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  • il y a 9 heures
Ce vendredi 13 mars, Léa Dauphas, chef économiste chez TAC Economics, Louis de Montalembert, gérant chez Sunny Asset Management, Pierre Schang, responsable des pôles France et Impact chez la Financière de l'Echiquier, et Patrice Gautry, chef économiste chez l'Union Bancaire Privée, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, tous les spécialistes médiatiques du Covid se sont reconvertis en spécialistes du détroit d'Hormuz.
00:17Vous avez vu, il y en a plein, les plateaux, c'est incroyable.
00:19Tous les gens qui connaissent le détroit d'Hormuz, je ne savais pas qu'on avait autant de spécialistes en
00:23France sur le sujet.
00:24Mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end,
00:26et c'est une émission évidemment exceptionnelle, parce qu'on va commenter les événements qui ont marqué cette nouvelle semaine
00:33de guerre sur l'économie, la finance, les marchés, votre argent.
00:37Une émission donc spéciale guerre en Iran encore une fois, pendant laquelle on va essayer de s'éloigner un peu
00:42du bruit environnant pour prendre un tout petit peu de hauteur.
00:45Bon je ne sais pas si les invités seront capables de le faire, mais moi je vais le faire.
00:48Pour essayer d'avoir une vision et de vous donner des indications sur l'économie et sur ce qui va
00:53se passer, puisqu'on sait.
00:54Oui, alors ça on aurait dû le dire en préambule, on sait ce qui va se passer dans les semaines
00:58qui viennent.
00:59Aujourd'hui le mot de la semaine c'est durer, évidemment la durée du conflit, on a bien compris qu
01:03'il y avait plusieurs scénarios,
01:04et qu'en fonction des scénarios, l'impact sur l'économie ne serait pas la même.
01:07La question macro, si on croit, pourquoi pas, ce que dit Donald Trump, qui a dit que la guerre serait
01:13bientôt finie,
01:14quel sera l'impact sur la croissance, sur l'inflation, sur les taux d'intérêt ?
01:17Et dans le cas où, pour une fois, il aurait menti, est-ce qu'on va vers une crise prolongée
01:24?
01:24Le chiffre de la semaine, ça concerne le pétrole, ça a été la libération,
01:28ces 400 millions de stocks de barils d'urgence qui n'ont eu absolument aucun impact sur le marché,
01:34alors que c'est un montant record.
01:36On va parler de la place étonnante encore que prend le pétrole dans l'économie mondiale.
01:41On n'est plus en 1973, on est en 2026, mais on vit quand même à l'heure du pétrole.
01:46En deuxième partie de l'émission, évidemment, les événements majeurs qui ont marqué les marchés,
01:52et puis quelle perspective sur la bourse dans les mois qui viennent ?
01:55La question d'argent dans ce contexte, où placer son argent ?
01:57Top ou flop ? Le top 3 des gérants pour 2026, les actions achetées ou vendent ?
02:02Mais pour une émission de guerre, il nous faut des invités de guerre, il nous faut des Jedi de guerre.
02:06Donc les Jedi de l'économie et de la finance de guerre.
02:09Elle nous a rejoint récemment et fait désormais partie de nos troupes d'élite de l'économie.
02:14Léa Dauphas, vous êtes Chief Economist de TAC Economics.
02:18Vous savez exactement ce qui va se passer, vous.
02:20Vous me l'avez dit dans le couloir, vous m'avez dit « mais il n'y a aucune incertitude,
02:22on a tout prévu ».
02:24La seule incertitude, c'est l'incertitude.
02:26Oh, c'est beau ça !
02:28C'est beau, c'est beau.
02:29Des nuages du cloud au soleil de Sony AM, et il nous manque le soleil,
02:33il n'y a qu'un galop de cheval qui vient de faire avec un peu de retard,
02:36Louis de Montalembert de Sony AM.
02:37Bonjour.
02:38Bonjour Marc.
02:38J'étais parfaitement à l'heure.
02:40Un peu en retard.
02:42Il défend la France avec brio et on en a besoin.
02:45Il a le talent en plus de dénicher nos pépites nationales.
02:48Pierre Chang, vous êtes responsable des pôles France et Impact à la financière de l'échiquier.
02:54Bonjour Marc.
02:54Merci d'être venu, vous allez nous remonter le moral ?
02:56Oui, ça y est.
02:57En temps de guerre, qu'est-ce qu'il faut ?
02:59Il faut un avis neutre, donc un avis suisse.
03:01Et nous avons la chance de l'avoir avec Patrice Vautry,
03:04chef économiste à l'Union bancaire privée.
03:05Là-bas, pas de missiles, pas de guerre, on est tranquille.
03:09On a la capacité de voir la situation avec un peu de recul.
03:12La neutralité, ça ne veut pas dire qu'on n'a rien à dire.
03:15Ah non, pas du tout.
03:16Justement, la neutralité, ça vous permet de vous poser au-dessus de la mêlée.
03:21Allez, le mot de la semaine, c'est durée.
03:23On l'a bien compris, l'impact de cette guerre va dépendre de sa durée.
03:29Alors, expliquez-nous, Patrice, pourquoi la durée du conflit est essentielle
03:33pour déterminer les conséquences économiques et financières ?
03:36Plus la durée s'étend, effectivement, et plus les conséquences économiques sont importantes.
03:41Donc, on voit bien, il n'y a plus de bateaux dans ce fameux détroit d'Armousse qui puisse passer.
03:45Donc, on est en train de bloquer une partie du commerce mondial.
03:48Les stocks s'accumulent.
03:49Alors, ça cumule, bien entendu, avec les bateaux qui sont déjà chargés et qui attendent.
03:53Et les stocks baissent dans les autres pays.
03:56Et puis, bien entendu, on commence à le voir, non seulement l'impact direct sur le prix du pétrole
04:02et les cargaisons de pétrole lourds, après c'est le pétrole raffiné,
04:05mais il y a aussi tous les produits dérivés qui font qu'on voit bien que le pétrole a des
04:10impacts dans les engrais,
04:11et y compris sur le prix de l'aluminium.
04:13Donc, plus on a, je dirais, de temps consacré à cette fermeture, plus on a le risque...
04:19Parce que pour vous, le sujet, c'est la fermeture, c'est plus que le sujet...
04:22Alors, aujourd'hui, c'est le sujet, me semble-t-il, le plus important.
04:26Parce qu'en fait, on pourrait très bien imaginer des scénarios dans lesquels le conflit dure,
04:31mais si le Détroit est réouvert partiellement, et que les flux de marchandises,
04:35y compris, bien entendu, de pétrole lourd, puissent passer,
04:38à ce moment-là, on verrait déjà une réaction positive sur les marchés, une certaine Détroit.
04:42Donc, c'est un véritable enjeu, plus que le cours du pétrole lui-même, qui dépend aussi du Détroit.
04:46Aujourd'hui, je pense que c'est l'enjeu, et c'est pour ça qu'on a vu, cette semaine,
04:49effectivement, la communication envers le Détroit, avec les Américains qui prétendent
04:54que, fin mars, on pourra passer de façon libre,
04:56et les nouveaux dirigeants iraniens qui disent qu'il n'est pas question que les bateaux passent.
05:01Donc, je pense que c'est vraiment la variable qu'il va falloir suivre dans les jours prochains,
05:05peut-être même durant ce week-end, si on a des effets d'annonce.
05:09Léa, à partir de quelle durée de ce conflit, et éventuellement, donc, de la fermeture du Détroit,
05:13mais de ce conflit en général, on rentre dans des conséquences qui sont durables pour l'économie, pour l'inflation
05:20?
05:20Il y a à peu près trois régimes à avoir en tête.
05:22Le régime dans lequel on est aujourd'hui, c'est quelques semaines.
05:24On regarde ça par rapport au stock et aux capacités.
05:26C'est quatre à six semaines, à peu près, dans lequel le choc sera absorbable et assez faiblement visible.
05:31Ensuite, c'est un conflit long qui dure deux à trois mois.
05:34Là, vraiment, c'est un choc de reconfiguration macro.
05:36L'érosion des marges des entreprises, la confiance, l'effet...
05:39Trois mois, on est déjà dans le macro ?
05:41Trois mois, on va déjà avoir les chocs macro.
05:42Des effets trimestriels, on va déjà les voir.
05:44Ils seraient encore faibles.
05:45Sur les résultats des entreprises ?
05:47Sur les résultats des entreprises, sur la confiance des ménages, sur l'inflation importée, sur le choc.
05:51Si, en fait, on ne ré-ouvre pas le Détroit, il y a aussi...
05:53Alors, il y a la question de durée du Détroit, il y a celle aussi de capacité des structures de
05:57production.
05:57On peut avoir un Détroit d'ouvert si on n'a pas capacité à produire.
06:00De toute manière, ça sera bloqué.
06:01Et là, c'est un délai court, c'est trois mois.
06:03Et puis après, il y a le délai long, où là, vraiment, c'est un choc de reconfiguration.
06:07C'est un choc macro qui sera beaucoup plus significatif.
06:10L'on, c'est quoi ?
06:11Parce qu'on sait très bien qu'il y a les mi-terms, quand même en novembre, il ne va
06:14pas rentrer en guerre en étant...
06:16Il ne va pas rentrer dans les élections en étant en guerre.
06:18L'on, c'est autour du deuxième trimestre.
06:20C'est au-delà du Détroit.
06:21C'est en gros six semaines, trois mois, et au-delà de trois mois, on est vraiment dans quelque chose
06:26qui est différent.
06:27Dans le délai de trois mois, les banques centrales vont jouer l'attentisme, vont communiquer,
06:30mais avant d'agir.
06:31Si ça passe trois mois, là, on a les réactions sur les taux d'intérêt,
06:34on a des reconfigurations sur les questions budgétaires.
06:37Trois mois, c'est en gros l'achat, et on aura déjà un effet visible sur les trois mois.
06:42En gros, pour moi, c'est plutôt quelques semaines versus le trimestre.
06:44– Louis ?
06:45– En fait, on réfléchit beaucoup à cette crise de manière in abstracto, en fait.
06:50On regarde ce qui se passe autour du Détroit d'Ambus, in abstracto,
06:52d'une économie qui, ne vous a pas échappé, sort d'un cycle économique expansif très long.
06:58Et en fait, dans ce genre de cycle...
06:59– Record.
06:59– Dans ce genre de cycle, il y a toujours des mauvaises allocations du capital qui se passent,
07:03il y a des risques qui s'accumulent.
07:05Et en fait, la question, c'est moins la durée que...
07:08Est-ce que finalement, dans une économie qui peut être fragilisée,
07:10on a vu la dette privée aux États-Unis qui craque, c'est quand même un sujet qui est majeur.
07:15On sait qu'il y a l'immobilier commercial qui a un vrai problème.
07:18On parlait du rapport Citrine, la dernière fois que je suis venu, il y a à peu près un mois,
07:21c'est-à-dire le risque déflationniste lié à l'IA.
07:24Et donc, en fait, c'est un choc additionnel, on ajoute.
07:26Ce n'est pas juste un choc in abstracto, c'est un choc additionnel.
07:29Et donc, ce qui est assez effrayant, c'est l'idée de se dire que tous ces risques finissent par
07:35se concrétiser,
07:36se cumuler, et donc, je ne sais pas si on peut parler juste de la crise actuelle
07:41sans mettre tout ce qu'il y a derrière.
07:44– Alors, c'est intéressant comme point de vue, parce qu'effectivement, en fait,
07:46on voit très bien, c'est pour ça que j'ai choisi ce mot de durée, Patrice,
07:49parce qu'on voit très bien qu'on est dans un problème d'horizon de temps.
07:52C'est-à-dire que sur l'horizon de temps que décrit Louis,
07:54on a effectivement toutes ces plaques qui sont en train de bouger.
07:57On peut remonter encore plus loin, on peut aller, évidemment, vous avez parlé d'IA,
08:00on peut remonter encore plus loin, on peut parler de la démographie,
08:03on peut parler de tendance à très long terme.
08:05Mais là, on est sur un événement majeur de cours et de moyen terme.
08:10Léa nous dit, bon, en gros, on peut gérer six semaines, on peut gérer trois mois.
08:16C'est quoi l'impact même à trois mois, par exemple, ou trois mois ou un peu plus,
08:21sur l'inflation ?
08:22C'est-à-dire que là, est-ce qu'on a vraiment des hausses de prix qui vont…
08:25– Oui, malheureusement, je dirais, malheureusement,
08:28puisqu'on a vu, en fait, dès le début du conflit,
08:30que du côté de la distribution, du côté des raffineurs,
08:32on avait, bien, en fait, l'implication, ou l'application, en fait,
08:36des hausses de prix du spot, déjà sur la distribution.
08:40Et c'est là où les marchés obligataires ont été vulnérables,
08:43et notamment cette semaine, puisque, en fait, ce choc d'inflation,
08:48il est effectivement déjà retenu dans les cours des obligations,
08:52d'où la dérive et la hausse des taux longs.
08:54Il commence aussi à être très présent, malheureusement, je trouve,
08:58dans la communication des banquiers centraux, et notamment en Europe.
09:01Et après, on va avoir, effectivement, le deuxième effet,
09:04qui est un effet de destruction de la demande,
09:06puisque là, c'est un choc pétrolier,
09:08donc ce n'est pas un choc, les prix n'augmentent pas
09:10parce qu'il y a un supplément de demande,
09:12les prix augmentent parce qu'il n'y a plus d'offres,
09:14et il n'y a plus d'acheminements.
09:16Donc, il va y avoir une restriction de la demande.
09:18Alors, avec des prix à 80 dollars,
09:20mais là, je parle peut-être sous votre contrôle,
09:22en moyenne, selon un ensemble d'études que l'on peut voir,
09:27si on restait au deux tours des 80 dollars,
09:30en prix moyen 80-85 dollars,
09:32moi, je retiens l'idée que, dans les scénarios,
09:35on va ajouter un demi-point d'inflation,
09:36et on va retirer 0,3 point de croissance.
09:40Donc, l'inflation aux zones euro, 2,5, voire plus.
09:44Inflation aux États-Unis, on était plutôt sur une moyenne à 2,5.
09:47On risque de revenir vers les trois.
09:49Mais bien entendu, avec des écarts importants,
09:51parce que derrière, c'est une fragmentation de la croissance mondiale.
09:53En Europe, l'Allemagne, l'Italie sont plus impactées que la France.
09:57Le Japon est très impacté.
09:58Et au sein de l'Asie, la Chine l'est moins,
10:01alors que des pays comme la Corée, comme Taïwan,
10:04la Malaisie aussi, d'une certaine façon,
10:06l'Indonésie et les Philippines,
10:07eux vont être impactés aussi beaucoup plus
10:09que les sensibilités que j'ai données,
10:11notamment sur l'inflation.
10:12Alors, je voudrais revenir,
10:13après j'ai d'autres questions sur ce sujet-là,
10:15je voudrais revenir au deuxième thème.
10:17Trump nous a dit que la guerre serait bientôt finie.
10:20Il l'a déclaré.
10:22Moi, j'ai tendance à croire Donald Trump.
10:25Si ça dure très peu de temps,
10:27si ça dure six semaines,
10:28c'est à peu près le délai de ce que vous avez dit
10:30qui est à peu près court,
10:32est-ce qu'on peut considérer que, voilà,
10:34ça sera une petite parenthèse
10:35et on va repasser au sujet dont nous parlait Louis,
10:39qui sont des sujets de fonds ?
10:40Alors, la dépendance au prix d'énergie,
10:43on pourrait dire aussi que c'est un sujet de fonds
10:44par rapport à la question.
10:45En fait, je pense que c'est effectivement le cas.
10:474 à 6 semaines, on oublie.
10:48On a le pic sur les prix du pétrole.
10:50Ce n'est pas assez fort pour que ça se projette sur l'inflation.
10:53La confiance des ménages est peut-être un peu affectée,
10:55mais en Europe, on a les dépenses d'investissement qui sont là.
10:57Aux États-Unis, on a l'effet du One Big Beautiful Bill
10:59qui arrive à plein et qui va soutenir.
11:01Les midterms qui arrivent, etc.
11:03Donc, on revient sur un environnement macro
11:05qui est celui d'avant.
11:06Mais là, vous avez peut-être raison,
11:08c'est que c'est un environnement macro qui est fragile.
11:09Donc, il accumule un choc supplémentaire
11:12à un moment où on a déjà beaucoup de signaux faibles.
11:16Mais effectivement, si ce choc-là est sur une durée de cours,
11:19il n'est pas en tout cas suffisant pour créer de la transmission macro.
11:22Par contre, dès qu'on passe sur les scénarios à 3 mois,
11:25on a effectivement des ordres de grandeur.
11:27C'est un peu plus fort.
11:28On passe de la hausse des prix à l'inflation.
11:29Exactement.
11:30À l'inflation, au choc de confiance,
11:32à des banques centrales qui réagissent
11:33à des phénomènes de dégradation sur les parties longues,
11:36etc.
11:37Sur les marges des entreprises.
11:39Il ne faut pas oublier que là,
11:40on peut arriver très facilement dans les problématiques Covid
11:42qu'on avait.
11:42Ça ne va pas seulement être des blocages pétrole,
11:44c'est des blocages sur un ensemble large de matériaux
11:46et notamment sur l'alimentaire.
11:48Par les engrais.
11:49Exactement.
11:50Les engrais, l'alimentaire, les tubes, le soufre, etc.
11:53Donc, très vite, on revient dans cette problématique.
11:56Alors, je dis Covid, pas du tout.
11:57Guerre en Ukraine,
11:58on a des problèmes de pénurie
11:59qui s'auto-alimentent et créent le choc.
12:01Donc, toutes les considérations qu'on peut faire
12:03au-delà de quelques semaines,
12:04même les projections qu'on a,
12:06c'est des projections à minima
12:07et qui ne supposent pas, encore une fois,
12:09que derrière, ça débouche sur un choc de marché significatif.
12:12On arrive à ces moments private credit
12:14plus choc énergie.
12:16On l'attendait.
12:17Qu'est-ce qu'il va faire ?
12:17T'écaler les marchés.
12:18Là, on est dedans.
12:19Pierre, quelles sont les remontées
12:21que vous commencez à avoir des entreprises ?
12:23Moi, c'est intéressant parce que j'ai déjeuné,
12:25par exemple, avec une société du secteur
12:28para-pétrolier, Technip Énergie, cette semaine.
12:30Et en fait, j'ai été assez impressionné
12:32par leur capacité de réactivité.
12:34Parce qu'ils sont actifs sur plusieurs sites
12:37dans la région.
12:38Et en l'espace de quelques jours,
12:40ils arrivent à redémarrer tout à 100%.
12:43Donc là, ils avaient 5-6 projets dans la région.
12:46Ils avaient déjà redémarré l'essentiel à 100%,
12:48sauf un projet qui était un peu plus gros que les autres.
12:50Et ça, j'ai été vraiment frappé par ça.
12:53Deuxième élément, c'est vrai que
12:54quand on regarde un peu la réaction des marchés,
12:56parce que là, depuis le début de la guerre,
12:59c'est moins 5-7% sur les marchés,
13:02ça, en général, historiquement,
13:03c'est quand on price un ralentissement économique.
13:06Donc là, on n'est pas dans un...
13:08Pour l'instant, je trouve, sur les marchés,
13:09on n'est pas dans quelque chose d'une panique.
13:12Plutôt, voilà, effectivement, le pétrole monte.
13:14On pense que ça va durer plusieurs semaines.
13:16Donc ça peut occasionner un léger ralentissement.
13:19Aujourd'hui, c'est ce que disent les marchés.
13:21Ensuite, je veux dire, pour la transmission
13:23de ce qui se passe aujourd'hui sur le pétrole
13:25à l'inflation,
13:26quand je regarde ce que fait l'INSEE,
13:28par exemple, dans la composante sur la France,
13:31les produits énergétiques,
13:33c'est 10% de la composante, quand même.
13:35Donc électricité,
13:37produits pétroliers, gaz.
13:38Donc ça veut dire que la transmission,
13:40finalement, peut aller très, très vite dans l'inflation.
13:42Donc c'est pour ça qu'il ne faut absolument pas
13:44que ça dure trop longtemps,
13:44parce que tout de suite,
13:45on va avoir une réaction sur l'inflation.
13:47Patrice, il y a un élément quand même
13:48qui est intéressant, c'est ce que dit Léa
13:51et ce que dit Louis,
13:52c'est-à-dire que si on a ce ralentissement actuel,
13:56et notamment cette hausse de taux d'intérêt
13:58qu'on voit, déjà sur les taux d'intérêt à long terme,
14:01ce choc de confiance,
14:03finalement, est-ce que ça ne va pas provoquer
14:04non pas une hausse de taux,
14:06mais une baisse des taux,
14:07parce que ça va créer un ralentissement
14:09de la croissance,
14:10avec tous les effets négatifs
14:12dont parlait Louis tout à l'heure.
14:14C'est-à-dire, moi, quand j'entends
14:15les banques centrales parler de hausse des taux,
14:16je me dis, les gars sont complètement à côté de la plaque.
14:19Oui, ça fera partie de mon flop cette semaine.
14:23D'accord, alors on ne le dévoile pas.
14:24Mais effectivement, oui.
14:26In fine...
14:27Est-ce que plus les taux montent actuellement,
14:29plus ils baisseront plus tard,
14:30parce qu'ils provoquent un choc ?
14:32La nature du choc que l'on a,
14:33le choc d'énergie,
14:34est a priori transitoire,
14:36c'est-à-dire que ces effets
14:38vont se dissiper sur l'inflation.
14:39Par contre, les chocs sur la demande,
14:41la destruction de la demande,
14:42et là, il faut parler de destruction de la demande,
14:44lui, il risque d'être beaucoup plus raide.
14:45Pour un banquier central,
14:46c'est très facile de réguler l'inflation,
14:48c'est beaucoup plus difficile,
14:492008, on s'en souvient,
14:51il a fallu 10 ans,
14:51c'est beaucoup plus difficile
14:52de restaurer la croix France
14:54sur de bonnes bases,
14:55et là, le cycle dans lequel
14:57on était en train d'entrer
14:57était basé sur de l'investissement.
15:00Et là, l'investissement avec,
15:01comme vous le disiez,
15:02les indicateurs de confiance industrielle,
15:04ils vont naturellement baisser.
15:06Mais si les entreprises arrêtent d'investir,
15:08le cycle, lui, va s'arrêter.
15:10Alors, on va passer au pétrole.
15:12Je vous avoue que j'ai été très surpris
15:14cette semaine de voir
15:15ce qui s'est passé sur pétrole,
15:16comme tout le monde.
15:16Je ne parle pas de la journée de lundi,
15:18vous avez vu,
15:18on est passé à l'ouverture
15:20de 85 dollars sur le brut à 120
15:21pour redescendre à 90 dans la journée
15:24sur une déclaration de Donald Trump.
15:26On a eu l'annonce de la libération
15:28d'une partie des réserves stratégiques de pétrole.
15:30Jamais on n'a libéré autant de barils,
15:32400 millions de barils,
15:33à titre de comparaison,
15:34c'est un mois de consommation en Europe.
15:37Alors, évidemment,
15:38je comprends l'importance du pétrole,
15:40mais quand même,
15:41on est toujours aussi dépendant
15:43alors qu'on n'est plus dans les années 70.
15:44On a eu, entre-temps,
15:46on a eu l'éolien,
15:47on a eu le solaire,
15:48on a le nucléaire,
15:49on a le charbon encore en Asie.
15:52Qu'est-ce qui fait
15:52qu'on soit aussi dépendant
15:54encore aujourd'hui du pétrole ?
15:56Léa ?
15:56J'ai du coup réfléchi,
15:57regardez,
15:58effectivement,
15:58sur l'intensité,
15:59on est moins dépendant.
16:01Il faut aujourd'hui
16:0140% moins de pétrole
16:03pour produire 1 euro de pipe
16:04par rapport à la première crise pétrolière,
16:07par rapport à ce stress.
16:07Donc, effectivement,
16:08en intensité,
16:09on est moins dépendant du pétrole.
16:11A l'inverse,
16:12par contre,
16:12en valeur absolue,
16:14non,
16:14l'économie ayant cru,
16:15les besoins en pétrole,
16:17avec une taille d'économie
16:18multipliée par 5 depuis 73,
16:20les besoins en pétrole ont augmenté.
16:21Je ne dirais pas qu'on est
16:22autant dépendants,
16:23je dirais qu'on est encore
16:23sur de la phase de transition.
16:25Le transport,
16:26par exemple,
16:26à 80%,
16:27on est dépendant du pétrole.
16:29Le problème
16:29avec le blocage du T3,
16:31c'est la pétrochimie,
16:33la grille,
16:33on a une succession de secteurs
16:35qui, eux,
16:36sont dépendants.
16:36Donc, on est en transition,
16:37mais on est encore
16:39fortement dépendants
16:40parce qu'on n'a pas encore fini ça.
16:42Et l'idée à voir,
16:43c'est que
16:45ces réserves stratégiques
16:46qui ont été débloquées,
16:47c'est effectivement massif,
16:49mais c'est,
16:50vous avez une route bloquée,
16:51vous avez un pare-choc,
16:52même si vous avez un bon pare-choc,
16:53la route,
16:54elle est quand même bloquée derrière.
16:55Donc, c'est un soutien,
16:56effectivement.
16:57Mais massif, quoi.
16:58Ça n'a eu aucun impact
16:59sur le marché.
16:59Ça n'a pas eu d'impact,
17:00mais parce qu'effectivement,
17:01le problème,
17:02c'est qu'on a lâché
17:04un stock,
17:05mais on a derrière
17:06le problème du flux.
17:07On arriverait
17:08à avoir un effet positif
17:09de ça si derrière,
17:10on avait,
17:11et encore une fois,
17:11c'est cette question
17:12de type de scénario.
17:14Le premier scénario
17:14de quelques semaines,
17:15c'est un scénario d'incertitude,
17:16c'est un scénario de peur,
17:17c'est un régime de peur.
17:18Donc, tant qu'on n'a pas
17:19une vision claire,
17:20vous aurez bout
17:20d'éclencher les réserves,
17:21ça ne changera pas le problème.
17:22Oui, il va.
17:24Juste,
17:25il y a même
17:27des produits
17:29qui sont comme l'hélium
17:31qui est fabriqué
17:31par le Qatar
17:32à 30 à 40 %,
17:33qui est essentiel
17:34pour faire des IRM
17:35ou pour faire des
17:37semi-conducteurs.
17:38Donc, c'est vraiment clé.
17:39Mais il y a une chose
17:40sur laquelle
17:40vous nous avez fixé,
17:42c'est l'idée que
17:42cette guerre finirait
17:43quand Donald Trump
17:44déciderait qu'elle serait finie.
17:46Or, je ne pense pas
17:46que ce soit le cas.
17:47Je pense que les Iraniens,
17:49aujourd'hui,
17:49sont les gens
17:49qui vont décider
17:50quand cette guerre sera finie.
17:51Et en fait,
17:52c'est tellement
17:52une raison de survie pour eux,
17:54ils ont maté leur peuple.
17:55Avant, ils ont appris
17:56avec la guerre
17:57de juin l'année dernière.
17:58Donc, on n'est plus
17:59dans la même configuration
18:00que la guerre de juin
18:01l'année dernière
18:01où Trump a dit
18:02« Allez, la guerre
18:03des 12 jours est finie. »
18:04Là, il va nous dire
18:04« La guerre des 36 jours est finie. »
18:06Et les Iraniens vont dire
18:07« Non, parce qu'en fait,
18:08ils ne veulent pas
18:08que le plat repasse
18:09tous les 6 mois
18:10ou tous les 2 ans. »
18:11Donc, comme ils ont réussi
18:12à sécuriser le régime…
18:13Je ne suis vraiment
18:13pas d'accord avec vous
18:14parce que je pense
18:15qu'aujourd'hui,
18:16ce qu'on n'imagine pas,
18:18et je ne suis pas
18:18un expert militaire,
18:19c'est l'état
18:20de destruction
18:22de leur défense,
18:23du pouvoir,
18:25de l'arcelage.
18:26Pas de leur puissance
18:26de nuisance.
18:28Oui, leur puissance
18:28de nuisance.
18:29Oui, mais ils vont nuire
18:30jusqu'à ce qu'ils obtiennent
18:31quelque chose.
18:32Ils vont nuire
18:33jusqu'à ce qu'ils obtiennent
18:34quelque chose.
18:34mon scénario
18:34parce que je pense
18:35qu'ils sont dans un état
18:36d'affaiblissement
18:36qui est spectaculaire.
18:38Donc, votre scénario,
18:39c'est une guerre
18:40qui va s'enliser, en fait.
18:41Oui, c'est un vrai problème.
18:42Il y a une guerre
18:43dans laquelle un des combattants
18:44va penser quitter
18:45le champ de bataille
18:46et l'autre va continuer
18:47à pourrir la situation.
18:50Jusqu'à ce qu'il obtienne
18:51quelque chose.
18:51Et obtenir quoi ?
18:52Qu'est-ce que vous voulez
18:53qu'obtienne
18:59soit de ses voisins
19:00soit des États-Unis
19:01mais ils ne vont pas
19:01s'arrêter là.
19:03Ils ne peuvent pas
19:03s'arrêter là.
19:04La place du pétrole
19:05sur l'économie mondiale,
19:07ça ne vous surprend pas ?
19:09Non, non, effectivement.
19:10Et je rejoins tout à fait
19:10l'analyse qui a été développée.
19:12C'est-à-dire qu'on voit bien
19:13qu'il y a le pétrole
19:14en termes de dépendance
19:16d'énergie
19:16et puis il y a
19:17toute la pétrochimie
19:18et tous les secteurs
19:19qui utilisent encore
19:20des pétroles,
19:20des dérivés,
19:21soit en produits finis
19:22soit en intrants.
19:24Simplement, petite parenthèse,
19:25là, par rapport
19:26à ce qui a été dit
19:27et là, je vais dans votre sens,
19:28les stocks stratégiques...
19:29Pour les gens
19:30qui nous écoutent à la radio,
19:31ils vont penser
19:32que vous êtes d'accord
19:32avec moi,
19:33ce qui va les surprendre.
19:35Non, je suis plutôt suisse.
19:37C'est vrai, c'est vrai.
19:40Les stocks stratégiques
19:41ont été annoncés.
19:42La libération de ces stocks
19:43va demander, par exemple,
19:44pour être acheminé en Asie
19:45de l'ordre de cinq mois.
19:47Donc, ça veut dire,
19:48c'est pour ça, peut-être
19:49que le marché ne va pas réagir.
19:49C'est plus psychologique
19:50pour l'instant.
19:51Et puis, le pétrole,
19:52ça reste quand même,
19:54je dirais,
19:54un relevé de température
19:55de l'état
19:55de l'économie mondiale.
19:56La hausse du prix de pétrole,
19:58ce serait plutôt
19:59un niveau de haute conjoncture.
20:00Alors que là, effectivement,
20:01on est dans un choc d'offres.
20:04Mais ce que dit Louis,
20:05c'est qu'on est dans un contexte
20:07quand même général.
20:09Avant, remettons-nous
20:11juste avant la crise en Iran.
20:13On était quand même
20:13sur des sujets
20:14qui commençaient
20:15à nous inquiéter sérieusement.
20:16L'IA,
20:17le ralentissement
20:18du cycle de croissance américain,
20:20l'Europe,
20:22qui était à la traîne
20:23de l'Allemagne
20:24et attendait le plan de relance.
20:26Tout ça,
20:27plus ce choc actuel,
20:29c'est quand même
20:29un choc sur la croissance.
20:31C'est effectivement...
20:33Un choc sur la croissance,
20:34c'est aussi un choc
20:35sur l'inflation ou pas ?
20:36Pas forcément.
20:37On peut avoir
20:37une situation de stagflation.
20:39On est en train
20:40de distiller
20:41des morceaux
20:43de stagflation,
20:44c'est-à-dire
20:44de croissance réduite
20:45et d'inflation supplémentaire.
20:47Et là,
20:47le problème,
20:48c'est que l'inflation supplémentaire
20:49détruit la demande.
20:50C'est ça.
20:50Et donc,
20:51dans le cycle
20:52dans lequel on était
20:53en train d'entrer,
20:54c'était un cycle,
20:55on le rappelle,
20:55dominé par l'investissement
20:56avec plusieurs niveaux.
20:59Les interrogations,
21:00en fait,
21:00c'était beaucoup plus
21:01sur le prix.
21:02Combien je paye,
21:03en fait,
21:03pour une société
21:04qui est dans les nouvelles technologies
21:05et comment je vais
21:06monétiser l'investissement ?
21:08Mais l'engagement
21:08de ces entreprises-là
21:09en termes d'investissement,
21:10qui n'ont pas d'ailleurs
21:11été renouvelés
21:11sur les derniers jours,
21:13ou du moins,
21:13on n'est plus
21:14dans ce discours de course
21:15à l'armement,
21:16en quelque sorte,
21:17sous l'angle
21:18de l'investissement,
21:19lui était bien ancré
21:21et on voyait même
21:22dans des pays
21:23qui étaient en retard
21:24comme l'Allemagne
21:24où les commandes publiques
21:26commençaient à arriver
21:27dans les carnets de commandes.
21:28Vous pensez que ça,
21:28ça va bloquer ?
21:30Ces choses-là,
21:31ces éléments-là
21:32vont être en pause.
21:34Même le réarmement allemand,
21:35au contraire,
21:36on peut se dire
21:37que compte tenu du contexte,
21:38ils vont accélérer
21:39leur réarmement,
21:40non ?
21:40Je pense qu'ils sont déjà
21:41en phase d'accélération.
21:43On l'a vu,
21:44effectivement,
21:45pour avoir une nouvelle phase
21:46où il faut
21:46de nouvelles décisions budgétaires,
21:48où il faut,
21:48effectivement,
21:49mais il faut de la confiance.
21:50Les capacités de production,
21:52et on va buter
21:52sur les capacités de production,
21:53que ce soit la défense,
21:55que ce soit dans les secteurs
21:55traditionnels,
21:56et là,
21:57effectivement,
21:57la seule moyenne
21:58à s'en sortir,
21:58c'est des dépenses
21:59en équipement.
22:00Les entreprises
22:00ne vont pas prendre,
22:01aujourd'hui,
22:02si vous êtes une entreprise
22:04large et diversifiée,
22:05où est-ce que vous allez investir,
22:06dans quelle région,
22:07et à quel coût
22:09de matières premières.
22:10Donc,
22:10on revient,
22:11effectivement,
22:12sur une thématique
22:12qui était présente
22:13juste avant ce choc
22:15avec l'Iran,
22:15qui était la géoéconomie,
22:18pour sécuriser
22:18l'accès aux ressources,
22:21aux ressources énergétiques,
22:23quelles qu'elles soient,
22:25pour sécuriser
22:25sa croissance domestique.
22:27Et là,
22:27c'est le problème
22:28de chacun des pays,
22:29puisqu'ils sont inégaux,
22:30et le mix énergétique
22:31de chacun des pays
22:32est complètement différent.
22:34Pierre ?
22:34Moi,
22:34ce que je trouve
22:35assez incroyable
22:35dans cette histoire,
22:36c'est que finalement,
22:37le monde entier
22:38est pris en otage
22:39à cause d'un petit détroit
22:40de quelques dizaines
22:41de kilomètres de largeur.
22:43Moi,
22:44je trouve que,
22:45en fait,
22:45ce qu'on dit
22:46depuis tout à l'heure,
22:47je pense que c'est
22:47une formidable opportunité,
22:48en fait,
22:49pour l'Occident,
22:50en tout cas,
22:50pour l'Europe,
22:53de se mettre maintenant
22:54en marche
22:55pour vraiment décrocher
22:56du fossile,
22:56parce qu'on ne peut pas
22:57rester comme ça
22:57dépendant de situations
22:59géopolitiques
22:59à l'autre bout de la planète.
23:01Donc là,
23:01il y a déjà,
23:01comme disait Léa tout à l'heure,
23:03il y a déjà quand même
23:03un mouvement
23:04qui a été fait
23:05depuis les années 70,
23:05quand même déjà
23:06un affranchissement
23:07quelque part.
23:08Mais là,
23:09c'est vraiment
23:09un choc additionnel
23:11pour dire
23:11qu'il faut continuer
23:12à électrifier,
23:13il faut continuer
23:14à travailler
23:15sur la souveraineté.
23:15C'est vraiment un goulet
23:16d'étranglement
23:16dont vous dites
23:17que c'est l'opportunité
23:17d'essayer de le faire sauter,
23:18je ne sais pas comment,
23:19mais il faut...
23:20Non,
23:20mais une opportunité
23:21de s'affranchir du fossile,
23:22pour une région
23:23comme l'Europe,
23:23par exemple.
23:24Ce qui commence
23:26à être le cas,
23:26quand même.
23:29On a quand même
23:30une mer Léenne
23:31qui était une disciple
23:32de Mme Merkel
23:33que vous aimez beaucoup,
23:34qui a quand même dit
23:35que l'action nucléaire
23:37avait été une catastrophe.
23:38Donc on revient
23:39sur cette idée-là,
23:40mais ça va mettre
23:41des décennies.
23:43Absolument.
23:43Ça dépend.
23:45Juste Léa,
23:45sur la croissance américaine
23:47par rapport
23:47à ce que disait
23:48Louis avant,
23:49on était dans
23:50une fin de cycle
23:51de croissance
23:52ou sans ça dire ?
23:53Moi, j'ai toujours eu
23:54une idée très optimiste
23:55sur la croissance américaine.
23:56Je pense qu'on la réaccélère
23:57pour des questions un peu...
23:58Donc il dit n'importe quoi ?
23:59Non, on a des avis
24:00divergents et c'est normal.
24:02C'est plutôt sain
24:03de pouvoir avoir
24:03des avis qui sont divergents.
24:05Vous a tué ?
24:05Non, non, je pense que...
24:07Alors moi,
24:07j'avais un scénario
24:08de réaccélération
24:09de la croissance américaine
24:10parce qu'effectivement...
24:10À quel niveau
24:10sur 2026 avant le choc ?
24:122,5.
24:13À ce stade,
24:14je ne change pas le scénario
24:15à supposer
24:15qu'on est sur des durées courtes
24:16parce qu'effectivement,
24:17on a toute l'impulsion
24:18du plan fiscal
24:18de l'année dernière
24:19qui va soutenir
24:20la consommation des ménages
24:21qui était un peu faiblarde.
24:22Le marché du travail ralentit
24:23mais il normalise
24:24plutôt qu'il craque
24:25et on avait cet effet richesse
24:26entretenu par la hausse des actions
24:27plus les investissements d'hier.
24:29À ce stade,
24:29ce scénario-là
24:30tient encore pour moi.
24:32Maintenant,
24:33les États-Unis
24:33sont moins dépendants
24:34de ce choc-là
24:35à la fois côté inflation
24:36et côté croissance.
24:38Le vrai risque,
24:39et je reviens à votre question
24:40tout à l'heure
24:40sur les histoires de taux,
24:41si on rentre
24:42dans un scénario plus large,
24:44ça va être
24:44un choc de séquence.
24:46C'est un choc d'offre
24:46donc avec l'effet
24:48hausse de taux ou autre
24:49mais derrière,
24:49avec les fragilités
24:50qu'on a sur le choc d'action,
24:51c'est un choc de demande
24:52avec une crise économique
24:54qui peut transformer
24:55en crise de marché
24:55et potentiellement aussi systémique
24:57vu toutes les fragilités
24:58qu'on a.
24:59Et celui-là,
24:59il n'est pas du tout
24:59dans le marché.
25:00Alors là,
25:00c'est la conclusion
25:02de la première partie,
25:03c'est que c'est l'apocalypse.
25:04Je ne suis pas d'accord du tout.
25:05Allez,
25:05on se retrouve
25:05en deuxième partie.
25:09BFM Business présente
25:12C'est votre argent.
25:15Marc Fiorentino
25:15Et on se retrouve
25:17après donc
25:18la description apocalyptique
25:20en clôture
25:21que nous a fait Léa
25:22avec laquelle
25:23je ne suis absolument
25:24pas d'accord
25:25puisque je pense toujours
25:27que ça sera
25:28un conflit court
25:29et que le maître
25:29des horloges
25:30est Donald Trump
25:31contrairement à ce que pense
25:32Louis de Montalembert.
25:33On se retrouvera dans un mois
25:33on verra qui a raison.
25:35Peut-être pas d'ailleurs
25:36parce que si j'ai tort
25:37peut-être que je ne ferai plus
25:37cette émission.
25:38On passe en deuxième partie
25:39de l'émission
25:40donc avec Patrice Gautry
25:42avec Pierre Chang
25:43avec Louis de Montalembert
25:44avec Léa Dauphasse
25:45et on va parler
25:46évidemment
25:48des marchés.
25:50Oui, c'est le yo-yo
25:51la taille yo-yo
25:52vous avez compris ?
25:53Non ?
25:54Louis, vous avez compris ?
25:54C'est rigolo.
25:55C'est rigolo ?
25:56C'est ma jeunesse.
25:56Oui, oui, c'est pour ça
25:57je sais que vous étiez femme
25:59Annie Cordy
26:00elle est toujours vivante
26:01vous savez ?
26:02Elle est venue dans mon village
26:02pour un bal populaire
26:03Oui, ça ne m'étonne pas
26:05mais on voit
26:05que ça vous a marqué
26:06même dans votre façon
26:07ça m'a tellement marqué
26:07c'est pour ça
26:08que je suis ici aujourd'hui
26:09même dans façon
26:09de vous habiller
26:11On passe
26:12en hebdo
26:13comme disait Pierre
26:15c'est vrai
26:16c'est rouge
26:16tout est rouge
26:18mais
26:19si on regarde
26:20la performance
26:21sur l'année
26:22on est dans des niveaux
26:24qui ne sont pas
26:24des niveaux catastrophiques
26:25l'Asie qui est quand même
26:27très touchée
26:28normalement par ce choc
26:29reste très positive
26:30bon effectivement
26:31le Nasdaq en baisse de 4%
26:33le CAG de 2%
26:35avant de passer
26:36à vos projections
26:37puisque je sais
26:37que vous m'avez dit
26:38je sais exactement
26:39où vont les indices
26:40Pierre et Louis
26:41avant de passer à ça
26:42c'est quoi les événements
26:43qui vous ont marqué
26:44sur les marchés
26:45Louis
26:45c'est-à-dire dans
26:46que ce soit les secteurs
26:47les marchés
26:48les actifs
26:49est-ce qu'il y a
26:49est-ce qu'il y a des choses
26:50on vous a dit
26:51tiens je ne sais pas
26:52sur la tech
26:52sur d'autres choses
26:53qui vous ont surpris
26:54cette semaine
26:55oui
26:56non je vous ai surpris
26:57c'était dans la préparation
26:58le texte de préparation
26:59vous m'avez un peu
26:59un peu sur
27:00ah vous ne l'avez pas vu
27:01Pierre
27:01ce qui a été surprenant
27:03de mon point de vue
27:03depuis le 27
27:05il y a des mecs qui bossent
27:05c'est d'autres qui ne bossent pas
27:06ce qui a été surprenant
27:08ça a été la résistance
27:09des softwares
27:10parce que
27:11c'est vrai que les softwares
27:12c'est un segment
27:13qui avait déjà
27:13beaucoup souffert
27:14ils ont mis 50%
27:15de baisse
27:16ils ont baissé
27:17de 50%
27:18entre juillet
27:19et février
27:20et du coup
27:21pendant cette guerre
27:21c'était finalement
27:23le refuge
27:23c'était ce qui avait déjà
27:24beaucoup baissé
27:25mais c'est vrai que
27:26quand on a ce genre
27:27de réaction
27:27sur les marchés
27:28ce genre d'événements
27:29ce qui se passe
27:29c'est qu'en général
27:30les gérants
27:30ils essaient de faire
27:32plus de trésorerie
27:33dans leurs fonds
27:34donc ils vendent
27:35ils cherchent
27:35qu'est-ce qu'on va alléger
27:36et souvent ils allègent
27:38ce qui a beaucoup monté
27:38c'est ça
27:39donc là ils ont allégé
27:40les banques
27:40la défense
27:41par exemple
27:42la défense
27:42la défense
27:43sur les deux semaines
27:44ça tient
27:45oui mais il y a eu
27:46un premier mouvement
27:47qui a été une baisse
27:48par exemple
27:49certains sous-traitants
27:50des équipements
27:51anti-automobiles
27:51par exemple
27:52qui avaient un peu monté
27:52ça a été aussi
27:53une sanction assez forte
27:55et ils se sont allés
27:56se réfugier
27:56sur ce qui avait déjà baissé
27:58notamment le software
27:59ça c'est vraiment
28:00l'élément qui m'a surpris
28:01mais sur le software
28:03ça devenait une sorte
28:04de hedge de l'IA
28:05en fait
28:06aujourd'hui
28:06si un jour
28:07le logiciel monte
28:09ça veut dire
28:09que tout ce qui est hardware
28:10tout ce qui est
28:11semi-conducteur baisse
28:12et c'est exactement
28:13l'inverse
28:14on a vraiment
28:15une décorrélation
28:15on dit c'est la tech
28:16mais on a une décorrélation
28:17absolue
28:18moi un des points
28:19qui m'a marqué récemment
28:21parce que je pense vite
28:22c'est finalement
28:24l'évolution du bitcoin
28:25on a vu que le bitcoin
28:27en fait
28:27était progressivement
28:28délaissé au profit de l'or
28:30et notamment
28:31avec un mouvement
28:32qui était un peu inquiétant
28:33c'est la transformation
28:33de beaucoup de fermes
28:35à bitcoin
28:36qui sont devenus
28:37finalement des centres
28:38de données
28:38pour l'IA
28:39et donc il y avait
28:40une question véritablement
28:41sur la pérennité du bitcoin
28:43en fait cette semaine
28:44on voit un retour du bitcoin
28:45alors je ne sais pas
28:46il y a
28:47beaucoup baissé
28:48oui
28:50mais pourquoi cette semaine
28:52on a 71 000 dollars
28:53oui
28:54mais pourquoi cette semaine
28:55précisément
28:56il remonte
28:57et alors pourquoi
28:57je ne sais pas
28:58très bien
29:00ça m'a marqué
29:02Patrice
29:03je me retourne
29:04vers le spécialiste
29:06régional de l'or
29:07l'or c'est étonnant
29:10valeur refuge
29:11donc on devrait se précipiter
29:12on s'est précipité
29:13sur l'or
29:13avant la guerre
29:14et maintenant qu'il y a la guerre
29:16on le vend
29:16alors est-ce que c'est
29:17ce que dit Pierre
29:18c'est-à-dire
29:18on prend les profits
29:19là où il y en a
29:20ou est-ce que c'est
29:21une tendance de fond
29:22qui est différente
29:23non la tendance de fond
29:24reste positive
29:25sur l'or
29:26sur le moyen terme
29:27je pense que
29:28en fait là
29:28on a eu un effet
29:29de mimétisme
29:30c'est-à-dire que c'est
29:31le dollar qui a monté
29:32puisque le dollar
29:33redevient fréquentable
29:34en quelque sorte
29:35au titre de valeur refuge
29:36et moins l'or
29:38l'or qui avait subi
29:39avec les cryptos
29:40et avec certains secteurs
29:41de la technologie
29:42des opérations
29:43de réduction des leviers
29:45en fait
29:46qui avaient amené
29:46effectivement
29:47l'engouement
29:47donc pour moi
29:48c'est plutôt salutaire
29:49ça n'enlève rien
29:51effectivement
29:51à l'attractivité
29:52ça reste une valeur refuge
29:53et pour l'instant
29:54c'est parce qu'effectivement
29:55le dollar
29:55est redevenu
29:56sur le devant de la scène
29:57de façon à mon avis
29:59temporaire
30:00Léa justement
30:00le dollar
30:01c'est intéressant
30:02on disait
30:03c'est fini
30:03il va baisser
30:05Trump voulait qu'il baisse
30:061,20
30:07on nous disait
30:07ça va aller à 1,30
30:08qu'est-ce qui fait
30:09qu'alors que
30:10dans d'autres événements
30:11il n'a pas agi
30:12comme valeur refuge
30:13qu'est-ce qui fait
30:14qu'il soit redevenu
30:14valeur refuge ?
30:15Alors ça c'est un point
30:16très intéressant
30:16que vous regardez
30:17l'évolution du dollar
30:18sur toutes les devises
30:19vous avez entendu
30:20ce qu'elle a dit ?
30:20ça c'est moi ça
30:21c'est moi le point non ?
30:22en fait je mets ensuite
30:23en avant mes travaux
30:25quand on regarde
30:25ce qui s'est passé
30:26depuis l'épisode
30:26des tarifs
30:27de l'année dernière
30:28c'est la seule fois
30:28dans des épisodes historiques
30:29où le dollar
30:30n'avait pas joué
30:31le valeur refuge
30:31et on a 6,005
30:32notamment par rapport
30:33à l'évolution du franc-suit
30:34ça n'a pas été le cas
30:35aujourd'hui
30:36sur ce scénario-là
30:36Pourquoi ?
30:37Est-ce que c'est parce
30:38que c'est un scénario extrême ?
30:40Est-ce que parce qu'on a eu
30:41les mouvements avant ?
30:42Je n'ai pas la capacité
30:43à répondre pourquoi
30:44mais je trouve que
30:45dans l'épisode
30:45où on aurait pu s'attendre
30:46justement à ne pas avoir
30:47les valeurs refuge traditionnelles
30:49là le dollar en est une
30:50Est-ce que vous ne pensez pas
30:51que c'est parce que
30:52contrairement à ce qu'a compris
30:53Louis de Montalembert
30:54les Etats-Unis prouvent
30:56dans cette aventure
30:57que finalement
30:58ils ont une suprématie
30:59qui est forte
31:00notamment énergétique ?
31:02Alors on ne cassera pas
31:03la suprématie militaire
31:04des Etats-Unis
31:05la suprématie énergétique
31:06aujourd'hui
31:07je pense qu'effectivement
31:08la fin du conflit
31:09reste encore ouverte
31:09on a tous en tête
31:10et c'est un peu pour ça
31:11qu'on est en train de pricer
31:12des scénarios à la semaine
31:13que Trump veut remporter
31:14les mid-termes
31:15et qu'il ne faut pas
31:16qu'il s'enlisse
31:16dans cette guerre-là
31:17après la question de l'Iran
31:18c'est est-ce que l'Iran
31:19défend son régime coûte-le-coute
31:21est-ce qu'elle souhaite
31:21ouvrir des négociations
31:22je pense que la posture
31:23de l'Iran
31:24est beaucoup plus complexe
31:25à avoir
31:26que celle de Trump
31:26je ne suis pas
31:27nécessairement en désaccord
31:28Moi je pense que
31:29la nomination de Kevin Warsh
31:30a quand même joué
31:31c'est-à-dire que
31:31la grande crainte
31:32a été avant la nomination
31:33d'un banquier central
31:35et finalement
31:35il a nommé un banquier central
31:36qui est dans le fond
31:37il va peut-être baisser les taux
31:38mais qui est plutôt
31:39pour une restriction
31:39de la politique monétaire
31:40Qui était ?
31:43Je ne suis pas sûr
31:43que c'est un gars
31:44qui fera du quantitative easing
31:46Est-ce qu'il peut être dangereux ?
31:48C'est-à-dire que
31:48dans un épisode
31:49on commence à avoir du stress
31:50le marché peut avoir
31:51à se demander
31:51est-ce que Warsh
31:52va ouvrir les lignes de swap
31:53tout de suite ?
31:54On n'en est pas
31:55à ce niveau-là
31:56mais ça peut être
31:57cette question aussi
31:58de se dire
31:58comment il va réagir
31:59normalement
32:00effectivement
32:00il est très traditionnel
32:01il devrait agir
32:02pour soutenir l'économie
32:03si ça ajuste
32:04mais cette question
32:05de Powell
32:05avait ajusté très vite
32:06et avait vraiment
32:07anticipé les choses
32:08que va faire Warsh
32:09c'est aussi un sujet
32:09Patrice vous comprenez
32:11ce rebond du dollar ?
32:13Alors oui
32:13par rapport
32:14parce que Léa
32:15ne le comprend pas
32:16par rapport
32:17par rapport
32:18effectivement
32:18et là je mettrai
32:20la raison
32:21dans l'élément
32:22que vous avez mentionné
32:23c'est-à-dire
32:23le risque extrême
32:24parce qu'effectivement
32:26c'est Léa
32:26on voit bien
32:28que effectivement
32:29c'est un événement
32:30qui risque de durer
32:32de durer
32:32beaucoup plus longtemps
32:33que ce que les marchés
32:34avaient retenu
32:35au début
32:35de l'ouverture du conflit
32:37donc on est sur
32:38un mois
32:39et effectivement
32:40pour l'instant
32:42visiblement
32:42c'est d'abord
32:44les Etats-Unis
32:45puis après
32:45effectivement
32:45en réponse à l'Iran
32:46où se profile
32:48en fait
32:48l'évolution du scénario
32:49donc au jour le jour
32:51ces scénarios
32:51se construisent
32:52avec les déclarations
32:53et les différentes actions
32:54mais néanmoins
32:56et là
32:56pour rebondir
32:57sur ce qui vient d'être dit
32:58on peut avoir
32:58des accidents
32:59de politique monétaire
33:00c'est-à-dire
33:01est-il justifié
33:02à la Fed
33:03de baisser aujourd'hui
33:04les taux
33:04si on baisse au printemps
33:05alors que l'inflation
33:06sera dans une phase
33:07d'accélération
33:07est-il justifié
33:08à la BCE
33:09de monter les taux
33:10alors qu'on est
33:11avec un choc
33:12de la demande
33:12donc on peut avoir
33:13effectivement
33:14des réactions
33:14de politique économique
33:15qui soient désordonnées
33:17par rapport
33:18je dirais
33:18au risque final
33:20qui est
33:20d'avoir une croissance
33:22mondiale
33:22qui soit nettement
33:24plus faible
33:24et un commerce mondial
33:25qui soit
33:25complètement bloqué
33:26Pierre
33:27où va la bourse ?
33:30Là on est un peu
33:31dans une situation
33:32un peu binaire
33:32quand même
33:33Non non non
33:33vous vous mouillez là
33:34il n'y a pas de...
33:35Non non non
33:35mais voilà
33:35mais donc
33:41c'est toujours délicat
33:43dans ce genre
33:43de situation
33:44mais bon
33:44nous ce qu'on
33:46franchement
33:46nous on bouge pas trop
33:47dans les portefeuilles
33:48aujourd'hui
33:48on fait un peu
33:49de cash
33:50on vend
33:51quelques lignes
33:52comme ça
33:52ponctuelles
33:53globalement
33:54on est plutôt
33:56immobile
33:56pour l'instant
33:58parce que c'est un cabinaire
33:59justement
33:59il suffit d'un tweet
34:00il suffit d'une réaction
34:01pour que tout de suite
34:02ça reparte tout de suite
34:02en sens inverse
34:03donc dans ce genre
34:04de phase de marché
34:05moi ce que j'ai
34:06Il y a des opportunités
34:07de rotation peut-être
34:08moi je me concentre
34:09à ne pas faire l'erreur
34:10c'est-à-dire que
34:11les marchés baissent
34:12donc on passe défensif
34:14et puis
34:16finalement
34:16quand on est au fond
34:17nous on s'est redéployé
34:19défensif
34:19et là le signal arrive
34:20et là le marché reparte
34:22et on est dans le mauvais sens
34:23donc on perd dans la baisse
34:24on perd dans la hausse
34:25Donc ça c'est un conseil
34:26que vous donnez aux gens
34:26qui nous écoutent
34:27C'est exactement ça
34:28qu'il faut éviter
34:29c'est dans le jargon
34:30la porte de saloune
34:33voilà donc ça
34:33il faut absolument éviter ça
34:35donc c'est pour ça
34:35que nous pour l'instant
34:36on est immobile
34:36parce que effectivement
34:38c'est la durée
34:39qui va
34:39moi mon sentiment
34:40c'est que plus le pétrole monte
34:42plus la pression sur Trump
34:44augmente
34:44voilà
34:45et plus il va faire son
34:47son taco
34:48ce qu'on dit
34:50son retournement
34:51voilà
34:51donc ça c'est ma conviction
34:53maintenant je ne pense pas
34:54que les Iraniens
34:55aient grand chose à dire
34:56là-dedans
34:56je pense qu'ils accueilleront
34:57la paix bienvenue
34:59et la survie de leur régime
35:01et donc effectivement
35:02tout repose sur Trump
35:03donc Trump c'est vraiment
35:04la clé de voûte
35:05de la libération
35:06quelque part
35:06donc je pense qu'il va finir
35:08moi je suis assez proche
35:09de votre avis
35:10donc du coup
35:10dans les portefeuilles
35:11on reste
35:14là aujourd'hui
35:14on est plutôt dans une logique
35:15où on va saisir
35:16des opportunités
35:16les marchés baissent
35:18et on essaie de prendre
35:18aujourd'hui les valeurs
35:19qu'on puisse baisser
35:20elles ont baissé de 15-20%
35:21ce qui est déjà pas mal
35:22mais ça concerne vraiment
35:24la partie la plus cyclique
35:25de la côte
35:26pour l'instant
35:27il n'y a pas encore
35:27de panique
35:28il n'y a pas encore
35:29pour l'instant
35:29une opportunité vraiment extraordinaire
35:31il n'y a pas eu
35:31ce qu'on appelle
35:31la capitulation des marchés
35:33on l'a pas eu
35:35on a commencé à l'avoir
35:36un peu sur le pétrole
35:36lundi
35:38quand le pétrole
35:38est remonté à 120
35:39on a eu l'impression
35:40vraiment que c'était parti
35:41pour durer
35:42ça va peut-être
35:43donc moi le conseil
35:43je dirais
35:44c'est pas de panique
35:45et rechercher
35:46des opportunités
35:46dans un marché
35:47qui va vous en donner
35:48je pense bientôt
35:49Louis où va la bourse
35:49vous vous êtes quand même inquiet
35:51moi vous savez
35:52que sur le long terme
35:52je pense que la bourse
35:53va monter quoi qu'il arrive
35:55et que c'est là
35:55qu'il faut être investi
35:56néanmoins
35:57je pense qu'on est dans
35:58le brouillard de la guerre
35:59et contrairement à vous
36:00moi je pense que
36:00toutes les cartes
36:01ne sont pas dans les mains
36:02de Trump
36:02et donc il y a un degré
36:04d'incertitude
36:04qui à mon sens
36:05aujourd'hui
36:06n'est pas reflété
36:06dans les marchés
36:07un degré d'incertitude
36:09je suis d'accord
36:09avec Pierre
36:10qu'il y a toujours
36:11ce risque
36:12que quelque chose
36:13émerge
36:14qui permette
36:15de sortir par le haut
36:16mais je ne pense pas
36:17contrairement au cas
36:18des droits de douane
36:19que ce soit Trump
36:20qui pourra dire
36:21finalement la guerre
36:22est finie
36:22et je m'en vais
36:23je pense que les Iraniens
36:24n'ont pas en resté là
36:25donc à court terme
36:26vous êtes inquiet
36:27mais alors ce qui est
36:28très étonnant
36:28c'est que vous nous donnez
36:29des éléments d'inquiétude
36:30à moyen et long terme
36:31et vous dites
36:32non quand même
36:33même si je suis inquiet
36:34vous parlez de risque
36:35de crédit
36:35vous avez souvent parlé ici
36:37de risque de crédit immobilier
36:39qu'est-ce qui fait
36:40que vous soyez quand même
36:40positif sur les actions
36:42à long terme
36:42c'est pas cohérent
36:43non non
36:44parce que en fait
36:45d'abord
36:46je parle de risque
36:47d'accord
36:48et un risque
36:49ne se contient pas toujours
36:50ça c'est une première chose
36:51et la deuxième chose
36:53c'est que ces risques
36:54entraînent à un moment
36:55ou l'autre
36:55une purge du système
36:57d'une certaine ampleur
36:58ça veut pas dire
36:59que de manière générale
37:01je pense pas
37:02qu'il faille être investi
37:03dans les marchés
37:03moi j'étais investi
37:04en 2008
37:05et je m'en suis très bien sorti
37:06j'ai pris un bouillon
37:08en 2008
37:09et pour autant
37:09sur le long terme
37:10je m'en suis très bien sorti
37:11c'est un peu ça
37:12ma philosophie
37:13ça c'est important
37:14ce qu'il dit
37:14parce que sur les marchés
37:15souvent
37:16les gens sont réfractaires
37:18à la volatilité
37:19alors que la volatilité
37:20de mon point de vue
37:20ça doit être identifié
37:22comme une opportunité
37:22souvent de rentrer
37:24sur des valeurs
37:24qui ont baissé
37:25c'est les soldes
37:26quelque part
37:26mais c'est rarement
37:26les mêmes gars
37:27qui sortent au bon moment
37:28et qui re-rentrent derrière
37:30au bon moment
37:30allez on va passer tout de suite
37:31merci beaucoup
37:32pour ces conseils
37:33de vieux briscard
37:34on va passer maintenant
37:35au placement de la semaine
37:36justement
37:36est-ce qu'il y a quand même
37:38autre chose à faire
37:39Louis
37:40pendant cette période
37:41d'agitation
37:41ou on reste immobile
37:43et puis on est tout cash
37:46sur ce qui n'est pas investi
37:48je veux dire
37:48non non
37:48tout cash certainement pas
37:49mais en tout cas
37:50moi qui déteste le cash
37:52par nature
37:53je dois avouer que j'en ai
37:54parce que je trouve
37:55que quand même
37:56il y a un degré d'insert
37:57il y a un coup à boire
37:59exactement
37:59un peu plus
38:00quelques coups à boire
38:01le temps d'attendre
38:02que ça passe
38:03mais je trouve que
38:04le niveau des marchés
38:05ne reflète pas
38:06cette accumulation de risques
38:08pour l'instant
38:09donc cash
38:09et donc du cash
38:11et on peut s'intéresser
38:12en actions
38:13aux actions
38:14d'Amérique latine
38:16notamment le Brésil
38:18parce que le Brésil
38:19produit son propre pétrole
38:20n'a pas véritablement de problème
38:22je pense que ça peut être
38:23une des zones
38:24qui émergent favorablement
38:26Pierre ?
38:27alors moi c'est l'électrification
38:28bien sûr
38:28parce que tout ce qui se passe
38:30aujourd'hui
38:30ça plaide en faveur
38:32à l'électrification
38:32au sens large
38:33voilà
38:33donc je dirais
38:34c'est vraiment
38:34donc c'est un secteur
38:36c'est un univers assez large
38:37vous avez pas mal d'acteurs
38:38c'est quoi les grands noms ?
38:40bah bon
38:40en France
38:41on a Schneider-Le Grand
38:42bien sûr
38:42en Europe
38:43on a ABB
38:43Siemens
38:44par exemple
38:45voilà
38:46ensuite vous avez
38:46les distributeurs
38:47comme Rexel
38:48aux Etats-Unis
38:48vous avez Eaton
38:49ou Emerson
38:50mais je veux dire
38:51tout le secteur
38:52en général
38:53alors
38:54bon ça c'est mon point
38:55de tout à l'heure
38:56mais je dirais
38:56attention à la partie
38:57production d'électricité
38:58en Europe
38:59mais j'y reviendrai
39:00dans quelques instants
39:01allez on passe tout de suite
39:02très bien
39:03très bien
39:04vous devriez vous voir
39:05plus souvent
39:06on passe tout de suite
39:07au top ou au flop
39:08de cette semaine
39:10Léa
39:11c'est quoi votre top ou flop
39:12de la semaine ?
39:12mon top c'est la Chine
39:14pendant qu'on a les yeux rivés
39:15sur le Royaume-Orient
39:16et les Etats-Unis
39:17la Chine a validé
39:18son 15ème plan
39:19quinquennal
39:20elle passe en ordre
39:22de bataille pour la suite
39:22c'est pas du tout
39:23les sujets de consommation
39:24de reprise de la consommation
39:25chinoise
39:26mais ça va être
39:27l'IA industriel
39:28la robotique humanoïde
39:30l'interface cerveau-machine
39:31le quantique
39:32et là où nous on attend
39:33on est posé sur nos problématiques
39:34de court terme
39:35la Chine continue
39:36et qu'en deux puissances
39:37donc vous pensez
39:38que c'est une séquence
39:38qui est plutôt
39:39une séquence relativement favorable
39:40je ne dis pas que la guerre
39:41en Iran
39:41non encore une fois
39:43c'est quand on fait
39:44de la perspective
39:44de long terme
39:45la rivalité sino-américaine
39:47est le facteur clé
39:47de nos perspectives
39:48de long terme
39:49et la Chine est en train
39:49de franchir une étape
39:50là où les Etats-Unis
39:52continuent de s'enliser
39:54Louis
39:54top ou flop ?
39:55moi bon
39:55c'est un top
39:56je me suis laissé
39:57contaminé par l'optimisme
39:58de Pierre
39:59donc c'est une boîte française
40:00c'est Excel Technologies
40:02de mon ami Raphaël Gorgé
40:03qui est quand même
40:04une boîte phénoménale
40:05qui a été regardée
40:08laissée un peu
40:08à l'abandon
40:09en bourse
40:09pendant longtemps
40:11qui s'appelait
40:12groupe Gorgé à l'époque
40:13voilà
40:13dans le pays de Thalès
40:14dans lequel on ne croit
40:15que dans Thalès
40:16en termes de défense
40:17c'est une entreprise
40:18qui vend à l'international
40:19et assez peu en France
40:20et notamment
40:21qui a signé l'année dernière
40:22donc juste
40:23c'est des robots
40:24de déminage
40:24essentiellement
40:25et l'année dernière
40:26ils ont signé
40:27un gros contrat
40:28avec un pays
40:29du Golfe
40:30le nom n'a pas été révélé
40:32on est un an plus tard
40:34quel timing incroyable
40:35et surtout
40:36une valorisation
40:37qui a totalement explosé
40:38la valorisation
40:39a explosé
40:40et finalement
40:41avec ce qui se passe
40:42aujourd'hui
40:42c'est à se demander
40:43si on n'est pas
40:43au début d'une histoire
40:44Pierre vous en avez
40:45en portefeuille ?
40:47oui
40:47plus beaucoup
40:48mais on en a eu
40:49beaucoup beaucoup
40:49l'an dernier
40:50mais on a dû alléger
40:51parce que quand même
40:52le parcours a été fantastique
40:53fantastique
40:53Pierre
40:53top ou flop ?
40:54alors moi c'est un top
40:55donc je l'ai un peu effleuré
40:56tout à l'heure
40:56mais pour moi
40:57toute cette histoire
40:58c'est une formidable opportunité
40:59pour l'Europe
41:00de devenir plus souverain
41:02sur l'énergie
41:03voilà
41:03donc ça c'est un vaste thème
41:04mais on a vu
41:05ces derniers temps
41:06un débat
41:07très intéressant
41:08en Europe
41:09c'est-à-dire qu'on veut
41:10faire baisser les prix
41:11d'électricité
41:12mais en même temps
41:12on veut décarboner
41:13et la stratégie
41:14qui a été prise
41:15par l'Europe
41:16c'était de faire monter
41:18les prix d'électricité
41:19en mettant une partie
41:20pour rémunérer le CO2
41:22voilà
41:22et donc là on a vu
41:23Georgia Meloni par exemple
41:25ou Friedrich Schmerz
41:26qui veulent faire baisser
41:27les prix d'électricité
41:27en faisant sauter
41:28cette partie de CO2
41:30qui peut représenter
41:31environ 20%
41:32du prix d'électricité
41:33donc moi ce que je dis
41:34c'est qu'il n'y aura pas
41:35de réindustrialisation
41:36de l'Europe
41:36sans prix d'électricité bas
41:38et donc il faut absolument
41:39faire baisser les prix d'électricité
41:40ça va être un boom
41:43pour la compétitivité
41:44la croissance économique
41:46et pour tout le secteur
41:47d'électrification
41:47les losers de la partie
41:49enfin les perdants
41:50dans cette histoire
41:50ça va être ceux
41:51qui produisent d'électricité
41:52malheureusement
41:53qui eux vont se retrouver
41:54à devoir réduire leurs marges
41:55mais globalement
41:56pour l'Europe
41:57je pense que c'est une belle opportunité
41:58c'est une belle opportunité
41:59Patrice
42:00oui King of the Flop
42:01et là je m'énerve
42:03Casimir
42:03alors Casimir n'est pas
42:05le monstre gentil
42:06de l'île aux enfants
42:06qui adore le gloubi boulgard
42:08qui a percé notre
42:08Casimir avec un C
42:10ça c'était Casimir avec un C
42:11Casimir avec un K
42:12c'est le banquier central
42:13slovaque
42:14qui a déclaré cette semaine
42:16que la banque centrale
42:17européenne
42:17pourrait monter les taux
42:18bien plus tôt
42:19que ce que les marchés
42:20attendent
42:21ce qui me semble être
42:22une aberration
42:23dans l'environnement actuel
42:25puisque là effectivement
42:25on sanctionnerait encore plus
42:27et les entreprises
42:28les petites et les moyennes
42:29notamment
42:30qui ont déjà vu
42:31leur quota de crédit
42:32se réduire
42:32et le consommateur
42:33qui va déjà peiner
42:34à avoir
42:37à réguler
42:37je dirais
42:38ces fins de mois
42:39donc là effectivement
42:40ça n'était pas du gloubi boulga
42:42c'était la soupe à la grimace
42:43je suis tout à fait d'accord
42:44avec vous
42:45c'est très énervant
42:45belle référence générationnelle
42:47je trouve
42:47belle référence générationnelle
42:49absolument
42:49mais je trouve ça
42:50très très énervant
42:51ces banquiers centraux
42:53qui rajoutent
42:54à l'ambiance de panique
42:55pour rien
42:55c'est insupportable
42:56il y en a qui devraient partir
42:58un peu plus tôt
42:58que la fin de leur mandat
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