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  • il y a 10 heures
Ce vendredi 3 avril, le bilan des actions économiques d'Emmanuel Macron, à la lumière des indicateurs liés à la croissance, à l'emploi et au chômage, au pouvoir d'achat et à la fiscalité, a été abordé par Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Échos, Roland Gillet, professeur d'économie financière à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'Université libre de Bruxelles, et Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00On est de retour pour la seconde partie de l'émission, il est 10h30, vous êtes toujours en direct sur
00:04BFM Business pour les experts,
00:05avec autour de la table Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux échos, Emmanuel Lechypre, éditorialiste à BFM Business
00:15et Roland Gillet, professeur d'économie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'université libre de Bruxelles.
00:22On va revenir sur ce sondage exclusif, AJP Challenge BFM Business, réalisé par Odoxa, sur le bilan économique d'Emmanuel
00:34Macron à la tête de la France,
00:37ou plutôt la vision qu'en ont les Français, on va le décrypter ensemble.
00:42Une vision, moi je trouve, assez sévère, Jean-Marc Vittori, globalement, on a 8 Français sur 10 qui estiment que
00:52c'est mauvais.
00:54Bilan économique global, 83% estiment qu'il est mauvais.
01:00On va essayer de comparer un petit peu la réalité des chiffres par rapport à la perception des Français.
01:05Je trouve qu'il y a un écart important, et je trouve toujours ça très intéressant, d'interroger cet écart.
01:13Si on prend la croissance, par exemple, vous qui suivez ça au quotidien, cher Jean-Marc,
01:18est-ce que le bilan d'Emmanuel Macron est mauvais en termes de croissance depuis bientôt 10 ans ?
01:2585% des Français pensent que oui.
01:29Non, il n'est pas mauvais.
01:31Après, il faut souligner que la période a été marquée par des événements exceptionnels.
01:37Je crois que c'est toujours très compliqué d'attribuer la croissance à un président qui décide de la croissance.
01:45A-t-il de moindre impact ?
01:46Son action peut contribuer, mais elle contribue à long terme.
01:51Je suis frappé de ce qui se passe aujourd'hui en Italie.
01:54On a parlé de miracles italiens beaucoup ces derniers mois.
01:56Moi, ça m'a fait doucement sourire, parce qu'il y a deux raisons du miracle italien.
02:00La première, c'est qu'il y a 40 à 50 milliards d'euros de Bruxelles qui arrivent chaque année.
02:04Et la deuxième, c'est les réformes très importantes qui ont été menées au début des années 2010.
02:11Et donc, elles portent leurs fruits 10 à 15 ans plus tard sur la retraite, sur le marché du travail.
02:15Et donc, attribuer la croissance à partir de juin 2017 jusqu'à mars ou avril 2026 à l'action d
02:29'Emmanuel Macron,
02:30je pense qu'il faut être extrêmement prudent là-dessus.
02:34Ça fait 15 ans qu'on a 1% de croissance, ce qui est à peu près la croissance potentielle
02:37du pays.
02:38en réalité, on voit qu'on a du mal à aller bien au-dessus et on ne tombe pas...
02:42On a du mal à faire monter le potentiel.
02:45Et ça, Emmanuel Macron a eu du mal là-dessus, comme ses prédécesseurs.
02:50Avec tout de même un certain nombre de signes encourageants,
02:52mais qui passent complètement sous le radar des Français.
02:55Pratiquement 2 millions d'emplois créés.
02:57Et les trois quarts des Français sont persuadés que sur l'emploi, ça a été absolument catastrophique.
03:03Et de même, les Français sont persuadés que les impôts ont augmenté.
03:07Alors que finalement, cette baisse de la taxe d'habitation,
03:11qui a quand même coûté cher aux finances publiques,
03:13les familles ont complètement oublié.
03:15Donc les Français pensent que les impôts ont augmenté, c'est faux.
03:18Et en termes d'emploi, c'est vrai.
03:20Le problème d'Emmanuel Macron, si vous voulez,
03:21c'est qu'il commence comme un consultant de McKinsey
03:23et qu'il finit comme un représentant de la CGC.
03:27Donc c'est ça le problème.
03:29C'est qu'il fait un début de premier mandat
03:31dans lequel on a des réformes qui sont des réformes importantes,
03:34des réformes structurantes sur la fiscalité du patrimoine,
03:39sur le marché du travail, sur l'apprentissage.
03:43Ce sont des réformes qui ont porté leurs fruits
03:45et qui poursuivent ce qui avait été fait avant par notamment François Hollande.
03:50Parce qu'Emmanuel Macron, dès le début de son mandat,
03:52touche les dividendes de la politique qui avait été menée
03:55à laquelle il a lui-même participé,
03:57puisque dès 2012, il est secrétaire général à la joie.
03:59À laquelle il avait lui-même participé.
04:00Et c'est après, honnêtement, c'est à partir des gilets jaunes
04:03où, c'est pour ça que je dis qu'il se transforme un peu en syndicaliste,
04:06c'est-à-dire qu'il devient le président d'échec.
04:08C'est-à-dire qu'il devient le président
04:10qui, à la moindre contestation, fait d'échec.
04:14Rappelez-vous, finalement, les gilets jaunes,
04:16ça se passe avec, notamment, tous ces grands débats,
04:21ces cahiers de doléances desquels sont censés sortir quand même
04:23des propositions de réforme.
04:25On va éteindre tout ça avec un énorme chèque.
04:28Les fameux cahiers de doléances sont toujours enterrés.
04:30Et c'est toujours pas...
04:31Dans les préfectures.
04:32Et après, ça va être comme ça,
04:34jusqu'à la quintessence, finalement, de cette politique de dépense
04:39qui nous ramène à ce qui a été fait
04:40en matière de protection du pouvoir d'achat sur l'énergie,
04:43où on a arrosé le sable avec des dizaines de milliards,
04:48parce qu'on parle en dizaines de milliards,
04:5026 exactement, je crois,
04:51qui, finalement, n'ont rapporté que quelques centimes invisibles
04:56à chaque famille française.
04:57Et c'est là où on peut lui en vouloir.
04:59C'est-à-dire qu'il est vraiment passé du président réformateur
05:03au président dépensier.
05:05Et ça ternit, quand même, ce bilan.
05:07Et ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure,
05:09c'est-à-dire que cette politique d'échec
05:12est un échec, sans mauvais jeu de mots.
05:1489% des Français estiment le bilan mauvais
05:18sur le pouvoir d'achat.
05:20Alors que le pouvoir d'achat n'a cessé d'augmenter.
05:23Et qu'Emmanuel Macron...
05:23Non, mais il y a tout de même eu un choc.
05:25Il y a tout de même eu un choc qui a été...
05:27Deux chocs qui ont été extrêmement brutaux.
05:29Comme avec Vittori.
05:29Du Covid.
05:30Et il y a eu la guerre en Ukraine.
05:32Et qui fait que le pouvoir d'achat du salaire horaire,
05:36il rejoint à peine aujourd'hui le niveau de 2020.
05:39Et ça, les Français le sentent.
05:41C'est pas la faute à Macron.
05:42Mais voilà.
05:44Non, sur le...
05:46Moi, je pense que, en fait,
05:48si on regarde le bilan économique d'Emmanuel Macron,
05:52il y a eu une première période
05:54qui a été extrêmement réformatrice.
05:56Et je suis tout à fait d'accord avec les trois points qu'a évoqués Emmanuel.
06:01Donc, la fiscalité du capital,
06:03qui était un vrai problème français.
06:05On est revenus, on s'est rapprochés de la moyenne européenne,
06:08ce qu'on a fait.
06:09On reste dans la moyenne haute.
06:10Les riches ont été moins taxés qu'ils n'en étaient auparavant.
06:13Mais ils le restent plus en moyenne
06:15que dans la plupart des autres pays européens.
06:17Donc, on s'est rapprochés de la moyenne européenne
06:19sur la fiscalité du capital.
06:21Ce qui était sans doute...
06:22Enfin, moi, j'estime que c'était nécessaire et utile.
06:25Et on en voit un certain nombre de fruits
06:26qu'on peut détailler.
06:28Deuxièmement, le marché du travail.
06:30Ça, c'est des choses auxquelles Emmanuel Macron
06:31avait réfléchi auparavant
06:32quand il était ministre de l'économie,
06:34qui a eu les réformes.
06:35El Khomri, qui a annoncé ce qui a été fait par la suite.
06:38Donc, il y a eu une vraie réflexion.
06:40Et je pense que dans les résultats de l'emploi aujourd'hui,
06:42ça se voit parce que les chefs d'entreprise
06:43hésitent moins embauchés
06:44parce qu'ils ont moins d'incertitude en cas de problème.
06:47Et c'est absolument majeur.
06:48Et le troisième point qu'a évoqué Emmanuel,
06:52pour moi, est central.
06:53Et ça, ça m'a un peu plus surpris
06:54dans la chronique de la présidence Macron.
06:57C'est effectivement l'apprentissage.
07:00Avec plein de défauts,
07:02mais un effort tout à fait majeur.
07:03Écoutez, Cher, on a mis 10 milliards quand même
07:05pour porter de 300 000 à 1 million
07:07le nombre d'apprentis en France.
07:09Pour tripler le nombre d'apprentis.
07:11Enfin, on peut le dire autrement.
07:12Oui, mais est-ce qu'on finance des BAC plus 5 ?
07:13Est-ce qu'on a besoin de subsides publics
07:16pour des BAC plus 3, BAC plus 5 ?
07:18On peut faire des critiques,
07:18mais je pense qu'y compris les BAC plus 5
07:20s'inséreront plus facilement
07:23sur le marché du travail.
07:25Ce qui n'est pas le cas, hélas.
07:29Et si vous regardez,
07:30toutes ces réformes,
07:31elles ont été faites dans les 15 premiers mois.
07:33Jusqu'à l'épisode gilet jaune,
07:35où ensuite, effectivement,
07:36c'est la politique d'échec 2018, 2020, 2022.
07:38Et aujourd'hui, on a passé la première partie
07:40de cette émission à dire
07:41est-ce qu'il faut faire des chèques encore ?
07:43Et si vous regardez,
07:45ce n'est pas surprenant.
07:46Je vais citer ici, moi,
07:48une étude de la Banque mondiale
07:49qui est un peu ancienne,
07:51mais qui m'avait frappé.
07:52Et je crois qu'elle reste valide.
07:53qui dit que dans tous les pays,
07:55que ce soit des démocraties ou des dictatures,
07:5985% des réformes économiques,
08:01alors là, c'est des réformes économiques pro-business,
08:04sont faites dans les 15 premiers mois d'un mandat.
08:06J'allais dire les deux premières années.
08:08Non, les 15 premiers mois.
08:09Voilà.
08:10Et si vous regardez,
08:12le mandat d'Emmanuel Macron de juin 2017,
08:17qui est donc législative,
08:20jusqu'en septembre 2018,
08:22on a les 15 mois,
08:23et c'est là où il y a eu des vraies réformes.
08:25Et ensuite, on a pataugé,
08:26y compris, on pourra en parler longuement,
08:28sur les retraites.
08:29Le problème, Jean-Marc,
08:30c'est que ça ne marche que quand vous avez
08:31un nouveau président.
08:32Parce que là, le pire,
08:33c'est qu'on a 15 mois de deux mandats.
08:35Oui, oui, sur dix ans.
08:37Si vous regardez l'élan de réformes extraordinaires
08:41qu'il y a eu à partir de juin 2022
08:44jusqu'en septembre 2023,
08:46vous voyez qu'il n'y a absolument rien.
08:48Donc, effectivement,
08:48c'est le premier mandat qui joue.
08:49Roland, vous les trouvez sévères, les Français ?
08:51Moi, je suis quand même,
08:51je trouve spectaculaire ce chiffre de 77%.
08:54Donc, trois quarts des Français
08:55estiment son bilan mauvais sur l'emploi.
08:58Alors qu'on a créé 2 millions d'emplois,
09:00que le taux d'emploi,
09:01qui est peut-être un indicateur
09:02encore plus important que le taux de chômage,
09:04n'a jamais été aussi élevé depuis 50 ans.
09:09Alors que je rappelle,
09:10moi, j'ai grandi dans cette ambiance-là.
09:11La principale préoccupation des Français
09:14pendant 25 ans a été le chômage.
09:17Ça n'est plus le cas.
09:18Et personne ne lui fait le crédit
09:22de ce changement fondamental.
09:24C'est quand même spectaculaire.
09:25Et trois points.
09:26Il y a d'abord, j'ai été rappelé.
09:27Il y a les réformes du début.
09:29Et on peut rajouter aussi celles des retraites
09:32où on voit que c'est quand même très compliqué
09:33pour arriver au bout.
09:35Parce que là, pour le coup,
09:36c'était un des points importants.
09:38Et celui-là, on n'en a pas parlé.
09:40C'est beaucoup d'argent quand même,
09:42si on y arrive.
09:43Et il y a aussi le déficit de la sécurité sociale
09:44où c'est beaucoup d'argent aussi
09:46si on ne le finance pas à un moment donné autrement.
09:48Puisqu'on voit qu'en France,
09:49ce n'est pas dans le seul pays,
09:52ça va au-delà de l'inflation chaque année.
09:54Il y a ce qui augmente le trou encore plus fort.
09:56Donc, il y a quand même des points importants.
09:58On n'en a pas parlé,
09:59mais il y en a d'autres qui ont été faits.
10:00Mais on voit aussi que,
10:01et ça, c'est une chose qui me paraît importante,
10:03c'est comme vous l'aviez très bien rappelé au début,
10:05qu'est-ce qu'on peut attribuer au président
10:08pour avoir conseillé quelques chefs de gouvernement ?
10:10Je me rends compte que quand j'étais tout prêt
10:12et quand il pouvait prendre des décisions,
10:14en dehors de trouver un accord politique,
10:16et je ne vous parle pas que dans mon petit pays
10:17où là, on est à la proportionnelle
10:18avec des coalitions du Nord et du Sud
10:20et ainsi de suite,
10:21et où tout le monde devait avoir son ajout dans le plan de guerre.
10:24Et de l'Est et de l'Ouest aussi.
10:26D'accord, on est tout à fait d'accord.
10:29Donc, clairement, vous n'êtes pas obligés d'exagérer, Emmanuel.
10:32Mais néanmoins, c'est le cas.
10:33Et donc, on voit la difficulté.
10:35Par contre, après attribuer dans un contexte
10:37qui était pour le coup fort globalisé des dernières années,
10:40avec des crises qui touchaient,
10:41comme le Covid à peu près toute la planète,
10:43dire tel pays s'en est sorti peut-être un peu mieux que l'autre,
10:46on peut le dire,
10:47dire c'est dû au gouvernement seul,
10:50ça, ça me paraît.
10:50On en met trop, quoi.
10:51On en met trop sur les épaules.
10:52Par contre, et c'est pareil sur le taux d'emploi.
10:54Certainement qu'on peut être un favorisateur
10:56où on peut mettre le climat au vert,
10:59comme vous l'avez dit, sur certaines mesures
11:00que des entrepreneurs attendaient
11:02pour avoir envie d'investir.
11:04Mais c'est quand même les entrepreneurs
11:05qui prennent la responsabilité
11:08des éléments structurants qui sont dérives.
11:10Et un point aussi, je voudrais rappeler,
11:10quand on parlait de ce qui a été fait
11:12sur le marché du capital,
11:13on voit quand même,
11:14et ce n'est pas qu'en France,
11:15mais c'est à comparer
11:16à différentes zones géographiques
11:17et pas qu'aux États-Unis,
11:19c'est cet appétit
11:21qui n'arrive pas à augmenter
11:22vers le capital à risque,
11:23c'est-à-dire les fonds
11:24qu'on met à disposition des entreprises
11:26par les entrepreneurs eux-mêmes.
11:27Quand vous regardez,
11:28même, j'entends souvent Nicolas Dufour
11:30qu'en parler au niveau
11:31des participations de l'État français,
11:33quand il y a des tours de table,
11:35on voit encore beaucoup
11:36dans la culture européenne
11:37de gens qui ont une garantie
11:39quand ça va mal
11:40ou qui veulent éventuellement
11:41que ce soit sous contrainte
11:43d'éventuellement une aide de l'État
11:44si ça tourne mal
11:45et qui ne veulent pas subir le risque plein.
11:47Et qu'est-ce qu'on voit alors ?
11:48Effectivement, on perd,
11:49et ça je le dis,
11:50c'est sur le côté négatif,
11:51c'est on perd des décisions
11:53parce que que ce soit
11:54des fonds américains ou autres,
11:55eux, ils prennent le capital à risque
11:56pour du capital à risque,
11:57ils veulent évidemment
11:58être le moins taxés
11:59si ça réussit,
12:00mais ils n'attendent rien
12:00si ça va mal.
12:02Et ça, la culture du capital à risque
12:03aujourd'hui en Europe,
12:04il est encore très bas
12:05et vous pouvez faire
12:06ce que vous voulez,
12:07par exemple,
12:08sur l'union des capitaux
12:09qui est une très, très bonne
12:10initiative, bien entendu.
12:13Cette culture,
12:14cette envie de pousser
12:15les audacieux
12:16et de les récompenser
12:17quand ça va bien,
12:18mais de les laisser aussi
12:20gérer le risque
12:20quand ça va mal,
12:21c'est pas encore vraiment...
12:22Il faut du temps
12:23pour changer une culture,
12:23je rappelle qu'on a inscrit
12:24le principe de précaution
12:25dans la Constitution en France,
12:27Emmanuel Lechypre.
12:27Alors, on peut prendre
12:28le problème par un autre bout
12:29qui est finalement
12:31qu'est-ce qui s'est passé
12:32dans les pays
12:32où des gouvernements
12:34courageux
12:36ont imposé
12:36finalement
12:37des réformes
12:38assez amères,
12:39assez douloureuses,
12:40on pense.
12:41Alors, on va citer
12:41toujours les mêmes cas,
12:42Canada, Suède,
12:43Espagne,
12:45Portugal,
12:46Grèce.
12:46Là, les efforts
12:48qu'on a demandé
12:50pour finalement
12:51redresser le pays
12:52aux ménages,
12:53en fonction des pays,
12:54on était entre
12:552 000 et 5 000 euros
12:57par an,
12:57donc c'est quand même
12:59des gros efforts,
13:00c'est pas 20 euros
13:01ou 30 euros
13:01sur la facture de carburant
13:03et la leçon quand même
13:04de ces réformes importantes,
13:06c'est l'OCDE
13:06qui a fait ces travaux-là
13:07et qui nous dit
13:08quand même
13:08dans ces pays
13:09où les gouvernements
13:10ont demandé
13:12de gros efforts
13:13aux populations,
13:144 fois sur 5,
13:15ces gouvernements
13:16ont été réélus,
13:17donc c'est ça qui est fou,
13:18c'est qu'on est
13:18dans le pays
13:19qui est peut-être
13:22celui dans lequel
13:23les dirigeants
13:23hésitent le plus
13:24à demander
13:25des efforts
13:26aux Français
13:28parce qu'ils n'hésitent pas
13:29à leur demander
13:29des efforts,
13:30ils sont prêts
13:30à leur faire
13:31plein de cadeaux
13:32sous forme de chèques,
13:34etc.
13:34Et en fait,
13:35on se rend compte
13:35que finalement,
13:36on n'en leur est
13:37absolument pas reconnaissant
13:39et vous êtes paradoxalement
13:40dans le pays
13:41où on déteste le plus
13:42les politiques,
13:43où on les méprise le plus,
13:44alors que ce sont
13:44les politiques français
13:45qui prétendent
13:47prendre le plus
13:48finalement
13:49soin de leur population.
13:51Ça veut dire
13:51qu'en fait,
13:52on vous respecte
13:53quand vous avez
13:54le courage
13:55d'imposer
13:56des réformes
13:57que vous savez
13:58expliquer
13:59et qui finalement
14:00sont acceptées.
14:03Il y a juste une chose
14:04que je voudrais
14:04émouiller,
14:05quand même les pays
14:05dont on a cité,
14:06c'est qu'ayant
14:08dû dépendre
14:09de l'aide européenne,
14:11ils avaient quand même
14:11devant eux
14:12suffisamment d'années
14:13où l'effort
14:14devait être maintenu.
14:15Quand on est
14:16avec des gouvernements
14:17et que ce soit
14:17des gouvernements régionaux
14:18et c'est vrai en Espagne
14:19ou des gouvernements
14:20nationaux,
14:21la difficulté
14:22c'est que les résultats
14:23ne tombent pas toujours
14:24tout de suite,
14:24or les gens font
14:25l'effort tout de suite.
14:27Donc si on veut
14:28vraiment que ça marche,
14:29il faut arriver
14:29à convaincre une population
14:30qui a envie d'avoir
14:31des résultats très vite
14:32que les efforts
14:33sont nécessaires
14:34mais dans la durée
14:34et c'est souvent ça
14:36qui est difficile.
14:36Par contre,
14:37chaque fois que j'ai vu
14:37des efforts mis dans la durée
14:38et c'est vrai aussi en Grèce,
14:39j'ai eu la chance,
14:40pourtant lui je ne le connaissais
14:41pas du tout
14:43pour avoir travaillé
14:43au moment de la crise
14:44en Grèce,
14:45mais le nouveau
14:45premier ministre grec
14:47et il me disait
14:48à quel point
14:49il bénéficiait
14:49de tout ce qui avait
14:50été fait avant
14:50et que lui était pratiquement
14:51– Mais c'est le drame
14:52de la politique en France ça.
14:53– Quand on voit
14:54la situation
14:55depuis Papa André
14:55ou Samar
14:56à Cipras
14:57et ainsi de suite,
14:58je peux vous dire
14:58qu'à ce moment-là
14:59je n'aurais pas voulu
14:59être à leur place d'abord.
15:00Et c'est ça aussi
15:01qu'on doit admettre,
15:02c'est que celui
15:02qui prend des responsabilités
15:04à ce niveau-là
15:04que ce soit le président
15:05français ou autre,
15:06en dehors de plein
15:07d'autres choses,
15:07c'est quand même
15:08des vies terribles
15:09parce que la pression
15:10qui s'exerce
15:11va très vite
15:11et encore plus maintenant,
15:13je ne vous parle pas
15:13des influenceurs
15:14et des influenceuses
15:15parce que ça voudrait dire
15:16que certains journalistes
15:17le sont,
15:17mais c'est vrai
15:18qu'à certains moments
15:18on tape vite dessus
15:19donc l'opinion
15:20se retourne très vite.
15:21Les Gilets jaunes
15:22est un exemple
15:22quand ça part
15:23pour arrêter ça
15:24et donc clairement…
15:26– Quand vous dites
15:26que les efforts
15:27doivent être dans la durée
15:28Roland-Gilet,
15:28on parle de quoi ?
15:30De deux ans ?
15:30De quatre ans ?
15:31Dix ans ?
15:32– L'Espagne a mis
15:33pour d'abord être
15:34dans la moyenne,
15:35ici ils sont plus
15:36au-dessus de la moyenne,
15:37mais ils ont mis
15:382012,
15:39on est en 2026,
15:40c'est 14 ans quand même
15:41et ce n'est pas
15:42que des efforts,
15:42c'est de volonté
15:44de tenir un cap
15:45et alors ce que je trouve
15:47vraiment très très
15:48intéressant,
15:49c'est qu'avant
15:49c'est plutôt
15:50les Espagnols
15:51qui étaient très patriotes
15:52de ne pas vouloir
15:54partir par exemple
15:54en Allemagne
15:55quand ils avaient un diplôme
15:56et de rester
15:57et de travailler
15:57dans l'horeca
15:57pour rester dans leur pays.
15:59Aujourd'hui,
16:00je vois des cadres français
16:02qui viennent,
16:03et je dis français
16:03parce qu'on est en France
16:04un peu trop aussi,
16:05qui viennent autour
16:06de Barcelone
16:06et autour de Madrid,
16:08d'abord parce que
16:08le développement économique
16:09est bon,
16:10parce qu'ils ont
16:10une perspective
16:11qui leur paraît
16:12très intéressante
16:13et surtout
16:14un climat,
16:15un contexte
16:16qui est positif
16:17dans la logique
16:18d'investir
16:19parce qu'ils voient
16:20avec une certaine visibilité,
16:21ils vont aller.
16:22Regardez,
16:22aujourd'hui le gouvernement
16:23Sanchez n'a pas
16:24voté son budget.
16:25Vous pourriez dire
16:25c'est embêtant quand même,
16:26d'autant plus
16:26il n'est pas sûr
16:27d'être réélu.
16:27– Ça fait trois ans
16:28que ça dure,
16:29mais surtout
16:30qu'est-ce qu'il y a derrière ?
16:30On sait qu'il a
16:32les indépendantistes
16:33qui sont étiquetés à droite
16:34pour qu'ils puissent justifier
16:35qu'on va continuer
16:36non pas à faire de l'austérité
16:37mais à être rigoureux
16:38et donc ça suffit
16:40pour calmer tout le monde.
16:41Donc vous voyez,
16:42c'est cette volonté
16:43de continuer
16:43dans la même direction
16:44puisque ça marche
16:45qui fait aussi
16:45que les Espagnols
16:46sont heureux aujourd'hui
16:47des résultats
16:48qu'ils obtiennent.
16:49Et alors,
16:49le pire pour moi,
16:50mais ça c'est au niveau européen
16:51et je pense que vous n'allez
16:52peut-être pas partager
16:53ce que je dis,
16:53mais moi je le pense vraiment,
16:55c'est cette comparaison
16:56qui tourne dans l'autre sens.
16:57C'est-à-dire,
16:58les Espagnols
16:58sont tout aussi fiers
16:59de leur réussite personnelle
17:00que de la comparaison
17:01aux autres pays.
17:02Et je n'arrête pas
17:03de leur dire
17:03que la France qui va mal,
17:04c'est comme quand la France
17:05allait bien et qu'ils vont mal,
17:06c'est mauvais pour tout le monde.
17:07Donc il y a toujours
17:08ce challenge au niveau européen.
17:09Évidemment,
17:10nos économies sont imbriquées.
17:11Chacun pour soi
17:12qui fait que le volet nationaliste compte.
17:14Par contre,
17:14pour eux,
17:15c'est un stimuli
17:15qui donne des résultats.
17:17Dernière question,
17:17dernier tour de table
17:18et je vous pose la question
17:19à tous les trois.
17:20Une question qui est posée
17:21par alternance
17:22sur mon compte Twitter.
17:23Emmanuel Macron avait l'ambition,
17:24je cite,
17:25de transformer le pays
17:26et briser les inégalités
17:27de destin,
17:28dette,
17:29réforme de l'État,
17:29crise du logement,
17:30sécurité,
17:31système de santé
17:32et d'éducation en souffrance.
17:34Le pouvoir d'achat salarial
17:35n'est-il pas passé
17:36à côté de son mandat ?
17:38C'est une très bonne question.
17:39Jean-Marc Vittori,
17:40je vous la pose.
17:41On a déjà commencé
17:42à répondre.
17:44Sur le plan économique,
17:45il a fait des choses
17:46en début de mandat
17:47et ensuite,
17:47il n'a plus rien fait.
17:50On peut dire
17:51sur les questions
17:53de société,
17:54peut-être encore plus importantes,
17:55sur l'école.
17:58Je l'ai dit,
17:58je répète,
17:59l'école est le premier problème
18:01économique de la France.
18:02On n'a pas eu grand-chose.
18:04On a eu des mesures,
18:05on a eu des mesures importantes.
18:07Je pense que le dédoublement
18:08des classes
18:09dans le primaire,
18:11dans les quartiers
18:11les plus défavorisés
18:13était une bonne mesure.
18:15Il y a aussi eu
18:15des mesures ensuite,
18:16des mesures qui ont été
18:17beaucoup moins efficaces,
18:20je pense,
18:21à ce qui a été fait
18:22sur les maths au lycée.
18:25Beaucoup d'alertoires.
18:25Et donc,
18:26je pense qu'on a eu
18:27des réformes économiques
18:28importantes,
18:28mais l'économie,
18:29c'était d'une certaine manière
18:30le point fort d'Emmanuel Macron.
18:32C'est là-dessus
18:32qu'il avait réfléchi,
18:33il avait été membre
18:34de la commission Attali,
18:35il avait été ministre
18:36de l'économie
18:37et il conseillait évidemment
18:38François Hollande
18:39sur les questions économiques.
18:41Et donc,
18:42sur l'économie,
18:43d'une certaine manière,
18:43c'est peut-être là
18:44qu'il a le moins mal fait.
18:45Et sur les autres domaines,
18:46il y a beaucoup,
18:47beaucoup de choses
18:48qui auraient dû être faites
18:49qui n'ont pas été faites.
18:50Et sur le plan économique,
18:53il y avait un point aveugle
18:54dans son programme
18:55qui était un point aveugle
18:56de ses deux mandats,
18:57qui est le versant budgétaire,
19:00qui est l'intendance suivra,
19:01ce que n'a jamais dit
19:02le général de Gaulle,
19:03contrairement à ce qu'on raconte.
19:04et c'est l'insouciance budgétaire
19:06qui se voit dans les chiffres
19:07à l'heure-là
19:08de manière absolument mécanique.
19:09Quand la France et la Belgique
19:11sont rentrées
19:12dans la zone euro
19:12en 1799,
19:14la Belgique,
19:14il était question
19:15qu'elle ne rentre pas
19:15parce qu'elle avait
19:16une dette publique
19:17qui était au-delà de 100%
19:19du PIB,
19:20alors que la France
19:20avait été à 60%.
19:21Aujourd'hui,
19:22la dette publique
19:24rapportée au PIB
19:24est supérieure en France
19:26alors que
19:27à ce qu'elle est en Belgique,
19:28alors que la Belgique,
19:29souvent,
19:29n'a pas de gouvernement,
19:30souvent,
19:31a un certain nombre
19:31de problèmes.
19:32Voilà,
19:32et donc là-dessus,
19:33je pense que c'est catastrophique
19:35et qu'on le paiera.
19:36C'est véritablement
19:37un levier sur lequel
19:38le politique a la main.
19:39C'est lui qui décide
19:41des dépenses.
19:42Alors,
19:42le président
19:43et l'Assemblée nationale.
19:45Bien sûr.
19:45Emmanuel Lechypre.
19:46Le général Lechypre
19:46ne peut pas avoir dit
19:47l'intendance suivra
19:48parce qu'un militaire
19:49ne peut pas dire
19:49que l'intendance suivra
19:51tellement l'intendance précède.
19:53C'est quand même
19:53la clé
19:54de toutes les grandes victoires
19:55et c'est toujours
19:55parce que l'intendance
19:56n'a pas précédé
19:57que les plus grandes défaites
19:59ont été enregistrées.
20:01Est-ce qu'il est passé
20:01à côté de son mandat ?
20:02moi je pense qu'il est...
20:04De son ambition première.
20:05On a déjà évoqué
20:06les deux derniers.
20:06Moi,
20:07il y a deux dossiers
20:08sur lesquels,
20:09il y a deux sujets
20:10sur lesquels
20:10moi j'ai énormément
20:13de déceptions
20:14et rien ne l'empêchait
20:16d'agir.
20:17Alors,
20:17Jean-Marc a commencé
20:18à le dire,
20:19c'est quand même,
20:19alors appelons ça
20:20comme on veut,
20:21réforme de l'État,
20:22modernisation du service public
20:24où là,
20:25et notamment,
20:26puisque on a dit
20:27tout à l'heure
20:27que pour l'essence,
20:28chaque crise contenait en elle
20:29finalement les ferments
20:32de finalement
20:33d'adaptation salvatrice.
20:35Mais moi,
20:36mon espoir
20:36après les Gilets jaunes,
20:37c'était qu'Emmanuel Macron
20:38nous dise,
20:39ok,
20:39que le message subliminal
20:40des Gilets jaunes,
20:41c'était quoi ?
20:41C'était,
20:42on paye de plus en plus
20:43d'impôts,
20:43on a de moins en moins
20:44de services publics.
20:45Qu'est-ce que vous faites
20:46du pognon ?
20:46C'était le cri
20:47de Jacqueline Moore
20:48à l'époque.
20:48J'aurais espéré
20:50que toute affaire cessante,
20:52on ne se consacre
20:52qu'à une chose
20:53qui était
20:55la réinvention
20:56d'un grand service public
20:57du XXIe siècle
20:58qu'on s'interroge
20:59sur où est-ce que l'État
21:00doit être renforcé,
21:01où est-ce que l'État
21:02n'a plus à intervenir
21:03aujourd'hui,
21:04comment on modernise tout ça
21:05en mettant tout le monde
21:05autour de la table ?
21:06C'était l'ambition
21:07de Cap 22 à l'époque.
21:08Mais en mettant tout le monde
21:09autour de la table,
21:10c'est-à-dire les syndicats,
21:11les fonctionnaires,
21:11les élus,
21:12etc.
21:13Et là,
21:14on aurait pu avoir quelque chose.
21:15Et puis,
21:15ça,
21:18c'est l'alpha et l'oméga.
21:20C'est-à-dire que si on ne modernise
21:21pas l'action publique,
21:22il n'y a pas beaucoup de chance
21:23qu'on s'en sort.
21:23Et puis,
21:24le deuxième sujet
21:25pour lequel il y a eu
21:26quand même un enterrement
21:27de première classe,
21:28alors que pour moi,
21:29c'est le sujet
21:30qui, pour le coup,
21:31coche toutes les cases
21:31quand on parle de changer
21:32la vie des Français,
21:33de faire la transition écologique,
21:34c'est quand même le logement.
21:36Rappelez-vous
21:36comment il a humilié
21:38Jean-Louis Borloo
21:38qui présentait son rapport
21:39pour la relance du logement.
21:42Et c'est un dossier
21:43qui a été enterré.
21:44Alors que si vous vous attaquez
21:48finalement au pouvoir d'achat
21:49des Français
21:50parce que vous baissez la pression
21:51sur les prix de l'immobilier,
21:52vous vous intéressez
21:53à la qualité de vie,
21:54on parlait d'éducation,
21:55des logements rénovés,
21:57c'est des gamins
21:58qui n'étudient plus
21:59sur la table de la cuisine
22:00mais qui peuvent étudier
22:01dans des meilleures conditions.
22:02On sait très bien
22:02que des quartiers rénovés,
22:03c'est des quartiers
22:04qui sont plus sûrs.
22:05Si vous rénovez,
22:06vous consommez moins d'énergie,
22:07vous favorisez
22:07la transition écologique,
22:08vous créez des emplois
22:09partout sur tout le territoire.
22:10C'est un sujet
22:11qui coche toutes les cases.
22:13On n'a délibérément
22:19de modernisation du pays
22:20qui ont été complètement
22:22abandonnées
22:22par Emmanuel Macron.
22:23Roland Gillet,
22:24même question.
22:25Est-ce qu'il est passé
22:25à côté de son mandat ?
22:30Des Français ont répondu,
22:32moi, en tant que belle...
22:33Non, mais justement,
22:35l'observateur extérieur
22:36est toujours intérieur.
22:37Je savais que dans ces moments-là,
22:39Emmanuel,
22:39vous me tendriez la main.
22:40Mais non,
22:41ce que je crois,
22:41c'est que
22:42où c'est le plus gênant,
22:43je vais dire,
22:44c'est quand on voit
22:45que la France,
22:46vu son poids,
22:48notamment pour la négociation
22:49du dernier pacte de stabilité
22:51dans sa dernière mouture,
22:53c'est essentiellement
22:53entre l'Allemagne
22:54et la France
22:54que ça a été négocié.
22:56Et il y avait quand même
22:57une idée
22:57de créer quelque chose
22:58qui avait du sens
22:59étant donné les crises
22:59qui étaient passées
23:00et de dire
23:00on va faire un système
23:01à 7 ans
23:02avec un retour
23:03à la moyenne,
23:04on va dire à 4 ans
23:05et éventuellement
23:063 ans de plus
23:07qui ont été d'ailleurs
23:07très âpres
23:08à obtenir des Allemands
23:09et pas que,
23:10des Néerlandais et autres
23:11en disant
23:12voilà,
23:12il faut quand même
23:13qu'on aille dans le bon sens.
23:14Ce que j'ai vu quand même
23:16avec justement
23:17ce que mes collègues
23:20ont rappelé,
23:21c'est que la France
23:23n'a pas été dans ce sens-là,
23:24les déficits ont continué
23:25à croître
23:26et les gens
23:27qui ont fait des efforts
23:28dans les autres pays,
23:29dont l'Espagne,
23:30pour être dans les clous,
23:31se sont dit
23:32là c'est un manque
23:33de solidarité
23:33vis-à-vis de la France
23:34vis-à-vis des autres
23:35parce qu'elle connaît
23:36le poids qu'elle a
23:37dans les décisions
23:37et elle a tendance
23:38à dire
23:39les technocrates de Bruxelles
23:40je m'assoie dessus
23:41et je continue encore
23:42à aller dans le sens
23:43d'une augmentation
23:45des déficits
23:45quand nous
23:46on applique
23:47ce qui a été demandé
23:47en cas de déficit excessif
23:48les mesures de correction
23:50et ça effectivement
23:52je trouve que c'est douloureux
23:53parce que la France
23:54peut certainement
23:55et vous avez cité
23:55toute une série de points
23:56où on aurait pu faire des choses
23:57elle ne l'a pas fait
24:00mais par contre
24:00du point de vue
24:02de ces pays
24:02qui sont
24:02et le mien
24:03est dedans aussi
24:03en déficit excessif
24:04c'est dur à accepter
24:06qu'il y a un pays
24:07qui systématiquement
24:07passe à des efforts
24:09et continue à déroger
24:11difficile de demander
24:12des efforts aux autres
24:13je termine avec ce que j'ai dit
24:14tout à l'heure
24:14aussi bien pour les belges
24:16que pour les autres
24:16voir la France
24:17vu sa taille
24:17vu son potentiel
24:18qui pour le moment
24:19va moins bien que certains autres
24:20c'est mauvais pour tout le groupe
24:22Allez un dernier mot sur Bercy
24:24qui a levé un coin du voile
24:27sur vous savez
24:28ces 13 000 contribuables
24:30qui sont soumis à l'impôt
24:32sur la fortune immobilière
24:34mais qui ne paient pas d'impôt
24:35sur le revenu
24:36c'est Éric Lombard
24:37qui avait jeté un pavé dans la mare
24:40il y a quelques semaines
24:40Bercy a dévoilé
24:41a commencé à dévoiler un peu
24:43le dessous des cartes
24:45c'est un papier dans les échos
24:46Jean-Marc ce matin
24:48qui explique tout ça
24:52comment on peut
24:53en France
24:54être dévable
24:55à l'ISF
24:56à l'IFI
24:56et ne pas payer d'IR
24:57c'est la fraude
24:59ou pas ?
25:00Alors
25:00les travaux de Bercy
25:02commencent à donner
25:03une idée
25:04sur ce sujet important
25:06donc il y a un tiers
25:07des 13 335
25:09foyers fiscaux
25:10qui sont dans cette situation
25:11qui ont tout simplement
25:12un revenu insuffisant
25:14et donc ça
25:15c'est le cas typique
25:16des gens qui ont
25:17pu acheter
25:18quand ils étaient plus jeunes
25:19un appartement
25:20qui a pris beaucoup de valeur
25:22suite à la non politique
25:24de logement
25:26et puis
25:27qui se retrouvent
25:29avec une petite retraite
25:30ou qui ont hérité
25:31à 55 ou 60 ans
25:33d'un appartement
25:34alors qu'ils ont fait
25:34des petites carrières
25:35ils ont une petite retraite
25:36on rappelle que l'âge moyen
25:38de redevable à l'IFI
25:40c'est 68 ans
25:42effectivement
25:4268 ans
25:43beaucoup de retraités
25:44donc un tiers c'est ça
25:45donc ça c'est bon
25:46ok
25:47il y a deux tiers
25:48qui posent plus question
25:49leur impôt moyen
25:50enfin médian
25:51il y a la moitié
25:52qui paye plus
25:53la moitié qui paye moins
25:54c'est 2600 euros
25:55et quand on regarde
25:56de plus près
25:57bon c'est les gens
25:58qui exploitent massivement
25:59toutes les niches
26:00de la fiscalité française
26:02et Dieu sait si
26:03elles sont nombreuses
26:04donc déficit foncier
26:04progressivement à 2600 euros
26:05oui vous pouvez faire un peu
26:07si vous avez une femme de ménage
26:08non non non
26:09mais c'est les déficits fonciers
26:11c'est pas que
26:12l'emploi à domicile
26:13c'est des choses
26:14qui sont un peu plus sophistiquées
26:16et qui nécessitent
26:17derrière d'avoir
26:17un patrimoine financier
26:19enfin bon
26:19donc on a des déficits fonciers
26:21on a du girardin
26:22donc on a une exploitation massive
26:24des niches
26:26et donc là
26:27je trouve que ça pose question
26:28et je rappelle que
26:29l'une des professions
26:30qui a le plus prospéré
26:31qui s'est le plus développée
26:33ces 20 ou 30 dernières années
26:34c'est les avocats fiscalistes
26:35sur la complexité fiscale
26:36effectivement il y a du travail
26:37et ils sont payés très cher
26:39ce qui signifie
26:39qu'ils doivent rapporter
26:40à leurs clients
26:41beaucoup d'argent
26:41parce que sinon
26:41leurs clients
26:42ne leur donneraient pas
26:42beaucoup d'argent
26:43donc voilà
26:44et donc d'une certaine manière
26:46alors ça met
26:47ça met en lumière
26:49le fait que
26:49il y a des français
26:51qui sont prêts
26:51à faire beaucoup de choses
26:52pour payer moins d'impôts
26:53des français riches
26:55mais c'est aussi
26:55que le système français
26:57le permet
26:58avec sa complexité
27:00et avec ses niches
27:01qui sont parfois
27:03mal calibrées
27:04dernier point
27:05il y a 10%
27:06de ces 1300
27:07il y a eu des redressements
27:08quand même
27:08voilà
27:08c'est ça
27:09le dernier point
27:10c'est qu'il y a 13 000
27:11donc sur ces 13 000
27:12il y en a 10%
27:13qui sont contre les parents
27:15et il y a plus d'un cas sur deux
27:17où il y a un redressement
27:17et donc ça
27:19voilà
27:20ça veut dire
27:20qu'il y a beaucoup de gens
27:21sans doute
27:22qui suroptimisent
27:23la fiscalité
27:24mais ça revient
27:25au point précédent
27:25il faut mettre
27:27un certain nombre de choses
27:27au carré
27:28dans la fiscalité française
27:29et je pense que
27:31ces chiffres montrent
27:33qu'il faut aussi
27:33contrôler davantage
27:35donc Eric Lombard
27:36avait finalement raison
27:37de tirer un peu
27:37la sonnette d'alarme
27:40ce sera le mot de la fin
27:42merci à tous les trois
27:43Jean-Marc Vittori
27:44Emmanuel Lechypre
27:45et Roland JV
27:46pour cette émission
27:47pour cette émission
27:47pour cette émission
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