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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. Deux invités aujourd'hui d'abord, Philippe Salle, le patron d'Atos,
00:15enfin de Fiondo Plateau.
00:17Après une restructuration menée à un rythme d'enfer, ça devait aller mieux, ça va un peu mieux, c'est
00:25pas encore formidable.
00:26Mais il faut dire qu'en plus, avec ce qui se passe au Moyen-Orient, ça complique la restructuration de
00:31la dette financière d'Atos.
00:33Il va tout nous expliquer.
00:34Et puis ensuite, c'est Laurent Dumas, le promoteur immobilier, le patron d'Emerich qui sera avec nous.
00:38Vous savez que le Mipim ouvre ses portes aujourd'hui à Cannes, toute la semaine.
00:43Normalement en 2026, ça devait être une éclaircie, mais là aussi, la donne est complètement bouleversée.
00:48Tout de suite, le journal avec Stéphanie Collot qui rentre de Dubaï.
00:54Le journal.
00:55Ça y est, on l'a récupérée.
00:57Bonsoir Stéphanie.
00:58Bonsoir Edwige.
00:59Également, Ravie.
01:00En pleine forme.
01:01Il est 18h, tout de suite, le journal de l'Eco.
01:03Et on commence justement par cette guerre.
01:05Ça fait le dixième jour de guerre au Moyen-Orient.
01:07Mais les prix du pétrole et du gaz s'envolent.
01:10Effectivement, ce matin, plus 28% pour le baril de Brent, plus 31% pour le WTI.
01:16C'est sa plus forte hausse journalière jamais enregistrée.
01:19Le baril s'installe désormais au-dessus des 100 dollars.
01:23Selon l'Union Européenne, cette hausse des prix risque de provoquer un choc stagflationniste majeur sur l'économie mondiale et
01:29européenne.
01:29C'est-à-dire la combinaison d'une forte inflation couplée à une faible croissance.
01:34En France, le gazole a atteint la barre symbolique des 2 euros le litre, selon une moyenne calculée par l
01:40'AFP.
01:41Un seuil inédit depuis l'été 2022.
01:43Sébastien Lecornu annonce 500 contrôles dans les stations-service contre les hausses abusives.
01:48Pour l'instant, l'exécutif exclut de nouvelles aides à l'achat de carburant.
01:52Il est trop tôt, a déclaré la porte-parole du gouvernement.
01:55Emmanuel Macron s'est rendu sur le Charles de Gaulle en fin d'après-midi.
01:58Il dit que le déploiement du porte-avions au Méditerranée orientale est une réponse à la déstabilisation de la région.
02:04Nous ne participons pas à un conflit en cours, a-t-il ajouté.
02:08Le président appelle par ailleurs à préserver la liberté de circulation dans le détroit d'Hormuz.
02:12Ce matin, le pouvoir iranien a averti que le détroit restera dangereux tant que la guerre durera.
02:18De son côté, Donald Trump dit ne pas être content de l'élection du nouveau guide suprême iranien,
02:24Moustaba Ramenei, qui succède à son père, l'Ayatollah Ali Ramenei.
02:27Au Liban, le Hezbollah lui a d'ailleurs prêté allégeance.
02:30La milice chiite lui promet sa loyauté.
02:33Les conséquences de ce conflit se font toujours ressentir dans les airs.
02:37Lufthansa prolonge la suspension de ses vols vers Dubaï, Abu Dhabi, Beyrouth, Tel Aviv et Téhéran.
02:41Au moins jusqu'au 15 mars, la France va affréter de son côté dans les prochains jours
02:477 vols supplémentaires pour rapatrier ses ressortissants du Moyen-Orient.
02:537500 demandes d'assistance au rapatriement sont toujours effectives.
02:56Et puis dans le reste de l'actualité, 2025 a de nouveau été une année cauchemardesque pour beaucoup de patrons.
03:03Selon le baromètre publié chaque année par GSC et Altares,
03:08près de 61 500 chefs d'entreprise ont perdu leur emploi.
03:13Suite à la liquidation de leur entreprise, c'est un nouveau record.
03:17La moitié d'entre eux travaillent dans le commerce ou la construction.
03:2118h02 sur BFM Business, les marchés.
03:26Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:28Bonsoir Antoine.
03:29Bonsoir Stéphanie.
03:29Bonsoir Antoine.
03:30Bonsoir Antoine.
03:31Et sans surprise Antoine, le CAC termine dans le rouge.
03:33On termine dans le rouge mais on limite quand même considérablement la casse.
03:36Vous vous souvenez à l'ouverture on perd des 2%.
03:38Là on perd 0,98% sur le CAC 40.
03:42On semble s'être trouvé quelques supports.
03:44Alors vraiment à très court terme.
03:45Le marché reste quand même très nerveux, très volatil.
03:487 915 points.
03:50Tout ça est dû notamment à un retournement de tendance assez violent là aussi sur les prix du pétrole.
03:55On est allé jusqu'à 115 dollars sur le Brent ce matin sur les marchés asiatiques.
03:59Et là on redescend sous les 100 dollars.
04:0298,89 dollars pour le Brent de Mer du Nord.
04:05Et autour des 94 pour le brut léger américain.
04:09On a même un indice en Europe qui termine dans le vert.
04:12C'est l'Euronext Tech Leaders.
04:13Là aussi il y a eu un retournement de tendance et un brusque reversal comme on dit sur les marchés
04:17autour des valeurs technologiques.
04:19Et le trio de tête du CAC 40 ne ment pas.
04:21Là il en dit long sur l'état d'esprit des marchés.
04:23Thalès, première hausse à plus 2,57%.
04:26247,50 euros.
04:28Total énergie évidemment plus 1,3%.
04:3068,89 euros.
04:31Et ST Micro qui vient s'intercaler à plus 1,97 à 27,68 euros.
04:36Sinon évidemment ça a été des dégagements sur tous les autres secteurs.
04:39C'est particulièrement la métallurgie qui a souffert aujourd'hui.
04:42Avec ArcelorMittal qui a perdu 3,9% à 46,04 euros.
04:46Mais souvenez-vous en début de journée on était à moins 6.
04:48Donc là aussi on a limité la casse.
04:50En revanche c'est assez violent autour d'Aperham le spécialiste de l'inox qui lui perd 7% à
04:5534,74 euros.
04:56Mention spéciale pour Nanobiotics qui termine plus forte hausse du SBF 120 dans un tel marché.
05:02C'est quand même une performance à souligner.
05:04Plus 16,9% à 33,50 euros.
05:08Un petit mot des devises.
05:09On reste sur les niveaux de correction de ce matin avec notamment un euro dollar qui est à 1,1585.
05:14Et l'once d'or fin qui ne fait plus grand chose et qui s'est arrêté du côté des
05:175100 dollars.
05:19On est à 5113 points.
05:21La vraie valeur refuge en ce moment.
05:22Ça reste donc le dollar à court terme.
05:25Merci beaucoup.
05:26On vous retrouve Stéphanie à 19h pour le Grand Journal de l'écho.
05:2919h, 19h30.
05:30Tout de suite Philippe Salle, le patron d'Atos.
05:43Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon invité Philippe Salle, le président directeur général d'Atos Group.
05:49Bonsoir Philippe Salle.
05:50Bonsoir.
05:50Merci d'être là.
05:52Il a fallu beaucoup de persuasion pour vous faire venir ici.
05:55Ça fait tout juste un an que vous avez pris les rênes d'Atos.
05:59C'était Atos qui a connu une descente aux enfers.
06:03Vous avez publié vos résultats pour 2025.
06:06C'était vendredi.
06:08Vous avez fait des annonces.
06:09Vous allez encore en refaire, je crois, mercredi.
06:12Vous allez nous expliquer un peu où est-ce que vous en êtes,
06:14sachant que votre plan que vous avez mis en place,
06:18il est un peu plus long à se mettre en place.
06:21Mais surtout, c'est que la guerre, ce qui se passe au Moyen-Orient,
06:24évidemment, ça va bousculer un peu tous les plans stratégiques
06:28qui ont été concoctés.
06:30Philippe Salle, vous diriez que ça y est,
06:32vous êtes vers la sortie de l'enfer pour Atos ?
06:34Oui, c'est fait.
06:35Je pense qu'on a sorti Atos de l'ornière.
06:38Comme vous l'avez dit, 23-24, ça a été une situation très compliquée
06:43sur laquelle Atos était en quasiment défaut de paiement de sa dette.
06:47Et puis, il y a eu une restructuration financière
06:49qui a été faite fin 24,
06:52ce qui nous a permis ensuite de lancer notre plan d'exécution
06:54que j'ai appelée Genesis en mai 2021.
06:55Genesis, le retour aux sources.
06:57Voilà.
06:58Et sur lequel, 90% du plan a été exécuté en 2025,
07:01ce qui nous a permis de redevenir et profitables
07:04et surtout d'avoir la base de coûts, en fait, la bonne pour le futur.
07:08Oui.
07:09Alors, en même temps, vous dites ça,
07:10j'ai lu attentivement vos commentaires,
07:12ce que vous avez dit, effectivement.
07:13Vous avez une marge de 4,4%.
07:15Vous avez un objectif de la doubler.
07:18Puis, en même temps, vous avez quand même une perte de lourde perte d'un milliard 6.
07:22Vous avez un chiffre d'affaires qui s'est contracté de plus de 11%.
07:27Donc, il y a un petit peu...
07:29Ça dépend de quel côté on voit le vert, quoi.
07:30Oui.
07:31En fait, le chiffre d'affaires a baissé de 14% en 2020.
07:3414%, vous voyez.
07:35C'est énorme.
07:35Mais on a doublé notre EBIT.
07:37Donc, en fait, notre résultat opérationnel.
07:39On est passé d'environ 170 à 350 millions.
07:42Mais il y a eu tous les efforts de restructuration qu'on a faits.
07:44Le plan de Genesis coûte 700 millions.
07:46On a sorti quand même quasiment 20 000 personnes en un an.
07:49Donc, ce qui est énorme dans différentes géographies, entre des ventes, des sessions d'actifs et des fermetures de pays.
07:55Et puis aussi, ce qu'on appelle un reset, en fait, de la base de coûts dans nos différentes géographies.
08:01Donc, oui, en fait, on a la conséquence de ce qui s'est passé en 2024.
08:05C'est-à-dire que beaucoup de clients, en fait, ont arrêté certains contrats de peur qu'Atos disparaissent.
08:09Oui.
08:10Et nous, ce qu'on a fait, simplement, c'est qu'on a remis la base de coûts en face
08:13de ce qu'on estime être un chiffre d'affaires qui sera stable.
08:16Oui, ça veut dire que vous avez fait, comme on dit pudiquement, et pas très élégant, mais vous avez nettoyé
08:19votre portefeuille.
08:20C'est-à-dire que vous avez fait sortir certains clients.
08:24Exactement.
08:24Pour vous, les contrats n'étaient pas suffisamment rentables.
08:27Exactement.
08:27Et puis, il y en a certains qui sont partis d'eux-mêmes, notamment anglo-saxons.
08:30Exactement.
08:31Donc, en fait, UK et US, vous avez complètement raison.
08:33Ce sont des pays sur lesquels les départements des risques sont plus forts.
08:37Donc, on posait, en fait, des contraintes.
08:39Ils nous ont interdit, en fait, tout simplement de soumissionner à des appels d'offres.
08:44Ça a été moins le cas en Europe.
08:45Heureusement, certains de nos clients étaient assez fidèles.
08:47Nous continuons à travailler avec nous, même s'ils savaient qu'il y avait un risque.
08:50Mais c'est vrai qu'on subit, en fait, tous les dégagements qui ont été décidés en 2024.
08:552025, c'est vraiment, voilà, j'irais, la conclusion de ça.
08:59Et je pense qu'en 2026, on est maintenant sur la bonne base.
09:02Je pense qu'il n'y a plus aucun client, maintenant, qui a peur.
09:04Je pense que la plupart de nos clients sont rassurés.
09:06Et maintenant, c'est à nous, maintenant, de gérer le rebond qui se fera certainement au deuxième semestre.
09:10Oui, mais en même temps, vu la baisse de votre chiffre d'affaires, il y a eu des sessions, vous
09:14l'avez dit.
09:15Mais il y a eu un effet confiance qui a mis un petit peu de temps, quand même, à revenir,
09:19si on peut dire qu'il est revenu.
09:21Non, mais en fait, la cicatrice est forte.
09:23Et c'est peut-être là-dessus où j'ai péché par optimisme.
09:25Mais c'est que je pensais qu'en un ou deux ans, on arriverait à redresser la barre du point
09:29de vue des clients.
09:30La vérité, c'est qu'en fait, on est plutôt sur un temps entre deux et trois ans.
09:33Donc, ça va se faire entre courant 26 et 2027.
09:36Et donc, c'est pour ça qu'on estime qu'en fait, le rebond va se faire au deuxième semestre
09:40de cette année.
09:41Et une accélération de la croissance en 2027.
09:45Vous diriez quoi ? Vous avez vécu un véritable cauchemar, là, depuis que vous êtes arrivé, depuis un an.
09:49Est-ce que vous attendiez ? Alors, vous êtes un spécialiste du retournement, surtout dans ces secteurs.
09:54On va rester pudique, là encore.
09:56Mais est-ce que vous attendiez quand même à ce que vous avez découvert ?
10:01Alors, d'abord, je pense que toute situation est redressable.
10:05Voilà, ça fait 27 ans que je suis PDG, donc j'ai vu beaucoup de choses dans ma vie.
10:09Et Atos ne déroge pas à cette règle.
10:13Je pense que, simplement, le traumatisme est très sérieux.
10:17C'est la première fois que je gère une entreprise qui a subi un choc massif en 2024.
10:23Comme je vous l'ai dit, certains pensaient que même on allait disparaître, en fait.
10:25On allait déposer le bilan.
10:27En plus, il y avait un projet de scission de casser la société en deux.
10:30Un projet de scission, un projet de reprise avec Daniel Stretinsky.
10:34Il y avait vraiment un cocktail pour...
10:36La Yanni, Butler, il y a eu tout, quoi.
10:38Oui, il y a eu un grand épisode avant que j'arrive.
10:40Donc, non, j'ai presque envie de dire que je n'ai pas été surpris,
10:43parce que je sais que l'entreprise a été meurtrie et c'est tout à fait normal.
10:47Je pense qu'on a des forces vives qui sont très attachées à Atos,
10:50ce qui est une très bonne chose.
10:51C'est-à-dire que quand on regarde le turnover de nos équipes, il est très faible,
10:54aux alentours de 13-14%.
10:55Même l'année 2024, qui était une année sur laquelle, finalement,
10:58beaucoup de gens auraient pu partir.
11:00Et donc, ça, c'est une des forces, je pense, d'Atos.
11:01C'est qu'on a des équipes qui sont au travail, qui aiment Atos,
11:05qui continuent à délivrer, en fait, les services qui sont demandés par nos clients
11:09à des niveaux d'excellence qui sont très forts.
11:11Il y a une question qui n'est pas...
11:12J'imagine que la réponse n'est pas facile, mais je vous la pose quand même.
11:15Est-ce que Thierry Breton est responsable de cette situation
11:18dans laquelle vous avez trouvé Atos ?
11:20Je ne peux pas répondre à cette question-là.
11:22Je pense que c'est un enchaînement de beaucoup de décisions.
11:25Je ne sais pas.
11:25Franchement, je ne regarde pas.
11:26Non, mais parce qu'est-ce qu'il a eu les yeux plus gros que le vent ?
11:28C'est-à-dire que c'est un entrepreneur, c'est quelqu'un qui va de l'avant,
11:30c'est quelqu'un...
11:31Il a fait un accord avec Siemens, il a racheté une partie,
11:34il a racheté Sontel aux États-Unis,
11:36il avait racheté Bulle, qui dirigeait avant.
11:38Donc, c'est quelqu'un qui a eu beaucoup d'ambition pour Atos.
11:40Mais justement, trop.
11:43La croissance doit être assimilable, disons.
11:46Et effectivement, je pense qu'il y a eu une croissance trop forte
11:48et non assimilée.
11:50Il faut savoir intégrer des équipes, ce qui n'a pas été le cas.
11:53La vision, en tout cas, est la bonne.
11:54C'est-à-dire que pour jouer dans la cour des grands,
11:56il faut faire à peu près 10 milliards.
11:57Et donc, c'est vraiment l'objectif qu'on s'est fixé.
12:00Donc là, vous êtes à 8 ?
12:01Là, on est à 8.
12:02On sera même plutôt aux alentours de 7 plus à partir de 2026.
12:04Oui, parce que c'est bizarre.
12:05Vous êtes contents.
12:06Et en même temps, ce que je disais en introduction,
12:08votre chiffre d'affaires se contracte.
12:11Oui, le chiffre d'affaires se contracte.
12:12Mais la rentabilité va encore quasiment monter de 60 % cette année.
12:15C'est-à-dire qu'on essaie simplement de mettre la base qu'il faut
12:17pour pouvoir rebondir.
12:19C'est ça qui est très important pour moi.
12:20Quelle est, je dirais, la géographie dans laquelle on veut jouer ?
12:24Quels sont les services dans lesquels on veut jouer ?
12:25Et donc, c'est ça qu'on est en train de remettre en place.
12:29Ça, c'est ce que vous êtes en train de remettre en place.
12:31Alors, est-ce que vous n'êtes pas trop optimiste ?
12:32C'est vous-même qui l'avez dit, Philippe Salle,
12:34que sans doute vous l'avez déjà été un peu trop
12:37pour vos ambitions 2025 et 2026.
12:40Là, vous avez un plan encore très ambitieux.
12:42Vous voulez doubler votre marge à 7 %,
12:45puis encore la doubler.
12:46Vous voulez même lancer un nouveau plan stratégique.
12:49Et puis, il y a ce qui se passe aujourd'hui,
12:52guerre au Moyen-Orient,
12:53avec quand même un doute
12:57qui pèse comme une épée de Damoclès,
12:59un peu sur l'économie mondiale.
13:00Je ne sais pas très bien combien de temps ça va durer.
13:02Tout à l'heure, Emmanuel Macron a dit
13:04plusieurs semaines.
13:05J'imagine que notamment l'impact que ça peut avoir
13:07sur les taux d'intérêt,
13:08sur la restructuration de votre dette,
13:10qui est quand même la clé de la survie d'Atos.
13:14Alors, notre dette, là, vous avez raison,
13:16c'est qu'aujourd'hui,
13:17les fenêtres de tir pour renégocier de la dette
13:19sont fermées.
13:20Donc là, aujourd'hui,
13:21si je voulais aller sur le marché,
13:23lever de la dette pour rembourser,
13:24la réponse, c'est non.
13:27Mais les marchés, ça bouge très, très vite.
13:29C'est-à-dire qu'une fois que la guerre va se terminer,
13:31en semaine, en mois,
13:31je pense que personne ne sait aujourd'hui.
13:33Nous sommes prêts, en fait.
13:34C'est ça, la vérité.
13:35La première échéance d'Atos,
13:37c'est décembre 2029.
13:38Donc, on a largement le temps
13:40de pouvoir renégocier notre dette.
13:41Si ce n'est pas en 26,
13:42ce sera en 27, on verra.
13:44Mais pour nous, le mieux sera mieux.
13:45Le plus tôt sera le mieux.
13:47Bien sûr.
13:48Maintenant, on s'est préparé.
13:50On est prêts exactement à lever une partie,
13:51à rembourser une autre partie.
13:53Et on verra quelle est la meilleure fenêtre de tir courant 26.
13:56Parce que, en mettant l'ensemble du secteur informatique souffre.
13:59On a vu Dassault Systèmes,
14:01on a vu SAP.
14:02Vous aussi, j'imagine que votre business lui-même
14:05est quand même impacté.
14:07Alors, il y a eu une grande frayeur, en fait,
14:09début février,
14:10sur tous les marchés d'informatique et software.
14:13Oui.
14:14Comme quoi, entre guillemets,
14:15l'intelligence artificielle a nous remplacé.
14:18Ce qui est une ânerie sans nom.
14:20Mais ce n'est pas très grave.
14:21Les marchés, toujours, de toute façon,
14:23réagissent de tout trop, en fait.
14:24Ou à la hausse ou à la baisse.
14:25Là, on est trop, en fait, en réaction à la baisse.
14:27Il va y avoir des impacts, c'est sûr.
14:29C'est-à-dire qu'il ne faut pas rêver non plus.
14:31Le fait que l'intelligence artificielle
14:33va changer nos métiers,
14:34oui, ça va arriver dans les prochaines années.
14:36Ça va prendre du temps.
14:37Beaucoup plus en Europe, d'ailleurs, qu'aux États-Unis.
14:39Mais il est évident qu'effectivement,
14:41la façon dont on travaille aujourd'hui
14:42et celle dont on travaillera demain
14:43va être quand même beaucoup changée
14:45dans les prochaines années.
14:45Alors, maintenant, on va regarder un peu
14:47qu'est-ce que vous ambitionnez, justement,
14:49pour Atos.
14:51Parce que, nettoyage du portefeuille,
14:54notamment anglo-saxons,
14:55c'est-à-dire, là aussi,
14:57certains des entreprises ne voulaient plus de vous,
14:59mais maintenant, vous,
14:59vous ne vouliez plus de certains de vos clients.
15:00Mais c'est en train, ça y est,
15:02là, vous considérez que votre base de clientèle
15:04est la bonne, en tous les cas,
15:06en termes de marge et d'objectifs de marge.
15:09Mais maintenant, vous êtes en train un peu
15:12de repositionner Atos
15:15sur certains pays, déjà,
15:17puisque vous sortez de l'Amérique latine,
15:19vous sortez de pays qui ne sont pas rentables,
15:21non plus.
15:23Et puis, en même temps,
15:24pour vous, vos marchés,
15:25c'est l'Amérique,
15:28la Grande-Bretagne,
15:29l'Allemagne et la France.
15:30C'est ça ?
15:31Ça, c'est nos quatre grands pays, exactement,
15:33qui font quasiment 70% du chiffre d'affaires d'Atos.
15:36En fait, nos zones,
15:37je dirais, de prédilection,
15:38c'est États-Unis, Europe,
15:40Moyen-Orient, Asie.
15:41Mais on est faible aujourd'hui au Moyen-Orient,
15:43faible en Asie.
15:43Oui, ça tombe bien en ce moment.
15:45Enfin, Moyen-Orient, pas Asie.
15:46C'est pas très grave,
15:46mais c'est vrai qu'il faut regarder ça sur le long terme.
15:48Il y a des besoins colossaux aujourd'hui
15:50sur des centres de données, etc.
15:51Et donc, je pense qu'on est très, très bien positionnés.
15:53Donc, oui, on a...
15:54Je pense qu'on a le bon périmètre aujourd'hui.
15:56On a effectivement fait le travail sur le portefeuille.
15:58Et maintenant, notre objectif,
15:59c'est d'aller transformer maintenant la société
16:01avec l'intelligence artificielle
16:02qui est vraiment notre grand pari de 2026.
16:05Oui, alors voilà.
16:06Atos, vous allez vous appuyer sur trois grands piliers.
16:10Exactement.
16:10Trois grands, ce qu'on appelle bets,
16:12enfin, c'est-à-dire Paris,
16:14sur lesquels, en fait,
16:15on va investir toute notre R&D.
16:17Donc, le premier,
16:18c'est l'intelligence artificielle
16:19avec ce qu'on appelle les agentic studios,
16:21c'est-à-dire des studios d'agents
16:22qu'on va proposer à nos clients.
16:24Non, pardonnez-moi,
16:24mais chaque fois que je reçois quelqu'un ici,
16:26il me dit,
16:26ah, l'intelligence artificielle,
16:28ah, l'intelligence artificielle.
16:29Donc, vous voyez, c'est un peu bateau, vous voyez.
16:30Oui, c'est un peu bateau.
16:31Donc, non, mais je veux dire,
16:33qu'est-ce que vous allez faire de plus,
16:35surtout que vous, c'est votre métier.
16:36Enfin, en tous les cas, c'est ce que vous voulez.
16:38En fait, l'intelligence artificielle
16:39a deux impacts sur des sociétés,
16:41enfin, grosso modo, deux impacts.
16:42Le premier, d'abord,
16:43c'est que ça permet de simplifier
16:44la façon dont on développe du software,
16:46parce qu'en fait,
16:47il n'y a plus besoin de développeurs
16:53qu'on fait des spécifications,
16:55mais après, c'est développé en automatique.
16:56Ça permet grosso modo
16:58de développer deux fois plus vite.
16:59Donc, ce qu'on va pouvoir simplement mettre en place,
17:02c'est une façon différente de développer
17:04et de permettre de mettre deux fois plus,
17:06en fait, d'output à nos clients.
17:09Vous pouvez nous donner un exemple ?
17:10Au lieu de prendre un software
17:12qu'on développe en 18 mois,
17:13on le développera en 9 mois, en fait.
17:14Tout simplement, ça régule le temps par deux.
17:16Donc, ça, c'est la première chose que ça va faire.
17:18Et la deuxième chose,
17:19c'est que ça met en place des agences,
17:20c'est-à-dire qu'en fait,
17:21on va mixer sur un processus
17:24qui travaille de côté humain
17:27et qui travaille du côté agent.
17:28Agent, c'est-à-dire intelligence artificielle.
17:30Et ça, c'est quelque chose qui va arriver
17:32dans tout ce qu'on appelle
17:33tous les process de back office,
17:35certains process de front office,
17:37dans les 1 à 3, 4 prochaines années.
17:40Donc, en fait,
17:41sur un process donné aujourd'hui
17:42où il y a 100 % d'humains,
17:44demain, ça sera, à mon avis,
17:4530-40 humains
17:46et à peu près 50-60 % par des agents.
17:48D'accord.
17:49Et donc là,
17:50vous avez,
17:51je crois que vous avez passé
17:53beaucoup de temps là-bas
17:53dans la Silicon Valley,
17:55vous êtes en train de créer
17:56un studio,
17:58des studios argentiques,
18:00avec...
18:00Alors, c'est un peu bizarre
18:02comme structure,
18:03c'est-à-dire que vous ne rachetez pas
18:04des sociétés,
18:05mais vous avez 5 sociétés
18:06qui, selon le processus,
18:08vont travailler pour vous.
18:10Non ?
18:10Si j'ai bien compris.
18:11En fait, on a géré
18:12un écosystème de partenariat
18:13très important,
18:14parce que certains, en fait,
18:15on n'a pas besoin de le faire,
18:16parce que c'est très bien fait
18:17par d'autres.
18:19Notre objectif, en fait,
18:20c'est simplement,
18:20c'est de proposer à des clients
18:22d'agentifier, en fait,
18:23leur process.
18:24Donc, on regarde le process,
18:26on regarde quelle partie
18:27du process va être faite
18:28par des robots
18:28et quelle partie du process
18:29va être faite par des hommes.
18:31et la partie qui sera donc
18:33faite par des robots
18:33ou par des agents.
18:34En fait, soit on les code
18:35nous-mêmes,
18:36soit on aide le client
18:37à les coder,
18:38soit on les maintient,
18:39soit c'est le client
18:39qui les maintient.
18:40Tout est possible
18:40dans les studios.
18:41Mais l'objectif pour eux,
18:42enfin, pour nous, bien sûr,
18:44c'est de leur proposer
18:44de décomposer leur process
18:47et de pouvoir ensuite
18:48mettre une partie du process
18:50en automatisation.
18:51Alors là, vous avez recruté
18:52une star,
18:55Florian Rota,
18:56que vous avez débauché,
18:58qui va vous aider là-dessus.
19:01Vous avez cinq sociétés,
19:03mais vous les avez
19:05évidemment déjà identifiées.
19:06Vous allez en prendre le contrôle
19:08ou comment ça va se passer ?
19:09Donc, Florian, effectivement,
19:10a rejoint le 1er septembre.
19:12Donc, c'est vraiment quelqu'un
19:13qui est très connu
19:13dans le monde
19:14de l'intelligence artificielle.
19:15Il est basé sur la côte ouest
19:16des États-Unis.
19:17Parce qu'il faut quand même savoir
19:18que tout se passe là-bas.
19:19Quand même, la plupart,
19:20il ne faut pas rêver.
19:21Je veux dire,
19:21beaucoup de choses se passent
19:22quand même aux États-Unis.
19:23Ensuite, nous, on a réfléchi
19:24avec Florian de l'écosystème
19:26dont on a besoin
19:26pour proposer une solution
19:28à nos clients.
19:29Il y a des choses
19:29qu'on sait faire en interne,
19:30il y a des choses
19:30qu'on préfère sous-traiter.
19:32Et donc, c'est cet écosystème
19:33plus nos forces internes
19:35qui permettra
19:36de donner la solution.
19:37Oui, mais l'autre point,
19:40lorsque je vous écoute,
19:41parce que ça fait beaucoup de gens
19:42qui vont connaître
19:43les secrets des entreprises.
19:45Alors vous,
19:45un de vos piliers, justement,
19:46c'est la cybersécurité
19:48et la souveraineté.
19:50Comment est-ce que vous pouvez
19:51assurer des entreprises
19:52qu'avec autant d'intervenants,
19:54la souveraineté,
19:56la protection de leurs données
19:57sera sauvegardée ?
19:58Alors, il faut savoir
19:59qu'on est maître d'œuvre,
20:00donc c'est nous qui prenons
20:01les projets,
20:02ensuite on sous-traite
20:03une partie,
20:03mais la sous-traitance,
20:05toutes les données,
20:06toutes les interactions
20:07sont complètement protégées.
20:09Donc, il n'y a rien
20:09qui va passer à l'extérieur.
20:11C'est pour ça, d'ailleurs,
20:12qu'on a aussi des partenariats
20:13avec des data centers
20:14qui restent privés,
20:15c'est-à-dire que les moteurs
20:16de LLM, d'entraînement,
20:18ne donnent pas leurs données
20:20au cloud.
20:21Donc, on reste vraiment
20:22dans un environnement
20:24complètement fermé
20:24pour les entreprises.
20:25Oui, ça c'est un point
20:26important pour aussi l'accès
20:27pour ça que vous mettez
20:28l'accent dessus
20:29parce que c'est tout l'enjeu.
20:31C'est-à-dire que ce que
20:32ne se rendent pas compte
20:32certaines entreprises,
20:33parce que parfois,
20:34certains de leurs employés
20:36utilisent des moteurs
20:37de LLM pour faire des tâches,
20:38c'est qu'ils utilisent
20:39des moteurs de LLM
20:40qui sont dans le cloud
20:40et donc toutes les données
20:42qui sont utilisées,
20:43en fait, deviennent publiques.
20:44C'est ça le grand danger,
20:45en fait.
20:45Donc, nous, en fait,
20:46ce qu'on essaye,
20:46c'est qu'on propose
20:47une solution
20:47où les données qu'on utilise
20:53dans la cyber,
20:53ça c'est à travers
20:54votre filiale ?
20:55Alors, en fait,
20:56dans la cyber,
20:57on a deux offres.
20:57En fait, on a une offre
20:58avec Eviden,
20:59effectivement,
20:59et on a aussi l'offre Atos
21:01qui fait plus du service,
21:03donc par exemple
21:03des service center,
21:05enfin, ce qu'on appelle
21:05des SOC.
21:07Il faut comprendre
21:07qu'en fait,
21:08la cyber va beaucoup
21:09évoluer aussi,
21:10à la fois par deux grandes vagues.
21:12Le premier,
21:12c'est les agents,
21:13c'est-à-dire qu'on va pouvoir
21:13attaquer de façon
21:14de beaucoup plus automatique
21:16et le deuxième,
21:17c'est le quantum,
21:18c'est-à-dire
21:18l'informatique quantum
21:19qui va arriver,
21:20entre 2030 et 2040,
21:22où là,
21:22ça va augmenter
21:24la rapidité des attaques.
21:25Et donc nous,
21:26en fait,
21:26on met des pare-feux
21:27pour ça
21:27sur les deux sujets.
21:28Oui, le quantique,
21:29c'est très important,
21:30on le voit avec
21:30l'introduction de Pascal.
21:32Mais en mettant,
21:32vous, vous faisiez
21:33justement des grands calculateurs
21:35du quantique
21:35à travers la filiale BDS
21:37que vous êtes,
21:39l'ex-bulle,
21:40que vous êtes en train
21:41de vendre à l'État.
21:42Est-ce que vous ne regrettez
21:43pas finalement ?
21:44Parce que maintenant
21:45qu'Atos est remis sur pied,
21:46que vous êtes en train
21:47de retrouver
21:48une forme de légitimité,
21:49en tous les cas,
21:49qu'il y a un avenir.
21:51Est-ce que vous ne dites pas
21:52qu'on n'aurait jamais
21:53dû céder BDS ?
21:54Non, parce qu'en fait,
21:55je pense qu'on ne peut pas
21:55mener tous les combats.
21:56Le combat du quantique
21:57est un combat très compliqué.
21:59Oui, mais vraiment vital.
22:01Je pense que Bulle
22:02sera avec l'État
22:03certainement mieux paré
22:04dans le futur
22:04qu'il serait avec Atos,
22:06en fait.
22:06D'accord.
22:07Donc nous, en fait,
22:08on pense...
22:09Enfin, la stratégie,
22:10c'est toujours un choix,
22:11en fait, la vérité.
22:12Donc ce qu'on cherche,
22:13en fait, c'est simplement
22:13d'être bon dans les secteurs
22:15sur lesquels on estime
22:15qu'on a une vraie différenciation.
22:17Aujourd'hui, en tout cas,
22:18on a suffisamment
22:19d'investissements à faire
22:20dans nos grands paris,
22:21comme vous dites,
22:21qui sont donc l'Agentic,
22:23qui sont la cyber
22:24et qui sont la souveraineté aussi.
22:26Il faut comprendre aussi
22:27qu'en fait,
22:27plusieurs pays
22:28cherchent de la souveraineté.
22:29Le Canada cherche
22:30de la souveraineté aussi.
22:31C'est aussi étonnant
22:32que ça paraisse.
22:33Bien sûr,
22:33le Moyen-Orient,
22:34l'Asie, etc.
22:35Et donc, nous,
22:35on va essayer d'apporter
22:36cette offre aussi
22:37de souveraineté
22:38aux différentes zones
22:40géographiques dans le monde.
22:40Mais pardon,
22:41ça veut dire quoi,
22:42apporter la souveraineté ?
22:43Ça veut dire que...
22:44La souveraineté de la France,
22:45je la connais,
22:46la souveraineté industrielle,
22:47OK.
22:47Nous, on parle
22:48de souveraineté informatique,
22:49c'est simplement d'être sûr
22:51que les données
22:52que vous hébergez,
22:53la façon dont vous les stockez
22:55et vous les retrouvez,
22:56en fait,
22:57n'est pas empêchée
22:58par qui que ce soit
22:58sur la planète.
22:59C'est ça qui est très important.
23:01Or, aujourd'hui,
23:02quand vous allez dans le cloud...
23:03Mais vous avez les forces
23:04parce que ce que vous dites,
23:05il y a plein d'entreprises
23:06qui font ça notamment
23:07des géants américains.
23:08Est-ce que vous avez
23:09les moyens humains
23:10de ça, Philippe Salle ?
23:12Exactement.
23:12Oui, oui,
23:12on a les moyens.
23:13Donc, en fait,
23:13la vérité,
23:14c'est qu'en fait,
23:15justement,
23:15sur ces géants américains,
23:16il va falloir peut-être
23:17un jour pouvoir
23:19s'en séparer d'une partie.
23:20Je pense qu'il y a
23:21certains sujets
23:21sur lesquels ils sont très forts,
23:22ça n'a pas de sens.
23:23Par contre,
23:24il y a une certaine partie
23:25sur lesquelles,
23:25à mon avis,
23:25les données peuvent être
23:26hébergées différemment.
23:33dans un cloud
23:33qui sera en fait
23:34non-souverain.
23:35Donc, il faut avoir
23:36soit des data centers privés,
23:39soit remettre
23:40in-house,
23:41ce qu'on appelle
23:41dans la propre maison,
23:42c'est-à-dire
23:42dans les propres centres
23:44de données bancaires
23:45pour être sûr simplement
23:46que les données
23:46ne sortent pas.
23:47Oui, parce qu'il y a
23:48les services financiers,
23:49il y a la santé,
23:49puis il y a le service public,
23:50évidemment.
23:51Exactement.
23:51Mais on assiste
23:52sous les jours
23:52à des fuites de données,
23:53comme on dit pudiquement.
23:55Ça, à votre avis,
23:57c'est dû au fait
23:57que ça se balade
23:59trop dans le cloud ?
24:00Non, hélas,
24:01ce n'est pas dû à ça.
24:03Donc, on peut attaquer
24:04un serveur privé aussi.
24:05Il suffit simplement
24:06de pouvoir hacker
24:07un profil d'un des employés
24:10et pouvoir rentrer
24:10dans le système,
24:11tout simplement.
24:12Donc, de toute façon,
24:13il faut une protection,
24:14que ce soit sur un cloud privé
24:15ou sur un cloud non privé,
24:16il faut des protections,
24:18quelles que soient,
24:19et j'ai presque envie de dire,
24:20hélas,
24:20ce n'est pas parce que
24:20vous êtes dans un cloud privé
24:21que vous êtes mieux protégé.
24:23Philippe Sahl,
24:23vous avez 4% du capital,
24:25je crois, maintenant,
24:25d'Atos à peu près ?
24:26Oui, c'est ça ?
24:27Entre mes actions gratuites,
24:28effectivement,
24:28et ce que j'ai acheté,
24:29oui, tout à fait.
24:29Oui, vous avez l'ambition
24:31de monter au capital ?
24:32J'aimerais bien.
24:33Donc, ça, c'est les prochaines étapes
24:34dans les prochains mois ou années,
24:36effectivement.
24:36Oui, vous passez entre 5% et 10%
24:38à terme, ça serait mieux.
24:38OK, les autres actionnaires,
24:40il y a un flottant,
24:40les pauvres actionnaires
24:42qui ont pris plusieurs bouillons
24:44successifs,
24:45vous leur promettez quoi ?
24:46Même si, je dis,
24:47attention, il est optimiste,
24:48mais vous me direz,
24:49sinon, vous ne serez pas
24:50chez l'entreprise.
24:50Il n'y a pas de PDG
24:51qui vous dirait
24:51que l'action est sous-côté,
24:52sinon, ça serait très dommage.
24:54Mais bon,
24:55quand vous regardez aujourd'hui
24:56notre plan d'exécution
24:57jusqu'en 2028
24:57et les agrégats financiers,
24:59il n'y a aucune raison
25:00que l'action ne soit pas
25:01multipliée aujourd'hui
25:01par 4, 5, voire un peu plus.
25:03Donc, je pense qu'il y a
25:05énormément de valeur, en fait,
25:06qui va arriver
25:06dans les prochaines années.
25:07Je pense qu'il nous faut
25:08encore 2026
25:09pour prouver
25:10le rétablissement d'Atos
25:11et je suis à peu près sûr
25:13que l'action va fortement progresser
25:15dans les années 27-28.
25:17Des fonds spéculatifs,
25:19des hedge funds
25:20sont vos actionnaires.
25:22Est-ce que vous espérez peut-être
25:24peut-être pas tout de suite,
25:25mais vous adossez
25:26à quelqu'un,
25:27à un groupe,
25:27à quelque chose ?
25:29Écoutez,
25:29la meilleure façon
25:30d'être indépendant,
25:30c'est de sortir du cash flow.
25:32Donc, j'ai presque envie de dire
25:33que ce n'est pas une obligation.
25:34Certains hedge funds
25:34quand même nous ont aidés
25:35à passer 2024
25:36et je ne peux que les remercier.
25:38Ils ont un timing de sortie
25:40qui est de l'heure,
25:40on verra bien,
25:41c'est dans les prochaines années.
25:42Mais j'ai presque envie de dire
25:43que pour nous,
25:43ça ne change pas grand-chose.
25:44D'accord,
25:44vous n'avez pas un objectif
25:45de vous adosser ?
25:46Non, absolument pas.
25:47Non, d'accord.
25:48Vous adossez à vous-même,
25:49à Philippe Salle.
25:50Merci beaucoup
25:51d'être venu ici,
25:52Philippe Salle,
25:53donc le patron d'Atos.
25:54Encore beaucoup d'ambition en 2026,
25:56mais on a compris,
25:562026,
25:57ça ne sera pas tout de suite
25:58la meilleure année,
25:59mais à partir de 2027,
26:01ça devrait vraiment repartir
26:02dans le bon sens.
26:03Merci beaucoup
26:04d'avoir été avec nous.
26:05Dans un instant,
26:06là aussi,
26:06c'est un secteur un peu difficile,
26:07mais ils ne sont pas trop mal.
26:09L'immobilier,
26:10à l'occasion du MIPIM,
26:11c'est Laurent Dumas,
26:13le patron de Emery,
26:14promoteur immobilier,
26:15qui sera avec nous.
26:16A tout de suite.
26:17BFM Business et la Tribune
26:19présente
26:22le 18-19
26:23d'Edwige Chevrillon.
26:28Vous êtes bien de retour
26:29dans le 18-19
26:30avec mon invité,
26:31Laurent Dumas,
26:32le patron du groupe Emery,
26:34promoteur immobilier.
26:35Bonsoir, Laurent Dumas.
26:36Bonsoir, Edwige Chevrillon.
26:37Merci d'être là.
26:39Vous partez demain au MIPIM.
26:40Le MIPIM,
26:41c'est le marché,
26:42pardon,
26:43je m'en étouffe,
26:44c'est le marché international
26:45des acteurs de l'immobilier,
26:48des promoteurs immobiliers.
26:50Ça se passe à Cannes,
26:51ça devait se passer plutôt bien,
26:53et puis patatras,
26:54il y a cette guerre au Moyen-Orient,
26:56dont finalement,
26:56on ne sait pas trop bien
26:57combien de temps elle va durer,
26:59l'impact que ça peut avoir
27:00sur les taux d'intérêt.
27:01Est-ce que ça bouleverse un pieu,
27:02la donne de ce MIPIM,
27:05Laurent Dumas ?
27:06Alors, vous savez qu'au MIPIM,
27:07il y a deux grands marchés
27:09qui sont traités,
27:09il y a le marché du logement
27:10et le marché du bureau.
27:11Le marché du bureau
27:11est déjà très, très, très affecté
27:13par la crise qu'on est en train
27:14de traverser,
27:15et de ce point de vue-là,
27:16je ne suis pas sûr
27:17que la crise en Iran
27:19l'affecte encore plus.
27:20En revanche,
27:21dans le logement,
27:22oui,
27:22ça peut avoir un effet mauvais,
27:25parce qu'il faut de la confiance
27:27dans notre domaine,
27:28il faut que les acquéreurs soient là,
27:30et ils doivent être là,
27:32d'une part,
27:33dans l'envie d'acquérir,
27:34mais aussi dans la capacité
27:35à obtenir des financements
27:36dans de bonnes conditions.
27:37Et si cette crise
27:38devait avoir un impact,
27:39elle l'aurait sur les taux d'intérêt
27:41et ce ne serait pas bon
27:41pour notre secteur.
27:42Oui,
27:42il y a tous les professionnels
27:43de l'immobilier qui viennent,
27:44y compris du Moyen-Orient,
27:45il y a des investisseurs,
27:47comme vous l'avez dit,
27:48c'est eux qui souvent investissent
27:49plutôt dans les bureaux.
27:52Si on essaie de faire un peu
27:53un point sur la situation,
27:54vous diriez quoi ?
27:55Alors,
27:56sur l'île de France,
27:58en tous les cas,
27:58le marché du bureau
28:00d'abord, mondialement,
28:01le marché du bureau
28:01est dans une très grande crise
28:02et en Ile-de-France,
28:04le marché du bureau
28:04est dans une situation
28:06assez dramatique
28:06puisqu'il y a plus de 6,2 millions
28:08de vacances sur un parc
28:10de 60 millions
28:11et dans ces 6,2 millions
28:13de mètres carrés,
28:14toutes les études
28:14s'accordent à dire
28:15qu'il y en aura au moins
28:162 millions
28:16qui ne seront plus jamais du bureau.
28:18Donc, il va falloir
28:18en faire autre chose.
28:20Ça peut être une bonne nouvelle,
28:22non ?
28:22Parce qu'à ce moment-là,
28:22on sait qu'il y a une crise
28:23du logement,
28:24donc on peut les transformer.
28:25Oui,
28:25faut-il encore que les propriétaires
28:27de ces immeubles
28:27acceptent les conditions
28:28dans lesquelles ces immeubles
28:30seront achetés
28:31pour pouvoir en faire
28:32ici une résidence étudiante,
28:34ici un hôtel,
28:34ici en tous les cas
28:35autre chose que du bureau.
28:36Et ce point,
28:37selon moi,
28:38est en train d'arriver.
28:39C'est-à-dire la prise de conscience
28:40d'un immeuble
28:40qui coûte tous les jours
28:41parce qu'un immeuble
28:42vous coûte en entretien,
28:44vous coûte en assurance,
28:44vous coûte en gardiennage,
28:45il va bien falloir
28:46en faire autre chose
28:47et ces 2 millions de mètres carrés
28:49vont pouvoir se transformer
28:50en autre chose.
28:51D'autant que
28:52beaucoup de maires
28:53ont pris conscience
28:54qu'il était essentiel
28:55de transformer ce parc.
28:56Oui, ok, cela dit
28:57une tour de la défense
28:58a transformé en logement,
28:59ce n'est pas évident
28:59parce que vous avez
29:00des grands plateaux
29:02avec des grandes baies vitrées,
29:04ce n'est pas évident.
29:05Non, mais quand vous regardez
29:06un de vos confrères aujourd'hui
29:08qui parle de la transformation
29:09des immeubles de bureau à New York
29:10et que ces immeubles
29:12ont pu être transformés
29:13ici en 1300 ou 1400 appartements,
29:16ça a été fait
29:17grâce à des avantages fiscaux
29:19très significatifs
29:20qui ont été accordés
29:21pour réaliser ces opérations.
29:22Et donc, on devrait aller,
29:24si on pouvait aller
29:25en tous les cas
29:26vers des avantages fiscaux
29:27liés aux transformations
29:28de bureaux en logement,
29:29je pense qu'on aurait
29:30une énorme partie du parc
29:32qui pourrait enfin se transformer.
29:33Laurent Dumas,
29:34cette crise, en fait,
29:35un instant,
29:36je voudrais qu'on s'arrête là-dessus,
29:37cette crise de l'immobilier de bureau,
29:39elle est due à quoi ?
29:40Elle est due au télétravail ?
29:41Elle est due à une conjoncture
29:43qui est mauvaise ?
29:44C'est due à quoi ?
29:46Écoutez, post-Covid,
29:47vous avez eu,
29:48un, les effets du télétravail,
29:49deux, du flex office,
29:51trois,
29:52de l'intelligence artificielle
29:54qui, mécaniquement,
29:55va faire disparaître
29:55un certain nombre d'emplois.
29:56Oui, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui.
29:58C'est déjà un peu le cas.
29:59C'est un tout petit peu.
30:00C'est déjà un peu le cas.
30:01Mais surtout,
30:01les entreprises se sont resserrées,
30:03ont utilisé moins de mètres carrés,
30:05le télétravail a beaucoup
30:06créé de vacances.
30:07Et puis,
30:08il y avait un parc immobilier
30:09qui était dans un état
30:12d'assez mauvais état d'entretien.
30:14Il y avait dans le même temps
30:16des immeubles de bureaux neufs
30:17qui étaient en production.
30:19Et les sociétés se sont beaucoup
30:20recentrées sur Paris intramuros.
30:23En tous les cas,
30:23je vous parle de l'Île-de-France.
30:24Encore quelques marchés
30:25qui marchent très bien.
30:26Boulogne,
30:27le Valois-Ounei.
30:28Mais il y a des marchés secondaires
30:29qui se sont totalement effondrés.
30:31Et c'est ces immeubles-là
30:32qu'il faudra transformer.
30:34Les investisseurs,
30:35quels sont-ils aujourd'hui ?
30:36Investisseurs de bureaux, j'entends.
30:37Et que vous allez retrouver demain
30:39au MIPIM.
30:39C'est quoi ?
30:40C'est des grands fonds ?
30:41Objectivement,
30:42il y en a très très peu.
30:43Il y a très très peu
30:44d'investisseurs
30:45pour des immeubles de bureaux.
30:46Je pense que la caisse des dépôts
30:48est encore assez active.
30:49Il y a encore de grands fonds
30:50d'investissement,
30:51sans doute BlackRock,
30:52mais dans des conditions
30:53d'acquisition
30:54qui sont très loin
30:54de celles qui avaient été
30:56envisagées par leurs opérateurs
30:58il y a encore 3 ou 4 ans.
30:59Oui, mais il y avait
30:59ce qu'on appelait à l'époque
31:01les zinzins.
31:02Vous voyez,
31:02il y avait les assureurs aussi
31:03qui avaient quand même
31:04des actifs immobiliers importants.
31:06Oui, mais ces acteurs
31:07font face aujourd'hui
31:08à une...
31:11un re-questionnement
31:12de la pertinence
31:14d'un investissement
31:14dans l'immobilier.
31:15Et pour beaucoup d'entre eux,
31:17ils vont préférer investir
31:19ici dans de la résidence gérée,
31:21ici dans de l'hôtellerie,
31:22ici dans de la logistique,
31:24mais beaucoup moins
31:24dans du bureau
31:25parce qu'ils ont à faire face
31:26à un patrimoine
31:28qui, dans leur cadre,
31:29est également vacant.
31:30Oui.
31:32Est-ce que vous pensez...
31:34Là, demain,
31:36le moral va être quand même...
31:38enfin, il est déjà
31:38quand même très affecté
31:39par ce qui se passe ?
31:40Alors, encore une fois,
31:41il y a vraiment deux marchés.
31:43Oui.
31:43Il y a le marché du bureau
31:44et puis il y a le marché du logement.
31:46Le marché du logement,
31:47globalement,
31:47on a baissé de 50%
31:49les volumes depuis 2019.
31:5150%.
31:52schématiquement,
31:5250% des réservations,
31:5450% des mises en chantier
31:56et 50% du volume.
31:58Maintenant,
31:58il y a quand même
31:58deux bonnes nouvelles
31:59qui ont l'air
32:00de pouvoir nous arriver.
32:01Il y a d'abord
32:01le dynamisme de Vincent Jambrun
32:03qui connaît très bien ce secteur.
32:04Le ministre du Transport ?
32:05Le ministre du Logement.
32:06Le ministre du Transport du Logement.
32:07Et deux,
32:08il y a les annonces
32:08du Premier ministre
32:09sur la volonté
32:11de produire 400 000 logements
32:13par an très rapidement.
32:15Ça veut dire
32:162 millions de logements
32:18de plus d'ici à 2030.
32:19et ça,
32:20c'est la démonstration
32:21que le gouvernement
32:21a pris la mesure
32:22de l'urgence absolue
32:24d'aider notre secteur.
32:25Ça,
32:25le plan relance 2030,
32:27vous pensez
32:28qu'il va se réaliser
32:28parce qu'on en est
32:30au combien de temps
32:30pour essayer
32:31de relancer
32:34le logement en France ?
32:35Je veux dire,
32:35c'est une véritable catastrophe.
32:37Donc,
32:37on voit bien
32:38que ça pèse partout.
32:40Ça pèse pour trouver un job.
32:41Ça pèse pour changer de job.
32:45Enfin,
32:45toute notre vie
32:46tourne autour des logements
32:47et on voit bien
32:48le nombre.
32:48vous qui faites beaucoup
32:49on va y venir
32:50des résidences pour étudiants
32:51et ça pèse aussi
32:52beaucoup sur les jeunes.
32:54Mais c'est là
32:55où la prise de conscience
32:56maintenant est effective.
32:57Elle est venue
32:57aussi du reste
33:00paradoxalement
33:00de la baisse
33:01de la natalité en France
33:03qui a fait apparaître
33:04que le logement
33:05était un des facteurs
33:07de cette baisse
33:07de la natalité
33:08puisque pour avoir
33:10le rêve
33:11d'avoir un enfant en plus
33:12il faut une pièce en plus.
33:13La pièce en plus
33:14est très compliquée
33:16à trouver.
33:16il faut trouver
33:17donc un moyen
33:18de produire plus
33:18et de produire
33:19dans des conditions financières
33:20qui ne soient plus admissibles.
33:22Le gouvernement
33:23est donc aujourd'hui
33:25en défense
33:26de l'intérêt
33:27de notre secteur
33:28et je pense
33:29qu'enfin
33:29les mesures
33:30telles que celles
33:31qui ont été prises
33:32par Vincent Jambrun
33:33et qu'il a encore annoncé
33:34sur l'assouplissement
33:35d'un certain nombre
33:35de règles
33:36au titre
33:36de la vertuosité
33:39de nos bâtiments
33:40vont aller dans le bon sens.
33:41D'accord,
33:42donc ça c'est un point positif
33:43parce qu'on en est
33:43avec Emmanuel Macron
33:45c'est quoi ?
33:45On a eu 10 minutes
33:46du logement
33:47on a eu 8 minutes
33:47du logement
33:48Je ne sais pas
33:48je ne les ai pas comptés
33:49mais on n'ose plus les compter
33:50mais je crois que c'est
33:51à peu près ça
33:52et sans succès
33:53lorsqu'on voit
33:53le résultat aujourd'hui
33:54donc là vous dites
33:55que ce plan
33:56c'est important
33:56ce plan 2030
33:57il est en tous les cas
33:59il s'appuie sur
34:00des bons éléments.
34:02On sent en tous les cas
34:03qu'il y a une vraie volonté
34:04enfin d'accompagner
34:05notre secteur
34:06et il faudrait
34:07que ce soit appuyé
34:08par une règle fiscale
34:09très importante
34:09sur la transformation
34:10de bureaux en logement
34:11dont on vient de parler
34:11Alors ce serait quoi en fait ?
34:13Parce que vous dites
34:14un avantage fiscal
34:15c'est ce qu'ils ont fait
34:15à New York
34:16Vous êtes
34:18demain
34:18vous êtes ministre du logement
34:19Laurent Dumas
34:20ou Vincent Jambrun
34:21vous dit
34:22qu'est-ce que vous voulez ?
34:23Vous dites quoi ?
34:24C'est soit de faire
34:25une TVA très incitative
34:27sur les prix de ces logements-là
34:28quand ils sortiront
34:29comme
34:30Une TVA à combien ?
34:31Une TVA à 5.5
34:32par exemple
34:32sur les logements
34:33issus de la transformation
34:35des immeubles de bureaux
34:35en logement
34:36par exemple
34:37ce serait très incitatif
34:39Le coût pour l'Etat
34:40serait quoi ?
34:40Le manque à gagner plutôt ?
34:41En fait non
34:42ce ne serait pas un manque à gagner
34:43ce serait un gain
34:43parce qu'à ce moment-là
34:44on augmenterait la production
34:45des logements
34:47venant des immeubles de bureaux
34:48qui de toute façon
34:49ne produisent aucune taxe
34:51dans leurs vacances
34:51sauf
34:52en tous les cas
34:53pas les revenus
34:56espérés sur des immeubles
34:57quand ils sont occupés
34:58et donc vous auriez ici
34:59une production de logements
35:00qui augmenterait
35:01et qui serait taxée faiblement
35:02mais qui viendrait compenser
35:03le prix
35:04de la transformation
35:05de ces immeubles de bureaux
35:06et qui par ailleurs
35:07répondrait potentiellement
35:09enfin en tous les cas
35:10pour partie
35:10aux 2 500 000 demandeurs
35:13de logements sociaux
35:14qui aujourd'hui
35:15sont insatisfaits
35:16Laurent Dumas
35:17vous attendez quoi
35:17ou vous redoutez quoi
35:18de ces élections municipales
35:19parce qu'on sait que
35:20les maires souvent
35:22à la veille d'élections municipales
35:23ils bloquent tout
35:24parce qu'ils ont peur
35:25de se faire taxer
35:27alors ça n'a pas été
35:29ça n'a pas été le cas
35:30cette année
35:30non
35:31c'est pour ça
35:31je vous donne la question
35:32au contraire
35:32je pense une très grande
35:34prise de conscience
35:36du besoin
35:37de créer des logements
35:39les maires qui
35:40jusqu'à présent
35:41on disait d'un maire
35:42qu'il était battu
35:43parce qu'il avait été
35:44trop bâtisseur
35:44je pense que les maires
35:46ont pris conscience
35:46de l'importance du logement
35:48pour leurs administrés
35:49et les permis
35:50ont été délivrés
35:51jusqu'à il y a encore
35:52quelques mois
35:54alors Emmerich
35:54c'est un groupe
35:55que vous avez créé
35:57en 1989
35:58voilà
35:59c'était votre révolution
36:01là vous avez
36:02alors je suis d'affaires
36:04qui évidemment
36:04c'est un peu rétréci
36:06mais en revanche
36:07vous avez amélioré
36:08c'est un peu comme Atos
36:09vous avez amélioré
36:10votre rentabilité
36:11puis surtout
36:11vous affichez
36:12un plan de croissance
36:13très très ambitieux
36:15le secteur
36:16de la promotion immobilière
36:17il se parte combien
36:18il se parte comment
36:19il y a combien
36:20de promoteurs immobiliers
36:21qui sont restés sur le carreau
36:22alors il y avait
36:23au total
36:24au début de cette crise
36:26il y avait environ
36:272800 promoteurs
36:29il y en a eu plus de 700
36:30qui ont disparu
36:31donc ça fait
36:32schématiquement 25%
36:33des promoteurs
36:34dans un marché
36:35qui a baissé de 50%
36:38dans son volume
36:40et globalement
36:41la profession souffre
36:42ça reste difficile
36:43les effets de lancement
36:44sont beaucoup moins importants
36:46qu'ils ne l'étaient
36:46mais on a été très soutenus
36:48par les ventes en bloc
36:49issues d'actions logements
36:50issues de la caisse des dépôts
36:52pour ce qu'on appelle
36:53CDCH
36:54et donc en tous les cas
36:56en Ile-de-France
36:56on a réussi
36:57à schématiquement sécuriser
36:5950% de nos opérations
37:00en bloc
37:01et pour le reste
37:03de ce qui est avant
37:04trop au détail
37:05on a des résultats
37:06qui sont moins bons
37:07qui sont plus difficiles
37:08mais qu'on arrive à atteindre
37:10et on réussit
37:10à lancer nos opérations
37:11et alors vous
37:12vous êtes sur des créneaux
37:13un peu particuliers
37:15la création de résidences
37:17vous avez trois piliers
37:19alors aujourd'hui
37:20on fait du logement
37:21on fait tout le département
37:24qui était en charge
37:25de la réalisation
37:27des immeubles de bureaux
37:27est passé sur la réalisation
37:30d'immeubles de résidences étudiantes
37:32on en a un peu plus de 3400
37:34lits en construction
37:35actuellement en Ile-de-France
37:36et en Espagne
37:37et enfin
37:39on a initié en 2021
37:41une activité visant
37:42à réaliser des data centers
37:44et on a une première opération
37:45qui a reçu son agrément
37:47en Ile-de-France
37:48et qui devrait être
37:49la première opération
37:50qu'on réalise dans ce domaine
37:51c'est quoi ?
37:52ça veut dire quoi ?
37:53on sait ce que c'est
37:54des data centers
37:54on sait ce que vous faites
37:55mais ça veut dire
37:56que c'est vous
37:56vous réalisez
37:59des data centers
38:00vous construisez
38:01vous transformez
38:01de l'immobilier
38:03en data centers
38:03on identifie un terrain
38:05on identifie un maire
38:07qui souhaite avoir
38:08une activité de data centers
38:10sur sa commune
38:10on réalise
38:11toutes les opérations
38:12administratives
38:13préalables à la construction
38:14du data center
38:15et on s'associe
38:16après
38:17avec un opérateur
38:18de data center
38:19d'accord
38:20mais ça c'est un doigt
38:21à marché assez porteur
38:22non ?
38:22ça l'est
38:23enfin on espère
38:24que ça va l'être
38:25encore un peu plus
38:26aujourd'hui
38:27mais je vous dis
38:28ce sont des opérations
38:29longues
38:29car celle dont je viens
38:31de vous parler
38:31a été initiée en 2021
38:32et les permis
38:34devraient être définitifs
38:36en 2027
38:36donc c'est des opérations
38:37qui sont très longues
38:38mais qui une fois
38:40qu'elles ont reçu
38:40leurs autorisations
38:41administratives
38:42intéressent beaucoup
38:43de porteurs
38:43les grandes réalisations
38:45c'était quoi ?
38:46d'Amrig
38:47pour l'année
38:48on a la continuité
38:50de notre opération
38:50de la Pointe-à-Mont
38:51sur l'Ile-Soguin
38:52un très gros programme
38:54en association
38:54avec ICAD
38:55qui est dans le sud
38:56de la France
38:56qui est la transformation
38:57de la base aérienne
38:59de Rockbrune
38:59Cap Martin
39:00et ce qui passe à l'écran
39:03qui est la transformation
39:06d'un garage
39:07qui s'appelait
39:07le Garage des Nations
39:09qui est une opération
39:10d'un peu moins
39:11de 30 000 m2
39:11qui se trouve
39:12dans le 12e arrondissement
39:13de Paris
39:15Est-ce que l'État
39:16vous disiez tout à l'heure
39:18que l'État
39:18en fait prenait
39:19votre défense
39:19enfin il avait pris
39:20la mesure
39:20de cette crise
39:21du logement
39:21donc le plan relance
39:232030 était bien parti
39:25sur des reins
39:25etc.
39:26Est-ce que l'État
39:27vend enfin
39:28un peu son patrimoine
39:29immobilier
39:30parce que l'État
39:30est un détenteur
39:31incroyable
39:33de biens immobiliers
39:34tout comme la SNCF
39:35tout comme des grandes
39:36entreprises publiques
39:37ça ça pourrait
39:38permettre justement
39:40de...
39:40Alors l'État
39:41on vend régulièrement
39:42il y a du reste
39:43un site
39:43d'écession
39:44des immeubles
39:46de l'État
39:47à ma connaissance
39:48il n'y a pas eu
39:48de très grandes opérations
39:50dans les dernières années
39:52nous avions réalisé
39:53à l'époque
39:53dans ce cadre-là
39:55la transformation
39:55du siège des douanes
39:56qui était
39:57à l'angle de la rue
39:58de l'université
39:58et de la rue du Bac
39:59en partenariat
40:00avec le fonds Carlyle
40:01mais c'est la dernière
40:03grande opération
40:04de l'État
40:05dans laquelle nous
40:05nous soyons intervenus
40:08quand vous...
40:09ça c'est vos...
40:10vous nous avez dit
40:11vos grands projets
40:13programmes
40:13on va dire
40:15les résidences étudiantes
40:16parce que ça
40:17ça m'intéresse beaucoup
40:17c'est un point
40:18qui est un peu...
40:19ça représente
40:20combien de votre chiffre d'affaires ?
40:21pas beaucoup ?
40:22ça va commencer
40:23à représenter beaucoup
40:24parce que
40:25d'abord on a l'intention
40:26de multiplier
40:27nos implantations
40:28tant du reste
40:30en Ile-de-France
40:31qu'en région
40:31et puis il y a
40:32un manque énorme
40:33les étudiants
40:34sont insatisfaits
40:35la demande des étudiants
40:36est insatisfaite
40:37et le marché
40:39est d'une profondeur
40:40absolument considérable
40:41et surtout
40:41c'est un produit
40:42qui aujourd'hui
40:43plaît aux investisseurs
40:45c'est-à-dire
40:45ce sont des immeubles
40:47qui sont adossés
40:50à des exploitants
40:51qui sont très sérieux
40:52qui ont montré
40:53leur capacité
40:54à gérer
40:55et à remplir
40:55ces immeubles
40:56et pour un investisseur
40:58aujourd'hui
40:59à l'image de ceux
41:00les zinzins
41:00dont vous parliez
41:01tout à l'heure
41:02d'avoir un immeuble
41:03qui est entièrement loué
41:04à un bailleur
41:06et dont il a la certitude
41:07de remplir
41:08quasiment la totalité
41:09de son immeuble
41:10c'est le gage
41:11d'une sécurité
41:12sur le très long terme
41:13ce que cherchent
41:13ces investisseurs
41:14est-ce que
41:14la bureaucratie
41:18toutes les mesures
41:19les règles
41:20qui pèsent
41:21sur votre secteur
41:22c'est un vrai frein
41:23parce qu'on voit
41:24que c'est extrêmement compliqué
41:26les normes
41:27se multiplient
41:28est-ce que pour vous
41:29c'est un vrai frein
41:29à la construction
41:31ou du moins
41:32à une construction
41:32qui soit raisonnable
41:34en termes de prix
41:35ou pas ?
41:35le plus grand frein
41:37dans notre secteur
41:38ce sont les recours
41:39des tiers
41:40mais pourtant
41:41ça s'est simplifié
41:42bah écoutez
41:43non ça s'est raccourci
41:44il y a une procédure
41:44qui est désormais plus courte
41:46mais sauf que ça s'est
41:47considérablement multiplié
41:49il y a quasiment
41:50rendez-vous compte
41:50il n'y a quasiment pas
41:51un permis
41:51qui sort aujourd'hui
41:53qui ne fait pas
41:53l'objet d'un recours
41:54et dans
41:5670% des cas
41:58c'est un recours
41:59dans un intérêt financier
42:00donc ça a un coût économique
42:02ça retarde
42:03les opérations de construction
42:04ça retarde
42:05la livraison des immeubles
42:06de logements accession
42:07mais aussi de logements sociaux
42:08de logements intermédiaires
42:09ça retarde
42:10les opérations
42:11de résidence étudiante
42:12il y a
42:12un énorme problème
42:15national
42:15sur les recours
42:16c'est devenu
42:17une économie parallèle
42:18et certes
42:20ça a été largement
42:22simplifié
42:22mais ça reste
42:23une procédure très longue
42:24c'est à dire que
42:25un permis
42:26qui fait l'objet d'un recours
42:27schématiquement
42:28vous ne réglez pas le problème
42:29avant d'autres ans
42:30comment est-ce que vous comptez
42:32vous enclenchez
42:33un plan de croissance
42:34et vous visez
42:35800 millions de chiffres
42:35d'affaires
42:36donc d'ici
42:382029
42:39donc ça fait
42:40d'ici 3 ans
42:41comment vous comptez faire ça ?
42:434 si on prend l'année 2026
42:44et c'est par rapport
42:45à 25
42:47et c'est par rapport
42:48à 25
42:48d'abord on a
42:49on a
42:50deux grands leviers
42:51qui sont
42:52un
42:52la décision
42:53que j'ai prise
42:54de développer
42:56les territoires
42:57sachant qu'on était
42:58implanté uniquement
42:59dans le sud
42:59de la France
43:00on va développer
43:01dans un premier temps
43:02deux grandes régions
43:03qui sont
43:03Savoie-Haute-Savoie
43:04Lac d'Annecy
43:05Genevoie français
43:06et la région de Bretagne
43:08puis deux autres
43:09viendront
43:10à la suite
43:11et enfin
43:11un véhicule d'investissement
43:13qui s'appelle
43:13Emetam
43:14qui a pour vocation
43:15d'acheter ces immeubles
43:16de bureaux
43:16dont on parlait tout à l'heure
43:17immeubles de bureaux
43:18qui sont destinés
43:18à devenir autre chose
43:19et qui
43:20cette structure-là
43:22doit apporter
43:23à Emerige
43:24un niveau d'activité
43:26qui est
43:27ses trois pôles
43:28le logement
43:28chez Emerige
43:29actuel
43:29plus les territoires
43:30plus Emetam
43:31seront trois pôles
43:33qui devraient nous permettre
43:34d'arriver à 800 millions
43:34de chiffre d'affaires
43:35en 2029
43:36Oui
43:37ça Emetam
43:38c'est essentiellement
43:39en Ile-de-France
43:40j'imagine
43:40C'est pour l'instant
43:41alors oui et non
43:43c'est dans les régions
43:44dans lesquelles
43:44on sera présent
43:45mais oui
43:46la plus grosse partie
43:47du stock à transformer
43:48est en Ile-de-France
43:49mais on a déjà gagné
43:51par cette société
43:53enfin par ce véhicule
43:54d'investissement
43:54une opération à Cannes
43:55donc dans le sud
43:56de la France
43:57et l'essentiel
43:59de nos offres
44:00actuellement en cours
44:01sont sur le périmètre
44:03de l'Ile-de-France
44:04Tiens à propos
44:04d'Ile-de-France
44:05je ne sais pas
44:05si vous avez vu
44:06cette information
44:07ce tweet
44:08c'est Edoui Plenel
44:09de Mediapart
44:10qui dit que
44:11l'ex-président
44:11de l'Assemblée nationale
44:12Claude Bartonol
44:14reconverti dans le lobbying
44:15je cite toujours
44:16aurait touché
44:17entre 2022 et 2024
44:19plus de 2 millions
44:20d'euros
44:21de votre part
44:22parce que
44:23en lien avec
44:24des opérations
44:25en Seine-Saint-Denis
44:25vous confirmez
44:26ou pas Laurent Dumas ?
44:27Alors ce que je peux vous dire
44:28c'est que je ne confirme
44:29ni n'infirme
44:29ce qui est produit
44:30par Mediapart
44:32et ce que je peux vous dire
44:33c'est que depuis
44:3437 ans que la société existe
44:35nous ne faisons que des opérations
44:37dans le strict respect
44:38de l'égalité
44:39et donc
44:40toutes les opérations
44:41qui sont faites
44:42chez Emmerich
44:42le sont dans ce cadre-là
44:44D'accord
44:44mais Claude Barton
44:45travaille pour vous ?
44:46Et Claude Barton
44:47est un de nos correspondants
44:49mais pour le reste
44:50je ne donnerai
44:52aucune information
44:53qui soit d'ordre confidentiel
44:55Laurent Dumas
44:56donc vous dites
44:57ni oui ni non
44:58donc c'est une manière
44:59aussi de confirmer
45:00quand même quelque part
45:01non ?
45:02Firmes ni non infirmes ?
45:04Jamais vous avez pensé
45:05à l'international ?
45:06Si on a ouvert en Espagne
45:07maintenant 10 ans
45:09Je m'avais échappé
45:10mais c'est une petite activité
45:13et si vous voulez
45:14on préfère se concentrer
45:16sur la France
45:16qui est du fait
45:17de la disparition
45:18de 700 promoteurs
45:20confrères
45:21et bien ça ouvre
45:22la possibilité
45:24pour nous
45:24Emmerich
45:25qui avons cette réputation
45:26de faire des immeubles
45:27de qualité
45:27d'aller nous implanter
45:28en région
45:29plutôt que d'aller le faire
45:30à l'étranger
45:30D'accord
45:31mais en région
45:31ce que j'aimerais savoir
45:32parce qu'on voit bien
45:33alors il y a des villes
45:34évidemment
45:34si on parle de Lyon
45:35Marseille
45:36vous parliez du sud
45:37de la France
45:38à Toulouse
45:39il y a quelques grandes métropoles
45:40mais sinon
45:41à un moment
45:41on pensait
45:42que les villes moyennes
45:44allaient justement
45:44voir leur immobilier
45:45bousser
45:46avec le télétravail
45:47dont vous parliez
45:47tout à l'heure
45:48et puis en fait
45:49on se rend compte
45:49un
45:50il y a un truc
45:51de rétro-pédalage
45:52sur le télétravail
45:53les entreprises disent
45:54non maintenant
45:54il faut vous revenir
45:55travailler
45:56dans nos locaux
45:57et que du coup
45:58l'immobilier
45:59il souffre beaucoup
46:00dans ces villes moyennes
46:02alors il souffre beaucoup
46:03tout dépend de
46:06les villes moyennes
46:07que l'on choisit
46:10le télétravail
46:11ne fait pas s'effondrer
46:12l'immobilier de logement
46:14il fait surtout s'effondrer
46:15l'immobilier de bureau
46:16et
46:17la volonté
46:20des français
46:20reste quand même
46:21de devenir propriétaire
46:22et on a bien vu
46:24à partir de 2024
46:25quand les banques
46:25ont commencé à desserrer
46:26les taux du crédit
46:27on a vu les acquéreurs
46:28revenir
46:29on a vu
46:30et y compris
46:31en 2024 et 2025
46:32et on a vu la production
46:34considérablement baisser
46:35donc il y a bien un moment
46:37où
46:37l'acquéreur
46:39celui qui souhaite
46:40absolument acquérir
46:41va venir
46:42retrouver
46:43dans la confiance
46:44que l'on espère
46:45lui voir retrouver
46:47le promoteur
46:49et les programmes
46:50quand ils ont
46:50la faculté
46:52d'avoir un bon emplacement
46:53d'avoir une qualité
46:54de construction
46:55qu'ils souhaitent avérer
46:56et de correspondre
46:57à ce qui est attendu
46:58par les acquéreurs
46:59à condition
47:01que le robinet
47:02des banques
47:03ne se referme pas
47:05écoutez
47:05sur l'immobilier
47:06il s'est plutôt
47:07réouvert
47:08oui mais là
47:08avec ce qui se passe
47:09alors
47:09c'est hors
47:10évidemment
47:11impact actuel
47:12de ce que nous vivons
47:14mais qui touche
47:15évidemment notre secteur
47:16mais qui touche
47:17tous les secteurs
47:18au sens large du terme
47:19avec la hausse
47:19du baril à 100 dollars
47:21on voit bien
47:21les effets
47:21que ça peut avoir
47:22notamment sur
47:23les cours
47:24de l'ensemble
47:25des sociétés
47:26de nos secteurs
47:26est-ce que le blocage
47:27des loyers
47:27notamment dans des villes
47:28comme Paris
47:29comme la capitale
47:29est-ce que c'est
47:30nécessaire pour permettre
47:32à des gens
47:34à des jeunes
47:35mais pas seulement
47:36à des familles
47:37de pouvoir
47:39avoir un appartement
47:40à Tramuros
47:42écoutez moi je crois
47:43que le blocage
47:44des loyers
47:45est une erreur
47:46parce que
47:47finalement
47:47un
47:49il est très très difficile
47:50s'il a contrôlé
47:52et deux
47:52il n'a pas
47:54l'effet
47:56qu'il devrait avoir
47:57puisque le seul effet
47:58qui permettrait
47:59de réguler les loyers
48:00c'est de produire plus
48:01il faut plus de logements
48:02il faut plus de logements sociaux
48:04il faut plus de logements
48:05intermédiaires
48:05ce sur quoi
48:06insiste beaucoup
48:07le ministre Jean Brun
48:08et il faut plus
48:09de logements accessions
48:10et c'est en débloquant
48:11tout le marché
48:12qu'on réussira
48:13à réguler la location
48:14qu'est-ce qui fait
48:15que les loyers
48:15explosent aujourd'hui
48:17c'est parce que
48:17il y a énormément
48:18de biens
48:19dont la catégorie
48:20était telle
48:21qu'ils ne pouvaient plus
48:21être mis en location
48:22qui ont été retirés
48:23c'est la protection
48:25des locataires
48:26qui est telle
48:27qu'on a énormément de mal
48:29soit à se faire payer
48:30son loyer
48:30soit à le libérer
48:32quand on a un conflit
48:33et ça n'est pas
48:34le gel des loyers
48:37ou l'encadrement
48:38des loyers
48:39qui à mon avis
48:40va régler le problème
48:41des 2 500 000 personnes
48:43familles
48:44qui cherchent aujourd'hui
48:45un logement social
48:45en France
48:46Merci beaucoup
48:47donc 2026
48:48une année plutôt
48:49en demi-teinte
48:50ça ira mieux
48:51en 2027
48:522028
48:53en conclusion
48:54On verra
48:55ce qui va se passer
48:56en 2026
48:56voyons déjà
48:57la situation internationale
48:58et la façon dont elle évolue
48:59mais on devrait avoir
49:01une année
49:02à l'image de celle
49:03qu'on a eu
49:04en 2025
49:05mais avec une évolution
49:06puisque c'est tous
49:07les programmes
49:07qu'on a pu engager
49:08en 2025
49:08qui continueront
49:10à se construire
49:11en 2026
49:11puisqu'on a
49:12avec combien
49:12de programmes
49:13engagés
49:13en 2026
49:14On a acheté
49:15plus de 18 programmes
49:16en 2025
49:17et donc
49:18on aura
49:19à peu près
49:19l'équivalent
49:20on a un programme
49:20d'acquisition
49:21d'une vingtaine
49:21d'opérations
49:22en 2026
49:23Merci beaucoup
49:26Laurent Dumas
49:27le patron
49:27du groupe
49:28Emerich
49:29du promoteur immobilier
49:31merci d'avoir été
49:31avec nous
49:32Bon Mipim
49:33vous nous racontez
49:33comment ça s'est passé
49:34on va surveiller ça
49:35Voilà c'est la fin
49:36de ce 18-19
49:37tout de suite
49:38vous retrouvez
49:38Stéphanie Collot
49:39pour son grand journal
49:40de l'écho
49:41Bonne soirée
49:43Le 18-19
49:45d'Edwish Chevrillon
49:46sur BFM Business
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