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  • il y a 3 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. Mon premier invité c'est Bertrand Dumasie.
00:15Il est le patron d'Ended Red, le spécialiste des services prépayés.
00:19Il a présenté ses chiffres d'affaires ce matin pour son premier trimestre.
00:23En fait, c'est plutôt bien.
00:24Et donc, ce qui provoque une remontada du cours en bourse parce qu'on sait qu'Ended Red a beaucoup
00:29souffert ces derniers temps.
00:31Avec lui, on évoquera la question du pouvoir d'achat des salariés.
00:34Évidemment, il est en première ligne.
00:36Ensuite, je recevrai Abdelslam Alaoui.
00:38Il est le patron de HPS, High Tech Payment System.
00:42Il est un entrepreneur marocain.
00:44Mais figurez-vous que presque un tiers de nos paiements à nous en France passent par ces plateformes.
00:49Il viendra tout nous expliquer.
00:51Et puis, on fera bien sûr le débrief de l'Assemblée Générale de LVMH.
00:54Qui se tenit ce matin à Paris avec Bernard Arnault.
00:57Qui a évoqué dans des termes un peu ambiguës sa succession.
01:01Mathieu Pechberti sera avec nous.
01:02Mais tout de suite, le journal avec Stéphanie Collot.
01:06Le journal.
01:08Il est 18h.
01:09Bonsoir Stéphanie.
01:10Bonsoir Edwige.
01:10On commence par le gouvernement qui dévoile 22 mesures pour électrifier la France.
01:15Oui, parmi elles, l'installation d'un million de pompes à chaleur d'ici 2030.
01:20Ou encore des aides à l'achat de véhicules électriques.
01:22Le financement sera assuré par une réorientation des certificats d'économie d'énergie.
01:27Un milliard d'euros pour le bâtiment.
01:29Deux milliards pour les transports.
01:30Et 200 millions pour l'industrie.
01:32Autre plan présenté aujourd'hui.
01:34Celui en faveur de la transmission d'entreprises.
01:37Car 500 000 chefs d'entreprise partent à la retraite d'ici 10 ans.
01:41Face à ce défi, Serge Papin plaide en faveur d'un dutreil des salariés.
01:44C'est-à-dire des allègements fiscaux.
01:47Lorsque des salariés souhaitent reprendre leur entreprise.
01:49Une plateforme va être créée pour mettre en relation vendeurs et repreneurs.
01:53Oui, un Tinder des repreneurs.
01:54Ce matin, j'ai animé une table ronde à Bercy.
01:56Justement avec Serge Papin, le patron du Medef, la CPME, l'UDP.
02:01Et toutes les jambes de commerce.
02:02Très intéressant.
02:03On voit quand même qu'il y a encore pas mal de choses à faire.
02:06Mais qu'il faut que ça matche entre le repreneur et le vendeur.
02:09Effectivement.
02:10Merci beaucoup Edith Vigée.
02:11Et puis Sébastien Lecornu annonce ce soir un projet de loi.
02:13Logement avec des mesures de simplification pour une première lecture à l'été.
02:17Le Premier ministre entend lancer une troisième génération de renouvellement urbain
02:21pour la période 2030-2040.
02:23Le climat des affaires au plus mal en France.
02:26L'indice PMI qui mesure l'activité est au plus bas depuis 14 mois.
02:29La faute au conflit au Moyen-Orient qui entraîne l'augmentation des prix des matières premières
02:34qui se répercutent ensuite sur les ventes et les investissements des entreprises.
02:38Ça y est, l'UE approuve définitivement le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.
02:43Après la levée du veto de la Hongrie, les premiers versements devraient avoir lieu d'ici fin mai, début juin.
02:49Dans le même temps, un nouveau paquet de sanctions, le 20ème, est instauré contre la Russie.
02:53Il y avait l'Assemblée générale des actionnaires de LVMH.
02:55LVMH, aujourd'hui, l'occasion pour Bernard Arnault de rappeler qu'il n'est pas prêt de laisser la main.
03:00Le patron du leader mondial du luxe qui n'a pas épargné ses enfants sur leurs ambitions
03:04renvoie sa succession d'ici à 7-8 ans.
03:08C'est l'un des gros deals de l'histoire dans le secteur du divertissement aux Etats-Unis.
03:12Lors de l'Assemblée générale extraordinaire de Warner Bros,
03:14aujourd'hui, les actionnaires votent en faveur de la cession de la société de production à Paramount,
03:19une transaction à 110 milliards de dollars.
03:22Rachat massif dans les traitements anti-cancer, le laboratoire Servier rachète l'américain Day One
03:27pour 2,5 milliards de dollars.
03:30C'est la plus grosse acquisition à ce jour pour Servier.
03:34Et puis, la privatisation de TAP Air Portugal avance.
03:38Le gouvernement portugais retient Air France, KLM et Lufthansa pour les phases suivantes.
03:44Les deux compagnies aériennes doivent maintenant soumettre des offres contraignantes.
03:47Elles disposent de trois mois pour le faire.
03:49La décision finale est attendue d'ici début septembre.
03:5318h02 sur BFM Business, Les Marchés.
03:56Les Marchés avec Aude Cassulec.
03:57Bonsoir Aude.
03:58Bonsoir.
03:59Bonsoir Aude.
03:59Et le CAC termine en hausse ce soir.
04:01Oui, une journée de rebond, ça faisait du bien.
04:02Un vrai 3 baisses, plus 0,87%, 8227 points pour le CAC 40.
04:07Ça s'est fait avec les publications du jour et de très belles publications.
04:11La star, c'est ST Micro Electronics qui prend ce soir 14,5% après un très bon début d
04:18'année.
04:18Notamment une croissance dans les puces industrielles et dans l'automobile qui reprend.
04:23Cette valeur, elle prend 90% depuis le début de l'année.
04:26C'est vraiment la star du CAC 40.
04:28Il y a aussi d'autres publications qui ont été très bien accueillies.
04:32L'Oréal, plus 9%.
04:34Safran, également.
04:35Or, CAC 40, on a eu Eden Red, plus 4%.
04:39Mais alors aujourd'hui, la tech marchait bien avec les puces, on l'a vu.
04:43Mais les logiciels, qui sont aussi une partie de la tech, mais là où l'IA pourrait faire mal, sont
04:48bien pénalisés.
04:49Aux Etats-Unis, on a IBM qui perd 6% après des résultats décevants.
04:53Ça a entraîné à la baisse aussi Capgemini sur le CAC 40.
04:58Du coup, Wall Street ne fait pas grand-chose.
05:01On a atteint des records à un moment dans la journée, mais on est repassés dans le rouge.
05:04Mais on a quand même un peu oublié aussi les événements géopolitiques au Moyen-Orient.
05:11Il ne se passe pas grand-chose, mais ça fait aussi un peu de bien.
05:14Merci beaucoup.
05:15Merci Stéphanie.
05:16On vous retrouve 19h30.
05:18Tout de suite, mon premier invité, c'est Bertrand Dumasie, donc le patron de la Dan Red.
05:24Le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
05:30Vous êtes bien dans le 18-19 en invité, premier invité, c'est Bertrand Dumasie.
05:34Il est le PDG de Dan and Red.
05:35Bonsoir Bertrand Dumasie.
05:36Bonsoir Edwige.
05:37Merci d'être avec nous.
05:39Vous avez retrouvé le sourire parce que vous avez publié votre Q1, comme on dit.
05:44C'est plutôt des bons chiffres.
05:46C'est même supérieur un peu aux attentes, on y reviendra.
05:48Mais surtout, vous avez effectué une remontada dans votre cours de bourse parce qu'on sait que l'année était
05:54un peu dure.
05:55Vous êtes sorti du CAC 40.
05:56Vous nous direz si votre espoir, c'est de revenir bientôt dans le CAC 40.
06:00Je voudrais vous interroger évidemment sur l'évolution de votre groupe.
06:04Mais peut-être d'abord parce que vous êtes, on peut dire, un très bon témoin baromètre du climat des
06:10affaires.
06:10Là, il y a eu des chiffres qui ont été très mauvais en France, notamment l'indice PMI qui montre
06:17que l'activité est au plus bas depuis 14 mois.
06:19Est-ce que vous, vous le ressentez ?
06:20Parce qu'on va rappeler, pour ceux qui ne le savent pas, bon Edwige, c'est évidemment les titres restaurants,
06:25mais c'est beaucoup d'avantages aux salariés.
06:28Donc en fait, quand des entreprises emploient quelqu'un, elles font appel à vous.
06:33Et à la limite, quand elles renvoient quelqu'un, elles font aussi appel à vous.
06:37Donc, qu'est-ce que vous, vous observez de là où vous êtes ?
06:40Alors, d'abord, où sommes-nous ? On est présents dans 45 pays, sur tous les continents du monde.
06:45Donc cette observation est très fine par géographie.
06:48Et on sert 60 millions de salariés dans le monde comme leader, comme vous l'avez dit, des avantages aux
06:53salariés.
06:54Donc en fait, on voit chez chacun de nos clients, qui sont des employeurs, l'évolution de leurs salariés.
07:01Et il est vrai que partout dans le monde, mais plus particulièrement en Europe, et c'est la première tendance,
07:06le taux de chômage augmente.
07:07Donc nous, on voit dans nos portefeuilles, sur une cohorte historique, un peu moins de salariés à servir.
07:14Donc ça, on a un taux de chômage qui augmente, et particulièrement en Europe.
07:18La deuxième chose qu'on observe, c'est une très grande fébrilité par rapport au pouvoir d'achat.
07:22C'est-à-dire qu'en fait, l'inflation, le tube, enfin le dentifrice est sorti du tube.
07:28Vous n'êtes pas sans savoir qu'en fait, l'inflation depuis la fin du Covid, l'inflation alimentaire est
07:34de l'ordre de 25%.
07:35Et on prévoit 5% de plus avec le conflit au Moyen-Orient.
07:40Et donc, on a face à nous des employeurs et des salariés qui sont très concernés en fait par l
07:46'évolution du pouvoir d'achat.
07:47Et comme notre métier, c'est de donner du pouvoir d'achat alimentaire, on le voit et on le constate
07:54tous les jours.
07:55Cependant, il y a des différences par zone géographique.
07:57C'est particulièrement fort en Europe.
08:00Ça l'est moins aux États-Unis et en Amérique latine.
08:03Aux États-Unis, il faut reconnaître qu'ils ont un train d'inflation depuis quelques années.
08:07Donc, rien de nouveau sous le soleil et en Amérique latine, c'est des pays qui vivent avec beaucoup d
08:11'inflation depuis très longtemps.
08:13Donc, en fait, c'est un peu la vie normale sur le continent d'Amérique du Nord et du Sud.
08:19C'est nouveau et c'est revenu en Europe et en Asie.
08:23En revanche, l'inflation est bien sous contrôle.
08:25Oui, bien sous contrôle.
08:27Et si on regarde, si on fait un focus un peu plus détaillé sur l'Europe, évidemment, parce que nous
08:30sommes en France.
08:31Qu'est-ce que vous observez sur la France ?
08:33La France, on observe de manière peut-être un peu plus aiguë.
08:39Premièrement, on va voir la remontée, malheureusement, du taux de chômage,
08:43puisque nous, on le voit dans le nombre de salariés qu'on sert, en fait, des portefeuilles qui se restreignent.
08:48Et ça touche d'abord, en fait, les stagiaires, les CDD, le travail temporaire.
08:53Donc, les grandes agences de travail temporaire sont toutes clientes d'Edenred.
08:57Et en fait, elles emploient moins de personnes aujourd'hui qu'elles ne faisaient il y a un an.
09:01Et la deuxième chose, c'est que tous les sondages le montrent, mais on le voit dans les populations qu
09:07'on sert,
09:08la première inquiétude des Français, c'est le pouvoir de vivre.
09:11Et de pouvoir vivre correctement avec le premier sujet, qui est le pouvoir d'achat alimentaire.
09:17On reviendra aussi sur la réforme, justement, des titres restaurants.
09:21Parce que maintenant que c'est des métiers à réaliser, on ne dit plus les tickets restaurants, on dit les
09:25titres restaurants.
09:25Les tickets restaurants, c'est ma marque.
09:26Oui, c'est votre marque, mais maintenant, on dit, pour nous, c'est des titres restaurants.
09:31On verra, parce qu'il y a la possibilité de l'utiliser le dimanche.
09:36Est-ce que pour vous, qu'est-ce que ça change ?
09:39Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ?
09:41Alors déjà, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a 20% des Français aujourd'hui qui
09:45peuvent utiliser leur ticket restaurant le dimanche.
09:47Pourquoi ? Parce que le ticket restaurant, c'est en fait l'équivalent de la cantine pour ceux qui n
09:52'en ont pas.
09:53Et quand on travaille le dimanche, l'employeur donne accès au ticket restaurant le dimanche, comme si j'allais travailler
09:58et j'avais une cantine.
10:00Donc déjà, il y a 20% des travailleurs français qui peuvent l'utiliser le dimanche sur dérogation.
10:05Est-ce que c'est une bonne idée ?
10:07D'élargir, en tout cas, c'était une des propositions.
10:10Oui, moi, je pense que c'est une bonne idée de moderniser.
10:13Mais il faut quand même garder en tête, et c'est très important, l'objet social du ticket restaurant.
10:17C'est du pouvoir d'achat alimentaire au travail.
10:20Et c'est le chef d'entreprise qui finance ce pouvoir d'achat alimentaire pour au moins 60%.
10:24Donc si on dénature un peu trop son usage, à un moment, le chef d'entreprise pourrait dire
10:29« Moi, je suis là pour te payer de l'alimentation au travail et pas en dehors du travail. »
10:33Pour ta famille, oui.
10:34Oui, alors le dimanche, pourquoi pas ?
10:37Mais il faut faire très attention à ne pas le dénaturer,
10:40parce que si on dénature le pouvoir d'achat alimentaire au travail,
10:43c'est un avantage social qui pourrait disparaître.
10:46Donc, oui à la modernisation, non à la dénaturation de l'objet social.
10:51Donc, en résumé, vous êtes contre ?
10:53En résumé, appelons un chat à chat, je suis neutre.
10:59Mais si c'était moi, je pense que le dispositif actuel est suffisant.
11:03Oui, voilà, donc vous êtes contre.
11:07Bertrand Dumasier, on va y revenir quand même, parce que c'est intéressant de voir,
11:10surtout avec derrière, on l'a dit, votre titre a repris des couleurs,
11:14il en avait grandement besoin.
11:16Là, vous avez révélé votre revenu pour le premier trimestre,
11:22donc c'est 730 millions, c'est ça ?
11:24C'est un peu plus qu'attendu ?
11:26Qu'est-ce qui fait que ça a été justement dans ce contexte ?
11:29Alors, le mauvais contexte international, c'est qu'à partir du 28 février.
11:33Mais qu'est-ce qui fait que justement, ça a progressé ?
11:36Alors, le premier facteur de croissance, c'est que notre deuxième ligne de produits,
11:41qui s'appelle les solutions de mobilité,
11:42on est le leader mondial, en fait, des solutions de carte essence et de carte énergie.
11:47En fait, ces solutions ont énormément de traction partout dans le monde.
11:50Et donc, cette ligne de produits a accru de plus de 10% en fait,
11:54sur le premier trimestre, à l'image de ce qu'on avait produit aussi en 2025.
11:58Donc, c'est la continuité de la pénétration de nos solutions.
12:01Et ça, il y a derrière ça un élément qui est l'électrification des flottes.
12:06Quand vous avez une carte ou une application Eden Red,
12:08vous avez accès à un million de bornes de recharge, par exemple en Europe,
12:12et en fait, l'électrification du parc amplifie l'utilisation de nos solutions.
12:17Vous avez vu que le premier ministre a justement révélé son plan d'électrification
12:23avec 22 mesures, notamment, évidemment, de pousser l'achat de véhicules électriques,
12:29notamment pour les flottes et pour les entreprises.
12:31Est-ce que vous, vous observez ?
12:32Alors, nous, on l'observe et on est en plein dedans.
12:35C'est-à-dire qu'un des gros facteurs de croissance d'Eden Red,
12:38c'est des solutions d'électrification des flottes.
12:40Donc, si vous faites appel à Eden Red partout en Europe,
12:43on va vous aider, vous, en tant qu'entreprise, à installer les bornes.
12:47On va mettre derrière les solutions logicielles qui vont vous permettre de les maintenir,
12:51mais aussi de les consolider.
12:53C'est-à-dire que vous êtes un gestionnaire de flotte
12:54et vous avez sur votre téléphone portable l'ensemble de la consommation par véhicule,
12:59sachant que les gestionnaires de flotte vont avoir pendant très longtemps
13:01une flotte qu'on dit hybride,
13:03c'est-à-dire des véhicules électriques et des véhicules thermiques.
13:06Et donc, l'accès aux bornes, mais la consolidation de la consommation
13:12est très recherchée par nos clients d'entreprise.
13:15Et là, justement, la carte essence, est-ce que vous voyez des entreprises qui disent
13:19« Attendez, vu l'augmentation du prix, la pompe, je la retire. »
13:24Non, c'est l'inverse.
13:26C'est l'inverse.
13:26C'est exactement l'inverse.
13:27Et c'est pour ça qu'on est en croissance du 10%.
13:29C'est-à-dire, quand vous avez une carte essence…
13:30Même là, même en ce moment.
13:32Parce qu'en fait, une carte essence, elle vous permet de faire quoi ?
13:35Un, en tant que gestionnaire de flotte, de contrôler qui dépense quoi et quand.
13:40Et la nature humaine est assez créative et parfois, elle n'utilise pas l'essence à bon escient.
13:45Puis surtout, la deuxième chose, c'est que vous avez accès, avec les cartes essence et d'Enred,
13:49à un prix au litre moins important.
13:52C'est-à-dire que vous allez avoir accès à des réseaux alternatifs
13:55où le prix de l'essence est moins cher.
13:57Et c'est pour ça que le contrôle plus un accès au litre sur un prix au litre
14:02qui est en gros à augmenter de 20% rend nos solutions encore plus critiques
14:06pour les gestionnaires de flotte.
14:09Vous confirmez vos objectifs pour 2026.
14:11Est-ce que ce n'est pas un peu audacieux ?
14:14Parce que c'est vrai que pour l'instant, tout le monde navigue un peu à vue.
14:17Alors, on navigue à vue et on a donné une fourchette un tout petit peu large.
14:22Mais quand on regarde la bonne traction qu'on a eue sur le premier trimestre,
14:26dans la continuité de ce qu'on avait avant,
14:28on est confiant dans notre capacité à réaliser cela.
14:32Oui, y compris là pour le coup en France, en Europe.
14:35La France représente combien encore aujourd'hui ?
14:37La France fait 14% du chiffre d'affaires du groupe.
14:40Petit.
14:41Petit mais costaud.
14:42Oui, l'Europe 40.
14:44Non, l'Europe fait 60% du chiffre d'affaires du groupe.
14:47Oui, on parlera de l'Italie qui a une sorte d'épines dans le pied,
14:51de vendre dans votre pied tout à l'heure.
14:54Est-ce que quand on regarde l'impact que ça a eu sur votre cours de bourse,
15:02vous avez pris 4%, vous avez eu, je crois que vous en êtes tout fier,
15:07ça vous fait du bien, je vais le dire à votre place, 17 séances de hausse.
15:14Ça vous donne quoi comme envie de revenir dans le CAC 40 ?
15:16On va expliquer que justement à cause de l'Italie,
15:19où l'Italie a eu un plafonnement de veaux commissions,
15:23du coup ça a plombé très lourdement votre titre
15:27qui a perdu une séance 15% de mémoire.
15:30Et donc du coup vous êtes sorti du CAC 40.
15:32Oui.
15:33Et là vous dites quoi ?
15:34Vous vous dites, on va y retourner quand ?
15:36D'abord je pense à Jacques Chirac qui avait cette expression merveilleuse,
15:40qui disait méprisez les hauts, reprisez les bas.
15:43Donc nous on est en train de repriser tranquillement,
15:48c'est-à-dire que trimestre après trimestre,
15:50la croissance d'Edenred continue
15:51et donc les marchés financiers comprennent que
15:53même s'il peut y avoir un changement régulatoire avec un reparamétrage,
15:59le groupe Edenred est présent dans tellement de pays
16:01avec tellement de lignes de produits différentes
16:03qu'on est capable de compenser.
16:05Et donc c'est la redécouverte de la résilience d'Edenred.
16:08Donc nous on reprise nos bas avec cette démonstration de la résilience d'Edenred.
16:14Deuxièmement, le CAC 40 n'est pas un objectif en soi.
16:17C'est-à-dire que...
16:18Quand même, vous voyez bien que c'est un impact très fort sur votre action.
16:22Oui, mais ce que je veux dire c'est que notre métier c'est d'investir,
16:27notre métier c'est de développer Edenred
16:28et si on fait ça bien, alors sur le long terme,
16:32la valorisation boursière traduira la valeur économique que nous créons.
16:37Vous connaissez l'autre expression aussi de Jacques Chirac
16:41qui disait les emmerdes ça va l'en escadrille.
16:43Donc vous, vous avez connu ça là parce que vous avez eu...
16:472025 a été très Chiracienne.
16:50Très Chiracienne, on va dire.
16:51Bah tiens, allons-y tout de suite, on parlera de votre plan Amplify ensuite
16:54s'il faut modifier ou pas.
16:56Alors en Italie, vous avez connu des déboires très importants
17:01avec un plafonnement de votre commission.
17:07Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui en fait ?
17:11Eh bien, ce qui se passe c'est qu'on est reparti en croissance.
17:17En fait, le gouvernement italien est très attaché au ticket restaurant.
17:22Il nous a toujours dit on en veut plus.
17:24En revanche, c'est déséquilibré entre ce que les entreprises payent
17:27et les marchands payent.
17:29Donc il faut que les employeurs payent plus dans le système
17:31que les marchands.
17:33Le système s'était déséquilibré depuis 50 ans.
17:36Donc ils ont pris cette mesure en disant...
17:38Oui, je rappelle quand même que l'autorité italienne de la concurrence
17:41a ouvert une enquête contre vous
17:42avec un motif soupçon d'abus de position dominante.
17:46Alors ça, c'est un autre sujet.
17:47Mais sur le premier, c'est le gouvernement a reparamétré le système
17:51pour lui donner en fait une très grande pérennité.
17:54Le reparamétrage, il est douloureux au départ pour Eden Red
17:57et les autres acteurs du marché.
17:59À moyen et long terme, il est très bon.
18:01C'est-à-dire que ça y est, on a des règles claires.
18:03On ne voit pas très bien.
18:04Oui, alors vous avez raison.
18:05Il est très bon parce qu'il y avait des règles claires.
18:07Mais en même temps, elles ne sont pas bonnes pour vous.
18:08Pour l'instant.
18:09C'est-à-dire que maintenant, avec ces règles,
18:11l'employeur va payer une cote-part supérieure à ce qu'il payait avant.
18:15Et la dynamique du marché italien sur les avantages aux salariés va continuer.
18:20Pourquoi ? Parce que le marché est très sous-pénétré.
18:22Vous avez à peu près, sur les entreprises de taille moyenne,
18:25deux fois moins de pénétration en Italie qu'en France.
18:29La deuxième chose, c'est que dans le même temps,
18:31le gouvernement italien a dit qu'on veut donner plus de pouvoir d'achat alimentaire
18:35au travail aux Italiens et ils ont augmenté la valeur faciale de 25%.
18:39D'accord, d'accord.
18:40Mais moi, si je reprends les reproches quand même,
18:42ce qu'on vous a reproché.
18:43Alors cette opération m'a coûté 120 millions d'euros.
18:46Oui, quand même.
18:47Soupçon d'abus de position dominante sur les titres repas.
18:51Vous avez mis en place, vous auriez mis en place,
18:53une stratégie complexe pour transférer des coûts injustifiés
18:57vers les grandes chaînes de distribution.
18:59Et puis, changement unilatéral des modalités d'acceptation
19:02des vouchers électroniques.
19:04Bon, la liste est un peu plus longue,
19:05je vais peut-être m'arrêter là.
19:06Non, là, elle est, ça y est.
19:07Là, c'est les gros points, gros points noirs.
19:10Qu'est-ce qui s'est passé ?
19:11Qu'est-ce que vous avez fait ?
19:12Qu'est-ce qu'a fait votre filiale italienne ?
19:14Alors, ce qu'a fait notre filiale italienne,
19:16c'est quand le gouvernement a dit,
19:18désormais, pour les marchands, c'est 5% et pas plus.
19:22En fait, le gouvernement italien a pris une partie du sujet
19:25parce qu'un contrat commercial avec un distributeur,
19:29il y a un prix de transaction,
19:31mais il y a aussi d'autres choses.
19:32Il y a des délais de remboursement
19:34et il y a des frais d'intégration.
19:35À partir du moment où ça n'est que 5%,
19:38le patron italien, fort justement,
19:41ne peut plus offrir les frais d'intégration.
19:44Et donc, il facture le prix du marché,
19:46désormais, des frais d'intégration de nos systèmes
19:48dans les systèmes de caisse.
19:50Elle est où ?
19:51Elle s'en est où, cette enquête ?
19:52Alors, c'est le tout début,
19:53c'est-à-dire que l'autorité a dit,
19:55je vais regarder.
19:56On est parti pour 5 ans d'un débat très technique
19:59parce que l'angle qui est utilisé,
20:02c'est un abus de position dominante,
20:04ce qui est très technique
20:06puisque est-ce qu'on a une grosse part de marché en Italie ?
20:09La réponse est oui,
20:10nos clients nous plébiscitent.
20:12Est-ce qu'un retailer dit,
20:14en fait, ils me l'ont imposé,
20:15je n'avais pas le choix ?
20:16On a un avis très différent là-dessus
20:18et le juge décidera.
20:21D'accord.
20:21120 millions, est-ce que ça vous a coûté ?
20:23Alors non, ça c'était, ça c'était, oui.
20:25Oui, allez-y.
20:27120 millions, c'était le reparamétrage du système.
20:31Oui.
20:32Et est-ce que, sur 2026, qu'est-ce qui va se passer ?
20:36Alors, sur 2026...
20:37Quel impact ça aura sur 2026 ?
20:39Alors, c'est 120 millions,
20:40c'est 60 millions en 2025,
20:4260 millions en 2026,
20:44mais si on enlève ça,
20:45on est en croissance à deux chiffres en Italie.
20:48Et croissance en deux chiffres,
20:50encore une fois,
20:50parce que nos produits sont plébiscités
20:52en tant que pouvoir d'achat alimentaire au travail.
20:55Et puis, on a d'autres lignes de produits.
20:57C'est-à-dire qu'on fait aussi des solutions
20:59qu'on appelle de welfare,
21:00c'est-à-dire de bien-être,
21:01qui sont en croissance encore plus forte.
21:04Et puis, on a des solutions de mobilité,
21:06donc nos fameuses cartes énergie,
21:08qui sont aussi en croissance à deux chiffres.
21:11Il y a aussi le Brésil,
21:12le Brésil qui a...
21:13Là aussi, il y a un plafonnement de vos commissions.
21:16Si j'insiste sur ce côté plafonnement,
21:18parce que c'est la question que vous pouvez redouter,
21:21parce qu'il y aura une réforme
21:22des tickets restaurants,
21:24des titres restaurants,
21:25normalement à l'été, en France.
21:27Oui.
21:27Donc, au Brésil ?
21:29Alors, en fait, il y a deux pays dans le monde
21:31où le système s'était déséquilibré,
21:33c'est-à-dire où l'employeur payait moins
21:35que ce qu'il devait donner à son employé.
21:37Donc, si je suis votre employé
21:40et vous devez me donner 100 tickets restaurants,
21:43dans ces deux pays,
21:44c'est les deux seuls pays au monde,
21:45l'employeur donnait moins de 100.
21:48Et donc, il se trouve que le marchand,
21:49dans un premier temps,
21:50devait payer la différence plus nos commissions.
21:53C'est pour ça que dans ces deux pays,
21:55les gouvernements ont dit,
21:56on arrête, on rééquilibre le système
21:58et on est reparti pour un tour.
22:00En France, on n'est pas du tout dans cette...
22:02Même si c'est le Brésil, ça vous coûtera combien ?
22:04Ça vous coûtera combien ?
22:05Écoutez, le Brésil,
22:07au pire, ça nous coûtera entre 150 et 170 millions d'euros.
22:11Oui, quand même.
22:12Mais, encore une fois, c'est un effet une fois
22:14et le marché est en croissance à deux chiffres.
22:17Donc, sur le premier trimestre 2026,
22:20Eden Red, en dehors de cela,
22:22a cru à deux chiffres au Brésil.
22:23Parce que, comme en Italie,
22:25les solutions sont plébiscitées.
22:27D'accord.
22:27Ça sera...
22:29Évidemment, c'est pas très comptable,
22:31ce que je dis,
22:31mais un jeu à somme nulle quand ?
22:32C'est-à-dire quand est-ce que la progression de l'Italie
22:35fera que, en fait, vous aurez dépassé le coût de l'amende ?
22:49Oui.
22:51Il y a la réforme de cet été.
22:53Oui.
22:53En France, cette fois-ci.
22:54Oui.
22:55Même si la France n'est que 14 %,
22:57on va le rappeler.
22:58Enfin, c'est quand même important.
22:59Et le ticket restaurant, c'est 8 %.
23:01Oui.
23:03Vous redoutez qu'il y a aussi
23:05un plafonnement de votre commission
23:06qui est de combien pour l'instant ?
23:07Alors, en France, les commissions publiques
23:10sont de l'ordre de 4 %.
23:11Oui ?
23:12Oui.
23:13Public, ça veut dire quoi ?
23:14C'est-à-dire qu'il y a un tarif public.
23:15Oui.
23:16Et après, en fonction des volumes,
23:17il y a des négociations.
23:18Mais donc, ça ne peut pas être plus que cela.
23:21D'accord.
23:21OK.
23:22Et là, donc, on sait que vous vous démenez beaucoup
23:25pour éviter qu'il y ait une trop grande modification
23:28de cette réforme.
23:29Comment est-ce que vous la voyez ?
23:30Comment est-ce que vous la percevez ?
23:33Et quelles sont vos inquiétudes ?
23:34Ou au contraire ?
23:35Écoutez, la réforme telle qu'on l'a comprise
23:38est une bonne réforme.
23:39C'est-à-dire que, un, ça fait deux ans,
23:43deux ans et demi qu'il y a eu plusieurs concertations
23:45avec plusieurs ministres.
23:46À chaque fois, les concertations et la conclusion
23:49arrivent à peu près à la même chose.
23:51En France, la priorité, c'est, un, la fin du papier.
23:54Tous les pays du monde n'ont plus de ticket restaurant papier.
23:58Passons au digital dans ce pays.
24:00Le dernier ticket papier au Brésil était en 2016.
24:04En 2016.
24:05Ça, il met le Brésil et très en avance.
24:06Oui, mais, donc, c'est une très bonne chose pour tout le monde.
24:09Plus de papier.
24:10L'utilisateur va pouvoir payer à l'euro près.
24:13Il va pouvoir payer facilement avec sa carte, son téléphone portable.
24:17Et ça fait des facilités de caisse et d'encaissement pour les marchands.
24:20Donc ça, c'est la priorité numéro un qui est dans la réforme.
24:24Priorité numéro deux,
24:26c'est faire en sorte que le système reste bien équilibré.
24:30C'est-à-dire qu'il ne se déséquilibre pas.
24:33Vous aimez bien la question d'équilibre.
24:35Mais oui.
24:36Et donc, les remises aux employeurs vont être interdites.
24:40Ce qui est une très bonne chose.
24:42Ce qui permet d'éviter, dans 20 ans, de se retrouver dans la situation italienne ou brésilienne.
24:48C'est pour ça que cette réforme est une bonne réforme.
24:51Ça fait deux ans qu'elle est discutée.
24:54Maintenant, elle doit être présentée, votée, qu'on ait un cadre stable et qu'on puisse investir.
24:58Je rappelle qu'en France, il n'y a que 25% des travailleurs qui ont du titre restaurant,
25:0325% qui ont une cantine et 50% qui n'ont rien.
25:07L'enjeu, c'est que moi, je puisse investir.
25:09J'ai 400 commerciaux en France.
25:11J'en veux plus pour développer le marché.
25:15– Juste, oui, non.
25:17On n'a plus le temps, vous reviendrez nous voir.
25:19Le plan Amplify que vous avez présenté, 25-28,
25:22est-ce qu'avec ce contexte international qui bouscule un peu tout,
25:26on ne sait pas très bien quand est-ce que ça va se terminer,
25:29cette guerre au Moyen-Orient, les conséquences, choc économique,
25:32est-ce que vous êtes encore un peu prudent sur ce plan ?
25:34Est-ce que vous allez le modifier ou pas ?
25:36– Non, je ne vais pas le modifier, je vais l'amplifier.
25:39– L'amplifier, vous nous direz comment.
25:41– Merci Bertrand Dumasie d'avoir été avec nous.
25:44Donc le patron d'Adenred qui est tout content de sa remontée d'Arbours
25:48et puis surtout de ses perspectives.
25:49Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
25:52Dans un instant, petit débrief d'abord avec Mathieu Pechberti
25:55sur l'Assemblée Générale de LVMH,
25:57où Bernard Arnaud a évoqué en des termes un peu ambiguës
26:00sa succession avec tous ses enfants qui ont défilé.
26:04Et puis ensuite, c'est Abdeslam Alaoui qui sera avec nous.
26:08Il est cofondateur de HPS, c'est une entreprise marocaine.
26:11Mais savez-vous qu'à peu près un tiers, un gros quart
26:15de nos transactions bancaires passent par ces plateformes ?
26:18Il va tout nous raconter, tout de suite.
26:19– BFM Business et la Tribune présente
26:24le 18-19 d'Edwish Chevrillon.
26:29– Retour dans le 18-19 avec deux invités.
26:33Je recevrai Abdeslam Alaoui qui est l'un des fondateurs,
26:36le fondateur de HPS.
26:38HPS, une entreprise marocaine, il va tout nous raconter.
26:41Mais en fait, on s'en sert, nous, quasiment tous les jours.
26:44Il y a à peu près un tiers, un gros quart des transactions en France
26:48qui passent par ces plateformes.
26:49Il nous dira un comment, pourquoi.
26:52Puis surtout, on voit bien que le paiement, l'ipaiement
26:54est en train complètement débouleversé
26:56par l'arrivée de l'intelligence artificielle.
26:58Mais tout de suite, on va parler de l'Assemblée Générale de LVMH.
27:03C'était ce matin.
27:05Bonsoir Mathieu Pêcheberti.
27:06– Bonsoir Adige.
27:07– Vous l'avez suivi pour nous.
27:09Et il s'est passé beaucoup de choses, en fait.
27:12Il y a eu une forme un peu d'agacement, d'ironie.
27:14On va y revenir de Bernard Arnault sur sa succession.
27:18Et puis, une première, il a fait défiler ses cinq enfants.
27:23Racontez-nous.
27:24– Exactement.
27:24On se demandait justement si ce sujet, on va dire,
27:27à la fois tabou et évident de la succession de Bernard Arnault
27:30serait abordé lors de l'Assemblée Générale des actionnaires de LVMH,
27:33ce matin à Paris.
27:34Et puis, effectivement, il a fait quelque part un peu défiler,
27:36sans mauvais jeu de mots,
27:37tous ses enfants qui ont fait un petit laïus
27:39sur le métier dans lequel il travaille
27:42ou les marques qu'il dirige.
27:43Alors d'abord, il a commencé,
27:45c'est intéressant d'ailleurs,
27:46parce qu'il y a un message subliminal,
27:47il a commencé par le plus jeune d'entre eux,
27:49le plus jeune des cinq,
27:50Jean, qui s'occupe des montres chez Louis Vuitton.
27:53Et puis ensuite, il a remonté, on va dire,
27:57la généalogie en faisant,
27:59en donnant la parole à Frédéric,
28:01qui travaille chez l'Europiana,
28:02Alexandre dans les vins spiritueux,
28:04et puis ensuite Delphine et Antoine Arnault.
28:05Et donc, ça a été effectivement très formel
28:09avant que ça ne bascule un petit peu.
28:10Oui, mais alors la question a été sur toutes les lèvres,
28:13évidemment,
28:13et c'est un petit actionnaire
28:14qui a posé la question,
28:17alors votre succession,
28:18on est tous un peu inquiets.
28:19Je vous propose de l'écouter,
28:21Bernard Arnault,
28:22et puis vous, vous nous direz
28:23comment vous avez interprété ça,
28:24parce qu'il y a plusieurs interprétations.
28:27On écoute Bernard Arnault.
28:29Mes enfants, est-ce qu'ils ont l'air très ambitieux ?
28:31Je ne sais pas.
28:32C'est à vous de me dire.
28:33En tout cas, la perspective,
28:36puisque vous allez me parler de ça,
28:37et je voudrais répondre une bonne fois pour toutes,
28:39vous m'avez renouvelé l'année dernière à 99%
28:42pour les 10 années suivantes.
28:44Donc on reparlera de tout ça dans 7-8 ans.
28:46Voilà, fermer le banc,
28:48ça veut dire qu'on va reparler de tout ça dans 7-8 ans.
28:51Et puis, ce point,
28:53j'allais dire cette interrogation,
28:55on ne sait pas, cette affirmation,
28:56est-ce que mes enfants ont l'air ambitieux ?
28:59Vous, vous avez interprété ça comment, Mathieu ?
29:02Oui, alors c'est effectivement le gros point,
29:05après avoir balayé le sujet de sa succession à court terme.
29:08Il a quand même une interrogation
29:10qu'il livre aux investisseurs
29:12en leur disant que c'était à eux de s'exprimer,
29:15alors qu'en réalité, non,
29:16parce que c'est bel et bien Bernard Arnault de décider
29:17qui lui succédera,
29:18parce qu'à la fois il est PDG,
29:20et puis maintenant il est propriétaire,
29:21il a le contrôle d'LVMH à plus de 50%,
29:23mais effectivement,
29:25la manière dont il interroge les investisseurs
29:27en leur disant
29:27est-ce qu'ils sont très ambitieux ?
29:29Je ne sais pas.
29:31C'est quand même,
29:31moi je trouve que c'est assez violent
29:33dans la bouche d'un patron
29:35qui en plus est père,
29:37par définition, de ses enfants
29:38et dont on se demande
29:40si l'un de ses enfants va lui succéder.
29:41Voilà, je trouve ça assez violent
29:43dans la manière dont il présente
29:44ce sujet de la succession potentielle
29:48et de la dimension dynastique
29:50qu'il a toujours souhaité donner
29:51en réalité à LVMH
29:53et à la succession de son empire.
29:55Oui, alors on peut voir ça comme ça,
29:56on peut voir ça aussi en disant
29:57est-ce qu'ils ont l'air ambitieux,
29:59ambitieux pour piquer ma place,
30:00si vous me permettez,
30:00c'est un peu trivial.
30:02Voilà, est-ce qu'ils sont déjà
30:03en train de se dire
30:05maintenant c'est notre tour ?
30:06Alors peut-être que là où vous avez raison,
30:09on a toujours entendu dire
30:10que Bernard Arnault mettait un petit peu
30:12tous ses enfants dans la marmite
30:13pour voir lequel allait se démarquer des autres
30:17et que dans cette phrase,
30:18dans cette question qu'il pose
30:19est-ce qu'ils sont très ambitieux ?
30:21Peut-être qu'il trouve justement
30:23qu'ils ne sont pas assez ambitieux à son goût,
30:25lui qui effectivement démontrait
30:26depuis des décennies
30:27qu'on son ambition était extrêmement forte
30:29et qu'il était un homme très pugnace
30:32et même très incisif
30:34dans le monde des affaires.
30:34En tous les cas, il est là maintenant jusqu'à quand ?
30:37Alors, il peut rester jusqu'à l'âge de 85 ans,
30:40il en a 77 aujourd'hui,
30:42d'où sa petite phrase effectivement à la fin
30:44quand il dit on verra ça dans 7-8 ans.
30:46Beaucoup d'investisseurs pensent
30:47qu'il y aura quand même une sorte de plan
30:50de moyen terme
30:51et donc on y verra un peu plus clair.
30:53Allez, peut-être d'ici 2-3 ans,
30:55le cap quand même symbolique des 80 ans,
30:57il faudra quand même que les investisseurs
30:58y voient plus clair,
31:00bien que Bernard Arnault fera ce qu'il veut.
31:02Je rappelle qu'il a 50% du capital d'LVM.
31:03Il voit plus clair,
31:06mais aussi ça ne peut pas revenir
31:08à chaque Assemblée Générale.
31:10Ça risque de revenir.
31:11Parce que ça pèse sur le cours.
31:12Oui, bien sûr.
31:12C'est pour ça que peut-être
31:14qu'il se dévra.
31:14En tout cas, ça pèse dans les débats.
31:15Ça pèse dans les débats
31:16et ça pèse un peu sur le cours de bourse.
31:18En tout cas, c'est le risque effectivement.
31:19Les investisseurs, pour le moment,
31:20mettent ce point sur la table.
31:22On sent qu'ils s'impatientent.
31:24Est-ce que Bernard Arnault va attendre
31:25que les investisseurs s'agacent ?
31:27Je ne sais pas.
31:28Mais en tout cas, le sujet, de fait,
31:31on en parlera à chaque Assemblée Générale.
31:33Donc, il va falloir...
31:34Tout le monde lui met la pression.
31:35En dehors des médias.
31:36En tout cas, les investisseurs
31:37lui mettront à un moment donné.
31:38Toute dernière question.
31:39Est-ce qu'il y avait un applaudimètre ?
31:40Vous avez regardé ?
31:41Lequel des enfants a été le plus applaudi ?
31:43Non, mais...
31:44Alors, le premier a été très applaudi,
31:45effectivement, Jean.
31:46Mais ce qui est intéressant,
31:47ce que vous dites,
31:48c'est lorsqu'il a fait cette petite blague
31:49un peu froide quand même
31:51sur l'ambition de ses enfants,
31:53effectivement, il y a eu une sorte
31:54de rire un peu gêné
31:56dans l'Assemblée quand même.
31:58Voilà.
31:58Merci.
31:58En tous les cas,
31:59c'est toujours vraiment
32:00une succession à suivre.
32:01On n'est pas dans Dallas.
32:02Enfin, on est quand même...
32:03On y est, ça, quand même.
32:04Non, oui.
32:04Non, quand même pas à ce point-là.
32:05Mais on est quand même
32:06dans une succession
32:07qui devient un peu tendue.
32:08On le voit bien.
32:09Merci beaucoup, Mathieu.
32:10Merci, Dix.
32:11Dans un instant,
32:12c'est la première fois
32:12qu'il vient en studio.
32:13On va le saluer.
32:14C'est Abdelzlan Alaoui.
32:16Il est le patron et fondateur
32:17de HPS,
32:18High Tech Payment System.
32:20En fait, c'est l'une des plateformes
32:23qui est le plus utilisée
32:24pour les paiements
32:24en France et dans le monde.
32:26Donc, on l'utilise tous,
32:27mais on ne le connaît pas.
32:28C'est à suivre.
32:36Bonsoir, Abdelzlan Alaoui.
32:38Bonsoir.
32:39Merci d'être avec nous.
32:41Vous arrivez pour nous
32:43du Maroc, du Casablanca.
32:46Vous êtes directeur général
32:47et fondateur de HPS.
32:49HPS, c'est
32:51It Sounds for High Tech Payment System.
32:53Et c'est l'un des acteurs clés
32:54du paiement électronique mondial.
32:57Pas seulement en Afrique,
32:59surtout en France.
33:01On voit bien que c'est un univers
33:03qui est complètement
33:03en train d'être boustulé,
33:05notamment par l'intelligence artificielle.
33:07Je crois qu'il y a à peu près
33:09un quart des transactions en France
33:11qui utilisent vos technologies.
33:13Absolument.
33:14Un peu plus d'un quart en France.
33:16Donc, HPS, entreprise mondiale.
33:19comme vous l'avez bien dit.
33:23Et aujourd'hui, en France,
33:24un peu plus d'un quart.
33:26À Singapour,
33:27pays où le paiement numérique
33:29ou le paiement électronique
33:30est très, très avancé.
33:32C'est un peu plus de 50%.
33:33Un peu plus du tiers en Australie.
33:35Donc, on a réussi
33:37à faire apprécier cette technologie
33:39un peu partout dans le monde.
33:40Absolument.
33:41Alors, vous allez nous dire
33:42en quoi consiste cette technologie.
33:44Puis, un peu, votre histoire,
33:45parce que c'est quand même
33:46une histoire,
33:47j'allais dire, amusante,
33:48si vous me permettez,
33:50dans un appartement
33:51à Casablanca.
33:51Mais je voudrais d'abord
33:52vous poser une question
33:53un peu sur comment l'Afrique,
33:54le Maroc,
33:56traverse cette crise,
33:58cette guerre en Iran
33:59et avec les conséquences
34:00que ça a sur le choc économique,
34:04sur les économies.
34:05parce qu'il y a eu justement
34:06aujourd'hui,
34:08il y avait un colloque
34:10qui s'est situé en Afrique
34:12et qui disait
34:12que l'Afrique importe
34:14à peu près chaque année
34:15230 milliards de dollars
34:17de biens,
34:18dont 70% de carburant
34:21et 20% de tout ça
34:23provient en fait
34:24du détroit d'Hormuz.
34:25Et donc, il y a une vulnérabilité
34:29énorme de l'Afrique
34:30par rapport à cette guerre
34:32au Moyen-Orient.
34:33C'est quoi le climat économique
34:34?
34:35Vous savez, le Maroc et l'Afrique
34:37font partie du monde
34:38et les effets
34:39de ces moments
34:40un peu tristes
34:42sont les mêmes
34:43un peu partout.
34:43Donc, on voit
34:44une hausse des prix du carburant,
34:46ça commence toujours par là
34:47et donc, on s'attend
34:48à voir une inflation
34:50qui va nous faire mal.
34:52On ne voit pas tout de suite
34:54les effets immédiatement
34:56mais ça va arriver
34:57dans quelques semaines.
34:58Espérons que tout ceci
34:59soit derrière nous.
35:00Par contre, pour le Maroc,
35:02la vulnérabilité
35:03peut-être un peu plus
35:04nuancer.
35:05Le Maroc, depuis un certain
35:07nombre d'années,
35:08a entamé une transformation
35:10de son énergie
35:11pour arriver
35:12en 2030
35:13à plus de 52%
35:15en énergie renouvelable,
35:17ce qui nous met
35:18au Maroc
35:19un peu plus à l'abri
35:20qu'ailleurs.
35:21Par contre,
35:21l'impact
35:23est très visible
35:24à la pompe
35:24comme vous pouvez l'imaginer,
35:26donc avec des hausses
35:27qui sont très sérieuses.
35:28Est-ce que la croissance,
35:29on l'a vu encore,
35:30ça soit les chiffres
35:31à Eurostat,
35:32c'était sur les déficits,
35:33les chiffres du FMI,
35:34de la Banque mondiale,
35:35les chiffres de l'INSEE,
35:37toutes les croissances
35:38sont revues à la baisse,
35:40en Allemagne divisé par deux,
35:41en Italie hier,
35:43en France,
35:44un petit peu,
35:44la France est un peu épargnée.
35:47Et chez vous,
35:48au Maroc ?
35:49Il y a certainement
35:51un effet qui est attendu.
35:52Le Maroc est situé
35:53une pente ascendante
35:55avec tous les grands chantiers
35:57qui sont en cours
35:58pour la préparation
35:59des grands événements
36:00qui arrivent.
36:02Et en fait,
36:03ça va se sentir
36:04peut-être un peu moins
36:04parce qu'on est vraiment
36:05sur une pente ascendante.
36:08Alors,
36:09revenons à votre entreprise
36:10sur HPS
36:11qui est cotée,
36:12cotée à Casablanca.
36:15Votre technologie,
36:16elle consiste en quoi ?
36:17C'est quoi votre succès ?
36:18Parce que si 50%
36:19des paiements
36:20à Singapour
36:21passent par chez vous,
36:22par votre plateforme,
36:2430% en France
36:25ou un petit peu moins,
36:26on se demande
36:27comment c'est possible.
36:28Alors,
36:29c'est une technologie
36:32en fait
36:32qui est invisible,
36:33comme vous l'avez bien dit.
36:34On ne la voit pas.
36:36Elle est utilisée
36:37dans les couches-masses
36:39d'infrastructures.
36:40D'infrastructures,
36:41absolument.
36:42Alors,
36:42pourquoi est-ce que
36:43cette solution,
36:45cette technologie,
36:46cette plateforme
36:46est peut-être
36:47un peu plus appréciée
36:48que les autres ?
36:48C'est que nous avons
36:49anticipé un certain nombre
36:50de ruptures,
36:53un certain nombre
36:53de changements
36:54il y a quelques années.
36:55Et nous avons pu préparer
36:56une plateforme
36:57qui est tout à fait moderne
36:59et qui peut aujourd'hui
37:00faire face
37:00à toutes les disruptions
37:03qui sont en train d'arriver.
37:05Vous avez parlé
37:05d'intelligence artificielle.
37:06C'est un des éléments
37:08qui fait qu'aujourd'hui,
37:09nous sommes tout à fait
37:10prêts
37:10avec cette technologie
37:11pour embrasser
37:13tous ces changements
37:13qui sont en train d'arriver,
37:14ce qui n'est pas le cas
37:15d'autres solutions.
37:18On reviendra
37:19sur les changements
37:20comme vous voyez
37:21parce que
37:21l'e-paiement,
37:22c'est vraiment
37:23la révolution
37:23de l'e-paiement,
37:25donc il y a
37:25l'intelligence artificielle
37:27qui va encore
37:27engendrer une autre
37:29révolution.
37:30En plus,
37:31c'est très important
37:31en Afrique aussi,
37:33on sait beaucoup
37:33que l'e-paiement
37:34et puis surtout,
37:35il y aura
37:36une e-monnaie,
37:37un e-dirame
37:38avant même
37:39d'avoir
37:39un e-euro.
37:41Mais je voudrais
37:41d'abord
37:42que vous nous racontiez
37:42rapidement
37:44votre histoire
37:45parce qu'on se demande
37:46un peu
37:46comment vous êtes
37:47arrivée là.
37:48En fait,
37:48très rapidement.
37:49Surtout qu'on ne vous
37:49connaît pas.
37:51Oui,
37:51en fait.
37:52Pas nous.
37:52Oui,
37:53non mais le HPS
37:54est une entreprise
37:55qui est une entreprise
37:57d'infrastructure
37:58donc pas forcément
37:58très visible.
38:00Tout a commencé
38:00il y a un peu plus
38:01de 30 ans,
38:014 personnes se sont réunies
38:03et se sont eu
38:05un regard
38:06sur le paiement
38:07qui était peut-être
38:07un peu décalé
38:08à l'époque
38:09en se disant
38:09on veut être
38:10une entreprise
38:11internationale,
38:11on veut être
38:13partout dans le monde,
38:14on veut être
38:15les premiers
38:15et puis au fil du temps
38:17ça s'est déroulé
38:20et on a eu
38:21certainement
38:23un petit brin
38:24de clarté
38:26ou d'illumination
38:27à chaque fois
38:28qu'il y a une rupture
38:28et donc pour ceux
38:30qui se rappellent
38:31de la carte à piste
38:31on est passé
38:32à la carte à puce
38:33après il y a eu
38:34internet
38:35puis après il y a eu
38:36le mobile
38:36puis après maintenant
38:37il y a l'intelligence
38:38artificielle
38:38et à chaque rupture
38:40HPS a été là
38:41pour proposer
38:42des solutions
38:42très très très modernes
38:44à chaque fois
38:45à cause de cette
38:46antifécipation
38:47justement
38:48aujourd'hui
38:49vous avez parlé
38:51de Singapour
38:52d'Australie
38:52nous sommes présents
38:53de Montréal
38:55à Sydney
38:56et de Dublin
38:57à Maurice
38:59avec une présence
39:01en France
39:01d'ailleurs
39:01qui n'est pas neutre
39:03on a un peu plus
39:05de 100 personnes
39:06qui travaillent
39:07à partir de la France
39:08et qui sert aussi bien
39:10le marché français
39:11que le marché nord-américain
39:12ou les Caraïbes
39:14et avec une équipe
39:15de talents
39:16qu'on ne peut pas
39:17forcément trouver
39:18partout
39:18et comment vous développez ça
39:20parce que j'ai envie de dire
39:21on connaissait peut-être
39:23les
39:23c'est vrai que les Indiens
39:24sont très très forts
39:25en tout ce qui est
39:26technologie
39:27enfin ils sont
39:27incroyablement forts
39:29il y a des pays
39:30comme ça
39:30qui sont très identifiés
39:33puis-je avouer
39:34que je n'aurais pas
39:35forcément identifié
39:36le Maroc
39:37comme étant
39:38un centre de tech
39:39absolument
39:40alors vous allez me contredire
39:41du moins j'espère
39:42en fait
39:43je vais vous répondre
39:44en deux phases
39:46en Inde
39:47il y a bien évidemment
39:48on a deux bureaux en Inde
39:49avec des talents
39:51là aussi
39:51extrêmement pointus
39:52mais vous
39:53vous n'allez pas trouver
39:54beaucoup de produits
39:55en Inde
39:55vous allez trouver
39:56beaucoup de services
39:57vous pouvez faire
39:58du travail à façon
39:59si je peux m'exprimer ainsi
40:00par contre des produits
40:01de qualité mondiale
40:03on ne va pas en trouver
40:04beaucoup
40:04au niveau du Maroc
40:06c'est un peu différent
40:07et contrairement
40:08à ce qu'on peut
40:08penser
40:10il y a une vingtaine
40:11d'années
40:11le Maroc a entrepris
40:12une transformation
40:13profonde
40:14de l'économie marocaine
40:16avec l'émergence
40:17de l'industrie automobile
40:18avec l'émergence
40:19notamment des français
40:20évidemment
40:21absolument
40:21avec beaucoup
40:22d'investissements
40:23français
40:24et autres d'ailleurs
40:25et la technologie
40:27a été l'un des axes
40:28qui ont été développés
40:29aujourd'hui à Casablanca
40:31où nous sommes
40:32au Maroc
40:33on a à peu près
40:341000 personnes
40:34à Casablanca
40:35nous sommes dans un parc
40:36où il y a 35 000 personnes
40:38qui travaillent exclusivement
40:39sur la technologie
40:40et il y a 7 parcs
40:41comme ceux-là au Maroc
40:43en plus de toutes les entreprises
40:45qui sont disséminées
40:46dans les autres villes
40:47donc oui
40:48le Maroc aujourd'hui
40:49est un acteur important
40:51qui a son mot à dire
40:53et qui a surtout
40:53sa place à prendre
40:54dans l'échiquier mondial
40:55Alors si on essaie
40:56de regarder un peu
40:59la révolution
41:00dans l'ipaiement
41:01chez nous
41:03il y a l'introduction
41:04de Wiro aussi
41:05on voit bien
41:06que tout est en train
41:06d'évoluer
41:07d'une manière assez
41:08très très rapide
41:10et puis après
41:11on verra
41:12ce qui se passe aussi
41:13en Afrique
41:14parce que c'est assez
41:15spectaculaire
41:15on en parle rarement
41:16du moins ici
41:17mais c'est vrai
41:18que c'est assez spectaculaire
41:19c'est quoi les révolutions
41:21vous disiez
41:21qu'il y a 3 révolutions
41:22dans le paiement
41:23lesquelles ?
41:24Alors vous avez parlé
41:25de Wiro
41:26et de la monnaie digitale
41:29de manière générale
41:29qui est différente
41:31du e-monnaie africain
41:32donc la monnaie digitale
41:33est une monnaie
41:34qui ne nécessite pas
41:35d'intermédiaire
41:36pour pouvoir faire
41:37des transactions
41:37donc c'est tout ce qu'on peut
41:39appeler vulgairement
41:40le stable coin
41:41c'est l'euro digital
41:42qu'on va venir
41:44c'est le e-diram
41:45qu'en Suisse
41:46sera là
41:47vous avez la monnaie électronique
41:48qu'on voit beaucoup
41:49en Afrique
41:50et qui est émise
41:50par les opérateurs télécom
41:52par exemple
41:53et puis on a aussi
41:55un dernier élément
41:56c'est l'intelligence artificielle
41:58qui va devenir
42:00un moyen de paiement
42:01et ça c'est quelque chose
42:02qui va vraiment bouleverser
42:04nos habitudes de paiement
42:06Mais en quoi ?
42:06Comment ?
42:07Soyons un peu concrets
42:08rentrons dans le concret
42:09parce que
42:10on dit ça
42:11mais on dit ça
42:11à propos de tout
42:12donc autant essayer
42:14de comprendre la logique
42:16Absolument
42:16très concrètement
42:17vous êtes aujourd'hui
42:19je vous invite au Maroc
42:21vous voulez venir au Maroc
42:22vous pourriez prendre
42:23votre téléphone
42:23et dire
42:24je veux aller à Casablanca
42:25je veux voyager
42:28à peu près à telle date
42:30je veux que ça me coûte
42:31tant
42:32et en fait
42:33cette intelligence artificielle
42:34va faire
42:35tout le travail
42:35que vous auriez fait
42:36en train de passer
42:38sur les différents sites
42:39et ce qui va se passer
42:40enfin ce qui se passe
42:41déjà en pilote
42:42dans un certain nombre
42:43de pays
42:44c'est que cet agent
42:45qui va être
42:46dans votre téléphone
42:48va lui-même
42:49si vous lui donnez
42:50évidemment
42:51le ok
42:52pour faire cette transaction
42:53va payer pour vous
42:54donc ce que vous auriez fait
42:56avant
42:56vous auriez eu une page
42:57de paiement
42:57où il faut rentrer
42:58un certain nombre
42:58de détails
42:59et bien cette intelligence
43:00va en fait
43:01rentrer ses informations
43:02va consommer des services
43:04pour vous exécuter
43:05pour exécuter
43:06à votre place
43:07le paiement
43:08alors vous allez certainement
43:09me poser la question
43:10et pour les sujets
43:11de sécurité
43:12voilà c'était évidemment
43:13j'attendais la fin
43:15de votre phrase
43:16évidemment
43:17pour vous poser ma question
43:18évidemment
43:18et donc ce sujet là
43:20est adressé
43:21avec les mêmes mécanismes
43:23quand aujourd'hui
43:23vous vous permettez
43:25de faire un prélèvement
43:26sur votre compte
43:27donc vous donnez mandat
43:28à quelqu'un
43:29pour pouvoir exécuter
43:30ce prélèvement
43:32sur votre compte
43:33mais en fait
43:33c'est les mêmes mécaniques
43:34on va pas rentrer
43:35dans les détails
43:36mais c'est exactement ça
43:37vous donnez mandat
43:38à un agent numérique
43:40et avec toute la sécurité
43:42qu'il y a derrière
43:42et ce mandat
43:43va être
43:43mais quand vous dites
43:44toute la sécurité
43:45qui est derrière
43:45vous me rassurez pas
43:46parce que lorsque je vois
43:47que le fameux portail
43:49l'administration publique
43:52Hans a été piratée
43:53et a piraté
43:54toutes nos données
43:55je peux pas dire
43:56que ça me rassure
43:56quand si je vous crée
43:58un agent
43:59qui est un agent
44:01d'Edwish Chevrillon
44:02mais qui tout d'un coup
44:03qui se met
44:04à régler
44:05des tas de factures
44:06que je n'ai pas demandé
44:06c'est ça le danger
44:07c'est ça qui s'était passé
44:09du reste avec Amazon
44:11Absolument
44:11mais ça sera certainement
44:15moins dangereux
44:16ou moins risqué
44:17que d'avoir perdu
44:20de perdre une carte
44:21dans un café
44:23ou dans un restaurant
44:23parce qu'aujourd'hui
44:24on peut faire
44:25autant de dégâts
44:26que ça
44:26alors maintenant
44:27ces sujets de sécurité
44:29sont des sujets
44:30bien évidemment
44:30de tous les jours
44:31de toutes les secondes
44:32Oui mais qui explosent
44:33en ce moment
44:33on voit bien
44:35que ce soit
44:35aussi la crypto-criminalité
44:38avec les crypto-racks
44:39qui sont en train
44:40d'exploser en France
44:41Mais ce sont des sujets
44:42qui sont peut-être
44:44différents
44:44mais au niveau
44:46de cette technologie
44:47cette technologie
44:48reste sûre
44:49elle reste
44:51utilisable
44:52elle reste de confiance
44:53par rapport à ce qu'on a pu voir
44:54par le passé
44:55donc ces sujets de sécurité
44:56tout au long du temps
44:57qui avance
44:58doivent être encore plus
45:00appuyés
45:01parce qu'il y a plus d'usages
45:03et donc c'est vraiment là
45:04où il y a des sujets
45:05de réflexion
45:05qui sont importants
45:07pour nous
45:09en tout cas
45:09dans les technologies
45:11de paiement
45:12on voit qu'il y a
45:13de plus en plus
45:13de sécurité
45:14et que les taux
45:16de fraude
45:18sont en train de baisser
45:19par contre
45:19l'information
45:21ou l'éclat
45:22à chaque fois
45:23qu'il y a une fraude
45:24de ce type
45:25sont beaucoup plus importants
45:27Oui
45:28mais en même temps
45:29tout ce que vous dites
45:30c'est la mort
45:31des visas
45:32MasterCard
45:34American Express
45:35c'est la fin
45:36des cartes
45:37Alors
45:38peut-être pas
45:39donc aujourd'hui
45:41quand vous faites
45:41cette transaction
45:42en fait c'est comme
45:43si vous utilisez
45:44votre téléphone
45:45pour payer
45:46avec un Apple Pay
45:48ou un Google Pay
45:48sans citer les noms
45:49derrière en fait
45:51ces tokens
45:52ces jetons
45:52qui sont utilisés
45:53sont aussi
45:54des produits
45:55de ces réseaux-là
45:56donc ces réseaux-là
45:57se positionnent
46:00en mettant
46:01sur la place
46:02de nouveaux services
46:03justement
46:04pour sécuriser
46:05et pour permettre
46:06la rapidité
46:06dans ces pays
46:07Justement
46:07comment vous voyez
46:09là on a parlé
46:09rapidement
46:10un peu
46:11de l'intelligence artificielle
46:12qu'est-ce que ça va changer
46:13on parlait
46:14des e-paiements
46:17tout ce qui est
46:18vous avez mentionné
46:20le monde
46:20de tokenisation
46:21la question aussi
46:23des stable coins
46:25comment tout ça
46:26s'articule
46:27et surtout
46:28puisque vous nous avez dit
46:29j'étais un peu visionnaire
46:30et bien continuez à l'être
46:32la question qu'on peut se poser
46:33c'est qu'est-ce qui va
46:35comment vous voyez
46:36s'articuler ça
46:37je sais pas
46:38dans 10 ans
46:38vous revenez nous voir
46:39dans 10 ans
46:40ou dans 5 ans
46:42vu la vitesse
46:42à laquelle
46:43tout ça se passe
46:44alors
46:45nous ce qu'on voit
46:47c'est que
46:48ces sujets
46:49de stable coins
46:50et de
46:50des intermédiations
46:52c'est-à-dire
46:52de faire des paiements
46:54en P2P
46:55de personne à personne
46:56sans intermédiaire
46:57ce sont des choses
46:57qui sont en train
46:58de prendre
46:59un essor fou
47:00et on le voit
47:01sur les chiffres
47:03on voit que
47:04les montants
47:05de transactions
47:06faites de ce type
47:07sont beaucoup plus forts
47:08que les transactions
47:09faites par carte
47:11ou de compte à compte
47:13le nombre n'y est pas
47:13mais en volume
47:14ça devient vraiment
47:15très très important
47:17et la raison
47:18c'est le coût
47:19c'est la rapidité
47:20et surtout
47:20le fait qu'il n'y ait pas
47:22d'intermédiaire
47:23je pense que
47:23ces sujets
47:24de stable coins
47:25vont avancer
47:26très vite
47:26la tokenisation
47:27qui est en fait
47:29un élément
47:30qui permet
47:31d'avoir des
47:32alors expliquez
47:32la tokenisation
47:33ce que j'ai fait
47:34le jour
47:34une émission là-dessus
47:35très pointue
47:36donc la tokenisation
47:37c'est pouvoir avoir
47:39un jeton
47:40avoir une image
47:42virtuelle
47:43d'un asset
47:44ça peut être
47:45une carte
47:46ça peut être
47:47une action
47:49ça peut être
47:49autre chose
47:50et ce jeton là
47:52pourra être échangé
47:54donc c'est une nouvelle façon
47:55d'échanger de la valeur
47:56avec quelqu'un d'autre
47:57sans forcément passer
47:58par des intermédiaires
48:00donc on est sur des économies
48:01complètement virtuelles
48:02on passe par des
48:03blockchain
48:03qui permettent justement
48:05d'assurer la confiance
48:06de pouvoir avoir
48:07des transactions
48:08irrévocables
48:09en fait toutes les règles
48:10de commerce
48:10sont assurées
48:11par de la technologie
48:12et c'est là où
48:13nous pensons qu'il y a
48:14un avenir certain
48:16dans le monde du paiement
48:17oui il y a un avenir
48:18énorme vous voulez dire
48:19est-ce que vous avez
48:19est-ce que ça fait
48:20une estimation à peu près
48:21est-ce qu'il y a des estimations
48:22du marché que ça représente
48:24absolument
48:24donc le marché
48:25le marché du paiement
48:27en nombre de transactions
48:28on parle de 1400 milliards
48:30de transactions par an
48:31et en moyenne
48:33c'est à peu près
48:338 dollars par transaction
48:35je vous laisse
48:35je crois que ça fait
48:361200 trillions
48:38de dollars
48:39qui circulent
48:40je crois que ça fait
48:41à peu près
48:4210 fois le PIB mondial
48:44qui circulent
48:45dans tous ces tuyaux
48:46du paiement
48:46et là en fait
48:47il y a
48:47si vous me permettez le terme
48:49à boire et à manger
48:49pour tout le monde
48:50oui
48:50et alors pour vous
48:51pour HPS
48:52ça va donner quoi ?
48:54ben écoutez
48:54HPS fait son petit bonhomme
48:56de chemin
48:56on a une croissance
48:58qui reste respectable
48:59on a de grandes ambitions
49:00de s'installer
49:02là où on a fait
49:03des petits
49:04en Amérique du Nord
49:05en Asie
49:06en Australie
49:07sur des marchés
49:09où on est un peu plus installé
49:10que ça soit
49:11en Afrique
49:12ou au Moyen-Orient
49:12ou un peu en Europe
49:13on est plus sur
49:14de la croissance
49:16organique
49:17mais par contre
49:18sur ces zones là
49:19on a
49:21de grandes ambitions
49:23on a aussi
49:25dans notre stratégie
49:26de croissance
49:27un regard
49:28pour faire
49:28de la croissance externe
49:30pour pouvoir justement
49:31aller un peu plus vite
49:32sur certains sujets
49:33toujours cette équation
49:34build or buy
49:35est-ce qu'on construit
49:36ou on achète
49:37et donc cette équation
49:38on la résout
49:39à chaque fois
49:39qu'on a une idée
49:40Abel Slam Malawi
49:41la question
49:42que je vous posais
49:43en entrée
49:44c'est ce que vous me disiez
49:46lorsqu'on s'est parlé
49:47avant
49:48cette émission
49:48c'est qu'à la limite
49:49il y aura un
49:50i dirham
49:51avant
49:51qu'il y ait un i euro
49:52est-ce que
49:53est-ce que vous me confirmez ?
49:56je ne peux pas le confirmer
49:58par contre
49:59les réflexions au Maroc
50:00sont
50:01et en Afrique aussi ?
50:03en Afrique
50:03il y a déjà
50:04le IDERA
50:05au Nigeria
50:05au Ghana
50:06il y a une expérience
50:07qui est en cours
50:08en Egypte
50:09c'est en cours
50:10donc il y a un certain
50:11nombre de pays
50:12où nous voyons
50:13de la monnaie digitale
50:14de banque centrale
50:15qui s'installe
50:16au Maroc
50:17beaucoup de réflexions
50:18sont en cours
50:19mais
50:21la clarté
50:22n'y est pas encore
50:23en tout cas
50:24on n'a pas encore
50:24de planique
50:25si je peux vous le dire
50:26comme ça
50:27et donc là
50:28en fait
50:29vous ne parlez pas
50:30de la France
50:30dans votre ambition
50:32de vous développer
50:32je l'ai noté quand même
50:33vous avez dit
50:34parler de l'Amérique
50:36mais l'Amérique
50:36vous vous trouvez
50:37face à des géants
50:38oui
50:39vous êtes le petit poussé
50:41absolument
50:41on est le petit poussé
50:43agile
50:44et ces géants
50:45qu'on retrouve
50:46en Amérique du Nord
50:47nous les retrouvons aussi
50:47en Europe
50:48en France
50:49en Angleterre
50:49ou en Italie
50:51et donc ce sont
50:52les mêmes adversaires
50:53ou les mêmes concurrents
50:54que nous retrouvons
50:55un peu partout
50:56dans le monde
50:56mais notre technologie
50:58notre ambition
50:59notre volonté
51:00nous permet de leur faire face
51:01comme ils se doivent
51:02est-ce que la question
51:03de la souveraineté
51:04c'est bon pour vous
51:05ou pas ?
51:06absolument
51:07c'est un sujet
51:08qui est très important
51:08mais contrairement
51:09à ces géants américains
51:11est-ce que vous
51:12vous pouvez jouer la carte
51:13en disant
51:13attendez moi je suis marocain
51:14français
51:15alors la souveraineté
51:17c'est vraiment
51:18de donner l'autonomie
51:19à un pays
51:20et c'est là
51:21où nous
51:21nous sommes différents
51:22nous sommes capables
51:23de pouvoir donner
51:24de la technologie
51:25à un pays
51:26pour la faire tourner
51:28dans ce pays-là
51:29ce que peuvent pas faire
51:30forcément
51:30nos concurrents américains
51:32qui eux disent
51:33il faut absolument
51:33que ça tourne aux Etats-Unis
51:34et puis comme vous le savez
51:36tous ces actes
51:37à droite à gauche
51:38qui permettent
51:39aux entreprises
51:40enfin qui obligent
51:41les entreprises américaines
51:42à tout donner
51:43au gouvernement américain
51:45à l'administration américaine
51:46ce ne sont pas forcément
51:47des choses
51:47à laquelle
51:48nous obéissons
51:50merci
51:51beaucoup
51:51merci de nous avoir
51:52fait partager
51:53cette aventure
51:54permettant
51:54qui est un peu glaçante
51:55parce qu'on voit bien
51:56quand même
51:56qu'on ne connaît pas
51:58tout est en train
51:59d'évoluer
52:00comme je le disais
52:01extrêmement vite
52:02notamment dans
52:03ces paiements
52:05merci à l'âme
52:06d'avoir été avec nous
52:07donc le patron fondateur
52:08d'HPS
52:09voilà c'est la fin
52:09de ce 18-19
52:10tout de suite
52:11vous retrouvez
52:12Stéphanie Conno
52:13pour ce journal
52:14de l'écho
52:15et moi je vous souhaite
52:16une très bonne soirée
52:17forcément
52:20le 18-19
52:22d'Edwige Chevrillon
52:23sur BFM Business
52:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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