- il y a 1 heure
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:14Est-ce qu'il faut revoir les termes du budget 2026 ?
00:18Est-ce qu'il faut peut-être lâcher du lest sur le carburant ?
00:22On en parlera avec Philippe Juvin, lui, il est rapporteur de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale.
00:26À mon avis, il ne partage pas cette opinion, mais en même temps, on voit que l'opinion générale le
00:31réclame de plus en plus et de plus en plus fort.
00:34Et puis, on reviendra sur la question de la charge de la dette, avec la charge de la dette qui
00:37devient le premier poste budgétaire.
00:39Et puis, on parlera de munitions, justement.
00:41On a besoin de munitions si on veut éviter l'effet Winchester.
00:45Ça veut dire l'effet Winchester, c'est-à-dire qu'on n'a plus de munitions.
00:47Mais en même temps, justement, est-ce qu'on a encore de l'argent pour acheter des munitions ?
00:50On en parlera avec André Lescrupietri, les présidents du Jedi.
00:53Et puis, on en parlera aussi avec Michel Cabirol, rédacteur en chef industrie et service à La Tribune.
00:58Mais tout de suite, Le Journal, Stéphanie Collot.
01:04Il est 18h, bonsoir Stéphanie.
01:05Bonsoir Edwige.
01:06On commence par Donald Trump.
01:08Il menace d'anéantir l'île de Karg si les discussions avec l'Iran n'aboutissent pas rapidement.
01:13Oui, l'île de Karg abrite le plus grand terminal pétrolier de l'Iran par lequel transitent 90% de
01:20ses exportations de brut.
01:22Le pétrole qui atteint à nouveau des sommets.
01:24Le litre de gazole frôle les 2,20 euros en France, où le plan de soutien du gouvernement au secteur
01:30les plus touchés ne convainc pas.
01:31Pour les agriculteurs et les transporteurs, le compte n'y est pas.
01:34Ils ont organisé aujourd'hui des opérations escargots à Paris.
01:37D'autres sont prévus demain un peu partout en France.
01:40Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement a débloqué 70 millions d'euros d'aides au
01:44carburant pour le mois d'avril.
01:46Mais évoque aujourd'hui leur prolongation pour les prochains mois.
01:50De son côté, le ministre du Travail se dit prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel
01:54pour soulager les entreprises directement impactées par la guerre au Moyen-Orient.
01:59Le coût là encore est estimé à 70 millions d'euros.
02:03Inquiétude aussi du côté des industriels de l'agroalimentaire.
02:05Leur coût de production flambe.
02:08Un mois après la fin des négociations commerciales,
02:11les géants de l'alimentaire pourraient rouvrir les discussions pour pouvoir reporter ces hausses sur leur prix.
02:17Airbus entre dans la guerre des drones.
02:20Le groupe a réussi le premier vol de démonstration de son drone intercepteur capable d'en abattre un autre.
02:25Un engin conçu et fabriqué en seulement neuf mois est beaucoup moins cher qu'un missile Patriot.
02:31Et puis Renault poursuit son engagement dans la défense après avoir développé un drone aérien.
02:36Le groupe confirme travailler sur un projet de drone terrestre à usage militaire et civil destiné à la reconnaissance sur
02:43le champ de bataille.
02:44En bref, Casino publie un EBITDA en progression de 14% en 2025 à 79 millions d'euros.
02:50Le résultat opérationnel courant revient dans le vert et progresse de 113 millions d'euros sur un an.
02:55Une bonne nouvelle dans le cadre des négociations sur la restructuration de la dette.
03:00Mistralahi lève 830 millions d'euros de dettes auprès d'un consortium de 7 banques.
03:05L'objectif est de financer la montée en charge de son premier centre de données en France.
03:09Il se situe à Bruyères-le-Châtel près de Paris.
03:12Et puis, Émilie Piette est nommée présidente du directoire de RTE.
03:16Elle était jusqu'à présent secrétaire générale adjointe de l'Elysée.
03:18Elle prendra ses fonctions le 7 avril.
03:2118h02 sur BFM Business, les marchés.
03:26Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:28Bonsoir Antoine.
03:28Bonsoir Stéphanie.
03:29Bonsoir Edwige.
03:30Bonsoir Antoine.
03:30Et le CAC termine en hausse ce soir.
03:32Une belle hausse même.
03:33Plus 0,92%.
03:357772 points.
03:36L'Euronext Tech Leaders quasi inchangé.
03:39On sentait que la tech était vraiment en retrait aujourd'hui.
03:42Avec l'Eurostox 50 qui gagne 0,6%.
03:44Plus 1,18% même pour le DAX à Francfort.
03:46Les marchés qui ont profité d'un petit peu d'oxygène.
03:49Les taux à 10 ans se détendent un petit peu.
03:513,76% pour la dette française.
03:533,03% pour la dette allemande.
03:54Des 4,33% pour la dette à 10 ans américaine.
03:58A noter que c'est le secteur de l'énergie qui a signé la meilleure performance.
04:00Plus 3,8% pour Engie.
04:0227,86€.
04:03Total énergie plus haut historique.
04:05Nouveau record.
04:06Plus 3,22€.
04:0781,02€.
04:08Et à la baisse on retrouve STMicro.
04:10Moins 2,07€.
04:11Ou Safran.
04:11Moins 1,44%.
04:13Et puis à noter Parot dont on a beaucoup parlé aujourd'hui.
04:15Qui termine en baisse de 3,14%.
04:17Le spécialiste français des drones qui a baissé après publication de ses résultats.
04:23En revanche, bonne pioche pour Équassence.
04:24Le spécialiste des logiciels à destination des pharmacies.
04:28Une valeur défensive.
04:29Le titre a gagné 14% après publication de ses résultats.
04:33Merci Antoine.
04:35On retrouve Stéphanie Collot à 19h, 19h30.
04:40A tout de suite évidemment.
04:41Philippe Juvin, rapporteur de la commission des finances.
04:43Que faire quand les finances publiques, c'est la panne sèche.
04:46A tout de suite.
04:47BFM Business et la Tribune présente.
04:51Le 18-19 d'Edwish Chevrillon.
04:57Vous êtes bien dans le 18-19.
04:59Mon invité, c'est Philippe Juvin.
05:00Il est professeur de médecine, député, rapporteur de la commission des finances à l'Assemblée nationale.
05:06Bonsoir Philippe Juvin.
05:07Bonsoir.
05:07Merci d'être là.
05:08J'imagine votre agenda extrêmement compliqué.
05:10Et puis en plus, vous avez été réélu au premier tour maire de la Garenne-Colomb.
05:15Non, pas maire.
05:16Non, mais vous restez député.
05:17Absolument.
05:18Je suis président de la majorité municipale, mais je ne suis pas maire.
05:20Voilà, absolument.
05:21Vous avez décidé de rester député.
05:23Alors qu'il y a d'autres, on fait d'autres choix.
05:24On parlait d'Antoine Armand tout à l'heure.
05:26Qui lui reste, a choisi d'être maire d'Annecy.
05:28Philippe Juvin, plein de questions à vous poser.
05:31Je ne sais pas si vous avez vu le communiqué du G7, Finance Énergie.
05:34Prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du marché de l'énergie.
05:38Le gouvernement, devant un peu l'inquiétude, on va dire, de certaines professions.
05:45C'est plus que l'inquiétude.
05:47Que ce soit les infirmières, les transporteurs routiers qui ont bloqué le périphérique.
05:51est en train de regarder qu'est-ce qu'il peut faire.
05:54La mobilisation, en tous les cas, monte d'un cran.
05:56Il y a eu des mesures qui ont été adoptées, mais insuffisantes, 70 millions d'euros.
06:01Que peut faire le gouvernement et doit-il faire quelque chose ?
06:05Monsieur le rapporteur de la Commission de nos finances.
06:07Et peut-il ? A-t-il les moyens ?
06:09Entre 2021 et 2024, si vous additionnez toutes les mesures qui ont été prises par le gouvernement
06:14pour aider les consommateurs, carburant, électricité, etc.,
06:17c'est 72 milliards d'euros qui ont été dépensés.
06:21Autant vous dire qu'on n'en a pas le début de commencement aujourd'hui.
06:23Donc les mesures, si des mesures sont prises,
06:26elles doivent impérativement être premièrement ciblées,
06:29limitées dans le temps, c'est-à-dire réévaluées tous les mois,
06:33et gagées.
06:34C'est-à-dire que quand on va dépenser pour aider, par exemple,
06:39des Français qui utilisent beaucoup le carburant,
06:41il va falloir trouver l'économie ailleurs.
06:44Parce que nous n'avons pas les moyens de remettre 72 milliards sur quelques années, certes,
06:48mais autant de milliards d'euros sur la table, tout simplement.
06:51Donc là, on n'est pas à 72 milliards, on est dans un premier temps,
06:56parce qu'on voit que la mobilisation, la pression monte d'un cran.
07:01Pour l'instant, c'est 70 millions sur la table.
07:04Est-ce que c'est à l'aune de ce qui se passe ?
07:07Et du choc, alors même s'il n'y a pas un choc pétrolier,
07:09il y a quand même un choc énergétique, on ne peut pas dire le contraire.
07:12Oui, il y a une augmentation du prix du carburant.
07:15Pour que les gens comprennent bien, le budget 2026 qui a été voté il y a quelques semaines,
07:20un peu difficilement, vous vous souvenez de...
07:22Oui, ça, on s'en souvient, oui.
07:24Table sur un prix de l'ordre de 65 dollars le baril.
07:28D'accord ?
07:29Là, on est à plus de 100, largement plus de 100.
07:32Donc ça signifie que si on avait un baril qui se maintenait à 100 dollars pendant une période longue,
07:38c'est de la croissance en moins, peut-être, je ne sais pas, 0,25% de croissance en moins,
07:44c'est une inflation à 2%.
07:45Ce sont des taux d'intérêt qui vont monter, bien entendu.
07:49Ce sont des emplois en moins.
07:51On parle de 11 000 emplois pour un baril à 100 dollars.
07:57C'est de la consommation en moins, 0,6%.
08:00Donc, ayons conscience que l'augmentation du prix du baril,
08:04ça a un effet, évidemment, pour le conducteur, mais ça a des effets systémiques.
08:07Et ces effets systémiques vont avoir aussi des effets sur les recettes de l'État et l'équilibre général.
08:13Donc, on ne peut pas s'amuser, entre guillemets, à dire,
08:18on va compenser toutes les hausses, tout simplement, ce n'est pas possible.
08:20Donc, il faut choisir qui on compense, qui on aide.
08:22Il y a des gens qu'il faut aider, il faut les choisir.
08:24Et encore une fois, à l'imiter dans le temps.
08:25Les gros consommateurs, on pense aux agriculteurs, on pense aux marins-pêcheurs,
08:32on pense à certaines activités économiques qui doivent absolument rouler,
08:36le transporteur routier.
08:38Mais encore une fois, je le répète, premièrement, ça doit être limité dans le temps.
08:42C'est-à-dire, chaque mois, il faut revoir le truc.
08:44On ne va pas partir pour six mois ou un an.
08:46Et deuxièmement, il faut gager.
08:48C'est-à-dire que la dépense, l'argent qu'on mettra là, il ne faut pas le mettre ailleurs.
08:51Et donc, ça, c'est un sujet...
08:53Et est-ce que c'est le cas pour les 70 millions ?
08:55Pardon ?
08:55Les 70 millions qui sont mis sur la table ?
08:58C'est un premier jet.
09:00Le gouvernement a dit qu'il était prêt à étudier toutes les propositions qui arrivent.
09:04Mais on voit bien, avec 70 millions,
09:06que nos marges de manœuvre sont désormais extrêmement limitées.
09:11C'est ça qu'il faut comprendre.
09:13La France est dopée à la dette depuis des années.
09:16On vide la dette.
09:17On finance tout à la dette.
09:18On finance les salaires à la dette.
09:20On finance les fonctionnaires, les retraites à la dette.
09:23On finance l'éclairage public à la dette.
09:25On finance tout à la dette.
09:26À partir de là, il y a un moment où ça va s'arrêter.
09:30Donc, ou bien on prend des mesures pour nous-mêmes baisser la dette,
09:34des mesures voulues, organisées,
09:37ou bien tout simplement, il va y avoir une énième crise.
09:40On en a une actuellement, mais il peut y en avoir d'autres.
09:42Oui, oui.
09:58Juste une question.
09:59Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou,
10:01a dit qu'il pourrait y avoir des mesures de chômage partiel.
10:04Donc, tout ça, c'est un coût, forcément.
10:06On l'a bien vu.
10:07Parce qu'il y a des entreprises qui se trouvent en difficulté.
10:09Est-ce que vous êtes favorable, vous, en tant que rapporteur ?
10:11Non, écoutez, moi, je suis très méfiant.
10:15Sur toutes les mesures non financées,
10:18on n'a pas d'argent magique.
10:19Ça n'existe pas, l'argent magique.
10:21Donc, si le gouvernement annonce des dépenses,
10:23il faut qu'il me dise où il prend l'argent.
10:26Ça ne peut pas être en creusant le déficit.
10:28Ça, ce n'est pas possible.
10:29Donc, il va falloir faire des annulations de crédit ailleurs.
10:32Encore une fois, l'argent magique n'existe pas.
10:34L'argent public n'existe pas.
10:36L'argent public, c'est l'argent de vos impôts.
10:38C'est l'argent de mes impôts.
10:40C'est l'argent des impôts des entreprises.
10:42Et troisièmement, quand on augmente la dépense quelque part,
10:46il faut la baisser ailleurs.
10:47Sinon, on ne sait pas faire.
10:49Et là, parce que vous êtes...
10:51Je ne sais pas, vous avez des contacts avec Bercy.
10:53Enfin, j'imagine, non ?
10:54Enfin, on espère, en tous les cas.
10:55Entre la Commission des Finances et puis Bercy.
10:58Est-ce que vous avez des discussions ?
10:59Est-ce que vous avez des pistes ?
11:00J'ai vu le ministre du Budget il y a quelques jours.
11:02Je lui ai...
11:03David Amiel, oui.
11:04Oui, je lui ai très clairement dit
11:05que moi, j'étais très défavorable à des mesures très larges,
11:08à des mesures non limitées dans le temps,
11:10à des mesures de type de celles
11:12qui ont été prises entre 2021 et 2024.
11:14Et que je ne pouvais pas donner mon accord à cette affaire-là.
11:19Donc, c'est ensuite au gouvernement de faire avec le budget qui a été voté,
11:22de le tenir.
11:23On ne peut pas avoir...
11:24Déjà, le budget qui a été voté, honnêtement,
11:27c'est un budget qui n'est pas fameux fameux.
11:29On est quand même...
11:30Moi, j'aurais préféré qu'on baisse plus la dépense.
11:32D'ailleurs, j'avais fait des propositions dans la discussion budgétaire.
11:36Malheureusement, mes collègues députés ne m'ont pas suivi.
11:38Je pense qu'il faut qu'on baisse la dépense.
11:40On n'y arrivera pas.
11:40Si on ne dépense pas moins,
11:43eh bien, on ne va pas se mettre, du coup, à dépenser plus.
11:45De toute façon, nous n'en avons pas les moyens.
11:47Il faut bien le comprendre.
11:47Oui.
11:48Quand je le disais, c'est vraiment, pour le coup,
11:50là, c'est vraiment la panne sèche sur les finances publiques.
11:53Une question importante.
11:56Est-ce qu'il faut...
11:58Le ministre de l'Économie a dit non vendredi,
12:00à propos, justement, de l'autorisation de ces mesures.
12:02Est-ce qu'à votre avis,
12:04il faut une loi de finances rectificatives ?
12:07Je vous écoute, vous me dites,
12:08assez simple, il y a un choc.
12:10L'hypothèse était sur un prix du barrel à 65 dollars.
12:14On est à plus de 100 dollars.
12:15Impact sur la croissance,
12:17impact sur l'inflation,
12:18impact sur la consommation.
12:19Ça fait une longue liste.
12:21Donc, il faut une loi de finances rectificatives.
12:23Alors, pas forcément.
12:24Pourquoi ?
12:25Pas forcément.
12:25Ça va dépendre, justement, de la manière de se sortir de ce pas.
12:28D'abord, ça va dépendre de la durée de la crise.
12:30Comprenez bien qu'un baril à 100 dollars pendant trois mois,
12:33ce n'est pas la même chose qu'un baril à 100 dollars pendant un an.
12:36Premièrement.
12:37Deuxième élément,
12:38on a eu beaucoup de mal à voter ce budget.
12:40Je ne vois pas pourquoi un débat budgétaire en cours d'année
12:44serait plus facile que le débat que nous avons eu en début d'année.
12:46Oui, mais enfin, ce n'est pas une réponse.
12:48C'est une réponse politique.
12:49C'est une réponse pragmatique.
12:51De celui qui a contribué à faire voter un budget compliqué.
12:55Troisièmement, si le gouvernement reste dans l'épure de ce qui a été voté,
12:59c'est-à-dire, s'il donne des aides d'un côté, il ne dépense pas ailleurs,
13:03il n'y a pas de besoin de budget rectificatif.
13:06On reste dans la même épure.
13:07On reste dans la même épure.
13:09Oui, mais je ne vois pas que là où le gouvernement pourrait faire des agronomies, dites-moi.
13:12Il peut y avoir.
13:13Si, par exemple, moi j'avais fait des propositions.
13:16Par exemple, prenons ce qu'on appelle les opérateurs de l'État.
13:18J'avais proposé qu'on leur verse l'argent qu'ils avaient reçu en 2025
13:22et qu'on ne réaugmente pas par rapport à 2026.
13:25Et on peut geler des crédits.
13:27C'est quoi les opérateurs de l'État, par exemple ?
13:29Il y en a une tripotée.
13:30Il y en a plusieurs dizaines qui pourraient être
13:33le Centre national du cinéma, l'ADEME,
13:38les chambres des métiers, les chambres de commerce.
13:40Ils sont très nombreux.
13:41Opérateurs et agences.
13:43Tous ceux qui sont financés au titre de l'article pour les spécialistes 36
13:46de la loi de finances de 2025.
13:51Donc là, vous pensez...
13:53Oui, plutôt 2026.
13:55Là, il y a une marge de manœuvre.
13:57Je ne dis pas qu'il y en a.
13:59Je dis simplement qu'il est impératif
14:01que nous trouvions des marges de manœuvre sur ce qui a été voté.
14:04Pourquoi ?
14:05Parce que nous avons là une crise du carburant.
14:08Mais il y a d'autres crises qui peuvent nous arriver.
14:09Moi, une de mes craintes, je veux dire,
14:12Madame Chevrillon, une de mes craintes,
14:14c'est que d'autres crises qui sont pendantes,
14:18à l'occasion de cette crise pétrolière,
14:21montrent leur bout du nez.
14:22C'est quoi les crises pendantes ?
14:23Celles qui nous menacent ?
14:24Il y a la crise des investissements de l'intelligence artificielle.
14:28Actuellement, il y a beaucoup d'argent
14:29qui est investi dans l'intelligence artificielle.
14:31Peut-être qu'un jour, les opérateurs,
14:33compte tenu de la difficulté, les investisseurs,
14:34vont se dire, oh là là, mon retour sur investissement
14:37est soit douteux, soit va mettre tellement de temps
14:39que je retire mon argent.
14:41On peut avoir un phénomène de retrait
14:44sur les crypto-monnaies.
14:46On peut avoir, d'ailleurs on ne peut pas avoir,
14:48on commence à avoir des doutes
14:50sur la stabilité de la dette privée.
14:53Vous savez qu'il y a 15 ans,
14:55il y a presque 20 ans maintenant,
14:58on avait dit aux banques
14:59soyez prudentes quand vous prêtez.
15:02Et ces règles prudentielles
15:04n'ont pas été appliquées à la dette privée.
15:06Et nous avons déjà des signes inquiétants
15:07sur la dette privée.
15:09Donc tous ces éléments de fragilité mondiale
15:11peuvent, à l'occasion de cette crise pétrolière,
15:14se révéler et apparaître.
15:16Et là, nous les Français,
15:17c'est une des caractéristiques malheureusement de la France,
15:19c'est que nous n'avons que très peu de marge de manœuvre
15:21pour faire face à de telles crises.
15:23Donc je mets en garde,
15:24nous ne voulons pas tout le faible cartouche.
15:26Vous avez faible cartouche,
15:28mais vous avez répondu que partiellement
15:30à ma question sur la nécessité
15:32d'une loi de finances rectificative.
15:34Pourquoi ?
15:35Non, non, vous avez dit
15:36si ça dure trois mois.
15:38Bon, on peut tenir.
15:39Mais voilà, ma question c'était
15:41si ça ne dure pas trois mois,
15:42si ça dure jusqu'à l'été,
15:44si ça dure encore plus.
15:46À partir de quand vous dites
15:47ben là, il faudra quand même qu'on fasse,
15:49même si c'est compliqué,
15:50on est bien d'accord,
15:51on a toutes subi des discussions sans fin
15:54et terribles budgétaires.
15:56Je ne sais pas répondre à cette question
15:58et je dois vous avouer
15:59que je pense que je ne suis pas le seul.
16:01Je pense que personne ne peut y répondre.
16:02Pourquoi ?
16:02Parce que c'est une équation
16:04à multiples inconnues.
16:05Un des sujets, par exemple,
16:06va être la question des taux.
16:08Est-ce que les taux vont monter ou pas ?
16:09Le projet de loi de finances 2026,
16:11et donc la loi de finances 2026,
16:13a été votée en faisant l'hypothèse
16:15que les taux à la fin de l'exercice 2026
16:18ne dépasseraient pas 3,8%.
16:19Ah oui, d'accord, on est déjà quasiment à 4.
16:21Nous avons déjà titillé les 3,9.
16:23Donc si les taux ne baissent pas,
16:26et c'est une marge de manœuvre supplémentaire,
16:29en moins.
16:29Et donc c'est l'ensemble de ces éléments,
16:31l'inflation, les taux,
16:33la dépense liée à la facture pétrolière,
16:37notre capacité à faire en sorte
16:38qu'on n'ait pas trop dépensé
16:41pour acheter du pétrole,
16:42c'est tout ça qui fera qu'à la fin,
16:43on verra si on tient dans l'épure.
16:45Parce qu'il y a par exemple un élément
16:48qu'on peut vous livrer comme ça,
16:49qui est quasi mathématique,
16:50c'est quand le carburant augmente de 1%,
16:53la consommation de carburant baisse,
16:55forcément, les gens adaptent,
16:56de 0,2 à 0,4%.
16:58Donc là aussi,
17:01quelle est la part relative de l'augmentation
17:03du prix et de la baisse de la consommation ?
17:05Tout ça aura des effets
17:09que je ne sais pas aujourd'hui
17:10vous additionner.
17:12En tout cas,
17:13moi je ne suis pas du tout favorable,
17:14là c'est une position politique,
17:16à une loi de finances rectificative,
17:18tant qu'on peut tenir.
17:19Pourquoi ?
17:20Parce que je pense qu'il faut
17:21que nous trouvions en interne
17:23nos ressources.
17:24Tout ce qui, encore une fois,
17:24est dépensé par le gouvernement
17:26comme aide,
17:26il faut qu'il le trouve ailleurs.
17:28Et le président de la commission des finances,
17:30Eric Coquerel,
17:31et les filles,
17:32vous êtes LR,
17:32il est sur la même position que vous ?
17:34Je ne lui ai pas posé la question,
17:35je pense qu'il lui serait favorable
17:37à un projet de loi de finances rectificative,
17:39mais je vous suggère de lui demander.
17:40Je lui pose la question,
17:41même si nous avons des relations compliquées,
17:43mais ça c'est un autre débat.
17:45Est-ce que l'État est un profiteur de guerre ?
17:47Est-ce que l'État profite de cette guerre
17:48et de la hausse de l'énergie ?
17:50La fameuse cagnotte.
17:51La fameuse cagnotte.
17:52Oui, alors attendez,
17:53il y a deux questions,
17:54il y a deux cagnottes.
17:54La réponse c'est non,
17:55mais allez-y.
17:56Non, il y a deux,
17:57il y a la cagnotte,
17:58parce qu'il y a une réduction
18:00un peu supérieure,
18:01inattendue du déficit de l'État
18:03à 2 mai en 2025,
18:05et puis il y a aussi le fait
18:06que l'État profite de ça,
18:09et donc il y a une cagnotte
18:10qui est faite du fait
18:11de l'augmentation des prix à la pompe,
18:14sachant que plus de 50%,
18:16c'est l'État,
18:17ça va être dans la poche de l'État.
18:18Effectivement,
18:19pour que les gens comprennent,
18:19on a voté le budget 2026
18:21en faisant l'hypothèse qu'en 2025,
18:23le déficit était de 5,4% du PIB.
18:25Il s'avère,
18:26les chiffres datent d'il y a quelques heures,
18:27que le déficit est de 5,1%.
18:29Donc on a un petit peu de marge,
18:31une micro-marge de manœuvre là-dessus.
18:33Enfin, ce n'est pas glorieux,
18:34pardon, 5,1%.
18:35Je vous rappelle que déjà,
18:36nous devrions être à 4%.
18:37Mais on va revenir
18:39sur la question du déficit,
18:40Philippe-Jart.
18:40Je voudrais qu'on revienne
18:41sur est-ce que l'État
18:42est un profiteur de la guerre
18:44à cause de la hausse
18:45du prix du pétrole ?
18:47Qu'est-ce qui se passe
18:48quand le pétrole augmente ?
18:49Le 100 plom 95,
18:51c'est 52% du prix
18:52du 100 plom 95
18:53que vous payez,
18:54ce sont des taxes.
18:55Mais ces taxes,
18:56elles se répartissent en TVA
18:57pour un tiers
18:58et en axes pour deux tiers.
19:01Effectivement,
19:01sur la TVA,
19:03si les prix augmentent,
19:04il y a des recettes de TVA en plus.
19:05Sauf qu'il faut s'attendre
19:07à une diminution de la consommation
19:08et quand vous avez
19:09une diminution de la consommation,
19:10les recettes d'axes
19:11qui sont plus importantes
19:13que celles de l'État
19:14diminuent.
19:15Donc il est probable
19:15qu'à la fin,
19:16ça sera à somme nulle.
19:17Vous rajoutez
19:18un peu d'inflation,
19:20un peu de croissance en moins,
19:21des taux qui augmentent,
19:22là pour le coup,
19:22l'État est perdant.
19:23Pourquoi ?
19:23C'est évident.
19:27Est-ce que vous avez déjà vu
19:28une crise pétrolière
19:29qui a enrichi l'État ?
19:30La question s'était posée,
19:31souvenez-vous,
19:32la TIPP flottante,
19:34l'axis flottante.
19:36Tout ça n'a pas marché.
19:37On aurait pu faire
19:38une axis flottante.
19:39C'est ce que demandent
19:40les autres partis politiques.
19:41Encore une fois,
19:42notre priorité doit être
19:43de faire en sorte
19:45que la dette ne s'aggrave pas.
19:46Il ne faut pas creuser le déficit.
19:48Donc vous me posez la question
19:49en tant que rapporteur général,
19:51je vous dis,
19:52non seulement ce n'est pas vrai,
19:54il n'y a pas de cagnotte,
19:54mais deuxièmement,
19:55nous sommes déjà dans un état
19:57suffisamment dégradé
19:58pour ne pas en plus
19:59dégrader les recettes fiscales.
20:00Donc j'y suis défavorable.
20:01Et encore une fois,
20:02je vous répète,
20:031% d'augmentation du carburant,
20:04c'est 0,2% à 0,4%
20:06de consommation en moins.
20:07Donc des recettes
20:08excises en moins.
20:09C'est ça le vrai sujet.
20:10Enfin, pour avoir
20:13toute l'image complète,
20:16sachez qu'il y a une partie
20:18importante des recettes de TVA
20:19qui ne vont pas à l'État,
20:20qui vont aux collectivités territoriales.
20:22Oui, c'est vrai, en plus.
20:22Donc en plus,
20:23vous voyez bien qu'il y a une partie,
20:24combien même
20:25il y aurait-il un État
20:28qui ferait des recettes en plus,
20:29en fait ces recettes
20:30ne vont même pas à l'État.
20:31D'accord, ok,
20:32on a compris.
20:32Alors là,
20:33il n'y a pas de cagnotte
20:33de ce côté-là
20:34sur l'essence,
20:35sur le carburant.
20:35Il n'y a pas de cagnotte, non, non.
20:36Mais alors maintenant,
20:37on va parler de la cagnotte,
20:40enfin, entre guillemets,
20:41ce n'est pas ici
20:42qu'on va dire
20:43qu'il y en a une vraie cagnotte,
20:44sur les chiffres
20:45effectivement révélés
20:46par l'INSEE
20:47qui montrent que finalement
20:47le déficit a été
20:50moins pire que prévu,
20:51j'ai envie de dire.
20:51Vous l'avez dit, moins pire.
20:53Oui, 5,1%.
20:54Mais ce qui est inquiétant,
20:56c'est lorsqu'on décrypte
20:56un peu tous ces comptes publics,
20:58c'est 40 milliards d'impôts en plus,
21:0058 milliards de recettes en plus.
21:03Ce n'est pas l'État
21:04qui a fait des économistes.
21:05C'est qu'en fait,
21:06les recettes fiscales
21:07ont été supérieures
21:08à ce qui est attendu.
21:10Absolument.
21:10C'est tout le sujet.
21:11Il y a un peu d'amélioration
21:13au plan de la dette,
21:14même si la situation reste
21:15extrêmement préoccupante,
21:16encore une fois, attention.
21:175,1%, on attendait 5,4%.
21:19Mais la baisse, en fait,
21:20de 5,6% à 5,1%,
21:22c'est une baisse qui est
21:24totalement, totalement obtenue,
21:25en fait,
21:26par une augmentation des recettes,
21:28c'est-à-dire des taxes
21:29et des impôts.
21:30Et donc, l'État a fait
21:32quelques efforts.
21:33Objectivement, la dépense de l'État
21:34est contenue,
21:35elle est contenue,
21:36mais les prélèvements
21:38obligatoires augmentent.
21:39C'est ça, la réalité des choses.
21:40Je vais vous dire,
21:41on ne pourra pas avoir
21:43arrivé à 4%,
21:44puis à 3,5%,
21:45puis à 3%,
21:45puis à 2%,
21:46je l'espère,
21:47un jour,
21:47de déficit,
21:48en augmentant tous les ans
21:49les impôts et les taxes.
21:50La seule solution,
21:51je le répète,
21:52la seule solution,
21:53c'est de diminuer la dépense,
21:55c'est de dépenser moins,
21:57de dépenser mieux,
21:58de produire plus.
21:59Ok, mais je suis d'accord
22:01avec vous,
22:02mais on voit bien
22:03que ça ne fonctionne pas.
22:04On attend toujours.
22:05Mais ce n'est pas ça,
22:06ce n'est pas que ça ne fonctionne pas,
22:07c'est qu'on ne veut pas le faire.
22:08Ben non,
22:08c'est ce que je veux dire.
22:09Et si on ne le fait pas,
22:10un jour,
22:10ça va nous être imposé.
22:12Ça va nous être imposé
22:13tout simplement
22:13parce que le taux du crédit
22:15va devenir tellement élevé
22:16qu'on dira
22:16qu'on ne peut plus faire.
22:17J'ai fait un calcul,
22:19un calcul sur un coin de table,
22:20vous me direz,
22:21en même temps,
22:21pas si faux que ça,
22:22je le dis avec un peu
22:24de prudence,
22:25mais si nous avions décidé
22:27entre 2024 et 2025,
22:30hypothèse d'école,
22:32de ne pas augmenter les dépenses,
22:34c'est-à-dire de dire
22:35on dépense année blanche,
22:36générale,
22:37on dépense ce qu'on a dépensé
22:38en 2024,
22:39en 2025.
22:40En laissant faire l'économie
22:42qui avait un peu de croissance,
22:44eh bien,
22:45nous aurions aujourd'hui
22:46un déficit
22:47qui serait de l'ordre de 4%.
22:49Donc on voit bien
22:50que les efforts
22:51ne sont pas absolument
22:54insurmontables
22:55une année blanche,
22:56c'est-à-dire qu'au fond,
22:57nous vivons tous...
22:58Souvenez-vous,
22:58je veux dire,
22:59tout le monde était dans la rue
23:00pour aller à l'année blanche.
23:01L'année blanche
23:02serait une solution
23:03et moi je vais plaider
23:04pour que l'année prochaine
23:05on fasse une année blanche.
23:06En faisant une année blanche...
23:07Une année présidentielle
23:09égale une année blanche ?
23:10C'est tout intéressant.
23:10Il me semble que vous êtes
23:11président de la droite de progrès,
23:13vous êtes un homme politique...
23:14C'est très intéressant
23:14ce que vous me dites.
23:15Le budget prochain
23:16va être un budget très intéressant.
23:17En fait,
23:18il y a deux manières de le voir.
23:19Soit vous en faites un budget
23:24à son affaire, etc.
23:25Donc, on fait un budget
23:26un peu passe-partout
23:28et puis on compte les points ensuite.
23:30Ou bien vous dites...
23:31Et moi, je ne veux pas faire ça.
23:32Je ne veux pas perdre encore un an.
23:33Ou bien vous dites
23:34ce que j'espère que nous allons faire.
23:36Nous disons,
23:37voilà, nous allons faire
23:37un budget très sérieux
23:39et nous allons prendre au mot
23:40ceux ou celles
23:41qui veulent être président de la République.
23:43Qui vont nous jurer les grands dieux
23:44qu'à partir de mai
23:46quand ils seront présidents,
23:47oui, ils rétabliront
23:48les comptes publics,
23:48oui, ils prendront telle ou telle mesure.
23:50Eh bien, je leur dis,
23:51chiche, faisons-le
23:52dès le mois de novembre prochain.
23:54Dès le prochain budget.
23:55Moi, je pense que ce budget
23:572027,
23:57soit c'est un budget inutile
23:59qu'on va essayer d'oublier vite
24:00en attendant la présidentielle,
24:02ce que je ne souhaite pas,
24:03soit on en fait un budget
24:03plus qu'utile,
24:05révélateur de la bonne volonté
24:06des candidats à la présidence
24:07de la République.
24:08C'est ça que nous devons nous fixer,
24:10je crois, comme objectif.
24:11De toute façon, encore une fois,
24:12je le répète,
24:13si nous ne prenons pas
24:14nous-mêmes les mesures,
24:15d'autres les prendront pour nous
24:16et ça sera bien plus douloureux.
24:18Le révélateur, effectivement,
24:20de leur sérieux, sans doute.
24:21Justement, sur la charge de la dette,
24:23pardon, vous avez vu
24:24l'institut Rexécode
24:25qui vient,
24:26le président vient souvent ici,
24:30prévoit un doublement
24:31de la charge de la dette
24:32entre 2024 et 2030.
24:34Ça passerait de 60 milliards
24:36à 120 milliards.
24:37Donc là, on est déjà devant
24:40le budget d'éducation nationale.
24:42Absolument.
24:43Mais en fait,
24:44le budget d'éducation nationale,
24:45alors que vous preniez les retraites
24:45ou pas,
24:46on est de l'ordre de 80 milliards.
24:48un pays qui dépense plus
24:50pour rembourser sa dette
24:51que pour éduquer ses enfants,
24:52excusez-moi,
24:53par définition,
24:54c'est un pays
24:54qui ne prépare pas l'avenir.
24:56Qu'est-ce que c'est la dette ?
24:57C'est le paiement
24:59de ce qu'on a dépensé hier.
25:00Donc, on va en fait
25:01dépenser plus
25:02pour payer hier
25:03que pour préparer demain.
25:05Un grand pays prospère
25:07ne peut pas prospérer comme ça.
25:09J'attire l'attention,
25:10j'ai lu une tribune
25:10très intéressante de Breton,
25:12l'ancien commissaire européen.
25:13Thierry Breton,
25:15très contesté
25:15en disant
25:16mais attendez,
25:16ça c'est la récession
25:17assurée.
25:18Non, moi je crois
25:19qu'il a raison.
25:20Que dit-il ?
25:21Puisque peut-être
25:22les uns et les autres
25:22n'ont pas lu sa tribune.
25:23Il dit,
25:24il faut que nous nous fixions
25:25une règle d'or
25:26applicable,
25:27alors il dit 2032,
25:28ça pourrait être 2033,
25:292034 en réalité,
25:31en disant
25:31à partir de telle date,
25:34constitutionnellement,
25:34on ne peut pas avoir
25:35un déficit de plus de,
25:36lui il met la barre à 1%.
25:38On le ferait pour 2%,
25:39déjà nous serions
25:40roi du pétrole.
25:413% ?
25:41Parce que même le roi,
25:42je sais qu'ils demandent 1%,
25:44mais l'Europe
25:44ne nous demande pas du tout ça.
25:46L'Europe même nous demande
25:47de réduire de 0,5%
25:49chaque année
25:50pour arriver à 3%.
25:52Exactement,
25:52et on peut y arriver
25:53encore une fois,
25:54je vous le dis,
25:54d'autres pays sont arrivés.
25:56Oui mais à ce moment-là,
25:57vous avez une contraction
25:58parce qu'il n'y a plus de croissance,
25:59il n'y a plus rien là.
26:00On ne va pas faire ça maintenant,
26:01non ?
26:02D'abord il faut arrêter.
26:03Effectivement,
26:03il y a des effets,
26:04vous avez réincessifs
26:05à la baisse de la dépense,
26:07mais d'autres pays sont arrivés.
26:08La Grèce, le Portugal,
26:09l'Italie,
26:10l'Espagne,
26:11ils y sont arrivés.
26:13Non mais attendez,
26:14mais la Grèce,
26:15vous voulez que je vous raconte
26:15ce qui s'est passé en Grèce ?
26:17C'était d'une violence inouïe.
26:19Regardez l'Italie
26:19qui s'est réindustrialisée,
26:21regardez l'Espagne.
26:23Oui mais ils ont connu
26:23des crises
26:24qui sont extrêmement violentes.
26:27Moi je veux bien,
26:27si ça peut vous faire plaisir,
26:29je me dis d'accord,
26:30on laisse tomber,
26:30mais dans ces cas-là,
26:31rendez-vous dans 2 ans,
26:32dans 3 ans,
26:33vous verrez,
26:33le patron de Rexecode a raison,
26:35c'est 120 milliards
26:36dans 3 ans,
26:37ça sera 130, 140, 150,
26:38et puis après ?
26:40Et après,
26:40qu'est-ce qu'on attend ?
26:41On attend qu'un jour...
26:42Mais si vous basculez
26:42la France en récession,
26:44est-ce que vous pensez
26:45que la situation va s'améliorer ?
26:46Non,
26:47mais il ne faut pas faire ça,
26:48je ne dis pas ça.
26:49Je dis simplement
26:49que si déjà on faisait
26:50une année blanche,
26:52pardon,
26:52ce n'est pas la récession
26:53de l'année blanche,
26:54il faut s'y arrêter.
26:55Non mais c'est différent
26:55que le fait d'avoir
26:561% de déficit.
26:58Si vous faisiez l'année blanche,
27:00on gagne quasiment
27:031% de PIB.
27:04Non mais tout à fait,
27:05là pour le coup...
27:06Si vous faites l'année blanche,
27:08vous changez la donne,
27:09vous changez l'immunitalité.
27:10Vous savez,
27:11le déficit,
27:12la dette,
27:13c'est d'abord une question
27:13d'état d'esprit.
27:14Il faut commencer à dire non,
27:16non,
27:16on ne dépensera pas plus.
27:17Alors,
27:18un matin,
27:18Philippe Jivin,
27:19vous êtes professeur de médecine
27:20à Georges Pompiedoux,
27:21là juste à côté
27:22des studios de BFM.
27:23Vous êtes d'accord
27:23qu'il faut investir
27:24dans les hôpitaux ?
27:26Il faut investir dans la police ?
27:27Mais je suis d'accord
27:28sur le fait
27:29qu'il faille investir partout,
27:30mais vous investissez
27:31à hauteur de ce que vous pouvez.
27:32Oui.
27:33D'accord.
27:33Alors Pierre,
27:34j'ai une question.
27:35Allez-y.
27:36J'ai encore une question,
27:37puisqu'on va en parler
27:38dans un instant,
27:38dans 18-19,
27:39parce que c'est vraiment
27:40ce qui est très important.
27:42On s'est rendu compte,
27:43formidable,
27:43la guerre digitale,
27:44les drones, etc.
27:45Mais on a besoin de munitions.
27:46Absolument.
27:48Sébastien Lecornu,
27:48le Premier ministre,
27:49a dit,
27:50il y a quelques jours,
27:52qu'il fallait 8 milliards et demi
27:54investir,
27:54en plus des 16 milliards
27:56qui sont déjà prévus
27:57dans la programmation
27:57de l'Ouva militaire.
27:59Il a raison.
27:59Mais vous les trouvez où,
28:00ces 8 milliards et demi ?
28:01Justement,
28:01il faut les trouver ailleurs,
28:02faire en sorte qu'il y a
28:07des pans entiers de l'économie
28:09qui, je crois,
28:10moi, je crois qu'il y a
28:11de la dépense inutile en France.
28:14En fait,
28:15il y a deux types de dépenses.
28:17D'abord,
28:18c'est quoi le premier poste
28:19de dépense en France ?
28:20Ce sont les questions
28:21des retraites.
28:22Ensuite, c'est la maladie.
28:23Et ensuite, c'est tout le reste.
28:24Sur les retraites,
28:26je pense qu'il faut changer
28:27de logiciel.
28:28Il faut dire aux Français,
28:28vous partez à la retraite
28:30quand vous voulez.
28:31Il n'y a plus d'âge.
28:32Vous partez à 60,
28:33vous voulez partir à 60,
28:34vous partez à 60,
28:34vous voulez partir à 65,
28:35vous partez à 65.
28:36Vous voulez partir à 70,
28:37vous partez à 70,
28:38vous en tirez les conséquences.
28:40Faisons ça.
28:41Redonnons la liberté aux Français.
28:43Sur la question de la santé,
28:45mais pardon de vous le dire,
28:47je trouve que ce cofinancement,
28:49d'un côté,
28:49la Sécu qui paye une partie,
28:51les mutuelles qui payent
28:52une petite partie,
28:53mais on ne sait pas quoi,
28:53etc.,
28:54fait qu'on ne sait plus
28:55qui paye quoi,
28:57où sont les frais de gestion.
28:59je m'interroge
29:01sur par exemple
29:01la multiplicité
29:03de tas d'hôpitaux
29:05qui probablement
29:06ne font pas la médecine
29:07que nous souhaiterions avoir.
29:09Vous savez,
29:10Mme Chevrillon,
29:10moi je suis médecin,
29:11je sais où me faire opérer,
29:12mais je sais aussi
29:13où ne pas me faire opérer.
29:14Les endroits,
29:15il ne faut pas se faire opérer.
29:16Ah oui ?
29:16Est-ce que vous ne croyez pas
29:17que dans ces endroits-là,
29:18l'argent est mal dépensé ?
29:19Eh bien,
29:20cette question de la qualité
29:21des services publics,
29:22elle est fondamentale
29:23pour la location des ressources.
29:24Moi je suis favorable
29:25aux services publics,
29:26je suis un agent
29:26des services publics,
29:27j'ai toujours fait
29:28de la médecine publique,
29:29je n'ai jamais fait de privé,
29:30voilà.
29:30Donc j'y crois.
29:31Mais je vous dis aussi
29:32qu'il y a de l'argent
29:33qu'on jette par les fenêtres.
29:34On jette de l'argent
29:35par les fenêtres.
29:36Oui.
29:38Merci beaucoup.
29:38Merci.
29:39Merci Philippe,
29:39je vais nous avoir éclairé.
29:41Il y a beaucoup de choses
29:41que vous nous avez dites
29:42qui sont très très importantes.
29:43Merci d'avoir été avec nous.
29:45Le rapporteur de la commission
29:46des finances
29:47à l'Assemblée nationale,
29:48il n'est pas pour une loi
29:48de finances réfectivitatives
29:50parce que d'abord
29:51ça serait infaisable,
29:52donc il faut être réaliste.
29:53Merci d'avoir été avec nous
29:54dans un instant.
29:55On revient sur la question
29:56des munitions
29:56avec l'effet Winchester.
29:58On en parle avec André
29:59Loscru-Pietry
30:00et Michel Cabirol.
30:01A tout de suite.
30:03BFM Business
30:03et la Tribune
30:04présente
30:07le 18-19
30:08d'Edwin Chevrillon.
30:13Vous êtes bien dans le 18-19,
30:14c'est l'heure du débat
30:15avec mes deux invités,
30:16André Loscru-Pietry
30:17qui est président du Jedi,
30:19l'agence européenne
30:20pour l'innovation de rupture.
30:20Bonsoir André.
30:21Bonsoir Évige.
30:22Merci d'être là.
30:23Vous parlez de l'intelligence
30:24artificielle le soir,
30:25vous parlez de munitions,
30:26vous parlez un peu de tout.
30:27C'est ça qui est intéressant
30:28avec vous.
30:28J'essaie de parler de technologie.
30:29Et là, vous avez publié
30:31une tribune
30:32à l'occasion du Paris Défense
30:34et une stratégie show,
30:35une tribune
30:35avec le général Eric Hautelet,
30:37ancien majeur de l'armée,
30:39où vous dites
30:40il faut éviter
30:41l'effet Winchester.
30:42Vous allez tout nous expliquer,
30:43c'est la question des munitions.
30:44Et puis avec vous,
30:46contre vous,
30:46comme vous voulez,
30:47Michel Cabirol,
30:48de la confrère de la tribune.
30:50Bonsoir Michel.
30:51Bonsoir Évige.
30:51Vous êtes rédacteur en chef
30:52industrie et services
30:53à la tribune.
30:54Vous êtes un des meilleurs spécialistes
30:55de la défense.
30:56C'est trop d'honneur.
30:57Je voulais qu'on s'interroge
30:58sur cette question
30:59effectivement de munitions.
31:01On se souvient
31:02des déclarations
31:03du Premier ministre
31:03qui a dit qu'il fallait
31:04une rallonge
31:05pour les socs de munitions
31:06de 8 milliards et demi.
31:08Ça, en plus de la loi
31:09de programmation militaire.
31:11La question, c'est...
31:13On s'est bien rendu compte
31:14que c'est formidable,
31:15la guerre digitale,
31:16mais enfin,
31:16il faut quand même des munitions.
31:17André, pourquoi cette tribune ?
31:20D'abord, l'effet Winchester.
31:21On connaît tous
31:22ce que c'est qu'une Winchester.
31:23Vous vous dites,
31:24c'est un mot de brévité militaire
31:26qui signifie plus
31:27aucune munition.
31:29En fait, on a bien vu
31:30que ce conflit démontre
31:31que la guerre n'est pas
31:32que digitale.
31:32C'est une affaire de stock,
31:34de cadence,
31:35de co-marginal.
31:36Oui, ça n'a pas l'air.
31:38Vous avez bien lu ?
31:38Oui, c'était déjà
31:40l'ancien chef d'état-major
31:41des armées
31:42qui disait qu'on était rentré
31:43dans une guerre
31:43de haute intensité.
31:45Donc, qui dit haute intensité,
31:46c'est-à-dire qu'on utilise
31:47énormément de matériel,
31:49de munitions.
31:50Et quand on dit
31:50être Winchester,
31:52dans le langage
31:53des pilotes
31:54et de l'armée de l'air,
31:54ça veut dire
31:55qu'on est à court de munitions.
31:56Les gens qui ont vu
31:57Top Gun
31:57se souviennent
31:58quand Maverick envoie
32:00un missile,
32:00il dit Fox 2,
32:01Fox 3.
32:02C'est le type de missile
32:03qu'il envoie.
32:03Il y a un autre terme
32:04qu'on utilise.
32:05Je suis Winchester,
32:06je rentre à la base
32:07parce que je n'ai plus de munitions.
32:08Et c'est malheureusement
32:09aujourd'hui
32:09ce qui se passe
32:10de plus en plus souvent.
32:15fondent comme neige au soleil.
32:18Vous faisiez allusion
32:19tout à l'heure
32:19au général Pierre de Villiers
32:20lorsqu'il était
32:21chez les Tavages des Armées ?
32:22Non, non, c'était le général.
32:23Et qui a justement
32:24charqué sa démission ?
32:26C'était Thierry Burkart.
32:26Ah, Thierry Burkart.
32:27On en a eu quand même pas mal.
32:28On a eu le général de Villiers,
32:30on a eu le général Lecointre,
32:32on a eu Burkart
32:34et maintenant on a
32:35le général Fabien Mandon.
32:37Absolument,
32:37vous connaissez bien.
32:39Michel Cabirol,
32:40pour vous,
32:41c'est lorsqu'on observe
32:42ce qui se passe là aujourd'hui,
32:44c'est tout l'enjeu
32:45parce qu'à chaque fois
32:46on dit
32:46les Iraniens
32:47ils n'ont plus de munitions
32:49et puis d'abord
32:50pardonnez-moi
32:50je commence par le début.
32:52Munitions,
32:52c'est quoi les munitions ?
32:54Qu'est-ce qu'on met
32:54dans les munitions ?
32:56Ça va de quoi ?
32:57Ça va du drone
32:58en passant par le missile ?
33:00C'est quoi une munition ?
33:01Exactement,
33:02ça va du missile
33:03qui peut être low-cost
33:04ou des munitions complexes
33:06des missiles comme l'Aster,
33:08comme le Mika,
33:10comme des obus
33:11de 155 mm.
33:12Donc on parle évidemment
33:13d'un large spectre
33:15de munitions
33:16et évidemment
33:17les munitions téléopérées
33:18qui ont fait l'irruption
33:20dans le conflit.
33:21C'est quoi les munitions
33:22téléopérées ?
33:23Les munitions téléopérées
33:25c'est des drones kamikazes
33:27et vous ciblez
33:29votre adversaire
33:30avec des caméras
33:32qui peuvent être
33:33thermiques ou pas d'ailleurs
33:34et vous ciblez
33:35votre ennemi
33:36et vous envoyez le drone
33:37soit sur des véhicules blindés
33:40soit sur des troupes rassemblées.
33:42Alors aujourd'hui,
33:43Michel,
33:43si à l'aude de cette question
33:44est-ce qu'il y a suffisamment
33:45de munitions,
33:47est-ce que vous pouvez nous décrypter
33:48ce qui se passe
33:49du côté américain,
33:50du côté israélien
33:51et du côté iranien ?
33:53Après,
33:54André complétera.
33:55Oui, bien sûr.
33:56Alors,
33:57ce qui se passe
33:57c'est que en fait
33:58dans toutes les guerres
33:59il y a un phénomène
34:00d'attrition
34:01et ce phénomène d'attrition
34:04les stocks s'épuisent
34:05puisque une guerre
34:07de haute intensité
34:08est largement consommatrice
34:10de munitions
34:11que ce soit
34:11de missiles complexes
34:12ou de drones low cost
34:15ou même de...
34:16Alors là,
34:17c'est un peu moins le cas
34:17contrairement à l'Ukraine
34:19où il y a moins d'obus
34:20de 155 mm
34:21mais effectivement
34:22on a beaucoup de missiles
34:23qui sont tirés
34:24soit solaire
34:25soit RR
34:27ou AirSol d'ailleurs
34:28pour soit
34:31tuer les défenses
34:33anti-aériennes
34:35iraniennes.
34:36Donc,
34:37je continue avec vous
34:38André,
34:39pour vous,
34:39ceux qui sont
34:40les plus en danger
34:41c'est qui ?
34:42Ce sont les Américains,
34:44les Israéliens,
34:45les Iraniens ?
34:46Est-ce que finalement
34:47on sait
34:48où est-ce qu'on en est ?
34:49C'est probablement
34:51ceux qui...
34:51Et puis après
34:51il y a le conflit
34:52évidemment en Ukraine.
34:53C'est probablement
34:54ceux qui ne se sont
34:54pas préparés
34:56à une guerre longue
34:58et là
34:59force est de reconnaître
35:00que les Iraniens
35:00ça fait comme
35:01les Israéliens d'ailleurs
35:02se sont préparés
35:03à cet affrontement
35:04depuis 20, 30, 40 ans.
35:06C'est quand même
35:06l'affrontement ultime
35:08pour ces pays-là.
35:11Ce qu'on n'a toujours
35:12pas compris je pense
35:13et c'est le sens
35:14de notre tribune
35:14c'est qu'en fait
35:15l'industrie
35:16la masse
35:18fait partie intégrante
35:20de l'effort de guerre.
35:21Et c'est quand même
35:22vieux comme le monde
35:23quand on dit toujours
35:24l'intendance
35:25Napoléon
35:26l'avait bien compris
35:27que c'était quand même
35:28rappelez-vous
35:29c'est quand même
35:29lui qui avait
35:31il parlait des conquêtes
35:32mais il parlait aussi
35:33des manufactures
35:35et que ce soit
35:36de Sèvres
35:36de Jouy
35:37ou autre
35:38et en fait
35:39aujourd'hui
35:40c'est celui
35:40qui arrive à tenir
35:41le plus longtemps.
35:42Je donne un exemple
35:43les Européens
35:44aujourd'hui
35:44produisent à peu près
35:45un million
35:46de munitions
35:46d'obus
35:47par an
35:48les Russes
35:48en produisent six
35:49alors on me dira
35:50et à juste titre
35:51nous ne sommes pas
35:52dans une guerre
35:53active
35:55la vraie question
35:56c'est est-ce qu'on est
35:56capable très très très vite
35:58de monter en cadence
35:59et là où les Iraniens
36:00aujourd'hui sont en train
36:01d'épuiser les Américains
36:03je donne juste un chiffre
36:03les fameux patriotes
36:05ces missiles
36:08anti-missiles
36:09et qu'on utilise
36:10malheureusement aussi
36:11pour
36:11qui coûtent 3 millions
36:12entre 3 et 4 millions
36:13de dollars pièces
36:14sont aujourd'hui utilisés
36:16pour également tirer
36:18sur des Shahid
36:18qui sont des drones
36:19des drones iraniens
36:22que les Russes
36:24sont d'ailleurs
36:24sophistiqués
36:27qui coûtent
36:27entre 30 et 40 000 dollars
36:29donc on est
36:29exactement
36:30sur un coût
36:31de 1 à 100
36:32et aujourd'hui
36:33on se rend compte
36:34que les Iraniens
36:35arrivent de manière
36:36assez
36:36alors est-ce que c'est
36:37un coût du hasard
36:38je n'y crois pas
36:39est-ce que c'est
36:39assez stratégique
36:40ils envoient
36:42quasiment des flottes
36:43de drones
36:44à Bakou
36:45saturent les défenses
36:47et ensuite
36:47tirent
36:48leurs missiles
36:49soit balistiques
36:51soit de croisière
36:52alors c'est essentiellement
36:53des missiles balistiques
36:54qui leur restent
36:54pour ensuite pénétrer
36:56les défenses
36:56on a vu
36:57il y a une semaine
36:58avec les deux villes israéliennes
37:00qui ont été touchées
37:00de plein fouet
37:01par un missile
37:02qui est passé
37:03et cette guerre d'attrition
37:04ils en ont donc tiré
37:05les Américains
37:06et leurs alliés
37:07plus de 1000
37:091000
37:09donc on parle déjà
37:10de 3 milliards de dollars
37:12entre 3 et 4 milliards de dollars
37:13de coûts
37:13dans les deux premières semaines
37:15donc aujourd'hui
37:16la guerre
37:16elle est industrielle
37:17et elle est financière
37:19c'est-à-dire
37:19qui pourra tenir
37:20le plus longtemps
37:22je dirais qu'elle est surtout
37:23budgétaire aussi
37:26budgétaire
37:26parce que les Etats
37:27doivent payer
37:27effectivement
37:28ce renouvellement
37:29ce recomplètement
37:30des stocks
37:31des munitions
37:31et on le voit bien
37:32l'épisode
37:34aux Émirats Arabes Unis
37:36où les rafales
37:37français
37:37tiraient
37:38des missiles
37:39Mika
37:39qui sont à peu près
37:41à 600 ou 700 000 euros
37:43par rapport aux drones
37:43Shahid
37:44à 30-40 000 euros
37:45on a vite vu
37:46et d'ailleurs
37:47qu'il y avait un ratio
37:49coût
37:50qui était défavorable
37:51évidemment
37:51à l'armée
37:52de l'ère française
37:53et puis surtout
37:54on a bien vu
37:55que les stocks
37:56de Mika
37:58fondaient comme neige
37:58au soleil
37:59aux Émirats
37:59donc effectivement
38:01il y a une véritable
38:02guerre budgétaire
38:03en tout cas
38:03il y a un effort
38:04budgétaire à faire
38:05c'est vrai
38:06pour les français
38:07en tout cas
38:08pour l'armée française
38:09et pour les armées
38:10européennes
38:11contrairement
38:11bon c'est vrai
38:12que les américains
38:13ils avaient des stocks
38:14énormes auparavant
38:15mais je veux dire
38:17les armées européennes
38:18doivent faire un effort
38:20pour recompléter
38:21leurs stocks
38:21et c'est ce que fait
38:22la France d'ailleurs
38:23le premier ministre
38:24a annoncé la semaine
38:25dernière
38:268 milliards et demi
38:27d'euros
38:27oui mais ça dépend
38:28d'où vous partez
38:29quoi
38:29vous voyez
38:29je veux dire
38:30sur une telle période
38:32alors 8 milliards et demi
38:34d'euros
38:34c'est jusqu'en 2030
38:36j'imagine
38:36oui c'est ça
38:37c'est sur la durée
38:40de la LPM
38:41la loi de programmation
38:42militaire
38:42mais alors
38:43qui dit stock
38:45dit aussi industriel
38:46il faut se rappeler
38:47que les industriels
38:48ont été longtemps
38:49dimensionnés
38:50pour une économie
38:52de paix
38:53aujourd'hui
38:54on leur demande
38:55très rapidement
38:56de monter en cadence
38:57et ça c'est pas facile
38:58vous claquez pas du doigt
39:00et l'industrie
39:01elle va produire
39:01200-300 missiles
39:03par mois
39:03ça c'est pas vrai
39:04il faut dimensionner
39:05l'industrie
39:08de l'armement française
39:09et ça ça prend du temps
39:11ça prend du temps
39:12et je vais aller plus loin
39:13que Michel
39:13je pense que c'est plus
39:14que du temps
39:14c'est une révolution
39:16copernicienne
39:17c'est aujourd'hui
39:17l'industrie
39:19n'est pas intégrée
39:20dans les programmes
39:21d'armement
39:21c'est à dire
39:22on parle des produits
39:23on va parler du mica
39:24on va parler du TAD
39:25pour information
39:27le TAD c'est
39:28le missile antimissile
39:29qui permet
39:30c'est deux spécialistes
39:30moi je suis une demi-spécialiste
39:32de cibler
39:33les missiles balistiques
39:34c'est la couche haute
39:35vous savez
39:36le fameux
39:36dôme de fer
39:38israélien
39:39il est composé
39:39de trois couches
39:40la plus basse
39:41l'intermédiaire
39:42et la plus haute
39:43donc TAD
39:44c'est Terminal High Altitude
39:46donc haute altitude
39:4740%
39:49de leurs stocks
39:50totaux
39:50ont été tirés
39:52dans l'opération
39:54Epic Fury
39:54c'est pour ça qu'on a vu
39:55d'ailleurs
39:56au début
39:56enfin juste avant
39:57les opérations
39:58en février
39:59vous avez eu
39:59une énorme réorganisation
40:01avec énormément de flux
40:02d'avions de transport militaire
40:03puisque les américains
40:04ont repris
40:05un petit peu
40:06des stocks
40:06qu'ils avaient
40:07dans leur Pacific Command
40:09sur le théâtre européen
40:10des Etats-Unis
40:12pour ramener ça
40:15et donc
40:16ce sujet industriel
40:17aujourd'hui
40:18en fait
40:18on développe
40:21des produits
40:21mais en fait
40:22aujourd'hui
40:22il faut que
40:23quand on lance
40:24un programme d'armement
40:25on réfléchisse
40:26immédiatement
40:26à la capacité
40:27en fait
40:28de payer
40:28pour les usines
40:29et aujourd'hui
40:30c'est pas encore le cas
40:31la plupart des agences
40:32d'acquisition
40:34étatiques
40:34françaises
40:35allemandes
40:36américaines
40:36n'achètent pas
40:38en fait
40:38la capacité industrielle
40:40comme vous louerez
40:41une voiture
40:42en usine
40:43quand vous dites
40:43n'achètent pas
40:44la capacité industrielle
40:45pour être sûr
40:45d'avoir bien compris
40:46c'est-à-dire
40:46ils achètent
40:47le missile unitaire
40:48c'est-à-dire
40:48le mica
40:48alors qu'il est
40:49plutôt à un million
40:51pièces
40:52le Patriot
40:53Pac-3
40:53à 4 millions
40:55il devrait
40:56acheter
40:57la capacité
40:58des industriels
40:58ce qui veut dire
40:59qu'il faut payer
41:00pour des usines
41:02qui potentiellement
41:03ne produisent pas
41:06notamment en taux de paix
41:07et ce qui est fou
41:08c'est qu'on a eu
41:09cette même histoire
41:10avec les masques
41:11pendant le Covid
41:12donc on ne peut pas dire
41:13qu'on n'était pas prêt
41:14en 2020
41:15on s'est rendu compte
41:16que ce dont on avait besoin
41:17ce n'était pas des stocks
41:18parce qu'ils périment
41:19très vite
41:19mais c'est d'une capacité
41:21très vite
41:21à monter
41:22en puissance
41:23donc on a besoin
41:24de changer un petit peu
41:24notre logiciel
41:25et ne pas parler
41:26juste produit
41:27mais parler de capacité
41:28de production
41:29j'ai bien compris
41:29la seule chose
41:30c'est qu'effectivement
41:30il faut que l'industrie
41:32de défense aussi
41:32puisse y répondre
41:34vous voyez
41:34ce n'est pas la même chose
41:35de produire un masque
41:36que de produire
41:37je ne sais pas
41:37un obus
41:38ou un missile
41:40l'industrie y répond
41:41je veux dire
41:41vous avez les deux principaux
41:44industriels de l'armement
41:45qui sont MBDA
41:46et qui sont KNDS
41:47ce qui répond à cet appare
41:49en tout cas
41:49cet effort
41:50de munitions
41:52et on voit bien
41:54que MBDA
41:55a doublé
41:56sa production de missiles
41:57ce qui n'est pas rien
41:57par rapport à 2022
41:59ils partent évidemment
42:00de bas
42:00mais doubler
42:01c'est déjà énorme
42:02en trois ans
42:03et ils vont
42:04à nouveau
42:05augmenter de 40%
42:07et KNDS
42:08pour les obus
42:09de 155 mm
42:10pour armer
42:12les fameux
42:13canons César
42:14que tout le monde
42:15connaît aujourd'hui
42:15on a vu en Ukraine
42:17sur le cadre ukrainien
42:18voilà
42:19et bien ils ont
42:20il y a plus de 50%
42:22de capacité
42:23aujourd'hui
42:24de production
42:25industrielle
42:25pour ces obus
42:27de 155 mm
42:28mais est-ce qu'il n'y a pas
42:29aussi quand même
42:29un enjeu
42:31financier budgétaire
42:32vous l'avez dit André
42:33mais on voit bien
42:34vous parlez
42:35des KNDS
42:36ils ont été détruits
42:37par des chahed
42:38en Ukraine
42:40vous regardez
42:41là il y a
42:42un AWAC
42:42donc la star
42:44de l'aviation
42:46américaine
42:47anti-radar
42:47qui a été
42:48qui a été détruit
42:49par des drones
42:52iraniens
42:52donc d'un côté
42:53vous avez
42:54des millions
42:56des centaines
42:57de millions
42:57pour un produit
42:58comme vous dites
42:59et puis de l'autre côté
43:00vous avez des petits chahed
43:02alors même si c'était
43:02un peu plus sophistiqué
43:03j'imagine
43:04c'est pas ceux
43:04qui sont à 30 000 dollars
43:05mais un peu plus sophistiqué
43:07qui arrivent à détruire
43:08un AWAC
43:09ce qui est
43:09complètement incroyable
43:11oui c'est qu'aujourd'hui
43:13la masse
43:14il y a des riches
43:16et des pauvres
43:16mais finalement
43:17c'est peut-être les pauvres
43:17qui s'en sentent le mieux
43:18oui et surtout
43:19la quantité aujourd'hui
43:20je dirais pas
43:21qu'elle bat
43:21la sophistication
43:22mais elle est au moins
43:23la masse
43:24et la masse
43:25est au moins
43:26aussi importante
43:27que la sophistication
43:28c'est pour ça que
43:29le temps
43:30le temps des ingénieurs
43:31est toujours là
43:32mais c'est aussi devenu
43:34le temps des industriels
43:37Michel a tout à fait raison
43:38en disant
43:38qu'il y a eu
43:38un véritable effort
43:40de nos industriels
43:41mais qui aujourd'hui
43:42doit être démultiplié
43:43un autre exemple
43:44les Patriotes
43:45les Américains
43:46ont tiré
43:46les deux premiers jours
43:48de l'opération
43:49la production
43:50annuelle
43:51de Patriotes
43:52en deux jours
43:53ils en ont encore ou pas ?
43:54ils en ont encore
43:55parce qu'il y a des stocks
43:56mais ils ont
43:56beaucoup de stocks
43:57ils avaient beaucoup
43:57beaucoup de stocks
43:58c'est un des pays
43:59en fait c'est le pays
44:00qui a le plus de stocks
44:00en munitions complexes
44:01au monde
44:02mais ils ont déjà
44:04épuisé à peu près
44:0518-19 mois
44:06enfin à peu près
44:06un cinquième de leurs stocks
44:07est parti
44:07qui en fumaient
44:08en un mois
44:08oui
44:09un cinquième ça va
44:10il ne leur reste encore
44:11qu'un cinquième
44:12oui
44:13mais c'est pour protéger
44:14toutes leurs installations
44:15dans le monde entier
44:17donc ça c'est
44:18et vous voyez évidemment
44:19l'impact que ça peut avoir
44:20sur d'autres conflits
44:21comme l'Ukraine
44:22qui
44:22on voit bien qu'aujourd'hui
44:23il y a des arbitrages
44:25qu'on est obligé de faire
44:27pour gagner une guerre
44:29vous devez être résilient
44:31et aussi être dans la durée
44:33si vous n'êtes pas dans la durée
44:36vous perdez la guerre
44:37puisque vous n'avez plus de munitions
44:38donc c'est aussi simple que ça
44:39je veux dire
44:39et aujourd'hui nous Européens
44:42on n'a pas cette faculté
44:44à avoir cette dureté
44:46et dans la durée
44:48au niveau d'un conflit
44:50de haute intensité
44:51est-ce que vous êtes en mesure
44:52de nous dire à peu près
44:53ce qui reste en Iran ou pas
44:57je crois à chaque fois
44:57on dit
44:58enfin si on écoute
44:59le président américain
44:59Donald Trump
45:00ça y est on l'a détruit
45:01on a détruit
45:02le site de production
45:04de missiles
45:05on a détruit ceci
45:05il y a une polémique
45:06en ce moment en Allemagne
45:07qui est peut-être
45:08assez révélatrice
45:08de ce qui se passe
45:09vous avez le patron
45:10de Rheinmetall
45:10qui s'est attiré les foudres
45:11et à juste titre
45:12parce qu'il a
45:13de manière peut-être
45:14un peu inconsidérée
45:15dans un interview
45:16il y a deux jours
45:17considéré que les producteurs
45:19de drones
45:19étaient une affaire
45:20de ménagères ukrainiennes
45:21qui produisaient leurs drones
45:23dans leur cuisine
45:24outre le fait
45:25que d'abord
45:25c'est d'une
45:26c'est d'une arrogance
45:28absolue
45:29mais ça montre
45:29qu'aujourd'hui
45:30le sujet
45:31c'est qu'en fait
45:31la production
45:32est quasiment
45:36enfin potentiellement
45:37infinie
45:38puisqu'effectivement
45:39ces drones
45:40relativement peu sophistiqués
45:41les Shahid
45:42c'est quand même
45:43beaucoup plus sophistiqué
45:44peuvent se produire
45:47de manière
45:47extrêmement décentralisée
45:48et c'est d'ailleurs
45:50leur intérêt
45:50aujourd'hui en Ukraine
45:51même les plus gros
45:52producteurs de drones
45:53les Skyfall
45:54et autres
45:54ont décentralisé
45:56leur production
45:56parce que plus
45:57ils concentrent
45:58leur production
45:58plus en fait
45:59ils deviennent
46:00des cibles
46:01vulnérables
46:01donc pour moi
46:03c'est aussi une opportunité
46:04c'est en fait
46:04une opportunité
46:05de réinventer
46:06aujourd'hui
46:07notre industrie
46:08pour la rendre
46:09beaucoup plus résiliente
46:10parce qu'elle est centralisée
46:12flexible
46:13parce qu'elle pourra monter
46:14un peu
46:14le modèle Zara
46:16vous voyez
46:16où on produit
46:17une collection
46:17et une fois qu'il est épuisé
46:19on passe à une deuxième
46:20et en fait on inonde
46:21comme ça le marché
46:22au lieu de faire des stocks
46:23qui très vite se périment
46:24Vous êtes d'accord
46:24Michel Camérol ?
46:25Complètement
46:26et puis on le voit bien
46:27C'est un logiciel
46:28complètement différent
46:30Non mais on le voit bien
46:31même aux Émirats
46:32pour l'armée française
46:34aujourd'hui
46:35on voit bien que
46:36effectivement
46:37les MICA
46:37sont une réponse
46:39tout de suite
46:39parce qu'il fallait
46:40répondre tout de suite
46:41mais dans la durée
46:43c'était pas tout à fait
46:43la bonne solution
46:45aujourd'hui
46:47l'armée française
46:48est en train
46:49de déployer
46:49des tigres
46:50armés de canons
46:52qui sont censés
46:53détruire des chahed
46:55dans le ciel
46:56des Émirats
46:57Un point quand même
46:58lorsque je vous écoute
46:59quand même
47:00on voit bien que
47:01en fait les munitions
47:02étaient
47:03on va être optimiste
47:05étaient une variable
47:08d'ajustement en fait
47:09budgétaire
47:10non ?
47:11Complètement
47:11pendant des années
47:13dans les années 2000
47:142010
47:15pendant des années
47:16pour lancer un programme
47:18vous regardiez
47:20comment vous pouviez
47:21financer le programme
47:23les munitions
47:24étaient la variable
47:24d'ajustement
47:25c'était une variable
47:27d'ajustement
47:27commode
47:28qui permettait
47:29de lancer
47:29des grands programmes
47:30et c'était bien
47:31mais au final
47:33les armées françaises
47:35ne s'entraînaient pas
47:36à la hauteur
47:36des standards
47:37de l'OTAN
47:38Vous êtes d'accord avec ça
47:39c'est un peu dur
47:40à ce que vous écrivez
47:41dans votre tribune
47:42que vous avez publié
47:43Le vrai risque
47:44c'est d'être Winchester
47:45c'est-à-dire
47:45à court de munitions
47:46puisque là
47:48aujourd'hui
47:49pour répondre
47:49à votre question
47:50l'estimation
47:51elle est quand même
47:51que la capacité iranienne
47:53a été très fortement touchée
47:54puisque les attaques
47:55ont très fortement diminué
47:56moins 80
47:58moins 90%
47:59par rapport
47:59aux premiers jours
48:00de la guerre
48:00donc clairement
48:01les installations industrielles
48:03les plus sophistiquées
48:04ont été touchées
48:05mais ce qu'on voit aussi
48:06c'est que les attaques
48:07maintenant sont
48:08beaucoup plus ciblées
48:09vous citiez le cas
48:09de l'Aouax
48:10l'Aouax
48:11c'est effectivement
48:12600-700 millions de dollars
48:14c'est cet avion
48:15vous voyez
48:15avec cet énorme radome
48:16qui permet d'être
48:17un centre de commandement
48:19projeté
48:20qui permet en fait
48:20de tout voir
48:21qui a permis
48:21les attaques
48:22notamment en Iran
48:23les fameuses
48:23et notamment
48:24contre Al-Rhamini
48:25donc effectivement
48:26on est dans des théâtres
48:29qui sont de plus en plus
48:29transparents
48:30au sens où
48:31on voit tout ce qui se passe
48:32et aujourd'hui
48:33la capacité de gagner
48:35elle est dans la masse
48:36mais elle est aussi
48:37dans la capacité
48:37à fusionner
48:38toute cette information
48:39ce sur quoi
48:40aujourd'hui
48:41les américains
48:41ont un avantage
48:42encore décisif
48:44puisqu'ils arrivent
48:44à tout fusionner
48:45notamment grâce
48:46à l'intelligence artificielle
48:48des données
48:48très hétérogènes
48:49venant des capteurs
48:50des satellites
48:51de leurs drones
48:52c'est pas quelque chose
48:53c'est pas un ministère
48:55très sophistiqué
48:55qui a détruit
48:56cet AWAC
48:57c'est ça qui est
48:58quand même paradoxal
48:59oui c'est paradoxal
49:01mais encore une fois
49:02c'est inquiétant
49:03non c'est pas très inquiétant
49:04parce que dans une guerre
49:05de haute intensité
49:06vous avez de l'attrition
49:07quoi qu'il arrive
49:07il arrive qu'effectivement
49:10des armements low cost
49:12touchent un armement
49:15sophistiqué
49:15moi je pense
49:16comme le dit André
49:18il faut la masse
49:20et la technologie
49:21et c'est complémentaire
49:23donc
49:24oui
49:25et les hommes
49:27vous avez mentionné ça
49:28tout à l'heure
49:29parce que vous avez dit
49:30c'est très bien
49:31il faut
49:32il faut de la masse
49:33enfin donc
49:33il faut
49:34des produits
49:35qui ne coûtent pas trop cher
49:36il faut
49:37au contraire
49:38des produits
49:38avec une très haute
49:41intensité technologique
49:42mais la question des hommes
49:43on voit bien quand même
49:44que dans cette guerre
49:45où personne n'a encore débarqué
49:47la question se pose aujourd'hui
49:49parce qu'ils n'arrivent pas
49:49les américains
49:50ils n'y arrivent pas
49:51et ce qui est très intéressant
49:52on a vu la tournée
49:53de Zelensky
49:54dans le golfe
49:55il y a 2-3 jours
49:57et je vois l'image
49:58alors pour ceux qui nous écoutent
49:59ne la voient pas
50:00mais derrière vous
50:00qui est un opérateur de drones
50:02aujourd'hui
50:03juste penser
50:04qu'en achetant des drones
50:06on va très très vite
50:07avoir la capacité
50:08à projeter
50:08cette nouvelle capacité
50:10c'est une erreur
50:10parce qu'aujourd'hui
50:11de plus en plus
50:12l'opérateur de drones
50:13devient ce qu'on appelle
50:15une cible
50:16à très haute valeur
50:16puisque lui
50:17pourra
50:19coordonner ses attaques
50:20avoir une capacité
50:21d'intégration
50:22de toutes ces
50:23et donc en fait
50:23aujourd'hui
50:24penser que tout s'automatise
50:26est une erreur
50:27il faudra encore
50:28plus que jamais
50:29des gens capables
50:30de coordonner
50:31cet effort
50:33mais c'est des gens différents
50:33et c'est pour ça
50:34aujourd'hui
50:35que Zelensky est allé
50:35avec je crois
50:36200
50:37200
50:38il y a un accord
50:39de production de drones
50:39je crois
50:40il y a la production de drones
50:42mais il faut aussi
50:43penser à la formation
50:44et à la protection
50:45maintenant
50:46de ces opérateurs
50:47de drones
50:48qui vont ensemble
50:48un drone seul
50:49aura peu d'utilité
50:51c'est ce qui fait
50:51la force
50:52de l'armée ukrainienne
50:53c'est le fait
50:54d'avoir formé
50:55des milliers
50:55d'opérateurs
50:56de drones
50:56et des milliers
50:57d'opérateurs
50:58de planificateurs
50:59de missions de drones
51:00c'est ça qui fait
51:01la force aujourd'hui
51:01de l'Ukraine
51:03face à la Russie
51:04oui et qui est même
51:05en train de tenir tête
51:06et de reprendre du terrain
51:07un peu on en parle moins
51:08parce qu'on est tous
51:09focalisés sur le Moyen-Orient
51:10mais on avait l'impression
51:11que la Russie
51:12était en train de marquer
51:13des points successifs
51:14et là c'est plutôt
51:15tout l'inverse
51:16c'est à dire qu'on voit
51:17que les ukrainiens
51:18sont en train
51:18de récupérer
51:19du territoire
51:20qui avait été occupé
51:21quelle ironie
51:22d'ailleurs de voir
51:23aujourd'hui
51:23les ukrainiens
51:24arriver quasiment
51:25en sauveur
51:27dans le golfe
51:28pour apporter
51:28des solutions
51:30et les ukrainiens
51:31arrivent en plus
51:33poussent leur avantage
51:34une décision
51:35qui a été peu commentée
51:37mais qui date
51:37je crois
51:37du 11 mars
51:38où le ministre
51:39le nouveau ministre
51:40de la défense
51:41Fedorov
51:42qui était l'ancien
51:43ministre du digital
51:44a annoncé
51:45la mise en ligne
51:46de 2 millions d'heures
51:48de vidéos
51:49de champs de bataille
51:51pour que
51:52les opérateurs
51:53de drones
51:53de missiles
51:54enfin de systèmes
51:55de combat
51:55puissent entraîner
51:57sur une base
51:59de données
51:59unique au monde
52:00leurs outils
52:01dans une espèce
52:02de réalité virtuelle
52:03et pouvoir
52:04les améliorer
52:06les sophistiquer
52:06plus rapidement
52:07et
52:08c'est peut-être
52:11un message
52:11c'est peut-être
52:13un message
52:13aussi
52:14pour nos propres
52:14industriels
52:15moi ce que
52:16je suis en train
52:17de voir
52:17alors certes
52:18ils partent de loin
52:19mais ce qui est en train
52:20de se passer en Ukraine
52:21c'est aussi
52:22l'émergence
52:23d'une industrie
52:24de la défense
52:25qui
52:25on espère tous
52:27que la guerre
52:27va se terminer
52:27de bonne manière
52:28pour l'Ukraine
52:29qui une fois la guerre
52:30terminée
52:31auront à la fois
52:32des capacités
52:33extrêmement sophistiquées
52:34Michel et moi
52:35l'avons
52:36souligné ça
52:36mais en plus
52:37ils auront
52:37des surcapacités
52:38qu'est-ce qui va se passer
52:39ils vont partir
52:40à la conquête
52:40du monde
52:41ça va devenir
52:42des concurrents
52:43redoutables
52:44donc le message
52:45c'est
52:47associons-nous
52:47avec eux
52:48un
52:48pour les aider
52:49aujourd'hui
52:49c'est ce qui est
52:50la bonne chose
52:50à faire
52:51mais en plus
52:51pour penser
52:52à l'avenir
52:53je ne suis pas sûr
52:54qu'ils avaient besoin
52:55de nous
53:07c'est ça
53:07sur les deux pays
53:08André
53:10notamment sur l'industrie
53:10de la défense
53:11pourquoi ?
53:11parce qu'avant
53:12c'était
53:13les constructeurs
53:14automobiles
53:15on voit bien
53:15que ça se porte très mal
53:16donc aujourd'hui
53:17l'avenir de l'industrie
53:18c'est quoi ?
53:19c'est la défense
53:20et que donc
53:21ils ont très bien compris ça
53:22en Allemagne
53:23ils mettent 100 milliards
53:24sur la table
53:24pour récupérer
53:26reprendre le leadership
53:27sur la défense
53:29et nous en France
53:30il faut qu'on y arrive aussi
53:31parce que là
53:33les Allemands
53:33ne veulent pas
53:34nous reprendre ce leadership
53:35et puis il y a les Polonais
53:36et les Ukrainiens
53:38donc on n'est pas seul
53:39sur ce créneau
53:39Ah non
53:40on n'est pas du tout seul
53:41je veux dire
53:41les Allemands
53:42ça fait quand même
53:43depuis je dirais
53:4415 ans
53:45dans un livre blanc
53:46qu'ils avaient publié
53:47au début des années 2010
53:48ils voulaient être
53:49le leader européen
53:51dans le spatial
53:52et le leader européen
53:53dans la défense
53:54sans la France
53:55et jusqu'ici
53:56ils n'avaient pas
53:57les moyens
53:57aujourd'hui ils le mettent
53:59et donc on va
53:59alors ça ne va pas
54:01se faire tout de suite
54:01parce que 100 milliards
54:03plus les budgets
54:04évidemment
54:05de la défense allemand
54:07il faut quand même
54:08reconstruire
54:08une industrie allemande
54:11de la défense
54:12beaucoup plus dimensionnante
54:14alors ils sont très bons
54:15dans l'armement terrestre
54:16mais le reste
54:18il faut qu'ils reconstruisent
54:19tout ça
54:19et donc
54:21ça ne se fera pas
54:21tout de suite
54:22L'effet Winchester
54:23merci beaucoup
54:24c'était passionnant
54:25on n'y est pas encore
54:26quand même dans l'effet
54:27il en reste
54:28on est encore dans la marge
54:29on a encore des choses
54:30dans la besace
54:31merci André
54:32d'avoir été avec nous
54:33merci Michel Cavirol
54:34voilà c'est la fin
54:35de ce 18-19
54:36on se retrouve demain
54:37bien sûr
54:37tout de suite
54:38vous retrouvez Stéphanie Collot
54:39pour son grand journal de l'écho
54:41bonne soirée
54:43le 18-19
54:45d'Edwish Chevrion
54:46sur BFM Business
54:47Stéphanie Collot
54:47Stéphanie Collot
54:476-20
Commentaires