pendant ces cinq mois, j'ai consacré toute mon énergie et mon temps pour garantir que cette commission d'enquête
00:00:43puisse aller à son terme et mener ce travail exigeant.
00:00:47Et je reste convaincu que nous pouvons faire la transparence, identifier les manquements et les dysfonctionnements sans tomber dans la
00:00:55caricature, le voyeurisme ou la démagogie.
00:00:58Enfin, je veux dire qu'il nous appartient à nous les responsables politiques de garantir que le débat, malgré sa
00:01:05vigueur, malgré la vigueur de nos oppositions,
00:01:08reste un débat sur le fond, idée contre idée, projet contre projet et jamais une bataille d'égo ou de
00:01:15personne.
00:01:16La discréditation et la calomnie ne peuvent être des armes politiques sous peine d'affaiblir notre démocratie.
00:01:23Et je le dis enfin, car notre commission en a malheureusement été le triste théâtre.
00:01:28Nous, les responsables politiques, n'avons pas le droit de jeter en pâture ou de désigner à la vindicte publique
00:01:33nos concitoyens.
00:01:34Les mots que l'on emploie sont des armes et des bombes à retardement.
00:01:38Le pouvoir, celui de faire la loi, de contrôler l'action de l'État, l'utilisation de l'argent public,
00:01:44ce pouvoir, notre pouvoir, n'est pas un privilège, c'est une charge et cette charge nous oblige.
00:01:50Une commission d'enquête est un outil puissant, essentiel dans notre travail parlementaire et plus largement dans notre démocratie,
00:01:57qu'il nous faut préserver, mais il faudra le moment venu en interroger ensemble le fonctionnement et les règles.
00:02:05Une commission d'enquête ne peut se substituer au travail des tribunaux, elle ne saurait jamais être un procès à
00:02:12charge.
00:02:13Les insinuations, les diffamations, les accusations sans preuve, les mensonges,
00:02:17ne peuvent pas avoir leur place dans une commission d'enquête au risque de portée atteinte à la crédibilité de
00:02:22nos travaux.
00:02:23Pour conclure, je veux dire d'abord à vous, monsieur le rapporteur, que malgré nos différences politiques,
00:02:29et elles sont nombreuses, malgré nos différences de méthode, et elles sont fondamentales,
00:02:34et une inégalité capillaire manifeste, j'ai toujours respecté votre fonction
00:02:38et j'ai tâché à chaque instant que vous puissiez mener votre travail de rapporteur jusqu'au bout.
00:02:44J'ai présidé à vos côtés 200 heures d'audition, organisé plus de 67 auditions, convoqué 234 personnes,
00:02:52et quand vous avez fait l'objet d'attaques personnelles, y compris de la part de membres de cette commission,
00:02:57j'ai rappelé qu'elles étaient intolérables, et que chaque membre de cette commission,
00:03:02vous y compris monsieur le rapporteur, devait être respecté.
00:03:05A vous, chers collègues, membres du bureau et membres de cette commission,
00:03:08je veux vous remercier d'avoir participé aux travaux de cette commission,
00:03:12et malgré les divergences de vues, les légitimes indignations,
00:03:15d'avoir permis de faire émerger des questions utiles,
00:03:18et faire éclore ensemble un débat nécessaire pour nourrir nos travaux.
00:03:22Au service de l'Assemblée et aux administrateurs, je veux exprimer en notre nom à tous notre gratitude,
00:03:28ils sont bien plus que des petits hommes gris, comme j'ai pu l'entendre de la part de certains
00:03:31commentateurs médiatiques,
00:03:33ils sont les piliers de notre vie parlementaire, et donc les piliers de notre démocratie.
00:03:38Aux personnes auditionnées, je veux les remercier d'avoir répondu à nos questions en transparence,
00:03:43et ce parfois pendant des heures.
00:03:44Et je veux m'excuser auprès d'elles si les propos qui ont été tenus dans l'enceinte de cette
00:03:49commission ou à l'extérieur
00:03:50ont pu porter atteinte à leur intégrité, à leur honneur.
00:03:54Nous ne sommes pas là pour jeter en pâture nos concitoyens, mais bien pour faire de la transparence.
00:03:58Aux salariés de l'audièle public, qui ont pu se sentir blessés,
00:04:02remis en cause dans leur travail, dans leur mission, ou attaqués,
00:04:06je veux leur exprimer notre reconnaissance pour leur engagement au quotidien,
00:04:11pour informer les Français, les divertir, leur offrir un accès à la culture,
00:04:16et leur ouvrir ainsi des horizons.
00:04:18Aux journalistes, je veux les remercier d'avoir couvert nos travaux
00:04:21dans la diversité de leur ligne éditoriale et dans leur liberté de ton.
00:04:24Plus que jamais, nous avons besoin de préserver la liberté de la presse
00:04:28et de garantir une information pluraliste, fiable et indépendante.
00:04:32Et enfin, aux Français qui ont suivi nos travaux,
00:04:35je veux dire que j'ai tout fait, à ma place,
00:04:37pour que cette commission d'enquête soit utile et se fasse en transparence.
00:04:41J'ai refusé le huis clos, car les Français sont assez grands et responsables
00:04:46pour se forger une opinion et un avis sur des questions aussi essentielles
00:04:50que l'avenir de notre audiovisuel public.
00:04:52Cette commission a permis de mettre en lumière des manquements et des dysfonctionnements
00:04:56au sein de l'audiovisuel public,
00:04:57et il faudra y apporter des réponses rapides, ambitieuses,
00:05:00mais elle a également rappelé, s'il en était besoin,
00:05:03l'importance dans notre pays d'avoir un audiovisuel public fort
00:05:07face à la concurrence des plateformes et des réseaux sociaux.
00:05:10Et à la fin, il nous reste collectivement à répondre à une seule question,
00:05:15sans doute la plus fondamentale,
00:05:17quelle est la raison d'être de l'audiovisuel public en 2026 ?
00:05:21Quelles sont ses missions ?
00:05:22Quelle est sa complémentarité avec l'audiovisuel privé ?
00:05:27Je vous remercie d'avoir eu la patience d'écouter ces petits propos liminaires,
00:05:32mais qui me semblaient importants au terme de cette commission,
00:05:34qui a sans doute été l'une des plus médiatisées de cette législature.
00:05:39Je vous accueille maintenant, Madame Delphine Ernotte,
00:05:42Monsieur Christophe Tardieu, pour la seconde fois au sein de cette commission.
00:05:48De France Télévisions, il a beaucoup été l'objet,
00:05:51et je sais que la rapporteure a encore de nombreuses questions à vous poser.
00:05:57Je ne reviendrai pas sur votre parcours,
00:05:59je l'avais présenté lors de votre première audition.
00:06:03Je dirais simplement qu'au cours de cette commission d'enquête,
00:06:08certains témoignages, certaines accusations,
00:06:11ont pu être portés contre France Télévisions,
00:06:14et que je considère que si cette audition doit permettre de répondre
00:06:17aux questions complémentaires du rapporteur et des collègues,
00:06:20elle doit aussi vous permettre, Madame la Présidente,
00:06:23Monsieur le Secrétaire Général,
00:06:25de pouvoir répondre à ces accusations
00:06:27qui ont parfois été portées contre vous sans preuve.
00:06:31Et je crois que c'est important de respecter dans cette commission d'enquête
00:06:34le principe du contradictoire,
00:06:36et nous serons heureux, bien entendu, de pouvoir vous entendre.
00:06:40Je ne reviendrai pas sur les déclarations, par exemple,
00:06:42de Jacques Cardoz, de Patrick Sébastien.
00:06:44Je ne doute pas que le rapporteur y reviendra,
00:06:47et vous demandera d'y réagir.
00:06:50Je le dis enfin,
00:06:53votre audition, elle est importante,
00:06:54car nous, les parlementaires,
00:06:56avons le devoir de saisir,
00:06:58au terme de l'article 40 du Code de procédure pénale,
00:07:02le procureur,
00:07:03et donc l'autorité judiciaire,
00:07:05si nous avons la connaissance de délit.
00:07:09Et il est donc essentiel
00:07:10que vous puissiez répondre
00:07:12à des accusations,
00:07:14comme je l'ai dit,
00:07:15qui ont pu être portées contre vous.
00:07:17Je vais vous demander,
00:07:18comme nous l'imposent les textes,
00:07:20de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé,
00:07:22de nature à influencer vos déclarations.
00:07:25Et je vous rappelle que l'article 6
00:07:26de l'ordonnance du 17 novembre 1958,
00:07:29relative au fonctionnement des assemblées parlementaires,
00:07:32impose aux personnes auditionnées
00:07:33par une commission d'enquête
00:07:34de prêter serment,
00:07:35de dire la vérité,
00:07:36toute la vérité, rien que la vérité.
00:07:38Je vais donc vous inviter chacun,
00:07:39à tour de rôle,
00:07:40à lever la main droite,
00:07:41et à dire,
00:07:41je le jure.
00:07:42Je le jure.
00:07:43Merci.
00:07:44Je le jure.
00:07:45Merci.
00:07:46Et je vous laisse la parole,
00:07:47même la présidente,
00:07:48pour un propos liminaire.
00:07:52Monsieur le président,
00:07:53monsieur le rapporteur,
00:07:55mesdames et messieurs les députés,
00:07:57je vous remercie de m'accueillir à nouveau
00:07:59dans le cadre de cette seconde audition.
00:08:02Les travaux que vous avez menés
00:08:04au cours de ces derniers mois
00:08:05ont replacé au cœur des débats
00:08:07les missions de l'audiovisuel public,
00:08:09avant même d'en interroger l'organisation.
00:08:13Vous avez également mis en lumière
00:08:16un consensus français.
00:08:18La privatisation n'a trouvé ici
00:08:20aucun défenseur.
00:08:24Son constat, à lui seul,
00:08:26en dit long,
00:08:27sur l'attachement profond
00:08:28des Français à notre modèle.
00:08:31L'audiovisuel public peut,
00:08:33bien entendu, être amélioré,
00:08:36repensé, débattu.
00:08:38Mais son existence même
00:08:40constitue une clé de voûte
00:08:42de notre édifice démocratique
00:08:44et culturel.
00:08:46Tous les acteurs
00:08:47de l'exception culturelle française
00:08:49qui sont venus devant vous
00:08:50partagent cette conviction
00:08:51et croient à un audiovisuel public
00:08:54qui n'appartient pas au passé,
00:08:56mais qui est une nécessité
00:08:58pour l'avenir.
00:09:01Vos travaux ont également permis
00:09:03d'apporter des réponses concrètes
00:09:04aux interrogations de nos concitoyens.
00:09:06Face à l'exigence de vos questions,
00:09:10les équipes de France Télévisions
00:09:12ont su démontrer leur rigueur,
00:09:14leur expertise
00:09:15et la qualité de leur travail.
00:09:19Au-delà même de cette commission,
00:09:21cette période a renforcé
00:09:23une forme de cohésion interne
00:09:26faite de solidarité
00:09:28et d'attachement
00:09:29à une mission commune.
00:09:32Les salariés,
00:09:34dont certains parfois éprouvés
00:09:36par les critiques répétées,
00:09:38sont profondément engagés
00:09:40au service de leur entreprise
00:09:42et de ses valeurs.
00:09:45Nous avons renforcé la transparence,
00:09:48déjà bien présente dans l'entreprise,
00:09:51qui est au fondement
00:09:52de la confiance.
00:09:53Nous avons ainsi publié
00:09:55l'ensemble de données financières,
00:09:57les rémunérations des dirigeants,
00:09:59les dépenses liées à la production
00:10:01et l'utilisation détaillée
00:10:04de notre budget.
00:10:06Cet effort n'est pas ponctuel.
00:10:08Il est appelé
00:10:09à s'inscrire dans la durée.
00:10:11La transparence n'est pas pour nous
00:10:13une contrainte.
00:10:14C'est une exigence démocratique.
00:10:18Il a été évoqué
00:10:19à plusieurs reprises
00:10:20un montant
00:10:21de 4 milliards d'euros.
00:10:22Pour ce qui concerne
00:10:23France Télévisions,
00:10:24le budget s'élève en réalité
00:10:25à 2,5 milliards.
00:10:28Ces moyens doivent être utilisés
00:10:30avec exigence,
00:10:31dans le seul objectif
00:10:33de servir l'intérêt général.
00:10:35Depuis plus de 10 ans,
00:10:37nous avons démontré
00:10:38notre capacité
00:10:39à maintenir
00:10:40un équilibre budgétaire,
00:10:42à l'exception
00:10:42de l'année 2025.
00:10:45Gérer, c'est choisir.
00:10:48Et nous avons appliqué
00:10:49les orientations
00:10:50que vous avez définies
00:10:51en rationalisant nos dépenses
00:10:52et en assumant
00:10:53pleinement nos responsabilités.
00:10:57Vous l'avez rappelé,
00:10:59j'exerce avec honneur
00:11:01et responsabilité
00:11:02ces fonctions
00:11:03depuis 11 ans.
00:11:04Mon mandat a été renouvelé
00:11:06jusqu'en 2030,
00:11:07mettant fin
00:11:08à une période d'instabilité
00:11:10qui est caractérisée
00:11:12auparavant notre entreprise.
00:11:14Cette continuité
00:11:15m'a permis
00:11:16de définir
00:11:17des orientations claires,
00:11:19mais surtout
00:11:20de m'engager
00:11:21dans ce qui est devenu
00:11:22au fil du temps
00:11:24un véritable combat.
00:11:27Car l'audiovisuel public
00:11:29est un combat permanent.
00:11:32Il est soumis
00:11:33à des attentes multiples,
00:11:35parfois contradictoires,
00:11:36et à des exigences
00:11:38toujours plus élevées.
00:11:39C'est un combat
00:11:40que j'ai choisi
00:11:41de mener en France
00:11:43comme en Europe,
00:11:44convaincu
00:11:45que les médias publics
00:11:47sont un pilier essentiel
00:11:48de nos démocraties.
00:11:52C'est d'abord
00:11:53un combat
00:11:54pour la liberté d'informer.
00:11:56Cette liberté
00:11:57est aujourd'hui menacée
00:11:58dans de nombreuses régions
00:12:00du monde
00:12:00et elle doit être défendue
00:12:02avec détermination
00:12:03sur notre sol.
00:12:05Elle garantit
00:12:06à chaque citoyen
00:12:07un accès
00:12:08à une information
00:12:09fiable
00:12:09dans un environnement
00:12:11complexe
00:12:12et incertain.
00:12:14Elle suppose
00:12:15également
00:12:15que les journalistes
00:12:17puissent exercer
00:12:18leur métier
00:12:19en toute indépendance,
00:12:21y compris
00:12:22lorsque leurs enquêtes
00:12:23dérangent.
00:12:25Informer,
00:12:26c'est parfois révéler
00:12:27ce que d'autres
00:12:28préfèrent être.
00:12:30Cette exigence
00:12:31ne doit jamais
00:12:32être abandonnée.
00:12:36au cours
00:12:37de ces dernières années,
00:12:38j'ai défendu
00:12:39avec constance
00:12:39le travail
00:12:40des journalistes.
00:12:41Alors ça a pu
00:12:41susciter des tensions,
00:12:42des désaccords
00:12:43parfois vifs,
00:12:45mais je n'ai jamais
00:12:46renoncé.
00:12:47Parce que je crois
00:12:49profondément
00:12:50à la nécessité
00:12:51d'un canal
00:12:52de confiance
00:12:52que seul
00:12:53un journalisme
00:12:54indépendant
00:12:55peut garantir.
00:12:57La souveraineté
00:12:58informationnelle
00:12:59est un bien commun,
00:13:02particulièrement précieux
00:13:03à une époque
00:13:04où les démocraties
00:13:05sont mises
00:13:05à l'épreuve.
00:13:08C'est ensuite
00:13:09un combat
00:13:10pour la jeunesse.
00:13:11Nous devons
00:13:12donner aux citoyens
00:13:13les clés
00:13:14pour comprendre
00:13:14le monde numérique,
00:13:15décrypter
00:13:16les images,
00:13:18distinguer
00:13:18le vrai
00:13:19du faux.
00:13:20Vos travaux
00:13:21ont d'ailleurs
00:13:22souligné
00:13:23l'importance
00:13:23de renforcer
00:13:24la culture scientifique
00:13:25et la transmission
00:13:26des savoirs
00:13:27sur tous les supports.
00:13:29nous avons
00:13:30engagé
00:13:30la transformation
00:13:31numérique
00:13:31du groupe
00:13:32qui est aujourd'hui
00:13:33devenue
00:13:33la première
00:13:34plateforme
00:13:35audiovisuelle
00:13:36française.
00:13:38Mais cette transformation
00:13:39n'en est qu'à ses débuts.
00:13:41Nous devons désormais
00:13:42renforcer notre présence
00:13:44sur les réseaux sociaux,
00:13:45investir pleinement
00:13:46le champ
00:13:46de l'éducation
00:13:47aux médias
00:13:48et anticiper
00:13:49les bouleversements
00:13:50liés
00:13:50à l'intelligence
00:13:51artificielle.
00:13:54parce que
00:13:55si l'audiovisuel
00:13:55public
00:13:56ne s'impose
00:13:57pas comme
00:13:58un acteur
00:13:58structurant
00:13:59de l'espace
00:14:00numérique,
00:14:00d'autres le font
00:14:01à sa place.
00:14:02Et ce sont
00:14:03des acteurs
00:14:04étrangers
00:14:04comme Google,
00:14:05Meta,
00:14:06Apple
00:14:06qui fixeront
00:14:08totalement
00:14:08les règles.
00:14:10Vous avez,
00:14:12mesdames et messieurs
00:14:13les parlementaires,
00:14:15une responsabilité
00:14:16déterminante
00:14:17dans ce choix
00:14:17d'avenir.
00:14:21C'est enfin
00:14:22un combat
00:14:24pour la liberté
00:14:25de créer.
00:14:26La France
00:14:26a donné au monde
00:14:27des œuvres remarquables
00:14:28en littérature,
00:14:30en cinéma,
00:14:31en théâtre.
00:14:33Cette richesse
00:14:34ne doit rien au hasard
00:14:35mais tout
00:14:36au soutien constant
00:14:38aux artistes
00:14:39et à la création.
00:14:41La télévision publique
00:14:43est la plus grande
00:14:44scène culturelle
00:14:45en France.
00:14:47Et ces dix dernières
00:14:48années témoignent
00:14:49d'une vitalité
00:14:50remarquable.
00:14:51Nos séries
00:14:52ont gagné
00:14:52en ambition.
00:14:53Nos documentaires
00:14:54se sont renouvelés.
00:14:56Le spectacle vivant
00:14:57a trouvé
00:14:57une nouvelle visibilité.
00:14:59Et enfin,
00:15:00l'animation française
00:15:01s'est imposée
00:15:02à l'international.
00:15:05Je suis fière
00:15:06d'avoir contribué
00:15:08à mon niveau
00:15:08à cet élan.
00:15:11Mais je vous le dis
00:15:11avec gravité,
00:15:14ne fragilisez pas
00:15:16cet équilibre,
00:15:17ne brisez pas
00:15:18cet outil unique,
00:15:20ne brisez pas
00:15:21l'excellence
00:15:22de la création française,
00:15:25n'éteignez pas
00:15:26cette lumière.
00:15:28Car dans le monde entier,
00:15:30l'art fait briller
00:15:31la France
00:15:32et à travers la création,
00:15:34c'est le rayonnement
00:15:35de la France
00:15:36qui est en jeu.
00:15:41Je souhaite,
00:15:42pour conclure
00:15:43mon propos liminaire,
00:15:44revenir sur la question
00:15:45de la neutralité
00:15:47et de l'impartialité
00:15:48de l'audiovisuel public
00:15:49qui a été au cœur
00:15:49de vos travaux.
00:15:51La neutralité absolue
00:15:53n'existe pas.
00:15:54Aucun média
00:15:55dans aucun pays
00:15:56n'y parvient pleinement.
00:15:57En revanche,
00:15:59l'impartialité
00:16:00constitue bien
00:16:01une exigence spécifique
00:16:03de l'audiovisuel public
00:16:04et ses contours
00:16:05doivent être clarifiés.
00:16:08Je crois
00:16:09que notre devoir
00:16:11envers les citoyens français
00:16:13est celui
00:16:14de l'équité.
00:16:16Parce que l'équité
00:16:18est au cœur
00:16:19du pacte démocratique.
00:16:20Elle garantit
00:16:21à chacun
00:16:22le droit
00:16:22d'être entendu,
00:16:24reconnu,
00:16:24respecté.
00:16:26Elle est une obligation
00:16:27de moyens
00:16:27et de résultats.
00:16:29Celle
00:16:30qui consiste
00:16:31à donner
00:16:31à chaque courant,
00:16:33à chaque opinion
00:16:34sa juste place
00:16:36et à toutes les voies
00:16:38la même chance.
00:16:40Elle se mesure,
00:16:42elle se constate
00:16:43de manière objective.
00:16:45Une équité
00:16:46concrète,
00:16:47mesurable,
00:16:48compréhensible
00:16:49par tous.
00:16:52C'est pour nous
00:16:53un devoir
00:16:54et un impératif moral.
00:16:58Il va de pair
00:16:59avec la nécessité
00:17:01de rendre des comptes.
00:17:02C'est pourquoi
00:17:03je pense
00:17:03que toutes les semaines
00:17:05nous devrons
00:17:05désormais
00:17:06rendre des comptes
00:17:07sur nos antennes,
00:17:09permettre aux Français
00:17:10de juger sur pièce
00:17:11cette question
00:17:12de la représentation
00:17:13et par la même occasion
00:17:15répondre
00:17:15à toutes leurs interpellations.
00:17:19Parce que l'audiovisuel public
00:17:21est l'affaire de tous,
00:17:22il doit permettre
00:17:23à chacun
00:17:24d'être représenté
00:17:25et à tous les citoyens
00:17:27de pouvoir le constater.
00:17:30mesdames,
00:17:31messieurs les députés,
00:17:33je me tiens devant vous
00:17:34pour défendre
00:17:36une idée
00:17:36qui nous dépasse tous,
00:17:39celle d'un audiovisuel
00:17:41public fort,
00:17:44indépendant,
00:17:45inscrit dans le temps long.
00:17:47Un audiovisuel public
00:17:49qui n'est pas
00:17:49un simple outil,
00:17:51mais un pilier
00:17:52de notre démocratie.
00:17:55Je vous remercie.
00:17:57Merci beaucoup.
00:17:58Avant de céder la parole
00:18:00au rapporteur,
00:18:00très rapidement,
00:18:02comme je vous l'ai dit
00:18:03en propos introductifs,
00:18:04il m'appartient,
00:18:05conformément à l'ordonnance
00:18:06du 17 novembre 1958,
00:18:08le cas échéant
00:18:08de saisir
00:18:09l'autorité judiciaire,
00:18:11je cite l'article 40
00:18:12du Code de procédure pénale,
00:18:13toute autorité constituée,
00:18:14tout officier public
00:18:15ou fonctionnaire
00:18:15qui dans l'exercice
00:18:16de ses fonctions
00:18:17acquiert la connaissance
00:18:18d'un crime ou d'un délit
00:18:19est tenu d'en donner avis
00:18:20sans délai au procureur.
00:18:22Pour le faire rapidement
00:18:23et le dire rapidement
00:18:24dans mon rôle
00:18:25de président de commission
00:18:26d'enquête,
00:18:27M. Cardoz,
00:18:27ici,
00:18:28dans cette commission
00:18:29d'enquête,
00:18:30a évoqué
00:18:31des protocoles
00:18:32d'accord
00:18:32dans le cadre
00:18:33de licenciements
00:18:34et je le cite
00:18:35il vaut mieux
00:18:36parfois partir
00:18:37avec un beau chèque
00:18:38après avoir eu
00:18:38une affaire
00:18:39qui a fait
00:18:39des gros titres
00:18:40y compris
00:18:40des affaires
00:18:41de déviance sexuelle.
00:18:42Nous l'avons interrogé
00:18:43à plusieurs reprises
00:18:44pour qu'il puisse
00:18:45nous citer
00:18:45des cas précis
00:18:46qu'il nous donne
00:18:47des preuves
00:18:48et il nous a précisé
00:18:49j'ai dit précisément
00:18:50qu'il y avait eu
00:18:51des protocoles d'accord
00:18:51qui ont été signés
00:18:53et que les protocoles
00:18:54d'accord,
00:18:55le montant
00:18:56qui allait
00:18:57avec les protocoles
00:18:58d'accord
00:18:59était proportionnel
00:19:00aux faits
00:19:00les plus graves
00:19:01et dans la même audition
00:19:02M. Sébastien
00:19:03et je vais le citer
00:19:05précisément
00:19:05c'est pas nouveau
00:19:06que dans un service public
00:19:07il y a des sociétés privées
00:19:09qui fassent des cadeaux
00:19:10pour obtenir
00:19:11des marchés.
00:19:12Je suis désolé
00:19:13on vous a parlé
00:19:14de favoritisme
00:19:15moi je crois
00:19:16vous êtes une commission
00:19:16d'enquête
00:19:17tout autant que vous êtes là
00:19:18ça va peut-être
00:19:19vous faire grincer
00:19:19mais à un moment
00:19:20il faudrait peut-être
00:19:21se poser la question
00:19:22si en échange
00:19:22de ce favoritisme
00:19:23il y a eu des cadeaux
00:19:24alors je dois
00:19:25vous poser la question
00:19:26très clairement
00:19:28que répondez-vous
00:19:29à ces accusations
00:19:30qui sont portées
00:19:31à votre endroit
00:19:32Mme la Présidente
00:19:35je voudrais d'abord
00:19:36vous dire
00:19:36M. le Président
00:19:37que ce sont des accusations
00:19:38extrêmement graves
00:19:40sur la première
00:19:41elles sont de nature différente
00:19:43donc je répondrai
00:19:43d'abord à la première
00:19:44et ensuite à la seconde
00:19:46je n'ai absolument
00:19:47aucune espèce
00:19:48de tolérance
00:19:49de quelque ordre
00:19:51que ce soit
00:19:52pour les pratiques
00:19:53de harcèlement
00:19:55de harcèlement sexuel
00:19:57ou moral
00:19:58ou de toute dérive
00:19:59contraire à la loi
00:20:00j'ai d'ailleurs été souvent
00:20:02accusé
00:20:03d'avoir licencié
00:20:05des salariés
00:20:07qui s'étaient rendus
00:20:08coupables
00:20:08de tels agissements
00:20:10maintenant
00:20:11j'ai quand même
00:20:11une interrogation
00:20:12M. Cardoz
00:20:14a été un cadre important
00:20:15de cette maison
00:20:16pendant longtemps
00:20:17il a été correspondant
00:20:19à Washington notamment
00:20:20qui est une position
00:20:21très prestigieuse
00:20:22c'est nous
00:20:22et ensuite
00:20:23il a été
00:20:25il a dirigé
00:20:27l'équipe
00:20:27de complément d'enquête
00:20:29la dernière fois
00:20:30que j'ai vu
00:20:31M. Cardoz
00:20:32c'est le jour
00:20:33où il avait décidé
00:20:33de quitter la maison
00:20:36il avait pris
00:20:36le plan de départ
00:20:37qui à l'époque
00:20:38était en vigueur
00:20:41pour je crois
00:20:42diriger la communication
00:20:42d'un club de foot
00:20:43enfin je ne me souviens pas
00:20:44mais en tout cas
00:20:44c'était son choix
00:20:46il est venu dans mon bureau
00:20:47pour me dire
00:20:48à quel point
00:20:49il me remerciait
00:20:49de toutes ces années magnifiques
00:20:51alors je vais vous dire un truc
00:20:52si un cadre de France Télévisions
00:20:53à ce moment là
00:20:55ne m'a pas signalé
00:20:57un comportement
00:20:58aussi grave
00:21:00que celui
00:21:01que vous insinuez
00:21:04ouais
00:21:04en tout cas
00:21:05que vous reportez
00:21:05je dirais
00:21:06mais
00:21:07qu'a fait M. Cardoz
00:21:09c'est sa responsabilité
00:21:10c'est la responsabilité
00:21:12de tous
00:21:12dans l'entreprise
00:21:13de signaler
00:21:14ce type de comportement
00:21:15qui sont totalement
00:21:16contraires à la loi
00:21:18donc qu'est-ce que vous voulez
00:21:19que je vous dise
00:21:20les bras m'en tombent
00:21:23quant à M. Patrick Sébastien
00:21:25les cadeaux
00:21:25bon
00:21:27nous avons
00:21:28et ça fait maintenant
00:21:29de longues années
00:21:30au sein de France Télévisions
00:21:32mis l'entreprise
00:21:33en totale conformité
00:21:34avec la loi
00:21:35Sapin 2
00:21:35nous avons nommé
00:21:37d'ailleurs
00:21:38une déontologue
00:21:39qui s'assure
00:21:41que
00:21:41tous les
00:21:43processus
00:21:44qui garantissent
00:21:45l'absence de corruption
00:21:46sont bien en place
00:21:47bon
00:21:48je ne vais pas épiloguer
00:21:49là-dessus
00:21:49je voudrais juste
00:21:50relever
00:21:51un point important
00:21:52le satisfait site
00:21:54de la Cour des Comptes
00:21:55sur la déontologie
00:21:56au sein de France Télévisions
00:21:58donc bien sûr
00:21:59qu'il n'est pas possible
00:22:01au sein de France Télévisions
00:22:03de faire des cadeaux
00:22:04contre je ne sais trop quoi
00:22:05tous les cadeaux
00:22:07doivent être
00:22:08signalés
00:22:09ils sont dûment répertoriés
00:22:11tous les conflits d'intérêt
00:22:12sont signalés
00:22:13enfin bref
00:22:14je ne vous fais pas
00:22:14le panorama complet
00:22:16de la déontologie
00:22:18au sein du groupe
00:22:18mais je peux vous assurer
00:22:20qu'elle est stricte
00:22:21et ferme
00:22:23merci madame la présidence
00:22:24pour vos réponses
00:22:24et bien sûr que
00:22:26comme président
00:22:27de cette commission
00:22:27d'enquête
00:22:28je prends mes responsabilités
00:22:30avec
00:22:31la plus grande
00:22:33comment dire
00:22:34je considère
00:22:34que c'est une responsabilité
00:22:36immense
00:22:36et qu'à aucun moment
00:22:37je crois
00:22:38je n'ai voulu
00:22:39dans ces fonctions
00:22:40insinuer quoi que ce soit
00:22:41j'ai d'ailleurs lutté
00:22:42contre toutes les formes
00:22:42d'insinuations
00:22:43qui avaient pu avoir lieu
00:22:44durant toute la commission
00:22:45d'enquête
00:22:45et c'est bien parce que
00:22:46ces accusations ont été portées
00:22:47qu'elles sont graves
00:22:48et qu'elles ont été formulées
00:22:49sans preuve
00:22:49puisqu'à plusieurs reprises
00:22:50j'ai demandé des preuves
00:22:52d'ailleurs j'ai écrit
00:22:53à monsieur Sébastien
00:22:54monsieur Cardos
00:22:55pour qu'ils nous apportent
00:22:55par écrit des preuves
00:22:56que dans le respect
00:22:57du contradictoire
00:22:58qui doit présider
00:22:59à nos travaux
00:22:59et cette commission d'enquête
00:23:00je vous ai permis
00:23:01et je vous ai demandé
00:23:02de réagir à ces accusations
00:23:03vous venez de le faire
00:23:04et je laisse maintenant
00:23:04le rapporteur
00:23:05qui a de nombreuses questions
00:23:06à vous poser
00:23:06sans doute vous demandera
00:23:07des précisions
00:23:08un petit droit de suite
00:23:09je crois que nous tous
00:23:10ici qui parlons devant vous
00:23:14jurons de dire la vérité
00:23:15et toute la vérité
00:23:16c'est mon seul commentaire
00:23:18et c'est bien parce que
00:23:19je suis chargé aussi
00:23:20le cas échéant
00:23:20d'engager des poursuites judiciaires
00:23:22pour faux témoignages
00:23:22et par jure
00:23:23que je me devais
00:23:24de vous poser cette question
00:23:25et le cas échéant
00:23:26de prendre mes responsabilités
00:23:27s'il y a eu au sein
00:23:28de cette commission d'enquête
00:23:29par jure
00:23:30ou faux témoignages
00:23:31monsieur le rapporteur
00:23:31la parole est à vous
00:23:41merci madame la présidente
00:23:43merci monsieur le secrétaire général
00:23:44de venir une deuxième fois
00:23:47pour conclure les travaux
00:23:48de cette commission d'enquête
00:23:49vous étiez venu donc ici même
00:23:51le 10 décembre
00:23:53c'était il y a trois mois
00:23:54depuis nous avons procédé
00:23:56à 67 auditions
00:23:57pendant lesquelles nous avons
00:23:58interrogé et écouté
00:23:59près de 234 personnalités
00:24:02tous liés au service public
00:24:03de l'audiovisuel
00:24:04c'était des collaborateurs
00:24:06de France Télévisions
00:24:07de Radio France
00:24:07de France Méniabonde
00:24:08des cadres dirigeants
00:24:10de ces mêmes entités
00:24:11madame la présidente
00:24:12mais aussi régulateurs
00:24:14tutels, concurrents, fournisseurs
00:24:16et même certains
00:24:17de vos anciens collaborateurs
00:24:19j'en profite pour
00:24:20en cette dernière audition
00:24:22évidemment adresser
00:24:23mes sincères remerciements
00:24:25à tous ceux qui se sont
00:24:26rendus disponibles
00:24:27pour témoigner
00:24:28malgré des agendas contraints
00:24:31devant cette commission
00:24:31je renouvelle également
00:24:33toute mon estime
00:24:34pour l'ensemble
00:24:35des collaborateurs
00:24:36du service public
00:24:37qui oeuvrent discrètement
00:24:38avec dévouement
00:24:39à rendre possible
00:24:40la continuité
00:24:41du service public
00:24:42de l'audiovisuel
00:24:43je tiens à le rappeler
00:24:44cette commission
00:24:45n'est pas une table ronde
00:24:46c'est pas une commission
00:24:48qui a non plus
00:24:49pour seul objet
00:24:50les collaborateurs
00:24:52et les salariés
00:24:52du service public
00:24:53cette commission
00:24:53a pour unique mission
00:24:56de mettre en lumière
00:24:57des dysfonctionnements
00:24:58des dérives
00:24:59qui minent
00:25:00ces entreprises
00:25:01de l'audiovisuel public
00:25:02depuis de nombreuses années
00:25:04et qu'il convient
00:25:05enfin de résoudre
00:25:05je tiens à rappeler
00:25:07que c'est la première fois
00:25:08que l'Assemblée nationale
00:25:09réalise une commission
00:25:10d'enquête
00:25:11sur ce sujet
00:25:11cette commission
00:25:13vous le savez
00:25:14vise aussi à rendre
00:25:15l'audiovisuel public
00:25:16d'une certaine façon
00:25:17aux français
00:25:18pour qu'il leur ressemble
00:25:20dans leur respect
00:25:21aussi dans la pluralité
00:25:22de leurs opinions politiques
00:25:23et sans dérive financière
00:25:26dépense inutile
00:25:27ou entorse
00:25:28à ses principes
00:25:29et ses objectifs
00:25:29à valeur constitutionnelle
00:25:30que sont l'honnêteté
00:25:31le pluralisme
00:25:33et d'une certaine façon
00:25:35la neutralité
00:25:35notamment de l'information
00:25:36sur le service public
00:25:374 milliards
00:25:38je pense que vous n'en doutez pas
00:25:40mais c'est une somme
00:25:40qui est colossale
00:25:42parce qu'au fond
00:25:43elle représente
00:25:44à peu près la moitié
00:25:45du budget
00:25:46du ministère de la culture
00:25:47et j'y reviendrai
00:25:48dans certaines
00:25:49de mes questions
00:25:50donc vous le voyez
00:25:51cette commission d'enquête
00:25:52a aussi eu pour but
00:25:54de proposer peut-être
00:25:55et ce sera tout l'objet
00:25:56du rapport
00:25:57des pistes
00:25:58d'optimisation budgétaire
00:25:59pour que chaque euro
00:26:01dépensé par les français
00:26:02permette de faire mieux fonctionner
00:26:04leur service public
00:26:05de l'audiovisuel
00:26:06pardon en tout cas
00:26:07madame la présidente
00:26:08et monsieur le secrétaire général
00:26:09pour cette question
00:26:10et cette toute première question
00:26:12et ce propos liminaire
00:26:12un peu long
00:26:13j'en viens concrètement
00:26:15à ma première question
00:26:15qui est une question
00:26:16d'ordre financière
00:26:17je vais le rappeler
00:26:19mais France Télévisions
00:26:20c'est à peu près
00:26:202,6 milliards
00:26:22de dotations publiques
00:26:23par an
00:26:23l'audiovisuel public
00:26:24représente lui
00:26:25je pense que c'est un chiffre
00:26:27que les français
00:26:27ont bien entendu
00:26:29plus 4 milliards d'euros
00:26:30d'argent public par an
00:26:31le budget du ministère
00:26:33de la culture
00:26:33s'élève lui
00:26:34à 8 milliards
00:26:35donc en quelque sorte
00:26:36l'audiovisuel public
00:26:38représente 50%
00:26:39du budget
00:26:40du ministère
00:26:41de la culture
00:26:41là où
00:26:43par exemple
00:26:43la préservation
00:26:45et la sauvegarde
00:26:46du patrimoine
00:26:46en danger
00:26:47notamment les 67 000
00:26:49monuments non protégés
00:26:50qui sont en risque
00:26:51de disparition
00:26:52comme par exemple
00:26:53nos petits théâtres
00:26:55nos phares
00:26:55nos moulins
00:26:56certaines églises rurales
00:26:58et bien ne concerne
00:26:59que 4,5%
00:27:01du budget du ministère
00:27:02de la culture
00:27:02on a aussi un quart
00:27:03des monuments protégés
00:27:04qui eux aussi
00:27:05sont en risque
00:27:06de disparition
00:27:07donc ma première question
00:27:09est un peu large
00:27:10mais c'est une question
00:27:11un peu
00:27:12qui a structuré
00:27:13l'ensemble de nos travaux
00:27:14est-ce que vous n'avez pas
00:27:15l'impression
00:27:15que consacrer la moitié
00:27:17du budget du ministère
00:27:18de la culture
00:27:19à l'audiovisuel public
00:27:20quand ce qui fait l'âme
00:27:22l'histoire
00:27:23et la sauvegarde
00:27:24mémorielle
00:27:24de la France
00:27:25on accorde que 4,5%
00:27:27du budget
00:27:28à la défense
00:27:29de ce patrimoine
00:27:30en péril
00:27:30est-ce qu'en termes
00:27:31de proportion
00:27:32vous n'avez pas l'impression
00:27:34que les français
00:27:35mettent trop d'argent
00:27:37proportionnellement
00:27:38dans l'audiovisuel public
00:27:38par rapport à la défense
00:27:40de leur patrimoine
00:27:41qui est en danger
00:27:45je vais vous répondre
00:27:46en deux temps
00:27:47en tant que présidente
00:27:48de France Télévisions
00:27:49depuis 11 ans
00:27:50évidemment
00:27:51que je me pose
00:27:52régulièrement la question
00:27:53comment on peut
00:27:54faire mieux
00:27:55avec moins
00:27:55puisque
00:27:56je le redis
00:27:57depuis 10 ans
00:27:59les dotations publiques
00:28:01à France Télévisions
00:28:02ont baissé
00:28:03très sensiblement
00:28:04et d'ailleurs
00:28:05si je me compare
00:28:06à mes voisins
00:28:07en Europe
00:28:08nous sommes
00:28:09la télévision publique
00:28:11qui a quasiment
00:28:11le plus baissé
00:28:12en Europe
00:28:12je pense que
00:28:14la comparaison
00:28:15européenne
00:28:15est assez intéressante
00:28:17savoir est-ce que
00:28:18l'audiovisuel public
00:28:19en Allemagne
00:28:21en Italie
00:28:22dans les pays
00:28:23de l'Union Européenne
00:28:25si on va un peu
00:28:26plus loin
00:28:27au Royaume-Uni
00:28:28arrive à être
00:28:29leader sur le numérique
00:28:31leader sur le linéaire
00:28:33avec des financements
00:28:34radicalement différents
00:28:37malheureusement
00:28:38j'aurais adoré
00:28:40trouver une façon
00:28:41de faire
00:28:42aussi bien
00:28:42avec encore moins
00:28:45malheureusement
00:28:46non
00:28:46quand on regarde
00:28:49la place
00:28:49de la France
00:28:50en matière
00:28:51d'audiovisuel public
00:28:52rapporté au PIB
00:28:54on est
00:28:54en milieu
00:28:55de classement
00:28:56en Allemagne
00:28:57c'est deux fois plus
00:28:58deux fois et demi
00:28:59je crois
00:28:59le budget
00:29:00d'audiovisuel public
00:29:01en Grande-Bretagne
00:29:02qui sont quand même
00:29:03des pays comparables
00:29:04c'est deux fois plus
00:29:07donc est-ce qu'on peut
00:29:08faire des économies
00:29:09encore
00:29:10j'ai toujours été
00:29:11favorable aux économies
00:29:12oui
00:29:12est-ce qu'on peut faire
00:29:13radicalement
00:29:14différent
00:29:14je ne pense pas
00:29:16et puis pour répondre
00:29:17à votre question
00:29:18monsieur le rapporteur
00:29:20je crois que je vous l'ai dit
00:29:22pour moi la culture
00:29:23est essentielle
00:29:24la culture
00:29:25c'est ce qui nous instruit
00:29:27c'est ce qui nous fait grandir
00:29:28c'est ce qui développe
00:29:30notre âme
00:29:30c'est ce qui développe
00:29:31aussi
00:29:32notre identité
00:29:33de français
00:29:34donc je vais répondre
00:29:35un peu par une pirouette
00:29:37mais si c'était moi
00:29:39j'augmenterais
00:29:40le budget de la culture
00:29:41j'augmenterais
00:29:42le budget pour le théâtre
00:29:43pour la danse
00:29:44pour l'opéra
00:29:45pour le patrimoine
00:29:46parce que c'est essentiel
00:29:52merci beaucoup
00:29:53et comme rapporteur
00:29:54du budget patrimoine
00:29:55de cette assemblée
00:29:56je rappelle
00:29:57mais le rapporteur le sait
00:29:58que c'est les parlementaires
00:29:59qui votent le budget
00:29:59et qu'il faudra que
00:30:00ensemble
00:30:01on puisse aussi porter
00:30:02effectivement ce combat
00:30:03pour le patrimoine
00:30:03qui est important
00:30:05je vous laisse continuer
00:30:07monsieur le rapporteur
00:30:09merci madame
00:30:10la présente
00:30:10pour votre réponse
00:30:11je voudrais rebondir
00:30:12sur les propos
00:30:13que vous avez pu tenir
00:30:14lors de votre introduction
00:30:16et de votre propos liminaire
00:30:18vous expliquez
00:30:19nous avons publié
00:30:19les dépenses liées
00:30:20à la production
00:30:21les rémunérations
00:30:22des hauts dirigeants
00:30:22la transparence
00:30:23n'est pas une contrainte
00:30:24c'est une exigence démocratique
00:30:26je vous rejoins totalement
00:30:27sur vos propos
00:30:29puisque tout l'objet
00:30:30de cette commission d'enquête
00:30:31et aussi de
00:30:32de lever le capot
00:30:33et de faire la transparence
00:30:34sur l'utilisation
00:30:35des 4 milliards d'euros
00:30:36auxquels contribuent
00:30:38les français
00:30:38chaque année
00:30:39et donc pourquoi
00:30:40avoir voulu faire passer
00:30:42la consigne
00:30:43à l'ensemble
00:30:43des animateurs
00:30:44des producteurs
00:30:45des dirigeants
00:30:46de l'auditiel public
00:30:46qui sont venus
00:30:47devant nous
00:30:48en commission d'enquête
00:30:49par exemple
00:30:49de ne pas révéler
00:30:50leur rémunération
00:30:51pourtant financée
00:30:52sur fonds publics
00:30:57comme vous l'avez rappelé
00:30:58monsieur le président
00:31:00une commission d'enquête
00:31:02c'est un cadre précis
00:31:04qui s'éloigne un peu
00:31:05des auditions
00:31:07que nous avons l'habitude
00:31:08de faire
00:31:09que ce soit
00:31:10à l'Assemblée nationale
00:31:11à la commission culture
00:31:12ou encore au Sénat
00:31:13toujours à la commission culture
00:31:15nous avons souhaité rappeler
00:31:17à chacun des salariés
00:31:19de France Télévisions
00:31:21qui a été convoqué
00:31:23dans cette salle même
00:31:25quels étaient les droits
00:31:26et devoirs
00:31:28qu'il nous incombait
00:31:29de parfaitement respecter
00:31:32donc nous n'avons pas donné
00:31:34de consignes
00:31:35mais plus exactement
00:31:36des conseils
00:31:38en tant que présidente
00:31:40de France Télévisions
00:31:41j'ai des limites
00:31:43dans ce que je peux
00:31:44moi-même révéler
00:31:45notamment tout ce qui nuit
00:31:47au secret des affaires
00:31:49n'est pas dans l'intérêt social
00:31:50de France Télévisions
00:31:51de le révéler publiquement
00:31:52pour autant
00:31:53vous avez tout
00:31:55dans la data room
00:31:56donc vous
00:31:57vous avez toutes
00:31:58les informations
00:31:58que vous avez demandées
00:32:00de la même
00:32:01dans le même esprit
00:32:03je respecte
00:32:04l'avis privé
00:32:06des salariés
00:32:07qui travaillent
00:32:08à France Télévisions
00:32:09et donc
00:32:10je leur ai rappelé
00:32:11qu'ils n'étaient absolument
00:32:12pas obligés
00:32:13de donner leur salaire
00:32:16néanmoins
00:32:17puisque vous les avez demandés
00:32:18je crois que vous avez
00:32:19tous les éléments
00:32:20sur les différents salaires
00:32:21dans la data room
00:32:22donc ça n'est pas
00:32:25une rétention
00:32:26d'informations
00:32:26vis-à-vis de la commission
00:32:27vous avez tout
00:32:28en revanche
00:32:29cette audition
00:32:30comme vous l'avez dit
00:32:31monsieur le président
00:32:31est publique
00:32:33et à ce titre
00:32:34nous devons prendre
00:32:35quelques précautions
00:32:38monsieur le rapporteur
00:32:40je vous remercie
00:32:41madame la présente
00:32:42pour votre réponse
00:32:44un autre
00:32:45un autre propos
00:32:47en réaction
00:32:48à votre introduction
00:32:49c'est celui
00:32:49sur l'évolution
00:32:51des ressources publiques
00:32:52des dotations
00:32:53qui vous sont accordées
00:32:54par les français
00:32:55à France Télévisions
00:32:56vous semblez expliquer
00:32:57que vos ressources
00:32:58sont sensiblement diminuées
00:33:00c'était d'ailleurs
00:33:00les propos
00:33:01que vous avez pu tenir
00:33:02lors de la première audition
00:33:04et vous nous avez expliqué
00:33:05qu'il fallait comparer
00:33:06France Télévisions
00:33:07notamment
00:33:07à des administrations publiques
00:33:09au motif
00:33:10que les administrations publiques
00:33:11auraient reçu
00:33:1236% de ressources publiques
00:33:14supplémentaires
00:33:15depuis 2015
00:33:16je crois que vous le savez
00:33:17France Télévisions
00:33:18est une entreprise
00:33:18certes publique
00:33:20mais c'est une entreprise
00:33:20de droit privé
00:33:21qui évolue
00:33:22sur un marché concurrentiel
00:33:23notamment celui
00:33:24des audiences
00:33:25et en partie
00:33:25de la publicité
00:33:26et donc
00:33:27j'essaie de comparer
00:33:28ce qui était comparable
00:33:29c'est à dire
00:33:29l'évolution du budget
00:33:30et donc des dotations
00:33:31à France Télévisions
00:33:32avec le budget
00:33:33des groupes
00:33:34d'audiovisuels privés
00:33:36je me suis saisi
00:33:37du bilan financier
00:33:39des chaînes nationales
00:33:39gratuites
00:33:40qui est publié
00:33:40par l'Arcom
00:33:41le dernier était
00:33:42en novembre 2025
00:33:43je me suis d'ailleurs étonné
00:33:44que la tutelle
00:33:46de France Télévisions
00:33:46au nom de l'État
00:33:47la DGMIC
00:33:48devant nous
00:33:48n'avait pas connaissance
00:33:50d'un document public
00:33:52et j'ai pu constater
00:33:53que le budget
00:33:54de France Télévisions
00:33:55avait progressé
00:33:56entre 2015
00:33:57année
00:33:58de votre prise de fonction
00:33:59et 2024
00:34:00il a progressé
00:34:01de 8%
00:34:01et je remarque
00:34:03que le budget
00:34:04et le chiffre d'affaires
00:34:05des groupes privés
00:34:06concurrents
00:34:07lui
00:34:07n'a progressé
00:34:08que de 3%
00:34:09donc en quelque sorte
00:34:11les français
00:34:11ont fait augmenter
00:34:13de 8%
00:34:14le budget
00:34:15de France Télévisions
00:34:16sur cette période là
00:34:16alors que
00:34:17les chaînes
00:34:18et les groupes
00:34:18privés concurrents
00:34:20eux
00:34:20ont eu un budget
00:34:21privé
00:34:22qui n'a pas coûté
00:34:23un centime
00:34:23d'euros contribuables
00:34:24mais qui a augmenté
00:34:25bien moins
00:34:26fortement
00:34:27si je vais dans le détail
00:34:28je vois que le groupe TF1
00:34:29le budget du groupe TF1
00:34:30a progressé
00:34:31de 7%
00:34:31sur cette période
00:34:32le groupe M6
00:34:33c'est 4%
00:34:34donc vous le voyez
00:34:36sur cette période là
00:34:38il est faux de dire
00:34:39que le budget
00:34:40de France Télévisions
00:34:41a diminué
00:34:42les chiffres
00:34:43de la Cour des comptes
00:34:43d'ailleurs
00:34:44en attestent
00:34:45et on peut voir
00:34:45que ce budget
00:34:46a même augmenté
00:34:47davantage
00:34:48que celui
00:34:48des groupes privés
00:34:50donc
00:34:51Madame la Présidente
00:34:52pardon encore
00:34:52pour ce propos
00:34:53un peu long
00:34:54mais est-ce que
00:34:55vous pouvez continuer
00:34:56à justifier
00:34:57qu'il y a une baisse
00:34:58de dotation
00:34:59de la part
00:35:00des Français
00:35:00alors que
00:35:01tous les chiffres
00:35:02semblent indiquer
00:35:03le contraire
00:35:05je vais répondre
00:35:06à la Présidente
00:35:09pardon d'être
00:35:10aussi direct
00:35:10Monsieur le rapporteur
00:35:11mais ce que vous dites
00:35:12est absolument faux
00:35:13la dotation publique
00:35:15à France Télévisions
00:35:16entre 2017
00:35:18et 2024
00:35:20a baissé
00:35:21et encore plus
00:35:22vis-à-vis de 2026
00:35:23alors écoutez
00:35:23c'est des chiffres
00:35:24je vous les montre
00:35:25il se trouve
00:35:25qui sont publics
00:35:28france-télévision.fr
00:35:30voilà
00:35:32donc
00:35:32je ne sais pas
00:35:34à quoi vous faites référence
00:35:35d'ailleurs
00:35:35on vous a
00:35:36à plusieurs reprises
00:35:37me semble-t-il
00:35:39rappelé
00:35:39je crois que Christian Vion
00:35:40l'a fait ici même
00:35:42les tableaux
00:35:43de la Cour des Comptes
00:35:44il n'y a aucune
00:35:44ambiguïté là-dessus
00:35:46alors vous parlez
00:35:47du budget
00:35:47peut-être que vous additionnez
00:35:49en parlant du budget
00:35:51les chiffres d'affaires
00:35:52publicitaires
00:35:54c'est possible
00:35:55absolument
00:35:56et là
00:35:56c'est peut-être
00:35:57le seul différent
00:35:58que nous avons
00:35:58avec la Cour des Comptes
00:35:59il se trouve que
00:36:00l'année 2024
00:36:01est très atypique
00:36:03puisque l'année 2024
00:36:05c'est les Jeux à Paris
00:36:06et que le chiffre
00:36:07d'affaires publicitaires
00:36:08a été très très très élevé
00:36:10par rapport à ce qu'il est
00:36:11habituellement
00:36:13centaines de millions
00:36:13d'euros de plus
00:36:14je n'ai pas le chiffre exact
00:36:15mais c'est à peu près ça
00:36:16donc l'année 2024
00:36:17n'est pas tout à fait typique
00:36:20malheureusement
00:36:20de nos années
00:36:22de chiffre d'affaires
00:36:22publicitaires
00:36:23habituel
00:36:26merci beaucoup
00:36:27monsieur le rapporteur
00:36:30merci madame la présidente
00:36:32sur le
00:36:32alors vous expliquez
00:36:34que mes chiffres sont faux
00:36:35je n'ai fait que
00:36:36rapporter les chiffres
00:36:37qui figurent
00:36:38dans le rapport
00:36:39de la Cour des Comptes
00:36:39et j'ai interrogé
00:36:40la Cour des Comptes
00:36:41et notamment
00:36:41l'inspection des finances
00:36:42dans cette audition
00:36:43qui ont confirmé
00:36:44les chiffres
00:36:45donc à nouveau
00:36:46tous les français
00:36:47pourront regarder
00:36:47quand je vois l'évolution
00:36:49des ressources
00:36:50de France Télévisions
00:36:50je vois qu'en 2017
00:36:52il y a 2 milliards
00:36:53548 millions
00:36:55et qu'en 2024
00:36:56il y a 2 milliards
00:36:58617 millions
00:36:59donc madame la présidente
00:37:00vous pouvez dire
00:37:01et j'ai le
00:37:01à nouveau
00:37:02j'ai le tableau
00:37:04devant moi
00:37:05du rapport
00:37:05de la Cour des Comptes
00:37:07on peut avoir
00:37:08c'est la page 58
00:37:09du rapport
00:37:10qui en fait
00:37:12166 pages
00:37:13pourquoi
00:37:14est-ce que
00:37:15vous contestez
00:37:15ces chiffres
00:37:16qui figurent
00:37:17noir sur blanc
00:37:17dans le rapport
00:37:18de la Cour des Comptes
00:37:18et je vois
00:37:19que vos chiffres
00:37:20ont été récupérés
00:37:21et diffusés
00:37:22allègrement
00:37:22par les médias
00:37:23qui expliquent
00:37:25en quelque sorte
00:37:26c'est de la faute
00:37:26de l'Etat
00:37:26c'est de la faute
00:37:27des Français
00:37:28si la situation financière
00:37:29de France Télévisions
00:37:30est en difficulté
00:37:31s'il y a eu
00:37:3181 millions d'euros
00:37:32de déficit cumulés
00:37:33entre 2017 et 2024
00:37:35s'il y a eu
00:37:35une trésorerie
00:37:36qui est désormais négative
00:37:37alors qu'elle était abondée
00:37:38à hauteur de plusieurs dizaines
00:37:39de millions d'euros
00:37:40si les capitaux propres
00:37:41sont inférieurs
00:37:41à la moitié du capital social
00:37:43ce qui fait peser
00:37:44un risque de dissolution
00:37:45c'est de la faute
00:37:46de l'Etat
00:37:46qui a baissé
00:37:47ses dotations
00:37:48je vois moi
00:37:49dans le rapport
00:37:49de la Cour des Comptes
00:37:50et à entendre
00:37:51les rapporteurs
00:37:52et l'inspection
00:37:53des finances
00:37:53entre 2017
00:37:54et 2024
00:37:55les années
00:37:56donc je vous ai cité
00:37:59la dotation
00:38:00a augmenté
00:38:00donc pourquoi
00:38:01il y a-t-il
00:38:02une telle différence
00:38:03entre la Cour des Comptes
00:38:03et vos propres chiffres
00:38:09Monsieur le rapporteur
00:38:10je viens de vous donner
00:38:11la réponse
00:38:12et je crois
00:38:12que vous ne comprenez
00:38:13pas la différence
00:38:14entre la dotation publique
00:38:17et le chiffre d'affaires
00:38:18de France Télévisions
00:38:19je vais vous l'expliquer
00:38:19c'est très simple
00:38:21le chiffre d'affaires
00:38:22de France Télévisions
00:38:23est constitué
00:38:24de deux éléments
00:38:25un
00:38:26la dotation publique
00:38:27plus le chiffre
00:38:28d'affaires publicitaire
00:38:30ce que vous avez
00:38:31dans le tableau
00:38:32page 60
00:38:33c'est en effet
00:38:34le chiffre d'affaires
00:38:35total
00:38:35c'est-à-dire
00:38:37oui 58
00:38:38peu importe
00:38:38c'est donc
00:38:39la dotation publique
00:38:41plus le chiffre d'affaires
00:38:42publicitaire
00:38:43quand vous dites
00:38:44Monsieur le rapporteur
00:38:45que
00:38:46il y a eu une dotation
00:38:48que ça a coûté plus cher
00:38:49aux Français
00:38:49c'est matériellement
00:38:51faux
00:38:51parce que la dotation
00:38:53publique
00:38:54a baissé
00:38:54on peut vous renvoyer
00:38:56bah si
00:38:56c'est le même tableau
00:38:57donc il suffit de regarder
00:38:59trois lignes dans dessous
00:39:00donc c'est matériellement
00:39:02faux
00:39:04je ne sais pas
00:39:04parce que là
00:39:05moi je
00:39:05pardon
00:39:07voilà
00:39:08c'est noir sur blanc
00:39:09dans le rapport
00:39:09de la Cour des comptes
00:39:10donc oui
00:39:11le budget en 2024
00:39:13le chiffre d'affaires publicitaire
00:39:14a été beaucoup plus important
00:39:15au passage
00:39:16les coûts également
00:39:19parce que
00:39:20les Jeux Olympiques
00:39:21ça n'a pas été que
00:39:22du chiffre d'affaires supplémentaires
00:39:23ça a été aussi
00:39:24beaucoup de coûts
00:39:25pour donner
00:39:27à voir
00:39:27les Jeux
00:39:29à Paris
00:39:29à la France entière
00:39:31voilà
00:39:31donc je ne sais pas
00:39:32quoi vous dire d'autre
00:39:33moi les chiffres que j'ai
00:39:34qui sont publics
00:39:35c'est
00:39:36je vais être précise
00:39:37je vais être précise
00:39:38en 2017
00:39:40la dotation publique
00:39:41est de
00:39:412 milliards 548
00:39:44en 2024
00:39:45puisque ça c'est le rapport
00:39:46de la Cour des comptes
00:39:46elle est de
00:39:472 milliards 480
00:39:48on a enlevé
00:39:49la taxe sur les salaires
00:39:50parce que
00:39:50on vous donne de l'argent
00:39:51on vous le reprend tout de suite
00:39:52puisqu'il y a eu un changement
00:39:54de manière
00:39:56de verser
00:39:57la dotation publique
00:39:58c'était avant de la redevance
00:40:00après un pourcentage de TVA
00:40:02qui entraînait
00:40:02une taxe supplémentaire
00:40:04et enfin
00:40:05en 2026
00:40:05donc en net
00:40:06en dotation
00:40:07ce que ça coûte
00:40:08à l'état
00:40:08pour dire les choses simplement
00:40:092 milliards 548
00:40:11en 2017
00:40:122 milliards 480
00:40:13en 2024
00:40:14en 2026
00:40:152 milliards 373
00:40:16donc déjà
00:40:18le budget de France Télévisions
00:40:19pour les français
00:40:20la dotation publique
00:40:23c'est pas 4 milliards
00:40:24c'est pas 2 milliards 6
00:40:26c'est 2 milliards 373
00:40:28Monsieur le rapporteur
00:40:31Merci Madame la Présidente
00:40:33juste une question simple
00:40:36parce que c'est la question
00:40:37qu'on a posée
00:40:38notamment aux personnes
00:40:39représentantes de la Cour des comptes
00:40:41est-ce que vous vous admettez
00:40:43qu'au moment de votre arrivée
00:40:44chez France Télévisions
00:40:45en 2015
00:40:46et entre le moment
00:40:47où le dernier budget
00:40:48a été validé
00:40:49et vérifié
00:40:50par la Commission
00:40:51par la Cour des comptes
00:40:52pardon
00:40:52en 2024
00:40:53est-ce que vous vous admettez
00:40:54que la dotation publique
00:40:56a augmenté
00:40:57le chiffre
00:40:58qui a été avancé
00:40:58c'est 136 millions d'euros
00:41:00on le retrouve
00:41:01je crois
00:41:02en page 205
00:41:03du rapport
00:41:04de la Cour des comptes
00:41:05j'ai le tableau devant moi
00:41:07entre 2015
00:41:07année de votre arrivée
00:41:082024
00:41:09dernière année
00:41:10du budget vérifié
00:41:11par la Cour des comptes
00:41:12la dotation publique
00:41:13a augmenté
00:41:13de 136 millions d'euros
00:41:15est-ce que vous le confirmez
00:41:16ou est-ce que vous démentez
00:41:17ces chiffres
00:41:18qu'on retrouve
00:41:18dans le rapport
00:41:19de la Cour des comptes
00:41:20le rapport de la Cour des comptes
00:41:22la mission de la Cour des comptes
00:41:23mon micro s'arrête
00:41:24tout seul
00:41:25le rapport de la Cour des comptes
00:41:27il porte sur les années
00:41:272017-2024
00:41:29donc moi j'ai pris ça
00:41:30comme référence
00:41:31ce que je peux vous dire
00:41:32parce que pardon
00:41:33c'est pas ma question
00:41:34je vais vous répondre
00:41:37vous raisonnez
00:41:38en
00:41:39euro courant
00:41:41je vous rappelle quand même
00:41:42que pendant la même période
00:41:43alors peut-être
00:41:44je me compare
00:41:45à ce que je peux
00:41:47comparer
00:41:47c'est le budget de la culture
00:41:48mais on pourrait parler
00:41:49d'autre chose
00:41:50le budget global
00:41:51de l'Etat
00:41:52par exemple
00:41:53que dans le même temps
00:41:54il y a eu de l'inflation
00:41:55et notamment
00:41:56une inflation extrêmement forte
00:41:59liée au Covid
00:42:00de plus de 5%
00:42:02dans certaines années
00:42:02et que donc
00:42:04entre 2017
00:42:05et 2026
00:42:06les chiffres que j'ai là
00:42:07qui sont dans le rapport
00:42:08de la Cour des comptes
00:42:09il y a eu une inflation
00:42:10de 20%
00:42:11il y a d'ailleurs
00:42:12un rapport
00:42:13qui est sorti hier
00:42:14par un cabinet
00:42:15qui s'appelle NPA
00:42:17qui évalue
00:42:19qu'en 10 ans
00:42:19France Télévisions
00:42:21coûte
00:42:22en euros
00:42:23constants
00:42:24600 millions
00:42:25de moins
00:42:26aux Français
00:42:27donc oui
00:42:29l'audiovisuel public
00:42:31enfin
00:42:31en tout cas
00:42:32France Télévisions
00:42:33qui a pris
00:42:33la plus grosse part
00:42:34des coupes
00:42:36budgétaires
00:42:37de la dotation publique
00:42:38coûte aujourd'hui
00:42:40un peu moins
00:42:41de 3 euros
00:42:42par mois
00:42:42aux Français
00:42:43quand il coûtait
00:42:44pratiquement 4 euros
00:42:45il y a 10 ans
00:42:48Madame la Présidente
00:42:49vous ne répondez pas
00:42:50à ma question
00:42:50et vous m'accusez
00:42:51de diffusion
00:42:52de fausses informations
00:42:52donc c'est des accusations
00:42:54qui sont assez graves
00:42:55encore une fois
00:42:56est-ce que vous convenez
00:42:57que selon le rapport
00:42:58de la Cour des comptes
00:42:59qu'on peut lire
00:43:00en page 58
00:43:02page 58
00:43:03la différence
00:43:04entre la dotation publique
00:43:06l'année de votre arrivée
00:43:07en 2015
00:43:08et 2024
00:43:09la dernière année
00:43:10vérifiée par la Cour des comptes
00:43:11il y a eu une augmentation
00:43:13des dotations publiques
00:43:14de 136 millions
00:43:15est-ce que vous le niez
00:43:17parce que vous prenez
00:43:18en compte l'inflation
00:43:19l'inflation
00:43:20vous voyez
00:43:20c'est peut-être
00:43:21une hypothèse
00:43:22qu'on peut ajouter
00:43:22mais de ce qu'on peut lire
00:43:24dans le rapport
00:43:24de la Cour des comptes
00:43:25on voit qu'il y a une augmentation
00:43:26forte et significative
00:43:28des dotations publiques
00:43:29accordées à France Télévisions
00:43:30sur cette période
00:43:31donc est-ce que vous contestez
00:43:33les chiffres avancés
00:43:34par le rapport
00:43:34de la Cour des comptes
00:43:37alors on a tout
00:43:41allez-y madame la présidente
00:43:44je crois que pour les français
00:43:45qui nous écoutent
00:43:46et même les journalistes
00:43:46la Cour des comptes
00:43:47donc on est sur 2017
00:43:48la question de la rapport
00:43:49c'est 2015
00:43:49non ma question c'est
00:43:512015
00:43:51année de votre arrivée
00:43:52c'est pas le rapport
00:43:53de la Cour des comptes
00:43:54année de votre arrivée
00:43:552024
00:43:56dernière année
00:43:57vérifiée par la Cour des comptes
00:43:58on voit qu'il y a eu
00:43:59une augmentation significative
00:44:01des dotations publiques
00:44:02de 136 millions
00:44:04à France Télévisions
00:44:04est-ce que j'entends
00:44:05et je vois beaucoup
00:44:06d'informations relayées
00:44:07dans la presse
00:44:08comme quoi les dotations publiques
00:44:10auraient baissé
00:44:10alors que je lis
00:44:11strictement l'inverse
00:44:12je voudrais qu'on soit
00:44:13parfaitement d'accord
00:44:14sur ce chiffre là
00:44:15si vous le voulez bien
00:44:16madame la présidente
00:44:18non mais attendez
00:44:19parce que là
00:44:19tout le monde a le rapport
00:44:20alors donc on va partir
00:44:22sur des chiffres
00:44:23pardon
00:44:23on a le rapport
00:44:24sous les yeux
00:44:24donc je vais citer
00:44:26les chiffres
00:44:262 milliards 5
00:44:292017
00:44:292 milliards 520
00:44:302018
00:44:312 milliards 473
00:44:322019
00:44:322 milliards 413
00:44:342020
00:44:342 milliards 411
00:44:352021
00:44:362 milliards 366
00:44:372022
00:44:372 milliards 397
00:44:392023
00:44:402 milliards 616
00:44:422024
00:44:43et en 2015
00:44:44monsieur le président
00:44:46ma question porte sur
00:44:48l'année d'arrivée
00:44:49de madame Ernot
00:44:50en 2015
00:44:51et la dernière année
00:44:52validée par la Cour des comptes
00:44:54en 2024
00:44:54n'essayez pas de
00:44:56détourner les chiffres
00:44:57moi on vous pose la question
00:44:58sur votre mandat
00:44:59madame la présidente
00:45:01entre l'année
00:45:02où vous êtes arrivé
00:45:03en 2015
00:45:03et la dernière année
00:45:04validée par la Cour des comptes
00:45:05il y a eu une augmentation
00:45:06de 136 millions
00:45:07de dotations publiques
00:45:09voilà
00:45:09c'est ma seule question
00:45:11madame la présidente
00:45:12est-ce que vous vous attestez
00:45:13de ces chiffres
00:45:13validés par la Cour des comptes
00:45:15alors attendez
00:45:15pardon
00:45:16je vais préciser une nouvelle fois
00:45:17attendez
00:45:18cher collègue
00:45:18je précise une dernière fois
00:45:20c'est peut-être la confusion
00:45:21qui s'est créée entre nous
00:45:22le rapporteur mention
00:45:23le rapport de la Cour des comptes
00:45:24l'année 2015
00:45:25n'est pas dans le rapport
00:45:26de la Cour des comptes
00:45:27donc c'est peut-être pour ça
00:45:28il est monsieur le président
00:45:29il est dans le rapport
00:45:302016 de la Cour des comptes
00:45:32merci
00:45:33merci quand même
00:45:34de le préciser
00:45:35et d'arrêter
00:45:35de faire dire
00:45:36que je diffuse
00:45:37des fausses informations
00:45:37dans le rapport
00:45:38de la Cour des comptes
00:45:392016
00:45:40on voit bien
00:45:41que la dotation publique
00:45:42pour France Télévisions
00:45:43est de 2 milliards
00:45:44481 millions
00:45:45et en 2024
00:45:47on voit que la dotation publique
00:45:49est 136 millions supérieures
00:45:51pardon
00:45:52à nouveau
00:45:52je voudrais qu'on soit factuel
00:45:54ma question est simple
00:45:55madame la présidente
00:45:56entre votre année d'arrivée
00:45:58et la dernière année
00:45:59validée par la Cour des comptes
00:46:002024
00:46:01est-ce qu'il y a eu
00:46:02une augmentation
00:46:02de 136 millions
00:46:04de dotation publique
00:46:05constatée par la Cour des comptes
00:46:06ma question c'est juste ça
00:46:07il n'y a aucune polémique derrière
00:46:09je vous laisse répondre
00:46:09madame la présidente
00:46:10oui alors
00:46:11quand même
00:46:11je relève monsieur le rapporteur
00:46:13que vous faites explicitement
00:46:14mention d'un rapport
00:46:16de la Cour des comptes
00:46:17de la page très précise
00:46:18je passe 58
00:46:19où ne figurent pas
00:46:20les chiffres que vous mentionnez
00:46:22pardon
00:46:24figurent les chiffres
00:46:25de l'année 2017
00:46:25à 2024
00:46:26madame la présidente
00:46:28et je vous pose la question
00:46:29sur 2015
00:46:302024
00:46:31avec le rapport
00:46:32de la Cour des comptes
00:46:33en date de 2016
00:46:34pardon
00:46:35soyons factuels
00:46:36s'il vous plaît
00:46:36allez-y madame la présidente
00:46:38vous m'avez cité
00:46:39pardon
00:46:40attendez
00:46:40on va avancer
00:46:41le rapporteur a une question
00:46:42il aura sa réponse
00:46:43pardon monsieur le rapporteur
00:46:44vous avez cité
00:46:45un numéro de page
00:46:46page 58
00:46:47du rapport de la Cour des comptes
00:46:48sur la page 58
00:46:49du rapport de la Cour des comptes
00:46:50que j'ai sous les yeux
00:46:51il ne figure pas
00:46:51l'année 2015-2017
00:46:52on va avancer
00:46:53parce que la question est importante
00:46:54rapport de la Cour des comptes
00:46:55ou pas rapport de la Cour des comptes
00:46:57la question du rapporteur tient
00:46:58et il peut obtenir sa réponse
00:47:02que ce soit en baisse nette de dotation publique
00:47:05ou en baisse qui tient compte de l'inflation
00:47:08France Télévisions coûte aujourd'hui
00:47:10600 millions d'euros de moins aux français
00:47:12qu'il y a 10 ans
00:47:16merci beaucoup monsieur le rapporteur
00:47:30madame la présidente
00:47:32toute dernière question
00:47:32pardon d'être insistant sur ce sujet
00:47:34mais parce que je vois
00:47:35beaucoup de fausses informations
00:47:37diffusées
00:47:37notamment dans les médias
00:47:39sur ce que coûte aux français
00:47:41France Télévisions
00:47:42et on explique que depuis à peu près 10 ans
00:47:45France Télévisions coûterait moins aux français
00:47:47bon vous semblez finalement nous expliquer
00:47:49que certes la dotation publique a augmenté
00:47:51notamment entre l'année 2015
00:47:53et l'année 2024
00:47:54ce qui est attesté
00:47:55dans le rapport de la Cour des comptes
00:47:572016 et 2025
00:47:59je pourrais d'ailleurs vous envoyer
00:48:02les pages exactes
00:48:03ce qui est constaté aussi
00:48:05dans le rapport du Sénat
00:48:06le dernier rapport du Sénat
00:48:07qui constate aussi une augmentation
00:48:09vous expliquez qu'en fait
00:48:10il y a un effet inflationniste
00:48:11qui fait que quand on retraite l'inflation
00:48:14au fond ça ne coûte pas plus
00:48:15c'est bien ce que je comprends
00:48:17la dotation augmente
00:48:18mais retraiter de l'inflation
00:48:20en fait
00:48:20en prenant en compte l'inflation
00:48:22ça ne coûte pas plus
00:48:23mais je voulais demander au rapporteur
00:48:24vous d'arrêter de dire
00:48:25que Madame la Présidente
00:48:26il y a quelque chose
00:48:26alors qu'elle dit l'inverse
00:48:27Allez-y Madame la Présidente
00:48:29je vous laisse
00:48:30je vous laisse
00:48:32je vous laisse
00:48:34je vous laisse
00:48:35je vous laisse
00:48:36je
00:48:37je
00:48:38je
00:48:39je
00:48:39je vous laisse
00:48:39je vous laisse
00:48:40bon monsieur Balanand
00:48:41c'est pas vous qui êtes là pour répondre
00:48:42on va laisser la Présidente répondre
00:48:44Non mais pardon, on va laisser la Présidente répondre.
00:48:50Ma réponse est très claire, je peux le redire.
00:48:52Maintenant, pardon, pardon, mais je trouve ce procédé très manipulatoire.
00:48:58Un, vous mélangez chiffre d'affaires et dotation publique.
00:49:02Deux, vous additionnez deux rapports de la Cour des comptes sans le préciser.
00:49:05Vous en renvoyez à une page et voilà.
00:49:07Donc je le redis, je ne sais pas comment le dire.
00:49:10Mais vous savez, monsieur le rapporteur, j'ai lu beaucoup de choses dans la presse.
00:49:14Je vais vous dire un truc.
00:49:16Moi, ça fait 30 ans que je manage les entreprises, d'accord ?
00:49:18Donc je commence à mal le prendre.
00:49:21Parce que je prends ça pour de la diffamation.
00:49:23Qu'est-ce que vous prétendez ?
00:49:25Quand je suis arrivée en 2015, l'entreprise, elle était depuis trois ans en déficit.
00:49:30De 2015 à 2025, j'ai ramené l'équilibre dans cette entreprise.
00:49:35Avec des dotations en baisse, en effet.
00:49:38Avec des dotations en baisse.
00:49:40Donc voilà.
00:49:42Maintenant, je ne sais pas comment vous voulez embrouiller la discussion.
00:49:46Même vos collègues, d'ailleurs députés, ne sont pas d'accord avec vous.
00:49:48Donc mettez-vous d'accord.
00:49:50Envoyez-moi la question et on répondra.
00:49:52Mais ma réponse, elle est claire.
00:49:55Et par ailleurs, elle est publique.
00:49:58Elle est publique.
00:49:59Donc si vous considérez que ce tableau qui est public est faux, dites-le-moi.
00:50:05Très bien.
00:50:07Monsieur le Président, simplement.
00:50:09Parce qu'il y a des accusations vraiment.
00:50:11Et quand vous expliquez les collègues, c'est des collègues de gauche qui depuis le début n'ont eu pour
00:50:16seule mission que de discréditer les constats.
00:50:18Je vais simplement être très factuel.
00:50:19Tout le monde pourra le vérifier, Madame la Présidente.
00:50:22Dans le rapport de la Cour des Comptes, rendu en 2016, en page 162, est indiqué que la dotation publique
00:50:30pour France Télévisions en 2015 est de 2,481 milliards.
00:50:35Dans le rapport de la Cour des Comptes de 2025, page 58, est indiqué qu'en 2024, la dotation publique
00:50:41de France Télévisions est de 2,616 milliards.
00:50:45Ce qui fait une augmentation de 136 millions.
00:50:48Donc depuis 10 minutes, vous m'expliquez que mes chiffres sont faux, alors que la Cour des Comptes atteste de
00:50:55ces chiffres-là.
00:50:56Et je le rappelle pour tous ceux qui nous écoutent, page 162 du rapport 2016 de la Cour des Comptes
00:51:01et page 58 du rapport 2025 de la Cour des Comptes.
00:51:04Madame la Présidente, est-ce que vous niez ces chiffres qui constatent une augmentation de 136 millions des dotations publiques
00:51:10sur la période de votre mandat,
00:51:12c'est-à-dire 2015, année de votre arrivée, et dernière année de validation des comptes, 2024 ?
00:51:22Est-ce que vous voulez que je vous fasse lecture du rapport de la Cour des Comptes ?
00:51:28Alinéa 3.1.1.1 De 2018 à 2022, une baisse programmée des concours publics.
00:51:36La baisse de 160 millions sur la période a été répartie comme suit.
00:51:4039,9 millions en 2018 car la baisse de 78,9 millions du produit de la TOCE.
00:51:49Madame la Présidente, ma question porte sur 2015-2024 sur la période de votre mandat. Ma question est simple, page
00:51:56162 du rapport de la Cour des comptes en 2016, 2 milliards 481 millions en 2015, 2 milliards 616 millions
00:52:03en 2024, page 58 du dernier rapport de la Cour des comptes.
00:52:07Est-ce que vous contestez ces chiffres ? Parce que je vois dans la presse que vous expliquez que depuis
00:52:11que vous êtes arrivés, en fait, les dotations publiques ont baissé. Je voudrais juste vérifier ce point, parce que ce
00:52:15sont des chiffres de la Cour des comptes.
00:52:17Alors, je n'ai pas les chiffres sous les yeux. Il est possible qu'en début de mandat, les chiffres
00:52:31aient suivi l'inflation.
00:52:32Parce que je vous rappelle qu'à l'époque, nous étions financés par la redevance. Et la redevance suivait l
00:52:40'inflation, exactement.
00:52:42Et puis, il y a eu, à partir de 2018 jusqu'en 2022, un nouveau contrat d'objectifs et de
00:52:49moyens sous la mandature, sous le gouvernement d'Édouard Philippe,
00:52:54où la baisse en net des financements à France Télévisions était, je crois, de 160 millions. Puis, depuis la fin
00:53:03de ce contrat d'objectifs et de moyens,
00:53:06c'est-à-dire depuis 2023, je vous fais la séquence, nous n'avons plus du tout de contrat d
00:53:12'objectifs et de moyens.
00:53:14Et les concours publics sont en baisse. Il faut tenir compte, je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:53:22je crois, monsieur le rapporteur,
00:53:23qu'il y a eu, entre-temps, l'arrêt de la redevance et un nouveau mode de financement qui a
00:53:29été voté, d'ailleurs, à l'Assemblée nationale,
00:53:32qui permet de prendre une partie de la TVA pour financer l'audiovisuel public. Dans ce cas, il y a
00:53:38une taxe supplémentaire qui vaut pour France Télévisions,
00:53:41comme pour les autres entreprises d'audiovisuel public, ça s'appelle une taxe sur les salaires, qui est d'environ
00:53:45plus de 50 millions par an.
00:53:47Donc, si on veut regarder le financement net de France Télévisions, il faut prendre la ligne concours public et enlever
00:53:53la taxe sur les salaires.
00:53:54Bref, tout ça est assez compliqué. Je comprends que vous vous emmêliez, c'est très, très compliqué.
00:53:59Par ailleurs, si on rajoute à ça qu'en 2024, le montant qui était prévu pour l'audiovisuel public n
00:54:05'a pas été versé,
00:54:06puisqu'il a été décidé en cours d'année que des crédits pour la transformation étaient supprimés.
00:54:12Je ne parle pas de 2025, puisqu'on n'a pas eu de budget avant le mois de février. Bref.
00:54:17Donc, oui, c'est très compliqué, monsieur le rapporteur.
00:54:20Donc, maintenant, je résume. Je résume, c'est d'ailleurs dans le rapport NPA, en disant,
00:54:25nous coûtons en euros constants 600 millions d'euros de moins aux Français.
00:54:33Au final, je comprends bien que ça soit très compliqué, tout ça, ces chiffres de la Cour des comptes,
00:54:38mais votre question de fond, monsieur le rapporteur, et je la comprends,
00:54:42c'est est-ce qu'on coûte plus cher aux Français, oui ou non ?
00:54:44La réponse est non. On coûte moins cher aux Français aujourd'hui qu'à mon arrivée en 2015.
00:54:53Je vous remercie en tout cas pour votre réponse.
00:54:56On ne va pas à ce sujet. On a beaucoup de questions à vous poser.
00:54:58Je ne voudrais pas qu'on reste uniquement sur cette question qui est pourtant centrale.
00:55:02J'appelle toutes les personnes qui nous écoutent à aller voir le rapport de la Cour des comptes.
00:55:06Les deux derniers rapports de la Cour des comptes, rapport 2016, page 162, 2 milliards 481 millions en 2015 pour
00:55:13France Télévisions.
00:55:14Dernier rapport de la Cour des comptes, 2025, page 58, 2 milliards 616 millions pour France Télévisions en 2024,
00:55:22ce qui constate une augmentation des dotations publiques.
00:55:25Et les Français pourront lire l'entièreté du rapport.
00:55:29Et par ailleurs, monsieur le rapporteur...
00:55:30Monsieur le Président, si vous me permettez de ne pas m'interrompre dans les questions que je pose,
00:55:35parce que je pense que c'est important d'être factuel.
00:55:36Mais vous avez bien raison.
00:55:38Et si vous pouvez me permettre d'aller plus loin dans ma question,
00:55:40parce que vous m'accordez à chaque fois 45 minutes de temps de question.
00:55:43Et j'aimerais ne pas être, s'il vous plaît, monsieur le Président, interrompu.
00:55:46Monsieur le rapporteur, au terme de cette audition et de cette commission d'enquête,
00:55:50vous ne pouvez pas dire que le temps vous a manqué.
00:55:52J'ai présidé des auditions de plus de 4 heures.
00:55:54J'ai mis mon agenda à votre service.
00:55:56J'ai présidé 200 heures d'audition dans cette commission d'enquête.
00:55:59n'avait autant travaillé.
00:56:01Nous avons auditionné ma main d'ordre pendant 4 heures.
00:56:03Nous avons auditionné même Sibyl Bey pendant 4 heures.
00:56:05Vous avez pu vous poser toutes les questions.
00:56:07Jamais j'ai interrompu une audition, si ce n'est celle où vous m'avez mise en cause.
00:56:11Et remise en cause ma priorité.
00:56:13Et vous pourrez aller, aujourd'hui y compris, jusqu'au bout de vos questions.
00:56:18Et je sais qu'elles sont nombreuses.
00:56:19Mais monsieur le rapporteur, si vous ne disiez pas dans vos questions comme vous l'avez fait,
00:56:23les médias relaient sur les chiffres de France Télévisions des fausses informations.
00:56:27Peut-être que nos collègues auraient un émoi peut-être un peu moins vif.
00:56:31Peut-être que les personnes auditionnées réagiraient un peu différemment.
00:56:34Vous avez commencé votre question en disant
00:56:36les médias relaient des fausses informations sur les chiffres de France Télévisions.
00:56:40Sur la baisse de la dotation publique.
00:56:41Alors quels médias relaient des fausses informations sur les chiffres de France Télévisions ?
00:56:43Monsieur le rapporteur, ce n'est pas à moi de poser la question,
00:56:45mais quels médias relaient de fausses informations ?
00:56:47Le Figaro ? Le Monde ? Le Parisien ? L'Humanité ? Le JDD ?
00:56:52Quels médias relaient de fausses informations sur les chiffres de France Télévisions ?
00:56:54On n'aura pas la réponse, mais je vous laisse continuer.
00:56:58Merci Monsieur le Président.
00:57:02Je constate que les propos de Madame la Présidente tenus lors de cette première audition
00:57:07constatent une baisse des dotations publiques.
00:57:09C'était la simple raison de ma question pour être factuellement vrai.
00:57:14Dans les rapports qu'on peut lire de la Cour des comptes,
00:57:16on constate qu'entre votre année d'arrivée et la dernière année de comptes validés,
00:57:20il y a eu une augmentation de 136 millions.
00:57:22Je voudrais revenir sur un point de votre propos liminaire.
00:57:27Vous expliquez qu'aucune consigne n'a été donnée pour ne pas révéler les salaires des animateurs,
00:57:33des producteurs, des dirigeants de France Télévisions qui venaient devant cette commission d'enquête.
00:57:37Pourtant, on a Léa Salamé qui nous a dit devant cette commission,
00:57:40je la cite, s'agissant de ma rémunération,
00:57:42la direction de France Télévisions a demandé à toutes les personnes auditionnées
00:57:45de ne pas divulguer ces informations confidentielles.
00:57:48Je me conforme à cette consigne étant entendu que vous disposez de toutes ces informations.
00:57:53Tristan Wallach a également dit,
00:57:54je n'ai aucun problème à évoquer mon salaire,
00:57:56mais effectivement, il a été décidé collectivement de ne pas révéler publiquement nos salaires.
00:58:01Madame la Présidente, qui dois-je croire ?
00:58:03Est-ce que c'est vous qui expliquez qu'il n'y a pas eu de consigne qui a été
00:58:05passée ?
00:58:06Ou est-ce que c'est Madame Salamé et Monsieur Wallach qui nous expliquent
00:58:09qu'ils ne peuvent pas révéler leur salaire parce que le consigne leur a été passé ?
00:58:15Alors c'est drôle que vous parliez de Léa Salamé
00:58:16parce qu'il se trouve que son salaire est public.
00:58:19Donc bon, voilà.
00:58:21Non, on a simplement expliqué qu'on avait le droit de ne pas révéler son salaire, en fait.
00:58:26C'est le respect de la vie privée.
00:58:29Néanmoins, on a répondu sur la data room à toutes vos questions.
00:58:33Donc quel est le problème, Monsieur le rapporteur ?
00:58:35Quel est le problème exactement ? De ne pas avoir donné publiquement les salaires ?
00:58:40Parce qu'on vous les a donnés, les salaires, en fait.
00:58:42Donc c'est quoi ? C'est le spectacle manquant qui vous pose ce sujet ?
00:58:46Vous les avez, les salaires, Monsieur le rapporteur ?
00:58:49Tout est dans la data room.
00:58:50Donc où est le problème ?
00:58:52Est-ce que vous avez accès à toute l'information ?
00:58:54La réponse est oui.
00:58:57Merci Madame la Présidente.
00:58:59Je constate juste que vous avez expliqué qu'il n'y a pas eu de consigne qui a été donnée.
00:59:02là où Léa Salamé et Tristan Walex expliquent qu'il y a eu une consigne qui a été passée par
00:59:06les dirigeants de France Télévisions
00:59:07pour pas qu'ils ne révèlent leur salaire.
00:59:09C'était simplement la raison de ma question et on ne va pas susciter la moindre polémique.
00:59:16Je voudrais vous poser une question sur un sujet important.
00:59:18C'est celui de l'externalisation de la production et des contenus de France Télévisions.
00:59:23On a beaucoup de députés, vous l'avez rappelé à juste titre dans votre propos liminaire,
00:59:27qui s'élève contre une éventuelle tentative de privatisation de l'audiovisuel public.
00:59:32Mais quand on s'élève contre ce risque de privatisation de l'audiovisuel public,
00:59:36il faudrait aussi s'élever contre ce qui accourt en ce moment chez France Télévisions,
00:59:40c'est-à-dire l'ultra-externalisation de contenus et de programmes à des sociétés de production privées.
00:59:46Il y a à peu près 850 millions d'euros de contrats chaque année qui sont accordés à des sociétés
00:59:51de production.
00:59:52La première est MediaOne, qui bénéficie de plus de 110 millions d'euros annuellement de contrats.
00:59:57On a Banigé, qui bénéficie de près de 90 millions d'euros de contrats annuels.
01:00:02On a entendu aussi les représentants de Tout Leaseur Média.
01:00:04On voit même qu'il y a un phénomène de concentration.
01:00:0680% des émissions de flux sur France 5 sont accordées et sont externalisées à deux sociétés,
01:00:13MediaOne et Tout Leaseur Média.
01:00:14Quand vous entendez l'inquiétude de députés, de Français, pour contrer une éventuelle privatisation,
01:00:21pourquoi est-ce que vous engagez encore plus de contrats, vous accordez encore plus de contrats à des sociétés de
01:00:27production privées,
01:00:28notamment sur des émissions d'information, de débats d'opinion,
01:00:31qui pourraient être parfaitement internalisées et réalisées par les 9000 salariés de France Télévisions ?
01:00:38La présidente doit se répondre.
01:00:43Alors plusieurs choses, monsieur le rapporteur.
01:00:46Notre secteur audiovisuel en France, il est organisé comme il l'est aujourd'hui,
01:00:52dans toutes ses composantes, par la loi Léotard de 1986.
01:00:57Cette loi Léotard, c'est une grande loi, puisqu'on vit encore sous cette grande loi,
01:01:02qui avait pour objectif la liberté d'expression et le contrôle des médias, qui sont corollaires,
01:01:09mais qui a aussi organisé, d'une certaine manière, les relations entre les diffuseurs et les producteurs.
01:01:17Ça a aussi consacré la privatisation de TF1, mais ce n'est pas le sujet aujourd'hui.
01:01:22Je reviens au fondement de l'organisation de notre secteur.
01:01:26Que dit la loi Léotard ?
01:01:27La loi Léotard dit, est en faveur des producteurs indépendants.
01:01:34Il y a une idée derrière.
01:01:36L'idée derrière, c'est de se dire que la création,
01:01:39vous savez, une fiction, une série, une émission, un format d'émission,
01:01:43c'est à chaque fois un prototype.
01:01:45C'est une idée.
01:01:48Ce n'est pas une industrie qui reproduit toujours la même chose.
01:01:51C'est à chaque fois une idée différente.
01:01:53Et bien que ce monde de la création, qui est si important pour nous en France,
01:01:58il serait plus vivace, il serait plus intéressant,
01:02:01si on était capable de créer un écosystème avec un nombre de producteurs important.
01:02:09C'est ça, en gros, l'idée générale qui est derrière tout ça.
01:02:13Quand en 2015, moi, je suis arrivée, en effet, à la tête de France Télévisions,
01:02:19nous ne pouvions pas, en matière de création,
01:02:22c'est quand même aujourd'hui la majeure partie des 830 millions,
01:02:26puisque c'est en gros 500 millions, puisqu'il y a l'audiovisuel plus le cinéma,
01:02:31bref, nous ne pouvions pas produire nous-mêmes,
01:02:35avec notre société de production de l'époque,
01:02:37plus de 5% des montants,
01:02:40qui sont des montants d'obligations d'investissement dans la création.
01:02:46J'ai considéré, en effet, pas pour contrer l'éotard,
01:02:50mais parce que nous avions besoin de plus en plus de maîtriser les droits
01:02:54de nos programmes, qu'il fallait que nous augmentions
01:03:00ce taux de programme que nous pouvions produire nous-mêmes.
01:03:05Et c'est pourquoi, au cours des différentes négociations
01:03:09que j'ai menées avec les syndicats de producteurs,
01:03:13j'ai eu à cœur de faire augmenter ce taux.
01:03:15Aujourd'hui, on est à 20%.
01:03:17Et vous aurez noté, mesdames et messieurs les députés,
01:03:21que France Télévisions Studio a quasiment doublé son chiffre d'affaires
01:03:26et est aujourd'hui, ou le deuxième ou le troisième,
01:03:29ça dépend des années.
01:03:31Je crois qu'on est deuxième en 2024 et troisième en 2026,
01:03:35enfin tout juste derrière Banijé et MediaOne,
01:03:39le plus gros producteur de France Télévisions.
01:03:41Au passage, et je vous dis ça avec un petit clin d'œil,
01:03:45monsieur à l'oncle,
01:03:46mais c'est aussi parce que nous avons décidé à un moment
01:03:48de faire un feuilleton quotidien,
01:03:50c'est sur vos terres, c'est pour ça que j'en parle,
01:03:53et créer des studios que nous avons d'ailleurs récemment développés
01:03:57et créer tout un système, tout un écosystème de création
01:04:00près de Montpellier, à Vendargues,
01:04:03pour fabriquer et produire nous-mêmes notre feuilleton quotidien.
01:04:08Ce n'est pas la seule explication, l'augmentation,
01:04:10mais c'est celle-là.
01:04:11Je voudrais rajouter que cette question que vous posez
01:04:16a déjà suscité des questions au sein de l'Assemblée nationale,
01:04:21puisqu'il y a eu de nombreux rapports sur cette question.
01:04:24Je ne sais pas si vous en souvenez,
01:04:26mais il me semble qu'il y a un rapport,
01:04:28je ne voudrais pas dire de bêtises,
01:04:29d'Aurore Berger sur les équilibres entre producteurs et diffuseurs.
01:04:33Il y a eu beaucoup d'études,
01:04:35il y a eu beaucoup de rapports parlementaires,
01:04:36il y a eu beaucoup de rapports parlementaires sur cette question,
01:04:40qui n'ont pas, à ma connaissance,
01:04:43débouché sur une demande d'équilibre différente
01:04:47des acteurs en présence.
01:04:49Merci, Madame la Présidente.
01:04:51Merci, Madame la Présidente.
01:04:53Si je vous pose cette question,
01:04:54effectivement, c'est parce que vous le voyez,
01:04:57ce phénomène d'externalisation de contenu de France Télévisions
01:05:01à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros chaque année,
01:05:04pose question sur les émissions de flux,
01:05:06notamment sur France 5.
01:05:07Je vous parle d'émissions importantes,
01:05:09comme c'est dans l'air, c'est à vous,
01:05:10ces politiques en société,
01:05:11qu'elles sont des émissions de plateau,
01:05:13des émissions d'information,
01:05:14que le service public pourrait produire en interne.
01:05:16On se demande pourquoi c'est confié 80%
01:05:20à deux sociétés de production,
01:05:21MediaOne et Together Media.
01:05:23Pourquoi le service public avec ses 9000 salariés
01:05:25ne serait pas en mesure de produire lui-même
01:05:27ces émissions d'information ?
01:05:29Lorsqu'on a entendu Léa Salamé
01:05:31et qu'on l'a interrogé sur la production de quelle époque,
01:05:33qu'elle assumait elle-même,
01:05:34elle expliquait, moi, j'aimerais pas que demain,
01:05:36il y ait un risque d'externaliser cette émission
01:05:38à une société qui puisse être achetée par des Russes.
01:05:40Là, aujourd'hui, on voit que c'est externalisé à MediaOne,
01:05:43c'est externalisé à tous les heures des émissions d'information.
01:05:46On a entendu aussi des représentants syndicaux de France Télévisions,
01:05:49notamment de forces ouvrières,
01:05:50qui expliquaient que la ligne éditoriale
01:05:53et le respect des obligations importantes,
01:05:56notamment de neutralité,
01:05:57ne pouvaient pas toujours être tenus
01:05:58dans le cas d'émissions externalisées
01:06:01et produites par des sociétés de production privée.
01:06:04Donc, vous voyez le cœur de mon questionnement,
01:06:06partagé, je pense, par bon nombre de mes collègues,
01:06:08pourquoi accélérer un phénomène
01:06:10de quasi-privatisation, d'infra-privatisation,
01:06:13pourquoi donner autant de contrats
01:06:15à des sociétés de production privée
01:06:16quand vous disposez de studios internes,
01:06:19d'une telle armée aussi d'employés
01:06:21chez France Télévisions,
01:06:229000 salariés,
01:06:23d'un tel budget,
01:06:24pourquoi donner autant de contrats
01:06:26à des sociétés de production privée ?
01:06:31Monsieur le rapporteur,
01:06:32vous avez l'air de dire
01:06:33que les 9000 salariés de France Télévisions
01:06:36se tournent les pouces.
01:06:39Ben, si, c'est exactement ce que vous sous-entendez.
01:06:43Donc, je voudrais quand même vous rappeler une chose,
01:06:45c'est ce qu'est France Télévisions.
01:06:47France Télévisions,
01:06:49c'est 9 chaînes de télé, de radio, web,
01:06:53dans les départements et territoires ultramarins.
01:06:57Dans les 9 départements et territoires ultramarins.
01:07:01De Walis et Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon,
01:07:04en passant par l'océan Indien et le Pacifique.
01:07:07C'est à peu près 20% de la masse salariale.
01:07:10C'est aussi 24 antennes régionales dans l'Hexagone.
01:07:16Plus de la moitié des effectifs de France Télévisions
01:07:20sont hors de Paris.
01:07:22Je dis ça parce que,
01:07:24vous savez, je pense que,
01:07:26vous l'avez dit, Monsieur le Président,
01:07:28ces quelques mois ont été rudes
01:07:30pour les salariés de France Télévisions.
01:07:32Et je ne voudrais pas laisser dire ici,
01:07:35ou laisser supposer,
01:07:36ou même laisser entendre
01:07:38que ceux-ci ne seront pas pleinement occupés
01:07:41tous les jours à remplir leur mission.
01:07:45C'est ma réponse.
01:07:47Je vais répondre.
01:07:49Je vais répondre.
01:07:51Mais je trouve que l'insinuation dans votre question
01:07:54devait être levée.
01:07:58sur ce qui est donné à l'externe,
01:08:01pris à l'interne.
01:08:02D'abord, il faut quand même dire une chose.
01:08:04Je vous l'ai dit, je crois, préalable.
01:08:06Et il me semble que,
01:08:07dans une des auditions
01:08:08qui regroupait notamment
01:08:09les anciens présidents de France Télévisions,
01:08:12la même idée a été soumise.
01:08:15Nous sommes une industrie de prototype.
01:08:17Et donc, quand l'idée vient de l'externe,
01:08:20elle est produite en externe.
01:08:21Quand l'idée vient de l'interne,
01:08:22elle est produite en interne.
01:08:25Donc, quand je suis arrivée,
01:08:27il se trouve que,
01:08:28quand on regarde France 5,
01:08:29puisque vous parlez de France 5,
01:08:32c'est dans l'air,
01:08:34était à l'époque,
01:08:36produit par Maximal,
01:08:38qui était une boîte de production
01:08:40du groupe Lagardère,
01:08:41que c'est à vous à suivre,
01:08:44c'est les deux grandes quotidiennes
01:08:46de France 5 aujourd'hui,
01:08:48était produite par 3e œil,
01:08:51qui était l'entreprise fondée
01:08:52par Pierre-Antoine Capeton.
01:08:55Depuis 2015,
01:08:57il se trouve qu'il y a eu
01:08:58un phénomène de concentration,
01:09:04puisque, à partir de 3e œil,
01:09:08un groupe nouveau s'est constitué,
01:09:10et les activités de production
01:09:13du groupe Lagardère
01:09:15sont tombées dans le giron
01:09:17de Média One.
01:09:18Donc, sans changer quoi que ce soit,
01:09:21ce qui était avant
01:09:22deux producteurs distincts
01:09:23est venu un seul producteur.
01:09:26C'est une illustration très simple
01:09:28et très concrète,
01:09:29pour vous dire qu'en fait,
01:09:31il y a eu,
01:09:32entre le début de...
01:09:36entre la loi Léotard
01:09:37et aujourd'hui,
01:09:38un très grand phénomène
01:09:40de concentration
01:09:40des producteurs en France.
01:09:42Néanmoins,
01:09:43ce n'est pas parce qu'il y a
01:09:44un phénomène de concentration,
01:09:46et en effet,
01:09:47des grands groupes
01:09:48qui regroupent
01:09:48une multitude de producteurs
01:09:50à l'intérieur,
01:09:51qui ont d'ailleurs
01:09:51leur direction propre
01:09:54et leur ligne éditoriale propre,
01:09:56que nous n'avons pas eu à cœur,
01:09:57dans le même temps,
01:09:58de continuer à travailler
01:10:00avec un très grand nombre
01:10:02de producteurs.
01:10:03Là aussi,
01:10:04aujourd'hui,
01:10:04on travaille en gros
01:10:05avec à peu près
01:10:06800 producteurs.
01:10:08Et je tiens à le dire,
01:10:10parce que c'est important,
01:10:11vous dites,
01:10:12les groupes,
01:10:13les chiffres d'affaires
01:10:14de MediaOne
01:10:14et Banijay
01:10:15ont augmenté.
01:10:16Ils ont,
01:10:17c'est vrai,
01:10:17augmenté à la faveur
01:10:19de ces regroupements.
01:10:20Je n'ai pas cité Banijay
01:10:21qui a racheté en démol,
01:10:22mais en démol,
01:10:23c'était un immense groupe.
01:10:24Donc, oui,
01:10:25évidemment,
01:10:25les chiffres d'affaires
01:10:26de ces groupes
01:10:26consolidés augmentent,
01:10:27mais je vous renvoie
01:10:29à un rapport
01:10:29de l'ARCOM
01:10:32qui date,
01:10:33je crois,
01:10:34de début 2025
01:10:36ou fin 2024
01:10:37qui note bien
01:10:38qu'il n'y a pas eu,
01:10:40hormis ces phénomènes
01:10:41de concentration
01:10:42qui nous dépassent largement,
01:10:44d'augmentation
01:10:45de budget
01:10:45des grands groupes
01:10:46et que nous avons bien
01:10:47continué
01:10:48à développer
01:10:49la production indépendante.
01:10:50Merci.
01:10:51Merci,
01:10:51Madame la Présidente.
01:10:53Simplement,
01:10:53je n'ai pas l'impression
01:10:54que vous ayez répondu
01:10:55à ma question.
01:10:56Ma question a été,
01:10:57quelles étaient les raisons
01:10:59d'externalisation
01:11:00à ce point
01:11:01de contenu important
01:11:02de l'audiovisuel public.
01:11:04Je vous ai cité,
01:11:05par exemple,
01:11:05ces émissions,
01:11:06c'est à vous,
01:11:06c'est dans l'air,
01:11:08c'est ce soir,
01:11:09c'est ces politiques
01:11:10produites sur France 5.
01:11:12Vous expliquez
01:11:12qu'il y a un phénomène
01:11:13de concentration
01:11:13parce qu'il y a
01:11:14des petites sociétés
01:11:15qui sont rachetées
01:11:16par des grands groupes privés.
01:11:17Ça ne répond pas
01:11:17à ma question.
01:11:18Pourquoi est-ce que
01:11:19vous externalisez
01:11:20autant d'émissions
01:11:21qui pourraient être produites ?
01:11:22Et je ne doute pas
01:11:23de la compétence,
01:11:24de la qualité
01:11:26des salariés
01:11:26de France Télévisions.
01:11:27Ils sont 9 000.
01:11:28Vous détournez mes propos
01:11:30et au contraire,
01:11:30je pense qu'ils seraient ravis,
01:11:31on a entendu,
01:11:32les représentants syndicaux,
01:11:33qu'ils seraient ravis
01:11:34d'assumer eux-mêmes
01:11:35ces missions-là.
01:11:36Donc, pardon,
01:11:37mais ça ne répond pas
01:11:38à ma question.
01:11:38Et si je vous la pose,
01:11:39c'est parce que
01:11:40dans les audits
01:11:42que vous nous avez communiqués
01:11:44pour France Télévisions,
01:11:45j'ai pu constater,
01:11:46par exemple,
01:11:46que le principal groupe
01:11:48privé de sociétés
01:11:49de production
01:11:49à qui vous confiez
01:11:50des contrats,
01:11:51MediaOne,
01:11:51à hauteur de 110 millions
01:11:53d'euros par an,
01:11:54eh bien,
01:11:54dans presque tous les devis,
01:11:57je peux constater
01:11:58une surfacturation
01:12:00importante
01:12:00entre ce qui est constaté
01:12:02dans les audits
01:12:03de production
01:12:04par rapport
01:12:05à l'écart
01:12:06des devis initialement faits.
01:12:07Par exemple,
01:12:08c'est à vous,
01:12:08il y a un écart
01:12:09de 10 points
01:12:10de surfacturation
01:12:11de marge.
01:12:12C'est dans l'air,
01:12:13c'est un écart
01:12:13de 7 points.
01:12:14Ça commence aujourd'hui,
01:12:15c'est un écart
01:12:16de 13 points.
01:12:17Ce sont des émissions
01:12:18qui sont produites
01:12:19toutes les trois
01:12:20par MediaOne.
01:12:21Et j'ai pu voir
01:12:22que lorsqu'il y a
01:12:24un écart
01:12:25aussi important
01:12:26entre ce qui est
01:12:27initialement,
01:12:28ce qui figure
01:12:28initialement au devis
01:12:29et ce qui est constaté
01:12:30dans l'audit de production,
01:12:31c'est la société
01:12:32de production privée
01:12:32qui doit rembourser
01:12:34l'audit de production.
01:12:35Et visiblement,
01:12:36pour ces cas précis,
01:12:37c'est France Télévisions
01:12:38qui a payé
01:12:39les audits de production.
01:12:40Vous avez épargné
01:12:41à MediaOne
01:12:42le fait de rembourser
01:12:43l'audit de production
01:12:44alors qu'il est stipulé
01:12:45que pour des écarts
01:12:46aussi importants,
01:12:46c'est à la société
01:12:47de production privée
01:12:48de rembourser cette audite.
01:12:49Pardon si ma question
01:12:50est un peu longue,
01:12:51mais vous voyez
01:12:52que ça peut nourrir
01:12:53quelques interrogations
01:12:53et j'aimerais avoir
01:12:54vos éléments sur le sujet
01:12:55s'il vous plaît.
01:12:57En clin d'œil,
01:12:58je dirais que
01:12:59vous m'avez fait
01:13:00un compliment,
01:13:01Monsieur le rapporteur,
01:13:02vous reconnaissez
01:13:02que nous menons
01:13:03des audits réguliers
01:13:04sur tous nos programmes.
01:13:05En effet,
01:13:06j'ai tenu
01:13:09à instituer
01:13:10ces audits
01:13:10parfaitement réguliers
01:13:11pour pouvoir
01:13:13baisser le coût
01:13:14des programmes,
01:13:14ce que nous avons fait
01:13:15d'ailleurs de manière
01:13:16continue
01:13:17depuis dix ans.
01:13:20Sur
01:13:22la question
01:13:23plus fondamentale,
01:13:23on n'externalise pas.
01:13:25Il se trouve
01:13:25qu'il y a une partie
01:13:26des programmes
01:13:27qui sont
01:13:28une idée
01:13:30portée,
01:13:31développée
01:13:31par un producteur
01:13:32externe.
01:13:33Je vous prends
01:13:34un exemple
01:13:34très simple.
01:13:38Non,
01:13:39l'externalisation,
01:13:42c'est un mouvement.
01:13:43C'est l'externalisation,
01:13:44Madame la Présidente.
01:13:46Je vais vous le dire
01:13:47autrement,
01:13:47pour que vous compreniez
01:13:48ce qu'est notre
01:13:50industrie audiovisuelle.
01:13:52Prenons,
01:13:52c'est dans l'air.
01:13:53Vous vous dites
01:13:54c'est facile,
01:13:55pourquoi ce n'est pas
01:13:55fait en interne ?
01:13:56Vous savez pourquoi ?
01:13:58Parce qu'on n'a pas
01:13:59le droit.
01:14:00L'idée,
01:14:00le concept,
01:14:01le droit au format,
01:14:02c'est une propriété
01:14:04intellectuelle
01:14:04qui appartient
01:14:05à MediaOne.
01:14:08C'est une réalité
01:14:09et heureusement
01:14:10d'ailleurs,
01:14:10ça protège les idées,
01:14:11ça protège les concepts,
01:14:13ça protège le droit
01:14:14d'auteur.
01:14:15C'est un sujet
01:14:17pour lequel d'ailleurs
01:14:17on se bat en France,
01:14:19en Europe,
01:14:19pour faire respecter
01:14:20ce principe.
01:14:22Donc,
01:14:22est-ce que moi,
01:14:23de mon propre chef,
01:14:24je peux décider
01:14:25de voler
01:14:27l'idée à quelqu'un
01:14:28et de l'appliquer ?
01:14:29Non,
01:14:29je me retrouverai
01:14:30à la barre du tribunal.
01:14:34à nouveau,
01:14:35ce sera la dernière question
01:14:37sur ce sujet-là
01:14:38parce que c'est un sujet
01:14:39qui est vraiment majeur.
01:14:40Quand vous avez
01:14:40des centaines de millions
01:14:42d'euros attribués
01:14:43à des sociétés
01:14:43de production privées
01:14:44pour produire des formats
01:14:46et des contenus
01:14:46du service public
01:14:47comme c'est à vous,
01:14:49comme c'est dans l'air,
01:14:50comme c'est ce soir,
01:14:51qui pourraient être
01:14:52parfaitement produits
01:14:53en interne
01:14:54par France Lévision,
01:14:55d'autant plus que
01:14:55ce sont des contenus
01:14:56qui sont très importants.
01:14:57Ce sont des contenus
01:14:58qui débattent d'idées,
01:14:59qui débattent d'opinions,
01:15:00qui débattent d'informations.
01:15:02Donc demain,
01:15:02par exemple,
01:15:03si MediaOne
01:15:04est détenu
01:15:05effectivement
01:15:06par un fonds
01:15:06d'investissement américain
01:15:07ou un fonds
01:15:08d'investissement
01:15:08extra-européen
01:15:09ou étranger,
01:15:10vous conviendrez
01:15:10que sur une analyse
01:15:11d'un conflit géopolitique,
01:15:13ça pourrait quand même
01:15:14poser quelques problèmes.
01:15:15Une émission produite
01:15:16pour le service public
01:15:17dont la société
01:15:19de production
01:15:19est détenue
01:15:20à capitaux majoritaires
01:15:22par un État étranger,
01:15:24vous conviendrez
01:15:24que ça puisse poser problème.
01:15:25C'est le problème d'ailleurs
01:15:26que Léa Salamé a soulevé.
01:15:28Donc à nouveau,
01:15:29pardon d'être
01:15:30aussi insistant
01:15:30sur le sujet,
01:15:31vous ne voyez pas
01:15:32un risque
01:15:33d'infra-privatisation
01:15:34avec un risque
01:15:36aussi d'ingérence étrangère
01:15:37sur certains contenus
01:15:38importants
01:15:39produits
01:15:39pour le service public ?
01:15:43Des risques
01:15:44d'ingérence étrangère,
01:15:45j'en vois beaucoup,
01:15:46mais sur les réseaux sociaux,
01:15:48pour être honnête.
01:15:49dans les sociétés de production
01:15:51avec lesquelles nous travaillons ?
01:15:54Aucun.
01:15:55Je crois que vous avez reçu
01:15:56en plus les actionnaires
01:15:57de MediaOne.
01:15:58Ils ont été extrêmement clairs
01:15:59en faisant bien la distinction.
01:16:01Je crois que ça a été utile
01:16:02d'ailleurs de rappeler
01:16:03qu'il y avait une distinction
01:16:04de fond entre être actionnaire
01:16:06et être dirigeant
01:16:07d'une entreprise.
01:16:09Donc, bon,
01:16:10on peut toujours faire
01:16:12de la science-fiction
01:16:12et se dire
01:16:13si les Russes
01:16:14rachetaient MediaOne.
01:16:15Bon, OK.
01:16:17Mais c'est de la science-fiction,
01:16:19monsieur le rapporteur.
01:16:20Bon, ce jour-là,
01:16:22on verra.
01:16:22Il nous appartient.
01:16:23Pardon.
01:16:27De toute façon,
01:16:28quelle que soit...
01:16:29Alors, c'est quand même
01:16:30pas tout à fait
01:16:30la même chose.
01:16:32Vous conviendrez
01:16:33que KKR,
01:16:34fonds d'investissement américain,
01:16:36est présent au capital
01:16:37de MediaOne
01:16:38et est très certainement
01:16:39premier actionnaire
01:16:40de MediaOne.
01:16:41Donc, vous constaterez
01:16:42que pour la première société
01:16:43de production
01:16:44à qui France Télévisions
01:16:46attribue des contrats,
01:16:47il y a un fonds
01:16:48d'investissement étranger
01:16:49qui est plus que prégnant
01:16:50au capital.
01:16:51Donc, d'où la légitimité
01:16:52aussi de ma question.
01:16:54Permettez-moi,
01:16:54Madame la Présidente.
01:16:55Je pensais que quand même
01:16:57l'explication avait été
01:16:58très précise
01:17:00au sein de cette audition.
01:17:03Je vous rappelle
01:17:04que les actionnaires
01:17:07ne font pas
01:17:08la nationalité
01:17:09d'une entreprise.
01:17:09Je me souviens très bien
01:17:10dans cette instance,
01:17:13quand j'avais été reçue
01:17:14pour cette première audition,
01:17:15vous m'aviez déjà
01:17:16posé la question.
01:17:17Donc, quatre mois après,
01:17:18on est encore
01:17:18sur cette question
01:17:20de est-ce que MediaOne
01:17:21est français ou pas ?
01:17:22Donc, la réponse,
01:17:23je crois, a été apportée.
01:17:24MediaOne est français.
01:17:26et ce n'est pas parce que
01:17:27CAC-AR est au capital
01:17:28que MediaOne n'est pas français.
01:17:30Je vous avais même répondu,
01:17:31Monsieur le rapporteur,
01:17:33pensez-vous,
01:17:34avec votre définition à vous,
01:17:36que les entreprises
01:17:37du CAC 40 soient françaises ?
01:17:39Regardez l'actionnariat total.
01:17:41Vous allez me dire,
01:17:42c'est à vous,
01:17:42c'est très important
01:17:43de maîtriser, c'est à vous.
01:17:44Oui, enfin,
01:17:45maîtriser l'énergie
01:17:46et le pétrole en France,
01:17:47ça l'est encore plus
01:17:49dans la période,
01:17:49si je puis me permettre.
01:17:50Je crois que CAC-AR
01:17:52est un des actionnaires
01:17:52principaux de Total.
01:17:57Donc, vous allez poser
01:17:58la question à M. Pouyanné
01:18:00pour savoir si Total
01:18:01est une entreprise française ?
01:18:04Je ne comprends pas, en fait.
01:18:05Pardon, mais je ne comprends pas.
01:18:07Je crois que les actionnaires
01:18:09ont été très clairs.
01:18:10La gouvernance est en France.
01:18:12La direction est en France.
01:18:14Et par ailleurs,
01:18:16rappelons-le aussi,
01:18:17quand une entreprise,
01:18:18quand une émission
01:18:20est confiée à un producteur,
01:18:22nous ne nous désintéressons pas
01:18:24de la ligne éditoriale.
01:18:25Que l'émission soit confiée
01:18:27à un producteur extérieur
01:18:28ou intérieur,
01:18:29s'il y a un problème,
01:18:30c'est moi qui suis responsable.
01:18:32Donc, bien sûr qu'il y a
01:18:33des liens quotidiens
01:18:34avec toutes les émissions,
01:18:37qu'elles soient internes
01:18:38ou externes,
01:18:38pour s'assurer
01:18:39de l'équilibre
01:18:40des temps de parole,
01:18:42de l'équilibre
01:18:43de la représentation
01:18:45de tous,
01:18:46de l'équilibre
01:18:47de la représentation
01:18:49des opinions,
01:18:51que ces programmes
01:18:53soient produits
01:18:54en interne
01:18:55ou en externe.
01:18:57Merci, Madame la Présidente.
01:18:59Avançons.
01:19:00Vous n'avez simplement
01:19:01pas répondu à une question
01:19:02qui est importante,
01:19:03c'est que dans l'audit
01:19:04de production,
01:19:05je vois que
01:19:07quand l'audit révèle
01:19:09une surfacturation,
01:19:11c'est-à-dire
01:19:11des marges
01:19:12plus importantes,
01:19:13notamment d'au moins
01:19:1410 points
01:19:15par rapport
01:19:15aux devis
01:19:16initialement convenus
01:19:17avec certaines sociétés
01:19:18de production privée,
01:19:19c'est à la société
01:19:20de production privée
01:19:21de rembourser
01:19:21l'audit de production.
01:19:23On a pu constater
01:19:24dans ces audits
01:19:25des marges
01:19:27excessives
01:19:27de plus de 10 points
01:19:28par rapport
01:19:29à ce qui avait été
01:19:29convenu aux devis
01:19:30avec France Télévisions.
01:19:31Quand j'ai posé
01:19:32la question
01:19:33à Pierre-Antoine Capeton,
01:19:34dirigeant de MediaOne,
01:19:35il m'a expliqué
01:19:36que MediaOne
01:19:37n'avait probablement pas
01:19:38payé
01:19:39cette audite de production,
01:19:40donc je voudrais
01:19:41question anecdotique
01:19:42mais qui paraît
01:19:43quand même importante,
01:19:43est-ce qu'il y a des largesses
01:19:44qui sont accordées
01:19:45à des sociétés
01:19:46de production privée ?
01:19:47Pourquoi est-ce que
01:19:47MediaOne n'a pas payé
01:19:49les audits de production
01:19:50sachant qu'il y a un écart
01:19:51important constaté
01:19:52entre le devis initial
01:19:53et ce qui a été
01:19:54à la fin facturé,
01:19:56ce qui a été pris
01:19:56en termes de marge
01:19:57par cette société
01:19:58de production ?
01:20:00Je ne sais pas
01:20:01vous répondre,
01:20:02c'est des contrats
01:20:03de production,
01:20:04on en a à peu près
01:20:051000 par an,
01:20:05des audits,
01:20:06alors pas autant
01:20:07mais à peu près,
01:20:08je ne sais pas combien
01:20:09on a d'audits par an
01:20:09mais énormément,
01:20:10donc c'est confié
01:20:12à l'audit interne,
01:20:13évidemment que je ne
01:20:14supervise pas
01:20:16le coût de chaque audit
01:20:17refacturé ou pas refacturé,
01:20:19donc on vous répondra
01:20:19bien sûr
01:20:20si c'est important
01:20:21pour vous,
01:20:22ce sujet anecdotique
01:20:23est important,
01:20:24je vous répondrai.
01:20:25En revanche,
01:20:27ce que je veux dire
01:20:28de manière plus structurelle
01:20:30et que je pense
01:20:31c'est important
01:20:32pour comprendre
01:20:32l'économie
01:20:33dans laquelle nous sommes,
01:20:35ces audits de production
01:20:36servent à faire baisser
01:20:39les coûts
01:20:40pour nous
01:20:40dans ce que nous
01:20:42payons
01:20:42aux différents producteurs
01:20:44et je ne veux
01:20:44y cibler ici
01:20:45personne.
01:20:46Je voudrais quand même
01:20:47rappeler
01:20:47que les coûts
01:20:50ont fortement baissé
01:20:51notamment
01:20:51pour les producteurs
01:20:52qui produisent
01:20:54pour nous
01:20:54du flux
01:20:55tout au long
01:20:56de ces dernières années
01:20:57et encore plus
01:20:58l'année dernière
01:20:59puisque nous avons
01:21:00renégocié
01:21:01même les contrats
01:21:01qui étaient en cours,
01:21:02même les contrats
01:21:03qui étaient signés
01:21:03pour plusieurs années
01:21:04pour faire baisser
01:21:05la note
01:21:05de 5%.
01:21:07Je crois aussi
01:21:08et il me semble
01:21:10avoir entendu
01:21:10de la part
01:21:11et de Stéphane Courby
01:21:14et de Pierre-Antoine Capeton
01:21:15nous ne sommes pas
01:21:16un client facile
01:21:17nous sommes un client
01:21:18difficile
01:21:19c'est certainement
01:21:20pas avec nous
01:21:21qui font les marges
01:21:21les plus importantes
01:21:22et nous pesons
01:21:23très peu
01:21:24dans leur croissance
01:21:26et au fond
01:21:27dans leur chiffre
01:21:28d'affaires global
01:21:29maintenant que ces groupes
01:21:30ont réussi
01:21:31et je voudrais ici
01:21:32quand même le dire
01:21:33grâce au talent
01:21:35de ces deux dirigeants
01:21:37à devenir
01:21:38des entreprises
01:21:39qui pèsent
01:21:40au niveau français
01:21:41mais au niveau européen
01:21:42et même au niveau mondial.
01:21:44Merci Madame la Présidente.
01:21:46Pour moi
01:21:46ce n'est pas une question
01:21:46anecdotique
01:21:47des faveurs accordées
01:21:48à une société
01:21:49de production
01:21:52ça peut être
01:21:53des faits assez graves.
01:21:54On sait que France Télévisions
01:21:55il y a un peu plus de 30 ans
01:21:56avait été condamnée
01:21:57pour des faits
01:21:58de favoritisme
01:21:59avec certains
01:22:00animateurs producteurs
01:22:01on a pu revenir
01:22:02sur le sujet
01:22:02donc quand des clauses
01:22:04qui figurent
01:22:05dans des contrats
01:22:05ne sont pas appliquées
01:22:07par exemple
01:22:07qu'une société de production
01:22:08ne rembourse pas
01:22:09un audit
01:22:10alors que l'audit
01:22:11constate une surfacturation
01:22:12de plus de 5 points
01:22:14sur sa marge
01:22:15quand France Télévisions
01:22:16n'applique pas cette règle
01:22:17ça peut s'apparenter
01:22:18à une clause de favoritisme.
01:22:20Donc vous voyez
01:22:20c'est une question
01:22:21qui n'est pas anodine
01:22:22qui n'est pas anecdotique
01:22:23elle concerne
01:22:24MediaOne
01:22:25première société de production
01:22:26à bénéficier
01:22:27des contrats
01:22:28de France Télévisions
01:22:29est-ce que vous aviez conscience
01:22:30de cette rupture
01:22:32de clause
01:22:32et est-ce qu'il y en a d'autres
01:22:33aussi pour d'autres sociétés
01:22:35de production ?
01:22:35Oui je comprends
01:22:36votre question
01:22:37quand même
01:22:38très anecdotique
01:22:39monsieur le rapporteur
01:22:39mais sachez
01:22:40et c'est pour ça
01:22:41que j'ai du mal
01:22:41à répondre
01:22:42que la règle
01:22:42est que nous payons
01:22:43nous-mêmes
01:22:43les audits de production
01:22:45donc je ne comprends
01:22:46pas très bien
01:22:47l'histoire
01:22:47que vous me racontez
01:22:48sur un audit
01:22:50qu'ils auraient dû payer
01:22:51mais qu'ils n'ont pas payé
01:22:51en général
01:22:52c'est nous
01:22:52qui payons les audits
01:22:53de production
01:22:53c'est ça la règle
01:22:54donc je ne vois pas bien
01:22:56où est
01:22:58pardon
01:22:59mais
01:23:01la règle
01:23:02non appliquée
01:23:03c'est nous
01:23:03qui les payons
01:23:06Merci madame la présidente
01:23:07je ne vais pas m'attarder
01:23:08sur cette question
01:23:09peut-être que
01:23:09je vous apprendrai
01:23:10cette règle
01:23:11mais elle est indiquée
01:23:12noir sur blanc
01:23:12dans vos contrats
01:23:13lorsque la marge audité
01:23:14est supérieure
01:23:15de 5 points
01:23:15à celle facturée
01:23:16au devis
01:23:16c'est à la société
01:23:18de production audité
01:23:19de payer l'audit
01:23:20en l'occurrence
01:23:21on a appris
01:23:22que MediaOne
01:23:22n'avait pas payé
01:23:23cette audite
01:23:24alors que pourtant
01:23:25la marge audité
01:23:26était supérieure
01:23:26parfois de plus de 10 points
01:23:28à celle initialement
01:23:29prévue dans le devis
01:23:30ça peut s'apparenter
01:23:31à du favoritisme
01:23:32vous savez madame la présidente
01:23:33ce n'est pas anecdotique
01:23:33parce qu'il s'agit
01:23:34de l'argent des français
01:23:34je pense que
01:23:35chaque euro compte
01:23:37chaque question
01:23:37est légitime
01:23:38pour parfaitement
01:23:40regarder comment
01:23:41elle est dépensée
01:23:42si je vous pose
01:23:43cette question
01:23:43et pour élargir
01:23:44un peu plus
01:23:45la question
01:23:46permettez-moi
01:23:46c'est que
01:23:47j'ai pu constater
01:23:48qu'il y avait
01:23:48un certain nombre
01:23:49d'entraves
01:23:50à ces audits
01:23:51à ces clauses
01:23:52j'ai pu lire
01:23:53dans les documents
01:23:54que vous m'avez transmis
01:23:55une première entrave
01:23:56aux auditeurs
01:23:57c'est le refus
01:23:58de l'animateur producteur
01:24:00Nagui
01:24:00qui refuse
01:24:01de transmettre
01:24:03sa feuille de paix
01:24:03je vais vous lire
01:24:04l'audit de l'émission
01:24:05chacun son tour
01:24:06que vous m'avez transmis
01:24:07je cite
01:24:07pour des raisons
01:24:08de confidentialité
01:24:09nous n'avons pas eu
01:24:09accès aux fiches de paix
01:24:10et contrat de travail
01:24:12de Nagui
01:24:12pour son rôle
01:24:12de producteur délégué
01:24:14ainsi que son rôle
01:24:15de producteur exécutif
01:24:16fin de la citation
01:24:17un deuxième exemple
01:24:19d'entrave
01:24:20aux auditeurs
01:24:20que je peux lire
01:24:21dans les documents
01:24:22que vous m'avez fait
01:24:22parvenir
01:24:23ça concerne donc
01:24:24la société
01:24:25MediaOne
01:24:26qui refuse
01:24:26de communiquer
01:24:27leur compte
01:24:28je vois l'audit
01:24:29d'une émission
01:24:30produite par MediaOne
01:24:32rapporte
01:24:33les états financiers
01:24:34de la société
01:24:34ne nous ont pas
01:24:35été communiqués
01:24:36nous n'avons donc
01:24:37pas pu effectuer
01:24:38de lien entre
01:24:38la comptabilité
01:24:39analytique de production
01:24:40et les comptes sociaux
01:24:41certifiés
01:24:41contrairement aux obligations
01:24:43contractuelles
01:24:43définies dans l'article 4
01:24:45comptabilité de production
01:24:46audite du contrat
01:24:47de préachat
01:24:48donc à nouveau
01:24:49est-ce qu'il y a
01:24:49des largesses
01:24:50accordées
01:24:51à certains animateurs
01:24:52producteurs
01:24:53à certaines sociétés
01:24:54de production privées
01:24:55qui auquel cas
01:24:56vous le comprendrez
01:24:56pourraient s'apparenter
01:24:57à du favoritisme
01:25:01il n'y a aucun favoritisme
01:25:04je rappelle quand même
01:25:05deux choses
01:25:06d'abord que
01:25:08ces contrats
01:25:11sont une oeuvre
01:25:12collective
01:25:13il n'y a pas
01:25:14de décision
01:25:16de renégociation
01:25:17d'un programme
01:25:18qui soit prise
01:25:19par un homme
01:25:19ou une femme
01:25:20seul
01:25:21c'est toujours
01:25:22un comité d'engagement
01:25:23un comité d'investissement
01:25:25des programmes
01:25:25qui débat
01:25:27entre
01:25:28les éditoriaux
01:25:30et les gens d'antenne
01:25:31si c'est pertinent
01:25:32pas pertinent
01:25:33et qui débat
01:25:34aussi du prix
01:25:36pour les contrats
01:25:37que vous mentionnez
01:25:37par ailleurs
01:25:38ils sont soumis
01:25:39au comité
01:25:40du conseil d'administration
01:25:41le comité
01:25:42des engagements
01:25:43qui doit valider
01:25:45tous les engagements
01:25:46au-delà
01:25:47de 10 millions d'euros
01:25:49en général
01:25:49ces contrats
01:25:50pluriannuels
01:25:50sont au-delà
01:25:51de 10 millions d'euros
01:25:54donc je crois
01:25:55qu'il est important
01:25:57que je vous rassure
01:25:58sur le fait
01:25:59que des procédures
01:26:00extrêmement strictes
01:26:01dans la passation
01:26:03des contrats
01:26:03sont parfaitement respectées
01:26:06vous me dites
01:26:07une chose
01:26:08exacte
01:26:10que certains producteurs
01:26:12ne publient pas
01:26:13leurs comptes
01:26:14je préférerais
01:26:16moi aussi
01:26:16qu'ils les publient
01:26:17ça m'aiderait
01:26:18dans les audits
01:26:19de production
01:26:20que nous menons
01:26:22mais
01:26:22nous n'avons pas
01:26:24la possibilité
01:26:25de leur imposer
01:26:26de publier
01:26:27leurs comptes
01:26:29Voilà donc
01:26:30pour cette toute
01:26:30dernière audition
01:26:32qui signe
01:26:33la fin
01:26:33de cette commission
01:26:34d'enquête
01:26:35sur l'audiovisuel
01:26:36public
01:26:36on attend maintenant
01:26:37le rapport
01:26:38il est prévu
01:26:39d'ici la fin avril
01:26:41on suivra ça
01:26:42sur LCP
01:26:43bien entendu
01:26:44bonne suite de programme
01:26:45à bientôt
01:26:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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