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  • il y a 7 semaines
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwish Chevrillon.
00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:14Déclaration à l'instant, Donald Trump les rend les plus en position de nous menacer.
00:19Mais en tous les cas, avec ses volte-face, ce qu'on peut dire, c'est que le président américain,
00:22il menace beaucoup l'économie mondiale, il menace aussi le tourisme.
00:26On en parlera dans un instant avec mon invité Jean-François Rial qui est président du groupe Voyageurs du Monde.
00:32Évidemment, plus personne ne veut aller à Dubaï, à Bahreïn, mais même en Arabie Saoudite ou encore en Égypte,
00:38l'impact que ça a sur le tourisme mondial.
00:40Et puis aussi, je lui poserai la question quand même sur les municipales,
00:43parce que Jean-François Rial a été président de l'Office du Tourisme et des Congrès de Paris.
00:46Est-ce que c'est une bonne nouvelle ou pas qu'Emmanuel Grégoire soit désormais le nouveau maire de Paris
00:52?
00:52Et puis ensuite, on reviendra sur le choc énergétique, comment Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:58veut essayer d'atténuer le choc pour les Français, mais surtout pour l'industrie.
01:02On en parlera avec mes deux invités, Sylvain Aurébi qui est le président de Kousmiti,
01:07et puis Patrick Geoffron qui est le professeur à Dauphine et directeur du Centre de géopolitique de l'énergie,
01:11l'un des meilleurs spécialistes justement sur cette question.
01:14Mais tout de suite, on retrouve Guillaume Paul.
01:19Il est 18h, bonsoir Guillaume, dans l'actualité ce soir, encore une journée forte en émotion sur les marchés.
01:26Elle avait très mal débuté, puis tout s'est retourné aux alentours de midi,
01:30on va voir ça dans un instant avec Antoine Larigauderie.
01:32Tout s'est retourné lorsque Donald Trump a finalement annoncé qu'il repoussait de 5 jours
01:36l'ultimatum qu'il avait fixé aux Iraniens concernant le détroit d'Hormuz,
01:40avant éventuellement de s'attaquer à leur réseau électrique.
01:43Donald Trump a affirmé qu'il y a eu de très bonnes discussions ces deux derniers jours
01:47entre les deux parties, ce que plusieurs médias iraniens ont démenti formellement.
01:52Mais le président américain va plus loin.
01:53Il affirme que plusieurs points d'accords ont déjà été trouvés avec Téhéran
01:57et qu'il négocie avec plusieurs interlocuteurs un groupe dont l'actuel guide suprême,
02:01d'après lui, ne ferait pas partie.
02:03On va y venir bien sûr tout au long de cette soirée.
02:05En France, beaucoup d'hommages aujourd'hui après la disparition de Lionel Jospin.
02:09L'ancien premier ministre socialiste est décédé hier à l'âge de 88 ans.
02:12Emmanuel Macron lui-même lui a rendu hommage tout à l'heure sur le réseau X.
02:16Lionel Jospin, je cite,
02:18« est un grand destin français.
02:20Par sa rigueur, son courage et son idéal de progrès,
02:23il incarnait une haute idée de la République. »
02:26En France, toujours mauvaise nouvelle pour le gouvernement.
02:28On a appris aujourd'hui que le fameux accord commercial entre l'Europe et le Mercosur
02:32serait finalement appliqué provisoirement à partir du 1er mai.
02:36Il se trouve qu'en janvier, le Parlement européen avait saisi la justice
02:41pour s'assurer de la légalité du traité.
02:43Mais Bruxelles a quand même décidé, en attendant la réponse de la justice,
02:48de commencer à appliquer le fameux traité.
02:50Et puis côté entreprise, ce gros deal annoncé aujourd'hui par Danone.
02:54Danone rachète un groupe anglais qui s'appelle UL,
02:56qui fait notamment des boissons, des poudres et des barres protéinées.
02:59Le Financial Times évoque un deal proche du milliard d'euros.
03:0318h02 sur BFM Business, les marchés.
03:07Audi Business vous accompagne pendant votre rendez-vous
03:09avec l'Audi A5 A20, disponible en hybride rechargeable.
03:18Les marchés, bonsoir Antoine.
03:20Bonsoir Guillaume, bonsoir Edith.
03:21Journée en deux temps, mais journée qui se termine bien sur les marchés.
03:24Si on regarde la courbe intraday, elle est très très parlante.
03:28À la vie journée, on est quand même passé de moins 2% à plus 2% d'un coup,
03:32après le poste de Donald Trump.
03:35Alors évidemment, cette inversion totale de vapeur a provoqué une inflation des volumes.
03:40On est sur une journée archi active à 6,3 milliards.
03:43On est sur une séance normale.
03:45En plus, il n'y a pas d'options, de contrats qui tombent à échéance.
03:49Ce n'est pas une journée à sorcières.
03:50Donc voilà, volume extrêmement important.
03:52Et on termine finalement sur une hausse un petit peu modérée,
03:55entre guillemets, plus 0,79%, 7 726 points,
03:59alors que les autres indices européens ont bénéficié d'une hausse supérieure,
04:03plus 1,33 pour l'Eurostock 50, ou plus 1,22 pour le DAX à Francfort.
04:07À noter, Euronext qui signe la plus forte baisse du jour, moins 1,8, 132,90 euros.
04:11La plus forte hausse du jour, c'est ArcelorMittal, qui a gagné 5,2% à 44,21 euros.
04:16Mais là, réaction diamétralement opposée,
04:18étant donné que c'est le titre le plus exposé à la forte hausse des cours du brut.
04:21Là, on a quand même eu un recul assez marqué sur le Brent du côté des 100 dollars,
04:26et ça a profité à ArcelorMittal.
04:28Et puis si on regarde le SBF 120, il y a eu du mouvement aussi,
04:31et notamment en baisse, Valneva qui a perdu 39% à 2,78 euros,
04:37après un échec sur des tests contre la maladie de Lyme,
04:43cette maladie transmise par les tiques.
04:45Valneva a un traitement expérimental à ce niveau-là,
04:47et puis les derniers essais se sont révélés non concluants,
04:50donc très forte baisse du titre Valneva.
04:52Le CAC 40, plus 0,79, 7 726 points.
04:55A noter que ça s'est un peu apaisé sur les taux d'intérêt,
04:58mais enfin, pas beaucoup.
05:00Le 10 ans allemand est à 3% et 3,72 pour la date française 10 ans,
05:04et on regarde ça de manière assez scrupuleuse.
05:08– Merci Antoine, merci Guillaume,
05:11on vous retrouve 19h, 19h30 pour le Grand Journal de l'Éco.
05:14Tout de suite, c'est le 18-19 avec mon invité,
05:16tout d'abord Jean-François Rial, président de Voyageurs du Monde,
05:19et l'ancien patron de l'Office du Tourisme et des Congrès de Paris.
05:22Comme vous pouvez imaginer, beaucoup de questions à lui poser.
05:25A tout de suite.
05:25– BFM Business et la Tribune présente
05:30le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
05:35– Vous êtes bien dans le 18-19,
05:38mon invité c'est Jean-François Rial,
05:39le président de groupe Voyageurs du Monde,
05:42et puis aussi, à signaler, surtout à l'endemain des municipales,
05:45ancien président de l'Office du Tourisme et des Congrès de Paris.
05:48Bonsoir Jean-François Rial.
05:49– Bonsoir Edwige.
05:50– Merci d'être avec nous,
05:51beaucoup de questions à vous poser avec votre casquette d'aujourd'hui,
05:54et puis votre ex avec une casquette d'hier.
05:58Jean-François Rial, on voit bien que le tourisme
06:00est complètement paralysé par cette guerre au Moyen-Orient,
06:03en plus avec Donald Trump qui n'arrête pas de souffler le chaud et le froid,
06:08il vient de faire encore le énième volte-face,
06:10notamment sur le détroit d'Hormuz.
06:14Où est-ce qu'on en est le tourisme ?
06:16Qu'est-ce qui se passe ?
06:17Parce que vous, l'Égypte c'est une de vos destinations,
06:20mais aussi évidemment tous les paradis, les Dubaï, les Oman,
06:24Sharm el-Sheikh, enfin, il ne se passe plus rien.
06:27– Non, il ne se passe pas plus rien,
06:28il se passe même pas mal de choses.
06:30C'est assez surprenant, mais autant sur la zone Émirat,
06:35Arabie Saoudite, Oman, là pour le coup, il ne se passe plus rien.
06:40Heureusement, nous on a de la chance,
06:41on a été assez fort sur Oman, mais pas tellement sur Dubaï,
06:45donc qui ne correspond pas à notre ADN, donc ça va.
06:49On commençait à développer l'Arabie Saoudite,
06:51mais évidemment tous les voyages ont été annulés.
06:53Mais vous voyez, par exemple, sur l'Égypte, on est très fort,
06:55on a eu très très peu d'annulations, très très peu,
06:58ça voyage sans problème.
07:00Bien sûr, les inscriptions sur l'Égypte ralentissent,
07:03en même temps on rentre dans une zone de basse saison sur l'Égypte,
07:07donc ce n'est pas très très grave.
07:08La Jordanie est touchée.
07:10Je dirais que surtout, cette guerre freine l'envie de voyager
07:15dans le monde entier, toutes les destinations sont touchées,
07:19pas que les destinations qui sont accessibles
07:22que par des vols via le Golfe,
07:24et donc pas que la région du Golfe,
07:26mais par exemple, les voyages vers l'Amérique latine,
07:29ou l'Europe, ou l'Afrique,
07:30qui pourraient être considérées comme complètement sécures,
07:33sont un peu touchées.
07:34C'est-à-dire que là, il y a un vrai attentisme général des clients.
07:38Oui, parce que ce qu'il faut dire aussi,
07:40c'est que notamment Dubaï, Bahreïn,
07:43c'était surtout des hubs, des hubs extrêmement importants,
07:47on ne peut pas dire les deux hubs les plus importants,
07:49pour aller n'importe où à l'Est,
07:51surtout si on se positionne comme nous, Européens.
07:54C'est vrai que l'Asie est touchée, de ce point de vue-là,
07:56ainsi que l'océan indien,
07:58parce qu'il y avait pas mal de vols via,
08:00mais en même temps, vous avez des alternatives,
08:02donc vous pouvez quand même y aller.
08:04Mais je dirais que ce n'est pas tellement ça le sujet,
08:06c'est plutôt que quand vous êtes dans une guerre comme ça,
08:10qui est nouvelle et qui vous inquiète par ses extensions possibles,
08:15eh bien vous freinez vos envies de voyage.
08:19C'est-à-dire que je dirais que même pour aller à un Français
08:23qui doit aller cet été au Portugal,
08:26eh bien il y aura moins de Français qui iront au Portugal
08:28si cette guerre se poursuivait.
08:30Ça paraît complètement absurde,
08:31mais c'est pourtant ce qui se passe.
08:33Et c'est d'abord ce sujet-là qui est en rôle.
08:35– Donc pour vous, on reviendra quand même sur les destinations
08:38qui sont touchées à cause de cette guerre en Iran,
08:40parce que vous dites que c'est presque un choc psychologique.
08:43– Exactement, c'est d'abord ça le sujet.
08:45C'est d'abord ça le sujet, même si bien sûr,
08:47les voyages en Jordanie, en Arabie Saoudite, à Oman,
08:51ou dans les Émirats arabes unis,
08:53sont fortement touchés évidemment.
08:55Je dirais qu'ils sont quasiment inexistants même.
08:58– Et bien entendu, vous avez même des gens qui ont peur
09:00d'aller en Asie parce que soi-disant,
09:02ils vont survoler la zone.
09:03Ça n'a aucun sens, ils ne vont pas survoler la zone.
09:06– Pourquoi ?
09:06– Parce que les avions passent au sud ou au nord,
09:09quand ils peuvent le faire,
09:10parce qu'il y a la guerre en Ukraine qui est gênante,
09:12mais ils ne vont jamais survoler la zone de guerre, jamais.
09:15– Non, mais du coup, c'est beaucoup plus compliqué.
09:17– Non, ce n'est pas plus compliqué, c'est anxiogène.
09:20En fait, ce n'est pas plus compliqué.
09:22Vous savez, à un moment donné,
09:23les voyages au Japon qui faisaient un carton
09:25ont beaucoup baissé parce qu'il fallait
09:27quatre heures de plus pour aller au Japon,
09:28parce qu'il fallait contourner la Russie.
09:30Ça a duré deux mois, et aujourd'hui,
09:32le Japon est la plus grosse vente
09:35de notre entreprise.
09:38Donc, il y a un moment
09:40de crispation,
09:42puis à un moment donné, soit cette guerre
09:44va s'arrêter rapidement,
09:45ce qui est probablement le plus grand pronostic
09:48qu'on peut faire aujourd'hui,
09:49même s'il n'est pas certain.
09:51Même s'il n'est pas certain.
09:52Je dirais un peu plus que l'optimisme.
09:54Je pense que la probabilité que cette guerre
09:56s'arrête relativement rapidement,
09:58on va dire sous un mois,
09:59est quand même plus forte que la probabilité
10:01qu'elle s'étende.
10:02Maintenant, tout est possible, on le sait.
10:05Selon, j'imagine que vous connaissez les chiffres,
10:07selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme,
10:09chaque jour de guerre avec l'Iran
10:11empêche les touristes internationaux
10:12de dépenser 550 millions de dollars par jour.
10:16C'est quand même énorme.
10:17Dans la région, quoi, je veux dire.
10:18Oui, dans la région, bien entendu,
10:22c'est certain.
10:23Et en particulier,
10:24les Émirats sont très, très fortement touchés
10:27parce que c'est une activité essentielle de Dubaï,
10:30entre le tourisme et le hub.
10:33Maintenant, vous avez des chiffres comme ça
10:35au niveau mondial,
10:36qui sont bien entendu plus élevés,
10:37parce que ce n'est pas que la zone.
10:39Mais il y a quand même une très grande partie
10:41de ces chiffres qui vont être récupérés
10:42un peu plus tard.
10:43C'est-à-dire que si cette guerre s'arrête,
10:46par exemple, fin avril,
10:48eh bien, tous ceux qui voulaient voyager l'été,
10:51qui n'ont pas pris leur décision
10:52pour voyager l'été en ce moment,
10:54ils la prendront au mois de mai ou au mois de juin.
10:57Pas tout, bien entendu.
10:58Et tous les voyages post-été,
11:00moi, je pense qu'on ne perdra rien.
11:01C'est-à-dire qu'en fait,
11:02c'est qu'une question de timing, de report.
11:04Il y a beaucoup de questions à vous poser
11:06parce qu'en plus, il y a une destination,
11:08vous étiez déjà venu nous le dire
11:11il y a quelques mois,
11:13c'est que les Français, notamment les Européens,
11:15ils n'ont plus envie de voyager aux Etats-Unis,
11:17en Amérique,
11:18qui est une de vos grandes destinations
11:20aux voyageurs du monde.
11:21Vous avez expliqué,
11:22à cause de Donald Trump,
11:24les gens n'ont pas envie d'aller aux Etats-Unis.
11:26Oui, c'est vrai.
11:27Donc ça doit se renforcer, j'imagine.
11:29Alors, depuis un an,
11:31les Etats-Unis baissent d'environ 70%.
11:3470%, c'est colossal.
11:3770%.
11:37C'est énorme.
11:38Il y a à la fois un effet pouvoir d'achat,
11:40mais qui est quand même largement amorti
11:43par la revalorisation du dollar depuis quelques temps,
11:46enfin la baisse du dollar depuis quelques temps,
11:48pardon, la revalorisation de l'euro.
11:50Mais c'est vrai que l'effet Donald Trump,
11:52en particulier au moment du Groenland,
11:53a été très très violent.
11:55Mais je constate,
11:56maintenant c'est des chiffres qui sont très récents,
11:59qui sont petits, ça fait trois semaines.
12:02Je constate que, paradoxalement,
12:05comme il y a moins d'envie de voyager vers l'Asie
12:08et vers le Moyen-Orient,
12:10il y a une timide reprise des Etats-Unis.
12:13C'est-à-dire qu'on est toujours en baisse,
12:14mais on est en baisse d'un peu moins fort.
12:17C'est-à-dire que, paradoxalement,
12:18voyager vers l'Ouest rassure un peu.
12:21Et donc, les gens, finalement,
12:22qui étaient prêts à ne pas aller aux Etats-Unis,
12:24sont en train de réviser un peu leur position.
12:26Ça reste fragile.
12:27Ça reste fragile.
12:28C'est un bon point.
12:30On verra dans un instant.
12:32C'est qu'en fait, l'Europe tire plutôt son épingle du jeu.
12:34Mais avant, j'ai quand même deux questions à vous poser,
12:36Jean-François Rial.
12:37C'est-à-dire que, vous avez dit,
12:39voyager devient oxygène.
12:40Mais ça va coûter de plus en plus cher.
12:42Parce qu'on voit bien que pour le trafic aérien,
12:44pour les compagnies aériennes,
12:46le kérosène est devenu beaucoup plus cher
12:48et risque d'être encore assez longtemps.
12:52Donc, CQFD, l'impact sur les prix des billets.
12:55Bien sûr.
12:57Les prix des billets dépendent d'environ 30% du kérosène.
13:01Si le kérosène double, vous montez votre tarif de 30% sur les billets d'avion.
13:07Néanmoins, moi, je pense que ça n'est pas tout à fait vrai aujourd'hui.
13:11Parce que vous avez énormément de compagnies aériennes
13:12qui ont acheté du kérosène en se couvrant.
13:16Comme on dit, on l'achète à terme et on l'achète d'avance.
13:19Maintenant, si ça dure,
13:21c'est certain qu'il y aura un impact sur les prix.
13:24Mais, encore une fois,
13:26on ne sait pas si ça va durer très longtemps.
13:28Si ça dure deux mois,
13:29ce n'est pas pareil que si ça dure deux ans.
13:31C'est comme pour tout le monde.
13:32Bien sûr, c'est comme pour l'industrie.
13:34Et puis, vous savez comment c'est.
13:35Les économies s'adaptent.
13:39On réoriente les consommations autrement.
13:43Moi, je ne suis pas un pessimiste de nature.
13:45Je ne pense pas que ce sera forcément les hausses de prix.
13:49D'ailleurs, on voit bien à chaque fois que Donald Trump parle.
13:51En gros, le pétrole monte de 5 ou 10%
13:53ou baisse de 5 ou 10%.
13:56Je ne suis pas sûr que cette tension sur l'énergie
13:59sera aussi forte si longtemps.
14:02Très longtemps.
14:03Donc là, vous êtes obligé.
14:04Vous me direz que c'est un peu logique
14:06parce que c'est aussi votre business.
14:08C'est votre business.
14:09Oui et non.
14:10Juste, on va revenir là-dessus
14:11parce qu'on va voir l'impact que ça peut avoir
14:13pour les gens du monde.
14:14Ça n'a pas tellement d'impact pour nous.
14:15Je vais vous dire pourquoi.
14:16Parce qu'en fait,
14:19imaginons que les tarifs des billets d'avion
14:21montent de 30%.
14:22Si on baisse,
14:24si on a des voyages qui baissent
14:26de moins de 30%
14:27en termes de nombre de clients,
14:28mais qu'on en a suffisamment
14:31qui payent plus cher,
14:31ça ne va pas nous impacter.
14:32Et l'histoire de l'élasticité
14:35sur les prix dans les voyages,
14:37en tout cas pour nos marques,
14:39qui sont, c'est vrai,
14:39des marques plutôt premium,
14:42montrent que la hausse des prix
14:44est toujours supérieure
14:45à la baisse du nombre de nos clients.
14:49Donc finalement,
14:50les prix qui montent,
14:51dans une certaine mesure,
14:53ça ne nous a jamais vraiment gênés.
14:55Ce qui nous gêne plus en ce moment,
14:56ce n'est pas ça,
14:57c'est l'envie de voyager
14:59qui est effrénée.
15:00C'est-à-dire que moi,
15:00j'ai des gens qui m'appellent
15:01tous les jours,
15:02qui doivent partir avec nous en Égypte.
15:03Vous avez beaucoup d'annulations ?
15:05Alors, on n'en a pas beaucoup,
15:06mais on en a.
15:06C'est-à-dire quoi ?
15:07C'est quoi ?
15:07C'est 10, 20, c'est quoi ?
15:09Non, c'est par exemple,
15:10sur l'Égypte,
15:11c'est moins de 3%
15:12de ceux qui doivent partir.
15:13Les annulations qu'on a,
15:15elles se concentrent sur Oman
15:16et l'Arabie Saoudite pour nous.
15:18Et bien entendu,
15:19Abu Dhabi,
15:19parce qu'on avait aussi
15:20des clients qui allaient à Abu Dhabi.
15:22Et pour notre activité aventure,
15:23en particulier avec Terre d'Aventure,
15:25énormément sur la Jordanie.
15:27Bah oui,
15:27c'est un peu logique
15:28parce qu'il y a plusieurs foyers de guerre.
15:31Il y a le terrain de guerre,
15:32il y a le Liban,
15:33il n'est pas très loin de la Jordanie.
15:35C'est-à-dire que quand Israël attaque l'Iran,
15:36ils survolent l'espace aérien jordanien.
15:40Et donc forcément,
15:41les missiles iraniens
15:43survolent l'espace aérien jordanien.
15:45Donc on peut comprendre
15:46que ceux qui voyagent en Jordanie
15:47ne soient pas très rassurés.
15:49Si on regarde là,
15:50on a regardé,
15:51François-Xavier Wout,
15:52tu as regardé
15:53sur le site
15:54du ministère des Affaires étrangères.
15:55Il y a une carte
15:56avec les pays,
15:57comme toujours,
15:58où est-ce que vous avez le droit d'aller,
15:59là où il ne faut pas y aller.
16:00En fait,
16:00on voit que pour l'instant,
16:01alors elle n'a pas été updatée
16:03depuis le 4 février,
16:05elle l'est ponctuellement.
16:07Quels sont les pays
16:08où aujourd'hui,
16:09il est fermement déconseillé d'aller ?
16:13Très peu.
16:14Très peu.
16:15L'Afghanistan, évidemment.
16:16La Syrie.
16:18les territoires en Israël.
16:20L'Ukraine, la Russie.
16:21Israël, bien sûr.
16:22L'Ukraine.
16:23La Russie,
16:24pas vraiment.
16:25C'est plus compliqué que ça
16:26parce que la Russie,
16:27c'est plus des problèmes
16:28de, je dirais,
16:31de vous faire arrêter
16:32pour des raisons un peu absurdes.
16:35Donc le quai d'Orsay des conseils,
16:36mais vous n'avez pas de problème
16:37réel de sécurité physique
16:39à voyager en Russie.
16:40Puis par ailleurs,
16:40il n'y a plus de vol direct.
16:41Donc quand vous voulez voyager en Russie,
16:43c'est pas Istanbul.
16:44Ou ailleurs,
16:45enfin bon,
16:45très peu.
16:46Donc il y a assez peu de pays.
16:47Et bien entendu,
16:48sur la zone,
16:48le quai d'Orsay déconseille en ce moment
16:50les Émirats et Oman,
16:52évidemment.
16:52Mais par exemple,
16:53il ne déconseille absolument pas l'Égypte.
16:56L'Égypte qui a zéro problème.
16:57Il a bien raison d'ailleurs.
16:59Vous n'avez pas plus de problèmes
16:59pour voyager en Égypte
17:01que pour voyager
17:02en Pologne aujourd'hui
17:03ou au Portugal.
17:05C'est pareil.
17:07Vous avez vu
17:08l'Émirat de Dubaï
17:09qui est interdit
17:11de filmer
17:13des événements,
17:14ce qui se passe,
17:14des bombardements,
17:15des missiles,
17:16des destructions.
17:17Parce qu'il veut garder
17:18la bonne image
17:19de Dubaï.
17:21C'est là quand même
17:22où on voit l'enjeu important.
17:24Le problème
17:25d'empêcher
17:26les gens,
17:27les journalistes
17:27ou les touristes
17:28ou les expatriés
17:30sur place
17:31de filmer
17:31les destructions
17:32qui ont eu lieu
17:33aux Émirats,
17:34à Dubaï
17:35ou à Bahreïn,
17:36ça ne sert un peu à rien
17:37parce que de toute façon,
17:38l'image
17:39de stabilité
17:40de ces pays
17:41était cornée.
17:42Donc de toute façon,
17:43ça ne va rien changer.
17:44C'est un peu...
17:47Ça me fait penser
17:48à des pays
17:48qui étaient en guerre civile
17:49où les dirigeants
17:50venaient nous voir
17:51et nous disaient
17:52venez,
17:53il n'y a pas de problème,
17:54tout va bien
17:55dans notre pays
17:55pour voyager.
17:56Ça n'a aucun sens.
17:57C'est des mesures inutiles.
17:58Là, il y a un pays
17:59ou en tous les cas...
18:00Enfin, pas un pays,
18:01il y a plusieurs pays
18:02qui pourraient tirer
18:03leur épingle du jeu.
18:04C'est notamment
18:05l'Europe.
18:06Parce qu'on voit
18:07que du coup,
18:07les gens se disent
18:08parce qu'on commence
18:09à avoir beaucoup
18:09de terrains de guerre
18:10donc ça devient compliqué
18:11quand on a envie
18:12de voyager.
18:13Parce que,
18:13comme vous le disiez
18:14à juste titre,
18:14si j'ai envie
18:15d'aller en Inde,
18:15il faut quand même
18:16survoler
18:17ou un petit peu
18:18faire un détour.
18:19Enfin, c'est compliqué
18:19d'aller en Inde,
18:21d'aller au Japon
18:21quand vous êtes basé ici.
18:23En revanche,
18:24vous pouvez redécouvrir
18:26l'Europe.
18:26Il y a plein de choses
18:27à découvrir.
18:28D'ailleurs,
18:28c'est très juste
18:29ce que vous dites
18:29et d'ailleurs,
18:30chez nous,
18:31on a des spécialistes
18:32non pas des pays européens
18:34mais des régions européennes.
18:35En Italie,
18:36on a 15 spécialistes
18:37par pays.
18:38En Écosse,
18:39pareil.
18:39en Grande-Bretagne,
18:40pareil.
18:41Très pointue
18:42selon les régions
18:43en Espagne équivalent.
18:44Et c'est la zone
18:45qui baisse le moins.
18:46Mais elle baisse quand même.
18:47C'est-à-dire que,
18:48paradoxalement,
18:49si vous avez une baisse générale,
18:51on va dire,
18:52de 20 %,
18:53l'Europe va plutôt baisser
18:54de 5,
18:55donc de moins.
18:56Mais même ceux
18:56qui voyagent en Europe,
18:57que ce soit des Français,
18:58des Allemands
18:59ou des Anglais,
19:00eh bien,
19:01en ce moment,
19:02ça ne peut être que ponctuel,
19:03ça baisse.
19:04Mais c'est vrai
19:04que l'Europe
19:05a son épingle du jeu
19:06attiré dans cette affaire.
19:08En tout cas,
19:08pour les clients européens.
19:09Parce que les clients asiatiques
19:10qui viennent en Europe,
19:11c'est la même problématique
19:13que pour les clients européens
19:14qui vont en Asie.
19:15C'est-à-dire qu'en fait,
19:16ils peuvent parfaitement
19:17contourner les zones sensibles,
19:19mais ils n'en ont pas
19:20assez de perception.
19:21Donc,
19:22on peut être touché aussi
19:23à Paris,
19:24par exemple,
19:24sur la clientèle asiatique.
19:25Et c'est ce qui se passe ?
19:26Alors,
19:27c'est un peu tôt pour le dire,
19:29parce que ceux qui sont là
19:30en ce moment,
19:30parce que ceux qui sont là
19:31en ce moment,
19:32ils avaient réservé
19:33déjà leur voyage.
19:34Mais ils peuvent l'annuler ?
19:35Oui,
19:36mais il y a beaucoup moins
19:37d'annulation en général
19:38sur un problème de ce type
19:39que de baisse d'inscription.
19:41C'est-à-dire que les annulations,
19:42sauf quand vous avez
19:44une impossibilité technique
19:45d'y aller ou de vrai,
19:46ça coûte cher.
19:47Il y a très peu d'annulation.
19:49Les gens qui se sont inscrits
19:51partent.
19:52Par contre,
19:52ceux qui vont s'inscrire
19:54là en ce moment
19:54pour venir en Europe,
19:57en Asie,
19:57dans les mois qui viennent,
19:59là,
19:59ça pourrait baisser.
20:00Oui,
20:00mais enfin,
20:01pardonnez-moi,
20:01ça fait déjà,
20:01depuis le 28 février,
20:02ça fait déjà quasiment un mois.
20:04Oui,
20:04mais c'est rien.
20:05à Paris,
20:06est-ce qu'on voit déjà
20:07l'impact sur le tourisme ?
20:08Non,
20:09vous ne pouvez pas le voir
20:09parce que les Asiatiques
20:11qui voyagent en Europe
20:13réservent six mois,
20:15voire plus,
20:16à l'avance.
20:16Donc,
20:17vous ne pouvez pas le voir,
20:18là.
20:18Là,
20:19c'est trop tôt.
20:19Et votre sentiment ?
20:20Mon sentiment,
20:21c'est que ça va baisser.
20:22Mon sentiment,
20:23c'est que ça va baisser.
20:24Il y aura un impact
20:25pour Paris,
20:25pour l'avance.
20:25Comme aujourd'hui,
20:27nous,
20:27en Europe,
20:27les clients qui s'inscrivent
20:29vers l'Asie,
20:29ça baisse,
20:30ça baisse plus que l'Amérique latine,
20:31par exemple,
20:32alors que l'Asie avait de vent en poupe,
20:33en plus,
20:33l'Asie marchait très fort.
20:35Eh bien,
20:36forcément,
20:36les clients asiatiques
20:37qui vont vouloir venir en Europe
20:38en se disant
20:39qu'ils doivent survoler cette zone
20:41ou avec des prix plus élevés
20:43parce que les compagnies du Golfe
20:44ont moins d'offres,
20:45donc quand vous avez moins d'offres,
20:46vous avez moins d'avions.
20:47Quand vous avez moins d'avions,
20:48vous avez des prix plus élevés.
20:50Eh bien,
20:50forcément,
20:51ça va baisser.
20:55Dans 15 jours,
20:57ça va reprendre très, très fort.
20:58Si ça dure jusqu'au mois de juin,
21:01alors là,
21:02ça sera beaucoup plus grave
21:03parce que l'été sera fortement touché
21:05et plus rattrapable.
21:06Tiens,
21:06une question aux spécialistes,
21:08même si ce n'est pas
21:08qu'une destination
21:11de voyeurs du monde,
21:13pour Dubaï, Bahreïn,
21:15voilà,
21:15tous ces émirats
21:17qui étaient
21:18une espèce de havre
21:19de richesses,
21:20de réfuges,
21:21de refuges
21:22pour ceux qui ne veulent pas payer d'impôts
21:24ou pour les influenceurs,
21:25les influenceuses,
21:26etc.,
21:27il y a quand même une chance
21:28que ça soit un peu plus difficile
21:31pour la suite.
21:33Parce que tout d'un coup,
21:34on avait l'impression
21:34que c'était le paradis terrestre
21:36pour ceux qui voulaient gagner
21:37beaucoup d'argent
21:38et là,
21:38c'est plus qu'à.
21:39Déjà,
21:39pour moi,
21:39ce n'est pas le paradis terrestre.
21:40Non,
21:41mais pas pour vous.
21:42Chacun ses goûts.
21:43Vous avez des endroits
21:44bien plus intéressants que d'autres.
21:45Abu Dhabi est particulièrement intéressant.
21:48Dubaï,
21:48personnellement,
21:49je trouve un peu moins,
21:49mais enfin,
21:50chacun ses goûts.
21:52Effectivement,
21:53on pourrait imaginer
21:54que cette zone
21:56qui est perçue
21:56comme une zone
21:57de stabilité,
21:59sécuritaire
21:59et d'avantages fiscaux
22:01souffre.
22:02Mais,
22:03vous savez,
22:03la mémoire des gens
22:04est très courte.
22:05Si demain,
22:06vous avez,
22:08imaginez,
22:08le pouvoir iranien
22:09qui tombe,
22:11des gens éclairés
22:12qui dirigent ce peuple,
22:15Dubaï va vite reprendre
22:17tous ses atouts précédents
22:18et ça va fonctionner très bien.
22:20Encore une fois,
22:20tout dépend de la sortie.
22:21La mémoire est courte.
22:22La mémoire est très courte.
22:23Et les avantages fiscaux
22:24et la stabilité politique
22:26de ces pays
22:26qui est réel
22:27va rester là.
22:29Donc,
22:30ça peut revenir très vite.
22:32Chez Jean-François Rial,
22:34chez vous,
22:34voyageurs du monde,
22:35les prix du voyage
22:37vont augmenter de combien là ?
22:40Pas vraiment,
22:40ils augmentent pas vraiment.
22:45On a des augmentations
22:47tarifaires aériennes
22:49ponctuelles
22:49sur certains axes
22:50qui peuvent être
22:50de 5 ou 10 %.
22:52Mais c'est quand même
22:53très marginal.
22:54C'est si vous partez
22:55très tôt.
22:56Si, par exemple,
22:56vous étiez à Oman
22:57et que vous vouliez revenir
22:58pendant la période de guerre,
22:59là, ça pouvait vous coûter cher.
23:01Nous, on a pris
23:01tous nos clients
23:02qui étaient aux Émirats.
23:04On les a tous
23:04descendus à Oman
23:05et en 48 ans,
23:06on les a tous fait partir.
23:07On n'a pas attendu.
23:08Ah oui, bien sûr.
23:09Mais ça,
23:09c'est le service
23:09voyageurs du monde.
23:10Je dirais que parfois,
23:11ils ont pu payer
23:12ici ou là
23:13tel ou tel supplément.
23:14Mais ça restait marginal.
23:15De toute façon,
23:16on assumait.
23:18Vous publiez
23:19vos résultats bientôt.
23:20Jean-François Rial,
23:21voyageurs du monde
23:22de ses côtés.
23:23Mais quand même,
23:232025 a été une très bonne année
23:25si on en juge
23:25par le dernier trimestre.
23:272025 a été une bonne année.
23:29On avait dit
23:30lors de notre dernière
23:31publication semestrielle
23:32qu'on était en croissance
23:33entre 5 et 7 %
23:36pour notre chiffre d'affaires
23:37et notre EBITDA
23:38en ligne.
23:39ça devrait être ça.
23:40Normalement,
23:41on va publier ça
23:41dans un mois,
23:42mais on n'a pas complètement
23:44terminé de clôturer nos comptes.
23:45On devrait être très proche de ça.
23:46Mais 2026,
23:47c'est une autre paire de manches.
23:48Alors, 2026,
23:49c'est plus difficile
23:50parce que sur 2026,
23:53d'abord,
23:54on a la situation internationale
23:55avant la guerre en Iran
23:56qui n'était pas simple,
23:58avec toutes ces tensions
24:01en particulier provoquées
24:02par souvent
24:03le président américain
24:05et également
24:06la guerre en Ukraine
24:07qui ne se termine pas,
24:09plus une situation budgétaire
24:10en France
24:11qui s'est réglée
24:12mais qui a quand même
24:12été pendant longtemps
24:13très difficile.
24:16Donc, 2026,
24:16on n'y voit pas très clair.
24:17En ce moment, évidemment,
24:18les réservations ne seront pas
24:19à Follichon
24:20dans la période actuelle.
24:21Ça peut se rattraper très vite
24:23comme ça peut
24:24ne pas se rattraper.
24:26Donc, 2026 sera pour nous
24:27une année de transition.
24:28Mais ce n'est pas très grave
24:29parce qu'on en profite
24:29pour investir
24:30dans nos outils technologiques.
24:33On s'est implanté à Zurich
24:35l'année dernière.
24:35Ça a très bien marché.
24:37On va s'implanter à Munich
24:38et à Milan.
24:39On ne va pas freiner
24:40nos investissements.
24:42On va lancer un site mondial.
24:43Là où il y a de l'argent
24:43en Europe.
24:44On va lancer un site mondial
24:46en anglais.
24:47Donc, on a déjà pas mal
24:48de clients internationaux.
24:49Mais là, cette fois-ci,
24:50on va en avoir vraiment
24:51partout dans le monde
24:52avec une réaction.
24:53On prépare l'avenir.
24:54Voilà.
24:54On prépare l'avenir.
24:55Vous allez en profiter
24:56pour préparer l'avenir en 2026.
24:59Une question quand même.
25:00Vous étiez président
25:01de l'Office du tourisme
25:02et des congrès de Paris.
25:04Oui.
25:05On s'en souvient.
25:06Vous étiez un proche
25:07d'Anne Hidalgo.
25:08Vous avez pris un peu
25:09vos distances.
25:10Là, on va vous revoir
25:12sur le devant de la scène.
25:12Est-ce que le fait
25:13que Paris reste à gauche,
25:15d'abord, un,
25:15est-ce que vous dites
25:16que c'est un soulagement ?
25:17Et deux, Jean-François Riel,
25:19est-ce que vous pensez
25:19que c'est une bonne chose
25:20pour Paris ?
25:21Et notamment pour le côté
25:22business, exposition, congrès ?
25:24Ou pas forcément ?
25:27Écoutez...
25:28Question délicate.
25:29Question délicate, évidemment.
25:30Moi, j'ai toujours été favorable
25:32à la transformation écologique
25:33de Paris.
25:34Je pense que ça va
25:36dans le sens de l'histoire,
25:37que c'est une bonne chose
25:39et que c'est nécessaire.
25:42Maintenant, il ne faut pas
25:43non plus nier que ça a posé
25:44un certain nombre de problèmes
25:45aux Parisiens en termes
25:46de circulation,
25:48de gestion d'espaces publics,
25:49etc.
25:51Moi, ce que je crois,
25:53c'est que je ne sais pas si...
25:55C'est formidable de le reconnaître,
25:57Jean-François Riel.
25:58C'était un grand débat.
25:59Je dis ça à des auditeurs
26:01et à des spectateurs.
26:01On peut pas nier
26:02qu'il y avait des problèmes.
26:04Maintenant, je pense
26:05que le fond était très bon
26:07et qu'il fallait être
26:08sacrément courageux.
26:09Elle a été très courageuse
26:10à l'Hidalgo pour le faire.
26:11En tout cas, c'est mon avis.
26:12Je comprends qu'on ne soit pas
26:13forcément de mon avis là-dessus.
26:15Emmanuel Grégoire.
26:16Emmanuel, moi, j'ai travaillé
26:17avec lui quand j'étais président
26:18de l'Office du Tourisme de Paris.
26:20Et Emmanuel est un honnête homme,
26:22est un homme qui travaille
26:23et un homme qui est sensible
26:25à ces sujets-là.
26:26Par exemple, on a écrit
26:28ensemble, pendant la mandature
26:29de l'Hidalgo, à la fin
26:31de la mandature,
26:32enfin au milieu
26:33de la deuxième mandature,
26:34un document en trois volets
26:36qui s'appelait
26:36« Manifeste pour le beau
26:38à Paris »,
26:38pour que le mobilier urbain,
26:40qui parfois est critiqué,
26:42soit plus en harmonie
26:43et que le mobilier écologique
26:45ne détruise pas
26:46l'ADN historique de la ville.
26:47On a écrit ce document
26:49qui a été unanimement reconnu.
26:50Il n'a pas pu être mis en place
26:53complètement en faute de temps
26:54et de délai.
26:56J'espère qu'Emmanuel Grégoire
26:59va le faire.
27:00Mais moi, je pense
27:01qu'Emmanuel va réussir
27:02le tour de force
27:03d'à la fois garder
27:05les grandes orientations
27:07et d'apaiser cette ville
27:08sur les sujets sur lesquels
27:10il y avait des débats
27:11qui allaient au-delà
27:12de la politique.
27:13Ce n'est pas un problème
27:13de gauche ou de droite.
27:15C'était des problèmes.
27:16Non, non, c'est un problème
27:16d'exaspération.
27:17Absolument.
27:17Ce n'est pas un problème
27:18de gauche.
27:18Et moi, je pense qu'Emmanuel
27:19va apaiser ces choses-là.
27:20Eh bien, voilà une bonne nouvelle.
27:21Merci Jean-François Riel
27:23d'avoir été avec nous.
27:24Donc, on verra,
27:25vous reviendrez faire un point
27:27avec nous en fonction
27:28de quand est-ce que cette guerre
27:29est-ce que ça arrive ?
27:29Quand vous voudrez.
27:29C'est toujours avec grand plaisir.
27:31Merci Jean-François Riel,
27:32le patron de Voyageurs du Monde
27:33et donc ex-président
27:34de l'Office du Tourisme
27:35et des Congrès de Paris.
27:37Dans un instant,
27:38on parlera,
27:38tiens, est-ce que les chefs
27:39d'entreprise
27:39sont soulagés
27:40du résultat de ces municipales
27:42avec Sylvain Aurebi,
27:43le patron de Kousmiti ?
27:44Et puis lui, Kousmiti,
27:45il a des origines égyptiennes.
27:47On le sait bien,
27:48il s'en vante.
27:49On parlera aussi, bien sûr,
27:50de ce choc énergétique
27:51avec l'un des meilleurs spécialistes,
27:53Patrice Joffron,
27:54qui est le directeur
27:55du Centre des Géopolitiques
27:57de l'énergie.
27:57A tout de suite.
28:00– BFM Business et la Tribune
28:02présentent
28:04le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
28:09– Vous êtes bien dans le 18-19.
28:12On va voir si le choc politique
28:14ou le choc économique,
28:15elle est le moins pire
28:16pour l'économie mondiale.
28:17Et plus sérieusement,
28:18évidemment, on va revenir
28:19sur tous les derniers développements
28:21avec Sylvain Aurebi,
28:23le patron de Kousmiti.
28:24Bonsoir Sylvain,
28:25merci d'être avec nous.
28:27Et puis en face de vous,
28:28Patrice Joffron,
28:29professeur à Dauphine,
28:30surtout directeur
28:30du Centre Géopolitique
28:31de l'énergie.
28:32Merci Patrice d'être avec nous.
28:33L'un des meilleurs spécialistes
28:35de l'énergie.
28:36Ça tombe bien
28:36parce qu'entre les déclarations
28:37du patron de l'Agence
28:39internationale de l'énergie,
28:40celle-là du patron
28:42de Total Energy,
28:43Patrick Pouyanné,
28:44et puis Donald Trump,
28:44c'est vrai que ça bouge beaucoup.
28:46Et puis le gouvernement
28:47avec Sébastien Lecornu
28:48qui vient d'annoncer
28:50quelques mesures.
28:50Mais j'ai envie de commencer
28:51par vous Sylvain Aurebi.
28:52Est-ce que les chers
28:53et les entreprises
28:54sont rassurés ?
28:55Parce qu'on les avait vus
28:55un peu monter au créneau
28:56sur le résultat des municipales.
28:58Rassurés par le résultat
29:00des municipales ?
29:00Résultat notamment,
29:01alors il est vrai,
29:02notamment à Toulouse
29:03où on sait que
29:04Francis Picma,
29:05lui, il était contre
29:06le secteur aéronautique
29:07qui est quand même,
29:08bon,
29:09qui fait la force
29:09de la région.
29:10Donc il y avait
29:11beaucoup d'inquiétudes
29:12et beaucoup de manifestations.
29:13Est-ce que là,
29:14vous vous dites,
29:14bon, on a évité le pire
29:15et vous êtes plutôt content ?
29:16Alors, on a évité le pire
29:18à Toulouse,
29:18mais malheureusement
29:19pas partout
29:20parce que je vois
29:20qu'à Lyon
29:22ou à Nantes,
29:23on a encore
29:23des associations
29:26pas très honnêtes
29:28mais très techniques
29:29qui vont réserver
29:30des surprises.
29:31Mais disons que globalement,
29:32les résultats
29:33sont plutôt satisfaisants.
29:35Ce qui m'inquiète,
29:36c'est qu'on termine
29:38ces élections municipales
29:39avec un résultat
29:40qui est ce qu'il est,
29:41mais on rentre
29:42dans l'inconnu total
29:42avec la présidentielle
29:43maintenant
29:44parce que là,
29:44c'est aujourd'hui
29:45que ça se joue.
29:47Et voilà,
29:48donc ce qui m'inquiète,
29:50moi,
29:50c'est l'incertitude
29:51dans les deux cas,
29:52que ce soit la crise énergétique
29:53ou la crise politique.
29:55Nous,
29:55chefs d'entreprise,
29:56on a deux incertitudes majeures
29:58et c'est ce qu'on déteste.
30:00En fait,
30:00notre gros problème,
30:01c'est l'incertitude.
30:02Alors,
30:02l'incertitude dans l'énergie,
30:05le choc énergétique,
30:07d'abord,
30:07c'est partiel,
30:08ça n'a pas duré
30:09des mois et des mois,
30:10j'espère.
30:11On peut gérer.
30:14On a des moyens.
30:15Ah oui,
30:15on peut se couvrir,
30:16on peut changer
30:17de mode d'énergie,
30:18enfin,
30:18on peut faire
30:18tout un tas de choses
30:20qu'on peut gérer.
30:21Le choc politique,
30:23c'est l'absence de politique
30:24en fait,
30:25qui nous gêne
30:25et ça,
30:26ça va durer encore
30:27pendant au moins 12 mois
30:28plus le nouveau président,
30:29le nouveau gouvernement,
30:30le temps qu'ils prennent
30:31des mesures.
30:31Donc,
30:32c'est 12 à 18 mois
30:33d'incertitudes,
30:34donc de gel des investissements,
30:36de gens qui ne veulent pas
30:37trop consommer
30:37parce qu'ils ne savent pas
30:38quelle sauce
30:40ils vont être mangés,
30:41c'est beaucoup de crainte
30:43pour les Français,
30:43donc beaucoup de crainte
30:44pour les entreprises.
30:46Voilà,
30:46donc ce sont ces deux incertitudes
30:48qui nous pèsent
30:49et plus l'incertitude politique
30:50que l'incertitude énergétique.
30:53Alors,
30:53on va écouter les commentaires
30:55de Patrice Joffron
30:55qui va peut-être
30:56soit vous rassurer
30:57et aller dans votre sens,
30:58soit au contraire...
30:59J'espère.
30:59Au contraire,
31:00vous inquiétez.
31:01Patrice Joffron,
31:02juste si on peut faire
31:03un petit point
31:03sur où est-ce qu'on en est ce soir.
31:05Alors,
31:05un sur le front géopolitique
31:07avec Donald Trump
31:08qui disait
31:09je laisse deux jours
31:10à l'Iran
31:11pour débloquer
31:12le détroit d'Ormous
31:13puis finalement,
31:13il en laissait cinq ou six
31:15et puis finalement,
31:16il dit
31:16c'est pas grave
31:17donc c'est vrai
31:17qu'on a du mal à suivre.
31:19Il y a aussi
31:20le gouvernement français
31:21qui vient d'annoncer
31:23tout à l'heure
31:23quelques mesures.
31:24Pouvez-nous faire
31:25un petit résumé rapide là ?
31:28Alors,
31:28premièrement,
31:29du côté américain,
31:30moi je soutiens l'idée
31:31depuis le début
31:32que c'est un des maillons faibles
31:33et que les Etats-Unis
31:35n'ont pas
31:35les moyens
31:36économiquement
31:37d'une guerre
31:38qui dure plusieurs mois.
31:40Voilà,
31:40et donc on n'est pas
31:41à un mois
31:42et Trump déjà,
31:43bon,
31:43on fait du Trump
31:44avec à la fois
31:44des annonces
31:45d'une grande violence
31:47concernant
31:47les infrastructures électriques
31:49et puis un retour en arrière
31:51et puis tout à l'heure
31:51j'ai entendu en détail
31:54voilà,
31:54l'annonce quasi
31:55de la paix demain
31:56et bon,
31:57on négocie
31:58avec les Iraniens
31:59de leur côté
32:00les Iraniens
32:00ne disent pas du tout
32:01mais enfin bon
32:01voilà
32:02et donc
32:02il y a un impératif
32:04il y a un double impératif
32:05l'impératif
32:06que la bourse
32:07retrouve
32:08quelques couleurs
32:09aux Etats-Unis
32:09notamment parce que
32:10ça détermine
32:11des tas de choses
32:12en particulier
32:12les pensions
32:14et puis par ailleurs
32:15le prix à la pompe
32:17il varie
32:18dans des proportions
32:19qui ne sont pas moindres
32:20que celles qu'on observe
32:21en Europe
32:22et comme on est à la bord
32:23de la saison
32:24durant laquelle
32:24les Américains
32:25vont beaucoup voyager
32:27la driving season
32:28et bien ils vont voir
32:29toutes les semaines
32:30voire plus
32:30le prix à la pompe
32:32très très loin
32:32de ce qu'avaient été
32:33les promesses de Trump
32:34de ce caractère
32:35assez chaotique
32:36je doute fort
32:37que derrière tout ça
32:38il y ait une stratégie
32:39alors nous évidemment
32:40on est dans le brouillard
32:41que vous avez évoqué
32:42et qui avec une scène politique
32:44qui est fragmentée
32:45moi j'étais assez effrayé
32:46finalement par
32:46les résultats
32:47de ces municipales
32:48parce que si on les projette
32:49sur une assemblée nationale
32:51ça risque de nous donner
32:52des choses
32:52qui soient en tout cas
32:53pas bien adaptées
32:54à une mandature
32:57dans laquelle
32:58il va falloir quand même
32:59régler des tas de problèmes
33:00et à minima
33:01faire de la gestion de crise
33:02dans les temps à venir
33:03d'où les annonces
33:04de notre premier ministre
33:05aujourd'hui
33:07demandant aux raffineurs
33:08de raffiner un peu plus
33:10alors c'est sincèrement
33:11c'est utile
33:12et deuxièmement
33:13c'est dans l'épaisseur du trait
33:14parce que
33:15la caractéristique
33:16de la France
33:17de l'Europe
33:18mais singulièrement
33:18de la France
33:19c'est qu'on importe
33:19assez massivement
33:20du diesel
33:21et par ailleurs du kérosène
33:22mais du diesel
33:23du Moyen-Orient
33:24même si on importe
33:25sensiblement moins
33:26de pétrole
33:27de brut
33:28et donc
33:29il est absolument essentiel
33:31qu'on puisse
33:32gagner dans ce domaine
33:33en autonomie
33:34mais c'est pas possible
33:34avec les
33:36le parc de raffinage
33:37tel qu'il est
33:38à l'heure actuelle
33:38qui a des marges de manœuvre
33:39encore une fois
33:40qui vont être
33:41de 5 à 10%
33:42donc on va réduire
33:44un petit peu les tensions
33:44on peut les réduire
33:45également localement
33:46mais de fait
33:46ça ne modifiera pas
33:48les tensions foncièrement
33:50Sylvain Rébier
33:51est-ce que vous
33:52parce qu'on voit bien
33:53que l'Europe
33:53est assez divisée
33:54sur les remèdes
33:55tout le monde dit
33:55oui
33:56on est prêt à faire front
33:57sur le choc pétrolier
33:58parce que c'est la vente
33:59de la yenne
33:59qui dit
34:00vous nous direz
34:00tiens
34:01vous en pensez
34:01Patrice
34:01qui dit
34:02vous n'êtes pas obligé
34:03de remplir
34:06vos réservoirs
34:06à 100%
34:08on peut faire
34:09vous pouvez
34:10en tous les cas
34:10ne faire que 80%
34:12je crois
34:13Sylvain Rébier
34:14est-ce que pour vous
34:17ce choc pétrolier
34:18c'est un choc pétrolier
34:20est-ce que vous
34:20qu'est-ce qui vous inquiète
34:22vous le plus
34:23parce que
34:23c'est l'incertitude
34:24vous l'avez dit
34:25mais est-ce que c'est peut-être
34:28le choc
34:28du coût
34:30de cette énergie
34:31non
34:32moi ce qui me
34:33ce qui me choque
34:34c'est qu'on parle déjà
34:35de choc pétrolier
34:36alors que cette guerre
34:37a commencé il y a trois semaines
34:38enfin il y a l'immédiateté
34:39qui nous saute
34:40à la gorge
34:41comme si
34:42une catastrophe
34:44s'était produite
34:45et qu'elle était irréversible
34:46on n'en est qu'à
34:47trois semaines
34:48du début de cette guerre
34:49Patrice vient de l'expliquer
34:51et je suis d'accord
34:52avec lui
34:53elle ne va pas durer
34:54pour toutes les raisons
34:55qu'il a exposées
34:55et certainement d'autres
34:56elle ne va pas durer
34:57des semaines et des semaines
34:58et on se place
34:59dans une position
35:00déjà
35:01d'essayer de résoudre
35:02des problèmes structurels
35:03alors que c'est un problème
35:04strictement conjoncturel
35:06qui nous apparaît là
35:07pour l'instant
35:07pour l'instant
35:08oui
35:09attendons avant de pleurer
35:11on n'a pas encore été frappé
35:12on se met à pleurnicher
35:13attendons
35:14aujourd'hui
35:15ce n'est pas un choc pétrolier
35:16il y a effectivement une guerre
35:17c'est grave
35:18ça a créé
35:20une instabilité
35:21des prix du pétrole
35:22pas tant que ça finalement
35:23parce qu'on était tout à l'heure
35:24à 90 dollars
35:24sur le WTI
35:25ce n'est pas non plus
35:27une catastrophe
35:28on n'est pas aux 150
35:29ou aux 200 dollars
35:30qu'on a connus précédemment
35:31donc pour le moment
35:32ce n'est pas un choc
35:33qu'on se prépare
35:34à réagir
35:35c'est très bien
35:35mais moi
35:36chef d'entreprise
35:37je n'ai aucun souci
35:39avec ce choc aujourd'hui
35:40parce que ça n'a créé
35:41aucun déséquilibre
35:42dans mon métier
35:43dans la plupart des métiers
35:44des chefs d'entreprise
35:45que je connais
35:45à part quelques-uns
35:46c'est pour ça
35:48les agriculteurs
35:50parce que là aussi
35:51il y a quand même
35:52ponctuellement besoin
35:53vous trouvez
35:55qu'il est encore trop tôt
35:56pour faire une baisse
35:56de la fiscalité
35:57par exemple
35:57bien sûr
35:58mais ça ne servira à rien
35:59parce que la baisse
36:00de la fiscalité
36:00elle sera payée
36:01par quelqu'un d'autre
36:02donc de toute façon
36:03ce qui manquera
36:04en fiscalité
36:05devra être payé
36:06par la fiscalité
36:07non
36:08pour les agriculteurs
36:09c'est peut-être
36:09un truc immédiat
36:10mais les industriels
36:11ne se couvrent pas
36:12au jour le jour
36:13sur le marché pétrolier
36:15ou de l'énergie
36:15ce sont des contrats
36:16à long terme
36:17moi-même je vois
36:18pour l'électricité
36:19que j'achète
36:19je suis couvert
36:20sur 2026 et 2027
36:21donc je suis tranquille
36:22chat et chaudé
36:24qui craint l'eau froide
36:24j'ai été brûlé
36:25avec l'Ukraine
36:26vous êtes brûlé les ailes
36:27pas avec l'Ukraine
36:28des contrats qui ont flambé
36:29donc l'industrie
36:31n'a pas ce problème
36:31aujourd'hui
36:32elle aura peut-être
36:33demain
36:33elle n'a pas ce problème
36:33aujourd'hui
36:34peut-être l'agriculture
36:35je ne connais pas
36:35leur façon
36:37de s'approvisionner
36:38peut-être effectivement
36:39qu'ils vont à la pompe
36:40régulièrement
36:40pour remplir le gasoil
36:42et que là
36:43pour le coup
36:43c'est plus cher
36:44mais ce n'est pas
36:45des augmentations
36:46terrifiantes
36:46pour le moment non plus
36:47donc qu'on prenne
36:49des mesures
36:49qu'on s'y prépare
36:50oui
36:50mais aujourd'hui
36:51on a encore
36:52un peu de temps
36:53me semble-t-il
36:53en tout cas
36:54je parle
36:56sous le regard
36:57de Patrice
36:58alors Patrice
36:59Geoffron
37:00je ne sais pas
37:00si vous avez vu
37:00cette déclaration
37:02de Patrick Poenet
37:03le patron
37:03de Total Energy
37:04et c'était en Chine
37:05il dit
37:06si le conflit
37:06dure quelques semaines
37:07ou quelques mois
37:08ça reste gérable
37:09mais au-delà
37:10de 3 à 6 mois
37:11là les conséquences
37:13deviennent
37:14très sérieuses
37:16oui on a tous
37:17développé une expertise
37:18sur le détroit d'Hormuz
37:19donc on a vu la carte
37:20et en fait
37:21il y a deux familles
37:23de problèmes
37:24assez différentes
37:24la première famille
37:25c'est est-ce qu'il y a
37:26des mines etc
37:26et est-ce que
37:27voilà il sera possible
37:29de faire sortir
37:29le pétrole le gaz
37:31du détroit d'Hormuz
37:33si voilà
37:33dans quelques jours
37:34quelques semaines
37:35un apaisement
37:37advenait
37:37mais l'autre problème
37:39qui lui est assez
37:40préoccupant
37:40c'est qu'en fait
37:41il y a beaucoup
37:41d'infrastructures
37:43de transformations
37:44d'extractions
37:45de pétrole de gaz
37:46qui ont été frappées
37:47avec des conséquences
37:48qui sont très difficiles
37:49à évaluer
37:50mais le New York Times
37:51ce week-end
37:52disait que
37:5340 sites
37:55de production
37:55de transformation
37:56dans 9 pays différents
37:57ont été
37:58directement affectés
38:01les Qataris
38:02disent que
38:03pour une partie
38:04de leur capacité
38:04de liquéfaction
38:05ça pourrait prendre
38:06des années
38:07de remise en état
38:07alors je suis d'accord
38:08avec vous
38:09ça ne nous dit rien
38:10de la hauteur du choc
38:13s'il devait y avoir
38:14un choc
38:14en revanche
38:14il va y avoir quand même
38:15un problème
38:16assez lancinant
38:17et qui va pas disparaître
38:20voilà
38:20c'est pas
38:20c'est pas un petit caillot
38:22qu'il faut faire disparaître
38:23et d'ores et déjà
38:24on est allé sans doute
38:25sans doute trop loin
38:26et moi ce qui me paraît
38:27plus préoccupant encore
38:28et qui est sans doute
38:29le vrai problème
38:29pour nous européens
38:30c'est que si on garde
38:31la carte du monde
38:32ici vous avez
38:33je demande aux spectateurs
38:34de se concentrer
38:35ici vous avez
38:36vous avez
38:36vous avez trouvé une derrière nous
38:37enfin vous verrez
38:38qu'on était à la radio
38:39de la télévision
38:39vous avez la Russie
38:40alors la Russie est à l'est
38:43vous avez à l'ouest
38:45les Etats-Unis
38:46et vous avez
38:46l'autre troisième zone
38:48du monde de production
38:49de pétrole et de gaz
38:50qui est le Moyen-Orient
38:50et on a des relations
38:52compliquées
38:53pour des raisons
38:53très différentes
38:54avec ces trois grandes zones
38:55du monde
38:56nous européens
38:56il y a un point en commun
38:58c'est Donald Trump
38:58si je peux me permettre
38:59alors il y a un point en commun
39:01oui oui
39:01et qui n'est pas
39:02l'élément apaisant
39:04ni plus un allié
39:05pour ce qui nous concerne
39:06et qui a une politique
39:07très clairement
39:07il a même créé
39:09il y a un peu plus d'un an
39:10un conseil
39:11destiné à la domination énergétique
39:14c'est le terme
39:15qui est sur la boîte
39:17donc qui est à cet égard
39:18tout à fait
39:19tout à fait explicite
39:20et je pense que la question
39:21qui se pose à nous
39:22on discutait tout à l'heure
39:24en préambule
39:25en aparté
39:25et puis vous exposiez
39:27tous les problèmes
39:28auxquels dans vos activités
39:29vous avez dû vous confronter
39:30depuis une demi-douzaine d'années
39:32et le monde qui est devant nous
39:34va probablement ressembler à ça
39:35et donc comment est-ce qu'on peut
39:36se couvrir contre ces risques
39:37la diversification est compliquée
39:39le respect des contrats
39:41est incertain
39:42dans différents domaines
39:43voilà
39:43c'est ça le monde fossile
39:45dont on dépend
39:45et
39:46oui mais alors moi
39:47je vais vous dire une autre
39:48je vais mettre en avant
39:49une autre déclaration
39:51c'est celle du patron
39:52de l'AIE
39:52l'agence internationale
39:53de l'énergie
39:54qui dit
39:54aucun pays ne sera immunisé
39:56contre les effets
39:57de cette crise
39:58si elle continue
39:59dans cette voie
40:00il est donc nécessaire
40:01de mener une action
40:03à l'échelle mondiale
40:04si elle continue
40:06dans cette voie
40:06on revient là
40:07encore une fois
40:08ça a commencé
40:09qu'il y a trois semaines
40:10donc effectivement
40:11comme dit Pouyane
40:12si dans trois à six mois
40:13on en est encore là
40:14il y aura de gros problèmes
40:16mais
40:16comme l'a dit Patrick Geoffron
40:18Trump ne peut pas se permettre
40:19que dans trois mois
40:21la crise soit encore là
40:22ni dans trois semaines d'ailleurs
40:23oui mais alors vous faites comment
40:24vous êtes chez l'entreprise
40:26vous faites comment
40:26parce que
40:27vous ne pouvez pas dire
40:28tiens je verrai dans trois mois
40:29aujourd'hui
40:30vous êtes déjà obligé
40:31de prendre des mesures
40:31non ?
40:32aujourd'hui
40:33que voulez-vous prendre
40:34comme mesure ?
40:34encore une fois
40:35j'ai une couverture
40:36sur mon énergie
40:37il ne se passe rien d'autre
40:38on me parle d'inflation
40:39il n'y a pas d'inflation
40:40il y a un choc des prix
40:41aujourd'hui
40:41il y a zéro inflation
40:43tout le monde parle
40:44de stagflation
40:44il n'y a ni stag
40:45ni flation
40:46il n'y a pas d'inflation
40:47sauf qu'il y a un impact
40:48sur la croissance
40:49oui alors il y aura
40:50peut-être
40:51effectivement
40:51si ça continue
40:52il y aura un impact
40:52sur la croissance
40:53mais aujourd'hui
40:53vous avez
40:54la seule chose qui augmente
40:55ce sont les prix
40:56de l'essence à la pompe
40:58aujourd'hui c'est tout
40:59donc il n'y a pas d'inflation
41:01il y a une hausse des prix
41:03modérée pour le moment
41:04de l'essence
41:05du gasoil
41:07point final
41:08que voulez-vous
41:09que je prenne
41:09comme décision aujourd'hui
41:10je regarde
41:11je me prépare au cas où
41:13mais pour le moment
41:13il n'y a strictement
41:14rien à faire
41:14si dans quelques mois
41:16on a vraiment
41:17un choc des prix important
41:19que ça provoque
41:22une augmentation
41:23d'un certain nombre
41:24de produits
41:24parce qu'il n'y a pas
41:25que l'essence
41:25il y a les engrais
41:26également
41:26qui risquent
41:27de peser
41:29sur les prix à terme
41:31voilà
41:31mais on ne parlera
41:32d'inflation
41:33que dans un an
41:34si c'est durable
41:35si c'est global
41:36si ça entraîne
41:38une augmentation
41:39des salaires
41:39etc
41:39on est très loin
41:40de tout ça
41:41encore une fois
41:41les réseaux sociaux
41:42nous rendent fous
41:43au bout de trois semaines
41:45d'une guerre
41:45c'est quand même rien
41:46trois semaines d'une guerre
41:46on vous parle comme si
41:48la fin du monde était là
41:49il y a peut-être
41:50les réseaux sociaux
41:51mais il y a la spéculation
41:51en fait
41:52il y a eu énormément
41:53de spéculation
41:54de Trump
41:56non
41:56de Trump
41:57si vous voulez
41:58je vous laisse responsable
41:59de vos propos
42:00dans une période
42:01de brouillard
42:02au point où nous en sommes
42:04c'est compliqué
42:05de distinguer
42:05des stratégies
42:06de couverture
42:07contre les risques
42:08de stratégie
42:08de spéculation
42:10parce qu'encore une fois
42:11sans mauvais jeu de mots
42:12il y a beaucoup de roulettes russes
42:13dans ce qui va se passer
42:13dans les temps à venir
42:14mais je rejoins sur le fait
42:15que moi je pense pas
42:17qu'il faille parler
42:17trop tôt de chocs pétroliers
42:19au sens où ça nous ramène
42:21à des choses
42:21qu'on a connues
42:22dans les années
42:23au XXe siècle
42:25si ça continue
42:26au moins
42:26à moi
42:26ça peut être un double
42:27choc pétrolier
42:28c'est comme si on avait
42:301974
42:32plus 1979
42:34précisons les choses
42:35en 1974
42:36le prix du baril
42:37avait été multiplié
42:38par 4
42:39en l'espace
42:39de quelques jours
42:40là on n'est pas
42:40dans ces ordres de grandeur
42:41je ne suis pas là
42:42pour minimiser
42:44ce qui va se passer
42:46de fait
42:47mais on n'est pas
42:47dans ces mêmes sortes
42:48de grandeur
42:48et ça avait eu un effet
42:49qui avait duré
42:50jusqu'au milieu
42:50des années 80
42:51et ce qu'on appelait
42:52le contre-choc pétrolier
42:53il est arrivé
42:54en 85
42:55il a duré
42:56une quinzaine d'années
42:58donc là
42:58je pense que
42:59ce n'est pas
43:00le scénario
43:01le plus probable
43:02le scénario
43:03le plus probable
43:03c'est celui
43:04d'un arrêt
43:05du conflit
43:06dans quelques semaines
43:08et qu'on est ensuite
43:09parce que
43:09la zone aura été affectée
43:11parce que les prix
43:12d'assurance
43:13seront plus élevés
43:13parce que les infrastructures
43:13ont été affectées
43:14et bien on paiera
43:15on paiera
43:16notre pétrole
43:1710, 20, 30%
43:19de plus
43:19que ce qu'on aurait dû payer
43:21donc évidemment
43:22pour nous
43:22qu'il importe
43:23à 99%
43:24c'est un vrai sujet
43:25il y a la question
43:26dont on parle moins
43:27mais qui est non moins
43:28qui appelle
43:29à non moins de vigilance
43:31c'est la question
43:32du gaz
43:33on est
43:33voilà c'est moi
43:34je vous laissais finir
43:35sur le pétrole
43:36parce qu'en fait
43:38le principal
43:39pas danger
43:40mais le principal risque
43:41c'est sur le gaz
43:42non ?
43:43Alors c'est un risque
43:44d'une nature
43:44un peu différente
43:45parce que ça
43:45ça varie pas tous les jours
43:47à la pompe
43:47telle qu'on peut le voir
43:48à l'heure actuelle
43:49mais c'est un risque
43:50au sens où nous devrions
43:52être dans la période
43:52à partir de laquelle
43:53on devait commencer
43:54nous européens
43:55à remplir
43:55nos stocks
43:56de telle manière
43:57à affronter l'hiver
43:58parce qu'on a des consommations
43:59alors pas dans l'industrie
44:00mais en tout cas
44:00chez les ménages
44:01on peut tout à fait le comprendre
44:03de chaudes sanitaires
44:04et de chauffage
44:04enfin de chauffage
44:05en tout cas
44:06qui évidemment
44:07vont baisser
44:07au printemps
44:09et donc ce gaz
44:11on va le payer plus cher
44:12mais pour l'heure
44:13on a un prix du gaz
44:14qui a été multiplié
44:15par deux
44:17alors qu'en 2022
44:18il avait été
44:19multiplié par dix
44:20donc le choc
44:22n'est pas de même nature
44:23ça nous conduit pas
44:25à conclure
44:25qu'encore une fois
44:26tout va bien
44:26j'ai pas un discours
44:27du tout
44:28qui est apaisant
44:29je pense que nous
44:30européens
44:30on a une fragilité
44:31extraordinaire
44:31mais de fait
44:32on n'est pas en présence
44:34d'un tsunami
44:36parce qu'il y a une différence
44:37par rapport à l'Ukraine
44:38puisque évidemment
44:38vous y faites référence
44:39c'est que
44:40notamment
44:41en termes de production électrique
44:43on n'est pas
44:44là pour le coup
44:44les centrales nucléaires
44:45je parle de la France
44:47fonctionnent à plein
44:48ce qui n'était pas du tout
44:48le cas
44:50en 2022
44:51est-ce que vous
44:52ça vous
44:53est-ce que vous dites
44:53vous
44:55vous incarnez
44:55les chefs d'entreprise
44:56à Sylvain Horebi
44:57est-ce que du coup
44:58ça vous pousse
44:59à électrifier
45:00au maximum
45:01enfin ce qui est électrifiable
45:02dans vos productions
45:04oui ça l'est déjà
45:05mais oui je pense
45:06que la plupart
45:06des chefs d'entreprise
45:07vont faire ça
45:08mais enfin c'est ce qu'on
45:08aurait dû faire
45:09depuis des années
45:12décarbonées
45:12oui oui bien entendu
45:13mais parce que le pétrole
45:14n'est pas cher
45:15ça ne pousse pas
45:19à la fin de son utilisation
45:20mais aujourd'hui
45:22encore une fois
45:22il est trop tôt
45:23on réfléchit
45:24enfin toute cette problématique
45:25de décarbonation
45:26on l'a vu depuis des années
45:27et tous les chefs d'entreprise
45:29ont pris des mesures
45:29c'est grosso modo
45:30la même chose
45:32c'est la même chose
45:32globalement peut-être
45:34mais je pense qu'individuellement
45:35les entreprises ont fait
45:36de gros efforts
45:36beaucoup plus que le particulier
45:38les entreprises font
45:39beaucoup d'efforts
45:39pour décarboner
45:41pour utiliser moins
45:42d'énergie fossile
45:42pour utiliser plus
45:43d'énergie
45:44d'électricité
45:45d'énergie nucléaire
45:46et c'est une chance
45:47et c'est une chance pour la France
45:48parce que
45:48von der Leyen l'a dit
45:50a fait son mea culpa
45:51ou le mea culpa
45:52de Merkel
45:53plutôt
45:55il y a 15 jours
45:56ou il y a 10 jours
45:57voilà
45:57donc ça va pousser
45:59à faire un peu
46:01d'énergie nucléaire
46:03et c'est très bien
46:04parce que la France
46:04est très bien placée
46:05je ne suis pas trop inquiet
46:06ni même pour le gaz
46:07parce qu'on voit bien
46:08que la situation du gaz
46:09le gaz était très bas
46:11juste avant cette crise
46:12on était à des prix
46:14qui était historiquement
46:15assez bas
46:16on n'avait pas de besoins
46:17particuliers
46:18l'hiver n'a pas été froid
46:19enfin on est dans
46:20une configuration
46:21qui était plutôt
46:22rassurante à ce moment-là
46:23alors qu'il est doublé
46:24ou triplé depuis
46:25c'est certes
46:25mais encore une fois
46:26c'est pour un moment
46:28mais je ne suis pas sûr
46:29alors encore une fois
46:30je parle
46:31et je vais laisser
46:31l'exprimer s'exprimer
46:32la situation du gaz
46:33n'était pas tendue
46:34avant le début
46:35de cette guerre
46:36sur la question du gaz
46:37justement
46:38moi j'avais
46:39deux questions
46:39si vous voulez
46:40c'est qu'il y a le gaz
46:40et puis il y a le gaz
46:42le GNL
46:43liquéfié
46:44le gaz naturel liquéfié
46:45où là
46:46c'est une arme de guerre
46:48en tous les cas
46:48pour Donald Trump
46:50sans doute
46:50enfin de guerre
46:51c'est excessif
46:51parce que c'est vis-à-vis de nous
46:52donc on n'est pas encore
46:53en guerre évidemment
46:54avec les Etats-Unis
46:54est-ce qu'on pouvait
46:56nous faire un peu
46:56le distinguo
46:57entre le gaz
46:58ce qui se passe
46:59et le GNL
47:00à la fin
47:02comment dire
47:03on parle à peu près
47:04de la même chose
47:04depuis que nous
47:05Européens
47:06on a rompu
47:06avec la Russie
47:07dans les conditions
47:08que l'on sait
47:08il y a en tout cas
47:10très peu de gaz
47:11qui arrive
47:11par des gazoducs
47:12de Russie
47:13et il reste un peu
47:14de gaz russe
47:15qui est du gaz
47:16naturel liquéfié
47:17donc on le liquéfie
47:18on le descend
47:18à moins 162 degrés
47:20donc évidemment
47:21ce sont des process
47:22qui sont assez compliqués
47:23et dès lors
47:24que ce gaz
47:24il n'est plus emprisonné
47:26pour aller d'un point
47:27à un point B
47:27par des tuyaux
47:28mais qu'il est
47:29dans des navires
47:29et bien ce gaz
47:31il peut se balader
47:32si je puis dire
47:33et donc au gré
47:34de la concurrence
47:35notamment de la concurrence
47:36avec la Chine
47:37à l'avenir
47:38et bien on va
47:38on est susceptible
47:39de voir apparaître
47:40des tensions
47:41sur les prix
47:42parce que
47:43parce qu'encore une fois
47:45ce gaz
47:46qui navigue
47:47et bien
47:48c'est un gaz
47:49qui est plus soumis
47:50aux aléas concurrentiels
47:51par ailleurs
47:52Edwige
47:52vous soulevez
47:52une deuxième question
47:53qui est celle
47:54de la fiabilité
47:55d'un fournisseur
47:57comme Donald Trump
47:58aujourd'hui
47:59c'est 30%
48:00du gaz
48:00importé en Europe
48:02le GNL
48:03en tout cas
48:05en 2026
48:07si tout était
48:08allait bien
48:09et bien
48:10le GNL américain
48:11aurait dû fournir
48:12les européens
48:13en matière de GNL
48:14à peu près
48:14à hauteur des deux tiers
48:15alors il y a également
48:16du gaz tuyau
48:17qui nous arrive d'ailleurs
48:18notamment de Norvège
48:19et donc ça évidemment
48:20ça concourt plutôt
48:22à notre sécurité
48:23sur le GNL américain
48:24le GNL américain
48:26est dominant
48:27en Europe
48:28donc c'est à dire
48:29que notre dépendance
48:30est passée
48:31de Vladimir
48:32à Donald
48:33et bon
48:35alors évidemment
48:36ce sont des contrats
48:37qui sont des contrats
48:37de droit privé
48:38et l'autorité politique
48:41n'a pas la main sur tout
48:43mais enfin
48:43il y a l'autorité politique
48:45et puis il y a Trump
48:46par ailleurs
48:46et moi il me semble
48:47que c'est un sujet
48:48également de vigilance
48:50oui
48:50tiens juste un petit mot
48:51très très rapide
48:52je ne sais pas si vous avez vu
48:52parce que c'est en train
48:53de se passer maintenant
48:55Patrick Puyenny
48:55lui toujours
48:56donc le patron de Total Energy
48:57est à Houston
48:58au Texas
48:58où il y a un conseil
48:59de l'énergie
49:00et il a annoncé
49:01qui renonçait
49:02à l'éolien en mer
49:02face à l'opposition
49:04de Donald Trump
49:05qui lui dit
49:06ben non
49:06il y a le GNL
49:07donc on n'a plus besoin
49:08d'éolien en mer
49:10vous en pensez quoi ?
49:12ben écoutez
49:12on ne peut pas tordre
49:13le bras de Trump
49:14c'est évident
49:15donc Patrick Puyenny
49:17a fait une chose
49:18qui est assez pragmatique
49:19en disant
49:19voilà je récupère
49:20je crois de l'ordre
49:21d'un milliard
49:21et ce milliard
49:22je vais l'investir
49:23dans le GNL
49:24écoutez je ne sais pas
49:25ce que j'aurais fait
49:26à sa place
49:26mais de fait
49:27on ne peut pas s'opposer
49:28à une administration
49:28aussi étrange
49:29votre conclusion pour vous
49:32Sylvain Aurébile
49:34est-ce que
49:35les prochains mois
49:37s'annoncent quand même
49:38un peu compliqués
49:39pour les chefs d'entreprise ?
49:41ça fera le lien
49:42à un choc politique
49:43choc énergétique
49:44mais les prochains mois
49:45sont compliqués
49:46mais pas plus compliqués
49:47que les derniers mois
49:48ne l'ont été
49:49on vit ce que j'expliquais
49:51tout à l'heure
49:51à Patrick Geoffron
49:52c'est qu'on vit
49:54dans ce monde
49:56compliqué depuis le Covid
49:58l'Ukraine
49:59voilà
49:59donc il y a
50:00un certain nombre
50:01de problématiques
50:03et comment vous êtes adapté
50:04vous ?
50:05on s'adapte
50:05parce qu'on est entrepreneur
50:06et que c'est notre métier
50:07de s'adapter tous les jours
50:08donc si j'attendais
50:09que les politiques
50:09décident quelque chose
50:10mais du coup
50:10vous êtes d'une flexibilité
50:11c'est notre boulot
50:14c'est notre boulot
50:14encore une fois
50:15ça fait
50:17un an et demi
50:18deux ans
50:18que la politique française
50:20va au gré
50:22des décisions
50:23des uns et des autres
50:23qu'on a finalement
50:24un budget
50:25qui est un budget
50:26plus Olivier Faure
50:27qu'Emmanuel Macron
50:30donc on s'adapte
50:31qu'est-ce que vous voulez
50:32on n'attend rien
50:32de l'État
50:33sur le plan géopolitique
50:35vous vous adaptez
50:35à Donald Trump
50:36oui non mais bien sûr
50:37mais sur le plan français
50:38on s'adapte
50:39enfin on continue
50:40à faire tourner
50:40notre boîte
50:42nos boîtes
50:43tant qu'on ne nous met pas
50:44de bâton dans les roues
50:45tout va bien
50:45on n'attend rien
50:46de particulièrement
50:48brillant
50:48du gouvernement
50:49actuel
50:50mais tant qu'on ne nous met pas
50:51de bâton dans les roues
50:52ça va
50:52les bâtons dans les roues
50:53c'est quand la consommation
50:54faiblit
50:55parce que les gens sont inquiets
50:56ou parce que
50:58la guerre pose des problèmes
50:59tant que la consommation
51:00ne faiblit pas
51:01nous on est
51:01plutôt heureux
51:02et encore une fois
51:03on gère ces problèmes
51:04c'est notre métier
51:05de gérer les problèmes
51:06encore une fois
51:07on peut gérer
51:08les problèmes
51:08qu'on maîtrise
51:11même comme l'énergie
51:11je le disais tout à l'heure
51:12on peut gérer ça
51:13les problèmes politiques
51:14c'est plus compliqué
51:15parce que c'est ce flou
51:15et ce flou
51:16nous affaiblit
51:17véritablement
51:18mot de conclusion
51:19pour vous Patrice
51:20Jeffon
51:20en fait
51:21il ne faut pas
51:22qu'on dépasse les 100
51:22c'est ça ?
51:24je reviens au WTI
51:26on dépasse les 100
51:27mais surtout
51:28il ne faudra pas
51:28se tromper de conclusion
51:29justement
51:30si les choses s'apaisent
51:31il ne faudra pas
51:32oublier ce choc
51:33il ne faudra pas
51:33oublier la sensibilité
51:35que nous avons
51:35nous Européens
51:36et notamment nous Français
51:37la seule manière
51:38de réduire nos risques
51:39notre exposition
51:40c'est la décarbonation
51:41il ne faut pas
51:42uniquement en parler
51:43en termes climatiques
51:44il y a vraiment
51:44une question de sécurité
51:45pour les Européens
51:46et on ne va pas
51:47se permettre
51:47d'enchaîner des chocs
51:48comme ça
51:49tous les 2-3 ans
51:50et surtout
51:51quand on est borderline
51:53en termes
51:53de ressources publiques
51:56et qu'on a une scène
51:57politique aussi
51:58fragmentée
51:58mais nous on a une solution
52:00qui est le nucléaire
52:01mais il y en a d'autres
52:01vous prenez l'Allemagne
52:02c'est une solution
52:03assez partielle
52:05parce que ça couvre
52:06évidemment on a
52:06une électricité
52:07qui est quasi
52:08totalement décarbonée
52:09donc ça c'est merveilleux
52:10mais qui couvre
52:11moins de 30%
52:12de nos besoins
52:12et la plupart des gens
52:14qui sont autour
52:14de l'endroit
52:15où nous enrogez
52:16ou nos diffusons
52:17aujourd'hui
52:17sont en voiture thermique
52:19voilà la réalité
52:20c'est celle-là
52:21oui oui
52:21mais parce que
52:22les voitures électriques
52:23ça coûte cher
52:24indispensable
52:25mais ça coûte cher
52:26ça coûte cher
52:27donc il faut justement
52:27trouver la bonne équation
52:29il y a une chose
52:29dont on n'a pas parlé
52:30dont on ne parlera pas maintenant
52:31ce sont les taux longs
52:32les taux longs
52:33qui sont très élevés
52:34et qui coûtent du fric
52:35à tout le monde
52:35à l'État
52:36mais aux entreprises aussi
52:37et ça c'est un vrai problème
52:39et c'est corrélé
52:40c'est corrélé au prix
52:41de l'énergie
52:42à l'incertitude
52:43et ces taux longs
52:44sont très élevés
52:45je ne sais plus
52:46depuis combien d'années
52:47on n'a pas vu des taux
52:48aussi élevés
52:48et ce n'est pas uniquement
52:49le spread de France-Allemagne
52:51c'est les taux longs
52:52qui sont très hauts
52:53en France
52:53aux Etats-Unis
52:54on est à 4,5
52:55aux Etats-Unis
52:56on craint les 5
52:57de Donald Trump
52:58donc c'est pour ça
52:58que ça va s'arrêter vite
52:59parce qu'il ne veut pas arriver
53:00à la driving season
53:02avec l'essence trop chère
53:03et avec les 5%
53:04qui pointent
53:05c'est sans doute
53:06la raison
53:07pour laquelle
53:07il est en train
53:08de faire un nouveau
53:10de négocier
53:13bonne expression
53:13merci beaucoup
53:14merci Patrice
53:15de l'avoir été avec nous
53:16à la prochaine
53:16merci Sylvain Aurébi
53:18et vous aussi
53:18à la prochaine
53:19voilà c'est la fin
53:20de ce 18-19
53:21tout de suite
53:21vous retrouvez Guillaume Paul
53:22pour son gros journal
53:23de l'écho
53:24et nous bien sûr
53:25on se retrouve demain
53:25bonne soirée
53:28le 18-19
53:30d'Edwish Chevrillon
53:31sur BFM Business
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