- il y a 13 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwin Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:15Nous sommes en train de négocier avec des fous, c'est la déclaration à l'instant du président américain Donald
00:20Trump, évidemment à propos des Iraniens.
00:22On en parlera dans ce 18-19 avec Emmanuel Dupuis, il est enseignant en géopolitique.
00:26Il est le président de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe et puis surtout on essaiera de comprendre si
00:31l'Europe peut être victime aussi de représailles.
00:35Et puis de parler de ces drones qui sont vraiment l'arme fatale des Iraniens.
00:39Ensuite on parlera de la guerre de l'intelligence artificielle avec Alibaba qui est en train de révolutionner une fois
00:46de plus l'intelligence artificielle
00:48et de démontrer qu'on peut faire ça à moindre coût.
00:50On en parlera avec Erwan Kerodi, le CEO et fondateur de Sibel Angel.
00:55Et puis dans un instant mon invité c'est Sébastien Fraisse, il est le président du directoire du groupe Indigo,
01:00leader mondial du stationnement.
01:02Savez-vous que le stationnement c'est vraiment l'enjeu majeur pour les maires, c'est vraiment au cœur des
01:07élections municipales.
01:08Mais tout de suite le journal Erwan Maurice.
01:14Il est 18h, bonsoir Erwan.
01:15Bonsoir Edwige.
01:16À la une, c'est donc une deuxième journée de tension sur les marchés, inquiète de la situation, les développements
01:21au Moyen-Orient.
01:22Le marché parisien qui décroche pour la deuxième séance consécutive, près de moins 3,5% sur le CAC 40,
01:27tout près de repasser sous les 8000 points.
01:29Une seule valeur dans le vert, c'est Capgemini, le reste est orienté dans le rouge vif.
01:33Le point sur la séance dans un instant avec Aude Kersulek.
01:36Dans le Golfe, la situation reste préoccupante.
01:39Total Energy annonce ce soir rapatrier les familles de ses salariés au Moyen-Orient, sans préciser la liste des pays
01:44concernés.
01:45L'Italie, la Slovaquie et l'Autriche déclenchent, elles, le mécanisme de protection civile de l'Union Européenne,
01:50qui finance une partie des opérations de rapatriement.
01:53À noter qu'Emmanuel Macron s'adressera aux Français ce soir à 20h sur les répercussions de cette guerre en
01:58Iran.
01:59Et ce qui inquiète en particulier les milieux économiques, ce sont les infrastructures et la logistique,
02:03qui sont toujours fortement perturbées dans la zone.
02:06Résultat, le prix du pétrole et du gaz continuent de s'enflammer.
02:09Le détroit d'Ormouz est toujours paralysé.
02:11L'Égypte indique qu'elle est en mesure d'aider à acheminer le pétrole saoudien vers la Méditerranée.
02:16De son côté, Qatar Énergie, dont les installations ont été attaquées par Téhéran, a suspendu sa production de GNL.
02:21Il cesse également la fabrication de certains produits comme les polymères, le méthanol et l'aluminium.
02:28En attendant, pas de risque de pénurie en France, ni sur le carburant, ni sur le gaz.
02:32C'est ce qu'indique le ministre de l'Économie, Roland Lescure, qui tient à rassurer certains industriels.
02:37Écarte aussi ce soir le spectre d'un retour de l'inflation.
02:40Michael O'Léry, le patron de Ryanair, assure que les prix négociés sur le carburant protègent les compagnies d'une
02:45envolée des coûts.
02:47Et puis en bref, dans le reste de l'actualité, un mot sur le régime de l'assurance chômage.
02:50Il devrait être déficitaire de 2,1 milliards d'euros cette année.
02:54C'est ce qu'indique l'UNEDIC dans ses dernières prévisions.
02:57Sauf nouveau prélèvement de l'État, le régime d'assurance chômage devrait reprendre sa trajectoire de désendettement.
03:02L'année prochaine, un peu plus de 18h de les marchés.
03:08Avec vous, Eutker Sulek, bonsoir.
03:10Bonsoir.
03:10Le nouvel purge donc sur le CAC 40.
03:13Oui, on a perdu 300 points à Paris aujourd'hui.
03:16On a terminé à 8 103 points.
03:18On a surtout perdu toute la hausse depuis le début de l'année dans un volume important.
03:23On perdait le volume d'affaires il y a de plus de 6 milliards et demi d'euros.
03:27La question que se posent les investisseurs dans ce contexte de guerre, c'est combien de temps ça va durer
03:33?
03:33Ça concerne le blocage du 2,3 d'Ormus puisqu'une partie du pétrole est bloquée.
03:38Le Brent est monté au-dessus de 85 dollars aujourd'hui.
03:41Il est à 83,50 pour le moment.
03:43Si c'est une question de 4,5 jours, ça va.
03:45Si c'est beaucoup plus et que les retards s'accumulent et que les voies de délestage alternatives sont saturées,
03:50ça va se compliquer.
03:51Donc on n'a pas vu les totales énergies aujourd'hui du côté des hausses.
03:54On a vu aussi ArcelorMittal qui est une entreprise très énergivore perdre 7,6%.
03:59Pareil pour le tourisme.
04:01Combien de temps ça va durer ?
04:02Air France continue de perdre 8%.
04:05Accor 4%.
04:06Ça se complique pour les compagnies aériennes aussi avec la hausse du cours du pétrole.
04:12Et puis le luxe aussi, moins 6,3% pour Kering.
04:15S'en sortent aujourd'hui Capgemini, plus 2%.
04:17Les opérateurs boursiers et le dollar, c'est la valeur refuge.
04:21Merci Aude, merci Erwan.
04:22On vous retrouve, ça sera à 19h.
04:25Tout de suite, mon invité Sébastien Fraisse, président du directoire du groupe Indigo.
04:30Vous savez, c'est le leader mondial des stationnements.
04:32Les stationnements, c'est au cœur des élections municipales.
04:35Ils vont tout nous raconter.
04:37Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
04:42Vous êtes bien dans le 18-19.
04:44Mon premier invité, c'est Stéphane Sébastien Fraisse, le président du directoire du groupe Indigo.
04:49Bonsoir Sébastien Fraisse.
05:03Bonsoir M.
05:04Le stationnement, la mobilité urbaine, la transformation des villes et surtout la transformation des centres-villes.
05:11C'est au cœur des élections municipales.
05:13C'est pour ça que je vous ai demandé d'être là parce que je trouvais ça intéressant de voir.
05:15Vous nous racontiez un peu quels sont les enjeux.
05:18En deux mots, Indigo, c'est leader mondial.
05:21Dites-nous combien en France.
05:22Oui, Indigo est un très gros acteur du stationnement à travers le monde.
05:26On est présent dans une dizaine de pays, en Europe et sur le continent américain, du Brésil jusqu'au Canada.
05:32C'est à peu près 2800 parkings à travers le monde.
05:34C'est un petit peu moins de 10 000 collaborateurs également répartis dans le monde pour nos opérations.
05:40Et en France, c'est 700 parkings, 2500 collaborateurs.
05:44Donc effectivement, le numéro un du stationnement en France.
05:46Et on ne fait pas que du stationnement d'ailleurs.
05:48On a également d'autres activités un petit peu connexes comme la recherche électrique.
05:52On pourrait peut-être en dire un mot.
05:53Ça fait partie des évolutions très fortes.
05:54Ça fait partie des enjeux en tous les cas de ce que vous demandent les maires.
05:58Mais en même temps, tout ça, c'est un coût.
06:01Vos résultats, c'est dans un mois.
06:03Donc peut-être juste 2025, une bonne année.
06:06Le chiffre d'affaires 2024 ?
06:08923 millions d'euros en 2024.
06:10On fera une belle progression en 2025.
06:12Effectivement, je suis désolé, je ne peux pas vous donner de chiffres.
06:14On connaît, on a l'habitude ici.
06:16Mais on a une année qui est plutôt bonne sur l'ensemble de nos géographies, sur l'ensemble de nos
06:22métiers.
06:22Donc on est effectivement très satisfaits.
06:24En dépit du contexte que vous savez sur le plan international, ça n'affecte pas nos activités.
06:28Oui, vous, ça n'affecte pas vos activités.
06:30Vous avez de la chance.
06:31Ce n'est pas comme mon invité d'hier, le président d'ADP des aéroports de Paris.
06:35Parce que lui, évidemment, est beaucoup plus affecté que vous.
06:38Sébastien Fraisse, je disais que c'est un enjeu pour les maires, ceux qui veulent se faire réélire, les autres.
06:46Expliquez-nous comment ça se passe un peu, justement, qu'est-ce qu'on vous demande en ce moment ?
06:50Est-ce que vous rencontrez tous les candidats ?
06:53Je ne sais pas, il y a une candidate à droite, on n'a pas le droit tellement de citer
06:56les noms,
06:56parce que sinon, on est obligé de citer tout le monde.
06:58Une candidate de droite à Paris qui dit qu'elle voudrait mettre les prédestationnements, tous les mêmes, en surface.
07:05Comment ça... Expliquez-nous un peu comment vous, vous voyez ça à travers votre prisme ?
07:09Ce qui est vrai, puisque la France, c'est un moment important, y compris pour le groupe,
07:13puisque, comme vous l'avez souligné, on exerce essentiellement nos métiers en ville.
07:17La majeure partie de nos parkings sont des concessions, des délégations de services publics.
07:22Donc nous réalisons, pour le compte des villes, nos opérations.
07:27Nous rencontrons...
07:28C'est jamais en propre.
07:30Ça l'est en partie, on a une soixantaine de parkings dont on est propriétaire en France.
07:33Pour le reste, c'est très essentiellement des délégations de services publics ou des contrats que nous avons avec des
07:38propriétaires.
07:39Une concession, un peu comme fait votre maison-mère, pour les autoroutes notamment.
07:42Ce n'est plus notre maison-mère.
07:43Oui, absolument.
07:46Mais c'est une concession selon le même modèle, avec un engagement important de notre côté d'investissement,
07:51d'opérations sur la durée et de rendre le meilleur service.
07:53Je rajoute d'ailleurs, c'est très important à souligner, que la tarification, qui est toujours un sujet sensible,
07:57elle est décidée par la ville.
07:59Et nous appliquons ce qui est prévu au contrat et qui a été mis en place par la ville.
08:03Et effectivement, le contexte est particulier.
08:05On va revenir là-dessus, parce qu'évidemment, nous, ça nous intéresse tous.
08:08On est tous consommateurs de vos parkings, que ce soit pour des vélos, des scooters ou encore des voitures électriques.
08:16Ça, c'est un point très très important.
08:18Donc, c'est une délégation de services publics.
08:20Là, on vous dit, est-ce que les demandes sont de plus en plus fortes pour la création de nouveaux
08:26parkings indigos ?
08:28Ou pas ? Ou au contraire ? Parce que certains disent qu'il y a des municipalités qui font tellement
08:33la chasse aux voitures
08:34qu'ils ne souhaitent plus qu'il y ait de nouveaux parkings.
08:38Vous avez raison de souligner que les situations sont extrêmement diverses.
08:41On opère, encore une fois, dans à peu près 200 villes en France.
08:44Entre la ville de Paris que vous avez mentionné, la ville de Saint-Jean-de-Luz ou à Dieppe, en
08:48Normandie,
08:49évidemment, les demandes et les attentes ne sont pas les mêmes.
08:51Est-ce qu'on construit encore des parkings ?
08:52La réponse est oui, chaque année.
08:54On a encore inauguré récemment un nouveau parking sur la station de ski de Tignes.
08:58Est-ce qu'on a construit récemment des parkings à Paris ?
09:01La réponse est non.
09:01Il y a fort longtemps qu'on ne construit plus de parkings à Paris.
09:03Ah non, pas, plus du tout.
09:05Plus, en tout cas, plus en parking public.
09:07Il peut y avoir encore des parkings sous des projets immobiliers.
09:10Mais globalement, de toute façon, à Paris, l'offre est largement suffisante par rapport à la demande.
09:16Et donc, la question n'est pas véritablement...
09:18Mais vous n'en construisez plus parce que la mairie vous dînette ?
09:22Ou vous faites des propositions ?
09:25Non, on ne construit plus tout simplement.
09:26Il n'y a plus de parking à construire à Paris.
09:30C'est-à-dire qu'effectivement, la ville n'a pas de projet de construire de nouveaux parkings.
09:35Et elle a fondamentalement raison.
09:37Il y a assez de parkings à Paris.
09:39Et donc, de toute façon, on aurait bien du mal, nous, s'il fallait construire un parking à Paris,
09:43à trouver un modèle économique.
09:44Parce qu'évidemment, pour porter un investissement, il faut des recettes.
09:48Ok. Alors, vous disiez, en introduction, c'est un enjeu pour les élections municipales.
09:54Alors, expliquez-nous les termes de cet enjeu.
09:57Il y a finalement...
09:58On se retrouve au cœur de deux équations un peu différentes, mais qui se rejoignent sur nous.
10:03C'est les mobilités, les déplacements, l'accessibilité au centre-ville.
10:07Évidemment, le stationnement est un maillon clé de ces discussions, de ces réflexions.
10:12Et puis, il y a un deuxième enjeu qui va concerner davantage peut-être les très grandes villes,
10:15mais pas que, qui est celui de la reconquête progressive de l'espace urbain.
10:19Moins de voitures en surface, plus de voitures en souterrain.
10:22Et donc, bien entendu, les expertises qui sont les nôtres peuvent permettre d'apporter des réponses pertinentes.
10:26Mais qu'appelez-vous la reconquête ? Parce qu'on n'est pas tellement dans cette optique-là aujourd'hui.
10:32Ah si, prenez le cas de Paris, il y a la réduction de la place de la voiture en surface.
10:36Qu'est-ce qu'on fait de ces nouvelles surfaces ?
10:37Si on veut faire des squares, si on veut faire des terrasses pour les cafés,
10:41si on veut faire des pistes cyclables, il faut moins de voitures en surface.
10:44Où est-ce qu'on les met ?
10:45Mais vous avez la même chose dans des villes moyennes, Saint-Jean-de-Luz.
10:47On parlait de parking à construire.
10:49On a construit un parking récemment à Saint-Jean-de-Luz avec une volonté forte de la ville
10:53de reconquérir sa surface.
10:55Plutôt que d'avoir des voitures à côté du magnifique port de Saint-Jean-de-Luz,
10:58le maire a décidé et son équipe ont décidé qu'il fallait enterrer les voitures.
11:03Et pour permettre l'accessibilité au cœur de la ville,
11:05tout en ayant des espaces de surface beaucoup plus qualitatifs avec des terrasses de café,
11:10on a dû construire un parking.
11:11Est-ce qu'il y a des maires, je ne sais pas, que ce soit des maires écolo,
11:14je ne sais pas, il y a des maires qui vous disent
11:15« Nous, on ne veut pas de parking, parce que de manière, on ne veut pas de voiture. »
11:19Non, à cet extrême, non, vous n'allez pas, parce que la voiture,
11:22c'est une réalité.
11:23Il y a un moment où vous avez besoin d'assurer l'accessibilité au centre-ville,
11:26pour le commerce, pour les résidents.
11:28Tout le monde est demandeur d'accessibilité.
11:29On voit que toutes les enquêtes le montrent.
11:32Les citadins demandent un accès facile en ville,
11:35mais ils le demandent en même temps.
11:36Ça peut paraître contradictoire, mais on trouve des solutions.
11:39Une ville plus apaisée, avec moins de voitures en surface.
11:42Et donc, on n'a pas de discussion aussi radicale.
11:44C'est intéressant de voir, vous avez fait un sondage
11:48qui montre que le stationnement, c'est vraiment un sujet important
11:51pour les Français.
11:53Il y a 85% qui disent qu'ils utilisent régulièrement leur voiture,
11:58mais en revanche, ils disent, pour 51%,
12:01c'est un cauchemar absolument de se garer, de trouver une place.
12:05C'est devenu une espèce de hantise.
12:07En tout cas, c'est une appréhension.
12:09On a toujours peur de ne pas pouvoir se garer.
12:12D'où le fait que certaines villes réfléchissent à améliorer l'offre.
12:16D'autant plus que si on veut supprimer des places en surface,
12:18il faut trouver des équivalents en souterrain.
12:22Encore une fois, effectivement, les chiffres que vous mentionnez sont importants.
12:25On a trop souvent une lecture très parisienne de la situation.
12:29La ville de Paris est un cas particulier.
12:32Il y a très peu de villes qui ont autant d'offres de transports en commun.
12:35Il n'y en a même pas.
12:36Et donc, forcément, les solutions sont différentes.
12:37Oui, mais en même temps, on voit bien l'enjeu des centres-villes.
12:41C'est vraiment, notamment dans les villes moyennes,
12:44dans les petites villes, c'est devenu une catastrophe
12:46parce que c'est des centres piétonniers.
12:48La voiture n'a plus accès.
12:50On voit ça aussi à Rue de Rivoli, à Paris.
12:52Et du coup, qu'est-ce qui se passe ?
12:53Les gens ne peuvent plus faire leurs courses
12:55parce qu'il faut porter ses paquets et tout.
12:57Donc, ils ne viennent plus au centre-ville.
12:58Ils préfèrent aller dans les grandes surfaces
13:00à l'extérieur de la ville, dans les périphériques de ville.
13:04Mais comment est-ce que c'est un...
13:07Les sujets, vous en discutez avec les maires ?
13:09Bien sûr qu'on en discute.
13:10Vous avez des solutions ?
13:11Oui, oui.
13:11Est-ce qu'on essaie de contribuer en expliquant
13:13qu'effectivement, la création d'un plateau piétonné,
13:15c'est très sain, c'est très vertueux.
13:17Et je pense que les citadins sont demandeurs de ça.
13:19Mais comment assurer en même temps cette accessibilité ?
13:21Il faut des solutions de stationnement,
13:24souterrains, aux bons endroits.
13:25Et je vous parlais du cas de Saint-Jean-de-Luz.
13:27C'est un parfait exemple.
13:28Je pense que les commerçants ne se plaignent pas du tout
13:30à Saint-Jean-de-Luz de la réalisation de cet ouvrage.
13:32Parce que vous avez une accessibilité réservée
13:35dans un cadre de vie urbaine complètement amélioré.
13:39C'est finalement cette solution-là qu'on cherche à chaque fois.
13:41Mais dans des villes, par exemple,
13:42comme je ne sais pas si vous êtes à Marseille,
13:45Toulouse, Lyon,
13:48ou Bordeaux,
13:48là où il y a des maires écologiques,
13:51c'est quoi leur logique ?
13:52Qu'est-ce qu'ils vous demandent là ?
13:53Parce que souvent, ça fait partie du programme
13:58du futur maire ou de celui qui aspire à l'être ?
14:01Ce qui est vrai, c'est qu'on nous demande
14:03de réfléchir à la façon,
14:04comment l'offre de stationnement
14:06peut permettre d'adresser un sujet qui est,
14:09vous avez cité le cas de Toulouse,
14:10vous connaissez bien Toulouse,
14:12la place du Capitole,
14:13on voit bien que c'est un endroit
14:14où circuler en voiture,
14:15c'est probablement plus récemment la ville de Lille,
14:18où on va sur la piétonnisation de Grand-Place.
14:21Quand on connaît Grand-Place,
14:23on trouve ça relativement évident.
14:24Et donc, les discussions qu'on a avec la ville,
14:26c'est simplement comment on fait
14:28en partant de cette situation
14:29pour permettre l'accès à cette Grand-Place.
14:33Reste le problème du financement quand même,
14:34ça coûte combien de faire un parking ?
14:36Je ne sais pas moi,
14:37la taille moyenne d'un parking, c'est quoi ?
14:40C'est 400 places, c'est un peu le classique,
14:43on va dire qu'elle est beaucoup plus grande
14:44et puis un plus petit.
14:45C'est combien classique ?
14:47En parking souterrain,
14:48il faut compter à la place
14:49entre 30, 40, 50 000 euros
14:51en fonction des difficultés techniques.
14:53Donc vous voyez, ça fait vite
14:5350 000 euros, 400, ça fait 20 000.
14:56Oui, donc il faut avoir les moyens.
14:57Donc il faut avoir les moyens.
14:58C'est souvent très compliqué
14:59de rentabiliser un parking
15:01avec ses seules recettes.
15:02Donc souvent, les contrats que nous opérons
15:04sont des contrats dans lesquels
15:05non seulement il y a par exemple
15:06un parking à construire,
15:07mais il y a aussi tous les autres à exploiter
15:08qui apportent leur contribution,
15:10voire les recettes du stationnement au voirie.
15:12On est aussi opérateur de stationnement au voirie.
15:14Et donc c'est l'ensemble,
15:15j'allais dire,
15:16du complexe de stationnement local
15:17qui est mis dans nos mains
15:19pour permettre justement
15:20d'optimiser la situation.
15:21Alors vous disiez que
15:22ce n'est pas vous qui décidez
15:23le prix du parking,
15:24mais en même temps,
15:25alors en surface, on voit bien,
15:27mais sauf si vous êtes en train
15:28de nous dire que parfois,
15:29vous opérez aussi en surface.
15:31On opère aussi en surface.
15:32Oui, c'est ça.
15:33Mais là encore,
15:33les tarifs sont fixés par la ville.
15:36Mais, et par exemple,
15:37le prix,
15:37si je prends un abonnement
15:38d'un parking Indigo,
15:40c'est la ville qui fixe le tarif ?
15:43Oui, absolument.
15:44Dans nos contrats,
15:45il y a des tarifs
15:46pour les différentes formules d'abonnement,
15:47parce qu'il y en a en général plusieurs,
15:48et ces tarifs,
15:50notre obligation,
15:51c'est bien entendu de les appliquer.
15:53D'accord, ok.
15:54Donc, si on a à se plaindre,
15:56ce n'est pas à vous qu'il faut aller se plaindre,
15:57il faut aller se plaindre à son maire.
15:59Oui, on peut vous plaindre auprès d'Indigo
16:00et on vous apportera la réponse,
16:02mais effectivement,
16:02il est très rare qu'on ait la décision.
16:04C'est vraiment la ville qui fixe le prix du parking.
16:09Oui, et ce qui me paraît très bien et très sain,
16:11puisque la tarification est aussi un acte politique.
16:14Quel type de comportement je veux favoriser ?
16:18Quel type de comportement, au contraire,
16:20je veux éviter ?
16:21La tarification est le moyen, en général,
16:24justement, d'obtenir ces évolutions de comportement.
16:28Est-ce que,
16:29qu'est-ce qu'il vous demande aujourd'hui ?
16:30Je repose ma question,
16:31alors ça, c'est pour la prolonger,
16:32c'est-à-dire qu'il y a la question
16:34des voitures électriques.
16:35On voit que, notamment à Paris,
16:37on est assez en pointe finalement,
16:38donc il faut des recharges électriques.
16:39Pour vous, c'est une nouvelle activité.
16:43Absolument.
16:44Il faut des parkings à vélo,
16:45mais qu'ils soient bien sécurisés,
16:47ce qui n'est pas forcément évident.
16:49Il faut aussi des parkings à scooters,
16:51je parle pour moi.
16:54Mais vous voyez,
16:55qu'est-ce qu'ils vous demandent, là ?
16:56À quinze jours, les élections ?
16:58À quinze jours, il n'y a plus grand-chose qui se joue.
17:00Mais ce qu'on fait depuis pas mal d'années,
17:03ces derniers mois,
17:03c'est qu'effectivement,
17:04on fait évoluer progressivement nos ouvrages
17:07pour accueillir les nouvelles formes de mobilité.
17:08Vous l'avez cité,
17:09il y a dix ans,
17:09on parlait quasi pas de véhicules électriques.
17:11Ici ou là, une prise un peu perdue.
17:15On a désormais plus de 7000 points de charge en France
17:18dans nos ouvrages.
17:18Ça fait probablement de nous
17:19le premier opérateur de recharge électrique en milieu urbain.
17:22On a 12 000 à travers le monde.
17:25On a déployé depuis le Covid,
17:27c'est vrai que s'est passé beaucoup de choses après le Covid,
17:28mais on a déployé donc effectivement
17:29des nouvelles offres de parkings sécurisés
17:31pour les vélos dans les parkings.
17:32Même chose, avant le Covid,
17:34est-ce qu'on imaginait faire descendre des vélos
17:35dans les parkings souterrains ?
17:36Ça paraissait même baroque,
17:38y compris à nous, du coup.
17:39Et on s'est rendu compte qu'il y avait une demande,
17:41qu'il y avait une attente.
17:41Les citadins parisiens et autres
17:43se sont équipés de vélos plutôt sophistiqués,
17:46plutôt onéreux,
17:47et ils ont envie d'avoir un service
17:49qui colle à cette nouvelle réalité,
17:51avec de la sécurité.
17:52Donc on a mis en place
17:53ces grands parcs à vélo sécurisés
17:55dans nos parkings.
17:56Et donc, première demande,
17:58peut-être première attente
17:59des territoires dans lesquels nous existons,
18:00des villes,
18:01c'est déjà que nos parkings évoluent
18:03avec les besoins.
18:04Et les besoins, aujourd'hui, en mobilité,
18:05sont beaucoup plus larges qu'il y a 15 ans.
18:08Ce n'est pas simplement des voitures thermiques,
18:09c'est des voitures électriques,
18:10des petites, des moyennes,
18:11des plus grosses, des vélos.
18:12Par exemple, à Paris,
18:13vous avez combien de bandes électriques de recharge ?
18:16Sur Paris, on a à peu près
18:18un millier de bandes, oui.
18:19D'accord.
18:20Et sur le...
18:217 000 en France.
18:227 000.
18:227 000 points de charge,
18:24donc qui permettent d'accompagner,
18:27j'allais dire de stimuler,
18:29de faciliter en tout cas
18:30la décarbonation des transports.
18:31Parce que dans toutes les enquêtes
18:32que l'on mène,
18:35ceux qui décident
18:35de ne pas passer à l'électrique,
18:37en général, pourquoi ?
18:38Il y a la question du prix du véhicule,
18:39là on ne peut pas faire grand-chose,
18:40mais il y a au moins
18:41toujours l'argument de
18:42j'ai peur de ne pas trouver
18:43à me charger,
18:43où sont les bornes,
18:44est-ce qu'elles sont disponibles,
18:45est-ce que le niveau de service
18:46est correct ?
18:46Donc c'est là-dessus
18:47que nous, on travaille.
18:48C'est notre responsabilité
18:48de faciliter,
18:49en tout cas de déverrouiller...
18:50Est-ce que vous allez faire
18:51des parkings qui soient
18:56totalement électriques,
18:57réservés pour des véhicules
18:57électriques ou pas ?
18:59Peut-être.
18:59Parce qu'il y a comme
18:59certaines marques
19:00qui veulent évacuer
19:01les voitures thermiques.
19:03Oui, mais ce serait une erreur,
19:05y compris si 100%
19:06des véhicules étaient électriques,
19:08on en est encore très très loin,
19:09tous les véhicules
19:10ne se rechargent pas
19:11tout le temps.
19:12Et donc même dans cette hypothèse
19:13dans ce monde
19:14qui n'existe pas,
19:14qui existera peut-être
19:15un jour, j'en doute,
19:17de toute façon,
19:17vous n'avez pas besoin
19:18d'équiper 100% des places
19:19en borne de recharge.
19:20Ce serait une aberration
19:22et ce serait beaucoup
19:23d'investissement
19:24pour rien.
19:26Donc on considère, nous,
19:27qu'on a un taux
19:28d'équipement optimal.
19:30Prenons l'exemple
19:31de la Norvège,
19:32un pays où le véhicule électrique
19:33a le plus pénétré
19:34dans les flottes.
19:36Il y a 6% des places
19:37qui sont équipées en borne
19:38et ça suffit aujourd'hui.
19:39Ah oui, 6%,
19:40ça paraît très peu,
19:41mais d'accord, ok.
19:42Oui, parce qu'on ne se recherche
19:43pas tout le temps.
19:44Non, bien sûr.
19:46Comment est-ce que vous réagissez
19:47par rapport,
19:47on voit bien de plus en plus,
19:49il y a même des tas
19:50d'applications
19:53pour louer sa voiture,
19:54une sorte d'ubérisation
19:57de sa voiture,
19:58de l'environnement
19:59de la voiture.
20:00Donc ça arrive aussi
20:01pour les places de parking.
20:03Comment est-ce que vous réagissez,
20:04comment vous agissez
20:06par rapport à ça ?
20:07C'est-à-dire au fait que...
20:08Par exemple, moi je peux louer
20:09mon parking pendant le week-end,
20:10par exemple, je peux...
20:11Écoutez, si vous êtes chez vous,
20:13vous avez tout à fait le droit.
20:13Dans nos droits,
20:14c'est un peu plus compliqué,
20:15mais on a des solutions,
20:16mais il y a aussi des acteurs digitaux
20:18qui font ça très bien,
20:18qui permettent justement
20:19de faciliter ce type d'usage.
20:21Mais très honnêtement,
20:23ce n'est pas un phénomène
20:24qui a beaucoup impacté
20:25notre activité,
20:26parce qu'on est vraiment
20:26sur des usages
20:28très particuliers.
20:29Finalement,
20:31on a probablement
20:32quelques abonnés
20:33qui ne sont plus chez nous.
20:35Vous avez cité One Park
20:36et quelques autres.
20:37Mais pour l'instant,
20:38ce n'est pas un sujet pour nous.
20:40Mais pour vous,
20:41ce n'est pas éventuellement
20:42une nouvelle activité potentielle ?
20:44On l'avait travaillée,
20:45on saurait faire,
20:46mais vous savez,
20:46on aime bien se concentrer.
20:47On a déjà beaucoup à faire
20:48dans nos ouvrages.
20:50Il y a quelques pays
20:51où on y travaille également.
20:53On a une filiale
20:55qui s'appelle Be Park,
20:56qui est une compagnie belge
20:57qui se déploie aussi en France,
20:59qui justement est sur ce créneau,
21:00qui est capable justement
21:01d'aller exploiter
21:02des parcs de stationnement
21:03qui lui sont mis à disposition
21:04par des propriétaires.
21:05Oui, parce que ça fait partie
21:06de la nouvelle mobilité,
21:07ça aussi.
21:08Vous voyez ?
21:09Oui.
21:10Nouveaux usages.
21:11C'est absolument.
21:11Je pense qu'on est dans un monde
21:13où la sobriété
21:14est devenue un maître beau.
21:15Donc, qu'est-ce qu'on peut faire
21:16avec ce qu'on a
21:17avant de reconstruire ?
21:18Vous posiez la question
21:18au tout début de l'entretien
21:19de construire des parkings ?
21:21S'il n'y a pas besoin de construire,
21:22il ne faut surtout pas construire.
21:23Nous, je rappelle,
21:24on ne vit pas de parc à construire,
21:25on vit de places de stationnement
21:27payantes avec des gens
21:28qui les utilisent.
21:29Je reviens juste
21:30sur ce que disait hier
21:31le patron Philippe Pascal,
21:33patron d'ADP
21:34des aéroports de Paris.
21:36Il nous disait
21:36que le nombre de passagers
21:38a augmenté
21:39d'une manière très significative
21:41en 2025.
21:42Il disait notamment
21:43chez les jeunes.
21:45Aujourd'hui,
21:45il y a un voyageur sur deux
21:47qui était un jeune
21:48alors qu'on en avait le sentiment
21:50qu'il n'était plus question
21:50de prendre l'avion
21:51parce qu'on ne consommait plus
21:53parce que c'était très mauvais
21:54pour le bilan carbone.
21:55Oui, c'est même jeune
21:55qui refuse de prendre la voiture.
21:57C'est pour ça que je vous dis ça.
21:58Comme quoi,
21:59on voit bien
21:59qu'il y a des petites contradictions.
22:02Comment ça se passe
22:02à l'étranger ?
22:03Est-ce que vous parlez
22:04de la Norvège ?
22:04Vous êtes présent,
22:05mais vous êtes aussi très présent
22:05au Brésil, en Espagne.
22:06On n'est pas présent en Norvège,
22:07mais on est très présent
22:07au Brésil, en Colombie,
22:09en Espagne, en Belgique.
22:11C'est des terrains
22:12d'expressions
22:13très, très différents.
22:14Vous imaginez bien
22:14que la place de la voiture
22:16telle qu'on la questionne
22:16à Paris,
22:17c'est typiquement parisien,
22:19c'est même typiquement européen
22:20dans les grandes métropoles.
22:21On n'a pas du tout ça
22:22à Sao Paulo ou à Bogota
22:23en Amérique du Sud.
22:25Là, on est sur des sujets
22:25où il y a un manque
22:26d'infrastructures,
22:27donc on doit construire
22:28des parkings.
22:29La démographie est très dynamique.
22:32Les classes moyennes
22:33sont également très dynamiques.
22:34Et donc, on a un parc automobile
22:35qui grandit
22:35d'année en année
22:36avec un problème
22:38pour les collectivités
22:38qui est de gérer
22:40justement le stationnement
22:41alors qu'elles sont
22:42en retard sur les...
22:43Et c'est toujours géré
22:44par les collectivités,
22:45y compris dans les autres pays ?
22:46Non, on a...
22:48Oui, il y a des parcs
22:48dans tous les pays
22:49qui sont gérés
22:49par les collectivités.
22:50Après, vous avez
22:50des modèles différents.
22:53Sur le continent américain,
22:54le plus fréquent,
22:56c'est que vous avez
22:56beaucoup de parkings
22:57qui sont en fait
22:58propriétés d'opérateurs privés
22:59qui peuvent être
23:00par exemple un parking
23:01de centres commerciaux
23:02qui est évidemment possédé
23:03par le propriétaire
23:06du centre commercial
23:06pour avoir des parkings
23:07d'hôpitaux, etc.
23:08Et donc, nos contrats
23:09dans ces pays-là
23:09sont avec ces propriétaires privés.
23:11On n'est pas en contrat
23:12avec la ville,
23:12on est plutôt en contrat
23:13avec des grands propriétaires privés.
23:15On investit avec le même modèle
23:16d'investissement et de temps long
23:17dans un bail, évidemment.
23:20Un bail amphithéotique,
23:21un bail de compétence.
23:22Voilà, exactement,
23:22un peu comme
23:23quand vous louez un appartement.
23:25C'est un peu différent
23:25parce qu'on a de gros travaux,
23:26mais effectivement,
23:26c'est un peu ce principe.
23:27C'est le même modèle
23:28que la concession,
23:28mais passé avec un opérateur privé.
23:30Et qui dure combien de temps ?
23:31Ça va dépendre de l'investissement,
23:33mais vous avez 5, 10, 15, 20 ans.
23:35Et avec les collectivités locales,
23:36c'est combien ?
23:37Ça va dépendre là aussi
23:38du niveau d'investissement,
23:39mais les derniers contrats
23:40qu'on ait pu signer
23:41vont jusqu'à 30 ans.
23:42Quand il faut construire
23:43un ouvrage nouveau,
23:44comme on l'a pu le faire
23:45récemment à Saint-Jean-Bus,
23:46comme je l'ai évoqué,
23:47ou à Tignes,
23:48effectivement,
23:48il faut beaucoup de durée
23:49pour amortir
23:50l'investissement important
23:51qu'on mentionnait.
23:51Et on peut imaginer
23:52qu'à un moment,
23:54il y ait des parkings
23:56aujourd'hui privés
23:57sous les immeubles
23:59qui soient à un moment
24:00gérés par Indigo ?
24:01Absolument.
24:02Et on en a un certain nombre,
24:03soit parce qu'on en est
24:03nous-mêmes propriétaires,
24:07par exemple,
24:08les parkings qui sont
24:08sous les galeries Lafayette,
24:09vous connaissez sans doute,
24:11Indigo,
24:11on en est propriétaires.
24:13Non, mais je parle
24:13des privés,
24:14des habitants.
24:16Oui, c'est tout à fait possible,
24:19avec une particularité,
24:21c'est qu'effectivement,
24:21en général,
24:22ces parkings ne répondent pas
24:23tout à fait aux mêmes normes
24:24techniques.
24:24C'est un peu subtil.
24:26Donc on ne pourrait pas
24:26y faire les mêmes choses
24:27qu'ailleurs,
24:27mais on saurait très bien faire,
24:29oui, absolument.
24:30Toute dernière question,
24:31Sébastien Fraisse,
24:33pour vous,
24:33les grands enjeux de 2026,
24:34au-delà des élections municipales,
24:36est-ce qu'il y a beaucoup
24:38de concessions
24:38qui vont être remises
24:39en cause, à votre avis ?
24:41Je dirais que, de toute façon,
24:41les concessions,
24:42elles vivent leur rythme,
24:43elles ont un cycle,
24:44elles ont une durée,
24:44donc, entre guillemets,
24:45le changement d'équipe municipale,
24:47si on en était là,
24:48n'a pas vocation
24:48à mécaniquement remettre
24:49en cause cette durée.
24:50Après, il peut y avoir
24:50des projets différents,
24:52et donc on verra,
24:52mais non,
24:54ce qu'on a constaté,
24:55c'est assez habituellement,
24:56c'est plutôt un ralentissement
24:57des appels d'offres
24:57avant les élections,
24:58parce que les équipes en place
24:59ne souhaitent pas forcément
25:00s'engager sur la durée
25:01à la veille d'un nouveau mandat
25:04ou d'une élection.
25:05Je dirais que les principaux enjeux,
25:06effectivement, pour nous,
25:07sur l'année qui vient,
25:08c'est de continuer
25:09notre croissance, bien entendu,
25:10en adressant tous les segments
25:11de marché,
25:12et notamment,
25:13on a un beau sujet
25:14qui concerne Paris,
25:15mais pas que, potentiellement,
25:17qui est que dans ces parcs
25:17qui ont pu,
25:18moins qu'auparavant,
25:19qui ont moins de voitures
25:20qu'avant,
25:21on a un certain nombre
25:22de surfaces qui sont disponibles,
25:23donc on est en train
25:23de transformer lourdement
25:24avec pas mal de beaux projets,
25:26justement,
25:26pour transformer ces surfaces
25:28en d'autres activités,
25:29héberger d'autres activités,
25:30on a des partenariats
25:31avec des opérateurs
25:32du stockage,
25:33on a des partenariats
25:35assez importants
25:36en termes d'ingénierie
25:37pour transformer ces surfaces
25:39en plateformes
25:40de logistique urbaine,
25:41donc ce sont des vrais
25:41thèmes nouveaux
25:43pour nous
25:43qui viennent adresser,
25:44comme je vous le disais
25:45tout à l'heure,
25:46l'enjeu pour nous,
25:47c'est de coller
25:47aux besoins des villes,
25:48peut-être qu'ils évoluent,
25:49et voilà.
25:49Et ils évoluent beaucoup.
25:51Merci,
25:51merci d'être venu
25:52nous expliquer un peu
25:53cet enjeu,
25:54je dirais qu'à priori,
25:55c'était pas aux yeux,
25:55mais en fait,
25:56on voit bien que,
26:02on est très fiers
26:03de s'occuper de ça.
26:03Merci beaucoup,
26:04Sébastien Fresson,
26:05le président du directoire
26:07du groupe Indigo.
26:08Dans un instant,
26:09on va parler de deux guerres,
26:10on va parler d'une guerre
26:11dans l'intelligence artificielle
26:12avec Erwan Kérodit,
26:13que vous connaissez,
26:14qui est le président fondateur
26:16de Cybele Angel,
26:18et puis ensuite,
26:18on parlera de la guerre en Iran
26:20avec tous ses derniers développements
26:21avec Emmanuel Dupuis
26:23qui est enseignant géant politique
26:25et président de l'Institut
26:26Prospective et Sécurité
26:27en Europe.
26:27A tout de suite.
26:29BFM Business et la Tribune
26:30présente
26:33le 18-19
26:35d'Edwish Chevrillon.
26:38Vous êtes bien dans le 18-19,
26:41on va parler de guerre,
26:42on va parler de guerre géopolitique
26:44en Iran
26:45avec tout ce qui se passe,
26:46les conséquences,
26:48ce dont vient de parler
26:49Donald Trump
26:50en disant qu'il négocie
26:50avec des fous,
26:51on en parlera
26:52avec notre invité
26:53Emmanuel Dupuis
26:54dans un instant,
26:55mais tout de suite,
26:56on va parler d'une autre guerre
26:57qui se joue aussi bien
26:57presque avec les mêmes blocs,
26:58du reste,
26:59entre la Chine,
27:00les Etats-Unis,
27:01la guerre de l'intelligence artificielle.
27:03On va en parler avec Erwan Karody
27:04qui est CEO,
27:04fondateur de Cybele Angel.
27:06Bonsoir Erwan Karody.
27:08Merci d'être là,
27:09vous êtes de passage,
27:10vous habitez New York,
27:11on sait,
27:11vous venez souvent sur notre plateau,
27:12vous êtes de passage à Paris
27:13et vous,
27:14ce qui vous frappe
27:15et ce que vous vivez,
27:16parce que vous êtes
27:16un des grands acteurs,
27:17enfin un des acteurs
27:18en tous les cas
27:19de la cybersécurité
27:20et de l'intelligence artificielle,
27:22c'est qu'on est en fait
27:24dans une guerre des blocs
27:26entre les Chinois
27:27et les Américains.
27:29Après,
27:30on verra ce que devient
27:30l'Europe là-dedans,
27:31mais ça,
27:31c'est autre chose.
27:32Et il y a eu un déclencheur
27:33là très important,
27:34c'est Alibaba
27:35qui a lancé Equin,
27:36une intelligence artificielle
27:38qui peut être,
27:39qui se développe
27:40sur notre téléphone,
27:41sur notre iPhone
27:41de manière autonome,
27:43c'est-à-dire quand on est
27:43au mode avion,
27:44on peut parler de ça
27:45et puis surtout,
27:46c'est une intelligence artificielle
27:47qui ne coûte pas cher,
27:49comme d'habitude
27:49avec les Chinois
27:50et donc qui est en train
27:51de révolutionner
27:52avec toutes les conséquences
27:53que ça peut avoir
27:54sur ces 3 000 milliards de dollars
27:57qui sont investis aujourd'hui
27:58dans les intelligences artificielles
28:00des uns et des autres.
28:01Exactement Edwige,
28:02en fait,
28:02on vit un,
28:03on le voyait venir
28:04depuis quelques mois,
28:05années même,
28:06parce qu'honnêtement,
28:07le premier modèle de Quen
28:08est sorti en même temps,
28:10donc Quen c'est Alibaba,
28:11Quen c'est Alibaba,
28:12oui,
28:12est sorti en même temps
28:13que le premier modèle
28:14de ChatGPT en 2022.
28:17Pas du tout au même niveau
28:18que ChatGPT à l'époque.
28:20ChatGPT,
28:20donc OpenAI,
28:21Anthropic
28:22et Google
28:22ont fait
28:24un sprint
28:26monstrueux
28:26et proposent
28:28leurs modèles
28:28qui sont de plus en plus
28:29performants,
28:30intelligents,
28:30subtils,
28:31sous forme de cloud.
28:32Vous devez payer
28:33pour ça.
28:35Et les Chinois
28:36sont arrivés
28:36un petit peu
28:37en retard,
28:37sont allés moins vite,
28:38mais ont une stratégie
28:40technologique,
28:41un rattrapage technologique
28:42extrêmement puissant,
28:43une stratégie business model
28:44qui est de dire
28:45je vous donne tout
28:46gratuitement.
28:47Le modèle,
28:48je vous le donne,
28:49vous le téléchargez
28:50et vous l'exécutez.
28:51Encore faut-il
28:52que votre ordinateur
28:53tienne le coup.
28:54Et jusqu'ici,
28:54c'était quand même
28:55des très gros modèles
28:56qui petit à petit
28:57diminuent,
28:57diminuent,
28:58diminuent.
28:58et Alibaba,
28:59vendredi,
29:00a sorti un très gros modèle,
29:01très performant,
29:02au même niveau
29:03que Sonnet de Anthropique
29:04ou ChatGPT.
29:06Sauf qu'ils en ont sorti
29:07pendant le week-end
29:07une version qu'on peut mettre
29:09sur son ordinateur portable,
29:11voire même
29:11sur son téléphone,
29:13quelqu'un a réussi
29:14à le faire marcher.
29:15Avec un niveau
29:16de performance.
29:16Donc ça veut dire
29:17que moi,
29:17avec mon téléphone,
29:19je peux le faire marcher ?
29:20Avant que ça vienne
29:20jusqu'à vous,
29:21il faudra peut-être
29:21encore quelques six mois,
29:23on va dire,
29:23j'en sais rien.
29:24Parce qu'il faut encore
29:25que c'est juste
29:26une expérimentation,
29:26un proof of concept,
29:28pour montrer que ça marche,
29:29mais ça montre
29:30vers où on va.
29:31Des Américains
29:32qui essayent de nous
29:35mettre sous perfusion
29:36du cloud,
29:37parce que c'est comme ça
29:37que ça fonctionne.
29:38Google,
29:39c'est comme ça qu'il fonctionne.
29:39Gmail,
29:39c'est comme ça qu'il fonctionne.
29:41Et les Chinois qui disent
29:42attendez,
29:42en fait,
29:43peut-être que la Gen AI
29:44n'est pas un business model
29:46du cloud,
29:46c'est peut-être
29:47un business model
29:47en local.
29:49Ce qui voudrait dire
29:50que ce n'est plus
29:50un Google avec ses data centers
29:51qui ferait des milliers
29:52et des milliers
29:53et des milliers
29:53de milliards,
29:54mais peut-être que Apple
29:56aurait,
29:57un téléphone Apple
29:57aurait suffisamment
29:58de puissance,
29:58peut-être pour faire tourner
29:59quelque chose
30:00d'aussi puissant
30:01que ChatGPT online
30:02et sans connexion
30:03à Internet.
30:04C'est-à-dire qu'on ne peut
30:05même pas se dire
30:06que les Chinois
30:07vont nous espionner,
30:08puisque sur ce modèle-là,
30:09il est sur votre téléphone
30:10et vous pouvez même
30:11le mettre en mode avion,
30:12c'est-à-dire personne
30:12ne communique pas.
30:13C'est ça qui est incroyable.
30:14Ça marche quand même.
30:16Et en plus,
30:17c'est donc avec des moyens
30:19qui sont beaucoup moindres.
30:23C'est très grand public,
30:24mais surtout,
30:25ça coûte beaucoup moins cher
30:26que tous les autres
30:27intelligences artificielles
30:29qui sont développées
30:29jusqu'à présent.
30:30Effectivement,
30:31jusqu'ici,
30:32la thèse était
30:33qu'on allait devoir
30:35brûler la planète
30:36dans les deux,
30:37trois prochaines années
30:37pour pouvoir alimenter,
30:39ça s'appelle inférer,
30:40tous ces modèles
30:41d'intelligence artificielle
30:42que tout le monde utilise
30:43et va encore plus utiliser.
30:45Et en fait,
30:45ce qui semblerait être montré
30:47et prouvé par les Chinois,
30:48c'est de dire que,
30:50ben non,
30:50en fait,
30:51peut-être pour les créer,
30:52il faut beaucoup d'argent,
30:53il faut des puces Nvidia
30:54très compliquées
30:55que, au passage,
30:56les Chinois ne sont pas
30:57censés avoir.
30:58Je vais revenir là-dessus
30:59parce que ça,
30:59c'est un point important.
31:00Mais apparemment,
31:01ça marcherait sur quelque chose
31:03qui marche sur votre téléphone portable
31:04ou votre ordinateur.
31:04Vous disiez que là,
31:07c'est cette nuit
31:07que s'est passée
31:08le fait qu'on puisse avoir
31:10ce quen sur un téléphone.
31:12C'est une expérience
31:13pour l'instant.
31:13Quelle a été la réaction
31:14des Google et autres ?
31:16Pour l'instant,
31:18Google...
31:19Silence radio ?
31:19Non, non, non.
31:20Historiquement,
31:20à chaque fois que les Chinois
31:21ont fait un pas en avant,
31:23la stratégie de Anthropik,
31:24par exemple,
31:24donc Claude,
31:25a été de dire
31:26que leur modèle avait été,
31:28à eux,
31:28avait été espionné
31:29par les Chinois
31:30pour entraîner
31:31les modèles chinois.
31:33Google avait une autre stratégie,
31:35je ne sais plus laquelle,
31:35mais ils ont une stratégie
31:37de communication
31:38qui est de dire
31:38que les Chinois
31:40ne sont pas fair-play
31:41dans leur mode
31:42d'entraînement
31:43de leur modèle.
31:45Je ne suis pas
31:45dans le secret des dieux,
31:46ce que je vois,
31:47c'est que le modèle fonctionne
31:49et qu'apparemment,
31:51les Chinois
31:51ne sont pas censés
31:52avoir accès
31:52aux grosses puces,
31:54aux supercalculateurs
31:55de Nvidia américains.
31:55Oui, c'était la question
31:56que j'allais vous poser,
31:57quand même,
31:57Erwann Karodi,
31:58c'est-à-dire que là,
31:59on a l'impression
32:00que c'est une avancée
32:01technologique majeure
32:03et pourtant,
32:04il y a un boycott,
32:05ils n'ont pas accès
32:07aux NVIDIA,
32:08aux plus NVIDIA
32:09ou autres,
32:09normalement,
32:10les Chinois.
32:10Donc,
32:11sur quoi joue-t-il ?
32:12Donc,
32:13deux hypothèses,
32:15je n'ai pas la vérité,
32:17et je vous donne
32:17les deux hypothèses
32:18qu'on entend.
32:18La première,
32:19c'est que les Chinois
32:20auraient réussi
32:21à sortir de l'embargo,
32:24subtiliser des supercalculateurs
32:26de Nvidia
32:27pour les mettre,
32:27j'ai lu en Mongolie
32:28ou je ne sais plus trop quoi,
32:29pour faire tourner
32:30leur modèle.
32:32Soit,
32:32ils y sont arrivés
32:33par eux-mêmes,
32:34notamment en utilisant
32:36des puces Huawei
32:37qui seraient montées
32:38en compétences.
32:39Je n'ai pas la vérité,
32:40je ne sais pas,
32:41je sais juste que ça fonctionne.
32:43Et bien entendu,
32:43les Américains qui disent
32:44vous nous avez volé
32:45des secrets de fabrique,
32:48j'ai un peu des doutes là-dessus.
32:50Est-ce que ça veut dire
32:51qu'on parle beaucoup
32:52de savoir
32:53s'il y a une bulle
32:54d'Internet ou pas ?
32:56Une bulle dans la tech
32:57et une bulle
32:58dans l'intelligence artificielle ?
32:59Est-ce que c'est
33:00ce mur des 3 000 milliards
33:01dont je parlais,
33:02est-ce que c'est quelque chose
33:03qui va tout d'un coup,
33:05qui va exploser,
33:06qui va fondre ?
33:06Est-ce que la bulle
33:07de l'IA du coup,
33:08avec ce qui s'est passé
33:09notamment hier soir,
33:10est-ce que ça va éclater
33:11à votre avis ?
33:12C'est extrêmement intéressant
33:13parce que 3 000 milliards,
33:14il faut remettre
33:14dans le contexte,
33:15c'est le PIB de la France.
33:16C'est-à-dire 3 000 milliards,
33:17c'est ce qui est estimé
33:19pour l'introduction en bourse
33:22de SpaceX
33:23qui a racheté Twitter,
33:25enfin XAI,
33:26qui a une boîte d'IA maintenant.
33:27SpaceX,
33:29je pourrais vous l'expliquer,
33:30c'est très intéressant pourquoi.
33:31Anthropic avec Claude
33:32et également le troisième
33:34avec OpenAI,
33:353 000 milliards.
33:36C'est autant que
33:37plusieurs années
33:39d'introduction en bourse
33:39d'un coup.
33:41Pourquoi ?
33:42Parce qu'il fallait
33:43investir énormément
33:44dans des data centers,
33:45dans l'énergie
33:46pour construire tout ça
33:49et entraîner tout ça.
33:50Et apparemment,
33:51les Chinois disent
33:52non attendez,
33:53ce n'est pas si compliqué que ça,
33:55on peut le faire
33:55beaucoup plus simplement.
33:56Ça veut dire quoi ?
33:57C'est-à-dire que vont devenir
33:57ces 1 000 milliards
33:58qui étaient prêts
33:59à mettre sur la table
34:00les grands fonds d'investissement
34:02à travers le monde
34:02et sachant que pour mettre
34:043 000 milliards,
34:05ils auraient probablement
34:06dû vendre d'autres actifs
34:07qu'ils avaient en stock,
34:09en portefeuille,
34:09pour pouvoir financer
34:10ces IPOs.
34:11Là,
34:12si ça s'avère être vrai,
34:14si ça s'avère être que
34:14en fait,
34:15la Gen&EI,
34:16la Generative AI
34:17n'est pas un business model
34:18de cloud,
34:19ça change complètement
34:20la donne du business model
34:21de ces sociétés-là.
34:22Oui,
34:23complètement.
34:24Donc là,
34:24on risque quand même
34:25d'avoir un gros krach,
34:26non ?
34:27Ça va être intéressant de voir.
34:28À voir justement
34:28si cette intelligence artificielle
34:30au niveau local
34:31arrive à fonctionner.
34:32Voilà.
34:33C'est ça un peu l'enjeu, quoi.
34:34Mais depuis 6 mois,
34:351 an,
34:36que je suis ça avec mes équipes
34:37parce qu'on est à fond
34:38dans la cybersécurité,
34:38parce que nous,
34:39on analyse ça,
34:40comment les hackers
34:41utilisent ça
34:41pour faire du mal.
34:42Eh bien,
34:43on voit une vraie progression
34:45semaine après semaine
34:46et je dirais même
34:46jour par jour.
34:47Je vous parlais d'un modèle
34:48qui est sorti,
34:49Kwen,
34:50énorme,
34:50vendredi,
34:52dans le week-end,
34:53plus petit pour un ordinateur
34:54et cette nuit,
34:55sur un téléphone.
34:56On parle de 3 jours.
34:57Ça va de plus en plus vite.
34:58Donc si ça se prouve,
35:00il y aura quelque chose
35:00qui va changer.
35:01Mais toute cette avancée
35:02technologique marche
35:03pour les consommateurs,
35:04marche aussi
35:05pour les pirates informatiques.
35:06Mais puisque vous parliez
35:07de cybersécurité,
35:08c'est ce que vous faites
35:09en fait chez Cibel Langell,
35:11est-ce que ces modèles-là,
35:13ces plus petits modèles,
35:14est-ce que finalement,
35:15ils sont beaucoup moins
35:16sécures,
35:17ils sont beaucoup moins
35:18safe,
35:19ils sont sécurisés
35:20que des grands modèles
35:23style
35:24child GPT
35:25développés par OpenAI ?
35:27Vous voyez ce que je veux dire ?
35:27Oui, tout à fait.
35:28Est-ce qu'il n'y a pas un risque
35:29sur toutes nos données ?
35:31On voit bien
35:31qu'il y a des attaques cyber
35:33de plus en plus.
35:34Est-ce qu'il n'y a pas
35:35un vrai risque
35:36avec ce type
35:36de nouveaux modèles ?
35:39Il y a deux fonctions
35:40de faire appel
35:41à des modèles.
35:41Soit vous passez par le cloud
35:42et dans ce cas-là,
35:44il faut faire confiance
35:45à la personne
35:45qui détient le cloud.
35:46Si c'est un Américain,
35:47c'est un Américain.
35:48On a vu qu'Enthropique
35:49a eu des petits soucis
35:49avec les services
35:51de renseignement américains.
35:53Oui, on va en parler
35:54si vous avez deux.
35:55Si ça part,
35:56si vous faites votre appel
35:56au cloud chinois,
35:58on se doute à peu près
35:58qu'ils vont surveiller.
35:59Mais si c'est votre ordinateur,
36:01c'est quand même
36:03tous ces outils,
36:05ces agents,
36:05ne fonctionnent que
36:06parce qu'ils communiquent
36:07entre eux.
36:07Parce que votre agent,
36:08même s'il est sur votre téléphone,
36:09il va chercher des informations
36:11dans votre entreprise
36:14à droite, à gauche.
36:15Et donc, c'est là
36:15où il y a des sources
36:16de fuites de données monstrueuses
36:18et on va devoir vivre avec ça.
36:20C'est un nouvel...
36:21Cet usage de l'Internet,
36:23de l'IA,
36:24ouvre des nouveaux pans
36:25de fuites de sécurité
36:26et c'est justement
36:27ce que fait Cybele Angel.
36:28On va surveiller
36:29toutes ces fuites de données
36:30pour ne pas empêcher
36:30les entreprises d'innover
36:31mais pour dire
36:32qu'il y a ce nouveau risque
36:34qui apparaît
36:35avec l'utilisation de l'IA
36:36et de fuites de données.
36:37On est derrière,
36:37on récupère ces informations
36:38en vous disant
36:39attention,
36:39à tel endroit,
36:40vous faites fuiter une information
36:41à ce qu'on appelle
36:42un MCP
36:43ou une base de données
36:44IA
36:45qui ne devrait pas fuiter,
36:47qui n'existait pas
36:47il y a six mois
36:48parce que c'est des nouveautés
36:49et que les gens
36:49ne savent pas encore
36:50trop le configurer.
36:50Mais ce n'est pas grave,
36:51voilà.
36:52Il y a tout un temps
36:53de la souveraineté
36:53de la sécurité.
36:53Mais on ne peut pas empêcher
36:55ces fuites de données.
36:58Chez Sibel Angel,
36:58on surveille ces trucs-là
36:59et depuis le temps
37:00que je bosse là-dedans,
37:01je peux vous dire
37:01que la sécurité absolue
37:03n'existe pas.
37:04C'est-à-dire que
37:05tout ce que vous avez
37:06sur votre téléphone,
37:06ce que vous avez
37:07dans vos réseaux sociaux
37:08ou autre,
37:08il faut partir du principe,
37:10même pour une grande entreprise,
37:12il faut partir du principe
37:12qu'un jour,
37:13ça va sortir.
37:14Pour toutes les entreprises
37:14qu'on protège,
37:15les plus grandes entreprises
37:16du monde,
37:17vous avez beau être
37:17extrêmement gros,
37:18extrêmement sécurisé,
37:20ça va arriver
37:21et on en trouve
37:22tous les jours
37:22pour les grands groupes.
37:23Mais ce n'est pas grave.
37:24Je vais faire un petit détour.
37:27Qu'est-ce que c'est ?
37:28Est-ce que vous pouvez
37:28les expliquer en deux minutes
37:30Erwan Karody,
37:30puisque en plus
37:31vous habitez à New York
37:32mais vous êtes à Washington
37:33souvent.
37:34Qu'est-ce qui s'est passé
37:34justement entre Claude
37:35et Donald Trump
37:37et les services américains ?
37:39Qu'est-ce qui s'est passé ?
37:40Je ne suis pas dans
37:41le secret des dieux
37:41encore une fois
37:42parce que là,
37:42c'est des sujets
37:43très bizarres.
37:45Alors expliquez-nous.
37:46Vous êtes Claude,
37:47vous êtes chat GPT.
37:48Oui.
37:48Vous avez la vie
37:50de tout le monde
37:51dedans.
37:52Aujourd'hui,
37:54votre historique chat GPT
37:55en dit beaucoup plus
37:56sur votre personnalité
37:57que n'importe quel outil
37:58que vous avez aujourd'hui.
37:59Donc les services
38:00de renseignement,
38:01ils ont envie d'avoir ça.
38:02D'un autre côté,
38:03les services de renseignement
38:03et l'armée américaine
38:04sont aussi un énorme budget
38:07client potentiel
38:07pour toutes ces grandes entreprises.
38:09Donc ces grandes entreprises
38:10OpenAI ou Anthropic
38:11ont envie de travailler
38:12avec l'armée américaine
38:13mais peut-être que l'armée américaine
38:15comme ça a été prouvé
38:17dans le passé
38:17leur disent
38:18ok mais je veux ce qu'on appelle
38:19une backdoor
38:19c'est que je vais pouvoir surveiller
38:20tout ce que tu as
38:21dans tes bases de données.
38:23Et ce qui semblerait se dire
38:24c'est qu'Anthropic
38:25aurait dit non
38:27et OpenAI
38:27et Google
38:28auraient dit oui.
38:29Alors Google
38:29ils ont l'habitude
38:30mais OpenAI
38:31et Google
38:32auraient dit oui.
38:33Et ce qui aurait mis
38:36blacklisté,
38:36ce qui aurait bloqué
38:38complètement Anthropic
38:38avec Trump
38:39qui l'a même taxé
38:40d'ennemis à la nation.
38:41un des trois fleurons
38:43de Generative AI
38:46américain
38:46le président
38:47et le président américain
38:49disent
38:49ils sont ennemis de la nation.
38:50Voilà.
38:51Donc
38:52oui d'accord
38:53donc on n'a pas
38:54on n'a pas
38:55on n'a pas le résultat
38:56on n'a pas le résultat
38:57mais on sait que ça va être
38:58quelque chose
38:58qui va être intéressant
38:59à évoluer
39:00à regarder
39:01et ce qui veut aussi dire
39:02que ces sujets-là
39:03ne sont pas anodins
39:04en termes de souveraineté.
39:05On sait que
39:06les agents
39:08les grandes entreprises
39:09de cloud
39:09qui ont ces outils d'AI
39:10aussi bien en Chine
39:11qu'aux Etats-Unis
39:12disposent d'un grand volume
39:13d'informations
39:15la souveraineté
39:17la souveraineté cyber
39:18et la souveraineté AI
39:19passera aussi
39:20par ceux qui surveillent
39:21ces informations-là.
39:23Merci beaucoup
39:24Erwann Karodi
39:25d'avoir été avec nous.
39:26On reparlera de l'Europe
39:27l'Europe là-dedans
39:28mais pour l'instant
39:28c'est vraiment la guerre
39:29entre la Chine
39:30et les Etats-Unis
39:31comme ça
39:31ça fera le lien
39:32avec la guerre actuelle
39:32qu'on est en train de vivre.
39:33Merci beaucoup Erwann Karodi.
39:35Revenez nous voir
39:36quand vous repassez par Paris.
39:37Merci le patron
39:38donc fondateur
39:39de Sibel Angel.
39:40Tout de suite
39:40on va parler de géopolitique
39:41et d'autres géopolitiques
39:42évidemment avec tout ce qui se passe
39:43en Iran.
39:44A tout de suite.
39:53Bonsoir Emmanuel Dupuis.
39:54Bonsoir.
39:54Merci d'être avec nous.
39:55Vous êtes enseignant
39:56en géopolitique
39:57à l'Université de Lille.
39:58Vous êtes aussi
40:00président
40:01de la
40:02je cherchais
40:02le nom de votre
40:03l'Institut
40:04Prospective et Sécurité en Europe.
40:05Voilà.
40:06Président
40:06de l'Institut
40:07Prospective et Sécurité
40:08en Europe.
40:09Une université catholique de Lille.
40:10Voilà.
40:10Tout à fait.
40:11Emmanuel Dupuis
40:12lorsque vous avez entendu
40:13il y avait
40:15Donald Trump
40:15qui parlait
40:16à l'instant
40:16qui disait
40:17je suis en train
40:17de négocier
40:18avec des fouilles
40:19à l'allocution
40:20du président Macron
40:21à 20 heures.
40:23Est-ce que
40:23pour vous
40:24on est en train
40:25de basculer
40:26dans un conflit
40:26beaucoup plus général
40:27où ça reste quand même
40:28assez centré
40:29sur le Moyen-Orient ?
40:31Bon c'est déjà
40:31un conflit général
40:32puisque les frappes
40:33iraniennes
40:34ont frappé
40:35l'ensemble des pays
40:36donc voisins
40:37du golfe Persique
40:38et au-delà
40:39puisque...
40:39Voilà mais au Moyen-Orient.
40:40Et en même temps
40:41des cibles occidentales
40:43puisque un certain nombre
40:44de pays ont été ciblés
40:46et nous avons encore
40:47et il faut toujours
40:48s'en souvenir
40:49200 000 ressortissants
40:51français dans cette région
40:52nonobstant
40:53les nombreux touristes
40:55qui s'y trouvent.
40:56Alors est-ce que
40:56c'est un conflit régional
40:57plus global que régional ?
41:00La preuve en est
41:01avec la présence
41:02du chancelier allemand
41:03Friedrich Merz
41:04aujourd'hui
41:04à la Maison-Blanche
41:05en rappelant
41:06que si on le lui demandait
41:07lui en tout cas
41:09contrairement à d'autres
41:10Donald Trump a insisté
41:11sur le fait
41:11qu'un certain nombre
41:12de pays européens
41:12étaient prêts à s'engager
41:13et d'autres avaient refusé
41:15de le faire
41:15en ayant à l'esprit
41:16évidemment Pedro Sánchez
41:17le premier ministre espagnol
41:18qui a refusé
41:19d'utiliser...
41:20Christopher Starmer
41:21premier ministre britannique
41:22qui a dit qu'il a envoyé
41:24un navire de guerre
41:25avec des moyens anti-drones
41:26pour protéger
41:27les bases militaires britanniques
41:28dans la région
41:28puisqu'elles ont été ciblées
41:30là au-delà de la région
41:32et donc ça touche l'Europe
41:33puisqu'il s'agit...
41:34Oui ça touche l'Europe
41:34mais ça ne touche pas
41:34le seul européen
41:36c'est ça que je voulais dire
41:36ça touche Chypre
41:37parce que Chypre
41:38est dans l'Union Européenne
41:39le président chypriote
41:40est le président
41:41en exercice du conseil
41:42de l'Union Européenne
41:43et qu'il y a
41:44quatre bases britanniques
41:45donc qui sont
41:46au-delà de l'Europe
41:47dans une logique
41:49de grande Europe
41:50le premier ministre britannique
41:52le premier ministre canadien
41:53ont effectivement
41:54dit qu'ils étaient prêts
41:55à agir
41:56Emmanuel Lupier
41:56est-ce que vous pensez
41:57pour aller au fait
41:59est-ce que vous pensez
41:59que l'Europe
42:00est sous la menace iranienne
42:01ou pas ?
42:02Sur son territoire
42:04en termes balistiques
42:07elle dispose de missiles
42:08dont la portée
42:08pourrait mettre en danger
42:11la Bulgarie
42:11la Roumanie
42:12la Hongrie
42:13la République tchèque
42:13on dit même
42:14avec 2000
42:15voire 3000 kilomètres
42:16jusqu'à Vienne
42:18maintenant au-delà
42:18c'est pas toute l'Europe
42:19qui est menacée
42:20ça dépend d'où
42:21ils sont tirés
42:22deuxième élément
42:23l'Europe
42:24est sous la menace
42:25iranienne indirectement
42:27puisqu'un certain nombre
42:28de menaces asymétriques
42:29la chef des services
42:31de renseignement britannique
42:32l'a rappelé
42:32comme quoi
42:33les services de renseignement
42:34britanniques
42:34avaient déjoué
42:35une vingtaine
42:36d'attentats
42:37ou de projets d'attentats
42:38sur le sol britannique
42:40et on subodore
42:41que c'est aussi vrai
42:42sur le sol européen
42:45puisque vous connaissez
42:46très très bien
42:46tous ces sujets
42:47moi ce que j'avais envie
42:48un peu d'essayer
42:48de comprendre
42:48c'est quelles sont
42:49les forces en présence
42:52sur le thème de défense
42:54on sait que les Israéliens
42:56disent qu'ils ont frappé
42:57des sites de production
42:57de missiles balistiques
42:58mais l'arme fatale
43:01des Iraniens
43:01on l'a vu du reste
43:02en Ukraine
43:03ce sont leurs fameux drones
43:05qu'est-ce qu'ils ont
43:06comme force
43:08comme riposte possible
43:10alors
43:10ils ont des missiles
43:11ils ont porté
43:11qu'est-ce qu'ils ont
43:12ça dépend du point de vue
43:13où l'on se place
43:14si on était aujourd'hui
43:17à la Maison Blanche
43:17le président américain
43:19a dit qu'ils ont
43:20annihilé
43:20et éradiqué la menace
43:22nous avons tout détruit
43:23en Iran
43:23ils ont détruit
43:24selon lui
43:25les missiles et radars
43:26plus la totalité
43:28de la flotte iranienne
43:30les 13 bateaux
43:31dont disposait
43:33l'Iran disposait
43:33de 13 bateaux
43:34de 3 sous-marins
43:35les Etats-Unis
43:35auraient coulé
43:362 des 3 sous-marins
43:37et 13 navires
43:39et notamment
43:39le fameux
43:40nouveau porte-drone
43:42qui était en fait
43:43un conteneur
43:43que les Iraniens
43:44avaient réhabilité
43:45comme tel
43:45donc de ce point de vue
43:47c'est vrai que
43:48après 2-4 jours
43:50de frappe
43:502000 frappes
43:51précisément
43:52les Israéliens
43:53et les Iraniens
43:54ont sans doute
43:56handicapé lourdement
43:57la capacité
43:58de riposte iranienne
43:59on le voit
43:59de tant plus
44:00qu'on aurait pu s'attendre
44:01à des frappes
44:02beaucoup plus massives
44:03et sur Israël
44:04et sur les pays du Golfe
44:05elles ont été importantes
44:07mais elles n'ont pas provoqué
44:08l'effet de sidération
44:11auquel s'attendaient
44:12les Iraniens
44:13vous parlez des drones
44:14les Iraniens
44:15ont effectivement
44:15un nombre de drones
44:16important
44:17plusieurs milliers
44:18sauf qu'en juin dernier
44:20il y avait déjà eu
44:22des opérations
44:23menées
44:24à un Midnight Hammer
44:25l'opération
44:25proposée
44:27présentée
44:28et exécutée
44:29par les Israéliens
44:30et les Américains
44:31qui avait déjà
44:32empêché
44:33incapacité
44:33une partie
44:34du dispositif balistique
44:36le président américain
44:37a insisté sur le fait
44:38qu'ils avaient détruit
44:38les radars
44:39ça ne sert pas à grand chose
44:40si vous avez des missiles
44:42s'ils ne peuvent pas être guidés
44:43vers la cible
44:44vous pouvez les envoyer
44:45comme tel
44:45mais après il faut se cibler
44:47et donc
44:47comme les Américains
44:48disent qu'eux ciblent
44:50des objectifs militaires
44:51l'appareil
44:53politico-sécurité militaire
44:55si les Iraniens
44:56eux
44:56en sont à viser
44:58des objectifs civils
44:59ça dénote
45:01quand même
45:01un peu
45:01de fébrilité
45:03de fragilité
45:04ou d'incohérence
45:05dans la capacité
45:06de réaction
45:07d'ailleurs
45:08les Iraniens
45:09maintenant
45:10disent
45:10qu'ils pourraient envoyer
45:11des missiles plus conséquents
45:12des missiles hypersoniques
45:14mais est-ce qu'ils les ont
45:14justement ces missiles ?
45:15ils les ont
45:16images à l'appui
45:17mais de ce point de vue
45:19évidemment
45:19c'est une guerre d'images
45:20et la guerre hybride
45:21maintenant pratique
45:23évidemment
45:23la désinformation
45:24et la mésinformation
45:25il y a quelques heures
45:26les Iraniens
45:27le ministre de la Défense
45:28qui aurait
45:29depuis été éliminé
45:31par les forces
45:32armées israéliennes
45:33avait menacé
45:34d'utiliser
45:35un missile hypersonique
45:36d'une portée
45:37supérieure à 3000 km
45:38avec 17 000 km
45:40donc de vélocité
45:41sauf que
45:42image à l'appui
45:43les Israéliens
45:43ont frappé
45:45la zone de stockage
45:46où était ce missile
45:47donc on verra
45:48si les Iraniens
45:49mettent en exécution
45:51leurs menaces
45:51je crains quand même
45:53que si on en croit
45:54quand même
45:55si on recroise
45:56pardon
45:56les différentes données
45:58dont nous pouvons disposer
46:00vraiment en étant
46:02modérément
46:03comment dire
46:04proche de la réalité
46:05en tout cas j'espère
46:06la moitié
46:07du dispositif militaire iranien
46:08est incapacité
46:10la moitié des drones
46:11la moitié
46:12la capacité de production
46:13des drones
46:13les drones existants
46:15et les usines
46:16pour pouvoir les fabriquer
46:17puisque les Américains
46:18et les Israéliens
46:19on dit qu'ils avaient détruit
46:20donc il en reste quoi ?
46:22ils n'ont pas l'arme nucléaire ?
46:24alors ils n'ont pas l'arme nucléaire
46:26parce que justement
46:26on a fait en sorte
46:27qu'ils ne l'aient pas
46:28ou qu'ils ne l'aient jamais
46:29enfin ils ont la capacité
46:31ils avaient la capacité
46:33d'en produire
46:33d'en produire
46:34neuf ou dix
46:35puisque le président américain
46:36tout comme
46:37le premier ministre israélien
46:38avait menacé
46:40et brandi
46:41une intervention
46:42pour prévenir
46:43la montée en puissance
46:44de l'enregistrement
46:45de 60%
46:46à 4,9%
46:47de l'urinium
46:48enrichi
46:49dont ils disposent
46:50c'est presque le point de départ
46:51en fait
46:52en fait c'est la raison d'être
46:53la raison d'être
46:55c'est d'empêcher
46:55que ces 450 kilos
46:57que les Iraniens
46:58admettent détenir
46:59puissent être mises
47:01et placés sur
47:02des missiles balistiques
47:04à portée intercontinentale
47:06entre 2500
47:07ils n'en ont pas au-delà
47:09et qu'ils puissent
47:10être une menace
47:11pour l'instant
47:11cette menace n'existe pas
47:13le président américain
47:15l'avait dit
47:16déjà en juin dernier
47:17ils avaient
47:18empêché
47:19retardé
47:20pas totalement détruit
47:21mais retardé
47:22cette capacité
47:23donc la question maintenant
47:24c'est
47:24la question balistique
47:26alors pour répondre
47:27à votre question
47:27avant le conflit
47:28on estimait qu'il y avait
47:29à peu près
47:292000 missiles
47:31de portée différente
47:33entre
47:33le très court segment
47:37150 kilomètres
47:38jusqu'à 3000 kilomètres
47:40les Iraniens
47:41ont essayé
47:43de trouver
47:43chez leurs partenaires
47:44russes
47:45nord-coréens
47:46chinois
47:47des missiles
47:48pour pouvoir
47:50disposer
47:51au cas où
47:51les Américains
47:52ou les Israéliens
47:52frapperaient
47:53il semblerait
47:54que les Iraniens
47:56aient obtenu
47:57mais ça leur a coûté
47:58500 millions de dollars
47:59accessoirement
48:00lors du déplacement
48:01de Ali Larjani
48:02on va beaucoup
48:03entendre parler
48:04d'Ali Larjani
48:04qui serait peut-être
48:05celui avec lequel
48:06les Américains
48:06pourraient discuter
48:07l'ancien président
48:09de l'Assemblée Nationale
48:10actuel président
48:11du Conseil National
48:11de Sécurité
48:12et donc
48:13ils auraient récupéré
48:141500 missiles
48:15de la Russie
48:15on n'en est pas sûr
48:17parce que
48:18la Russie elle-même
48:18elle en a besoin
48:19elle en a besoin
48:20et accessoirement
48:21la Russie n'a pas été
48:22très prompte
48:23à pratiquer
48:25la solidarité
48:26ou la clause
48:26de solidarité
48:27que l'accord
48:28entre l'Iran
48:29et la Russie
48:30autorisé
48:31à mettre
48:32en application
48:33dit autrement
48:34la Russie
48:34n'a pas répondu
48:36présente
48:37pour protéger
48:39le territoire
48:40ou le ciel
48:41le ciel
48:42le ciel iranien
48:43donc on n'est pas sûr
48:44qu'il y ait ces 1500 missiles
48:45les Israéliens
48:46en tout cas
48:46le chef état-major
48:47la Corée du Nord
48:49oui mais alors
48:50la Corée du Nord
48:50elle a quand même été
48:52un peu
48:52si vous m'autorisez
48:53l'expression
48:54limitée
48:54et un peu
48:55jugulée
48:55par la Chine
48:56qui ne veut surtout
48:57pas rentrer dans ce conflit
48:58qui veut que ce conflit
48:59s'arrête le plus rapidement
49:00possible
49:0130%
49:02du pétrole
49:03qui sort
49:04du détroit d'Ormuz
49:05va vers la Chine
49:06et 90%
49:08du pétrole
49:09que la Chine
49:10importe
49:11vient d'Iran
49:12donc elle a
49:13un besoin impératif
49:14beaucoup plus
49:18ça fait 2 sources
49:21qui sont en train
49:21de se tarer
49:22pour les Chinois
49:22ça fait 2 alliés
49:23ça fait 2 proxys
49:25comme l'on a coutume
49:26de le dire
49:26qui disparaissent
49:27et qui affaiblissent
49:28un petit peu
49:28la position de la Chine
49:29donc pendant la Chine
49:30comme l'Inde
49:31ayons à l'esprit
49:32que Narendra Moody
49:33va rentrer dans la danse
49:34l'Inde a aussi
49:36des relations
49:38économiques
49:40militaires
49:40avec
49:41autant avec
49:42Israël
49:42qu'avec l'Inde
49:43du reste
49:44avec pardon
49:44avec l'Iran
49:45et la Chine aussi
49:47et donc on estime
49:48qu'il resterait
49:50à peu près
49:501000 missiles
49:52d'accord
49:53mais encore une fois
49:55nous les prophètes
49:56on s'achappelle
49:56comme on dit
49:57on n'en est pas
49:58tout à fait sûr
49:58deux questions
49:59et de notre côté
50:01c'est plus précis
50:02c'est plus précis
50:03alors notre côté
50:04c'est un peu plus vaste
50:05et juste avant
50:07de parler
50:08de notre côté
50:08Emmanuel Dupuis
50:09il y a un point
50:10aussi intéressant
50:11c'est que
50:12du coup on sait
50:13que l'Iran
50:13produisait
50:14beaucoup
50:15de drones
50:16pour les Russes
50:16dans sa guerre
50:17contre l'Ukraine
50:17donc cette source
50:19c'est plutôt une bonne nouvelle
50:21pour les Ukrainiens
50:22parce que cette source
50:23est en train de se tarir
50:24les fameux drones
50:26suicides
50:27les drones
50:27chahides
50:28que l'on a vu
50:30malheureusement
50:31frapper
50:32de manière
50:35indistincte
50:36objectifs
50:36civils
50:37comme militaires
50:38notamment
50:38les centrales
50:39électriques
50:40et évidemment
50:41aussi un certain
50:41nombre d'habitations
50:42là c'est une bonne nouvelle
50:43car les usines
50:45de fabrication
50:45iraniennes
50:46ont été touchées
50:47pour ne pas dire
50:49sans doute détruites
50:50donc c'est des drones
50:51qui auront beaucoup plus
50:52enfin c'est des capacités
50:53dont ne disposeront
50:54pas les Russes
50:55pour les utiliser
50:56contre l'Ukraine
50:58il y a aussi
50:58une autre bonne nouvelle
50:59c'est que
51:00les Iraniens
51:01avaient proposé
51:02à l'exportation
51:04de ces drones
51:05en direction
51:06d'un certain nombre de pays
51:07notamment en direction
51:08de l'Algérie
51:08par exemple
51:09donc ça ce sont des drones
51:10qui ne pourront pas
51:12entre guillemets
51:13être utilisés
51:14en dehors
51:15du champ de bataille
51:16aujourd'hui
51:17dont nous parlons
51:18d'ailleurs
51:19les Iraniens
51:20ont davantage
51:21utilisé des drones
51:22que des missiles balistiques
51:23pour une raison simple
51:24c'est qu'un drone
51:25ça coûte moins cher
51:26et surtout
51:27de l'autre côté
51:27pour répondre
51:29à votre question
51:29les systèmes
51:31d'interception
51:31antimissiles
51:33dont les Américains
51:35les Israéliens
51:36et les Pays du Gol
51:36disposent
51:37sont très onéreux
51:38par exemple
51:39les systèmes Patriot
51:40ça coûte plusieurs milliards
51:42de dollars
51:42le fameux TAD
51:43dont l'acronyme
51:46est Terminal High Altitude
51:47Area Defense
51:48c'est 1,3 milliard
51:51un missile
51:52lancé
51:53pour intercepter
51:53ces drones
51:54qui coûte
51:54quelques dizaines
51:56ou peut-être
51:57dizaines de milliers d'euros
51:58c'est 13 millions de dollars
52:00donc vous voyez
52:01qu'il y a aussi
52:01une asymétrie
52:02et c'est sans doute
52:03une stratégie
52:04de la part de l'Iran
52:05d'asphyxier
52:06de saturer
52:07les pays du Gol
52:08qui répondent
52:09puisqu'ils interceptent
52:10à 80-90%
52:12ces vecteurs
52:14mais avec des missiles
52:15très onéreux
52:16et donc à un moment
52:16ou à un autre
52:17le président Donald Trump
52:18l'a rappelé
52:18les Américains
52:20disposent de missiles
52:20en grande quantité
52:21encore faut-il les déplacer
52:23d'un point A
52:24à un point B
52:24de la planète
52:25en fait la stratégie
52:26un peu toute azimite
52:27de l'Iran
52:27quelque part
52:28elle est un peu payante
52:30la stratégie de l'Iran
52:31sera payante
52:32quand la pression
52:33de la rue arabe
52:34comme on dit
52:35que ce soit
52:36même sur le plan
52:37d'industrie de défense
52:38d'après ce que vous
52:39nous expliquez
52:39parce que justement
52:40il faut riposter
52:41quoi
52:42c'est-à-dire que
52:43à un moment ou un autre
52:44les pays du Golfe
52:45qui disposent
52:46de moyens conséquents
52:48ne sont pas non plus
52:49illimités
52:50ou alors cela va être
52:51un coût exorbitant
52:52mais la stratégie de l'Iran
52:53elle est simple
52:54les Iraniens ont envoyé
52:55autant de missiles
52:56en direction d'Israël
52:57que vers les pays du Golfe
52:59en particulier
52:59les Émirats arabes unis
53:00pour une raison simple
53:01forcer ces pays
53:02à mettre une pression
53:04sur Donald Trump
53:05pour arrêter le conflit
53:06enfin arrêter l'opération
53:07le plus rapidement possible
53:08Merci beaucoup
53:09c'est absolument passionnant
53:11on voudrait continuer
53:12mais voilà
53:12c'est la fin de ce 18-19
53:14merci beaucoup Emmanuel Dupuis
53:15surtout vous aurez l'occasion
53:16de revenir
53:17je crains
53:18que ce conflit
53:19ne dure longtemps
53:20et je rappelle
53:21que le président
53:21de l'Institut Prospective et Sécurité
53:23en Europe
53:24et que vous êtes professeur
53:25donc à l'Université Catholique
53:26de Lille
53:27professeur de géopolitique
53:28merci beaucoup
53:29Merci beaucoup
53:30voilà la fin du 18-19
53:31tout de suite vous retrouvez
53:32Erwann Maurice
53:33j'en profite surtout
53:34pour vous dire que demain
53:35alors lui c'est un peu
53:36une arme différente
53:37c'est le patron
53:38de Dassault Aviation
53:39donc il y a Raphaël
53:40Eric Trappier
53:41qui sera mon habité
53:41à 18h
53:43bonne soirée
53:45le 18-19
53:47d'Edwish Chevrion
53:48sur BFM Business
53:49à 18h
53:49à 18h
53:50à 18h
53:50à 18h
53:50Merci.
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