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Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
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00:01Et on est de retour sur le plateau de la chaîne parlementaire pour revenir sur les temps forts de cette
00:06séance des questions au gouvernement.
00:08On va le faire avec deux députés, Antoine Vermorel-Marquès pour la droite républicaine, Christophe Bex pour la France insoumise.
00:15Et on a le plaisir d'accueillir quatre citoyens, Dylan, Kenza, Félix et Perrine.
00:20Ils vont interroger les députés dans quelques minutes justement pour se prêter au jeu de la séance citoyenne.
00:25On va tout d'abord revenir sur la séance des questions au gouvernement.
00:28Martin Bornet, vous y avez assisté et vous avez pu être le témoin d'une bonne nouvelle aujourd'hui dans
00:33l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:36Oui, oui, c'est clairement l'image forte de ces questions au gouvernement.
00:40L'hémicycle debout pour saluer la libération de Cécile Collère et Jacques Paris qui étaient détenus en Iran depuis plusieurs
00:46années.
00:47La nouvelle, elle a été officialisée par la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Broun-Pivet, en milieu de séance,
00:52annonçant que les deux désormais ex-otages étaient dans un avion pour Paris.
00:57L'ensemble de l'hémicycle s'est alors levé et applaudit la nouvelle.
01:00Yaël Broun-Pivet a fait part de son immense soulagement et a félicité le travail du ministre des Affaires étrangères.
01:08Merci beaucoup, Martin.
01:10Antoine Vermorel-Marques, on est plutôt dans un monde avec des mauvaises nouvelles.
01:14Là, aujourd'hui, tous les députés avaient une bonne raison de se réjouir avec la libération de nos deux otages.
01:20– C'est enfin une bonne nouvelle.
01:21C'est vrai que moi, j'étais dans l'hémicycle à ce moment-là et on ne sait pas pourquoi
01:23la présidente interrompt la séance
01:25parce que la séance des questions au gouvernement n'est jamais interrompue.
01:27On n'a pas le droit de faire des rappels au règlement ou d'autres choses.
01:30Quand elle prend la parole de manière aussi solennelle, on s'attendait plutôt à une mauvaise nouvelle.
01:34Et heureusement, ça en était une bonne.
01:35Et c'est vrai qu'ils étaient détenus depuis le mois de mai 2022,
01:37depuis ma première élection en tant que député.
01:40C'est un dossier que j'ai suivi.
01:41Et on ne peut que se réjouir de les voir revenir progressivement vers la France
01:44puisque je crois qu'ils sont en ce moment en Azerbaïdjan.
01:45– Exactement.
01:46Et Christophe Bex, on se rappelle qu'ils avaient été libérés de prison.
01:49Ils étaient à l'ambassade de France en Iran.
01:52On pensait qu'ils allaient pouvoir quitter le territoire.
01:54Finalement, il a fallu attendre encore 5-6 mois avant qu'ils puissent rejoindre la France.
01:58Là, c'est en cours, Christophe Bex.
01:59– C'est vrai que c'était depuis le mois de novembre qu'ils étaient à l'ambassade.
02:02Et vu le contexte international de ce qui se passe actuellement en Iran,
02:05on pouvait avoir des inquiétudes.
02:06Et c'est vrai que quand la présidente a annoncé cette nouvelle,
02:08c'est une belle éclaircie.
02:09On ne s'y attendait pas.
02:10Enfin, je n'avais pas l'information.
02:12Et je tiens à remercier bien entendu toutes les personnes
02:14qui ont collaboré à cette libération,
02:16à tous les services de l'État, au ministère des Affaires étrangères,
02:18pour enfin qu'il y ait un peu de ciel bleu,
02:21enfin un rayon de soleil avec le soleil qui arrive dans notre pays.
02:25Très, très grand soulagement et belle joie pour les familles aussi
02:28et pour ces deux otages.
02:29– Surtout Antoine Vermorel-Marques,
02:31quand on entend Donald Trump parler de l'Iran,
02:34peut-être d'une attaque massive,
02:37il était vraiment, vraiment urgent
02:38de pouvoir faire sortir au plus vite nos deux compatriotes.
02:41Ils étaient à l'ambassade, on peut imaginer,
02:44un peu plus en sécurité qu'ailleurs en Iran.
02:46Mais on peut se douter que les frappes,
02:47elles peuvent intervenir partout.
02:48– Oui, et puis c'est la force de la diplomatie française
02:50d'être arrivée enfin à la libérer
02:52dans un contexte qui est encore plus difficile.
02:54Et donc on ne peut que se réjouir pour eux,
02:56pour leur famille, mais aussi pour la nation tout entière
02:58qui revoit deux de ses compatriotes
03:00qui étaient détenus à l'étranger de manière complètement arbitraire
03:02revenir sur notre sol.
03:03Et j'espère qu'ils auront l'occasion
03:05de s'exprimer devant nous peut-être
03:07pour nous expliquer ce qu'ils ont vécu
03:10et comment on peut aider aussi toutes celles et tous ceux
03:11qui seront ou qui sont détenus actuellement
03:13dans d'autres pays étrangers.
03:14– Et un dernier mot sur ce sujet, Christophe Bex.
03:16On sait que la position française sur l'Iran
03:19de ces dernières semaines,
03:20il y avait toujours la question des otages qui planaient.
03:23On disait qu'il faut une certaine discrétion
03:26parce qu'il y avait le sort de deux compatriotes
03:28qui étaient aussi liés à la situation iranienne.
03:30– Là, c'est tout l'heure de la diplomatie qui a joué
03:33et qui a permis de faire sortir nos deux ressortissants
03:36d'une situation qui est très compliquée.
03:39Les déclarations de Donald Trump sont très compliquées
03:41à décrypter.
03:42De jour en jour, ils tuent.
03:44La situation internationale est sombre
03:46et ce qui se passe actuellement au Liban, en Iran,
03:49enfin dans tout le Moyen-Orient et Proche-Orient
03:50est dramatique et il faut faire très attention
03:52à ce qu'il peut y avoir, des répercussions.
03:54Et je pense que les répercussions, on les a concrètement.
03:56Je pense qu'on va en parler tout à l'heure
03:57dans la vie quotidienne de nos concitoyens.
04:00– Exactement, avec le prix des carburants
04:02qui depuis plusieurs semaines
04:04occupent très largement les séances des questions
04:06au gouvernement.
04:06Je vous propose d'écouter la porte-parole
04:08du gouvernement Maude Bréjean.
04:10– Quant à la question des aides,
04:12nous avons fait le choix de répondre très rapidement
04:15au secteur qui avait le plus de difficultés.
04:18Ça ne règle pas l'ensemble des problèmes
04:20et de nouvelles aides seront annoncées
04:21dans les jours à venir parce qu'encore une fois,
04:23je le redis, nous ne laisserons pas tomber
04:25les Français qui travaillent.
04:26Nous n'avons jamais laissé tomber
04:28les Français qui travaillent.
04:29Mais votre proposition, la TVA à 5.5,
04:31c'est près de 12 milliards d'euros.
04:34Où est-ce qu'on trouve l'argent, M. Chenu ?
04:35Alors vous allez me dire, facile, c'est l'Union européenne,
04:38on va prendre à l'Union européenne.
04:40Tout ça est absolument irréaliste.
04:42Quand on prend de l'argent quelque part,
04:44il faut bien le réimputer à un autre endroit.
04:46Et donc il faudra nous dire
04:47si on coupe dans l'éducation nationale,
04:48dans la sécurité ou dans la santé.
04:50– La porte-parole du gouvernement
04:52qui répondait à Sébastien Chenu
04:54du Rassemblement national qui, eux,
04:56sont pour une baisse de la TVA.
04:58J'imagine que l'un comme l'autre,
04:59dans vos circonscriptions,
05:01c'est le sujet de préoccupation majeure.
05:03Antoine Vermorel-Marques,
05:05tout le monde vous en parle de ces prix de l'essence.
05:06Ça a un impact pour quasiment tout le monde ?
05:08– C'est le sujet majeur
05:09pour le quotidien des Françaises et des Français.
05:12Encore hier, je faisais le plein
05:14à 2,35 euros le litre
05:15et de nombreux concitoyens le font,
05:18notamment pour aller travailler
05:19et surtout dans des situations extrêmement difficiles.
05:21Alors, le gouvernement doit à minima
05:23faire une chose en urgence,
05:24c'est de faire la transparence
05:25sur un éventuel surplus de taxes
05:27parce que l'on sait que
05:28quand le prix du litre de l'essence augmente,
05:30les recettes de TVA augmentent
05:31et donc on demande de la part au gouvernement
05:34très franchement de nous dire
05:35combien l'État obtient
05:37de recettes fiscales supplémentaires
05:39pour pouvoir les redonner aux Français
05:41et ne pas se faire du bénéfice
05:42sur le dos de la crise
05:43qui est issue de Donald Trump
05:44et d'une situation internationale
05:45qui nous incombe malheureusement.
05:47– Alors, Christophe Bex, pour l'instant,
05:48le gouvernement dit, oui,
05:49il y a un surplus fiscal
05:51du fait notamment qu'une grande partie
05:53du prix de l'essence est basé sur les taxes
05:54mais déjà, on redonne à certains secteurs
05:57et puis cette crise,
05:58elle nous coûte aussi à l'État.
05:59Pour vous, vous pensez,
06:00comme Antoine Verborel-Marquès,
06:02qu'il y a quelque chose de pas clair
06:03sur ce surplus ?
06:05– Non, pas vraiment,
06:05je ne pense pas la même chose
06:06et rien ne va dans la déclaration
06:08de la porte-parole du gouvernement.
06:10Il y a un surplus de taxes sur l'essence
06:11mais les gens qui surpayent leur essence,
06:14cet argent-là,
06:15ils ne vont pas le mettre ailleurs.
06:16Donc, les taxes qui gagnent sur l'essence,
06:17ils vont le perdre,
06:18les gens vont faire des sacrifices
06:20sur les vêtements,
06:22sur la consommation courante.
06:23Donc, l'État, quelque part,
06:24ne va rien gagner.
06:25Nous, ce qu'on préconise
06:26avec le groupe de la France Assoumise,
06:27c'est le blocage des prix.
06:28C'est à la source,
06:29au niveau des raffineurs,
06:30au niveau des grands groupes
06:31et ce n'est pas à l'État
06:32parce que là, l'argent,
06:33comme elle l'a très bien dit,
06:34par contre, Montbrejon,
06:35il faut trouver les 12 milliards
06:36pour aider certains secteurs.
06:37Alors, quel secteur ?
06:38Les pêcheurs, les agriculteurs,
06:40les auxiliaires de vie aussi,
06:41on n'en parle jamais
06:42mais aussi,
06:43elle parle des gens qui travaillent
06:44mais les gens qui ne travaillent pas
06:45utilisent aussi leurs voitures.
06:47Donc, c'est l'ensemble de la société
06:48qui souffre justement
06:48de l'augmentation des carburants actuellement.
06:51Justement, Antoine Vermorel-Marquès,
06:52pour l'instant,
06:53le gouvernement dit
06:54pas de chèque général,
06:55des mesures ciblées
06:57sur les pêcheurs,
06:58sur les agriculteurs.
06:59Il y a la question peut-être
07:00des infirmières
07:00ou des aides à domicile
07:01qui est aussi notamment
07:02poussée par les députés
07:03et dans le même temps,
07:05c'est tous les Français
07:05quand ils vont à la pompe
07:06qui ont l'impression
07:07de perdre 40%
07:10de pouvoir d'achat
07:11en un plein.
07:12Est-ce qu'il faut
07:13une mesure générale
07:14ou est-ce que,
07:15comme le dit le gouvernement
07:16pour l'instant,
07:16on n'en a pas les moyens ?
07:17Il faut déjà qu'on connaisse
07:18le montant de ce surplus
07:19parce que pour pouvoir
07:20faire une mesure
07:21même d'ordre général,
07:22il faudrait qu'on sache
07:23combien de millions
07:25ou de centaines
07:25de millions d'euros
07:26l'État prélève
07:27de TVR supplémentaires
07:28pour pouvoir éventuellement
07:29la redistribuer.
07:30Un peu plus de 250 millions
07:31dit David.
07:31250 millions,
07:32ça veut dire que vous êtes
07:32près de 3 à 4 centimes
07:34par litre,
07:34donc ce n'est pas ça
07:35qui va changer la vie
07:36de tous les Français
07:37et de tous les Français.
07:41Un, que la guerre en Iran
07:42s'arrête
07:42et que le détroit d'Hormuz
07:43se rouvre
07:44et j'espère qu'on n'en ira pas
07:45à la situation
07:46de menace de Donald Trump
07:48de ce soir
07:48parce que si c'est le cas,
07:49je crains qu'il ne se rouvre pas
07:50avant de nombreuses semaines
07:52et la deuxième chose,
07:53c'est comment on fait
07:53pour moins dépendre du pétrole
07:55parce que la crise de 2022
07:57que l'on a connue en Ukraine,
07:59on la reconnaît en 2026
08:00et tous les 3 ans,
08:01tous les 4 ans,
08:02les Français sont les victimes
08:03de l'augmentation
08:04de ces chocs pétroliers
08:05et pour ça,
08:06il n'y a qu'une seule solution,
08:07ça s'appelle le nucléaire
08:08et l'électrification du pays
08:09et c'est ça qui permettrait
08:10de sauver le pouvoir d'achat
08:11sur le long terme des Français.
08:12Et ça,
08:13le gouvernement peut dire
08:14que dans sa programmation
08:15pluriannuelle de l'énergie,
08:16on appelle ça PPE ici,
08:18le gouvernement faisait
08:19la part belle au nucléaire,
08:21ne reniez pas trop non plus
08:22sur les énergies renouvelables.
08:23Christophe Bex,
08:24le gouvernement essaye bien
08:25de ne plus dépendre
08:27des énergies fossiles
08:28depuis un certain nombre de mois
08:29sinon d'années.
08:30Il faut sortir des énergies fossiles.
08:32On voit bien,
08:33on n'est pas souverain,
08:35des énergies fossiles polluent déjà
08:36et il faut électrifier
08:38notre énergie au maximum.
08:40Voiture électrique,
08:41après le nucléaire,
08:42il existe,
08:43mais ce qu'il faut,
08:43c'est développer
08:44c'est l'éolien,
08:45c'est l'eau,
08:45enfin tout ce qui vient du ciel,
08:47quand je veux dire,
08:47le soleil,
08:48le vent et l'eau,
08:50quand je veux dire,
08:50c'est ça.
08:50Le nucléaire,
08:51le gros problème du nucléaire,
08:52c'est le traitement des déchets
08:53et puis le...
08:54Mais on le garde quand même
08:55un peu Christophe Bex,
08:56ce nucléaire ?
08:57Pour l'instant,
08:58il faut déjà essayer d'en sortir
08:59parce que ça va coûter des milliards.
09:00Le nucléaire coûte très cher.
09:02Non, il faut développer
09:03les hydroliennes,
09:04il faut développer le solaire
09:05et puis nous,
09:06notre mesure,
09:07et je tiens à réaffirmer,
09:09l'échec du gouvernement,
09:10ça ne colle pas,
09:11ça ne va pas,
09:11il faut bloquer les prix.
09:12On voit bien ce qu'il a fait
09:13justement Total,
09:15qui a mis le prix
09:15à 1,99€.
09:17Et qui annonce
09:17qu'il va rebloquer un peu
09:19le prix les prochaines semaines.
09:20Tous les autres distributeurs
09:21sont en train d'être coulés,
09:22tout le monde va chez Total,
09:24les réservoirs sont vides,
09:25donc on voit bien
09:25qu'ils ont la capacité
09:26de le faire.
09:27Donc il faut bloquer les prix
09:28au niveau du raffinage.
09:29Est-ce qu'Antoine Vermorel-Marquès,
09:31vous avez le sentiment
09:32que les raffineurs,
09:33les distributeurs
09:34jouent le jeu ?
09:35Ou est-ce qu'il y a
09:36ce qu'on appelle
09:36des profiteurs de crise ?
09:37Plusieurs pays européens
09:38disent qu'il faut taxer.
09:40Il faut taxer
09:41si on s'aperçoit
09:41justement qu'il y a des,
09:43on peut appeler ça
09:43des sur-bénéfices,
09:44des sur-profits,
09:45des sur-dividends.
09:46Est-ce qu'il faut regarder
09:47sur ce dossier ?
09:48Bien sûr qu'il y a
09:48des profiteurs de crise
09:49et c'est d'abord et avant tout
09:50les États pétroliers
09:51qui s'en mettent
09:51plein les poches aujourd'hui.
09:52Et malheureusement,
09:53les États pétroliers
09:54n'ont ni agents en France
09:56et ne sont ni réprimandables
09:57ni taxables en France
09:58ou en Europe.
09:59Moi, s'il y a des sur-profit,
10:00je suis très ouvert
10:00à ce qu'on garde d'ailleurs
10:01à l'échelle européenne
10:02comme l'a annoncé le gouvernement,
10:03une taxation généralisée
10:04de façon à ce que personne
10:05ne puisse y échapper.
10:06Après, le blocage des prix
10:07sur le papier,
10:08ça paraît très séduisant.
10:09Mais si vous bloquez
10:10par exemple les prix
10:11à, je ne sais pas moi,
10:12mettons 1,20€ le litre de diesel,
10:14en fait, les États pétroliers
10:15diront qu'on ne va plus
10:16le vendre à la France,
10:17on va le vendre en Allemagne,
10:18en Italie, en Espagne,
10:19on est dans un marché ouvert.
10:20Et donc, à partir du moment
10:21où vous n'êtes pas
10:21dans une économie soviétique,
10:23administrée, communiste,
10:24où les frontières sont ouvertes,
10:25où il y a un marché commun,
10:27ça ne fonctionne pas
10:27et ça crée,
10:28ce que le gouvernement
10:29veut absolument éviter
10:30et a raison,
10:31une pénurie
10:32aux stations-services.
10:34C'est ce que certains reprochent
10:35à votre axe
10:37à la France insoumise,
10:38justement,
10:38de ce blocage des prix,
10:40de dire, voilà,
10:40la France n'est pas une île,
10:42ils iront vendre le pétrole ailleurs.
10:43Vous ne craignez pas,
10:44justement,
10:44comment ça puisse entraîner
10:46des pénuries
10:46dans un contexte
10:48déjà assez fragile ?
10:49Non, c'est l'argument
10:49qu'on nous renvoie à chaque fois,
10:50mais ça a déjà existé
10:51par le passé,
10:51le blocage des prix.
10:52Et nous, on propose
10:53le prix bloqué à 1,70€
10:54avant la crise.
10:55Donc, c'est tout à fait...
10:57La preuve a été faite
10:58par le passé
10:59qu'on peut bloquer les prix
11:00et c'est la seule solution
11:01parce qu'on ne peut pas
11:02faire des mesures
11:02pour l'un,
11:03pour l'autre
11:04et ça fait...
11:04Tout le monde subit.
11:06Dans ma circonscription,
11:0785% des gens
11:09utilisent leur voiture
11:09pour aller travailler
11:10ou se déplacer.
11:12Et c'est le début
11:13du problème.
11:14Ça va se généraliser
11:14avec l'augmentation
11:15des prix
11:16de la consommation courante aussi.
11:18Et dernière réflexion
11:20à l'un comme à l'autre.
11:21Vous avez l'impression
11:21que cette crise va durer.
11:22Vous disiez,
11:23Antoine Vermorel-Marques,
11:24on espère que les choses
11:25vont s'arranger.
11:25Quand on écoute
11:26le président des Etats-Unis,
11:27on est plutôt pessimiste.
11:29Il faut que les Français
11:30se disent que cette crise,
11:31elle va durer longtemps.
11:32Après, cette crise,
11:34qui l'avait vu venir ?
11:35Personne.
11:35Même les Américains
11:36qui ont voté
11:37pour Donald Trump
11:38et d'ailleurs,
11:38c'est une belle leçon
11:39de démocratie.
11:39Ce n'est pas un dictateur,
11:42un autocrate,
11:43un monarque
11:44qui a pris la décision
11:44de déclarer la guerre
11:45de manière unilatérale
11:46en Iran.
11:47C'est bien un président
11:48des Etats-Unis
11:49démocratiquement élu.
11:50Et donc,
11:50c'est une grande leçon
11:51démocratique aussi
11:52de faire attention
11:53à qui on donne
11:54les rênes du pays.
11:55Moi, ce que je souhaite,
11:55c'est qu'on arrive
11:56à trouver une solution
11:58au conflit
11:59qui ne soit pas
11:59dans la surenchère
12:00comme on l'a vu aujourd'hui
12:01avec Donald Trump
12:02qui nous dit
12:03je vais bombarder
12:04tous les ponts
12:05et toutes les centrales électriques
12:06et l'Iran qui répond
12:07si vous faites ça,
12:09on va dégrader
12:09toutes les infrastructures
12:10pétrolières de la région
12:11et vous n'aurez plus de pétrole
12:12pendant de nombreux mois
12:13ou de nombreuses années.
12:15On en est là aujourd'hui.
12:15C'est ça qu'il faut qu'on évite.
12:17C'est pour ça,
12:17Christophe Bex,
12:18que le gouvernement
12:19pour l'instant
12:19est un peu réticent
12:21à ouvrir les vannes
12:22si je puis dire,
12:22c'est qu'on peut s'installer
12:23dans une crise
12:24qui dure des mois
12:25et on ne peut pas forcément
12:27tout lâcher tout de suite.
12:28Rien ne peut prévoir la durée.
12:30Je me souviens
12:31de la première crise
12:31en 1973,
12:32j'étais gamin.
12:33En France,
12:33on n'a pas de pétrole,
12:34on a des idées
12:35et à chaque fois,
12:36dès que le pétrole revient,
12:37on fait comme s'il n'y avait pas eu de crise.
12:38On n'a plus d'idées.
12:39Voilà.
12:39Donc, il faut planifier
12:40et anticiper.
12:42Électrification.
12:42L'idée, c'était quand même
12:49à présent
12:49à la séance citoyenne.
12:56Vous avez l'habitude
12:57de voir des députés
12:58interroger le gouvernement.
12:59Eh bien, prenez l'habitude
13:00de voir des citoyens
13:02interroger les députés.
13:03On a le plaisir
13:03d'en accueillir quatre
13:04sur notre plateau aujourd'hui.
13:05On va commencer par vous,
13:07Dylan Lounis.
13:07Vous avez 20 ans.
13:08Vous êtes auto-entrepreneur.
13:09Vous venez d'Anières-sur-Seine
13:11et justement,
13:12ça fait le lien
13:12avec notre débat avant.
13:14Vous, vous posez la question
13:15un peu des arbitrages
13:16du gouvernement
13:16sur cette question de l'essence.
13:17Oui, en effet.
13:19Bonjour, messieurs les députés.
13:20Le prix du gasoil
13:21reste quand même très élevé
13:22et on en vient
13:23à se poser des questions.
13:24Certains Français
13:25se demandent même
13:25comment ils vont aller travailler
13:27vu le prix du gasoil.
13:29Et moi, ma question
13:30est la suivante.
13:31Quand on voit
13:31que certains pays
13:32de l'Union européenne
13:32comme l'Allemagne
13:34privilégient le télétravail
13:35justement pour les coûts
13:37du gasoil
13:38ou encore la Pologne
13:40et la Tchéquie
13:40qui, eux,
13:41enlèvent les taxes
13:42sur le carburant,
13:43pourquoi nous,
13:44le pays de la France,
13:46on remarque
13:47qu'en fait,
13:47on est toujours
13:48les derniers
13:49à être justement
13:50sur cette longueur-là.
13:52Et du coup,
13:52j'aimerais avoir
13:53votre position sur ça.
13:54Alors, Antoine Vermorel,
13:56Marques,
13:56on parle beaucoup
13:56de ce que font
13:57les initiatives
13:58des pays ailleurs
13:59et parfois,
14:00certains comme Dylan
14:01peuvent avoir le sentiment
14:01que la France fait moins.
14:03C'est une très bonne question.
14:05Alors, sur l'Allemagne,
14:06les mesures qui ont été prises,
14:07elles ne fonctionnent pas vraiment
14:08puisque le lit de diesel
14:09est à 2,50 euros.
14:10En Allemagne,
14:10ce sont à peu près
14:1120 centimes de plus
14:11qu'en France.
14:13Après, moi, mon rêve,
14:14ce serait de pouvoir
14:14de mettre 10 milliards
14:15sur la table
14:16en disant,
14:16ne vous inquiétez pas,
14:17on va vous financer
14:18une baisse du prix de l'essence
14:19et elle va revenir
14:21à 1,60 euros
14:22ou 1,70 euros.
14:23Le problème que l'on a,
14:24c'est que depuis des années
14:24et des années,
14:25on laisse filer les déficits,
14:27qu'on est au bord du gouffre
14:28et qu'on n'a plus l'argent,
14:29en fait.
14:29Et si on avait été en capacité,
14:31et c'est d'ailleurs pour ça
14:31que moi, de mon côté,
14:33je prône des économies
14:34budgétaires très fortes
14:34parce que ce n'est pas
14:35qu'un sujet de carburant,
14:36c'est un sujet
14:36de rémunération du travail.
14:37Pourquoi il y a des gens
14:38qui se lèvent tôt
14:39tous les matins
14:40et qui, quand ils rentrent le soir,
14:41n'ont pas suffisamment
14:41à manger pour leur famille
14:42et qui bossent toute la journée ?
14:44Et donc ça,
14:44c'est un énorme sujet
14:45sur la question
14:46des charges sociales
14:47où moi, je considère
14:48que le prix du travail
14:49est trop élevé aujourd'hui
14:50et que le salaire brut
14:51devait se rapprocher
14:51du salaire net,
14:52mais ça nécessite
14:53de faire des économies
14:53budgétaires à côté
14:54et ce n'est pas qu'un sujet
14:55de gasoil et d'essence.
14:56Alors Christophe Bex,
14:57peut-être qu'on va vous mettre
14:58d'accord sur le fait
14:59que l'État n'a peut-être
15:00pas suffisamment d'argent.
15:01Antoine Vermoral Marquez
15:02dit qu'il faut faire des économies.
15:04Vous, vous dites plutôt
15:04qu'il faut avoir plus d'impôts
15:06pour avoir plus de réserves.
15:07Mais est-ce que le constat,
15:08c'est quand même de dire
15:08que contrairement
15:09à d'autres pays voisins,
15:10la France n'a pas les moyens
15:11aujourd'hui de faire
15:13un chèque général
15:14pour aider à payer l'essence ?
15:16Ce n'est pas avoir plus d'impôts.
15:18Je veux dire,
15:18c'est que le fruit des impôts,
15:20que tout le monde paye
15:21des impôts en France,
15:22l'impôt sur revenu,
15:23l'État vers,
15:23mais que le fruit de ces impôts,
15:24la collecte des impôts
15:25soit mieux réparti
15:26et non pas capté
15:27par quelques-uns.
15:28Je prends juste un exemple.
15:29Chaque année,
15:30l'État donne 210 milliards
15:31aux entreprises.
15:32Certains disent 210,
15:34d'autres 250 milliards.
15:35Pas de souci pour aider les entreprises.
15:37On a besoin des entreprises
15:37pour créer la richesse
15:39en cherchant
15:39que c'est les ouvriers
15:40et les salariés
15:40qui la créent.
15:41Mais sans aucune condition,
15:43où va cet argent ?
15:44Après, il y a
15:45des versements de dividendes.
15:46Nous, ce qu'on demande,
15:47c'est que chaque aide
15:47qui soit donnée aux entreprises,
15:49comme pour l'essence,
15:50soit conditionnée,
15:51perde l'investissement
15:53pour créer de l'emploi,
15:54moderniser l'outil de travail
15:55pour que cet argent-là
15:56bénéficie à l'ensemble
15:58des Français.
15:59Des impôts, on en paye,
16:00mais que ce qu'on appelle
16:01le ruissellement
16:02se fasse dans l'autre sens.
16:03Et Dylan,
16:04vous parliez notamment
16:05du télétravail.
16:06C'est aussi rendre les Français
16:08moins dépendants
16:09à la voiture
16:09pour travailler.
16:11On voit que dans certains territoires
16:12comme les vôtres,
16:13ce n'est pas toujours évident ?
16:15Oui, en effet.
16:16Moi, en fait,
16:16je ne viens pas d'Anières,
16:17normalement,
16:18je viens d'Anières maintenant,
16:19mais avant,
16:20j'étais de Marseille,
16:21de Salon de Provence,
16:23et mes parents prennent
16:23la voiture pour aller travailler
16:24tous les matins.
16:25Et c'est surtout pour ça
16:26et c'est pour eux
16:27que je pose la question aujourd'hui
16:28parce qu'eux me disent
16:30en fait,
16:30on peut bientôt,
16:31on ne va plus pouvoir travailler
16:32parce que le coût de l'essence
16:33est extrême
16:34et on n'a pas forcément
16:36les moyens
16:36parce que finalement,
16:37quand on va travailler
16:38mais qu'en fait,
16:39on perd l'argent
16:39que finalement,
16:40on est censé gagner
16:41en allant travailler,
16:42ça ne donne plus envie
16:42d'aller travailler.
16:44Christophe Beck,
16:44cette dépendance à la voiture,
16:46on n'en sort jamais vraiment
16:49et puis on ne va pas construire
16:50des métros
16:51en deux semaines
16:53pour aller
16:53mais c'est vers ça
16:54qu'il faut tendre
16:54pour que les gens
16:55soient moins dépendants,
16:56pour que ce budget essence
16:57soit moins contraint.
16:59Pour moins utiliser la voiture
17:00et après,
17:00il y a la question
17:01de l'adaptation aussi
17:02de certaines entreprises peut-être.
17:03Le problème,
17:04il date depuis il y a 30-40 ans,
17:06on a éloigné de plus en plus
17:07les gens de leur lieu de travail.
17:08Avant,
17:09les gens travaillaient
17:10et habitaient à proximité
17:11et il y avait une zone
17:14plus contrainte.
17:16Là,
17:17avec le prix des loyers,
17:18les gens se sont éloignés
17:19de plus en plus loin
17:20de leur lieu de travail,
17:21c'est-à-dire que les gens
17:21travaillent peut-être
17:22dans les centres urbains,
17:23dans les métropoles,
17:24mais habitent à 25,
17:2530, 40 kilomètres,
17:26c'est-à-dire à une heure en gros.
17:27Et donc,
17:28il faut aménager le territoire
17:31autrement,
17:31mais là,
17:31c'est trop tard maintenant,
17:32là,
17:32on est en pleine crise,
17:33qu'est-ce qu'il faut faire ?
17:34Le télétravail,
17:35c'est une solution,
17:36mais toutes les activités
17:37ne sont pas télétravaillables.
17:38Du coup,
17:41c'est peut-être une question
17:42aussi de chômage,
17:43de travail.
17:45Monsieur le député,
17:45tout à l'heure,
17:45disait qu'il fallait remettre
17:48la question du travail.
17:50De ce qu'on perçoit
17:51sur la fiche de paye
17:52à la fin du mois.
17:54Juste rappeler,
17:54en un mot Christophe Bex,
17:55comme ça vous continuez.
17:56Entre le salaire brut
17:57et le salaire net,
17:59il y a les cotisations sociales
18:00et non pas des charges.
18:01Ce qui vous permet,
18:02justement,
18:02quand vous allez à l'hôpital,
18:04d'être pris en charge intégralement.
18:05Ce qui permet aussi
18:06de payer les retraites.
18:07Vous pouvez très bien
18:07toucher votre salaire brut
18:09égal à votre salaire net,
18:10mais le jour où
18:10vous êtes hospitalisé,
18:12il faudra payer
18:12les 1 200 euros
18:13par jour d'hospitalisation.
18:15Il faudra faire votre retraite.
18:16Tout ça,
18:16ça se calcule.
18:17C'est un mode
18:18d'organisation de la société
18:19qui a été fait en 1946
18:21avec la création
18:22de la sécurité sociale.
18:23Certains la combattent
18:24depuis 80 ans.
18:25Nous, on la défend
18:26parce que ça a permis
18:26à des tas de gens
18:27de sortir de la misère.
18:28Vous voyez,
18:29parfois,
18:29on peut reconnaître
18:30un peu le bord politique
18:31d'un député
18:32s'il dit
18:32charges sociales,
18:33cotisations sociales.
18:34Antoine Vermorel-Marquez,
18:36sur cette question de
18:36les gens sont obligés
18:37de prendre la voiture.
18:38Est-ce qu'on va continuer
18:39pendant des années
18:40à devoir se servir
18:41de la voiture
18:42alors que ça coûte
18:43de l'argent
18:43et qu'on est dépendant
18:44du carburant ?
18:45Ou est-ce qu'on peut
18:45essayer d'en sortir ?
18:46Est-ce qu'il peut y avoir
18:47certaines idées
18:48comme le télétravail ?
18:49Même si Christophe Bex
18:49le disait,
18:50tout le monde ne peut pas
18:51télétravailler.
18:51ça ne fait pas 80 ans
18:52que j'essaye de casser
18:52le modèle social.
18:53Ce n'est même pas un mois
18:54que j'essaye de casser
18:54le modèle social.
18:55Après,
18:55on peut avoir des visions
18:56différentes.
18:56Ceux qui vous ont précédé.
18:58Ce que je veux dire par là,
19:00c'est qu'il y a aussi
19:01à un moment donné
19:01et d'ailleurs
19:02beaucoup de fonctionnaires
19:03peuvent me le dire
19:04y compris dans l'hôpital
19:04des gaspillages
19:05qui nécessiteraient
19:06de l'économie
19:06et de rendre l'argent
19:07aux personnes qui cotisent.
19:09Mais juste pour répondre
19:09à la question concrète
19:10sur la question concrète
19:11de la voiture.
19:12En fait,
19:13moi ce que je vois,
19:14on nous annonce là
19:15une baisse de consommation
19:16du carburant
19:16de 22% en un mois.
19:18Donc les Français,
19:19en fait,
19:19ils font un choix forcé
19:21de sobriété
19:22et ils utilisent moins
19:23leur voiture.
19:2322% c'est massif.
19:25Vous n'avez plus la possibilité
19:26de mettre de l'essence
19:27dans votre voiture
19:28pour vous déplacer.
19:29Donc il y a ceux
19:29qui le font par choix,
19:31qui télétravaillent par exemple
19:33et qui ont la chance
19:33de pouvoir télétravailler.
19:35Il y a ceux
19:35qui passent à la voiture électrique aussi
19:37et moi mon concessionnaire
19:38chez moi me dit
19:39je suis passé de 10%
19:40de voitures électriques
19:41immatriculées neuves
19:42à 60% en 15 jours.
19:43Sauf que c'est ceux
19:44qui ont les moyens
19:45de pouvoir se convertir
19:46et être complètement indépendants.
19:48Et il y a tous les autres
19:49qui bossent à l'usine,
19:51qui travaillent en contact
19:53avec les usagers,
19:54qui sont les infirmières,
19:56toutes les personnes
19:57qui travaillent
19:57et qui n'ont pas la possibilité
19:58de faire du télétravail
19:59et qui n'ont pas aussi
19:59la possibilité
20:00d'acheter une voiture électrique
20:01et c'est eux
20:01qu'il faut qu'on aide
20:02en priorité
20:03parce qu'ils n'ont pas
20:05d'autre choix
20:05que de prendre leur voiture
20:06pour travailler.
20:07Et ça montre aussi,
20:08c'est ça qui est très important
20:09et c'est ce que je voulais dire
20:10tout à l'heure,
20:11c'est qu'aujourd'hui
20:12quand vous travaillez en France,
20:13vous ne gagnez tellement pas assez
20:15que quand le litre
20:16de carburant augmente,
20:18vous vous posez la question
20:19de savoir si ça vaut le coup
20:19de rester à la maison ou pas.
20:20Parce que le travail
20:22ne rémunère pas assez
20:23en France
20:24et que, encore une fois,
20:25le coût du travail
20:26est trop élevé
20:26et pas assez au profit
20:27du salarié.
20:28Question à l'un comme à l'autre,
20:29on a beaucoup parlé
20:30des infirmières,
20:31des aides à domicile,
20:32là il faut que le gouvernement
20:32se penche sur cette question
20:33concrète pour les aides ciblées,
20:35elles sont un peu oubliées,
20:37Christophe Bex,
20:37Antoine Vermorel,
20:38elle doit être prioritaire,
20:39elle doit être prioritaire aussi
20:40pour se convertir
20:41et pouvoir faire en sorte
20:42de se libérer
20:42et pas simplement avoir un chèque,
20:43c'est pas ce que les Français
20:44demandent, un chèque
20:44tous les trois ans,
20:45c'est pas ça qu'on demande,
20:46c'est un pouvoir d'achat
20:47tous les mois et tous les ans.
20:47Peut-être de véhicules électriques,
20:49ça peut être la solution,
20:50Christophe Bex ?
20:50Les auxiliaires de vie,
20:51c'est 200 000 personnes
20:52qui travaillent auprès
20:53des personnes qui sont isolées,
20:54des personnes de grand âge,
20:55il faut vraiment,
20:56parce que c'est vrai
20:56qu'on les a oubliées,
20:57on parle des agriculteurs,
20:58des marins-pêcheurs
20:58et les auxiliaires de vie
20:59qui font un travail fabuleux.
21:00Alors il y a eu beaucoup
21:01de questions quand même
21:02de députés là
21:02ces dernières semaines.
21:03En terminière,
21:04mais les auxiliaires de vie,
21:06on ne les voit pas,
21:08comme ça,
21:08c'était l'occasion
21:09d'en parler ce soir
21:09et on sait au combien.
21:10Et pour pouvoir discuter
21:11salaire brut,
21:11salaire net,
21:12si salaire brut est égal
21:13salaire net,
21:14comment on finance
21:14la société sociale ?
21:15Là, ce sera une autre émission,
21:16une autre invitation,
21:17je suis nèvrée,
21:18mais avec grand plaisir.
21:19Kenza, on va passer à vous.
21:21Kenza Passenza,
21:22vous avez 21 ans,
21:23vous êtes étudiante à Lille
21:24et vous allez nous parler
21:25de ce qu'on mange
21:26ou de ce qu'on ne veut pas
21:28trop manger dans nos assiettes,
21:29Kenza ?
21:29Oui, alors c'est une question
21:31en rapport avec le Mercosur.
21:34Plusieurs communes,
21:35départements et régions de France
21:36ont pris la décision
21:37d'exclure de leur restauration
21:39collective la viande
21:41issue des pays
21:42d'Amérique latine.
21:43Alors j'aurais aimé savoir,
21:44vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
21:46Est-ce que dans votre circonscription,
21:47vous êtes pour ou contre
21:48cette décision ?
21:50Déjà, tous les deux,
21:51vous étiez opposés au Mercosur
21:52comme la quasi-totalité
21:53de l'Assemblée nationale.
21:55Antoine Vermorel-Marquès,
21:56est-ce qu'on peut contourner
21:57justement en disant
21:58en tant que commune,
21:59région,
22:00pas dans nos assiettes ?
22:01C'est une très bonne chose.
22:02D'ailleurs, la région Vernon-Alpes,
22:04ma région d'origine
22:05est la première à l'avoir fait.
22:06Donc c'est une très bonne chose
22:07que dans les cantines des lycées,
22:09en l'occurrence pour les régions,
22:10on interdite la viande
22:11du Mercosur.
22:12Après, on sait
22:13comment ça va se passer.
22:14Ce n'est pas parce qu'elle est
22:15interdite dans les cantines
22:15qu'elle ne va pas se retrouver
22:16dans les supermarchés
22:17et qu'elle ne va pas contraindre
22:18nos éleveurs.
22:18Et le vrai problème
22:19que l'on a avec le Mercosur
22:20et la viande de bœuf
22:21qui vient du Mercosur,
22:22c'est qu'en plus,
22:23ils viennent nous concurrencer
22:24sur les meilleurs morceaux
22:24de viande.
22:25Donc ce n'est généralement
22:26pas la viande
22:27qu'on trouve dans les cantines.
22:28C'est la pièce de bœuf,
22:30c'est la côte de bœuf.
22:31Et moi, qui viens d'un territoire
22:33où la charolaise
22:34est l'exemple même
22:35de la viande française,
22:36bien de chez nous,
22:37bien comme il faut,
22:37bien nourrie, bien élevée,
22:39ça me fait mal au cœur
22:40de voir des vaches
22:41qui viennent de l'autre bout
22:42du monde par cargo réfrigéré.
22:43Donc tout ce qu'on pourra faire
22:44à la fois avec les collectivités,
22:46l'État et les citoyens
22:47pour boycotter cette viande,
22:48ce sera une bonne chose,
22:49mais ça se joue
22:50à l'échelle européenne.
22:51Et ce que la Commission européenne
22:53a fait est à la fois
22:55scandaleux vis-à-vis
22:56de nos éleveurs
22:58vis-à-vis du vote
22:59du Parlement français
22:59et du Parlement européen.
23:01Et j'espère que la France
23:01aura l'occasion.
23:02Et moi, je l'ai dit très fort.
23:04Moi, je ne comprends pas
23:05comment Emmanuel Macron
23:06a pu laisser faire
23:06une telle décision.
23:07Le général de Gaulle,
23:08à 60 ans, avait fait
23:09la politique de la chaise vide.
23:10On était sur la même situation
23:11aujourd'hui,
23:12sur une question agricole.
23:13Et il aurait dû prendre
23:14cette responsabilité-là.
23:15Alors, ça a l'air net,
23:15ça a l'air bruit,
23:16vous ne serez pas d'accord.
23:17Mais Christophe Beck,
23:17je pense que là,
23:18vous pourriez dire à peu près
23:19les mêmes mots
23:19qu'Antoine Vermorel marquait
23:21sur cette question.
23:22Assurément d'accord.
23:22L'alimentation,
23:24on mange tous les jours
23:25trois fois ou deux fois par jour.
23:26Donc, c'est essentiel
23:27d'avoir une alimentation de qualité.
23:29Moi, j'ai été impacté
23:30par la crise agricole
23:30dans ma circonscription.
23:32La Haute-Garonne
23:32avec les ultras de la 64
23:34qui ont bloqué l'autoroute.
23:35Et justement,
23:35pour s'opposer sur le Mercosur
23:37et tous les traités
23:37de libre-échange.
23:38Nous, on est en agriculture paysanne.
23:40On fait de l'élevage,
23:40comme ça a été dit tout à l'heure,
23:41avec des vaches
23:42qui mangent de l'herbe.
23:43Ce qu'il faut en France,
23:44c'est créer une filière
23:45pour qu'on puisse produire localement,
23:46consommer localement,
23:47transformer et distribuer localement
23:49pour éviter d'avoir
23:50cet échange,
23:51c'est le traité de libre-échange.
23:52Mais après,
23:53en échange de cette viande
23:54qui arrive,
23:54qu'est-ce qu'on leur vend aussi ?
23:55Nous, on leur vend des voitures.
23:56C'est toute la mécanique.
23:58On peut bloquer la viande,
23:59mais après,
24:01c'est le libéralisme
24:03qui veut ça.
24:04Donc, il faut à tout prix
24:05mettre en place des protections.
24:06Et Antoine Vermorel-Marquès,
24:07on ne peut,
24:08ce n'est pas contrevenir
24:09un peu aux droits
24:10de l'Union européenne.
24:11On fait partie de l'Union européenne,
24:12elle signe des traités.
24:13On a le droit de discriminer,
24:15si je puis dire,
24:16les produits.
24:17Est-ce qu'on sait ?
24:18Est-ce que c'est tracé ?
24:18Est-ce qu'on saura vraiment
24:19s'ils sont issus du Mercosur ou non ?
24:21Ou est-ce que, voilà,
24:22c'est une belle idée,
24:23mais qui est difficile
24:24à mettre en place concrètement ?
24:25Elle est difficile à mettre en place,
24:27mais il y a des critères
24:27dans les marchés publics,
24:28justement,
24:30de préférence,
24:30enfin, pas de préférence,
24:31mais de responsabilité
24:32sur la distance
24:34pour faire en sorte
24:34de favoriser les produits locaux.
24:35D'ailleurs, moi,
24:36je suis favorable
24:36à ce qu'on les généralise
24:37de manière beaucoup plus importante.
24:39Et après,
24:39ce qui compte,
24:40c'est la réciprocité.
24:40C'est en fait de dire,
24:41nous, on n'est pas compte
24:42des produits qui viennent
24:44d'autres pays du monde.
24:45C'est le propre du marché,
24:46c'est le propre des échanges.
24:47Par contre,
24:47ce qu'on veut,
24:48c'est que nos normes
24:48soient respectées.
24:49Et on ne peut pas affliger
24:50des normes à nos éleveurs
24:53qu'on n'imposera pas
24:54aux frontières.
24:55Et donc,
24:55si les éleveurs sud-américains
24:57avaient les mêmes normes
24:58que nous,
24:58les respectaient,
24:59je suis sûr que le tarif
25:01serait équivalent
25:02à notre viande.
25:02Donc,
25:02il n'y aurait pas
25:03de concurrence déloyale.
25:04Et c'est ce combat-là
25:05qu'on a trop laissé aller,
25:06qu'on a trop laissé faire,
25:07où il y a eu
25:07un libre-échange
25:08sans réciprocité
25:09qui met à mal
25:09de nombreuses filières
25:10aujourd'hui
25:11et sur lesquelles,
25:12moi,
25:12j'essaie de m'engager.
25:13Kenza,
25:13il y a la question
25:14de ce qu'on mange
25:14dans les cantines notamment,
25:15mais Antoine Vermorel-Marquès
25:17disait après,
25:17c'est dans les supermarchés.
25:18Est-ce que vous,
25:19par exemple,
25:20quand vous achetez,
25:21vous allez regarder vraiment
25:22d'où ça provient
25:23pour essayer de comprendre
25:24d'où ça vient ?
25:24Ou est-ce que parfois,
25:25quand on fait ses courses,
25:26on va vers le moins cher
25:27et on ne peut pas forcément
25:28toujours s'assurer
25:29que c'est produit en France ?
25:32C'est un débat
25:33que tous les Français
25:34se posent au quotidien
25:35parce qu'effectivement,
25:37on n'a pas tous forcément
25:39les moyens
25:39de s'acheter de la viande
25:414 étoiles.
25:42Mais effectivement,
25:44il faut faire aussi attention
25:45et protéger nos agriculteurs
25:47qui peuvent être en difficulté.
25:50Donc au quotidien,
25:52j'essaye de varier.
25:54Mais pour vous,
25:55ce serait important
25:55que certaines villes,
25:57départements, communes
25:58prennent cette responsabilité-là
26:00quitte à froisser
26:02peut-être la Commission européenne
26:03en disant
26:04tant pis,
26:04nous, on n'est pas d'accord
26:05donc on ne prend pas cette viande ?
26:06Je trouve ça particulier
26:10qu'on est signataire
26:12d'un accord
26:14et on se retrouve quand même
26:15avec des communes,
26:16des régions,
26:17des départements
26:17qui prennent la décision,
26:19eux,
26:19d'interdire cette viande
26:21dans leur restauration collective.
26:24Parce que c'est vrai
26:24que sur la question du Mercosur,
26:26ce n'est pas toujours facile à suivre.
26:27Christophe Bex,
26:28on a dit non
26:28mais en même temps,
26:30la Commission européenne a signé
26:31et puis les Parlements européens
26:32ont renvoyé vers la Cour de justice européenne
26:35mais la présidente de la Commission européenne
26:37a dit
26:37tant pis,
26:37ce sera appliqué.
26:39Donc à la limite,
26:40on n'a qu'à dire
26:41chacun fait comme il veut
26:42et on interdit
26:43si on veut interdire en France.
26:44Ce qui est intéressant
26:45dans ce sujet-là,
26:46enfin comme beaucoup de sujets,
26:47c'est une prise de conscience
26:48sur notre alimentation
26:49et qu'il y ait débat en France
26:50parce qu'on va parler
26:51de traité de libre-échange
26:52Mercosur
26:53mais pour beaucoup de gens
26:54tu as dit que là
26:55quelle viande on veut manger ?
26:57De la viande de bonne qualité ?
26:58Si oui,
26:58la viande de bonne qualité
26:59ça coûte plus cher.
27:00Malheureusement,
27:01beaucoup de nos concitoyens
27:02vont acheter un prix
27:02et non pas acheter de la viande
27:04parce que les salaires sont trop bas
27:06parce que le coût du capital
27:07est trop élevé en France
27:08avec 110 milliards de dividendes par an
27:10forcément,
27:11le coût du capital est cher.
27:12Mais ça pose le débat.
27:14Nous, ce qu'on proposait
27:15c'était des cantines bio
27:16et gratuites
27:17justement pour que les jeunes,
27:18la jeune génération
27:19puisse manger des produits
27:21de bonne qualité
27:21et petit à petit
27:22ça infuse,
27:23manger plus de légumes,
27:24une alimentation plus diversifiée
27:26et moins carner
27:26et avoir une production de viande
27:29comme on a fait pour le vin.
27:30On produit des vins
27:31de meilleure qualité
27:32mais moins de vin
27:32donc il faut produire
27:33moins de viande
27:34mais de meilleure qualité.
27:35Et parfois on rappelle
27:35que pour les enfants
27:36la cantine
27:37c'est le seul repas
27:38à peu près équilibré
27:39dans la journée.
27:40Antoine Vermorel-Marquès
27:41est-ce que vous
27:42sur ces traités de libre-échange
27:43on voit qu'ils font
27:44quand même beaucoup débat ?
27:45Vous seriez pour sortir
27:46l'agriculture de ces traités-là
27:48en disant,
27:49certains le proposent
27:49en disant
27:50c'est comme l'exception culturelle française
27:51il y a l'exception agricole française
27:53parce qu'on voit
27:54que c'est sur ces questions agricoles
27:55que les problèmes se crispent.
27:56Ça n'embête personne
27:57d'aller acheter
27:58des pièces automobiles
28:00on peut se poser
28:00la question de la souveraineté
28:01mais sur l'agriculture
28:02il y a un vrai débat.
28:03Il y a un vrai débat
28:04sur l'agriculture
28:04et moi j'ai remis
28:05un rapport au mois de décembre
28:06sur le contrôle des importations.
28:07C'est la première fois
28:07qu'il y avait un rapport
28:08de l'Assemblée nationale
28:09sur le contrôle des importations
28:10alors que ça concerne
28:1150% de notre consommation
28:12et on avait par exemple
28:13sur Chine, Tému
28:1495% de fraude.
28:16Tout le monde
28:17il n'y a pas si longtemps
28:18on avait les poupées
28:19pédopornographiques
28:19et les armes de catégorie
28:20sur ce type de plateforme chinoise.
28:23C'est la même chose
28:24même sur le B2B
28:25c'est-à-dire sur des marchandises
28:26qui vont d'une entreprise
28:27à une entreprise
28:27ce n'est pas forcément
28:28un consommateur.
28:29Par exemple sur les batteries électriques
28:30on a de la fraude
28:31de la part de pays asiatiques.
28:33Et donc c'est un enjeu global
28:34de contrôle des frontières
28:35avec les douanes.
28:37La règle elle est européenne
28:38mais le contrôle il est national
28:39et c'est ça qu'il faut
28:40qu'on arrive à renforcer
28:41avec des moyens supplémentaires
28:43avec l'IA
28:43avec tout ce qui est possible
28:44pour faire en sorte
28:45qu'on ne soit pas
28:46les dindons de la farce.
28:47Et justement sur l'agriculture
28:49est-ce qu'on ne le sera pas
28:50de toute façon à la fin ?
28:52Non, la France pendant longtemps
28:54a été bénéficiaire
28:55elle a exporté
28:56c'est que cette année
28:57où ça commence à être déficitaire
28:58mais on a longtemps exporté
29:00moi je trouve que c'est aussi
29:01l'honneur de notre pays
29:01de pouvoir nourrir le monde
29:03de pouvoir exporter
29:04notre agriculture de qualité
29:05mais par contre
29:06ça ne fonctionne que si
29:07on met des contrôles
29:08aux frontières
29:09comme le font d'ailleurs
29:10les Chinois, les Américains
29:11les Australiens
29:12quand on leur envoie
29:13nos produits alimentaires
29:14ils contrôlent à la frontière
29:15que ça respecte bien leurs normes.
29:16Parce que Christophe Bex
29:17on veut quand même exporter
29:19donc est-ce qu'il ne faut pas
29:20être cohérent dans son discours
29:21si on exporte
29:22il faut accepter aussi
29:23d'avoir des produits
29:23qui viennent d'ailleurs
29:24chez nous.
29:25En respectant les conditions
29:27sanitaires et salariales
29:28et sociales
29:29sinon on ne peut pas
29:30on ne peut pas lutter
29:31contre les pays
29:31comme l'Inde, la Chine
29:32de l'Amérique du Sud
29:33il faut vraiment des règles
29:34et protéger plus
29:35comme on ne l'a pas fait
29:36pour l'industrie
29:37notre textile
29:38il faut protéger
29:38notre agriculture
29:39et prôner l'exception
29:41agriculturelle.
29:42On va passer à
29:43Périne Coudoro
29:4421 ans
29:44étudiante en journalisme
29:46à Paris
29:46et vous allez nous parler
29:47des mouvements masculinistes
29:50Périne.
29:51D'après le rapport annuel
29:52publié en 2026
29:54par le Haut Conseil
29:55à l'égalité
29:56entre les femmes
29:56et les hommes
29:59il a défini
30:00le masculinisme
30:00comme un véritable
30:02menace
30:03en fait
30:03pour la société
30:04et ce phénomène
30:05il est largement
30:06amplifié
30:07à travers les réseaux sociaux
30:08par la diffusion
30:09des contenus
30:10et aujourd'hui
30:11ce rapport
30:12a révélé
30:13des chiffres
30:13alarmants
30:1480%
30:15des victimes
30:16de cyberharcèlement
30:17sont des femmes
30:1866%
30:19des jeunes hommes
30:20de 16 à 25 ans
30:20connaissent
30:21un influenceur
30:22masculiniste
30:23et 35%
30:24d'entre eux
30:25regardent leur contenu
30:26dans ce contexte
30:27moi je souhaiterais
30:29vous demander
30:30face à la montée
30:31des mouvements masculinistes
30:32sur les réseaux sociaux
30:33quelles mesures concrètes
30:35vous comptez mettre en place
30:37ou envisager
30:37pour protéger
30:38les internautes
30:39et prévenir
30:40la diffusion
30:40de ce genre de contenu
30:42Christophe Bex
30:43votre réponse
30:43alors sur le masculinisme
30:44c'est vrai que
30:45j'ai vu des
30:47il faudrait qualifier
30:48ces actes là
30:49quand ça
30:50il y a eu
30:50des assassinats
30:51de femmes
30:52que ce soit en Australie
30:53ou au Canada
30:53comme des actes terroristes
30:55j'ai fait une émission
30:56récemment sur ce sujet là
30:57qui est très prégnant
30:58et les réseaux sociaux
30:59qu'on appelle
30:59des influenceurs
31:00toute cette jeune génération
31:02de jeunes garçons
31:03de 17 à 25 ans
31:04sont complètement
31:06dans cette idéologie
31:07où la femme
31:08est inférieure
31:10mais la femme
31:10doit aussi disparaître
31:11et donc il faut combattre
31:13ça comme au combat
31:14le terrorisme
31:15on en a à ce niveau là
31:16parce qu'on aurait tendance
31:17à croire que c'est une réaction
31:18par rapport au mouvement
31:19féministe
31:20qui a eu ces dernières années
31:21donc ça serait une réaction
31:22ça va beaucoup plus loin
31:23que ça le masculinisme
31:24par rapport au
31:25féministe
31:25et je rappelle
31:26comme le féministe
31:27les victoires sont toujours
31:28à gagner
31:29parce que bien souvent
31:30on en a qui me rappelle
31:31le féministe
31:32depuis les années 70
31:32ça va mieux pour les femmes
31:33non
31:34je veux dire
31:34moi on a quand même
31:36chaque année
31:37plus de 150 femmes
31:38qui sont assassinées
31:39par leur conjoint
31:40parce que bien souvent
31:41le criminel
31:42ou la personne
31:42qui tue
31:43c'est une personne
31:44de la proximité
31:44et le masculinisme
31:46devrait être une des priorités
31:47à combattre
31:48dans notre pays
31:48Antoine Vermorret
31:49et limiter justement
31:51ces sites
31:51et les interdire
31:52pour éviter
31:53que justement
31:54ces idées
31:54touchent toute cette jeune génération
31:56c'est beaucoup
31:58de jeunes garçons
31:59Antoine Vermorret
32:00Marquès sur cette question
32:01et effectivement
32:02comme vous le disiez
32:03c'est beaucoup de jeunes
32:05on peut penser
32:05que ça va mieux maintenant
32:07et en fait
32:08il y a un retour
32:08chez les jeunes garçons
32:10de penser
32:10qu'on pensait un peu révolu
32:12Antoine Vermorret
32:13Marquès
32:13est-ce que
32:13comme le dit Perrine
32:14il faut vraiment
32:16mettre le paquet
32:16pour lutter
32:17contre cette idéologie
32:18moi ça me touche
32:19parce que déjà
32:19dans mon département
32:20à Saint-Etienne
32:20on a déjoué
32:21un attentat terroriste
32:22d'un masculiniste
32:23qui voulait s'en prendre
32:24à des femmes
32:24et heureusement
32:25qu'on l'a interpellé avant
32:26parce qu'il aurait pu
32:28provoquer
32:28de nombreux féminicides
32:29vis-à-vis
32:30des jeunes stéphanoises
32:32et ensuite
32:33ce que l'on voit
32:33c'est effectivement
32:33ça concerne les jeunes
32:34de 17 à 25
32:35mais ça concerne même avant
32:36et moi
32:37en étant membre
32:38de la commission d'enquête
32:39sur TikTok
32:40je suis ultra favorable
32:41à l'interdiction
32:42des réseaux sociaux
32:42avant 15 ans
32:43et je regrette d'ailleurs
32:44qu'à l'Assemblée nationale
32:45on n'ait pas trouvé
32:45un consensus là-dessus
32:46parce que vraiment
32:47ça commence là quoi
32:49et quand on a des jeunes
32:50qui sont en pleine adolescence
32:52qui se retrouvent
32:52sur des réseaux sociaux
32:53que vous montrez derrière vous
32:54que sont Insta
32:56TikTok
32:57Snapchat
32:57etc.
32:58avec des influenceurs
32:59qui viennent tenir
33:00des propos de violence
33:01de régression
33:02vis-à-vis des femmes
33:02qui sont d'ailleurs
33:03proches de ce que
33:05certains Iraniens
33:06peuvent dire
33:06quand on est à ce niveau-là
33:08et bien on doit pouvoir
33:09interdire ça
33:10et protéger
33:11la jeune génération
33:12de ces contenus
33:13Mérine
33:13vous avez vraiment le sentiment
33:14qu'effectivement
33:15c'est sur les réseaux sociaux
33:16et dès le plus jeune âge
33:18il y a vraiment une lutte
33:20à mener sur les réseaux sociaux
33:21ou il y a aussi
33:22je ne sais pas
33:23le rôle des familles
33:24de l'école
33:25qui peut jouer
33:26ou ça se concentre aussi
33:27beaucoup sur ce qui est
33:28un peu virtuel ?
33:30Moi je trouve que ça se concentre
33:31particulièrement sur les réseaux sociaux
33:32après bien sûr
33:33il y a des influences extérieures
33:34mais moi je voulais parler de ça
33:36parce que justement
33:37il y a quelques mois
33:38il y a eu en plus
33:39des influenceurs masculinistes
33:41des vidéos IA
33:42qui sont multipliées
33:43et en fait
33:44qui reprennent
33:44des codes très misogynes
33:46masculinistes
33:47même des codes incels
33:48où en fait
33:49c'est toujours le même schéma
33:50la femme est souvent vue
33:50comme vénale, manipulatrice
33:52et l'homme lui
33:53est fidèle, travailleur
33:54et ça va même
33:55jusqu'à des violences physiques
33:57faites aux femmes
33:58et des violences verbales
33:58et je trouve que ça contribue
34:00largement justement
34:01surtout pour les jeunes hommes
34:03même moins de 15 ans
34:04à du coup
34:05avoir des discours masculinistes
34:07et à reprendre
34:08ces idéologies
34:09Et donc il faudra interdire
34:10les réseaux sociaux
34:11aux plus jeunes
34:11est-ce que c'est déjà
34:12une première solution
34:13d'après vous Périne ?
34:13Oui après c'est assez radical
34:15mais je pense que ça
34:16pourrait changer
34:17pas mal de choses
34:18Christophe Bex
34:18parce que vous je crois
34:19que votre groupe
34:20n'était pas forcément
34:21favorable à cette interdiction-là
34:22mais quand on voit
34:24ce qui s'y passe
34:25est-ce qu'on se dit pas mieux
34:27pour la santé mentale
34:28de nos enfants ?
34:29Il faut interdire les contenus
34:30parce que
34:31Pour vous c'est pas
34:31les réseaux en soi
34:32et l'accès aux réseaux
34:33c'est les contenus ?
34:34On va pas refaire le débat
34:35mais 15 ans
34:36tout le monde sait
34:37qu'on peut contourner
34:38je veux dire
34:38on l'a vu
34:39dès que l'informatique
34:40est arrivée
34:41il y a toujours des pirates
34:42on peut toujours contourner
34:43il faut interdire les contenus
34:44et condamner ceux qui font ça
34:45et je suis content
34:46de cette question-là
34:47parce que le masculinisme
34:48on en parle trop rarement
34:49on a l'impression
34:50que oui c'est sur les réseaux sociaux
34:52mais il faut prévenir les familles
34:53il faut vraiment
34:53qu'il y ait une grande campagne
34:54que le gouvernement
34:55je pense qu'il y a déjà
34:56eu des campagnes dessus
34:57mais il faut vraiment insister
34:58sur ce terme-là
35:00masculinisme
35:01qui n'est pas facile à dire
35:02mais qui n'est
35:04ce serait une réaction
35:05contre le féminisme
35:06mais c'est du terrorisme
35:07je veux dire
35:08moi
35:09s'il y a eu un attentat
35:10qui était déjoué
35:11bravo
35:11parce que j'ai vu
35:12des choses horribles
35:13sur les réseaux sociaux
35:14suite à ça
35:15ça vous étonne
35:16Antoine Vermorel Marquez
35:17de voir
35:18à quel point
35:19la société
35:20parfois
35:20on parle effectivement
35:21de ce terme
35:22backlash
35:22parfois
35:23quand il y a eu
35:24des progrès sociaux
35:25des gens qui sont en contre
35:26mais ça vous étonne
35:27de voir qu'en 2026
35:28on peut trouver encore
35:29ce genre de projet
35:31de procédé
35:32chez des jeunes
35:33ça m'étonne
35:33mais en plus
35:34ça me révolte
35:34vis-à-vis des femmes
35:35mais aussi vis-à-vis des hommes
35:36parce que c'est pas
35:37l'image de l'égalité
35:39entre les femmes
35:40et les hommes
35:40que l'on doit renvoyer
35:42et c'est là où moi
35:43je pense qu'il faut
35:44qu'on ait des mesures radicales
35:45sur la question
35:46des réseaux sociaux
35:46parce qu'il y a un algorithme
35:48qui fait
35:48que c'est pas simplement
35:50volontaire d'aller voir
35:51ce type de contenu
35:52c'est qu'une fois
35:52qu'on vous l'a envoyé
35:53et que vous l'avez vu une fois
35:54on vous le renvoie
35:55encore et encore
35:56on a vu la même chose
35:58sur la question du suicide
35:59on a vu la même chose
36:03qui sont soit anonymisés
36:04donc on ne peut pas
36:05retrouver l'auteur
36:07soit issus d'un pays étranger
36:08donc on ne peut pas
36:08aller l'intercepter
36:09et donc c'est pour ça
36:10qu'en fait
36:11à un moment donné
36:12il faut se poser la question
36:13de si on n'arrive pas
36:13à arrêter ça
36:14en fait il faut peut-être
36:15juste arrêter le réseau
36:16et personnellement
36:17je ne suis pas si vieux
36:18mais je ne suis pas né
36:18avec TikTok
36:19et je ne me sens pas
36:20complètement malheureux
36:21dans mon adolescence
36:21de ne pas avoir eu accès
36:22à TikTok
36:22entre 9 ans et 15 ans
36:24et je pense que ça ferait
36:25du bien à nos enfants
36:26de pouvoir se préserver
36:27et d'avoir d'autres échanges
36:28si on veut laisser
36:29la place aux parents
36:30si on veut laisser
36:31la place aux professeurs
36:32il faut enlever
36:33une partie des réseaux sociaux
36:34qui prend trop de temps
36:35et qui vient contredire
36:37le discours sur l'égalité
36:38entre les femmes
36:39et les hommes
36:39et on se dit parfois
36:40qu'on a même de la chance
36:41d'avoir vécu un peu
36:42avant tous ces réseaux-là
36:43Périne à l'école aussi
36:44il faudrait peut-être
36:46réexpliquer aux petites filles
36:47aux petits garçons
36:48dès le plus jeune âge
36:49que tout le monde est égaux
36:50qu'on n'a pas le droit
36:51de dire
36:52je sais que devant certains lycées
36:53ou devant collège
36:54il peut y avoir
36:54des violentomètres
36:55des choses qui reprécisent
36:56bien les relations
36:57qu'on peut avoir
36:57entre filles et garçons
36:58Oui je pense que ça serait essentiel
37:00de sensibiliser justement
37:01à cette cause
37:02parce qu'on ne s'en rend pas
37:03forcément compte
37:03et aujourd'hui
37:04il y a aussi
37:05beaucoup de contenus
37:07qui sont anonymes
37:08mais il y a aussi
37:09beaucoup de contenus
37:11viraux en fait
37:11et c'est souvent
37:13à travers des traits
37:14comiques, humoristiques
37:15et en fait
37:16les gens ne se rendent pas
37:16forcément compte
37:17que c'est des contenus masculinistes
37:19et du coup ça rentre un peu
37:20dans des tendances
37:21sur les réseaux sociaux
37:22et ça véhicule
37:23ces messages-là
37:23et c'est pour ça
37:24que je trouve
37:24qu'il faudrait
37:26vraiment
37:27surveiller ces contenus-là
37:28être vigilants
37:29avec ces contenus
37:30Merci beaucoup Périne
37:31on va passer à vous
37:31Félix Lescodé
37:32vous avez 30 ans
37:33vous êtes ingénieur informatique
37:35à Orléans
37:36je reprécise que
37:37si vous souhaitez
37:38participer à l'émission
37:39il y a le petit QR code
37:40qui va s'afficher
37:40n'hésitez pas
37:41et on en vient
37:42à votre thème
37:43Félix
37:43on a gardé ce thème
37:44pour la fin
37:45parce que c'est un peu
37:45sur le rôle du député
37:46exactement
37:47dites-nous
37:48quelles sont vos interrogations
37:49Oui merci
37:51à l'occasion
37:52des municipales
37:54certains de vos collègues
37:55en primo-mandature
37:56notamment
37:58ont quitté l'Assemblée
37:59en exprimant
38:00leur lassitude
38:01de faire
38:02de la figuration
38:03à l'Assemblée
38:04on a également
38:05des députés
38:06qui se font rappeler
38:07à l'ordre
38:07pour avoir
38:08co-signé
38:09des propositions de loi
38:10avec l'adversaire
38:12même si c'était
38:13une loi transpartisane
38:14on a également
38:15ceux qui se font
38:16accorder gracieusement
38:18la liberté de vote
38:19donc ma question
38:21c'est
38:21finalement
38:22le rôle d'un député
38:23est-ce que c'est
38:24d'être loyal
38:25à son groupe
38:26et loyal jusqu'à quel point
38:27est-ce qu'il y a
38:28des renoncements
38:29et est-ce qu'ils se font
38:30au détriment
38:31du débat public
38:33Antoine Vermorel
38:34Marquès
38:34est-ce que
38:35au sein de la droite républicaine
38:37c'est la loyauté
38:38au groupe avant tout
38:38alors nous
38:39c'est un sujet
38:40qui me parle
38:40parce qu'en 2024
38:41j'ai été élu
38:42sur un slogan
38:42qui s'appelait
38:43100% libre
38:44donc moi
38:44on ne me donne pas
38:45de consigne de vote
38:45pour une raison très simple
38:47c'est que sur l'affiche
38:47il n'y a que moi en photo
38:48donc je n'ai pas
38:50Emmanuel Macron
38:51je n'ai pas Marine Le Pen
38:52je n'ai pas Jean-Luc Mélenchon
38:53je ne sais pas qui d'autre
38:54je suis élu sur mon nom
38:55et je l'ai même revendiqué
38:59pendant la campagne électorale
39:00en disant
39:02et pourtant il y a
39:03de nombreuses personnes
39:03qui me soutiennent
39:04mais il n'y aura aucune personne
39:05qui me soutient
39:07qui apparaîtra sur mes documents
39:08parce que je veux être élu
39:09sur mon nom
39:09et les comptes
39:11je les rends à mes électeurs
39:12et donc après
39:13est-ce que ça veut dire
39:13que je vote systématiquement
39:14contre mon groupe
39:16heureusement non
39:16parce que je fais partie de ce groupe
39:17donc c'est que je considère
39:18que mes valeurs
39:19sont conformes à ce groupe
39:20sinon je serais dans un autre groupe politique
39:22mais est-ce qu'il m'est arrivé
39:23d'avoir des positions
39:24contraires à mon groupe politique
39:25la réponse est oui
39:26et est-ce qu'on me l'a reproché
39:28la réponse est un peu
39:30est-ce que j'ai résisté
39:31la réponse est encore oui
39:32voilà
39:32sur l'écologie notamment
39:34oui notamment
39:34sur les sujets environnementaux
39:36mais une raison simple
39:37parce que
39:39j'ai eu la chance
39:40et l'honneur
39:41d'être élu
39:42par des personnes
39:43qui ont fait confiance
39:44sur mon nom
39:45et non pas
39:45grâce à un parti politique
39:47ou grâce à une personnalité politique
39:50Christophe Beck
39:50c'est intéressant aussi
39:51de vous entendre
39:52parce que
39:52ce qu'on dit souvent
39:53chez les insoumis
39:54c'est qu'en gros
39:54ils font ce que dit
39:56Jean-Luc Mélenchon
39:56ils sont soumis
39:57c'est ça
39:57est-ce que c'est vrai
39:58est-ce qu'on peut avoir
40:00des désaccords
40:01avec la ligne
40:02de son groupe
40:02ou de son parti
40:04disons que moi
40:04j'ai été élu sur un programme
40:05et donc
40:06quand les mesures arrivent
40:08les projets de loi
40:09les propositions de loi
40:10sont en accord
40:11avec notre programme
40:12on va voter pour
40:13et c'est soit en désaccord
40:14si on dit
40:15demain
40:15on fait un projet de loi
40:18on va dire salaire brut
40:18et gaz salaire net
40:19on va voter contre
40:20il n'y a pas besoin
40:20d'avoir de discipline de groupe
40:21parce que
40:22c'est notre programme
40:23qui nous habite
40:24et on est fidèle
40:25à notre programme
40:26après il peut m'arriver
40:27sur des projets de loi
40:29sociétaux
40:29si je prends l'exemple
40:31du projet de loi
40:32sur la fin de vie
40:33là on peut avoir
40:35ce qu'on appelle
40:37une liberté de conscience
40:38et il y a eu
40:39liberté de vote
40:40dans la majorité
40:41des groupes
40:41bien sûr
40:42sur cette question
40:42sur tout ce qui est
40:43projet sociétaux
40:43par contre
40:44les projets sociaux
40:45économiques
40:45là il suffit de lire
40:47l'avenir en commun
40:48et donc vous voyez
40:49exactement ce que va voter
40:51un député insoumis
40:51on n'a pas besoin
40:52de nous le dire
40:52parce qu'on est fidèles
40:54dans notre programme
40:54c'est ça qui fait
40:55peut-être la différence
40:56avec les autres groupes
40:57qui n'ont peut-être
40:57pas de programme
40:58ou de colonne vertébrale
41:01politique
41:01par rapport à la France insoumise
41:03et Félix
41:03vous vous parliez aussi
41:04des députés
41:05qui étaient partis
41:06pour devenir maire
41:07ça vous a donné le sentiment
41:08qu'il ne se plaisait pas
41:10à l'Assemblée
41:11c'est comme ça
41:11que vous vous l'aviez perçu
41:13c'est pour ça
41:13que je pose la question
41:14on se dit
41:15les députés
41:16c'est des têtes d'affiches
41:17et d'autres
41:17c'est juste des faire-valoir
41:18et que
41:19ils sont finalement
41:21certains ont plus
41:22de pouvoir que d'autres
41:23plus de latitude
41:24et quand vous parlez
41:25de figuration
41:26c'est aussi
41:27avec une Assemblée
41:28très fragmentée comme ça
41:29de se dire
41:30est-ce que je sers vraiment
41:30à quelque chose
41:31alors la figuration
41:33c'est une citation
41:34c'est certains
41:34qui ont exprimé ça
41:35mais oui
41:36je pense qu'à l'Assemblée
41:37on observe
41:38dans la vocation
41:38au gouvernement
41:39quand même
41:39une certaine fracture
41:40un certain volume
41:42et je me demande
41:43si l'indépendance
41:44du député
41:45est respectée
41:46ou est-ce qu'il faut
41:47être loyal
41:48et est-ce que cette loyauté
41:49peut potentiellement
41:50avec des renoncements
41:52accumulés
41:54creuser une fracture politique
41:56qu'on a aujourd'hui
41:57dans le pays
41:57quand même
41:58et alors sur vos collègues
41:59qui sont partis
41:59pour les municipales
42:00vous pensez que c'était
42:02justement
42:02ils avaient le sentiment
42:03de ne pas être suffisamment
42:04libres à l'Assemblée
42:06moi je pense
42:06que c'est une question difficile
42:07parce qu'on se la pose
42:08peut-être
42:09en tout cas moi
42:09je me la pose
42:10de temps en temps
42:11quand je vois le spectacle
42:12que renvoie l'Assemblée nationale
42:14et même quand je vois
42:14les situations de blocage
42:15dans lesquelles on est
42:16depuis la dissolution
42:16où il n'y a pas de majorité
42:18et on arrive difficilement
42:20à faire avancer les choses
42:20et parfois même notre rôle
42:21c'est de faire en sorte
42:22que les autres
42:23ne défassent pas
42:24ce qu'on a pu construire
42:25année après année
42:26donc c'est des sujets difficiles
42:27et c'est vrai qu'il y a des collègues
42:28qui sont partis
42:29moi j'en ai 5
42:29dans mon groupe parlementaire
42:31qui ont décidé
42:31de redevenir
42:32ou de devenir maire
42:33et quand on parle avec eux
42:35ils disent clairement
42:37j'ai le sentiment
42:38d'être plus utile chez moi
42:39j'en ai marre de ce spectacle
42:41c'est pas l'idée
42:42que je me fais de la politique
42:44et puis pour certains
42:44ils ont combattu
42:45pendant des années
42:46et des années
42:46donc ils ont vécu aussi
42:48une autre Assemblée nationale
42:49qui je pense
42:50était beaucoup plus sereine
42:52beaucoup plus respectueuse
42:53comme on peut l'être
42:53là d'ailleurs
42:54sur ce plateau ensemble
42:56on a le droit
42:56de ne pas être d'accord
42:57mais on se respecte
42:57alors que depuis
42:58malheureusement
43:002022
43:00on voit quand même
43:01l'Assemblée sombrer
43:02dans un triste spectacle
43:04et moi j'espère
43:05qu'on mettra un terme à ça
43:06mais ceux qui ont le pouvoir
43:08de mettre un terme à ça
43:09c'est les électeurs
43:10qui votent
43:11pour des gens
43:11qui sont là
43:12pour mettre le bordel
43:12dans l'hémicycle
43:13Christophe Bex
43:14est-ce que
43:15sur cette image
43:16de l'Assemblée
43:17qu'Antoine Vermorel-Marquès
43:19dépeignait
43:20est-ce que vous êtes d'accord
43:21les insoumis
43:22vous êtes parfois accusé
43:23de contribuer aussi
43:25parfois
43:27au désordre
43:28alors c'est vrai
43:29que le rôle du député
43:29peut être un peu déformé
43:30dans les médias
43:31quand on voit
43:31ce qui se passe
43:32dans l'hémicycle
43:32il faut rappeler
43:33que le rôle du député
43:34c'est pas seulement
43:35être dans l'hémicycle
43:35et ça ce que j'aime bien faire
43:37c'est quand je rencontre
43:38des personnes
43:38dans la circonscription
43:39aller dans les écoles
43:40dans les lycées
43:40pour expliquer
43:41que un député
43:42il fait beaucoup plus de choses
43:44que d'appuyer sur un bouton
43:45ou faire des amendements
43:46en commission
43:47avec des travaux
43:48parfois en commun
43:48entre différents groupes
43:50après l'histoire
43:50de l'Assemblée bouillonne
43:53oui il y a
43:5310 groupes parlementaires
43:54donc il n'y a pas de majorité
43:55mais quand même
43:56en 2024
43:57on a eu 3 premiers ministres
43:59qui sont issus
44:00d'une minorité
44:00nous le nouveau front populaire
44:02on n'a pas gagné
44:03les élections
44:03mais on était
44:04le groupe majoritaire
44:05on en a fait plus de voix
44:06et le président de la république
44:07n'a pas respecté
44:08ce qu'ont exprimé
44:09les électeurs
44:09il y a peut-être de ça
44:11déjà aussi
44:11qui explique pourquoi
44:12dans l'Assemblée
44:13ça bouge un peu
44:14mais après
44:14si vous regardez
44:15dans l'histoire de France
44:17parce que relater des journaux
44:18Jean Jaurès et tout
44:19ça a toujours bouillonné
44:20l'Assemblée
44:21et c'est normal
44:22c'est normal
44:23et on rappelle
44:24que cette Assemblée
44:25aujourd'hui
44:26elle s'est levée
44:27à l'unisson
44:27pour saluer la libération
44:28des deux otages
44:29Cécile Collère
44:30et Jacques Paris
44:30merci Christophe Bex
44:32merci beaucoup
44:32Antoine Vermorel Marques
44:33Dylan Kenza
44:35Félix et Périne
44:35merci infiniment
44:36pour votre présence
44:37je rappelle que le QR code
44:38et le site internet
44:39d'LCP
44:40sont à votre disposition
44:41si vous souhaitez venir
44:42participer à cette séance citoyenne
44:4519h30
44:45rendez-vous avec Adeline François
44:47pour chaque voix compte
44:48on se donne rendez-vous
44:49demain un peu avant 14h
44:50pour la nouvelle séance
44:50des questions gouvernement
44:52bonne journée
44:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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