- il y a 3 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. On va beaucoup parler de pétrole, bien sûr, de gaz et d
00:16'électrification.
00:17En tous les cas, c'est l'ambition du Premier ministre qui devrait présenter un plan d'ici quelques jours.
00:23Mais pourquoi faire ? Surtout, est-ce que ce n'est pas simplement une solution à court terme ?
00:27On va en parler avec nos deux grands spécialistes, Christian Buchel qui est président de l'Union française de l
00:32'électricité, l'UFE,
00:34et Nicolas Touaren qui est président de l'Unidem, l'Union des industries utilisatrices d'énergie, si vous voulez dire,
00:38s'ils sont concernés.
00:40Après le débat, on débriefera tout ça avec Nathalie Jansson qui est professeure à Néoma, présidente du think tank Génération
00:47Libre.
00:47On en parlera aussi avec Mathieu Pechbertier, grand reporter à BFM Business, notre spécialiste de l'énergie,
00:52et Guillaume Paul, là aussi grand reporter à BFM Business.
00:55Pour l'instant, place à Stéphanie Collot pour l'essentiel de l'info.
01:02Il est 18h, bonsoir Stéphanie.
01:05Bonsoir Edwige.
01:05Et on commence par le gouvernement, Sébastien Lecornu, qui relance les appels d'offres pour les énergies renouvelables.
01:11Oui, dix projets de parcs doivent être attribués d'ici les prochaines élections présidentielles.
01:16L'objectif est de développer l'éolien terrestre et en mer ainsi que le photovoltaïque afin d'augmenter la production
01:22d'électricité et réduire la dépendance aux énergies fossiles.
01:26Ces dix lots devraient produire une puissance totale de 10 gigawatts, soit environ la puissance de dix réacteurs nucléaires.
01:32Pour ce qui est du gaz, et c'est une information BFM Business, la France étudie la création d'une
01:37réserve stratégique.
01:38Selon nos informations, le gouvernement discute avec le gazier Engie de la constitution de stock à utiliser en cas de
01:44crise, comme il en existe pour le pétrole.
01:46Le pétrole, justement, il atteint à nouveau des records depuis le discours à la nation de Donald Trump cette nuit.
01:52Le WTI frôle les 110 dollars le baril, 107 dollars pour le Brent.
01:56Le président américain promet encore deux à trois semaines de frappe et de renvoyer l'Iran à l'âge de
02:01pierre.
02:02Aujourd'hui, les deux plus grandes aciéries iraniennes ont cessé leur activité.
02:07À la suite de frappes israélo-américaines, la remise en service de ces unités prendra au moins six mois, voire
02:14un an.
02:15Les gardiens de la révolution disent, eux, avoir lancé une attaque visant un site d'Amazon Cloud à Bahreïn.
02:20À Paris, les banques américaines sont sous haute surveillance.
02:23Un groupe iranien menace de s'en prendre à leurs bâtiments, notamment ceux de Goldman Sachs et Citi, où les
02:30salariés sont placés en télétravail.
02:32Le conflit au Moyen-Orient peut avoir un effet direct en matière de terrorisme en France, prévient Sébastien Lecornu.
02:40Dans le reste de l'actualité dans le secteur auto, Tesla annonce des ventes en hausse de 6,3%
02:45au premier trimestre.
02:46Le constructeur a livré un peu plus de 358 000 véhicules électriques.
02:50C'est toutefois en dessous des attentes.
02:53Et puis Air France-KLM a déposé une offre pour prendre une part dans TAP Air Portugal.
02:58Son rival, le groupe allemand Lufthansa, a fait la même chose quelques heures après.
03:0318h02 sur BFM Business, les marchés.
03:06Audi Business vous accompagne pendant votre rendez-vous avec l'Audi A5 A20, disponible en hybride rechargeable.
03:15Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine.
03:18Bonsoir Stéphanie. Bonsoir Edwige.
03:19Bonsoir Antoine.
03:20Et le CAC termine en baisse ?
03:21Légère baisse, à moins 0,24% à 7 962 points.
03:25Mais on a eu droit à un coût de volatilité absolument spectaculaire,
03:28une heure avant la clôture des marchés, où l'on a appris de sources officieuses
03:33que le sultanat d'Omane étudiait un projet d'accord de gestion conjointe du détroit d'Hormuz avec l'Iran.
03:41Alors avec qui en Iran ?
03:43Les gardiens de la révolution, des responsables politiques, on ne sait pas trop qui.
03:46Tout ça est encore un peu flou.
03:47Mais ça a provoqué un retournement extraordinaire des marchés.
03:50Même le CAC 40 a touché et dépassé les 8 000 points.
03:52On était en hausse tout à l'heure.
03:54Là, on termine quand même en baisse parce que la somme de tout ça, c'est une incertitude phénoménale.
03:58Et on est resté extrêmement prudent.
04:00Donc du coup, on a vendu la techno.
04:02ST Microelectronics a perdu 2,8% à 29,09€.
04:05Et l'ensemble du secteur bancaire, qui avait quand même bien progressé la veille,
04:08moins de 2,61 pour Société Générale à 64,24.
04:11Et BNP Paribas, moins de 44,83,30.
04:15En revanche, toujours des forces d'achat assez notables.
04:18Alors notamment sur Total Energy, qui a gagné 2,4% à 79,42 euros.
04:22Avec un baril de pétrole brut qui reste quand même très élevé.
04:25108 dollars pour le baril de Brenne de Mer du Nord.
04:28Mais 111 pour le baril de brut léger américain qui repasse devant.
04:32Et tout ça, ça a stimulé aussi l'ensemble du secteur parapétrolier,
04:35des projets pétroliers, de l'ingénierie pétrolière.
04:37Technip a gagné 5,6% à 38,46 euros.
04:40Et Viridien, plus 4,6 à 129,40 euros.
04:44Donc en définitive, une séance assez volatile.
04:46Des volumes pas extraordinaires, 3,8 milliards.
04:48Les investisseurs ont été très prudents.
04:50Mais on termine sur une légère baisse de 0,24%.
04:54Merci Antoine.
04:55Merci Stéphanie.
04:56On vous retrouve à 19h30 pour votre journal de l'écho.
04:59Tout de suite, nos deux invités ce soir.
05:01Christian Buchel, président de l'UFE, l'Union française de l'électricité.
05:04Nicolas Douarenne, qui est président de l'UniDem, l'Union des industries,
05:08l'utilisatrice d'énergie.
05:09A tout de suite.
05:10On vous présente le 18-19 d'Edwin Chevrillon.
05:19Vous êtes bien dans le 18-19.
05:21Deux invités ce soir pour parler pétrole, pour parler électrification et pour parler gaz.
05:26Aussi pénurie de gaz.
05:27On en parle avec Christian Buchel.
05:28Il est président de l'UFE.
05:30L'UFE, c'est l'Union française de l'électricité.
05:32Et face ou avec lui, Nicolas Douarenne, président de l'Unidem,
05:35l'Union des industries, utilisatrice d'énergie.
05:37Bonsoir, messieurs.
05:39Bonsoir, Edwige.
05:40Merci d'être avec nous.
05:41Beaucoup, beaucoup de questions à vous poser.
05:43On va dire que l'Unidem, on vous connaît, Nicolas Douarenne,
05:45souvent ici, vous venez défendre l'industrie, l'industrie lourde,
05:49on va dire, consommatrice d'énergie, grande consommatrice d'énergie.
05:53Et puis, Christian Buchel, vous, vous êtes un peu le...
05:56C'est vous qui patronnez un tout petit peu toute la filière électrique en France,
06:00ou énergie en tous les cas.
06:02Absolument, de la production des électrons jusqu'effectivement
06:05à la fourniture de cet électron dans l'industrie,
06:07mais aussi chez les clients particuliers sur l'ensemble des segments.
06:10Alors, première question d'abord.
06:12Avant de parler du plan d'électrification, parce que c'est le point de départ,
06:15parce qu'on sait bien que Sébastien Lecornu a dit
06:17« Quoi, il y a un problème avec le pétrole ? »
06:19C'est simple, on va faire un plan d'électrification.
06:22Bon, le problème, c'est que ce n'est pas pour tout de suite.
06:24On va voir quelle réponse possible.
06:26Il a dit tout à l'heure, le Premier ministre, il n'y a pas de pénurie.
06:29Est-ce que vous êtes d'accord avec ça, Christian Buchel ?
06:31Alors, sur l'électricité, je laisserai...
06:33Non, mais sur le pétrole, je pense qu'il voulait dire d'énergie, quoi.
06:36Voilà, c'est ça qu'il voulait dire.
06:38Sur l'électricité, aujourd'hui, il n'y a clairement pas de pénurie.
06:40Au contraire.
06:41On peut dire ça.
06:42Au contraire, effectivement, mais on y reviendra sur le plan d'électrification.
06:45Donc, toutes les énergies sont disponibles.
06:47Le nucléaire, l'hydraulique, les barrages sont bien remplis.
06:51Et puis, le renouvelable.
06:52D'ailleurs, ce matin, des appels d'offres aussi pour faire de telle manière qu'il n'y a pas
06:55de pénurie plus tard.
06:56Parce que l'énergie, c'est un sujet de long terme.
06:58Oui, alors je pense qu'il voulait parler au départ de pétrole.
07:01Mais en fait, vous avez la réponse.
07:04Votre réponse montre qu'il faut qu'on se transforme, qu'on arrête d'être dépendant des énergies fossiles.
07:09Pour vous, est-ce que vous estimez qu'il y a quand même une pénurie ?
07:12On voit que certaines pompes sont vides.
07:15Alors l'industrie ne consomme pas beaucoup de pétrole.
07:17Mais l'industrie ne consomme plus de pétrole.
07:19Plus du tout ?
07:20Elle consomme un dérivé du pétrole, indirectement, qui est le DAFTA.
07:23Oui.
07:23C'est un dérivé du pétrole qui sert à faire les plastiques.
07:25Pour faire simple, il y a beaucoup d'autres activités.
07:28Non, il n'y a pas de risque physique de pénurie sur le pétrole.
07:31Le pétrole est un produit de commodité, extraordinairement abondant, disponible.
07:35Donc c'est une question de coût, simplement, de prix ?
07:37Oui, absolument.
07:38Donc on va y revenir.
07:39La situation sera différente sur le gaz, on en parlera.
07:41Alors, je pense qu'on va essayer d'y aller tout de suite sur le gaz.
07:45Parce que vous avez une très grande inquiétude au niveau de l'Unidem.
07:50C'est sur le gaz et le GNL.
07:53Et là, vous dites, on est vraiment face, en fait, à un choc dans le gaz.
07:58On parle beaucoup du choc pétrolier.
07:59Mais vous, vous nous dites, pour l'industrie française, mais pas que,
08:04c'est le problème du gaz qui devient vraiment une préoccupation importante.
08:10Et il faudra bien trouver une réponse.
08:12Absolument.
08:13Alors, sur le gaz, on est dans une situation de pré-crise.
08:16La probabilité que nous allions vers une crise est quand même sensiblement plus forte que l'inverse.
08:22Que s'est-il passé ?
08:24Fondamentalement, aujourd'hui, le marché du gaz a complètement changé.
08:26Avec l'irruption du GNL, ce gaz transporté par méthanier, qui a contribué, qui contribue à globaliser le marché mondial
08:33du gaz.
08:33Il y a un événement majeur qui est intervenu.
08:35C'est non seulement le blocage d'Ormus, bien sûr, mais ensuite le bombardement du principal producteur du Golfe,
08:40qui a fait sensiblement 20% de la production mondiale, qui est le Qatar.
08:43Le Qatar n'exporte plus rien.
08:46Il a arrêté ses exportations.
08:47Il a déclaré force majeure.
08:48Et de surcroît, il y a 20% de ses installations qui ont été détruites.
08:54Oui, que 20%, parce qu'hier, j'avais un spécialiste, justement, de l'énergie, qui disait,
08:58mais en fait, non, tout n'a pas été détruit.
09:01Absolument, mais ce n'est pas tellement le problème.
09:03C'est-à-dire, à supposer que tout s'aligne, que tous les clignotants soient au vert demain matin,
09:08en tout état de cause, il faudrait au minimum une année
09:11pour que le Qatar revienne à son niveau de production et donc d'exportation antérieure.
09:16Donc, le marché mondial du GNL, qui devient déterminant,
09:19a perdu sensiblement 100 milliards de mètres cubes,
09:25c'est-à-dire 14%.
09:27Il y aura 14% de pertes sur la production mondiale de GNL,
09:31qui est de l'ordre de 600 milliards.
09:32Ces 100 milliards vont être compensés par une petite augmentation aux États-Unis,
09:38au Mexique, au Canada, peut-être au Nigeria ou autre.
09:42Mais de toute façon, ces 100 milliards de mètres cubes qui ont disparu,
09:44quoi qu'il se passe, et dans la meilleure des hypothèses,
09:47nous ne les retrouverons pas sur le marché avant au minimum un an.
09:51Parce que le gaz, ce n'est pas le pétrole.
09:53Le gaz liquéfié en particulier, c'est techniquement compliqué,
09:56il faut le liquéfier, ce sont des opérations complexes,
10:01complexes qui prennent du temps.
10:02Un retour en fonctionnement des installations qui sont en bon état
10:05prendra de toute façon 3 à 4 mois.
10:08C'est beaucoup plus compliqué que redémarrer une production pétrolière.
10:11Et de surcroît, les installations détruites, ça prendra 4 ou 5 ans.
10:15Voilà.
10:15Donc, ces 100 milliards de mètres cubes manquent sur le marché mondial.
10:18Ça fait 14% compte tenu de progression par ailleurs.
10:2214%, ça fait donc 85, à peu près 85 milliards de mètres cubes
10:26qui ont disparu comme ça de l'offre.
10:29Alors, qu'est-ce qui va se passer ?
10:31Il n'y a pas...
10:33Le risque principal, c'est un ajustement de la demande par le prix.
10:37C'est-à-dire une destruction de demande.
10:39Nous sommes actuellement dans des prix à 50.
10:41Jusqu'à présent, les marchés considéraient que les choses allaient se calmer.
10:46Et donc, les prévisions de prix pour 2027 étaient plutôt inférieures à ces 50, à l'année 30.
10:51Mais le marché, aujourd'hui, commence à comprendre que le gaz est beaucoup plus complexe
10:55à la fois à produire, à liquéfier, à transporter, puis à gazéifier à nouveau,
10:59contrairement au pétrole.
11:01Et de ce point de vue-là, il y a tous ces obstacles techniques
11:02qui font que le ramp-up, c'est-à-dire le retour à la normale,
11:06enfin le retour en production, sera beaucoup plus lent.
11:08Ces obstacles techniques, vraiment.
11:11Voilà.
11:11Donc, aujourd'hui, les prix à 27...
11:13Et donc, pour vous, quelles conséquences pour les industriels ?
11:15Alors, les conséquences pour les industriels,
11:17il est très probable, le grand, grand, grand sujet de tout le monde,
11:21ça va d'avoir, dans une situation aussi imprévisible,
11:24le spectre d'imprévision est aussi large,
11:26c'est de revenir à des réflexes élémentaires,
11:28c'est d'en avoir sous le pied.
11:29C'est-à-dire, tout simplement, que nos stockages européens,
11:33et notamment les stockages français,
11:35soient au bon niveau de remplissage quand nous allons aborder l'hiver.
11:38Et le remplissage commence aujourd'hui, 1er avril.
11:41Il est impératif que nous soyons à l'objectif européen.
11:45On ne peut pas le décaler un peu en fonction, non ?
11:48On ne peut absolument pas décaler.
11:49Toujours le retard qu'on prend à partir d'aujourd'hui ne sera pas récupérable.
11:53Donc il y a un objectif européen, enfin une obligation,
11:56qui doit être satisfaite, qui fixe à 85% des capacités de stockage.
12:00Il faut impérativement que ces niveaux soient atteints.
12:02Donc vous dites qu'il ne faut pas décaler ?
12:04On ne peut pas décaler.
12:04Sinon, opéra, encore plus cher, l'addition ?
12:07Non, mais non, seulement on ne peut pas.
12:08Les tuyaux ne sont pas plus larges qu'ils ne sont.
12:10C'est-à-dire que tous les milliards de mètres cubes,
12:12enfin les mètres cubes qu'on ne rentre pas maintenant,
12:14on ne pourra pas les rentrer plus tard.
12:15On ne peut pas décaler absolument.
12:17Il y a un tempo de montée en puissance du remplissage de ces stockages
12:21qui doit être tenu au jour le jour.
12:23Et le gouvernement qui veut, qui l'a dit tout à l'heure,
12:26il réfléchissait à l'idée de créer des stocks stratégiques
12:30comme ça existe dans le pétrole,
12:33parce que visiblement ça n'existe pas encore pour le gaz.
12:37Est-ce qu'il y a le fait d'avoir des réserves stratégiques,
12:39ça ne changerait pas forcément la donne dans un premier temps ?
12:44Non, ça ne changera rien.
12:46Contrairement au pétrole qui se stocke dans des réservoirs en acier
12:48qu'on peut construire relativement facilement,
12:50le gaz se stocke dans des stockages souterrains.
12:52On a une capacité en France de sensiblement 12 milliards de mètres cubes de stockage.
12:57Ces stockages sont aujourd'hui tous loués par les opérateurs.
13:01Ils ont l'obligation de les remplir.
13:02Il faut veiller à ce qu'ils les remplissent.
13:04Mais créer un sort de stratégique,
13:05alors on peut dire que 20% de ces 12 milliards,
13:07c'est du stock stratégique,
13:08mais en tout état de cause,
13:09aujourd'hui les réserves sont au plus bas
13:11parce que l'hiver est un peu froid,
13:13donc c'est à peu près à 20-22% de remplissage.
13:15Il faut remonter au 85% d'ici le 1er novembre
13:18et le faire étape par étape,
13:19sinon on n'atteindra pas les 85%.
13:21Et là on s'expose à devoir approvisionner à nouveau du GNL pendant l'hiver
13:25et là les prix auront certainement,
13:28certainement,
13:28on ne peut pas considérer que les prix ne vont pas augmenter sur Q3 et Q4.
13:33L'imbalance, c'est-à-dire le déséquilibre offre-demande du gaz et du GNL au niveau mondial,
13:38est tel qu'on va vers une hausse de prix sur l'hiver gazier.
13:42C'est inévitable.
13:43On va vraiment vers des hausses de prix partout,
13:45sur le pétrole, sur le gaz, vous venez de le dire.
13:48Christian Buchel, là on peut dire au contraire,
13:50l'électricité pour l'instant en France n'est pas très chère.
13:53C'est peut-être la chance de la France justement,
13:56c'est d'avoir de l'électricité pas chère.
13:58Alors d'abord, comme président de l'UFE,
14:01quand même préoccupé sur la crise sur les fossiles,
14:04parce que ça touche l'économie française,
14:06mais ça touche l'économie européenne de façon générale
14:09quand on regarde la compétition mondiale.
14:10Donc on va me dire ça avec beaucoup d'humilité.
14:14Oui, sur l'électricité, les prix...
14:17Est-ce que vous vous frottez les mains ?
14:18En disant, ça y est, enfin peut-être,
14:21on va réussir à électrifier les usages.
14:25Non, vous voyez, Edwige,
14:27je suis arrivé à la présidence de l'UFE il y a 15 mois exactement.
14:30Et franchement, mon premier réflexe, je l'avais dit,
14:33mais quel paradoxe, nous sommes effectivement,
14:35c'est ce que vous sous-entendez,
14:37nous sommes effectivement une puissance électrique.
14:39Et ça ne date pas de ce matin, ça ne date pas d'hier,
14:41ça date de plus d'un siècle et demi.
14:43Nous sommes une puissance électrique.
14:44Je pense à l'hydraulique,
14:46je pense à l'électrification rurale,
14:48je pense évidemment au grand programme nucléaire.
14:50Oui, à nos centrales quand même.
14:52À nos centrales nucléaires,
14:53qui est une réussite formidable.
14:55Donc nous sommes une puissance électrique.
14:57Et c'est quoi le paradoxe ?
14:58Le paradoxe, ça vient d'être dit,
15:01c'est que nous sommes effectivement,
15:03en termes de souveraineté,
15:05nous avons une électricité qui, plus est décarbonée,
15:07on en parle malheureusement plus...
15:08Décarbonée n'est pas chère aujourd'hui,
15:10ce n'était pas le temps de 2022.
15:12Mais le paradoxe, il est où ?
15:13Le paradoxe, il est que sur 100% d'énergie consommée en France,
15:17quelle est la part de l'électricité ?
15:19Elle est de 27%,
15:20c'est-à-dire que c'est moins d'un tiers de tous les usages
15:22de l'industrie que Nicolas vient d'évoquer.
15:24Je pensais que l'énergie fossile,
15:26ça représentait encore 60%,
15:27et donc il y avait 40%.
15:28Après, il y a effectivement un peu de chaleur,
15:31mais l'électricité, dans les usages,
15:33là, je suis sur l'industrie,
15:35je suis sur le transport,
15:36je suis sur, on va dire,
15:38le bâti de façon générale,
15:40c'est 27%.
15:42Et c'est ça le paradoxe,
15:43et que ça n'a pas bougé depuis 30 ans.
15:45Et c'est-à-dire qu'effectivement,
15:46le plan d'électrification,
15:48nous l'avons appelé,
15:49pas depuis la crise,
15:51on l'a appelé depuis un an.
15:52On a dit, il faut bâtir un plan d'électrification du pays
15:55pour faire de cette puissance électrique...
15:57Non, mais attendez, là, c'est...
15:58Oui, mais pardonnez-moi,
15:59je vais peut-être vous choquer un peu,
16:00mais c'est un peu une rengaine,
16:01j'ai l'impression d'entendre ça,
16:03quand même, depuis plusieurs années.
16:05Donc, ce n'est pas votre faute,
16:06parce que, comme vous dites,
16:06vous êtes arrivés il y a quelques mois.
16:08Mais au-delà de ça,
16:09on voit bien qu'on a un mal fou,
16:12quand même, à électrifier la franche.
16:14C'est un moment, la difficulté actuelle,
16:16c'est qu'il y a deux horizons de temps
16:17complètement différents.
16:18Et c'est vrai pour les industriels,
16:20comme pour les particuliers.
16:21C'est-à-dire, nous avons...
16:22Il faut passer l'hiver dans de bonnes conditions,
16:24donc il y a cet impératif de socage,
16:25mais je le répète,
16:26comme tout le monde le dit,
16:28il faut, dès à présent,
16:29appliquer des mesures de sobriété sur le gaz.
16:31C'est une responsabilité individuelle.
16:33Les entreprises, nous,
16:34nous essayons de le faire,
16:34on va faire des économies.
16:35C'est impératif pour que les socages soient pleins,
16:37pour que nous passions l'hiver.
16:38Parce que si on est mort...
16:39Et après, on pourra électrifier.
16:41Si on est multiplié par 4,
16:41et si on est obligé de ralentir,
16:43il y a une destruction de demande,
16:44eh bien, on ne pourra pas,
16:45derrière, s'électrifier.
16:46Mais on est sur les essais de réseaux immédiats.
16:47Et l'électrification,
16:49dans l'industrie,
16:50même pour un particulier,
16:51dans l'industrie,
16:52l'électrification,
16:52c'est 1, 2 ou 3 ans.
16:54Installer une pompe à chaleur,
16:55installer une recompression mécanique de vapeur,
16:57un moteur électrique,
16:58ça ne se fait pas en claquant des doigts.
17:00Christian Michel,
17:00où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
17:01Parce que là,
17:03on a eu des informations,
17:05il y a des groupes de travail
17:07auxquels vous participez tous les deux,
17:08c'est pour ça que c'est intéressant
17:09de vous avoir sur ce plateau.
17:11On a dit que Sébastien Lecornu,
17:13il doit présenter son plan quand exactement ?
17:16Vous le savez, Christian Michel.
17:17Cette fin de semaine,
17:18finalement,
17:19on parle de la semaine prochaine ?
17:20Sans doute,
17:20peut-être la semaine prochaine.
17:21Mais permettez-moi quand même
17:22un peu de vous contredire,
17:24Edwige,
17:24quand vous dites que ça fait longtemps
17:25qu'on dit ça.
17:26Si ça faisait si longtemps que ça,
17:28nous aurions par exemple
17:29une politique fiscale sur l'énergie
17:31et sur l'électrique en particulier
17:32qui serait différente.
17:33On va revenir là-dessus,
17:34pardonnez-moi,
17:35parce que ça fait partie du plan.
17:36Juste question d'actualité,
17:38c'est que donc,
17:39vous pensez que c'est plutôt
17:39fin de semaine prochaine ?
17:41Oui,
17:41pour les informations,
17:43pour de premières annonces,
17:45parce que le plan d'électrification,
17:46Nicolas vient de le dire,
17:47le plan d'électrification,
17:48c'est sûr du long terme.
17:49Il faut effectivement remettre les briques
17:51y compris temporelles à leur place.
17:53Il y a une crise,
17:55on va dire,
17:56des énergies fossiles
17:57qui touche encore une fois
17:58l'ensemble de l'économie
17:59dont nous sommes tous concernés.
18:01Et puis,
18:01il y a un plan d'électrification.
18:03Nous avons appelé,
18:04on a fait des propositions,
18:05d'ailleurs en décembre dernier,
18:07on a fait des propositions
18:07très concrètes.
18:08Nous sommes en train de les chiffrer.
18:10Et ça,
18:10c'est effectivement,
18:11deux, trois ans,
18:12une pompe à chaleur dans l'industrie,
18:14mais c'est vrai aussi dans le bâtiment.
18:15C'est vrai dans la mobilité.
18:18La plupart des voitures aujourd'hui,
18:19on ne va pas,
18:20sont aujourd'hui des voitures
18:21termines.
18:21Quand on propose,
18:22il y a un ministre
18:23qui propose aux infirmières
18:24d'acheter une voiture électrique,
18:26c'est sûr que ce n'est pas forcément
18:27la bonne réponse.
18:27Parce que quand on voit
18:28ce qu'elle gagne,
18:29le coût d'une voiture,
18:30et puis surtout,
18:31c'est qu'aujourd'hui,
18:32on ne peut pas claquer les doigts
18:34et avoir une voiture électrique.
18:35Non,
18:36mais je pense quand même,
18:37effectivement,
18:38et c'est les travaux
18:39qui sont en cours,
18:40puisque vous évoquez la voiture,
18:41prenons le leasing social,
18:42vous avez évoqué les infirmières,
18:44c'est un exemple
18:45très, très, très concret.
18:46On avait proposé,
18:47par exemple,
18:48fin décembre,
18:48dans le plan d'électrification du pays,
18:51un permis de conduire électrique.
18:54Ça a été retenu pour dire,
18:55tiens,
18:55qu'est-ce que ça change ?
18:56Mais en fait,
18:57ça change quoi ?
18:58Ça change l'immédiat
18:59et ça projette vers l'avenir.
19:01Très concrètement,
19:01un permis de conduire,
19:03ça coûte autour de 1800 euros.
19:05Quand vous faites une heure de conduite,
19:07vous faites 50 kilomètres,
19:08soit vous consommez
19:093 litres d'essence,
19:11soit vous consommez
19:127 ou 8 kilowattheures
19:14d'électricité.
19:15Résultat des courses,
19:17c'est-à-dire un permis
19:18pour être 100 euros moins cher
19:20parce que vous...
19:22Ok, mais si on essaie
19:23d'avoir un focus
19:24un peu plus large,
19:26est-ce que lorsqu'il y a
19:27une focale un peu plus large,
19:28est-ce que c'est une question
19:30de fiscalité ?
19:31Si vous voulez que les Français
19:32achètent des voitures électriques,
19:33si vous voulez que la décarbonation
19:36des grands fourneaux,
19:39etc.,
19:39dans ces cas-là,
19:40qu'est-ce qu'il faut ?
19:40Il faut aider,
19:41il faut une fiscalité.
19:42Or, les caisses sont vides,
19:44non ?
19:44Pour l'industrie,
19:44la question n'est pas
19:45une question fiscale.
19:46Je crois que le sujet
19:46est de notre nature.
19:48Pour l'industrie,
19:49fondamentalement,
19:50il faut qu'aujourd'hui,
19:51dans une période
19:51où les carnets de commandes,
19:53il y a une très grosse incertitude
19:54sur les carnets de commandes,
19:55il faut qu'on ait la visibilité.
19:56Il faut qu'on ait la visibilité
19:57sur le prix de l'électricité.
19:59On y a travaillé,
19:59notamment avec EDF,
20:00sur ces fameux contrats longs termes,
20:01dont on a beaucoup parlé.
20:03Les choses se mettent
20:03en place progressivement.
20:05La crise actuelle
20:05va certainement être
20:06un accélérateur,
20:07mais il faut intégrer
20:08le fait que tout ça,
20:09il va y avoir un effet,
20:10non pas un effet retard,
20:15c'est que nos usines
20:16traversent l'hiver
20:17de façon correcte.
20:18Oui, bien sûr.
20:19Je le répète,
20:20mais je ne suis pas construit.
20:20Moi, je voudrais savoir,
20:21au-delà des voitures,
20:22ce plan d'électrification
20:24sur lequel vous travaillez
20:25avec des groupes de travail,
20:26il consiste en quoi ?
20:28Je crois qu'il y a
20:29une 14 mesures,
20:30à peu près, non ?
20:31Il consiste en quoi ?
20:32C'est quoi les gros
20:33pour l'industrie ?
20:34Il y a quoi dedans ?
20:37Encore une fois,
20:37sur l'industrie,
20:38par exemple,
20:39sur l'industrie,
20:40la prise de conscience
20:41aujourd'hui
20:42qu'en Europe,
20:43le prix de l'électricité,
20:44vous l'avez dit,
20:45deux fois.
20:45Les marchés de l'électricité,
20:47pour l'instant,
20:47n'ont quasiment pas bougé.
20:49Le gaz,
20:50les chiffres ont été donnés,
20:51je ne vais pas les répéter,
20:52et le pétrole,
20:53ça a été dit.
20:54La prise de conscience
20:55qu'effectivement,
20:56l'électricité,
20:57en France,
20:58parce que nous sommes
20:59une puissance électrique
21:00historique,
21:01elle est compétitive.
21:02Et j'ai plaisir à entendre
21:04qu'effectivement,
21:05ce qui vient d'être dit
21:06sur les leçons tirées,
21:08on va dire,
21:08de 2022,
21:09que l'industrie,
21:11effectivement...
21:11Pardonnez-moi,
21:12monsieur le ministre,
21:13moi, je voudrais avoir
21:14une mesure ou deux mesures
21:15ou...
21:15Des mesures concrètes.
21:16Des mesures concrètes.
21:17Aujourd'hui,
21:18dans le profil de consommation
21:20d'électricité,
21:20vous savez qu'avec le développement
21:22du solaire et des ONR,
21:23il y a des périodes de prix
21:24très bas,
21:25notamment dans la journée,
21:26il y a ce qu'on appelle
21:26une cloche solaire.
21:28Voilà.
21:28Donc, notre idée,
21:29c'est de dire,
21:29proposons aux industriels,
21:31enfin,
21:31que les fournisseurs proposent
21:33aux industriels,
21:34des contrats
21:34qui permettent
21:36de couvrir ces périodes
21:37pendant 3 ou 4 000 heures
21:39par an,
21:40sur une longue,
21:41à un prix,
21:41au prix réel,
21:42c'est-à-dire au prix
21:43de l'instant,
21:44en ce moment-là,
21:45c'est-à-dire des prix
21:45extrêmement bas
21:46par rapport
21:46à qui sont les prix de marché,
21:48c'est-à-dire des prix
21:48à 20 ou 30 euros
21:50du mégawatt-heure,
21:51et à ce moment-là,
21:52qu'ils soient calés
21:53sur ces périodes
21:54de basse consommation,
21:55pour autant que les industriels
21:56puissent être flexibles,
21:57mais ça,
21:57ce sera leur choix.
21:58Donc ça,
21:59voilà un exemple concret
22:00qui permettrait de consommer
22:01beaucoup plus d'électricité
22:02puisqu'on a sous le pied
22:03sensiblement 100 TWh d'électricité
22:06qui n'est pas consommée
22:06et qui pourrait l'être.
22:07Il y a une autre mesure,
22:08c'est de la fameuse assise,
22:10donc la taxe sur l'électricité
22:13qui est plus élevée
22:15que la taxe sur le gaz.
22:17Est-ce qu'on pourrait
22:18les aligner ?
22:20Ça fait partie
22:21de vos mesures.
22:21Mais du côté de Bercy,
22:22on va en dire,
22:23regardez,
22:23vous avez vu,
22:24les caisses sont totalement vides.
22:25Là,
22:26c'est vous qui revenez
22:26sur la fiscalité,
22:27mais peut-être juste
22:28pour effectivement
22:28confirmer ce que vous dites.
22:29Je cherche à savoir
22:30en quoi consiste ce plan.
22:32Juste,
22:33c'est vous qui revenez.
22:34Effectivement,
22:34il y a l'électricité,
22:36c'est trois parties.
22:37Vu des factures,
22:38vu des factures des clients,
22:39quelle que soit leur nature,
22:40il y a l'électron
22:41et là,
22:42encore une fois,
22:42il est en France
22:43bien moins cher.
22:44Non mais quand même,
22:45le dire,
22:46c'est-à-dire la crise,
22:47pardon d'insister là-dessus,
22:48mais la crise aujourd'hui
22:50des énergies
22:51fait qu'effectivement,
22:52nos voisins allemands,
22:55l'électricité,
22:56l'Italie,
22:57c'est presque fois deux.
22:58Nous sommes toujours
22:58à 55 euros,
23:00le mégawatt-heure
23:00à peu près en France.
23:01L'Italie a dépassé
23:02les 100 euros.
23:03Et donc,
23:05c'est l'électron.
23:06Ensuite,
23:06il y a la partie
23:08acheminement,
23:09c'est les réseaux,
23:09c'est les infrastructures
23:10qui sont de grande qualité,
23:12qui sont interconnectées
23:13en Europe.
23:13Et puis,
23:14effectivement,
23:14la fiscalité.
23:15Puisque vous revenez là-dessus,
23:16effectivement,
23:16la fiscalité...
23:17Je cherche parce que je pense
23:17que c'est un peu
23:18en tête des mesures.
23:19Donc, c'est pour ça.
23:20Nous, on continue d'affirmer...
23:21Je cherche le plan.
23:22Moi, je voudrais parler
23:23du plan de Sébastien Lecornu.
23:26On continue d'affirmer
23:27que la fiscalité,
23:27même si ça ne touche pas
23:28la grande industrie,
23:30l'économie,
23:31y compris l'activité économique,
23:33c'est la grande industrie
23:34que Nicole représente ici,
23:36mais c'est aussi
23:36les PME.
23:37C'est nous,
23:39les consommateurs,
23:40bien sûr.
23:40C'est les PME en termes...
23:40Et puis,
23:41c'est l'ensemble,
23:42effectivement,
23:42des Français
23:43qui se déplacent
23:44et qui se chauffent
23:46chez eux,
23:46à la maison.
23:47Et donc,
23:48dans le plan
23:49d'électrification,
23:50si on prend le bâtiment,
23:51par exemple,
23:52si on prend le bâtiment,
23:53pour ne pas parler
23:53que de l'industrie,
23:54le bâtiment,
23:55effectivement,
23:56une mesure,
23:57c'est de dire
23:58la pompe à chaleur
23:59est aujourd'hui
24:00une réponse
24:00quand il n'y a pas d'accès
24:01ni à un réseau de chaleur urbain,
24:03parce que les Français
24:03n'habitent pas tous
24:04dans l'urbain
24:05avec un réseau de chaleur.
24:06Les réseaux de chaleur,
24:06il faut du gaz,
24:07oui.
24:08Oui,
24:09il y a beaucoup
24:09de réseaux de chaleur
24:10qui sont décarbonés
24:10grâce au fond chaleur.
24:12Et donc,
24:12la réponse,
24:13pompe à chaleur
24:14sur le logement,
24:15et effectivement,
24:16ça prendra du temps.
24:16Et donc,
24:16ça serait quoi ?
24:17Défiscaliser ?
24:18Défiscaliser.
24:24La pompe à chaleur
24:25est défiscalisée aussi.
24:28Et donc,
24:28ces mesures-là,
24:29il faut les accélérer.
24:30Il nous faut un plan
24:31et je prends toujours le bâti.
24:34Mais est-ce que c'est
24:35dans le plan, là ?
24:36Oui, alors,
24:37peut-être pour expliquer
24:38ce qu'il y a dans le plan.
24:39Il y a quatre groupes
24:39de travail
24:40qui se sont mis en place
24:41autour de l'industrie
24:42où je vais laisser te parler.
24:45Il y a un sujet bâti,
24:46il y a un sujet de transport,
24:48il y a un sujet accès au numérique,
24:50puisque l'électricité
24:51est une réponse aussi
24:52pour le développement du numérique.
24:53qu'on a besoin
24:53de beaucoup d'électricité.
24:55Et donc,
24:55ce plan,
24:56nous y contribuons tous,
24:58les uns les autres.
24:59Nous,
24:59on a fait des propositions
25:00qui sont publiques
25:01depuis le mois de décembre.
25:03Et effectivement,
25:04le gouvernement,
25:05si j'ai bien compris,
25:06d'ici quelques jours,
25:07sans doute d'ici
25:07fin de semaine prochaine,
25:09faire des annonces
25:09sur ce plan d'électrification.
25:11Mais vous savez,
25:12des choses très concrètes,
25:13là,
25:13sur les voitures,
25:13avant,
25:14vous évoquiez,
25:15est-ce qu'il faut être plus global ?
25:16Mais oui,
25:17mais c'est quand même
25:17très, très concret.
25:18C'est-à-dire que
25:19si on veut projeter
25:20et avoir de la fiabilité
25:21sur,
25:23on va dire,
25:24redonner envie
25:24d'être fier
25:26d'utiliser de l'électricité
25:28plutôt que des énergies fossiles,
25:30il faut des signes
25:31au court terme,
25:31mais il faut quand même
25:32se projeter.
25:32C'est un changement
25:33un peu de modèle
25:35de société.
25:36Bien sûr,
25:37c'est un changement
25:38de notre modèle.
25:39Nicolas Douarenne.
25:40Ma préoccupation,
25:40c'est l'industrie.
25:42Il faut que nous accélérions
25:44sur des contrats électriques
25:46compétitifs,
25:46comme je l'ai évoqué,
25:47en utilisant
25:48ces flexibilités
25:49sur les heures creuses.
25:51Sur les heures creuses,
25:51c'est un peu important.
25:53Nous signions plus
25:54de contrats à long terme,
25:55on a la chance
25:55d'effectivement
25:56de bénéficier
25:56de cette électricité,
25:57il faut signer plus
25:58de contrats à long terme
25:58et la crise actuelle
25:59doit inciter les industriels
26:00et ils y sont prêts,
26:01mais pour autant
26:02d'avoir un prix compétitif
26:03qui soit à l'avenir
26:04aussi compétitif
26:05par rapport au gaz.
26:06Est-ce qu'il y a un mieux
26:09avec le nouveau président du DF ?
26:11Oui, incontestablement,
26:11mais j'espère que la dynamique
26:12va s'accélérer
26:13et on attend des signaux
26:14de ce point de vue-là
26:14pour que les choses s'accélèrent.
26:15Il y a un autre élément
26:15qui est extrêmement important,
26:17c'est qu'en complément
26:17du prix de l'électron,
26:18il y a une compensation carbone
26:20et cette compensation carbone,
26:22il est impératif
26:23qu'elle soit maintenue
26:23au-delà de 2030
26:24et que les moyens financiers
26:26soient mis en face
26:26pour permettre de compenser,
26:27ce qui nous permet
26:28d'égaliser le prix international.
26:30On a aujourd'hui,
26:31disons,
26:31aux industriels,
26:32dont on a un prix
26:32à peu près à 50,
26:33pour simplifier,
26:34le prix international,
26:35pour la plupart d'entre eux,
26:36il est à 35.
26:37Et ce qui permet
26:37de combler cet écart,
26:38c'est la compensation carbone.
26:40Ça, c'est un outil,
26:40on l'a mis en haut de la pile
26:43sur le plan,
26:44c'est impératif
26:45que cet outil
26:45soit abondé financièrement
26:47et qu'il soit prorogé
26:49jusqu'en 2040.
26:50On voit,
26:50en vous écoutant
26:51tous les deux,
26:52on voit que le plan
26:53n'est pas complètement finalisé.
26:54Vous avez encore
26:55combien de groupes
26:55de travail ?
26:56Il y a des propositions
26:58très concrètes
26:59qui sont dans ce plan,
27:00mais il va y avoir
27:00de l'arbitrage.
27:01On vient de parler
27:02du carbone,
27:03par exemple.
27:03Et encore une fois,
27:04la France est évidemment
27:05la grande industrie
27:06et elle nous touche tous,
27:08je l'ai dit,
27:09on peut le dire
27:09avec beaucoup d'autres mots,
27:11mais la France,
27:12c'est aussi
27:13tous les autres usages
27:14de l'énergie.
27:16C'est nous tous.
27:17Dans nos studios,
27:18partout.
27:19Et donc,
27:19effectivement,
27:20les autres mesures
27:21qui peuvent paraître
27:22peut-être très parcellaires
27:24dans le bâtiment,
27:26j'ai évoqué
27:26la pompe à chaleur
27:28sur le logement social,
27:29sur le logement individuel,
27:31comment est-ce que
27:32les bâtis de l'État,
27:33comment les bâtis de l'État,
27:35par exemple,
27:35c'est une proposition
27:36que nous faisons,
27:37non,
27:37mais pour dire,
27:37c'est une proposition
27:38que les bâtis de l'État,
27:40quelle que soit leur taille,
27:42ils s'électrifient
27:43avec des plans
27:44et avec un tableau de bord
27:45que l'État soit exemplaire
27:46pour dire,
27:47ben oui,
27:47nous électrifions,
27:48ça mettra.
27:49Il y a un autre volet
27:50qui est le volet européen.
27:50attendez,
27:51il nous reste 30 secondes.
27:55Justement,
27:55ça fera le lien.
27:56J'ai une question pour vous,
27:57Christian Bichel,
27:57parce que je sais que
27:58vous connaissez très bien
27:59l'Allemagne,
28:01donc un sujet
28:02qui est cher à votre cœur.
28:03Je ne sais pas
28:03si vous avez vu la déclaration
28:04de la ministre
28:05de l'Industrie allemande
28:06qui a dit,
28:07ben tiens,
28:07on pourrait peut-être
28:08avoir un retour
28:09du nucléaire comme énergie
28:10en Allemagne,
28:11alors pas en reconstruisant
28:13des centrales,
28:14mais en finançant
28:15des centrales nucléaires
28:16en France,
28:17en Suède,
28:17en Europe
28:18et à ce moment-là,
28:19on pourrait
28:20et puis on bénéficierait
28:21de l'énergie nucléaire.
28:23Ça vous paraît,
28:24c'est l'Europe de l'énergie
28:24qui est en train
28:25de se dessiner
28:25avec cette crise pétrolière ?
28:27J'étais effectivement
28:28quelques années
28:28en Allemagne
28:30dans le domaine de l'énergie.
28:31Quand vous avez
28:31un prix de marché
28:32en France
28:32qui est 55 euros
28:33et qu'il est 90 euros
28:34aujourd'hui en Allemagne,
28:36effectivement,
28:36l'Allemagne se repose
28:37des questions fondamentales
28:38pour dire,
28:39avons-nous fait le bon choix ?
28:40A l'évidence,
28:42le choix n'était pas
28:42le bon choix.
28:44Aujourd'hui,
28:45c'est là que l'énergie
28:46est une industrie
28:46de temps long.
28:47Pardon d'insister,
28:48l'Allemagne ne pourra pas
28:49juste tourner un bouton
28:50pour dire,
28:51vous savez quoi,
28:52on va rallumer
28:52les centrales nucléaires.
28:54Donc effectivement,
28:54l'Allemagne est bien consciente
28:55que l'énergie,
28:58le nucléaire
28:59est une réponse
29:00qui s'additionne
29:01aux autres réponses
29:02renouvelables
29:03qui est la piste
29:04que l'Allemagne a choisie.
29:05Merci Christian Bouchel.
29:07Mot de la fin pour vous,
29:08Nicolas Douaren,
29:08vous vouliez ajouter
29:09quelque chose
29:09à ce que vient de dire...
29:10Oui, il y a une dimension européenne.
29:11Ursula Vanderey
29:12en a fait des ouvertures
29:13importantes,
29:13notamment sur le mécanisme
29:16du marché ETS,
29:17c'est-à-dire du marché
29:17des quotas carbone.
29:18Il y a une révision technique
29:19qui est en cours
29:20sur la façon de calculer
29:21les allocations
29:23qu'on appelle
29:23les allocations
29:24à titre gratuit,
29:25ces quotas
29:25dont l'industrie
29:26a absolument besoin.
29:27Il était prévu
29:28une très forte baisse.
29:29Il y a des discussions
29:29qui sont en cours
29:30pour réviser.
29:31Nous souhaitons
29:31qu'elle aboutisse
29:32en particulier
29:33sur l'aspect de la chaleur
29:34qui est un vecteur
29:35extrêmement important
29:36pour l'industrie.
29:37Il est prévu
29:37de réduire fortement
29:38ses quotas
29:39et là,
29:39ce serait aussi
29:40de nous tirer
29:41une balle dans le pied
29:42que d'effectuer
29:43une réduction
29:43trop importante.
29:45Merci beaucoup.
29:45En tout cas,
29:46ce qu'on voit bien
29:46c'est qu'il y a
29:47effectivement
29:48une accélération
29:49du côté
29:49de la prise de conscience
29:51qui fait qu'il y a
29:52une accélération
29:53peut-être
29:54de l'électrification
29:54alors qu'on a
29:55tous les moyens
29:55pour le faire.
29:57Et puis,
29:58on voit aussi
29:58les gros enjeux
29:59mais en tous les cas
30:00ça bouscule tout
30:01et à mon avis
30:01ce n'est pas fini.
30:02Je pense qu'il y en a
30:03encore pour quelque temps.
30:04Merci d'avoir été avec nous
30:05Vincent Michel,
30:06président de l'UFE
30:07de l'Union française
30:07d'électricité.
30:08Merci Nicolas Douaren,
30:09président de l'Unidem.
30:10Dans un instant,
30:11c'est l'heure du débat.
30:12On va débriefer
30:12justement ce que vous avez dit.
30:14A tout de suite.
30:14C'est la tribune présente
30:18Le 18-19
30:20d'Edwish Chevrillon.
30:24Vous êtes toujours
30:25dans le 18-19
30:26c'est l'heure du débat
30:27avec mes trois débatteurs
30:28autour de moi.
30:29Nathalie Jansson,
30:30professeure à Néoma,
30:31président du think tank
30:32Génération Libre.
30:34Bonsoir Nathalie,
30:35ravi de vous retrouver.
30:37À vos côtés,
30:38Mathieu Pechberti,
30:38grand reporter
30:39BFM Business,
30:40monsieur Énergie
30:41de BFM.
30:42Merci Mathieu
30:43d'être là.
30:44Et puis Guillaume Paul
30:45aussi,
30:46grand reporter
30:47BFM Business.
30:48Presque un peu
30:48notre monsieur pétrole
30:50on va dire.
30:50En tous les cas,
30:51c'est ça que vous êtes devenu
30:51dans les précédents jours.
30:54Une question justement,
30:56est-ce qu'il y a
30:56une pénurie
30:57ou pas de pétrole ?
30:57On voit qu'il y a
30:5814% des stations essence
31:00qui sont fermées.
31:02On se demande pourquoi
31:03c'est une question
31:03d'approvisionnement ?
31:04C'est qu'on a été
31:05trop gourmands
31:05nous les Français ?
31:06C'est une question
31:06de Total Énergie
31:07parce qu'en gros,
31:08il y a 10 000,
31:0811 000 stations en France.
31:10Total Énergie,
31:11on a un tiers,
31:113 500.
31:12Ce qu'on nous explique surtout,
31:13c'est que les stations
31:15qui sont en pénurie
31:17aujourd'hui,
31:18c'est parce que Total
31:19a prolongé,
31:20vous savez,
31:21de quelques jours,
31:21ça devait s'arrêter
31:22fin mars.
31:23C'est jusqu'au 7 avril,
31:25donc mardi prochain,
31:26qu'on continue
31:26de plafonner le litre
31:28de sans plomb
31:29à 1,99
31:29et le litre de gasoil
31:31de diesel à 2,09.
31:33Donc c'est essentiellement
31:34du côté des stations
31:35Total Énergie
31:35parce que tout le monde
31:36s'est roué sur ces pompes-là,
31:37évidemment,
31:37qu'il y a de la pénurie.
31:38Mais il n'y a toujours pas
31:39à ce stade,
31:40et vous sentez que le gouvernement
31:41commence à évoluer
31:42un petit peu dans ce discours,
31:43à l'heure actuelle,
31:44il n'y a pas encore
31:46de phénomène de pénurie.
31:47Dans quelques semaines...
31:48Il l'a redit tout à l'heure,
31:49le Premier ministre,
31:49en tous les cas.
31:51Oui, à l'heure actuelle.
31:52En fait, oui,
31:53tout simplement,
31:53c'est une belle illustration
31:54que quand on plafonne le prix,
31:56ce qui était le cas de Total
31:57par rapport aux autres stations,
31:58les Français,
32:00étant un peu inquiets
32:01sur comment ça va évoluer,
32:02ils ont privilégié Total
32:04sur les autres stations
32:05parce que c'était
32:06un peu moins cher.
32:07Et donc, par conséquent,
32:08ça a généré
32:08plus de pénurie sur Total.
32:10Après,
32:11le fait que
32:11les prix augmentent,
32:13c'est aussi
32:14une belle illustration
32:15de l'économie,
32:16c'est l'offre et la demande.
32:17C'est-à-dire que
32:19tous ceux qui gèrent
32:20des stations,
32:21en fait,
32:21comme on ne sait pas
32:22combien de temps
32:23ça va durer,
32:24effectivement,
32:25l'augmentation des prix
32:26est presque préventive,
32:27c'est-à-dire que
32:27c'est un moyen aussi
32:28d'un signal prix
32:29pour faire en sorte
32:30que les Français
32:31ne se ruent pas trop
32:32sur l'essence
32:34et donc permettent,
32:35en fait,
32:35à ce qu'il n'y ait pas
32:36de pénurie à venir.
32:38Il y a presque
32:39un problème de concurrence,
32:40non ?
32:40C'est ce que disait
32:40Thierry Cotierre,
32:42le patron de l'intermarché
32:43ce matin,
32:43qui disait
32:44attendez,
32:44je peux faire...
32:45Voilà,
32:45c'est un appel.
32:46Ils ont fait la même chose
32:47en disant
32:48c'est un appel
32:49à venir chez nous.
32:50Oui,
32:51c'est pas trop le débat,
32:52mais tu peux se vertir.
32:53À court terme,
32:54il n'y a pas le problème
32:54de pénurie,
32:55c'est effectivement
32:55d'être dit
32:56mais tout le monde
32:56s'inquiète un peu
32:57et il y a le week-end
32:58de Pâques,
32:58le week-end prolongé
32:59donc inquiétude là-dessus.
33:01Et le début des vacances ?
33:02Le vrai sujet...
33:03Oui,
33:03donc un jour...
33:04Non,
33:05parce que vous êtes parisiens
33:05mais sinon ça commence...
33:07Oui,
33:07ça commence ce week-end.
33:08Ça a commencé ce week-end.
33:09Mais le vrai sujet,
33:09vous le disiez,
33:09c'était plutôt
33:10pour les semaines à venir
33:11parce qu'il y a une partie
33:12quand même de l'essence
33:14qui provient des stocks
33:15en fait accumulés
33:16ces dernières semaines
33:17et même en partie
33:18avant la guerre en Iran
33:19donc ça s'est géré
33:20mais le sujet,
33:21c'est le blocage
33:22du étroit d'Hormuz
33:23et le manque
33:25d'approvisionnement
33:26qu'il pourrait y avoir
33:27dans les semaines à venir
33:29dans les stocks pétroliers
33:30donc c'est très difficile
33:30d'avoir de la visibilité
33:31par définition
33:32puisque c'est le conflit
33:33qui en dessine
33:34mais le sujet,
33:35les spécialistes disent
33:36en mars,
33:37on vivait sur les stocks
33:38de février
33:38le sujet,
33:38ça va être le mois d'avril.
33:40C'est un peu schématique
33:41mais c'est un peu ça le sujet.
33:41Il y a une note de JP Morgan
33:42qui est sortie l'autre jour
33:43qui résumait bien les choses
33:44qui disait
33:45ben voilà,
33:45quand le pétrole quitte
33:46un des pays
33:47de la zone Hormuz
33:48il faut une dizaine de jours
33:49grosso modo
33:50pour aller du côté de l'Asie
33:51l'Afrique et l'Europe
33:52on est plus sur les 30 jours
33:54si vous partez du principe
33:54que les derniers pétroliers
33:55des tankers
33:56sont partis juste après
33:57le début de l'offensive
33:58ça y est,
33:59on a passé 10 jours
34:00les derniers tankers arrivent
34:01derrière
34:01comment ça se passe
34:02comment est-ce qu'on récupère
34:04les 12% de pétrole
34:05qu'on consomme en France
34:07notamment en Europe
34:07qui viennent tous les ans
34:08du détroit d'Hormuz
34:09c'est là effectivement
34:10que la compétition
34:11va réellement commencer
34:12qu'il peut y avoir
34:12des pénuries
34:13et s'il n'y a pas de pénurie
34:14il y aura peut-être
34:15un effet prix
34:15de toute façon
34:16beaucoup plus évident
34:16c'est effectivement
34:18la raison pour laquelle
34:19et ça c'est beaucoup de gens
34:20qui n'arrivaient pas à le comprendre
34:21c'est la raison pour laquelle
34:23ils ont augmenté les prix
34:26déjà relativement vite
34:27parce que c'était pour prévenir
34:28en fait le fait
34:29qu'ils avaient à gérer
34:31un potentiel phénomène
34:32de pénurie
34:33dans le long terme
34:34c'est des prix futurs
34:36exactement
34:36c'est des prix futurs
34:37alors que les stocks
34:37sont des prix lassés
34:38il y avait les petites stations
34:40qui ont déjà très mal vécu
34:41ce qui avait fait Total
34:42quand ils avaient plafonné
34:43leur prix il y a 3 ans
34:44qu'ils se souviennent
34:44du mal de chien
34:45que ça leur a fait
34:46dans l'ensemble
34:46il y a 5000 indépendants
34:47en France
34:48et qu'ils avaient très vite
34:49flairé
34:49après le blocage
34:50du Détroit d'Ormousse
34:51que Total
34:52dégoupirait une mesure
34:52du même type
34:53donc par prévention
34:54ils ont aussi beaucoup
34:54augmenté leur prix
34:55du côté des indépendants
34:56c'est la raison
34:57c'est une des raisons
34:58pour lesquelles
34:58ils ont découpillé
34:59très très vite
34:59parce qu'ils anticipaient
35:00que le prochain chargement
35:01en ravitaillement
35:02serait plus cher
35:02et aussi parce qu'on se doutait
35:03que Total
35:04allait dégainer
35:04ce genre de mesure
35:05je ne sais plus
35:06qui a dit ça
35:06à l'instant
35:07donc c'est intéressant
35:08parce qu'il faut 10 jours
35:09pour venir du Détroit
35:10d'Ormousse
35:11chez nous
35:11pour l'Asie
35:12c'est plus un mois
35:13c'est un mois
35:15le pétrole
35:17qu'on consomme
35:17encore aujourd'hui
35:18il vient encore
35:19d'Ormousse
35:19d'accord
35:20donc il va avoir
35:22une hausse
35:23il a été chargé
35:23en février
35:24juste en février
35:25pour donner les ordres
35:26de grandeur
35:26c'est quand même ça
35:27donc ça veut dire
35:28une partie du pétrole
35:29une partie qui arrive
35:31en France
35:31est brute
35:32donc n'est pas raffinée
35:33il faut le temps de raffinage
35:34et une partie arrive
35:35déjà raffinée aussi
35:36pas forcément d'Ormousse
35:38tout à fait
35:38tout à fait d'accord
35:39il y a 12 ou 20%
35:41en France
35:41qui viennent d'Ormousse
35:4212%
35:4312%
35:44d'accord
35:44si je vous rentre
35:46dans les détails
35:46c'est que là
35:48la question un peu
35:48c'est des scénarios du pire
35:49c'est à dire que là
35:50pour l'instant
35:50on vit encore
35:51sur un prix du pétrole
35:53qui n'est pas encore
35:54trop élevé
35:55mais que là
35:55on voit bien
35:56que là
35:56on se dit
35:57110, 120, 130, 150
35:59même certains disent
36:00200 dollars
36:02ça dépend si vous prenez
36:03le WTI ou le Brent
36:04enfin bon bref
36:05on est un peu
36:05les scénarios du pire
36:06qui circulent
36:07donc on va forcément
36:08aller vers une augmentation
36:10même si c'est la fin
36:11de la guerre là
36:12on va forcément
36:13aller vers une hausse
36:14des prix du pétrole
36:15il va y avoir
36:15une prévalence
36:18ça va rester un peu
36:19comme ça
36:19il va y avoir
36:20un effet tampon
36:20c'est à dire que la baisse
36:21ne va pas se répercuter
36:22tout de suite
36:23la vraie question
36:25ça sera
36:25d'évaluer
36:27quelles ont été
36:27les installations
36:28pétrolières
36:29ou gazières
36:30pour le pouvoir
36:32endommager
36:32voire complètement détruites
36:33du côté du Qatar
36:34on vous parle déjà
36:35de certaines infrastructures
36:36gazières
36:37on vous dit
36:37ne cherchez pas
36:38il va nous falloir
36:38trois ans
36:39pour que ça reparte
36:40moi j'entends
36:40deux discours
36:41là-dessus
36:41parce que là
36:42tout à l'heure
36:43on dit que c'est
36:4420% de l'unité
36:46qui a été détruite
36:47et hier je recevais
36:48un grand spécialiste
36:50Denis Frelin
36:50qui disait
36:51de Lavoisier Conseil
36:52et qui disait
36:54mais en fait
36:54elle n'a pas
36:55elle a été détruite
36:56vraiment que
36:57parcellement
36:57Mathieu Pêche-Berty
36:58alors ce que dit Guillaume
37:00est très important
37:00parce que c'est pas tant
37:01les installations
37:03qui ont été touchées
37:03sont surtout
37:04des installations
37:05gazières
37:05et effectivement
37:06non pas le gaz
37:07j'étais sur le gaz
37:07et effectivement au Qatar
37:08et le Qatar
37:10reproduit exclusivement
37:11si ce n'est pas totalement
37:13du gaz
37:13et du GNL
37:14dont nous profitons
37:15en grande partie
37:16et beaucoup
37:17les pays d'Asie
37:18notamment la Chine
37:18l'Inde
37:19l'Inde importe
37:2040% de GNL
37:21provenant du Qatar
37:22donc eux
37:22ils ont un vrai sujet
37:23et certaines installations
37:24en gros
37:25il y a un peu moins
37:26de 20% des installations
37:26qui ont été touchées
37:27il y a un site gigantesque
37:29au Qatar
37:30qui s'appelle Ras Lafane
37:31qui est le plus grand site
37:33de stockage
37:36de liquéfaction du gaz
37:37pour ensuite l'envoyer
37:38dans les autres pays du monde
37:39par bateau
37:40par métanier
37:40qui a été
37:41en partie touché
37:43aux alentours de 20%
37:45et ces usines
37:46de liquéfaction
37:47il y en a une quinzaine
37:50ils ont d'ores et déjà dit
37:51que ça mettrait plusieurs années
37:52pour les reconstruire
37:53ça ne veut pas dire
37:53que les autres
37:54ne sont pas en marche
37:54mais les autres ont déjà été arrêtés
37:56depuis le début de la guerre
37:56et il a d'ores et déjà été dit
37:58qu'une fois la guerre terminée
38:00il fallait en gros
38:01deux mois
38:01pour les remettre en route
38:03dit autrement
38:04c'est exactement
38:05ce que vous dites
38:05c'est qu'il va y avoir
38:06un temps de latence
38:07mais davantage sur le gaz
38:09le marché du pétrole
38:10est beaucoup plus liquide
38:11il est beaucoup plus flexible
38:12pardon Patrick Pouyanet
38:13le pétoré de Total Energy
38:14le disait d'ailleurs
38:15le marché du pétrole
38:15c'est beaucoup plus liquide
38:17au jour le jour
38:18je caricature
38:19mais c'était
38:19c'était un peu l'idée
38:20alors que le GNL
38:21c'est différent
38:22la seule chance
38:22entre guillemets
38:23qu'on a
38:23c'est que même
38:25si on met trois mois
38:26pour relancer le marché du gaz
38:27on est quand même
38:28nous dans l'hémisphère nord
38:29il ne faut pas oublier
38:30qu'il y a un hémisphère sud
38:31dans une période d'été
38:32donc c'est moins gênant
38:33oui mais justement
38:34je recevais Nicolas Douarren
38:35c'est moins gênant
38:36peut-être pour nous
38:37mais en tous les cas
38:38pour l'industrie
38:38c'est la grande inquiétude
38:40il faut remplir les stocks quand même
38:41et qu'il disait
38:42il faut absolument les remplir
38:43parce que sinon
38:44je veux dire
38:45les tuyaux
38:46les zéloducs
38:46ne sont pas si énormes que ça
38:47donc il faut les remplir
38:49et c'est la grande inquiétude
38:50parce qu'en fait
38:51l'industrie
38:52fonctionne à l'énergie nucléaire
38:55avec aussi beaucoup
38:56du gaz
38:57et plus de pétrole
38:58donc pour l'industrie
38:59c'est très très important
39:00la question du gaz
39:01et d'ailleurs
39:02on verra peut-être par la suite
39:04que peut-être
39:05ils stockeront plus
39:07qu'ils ne l'ont fait
39:08parce que finalement
39:08je pense qu'il y a
39:09quelques regrets
39:10par rapport à la politique
39:11qu'il y a eu
39:11dans les mois précédents
39:12où finalement
39:13on s'était un petit peu relâchés
39:14en se disant
39:15vous parlez du gaz
39:16ou du pétrole ?
39:17les deux en fait
39:18et le gaz
39:19plus particulièrement
39:20parce que c'est lui
39:21il est moins élastique
39:22et c'est vrai que
39:23je pense qu'il y a
39:24quelques regrets
39:24par rapport au stockage
39:25qui avait été fait
39:26parce que finalement
39:27on avait un stockage
39:28qui était normal
39:28on n'a pas
39:29on n'a pas surstocké
39:30exactement
39:31et finalement
39:31ça nous indique peut-être
39:33que dans le futur
39:34bon après
39:35on n'a pas de boule de cristal
39:36non plus
39:36juste
39:37on parlait des aides
39:38parce qu'il va y avoir
39:39de nouveau des aides ciblées
39:40c'est toujours
39:40Sébastien Lecornu
39:41Premier ministre
39:42qui s'était exprimé
39:42tout à l'heure
39:43qu'est-ce qu'il a annoncé
39:45et surtout
39:45c'est qu'est-ce qu'on fait
39:46à l'étranger
39:47parce qu'on l'a un peu plus vu
39:48mais chacun s'adapte
39:49en ce moment
39:49pour l'instant
39:50en France
39:51on en reste à une aide
39:52des aides sectorielles
39:53entre guillemets
39:53c'est-à-dire qu'on avait gagné
39:54une enveloppe de 70 millions d'euros
39:56donc je crois que le gros
39:57c'est pour le transport routier
39:57je crois que sur les 70 millions
39:5950 millions
39:59c'est pour le transport routier
40:00vous avez aussi
40:02les pêcheurs
40:02et puis
40:03et puis maintenant
40:03il y a les infirmières
40:04et les infirmières
40:05donc on va débloquer des aides
40:07qui seront peut-être reconduites
40:08le ministre des Transports
40:09disait
40:09les aides pour les transporteurs routiers
40:10ça pourrait être reconduites
40:12éventuellement
40:13les mois suivants
40:14mais pour l'instant
40:15vous voyez le gouvernement
40:15qui ne bouge pas
40:16qui dit toujours non
40:17pour les particuliers
40:18on n'a plus les moyens
40:19on n'a plus les moyens
40:20c'est vrai que c'est un petit peu
40:21différent en Europe
40:22vous voyez des mesures
40:23qui sont dégainées
40:23vous avez ce qu'a annoncé
40:24Mélanie en Italie
40:25avec une baisse de 20 centimes
40:27je crois 20-30 centimes
40:28de la pompe
40:29ce qui coûte déjà extrêmement cher
40:30je crois que déjà
40:31sur une semaine 10 jours
40:32la facture est assez salée
40:34les espagnols qui ont baissé
40:35la TVA
40:35alors probablement la TVA
40:37sur l'assise des carburants
40:38parce que sinon
40:38il faut une autorisation
40:40de la part de Bruxelles
40:42puis beaucoup de pays
40:42comme ça
40:43qui ont annoncé des mesures
40:44Portugal aussi
40:45mais en France
40:46on n'est pas dans la même
40:47situation budgétaire
40:47des pays comme l'Italie
40:48et l'Espagne
40:49sont quasiment revenus
40:49à 3% de déficit du PIB
40:51la France a toujours joué
40:52pour la crise énergétique
40:54c'était le cas
40:55en 2022
40:57on compte sur les opérateurs
40:58on compte sur les opérateurs
40:59on avait plafonné quand même
41:01comment ?
41:01on a plafonné
41:02en 2022
41:03le gouvernement fait une ristour
41:04en 2022
41:05le gouvernement fait
41:06d'avril 2022
41:07à décembre 2022
41:08une ristour
41:09on a la pompe
41:09qui va de 10 à 30 centimes
41:10vous en sortez
41:11avec une ardoise
41:12de 8 à 9 milliards d'euros
41:13si on pouvait le faire
41:14on ne peut plus
41:14tout simplement
41:15alors maintenant
41:16je voudrais qu'on essaie
41:16de regarder un peu
41:18les conseils
41:19enfin j'allais dire
41:19quel est le coût de la guerre
41:20le coût de la guerre
41:21on ne va pas parler
41:22évidemment du coup
41:23des missiles
41:23ou de la WAX
41:24qui se fait torpiller
41:27l'intelligence
41:28là on voit quand même
41:30que même si tout s'arrête
41:31aujourd'hui
41:33en fait il va avoir
41:35un effet
41:35qui va durer
41:36au moins
41:37au moins
41:384, 5, 6 mois
41:39que ce soit en termes
41:40de baisse de la croissance
41:41baisse des investissements
41:42et puis surtout
41:43l'inflation qui revient
41:44et les conséquences
41:44sur les taux d'intérêt
41:45on commence à avoir
41:47un petit cocktail
41:48qui fait un peu frémir
41:50disons que
41:51je ne serais pas aussi sévère
41:53sur les investissements
41:53directement liés
41:54à la conjoncture
41:56parce que c'est quand même
41:57très localisé
41:58géographiquement
41:58et ça concerne
42:00effectivement
42:01l'énergie
42:02qui est clé
42:02mais il y a d'autres choses
42:04dans la vie
42:04que l'énergie
42:05quand même
42:05heureusement
42:06par contre
42:07effectivement
42:07là où
42:08c'est plus directement
42:10je pense qu'on s'est
42:12quand même habitué
42:12au fait que
42:13depuis maintenant
42:14une vingtaine d'années
42:16l'instabilité
42:17est quand même
42:17presque
42:18la stabilité
42:19c'est encore
42:19en fait
42:20on s'inscrit
42:21dans une instabilité
42:23quand il y a
42:23un petit fléchissement
42:24sur la croissance
42:25de 0,2
42:26vous dites
42:27ça ne va pas
42:27aller plus loin
42:28disons que
42:29je pense que
42:30c'est pas
42:30l'inquiétude
42:31elle va être surtout
42:32enfin l'inquiétude
42:33la question
42:34elle est surtout
42:35en effet
42:35sur les taux d'intérêt
42:37sur la tension
42:38des taux d'intérêt
42:38puisque si les taux d'intérêt
42:40se tendent
42:41elles emmènent
42:42toute la structure
42:44des taux d'intérêt
42:44c'est-à-dire
42:44toute la courbe
42:46des taux d'intérêt
42:46avec elles en général
42:47et c'est effectivement
42:50pas une très bonne nouvelle
42:51pour les entreprises
42:53qui comptent
42:54émettre
42:54sans déter
42:55mais vous c'est quoi
42:55votre scénario ?
42:57alors moi
42:57je pense que
42:59ça dépendra évidemment
43:00de la durée
43:01du conflit
43:02combien de temps
43:03encore ça va durer
43:04parce qu'il va y avoir
43:05en tout cas pour les Etats-Unis
43:07il y a une
43:08donnée qui va être
43:09assez rapide
43:10c'est combien de temps
43:11ils vont encore
43:11augmenter leurs dépenses militaires
43:13parce que
43:14tant qu'il y aura
43:14des dépenses militaires
43:15à un moment donné
43:16la Fed
43:17elle n'aura pas
43:17d'autre choix
43:18que de ne pas
43:19augmenter les taux d'intérêt
43:20parce qu'il va falloir
43:21qu'ils soutiennent aussi
43:23la dette
43:23la dette
43:24elle doit
43:24elle doit finir
43:25par être achetée
43:26par les marchés
43:27donc on va avoir
43:28finalement
43:29on a une double
43:30injonction
43:31du côté des intérêts
43:32un
43:33l'inflation potentielle
43:35et deux
43:35le fait qu'on doit
43:36financer la dette
43:37et les deux
43:38ne sont pas forcément
43:38toujours en accord
43:40Mathieu Pesvertiche
43:41je reviens
43:42un tout petit peu
43:42en arrière
43:43sur la question du GNL
43:44c'est vous qui me faites
43:45penser à propos
43:45de Donald Trump
43:46on a vu le discours
43:47vous l'avez suivi
43:48j'imagine
43:48il faut en replay
43:49je vous le souhaite
43:49de Donald Trump
43:50ça peut durer longtemps
43:51où il s'est moqué
43:52du président Macron
43:53qui se fait taper
43:54par sa femme
43:55bon c'était quand même
43:56vraiment pas le lieu
43:57mais bon voilà
43:57on commence à être habitué
43:58quasiment à tout
43:59pas complètement
44:00mais un point intéressant
44:02on voit bien
44:03que les relations
44:03quand même
44:03se tendent beaucoup
44:04entre les Etats-Unis
44:06et la France
44:07Donald Trump encore
44:08qui considère
44:08qu'on n'a pas fait
44:09le job qu'il fallait
44:10notamment sur le blocage
44:11du Détroit-Dormoz
44:13notre GNL
44:14essentiellement
44:15il vient d'où ?
44:16il vient des Etats-Unis
44:17c'est une arme incroyable
44:19qu'a quand même
44:19Donald Trump
44:20sur nous
44:20Européens
44:21sur nous Français
44:22bah oui
44:23alors ce qui est vrai
44:24évidemment
44:25c'est qu'on est passé
44:26depuis 4 ans
44:27d'une dépendance russe
44:28et d'une dépendance américaine
44:29maintenant tout le monde le sait
44:30on l'a compris
44:31en gros
44:32je vais faire des grands chiffres
44:33mais la moitié du gaz
44:35que l'Europe consomme
44:36est du GNL
44:38et sur cette moitié de GNL
44:40il y a en gros la moitié
44:41donc un quart du total
44:42qui en gros
44:42provient des Etats-Unis
44:43à quelques pourcents près
44:47moi j'ai vu ce matin
44:48des chiffres circuler
44:49qui sont difficiles à confirmer
44:50mais que par exemple
44:51sur le seul mois de mars
44:53mais c'est quand même intéressant
44:56les importations de gaz russe
44:58provenant du fameux site
44:59de GNL
45:00opéré par Total
45:01le fameux Yamal
45:02le site de Yamal
45:03en Sibérie
45:04a augmenté de 20%
45:05et c'était qu'en mars
45:08je serais curieux
45:09de savoir
45:09de combien ça va augmenter
45:11au mois d'avril
45:12dit autrement
45:15je suis d'accord
45:16qu'au premier abord
45:16ce que vous dites est vrai
45:17c'est-à-dire qu'on a quand même
45:19un peu
45:19on est à la main
45:20de Donald Trump
45:22mais moi j'ai envie de dire
45:23que Donald Trump
45:24il vend son gaz
45:24à ceux qui veulent bien
45:25lui acheter
45:26et donc
45:26c'est des relations commerciales
45:28dans le monde énergétique
45:29on en a besoin
45:30on ne peut pas s'en passer
45:31comment ?
45:31on ne peut pas s'en passer
45:32là vous voyez
45:33au mois de mars
45:34on a acheté plus de pétrole
45:35provenant de Yamal
45:36et provenant de la Russie
45:38vous savez bien que
45:39de GNL
45:40oui de GNL
45:41provenant de Russie
45:42il n'y a plus de pétrole
45:43qui ne passe pas par Poutine
45:44par Total
45:44mais qui vient quand même de Russie
45:45et donc
45:46tout ce dont on a besoin
45:48en plus
45:48on ne l'achète pas forcément
45:49en plus aux Etats-Unis
45:51regardez par exemple
45:52pardon pour terminer
45:52la Chine et l'Inde
45:54ont relancé pas mal
45:54de centrales à charbon
45:55parce que le gaz
45:56manque à cause d'Hormuz
45:57donc Donald Trump
45:58il a beaucoup de gaz
45:59mais il faut bien le vendre
46:00il faut dire effectivement
46:01on manque de gaz
46:02et le fait est que
46:05le Qatar
46:06n'exporte plus du tout
46:07de gaz naturel liquéfié
46:08mais pour autant
46:09j'ai l'impression
46:09au vu des chiffres
46:10que j'ai vu passer
46:11que les Américains
46:12ne seraient pas en capacité
46:13de couvrir
46:14de compenser
46:16ce que le Qatar
46:17n'exporte plus
46:18aujourd'hui
46:19parce qu'il n'y a pas
46:20assez d'installation
46:21métanière
46:21aux Etats-Unis
46:23et même au Canada
46:23aussi
46:24tout le monde a commencé
46:24à regarder du côté du Canada
46:26mais USA
46:26c'est pas tout de suite
46:28le Canada
46:29vous ne compensez pas
46:30ce que le Qatar
46:31n'exporte plus aujourd'hui
46:32au monde entier
46:33en matière de GNL
46:33c'est ça le problème
46:34donc on ne peut pas forcément
46:35s'appuyer à 100%
46:36sur les Américains
46:37juste un petit coup d'œil
46:39sur l'Est
46:39de la France
46:42je pensais à l'Asie
46:43et à la Chine
46:45parce que la Chine
46:46est extrêmement dépendante
46:47du Qatar
46:48en termes de GNL
46:49et puis du détroit d'Hormuz
46:50pour le pétrole
46:51donc
46:53ça veut dire quoi
46:54est-ce que
46:55du coup
46:55elle se tourne
46:56vers la Russie
46:59avec un assouplissement
47:01surtout l'Inde
47:02l'Inde
47:02mais aussi la Chine
47:03la Chine est beaucoup plus
47:05on va dire
47:06est beaucoup moins dépendante
47:07au Qatar
47:07que ne l'est l'Inde
47:08d'abord en termes de chiffrage
47:10et aussi la Chine
47:10a des centrales à charbon
47:11la Chine
47:12a beaucoup plus électrifié
47:13son économie
47:14avec du nucléaire
47:15avec beaucoup de renouvelables
47:16l'Inde est beaucoup plus
47:17en retard
47:18dans ce mouvement
47:19de transition
47:20en transition ou pas d'ailleurs
47:21mais dans ce mouvement
47:21d'autosuffisance
47:23énergie déclare
47:24donc le sujet pour moi
47:25est plus l'Inde
47:26que la Chine finalement
47:27c'est assez effrayant
47:27de voir les mesures de rationnement
47:28qui ont déjà été instaurées
47:29d'ailleurs dans certains pays d'Asie
47:31on a parlé de l'Inde
47:31on a parlé du Sri Lanka
47:32qui a dit
47:33bon ben on revient
47:33à la semaine de 4 jours seulement
47:35pour économiser
47:37et la Chine qui dit
47:38on arrête d'exporter du carburant
47:39on va miser et piocher
47:40dans nos réserves
47:42et d'autres mesures
47:43assez impressionnantes
47:44des établissements scolaires
47:46des fonctionnaires
47:46mis à l'arrêt en partie
47:47pour économiser le carburant
47:48enfin ce qui se passe en Asie
47:49est assez terrifiant
47:50vous croyez qu'on va arriver
47:51à des mesures comme ça
47:51Nathalie Jansson
47:52au guide prof
47:54ce que vous dites
47:54non non mais ce que vous dites
47:56ben oui finalement
47:56il n'y aura que 4 jours sur 5
47:59ça fait penser un peu au Covid
48:01le cinquième jour
48:02il sera en télétravail
48:05non je ne pense pas
48:06qu'on en soit là
48:07parce que déjà
48:08même si on craint
48:09les hausses des prix
48:10et elles sont là
48:12c'est quand même pas
48:13des hausses de prix
48:14non plus à ce point là
48:15horribles
48:16pour qu'elles ne soient pas
48:17absorbées
48:18alors effectivement
48:18elles sont mal venues
48:19mais on n'est pas
48:21dans les situations
48:23des pays qui sont cités
48:24parce que déjà
48:24on a plus de flexibilité
48:25en termes d'origine
48:26de l'énergie
48:28tu perds vertis
48:29après on va parler
48:29du fameux plan
48:30d'électrification
48:31oui non moi
48:32ce que vous venez de dire
48:33je pense tout simplement
48:34que Donald Trump
48:35et les Etats-Unis
48:36n'ont pas les moyens
48:37de prolonger cette guerre
48:38de la même manière
48:39que Donald Trump
48:39depuis qu'il a été élu
48:40n'avait pas les moyens
48:41de faire le programme économique
48:42sur lequel il a été élu
48:43et que Donald Trump
48:45on l'a bien vu
48:46la première année
48:46de son investisseur
48:47je ne suis pas d'accord
48:47avec vous là-dessus
48:48mais bon
48:48est tenu aussi
48:49par sa politique monétaire
48:50ne l'oubliez pas
48:52l'inflation est repartie
48:53aux Etats-Unis
48:53la croissance
48:54n'est pas bonne
48:55elle est molle
48:57voilà
48:57donc je pense que
48:58effectivement
48:59et d'ailleurs on le voit bien
49:00son principal enjeu
49:01c'est que le galop
49:01reste en dessous
49:02des 4 dollars
49:02et que la driving period
49:06commence donc en juin
49:07c'est-à-dire
49:07il a un sujet
49:11de politique intérieure
49:12bon mais ça moi
49:13je ne vais pas aller là-dessus
49:13je ne connais pas c'est
49:14mais sur l'aspect économique
49:15il n'a pas les moyens
49:16de faire cette guerre
49:16c'est pas parce qu'il est
49:17les premiers exportateurs
49:18nets de pétrole
49:18qui sont les premiers
49:19exportateurs nets de pétrole
49:20qu'on peut maîtriser
49:21les coûts du carburant
49:23aux Etats-Unis
49:25surtout que la flexibilité
49:27qu'ils pouvaient avoir
49:28aussi avec le gaz de schiste
49:29en fait
49:30ils sont en trop mauvais état
49:32enfin ils ont eu
49:33trop de pertes à essuyer
49:34pour se remettre tout de suite
49:35il faudrait vraiment
49:36qu'il y ait une hausse
49:37très prolongée
49:38il y en a souvent
49:39qui disent au moins
49:40un an de hausse des prix
49:41pour qu'ils s'y remettent
49:42donc bon
49:43effectivement
49:43il n'a pas vraiment
49:44de luxe
49:45alors maintenant
49:46je voudrais qu'on parle
49:47pour finir quand même
49:48sur ce plan d'électrification
49:50remis par Sébastien Lecornu
49:53parce qu'on a vu
49:56qu'il y a des groupes
49:56de travail
49:57là j'ai recevé
49:58deux invités
49:58qui participent
49:59à ces groupes de travail
50:00ça se réunit beaucoup
50:01il y a des tas de mesures
50:03mais visiblement
50:04c'est du mal
50:06à accoucher
50:06j'ai envie de dire
50:07de quelque chose
50:08de concret
50:09parce qu'on sait
50:10que tout ce qu'il faut faire
50:11pour électrifier la France
50:12reste à savoir
50:13comment le faire
50:15sachant que les caisses
50:16sont vides
50:16vous avez la réponse
50:17Mathieu Pacheberti ?
50:18vous connaissez l'adage
50:20les promesses
50:21n'engagent que ceux
50:21qui y croient
50:23ce plan d'électrification
50:23ça fait six mois
50:24qu'on en parle
50:25avant on avait parlé
50:25de cette fameuse PPE
50:26programmation pluriannuelle
50:28de l'énergie
50:29quand elle est sortie
50:29il a fait un gros flop
50:32et je pense que
50:33ce plan d'électrification
50:33fera également un flop
50:35pourquoi ?
50:36puisque les besoins
50:37en électrification
50:37sont très importants
50:38on ne va pas revenir là-dessus
50:39je ne vais pas revenir là-dessus
50:40mais attendez
50:41il ne faut pas qu'on bouge
50:41vous-même vous avez dit
50:42en 30 ans
50:43je crois que c'est Guillaume
50:44qui disait ça
50:44depuis 30 ans
50:45on est toujours
50:45le même pourcentage
50:48la France n'a pas les moyens
50:50de faire un grand plan
50:51massif d'électrification
50:52il faut de l'argent
50:54ou il faut construire
50:55des centrales
50:56mais ça ce n'est pas
50:56pour tout de suite
50:57et déjà on n'y part
50:58et à court terme
51:00il faut des aides
51:01des crédits d'impôt
51:02des coûts de pouce fiscaux
51:04que c'est
51:04il faut baisser les taxes
51:06sur l'énergie éventuellement
51:07il y a toute une panoplie
51:09tout un éventail de mesures
51:10mais qui sont des mesures
51:11qui de toute façon
51:12passent par l'argent public
51:14si vous voulez inciter
51:15vous et moi
51:16à acheter une voiture électrique
51:17passer par une pompe à chaleur
51:18et abandonner votre chaudière au gaz
51:19etc etc
51:21il faut
51:22la fiscalité
51:23dite comportementale
51:24et il faut de l'argent
51:25or le discours de Bercy
51:26c'est
51:27on n'a plus un sou
51:28Roland Lescure
51:29le répète matin
51:29midi et soir
51:30il répète qu'on demande
51:31des aides pour le carburant
51:32Sébastien Lecorn
51:33nous dit qu'il y a une cagnotte
51:34puisqu'il gagne un peu l'argent
51:35il n'a pas parlé de cagnotte
51:37il y a même de gonfler la bulle
51:38en disant
51:38le vrai sujet
51:40c'est que
51:41d'abord on n'a pas
51:42on n'a pas l'argent
51:43et le gouvernement
51:44est complètement terrifié
51:45et tétanisé
51:46par les réactions politiques
51:47notamment du RN
51:48qui a un coup
51:49dit il faut baisser les taxes
51:50alors qu'on n'a pas l'argent
51:50si le gouvernement
51:52met beaucoup d'argent
51:53sur l'électrification
51:54c'est
51:55l'immobilisme
51:56jusqu'en mai 27
51:57vous êtes d'accord
51:58Nathalie Jansson ?
51:59oui oui
52:00je partage tout à fait
52:01le point de vue
52:01je pense qu'effectivement
52:05ils avaient décédé
52:06ce plan
52:07donc bon
52:07ils font comme si
52:09ils y allaient
52:10mais très honnêtement
52:12en termes
52:12si on veut vraiment faire
52:13comme les chinois
52:14c'est à dire vraiment
52:15y aller
52:15effectivement il faut de l'argent
52:16qu'on n'a pas
52:17ça coûterait combien ?
52:18vous avez une idée ?
52:19l'un de vous deux ?
52:20non ?
52:20ou Guillaume ?
52:21non ?
52:21c'est pas ce que vous voulez faire
52:23le plan 2050
52:24il avait été
52:25on s'était en partie
52:27le programme nucléaire
52:28vous êtes
52:30avec les réseaux
52:31donc vous n'y croyez pas
52:32vous non plus ?
52:33non en tout cas
52:34et puis
52:35ce serait dommage de le faire
52:36je crois pas
52:37dommage de le faire ?
52:38oui parce que
52:38de toute façon
52:39on sait pas
52:40ce qui va
52:40enfin à nouveau
52:41je vais faire
52:43en fait on sait pas
52:43ce qui va être
52:44ce qui peut être possible
52:46aller que sur un modèle
52:47je pense que c'est dangereux
52:48oui
52:48je vois pas l'intérêt
52:49surtout de dégainer
52:50un plan d'électrification
52:51aujourd'hui
52:52même il y a 6 mois
52:53donc un an
52:53un an et demi
52:54d'une élection présidentielle
52:55alors que c'est le programme
52:56d'une campagne
52:57d'un quinquennat
52:58voire de deux quinquennats
52:59est-ce que vous voyez ?
53:00non mais moi je suis pas
53:00de mon accord
53:01parce que dans cette fameuse
53:02PPE là
53:04programmation pluriannuelle
53:05d'électricité
53:07on voit bien
53:07qu'il y avait
53:08la question
53:09pour une fois
53:09il s'était mentionné
53:10de l'électrification
53:11des usages
53:12donc il y a quand même
53:13une prise de conscience
53:14qu'il faut que
53:16vous
53:16moi
53:17on va plus vers l'électricité
53:19que vers
53:20le pétrole
53:21sur le constant et d'accord
53:22on s'est déjà posé la question
53:23il y a 4 ans
53:23au début de la guerre
53:24en Ukraine
53:25et 4 ans après
53:26on se retrouve avec
53:27exactement le même problème
53:28que ce qu'on en France
53:29ou en Europe
53:29c'est-à-dire notre dépendance
53:30aux fossiles
53:30c'est 60% de notre énergie
53:32c'est une facture en 2024
53:33de 60 et quelques milliards d'euros
53:35et je vous rappelle
53:35qu'en 2022
53:36la même facture
53:37elle était à 126 milliards d'euros
53:38parce que les prix
53:39étaient partis en vrille
53:39donc ça veut dire finalement
53:40qu'on n'a pas tiré
53:41le moins de renseignements
53:42de ce qui nous est arrivé
53:43il y a 4 ans finalement
53:44donc 4 ans après
53:44les mêmes questions
53:45il faut de l'argent
53:46il faut des aides publiques
53:47regardez le prix
53:48des voitures électriques
53:48et puis regardez
53:50le virage que les constructeurs
53:51automobiles sont en train de faire
53:53poussés par Bruxelles
53:55Bruxelles elle-même
53:56poussée par les constructeurs
53:56on ne change rien
53:57à un modèle qui perd
53:58et donc là
53:59on subit
54:00on va subir
54:01le choc pétrolier
54:02ça que vous nous dites
54:03on importe 90%
54:05de notre énergie fossile
54:07en tout cas
54:08bah oui
54:09donc on subit
54:10donc il faut faire quelque chose
54:11non ?
54:12je pense que ce quelque chose
54:14il n'est pas forcément
54:16on n'a pas de baguette magique
54:17je pense que le plan
54:19n'est pas quelque chose
54:20forcément
54:21qui sera salvateur
54:22je pense qu'il faut surtout
54:23laisser
54:25ceux qui innovent
54:26savoir vers quelle voie
54:27ils doivent aller
54:28et donc il n'y a que le signal prix
54:30qui peut les encourager
54:31à faire des innovations
54:32mais je pense que se réfugier
54:34derrière un plan
54:35on peut se réfugier
54:36mais je ne pense pas
54:37que ce soit la bonne solution
54:37le signal prix étant politique
54:39le signal prix étant politique
54:40ce sont deux concepts
54:41qui ne vont pas du tout ensemble
54:41par définition
54:42le signal prix
54:43il est quand même économique
54:45le problème c'est que
54:45il ne s'accommode pas
54:46d'essayer en politique
54:47c'est ça
54:47oui
54:48exactement
54:49oui mais là
54:50vous voyez bien
54:50qu'il faut une réponse
54:51pour les français
54:53allez trouvez-nous
54:53la réponse Guillaume Paul
54:55vous avez 18 secondes
54:57pour devenir premier ministre
54:59serrez les dents
54:59jusqu'aux élections
55:00voilà je crois que c'est ça
55:01en fait
55:01on n'aura plus de dents
55:02parce que c'est dans un an
55:04ça va durer un peu de temps
55:05bon pas encourageant
55:06mais en tous les cas
55:07merci beaucoup
55:07merci Nathalie Jansson
55:08d'avoir été avec nous
55:09merci Mathieu Pécheberti
55:10et Mathieu
55:11merci beaucoup Guillaume Paul
55:12merci
55:13voilà c'est la fin de ce 18-19
55:15tout de suite
55:15vous retrouvez Stéphanie Collot
55:19le 18-19
55:21d'Edwish Chevrion
55:22sur BFM Business
55:23pour le 18-19
55:23merci à tous les
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