- il y a 2 jours
Ce vendredi 3 avril, Ana Bota, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade, Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, Sébastien Korchia, directeur général et directeur des investissements de Cogefi Gestion, et Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, se sont penchés sur l'économie mondiale et les conséquences de la guerre en Iran sur la croissance dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, il est difficile d'échapper aux vacarmes anxiogènes en ce moment,
00:16mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, j'en ai même une quatrième, vous allez voir, mais c'est une
00:19surprise.
00:20J'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end, c'est une émission exceptionnelle.
00:25Pourquoi exceptionnelle vous allez me demander ?
00:26Parce qu'on va commenter les événements qui ont marqué cette nouvelle semaine de guerre sur l'économie, la finance,
00:31les marchés, votre argent.
00:32Une émission spéciale, guerre en Iran, encore une au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine, croissance mondiale.
00:38La question macro, inflation, stagflation, déflation.
00:41Le chiffre de la semaine, 0,9%, c'est les prévisions de croissance en France pour 2026.
00:46Comment l'économie française résiste-t-elle ou pas à la guerre en Iran ?
00:50Deuxième partie de l'émission, quels ont été les événements en bourse
00:54qui vous ont le plus marqué cette semaine ?
00:57Quelle perspective pour la bourse ?
00:59La question d'argent, quel placement de la semaine ?
01:01Le top ou le flop ?
01:02Le top 3 des gérants pour 2026 ?
01:04Les actions à acheter ou vendre ?
01:05Je vais vite parce qu'Emmanuel Lechip dit que mes introductions sont toujours trop longues.
01:09Mais vous le savez, maintenant, pour une émission exceptionnelle, il faut des invités exceptionnels.
01:12J'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance de guerre.
01:16Là, je ne peux pas faire plus vite, Emmanuel.
01:18Elle nous explique avec talent et simplicité tous les processus complexes de l'économie.
01:23Anna Boita, toujours un plaisir de vous avoir, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade.
01:28Gérer des portefeuilles d'action, c'est son métier.
01:30Sébastien Corchia, vous êtes directeur général de Cogéfi Gestion.
01:33Bonjour.
01:35Il connaît les valeurs moyennes de la cote aussi bien que les palaces 5 étoiles
01:38et que les prix des Berluti, Eric Léwin, stratégiste à action chez Bourse Direct.
01:45C'est vrai, est-ce que je dis que vous connaissez tous les prix des Berluti ?
01:48Oui, je me suis spécialisé, j'ai un doctorat en luxologie, bien sûr.
01:52Vous devriez faire un petit podcast sur le sujet.
01:54Oui, j'ai proposé, mais ça n'a pas été accepté par BFM encore.
01:57Sans doute un jour.
01:58Alors, pour mon prochain invité, est-ce que je peux avoir une petite musique exceptionnelle ?
02:04Oh ! Mon Dieu !
02:08Pour un événement exceptionnel, bon anniversaire à l'économiste préféré des Français, Emmanuel Lechy.
02:13Et pas n'importe quel anniversaire, 30 ans ! 30 ans, ça se fait, Emmanuel !
02:18Ah ouais, bah vous doublez la mise et puis vous y êtes, quoi.
02:20Alors, ça fait quoi ?
02:21Ben, c'est une super journée, génial, ça va être un super week-end.
02:26Est-ce qu'il a eu des cadeaux ?
02:27Ben pas encore, ça va commencer ce soir.
02:30Pour nous, le cadeau, c'est de vous avoir.
02:31Bah, c'est gentil.
02:33Allez, on...
02:33Et est-ce que vous avez félicité Eric ?
02:35Parce qu'il connaît aussi très bien les finances locales.
02:37Eric, il vient d'être réélu lors des élections municipales.
02:41Merci, au moins il est sympa.
02:42Voilà !
02:43Rapporteur du budget de la ville de Neuilly.
02:44Ben, quand même !
02:45Ben, quand même !
02:46Rapporteur du budget ?
02:47Ben ouais !
02:48Ah, c'est pas mal, ça !
02:48C'est pas mal.
02:49Allez, on passe tout de suite au mot de la semaine.
02:51Le mot de la semaine, c'est croissance mondiale.
02:53Cinq semaines de conflit, des prévisions de croissance mondiale qui sont revues à la baisse,
02:57alors que la croissance dans certaines zones économiques avait déjà du mal à se maintenir.
03:02A-t-on déjà une vision claire, Anna, de l'impact du conflit sur l'économie ?
03:07Qui sont les pays les plus touchés, qui sont les plus épargnés ?
03:10Ben, l'impact clair, c'est qu'effectivement, on a un choc énergétique qui passe par la hausse des prix
03:17du pétrole, la hausse des prix du gaz.
03:19Bon, la bonne nouvelle, c'est qu'on n'a pas doublé encore.
03:21On a frôlé le doublement, que ce soit sur le pétrole, que ce soit sur le gaz.
03:24Si on regarde d'euros pour les États-Unis, bien sûr, en Asie, c'est une autre histoire.
03:28Et en fait, du coup, on a une inflation qui est plus élevée.
03:32Après, ce qui est important, c'est de comprendre qu'on a plusieurs types de chocs.
03:35On a le choc de prix qui est en cours, mais pour combien de temps ?
03:38Parce que c'est ça la question.
03:40Et là, en fait, si on arrive après fin avril, on peut parler d'un choc d'offres.
03:45Donc, c'est là où les choses peuvent s'engrainer dans…
03:48Mais pour l'instant, aujourd'hui, par exemple, vous, quand vous regardez tous vos modèles,
03:52vous avez déjà revu à la baisse la croissance ?
03:54On a revu à la baisse.
03:55On a publié cette semaine notre dernier out-doc.
03:56Alors, allez-y, donnez-nous vos chiffres.
03:58Pour le monde, en fait, on a révisé à la baisse de 0,5 points.
04:01Donc, on est à 2,6%.
04:03De 0,5 points pour le monde ?
04:05Oui, mais il faut aussi se dire qu'on a révisé de 0,5 d'un point plus haut.
04:10Donc, ça veut dire qu'entre décembre et fin février,
04:13on était en train déjà de préparer et de mouliner le modèle.
04:15On voulait réviser à la hausse.
04:16Vous êtes à 2,6 sur le monde ?
04:18Oui, 2,6.
04:18Et on voulait réviser à la hausse de 2,9 à 3,1.
04:21Donc, vous voyez, en fait, on descend, mais d'un niveau plus haut.
04:24Non, mais même par rapport à 2,9, 2,6, c'est pas…
04:27Oui, et en fait, les zones qu'on a révisées le plus, on a révisées les États-Unis.
04:31Ah non, non, en croissance mondiale, c'est énorme, Emmanuel.
04:34Mais non, attendez, par rapport à ce qu'on a connu dans le passé, ça va, il ne faut pas
04:37s'affoler.
04:37En fait, il faut toujours…
04:38Non, mais en deux mois, révisé de 0,5…
04:40Parce qu'on a un choc !
04:41D'accord, mais de là à réviser, c'est que deux mois pour l'instant.
04:44Ils sont avec cinq semaines de guerre.
04:45En fait, ce qu'il faut se dire, c'est qu'il faut le garder après la fin.
04:48Donc, imaginons qu'on a une sorte d'accord.
04:50Cet accord, il va être probablement fragile.
04:53Et en fait, on a eu une sorte d'histoire on-off pour les détroits d'Ormus.
04:57Mais on n'aura pas le off-on immédiat.
04:59Donc, en fait, il faut aussi prendre en compte ce qui se passe sur la période de l'été.
05:03Donc, nous, on pense qu'effectivement, la régularisation du trafic sur le détroit sera très progressive.
05:09Puisqu'en fait, on sait très bien et on le voit très bien,
05:11et il y a quelques bateaux qui passent plus facilement que d'autres.
05:13Donc, ce sont plus des pays émergents qui seront servis avant l'Europe et les États-Unis,
05:17dont les prix ne vont pas revenir tout de suite.
05:19Les prix du pétrole, par exemple, à 70.
05:21Donc, on va rester sur deux trimestres déjà d'impact de cette guerre.
05:26Donc, effectivement, il faut aussi se dire que derrière tout ça,
05:29il y a des perturbations sur les chaînes de valeur.
05:31Pour l'instant, elles ne sont pas encore aussi hautes.
05:34Pourquoi ? Parce qu'on est en train de vivre sur nos stocks.
05:37Mais nos stocks, ils vont s'écouler au bout d'un moment.
05:39– Et zone par zone ? Vous avez révisé ça ?
05:41– Zone par zone. Donc, on a révisé les États-Unis.
05:43On est à 2,1 aujourd'hui.
05:45Donc, ça veut dire qu'on a une croissance qui est flatte par rapport à l'année dernière,
05:49parce qu'on voulait réviser à 2,6.
05:50En zone euro, on a révisé de 1,3 à 0,8.
05:54– Ah ouais ?
05:54– Et on était à 1,1 en fin d'année.
05:56– Non mais franchement, je suis super étonné.
05:58– Après, il faut toujours se dire, c'est quoi la sensibilité ?
06:00On sait qu'aujourd'hui, l'économie mondiale est quand même moins intensif en énergie.
06:04Donc, la bonne nouvelle, c'est la désindustrialisation finalement.
06:07Mais derrière tout ça, il y a quand même des modèles qui montrent
06:09que la transmission au prix et à l'inflation est quand même assez rapide.
06:14Donc, pour 10% d'augmentation du prix du pétrole, du gaz, de l'énergie,
06:18c'est quand même 0,2 point de plus d'inflation.
06:20– Oui, mais là, vous dites 0,5 ?
06:21– Et 0,1 sur la croissance.
06:24– Oui, mais là, vous dites 0,5 ?
06:26– Oui, parce que c'est 0,1 sur la croissance.
06:28Donc, on a quand même eu 60% d'augmentation des prix de l'énergie.
06:31Et je pense que finalement, le endgame dans tout ça,
06:34c'est qu'est-ce qu'on va décider en tant que pouvoir public de faire ?
06:37Puisqu'en fait, si on laisse finalement les prix évoluer
06:41et la demande s'ajuster en fonction des prix,
06:44du coup, on va finir avec un choc de prix temporaire
06:46et une croissance plus faible.
06:48Mais si en revanche, on revient sur les boucliers tarifaires,
06:51là, c'est une autre histoire.
06:52– On va en parler.
06:53Les marchés, justement, ont envoyé un signal sur les boucliers
06:55avec des taux d'intérêt en hausse.
06:57Ils ont dit très clairement, on ne veut pas de boucliers tarifaires.
07:00Emmanuel, vous dites 0,5, ce n'est pas important,
07:03mais au niveau mondial, c'est énorme.
07:04Je comprends pas que vous puissiez dire ça.
07:06– Non, mais d'abord, je pense qu'il faut quand même
07:07resituer un peu historiquement la perspective.
07:11Là, on parle d'une révision de croissance
07:13de, à la limite maximum, 0,5 point.
07:15On va rester quand même sur une croissance supérieure à 2%.
07:18Je vous rappelle que dans le passé…
07:19– Un mondial, 2,6%, mais c'est très bas, Emmanuel.
07:21– Oui, mais Marc, dans le passé,
07:22à chaque fois qu'on avait eu des grands chocs énergétiques,
07:25on avait des vraies récessions.
07:26Là, vous vous faites peur pour une perte de croissance de 0,5 points.
07:31– Mais j'ai très peur, là.
07:31– Mais je vois, ça se lit sur le visage.
07:32– Mais ouais, mais franchement, regardez.
07:34– Et franchement, on va encore avoir 2% de croissance.
07:38Donc, Anna, elle a raison.
07:39Il faut rappeler que dans un euro de PIB,
07:41aujourd'hui, il y a 4 fois moins de pétrole
07:42qui a 30 ans pour plein de raisons,
07:44parce qu'on a diversifié.
07:45– Justement, c'est pour ça que les 0,5 méthodes.
07:47– Mais non, mais c'est franchement…
07:49– Oui, non, mais d'accord, mais bon, c'est pas…
07:50Voilà, et donc, moi, je pense que, OK,
07:53on a un petit choc sur la croissance, sur l'inflation.
07:57– Non, on va en parler après.
07:58C'est le thème d'après.
07:59Vous n'avez pas vu le déroulé, mais c'est pas grave.
08:01– Non, mais parce qu'Anna, elle a parlé aussi de l'inflation.
08:02– Oui, mais elle n'aurait pas dû.
08:04– Donc, bon, voilà.
08:05– On ne peut pas parler croissance ou inflation.
08:07– C'est extrêmement important.
08:09Alors, par contre, c'est vrai qu'il y a quand même
08:10une forte différence mondiale.
08:13C'est-à-dire que moi, j'étais…
08:14Par exemple, les propos du patron de l'Agence internationale de l'énergie,
08:17qui sont quand même apocalypses, vous ne pouvez pas les comprendre
08:20si vous ne comprenez pas qu'ils s'adressent surtout aux pays émergents.
08:23Et là, pour le coup, c'est des pays qui ne savent pas ce que c'est
08:25que des chocs énergétiques extrêmement violents.
08:27Je rappelle que dans les années 70,
08:30l'Asie, c'est 10% de la consommation mondiale de pétrole.
08:33En gros, il n'y a que le Japon et la Corée qui consomment un peu de pétrole,
08:35il n'y a pas d'industrie.
08:36Donc oui, pour ces pays-là, et c'est pour ça que je pense que l'impact
08:39sur la croissance mondiale, il est fort, c'est à cause de ces pays-là.
08:42Mais nous, bon, c'est embêtant, Marc, mais ça n'est pas une catastrophe.
08:47Donc il ne faut pas que je m'affole ?
08:48Non, voilà, c'était mon message, ne vous affolez pas.
08:50Non, mais on peut s'affoler, je pense qu'il faut s'affoler
08:53si ce conflit n'a pas de fin visible avant le mois de juin.
08:56Mais moi, je crois Donald Trump, mais Donald Trump a dit deux, trois semaines.
08:58Les États-Unis ou le Wall Street Journal…
09:01Comme il a tout dit.
09:02Le Wall Street Journal disait jeudi que les États-Unis
09:06résistaient très bien à ce choc de croissance
09:09parce que, notamment, ils étaient totalement indépendants
09:11d'un point de vue énergétique, notamment en matière de pétrole.
09:14Et vous, vous dites non, on révise notre croissance.
09:16Mais après, ce n'est pas juste le choc de l'offre
09:18parce qu'ils sont exportateurs nets.
09:20C'est aussi le choc d'inflation.
09:21Et là, ils ne sont pas épargnés, ils sont tout aussi exposés que nous.
09:24Et après, il ne faut pas oublier…
09:25Plus même sur l'essence.
09:26Plus même.
09:27Ils ont plus suivi la hausse de l'essence que l'Europe
09:28parce qu'il y a moins de taxes aux États-Unis,
09:30donc l'effet de levier est beaucoup plus important.
09:32Et après, il faut aussi se dire
09:33quels sont les autres secteurs qui sont touchés par cette crise ?
09:37Parce qu'on parle beaucoup de pétrole et de gaz,
09:39mais aussi, on a l'hélium, on a les engrais.
09:42Et donc, du coup, tout ça, en fait, finalement,
09:44les États-Unis, aujourd'hui, ont des stocks
09:46entre deux à quatre mois.
09:47Donc, on gagne du temps parce qu'on a ces stocks,
09:49mais après, il va falloir les refaire.
09:51Et si on n'arrête pas la crise,
09:52ça veut dire qu'on refait nos stocks
09:53à des prix beaucoup plus élevés.
09:55Donc, on est quand même bien touchés
09:57au niveau mondial par ce choc de prix.
10:00Moi, je suis affolé. Sébastien ?
10:03Effectivement, on peut s'attendre quand même
10:04à un fort ralentissement de la croissance mondiale.
10:06C'est très déséquilibré.
10:07C'est effectivement les pays émergents et ceux d'Asie.
10:10Il faut faire attention à la carte du monde
10:12parce que vous prenez, par exemple, le Brésil.
10:13Il est exportateur d'énergie,
10:15exportateur de matières premières écoles.
10:17Lui, alors, il n'a pas en propriété, même pas mal.
10:18Et vous allez en Asie, vous allez aux Philippines.
10:21Dans 30 jours, ils n'ont plus d'essence.
10:23Vous allez au Bangladesh et autres.
10:25On demande aux gens de ne pas travailler.
10:27Thaïlande, de ne pas travailler,
10:28mais ils sont obligés de travailler tous les jours
10:29pour gagner 2 ou 3 dollars.
10:31et eux, ils sont touchés vraiment tout de suite, tout de suite.
10:35Alors, ce qui est embêtant, en fait,
10:37c'est qu'on ne sait pas la donnée qu'on n'a pas tous.
10:41C'est la durée du conflit.
10:42C'est si, on l'a.
10:43Moi, je crois Donald.
10:44Si vous l'avez, mais...
10:45Moi, je crois que Donald l'a dit.
10:46Toujours est-il que les bateaux,
10:49les derniers bateaux qui sont partis, en fait,
10:51avant la guerre, arrivent aujourd'hui.
10:53Et ceux-là, ils étaient avec les prix d'hier.
10:55Donc, c'est vraiment maintenant
10:56que l'inflation va arriver dans le portefeuille
10:59et qu'on va vraiment pouvoir voir.
11:01D'ailleurs, quand on interroge les entreprises,
11:02au jour d'aujourd'hui,
11:04elles ne savent pas.
11:05Elles ne savent pas du tout.
11:06C'est intéressant.
11:06Non, moi, c'est Éric.
11:08Il m'appelle Éric.
11:09Non, mais alors, les secteurs...
11:10Moi, au lieu de parler macroéconomie,
11:12parce que moi, je voulais...
11:12Vous connaissez rien.
11:13Non, mais je m'en fous.
11:14Ça ne m'intéresse pas du tout, la macro.
11:15Parce que que ce soit 2,8 ou 2,7,
11:17ça ne m'intéresse pas.
11:17C'est énorme, 2,6.
11:18Non, mais d'accord.
11:19Mais c'est les secteurs
11:20qui sont touchés de plus en plus.
11:21Quels sont les secteurs ?
11:22Le luxe est très compliqué.
11:2310% de leur chiffre d'affaires
11:24au Moyen-Orient en moyenne.
11:25L'aéronautique, c'est compliqué.
11:26Et on voit les grands groupes industriels
11:28où ça devient compliqué.
11:29Donc, quand vous écoutez Saint-Gobain,
11:30ils commencent à se dire
11:31qu'attention,
11:32il y a un vrai ralentissement.
11:33Donc, moi, je préfère regarder
11:34la vue sectorielle
11:35qui me dit oui,
11:36il y a un vrai ralentissement.
11:38Allez, on passe tout de suite
11:39à la question macro
11:39puisque vous vouliez en parler 2 ans.
11:41Après, on n'en parlera pas,
11:42notamment dans les marchés.
11:43J'ai une question pour vous, mes amis.
11:46Inflation, stagflation ou déflation ?
11:48C'est à peu près le débat
11:50qu'on a en ce moment un peu partout.
11:52Alors, il y a Jean-Marc, Daniel et moi
11:53qui parlons de déflation.
11:54Tout le monde parle d'inflation,
11:55de stagflation.
11:56Anna, vous parlez de quoi ?
11:58De stagflation puisqu'en fait,
12:00on a un choc de prix
12:01qui est là en ce moment.
12:02On a déjà commencé à avoir
12:03les chiffres de mars d'inflation
12:05et on a eu quand même des chiffres
12:06qui étaient en forte hausse
12:08de 0,8, 0,09 points
12:10dans certains pays d'Europe.
12:11Hausse des prix, mais pas inflation.
12:14Tout est là parce qu'en fait,
12:16parce que nous, dans nos prévisions,
12:18attention, on a révisé 2026,
12:20mais 2027, il y a un effet de rebond
12:22puisqu'en fait, on a quand même
12:23un scénario central qui dit
12:24qu'on ne va pas aller au-delà de l'été.
12:26Donc, ça veut dire qu'en fait,
12:27en deuxième moitié de cette année,
12:29on va avoir un ralentissement des prix,
12:31donc moins d'inflation
12:33et donc un rebond sur la croissance.
12:35Donc, je pense que tout est là.
12:36Et après, déflation, peut-être,
12:38pourquoi pas ?
12:39Parce qu'en fait, on a quand même
12:4035% de probabilité
12:42pour un scénario à la baisse
12:43qui est quoi ?
12:44En fait, un conflit
12:45qui s'éternise jusqu'à la fin de l'année.
12:47Et si on a un conflit
12:48qui s'éternise,
12:49il nous a déjà dit
12:51beaucoup de choses.
12:51Non, mais il dit toujours
12:52la même chose.
12:53Je ne sais pas pourquoi
12:54tout le monde dit
12:54qu'il dit les choses
12:55à son contraire.
12:55Moi, je pense qu'il faut
12:56l'écouter, bien sûr,
12:57mais il faut aussi voir
12:58les choses dans son ensemble.
12:59la guerre, puis après,
13:00il a bombardé les infrastructures
13:01quand même, Marc.
13:02Il a toujours dit
13:03une guerre courte
13:04entre 4 et 8 semaines.
13:06On est dans le tempo
13:07pour l'instant.
13:08Et là, il dit
13:08encore 2 à 3 semaines.
13:09Il parle de négociations
13:10avec les Iraniens.
13:10Les Iraniens démentent.
13:12Vous ne pouvez pas dire ça,
13:12quand même.
13:13Mais vous ne savez pas
13:13ce qui se passe derrière.
13:14Vous savez, vous,
13:15ce qui se passe derrière.
13:16Vous connaissez, vous,
13:17les négociations.
13:18Regardez les marchés,
13:19c'est pour ça qu'il y a
13:19une volatilité de malades.
13:20Justement, vous ne servez à rien.
13:21Les marchés, vous montez,
13:22vous baissez,
13:22vous ne savez même pas
13:23quoi faire.
13:23Donc, pourquoi faire l'émission ?
13:25Inflation, stagflation, déflation.
13:27Alors, pour rejoindre
13:30réconcilier macro et micro,
13:32alors, sur le fond,
13:33moi, c'est un mini-choc
13:36stagflationniste.
13:36Voilà.
13:38Une stagflationnounette,
13:38voyez, si vous voulez.
13:40Une stagflationnette,
13:41allez-y, un peu.
13:42Oui, parce qu'il y a effectivement...
13:43Non, mais pour le coup,
13:44alors, pour faire plaisir à Éric,
13:46moi, j'ai fait la tournée
13:46un peu des industriels
13:48cette semaine,
13:49un peu dans plusieurs secteurs.
13:50En gros, le message
13:51est assez simple.
13:52C'est qu'il commence seulement
13:54à voir ces entreprises
13:55de B2B,
13:56donc qui fabriquent aussi
13:58pour le reste de l'industrie,
14:00elles commencent à voir
14:01des coûts, effectivement,
14:03de leur approvisionnement
14:04qui augmentent.
14:05Et ce qu'ils disent,
14:06la synthèse qu'on peut faire,
14:07c'est que pour le moment,
14:08ils considèrent que le choc
14:10qu'on va subir
14:10est deux fois moins violent
14:11que le choc qu'on a subi
14:12en 2022.
14:14C'est-à-dire que ce qu'on va subir...
14:14Rappelons quand même
14:15que le prix du gaz
14:16est sept fois inférieur
14:18au prix du gaz...
14:20Oui, et il était à 300.
14:21Et il est monté à 300.
14:23Là, on est monté à 61.
14:25Et on a rebaissé.
14:26On est à 50.
14:27On est maintenant
14:27en dessous de 50.
14:28Donc ça, c'est aussi
14:29une bonne nouvelle.
14:30Et puis rappelez-vous
14:31qu'en France notamment,
14:32il n'y aura pas non plus
14:33l'effet d'entraînement,
14:34la courroie de transmission
14:34à l'électricité.
14:35Donc c'est quand même aussi
14:36tout ça des bonnes nouvelles.
14:39Donc oui, moi je pense
14:40qu'on n'aura pas tant
14:42de chocs que ça
14:42sur la croissance.
14:44On aura un choc
14:44un petit peu plus important
14:46peut-être sur les prix.
14:46Attendez, ça va nous emmener
14:47à 2,5-3%.
14:50Donc c'est pour ça
14:51que je vous trouve
14:51quand même un peu fébrile.
14:53Si vous commencez
14:54à avoir peur
14:54dès qu'on arrive
14:55à 3% d'inflation,
14:56on voit qu'on était
14:57à 10,5 dans le passé.
14:58Mais j'essaie
14:58de faire de mètre de l'animation.
15:00Et puis n'oubliez pas
15:00que dans le passé,
15:01si ça s'est mal passé,
15:02c'est qu'il y a eu aussi
15:02des erreurs de politique économique
15:04assez incroyables
15:05du côté des banques centrales,
15:07du côté des gouvernements.
15:08Et là, ça ne se passera
15:09pas non plus comme ça.
15:09Mais pourquoi vous dites ça ?
15:10Ils sont en train
15:10de nous expliquer
15:11qu'ils vont monter les taux.
15:12Non mais attendez...
15:13Non, c'est pas clair.
15:14La BCE ?
15:15C'est pas clair.
15:15La BCE ?
15:16La BCE nous dit
15:17je vais monter les taux.
15:18Non, on nous a vaguement dit
15:20le prochain mouvement
15:21qui n'est pas imminent,
15:23ce sera sans doute
15:24un mouvement à la hausse.
15:25Et Eric Lewin,
15:26il y a deux anticipations.
15:27Juin et septembre,
15:28il y a deux anticipations
15:29alors que la Fed n'a rien dit.
15:31La Fed est plus inquiète
15:32en l'année privée.
15:32Il y avait aussi
15:33cinq ou sept anticipations
15:35à la baisse à une époque
15:36et on n'en a pas vu
15:38là que d'une.
15:39Donc de toute façon,
15:39c'est fait aussi pour ancrer,
15:41c'est le mot qui est utilisé
15:42généralement,
15:43les anticipations d'inflation
15:44en disant
15:44n'imaginez pas que
15:46parce que nous interviendrons
15:47le cas échéant,
15:48on ne sera pas obligé
15:49d'intervenir.
15:49En tout cas,
15:50pour l'instant,
15:50c'est ni stagflation
15:52ni récession.
15:54C'est une croissance
15:55qu'on attend
15:56un petit peu en baisse
15:57mais ça reste une croissance
15:58donc ce n'est pas
15:58de la stagflation
15:59et c'est une inflation
16:02c'est une hausse
16:03généralisée des prix.
16:04Pour l'instant,
16:05elle est localisée.
16:06Si ça s'étend,
16:07bien sûr,
16:07il y aura une inflation.
16:08Pour l'instant,
16:09c'est une petite poussée
16:10inflationniste.
16:11Le danger,
16:11c'est qu'elle se généralise
16:13parce que le pétrole
16:13se retrouve d'une manière
16:14ou d'une autre
16:14un peu partout,
16:15des sacs poubelles
16:16jusqu'au papier,
16:19jusqu'en gré,
16:21à l'inventeur.
16:22Il n'y a pas quand même
16:23de grandes tensions
16:23sur les taux longs.
16:24Ça a un peu monté.
16:25Ah non,
16:26je ne suis pas d'accord.
16:27On est monté quasiment à 3.
16:29Alors,
16:29expliquez-moi comment
16:30vous pouvez défendre
16:31la thèse de la déflation
16:32et constater que les taux
16:33à long terme montent.
16:34Il n'y a plus...
16:35Je veux dire,
16:36la déflation,
16:36ça n'a plus de sens
16:37aujourd'hui dans...
16:39Moi, je défends
16:39la thèse de la déflation
16:40avec mon ami Jean-Marc Daniel.
16:42Jean-Marc Daniel et vous,
16:43il faut bien que vous compreniez
16:44une chose,
16:45c'est que la déflation
16:45n'a plus qu'un sens possible
16:46aujourd'hui,
16:47c'est la déflation par la dette,
16:48c'est la déflation par le crédit.
16:50C'est Irving Fischer,
16:521933.
16:52Voilà.
16:53La déflation au sens
16:54où les prix de détail,
16:59déflation,
17:00voire déflation.
17:01Et je vous rappelle simplement
17:03que...
17:033,8,
17:05c'est une très mauvaise nouvelle.
17:06Il est faiblé,
17:06il est faiblé.
17:07Non, mais ça a un peu baissé,
17:08c'est pas la grande tension
17:10sur les prix qu'on a connu
17:11dans les années.
17:11Juste petit mot supplémentaire
17:13important,
17:13vous avez reconnu la musique
17:14de Céline Dion,
17:159 millions de personnes
17:16se sont inscrites à la loterie
17:17pour avoir des places
17:18pour les concerts de Céline Dion,
17:19c'est quand même important.
17:20Nous, on est invités
17:21en VIP avec Emmanuel.
17:22Moi aussi.
17:23Allez, on passe tout de suite
17:23au chiffre de la semaine,
17:24le chiffre de la semaine,
17:25que je voulais qu'on fasse
17:26un petit focus
17:27sur la situation en France.
17:30Voilà, Charles Trenet maintenant.
17:32Ah oui ?
17:33D'où ce France ?
17:34Bien sûr,
17:35les éternels.
17:36Un retourneuble,
17:37ça fait partie
17:38du patrimoine national.
17:39Mais non,
17:39mais un peu de musique jeune.
17:40Mais jamais de la musique jeune.
17:42Vous voulez quoi ?
17:42Gims ?
17:43Non, mais une musique
17:44un peu plus fun
17:45que Charles Trenet,
17:46D'où ce France ?
17:46Est-ce que notre économie française
17:48est particulièrement exposée
17:50à la guerre en Iran ?
17:51Anna Boata,
17:52c'est à vous de répondre.
17:53Non, on n'est pas particulièrement
17:54exposée à la guerre en Iran
17:55parce qu'on a déjà eu
17:56le choc de 2022
17:57et depuis,
17:58on a diversifié
17:58nos sources à l'importation.
17:59Donc, si on prend le gaz,
18:01on est dépendant
18:01à 5% du Qatar
18:02et si on prend le pétrole,
18:05on est peut-être dépendant
18:05à 10%.
18:06Donc, même pas mal.
18:07De toute façon,
18:07on a des réserves.
18:07Mais ça, c'est le choc de l'offre.
18:09On est dépendant
18:09par le choc de prix.
18:11Mais la bonne nouvelle,
18:11c'est qu'il faut se rappeler
18:12où était l'inflation française
18:13avant la guerre.
18:14On était à 0,4.
18:15On avait vraiment touché
18:16à un très, très bas point.
18:19Et donc là, effectivement,
18:20on a révisé à la hausse
18:21à 1,9.
18:22Mais si vous voulez,
18:22le reste de la zone heureux
18:23frôle avec les 3% cette année.
18:26Et donc, la croissance,
18:27oui, à la place de faire 1,1
18:28qui était déjà
18:29à un niveau plutôt résilient,
18:31on sera à 0,8, 0,9 peut-être.
18:34Et pour moi, en fait,
18:35ce qu'il faut comprendre aussi,
18:37c'est qu'on a quand même
18:38un choc qui commence à...
18:40Un choc.
18:40On a quand même
18:41une baisse de la confiance.
18:42Donc ça, pour moi,
18:43c'est le canal le plus important.
18:44Au-delà du prix
18:45et de l'offre
18:46de matières premières
18:47au sens large,
18:48parce que même sur les engrais
18:49ou sur le hélium,
18:50c'est 3% de dépendance.
18:52Et donc là, en fait,
18:53qu'est-ce qu'il faut se dire ?
18:54Est-ce que les ménages
18:55vont commencer
18:56à épargner davantage ?
18:58On ne sait pas.
18:58Mais en tout cas,
18:59on sait qu'on a
19:01vraiment beaucoup de départs.
19:04Donc c'est pour ça
19:05qu'il ne faut peut-être pas
19:06faire des boucliers tarifaires
19:08parce qu'on a de quoi faire.
19:09Et ensuite, après,
19:10on a les marges des entreprises
19:11puisqu'en fait,
19:12aujourd'hui,
19:13quand on regarde
19:13les défaillances
19:14des entreprises en France,
19:15on est quand même 40% au-dessus
19:16au niveau d'avant 2019.
19:18Donc là,
19:19le risque du crédit,
19:20parce qu'on en parle
19:21des canaux financiers,
19:22là, le risque du crédit
19:23va commencer à augmenter
19:24puisque si, encore il faut,
19:25on est dans un scénario
19:26où tout ça se prolonge
19:27à l'automne,
19:28ben oui,
19:29c'est en fait,
19:29c'est un choc de profitabilité
19:30pour des entreprises
19:31qui, de toute façon,
19:33généraient de la profitabilité
19:34par des gains de productivité.
19:36Donc,
19:36pour moi,
19:37ça, c'est important.
19:38Emmanuel,
19:38vous êtes inquiète
19:39sur la France
19:39ou pas du tout ?
19:40Vous dites de toute façon
19:41qu'on est tellement médiocre
19:42qu'on ne peut pas tomber plus bas ?
19:43Plutôt moins
19:44qu'effectivement
19:45pour d'autres pays européens.
19:47La situation énergétique,
19:49Anna l'a très bien rappelé,
19:51on est beaucoup moins vulnérable
19:52qu'en 2022
19:54où la moitié du parc nucléaire
19:56ne fonctionnait pas,
19:57où on n'avait pas d'eau
19:58dans les barrages.
19:59Là, je veux dire,
19:59on est quand même
19:59beaucoup mieux
20:00s'achalandés.
20:01Et puis,
20:02on se rend compte
20:02que les choix stratégiques
20:03qu'on a faits depuis 50 ans,
20:04il y en a qui payent.
20:05Et on paye finalement
20:08l'incurie,
20:09le manque de vision,
20:10les erreurs stratégiques multiples
20:12de notre voisin
20:13et soi-disant partenaire allemand.
20:16Et aujourd'hui,
20:17c'est le pays
20:17qui prend le plus cher
20:19parce qu'il s'est tellement trompé
20:21depuis 30 ans
20:21sur tous les sujets,
20:23c'est quand même l'Allemagne.
20:24C'est quand même l'Allemagne.
20:25Il s'est trompé
20:26sur le plan énergétique,
20:27il s'est trompé
20:27sur le plan industriel,
20:28etc.
20:29Migratoire ?
20:30Absolument.
20:31Et donc,
20:31non, non,
20:32franchement,
20:32je ne suis plus inquiet
20:33pour l'Europe
20:34dans son ensemble
20:35pour la France.
20:36Que disent les entreprises françaises,
20:38les dirigeants d'entreprises
20:39que vous vous côtoyez ?
20:39elles peuvent modérément parler
20:41parce qu'elles vont publier bientôt
20:42et donc,
20:43elles sont obligées,
20:44elles ont un devoir.
20:45Mais quand vous les rencontrez,
20:46vous les sentez inquiets ?
20:48Elles ne savent pas,
20:49déjà,
20:50les grosses,
20:50parce que finalement,
20:51ça arrive sur une fin de trimestre
20:53et donc,
20:53quelque part,
20:55et ça va se projeter
20:55sur un ou deux trimestres,
20:57donc elles vous expliquent
20:57qu'elles pourront avoir une vue
20:59plutôt sur septembre
21:00que là,
21:01ou mars,
21:01ou...
21:01Donc incertitude plutôt.
21:03Elles ne savent pas.
21:03Par contre,
21:05sur la France,
21:06oui,
21:06effectivement,
21:07on a un bon mix énergétique,
21:08mais il n'empêche quand même
21:09que quand vous avez une voiture,
21:11mine de rien,
21:12le pouvoir d'achat
21:13du conducteur en France
21:15va être impacté
21:16par cette hausse de l'essence
21:17parce qu'on a du pétrole,
21:19mais le prix,
21:19il s'applique quand même
21:20à tout le monde.
21:21Et puis ça,
21:22c'est les effets directs,
21:23mais les effets indirects,
21:23c'est ceux de nos partenaires.
21:25Quand nos voisins,
21:25eux,
21:26sont moins bien équipés
21:28en termes de mix énergétique,
21:29ils ont un problème
21:30et dans le commerce intra-européen,
21:33on va quand même en souffrir.
21:35Et puis,
21:36prenons d'autres pays
21:37ou le monde entier,
21:38prenons le luxe,
21:38par exemple,
21:39prenons même les voyages
21:40et le tourisme en France.
21:41Vu le prix des billets d'avion,
21:42on le voit,
21:43si nous,
21:43on a envie d'aller à l'extérieur,
21:45on le voit pour ceux
21:46qui voudraient venir visiter la France.
21:47Bref,
21:48il y a une tonne d'effets directs.
21:49Sur la première classe émirail,
21:50il n'y a pas eu d'augmentation
21:51pour Éric Léoui ?
21:52Il n'y a pas eu l'émirail sur Dubaï.
21:54Éric,
21:55je trouve que les PME
21:56étaient déjà très inquiètes,
21:57notamment dans l'informatique
21:58avec l'intelligence artificielle
21:59qui allait les disrupter,
22:00mais là,
22:01toutes les petites PME copilées,
22:02il y a de l'inquiétude.
22:03Évidemment,
22:03vous avez la hausse de l'énergie
22:05sur des boîtes
22:06qui sont franco-françaises
22:07ou franco-roquaines.
22:07Mais Emmanuel dit,
22:07il ne faut pas paniquer.
22:08Non,
22:09mais il n'y a pas de quoi paniquer.
22:10Mais quand vous voyez
22:10des chefs d'entreprise,
22:11ils vous disent
22:11c'est beaucoup plus compliqué
22:12mes carnets de commandes,
22:13je n'ai plus tellement envie d'investir,
22:15on sent que la consommation
22:15des ménages patine.
22:17On ne peut pas dire
22:17qu'on soit dans une situation
22:18merveilleuse en France.
22:19Donc,
22:19il y a de l'inquiétude
22:20chez les chefs d'entreprise
22:21des PME.
22:22C'est pour ça que
22:23l'indice CAC Small
22:25n'a pas du tout progressé
22:26à la même performance
22:27que le CAC 40.
22:28Il n'y a plus de surperformance
22:29parce qu'il y a quand même
22:30une certaine inquiétude
22:37qui parle aux entreprises
22:38chez Alliance Raid.
22:39Ce qu'on comprend,
22:40c'est que tout d'abord,
22:41c'est une maîtrise des coûts
22:42qu'il faut faire.
22:43Et donc,
22:44il y a des entreprises
22:44effectivement
22:45qui ont interdit
22:46des vols professionnels
22:48à longue distance.
22:49Donc,
22:49il y a des entreprises
22:50qui mettent en place
22:51des mesures de protection
22:52de leurs coûts.
22:53Donc,
22:53ça sort un impact
22:54sur la croissance ?
22:55Forcément,
22:55mais c'est les effets
22:56de second tour
22:57et ça ne se verra pas
22:58tout de suite.
22:58Et puis,
22:59je pense qu'effectivement,
23:01il y a les inquiétudes
23:01par rapport à tout ce qui est
23:04importation
23:04puisqu'en fait,
23:05il ne faut quand même
23:05pas se tromper.
23:07On avait déjà avant la guerre
23:0840% du commerce mondial
23:09qui était sous une sorte
23:10de friction
23:11parce qu'en fait,
23:12on avait le canal du Suez
23:13et la mer Rouge
23:14qui ne fonctionnaient pas bien.
23:15On faisait le détour
23:16par le cap de la bonne espérance.
23:17Donc,
23:18ça augmentait de toute façon
23:19le temps de livraison.
23:20Le coût,
23:21là maintenant,
23:22dans un environnement
23:22où le coût du pétrole
23:23est beaucoup plus élevé.
23:25Donc,
23:25ça veut dire qu'effectivement,
23:26là,
23:26les entreprises,
23:27celles qui peuvent,
23:29vont davantage diversifier
23:30et essayer d'avoir
23:33des stocks de précaution.
23:34Et je pense que
23:34celles qui sont,
23:35en tout cas,
23:35ce qu'on voit nous,
23:36celles qui sont mieux positionnées
23:37aujourd'hui,
23:38sont celles qui ont fait,
23:39finalement,
23:40ce risk management
23:41d'avoir ces stocks de précaution
23:42et donc éviter
23:44ces effets boules de neige
23:45sur la hausse des prix entrants.
23:46Et je pense que pour moi,
23:47ça,
23:47c'est vraiment une stratégie
23:49qu'on a vue se développer
23:50depuis 2020
23:51et qui va continuer.
23:52Emmanuel,
23:53vous entendez l'inquiétude
23:54quand même des entreprises ?
23:55Non,
23:55mais sur les PME,
23:56je suis d'accord
23:59avec ce que dit Eric
24:01et notamment
24:02parce qu'il va y avoir
24:03pour beaucoup d'entreprises
24:05des difficultés
24:06à réprovérer
24:09et à imposer
24:10finalement des hausses de prix.
24:12Mais,
24:12je rappelle quand même
24:14qu'il y a aussi
24:15beaucoup d'entreprises
24:16qui,
24:17à la faveur
24:19de la baisse
24:20des coûts de production
24:21de ces deux
24:22ou trois dernières années,
24:23n'avaient pas vraiment
24:24diminué leur prix
24:25et avaient quand même
24:26gardé quelques marges.
24:28Donc,
24:28oui,
24:29effectivement,
24:30il y a des situations
24:30où ça peut être problématique.
24:32Peut-être qu'il y aura
24:33effectivement un peu
24:34de dépôt de bilan
24:35et dans certains secteurs
24:36plus touchés que d'autres.
24:37Mais encore une fois,
24:38macroéconomiquement,
24:39il n'y a pas de raison
24:40de paniquer
24:41comme vous le faites.
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