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Lundi 6 avril 2026, retrouvez Hélène Valade (Directrice développement environnement, LVMH), Mahaut Arnaud (Analyste cleantech & transition énergétique, Stifel), Sébastien Frendo (fondateur, Do Well Do Good) et Laure Revol (Fondatrice, Pirouette Cacahouète) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale
00:13de notre économie.
00:14Et voici le sommaire, c'est Hélène Vallade, la directrice développement environnement du groupe LVMH,
00:20qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes pour découvrir la place des enjeux de
00:26responsabilité sociale,
00:28sociétale et environnementale dans la stratégie globale du géant du luxe.
00:32Mais d'abord, je reçois Mao Arnaud, qui est analyste chez Stifel, la banque d'investissement spécialisée dans les entreprises
00:38en croissance
00:38et qui vient de publier un livre blanc sur la valorisation des déchets plastiques.
00:44Le zoom de notre émission, il sera consacré à la transformation des modèles économiques de secteurs comme l'énergie, la
00:50mobilité, la construction,
00:52comment passer de l'intention à l'exécution, réponse dans une dizaine de minutes.
00:56Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez Pirouette Cacahuète
01:02et ses jeux éco-conçus en papier et carton recyclés.
01:06Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:15L'invité de ce Smart Impact, c'est Mao Arnaud. Bonjour.
01:18Bonjour.
01:18Bienvenue. Vous êtes analyste chez Stifel, banque d'investissement spécialisée dans les entreprises en croissance.
01:25Est-ce que vous pouvez nous présenter, Stifel, en quelques mots ?
01:27Effectivement. Alors, Stifel, banque d'affaires américaine avec une implantation européenne et une culture très tech et health care.
01:34Moi, je travaille dans le département de recherche.
01:36Et la particularité de ce département de recherche, c'est qu'il couvre aussi bien les sociétés cotées
01:42que les sociétés en croissance, les sociétés privées.
01:46Et donc, en fait, l'ADN, c'est vraiment la recherche sur ces sociétés en croissance.
01:52Et vous venez de publier un livre blanc qui s'appelle From Waste to Value.
01:57On va parler, évidemment, de déchets, de tri, de recyclage, de valorisation des déchets plastiques.
02:02Déjà, pourquoi ? Quel est l'objectif principal ? Pourquoi une banque publie un livre blanc comme celui-là ?
02:07Alors, l'objectif, c'est évidemment de parler à nos investisseurs, de guider leur regard sur certaines thématiques
02:12que nous, on trouve intéressantes, d'avenir.
02:16Et l'idée, c'est parfois de déconstruire un peu des idées reçues,
02:20mais aussi de venir avec des fortes convictions sur certains sujets.
02:25L'idée de la thématique tri-recyclage, c'est justement de déconstruire l'idée que le recyclage,
02:31c'est que du recyclage de la matière en une autre matière, si vous voulez.
02:37Mais bien d'expliquer qu'aujourd'hui, en France et en Europe, et plus largement dans le monde entier,
02:43vous avez un certain nombre de sociétés qui se positionnent en amont de la chaîne de valeur,
02:47qui sont absolument nécessaires et dont le travail, aujourd'hui, est un peu peut-être laissé de côté
02:52dans les discussions sur le recyclage.
02:53Est-ce que vous diriez, parce que moi, j'ai un prisme un peu particulier,
02:56notre émission ne parle que d'impact et de RSE,
03:01donc j'ai l'impression que tout le monde fait du tri,
03:03mais est-ce que c'est encore un sujet qui est assez inexploré par les entreprises ?
03:06Je pense que c'est un sujet qui...
03:09Alors, je suis assez persuadée que dans un monde où on a de plus en plus de problématiques,
03:14de souveraineté de la ressource,
03:15ça peut être une thématique qui revient sur le devant de la scène.
03:18C'est vrai que c'est une thématique sur laquelle
03:21certains investisseurs se sont un peu cassés les dents ces dernières années,
03:23et donc je pense qu'effectivement, c'est intéressant de comprendre
03:26les raisons pour lesquelles parfois l'atteinte de la profitabilité
03:30pour des entreprises de recyclage n'est pas si simple
03:32et comment est-ce qu'on peut faire pour justement que cet écosystème
03:35et cette chaîne de valeur en amont se construisent et soient profitables.
03:38Alors, quelle leçon a tiré de ce livre blanc ?
03:41Par exemple, sur le processus de recyclage,
03:44ces failles, ces forces, comment on peut le rendre plus efficace en quelque sorte ?
03:49Je le mentionnais, mais c'est l'idée de construire une chaîne de valeur en amont
03:53qui soit performante.
03:54Pour un recycler, l'idée, c'est que vous avez besoin d'avoir accès à de la matière
03:59qui soit pure, qui soit logistiquement facile à obtenir.
04:06Et donc, pour ça, vous avez besoin d'entreprises
04:09qui soit collectent cette matière,
04:12soit la trie de manière de plus en plus précise.
04:15Et c'est un des objets du papier.
04:17C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, vous n'êtes plus seulement sur du tri manuel,
04:21c'est-à-dire avec des hommes et des femmes qui vont prendre la matière
04:24et essayer de distinguer quels sont les différents matériaux.
04:27Mais vous allez avoir maintenant de plus en plus des machines qui vont pouvoir le faire.
04:30Oui, on parlera d'intelligence artificielle, évidemment.
04:32Voilà, exactement.
04:33Bien plus finement que ce que pourraient le faire des hommes et des femmes.
04:37Donc ça, c'est essentiel.
04:38Est-ce qu'il y a une réglementation ?
04:41Avant qu'on parle d'intelligence artificielle, qu'on parle de réglementation.
04:45Est-ce qu'il y a un cadre réglementaire qui vous semble adapté ?
04:48Alors peut-être d'abord au niveau français.
04:50C'est vrai qu'il y a une loi dont on parle souvent dans cette émission,
04:53qui est la loi AGEC, qui promeut l'économie circulaire
04:57et qui finalement, en tout cas c'est le sentiment que j'ai,
05:00a permis à des filières de se structurer secteur par secteur.
05:03Est-ce qu'on est plutôt bien lotis en France en la matière ?
05:06On est plutôt bien lotis en France et en Europe, en fait,
05:09parce que le deuxième jet de cette loi AGEC, justement,
05:14il est poussé par cette espèce de push qu'il y a en Europe aujourd'hui
05:18avec le PPWR, le Packaging and Packaging Waste Regulation,
05:23qui a été adopté en 2025 et qui est maintenant décliné
05:27dans toutes les nations en 2026.
05:29Et l'idée, c'est que vous avez une réglementation parapluie
05:32qui vient couvrir justement tous ces éléments,
05:36que ce soit au niveau du tri, que ce soit au niveau du design
05:39de votre packaging pour le recyclage, spécifiquement de la collecte
05:45et ensuite, évidemment, qui vient mettre des objectifs
05:48sur le contenu recyclé dans vos emballages.
05:53Donc ça, c'est évidemment clé.
05:54Et en Europe, on ressent effectivement un engouement en particulier
05:57aujourd'hui sur ces thématiques.
05:59Là, vous me disiez, vous travaillez avec des entreprises en croissance.
06:04Est-ce que cette réglementation, elle est adaptée à tous les types d'entreprises ?
06:07Soit des entreprises cotées, des entreprises en croissance,
06:10des entreprises de la tech, des entreprises privées ?
06:12J'ai envie de dire que oui, dans la mesure où vous avez besoin d'un cadre réglementaire
06:16qui, de toute façon, si on prend par exemple l'exemple d'un investisseur
06:21qui voudrait mettre de l'argent dans une entreprise dans ce domaine,
06:25lui a besoin de savoir qu'en amont, il a une réglementation
06:29qui va favoriser le fait que ces entreprises puissent, si vous voulez,
06:34se développer correctement dans l'environnement européen.
06:36Et donc ça, pour moi, c'est effectivement un prérequis.
06:40Et donc c'est aussi ce qui va permettre à ce que des flux d'investissement
06:45arrivent en Europe.
06:47À l'inverse, aux États-Unis, vous avez un contexte bien plus compliqué
06:50et donc vous avez un freinage, si vous voulez, sur certains investissements,
06:55notamment dans les sociétés qui trient, c'est-à-dire, on appelle ça des MRF,
07:00mais en réalité, ça va être des sociétés qui collectent
07:04et qui ensuite trient, tout simplement trient, un sous-investissement.
07:10Parce qu'effectivement, il y a eu un ralentissement pour ces entreprises
07:13parce que, si vous voulez, cadre réglementaire, cadre politique, culturel
07:19qui est en train d'évoluer aux États-Unis, le fameux bâclage dont on parle souvent ici.
07:23Mais il y a eu aussi un retour de bâton au niveau européen,
07:27dans la foulée des élections européennes, avec un pacte vert
07:30qui a été en partie, on va dire, vidé de son ambition.
07:34Est-ce que c'est moins vrai en matière de recyclage et de tri ?
07:40Je ne sais pas.
07:43Je pense que vous êtes aujourd'hui sur des thématiques qui,
07:49si vous voulez, dans la mesure où la réglementation devient
07:51de plus en plus contraignante aujourd'hui,
07:53je pense qu'effectivement, vous allez avoir un certain nombre d'entreprises
07:57qui vont bénéficier de ça.
08:00Alors, on parlait du rôle des machines et des mutations de ce secteur.
08:06À quel point il est justement en pleine mutation,
08:08ce secteur du tri et du recyclage ?
08:10Évidemment, vous avez, depuis de nombreuses années maintenant,
08:16le hardware qui se développe.
08:17C'est-à-dire que vous allez avoir des machines de plus en plus performantes
08:22pour, effectivement, que ce soit scanner ces déchets avec des jets d'air,
08:28des choses très impressionnantes, éjecter certaines matières, etc.
08:32Donc, ça, c'est quelque chose qui se développe depuis de nombreuses années
08:35et qui, aujourd'hui, nous, on le pense, a atteint une certaine maturité.
08:39Maintenant, ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est l'apparition de solutions plus software,
08:43de solutions plus, effectivement, vous le mentionnez, IA.
08:46Mais c'est cette couche qu'on rajoute qui va être très intéressante.
08:50Vous allez avoir des machines qui, par exemple, vont scanner les objets
08:53et vont être capables de dire, en fait, non seulement plus
08:57cette matière, c'est du plastique, cette matière, c'est du métal,
08:59mais quel type de plastique, quelle couleur de plastique.
09:03Et donc, trier très finement.
09:05Et je rejoins ce que je disais au début, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est essentiel.
09:09Pourquoi ? Parce que vous allez avoir des recycleurs
09:11qui, après, auront accès à cette matière très finement triée
09:14et donc beaucoup plus facilement recyclable.
09:15Et plus facilement valorisable aussi.
09:17Exactement.
09:18Et on voit vraiment le développement de cette intelligence artificielle.
09:24Est-ce qu'il est aussi rapide que dans nos usages quotidiens avec l'IA générative ?
09:29Presque.
09:30Ça dépend des entreprises.
09:32Vous avez des entreprises, je pense par exemple à Tomrax, une société cotée,
09:36qui a misé énormément sur l'intelligence artificielle
09:39et qui donc intègre aujourd'hui à ces machines
09:41des systèmes qui ont appris énormément sur un nombre d'images assez considérable
09:46et qui donc maintenant sont en mesure de faire ce tri très fin.
09:50Vous avez des sociétés françaises, je pense par exemple à Pélincasté,
09:54qui effectivement développe des machines qui sont aussi également capables de ce genre de choses.
09:59Donc, très intéressant.
10:00Avec donc un retour sur investissement qui est rapide,
10:03c'est-à-dire quand on adopte l'IA dans ce secteur du tri, le retour sur investissement est rapide
10:08?
10:08Effectivement.
10:09Et puis, vous avez des initiatives d'implantation d'usines de tri très avancées.
10:15Je pense notamment aux pays nordiques qui aujourd'hui ont des chaînes de valeur
10:19qui sont très, très abouties dans la matière
10:22et qui sont donc capables d'installer des machines très performantes
10:26et de démontrer que cette matière, elle peut sortir très, très finement triée et très, très utile.
10:31Est-ce qu'il y a des secteurs qui sont encore un peu rétifs ?
10:34Et si oui, comment faire prendre conscience aux entreprises de ces secteurs
10:40que les déchets ont de la valeur finalement ?
10:44Je pense que le plastique, c'est effectivement le domaine dont on parle très, très régulièrement.
10:52Vous avez tout un tas d'autres secteurs.
10:54Je pense par exemple au textile.
10:56Alors textile, effectivement, il y a du plastique dans la majorité des textiles,
11:00mais c'est une matière qui reste encore aujourd'hui très, très difficile à trier.
11:04Pourquoi ? Parce que vous avez des fermetures éclaires, vous avez des boutons,
11:07vous avez des matières très différentes, des couleurs très différentes.
11:11Et donc aujourd'hui, le plastique, le recyclage du plastique est un marché
11:15qui est encore largement en développement et pas du tout mature,
11:18mais c'est aujourd'hui le grand terrain effectivement des innovations de demain.
11:23Sur le textile, vous voulez dire ?
11:24Le recyclage du testier.
11:27Et vous avez d'autres domaines, par exemple le recyclage du métal,
11:31où là ça va beaucoup plus vite.
11:32Pourquoi ? Parce que vous avez des métaux rares, vous avez des matières très rares,
11:35difficiles à obtenir.
11:37Alors c'est un recyclage qui est complexe, c'est un tri qui est très complexe,
11:40mais ça avance effectivement très vite.
11:42Et une banque comme Stifel, on va terminer là-dessus,
11:46elle joue un rôle majeur parce que ce dont on parle,
11:49c'est beaucoup de recherche et développement, beaucoup d'innovation,
11:53peut-être de prise de risque.
11:54Quel rôle vous jouez dans ce cadre-là ?
11:56Eh bien moi, mon rôle en tant qu'analyste, c'est effectivement de guider les investissements
12:01et de guider le regard non seulement des investisseurs, mais aussi des banquiers.
12:05C'est-à-dire que nous, on a une partie banque d'affaires,
12:07donc l'idée c'est effectivement d'accompagner les sociétés dans ce développement
12:11pour se financer, pour racheter d'autres sociétés, croître, ce genre de choses.
12:16Donc effectivement, un rôle très intéressant.
12:18Merci beaucoup Maui Arnaud, à bientôt sur Be Smart for Change.
12:23On passe tout de suite au zoom de ce Smart Impact,
12:25comment accélérer la transformation, on va parler construction, énergie, mobilité,
12:30comment passer des intentions aux actions.
12:39C'est le zoom de ce Smart Impact, j'accueille Sébastien Frindeau, bonjour.
12:43Bonjour.
12:44Bienvenue, vous êtes le fondateur, le patron de Do Well Do Good, créé en 2017.
12:50C'est quoi Do Well Do Good ?
12:51Alors Do Well Do Good, c'est un cabinet de conseil en stratégie qui accompagne les dirigeants
12:55qui changent le monde.
12:57Alors, on a trois activités, la transition énergétique, la mobilité durable, l'économie circulaire.
13:02On est composé d'anciens consultants de grands cabinets comme McKinsey, BCG, Bain,
13:06avec une cinquantaine d'experts qui sont vraiment reconnus d'un point de vue mondial,
13:10qui nous accompagnent sur des missions de stratégie.
13:13Par exemple, on peut accompagner le directeur d'une entreprise qui est des petits réacteurs nucléaires
13:18sur son plan stratégique à cinq ans.
13:20On travaille aussi sur les sujets d'économie circulaire pour aider les entreprises
13:22à mettre plus de circularité dans leur business model,
13:25ou on va travailler sur des sujets dans l'automobile,
13:29sur des positionnements de marché, par exemple en Inde,
13:32sur le véhicule deux roues électriques ou trois roues électriques.
13:36Do Well Do Good, c'est pas si facile à prononcer et à intégrer,
13:42mais en tout cas, ça claque à l'oreille.
13:46On parle d'organisation par secteur.
13:49Je veux bien que vous nous expliquiez de quoi il s'agit.
13:52Alors déjà, sur Do Well Do Good, c'est vrai que c'est un peu compliqué à prononcer.
13:55On a fait un petit peu exprès.
13:57Ça marche, regardez.
13:59Vous allez vous en souvenir ensuite.
14:00Vous pouvez peut-être dire Do Good Do Well à faire.
14:02Déjà, ça veut dire Do Well For Yourself, Do Good For The Society.
14:05Nous, on pense que ça peut être fait en même temps,
14:06du lundi au vendredi, de 9h à 5h.
14:08Moi, j'ai travaillé dans le secteur privé, j'ai travaillé dans le secteur public.
14:11Et en fait, Do Well Do Good, c'est peut-être le meilleur des deux mondes.
14:14C'est la performance qu'on peut retrouver dans le secteur privé
14:16et l'impact qu'on peut trouver dans le secteur public.
14:18Moi, j'ai travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie de haut niveau.
14:22J'ai travaillé aussi en Afrique pour Tony Blair.
14:24J'ai conseillé différents gouvernements.
14:26Et en fait, moi, je voulais créer une entreprise où j'ai les deux,
14:29de la performance et de l'impact.
14:31Et d'ailleurs, on a même un autre slogan dans Do Well Do Good,
14:33c'est To Do Well and Good, You Have To Do Very Well.
14:36Ça veut dire quoi ?
14:36Ça veut dire que les produits durables doivent être plus performants
14:40que les produits en manière traditionnelle.
14:42En gros, prenez Elon Musk avec la voiture électrique.
14:45Il a réussi parce que sa voiture électrique,
14:46elle était meilleure que les autres voitures qui existent sur le marché.
14:49Et nous, c'est un peu notre conviction.
14:50On n'est pas un cabinet de conseil en RSE,
14:52qui pousse la RSE, qui pousse la décarbonation,
14:55qui a un coût évidemment.
14:56Alors, si c'est réglementaire, il faut le faire.
14:58Mais nous, on essaye de convaincre les dirigeants, en fait,
15:00de développer des solutions qui sont à la fois good and well.
15:03Et ces solutions-là, elles doivent être plus performantes
15:05que leurs solutions traditionnelles.
15:06Et donc, cette organisation par secteur,
15:08alors pourquoi on travaille ?
15:09Déjà, qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
15:11Alors, déjà, pourquoi ces secteurs-là ?
15:13En fait, ils sont critiques pour créer un monde désirable,
15:18un monde dans lequel nos enfants ont envie de vivre.
15:20Transition énergétique, c'est la décarbonation.
15:23Mobilité durable, c'est un gros secteur
15:26qui carbone beaucoup l'économie et l'environnement.
15:29Et l'économie circulaire, nous, on en voit comme un enjeu,
15:33un levier de décarbonation.
15:34L'économie circulaire, c'est à peu près 50% du levier de décarbonation
15:37dans le monde, ça dépend des industries.
15:38Mais c'est aussi un enjeu de souveraineté sur les matières.
15:42C'est aussi des nouveaux business qui peuvent se mettre en place.
15:45Vous voyez l'exemple de Decathlon, par exemple,
15:47qui a pour ambition, d'ici l'année prochaine,
15:49d'avoir 5% de leur business sur l'économie circulaire.
15:53Leur business d'économie circulaire augmente
15:55de 10 à 20% chaque année.
15:56C'est beaucoup plus que le chiffre d'affaires d'entreprise.
15:58Vous voyez que dans toutes les grandes entreprises,
16:00vous avez des postes qui se sont créés,
16:02des directeurs de l'économie circulaire avec qui on travaille,
16:05que ce soit avec Saint-Gobain, Stellantis, Renault, Valeo.
16:10Toutes ces entreprises-là ont créé ces postes-là
16:12qui n'existaient pas il y a quelques années.
16:13Parce qu'il y a ce triple enjeu de souveraineté,
16:16décarbonation et aussi de nouveaux business
16:18qui se mettent en place.
16:19Et beaucoup de nos clients viennent nous voir
16:21parce qu'ils se disent, en fait, la décarbonation,
16:23c'était un sujet pour nous, c'était une contrainte,
16:25c'était des sous.
16:26L'économie circulaire, c'est peut-être un levier décarboné
16:29tout en gagnant des sous.
16:30C'est du well, du good.
16:32Alors pourquoi ces secteurs-là ?
16:33Parce qu'ils sont stratégiques ensuite pour l'économie.
16:36Ça vient aussi de notre passé.
16:38On est beaucoup d'ingénieurs dans l'équipe.
16:43Et il y a d'autres secteurs qui seraient tout aussi importants à aborder.
16:45Mais on a choisi ces trois secteurs-là pour commencer.
16:47D'accord.
16:48Avec donc ce livre blanc,
16:49vous venez de commencer à en parler sur l'économie circulaire.
16:53Quelle leçon principale vous en tirez ?
16:58On a ce livre blanc, mais on en a d'autres aussi.
17:01Mais notre...
17:03Déjà, sur l'économie circulaire,
17:04il y a un peu dans la terminologie,
17:07tout le monde,
17:09il va de son propre R,
17:104 R, 5 R, 6 R, etc.
17:12Hongrie aussi, clonrie, etc.
17:14Donc il y a besoin d'aligner un peu la terminologie européenne
17:16pour que la puissance publique
17:19puisse aligner des incentives
17:21avec un vocabulaire commun.
17:22Ça, c'est un premier sujet.
17:24L'économie circulaire,
17:25c'est des nouveaux business.
17:26C'est possible,
17:27mais c'est dur.
17:28Il y a aussi un sujet de réglementation
17:30et des incentives publics
17:33qui peuvent être mis en place
17:34pour encourager ces entreprises
17:35qui sont, on va dire,
17:37un peu innovantes
17:39pour qu'elles puissent développer
17:41leur système à l'échelle.
17:42Souvent, le problème de l'économie circulaire,
17:44ce n'est pas le début,
17:45les pilotes,
17:46ça fonctionne,
17:47c'est plutôt le passage à l'échelle.
17:48Et la France est plutôt pionnière en la matière ?
17:50Oui, la France et les pays nordiques
17:52sont plutôt bons.
17:53L'Europe, oui.
17:55Ensuite, il y a encore beaucoup à faire.
17:58Ça peut rester un buzz
17:59si on s'arrête là.
18:01On peut peut-être donner
18:02un certain nombre d'exemples.
18:03Par exemple,
18:04si vous parliez de mobilité,
18:05dans l'industrie automobile,
18:07l'économie circulaire,
18:07quelle place elle prend aujourd'hui
18:11et quelle place elle pourrait prendre encore plus ?
18:12J'ai envie de dire,
18:13l'économie circulaire,
18:14elle existe avant
18:16que le terme économiste...
18:18Oui, on en faisait sans.
18:18On en faisait sans appelé comme ça.
18:19Je suis sûr que vous répariez votre voiture,
18:20vos parents, etc.
18:21Tout ce qui coûte cher, en fait,
18:23est déjà un peu circulaire
18:25d'une certaine manière.
18:26On répare, on répare,
18:27on essaye de maintenir les avions,
18:28les hélicoptères,
18:29les voitures,
18:29le plus longtemps possible.
18:31Ça, c'est parce que la valeur économique,
18:33il y a une pression
18:34sur le budget des gens.
18:37Donc, un exemple sur Renault,
18:39The Future is Neutral,
18:40qui est un partenaire de Do Well, Do Good,
18:42c'est un milliard de chiffres d'affaires quand même.
18:44Ce n'est pas anodin.
18:45Alors, il démantèle,
18:46il recycle,
18:47il répare,
18:48et il y a ce concept
18:49qui semble un peu nouveau
18:51dans le monde
18:51de l'économie circulaire,
18:53c'est le remanufacturing.
18:55Remanufacturing,
18:56si vous prenez une pièce,
18:59vous avez une voiture,
19:00et au lieu de mettre une pièce neuve,
19:01on vous met une pièce
19:03qui vient d'un autre véhicule
19:04qui a été réparé
19:07d'une certaine manière,
19:08et remise, on va dire,
19:10aux mêmes conditions de normes
19:11et de garantie.
19:12Avec un rôle des assureurs,
19:13d'ailleurs,
19:14en la matière.
19:15On voit qu'il y a de plus en plus
19:16d'assureurs
19:17qui poussent à utiliser
19:18des pièces reconditionnées.
19:19Parce que les pièces
19:20sont devenues
19:21plus séchères
19:22et plus d'économie circulaire.
19:24On prenait un phare
19:25qui coûte peut-être
19:262000, 2000 euros
19:27avec de nouvelles technologies,
19:28l'assureur dit
19:28que ce serait quand même bien
19:29qu'on ne le remplace pas
19:30par un neuf
19:31mais qu'on puisse le réparer.
19:32Donc, il y a une volonté aussi
19:34des équipementiers automobiles
19:35avec qui on travaille aussi
19:36de concevoir des pièces
19:38qui soient plus réparables.
19:41Et cette conception
19:43peut avoir un coût,
19:44un surcoût,
19:45mais par contre,
19:46on peut avoir un gain
19:47si derrière,
19:48on développe un business
19:49de réparabilité
19:49ou de remanufacturing.
19:51On a fait une mission
19:51comme celle-ci
19:52où on a pris
19:53toutes les pièces,
19:54on a fait une moulinette Excel
19:56qui explique
19:57telle condition de la pièce
19:58fait que celle-ci,
19:59elle est réparable,
20:00il y a un modèle économique derrière.
20:02Donc, ce qui est intéressant,
20:03c'est que ce n'est pas
20:04on le rend réparable
20:05juste parce que c'est réparable.
20:06On le rend réparable
20:06parce que derrière,
20:06il y a un modèle économique
20:07qui fonctionne.
20:08Et donc, ça,
20:08ça parle aux dirigeants
20:09et donc, du coup,
20:10les porteurs de ces projets-là
20:11sont écoutés
20:12par leur comex
20:13et leur borde.
20:14Et en matière de construction,
20:16on n'a pas encore parlé
20:16du secteur du bâtiment
20:18et de la construction.
20:20C'est un gros secteur émetteur
20:22de gaz à effet de serre.
20:23Donc là aussi,
20:24alors on en a souvent parlé ici,
20:26on a été partenaire
20:28du salon du bâtiment
20:30bas carbone, etc.
20:31Donc, c'est une thématique
20:32qu'on traite assez régulièrement.
20:34Mais on en est où,
20:36d'après vous ?
20:36Encore au balbutiement,
20:38il y a une prise
20:39de conscience importante.
20:41Comment vous situez
20:42ce secteur de la construction
20:42dans les enjeux
20:43de l'économie circulaire ?
20:44Là, c'est compliqué.
20:47Si vous prenez,
20:48je vous donne une métaphore
20:49qu'un de nos experts
20:52nous donne régulièrement.
20:54Vous êtes sur une plage,
20:56vous faites un château de sable,
20:57vous prenez votre seau
20:57et vous faites un château de sable,
20:58ça prend deux secondes.
20:59Maintenant, vous faites l'inverse.
21:00Vous êtes sur le parking
21:02et vous renversez votre seau
21:05dans lequel il y a du sable
21:05et essayez de refaire
21:07un château de sable avec ça.
21:08C'est la galère.
21:09La construction,
21:09c'est un peu pareil.
21:10Dès que vous démolissez,
21:11récupérez pour refaire
21:12un château de sable,
21:12c'est très compliqué.
21:13Ceci étant dit,
21:15nous, avec nos acteurs,
21:16avec nos clients
21:17dans la construction,
21:18on se rend compte
21:19que l'économie circulaire,
21:22c'est plus de 50%
21:23de la décarbonation
21:24de la construction
21:24du bâtiment.
21:26Donc, c'est un énorme
21:27levier de décarbonation.
21:28Et il y a des acteurs
21:29qui ont travaillé
21:30pour un acteur de la construction
21:32de matériaux
21:33qui a réussi
21:34à développer
21:35des technologies
21:35de plaques de plafond
21:40à 90%
21:41de matériaux recyclés
21:42qui a réduit
21:43de 80%
21:44l'empreinte carbone
21:46de ce matériau
21:47et qui est en fait
21:48moins cher.
21:48Donc, ça peut être
21:49dans certains cas
21:50non seulement
21:50un levier de décarbonation
21:52mais un levier
21:53d'amélioration
21:54des marges
21:55à condition
21:56qu'on arrive
21:57à organiser,
21:58à industrialiser
21:58la collecte.
21:59Oui, c'est ce que
21:59j'allais vous dire.
22:00La collecte
22:01de ces matériaux.
22:02Parce que là,
22:02c'est vraiment
22:03une organisation
22:03à revoir
22:04sur les chantiers,
22:07des bennes spécifiques,
22:08etc.
22:09Ce qui n'était pas
22:10dans les habitudes.
22:10Exactement.
22:10Parce que ce qui est facile,
22:11c'est de récupérer
22:12tout le scrap
22:14post-production,
22:15c'est-à-dire
22:15à la sortie des usines
22:16et ça,
22:17on le remet dans la boucle,
22:18ça c'est facile.
22:19C'est un peu
22:19l'histoire du parking.
22:20On n'est pas encore
22:21dans le parking,
22:21on a versé le seau
22:22quasiment dans le sable,
22:23donc on le remet,
22:24c'est facile.
22:25Par contre,
22:25dès que c'est sur le chantier
22:26et qu'il faut récupérer
22:27ses matériaux,
22:28là, il faut revoir
22:29pas mal de choses.
22:30Après, il y a
22:31des matériaux de construction
22:32qui sont plus simples
22:33que d'autres.
22:33Les vides, par exemple,
22:34si elles n'ont pas été abîmées,
22:35c'est facile de remettre
22:36dans un circuit.
22:37Mais tout ce qui est béton,
22:38etc., c'est compliqué.
22:40Sur l'énergie,
22:44là aussi,
22:44j'imagine que vous conseillez
22:46un certain nombre
22:47d'entreprises
22:48de ce secteur.
22:51La décarbonation,
22:52c'est peut-être
22:52le secteur qu'on regarde
22:53prioritairement,
22:54notamment, je pense
22:55aux industries électrointensives.
22:57C'est vrai qu'on a vu
22:58qu'il y avait
22:58des plans gouvernementaux
22:59qu'on avait ciblés
23:00un certain nombre d'usines
23:02sur lesquelles
23:03il fallait prioritairement
23:05agir.
23:05Là aussi,
23:06on en est où
23:07du passage à l'échelle
23:09dans la logique
23:10qui est la vôtre ?
23:10C'est-à-dire de dire
23:11ce qu'on fait,
23:12on le fait pour que
23:13ce soit rentable
23:14et que ça bénéficie
23:16à l'entreprise.
23:16Est-ce que les crises
23:17qu'on vit,
23:18l'actuelle,
23:18ou celles de l'Ukraine,
23:20ont été des accélérateurs
23:21importants ?
23:22Déjà,
23:23si on regarde
23:26l'électrification
23:27des transports,
23:28ça va moins vite
23:28que prévu.
23:29Ça va moins vite
23:30que prévu
23:31parce que les voitures
23:31sont plus chères
23:32à cause des batteries
23:32qui sont plus chères
23:34qu'un moteur thermique.
23:35Aujourd'hui,
23:37effectivement,
23:38la crise
23:38qu'on voit
23:39dans le détroit d'Hormuz
23:41permet une prise
23:42de conscience
23:43des usagers aussi.
23:46moi,
23:46ce que j'aime bien
23:48est aussi une communication
23:49qui est,
23:50alors un,
23:50c'est chère
23:50et deux,
23:50la communication
23:51est un peu sur
23:52assez vert,
23:53c'est bien.
23:53Je pense qu'il faut dire
23:54assez vert,
23:55c'est mieux.
23:56Et ce que fait un peu Renault,
23:57d'ailleurs,
23:57ce que j'aime bien
23:57dans la pub
23:58sur la Renault 5 Turbo,
23:59il compare la Renault 5 Turbo
24:00avec une autre voiture thermique.
24:02Et c'est pas sur,
24:03il mesure pas le bilan carbone.
24:05On sait très bien
24:05que le bilan carbone
24:06d'une voiture électrique
24:07à partir de 15 000 kWh par an,
24:09on est bon,
24:09largement bon.
24:10En fait,
24:11il compare la vitesse,
24:11l'accélération,
24:12le plaisir.
24:14Et plus on est dans ce type de,
24:17d'ailleurs,
24:17je vous donne notre exemple
24:18sur la construction.
24:19Notre acteur
24:20avec qui on a travaillé
24:20nous a dit,
24:21on va pas le pitcher
24:22parce que c'est vert,
24:23on va le pitcher
24:23parce que c'est mieux.
24:24Et le fait que ce soit vert,
24:26c'est encore mieux,
24:28c'est la souris sur le gâteau.
24:28Mais le gâteau d'abord,
24:29il faut que ce soit mieux.
24:30Et alors,
24:31si on revient à votre question
24:32sur la transition énergétique,
24:34ben là,
24:35c'est quand même,
24:36il faut que,
24:38donc on parle notamment
24:38de la chaleur industrielle,
24:39on parle de la décarbonation,
24:41parce qu'aujourd'hui,
24:41l'électricité est décarbonée
24:43en France.
24:43La chaleur ne l'est pas.
24:45Alors,
24:46il y a différentes technologies
24:48qui pourraient amener
24:49à décarboner
24:50ces usages-là.
24:52Nous,
24:52on a travaillé pour des acteurs
24:53des SMR,
24:54des petits réacteurs nucléaires
24:55qui permettent
24:57de décarboner
24:57soit la chaleur urbaine,
24:58soit les grosses plaques
24:59industrielles,
25:00FOSS,
25:01Dunkerque,
25:02etc.
25:05Ces solutions
25:06ne sont pas encore prêtes.
25:08Elles vont arriver
25:08dans peut-être
25:095,
25:0910 années,
25:09dans 5 à 10 ans.
25:11Les petits,
25:12peut-être plus rapidement
25:12que d'autres.
25:13Il y a encore un gros chantier.
25:15Il y a aussi des aides
25:16qui sont nécessaires
25:17de l'Europe,
25:18parce que c'est comme
25:19un peu l'histoire des batteries.
25:20C'est un de nos sujets aussi.
25:21Sans aides,
25:22les gigafactories européennes
25:24ne sont pas compétitives
25:25avec les acteurs
25:26batteries chinoises.
25:28De la même manière,
25:29sans aides,
25:30les SMR européens
25:31ne seront pas compétitives
25:32par rapport
25:33à des SMR
25:34asiatiques.
25:35et donc,
25:37on en est encore loin,
25:38je pense.
25:38Il y a encore un gros,
25:39gros chantier.
25:40L'électrification des usages,
25:41c'est un gros sujet
25:42pour EDF,
25:44pour EDIS
25:44et tous les acteurs
25:45et pour le gouvernement.
25:46Et ça sera clé
25:47pour atteindre
25:47les objectifs de l'Europe.
25:48Merci beaucoup Sébastien Fardeau
25:50et à bientôt
25:51sur Bismarck.
25:52C'est l'heure du grand entretien
25:54de ce Smart Impact
25:55avec la directrice
25:56développement environnement
25:57de LVMH.
26:03Prêt pour l'impact ?
26:04C'est la question que je pose.
26:04Chaque jour,
26:05on a une personnalité
26:06qui compte dans notre économie
26:08et je reçois aujourd'hui
26:09Hélène Vallade.
26:10Bonjour, bienvenue.
26:11Heureux de vous retrouver
26:12dans cette émission.
26:13Vous êtes la directrice
26:14développement environnement
26:15de LVMH.
26:17Tiens, le mot impact,
26:18quel sens vous lui donnez
26:19au quotidien
26:20dans votre activité ?
26:21Plus généralement,
26:22la stratégie d'un géant du luxe
26:24comme LVMH.
26:25Il devient stratégique ce mot
26:27parce qu'impact,
26:28ça veut dire
26:28un impact potentiellement négatif
26:31sur l'environnement
26:33mais ça veut dire aussi
26:34un impact positif.
26:36Donc derrière,
26:36c'est des stratégies
26:37à la fois de réduction
26:38de ces impacts
26:39et de valorisation
26:40de l'impact positif
26:42et ça nous renvoie
26:43vers des solutions
26:45d'agriculture régénératrice,
26:47d'impact positif
26:48ou d'économie circulaire.
26:50Mais avant tout ça,
26:51la responsabilité,
26:52c'est de réduire
26:53l'ensemble des impacts
26:54possibles
26:55en termes d'impact
26:57sur la biodiversité,
26:58pollution éventuellement,
27:00impact sur les sols,
27:01etc.
27:02Donc il y a vraiment
27:03toujours les deux aspects.
27:05Alors ça rejoint
27:08la responsabilité sociale,
27:10sociétale et environnementale.
27:11C'est quoi pour LVMH ?
27:12C'est un levier de performance ?
27:14Est-ce qu'on peut dire ça
27:15comme ça ?
27:15Est-ce que ce n'est pas
27:15le meilleur moyen
27:16de donner sa bonne place
27:18à la RSE dans une entreprise ?
27:19Oui, je pense que là aussi
27:20c'est les deux.
27:21C'est-à-dire c'est gestion
27:22des risques pour le business
27:25liés aux conséquences
27:26du réchauffement climatique.
27:27En l'occurrence pour LVMH,
27:29essentiellement sur sa chaîne
27:30d'approvisionnement,
27:31enfin ses chaînes
27:31d'approvisionnement d'ailleurs,
27:33comment par exemple
27:34la désertification
27:35dans certains endroits
27:36peut peser sur l'élevage
27:39de telle ou telle chèvre
27:40dont on a besoin
27:41pour la laine, etc.
27:43Donc ça, ça se travaille
27:45selon des scénarios.
27:48On donne un prix également
27:50à ce type de risque.
27:52Donc vous avez raison,
27:53c'est ce lien-là
27:54de gestion de ces risques
27:55pour la marge des affaires.
27:57Et puis de l'autre côté,
27:58c'est aussi être capable
27:59d'aller identifier les opportunités
28:01et là aussi de les chiffrer.
28:04L'environnement chez LVMH,
28:05ça veut dire aussi
28:06des services de réparation,
28:08des services de circularité,
28:09des recharges,
28:11combien ça rapporte
28:13et en quoi ça modifie
28:15l'expérience client
28:17dans nos boutiques également.
28:19Vous êtes directrice
28:21développement environnement.
28:22Ça veut dire quoi ?
28:23Je me suis posé la question
28:24en préparant l'émission.
28:26C'est développer cette stratégie.
28:28Mon collègue,
28:28c'est développement social.
28:30Voilà, donc on essaye
28:31vraiment d'implémenter,
28:32d'intégrer ces dimensions
28:34à la stratégie globale du groupe.
28:36Et j'ai l'impression
28:37qu'on y arrive à peu près.
28:38C'est vrai que pendant des années,
28:40ce sujet a été posé
28:41un peu à côté,
28:42il faut bien dire,
28:43à côté de la marge des affaires
28:45et pas simplement
28:45chez LVMH.
28:46Moi, je préside l'ORS à côté
28:48et je me rends compte de ça.
28:49L'ORS, c'est l'observatoire
28:51de la RSE.
28:51Oui, pardon.
28:52Et là,
28:53on est en train d'entrer
28:54dans une autre tendance,
28:56me semble-t-il,
28:57alors que les institutions,
28:59les politiques sont plutôt
29:00en train de retourner en arrière.
29:01Les entreprises gardent le cas.
29:03Alors ça,
29:04on va en reparler là
29:05dans une minute,
29:05mais je voudrais revenir
29:06sur votre expérience personnelle
29:07parce que vous étiez
29:08chez Suez
29:09avant de rejoindre LVMH
29:10il y a une demi-douzaine d'années,
29:12si je ne me trompe.
29:13Est-ce qu'on fait de la RSE
29:14de la même façon partout ?
29:15Ou est-ce qu'il y a forcément
29:17l'identité de l'entreprise
29:18qui fait qu'on s'en empare différemment ?
29:20Alors,
29:20il y a toujours
29:21les mêmes fondamentaux,
29:22c'est-à-dire,
29:22ce qu'on se disait tout à l'heure,
29:24limiter les impacts
29:25et maximiser les impacts positifs.
29:27Ça, c'est franchement
29:28la colonne vertébrale
29:30des politiques
29:31de développement durable.
29:32Ensuite,
29:33l'enjeu,
29:34c'est d'adapter cela
29:36et de l'ajuster
29:37à l'ensemble des problématiques
29:39du secteur dans lequel on est.
29:41Donc, en effet,
29:42les métiers de Suez
29:43étaient très organisés
29:44et le sont toujours d'ailleurs,
29:45autour de l'économie circulaire
29:47et de la protection
29:48de la ressource en eau.
29:50Ce que je retrouve totalement
29:51à LVMH
29:52avec, en plus,
29:54l'ensemble des chaînes
29:55d'approvisionnement,
29:56oui, on a des vignobles
29:59pour l'activité
30:00vins et spiritueux.
30:01Comment on fait en sorte
30:02que ces vignobles
30:03deviennent de plus en plus
30:04un impact positif,
30:06pour reprendre votre terme ?
30:07Parfums et cosmétiques,
30:08c'est pareil.
30:09Le fondement,
30:10ce sont des espèces végétales.
30:12Comment on fait en sorte
30:13que ces fleurs
30:15n'habillent pas les sols ?
30:16Etc.
30:17Pour que ça marche,
30:17il faut que ce soit intégré
30:19à la stratégie,
30:20donc,
30:22au COMEX,
30:22le plus proche possible
30:24du big boss
30:25de l'entreprise.
30:26Oui,
30:27et Antoine Arnaud
30:27qui dirige
30:29l'environnement
30:30est rentré au COMEX
30:32il y a quelques mois.
30:33Donc,
30:34c'est aussi une preuve
30:34de cette intégration
30:35de ce sujet
30:36dans la stratégie.
30:37Et au-delà de ça,
30:38ça marche en haut,
30:39ça marche aussi
30:40dans toutes les pratiques.
30:42Et ce que l'on constate là,
30:44qui est d'ailleurs,
30:44je trouve assez intéressant,
30:45peut-être un peu moins sexy,
30:46mais très intéressant quand même,
30:48c'est la manière
30:49dont ces sujets
30:50ont pénétré
30:51les métiers.
30:52et là,
30:53de ce point de vue-là,
30:53il n'y aura pas
30:54de retour en arrière.
30:54Quelques exemples
30:56pour des ateliers,
30:58par exemple,
30:58de production de laine,
31:00ça a besoin d'eau
31:01pour marcher.
31:02On a installé
31:04des récupérateurs
31:06d'eau usée
31:07que l'on traite
31:08et que l'on réintègre
31:09dans le...
31:10Voilà,
31:11exactement,
31:11c'est une boucle fermée.
31:12Une boucle fermée.
31:13On ne va pas revenir
31:14en arrière là-dessus.
31:15Vous voyez,
31:15ça ne nous viendrait pas
31:17à l'idée
31:18de changer ce type
31:19de gestes,
31:20de pratiques,
31:21de métiers.
31:22De la même façon,
31:23dans une autre de nos marques,
31:24chez Louis Vuitton,
31:24quand on va visiter
31:26les centres logistiques,
31:28c'est-à-dire là
31:28où on emmagasine
31:30les produits
31:31avant qu'ils partent,
31:32vous savez,
31:32peut-être que vous avez visité ça,
31:33ils sont entourés
31:34généralement de plastique
31:35pour les protéger.
31:37On a,
31:38par démonner l'expression,
31:39viré le plastique.
31:40Donc,
31:41c'est du craft,
31:41c'est des choses
31:42dont l'impact environnemental
31:44est beaucoup moins fort,
31:45mais c'est systématique.
31:47Il ne nous reviendrait pas
31:47à l'idée de se dire
31:48bon,
31:49on revient au bon vieux plastique.
31:52Donc,
31:52c'est en effet,
31:53c'est stratégie globale,
31:54mais aussi pénétration
31:55dans l'ensemble des métiers.
31:56Alors,
31:57vous nous l'avez dit,
31:57vous êtes également
31:57président de l'Observatoire
31:59de la RSE,
31:59lors de vos voeux
32:00en janvier dernier,
32:01vous disiez ceci,
32:02malgré un contexte
32:04économique sous tension,
32:05le volontarisme
32:06des entreprises
32:06reste puissant.
32:07On assiste à la fin
32:08d'une RSE
32:09incantatoire,
32:10parfois déconnectée
32:11du réel.
32:11L'ambition demeure
32:12construit une RSE
32:12de progrès
32:13qui rassemble
32:14plutôt qu'elle
32:15n'oppose.
32:17On va évidemment
32:18parler du contexte
32:20général,
32:20mais je reprends
32:21vos termes.
32:22La RSE
32:23incantatoire,
32:24vous l'avez vécu
32:25d'une certaine façon ?
32:26Parce que moi,
32:26j'ai parfois eu l'impression
32:27d'avoir des interlocuteurs
32:28qui étaient un peu
32:29dans ces grands principes
32:31et puis si on creusait
32:33un peu,
32:33on ne voyait pas les actes.
32:34C'est ça.
32:35Il y a une quinzaine
32:37d'années,
32:38il y avait cette nécessité
32:39d'être extrêmement militant,
32:41d'être très activiste
32:43sur ce sujet,
32:44donc ça correspondait
32:44à une période.
32:46Mais certains ont surfé
32:48sur cette vague
32:49de l'activisme
32:50pour être en effet
32:51très incantatoire,
32:52c'est-à-dire avoir
32:54des grandes paroles,
32:55des grands objectifs,
32:57etc.,
32:58et très peu de choses
32:59derrière.
33:00Et donc,
33:00cette incantation,
33:01puis cette aussi,
33:02cette façon de dire
33:03« fais pas ci,
33:03fais pas ça »,
33:04me semble être passée
33:06de mode,
33:07si je puis dire,
33:08parce qu'elle n'a pas été
33:09au fond efficiente.
33:10Et je pense que
33:11ces sujets ne sont pas là
33:13pour donner des ordres,
33:14mais pour embarquer,
33:16mobiliser et trouver
33:17des solutions,
33:18en fait.
33:18Alors,
33:18et c'est ce que vous dites,
33:19une RSE qui rassemble
33:20plutôt qu'elle n'oppose.
33:21Sauf que les enjeux
33:23environnementaux,
33:24ce sont aussi
33:25des enjeux politiques.
33:26On le voit
33:26à chaque campagne électorale,
33:28et on l'a vu là
33:28aux élections municipales,
33:30dans des villes
33:30qui étaient dirigées
33:31par des maires écologistes,
33:32par exemple,
33:32qui étaient ciblées
33:33pour certaines
33:34de leurs politiques,
33:36et notamment
33:36par d'autres camps.
33:38C'est compliqué
33:39de faire une RSE
33:40qui rassemble
33:41plutôt qu'elle n'oppose,
33:42finalement ?
33:42Alors, une RSE
33:43qui rassemble
33:44sur le fondamental,
33:45c'est-à-dire
33:45la RSE,
33:46le développement durable,
33:47c'est aussi nécessaire
33:48dans les politiques publiques
33:49ou dans les politiques municipales
33:50que l'éducation.
33:52Ce sont des enjeux
33:53qui sont installés,
33:54qui sont du régalien,
33:55si je puis dire.
33:56En revanche,
33:57les solutions,
33:58que ce soit en matière
33:59d'éducation
34:00ou en matière
34:00de durabilité,
34:01elles,
34:02elles peuvent en effet
34:03créer du débat.
34:05Des solutions,
34:05tout le monde
34:06n'est pas d'accord.
34:07Ce que je voulais dire
34:08dans ce manichéisme
34:10au sens,
34:11il faut retrouver un peu
34:12le sens de la nuance.
34:14C'est-à-dire,
34:15il y a des choses
34:15qui ne sont pas noires
34:16et blanches
34:17dans les solutions.
34:19Par exemple,
34:19une solution
34:20qui va être favorable
34:21au climat
34:21ne va pas automatiquement
34:23favorable
34:23à la biodiversité.
34:25Et donc,
34:26ce genre de débat,
34:28de sens de la nuance
34:30sur les choses,
34:30me semble-t-il,
34:32est extrêmement important,
34:33surtout dans l'époque
34:34dans laquelle nous sommes.
34:35Et donc,
34:35vous nous dites
34:35qu'il y a ce volontarisme
34:37des entreprises.
34:38Je suis assez d'accord
34:39avec vous
34:39ce que je ressens ici,
34:42avec quand même
34:43un climat politique
34:45aux Etats-Unis,
34:45en Europe,
34:46qui est plutôt
34:46au coup de frein.
34:48Est-ce que ça veut dire
34:49que vous adaptez,
34:51par exemple,
34:52pour une entreprise
34:53aussi importante
34:54que LVMH
34:55qui est présente
34:55évidemment sur le marché américain,
34:56vous adaptez
34:57votre discours
34:58pour le marché américain ?
35:00Ou certains mots
35:01sont interdits
35:02du vocabulaire officiel,
35:03quand on ne peut plus dire
35:04climat, par exemple.
35:04On parle davantage
35:05de biodiversité
35:06aux Etats-Unis,
35:07en effet.
35:08On continue à faire,
35:09on est moins vocal.
35:11Et puis,
35:12de l'autre côté
35:13du globe,
35:14il y a en revanche
35:15la Chine,
35:16l'Asie,
35:18dans lesquels
35:20les progrès
35:21en matière
35:21de durabilité
35:23sont absolument
35:24immenses.
35:26dans les villes
35:27chinoises,
35:28il y a 15 ans,
35:30on avait du mal
35:31à respirer,
35:32ce n'est plus du tout
35:33le cas,
35:34et surtout,
35:35on risque de se faire
35:35écraser,
35:36parce que tout le monde
35:38est passé à l'électrique,
35:39donc on n'entend plus rien.
35:41Donc,
35:41on dit souvent,
35:42on regarde tout ça
35:43avec un petit peu
35:44de condescendance,
35:45en fait,
35:46il se passe des choses
35:47qui sont absolument
35:47incroyables,
35:49et d'ailleurs,
35:50en termes de géopolitique
35:52et de stratégie mondiale,
35:54on peut dire
35:54d'une certaine manière
35:55que sur la durabilité,
35:58c'est plutôt
35:58le soft power asiatique
36:00qui est en train
36:00d'être prégnant.
36:02Donc,
36:02c'est pour ça
36:04que dans cet univers
36:05aussi complexe,
36:06il faut rester,
36:08j'ai envie de dire,
36:08droit dans ses escarpins,
36:10c'est-à-dire
36:11continuer fermement
36:13le même cap environnemental.
36:15Parce qu'entre nous,
36:16soit dit,
36:16le climat
36:17n'est pas sur pause.
36:19Donc,
36:19les institutionnels
36:20peuvent dire
36:21ce qu'ils veulent.
36:21C'est une évidence,
36:22et d'ailleurs,
36:22le risque climatique
36:23dont vous parliez
36:23tout à l'heure,
36:24les entreprises,
36:25elles le voient bien.
36:26Elles le vivent.
36:27Et elles le concrètement,
36:28maintenant,
36:28absolument.
36:29Alors,
36:30on va rentrer un peu
36:30dans le détail
36:31des actions,
36:31des objectifs
36:32que vous vous êtes donnés,
36:33des actions
36:33que vous avez
36:36mises en œuvre.
36:37Par exemple,
36:37sur le bilan carbone
36:42sur les émissions
36:42de CO2
36:44du groupe,
36:46vous êtes évidemment,
36:47j'imagine,
36:48partie d'un audit.
36:50Avec quel objectif
36:51et à quelle échéance ?
36:53On a en effet
36:54mesuré
36:55l'empreinte carbone
36:56du groupe
36:56et à partir
36:57de cette empreinte carbone,
36:58on définit
36:59des trajectoires
37:00de réduction
37:01des émissions
37:02sur le scope
37:04propre à l'entreprise,
37:05c'est-à-dire
37:05nos ateliers,
37:06nos boutiques
37:07et leur consommation
37:08énergétique.
37:09Et là,
37:09on souhaite,
37:10on a des objectifs
37:12datés,
37:13chiffrés,
37:14là en l'occurrence
37:14pour 2030,
37:15parce qu'on vient
37:16de finir
37:17notre première phase.
37:18on a réduit
37:19de 55%
37:20les émissions
37:21de CO2
37:21du scope 1 et 2,
37:23c'est-à-dire liés
37:23aux sites,
37:25les ateliers
37:25d'Alba MH
37:26et les boutiques,
37:27deux ans avant
37:28l'échéance
37:30qu'on s'était fixée.
37:32Et donc,
37:32on a prolongé
37:33avec plus d'ambition
37:35cet objectif
37:36pour 2030
37:37avec moins 68%
37:39pour être très précise
37:40que l'on vise
37:41en 2030.
37:41Par rapport
37:42à quelle date
37:42de référence ?
37:43Par rapport
37:43à 2023.
37:44D'accord.
37:45La trajectoire
37:45précédente était
37:46par rapport
37:47à 2019.
37:48Tout ça étant validé
37:49par cet organisme
37:51qui fait vraiment
37:52autorité
37:52sur le marché
37:54du carbone,
37:54à savoir SBTI,
37:56qui a validé
37:57cette trajectoire
37:59l'année dernière
38:00et qui a été aussi
38:01validé par l'obtention,
38:02et je le dis
38:03parce que ça fait plaisir
38:04à nos équipes
38:04et à toutes les maisons
38:05de LVMH,
38:07du triple A
38:08du CDP,
38:09vous savez,
38:09le Carbon Disco
38:10of Jure Project,
38:11dont la notation
38:12est encore
38:13très crédible
38:14et très légitime,
38:15à la fois sur eau,
38:17forêt et climat,
38:18et c'est ça
38:19qu'on a obtenu
38:20à nouveau
38:21l'année dernière.
38:22Et puis sur le Scope 3,
38:24parce que le Scope 3...
38:24Donc ça,
38:25ce sont les émissions
38:25indirectes ?
38:26C'est les émissions
38:26indirectes,
38:27donc qui viennent
38:27de l'amont,
38:28par exemple,
38:29quand on extrait
38:30des choses,
38:32on produit du CO2
38:33quand on les fabrique
38:35également,
38:35et en aval,
38:36quand on les transporte,
38:38tout ça émet du CO2,
38:39c'est ce qu'on appelle
38:40le Scope 3,
38:41ce qui revient d'ailleurs
38:42à s'occuper
38:43de nos fournisseurs,
38:45puisque ce sont eux
38:46ce Scope 3,
38:47et là aussi,
38:48nous avons des objectifs
38:50en absolu
38:52d'ici 2030.
38:53C'est forcément plus long,
38:55parce que ce sont
38:57d'autres entreprises
38:58qu'il faut parfois
38:59les convaincre,
39:01il faut les intégrer
39:02à la stratégie ?
39:03Oui,
39:03c'est forcément
39:04plus complexe,
39:05en effet,
39:06parce que d'abord,
39:07les sources d'émissions
39:09sont extrêmement différentes,
39:11transport,
39:11il faut s'occuper
39:12du transport,
39:13les matières premières
39:14également,
39:15et puis il faut
39:16à la fois
39:18accompagner
39:18nos fournisseurs
39:20dans leur transition
39:20environnementale,
39:21et ça,
39:22vous avez raison,
39:23ça prend du temps,
39:25passer,
39:25je ne sais pas moi,
39:26un four électrique
39:27pour nos sous-traitants
39:29en matière de verre,
39:31vous voyez,
39:31c'est des choses comme ça,
39:33donc ça s'accompagne,
39:33passer à l'agriculture
39:34régénératrice
39:35dans nos filières
39:36d'approvisionnement
39:37sur la betterave
39:39dont on a besoin
39:40pour l'alcool
39:40de nos parfums,
39:41par exemple,
39:42tout ça,
39:43en effet,
39:43ça prend un peu plus
39:44de temps,
39:45mais en même temps,
39:46c'est très,
39:47comment dirais-je,
39:48embarquant,
39:49parce que ce sont des choses
39:50dont on voit les résultats
39:52de manière concrète
39:53au bout de 3-4 ans.
39:54On va parler
39:55d'économie circulaire,
39:57de seconde main,
39:57c'est la question
39:58que Émeric Deschins,
39:59qui était à votre place
40:00la semaine dernière,
40:01le directeur général,
40:02le cofondateur de Faume,
40:03a choisi de vous poser,
40:04on l'écoute.
40:06Bonjour Hélène,
40:07la question que je voulais
40:08vous poser aujourd'hui,
40:09c'est qu'évidemment,
40:11je pense que chez LVMH,
40:12vous n'échappez pas
40:14aux observations
40:15comme quoi le marché
40:16de la seconde main
40:16est en très forte croissance.
40:18Aujourd'hui,
40:19le contexte économique
40:20et les études récentes
40:23ont montré
40:24qu'une partie
40:24de la clientèle
40:25aspirationnelle
40:27des marques
40:28avait parfois
40:29un petit peu déserté.
40:31est-ce que pour vous,
40:33la seconde main
40:33peut être un moyen
40:34intéressant
40:35de recapter
40:38cette clientèle
40:39et quelle est
40:41la position
40:42ou la vision
40:43du groupe LVMH
40:44sur ces sujets ?
40:46Déjà,
40:47est-ce que vous avez créé,
40:49enfin,
40:49comment je peux poser
40:50la question ?
40:50Est-ce que vous laissiez
40:51la seconde main
40:52à d'autres
40:53et est-ce que vous vous êtes dit
40:54maintenant,
40:55il faut qu'on la réintègre ?
40:57Alors,
40:58en fait,
40:58le but qu'on poursuit,
41:00c'est de faire attention
41:01aux ressources naturelles.
41:03Qu'est-ce qui fait,
41:04qu'est-ce qui permet
41:05le plus
41:06de faire attention
41:07à ces ressources,
41:08c'est-à-dire
41:08de moins en consommer
41:09et quand on prend
41:10des ressources naturelles,
41:12de faire en sorte
41:13de les rendre
41:13d'une manière ou d'une autre,
41:14donc de faire du régénératif.
41:16Et on s'est rendu compte
41:17qu'il y avait deux choses
41:18qui comptaient énormément,
41:20c'est l'éco-conception
41:22de nos produits,
41:23c'est-à-dire
41:23je mets du recyclé
41:25dans la fabrication
41:26de mes produits,
41:27par exemple,
41:28et en bout de chaîne,
41:29si je puis dire,
41:30la réparation
41:32et les services
41:33de circularité.
41:35Parce que
41:36la spécificité
41:37des produits
41:38de LVMH,
41:39c'est justement
41:39qu'ils sont
41:41de haute qualité,
41:42c'est ça qui fait
41:43la définition du luxe.
41:44Donc,
41:44comment je peux pousser
41:46cette qualité
41:46si loin
41:47que je peux donner
41:49à ces produits
41:50une seconde vie,
41:51voire une troisième vie ?
41:52Ça ne nous arrive pas
41:53de jeter des sacs
41:54qu'on achète
41:55dans les boutiques
41:56de LVMH,
41:56donc comment je peux,
41:57je ne sais pas,
41:58les customiser un petit peu,
41:59les adapter,
42:01etc.,
42:01les réparer aussi
42:02de manière à ce qu'on puisse
42:03les transmettre
42:04très très loin
42:05de génération en génération.
42:07Donc nous,
42:07on ne parle pas
42:07de seconde main,
42:08on parle de seconde vie
42:10et on développe
42:12ces services
42:13de réparation
42:14un peu partout
42:15dans le monde,
42:16y compris
42:17en la rendant visible,
42:19c'est-à-dire
42:19dans les boutiques.
42:21Parce que,
42:21et je suis d'accord
42:22complètement
42:22avec Julien,
42:24mais il y a
42:25dans les clients
42:26du luxe
42:26et notamment
42:27dans cette clientèle
42:28aspirationnelle,
42:29la volonté
42:30d'avoir une expérience
42:30client.
42:32Et donc,
42:32c'est ça un peu
42:32la révolution aussi
42:33qui est en train
42:34de se passer
42:34chez LVMH,
42:35c'est que les boutiques
42:36sont en train
42:37de devenir autre chose
42:38que seulement
42:39des lieux d'achat,
42:40si je puis dire,
42:41mais aussi des lieux
42:42un peu de rêve,
42:43de culture,
42:44on fait de plus en plus
42:45d'expositions
42:46dans nos boutiques,
42:47et de gastronomie.
42:49Il y a,
42:51autant chez Dior
42:52que chez Louis Vuitton,
42:53des cafés extraordinaires,
42:54voire des restaurants
42:55dans les boutiques.
42:56Donc,
42:56ça devient autre chose
42:58et je pense que
42:59c'est cette expérience-là
43:00qui est un peu
43:01la marque
43:01de LVMH
43:03aujourd'hui.
43:03Et la seconde vie
43:06a un vrai impact
43:08à la fois
43:09sur la consommation
43:12des ressources,
43:12les émissions de CO2,
43:14mais également
43:15sur des revenus
43:16additionnels.
43:17Je me permets juste
43:18de citer
43:18ce chiffre
43:19parce qu'on en est
43:19très fiers.
43:20En 2025,
43:21ces services circulaires
43:22dont je vous parle,
43:23y compris la recharge,
43:25ont généré
43:25500 millions d'euros
43:27de revenus additionnels.
43:29C'est plutôt
43:30un très très bon début
43:31pour de la circularité
43:33à l'intérieur
43:34de notre groupe.
43:35Quelques chiffres
43:36concernant le groupe
43:36LVMH.
43:3775 maisons d'exception
43:39fédérées par LVMH,
43:41plus de 211 000 collaborateurs,
43:42près de 40 000 en France,
43:44plus de 80 milliards d'euros
43:45de ventes réalisées
43:46en 2025,
43:47plus de 6200,
43:48près de 6300 boutiques
43:50dans le monde
43:51sur ces maisons d'exception.
43:53On va parler un peu
43:54de social,
43:55de conditions de travail.
43:58Est-ce que c'est compliqué
44:01d'avoir une unité ?
44:02Évidemment,
44:03cette question,
44:03on va vous la poser souvent,
44:04même si vous n'êtes pas
44:05DRH de l'entreprise,
44:06mais comment on fait en sorte
44:08quand on fédère
44:09autant d'univers,
44:10de maisons,
44:11de cultures,
44:12d'ailleurs,
44:13différentes,
44:13pour donner une ligne directrice ?
44:15Oui,
44:15on est sur une ligne de crête,
44:17c'est-à-dire à la fois
44:19favoriser l'esprit groupe
44:21LVMH
44:22au sein de ces 75 maisons,
44:24et puis être très respectueux
44:26des identités,
44:27des cultures,
44:28du patrimoine
44:30de chacune de nos maisons,
44:31dont certaines ont plusieurs siècles.
44:33Donc voilà,
44:34c'est vraiment une combinaison,
44:35en effet,
44:36un peu sophistiquée
44:37et subtile de tout ça.
44:39Pour l'environnement,
44:40c'est embarquer dans une stratégie
44:42qui est globale
44:43pour les 75 maisons,
44:44qui s'appelle chez nous
44:45Life 360,
44:47où l'ensemble des maisons
44:49contribuent à cela,
44:50et c'est en même temps
44:51ajuster les objectifs
44:53en fonction des spécificités
44:55de l'ensemble des secteurs.
44:57On va avoir les mêmes exigences
44:59ou de même nature,
44:59qu'on soit dans les vins espiritueux,
45:01ou qu'on soit en montres et joailleries.
45:03Les enjeux sont différents.
45:05Maïs espiritueux,
45:06c'est évidemment la qualité du sol
45:08qui elle-même est corrélée
45:10à la qualité du raisin.
45:11Montres et joailleries,
45:12on va plutôt faire en sorte
45:14que la traçabilité
45:15de nos matières précieuses,
45:18de l'or,
45:19soit assurée.
45:20Vous voyez,
45:21c'est des enjeux différents
45:22et c'est ça
45:23qu'on essaie d'intégrer
45:24dans cette démarche globale.
45:26Il y a un engagement
45:27en termes d'emploi,
45:29de savoir-faire aussi.
45:30Ce sont des métiers
45:31d'artisanat,
45:35de luxe,
45:36voire d'artiste.
45:38On pourrait presque aller jusque-là.
45:41Vous vous sentez une responsabilité ?
45:43Totalement.
45:44De transmission de ces savoir-faire
45:46qui sont en train de se perdre,
45:47de ces savoir-faire artisanaux.
45:49C'est pour ça que LVMH a créé
45:50ce qu'on appelle
45:51l'Institut des métiers d'excellence
45:52pour former
45:54à ces savoir-faire.
46:00Désignent, entre guillemets,
46:02chaque année,
46:02des virtuoses
46:03pour justement
46:04que ce soient
46:05les ambassadeurs
46:06de l'ensemble
46:07de ces métiers artisanaux
46:08au sein des maisons LVMH
46:10et ailleurs.
46:11Et puis,
46:11se renouvellent en permanence.
46:13Vous allez dire que,
46:14mais en même temps,
46:15c'est ma ligne d'action.
46:17Les métiers d'excellence
46:18sont en train de regarder
46:19les métiers de la réparation
46:21qui renvoient
46:22à un savoir-faire
46:23très, très différent.
46:25Réparer,
46:26ce n'est pas la même chose
46:27que fabriquer.
46:28Ça demande un autre art.
46:30Ça demande aussi
46:30une dimension artistique
46:32pour éventuellement
46:33sublimer le produit
46:34qu'on a à réparer.
46:37Et donc,
46:37on va,
46:38voilà,
46:38ça c'est notre prochain projet,
46:40créer ces formations
46:41de la réparation.
46:43Il faut convaincre
46:44sur cette importance
46:45de la réparation
46:46parce que finalement,
46:48culturellement,
46:48vous êtes face à des gens
46:50talentueux
46:51mais qui depuis
46:51parfois des décennies
46:53font autrement.
46:54Oui,
46:54et puis,
46:54je pense qu'il y avait
46:56une perception
46:57de ce mot assez négative.
46:59Réparation,
46:59ça veut dire
46:59qu'il y a quelque chose
47:00qui ne va pas,
47:01un problème de qualité.
47:02Non,
47:02ce n'est pas ça.
47:04D'ailleurs,
47:04il faudrait inventer
47:05une autre sémantique.
47:06Donc,
47:06c'est la seule chose
47:07sur laquelle il a fallu convaincre
47:08que la réparation
47:09n'est pas égale
47:10à un problème de qualité
47:11mais bien au contraire
47:13à un embellissement
47:14du produit.
47:15On a beaucoup parlé
47:16de biodiversité
47:18mais par petites touches.
47:20C'est une thématique
47:21dont on parlait peu
47:23même dans une émission
47:24comme la mienne
47:26quand on l'a créée
47:26il y a six saisons
47:28et dont on parle
47:28beaucoup plus.
47:29Est-ce que vous,
47:30de la même façon,
47:31vous avez vu
47:32prendre ces objectifs
47:34de biodiversité,
47:35prendre un peu le pas
47:36sur les objectifs
47:37climat,
47:38bilan carbone,
47:39etc.
47:39Ça fait dix ans
47:41que je dis
47:42que la biodiversité
47:44est l'enjeu
47:44le plus important
47:46parce qu'au fond,
47:47c'est la principale,
47:48sur la biodiversité,
47:50sur les ressources en eau
47:51que s'exercent
47:52les principales conséquences
47:54du réchauffement climatique
47:55et que c'est le vivant
47:57dont on a tous besoin
47:58et pour vivre
48:00et pour produire
48:01et pour progresser
48:02et pour préparer l'avenir.
48:03Donc cette biodiversité
48:05elle est absolument essentielle
48:06et à l'intérieur
48:07de la biodiversité,
48:08il y a encore
48:09un grand absent
48:10qu'on essaie justement
48:12de remettre sur la table
48:13si je puis dire,
48:13ce sont les sols.
48:15Parce qu'un sol de qualité,
48:18c'est un sol
48:19qui est capable
48:20de retenir l'eau
48:21et je vous assure
48:22que lorsqu'il y a eu
48:23les inondations
48:24notamment de décembre 2025
48:26dans le sud de la France
48:28dans un certain nombre
48:29de vignobles de rosée,
48:31on voyait très bien
48:32les vignomes
48:33qui étaient passés
48:34en agriculture régénératrice
48:36notamment chez Galoupé
48:37qui est une maison de LVMH
48:38où le vignome
48:39n'était pas inondé.
48:41Évidemment,
48:41il y avait un peu d'eau,
48:42il y avait des fiches d'eau
48:43mais il n'y avait pas
48:43d'inondation.
48:44Donc ça veut dire
48:45que le sol perméable
48:46a capté l'eau
48:47et ça va servir
48:48quand il y aura
48:48un peu de sécheresse
48:49et que juste attenant
48:51à ce vignome,
48:53d'autres parcelles
48:56en traditionnel
48:58totalement inondées.
48:59Vous voyez,
49:00l'agriculture régénératrice
49:01ça sert.
49:02La qualité du sol
49:04elle est essentielle
49:04pour ça,
49:05elle est essentielle
49:06pour capter le carbone
49:07et ça on est capable
49:08de le mesurer
49:09soit en faisant
49:10d'ailleurs
49:10des analyses de sol
49:12soit par du satellite.
49:14On sait
49:15combien
49:15le sol
49:17capte de carbone
49:18et évidemment
49:18pour la biodiversité
49:20à l'intérieur du sol.
49:21Les verts
49:22étant probablement
49:23l'ambassadeur
49:24le plus important.
49:24Le lombric,
49:26mettons en avant
49:27les lombric.
49:28mais on va
49:29continuer de parler
49:30peut-être
49:31de l'accompagnement
49:31des agriculteurs
49:32comment les inciter
49:34les aider
49:34à passer
49:36et à rester
49:36dans une agriculture
49:38régénérative
49:38mais sur les métriques
49:40parce que
49:40peut-être que l'une des difficultés
49:42de la biodiversité
49:43c'est qu'elle était justement
49:44plus difficile
49:44à calculer
49:46que le CO2
49:48et le bilan carbone.
49:49Est-ce que c'est
49:49de moins en moins vrai ?
49:50Vous avez raison,
49:51on a fait un peu
49:52l'erreur collectif
49:53de vouloir absolument
49:54trouver
49:56une seule
49:57un seul indicateur
49:58une seule mesure
49:58comme on avait
49:59pour le carbone
50:00le carbone
50:00dans la tonne
50:01de CO2
50:02parfait
50:03la biodiversité
50:04on voulait trouver
50:05l'équivalent
50:05et on a été
50:06vraiment très nombreux
50:07à essayer
50:08de chercher
50:09les chercheurs
50:10les scientifiques
50:11bien sûr également
50:12et puis juste au moment
50:14où on s'est dit
50:15mais on est en train
50:15de faire fausse route
50:16acceptons l'évidence
50:18la biodiversité
50:20elle est liée
50:20à un territoire
50:22elle ne peut pas être
50:23égale partout
50:24ce n'est pas possible
50:24c'est une combinaison
50:25d'un climat
50:26justement
50:26et d'un sol
50:28donc acceptons
50:29des batteries
50:31d'indicateurs
50:32liées à des milieux
50:34différents
50:34et donc c'est la voie
50:36que prennent
50:36la plupart des scientifiques
50:38maintenant
50:38de classifier
50:39les milieux
50:40dans le monde
50:41milieux humides
50:42et pour ces milieux
50:44proposer des indicateurs
50:46de mesure
50:46de la biodiversité
50:47Faire basculer
50:48un vignoble
50:49en agriculture
50:49régénérative
50:50c'est long ?
50:51C'est long
50:52c'est long
50:53ça prend 3-4 ans
50:54ça prend 3-4 ans
50:55et on voit des résultats
50:57au bout de 2 ans
50:58donc c'est extraordinaire
51:00c'est pas comme le climat
51:01pardon
51:02mais on voit
51:02des courbes
51:03qui baissent
51:03ou qui augmentent
51:04sur des tableurs Excel
51:06c'est pas très visible
51:07et donc on a besoin
51:09de visibilité
51:09positive
51:10pour embarquer
51:11tout le monde
51:12quand on va visiter
51:13des champs de coton
51:14qui sont passés
51:14en régénératif
51:15ou quand on va
51:16chez Galoupé
51:17comme je vous ai expliqué
51:18tout à l'heure
51:18c'est vraiment
51:19très agréable
51:20à voir
51:21parce que ça montre
51:21que c'est utile
51:22qu'on fait des choses
51:23utiles
51:24et qui servent
51:25Merci beaucoup
51:26Hélène Valade
51:27et à bientôt
51:28sur Be Smart for Change
51:29on passe tout de suite
51:30à notre rubrique
51:30Startup
51:39Smart Ideas
51:39avec Laure Revolte
51:41la fondatrice
51:41de Pirouette Cacahuète
51:42qui est avec nous
51:43en duplex
51:44bonjour
51:45vous l'avez créé
51:46cette entreprise
51:47en 2010
51:48avec quelle idée
51:49racontez-moi
51:50bonjour
51:51oui
51:51du coup
51:52la première idée
51:53de création
51:54en fait
51:55de Pirouette Cacahuète
51:56c'était une cabane
51:57en carton
51:57qui s'appelle
51:58la Cacabane
51:58qu'on a créée
52:00pour l'apprentissage
52:00de la propreté
52:01des tout-petits
52:01donc c'est ce produit-là
52:03qui a fait démarrer
52:04notre aventure
52:05et depuis
52:06alors vous créez
52:08des jeux
52:08des jeux
52:09avec déjà un principe
52:10d'éco-conception
52:11de recyclabilité
52:13c'est ça ?
52:14exactement
52:14donc c'est vrai
52:15que quand on a démarré
52:16ce projet
52:16on s'est vraiment
52:17posé la question
52:17de quelle façon
52:18on souhaitait travailler
52:19et donc est venu
52:21ce sujet
52:22des valeurs
52:22de l'entreprise
52:23dès le début
52:24et on a décidé
52:25du coup
52:26de travailler
52:26dans une démarche
52:28de fabrication française
52:29d'éco-conception
52:30et aussi d'inclusion
52:32où on a
52:33des personnes
52:34en situation de handicap
52:35qui sont rattachées
52:35à notre projet
52:36et donc
52:37vous voyez peut-être
52:39notre titre
52:39des jeux
52:40éco-conçus
52:40pour renforcer
52:41la confiance en soi
52:42en quoi
52:42vos jeux
52:44vos jouets
52:44aident les enfants
52:45à reprendre
52:45ou à prendre confiance
52:46en eux ?
52:48alors
52:49on a toute une gamme
52:50notamment
52:50de kits créatifs
52:52ce sont des petites choses
52:53à créer soi-même
52:54des petites maquettes
52:55des choses comme ça
52:55c'est vrai que des fois
52:56les enfants ont une idée
52:59assez idéaliste
53:00en fait
53:00de ce qu'ils veulent créer
53:02et il y a pas mal d'enfants
53:04qui n'osent pas forcément
53:05aller dans la partie création
53:07parce qu'ils ont peur
53:08que ce soit pas assez joli
53:09etc
53:10et donc dans l'idée
53:11c'était d'apporter
53:11un support
53:12qui soit à la fois
53:15une fois que c'est monté
53:16en fait
53:16il y a quelque chose
53:17d'une forme
53:18qui est existante
53:19en fait
53:19et que l'enfant
53:20puisse apporter
53:21sa part de création
53:22sur cette forme existante
53:23et quel que soit
53:25en fait le dessin
53:26que ce soit
53:26du gribouillage
53:27que ce soit un dessin
53:28très artistique
53:30le résultat est super beau
53:32il y a une nouveauté
53:34qui sort dans quelques jours
53:36qui s'appelle
53:37dans le jardin
53:38de Claude Monet
53:39alors vous ne pouvez pas
53:40nous le montrer
53:40parce qu'ils sont tous partis
53:42ce qui est peut-être
53:43le signe du succès
53:43mais qu'est-ce que
53:44en quoi consiste ce jeu
53:47alors ce jeu
53:47c'est un jeu
53:48de plateau familial
53:49qui est inspiré
53:51donc du jeu
53:53qu'on connaît tous
53:53qui est un jeu de loi
53:54donc on a un jeu
53:55de parcours
53:57avec des pions
53:58et tout au long
53:58du parcours
53:59en fait on va découvrir
54:00chaque case un élément
54:01qui est rattaché
54:02à la vie de Claude Monet
54:03et à la vie
54:04que ce soit sa vie personnelle
54:05ou bien également
54:06ses passions
54:07donc que ce soit la peinture
54:08ou le jardin
54:09et ce jeu est accompagné
54:11d'un quiz
54:12donc ça c'est la particularité
54:13de ce petit jeu
54:14c'est qu'à chaque fois
54:15qu'on tombe sur une case
54:15on a soit une question
54:17qui nous est posée
54:17soit un petit défi
54:19à relever
54:20dans la thématique
54:21du jardin de Claude Monet
54:23par exemple
54:24où a été peint
54:25impression soleil levant
54:26on pourrait répondre
54:27au Havre
54:28exactement
54:29c'est le tableau
54:30qui a donné ensuite
54:32l'idée à un cri
54:32d'art
54:33de parler des impressionnistes
54:36ce jeu
54:36comment vous l'avez conçu
54:38est-ce que vous avez travaillé
54:39avec un musée
54:41une académie
54:42pour choisir justement
54:43ces questions
54:44oui donc ce jeu
54:46on l'a co-conçu
54:47avec l'académie des beaux-arts
54:50donc qui a été partie prenante
54:53du projet
54:54et même qui a été
54:54à l'origine du projet
54:56qui est venu nous rechercher
54:58pour créer ce jeu là
55:00et du coup ça a été
55:01une belle collaboration
55:02là depuis plusieurs mois
55:04il faut savoir qu'un jeu
55:05comme ça
55:05oui ça met quand même
55:06un petit peu de temps
55:06à voir le jour
55:08donc on a commencé
55:09à y travailler
55:09on a commencé à discuter
55:11en septembre dernier
55:12et du coup le jeu
55:13va être commercialisé
55:14dans 15 jours
55:15donc c'était une très belle
55:17collaboration
55:17avec les équipes
55:18de l'académie des beaux-arts
55:20et c'est génial
55:21nous on fait rentrer
55:22vraiment dans l'univers
55:22de Claude Monet
55:23qui est vraiment un univers
55:24très beau
55:24très poétique
55:25avec des couleurs magnifiques
55:28et puis une ode à la nature aussi
55:31et c'est vrai que nous
55:32ça rejoint aussi nos valeurs
55:33parce que dans nos jeux
55:34on a vraiment envie
55:35de faire découvrir
55:36la nature aux enfants
55:38apprendre à reconnaître
55:40des petits éléments naturels aussi
55:42permet après derrière
55:43de les respecter
55:44et donc à travers nos jeux
55:45voilà ça permet
55:46on permet aux enfants
55:47de découvrir ces petits éléments
55:4916 ans d'existence
55:50pour Pierre-Ouette Cacahuète
55:52quel bilan vous faites ?
55:53Quelques mots ?
55:55Alors plein de surprises
55:56donc c'est vrai que 16 ans
55:58quand je reviens en arrière
56:00il y a 16 ans
56:01je me dis waouh
56:01on en est là aujourd'hui
56:02c'est incroyable
56:04aujourd'hui on est
56:05on est une équipe
56:06de 7 personnes
56:09on a voilà
56:11on a quand même
56:12plus de 130 jeux
56:13au catalogue
56:14et voilà plein de rencontres
56:16plein de surprises
56:17et puis aussi
56:20ce qui nous fait rêver
56:22c'est de semer
56:23des petites graines
56:24de souvenirs
56:25et d'imaginaire
56:26dans l'esprit des enfants
56:29et ça du coup
56:30on a déjà eu
56:30quelques témoignages
56:31qui nous ont fait chaud au cœur
56:32donc c'est une belle aventure
56:34Merci beaucoup des enfants
56:36devenus adolescents
56:37ou jeunes adultes
56:39et qui témoignent
56:40merci beaucoup
56:40leur revol
56:41et bon vent
56:41à Pierre-Ouette Cacahuète
56:43voilà c'est la fin
56:44de ce Smart Impact
56:45merci à toutes et à tous
56:46de votre fidélité
56:47à demain
56:48Sous-titrage Société Radio-Canada
56:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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