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  • il y a 6 heures
Ce mardi 7 avril, l'échéance du 30 juin 2026 pour les acteurs du marché crypto d'obtenir l'agrément européen MiCA et le nombre probable d'acteurs qui vont disparaître avec, les 14 acteurs sur 90 agréés MiCA par l'AMF en France, le début de la campagne de déclaration fiscale, la hausse des contrôles fiscaux pour les impôts, ainsi que la discussion en cours d'un projet de loi antifraude, ont été abordés par Tangi Le Calvez, fondateur et président de GOin, Stéphanie Nemarq Attias, fondatrice de Qomit, et Alexandre Stachtchenko, directeur de la stratégie chez Bitstack, reçus par Sandra Gandoin dans l'émission BFM Crypto, le Club sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:06Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver en direct pour cette émission de BFM Crypto,
00:12le club avec mes invités Tanguy Lecalvet, fondateur et président de Goin. Bonjour Tanguy.
00:18A vos côtés Stéphanie Neymar-Kathias, fondatrice de Comit. Bonjour Stéphanie,
00:23on va parler de fiscalité avec vous dans un instant évidemment. Et Alexandre Stachchenko,
00:27directeur de la stratégie et de la communication chez Bitstack. Bonjour Alexandre, on va parler de
00:30MICA, on va parler de ce que ça implique pour le secteur cette réglementation, de ce que ça va
00:35demander, ce que ça a demandé aux entreprises. Et puis on parlera aussi, je l'ai dit, de fiscalité,
00:40de l'agenda, de l'administration qui est complètement au taquet sur nos déclarations,
00:44de vos obligations aussi dans cette période. Très gros programme, vous continuez aussi à nous poser
00:49vos questions sur notre adresse crypto au singulier à bfmbusiness.fr. On y répond, vous le savez,
00:54tous les jeudis. BFM crypto, le club, c'est parti. Tanguy, vous vouliez revenir sur cette échéance du
01:0330 juin, cette obligation pour les acteurs du marché crypto d'obtenir l'agrément européen MICA. On parle
01:10ici carrément et on va y revenir de la survie de leur activité. Absolument, on est le pays qui avait,
01:17parmi les pays qui avaient demandé une période transitoire la plus longue qui était autorisée par
01:21la réglementation européenne. 18 mois. 18 mois. Et ça s'arrête le 30 juin. Et tous les acteurs
01:27qui n'auront pas obtenu l'agrément MICA sont censés arrêter de fournir leurs services, des services sur
01:32crypto actifs. La réalité, c'est qu'ils devraient même commencer aujourd'hui à organiser la cessation
01:39de leurs activités puisque dans la réglementation, il y a une période de trois mois qui est donnée pour
01:43arrêter une activité réglementée et de manière organisée. Concrètement, les acteurs avaient jusqu'au 30 mars en
01:48réalité pour vraiment encore présenter un dossier. Mais on l'a dit dans cette émission, les dossiers
01:53et les pièces à rapporter et à rajouter, c'est très long. Il y a des très gros délais et
01:57il faut que ça rentre
01:58justement avant le 30 juin, tout ça. C'est sûr que si vous n'avez pas déposé un dossier aujourd
02:02'hui,
02:02on ne passerait pas pour le 30 juin. Je pense qu'il fallait même l'avoir déposé il y a
02:06quelques temps pour
02:07avoir une chance de passer avant le 30 juin parce qu'il y a encore, je crois, beaucoup de dossiers
02:12qui sont en
02:12cours d'instruction à l'AMF. Ils communiquent sur 20 ou 30, je crois, d'après les dernières
02:18informations que j'ai vues. Donc ça fait beaucoup de dossiers à traiter dans les trois mois qui
02:23restent avec peu de collèges. 20 ou 30 encore à traiter ? En plus des 14 ? Qui ont été
02:29déposés auprès
02:31de l'AMF. Combien vont-ils remontir ? Je ne sais pas. Parce que là, actuellement, sur les 90 prestataires
02:37agréés, MICA, en France, 14 l'ont été par l'AMF. Oui, c'est ça. Ça veut dire que les
02:43autres l'ont été dans un autre
02:45pays de l'Union européenne. Absolument. Tous les autres bénéficient du passeport européen qui est
02:49permis grâce à cette réglementation européenne. Est-ce que ça change quelque chose pour les
02:53acteurs ? Ça fait de la concurrence, clairement, puisqu'on a un marché européen ouvert et puis
02:59il y a des acteurs cryptos de taille significative qui ont choisi d'aller obtenir des agréments à
03:05l'étranger et qui ont la capacité financière et commerciale de venir chercher des clients en France.
03:10Qu'est-ce qui est demandé davantage par l'AMF qui n'est pas demandé par les autorités des autres
03:15pays ?
03:16En théorie, rien. Mais on a un régulateur qui est extrêmement pointilleux. C'est un des régulateurs
03:22les plus puissants sur la place financière européenne. Ils ont un risque de réputation,
03:27donc ils font les choses méticuleusement, je dirais, et ils donnent des agréments au compte-gouttes.
03:32Et on a ici, sur ce plateau, deux acteurs qui ont eu cet agrément MICA il y a un an,
03:36quasiment.
03:37Vous l'avez eu très tôt, finalement, tous les deux. Aussi bien Goyne, deuxième acteur français,
03:41que Bitstack, troisième acteur français, à obtenir ça il y a presque un an.
03:45Il y a un an et en étant, en tout cas, Bitstack aussi, je pense, mais on est des sociétés,
03:50on est des startups. On n'est pas des groupes bancaires avec des moyens colossaux.
03:55Donc, comme on l'a dit déjà par le passé, ça montre que c'est possible d'obtenir cet agrément
03:59avec une équipe startup et des moyens de startup.
04:03– Racontez-nous un peu, tous les deux, comment ça s'est passé ?
04:06On va revenir un petit peu dans le passé, mais le temps que ça a pris,
04:08les équipes que ça a pris, le dossier, j'ai entendu parler d'un dossier de 500 pages aujourd'hui,
04:12on en a encore parlé, c'est quand même colossal l'effort que ça demande à l'entreprise.
04:18– Absolument, nous, ça nous a pris la préparation du dossier, les audits techniques de cybersécurité,
04:26tout ça nous a pris à peu près un an et demi.
04:29Alors, parce que nous, on a été agréés PSAN avant, donc c'était pour le début.
04:32– Vous aviez préparé déjà une partie.
04:34– Donc, la préparation du dossier d'agrément PSAN nous a pris un an et demi.
04:38Ensuite, pour faire la transition vers Amica, comme 90% du dossier était prêt,
04:42et ça a été un petit peu plus simple.
04:44Mais oui, c'est un travail colossal et je pense que le travail sur la cybersécurité
04:49est extrêmement important et doit être fait méticuleusement.
04:53– Chez Bitstack, ça a pris combien de temps ?
04:56Ça a pris combien d'hommes en plus ?
04:58– Les ressources engagées, en fait, on est dans ces ordres de grandeur-là,
05:01c'est entre 6 mois et 1 an, globalement.
05:03Après, ça dépend de l'accompagnement, des ressources mobilisées, humaines, externes,
05:08cabinet d'avocats, audit de cybersécurité, etc.
05:11Ça dépend aussi, je pense, pour un certain nombre de startups.
05:13Il y a aussi un côté, souvent par le legacy,
05:15quand on a construit un outil en n'anticipant pas la réglementation,
05:19on se crée une charge supplémentaire de faire des migrations
05:22vers une nouvelle façon de fonctionner qui respecte cette réglementation.
05:27Bitstack a été fondé en 2021-2022.
05:29Donc, en fait, à ce moment-là, il y avait déjà le régime PSAN.
05:31Et donc, dès la construction, c'était d'anticiper
05:35pour être le plus rapidement possible avec cette stratégie
05:37où, pour l'entreprise, de toute façon, c'est là.
05:40Donc, il y avait un côté, autant ne pas le percevoir comme un coût,
05:43mais comme un investissement.
05:44On va investir des ressources, mais derrière, on pourra montrer pas de blanche,
05:48créer de la confiance chez les utilisateurs.
05:50D'un point de vue de la cybersécurité, on l'a mentionné,
05:52du contrôle sur les fonds, des fonds propres.
05:54Et donc, ça a été anticipé.
05:55Et c'est pour ça qu'on l'a eu si tôt.
05:57On l'a dit, il y a des acteurs bancaires, effectivement,
05:59qui ont mis plus de temps à l'avoir aussi,
06:01parce que ce n'est pas forcément dans leur priorité non plus.
06:03Donc, ce n'est pas les mêmes priorités pour tout le monde.
06:05Mais je dirais qu'il y a quand même plusieurs façons de l'analyser.
06:08Du point de vue de l'entreprise, évidemment, une fois qu'on l'a,
06:12c'est une forme de totem pour dire aux clients,
06:14écoutez, on est sérieux, ce n'est pas juste un enregistrement,
06:18parce qu'on l'a dit pendant un temps,
06:19il y avait un régime d'enregistrement en France
06:21qui venait vérifier la lutte anti-blanchiment,
06:23mais qui ne donnait absolument aucune garantie sur le reste.
06:26Là, on est sur un régime supérieur.
06:29Certains parlent d'équivalence, en tout cas d'équivalence semi-bancaire,
06:32très proche de ce qui peut être exigé pour les banques
06:34dans un certain nombre de domaines.
06:36Donc, le niveau de sécurité, que ce soit cyber,
06:39sur les fonds, sur le blanchiment, etc., est très élevé.
06:41Et donc, pour le consommateur, ça donne une forme de réassurance.
06:44Maintenant, si on élargit,
06:45la problématique qui a été souvent mentionnée à l'échelle de l'écosystème,
06:48c'était plutôt le timing,
06:49c'est-à-dire, factuellement, on est sur un écosystème financier,
06:53donc on doit se diriger vers de la maturité, de la réglementation.
06:56Et les banques, jusqu'à une certaine mesure, ont raison
06:59en disant que s'il y a des activités similaires,
07:00elles doivent être encadrées de la même façon.
07:02Mais la critique du timing, c'est de dire,
07:04attendez, si vous mettez trop de réglementation trop vite,
07:07en fait, on va avoir le pire de tous les mondes,
07:10puisque l'écosystème local va être étouffé.
07:12Les acteurs étrangers, l'autorité des marchés financiers,
07:15n'a pas les moyens.
07:16Elle pourrait le vouloir, mais elle ne peut pas se déplacer
07:17parfois dans des juridictions offshore
07:19pour contrôler que sa réglementation est mise en place.
07:22Et donc, on se retrouvait avec une forme de ventre mou
07:25où des acteurs étrangers non conformes
07:26pouvaient opérer plus facilement en France
07:28que des acteurs français qui se pliaient au jeu de la réglementation.
07:31Donc là, la leçon à retenir, c'est plutôt de se dire
07:32cette réglementation, elle est en place.
07:34A priori, on ne va pas revenir dessus.
07:36Il y a eu un calendrier qui a été de 18 mois
07:38pour faire la transition, donc c'est suffisant
07:40pour les acteurs sérieux qui veulent s'y mettre.
07:42Maintenant, essayons de ne pas tout de suite repartir,
07:45comme l'Europe a souvent tendance à le faire,
07:47à se dire, OK, maintenant qu'on a fini la réglementation,
07:49on passe directement à la case suivante,
07:50en se disant que si on n'est pas en train de créer
07:53une nouvelle loi, c'est qu'il y a un problème.
07:55Non, dans la loi, il y a aussi le fait
07:56qu'on doit pouvoir analyser le résultat
07:58des politiques publiques avant de passer à la suivante.
08:00Donc, ça me chagrinerait qu'on se dise
08:02qu'on n'a déjà pas MICA 1 qui est en place,
08:05enfin, il est en vigueur, mais il y a encore cette fenêtre,
08:07donc on n'a pas la capacité d'analyser
08:09ce qui était positif et négatif,
08:10qu'on est déjà en train de faire MICA 2.
08:11Donc, il faut regarder ça avec sérieux
08:14et regarder à la fois pour balancer
08:15la compétitivité du secteur
08:16et la protection, évidemment, des consommateurs.
08:18Oui, la compétitivité, effectivement,
08:19parce qu'il y a beaucoup d'acteurs,
08:21je ne sais combien d'ailleurs,
08:22qui vont disparaître dans cette histoire.
08:24Il y en a, effectivement,
08:25qui vont avoir l'agrément d'autres pays,
08:26qui auraient peut-être moins de compétitivité
08:29aux yeux des investisseurs français,
08:32mais il y en a carrément
08:33qui ne vont pas du tout survivre.
08:34Très probablement.
08:35Il y avait 120 ou 130 sociétés
08:38qui étaient enregistrées PSAN,
08:40donc il y avait des activités
08:40de services sur cryptoactifs.
08:43Et oui, je pense que là,
08:45on est sur peut-être une trentaine,
08:47une quarantaine,
08:48je ne sais pas dire exactement combien,
08:50mais ça fait un gros tiers,
08:52deux tiers qui vont disparaître,
08:54en tout cas,
08:54qui n'ont pas eu le droit d'exercer.
08:56Et pour ceux qui restent,
08:57dont vous faites partie,
08:58est-ce que, je sais bien qu'on voit là,
09:00c'est un peu opportuniste,
09:01mais est-ce que c'est une bonne
09:02ou est-ce que c'est une mauvaise nouvelle ?
09:03Est-ce que c'est une opportunité
09:05de prendre des parts de marché ?
09:06Malgré tout, il faut le dire,
09:07le fait d'avoir cet agrément,
09:09d'avoir cette crédibilité,
09:10ça va vous permettre d'avoir plus de clients ?
09:13Absolument, c'était une décision stratégique
09:15chez Goin d'aller chercher
09:17les agréments très rapidement.
09:18On s'est mis en ordre de marche
09:19pour ça très tôt.
09:21D'ailleurs, je rappelle souvent
09:23qu'on a été enregistré PSAN,
09:25agréer PSAN,
09:25avant d'obtenir l'agrément MICA,
09:27donc on a un parcours européen unique
09:30dans ce domaine-là.
09:32Et puis, si on regarde un petit peu
09:33la concurrence,
09:35on a une gamme de services
09:37qui est très complète
09:37chez Goin aujourd'hui.
09:39on a 7 services régulés.
09:40Et si on regarde la partie gestion
09:42de portefeuille,
09:43pour compte de tiers notamment,
09:44qui concerne notamment
09:46les investisseurs particuliers
09:47qui souhaitent avoir
09:48un portefeuille en crypto,
09:49il n'y a que 4 sociétés françaises
09:50qui ont cet agrément.
09:52Alors, si on cumule les passeports,
09:55on doit arriver à environ 15.
09:57Mais oui, ça fait beaucoup moins
10:00d'acteurs, de compétiteurs
10:02sur ce segment.
10:03Ce qui est intéressant,
10:04c'est que tous les deux,
10:04quand vous parlez de l'agrément MICA,
10:05vous mettez beaucoup en avant
10:07la cybersécurité.
10:08On sait que c'est un vrai problème
10:09aujourd'hui,
10:09la cybersécurité dans les cryptos,
10:11mais ailleurs aussi.
10:13Les entreprises,
10:14quoi qu'il arrive,
10:14quel que soit leur secteur,
10:16luttent pour éviter les attaques.
10:19C'est l'avantage principal
10:21de cet agrément ?
10:22C'est celui que vous placeriez
10:24en numéro 1, Alexandre ?
10:26Facing consommateur,
10:28oui, je pense.
10:29Après, peut-être à égalité
10:30avec d'autres,
10:32typiquement,
10:33pas la garantie,
10:34mais l'existence de fonds propres
10:35et que la société est solide
10:36ou d'assurance.
10:38Mais sur les cryptos en particulier,
10:39c'est extrêmement important.
10:40On l'a vu entre les fuites,
10:42les attaques physiques,
10:43etc.
10:45Avoir une garantie,
10:46alors je dis garantie,
10:47dans la réalité,
10:48garantie n'existe pas
10:49dans la cybersécurité.
10:50Il y a toujours des files
10:51qu'on appelle zero day
10:52ou des hackers
10:53qui sont particulièrement sophistiqués
10:55et qui font une attaque
10:55qui n'a jamais été vue,
10:56etc.
10:57Mais ça donne un niveau
10:58de réassurance,
10:59pour le dire comme ça,
11:00par rapport à ces données personnelles,
11:01par rapport à la sécurité
11:03de ses avoirs,
11:04qui est, à mon sens,
11:05et ça fait des années et des années
11:07qu'on le dit,
11:07avant même qu'il existe
11:08une réglementation,
11:09souvent,
11:09quand on orientait quelqu'un
11:11vers une plateforme,
11:11on avait tendance à dire
11:12première chose à regarder,
11:14la sécurité fait une due diligence
11:15sur les fondateurs.
11:16Est-ce qu'ils sont connus ?
11:17Est-ce qu'il y a ce qu'on appelle
11:18l'honorabilité des dirigeants ?
11:19Donc, s'ils sortent de nulle part
11:21et qu'ils ont un casier judiciaire
11:23long comme le bras,
11:23c'est peut-être pas pareil
11:24que si c'est des personnes
11:26qui ont travaillé dans la finance,
11:27qui ont une bonne réputation,
11:28etc.
11:28Et la cybersécurité fait évidemment,
11:30notamment sur des actifs numériques,
11:32fait partie de ce qui devrait être
11:33des priorités.
11:35Donc, côté consommateur,
11:36ça donne quand même
11:36un niveau de réassurance.
11:38Mais évidemment,
11:39je réinsiste qu'on ne peut
11:39malheureusement jamais dire
11:41que le risque zéro existe
11:42en cybersécurité.
11:42Oui, parce que c'est le chat et la souris.
11:46De toute façon,
11:46c'est toujours le voleur
11:47qu'a de l'avance.
11:48Tanguy ?
11:49Moi, je pense qu'on est
11:49sur une classe d'actifs
11:50où la cybersécurité
11:52est un élément extrêmement sensible.
11:55Et puis, comme vous le disiez,
11:56on voit tous les jours
11:58des plateformes
11:59qui se font voler des données,
12:00etc.
12:01Et on a l'opportunité ici
12:03d'avoir des nouvelles technologies
12:05qui font marcher la finance,
12:07des infrastructures financières
12:09et qui sont extrêmement sécurisées,
12:12en tout cas du mieux
12:13qu'on puisse le faire aujourd'hui,
12:15à l'époque où on parle
12:16de risque antique, etc.
12:18C'est important d'avoir
12:19ce type d'infrastructure
12:20et de vraiment traiter
12:22les sujets de cybersécurité
12:23avec beaucoup de précision.
12:25Est-ce que ça va vous apporter
12:26l'un et l'autre ?
12:27D'ailleurs, un avantage
12:27par rapport à une plateforme
12:28comme Binance,
12:29qui est quand même
12:30l'une des premières
12:31auxquelles on pense
12:31si on veut s'inscrire
12:32parfois en crypto.
12:33Alors maintenant,
12:34il faut penser français.
12:37Mais Binance n'a pas eu
12:38l'agrément en France.
12:39Elle l'a eu en Europe.
12:40Elle l'a eu en Europe ?
12:41Pas encore.
12:42Pas encore.
12:43Est-ce que ça va...
12:44Probablement partie
12:44des 30 dossiers.
12:45Probablement.
12:45Est-ce que ça va déporter
12:46une partie des nombreux clients
12:49Binance
12:49sur des entreprises françaises,
12:51peut-être ?
12:52Oui, ça devrait
12:53normalement fonctionner comme ça.
12:55En tout cas,
12:56je recommande
12:57aux clients français
12:59de bien choisir
13:00leur prestataire de service
13:01et évidemment
13:02d'aller consulter
13:02les listes
13:03des sociétés agréées
13:04avant de signer un contrat.
13:07Moi, je le...
13:08Enfin,
13:08oui,
13:09mais je ne le vois pas
13:09vraiment sous cet angle-là.
13:10C'est plutôt...
13:11Je ne considère pas
13:13que Bitstack propose
13:13le même service
13:14que Binance.
13:14Oui.
13:16Donc,
13:16d'une certaine façon,
13:17il y aura probablement,
13:18si jamais ils venaient
13:19à ne pas avoir l'agrément,
13:20je pense honnêtement
13:21qu'ils l'auront,
13:21mais on ne sait jamais,
13:23s'ils venaient à ne pas l'avoir,
13:24ben oui,
13:24il y aura probablement
13:25une forme de cascade,
13:26de ruissellement,
13:27comme on parle en économie,
13:29vers d'autres plateformes.
13:31Nous,
13:31on considère
13:31que les personnes
13:32à qui on parle
13:33chez Bitstack,
13:33c'est les épargnants
13:34du quotidien,
13:35de discipline financière.
13:36On ne propose que Bitcoin,
13:37on ne favorise pas
13:38particulièrement le trading,
13:39on fait des arrondis,
13:40on a une carte bleue,
13:40etc.
13:41Enfin,
13:41une carte de débit.
13:43Binance s'adresse plutôt
13:44à des traders,
13:45propose des milliers
13:46et des milliers
13:46de cryptos différentes,
13:48propose parfois
13:48des effets de levier,
13:49des produits financiers complexes.
13:52C'est une même cible,
13:53donc nous,
13:53ça ne va pas changer
13:54notre discours particulièrement.
13:56Si des personnes
13:56se retrouvent
13:57dans notre discours,
13:58tant mieux,
13:59mais je pense
14:00qu'il y a une partie
14:00substantielle
14:01qui ne trouvera pas
14:02chez nous
14:02ce qu'ils pouvaient trouver
14:03chez Binance,
14:04mais ce n'est pas grave,
14:05ils trouveront ailleurs
14:05et ce n'est pas un drame.
14:07Pour autant,
14:08est-ce que vous n'allez pas
14:08à un moment
14:09vous adresser
14:09à ces personnes
14:10qui se retrouvent
14:11dans des plateformes
14:11qui vont fermer,
14:12fermer dans quelques semaines,
14:14et essayer de justement
14:15leur proposer vos services
14:18et les attirer
14:19malgré tout ?
14:20Pour moi,
14:20c'est l'occasion de,
14:21mais là je vais le prendre
14:22d'un point de vue plus générique,
14:23c'est l'occasion
14:23de tenir un discours
14:25que je tiens
14:25depuis un certain temps
14:26à une partie des gens
14:27qui sont allés
14:28dans la crypto,
14:29de leur dire
14:30écoutez,
14:30si vous êtes en train
14:31de changer de plateforme,
14:32c'est l'occasion aussi
14:32de repenser la façon
14:33dont vous abordez ce sujet-là.
14:35Est-ce qu'il y a Bitcoin ?
14:36Est-ce qu'il y a le reste ?
14:36Est-ce que vous voyez long terme
14:37ou est-ce que c'est pour du court terme
14:38et du trading ?
14:39Et d'essayer,
14:40évidemment à mon humble niveau,
14:41de les convaincre
14:42qu'il vaut plutôt aller
14:43en tant qu'épargnant responsable
14:45vers le long terme
14:46et sur Bitcoin.
14:47Et si c'est le cas,
14:48on propose un service
14:49qui est très attractif
14:52d'un point de vue
14:53de la simplicité,
14:54etc.
14:54Donc,
14:54de venir effectivement essayer.
14:56Et vers d'autres produits,
14:57Tanguy ?
14:58Ou vers d'autres produits.
14:59Ah oui,
14:59parce que vous ne faites pas
14:59que Bitcoin.
15:00Nous,
15:01on fait plus que le Bitcoin,
15:02on propose 35 actifs
15:03à l'investissement,
15:04on fait des mandats
15:05de gestion
15:05qui sont particulièrement
15:07adaptés
15:08à des investisseurs retail
15:10qui ne connaissent pas bien
15:11le secteur.
15:12Et comme je le disais tout à l'heure,
15:13on est très peu nombreux
15:14à avoir cet agrément
15:16en France.
15:18Donc,
15:19oui,
15:20nos services s'adressent
15:21à ces gens-là.
15:22Et investissez français,
15:23c'est ce qu'on a envie de dire
15:24à partir de maintenant.
15:25Exactement.
15:26À partir du mois d'avril.
15:27Épargné français.
15:28Épargné français.
15:29Effectivement.
15:30On va parler de fiscalité
15:31aussi dans cette émission.
15:33Stéphanie,
15:34vous êtes là.
15:34On va parler déjà
15:35de calendrier.
15:36C'est quoi le calendrier
15:36de cette période fiscale
15:37merveilleuse
15:38qui va s'ouvrir ?
15:39On arrive justement
15:41à la campagne
15:42des déclarations d'impôt
15:43sur le revenu 2025
15:44qui s'ouvre ce jeudi
15:459 avril.
15:47Et donc,
15:48comme vous le savez,
15:48chaque année,
15:49chaque résident
15:50d'un département
15:51a une deadline,
15:53une date limite
15:54pour effectuer
15:55sa déclaration
15:55d'impôt sur le revenu.
15:56Donc,
15:57c'est l'occasion
15:57de se pencher
15:58un petit peu
15:59sur justement
16:00les opérations
16:01effectuées en 2025,
16:02notamment pour les détenteurs
16:04de cryptoactifs
16:05et de s'y pencher
16:07relativement tôt
16:08parce qu'on découvre
16:09des complexités
16:10qu'on n'avait pas
16:10forcément anticipées.
16:11Oui,
16:12ça change tous les ans.
16:12C'est chouette.
16:13Et ça prend un petit peu
16:14de temps de gérer
16:15ces sujets-là.
16:16Donc,
16:16on voit encore
16:17malheureusement
16:18beaucoup d'erreurs
16:20qui ne sont pas vraiment
16:21intentionnelles.
16:22Ce n'est pas de la fraude,
16:23c'est plutôt une méconnaissance
16:24des règles qui s'appliquent
16:26ou des oublis
16:27de comptes
16:28à l'étranger
16:28ou de wallets
16:30qui sont peu actifs.
16:31Et tout ça,
16:32ça crée quand même
16:33du risque
16:34en cas de demande
16:35de l'administration.
16:36Oui,
16:37ça crée du risque
16:37et peut-être effectivement
16:38un risque de contrôle.
16:40Vous avez dit
16:409 avril,
16:41ça commence
16:41et ça se termine
16:42quand c'est juin ?
16:42Pour les derniers,
16:43c'est début juin.
16:44Début juin,
16:45voilà,
16:45exactement.
16:46Justement,
16:48les contrôles fiscaux,
16:49il y en a de plus en plus,
16:50notamment si on dit
16:51des cryptoactifs,
16:52l'administration est quand même
16:53particulièrement attentive.
16:54Oui,
16:55on a pu constater
16:56que sur les comptes
16:58sur actifs numériques,
17:00il y a quand même
17:00beaucoup de questions
17:01qui se posent.
17:02Il y a évidemment
17:02des équipes de vérificateurs
17:04qui sont de mieux en mieux
17:05formées sur ces sujets-là.
17:07Donc maintenant,
17:08il faut être de plus en plus précis
17:09et surtout avoir
17:11une traçabilité des opérations.
17:13C'est utile non seulement
17:15pour faire sa déclaration,
17:16mais aussi pour répondre
17:18à l'administration fiscale
17:19quand il y a des demandes
17:20d'historique, etc.
17:21Donc il faut être assez carré.
17:23Je dirais qu'aujourd'hui,
17:25on ne peut pas laisser ce sujet
17:27en pensant qu'il y a
17:27une zone grise.
17:28C'est vraiment assez clair.
17:31Il y a évidemment encore
17:32des typologies de revenus
17:34sur crypto
17:35qui ne sont pas parfaitement définies.
17:37Mais dans la majorité des cas,
17:39on est en capacité aujourd'hui
17:40de faire sa déclaration d'impôt.
17:41Comme vous l'avez dit,
17:42ça évolue chaque année
17:44et ne serait-ce que par rapport
17:45à l'année dernière.
17:46C'est quoi les changements ?
17:47Parce que l'année dernière,
17:47c'était quand même
17:48moyennement clair.
17:49C'était la première fois
17:49qu'il fallait fournir
17:52notamment tous les échanges,
17:55toutes les opérations
17:56qu'on avait faites
17:57sur une année.
17:58Je ne me trompe pas.
17:59S'il y a eu des évolutions ?
18:01C'est un peu particulier.
18:02On a les obligations
18:03côté contribuable
18:04et on a les obligations
18:05côté plateforme.
18:06Les plateformes,
18:07elles, aujourd'hui,
18:08elles ont une nouvelle obligation
18:09depuis le 1er janvier 2026.
18:11C'est de fournir
18:13le détail
18:14de leurs utilisateurs
18:16et de toutes les opérations
18:17qui ont été faites.
18:18En revanche,
18:19côté contribuable,
18:20côté particulier,
18:21on n'a toujours pas
18:22cette obligation-là.
18:23l'obligation qu'on a,
18:24c'est déclarer ses comptes,
18:26ses wallets,
18:27à l'étranger
18:27et aussi calculer
18:29ses plus-values
18:30et ses moins-values
18:31sur un imprimé spécifique
18:32pour savoir
18:33est-ce qu'on a
18:33une plus-value taxable
18:35si on fait des opérations
18:37d'achat-revente
18:38et également
18:39si on a d'autres types
18:40de gains
18:41qui sont liés
18:42aux crypto-actifs,
18:42comment on les traite ?
18:43Tout ça,
18:44aujourd'hui,
18:44c'est d'actualité
18:45mais on n'a pas
18:47à fournir
18:47en tant que particulier
18:49spontanément
18:50un historique
18:51de toutes les transactions.
18:52Oui,
18:53mais pour calculer
18:54ses plus-values
18:55et ses moins-values,
18:56il faut bien
18:56s'être penché
18:57sur cette historique-là.
19:00Messieurs,
19:00c'est une petite nouveauté aussi,
19:02une petite truc à faire
19:04en plus sur la to-do list
19:05de cette année ?
19:06Absolument,
19:07mais bon,
19:07ça c'est quelque chose
19:08qui est déjà fait
19:09par tous les prestataires
19:10dans la finance traditionnelle,
19:12calculer des plus-values
19:13et les transmettre
19:14directement à l'administration,
19:16c'est la pratique courante
19:17dans la finance traditionnelle.
19:18Sur la crypto,
19:19on n'en est pas encore là,
19:20mais je pense
19:21qu'on y gagnerait beaucoup
19:22à aller vers ce type de modèle
19:23parce que tel que c'est fait aujourd'hui,
19:26je pense que c'est très compliqué
19:27pour un particulier
19:28de remplir ses déclarations
19:29et de calculer ses plus-values.
19:31Je pense même
19:31que c'est quasiment impossible.
19:33Incroyablement difficile,
19:34oui,
19:34effectivement,
19:34il y a des acteurs
19:35qui font ça,
19:35mais c'est vrai
19:36que c'est quand même compliqué
19:37de le faire tout seul,
19:38Alexandre ?
19:39Oui,
19:39alors la première chose,
19:40c'est que depuis le 1er janvier,
19:42effectivement,
19:42les plateformes
19:43ont l'obligation de transmettre,
19:44mais du coup,
19:44ça ne s'appliquera
19:45que pour la déclaration
19:46de l'an prochain.
19:47Donc,
19:51parce que les plateformes
19:51ne le feront pas nécessairement
19:52peut-être l'année d'avant.
19:55La deuxième chose,
19:56c'est qu'il y a,
19:58comme on l'a dit,
19:58une obligation
19:58de déclarer ses comptes
20:00à l'étranger.
20:00Donc,
20:01ça veut dire que typiquement,
20:02tout ce qui est
20:03prestataire de services
20:03sur cryptoactifs en France,
20:05le fisc est déjà au courant
20:06que ce compte existe,
20:07donc il n'y a pas
20:07d'obligation déclarative
20:08puisque le fisc est déjà au courant.
20:10Et après,
20:10pour moi,
20:11il y a un enjeu
20:12sur la complexité.
20:13Ça,
20:13c'est évident,
20:14je ne vais pas revenir
20:14sur ce qui a été dit avant
20:15parce qu'il faut regarder
20:21et je pense qu'une partie
20:22de cette complexité,
20:23alors je vais revenir
20:23avec ma marotte,
20:24mais une partie
20:25de cette complexité
20:26est due au fait
20:26que ça n'a rien à voir
20:29avec la fiscale,
20:30c'est du politique,
20:30entre guillemets,
20:31c'est que comme il y a
20:33un refus de considérer,
20:34par exemple,
20:34que Bitcoin a des caractéristiques
20:36qui le rapprochent
20:36d'une monnaie
20:36puisque ce serait
20:37une forme de défaite politique
20:38et on ne peut pas admettre
20:39que c'est une monnaie.
20:40On se souvient,
20:40il y a eu un ministre
20:41qui avait dit
20:41non, le Salvador,
20:42soyons sérieux,
20:43ce n'est pas vraiment un pays
20:43alors qu'il avait fait
20:45du Bitcoin
20:51et dans le droit européen
20:52à considérer les cryptos
20:53comme une classe d'actifs
20:54et donc on se retrouve
20:55avec typiquement
20:56une forme de niche fiscale,
20:58on ne sait pas
20:58combien de temps
20:58elle va durer
20:58qui sont les stable coins,
20:59si on sort en stable coin,
21:00il n'y a pas de plus-value
21:01puisque c'est un crypto actif,
21:02oui mais c'est un crypto actif
21:04stable contre l'euro
21:04donc est-ce que c'est logique ?
21:06On ne sait pas
21:06mais si on commence
21:07à le séparer
21:08alors est-ce qu'on va séparer
21:09les restes ?
21:09Et donc se pose une question
21:11non pas de traçabilité simple
21:13j'achète du Bitcoin,
21:13je vends du Bitcoin
21:14parce que si vous faites ça
21:15mais qu'entre temps
21:16vous avez acheté de l'Ether
21:17et vendu de l'Ether
21:18dans la réalité
21:18les deux vont dans la même case
21:20et donc c'est ça
21:21qui rend la chose
21:22quasiment impossible
21:23et c'est pour ça
21:24qu'il y a des outils spécialisés
21:25c'est pour ça que je pense
21:25qu'il faut se faire accompagner
21:26pour un fiscaliste
21:28mais je pense qu'il y a
21:29moyen de simplifier
21:29et en particulier
21:30sur l'aspect paiement
21:31je pense que ça peut concerner
21:32et le Bitcoin
21:33et les stable coins
21:34avoir des abattements forfaitaires
21:36qui n'obligent pas
21:37qui ne conduisent pas
21:38à avoir une obligation déclarative
21:39si on va acheter
21:40sa baguette de pain en Bitcoin
21:41parce que ça vraiment
21:43ça tue l'usage
21:44comme moyen de paiement
21:45de se dire
21:46que si je vais acheter
21:46une baguette de pain
21:47il faut que je regarde
21:47la plus-value rapportée
21:48à la moyenne de mon portefeuille
21:49c'est...
21:50Alors on a quand même
21:51une petite petite tolérance
21:53305 euros
21:54voilà
21:54mais il faut quand même déclarer
21:55donc la baguette peut passer
21:57ça peut être un certain nombre
21:58de baguettes
21:58il faut déclarer effectivement
21:59la transaction
21:59mais pas calculer la plus-value
22:01donc c'est vrai que
22:02c'est limité
22:03mais effectivement
22:04tout ce qui est paiement
22:06c'est...
22:07on sait aujourd'hui
22:08que c'est la fiscalité
22:09qui bloque l'usage
22:10et ça donne des conversations
22:13lunaires
22:13où en fait
22:14surtout les opposants
22:15viennent dire
22:16regardez c'est pas une monnaie
22:17les gens s'en servent pas
22:18comme paiement
22:18mais en fait la fiscalité
22:19bloque l'usage comme paiement
22:20donc il est l'oeuf
22:21qu'elle est la poule
22:21et je pense qu'effectivement
22:23si on fait tomber cette barrière
22:24ce sera quand même
22:24beaucoup plus simple
22:25et puis il y a aussi
22:25un projet de loi anti-fraude
22:27drôlement rigolo
22:28en discussion à l'Assemblée nationale
22:30il contient quoi
22:31Stéphanie ?
22:31c'est assez important
22:32d'en parler quand même
22:33parce que c'est
22:34c'est un projet de loi
22:35donc relatif à la lutte
22:37contre les fraudes
22:37sociales et fiscales
22:38qui fait couler
22:39beaucoup d'encre
22:40en particulier
22:41sur les sujets
22:42liés aux cryptos
22:43et en particulier
22:44une mesure
22:45dont je pense
22:46qu'il faut qu'on parle
22:47aussi parce qu'elle a fait
22:48pas mal de débats
22:50à l'Assemblée nationale
22:50dans la dernière quinzaine
22:52et d'ailleurs
22:53ce projet va être voté
22:55aujourd'hui même
22:55donc l'amendement
22:57dont on parle
22:58c'est l'obligation
22:59pour les détenteurs
23:00de wallets
23:02auto-hébergés
23:03donc type ledger
23:05de déclarer leur wallet
23:06à partir du moment
23:07où on a
23:09plus de 5000 euros
23:10sur ce wallet
23:11donc on voit bien ici
23:13que bon déjà
23:14c'est extrêmement intrusif
23:16comme dispositif
23:17on n'a pas vraiment
23:18l'équivalent
23:19sur d'autres types
23:20de biens
23:21qu'on pourrait détenir
23:22mais l'idée
23:24en tout cas sous-jacente
23:25c'est de dire
23:26on veut un maximum
23:27de transparence
23:28on veut un maximum
23:29de possibilités
23:31pour l'administration fiscale
23:32de retracer les flux
23:34mais aussi le patrimoine
23:36dans un but
23:37de lutte contre
23:38l'évasion fiscale
23:38alors il y a
23:40beaucoup de débats
23:41pourquoi
23:41je pense qu'il y a
23:42deux raisons principales
23:43la première
23:44c'est que
23:45c'est une obligation
23:46qui nécessite
23:48de réunir
23:50énormément d'informations
23:53extrêmement sensibles
23:54dans un fichier centralisé
23:55et donc
23:56de garantir
23:57la sécurité
23:58de ce fichier
23:59ce qui est aujourd'hui
24:00extrêmement difficile
24:01on voit qu'il y a
24:02énormément de cyberattaques
24:03l'administration fiscale
24:05a échoué déjà
24:05à maintenir
24:07cette sécurité
24:07on a pu voir
24:08par le passé
24:09qu'il y a eu
24:09des grosses brèches
24:10qui ont mis
24:11en danger
24:13énormément
24:13de détenteurs
24:14de cryptoactifs
24:15donc si on réunit
24:16les noms
24:17de ces détenteurs
24:18plus la valeur
24:20de leur wallet
24:21on peut très bien
24:23s'imaginer
24:23que ça va créer
24:24un risque supplémentaire
24:26donc ça
24:26c'est un vrai
24:27sujet
24:28et je dirais
24:29le deuxième point
24:31c'est que
24:32comment contrôler
24:34si un contribuable
24:35a bien déclaré
24:36ou non
24:37ce compte
24:38aujourd'hui
24:38on n'en a pas la capacité
24:39il existe
24:40donc déjà
24:41des obligations
24:42d'information
24:43des plateformes
24:44est-ce qu'on a
24:45la nécessité
24:46de demander aussi
24:47aux contribuables
24:47de déclarer
24:48des portefeuilles
24:49auto-hébergés
24:50moi j'en suis pas convaincue
24:52je pense que
24:53en fait
24:54c'est trop
24:56de quadrillage
24:57ça sera très loin
24:58dans la surveillance
24:58et ce serait
25:00pour le contribuable
25:01et pour Ledger
25:01par exemple
25:02alors Ledger
25:03n'aurait rien à faire
25:04en revanche
25:04le contribuable
25:05aurait cette obligation
25:06et le sujet
25:07c'est comment recouper
25:08l'information
25:09on ne sait pas encore
25:11comment techniquement
25:12ce serait faisable
25:13ce n'est pas vraiment
25:14le sujet
25:14technique
25:15mais je pense que
25:15la sécurité des contribuables
25:17passe avant tout
25:18on en a déjà parlé
25:19dans cette émission
25:20on va voir ce que ça donne
25:21effectivement
25:22sur cette décision
25:23et on y reviendra
25:24on vous informera
25:25évidemment
25:26merci à tous les trois
25:26cette demi-heure
25:27est passée beaucoup trop vite
25:28comme d'habitude
25:29Tanguy Lecalves
25:30fondateur et présidente
25:31Goyne
25:31Stéphanie Némarathias
25:33Némarathias
25:34fondatrice de Comit
25:35Alexandre Stashtien
25:36co-directeur de la stratégie
25:37et de la communication
25:38chez Bistac
25:39merci beaucoup
25:40d'être venu
25:41dans cette émission
25:42tous les trois
25:42passer une très bonne journée
25:43sur BFM Business
25:44je vous laisse
25:45entre les mains
25:46du BFM Bourse
25:49BFM Business
25:51BFM Crypto
25:52Le Club
25:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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