- il y a 7 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00C'est la tribune présente
00:01Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:06Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19
00:12Mon invité, c'est celui qui veut
00:14réouvrir les maisons closes
00:15Plus sérieusement, c'est le monsieur économie du Rassemblement National
00:18Jean-Philippe Tanguy, le député
00:20RN de la Somme, il sera mon invité
00:22juste après ce journal
00:23et puis ensuite le débat ou le débrief
00:25avec Guillaume Enzo, professeur à Normal Sub
00:28Thierry Fabre, rédacteur en chef à Challenge
00:30et Hugo Babet de BFM Business
00:32Mais tout de suite, le journal avec Stéphanie Collot
00:35Le journal
00:3718h, on est même en avance
00:40Reste la nouvelle année, bonsoir Stéphanie
00:42Bonsoir Edwige
00:43Et on commence par la Chine qui instaure des droits de douane
00:45sur les produits laitiers européens
00:47et ce, dès demain
00:48Oui, ces droits de douane provisoires
00:51seront compris entre 22 et 43%
00:54Ils concernent les fromages, le lait et la crème
00:56Un coup de massue pour les fromagers et crémés français
00:59réagit la Fédération du secteur
01:00Des taxes injustifiées pour l'Union Européenne
01:03C'est la riposte chinoise à l'instauration de droits de douane
01:06sur les véhicules électriques fabriqués en Chine
01:09Les consultations se poursuivent
01:12entre Sébastien Lecornu et les formations politiques
01:14Un conseil des ministres se tient ce soir
01:17Le Premier ministre doit présenter en urgence
01:19une loi spéciale qui vise à reconduire
01:22provisoirement le budget 2025
01:24Elle doit être votée impérativement demain
01:27par les deux chambres pour laisser
01:287 jours ouvrés d'examen au Conseil constitutionnel
01:32Les nouvelles discussions budgétaires reprendront en janvier
01:35En attendant, le gouvernement cherche à rassurer
01:37sur les futurs prix de l'électricité
01:39Il anticipe une stabilité des factures
01:42pour la plupart des ménages en 2026 et 2027
01:44Le dispositif AREN qui encadrait depuis 15 ans
01:48une partie du prix de l'électricité en France
01:50prendra fin le 31 décembre
01:53Une disparition qui risque d'exposer davantage
01:56les consommateurs aux fluctuations du marché
01:57et de peser sur les factures
01:59Coup dur pour la poste
02:01A quelques jours de Noël
02:02Le site du groupe est hors service depuis ce matin
02:05à la suite d'une cyberattaque
02:07ce qui perturbe fortement
02:09la distribution de colis
02:11et les activités bancaires de la banque postale
02:13A ce stade, on ne connaît pas l'origine de cette cyberattaque
02:17Le groupe Atlantique
02:18qui fabrique des chaudières et des pompes à chaleur
02:20est en passe d'être cédé à Palomarim
02:23un groupe américano-japonais
02:26Le fleuron industriel français
02:28va être racheté pour plus de 3 milliards d'euros
02:31Les deux familles qui le contrôlaient
02:33et qui étaient en conflit
02:34ont finalement trouvé un accord
02:36Et puis nouveau rebondissement
02:38dans le dossier du rachat de Warner Bros
02:39Larry Ellison, le troisième homme le plus riche du monde
02:42apporte sa garantie personnelle
02:45au groupe Paramount
02:46dirigé par son fils
02:47Il met un peu plus de 40 milliards de dollars sur la table
02:51sur un total de 180 milliards
02:53pour prouver que son offre de rachat hostile est sérieuse
02:56La semaine dernière, la direction de Warner Bros
02:58a recommandé à ses actionnaires
03:00de refuser l'offre de rachat hostile de Paramount
03:0318h parce qu'une les marchés
03:06Votre rendez-vous avec CG Finance
03:10Notre mission, vous proposer des solutions personnalisées
03:13dans la gestion de votre patrimoine
03:15C'est votre rendez-vous avec Emirates
03:18Avec Emirates
03:21Voyagez mieux
03:22Les marchés avec Antoine Larigauderie
03:27Bonsoir Antoine
03:28Bonsoir Stéphanie
03:29Et bonsoir Antoine
03:30Et le CAC termine en petite baisse ce soir
03:32Oui et puis c'est Noël
03:34Les volumes d'échanges commencent vraiment à plonger
03:36On est à 2 milliards d'eux
03:37donc on entre dans le dur de la saison des cadeaux
03:41Moins 0,37% pour le CAC 40
03:43qui termine à 8 121 points
03:45Petite sous-performance par rapport au reste de l'Europe boursière
03:48face à un Eurostock 50 qui a perdu 0,29%
03:51Dax et l'Ibex de Madrid ont terminé quasiment à l'équilibre
03:55Alors à noter qu'il y a eu pas mal de prises de profit
03:56sur le secteur bancaire
03:58qui signe parmi les plus fortes baisses du jour
04:01Société Générale moins 0,5 à 67,84
04:03moins 0,4 pour BNP Paribas à 80,25
04:06mais la plus forte baisse est pour Stellantis
04:08qui recule de 4,5% à 9,45
04:11En revanche, il y a eu des rachats
04:13sur des valeurs un peu plus industrielles
04:14Legrand plus 1,19 127,25
04:16ArcelorMittal plus 0,7 à 38,34
04:19On a également Effage
04:20dernier rentrant au CAC 40
04:22C'était sa première journée de cotation
04:24sur l'indice vedette aujourd'hui
04:25ça se termine bien
04:26plus 0,33 121,90
04:28Et puis du côté de l'or indice
04:32sur le SBF 120
04:33on termine en hausse de 15,4%
04:36pour Abivax à 115,40
04:38alors qu'on a eu une nouvelle vague de spéculation
04:40autour d'un éventuel intérêt
04:42du grand labo américain
04:43Et là il y a un petit coup d'œil sur l'obligataire
04:45et on termine l'année au plus haut
04:473,62 alors qu'on se dirige tout droit maintenant
04:49vers une loi spéciale budgétaire
04:52Le pétrole lui a un petit peu grimpé
04:54On est du côté des 62 dollars
04:56pour le baril de Brent de Mer du Nord
04:58et donc baisse du CAC en clôture
04:59moins 0,37 8,121 points
05:01Merci Antoine
05:02Merci Stéphanie
05:03On vous retrouve
05:04ça sera à 19h
05:05Et nous tout de suite
05:06c'est donc le député de la Somme
05:08député Rassemblement National
05:10le monsieur économie du Rassemblement National
05:12Jean-Philippe Tanguy
05:12qui est notre invité
05:13Vous êtes bien dans le 18-19
05:22avec mon invité
05:23C'est l'homme qui veut rouvrir
05:25les maisons closes
05:26Bonsoir Jean-Philippe Tanguy
05:27Merci d'être avec nous
05:29Plus sérieusement vous êtes
05:30remarquez c'est très très sérieux
05:31Très important
05:32On y reviendra
05:32Sauf qu'ici on va peut-être
05:33plutôt parler d'économie
05:34parce que vous êtes le monsieur économie
05:36du Rassemblement National
05:37et vous êtes député de la Somme
05:39et très intéressant
05:40surtout aujourd'hui
05:41vous faisiez partie
05:44de la commission mixte paritaire
05:45donc qui a échoué
05:47la loi spéciale
05:48une loi spéciale
05:49est en préparation
05:50les consultations sont encore
05:51à Matignon
05:52Pour vous c'était écrit d'avance
05:55non ?
05:56Écoutez oui
05:57on peut vous redire
05:58que c'était écrit d'avance
05:59mais ce qui est surtout écrit d'avance
06:00c'est cette facilité
06:01qu'a le gouvernement
06:03et leurs alliés socialistes
06:04à faire payer
06:05par plus de déficit
06:07et plus de dettes
06:08tout leur rapport politique
06:09On va en revenir
06:09sur la commission mixte paritaire
06:11sur le fait
06:11d'échouer à trouver un accord
06:13entre le Sénat
06:14qui lui
06:15ne voulait pas des hausses d'impôts
06:16et l'Assemblée Nationale
06:17qui avait voté
06:18beaucoup de hausses d'impôts
06:19Tout à fait
06:20mais si je reviens là-dessus
06:21c'est parce que les deux
06:21étaient d'accord
06:22pour faire du déficit
06:23comme la grande nouvelle
06:24qui est venue du Sénat
06:25et je vais vous dire
06:25à mon étonnement même
06:27c'est l'aggravation
06:28du déficit
06:30de 0,3 points
06:30par les sénateurs
06:32qui s'ajoutaient
06:32sénateurs LR
06:33sénateurs qui sont quand même
06:35soi-disant
06:35sous les ordres
06:36Ils ne voulaient pas
06:37de hausses d'impôts
06:39Non mais si vous ne voulez pas
06:40de hausses d'impôts
06:40vous baissez les dépenses
06:41et les sénateurs
06:41ont encore alourdi les dépenses
06:43et les seules économies
06:43qu'ils ont faites
06:44c'est des économies
06:45sur l'avenir
06:46notamment par exemple
06:46le programme France 2030
06:48alors qu'est un programme
06:49ce n'est pas le mien
06:49enfin c'est un programme
06:50d'investissement
06:51dans le nouveau nucléaire
06:52dans l'industrie de demain
06:53s'il y a bien un endroit
06:54où il ne fallait pas couper
06:55c'était ça
06:56il y a quand même
06:56et vous le savez bien
06:57Madame Févrillon
06:58il y a 57% du PIB
07:00dans la dépense publique
07:01donc on parle
07:02de plus de 1500 milliards
07:03de dépenses de l'Etat
07:05ils ne sont pas capables
07:05de trouver 10 milliards
07:06non
07:06enfin écoutez
07:07tout ça n'est pas sérieux
07:08ce sont en fait
07:09c'est l'enlisement
07:10de gens qui gouvernent
07:11nous prétendent gouverner
07:12depuis 30 ans
07:14qui sont totalement en échec
07:15moi c'est ce que je leur ai dit
07:16à la CMP quoi
07:17c'est vraiment
07:18on est dans le fond de cuve
07:19du système
07:19Est-ce que vous renvoyez
07:20dos à dos
07:21les sénateurs
07:21et les députés ?
07:22Totalement
07:23totalement
07:23et c'est ce que Marine Le Pen
07:25avait appelé en son temps
07:26l'UMPS
07:27alors aujourd'hui
07:27c'est le PS et l'LR
07:28et la Macronique
07:30est un peu la caricature
07:31des deux
07:32mais après 8 ans
07:32de gouvernement
07:33des dépenses
07:35que la Cour des Comptes
07:36qualifie de hors contrôle
07:37le fait qu'ils soient incapables
07:39de trouver des économies
07:41moi je ne sais plus quoi dire
07:41vous voyez Madame
07:42Montchalin
07:43ministre des Comptes Publics
07:44avait annoncé l'année dernière
07:46d'ailleurs je crois
07:47que c'était dans votre groupe
07:47réduire d'un tiers
07:49les dépenses des agences
07:50bon ben finalement
07:51il n'y a rien
07:52il n'y a rien
07:52ils en sont
07:53mais surtout c'est que
07:54la Cour des Comptes
07:55a notamment montré
07:55que ça n'a rapporté
07:57pas grand chose
07:57parce que la Cour des Comptes
07:59confond la suppression
08:00des agences
08:00et la suppression
08:01des budgets
08:01qu'ils contrôlent
08:02c'est sûr que si vous supprimez
08:04que la com
08:04comment dire
08:05et les structures
08:06vous faites 500 millions
08:08à 1 milliard d'économies
08:09enfin si on s'attaquait
08:10aux dépenses stupides
08:12par exemple
08:12ma prime rénov'
08:13parce que là
08:14j'ai vu que tout le lobby
08:15s'agitait
08:16j'ai même le communiqué
08:17là devant moi
08:18ah ben vous voyez
08:18bon les grands esprits
08:19se rendent compte
08:19donc la prime rénov'
08:21on nous explique
08:22que c'est scandaleux
08:22à partir du 1er janvier
08:23il n'y aura plus d'argent
08:24mais enfin écoutez
08:25ma prime rénov'
08:26c'est une gabegie monumentale
08:28c'est un lien à fraude
08:29ça ne fonctionne pas
08:30tout le monde sait
08:31que ça ne fonctionne pas
08:31c'est pour ça que le gouvernement
08:32l'avait suspendu
08:32je recevais Jean-Christophe Repon
08:33justement
08:34qui est le président
08:35des artisans
08:35la semaine dernière
08:36qui a même défilé dans la rue
08:38en disant
08:38mais c'est vrai
08:39que c'est une catastrophe
08:39pour nous
08:40s'il n'y a pas ma prime rénov'
08:41vous lui dites
08:41c'est une gabegie incroyable
08:42oui il faut totalement changer
08:43donc nous on a proposé
08:44un nouveau dispositif
08:45avec Marine Le Pen
08:46et Jean-Tan Bardella
08:47qu'on a appelé
08:48100% Rénov'
08:49en fait on revient
08:50près à taux zéro
08:51sans paperasserie
08:53sans bureaucratie
08:54sans critères incompréhensibles
08:55il faut bien comprendre
08:56qu'à chaque fois
08:57vous mettez des critères bureaucratiques
08:59avec un machin
09:00une agence
09:00qui doit gérer tout ça
09:01forcément c'est un nid à fraude
09:03et j'allais dire
09:04un nid à emmerde
09:05donc il faut supprimer tout ça
09:06vous mettez un prêt à taux zéro
09:08vous faites confiance
09:09aux acteurs économiques
09:10aux forces de marché
09:11à l'offre et à la demande
09:12et ça se régule tout seul
09:13donc vous renvoyez les artisans
09:14dans leur but là ?
09:15non je les renvoie à leur métier
09:16et leur métier
09:18vous faites un prêt à taux zéro
09:19vous avez le système bancaire
09:20qui connaît les clients
09:21qui sait qui est solvable
09:22qui ne l'est pas
09:23vous avez des artisans
09:25un monde du bâtiment
09:25qui fait son métier
09:26tout ce petit monde
09:27c'est travaillé ensemble
09:28et on n'a pas besoin
09:29d'une agence
09:30si vous voulez au milieu
09:30un machin
09:31moi je connais des gens
09:32qui travaillent dedans
09:33c'est n'importe quoi
09:34franchement même les agents
09:36les fonctionnaires
09:37ou les contractuels
09:38qui sont là dedans
09:39ils ne s'en sortent pas
09:40donc c'est de la fraude
09:41c'est du temps perdu
09:42on va justement
09:43essayer de savoir
09:44vraiment une incapacité
09:45dans la réforme
09:46vous allez voter la loi spéciale ?
09:47bien sûr
09:47on va la voter
09:48parce que ne pas la voter
09:49c'est la politique du pire
09:51donc on n'est pas
09:51pour la politique du pire
09:52sur le budget
09:55après on reviendra
09:55un peu sur
09:56on va essayer de comprendre
09:57sortir un peu du grand flou
09:59du programme économique
10:00du Rassemblement National
10:01alors du programme économique
10:02mais même de votre contre-budget
10:04enfin des différentes mesures
10:05on reviendra sur
10:06la question de la réforme des retraites
10:07mais avant
10:08je voudrais quand même
10:08qu'on reste un instant
10:09dans l'actualité
10:10Jean-Philippe Tanguy
10:11quand on regarde
10:12là c'est les dernières consultations
10:14à Matignon
10:14vous allez être reçu à Matignon ?
10:16écoutez je ne sais pas
10:17on devait
10:18vous deviez oui ?
10:19oui oui
10:19je ne sais pas
10:21je n'ai pas eu d'informations
10:22sur le rendez-vous
10:23d'accord ok
10:23en tous les cas
10:24ce n'est pas ce soir
10:24ça sera plutôt demain
10:25visiblement non
10:26visiblement non
10:27on voit
10:28vous avez raison de le dire
10:28la dette ne cesse d'augmenter
10:29là l'INSEE
10:30a sorti des chiffres
10:31qui font un peu froid
10:32dans le dos
10:3266 milliards d'euros
10:34en trois mois
10:35on attend
10:36117,4% du PIB
10:38c'est un record historique
10:40un nouveau pic historique
10:41puisqu'il y a eu le Covid
10:43évidemment
10:43est-ce que le fait
10:44de ne pas avoir de budget
10:44est-ce que c'est grave finalement ?
10:47écoutez on voit bien
10:47qu'en tout cas
10:48le budget qui est censé voter
10:49aggrave la situation
10:50moi j'ai pris un chiffre simple
10:52entre la loi de programmation
10:54des finances publiques
10:55qui prévoyait
10:56le redressement des comptes publics
10:57qui était voté en 2023
10:58donc après la guerre en Ukraine
10:59après l'hyperinflation
11:01après le Covid
11:01tous ces phénomènes
11:02n'ont rien à voir en l'occurrence
11:04et aujourd'hui
11:04il y a un écart sur la dette
11:06de 270 milliards
11:07la dette est supérieure
11:09à 270 milliards
11:10de ce qu'elle a été prévu
11:10donc on n'est pas
11:11dans l'épaisseur du trait
11:12vous voyez bien
11:13qu'on est dans le phénomène
11:13que vous connaissez bien
11:14qui est l'effet boule de neige
11:16qu'a connu l'Italie
11:17ou d'autres démocraties européennes
11:20où il y a un moment
11:21il y a un effet
11:21d'emballement de la dette
11:22et d'incapacité
11:24d'un gouvernement
11:25à contrôler le déficit
11:27donc la dette
11:27avec un emballement
11:29des taux d'intérêt
11:29et on voit bien
11:30que la dette
11:30est en train
11:31de grossir
11:32de manière beaucoup plus forte
11:33qu'est-ce qui était prévu
11:34parce que vous avez
11:35à juste titre
11:3510,66 milliards
11:37sur le dernier trimestre
11:37c'était 70 milliards
11:38sur le trimestre d'avant
11:39donc on est quand même
11:40sur deux mois
11:41à 130
11:43presque 140
11:44pardon
11:44milliards d'euros
11:46donc sur un an
11:47on a une tendentielle
11:48à 300 milliards d'euros par an
11:49enfin je ne sais pas
11:49si on se rend compte
11:50de ce qui est en train
11:51de se passer
11:51or à chaque fois
11:52là-dessus
11:52vous savez qu'on a
11:53un stock de dette
11:54qui était avec des taux
11:55très bas
11:56autour de zéro
11:57avec la politique
11:57de la banque centrale
11:58là ça se renchérit
11:58c'est clair
11:59voilà
11:59donc là par contre
12:00on emprunte
12:00entre 3 et 4%
12:02oui 3,6
12:02enfin oui
12:033,4%
12:04oui exactement
12:05donc on prend 3,6
12:06donc sur 150 milliards
12:09ça veut dire
12:10qu'on est
12:11à presque 6 milliards
12:13entre 5 et 6 milliards
12:14d'intérêts nouveaux
12:14sur seulement 6 mois
12:16donc c'est pour ça
12:16que là
12:17il faut vraiment
12:18un plan de redretement
12:19des finances
12:19il faut stopper
12:20cet effet boule de neige
12:21c'était un peu
12:22vous en avez parlé
12:23le but de notre contre-budget
12:24alors justement
12:25on va voir là-dessus
12:25parce que
12:26juste encore un point
12:27Bercy
12:29Amélie Montchalin
12:30a dit que
12:30la loi spéciale
12:32le fonctionnement
12:33de la France
12:33avec une loi spéciale
12:34ça coûtait
12:35à peu près
12:3511 milliards d'euros
12:36évidemment sur un an
12:37à supposer
12:38qu'on la prolonge
12:39d'où viennent
12:40ces chiffres ?
12:41d'un cabinet noir
12:43sans doute
12:43de propagande
12:44parce que même
12:44Philippe Juvin
12:45rapporteur LR du budget
12:46ce matin
12:47sur BFM
12:48sur l'antenne BFM
12:49a dit que c'était faux
12:51pour l'année dernière
12:52les 12 milliards
12:52donc au moins ça fait un an
12:53je dois dire
12:54j'ai entendu les propos
12:56de Philippe Juvin
12:56rapporteur général du budget
12:58avec une certaine satisfaction
12:59parce que ça fait un an
13:00que je mène une croisade
13:01contre ce chiffrage
13:02de Bercy
13:03qui est faux
13:03et entendre le rapporteur général
13:04qui a accès à toutes les données
13:06dire qu'effectivement
13:07c'est un faux chiffre
13:08ça m'a un peu rassuré
13:09en fait l'essentiel
13:10de ce que dit
13:10madame de Montchalin
13:11c'est une incapacité
13:12d'augmenter les impôts
13:14ou de priver les gens
13:15de pouvoir d'achat
13:15type désindexation
13:17des pensions de retraite
13:18c'est comme ça
13:18qu'ils arrivent à ce chiffre
13:19or c'est pas
13:20des mesures d'économie
13:21ça voilà
13:21piquer de l'argent aux gens
13:22c'est pas des vraies économies
13:24donc
13:24si c'est que ça freine les dépenses
13:26donc c'est un côté
13:27en fait c'est pas mal
13:28la loi spéciale finalement
13:29oui c'est ce qu'on en avait
13:30dit la dernière
13:31alors il paraît qu'il y a une note
13:32ça oblige le gouvernement
13:34à faire des dépenses
13:34malgré lui non ?
13:35alors moi j'ai peut-être
13:36pas une mission
13:36mais enfin un conseil
13:37à donner aux journalistes
13:39qui s'intéressent
13:39à ces sujets sur le fond
13:40il paraît qu'il y a une note
13:42de Bercy
13:42qui dit qu'en fait
13:43la loi spéciale
13:44c'est 5 milliards d'économies
13:45par les dépenses
13:46je pense que ça gèle tout
13:47et je pense qu'on est plutôt
13:48dans cet étiage
13:49d'accord ok
13:50après c'est pas non plus
13:51une grande gestion
13:52c'est quand même
13:53un abandon total du politique
13:54moi j'avais dit en commission
13:55si la seule politique
13:57de ce gouvernement
13:58c'est tout geler
13:58et rien faire
13:59bon bah autant mettre
14:00un Ouistiti
14:01à la tête du gouvernement
14:02il fera plus d'économies
14:03il coûtera moins cher
14:03Jean-Philippe Tanguy
14:03puisque vous parliez
14:05de Philippe Juvin
14:05ce matin il a dit
14:06une chose intéressante
14:07enfin il était très intéressant
14:08en soi
14:09mais il disait
14:10en fait il nous a manqué
14:124-5 jours
14:13pour trouver un accord
14:14avec le PS
14:15un accord de non-censure
14:17ce qui fait que le budget
14:19serait passé
14:19vous y croyez vous ou pas ?
14:20Alors c'est vrai
14:21que l'ambiance
14:22en commission mixte paritaire
14:23vous savez que c'est à huis clos
14:24donc il n'y a pas d'image
14:24mais je rejoins
14:26le rapporteur général
14:27il y avait une ambiance
14:27plutôt de compromis
14:29pour ne pas dire de compromission
14:30avec un parti socialiste
14:31qui mendiait
14:32un 49-3
14:33c'est à dire qu'on a quand même
14:34des socialistes
14:35qui publiquement
14:35ont exigé
14:37que le gouvernement
14:37ne fasse pas de 49-3
14:38donc ça veut dire
14:39que c'est le gouvernement
14:39qui ferait en fait
14:40les ajustements budgétaires
14:42à la place du Parlement
14:43et une version publique
14:45où ils ne voulaient pas le faire
14:46mais c'est quand même
14:47une faillite totale
14:48de ce système
14:49parce que quand ils ont fait barrage
14:50à la victoire électorale
14:52du Rassemblement National
14:52ils avaient dit
14:53vous allez voir
14:53ne vous inquiétez pas
14:54on a entendu le message
14:55on va travailler ensemble
14:57on va résoudre collectivement
14:58les problèmes
14:59bon ben ils en sont incapables
15:00et en particulier
15:01il faut bien le dire
15:01le Sénat
15:03c'est quand même le Sénat
15:04qui expliquait depuis 30 ans
15:05que si on les écoutait
15:05la France serait mieux gérée
15:07ben ils ont eu le pouvoir là
15:08et puis ils ont fait encore pire
15:09que l'Assemblée Nationale
15:10On va avoir un 49-3
15:11avant la fin de l'année
15:12vous pensez ?
15:13Fin de l'année je ne sais pas
15:14mais en tout cas
15:14ce sera sans doute
15:15le début d'année
15:15moi je pense que
15:16M. Lecornu
15:17effectivement
15:18le message aussi
15:19des quelques jours
15:20qui manquait pour l'accord
15:21ils auraient pu faire
15:21une commission exparitaire
15:22au jour de biais en fait
15:23alors pourquoi
15:24ils l'ont fait vendredi
15:25je pense que M. Lecornu
15:27depuis le début
15:27cherche toujours à gagner du temps
15:29alors il en fait perdre
15:29à la France parallèlement
15:30mais lui il cherche
15:31à gagner du temps
15:32alors on voit bien que là
15:33en empêchant
15:34que la commission exparitaire
15:35soit conclusive
15:36en faisant cette loi spéciale
15:38et en renvoyant
15:38les discussions
15:40à début janvier
15:40ils gagnent encore un mois
15:41et je pense que
15:42toute la stratégie en fait
15:43visait à arriver
15:45aux municipales
15:46voilà c'est ça
15:46c'est ce que j'allais dire
15:47l'objectif c'est les municipales
15:48en fait
15:49voilà en fait
15:49à rendre quasiment impossible
15:50un échec
15:52et les négociations
15:53et une dissolution
15:54parce que faire une dissolution
15:55pendant les municipales
15:55politiquement ça paraît compliqué
15:57alors moi je suis pour
15:58et je m'en fiche
15:58mais pour les autres forces politiques
16:00sans doute
16:00ce sera compliqué
16:02donc on voit bien
16:02qu'on n'est pas du tout
16:03dans l'intérêt national
16:04on n'est pas du tout
16:05dans la rationalité économique
16:06et budgétaire
16:07on est dans une médiocrité
16:08qui vise à faire payer
16:10par la dette et l'endettement
16:11le fait de ne pas faire
16:13de dissolution
16:14vous savez que l'année dernière
16:15quand même
16:15le bilan de l'année 2025
16:17c'est quand même
16:1825 milliards d'impôts
16:20et le
16:21dont près de 45
16:22votés par le rassemblement
16:25national
16:26mais non
16:26mais si on a
16:27absolument
16:28on a fait le décompte ici
16:29à BFM Business
16:30je les ai absolument
16:31la liste sous les yeux
16:32juste
16:33on va rentrer dans le vif du sujet
16:34parce que
16:35c'est intéressant
16:36que vous soyez là
16:37Jean-Philippe Tanguy
16:37parce que
16:38déjà
16:38on voit bien
16:40qu'il y a
16:40un petit
16:41un jeu de séduction
16:43de votre part
16:44enfin
16:44de votre part
16:45c'est de votre partie
16:46et notamment
16:47de Jordan Bardella
16:48vis-à-vis du patron
16:48des chefs d'entreprise
16:49est-ce que vous le
16:50est-ce que vous le ressentez
16:52est-ce que vous en êtes
16:53un peu à l'offensive
16:54est-ce que vous le regrettez
16:55parce que vous êtes plutôt
16:56peut-être
16:57sur une ligne
16:57qui était peut-être
16:58moins pro business
16:59que ne l'est Bardella
17:01comment est-ce que vous vous situez
17:02et est-ce que c'est vrai
17:03ce flirt
17:03ce grand flirt
17:04entre le
17:05le patronat
17:06et le RN
17:07moi je viens du monde
17:08de l'entreprise
17:08toute ma famille
17:09c'est des entrepreneurs
17:11à moitié c'est des entrepreneurs
17:12et moi-même
17:12mon début de carrière
17:13je viens du privé
17:14j'ai fait l'essai
17:15j'ai fait Sciences Po
17:16dans le cadre
17:17d'une activité privée
17:19j'étais dans l'industrie
17:19je ne suis pas resté
17:20très longtemps
17:21à mon goût
17:22pour des raisons
17:23dont on ne va pas parler
17:24aujourd'hui
17:24mais moi je viens du privé
17:25je les connais par cœur
17:26donc évidemment
17:27c'est normal
17:28de vouloir expliquer
17:28notre programme
17:29et puis de prendre aussi
17:30des éléments intéressants
17:31qui viennent des différentes
17:32forces économiques
17:32ce peut-être des grandes entreprises
17:33c'est aussi des petites
17:34des moyennes
17:35toutes les idées
17:37qui viennent des forces économiques
17:37mais c'est beaucoup plus pro-business
17:38qu'avant
17:39je pense que c'est surtout
17:40le monde patronal
17:41qui change de regard sur nous
17:42pourquoi ?
17:43parce que comme en fait
17:43ils anticipent
17:45une possible arrivée au pouvoir
17:46ils se disent
17:47oh là là
17:47on n'a jamais discuté
17:48avec le Rassemblement National
17:48parfois même
17:49une partie du grand
17:51enfin du comment dire
17:52du MEDEF
17:52ou d'un certain nombre
17:53d'associations très parisiennes
17:55en fait
17:55pas forcément représentatives
17:56du vrai monde patronal
17:57était un peu dans le barrage
18:00le barrage contre le Rassemblement National
18:01donc ils se rendent compte
18:02que tout ça n'était pas très rationnel
18:03pour leurs intérêts
18:04et ils découvrent
18:04que le programme de Marine Le Pen
18:06et de Jordan Bardella
18:07est un programme de production
18:08en France
18:09oui c'est sûr qu'il n'y a plus
18:09de taxe Zuckman
18:10il y en avait l'année dernière
18:11mais là il n'y a plus de taxe Zuckman
18:12il n'y a plus de prélèvement
18:14forfaitaire unique
18:15parce qu'avant
18:15vous vouliez augmenter
18:16le taux
18:18puis là
18:18il n'y en a plus maintenant
18:19mais
18:20juste je continue
18:21un instant
18:22vous rencontrez
18:22vous rencontrez
18:24vous ou Marine Le Pen
18:25Jordan Bardella
18:26vous rencontrez beaucoup
18:27de chez l'entreprise
18:28oui oui c'est vrai
18:28parce que quand on cherche
18:29à avoir des noms
18:30personne n'ose
18:32c'est un grand secret
18:33oui vous savez bien
18:34sur cette chaîne
18:34que de toute façon
18:35le monde patronal
18:36en général
18:36et le monde des affaires
18:37encore plus large
18:39n'aiment pas trop la politique
18:40et c'est vrai
18:41que ça fait
18:41un mauvais mélange
18:44et que
18:44c'est un monde
18:45qui n'aime pas trop
18:46que la politique
18:46devienne sur leur terre
18:47ce qui est d'ailleurs
18:47plutôt sain
18:48et plutôt normal
18:48parce que vous voyez
18:49le monde syndical salarié
18:51où les politiques
18:52en particulier
18:52les politiques de gauche
18:53piétinent souvent
18:54l'indépendance syndicale
18:56on voit que
18:57Madame Binet
18:57ou Madame Léon
18:58CFDT CGT
19:00bon
19:00espèce d'hybridation
19:02entre la gauche
19:03le centre gauche
19:04ou l'extrême gauche
19:05et le monde
19:05de syndical salarié
19:06vous diriez qu'il y a
19:07une hybridation
19:07entre le RN
19:08et le patronat ?
19:09non non pas du tout
19:10mais justement
19:10il faut que chacun
19:11il faut que chacun
19:12reste dans son couloir
19:13mais est-ce que vous avez
19:14rencontré des grands chers
19:15d'entre eux
19:15oui oui
19:15moi j'en ai rencontré
19:16beaucoup
19:16ils vous invitent
19:18à venir chez eux
19:19discuter
19:20non non c'est toujours
19:21des lieux neutres
19:22parce qu'on n'est pas
19:23dans la commission
19:24mais il y a plusieurs rencontres
19:24on est dans le travail
19:25oui
19:25mais aussi des PME
19:26il ne faut pas négliger
19:28les PME
19:29puis les ETI
19:30parce qu'on en parle
19:30c'est vraiment un milieu intéressant
19:32on en reçoit ça
19:32très souvent ici
19:33les valeurs représentants
19:34exactement
19:35c'est pour ça que je me permets
19:36je suis heureux
19:36de pouvoir en parler
19:37avec vous aujourd'hui
19:37c'est que c'est important
19:39si vous voulez
19:39de se parler
19:40et d'expliquer
19:42et d'anticiper
19:42parce que nous
19:43on part du principe
19:44qu'on peut gagner
19:44les élections
19:45pour le bien de la France
19:46donc il faut anticiper
19:48l'application de nos mesures
19:49par exemple
19:50quand on veut
19:50une grande simplification
19:51normative
19:52je prends la question
19:54de la construction
19:54du logement
19:55le logement
19:55aujourd'hui trop cher
19:56à fabriquer
19:56évidemment
19:57les bonnes propositions
19:59pour faire la simplification
20:00normative
20:01pour faire la différence
20:01entre une norme utile
20:03qui est protectrice
20:03pour tout le monde
20:04et des normes
20:05stupides
20:06ou coûteuses
20:07c'est le BTP
20:08c'est la CAPEB
20:09c'est l'AFB
20:11c'est eux qui savent
20:11tout ça évidemment
20:12mais en même temps
20:14vous étiez
20:15si on regarde
20:16il y avait
20:16votre programme
20:19que vous aviez présenté
20:21du reste
20:21que tous les économistes
20:22avaient dit
20:22que ça coûtait extrêmement cher
20:24on n'en entend plus parler
20:25c'est la suppression
20:26de l'impôt sur le revenu
20:26pour les moins de 30 ans
20:27la suppression de la TVA
20:28sur 100 produits
20:29de première nécessité
20:29la nationalisation
20:31des autoroutes
20:31l'augmentation de 15%
20:33des enseignants
20:33certains disaient
20:35non mais attends
20:36c'est pas réalisable
20:37sans parler du dossier
20:38des retraites
20:38qu'on va traiter
20:40il y a deux choses différentes
20:41il y a des mesures
20:42qui effectivement
20:43c'est un peu caduque
20:44votre programme reconnaissait
20:45aujourd'hui
20:45non mais il évolue aussi
20:46avec les difficultés économiques
20:47il évolue
20:48par exemple aujourd'hui
20:49c'est sûr qu'augmenter
20:50les enseignants de 15%
20:51ce qui était proposé
20:52en 2022
20:53donc c'était quand même
20:53il y a 4 ans
20:54aujourd'hui c'est plus compliqué
20:56il faut trouver des solutions
20:57pour dégager des marges de manœuvre
20:58cette année
20:59on ne les a pas
20:59voilà
21:00par contre la TVA
21:01limiter la TVA
21:03supprimer la TVA
21:03pardon
21:03sur 100 produits
21:04de première nécessité
21:05c'était maintenu
21:06dans le contre-budget
21:07supprimer les impôts
21:10pour l'impôt sur le revenu
21:11pour les moins de 30 ans
21:12on verra
21:12si c'est maintenu
21:13nationalisation des autoroutes
21:15nationalisation des autoroutes
21:15c'est toujours dans le programme
21:16parce qu'en fait
21:17pour nous
21:18on rend de l'argent
21:19aux français comme ça
21:20c'est une opération
21:20qui est gagnante
21:21pour les finances de l'État
21:22mais en même temps
21:23alors vous avez vu
21:23vous allez critique
21:24là sur le budget
21:25tel qu'il a été discuté
21:27longuement
21:27à l'Assemblée nationale
21:29quand on regarde
21:30ça fait nous
21:30on a chiffré
21:3145
21:32certains disent
21:3353 milliards
21:33d'impôts
21:34qui ont été votés
21:35par vous
21:37par votre parti
21:37que ça soit
21:38taxe sur les services numériques
21:39l'impôt universel
21:40ciblé sur les multinationales
21:42taxe sur les rachats d'actions
21:43pour porter le taux
21:45à 33%
21:46ça fait plus de 8,4 milliards
21:47c'est beaucoup
21:48lorsqu'on a eu
21:49qu'aux États-Unis
21:49c'est taxé à 1%
21:51impôt sur la fortune
21:52improductive
21:534 milliards
21:55taxe exceptionnelle
21:56sur les super dividendes
21:571 milliard
21:58surtaxe d'impôt
21:59sur les sociétés
21:596 milliards
22:00retour
22:01la modernisation
22:03enfin
22:04sur l'exit taxe
22:05pour faire revenir
22:06les gens
22:0770 millions d'euros
22:08voilà
22:09c'est un listing
22:09qui a fait Hugo Babel
22:10chez nous
22:11ça fait quand même
22:12un chiffrage
22:12bon il lui dit
22:1346 milliards
22:14et encore
22:14on ne parle pas
22:15du pack d'Utrecht
22:16vous êtes pour modifier
22:17vous êtes pour le modifier
22:19non ?
22:19ah non je ne sais pas
22:20d'où ça vient
22:20on le laisse
22:20oui enfin
22:21à la limite
22:22on veut le renforcer
22:23c'est-à-dire
22:23détaxer encore plus
22:25les héritages familiaux
22:27d'entreprises
22:27avec plus de détention
22:29plus de durée de détention
22:30tout ce que j'ai dit
22:30est exact
22:31non mais c'est-à-dire
22:32qu'en fait
22:33si on avait voté
22:34tous les amendements du RN
22:35on baissait les impôts
22:36de 45 milliards d'euros
22:37madame Févrion
22:39moi je n'ai pas de difficulté
22:41à répondre sincèrement
22:42à cette question
22:42c'est pour ça
22:42que vous avez laissé
22:43développer vos éléments
22:44qui sont vrais
22:45si vous voulez
22:46mais le problème
22:46c'est que comme
22:47nous sommes dans l'opposition
22:48nos votes sont perdus
22:50c'est-à-dire que
22:50toutes nos propositions
22:51de baisse d'impôt
22:52baisse de TVA
22:53vous en avez parlé
22:53baisse sur les impôts
22:54de production
22:55de 20 milliards d'euros
22:56baisse de l'impôt
22:57sur les sociétés
22:57sur la CVAE
22:58c'était pas 20 milliards
22:59c'était la baisse
22:59effectivement
22:59aux impôts de production
23:00non mais nous
23:00vous avez CVAE
23:01plus C3S
23:02plus CFE
23:03qui ont déjà été baissés
23:05pour une partie
23:06pour la CVAE
23:07oui mais pas C3S
23:08et pas CFE
23:09donc on était sur
23:10une baisse massive
23:10de 20 milliards
23:11d'impôt de production
23:12la baisse de l'impôt
23:13sur les sociétés
23:14pour les petites
23:15moyennes entreprises
23:15et entreprises intermédiaires
23:16si vous voulez
23:18tout ça
23:18ça n'a pas été voté
23:19donc c'est vrai
23:20qu'à la fin
23:21les calculs sont un peu faussés
23:22le contre-budget
23:23qu'on a présenté
23:23c'était bien une baisse
23:24de 45 milliards d'euros
23:26parce que je viens
23:26de vous lister
23:26superdividend
23:28rachat d'action
23:28alors superdividend
23:29on ne l'a pas voté
23:30c'est passé parce qu'on s'est abstenu
23:31mais sur les rachats d'action
23:32et sur l'impôt sur la fortune
23:34improductive
23:35il s'agit d'un petit ajustement
23:37ça fait donc 9 milliards
23:38un ajustement fiscal
23:39ces deux-là
23:40ça fait 9 milliards
23:41un ajustement fiscal
23:42qui permet de financer
23:43les 50 autres
23:44de baisse
23:45et il y a donc
23:4610 milliards
23:47d'ajustement fiscal
23:4840 milliards
23:48de baisse des dépenses
23:49et ça fait
23:5050 milliards à la fin
23:51donc vous vous direz quoi
23:54par rapport à la politique
23:55du RN
23:56vous êtes venu
23:56parce qu'on voit bien
23:58qu'il y a
23:58d'accord
23:59il y avait la ligne
24:00un peu historique
24:01portée par Marine Le Pen
24:02maintenant
24:03c'est plutôt la ligne
24:04Jordan Bardella
24:07vous qui êtes le monsieur
24:08économie du RN
24:10vous aussi
24:10comme vous dites
24:11on a évolué
24:12vous êtes d'accord
24:13que vous avez évolué
24:14est-ce que c'est un principe
24:15de réalité
24:15ou est-ce que c'est simplement
24:16parce que
24:18vous avez des chances
24:20de remporter
24:20les prochaines élections
24:21et que du coup
24:22vous dites qu'il faut
24:22qu'on soit plus responsable
24:23sincèrement
24:24ça a toujours été un programme
24:25le programme de Marine Le Pen
24:26a toujours été un programme
24:27de produire en France
24:28ce qui est vrai
24:29c'est que depuis 2012
24:30parce que la première
24:31campagne présidentielle
24:32de Marine Le Pen
24:32c'est 2012
24:33les choses ont changé
24:34mais là je vous parle
24:35de 2023 à 2024
24:36contre budget
24:38c'était le 24 septembre
24:402025
24:41c'est le même programme
24:42c'est essentiellement
24:43le même programme
24:44que 2022
24:44avec
24:45on a amélioré
24:46si vous voulez un peu
24:47la précision technique
24:48des mesures
24:48parce que comme on a
24:49un groupe parlementaire
24:50on a des capacités
24:50de travail en commission
24:51des finances
24:51qu'on n'avait pas avant
24:52mais c'est vraiment
24:53le même état d'esprit
24:54c'est-à-dire un choc
24:55de production
24:55baisse massive des impôts
24:57de production
24:57simplification normative
24:59simplification des processus
25:01avec notamment le rapport
25:02sur la réindustrialisation
25:03de mon collègue
25:04Alexandre Loubet
25:04que BFM
25:05toujours le même programme
25:07mais est-ce que c'est pas contradictoire
25:09de charger encore la barque
25:11pour les entreprises
25:12sur des impôts en plus
25:15et en même temps
25:16de leur dire
25:16et quoi
25:17on va fermer Brandt
25:19c'est une honte
25:19mais vous voyez bien
25:20quand même
25:21quand on voit le différentiel
25:23par exemple d'impôt
25:24d'imposition entre les allemands
25:25et entreprises allemandes
25:26et entreprises françaises
25:27c'est de l'ordre de 130 milliards
25:28vous avez raison
25:28c'est pour ça qu'on a une baisse massive
25:30d'impôt de production
25:31mais si vous voulez
25:31l'impôt sur
25:32par exemple la taxe
25:33sur les rachats d'actions
25:33ça concerne une dizaine
25:34de multinationales en France
25:36c'est-à-dire que pour alléger
25:38le fardeau fiscal
25:38de 99,5% des entreprises
25:41il y a quelques ajustements
25:43qu'il faut faire
25:43mais enfin c'est à la marge
25:44et moi si vous voulez
25:45ce que je regrette un peu
25:46alors c'est peut-être nous aussi
25:47qui devons améliorer
25:47notre communication
25:48et je prends ma part
25:48dans l'amélioration
25:49qu'il faut faire
25:50c'est qu'on n'arrive pas
25:52visiblement à montrer
25:53à quel point on baisse les impôts
25:54voilà parce que
25:55non ça c'est qu'il y a
25:55oui oui mais pourtant
25:56on a beau l'affirmer
25:58le montrer
25:59parce qu'on a vu
25:59ce que vous avez voté
26:00ou ce que vous avez réussi
26:02en vous apprenant à faire passer
26:03et dans les mesures
26:04que vous avez citées
26:04il y a des mesures
26:05qui sont un peu
26:06de la part du gouvernement
26:07malhonnêtes
26:08parce que la taxe
26:09c'est pas une taxe d'ailleurs
26:10la mesure sur la lutte
26:12contre la fraude fiscale
26:13l'optimisation fiscale
26:14pardon
26:14des multinationales
26:15c'est pas une taxe
26:16ça veut dire qu'en fait
26:17on nous dit c'est 26 milliards
26:17mais en fait aujourd'hui
26:18l'optimisation fiscale
26:20des multinationales
26:21qui a été confirmée d'ailleurs
26:22par un rapport de l'OCDE
26:23qui est sorti il y a trois semaines
26:24c'est 26 milliards d'euros
26:25mais il n'y a que
26:26personne ne prétend
26:27pouvoir recouvrir cette fraude
26:28on peut essayer
26:29de récupérer quelques milliards
26:30c'est pas une taxe
26:31on peut parler
26:32parce que ça passe vite
26:34il nous reste 2-3 minutes
26:35des retraites
26:36on est passionnés
26:36c'était la première mesure
26:39qu'on prendrait
26:39c'est pas moi qui parle
26:40c'est Marine Le Pen
26:41si jamais on accède au pouvoir
26:43c'est le retour de la retraite
26:44à 62 ans
26:45alors c'était
26:47je vous l'accorde
26:48c'était il y a deux ans
26:49est-ce que la retraite
26:51à 62 ans
26:52est toujours
26:53votre première mesure
26:55oui
26:55dans les premières mesures
26:56oui
26:57c'est dans les premières mesures
26:58essentielles
26:58parce que si vous voulez
26:59comment vous faites
27:00si vous voulez être responsable
27:01vous voyez bien
27:02qu'il y a plus de décès
27:03aujourd'hui
27:03que d'enfants qui naient
27:06donc ça
27:07avec le nombre de cotisants
27:08est en train de diminuer
27:09qu'il faut gérer
27:11les papys baumeurs
27:12qui vont à la retraite
27:14comment est-ce que vous faites
27:15ça coûte 43 milliards
27:16votre proposition
27:1743 milliards
27:18ça me paraît
27:18totalement exagéré
27:19c'est des économistes
27:20qui ont chiffré
27:20oui mais d'accord
27:21c'est les mêmes économistes
27:22qui avaient dit
27:22que suspendre la réforme
27:23des retraites
27:24ça coûterait
27:24dès la première année
27:251,5 milliard
27:26et puis 500 millions
27:27finalement c'est 100 millions
27:28donc il faut quand même
27:28se méfier
27:29et certains économistes
27:30touchent leur petit billet
27:31du système
27:32mais au-delà de ça
27:33si vous voulez
27:34ça fait 10 ans
27:35que le débat économique
27:36en France
27:36est complètement pollué
27:37par cette réforme
27:38on est d'accord
27:38on n'avance pas sur le reste
27:39donc en fait notre idée
27:40c'est écoutez
27:41on fait la réforme des retraites
27:43telle qu'on l'a présenté
27:44qui fait un consensus
27:44dans la population française
27:45et comme ça
27:46on avance sur les autres sujets
27:47qu'on avance sur les impôts
27:48de production
27:49ça bloque tout
27:50ça bloque notre crédibilité
27:51vous voyez bien
27:53je veux dire
27:53à 62 ans
27:55c'est pas gérable aujourd'hui
27:57et tout le monde
27:57ne partira pas à 62 ans
27:58en fait c'est surtout
27:59une mesure de défense
28:00des carrières longues
28:01aujourd'hui vous avez
28:01une grande injustice
28:02c'est une grande nuance
28:03vous voyez bien
28:04je vais le dire
28:05toute notre mesure
28:06est orientée vers ça
28:07en fait en garantissant
28:08ce départ à 62 ans
28:10vous protégez les carrières longues
28:11parce qu'après
28:12les personnes
28:12qui ont commencé à travailler
28:13plus tard
28:14elles ne partent pas à 62 ans
28:15elles partent à leur entrée
28:16dans le marché du travail
28:17si c'est 21 ans
28:19plus 42 ans
28:19c'est 63 par exemple
28:21donc en fait
28:22tout ça est un peu caricaturé
28:23par nos adversaires
28:24vous êtes d'accord
28:25oui mais on le précise
28:26régulièrement
28:27et je vous remercie
28:28de me permettre
28:28de le faire à nouveau
28:29mais c'est pas 62 ans
28:30pour tous
28:31c'est 62 ans
28:32pour ceux qui ont cotisé
28:3342 ans
28:34et c'est par contre
28:35un peu moins
28:36pour ceux qui ont commencé
28:37à travailler avant 20 ans
28:38en fait toute notre mesure
28:39c'est considéré
28:40qu'il y avait une zone grise
28:41qui d'ailleurs explique
28:42l'échec de la réforme actuelle
28:43puisque c'est quand même
28:43un échec
28:44c'est qu'en fait
28:45on n'a pas traité
28:45le gouvernement n'a pas traité
28:46cette zone grise
28:47des gens qui commencent
28:48à travailler entre 20 et 22 ans
28:50qui cotisent en fait
28:51plus que les autres
28:52qui cotisent plus
28:52que les gens qui comme moi
28:53par exemple
28:54ont commencé à travailler tard
28:55parce qu'on a eu la chance
28:56de faire de grandes études
28:57et qui a fait à 67 ans
28:58n'a même pas cotisé
29:0043 ans
29:01ok donc c'est plus
29:02la durée de cotisation
29:03et c'est pas vraiment
29:04un âge pivot
29:04c'est 62 ans
29:05pour les carrières longues
29:06c'est des précisions
29:07quand même très importantes
29:08que vous nous donnez
29:09non c'est entre 60 et 62 ans
29:10pour les carrières longues
29:10selon votre âge d'entrée
29:12dans la vie professionnelle
29:13c'est pas
29:15ah c'est pas 62 ans pour tout le monde
29:17d'accord ok
29:17non non mais c'est une précision
29:19de taille
29:19merci beaucoup
29:20merci
29:20bonne soirée
29:21joyeux Noël
29:22joyeux Noël absolument
29:23merci beaucoup d'être venu ici
29:25préciser
29:26nous donner quelques détails
29:27supplémentaires
29:28sur votre programme économique
29:29merci beaucoup
29:30dans un instant
29:31on va faire le débrief
29:31de ce que vous avez fait
29:33du budget loi spécial
29:34avec Guillaume Enzo
29:35professeur Andormalsup
29:36Thierry Fabre de Challenge
29:38et Hugo Babet
29:39de BFM Business
29:40à tout de suite
29:40une présente
29:41le 18-19
29:45d'Edvie Chevrillon
29:46retour dans le 18-19
29:51avec mes invités
29:53pour le débat
29:53ou le débrief
29:54autour de la table
29:56Guillaume Enzo
29:56professeur Andormalsup
29:58bonsoir Guillaume Enzo
29:59bonsoir
29:59merci d'être là
30:00vous étiez venu
30:01il y a quelques temps
30:01pour parler de votre
30:03fameuse neuf
30:04qui a fait couler
30:05beaucoup d'encre
30:06pour Terra Nova
30:07où c'est arrêter
30:08le n'importe quoi
30:08qu'il en coûte
30:09vous disiez
30:10qu'il fallait trouver
30:11120 à 130 milliards
30:12par an
30:13donc là on en est
30:14très loin
30:15Thierry Fabre
30:16rédacteur en chef
30:17à Challenge
30:17bonsoir Thierry Fabre
30:18vous vous suivez
30:20absolument minute par minute
30:21effectivement
30:22la grande macroéconomie
30:24pour reprendre
30:24l'expression
30:25de Jean-Philippe Tanguy
30:25à l'instant
30:26à propos du grand
30:27il a fait le dire
30:28capital du MEDEF
30:29et Hugo Babet
30:30de BFM Business
30:30que j'ai accueilli avec plaisir
30:32bonsoir Hugo
30:32qui suit lui aussi
30:34pas à pas
30:34l'ERN
30:35et puis justement
30:36la macroéconomie
30:38on va détailler
30:40et revenir
30:40sur ce qu'est
30:41les déclarations
30:42de Jean-Philippe Tanguy
30:42parce que c'était important
30:44d'avoir des éclaircissements
30:45sur leur programme économique
30:48mais d'abord
30:48un mot quand même
30:49sur ce qui se passe
30:50échec de la commission
30:52mixte paritaire
30:53loi spéciale
30:55ce soir
30:55conseil des ministres
30:56Thierry Fabre
30:58vous est-ce que c'est grave
30:59docteur
30:59pour reprendre l'expression
31:00ce matin
31:01avec Philippe Juin
31:01à priori ça paraît grave
31:03une France toujours
31:04sans budget
31:04pour la deuxième année
31:05consécutive
31:06mais moi j'aimerais
31:07relativiser le désastre
31:09puisque depuis un an
31:11on est en plein chaos
31:13politique
31:13et notamment
31:16les patrons
31:17se plaignent
31:18ils se disent
31:18qu'ils sont de pied
31:19sur le frein
31:20cette instabilité coûte
31:22et en fait
31:23je ne sais pas
31:24si vous avez regardé
31:24les chiffres sortis
31:25par l'INSEE
31:26récemment
31:26mais c'est incroyable
31:27c'est absolument incroyable
31:29la France
31:29au troisième trimestre
31:31a eu la meilleure croissance
31:32de la zone euro
31:33mais il faut en tirer
31:34des leçons
31:34c'est-à-dire que
31:35nos entrepreneurs
31:36ils sont stressés
31:37ils n'aiment pas
31:38l'instabilité
31:39mais ils se sont habitués
31:40à l'instabilité
31:41et depuis un an
31:42ils redémarrent
31:44et donc l'investissement
31:44et l'exportation
31:45redémarrent
31:46l'investissement
31:47un peu moins
31:47non
31:48c'est la consommation
31:50deuxième point
31:51c'est ça le risque
31:52côté entreprise
31:54je pense qu'il y a
31:55une vraie bonne surprise
31:56ils se sont habitués
31:58à l'instabilité
31:58côté ménage
31:59on voit bien
31:59que les chiffres
32:00sont beaucoup plus négatifs
32:01les indicateurs
32:03de confiance
32:04sont au plus bas
32:04cette instabilité
32:06elle pèse
32:07sur le moral des français
32:08des ménages
32:09c'est clair
32:09mais voilà
32:10l'heure est grave
32:11deuxième année sans budget
32:12mais il ne faut pas
32:13non plus tomber
32:14dans la sinistrose
32:16la France s'habitue à ça
32:17Guillaume Enzo
32:19je crois que c'est
32:20très important
32:21c'est du côté
32:22des consommateurs
32:23la montée du taux
32:23d'épargne des ménages
32:24qui est spectaculaire
32:26on était à 14%
32:29de taux d'épargne
32:30des ménages
32:31on est aujourd'hui
32:32à 18,7%
32:34donc les gens
32:35voient
32:36ce qui se passe
32:38sur les comptes publics
32:39et ils sont moins bêtes
32:41que ne le disent
32:41les politiques
32:42ils savent
32:42qu'on va leur reprendre
32:43de l'argent
32:44ils savent
32:44qu'ils vont être taxés
32:45que ce soit par la
32:46baisse des dépenses
32:47ou par la hausse des impôts
32:48c'est pareil
32:48et
32:49ils se préparent
32:52parce qu'ils savent
32:53qu'une partie
32:54du pouvoir d'achat
32:55qui a été donné
32:56au cours des dernières années
32:57est de la fausse monnaie
32:59et c'est même
32:59comme s'ils savaient
33:00exactement de combien
33:01puisqu'ils ont mis de côté
33:02ce qu'il fallait
33:03pour y faire face
33:03ce qui fait qu'il faut
33:05être optimiste
33:05moi je suis d'accord
33:06avec vous
33:06le jour où quelqu'un
33:07donnera confiance
33:09et le jour où quelqu'un
33:10dira
33:10il y a un effort à faire
33:11et voilà ce qu'il est
33:13et où il sera
33:14cet effort sera global
33:15et correctement réparti
33:17il est tout à fait possible
33:18que ça se passe mieux
33:19que prévu
33:20mais on n'y est pas encore
33:21on n'y est pas encore
33:22Hugo Babé
33:24oui et aussi
33:25pendant plusieurs années
33:26on avait ce budget
33:27au 49-3
33:28où la copie du gouvernement
33:30était plus ou moins
33:30la copie finale
33:32qui était adoptée
33:33par les députés
33:34les sénateurs
33:35ou passé du coup
33:36au 49-3
33:37alors que maintenant
33:38ce qui est voté
33:39en première lecture
33:40peut changer en deuxième
33:41peut changer
33:42quand ça passe au Sénat
33:43il y a ces discussions là
33:45où on se retrouve
33:46avec des taxes
33:46qui sont votées
33:47à plusieurs milliards
33:48en première lecture
33:49mais qui finalement
33:50sont revues après
33:51donc il y a peut-être
33:53aussi le fait
33:54que certains chefs d'entreprise
33:57certains entrepreneurs
33:58se disent
33:58peut-être que ce qui a été
34:00voté tout de suite
34:01ne sera finalement pas
34:02la copie finale
34:03en deux mots
34:04la loi spéciale
34:05ça consiste en quoi
34:06Hugo ?
34:07la loi spéciale
34:08déjà c'est une solution
34:09de courte durée
34:10c'est-à-dire qu'elle n'est
34:11en vigueur que jusqu'à
34:12ce que les députés
34:13adoptent
34:14les députés
34:15et les sénateurs
34:16mais dans le cas
34:16c'est les députés
34:17qui tranchent à la fin
34:18n'adoptent un budget
34:20pour 2026
34:21donc en attendant
34:22c'est le déficit
34:23qui court
34:24on peut avoir
34:25des chiffres
34:25jusqu'à 11 milliards
34:26on entend ce fameux chiffre
34:28des 11 milliards
34:28alors vous avez entendu
34:29Jean-Philippe Tanguy
34:30il dit c'est du pipo
34:31et archi-pipo
34:31de pipo
34:32de chez pipo
34:33de toute manière
34:33c'est 11 milliards
34:34et si c'est 11 milliards
34:35c'est 11 milliards
34:36si ça dure toute l'année
34:37bien sûr
34:38c'est un milliard
34:38si on entend
34:39Philippe Juvin ce matin
34:41il faudrait 5-6 jours
34:42il parle d'un budget
34:44adopté d'ici fin janvier
34:45donc entre le chiffre
34:48fin 2026
34:49et le chiffre
34:51fin janvier 2026
34:52il y a une marge aussi
34:53mais c'est à relativiser
34:54parce que
34:55à relativiser ce chiffre
34:56ah oui parce que
34:57d'abord on ne sait pas
34:57très bien d'où il sort
34:58un minute de mon charlin
34:59qui avait fait cette estimation
35:01sur la base de l'année dernière
35:04de ce budget
35:05qui était adopté
35:06en loi spéciale
35:07elle le justifiait
35:09par l'incertitude
35:09justement
35:10une France sans budget
35:11ça stresse les gens
35:12on peut plus
35:13que d'habitude
35:15et donc
35:15elle avait
35:16chiffré
35:17l'impact sur l'économie
35:18mais ce que je disais
35:18tout à l'heure
35:19justement
35:19on relativise ça
35:20c'est à dire que
35:21l'impact sur l'économie
35:22il diminue
35:24pas pour les consommateurs
35:25on voit bien
35:25que la consommation
35:26stagne
35:27mais les entreprises
35:28elles ont créé
35:30une espèce de mur
35:31entre leur activité
35:32c'est que la loi spéciale
35:33elle sert à même
35:34quelque chose
35:34elle sert à payer
35:35des fonctionnaires
35:35elle a trois
35:37non mais elle a
35:38une utilité
35:39évidemment
35:40ça fait fonctionner l'État
35:41simplement
35:41le chiffre de 12 milliards
35:43il était estimé
35:45à partir d'un impact
35:46psychologique
35:47sur l'économie
35:48il y a d'ailleurs
35:50même un autre impact
35:51de la loi spéciale
35:51c'est effectivement
35:52que les crédits sont limités
35:53et ça c'est un problème
35:54mais ça c'est bien
35:56vous voulez dire
35:56on fait des économies
35:57oui mais les économies
35:58attendez
35:59regardez l'Arbet
36:00on a un grand programme
36:01de réarmement
36:01face à la menace russe
36:02tous les investissements
36:04sont gelés
36:05on annonce le Charles de Gaulle
36:06un deuxième porte-avions
36:07hier
36:08par la voix d'Emmanuel Macron
36:09mais regardez qu'aujourd'hui
36:11on ne peut pas dépenser
36:12le premier euro
36:13pour commencer
36:14les études
36:15sur le futur porte-avions
36:16c'est quand même
36:16un côté dramatique
36:17ça c'est sûr
36:18et puis il y a 8 milliards
36:19de restes à charge
36:19les députés étaient tous d'accord
36:21un mot rapide
36:21et après Guillaume Enzo
36:22les députés étaient tous d'accord
36:24sur le 6,7 milliards
36:26de dépenses en plus
36:28pour le budget de la défense
36:29donc il y a aussi
36:30ce vote
36:31qui du coup
36:31paraît un peu incohérent
36:32parce qu'on a à la fin
36:34pas de budget voté
36:35et on a pu
36:36et alors que
36:37sur certains budgets
36:39sur certaines enveloppes
36:41tout le monde est d'accord
36:42donc cette loi spéciale
36:43ne peut pas durer
36:44pendant un an
36:45il faudra absolument
36:46qu'il y ait un budget
36:46Guillaume Enzo
36:47vous avez vu
36:48j'imagine
36:49vous qui faisais
36:50qui avait fait un peu
36:52je veux dire
36:53la liste
36:54de toutes les dépenses
36:55dans Terra Nova
36:58de niveau d'endettement
36:59lorsque vous voyez
37:00les derniers chiffres
37:01qui viennent de sortir
37:01de l'INSEE
37:02qui montrent
37:02qu'on a encore pris
37:0366 milliards
37:06en 3 mois
37:06donc ça fait beaucoup
37:08avant c'est plus 70 milliards
37:09donc on est
37:10d'augmentation des dépenses
37:11et on atteint
37:12un niveau historique
37:13de la dette
37:14est-ce qu'il faut
37:15que vous revoyiez
37:15votre note
37:16de Terra Nova
37:17la dette
37:18c'est pas une surprise
37:21la dette
37:21c'est l'accumulation
37:22des déficits
37:22donc quand vous faites
37:236% de déficit
37:24vous avez 6% de dette
37:26en plus
37:26et le ratio
37:28d'endettement
37:28est réduit
37:29de 6%
37:30moins la hausse
37:31du PIB
37:32c'est-à-dire
37:32là il n'y a pas
37:33beaucoup d'inflation
37:34il n'y a pas
37:34beaucoup de croissance
37:35donc vous avez
37:35forcément
37:36et ça
37:38si on continue
37:38à avoir 5 ou 6%
37:39de déficit
37:40ça sera comme ça
37:40tous les ans
37:42c'est-à-dire
37:42que tous les ans
37:43on aura
37:442, 3, 4%
37:45de dette en plus
37:46ah oui mais on va finir
37:47il y a un moment
37:48ce navire
37:49on a l'impression
37:50que c'est un navire
37:51sans pilote
37:51comment redresser
37:54la barre
37:55parce que là
37:55en 3 mois
37:56les données
37:59sont quand même
37:59impressionnantes
38:00non ?
38:01c'est sur un an
38:03sur un an
38:03on a forcément
38:04selon les années
38:06il faut le prendre
38:07structurellement
38:07mais selon les années
38:08on aura une augmentation
38:09de la dette
38:09qui sera de l'ordre
38:10de grandeur
38:11du déficit
38:12moins
38:12et une augmentation
38:14du ratio
38:14d'endettement
38:15de l'ordre
38:16de grandeur
38:16du déficit
38:17moins la croissance
38:18du PIB
38:18en valeur
38:18c'est juste
38:19très simple
38:20et très mathématique
38:21donc comment en sortir
38:23pour que la dette
38:24revienne
38:25se stabilise quelque part
38:28et même
38:28même si on fait
38:29des choses très dures
38:30elle se stabilisera
38:31entre 125 et 130%
38:33du PIB
38:33parce qu'elle va monter
38:34le temps qu'on y arrive
38:35pour qu'elle se stabilise
38:37quelque part
38:38il faut faire
38:38120 milliards
38:39d'économie
38:40ou de hausse d'impôt
38:41par rapport à une situation
38:43où les dépenses
38:43et les recettes
38:44augmenteraient
38:45comme la richesse
38:46en valeur
38:46c'est là où vous préconisez
38:48une hausse de la TVA
38:49de plusieurs points
38:50je précise
38:51comment vous voyez l'issue
38:52là
38:53les quelques semaines
38:54je reprends
38:56ce qui a été fait
38:56c'est vrai qu'on peut
38:57on peut stresser
39:00par rapport au chiffre
39:01de la dette
39:02qui tombe chaque trimestre
39:02et vous avez raison
39:03de dire que c'est mécanique
39:04et donc pour stopper cela
39:06il y a des plans
39:07qui sont discutés
39:08en ce moment des rapports
39:08il y a celui de Terra Nova
39:10il y a aussi celui
39:10de l'Institut Montaigne
39:11on les a opposés
39:13dans le dernier challenge
39:13parce qu'on trouve ça
39:14vraiment intéressant
39:15ils partent sur cet ajustement
39:17120 à 140 milliards
39:18pour ne serait-ce que stabiliser
39:20mais les solutions
39:21sont évidemment différentes
39:23c'est-à-dire la solution
39:23de Terra Nova
39:24c'est beaucoup de baisses
39:25de dépenses
39:26mais aussi des hausses
39:27d'impôts importantes
39:28TVA et CSG
39:29alors que vous avez en face
39:30une solution
39:31Institut Montaigne
39:32qui refuse les hausses
39:34d'impôts
39:34mais qui donc
39:35est beaucoup plus sévère
39:36dans les baisses de dépenses
39:37et c'est vraiment
39:38là on entre dans le débat
39:39très intéressant
39:40c'est le débat
39:41Sénat contre
39:42l'Assemblée nationale
39:43d'une certaine mesure
39:44c'est ça
39:45mais moi je trouve
39:45très intéressant
39:46d'aller dans le détail
39:47parce que
39:47pour arrêter
39:48les IACA Faucon
39:49exemple
39:50la baisse du nombre
39:50de fonctionnaires
39:51on sait très bien
39:52que ces dernières années
39:53on avait
39:54plus de 76 000
39:55certains avaient imaginé
39:57des baisses
39:58de centaines de milliers
39:58de fonctionnaires
39:59rappelez-vous
39:59François Fillon
40:00à l'époque
40:00bon on n'y arrive pas
40:02Emmanuel Macron
40:03et Emmanuel Macron
40:04bien sûr plus récemment
40:05donc là il y a une vraie question
40:06à savoir
40:07jusqu'où peut-on aller
40:08et que peut-on inspirer
40:09des baisses
40:10d'effectifs de fonctionnaires
40:11donc il y a une discussion
40:13qui doit s'ouvrir
40:13s'ouvrir sur cet ajustement
40:15très important
40:16120-140 milliards
40:17mais qui est effectivement
40:18nécessaire
40:19pour qu'on arrête
40:20tous les trimestres
40:21de s'offusquer
40:23et de pleurer
40:24sur l'augmentation
40:25de l'endettement
40:26Ah oui mais il ne se passe rien
40:27enfin on suit
40:28au jour le jour
40:29on attend toujours
40:30les mesures d'économie
40:31je ne sais pas si vous en avez vu
40:32dans ces discussions
40:33qu'on suit quasiment
40:34minute par minute
40:35C'est peu
40:36Ce que proposait
40:37Philippe Juvin ce matin
40:39c'était de baisser
40:40de 1,5
40:41rapporteur du budget
40:44à l'Assemblée
40:45qui proposait
40:46dans ces discussions
40:47à la fois en commission
40:48mixte paritaire
40:49et de l'assurement évoqué
40:50de baisser de 1,5
40:52à 2%
40:53la dépense globale
40:54générale
40:55sur tous les secteurs
40:56à part la défense
40:57et le remboursement
40:58de la dette
40:58histoire de contenter
41:00tout le monde
41:00des socialistes
41:01aux républicains
41:02est-ce que ça
41:03ça peut être une solution ?
41:05Ça peut demander ça
41:05à Olivier Faure
41:06Non mais c'est ça
41:06ces chiffres comme ça
41:08ça peut être sympathique
41:09c'est-à-dire que
41:09d'autres l'ont fait
41:10après c'est la mise en oeuvre
41:12je me souviens de Bruno Le Maire
41:14aussi qui avait
41:14de grands projets
41:17il n'a pas pu les tenir
41:18parce que chaque fois
41:19qu'on passe à l'acte
41:20il y a toujours
41:21des gens qui s'y opposent
41:23un exemple
41:23sur la dépense sociale
41:25on a vu l'inflation
41:28des transports sanitaires
41:29qui coûtent
41:297 milliards d'euros
41:31vous avez vu
41:32la dernière mesure
41:32du gouvernement
41:33les réactions
41:35que ça a suscité
41:35la grève des taxis
41:36donc c'est extrêmement compliqué
41:38donc les chiffres globaux
41:41très bien
41:41mais après
41:41c'est le passage à l'acte
41:42et la documentation
41:43des baisses de dépenses
41:44Guillaume Enzo
41:44où est-ce que vous voyez
41:45les économies vous ?
41:47Économies
41:47on ne reste pas sur le
41:49il y a des économies à faire
41:51bien sûr
41:51pour tenir la dépense
41:52de son dépôt
41:52il y a trop de fonctionnaires
41:53il y a trop de fonctionnaires
41:54pardon
41:54si on peut faire des économies
41:56sur le nombre de fonctionnaires
41:58mais quand on dit
42:00je veux supprimer une agence
42:01je vais supprimer une agence
42:02ou je vais fusionner deux agences
42:03si vous ne faites pas partir
42:05les fonctionnaires excédentaires
42:07ça met 30 ans
42:08de faire les économies
42:10donc ce que les gens ne disent pas
42:11quand ils veulent supprimer
42:13des agences
42:14ou supprimer des fonctions
42:16des ministères
42:16c'est qu'il faut faire
42:17des plans sociaux
42:17bon pourquoi pas d'ailleurs
42:19mais même si vous les faites
42:21c'est un fonctionnaire
42:22ça coûte 20 000 euros en moyenne
42:2425 000 euros en moyenne
42:25les rédits conventionnels
42:25aux fonctionnaires
42:27bon
42:28un fonctionnaire
42:29ça coûte 25 000 euros
42:30en moyenne
42:30vous n'allez pas supprimer
42:32le fonctionnaire retraité
42:32qui vit des cotisations
42:34du fonctionnaire existant
42:35et donc
42:37même si vous réduisez
42:39les exigences
42:40à la fonction publique
42:40de 100 000 personnes
42:42ça fait 2 milliards et demi
42:43sur 100 milliards
42:44c'est un petit sujet
42:46la vérité
42:47c'est que
42:47les dépenses
42:48de l'Etat
42:49vont dans la poche des gens
42:50et donc
42:52si vous voulez réduire
42:53les dépenses de l'Etat
42:53vous aurez des effets
42:55sur le revenu des gens
42:58qui sont
42:58substantiellement les mêmes
43:00que si vous augmentez
43:01les impôts
43:02mais ce ne sont pas les mêmes
43:03donc le vrai sujet
43:04est de savoir
43:05à qui on veut reprendre
43:06sur les agences de l'Etat
43:13plusieurs parties
43:14proposent
43:14certains proposent
43:17de supprimer
43:17des agences
43:18mais aussi
43:19ça peut être juste
43:19une baisse des crédits
43:20sur les agences
43:21Philippe Julin
43:22toujours rapporteur
43:22du budget
43:23chiffrait que
43:24si on prenait
43:26le budget
43:262025
43:28en 2026
43:29on gagnait
43:291,2 milliard d'euros
43:31sur ces agences
43:32de l'Etat
43:33juste en prenant
43:34le budget
43:35en gelant le budget
43:36c'est un point important
43:37je reviens sur ces rapports
43:38il y a un point commun
43:39entre l'Institut Montaigne
43:40et Terra Nova
43:41c'est le fait
43:42de déplorer
43:43les dépenses
43:44en faveur des retraités
43:45la France dépense
43:46beaucoup pour ses retraites
43:47elle a le niveau
43:49de vie de ses retraités
43:49qui est le plus élevé
43:50par rapport
43:51à nos voisins
43:52et donc il y a un côté
43:53un peu absurde
43:54de dépenser autant
43:55pour nos retraites
43:55alors que les retraités
43:57qui ont
43:58une capacité
43:59en ce moment
44:00un taux d'épargne
44:01qui augmente
44:02c'est-à-dire on voit bien
44:02qu'on transfère
44:03des revenus
44:04vers les retraités
44:04qui ne l'utilisent même pas
44:06qui ont un niveau de vie
44:07plutôt aisé
44:08relativement
44:09et qui ne dépensent pas
44:10donc il y a
44:11un effort
44:12qui est préconisé
44:14pour réduire
44:16le train de vie
44:16des retraités
44:17sauf que
44:17on sait très bien
44:18que c'est la population
44:18qui vote le plus
44:19et que donc
44:20qui osera s'attaquer
44:21au niveau de vie
44:22des retraités
44:23peut-être pas vous
44:25Guillaume Enzo
44:25mais j'ai une question
44:28vous avez été conseillers
44:29maintenant ça fait longtemps
44:30vous avez été conseillers
44:31économiques de François Mitterrand
44:33dont on va fêter
44:34l'anniversaire
44:34le 50 de son décès
44:37est-ce que
44:38rétrospectivement
44:41est-ce qu'il y a des erreurs
44:42qui ont été commises ?
44:44bon il y a toujours
44:44des erreurs
44:45qui ont été commises
44:46notamment
44:46est-ce que ça a été
44:46l'inflexion ?
44:47par exemple
44:47en 81
44:48il y a eu des erreurs
44:49qui ont été commises
44:50elles ont été corrigées
44:51en 83
44:52mais il faut voir
44:53que le dérapage
44:54des finances publiques
44:55qu'on a depuis
44:562017
44:57est un dérapage
44:58qui en taille
44:59est supérieur
44:59à celui de 81
45:0181 c'est une relance
45:02sur 2% du PIB
45:03mais c'était en 2 ans
45:04c'est un dérapage
45:05du déficit
45:06de 2,5% du PIB
45:07depuis l'arrivée
45:08d'Emmanuel Macron
45:09les mesures de relance
45:12donc de relance
45:13ou de distribution
45:14à l'intérieur de l'économie
45:16soit sous forme
45:16d'allègements fiscaux
45:17soit sous forme
45:18de hausse de dépense
45:19ont fait déraper
45:21le déficit
45:21d'une centaine de milliards
45:22c'est-à-dire plutôt
45:23un peu plus de 3%
45:25donc on a plus dérapé
45:26qu'en 81
45:27sur une période plus longue
45:27le résultat est là
45:29donc le sujet
45:31c'est plus encore
45:33que ce qui a été fait
45:34en 83
45:34on peut prendre le modèle
45:35de ce qui a été fait
45:36en 83
45:37mais ça ressemble
45:38plutôt à ce qui a été fait
45:39en 1958
45:40voilà
45:41la dernière fois
45:41qu'on a corrigé
45:42de 4% du PIB
45:44nos finances publiques
45:45c'était en 58
45:45et ça se fait pas
45:47en faisant
45:48des trucs
45:49intellectuels
45:51de réingéniering
45:52des procédures publiques
45:53ça se fait
45:53par des mesures
45:54extrêmement horizontales
45:56qui
45:57visent
45:59des mesures exemplaires
46:00des petites mesures
46:02sur le traduit de l'Etat
46:02pour être exemplaires
46:03des mesures sur les riches
46:05pour être exemplaires
46:06des mesures sur les entreprises
46:07pour ce qu'elles peuvent faire
46:08mais pour le reste
46:09ce sont des mesures
46:11extrêmement horizontales
46:12qui touchent
46:13en fait
46:13tout le monde
46:14et c'est pas
46:15une accumulation
46:16de toute petite chose
46:18où on va chercher
46:19100 millions
46:19ici et 100 millions
46:20là
46:21tous les plans
46:22qui ont été faits
46:23en 58
46:23en 83
46:24les plans qui ont été faits
46:26par l'Espagne
46:27par le Portugal
46:28par l'Italie
46:29par tous ceux
46:29qui sont revenus
46:30sur les retraites
46:30ça a été
46:30des excédents
46:31non pas l'Espagne
46:33l'Espagne a
46:34désindexé
46:36et plafonné
46:36ses retraites
46:37mais le Portugal
46:38l'Irlande
46:40et la Grèce
46:40enfin c'est différent
46:41le Portugal
46:42et l'Irlande
46:42ont baissé
46:43les retraites
46:43en nominale
46:44l'Espagne
46:46a baissé
46:46les salaires
46:47des fonctionnaires
46:47et a désindexé
46:49les retraites
46:49et a désindexé
46:51les retraites
46:51mais je dis
46:52qu'il y a eu plus
46:52les autres ont fait
46:53plus que désindexé
46:54les retraites
46:54ils les ont baissées
46:55en Irlande
46:56ils ont baissé
46:57jusqu'à 1000 euros
46:59ils n'ont pas baissé
47:02et puis il y avait
47:03un truc
47:03une échelle
47:05et au-dessus de 5000 euros
47:06ils ont baissé
47:06de 12%
47:07donc il y a des gens
47:08qui ont fait plus
47:09que la désindexation
47:10des retraites
47:10alors je voudrais
47:11qu'on revienne
47:11sur l'interview
47:13l'échange que j'ai eu
47:15il y a quelques instants
47:16avec Jean-Philippe Tanguy
47:17qui est le monsieur économique
47:18qui sera peut-être
47:19je ne sais pas
47:19notre futur ministre
47:20de l'économie et des finances
47:22je vois Guillaume Enzo
47:23qui s'étouffe
47:24et Thierry Fabre aussi
47:25et nous tous
47:26mais bon
47:27la question c'est
47:28est-ce que vous trouvez
47:29qu'il a clarifié un peu
47:30la ligne économique
47:31commencez par Hugo
47:32déjà il y a une phrase
47:34qui est intéressante
47:35c'est le programme évolue
47:37c'est quand même
47:37on le voit assez souvent
47:39quand on analyse
47:40les programmes du Rassemblement National
47:41au fur et à mesure des années
47:43c'est vraiment un programme
47:44qui évolue
47:45on a eu l'exemple
47:46le plus flagrant
47:47c'était
47:48on repasse au franc
47:49il y a quelques années
47:51maintenant
47:51on n'est plus du tout sur ça
47:53il y a eu le moment
47:54on sort de l'Union Européenne
47:56le programme évolue constamment
47:58et on le voit sur les retraites
48:00également
48:00à un moment
48:02on était à 62 ans
48:03à 60 ans
48:04là on est sur une formule
48:05un peu hybride
48:06où ça va de 60 à 62 ans
48:09en fonction du moment
48:10où on a commencé à travailler
48:11donc c'est un programme
48:12qui évolue constamment
48:13c'est en mouvement
48:14c'est en mouvement
48:15parce que
48:16peut-être des responsabilités
48:18dans quelque temps
48:20enfin en tous les cas
48:21et pourquoi ce n'est pas clair non plus
48:23c'est parce qu'il y a une ligne
48:24il y a très clairement
48:25une ligne Marine Le Pen
48:26qui est suivie par
48:28Jean-Philippe Tanguy
48:28à l'Assemblée Nationale
48:29et il y a une ligne
48:30Jordan Bardella
48:31qui elle
48:32est plus pro-business
48:33que celle de Marine Le Pen
48:34Oui mais là on a senti
48:35qu'il est quand même
48:36assez pro-business
48:37parce que je lui posais
48:37la question de savoir
48:38s'il y avait un rapprochement
48:39avec les chefs d'entreprise
48:40vous lui disiez
48:41ben oui on en rencontre
48:42beaucoup
48:42eux disent
48:43enfin quand vous cherchez
48:44des noms c'est compliqué
48:45Thierry Farbre
48:46vous est-ce que
48:47alors nous
48:48clarification
48:48comment est-ce que vous voyez
48:49le programme économique
48:50aujourd'hui
48:52parce que ça a beaucoup évolué
48:53oui alors mais il faut juste
48:53un petit léger flashback
48:55nous on le regarde
48:56depuis pas mal d'années
48:57et en 2017
48:58en 2022
48:59en 2024
48:59on a expertisé
49:00on a vu aussi
49:01des expertises
49:02de différents organismes
49:03notamment l'Institut
49:04Montaigne
49:04et chaque fois la conclusion
49:05c'était absurde
49:07c'est-à-dire qu'en termes
49:08de dépenses
49:09de coûts
49:10ça n'avait aucun sens
49:11mais ils ont déjà
49:12abandonné des choses
49:12ils avaient entendu
49:13ce que disait Jean-Philippe Tanguil
49:14on part d'un programme
49:16coûteux et absurde
49:17et régulièrement
49:19ils enlèvent des choses
49:19ils enlèvent la nationalisation
49:21des autoroutes
49:22ils reviennent
49:24sur la réforme des retraites
49:25beaucoup moins coûteuse
49:26au final
49:27on a fait encore
49:28une évaluation
49:28en 2024
49:30on trouvait que c'était
49:31encore extrêmement coûteux
49:33alors aujourd'hui
49:34effectivement
49:34c'est pas exactement
49:36c'est le programme
49:37ils n'ont pas
49:38de programme présidentiel
49:39on voit bien
49:40qu'ils reviennent
49:40sur des choses
49:41et qu'il y a un débat
49:42pour essayer
49:43de clarifier
49:45la hausse des enseignants
49:46ils ont dit
49:47on n'a pas les moyens
49:48je suis quand même
49:49assez choqué
49:51de voir l'argumentation
49:52de Jean-Philippe Tanguil
49:53de dire
49:53on n'a pas voté
49:54ce budget
49:54en commission mixte paritaire
49:56parce que ce budget
49:57aggravait le déficit
49:58c'est quand même
49:58un responsable
49:59d'un parti
50:00qui a toujours
50:01prôné des programmes
50:02qui auraient suscité
50:04une dérive
50:05de nos finances publiques
50:06le Sénat était
50:08à 5-4
50:09de déficit
50:10parce qu'il ne voulait
50:10pas de hausse d'impôts
50:11oui d'accord
50:11mais enfin pour lui
50:12donner des leçons budgétaires
50:13de la part de ce parti
50:14ça fait quand même
50:15un petit peu mal
50:15Guillaume Enzo
50:17oui ça évolue
50:18mais enfin ça vient de loin
50:19et ça fonctionne
50:20comme beaucoup de programmes
50:21dans la politique française
50:23c'est-à-dire déplacer
50:24d'énormes masses
50:25des masses de plus en plus énormes
50:26au fur et à mesure
50:27que le temps avance
50:28c'est pour 100 milliards
50:29t'as plus rien
50:30oui tu avais raison
50:31avant c'était 100 millions
50:32t'as plus rien
50:32maintenant c'est 100 milliards
50:33et ce qui est tout à fait frappant
50:35c'est que les promesses
50:38en dépenses ou en allègements
50:39d'impôts sont très claires
50:40les allègements de production
50:41revenir en arrière
50:43sur les retraites
50:43un peu plus ou un peu moins
50:45mais enfin revenir en arrière
50:46sur les retraites
50:48des allègements
50:50des impôts de production
50:51et les mesures en recettes
50:54sont soit infaisables
50:56parce qu'on supprime
50:57comme ça des agences
50:58sans du tout dire
50:58ce qui va se passer
50:59soit absolument inconstitutionnel
51:04et impossible
51:04comme par exemple
51:05les deux mesures fiscales
51:07sur les entreprises
51:08qui m'ont beaucoup frappé
51:09il y en a une à 26 milliards
51:10rien que 26 milliards
51:11qui consiste à taxer l'étranger
51:13c'est taxer
51:14les multinationales
51:15oui les multinationales
51:17mais ça veut dire taxer l'étranger
51:18parce que c'est taxer
51:19les filiales françaises
51:21du CAC 40
51:22qui payent leur impôt
51:22à l'étranger
51:23en attendant
51:23qu'elles versent
51:24les dividendes
51:25à des actionnaires
51:25qui sont les mêmes étrangers
51:26donc cette idée là
51:28l'idée que la France
51:30va toucher 25 milliards
51:31au guichet
51:33entre des entreprises étrangères
51:35et des actionnaires étrangers
51:36c'est juste impossible
51:39non conforme
51:39toutes les conventions
51:40internationales signées
51:41par la France
51:42non conforme au droit
51:43pareil sur les rachats d'actions
51:45oui oui
51:46pareil sur les rachats d'actions
51:488 milliards sur les rachats d'actions
51:49pour une entreprise
51:50il n'y a aucune différence
51:51entre racheter des actions
51:52et verser un dividende
51:53donc si on leur dit
51:54qu'elles payent
51:5530% d'impôts
51:56quand elles rachètent
51:59des actions
51:59elles le feront plus
52:02elles verseront
52:03simplement des dividendes
52:04et donc il n'y aura pas
52:05il y a eu 8 milliards
52:05de rachats d'actions
52:05il y a eu des abus
52:07mais il faut comprendre
52:08pourquoi
52:08on déplace d'énormes sommes
52:09d'énormes sommes
52:11ce qui est clair
52:12c'est les dépenses
52:13ce qui n'est pas clair
52:14c'est comment on les compense
52:15ça c'est vrai
52:18un peu pour ton nom
52:19sur les 46 milliards
52:20qu'on chiffre
52:21de taxes
52:22qui ont été votées
52:23par le Rassemblement National
52:25à l'Assemblée Nationale
52:26il y en a déjà
52:27plus de 30
52:28qui sont des mesures
52:29que Bercy refuse de chiffrer
52:31parce qu'elles sont
52:32inconstitutionnelles
52:33il y avait
52:34cet impôt
52:35universel ciblé
52:36il y avait
52:37les rachats d'actions
52:38il y avait
52:39une autre
52:40c'était sur
52:41les rachats d'actions
52:41c'est pas inconstitutionnel
52:42non mais
52:43ça supprime juste
52:45la base
52:45c'est à dire que
52:48ça remet en cause
52:49un certain nombre
52:49de principes
52:50et ce qui est assez intéressant
52:51toujours sur l'évolution
52:52du programme
52:53je regardais le programme
52:54de 2024
52:55des législatives
52:56et il y a notamment
52:57un gros poste
52:58de dépenses publiques
52:59que le RN veut tronquer
53:01c'est les dépenses
53:02qu'ils appellent
53:03les dépenses d'immigration
53:04mais sur les différentes
53:05dépenses d'immigration
53:06c'est très intéressant
53:08sur le programme
53:09il y a marqué
53:10entre parenthèses
53:11si nécessaire
53:12par référendum constitutionnel
53:14donc on est quand même
53:15sur une dose
53:16d'improbabilité
53:17de ces mesures
53:18qui sont quand même
53:19à prendre en compte
53:20oui effectivement
53:21le grand argument
53:22c'est les économies
53:23on les fera
53:23sur l'immigration
53:25et la fraude sociale
53:27et l'Europe
53:27c'est les trois grands postes
53:28exactement
53:29et donc on voit bien
53:30que là-dessus
53:31il y a d'abord
53:32un chiffrage
53:32à remettre en question
53:34c'est-à-dire que
53:35les chiffres qui sont
53:36annoncés
53:36pour les économies potentielles
53:38sur l'immigration
53:38c'est vraiment très discutable
53:40et l'autre point
53:41c'est effectivement
53:41le côté inconstitutionnel
53:43parce que beaucoup
53:43de juristes
53:44et de constitutionnalistes
53:45vous disent que
53:46la préférence nationale
53:47telle qu'elle est présentée
53:48par l'ERN
53:48elle ne passerait pas
53:49donc voilà
53:50tout ça pour dire
53:51qu'effectivement
53:51c'est un programme
53:52qui est toujours
53:53extrêmement bancal
53:54financièrement
53:55et donc ils n'ont pas
53:56donné de leçon
53:57de gestion
53:57sur le programme
53:58c'était vraiment
53:59cette mesure-là
54:00mettre en place
54:01la priorité nationale
54:02où il y avait marqué
54:02si besoin référendum
54:04Guillaume Enzo
54:05en conclusion
54:06elle sera pour vous
54:07vous voyez
54:08vous disiez
54:08si un homme providentiel
54:10parce que c'est ça
54:11en fait
54:11qu'il faudrait peut-être
54:12pour faire que
54:14les français comprennent
54:15qu'il faut un
54:16qu'ils dépensent plus
54:18qu'ils dépensent
54:19leur épargne
54:20qu'ils ont accumulé
54:21comme des écureuils
54:21mais il faut quand même
54:23qu'ils aient un projet
54:24qui les tente
54:24je ne crois pas
54:25qu'il y ait d'un homme
54:26providentiel
54:27il y a juste des gens
54:28qui à un moment donné
54:29inspirent confiance
54:29ce n'est pas forcément
54:30des intellectuels
54:31ni Antoine Pinet
54:32ni René Monnoury
54:34ni Pierre Berrigauvois
54:35qui n'étaient pas des intellectuels
54:36excusez-moi
54:37ce n'étaient pas des intellectuels
54:38ce n'étaient pas des intellectuels
54:40à un moment donné
54:42il y a des gens
54:42qui donnent confiance
54:44et c'est comme
54:45dans une restructuration
54:46d'entreprise
54:46personne n'est prêt à payer
54:48si vous êtes
54:50le seul à payer
54:52pour qu'un système
54:52qui ne marche pas
54:53dure encore
54:55quelques mois de plus
54:56ça ce n'est pas possible
54:57par contre
54:58si l'effort est partagé
55:00si tout le monde vient
55:01si on présente
55:01la facture
55:04de façon globale
55:05et si on a un plan global
55:06qui est exhaustif
55:07et qui montre
55:08l'entièreté de l'effort
55:09et le chemin
55:10qu'il faudra prendre
55:11pour y arriver
55:12et que tout le monde
55:13y contribue
55:13alors peut-être
55:14vous avez une chance
55:15que les gens
55:16s'y résolvent
55:17ça sera l'année prochaine
55:19ça sera en 2026
55:19il va se passer
55:20un tas de choses
55:21d'ici là
55:21c'est dans très longtemps
55:222026
55:23peut-être qu'il y aura
55:23l'homme providentiel
55:24ou du moins
55:25quelqu'un qui entraînera
55:25merci beaucoup
55:27merci Gérifat
55:28joyeuses fêtes
55:29merci Hugo Babet
55:30de même
55:31merci Guillaume Enzo
55:32et puis nous
55:33on se retrouve bien sûr
55:34demain
55:35d'ici là
55:35bonne soirée
55:36le 18-19
55:41d'Edwish Chevrillon
55:42sur BFM Business
55:43merci Gérifat
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