- il y a 12 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business et La Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Elvie Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans ce 18-19 avec beaucoup d'invités.
00:13Mon premier invité sera celui qui a été ambassadeur en Inde, il a été aussi ambassadeur en Russie, c'est
00:18Claude Blanchemaison.
00:19On reviendra sur ce nouvel amour, nouvelle alliance entre le président français et le premier ministre indien.
00:26Et puis bien sûr on fera le bilan de ce sommet de l'intelligence artificielle, est-ce que ça a
00:30servi à quelque chose ?
00:32Certains disent oui, c'était un point de basculement.
00:34On en parlera avec Benoît Ranini qui est le président de TNP et qui sera en direct avec nous de
00:39Bombay.
00:39Ensuite, deuxième débat, toujours autour de ces fameuses négociations commerciales.
00:44Est-ce que c'est vraiment l'enfer, c'est vraiment les autres ?
00:46On parlera du rôle de ces centrales d'achat européennes qui sont vraiment pointées du doigt.
00:50On en parlera avec Nicolas Chaban, le fondateur de CQI, le patron Olivier Salomon,
00:54qui est le directeur associé d'Alix Partner.
00:56Et puis notre expert à nous, évidemment, Pauline Tadevin.
00:59Mais tout de suite, c'est Stéphanie Collot pour le journal de l'écho.
01:05Il est 18h, bonsoir Stéphanie.
01:07Bonsoir Edwige.
01:08Et on commence par cette information très importante, Christine Lagarde, conditionnelle.
01:12C'est ce qui serait, sur le départ, en tous les cas, une information du Financial Times.
01:16Effectivement, elle pourrait quitter ses fonctions avant la fin de son mandat à l'automne 2027.
01:23Ça reste une décision politique.
01:24En tout cas, ce serait un bis répétitat, puisque le gouverneur de la Banque de France,
01:28François Villeroy de Gallo, a annoncé son départ il y a quelques jours.
01:32Toujours selon le FT, Emmanuel Macron souhaite participer à la nomination du successeur de Christine Lagarde
01:39avec le chancelier allemand Frédéric Mersk.
01:43Valeo annonce la signature d'un contrat avec Maindra, l'un des principaux constructeurs automobiles indiens,
01:48pour l'aider dans son électrification.
01:50Le montant de ce partenariat stratégique avoisine le milliard de dollars.
01:54L'équipementier français va y investir plus de 200 millions d'euros dans les années à venir.
01:59Une annonce du directeur général Christophe Perria,
02:01qui fait partie de la délégation de chefs d'entreprise accompagnant Emmanuel Macron dans le pays.
02:06De son côté, Forvia signe avec le chinois Luxyd, marque de véhicules électriques.
02:13Le contrat d'une valeur de plusieurs centaines de millions d'euros prévoit la fourniture de sièges.
02:17Le démarrage de la production est prévu pour le mois d'août.
02:21L'avion de Kombascaf découlera-t-il un jour ?
02:25Berlin en doute ouvertement, alors que l'Allemagne devait se positionner à la fin de l'année dernière.
02:30Son chancelier a de nouveau exprimé des doutes sur le projet.
02:34Les Français ont besoin d'un avion capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer à partir de porte
02:39-avions.
02:40Ce qui n'est pas le cas des Allemands, a déclaré le chancelier allemand.
02:44Toujours en Allemagne, la Deutsche Bahn est victime d'une cyberattaque d'une ampleur considérable, selon la compagnie ferroviaire.
02:51Elle perturbe par vague les systèmes d'information et de réservation de billets de train depuis hier.
02:56Une enquête est en cours et en France, on apprend ce soir que les données d'1,2 million de
03:02comptes bancaires ont été consultées illégalement depuis la fin du mois de janvier.
03:08C'est ce que Bercy a communiqué ce soir.
03:11Les usagers concernés vont recevoir dans les prochains jours une information individuelle, les alertants qu'un accès à leurs données
03:18a pu être constaté.
03:20Plus de 13 000 foyers parmi les plus fortunés ne payent aucun impôt sur le revenu.
03:26C'est ce que révèle Bercy dans un document qui confirme donc les propos tenus par Éric Lombard l'année
03:32dernière.
03:32Une affirmation qui avait été démentie par la ministre des Comptes publics.
03:36Ces chiffres s'expliquent notamment par le recours à l'optimisation fiscale et aux niches fiscales.
03:4318h02 sur BFM Business, Les Marchés.
03:48Les Marchés avec Guillaume Sommerer ce soir. Bonsoir.
03:50Bonsoir.
03:51Bonsoir.
03:51Et Guillaume, on a atteint un nouveau record absolu pour le CAC en séance et en clôture.
03:56C'est vrai, c'est une séance en or.
03:58Aujourd'hui, le CAC 40 gagne en clôture 0,9%.
04:008 429 points.
04:01L'Eurostock 600 Europe aussi.
04:03Donc les marchés européens aussi sont sur les plus hauts historiques.
04:05Qui nous porte aujourd'hui ?
04:06D'abord le fait que Wall Street remonte.
04:08Belle séance aujourd'hui à Wall Street.
04:10Une production industrielle qui ressort super aux attentes.
04:12Donc toujours la dynamique de l'activité américaine.
04:14Ça donne le moral aux investisseurs.
04:16Et puis un secteur en Europe, le secteur de la défense, qui a bien progressé.
04:19Super publication de BAE Systèmes qui gagne 4% à Londres.
04:21Exel à Paris aussi a bien progressé de 4,5%.
04:24Alors l'une des raisons de la hausse du secteur de la défense,
04:26c'est aussi que les discussions entre Ukrainiens, Russes et Américains sont tendues.
04:30C'est ce que quand même disent les Ukrainiens.
04:31Du coup, le secteur de la défense, quand les discussions sont tendues,
04:34progresse sur les marchés.
04:35C'est ce qui s'est passé aujourd'hui.
04:36En revanche, les baisses, il y en a un Carrefour qui a publié,
04:38un peu en dessous des attentes, moins 4,8%.
04:40Puis Vision, partenariat avec Carrefour, Vision a quand même perdu 11%,
04:43malgré ce partenariat avec Carrefour ce soir.
04:45Record donc du CAC 40 en séance et en clôture.
04:49Ça n'arrive pas tous les jours.
04:49J'en profite pour faire deux annonces, Guillaume.
04:51Alexandre Bompard, partant de Carrefour,
04:53demain notre invité à ce même siège sur lequel vous êtes assis.
04:57Et puis on parlera de l'Ukraine, évidemment,
04:59avec Claude Blanche-Maison qui est mon invité.
05:01On parlera d'Inde, mais il a été aussi ambassadeur en Russie.
05:04Donc intéressant d'avoir son point de vue.
05:05À tout de suite.
05:06FM Business et la Tribune présente
05:10Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
05:16Bienvenue dans le 18-19.
05:18Mon premier invité, c'est Claude Blanche-Maison.
05:20Il est ambassadeur de France, il a été ambassadeur en Inde
05:23et puis aussi en Russie.
05:24Bonsoir, Claude Blanche-Maison.
05:25Bonsoir.
05:25Merci d'être là.
05:26Beaucoup de questions à vous poser, évidemment sur l'Inde,
05:29parce qu'avec Emmanuel Macron qui est arrivé hier en Inde,
05:31qui a rencontré le Premier ministre Norendra Modi.
05:35C'était à Bombay, la capitale économique,
05:37où se déroule ce sommet de l'intelligence artificielle.
05:40On ira, du reste, on sera en ligne avec Bombay d'ici une dizaine de minutes.
05:43Et puis il y a aussi cette question, bien sûr, de cette vente de Rafale.
05:48On a le sentiment qu'il y a une nouvelle alliance
05:51qui est en train de se créer entre la France et l'Inde
05:55et aussi l'Europe et l'Inde,
05:57parce qu'un partenariat stratégique a été signé.
05:59Et je recevais un chef d'entreprise qui disait
06:01« Ça, ça ouvre un peu toutes les portes. »
06:03Vous, vous avez été ambassadeur en Inde,
06:05alors c'était il y a quelques années,
06:06mais comment est-ce que vous voyez ce partenariat stratégique ?
06:11Oui, en effet, un partenariat stratégique
06:14qui est qualifié depuis hier, je crois, de global et spécial.
06:18Pour montrer que...
06:20Et M. Modi, le Premier ministre indien,
06:22a dit que ce partenariat, désormais, n'avait plus de limites.
06:27Donc c'est en effet quelque chose de très particulier
06:29qui a été commencé à l'époque où Jacques Chirac était président de la République
06:34et où il m'avait nommé ambassadeur en Inde.
06:36Et en effet, il avait décidé de faire de l'Inde
06:39le partenaire de la France en Asie,
06:42le partenaire stratégique de la France en Asie
06:44et en tout cas dans l'océan Indien.
06:46Alors depuis, ça s'est beaucoup développé
06:47parce qu'il y a eu des travaux communs
06:50menés par les services de renseignement,
06:52les services spéciaux,
06:53notamment contre le terrorisme.
06:55Puis évidemment des échanges très nombreux
06:58entre les différentes branches de l'armée,
07:02la Navy, mais aussi l'aviation
07:04et l'armée de terre, des exercices communs.
07:06Et puis ça aboutit en effet à la vente de Rafale.
07:11Les premiers ont été livrés pendant le Covid.
07:13Ça c'était, il y a eu François Hollande, Emmanuel Macron.
07:15Voilà, et maintenant il y a un coup d'accélérateur soudain en effet.
07:19Et vous l'avez dit, à la fois pour la France
07:21et pour l'Union Européenne,
07:22c'est probablement aussi l'effet Trump.
07:24Parce que l'Union Européenne n'arrivait pas
07:27à venir à bout de son accord de libre-échange avec l'Inde.
07:31Peut-être parce qu'il y avait aussi des irritants
07:33pour l'Inde dans cet accord,
07:35notamment en matière agricole.
07:36Et finalement, les coups de boutoir donnés par Donald Trump
07:41ont précipité les choses.
07:42Parce qu'il est apparu évident
07:44qu'il fallait trouver des partenaires stratégiques.
07:47Et pour l'Europe,
07:48bon pour la France, ça existait déjà depuis longtemps,
07:51mais pour l'Europe, il fallait que ce soit en effet l'Inde.
07:53Il n'y avait pas d'autres possibilités.
07:54Mais on voit quand même,
07:55puisque vous disiez que le top départ,
07:56enfin entre guillemets,
07:57ça a été donné avec Jacques Chirac,
07:59vous-même lorsque vous étiez en Inde,
08:01ça fait quand même une vingtaine d'années.
08:03Ça veut dire...
08:0328 ans.
08:0428 ans même, vous voyez.
08:05J'ai essayé d'être poli, de faire...
08:08Plus sérieusement.
08:09On voit que ça a été quand même difficile
08:10pour que ça se traduise en commande,
08:13notamment en commande évidemment de Rafale et d'autres,
08:17qu'il y ait des constructeurs automobiles
08:20qui aillent s'installer là-bas.
08:22Parce que l'Inde commence juste quand même
08:24à s'ouvrir et à accepter
08:25qu'il y ait une production chez elle,
08:29mais aussi en dehors.
08:30Elle est en train de faire concurrence avec la Chine ?
08:32Oui, alors sur le plan de l'armement,
08:34évidemment, l'Inde, depuis son indépendance,
08:37dépendait très fortement de l'Union soviétique
08:40puis de la Russie.
08:41Et effectivement, il y a eu la volonté
08:44de diversifier progressivement les approvisionnements
08:47et Maudit a accéléré ce processus.
08:49Et diversifier, effectivement,
08:51ça pouvait être avec les Américains,
08:53mais comme vous le savez,
08:53les Américains gardent toujours la double clé
08:55sur l'armement qu'ils cèdent,
08:56notamment sur les F-35,
08:58alors que ce n'est pas le cas de la France.
08:59Et puis dans le cas de la France,
09:00il y a une confiance qui s'est construite
09:02depuis ces 28 ans de travail en commun
09:05et les Indiens ont confiance.
09:07Ils savent que la France ne jouera pas
09:08un jeu de double clé
09:10sur le matériel militaire qu'elle vendra.
09:13Mais justement, cette situation géopolitique
09:15que vous décrivez, Claude Blanche-Maison,
09:18est-ce que c'est une opportunité incroyable
09:22pour l'Inde de devenir la puissance économique
09:26et politique ?
09:29Jusqu'à présent, elle n'avait pas trouvé
09:30complètement sa place
09:32à la table des nations.
09:34Elle était un peu au fond,
09:35vous savez, comme le cousin de province.
09:37Oui, enfin, il y avait quand même
09:38le dividende démographique,
09:40comme on dit,
09:40qui faisait que ce pays est devenu
09:43le pays qui a la population
09:44la plus nombreuse dans le monde,
09:46avec surtout une population jeune,
09:49beaucoup plus jeune que celle de la Chine,
09:50donc beaucoup plus dynamique.
09:51Alors, c'est à double tranchant,
09:53parce que chaque année, évidemment,
09:54il y a beaucoup de jeunes,
09:55il y a des millions de jeunes
09:56qui arrivent sur le marché du travail.
09:57C'est compliqué pour leur trouver des emplois,
10:00même si plus de la moitié
10:02de l'économie indienne reste informelle.
10:04Donc, par conséquent,
10:05ils trouvent des petits jobs
10:06et ils se débrouillent.
10:07Mais il y a un problème, en effet,
10:08d'emploi pour les jeunes.
10:10Alors, l'Inde a, comme vous le savez,
10:11d'excellentes écoles d'ingénieurs.
10:13– Oui, au point qu'Emmanuel Macron a dit,
10:17mais il a dit aux ingénieurs indiens,
10:20venez en France.
10:21– Voilà, absolument.
10:22C'est Mniru qui avait commencé
10:24à multiplier ces écoles d'ingénieurs,
10:27d'excellentes écoles aussi de business.
10:29Et moi, à l'époque où j'étais en Inde,
10:32il m'est arrivé d'aller dans des écoles,
10:34dans des business schools indiennes.
10:36Il m'est même arrivé de trouver
10:38des jeunes collègues d'HEC
10:41qui me disaient,
10:41c'est très difficile à suivre
10:42parce que le niveau en mathématiques
10:43est beaucoup plus élevé que chez nous.
10:45Donc, ce n'est pas rien, si vous voulez.
10:47Il y a là un potentiel.
10:48Et effectivement,
10:50il y a aussi des laboratoires de recherche en Inde.
10:54Et lorsque, à l'époque où j'étais en poste,
10:56Claude Allègre avait fait une grande visite en Inde
10:58qui avait duré presque une semaine.
11:00Et il disait, l'Inde est un grand pays scientifique.
11:03Et moi, je veux faire un G12,
11:0512 pays,
11:05les pays les plus développés
11:07dans le domaine scientifique.
11:08Et il y avait évidemment l'Inde.
11:09– Oui, mais c'est un peu justement
11:11l'objectif de ce sommet
11:12de l'intelligence artificielle
11:14qui se déroule en ce moment.
11:15Je rappelle qu'on sera en direct
11:17avec Benoît Ranini
11:19qui est en direct de Bombay
11:21qui nous expliquera un peu sur place
11:22comment ça s'est passé.
11:24Est-ce qu'on peut parler,
11:25parce que là, pour l'instant,
11:26André Maudit, il est là,
11:27il est bien en place,
11:28mais il va y avoir des élections.
11:29Est-ce qu'on peut parler
11:30d'une démocratie indienne ?
11:32– Alors, c'est très difficile de parler…
11:35– Je vois que le diplomate
11:36est en train de reprendre le dessus.
11:38– Voilà.
11:38– Dans vos propos, Claude Banche-Maison.
11:40– Non, mais je vais vous dire très simplement,
11:41ça ne peut pas être une démocratie
11:42comme la Suisse, évidemment,
11:44compte tenu du niveau de développement,
11:45de l'hétérogénéité des niveaux de développement
11:47dans la population,
11:48compte tenu de son histoire aussi.
11:50Après tout, l'Inde n'a été indépendante
11:51qu'en 1947.
11:53Donc, depuis 1947,
11:55elle a fait beaucoup de chemin.
11:57La constitution indienne
11:59a été écrite par, en fait,
12:02des Indiens qui avaient fait
12:04leurs études de droit
12:05en Grande-Bretagne, bien entendu,
12:07et qui avaient donc été
12:08aux bonnes écoles.
12:09Donc, ils ont fait une constitution
12:11qui est un panachage
12:12des institutions britanniques
12:14et des institutions américaines.
12:16Et ça veut dire que…
12:17Alors, moi, je répondrais simplement
12:18à votre question,
12:19est-ce que l'Inde est une démocratie ?
12:21Je dirais oui,
12:22dans la mesure où
12:23le signe extérieur de la démocratie,
12:24c'est l'alternance au pouvoir.
12:26Et il y a une alternance au centre
12:28et il y a une alternance
12:29dans chacun des 29 États
12:30qui constituent l'Union indienne.
12:32Et par conséquent,
12:33ce n'est pas du tout monolithique.
12:36Le BJP n'est pas au pouvoir partout.
12:37Ce qui est important,
12:38notamment,
12:38on est sur BFM Business
12:40pour aller chez l'entreprise,
12:41c'est la stabilité politique.
12:42C'est un peu ce qui fait défaut
12:43actuellement à la France.
12:45Est-ce que vous pourriez dire
12:48qu'il y a une stabilité politique
12:50en Inde aujourd'hui ?
12:51Oui,
12:52parce que cette constitution
12:55fonctionne assez bien
12:56au bout du compte.
12:57Les pères de la constitution,
12:59donc les avocats
13:00d'origine britannique,
13:02ont fait trois colonnes.
13:04Les sujets de compétence fédérale,
13:06bien sûr,
13:06les sujets régaliens.
13:07Les sujets de compétence des États,
13:09il y en a 29 maintenant.
13:10Et puis,
13:11une grande zone grise
13:12qui est de compétence mixte.
13:13Et c'est assez astucieux
13:14parce que ça oblige
13:15chacun des États
13:16à être en négociation permanente
13:18avec le centre.
13:19Et en effet,
13:21il y a d'une part
13:21des représentants du centre
13:23qui sont des gouverneurs,
13:24à côté des chief ministers élus.
13:26Et puis,
13:27il y a aussi
13:27les États
13:28qui désignent au centre
13:29des représentants
13:30un petit peu
13:31comme des préfets à l'envers
13:32qui représentent
13:33l'État
13:33à des lits.
13:36négociation permanente.
13:37Négociation permanente.
13:38Et donc,
13:38c'est très stable,
13:39à mon sens,
13:40et ça fonctionne assez bien.
13:41Claude Blanche-Maison,
13:42on va partir à Bombay.
13:43On nous attend
13:44Benoît Ranini
13:45qui est le président
13:46de TNT Consultants.
13:48C'est un des meilleurs experts
13:49en intelligence artificielle.
13:51Bonsoir,
13:51Benoît Ranini.
13:52Merci d'être là.
13:54J'espère que l'intelligence artificielle
13:55va faire
13:56qu'on va pouvoir vous entendre.
13:58Comment s'il fallait tirer
13:59les enseignements
14:00de ce sommet
14:00de l'intelligence artificielle ?
14:02Pour vous,
14:02c'est un sommet
14:03un de plus ?
14:04Ou alors,
14:04vraiment,
14:05il y a un basculement
14:06vers une nouvelle gouvernance
14:08de l'intelligence artificielle ?
14:09Comment est-ce que
14:10vous avez perçu les choses ?
14:14Bonsoir,
14:15Edwin.
14:15D'abord,
14:15je suis à Delhi.
14:17Ah, d'accord.
14:18C'était hier,
14:18c'était à Mumbai.
14:19Oui.
14:20Le sommet
14:20d'intelligence artificielle
14:22est à Delhi.
14:23Moi,
14:24ce que j'ai noté
14:24de ces trois jours
14:26en suivant la délégation
14:27du président Macron,
14:28c'est que,
14:29d'une part,
14:30il y a
14:31un très fort renfort
14:32de la relation
14:33entre l'Inde
14:34et la France
14:36et l'Europe.
14:36Il y a plus de 1 000 entreprises
14:38qui développent
14:40leur affaire
14:41maintenant en Inde.
14:42Et l'intelligence artificielle,
14:44effectivement,
14:45est un domaine
14:46où,
14:46d'abord,
14:47l'Inde
14:47est très
14:48à la pointe,
14:50comme la France.
14:51Et donc,
14:51on a des zones
14:52de collaboration
14:53et de travaux communs
14:55extrêmement intéressantes.
14:57Et ça fait partie
14:58des sujets
14:59qui font que
15:00l'Inde,
15:01l'Europe
15:01et la France
15:04vont développer
15:05dans les prochaines années
15:06de plus en plus
15:07d'affaires ensemble.
15:08Et alors,
15:08les affaires,
15:09ça va être sur quoi ?
15:10Au-delà des rafales,
15:12j'imagine que vous ne parlez pas
15:13forcément des rafales.
15:14Ça va être sur quoi ?
15:15Autour de quoi ?
15:16Qu'est-ce que va apporter
15:18l'Inde
15:18dont on dit
15:19que c'est la nouvelle usine
15:20de la tech mondiale ?
15:22Vous voyez,
15:23rentrons dans le concret.
15:25Alors,
15:26déjà,
15:26d'une part,
15:27l'Inde,
15:28c'est un énorme marché intérieur
15:29et qui va devenir
15:30de plus en plus grand.
15:31Donc ça,
15:32c'est un point important
15:32quand il y a une entreprise
15:33française ou européenne
15:35qui va se dire
15:35qu'il y a un marché
15:37dont le PIB
15:38va passer
15:39de 4 000 milliards
15:40à 7 000 milliards
15:41dans les trois prochaines années
15:42avec une classe moyenne
15:43de 400 millions d'habitants
15:45pour vendre des produits
15:47français ou européens.
15:48C'est plutôt
15:49de bonne loi.
15:51Deuxièmement,
15:52on parle beaucoup
15:53de la défense
15:54parce que c'est vrai
15:54que c'est un pilier fort
15:55dans la relation
15:57Inde-France.
15:59Mais il n'y a pas que ça.
16:01Les constructeurs automobiles,
16:03les avions de ligne,
16:06les tramways,
16:07les métros
16:08sont français.
16:11Et aujourd'hui,
16:12c'est un énorme potentiel.
16:13C'est ce que disait
16:14l'ambassadeur
16:15Claude Blanche-Maison
16:16qui est en plateau
16:18avec moi.
16:19Il y avait beaucoup
16:20de dirigeants politiques
16:21de haut niveau
16:21puisqu'il y avait
16:22le président
16:22de la République française.
16:23Mais il y avait aussi
16:24tous les géants
16:25de la tech
16:25qui étaient là.
16:27Sander Pitcha,
16:28Usa Maltmann,
16:29le patron d'NVIDIA.
16:31Enfin bref,
16:31ils étaient tous là.
16:32C'est quand même
16:33assez révélateur,
16:34non, Benoît ?
16:37D'une part,
16:37il faut quand même
16:38avoir en tête
16:38que l'Inde,
16:39c'est le pays
16:40qui produit
16:40le plus d'ingénieurs
16:41dans le monde.
16:42Oui, ce que disait
16:43M. l'ambassadeur.
16:45Faire de la tech
16:46sans ingénieur,
16:47ce n'est pas possible.
16:48Deuxièmement,
16:50aujourd'hui,
16:51on voit qu'avec l'arrivée
16:52de l'intelligence artificielle,
16:54on doit mettre en place
16:55des infrastructures
16:57plus ou moins souveraines,
16:59mais en tout cas
16:59de très grandes capacités.
17:01Donc aujourd'hui,
17:02il y a un énorme marché
17:04des data centers
17:04qui va s'ouvrir en Inde.
17:07et qui dit
17:07un marché
17:08des data centers
17:09dit aussi
17:09un marché
17:10de l'énergie verte
17:11parce qu'on ne produira
17:13pas d'intelligence artificielle
17:14sans data center.
17:16On ne produira pas
17:17de data center
17:17sans énergie verte
17:18abondante
17:19et pas chère.
17:20Oui.
17:22Donc,
17:22vous n'avez pas
17:23complètement répondu
17:24à ma question,
17:25pardon.
17:27Il s'est passé
17:28vraiment quelque chose
17:29à ce sommet.
17:30C'était le quatrième
17:32parce que le troisième
17:33était,
17:33on s'en souvient,
17:34à Paris.
17:34Donc,
17:35c'est une nouvelle gouvernance
17:36qui est en train
17:37de se dessiner
17:37encore une fois ?
17:39Aujourd'hui,
17:40pour moi,
17:40ce qui se passe
17:41dans ce sommet
17:42parce qu'il n'est pas
17:42totalement terminé,
17:44c'est le fait
17:45que d'une part,
17:46l'Inde va devenir
17:48une place forte
17:49de l'intelligence artificielle
17:52avec des investissements
17:53colossaux
17:55issus
17:55de l'Europe
17:56mais aussi
17:57des États-Unis.
17:58Il ne faut pas se cacher,
17:59il ne faut pas se voiler
17:59à la face.
18:00Donc,
18:01l'Inde va devenir
18:01un géant
18:02de l'IA.
18:04parce qu'ils ont
18:05des ressources,
18:06ils ont des ingénieurs,
18:08ils ont des investisseurs
18:09maintenant locaux
18:10et internationaux
18:11qui vont créer
18:12les infrastructures
18:13nécessaires
18:14et il y a aussi
18:15cet énorme marché
18:17domestique
18:18et export
18:19où on va mettre
18:20en place
18:21les infrastructures,
18:23l'IA,
18:23la data,
18:24les cas d'usage
18:25pour développer
18:26des nouveaux services.
18:27En fait,
18:28ce que ça veut dire,
18:29pardonnez-moi,
18:30c'est juste que l'Inde
18:31ne veut plus seulement
18:32être l'atelier numérique
18:33du monde,
18:34elle veut vraiment
18:34avoir un rôle
18:36actif,
18:37une conscience stratégique
18:38comme dise quelqu'un,
18:40une troisième voie
18:40entre l'hyperpuissance
18:42américaine
18:42et la tentation
18:43hégémonique chinoise
18:44que vous disiez
18:45monsieur l'ambassadeur
18:46avec le planchaison.
18:49Oui ?
18:50Benoît ?
18:51Oui,
18:51c'est tout à fait évident.
18:53Aujourd'hui,
18:54la stratégie
18:55du Premier ministre Modi
18:56et Makin India,
18:57c'est faire de l'Inde
18:59une alternative
19:00réelle et crédible
19:02du manufacturing chinois
19:03en mettant en avant
19:05à la fois
19:06l'ingénierie,
19:08la tech indienne
19:09et l'IA indienne.
19:10C'est-à-dire qu'on ne veut pas
19:11produire les produits d'hier,
19:13on veut produire
19:14les produits de demain
19:15et les produits de demain,
19:16ils seront embêtides,
19:17embêtides de technologies,
19:19embêtides de logiciels
19:22embarqués
19:23et vu que l'Inde
19:24est très fort là-dedans,
19:25ça va leur donner
19:26un avantage concurrentiel.
19:28Très intéressant.
19:29Merci beaucoup
19:30Benoît Rallini,
19:31j'espère qu'on aura l'occasion
19:32d'en reparler
19:32quand vous serez de retour
19:34à Paris.
19:34Merci beaucoup,
19:35bonne fin de sommet.
19:37Claude Blanchemaison,
19:38on voit bien quand même
19:39que derrière,
19:40c'est toute l'industrie
19:44indienne
19:44qui s'est mise en marche.
19:46Qui s'est mise en marche
19:47et ce partenariat
19:48entre la France et l'Inde,
19:49en effet,
19:49maintenant,
19:50mise,
19:51comme ça vient d'être dit,
19:52vise les infrastructures
19:53mais aussi,
19:54évidemment,
19:55tout ce qui touche
19:55à l'intelligence artificielle
19:56puisque c'est l'avenir.
19:58Et l'Inde,
19:59étant comme la France,
20:00très attachée
20:00à l'autonomie stratégique,
20:03n'est pas hostile
20:04à une régulation
20:05de l'intelligence artificielle
20:07alors que les Américains
20:08veulent que naturellement
20:09ce soit totalement
20:11non régulé.
20:13Et là aussi,
20:14c'est un point commun
20:14parce qu'ils tiennent
20:16évidemment
20:17à leur autonomie stratégique
20:19comme nous,
20:19nous en sommes les avocats
20:20à l'intérieur de l'Europe,
20:22eh bien ça veut dire
20:22qu'on pourra aussi
20:24tomber d'accord
20:25sur des éléments
20:26de régulation
20:26de cette intelligence artificielle
20:28ce qui est très important
20:29pour tous les secteurs
20:30dans lesquels elle va s'appliquer.
20:31Est-ce que l'Inde peut prendre
20:34la place de la Chine
20:35qui aussi évolue beaucoup
20:36parce que nous,
20:37on a des images
20:37des usines un peu terribles
20:38comme on a aussi
20:39les mêmes images
20:40dans la tête en Inde
20:41avec tout ce qui s'est passé
20:43notamment,
20:43alors même si c'était
20:44au Bas-Gladèche,
20:45c'est aussi souvent
20:46pas très loin
20:47de l'autre côté
20:47de la frontière.
20:48Mais l'Inde,
20:49en fait,
20:49quand on parle
20:50avec des chaînes
20:51d'entreprises français
20:52qui ont investi là-bas,
20:53ils se disent
20:54mais les usines aujourd'hui
20:55elles sont incroyables modernes,
20:56l'intelligence artificielle
20:57et là on le voit
20:58l'innovation
20:59dans les voitures électriques,
21:02l'émergence dingue
21:03de BYD.
21:04Est-ce que l'Inde
21:05peut prendre quand même
21:06la place de la Chine
21:07un jour ou l'autre ?
21:08Alors évidemment,
21:10la Chine a aujourd'hui
21:11une avance incontestable
21:12par rapport à l'Inde
21:14et puis quand on décide
21:15quelque chose en Chine,
21:17tout est monolithique
21:18puisque c'est le parti
21:18qui décide
21:19pour l'ensemble du pays
21:20et il n'y a pas de discussion.
21:22L'Inde est,
21:22comme on le disait tout à l'heure,
21:23une démocratie
21:24et quand on construit
21:25des lignes de transport rapides,
21:27par exemple pour le chemin de fer,
21:28il faut négocier
21:29avec tous les gens
21:30qui sont sur le passage.
21:31Par conséquent,
21:32c'est plus compliqué
21:33et l'Inde a aussi
21:34la réputation
21:35d'être un marché compliqué
21:36avec un héritage
21:39bureaucratique
21:39qui est assez important
21:40et puis parce qu'il faut négocier
21:42avec les différents États
21:44dans lesquels
21:45on veut travailler.
21:47Donc je pense que
21:48en effet,
21:49les Indiens
21:49se fixent comme objectif
21:51de rattraper un jour
21:52la Chine
21:53mais bon,
21:54il y a encore
21:55une marche de progression importante.
21:57Et il nous reste
21:59moins de cinq minutes
21:59Claude Banchemaison,
22:00je voudrais qu'on parle
22:02avec vous
22:02de cette réunion
22:03qui a été très importante
22:04la fin de semaine dernière,
22:05cette conférence de Munich
22:07où il s'est dit
22:07pas mal de choses
22:08parce que pendant que nous parlons,
22:09il y a une réunion à Genève
22:11entre les Russes
22:13et les Ukrainiens
22:15et avec les Américains
22:17et ça se passe,
22:18pour l'instant,
22:19ça se passe mal,
22:20très mal
22:20parce qu'évidemment
22:21ce qui est sur la table
22:22du côté des Russes
22:23c'est les territoires
22:24qui ont été occupés
22:25et pour le côté ukrainien
22:26il y a un ordre de question.
22:28Mais la tension est très forte
22:29et de nouveau
22:29une pression américaine
22:31de nouveau du côté
22:32il change tout le temps de côté
22:34du côté des Ukrainiens
22:35en disant
22:35il faut que Zelensky
22:36trouve un accord.
22:37Qu'est-ce qui s'est dit à Munich ?
22:38Qu'est-ce qui se dit là ?
22:40Moi je pense que
22:41peut-être contrairement
22:42à certains observateurs
22:44j'oserais dire ce soir
22:45qu'il y a deux bonnes nouvelles
22:46quand même.
22:47La première c'est que
22:48la conférence
22:49la négociation
22:51sur l'Ukraine
22:52a été rapatriée
22:53à Genève
22:54c'est-à-dire en Europe
22:56parce que c'est bien
22:56la sécurité européenne
22:57qui se joue
22:58dans cette affaire ukrainienne.
23:00Et puis deuxièmement
23:01monsieur Wang Li
23:02le ministre chinois
23:03des affaires étrangères
23:05à Munich
23:06à la conférence de Munich
23:07dans son discours
23:07il a dit
23:09sur l'Ukraine
23:10évidemment
23:11il ne pourra pas
23:12y avoir
23:12véritablement d'accord
23:14tant que les Européens
23:15ne seront pas
23:16à la table
23:17de négociation
23:18parce que c'est la sécurité
23:19en Europe
23:20qui se joue
23:20il ne peut pas y avoir
23:21de décision
23:23et les décisions
23:24ne seraient pas appliquées
23:25par les Européens
23:26s'ils n'étaient pas
23:27partis à la négociation.
23:28Donc le chinois
23:29a appelé
23:30les Européens
23:31à être partis
23:31à la négociation.
23:32Et monsieur Ischinger
23:33qui est l'inventeur
23:34du forum de Munich
23:36lui a posé ensuite
23:37une question
23:38monsieur le ministre
23:39vous étiez il y a 4 ans
23:40à la veille
23:41de l'invasion
23:41de l'Ukraine
23:43par les Russes
23:44vous étiez là
23:45dans le même fauteuil
23:45à Munich
23:46et vous nous avez dit
23:47il y a 4 ans
23:48avant l'invasion
23:49nous on attache
23:50beaucoup
23:50nous chinois
23:51on attache
23:51beaucoup d'importance
23:52au droit international
23:53au respect
23:54du droit international
23:56et bien sûr
23:57à la souveraineté nationale
23:58ça bien sûr
23:59mais aussi
24:00à l'intégrité
24:01territoriale
24:01des états
24:02est-ce que vous pourriez répéter
24:03aujourd'hui
24:034 ans après le début
24:05de la guerre
24:05la même chose
24:06et le chinois a répondu
24:07oui
24:07et il a répété
24:08ses principes
24:09en disant
24:09la Chine est attachée
24:10à ses grands principes
24:11on va rappeler
24:12que ces conférences
24:12de Munich
24:12c'est la conférence
24:13sur la sécurité mondiale
24:15est-ce qu'on peut
24:16est-ce qu'on peut se dire
24:17que c'est peut-être
24:18les chinois
24:18qui ont la clé
24:19puisque Trump
24:20il n'a pas la clé
24:21même si c'est lui
24:22qui fournit les armes
24:23et puis l'argent
24:25mais on voit bien
24:25comme il fournit plus l'argent
24:26c'est l'Europe maintenant
24:27qui achète de l'armes américaines
24:28oui absolument
24:29et qui est devenu le premier
24:30à fournir ça
24:31vous avez raison
24:32enfin bon
24:32les américains
24:33jouent quand même
24:33un rôle très important
24:35et est-ce que c'est
24:35les chinois
24:36qui peuvent avoir la clé
24:37ou alors c'est nous
24:38c'est nous et les chinois
24:40je pense que c'est nous
24:42et les chinois
24:42je pense qu'en effet
24:43on est au tout début
24:44d'une négociation
24:45qui va durer encore longtemps
24:47probablement à Genève
24:48en effet
24:49et que
24:50à un moment donné
24:51il va apparaître
24:52que
24:53il serait probablement logique
24:55que tous les membres
24:56permanents du conseil
24:57de sécurité
24:58y soient
24:58pas seulement les russes
24:59et les américains
25:00qui prennent en étau
25:01l'ukraine
25:02qui est très faible
25:03évidemment
25:03dans cet étau
25:04entre les russes
25:05et les américains
25:05qui sont d'accord
25:06sur un certain nombre
25:07de sujets
25:07pour écraser l'ukraine
25:09et pour faire partir
25:10monsieur Zelensky
25:10donc en effet
25:11ça changerait un peu
25:12la donne
25:13si les européens
25:13étaient là
25:14et si les chinois
25:15en tant que
25:16ultime
25:17cinquième membre
25:18permanent du conseil
25:18de sécurité
25:19y étaient aussi
25:20quand on dit les européens
25:22il faudra aussi ajouter
25:23bien entendu
25:23la grande bretagne
25:24c'est pas l'europe institutionnelle
25:25c'est aussi avec la grande bretagne
25:26et avec
25:27bien sûr la turquie
25:28puisque la turquie
25:29est gardienne de la mer noire
25:32est-ce que
25:33vous pensez
25:34que là
25:34on a vu
25:35on a vu quand même
25:37les ukrainiens
25:38reprendre
25:39reprendre des territoires occupés
25:41autour de Donetsk
25:42est-ce que c'est
25:45ils sont
25:45l'équilibre
25:46il est où aujourd'hui ?
25:48c'est non seulement
25:49la résilience ukrainienne
25:50mais c'est l'inventivité
25:52tactique
25:52et l'inventivité
25:54en termes d'armement
25:54des ukrainiens
25:55je pense qu'il faudrait
25:56que nos écoles militaires
25:57se mettent à l'écoute
25:58de ce qui se passe en Ukraine
26:00à mon avis
26:00c'est ce qui se passe un peu
26:01on voit déjà l'évolution
26:01sur les drones
26:02la nouvelle guerre
26:04une guerre des drones
26:05et qu'ils ont été capables
26:06d'inventer
26:06des drones maritimes
26:07qui ont détruit
26:08un tiers de la flotte
26:10russe
26:10dans la mer noire
26:11les russes ne peuvent plus
26:12circuler en mer noire
26:13sans être inquiétés
26:15et ça c'est les ukrainiens
26:17qui ont trouvé le moyen
26:18tout seul
26:19avec des armes
26:20fabriquées par eux
26:21et pas par des américains
26:22qui auraient la double clé
26:23pour arriver à ce résultat
26:25merci beaucoup
26:26j'espère que vous reviendrez
26:27de vous éclairer
26:28merci beaucoup
26:29Claude Blanche-Maison
26:30d'avoir été avec nous
26:30donc je rappelle
26:31l'ambassadeur
26:32entre autres
26:32en Inde
26:33en Russie
26:35et vous avez publié
26:36justement
26:36un fragment
26:37d'un parcours
26:40aventureux
26:41vous allez dire amoureux
26:42forcément
26:42d'un parcours aventureux
26:44c'est publié
26:45chez les éditions
26:45à Temporis
26:46merci beaucoup
26:46d'avoir été avec nous
26:47dans un instant
26:48on va plonger
26:49dans ces négaux
26:51commerciales
26:51est-ce que l'enfer
26:52c'est les autres
26:52on en parlera
26:53avec Nicolas Chaban
26:54c'est qui le patron
26:55Pauline Tadevin
26:56et puis Olivier Salomon
26:57à tout de suite
26:59BFM Business
27:00et la Tribune
27:01présente
27:04le 18-19
27:05d'Edvie Chevrillon
27:09l'enfer
27:10c'est les autres
27:11c'est les négociations
27:12commerciales
27:13en tous les cas
27:13on va en parler
27:14avec Nicolas Chaban
27:15qui est à nos côtés
27:16le fondateur
27:17c'est qui le patron
27:18qui a la chance
27:19d'échapper
27:19à ces négociations
27:20commerciales
27:21bonsoir Nicolas Chaban
27:22merci d'être là
27:22vous êtes toujours là
27:23avec vos produits
27:24et pour cause
27:25parce qu'une fois encore
27:25vous êtes au top départ
27:27Pauline Tadevin
27:28notre expert
27:30S-distribution
27:31et puis en ligne
27:32avec nous
27:32pardon
27:33Olivier Salomon
27:34qui est le directeur
27:35à ce sujet
27:36chez Alix Partners
27:36spécialiste de la distribution
27:37on commence par
27:39vous
27:39bonsoir
27:40on commence par vous
27:41Pauline
27:43négociation commerciale
27:44c'est vraiment l'enfer
27:45c'est vraiment l'enfer
27:47alors c'est ce que dit
27:48en tout cas
27:48c'est ce que disent
27:49les lobbies
27:50des industriels
27:52c'est aussi
27:53le sens
27:54de la sortie
27:55de la ministre
27:56de l'agriculture
27:57Rani Gennevar
27:57dans le Parisien
27:58ce week-end
27:59qui dénonçait
28:00les pratiques
28:01de certains distributeurs
28:03qui dénonçait
28:04le chantage mortifère
28:06de certains distributeurs
28:08par rapport
28:08elle faisait l'allusion
28:09au déréférencement
28:11c'est pas facile à dire
28:12de produits
28:13on va y revenir
28:14vous inquiétez pas
28:14elle parlait de menaces mortifères
28:16après il y a l'autre côté
28:18il y a aussi les distributeurs
28:19et du côté des distributeurs
28:20ces derniers jours
28:21ces dernières semaines
28:22on a plutôt entendu
28:23que l'ambiance
28:24était meilleure qu'avant
28:26qu'il y avait des améliorations
28:27que ça avançait
28:29notamment sur les discussions
28:30avec les PME
28:31et les ET
28:32où il y avait eu
28:32des gros progrès
28:33sur ce round-là
28:35de négociations commerciales
28:37Michel-Edouard Leclerc
28:38il a parlé de théâtre
28:39un petit peu
28:40il y a encore quelques jours
28:41c'est vrai que tous les ans
28:42le sujet revient
28:43mais donc il y a
28:44différentes visions
28:45de ce qui se passe
28:46dans ces négociations commerciales
28:47et vous avez raison
28:48parce que ce matin
28:48vous étiez au plan stratégique
28:50présentation du plan stratégique
28:51d'Alexandre Bompard
28:52qui sera du reste
28:53mon invité
28:53demain soir
28:55il a dit
28:56mais non
28:56pas du tout
28:57elle se déroule à peu près
28:58comme les autres années
28:59en même temps
29:00on n'a pas eu
29:01des expressions
29:01de chantage mortifère
29:02on n'a pas eu
29:03des amendes
29:03qui ont été infligées
29:04il y a eu une charte
29:05qui a été signée cette année
29:06il ne faut pas l'oublier
29:07c'est aussi intéressant
29:08une charte de bonne conduite
29:09entre guillemets
29:09ah oui mais le patron de l'ILEC
29:10me disait
29:11donc il représente
29:12la voie des marques
29:12me disait
29:13ça ne sert à rien
29:14alors d'un certain côté
29:16il y a plusieurs acteurs
29:17qui nous disent
29:17qu'effectivement
29:18ça c'est mieux passé
29:19cette année
29:19notamment pour les PME
29:20et les ETI
29:22mais visiblement
29:22il reste quand même
29:23des points de blocage
29:24comme vous a dit
29:25le patron de l'ILEC
29:26hier soir
29:29maintenant que mon chat
29:30est parti
29:31Nicolas Chaban
29:32qu'est-ce que vous en pensez vous
29:33parce que vous
29:33vous êtes un peu observateur
29:34même si vous vendez beaucoup
29:36parce que les produits
29:37que vous avez devant vous
29:38sont les produits
29:39les plus vendus
29:40vous êtes même
29:41passé devant le pot
29:44le pot favori des enfants
29:45de vos enfants
29:46Pauline
29:46le Nutella
29:47le pot de Nutella
29:48et c'est beaucoup d'espoir
29:49après ça sera Olivier Solomand
29:50qui nous dira comment
29:51lui il voit les choses
29:52c'est des podiums
29:52qui donnent de l'espoir
29:54aux producteurs
29:54parce que c'est uniquement
29:55les produits solidaires
29:56que vous avez devant vous
29:57pour les centrales d'achat
29:59il y a quand même
29:59deux univers
30:00vous avez raison
30:02il y a deux niveaux
30:02de lecture
30:03mais les très grosses
30:04centrales d'achat européennes
30:05elles négocient avec
30:06les très très grosses marques
30:08les multinationales
30:09les multinationales
30:10on connait un peu tout le monde
30:12on essaie de rester bienveillant
30:13et encore une fois
30:14dans notre position
30:15de consommateur
30:15on est en droit
30:16d'avoir de la transparence
30:18et d'avoir des réponses
30:19mais les plus petits
30:20nous on ne voit jamais
30:21une centrale d'achat européenne
30:23les plus petits
30:24sont dans des relations
30:26nationales
30:27tout n'est pas parfait
30:28mais on sent
30:30avec la pression
30:31des consommateurs
30:32que nous sommes
30:32on veut savoir
30:33où va notre argent
30:33on n'a pas envie
30:34d'être rendu complice
30:36par nos achats
30:36d'entreprises
30:38de petites entreprises
30:38ou de producteurs
30:39qui seraient mis sous pression
30:40donc les choses
30:42on va dire
30:43s'améliorent
30:43il y a encore bien
30:44des choses à revoir
30:45mais les très grosses marques
30:47très franchement
30:47quand vous arrivez
30:49avec des produits
30:50où vous ne pouvez même
30:51quasiment pas négocier
30:52c'est quand même pas
30:53les petits producteurs
30:55malheureux
30:56et en difficulté
30:57qui se retrouvent
30:58sous cette pression
30:59même si la pression
31:00ce n'est pas
31:01le plus bel avenir
31:02du commerce
31:02voilà donc
31:02il y a quand même
31:03une grille de lecture
31:04un peu différente
31:05et nous on ne négocie pas
31:06et c'est peut-être
31:06un modèle d'avenir aussi
31:07pourquoi on ne négocie pas
31:09parce que
31:09vous le savez
31:10sur ces produits
31:11j'en rappelle qu'on est
31:12une coopérative
31:13merci de nous laisser
31:14montrer les produits
31:15il n'y a pas d'enjeux
31:16financiers chez nous
31:16il n'y a pas de dividendes
31:18de sortie d'argent
31:18ça va tout aux producteurs
31:20mais regardez ce prix
31:20ce prix c'est un prix
31:22voté conseiller
31:22nous les consos
31:23on dit à ce prix-là
31:24on achètera
31:25arrêtez de vous faire
31:26des guerres en amont
31:27puisqu'on arbitre
31:28au final
31:29pour que tout le monde
31:30gagne sa vie
31:30et notamment les producteurs
31:31alors vous êtes le juge de paix
31:33ça va être vous
31:36Olivier Salomon
31:37je rappelle que vous êtes
31:37directeur associé
31:38chez Alex Partners
31:39et justement
31:40vous êtes en charge
31:40de la distribution
31:42comment est-ce que vous voyez
31:43qui est responsable
31:44qui a des marges
31:47trop élevées
31:48qui demandent trop
31:49comment est-ce que
31:51s'il fallait faire un arbitre
31:52qu'est-ce que vous diriez ?
31:54En fait
31:55c'est
31:56clairement
31:57un moment
31:58critique
31:58pour l'ensemble
32:00des acteurs
32:01industriels
32:02et distributeurs
32:03pourquoi ?
32:04parce que
32:04dans le cadre
32:05de ces négociations
32:06on va fixer
32:07les conditions
32:08commerciales
32:09et donc
32:10globalement
32:11l'année
32:122026
32:13pour chacun
32:14des acteurs
32:15et en particulier
32:17on fige
32:18des tarifs
32:19dans un environnement
32:21extrêmement volatil
32:23pour tout un tas
32:24de raisons
32:26et donc
32:26ça donne lieu
32:28à des discussions
32:28sur les prix d'achat
32:29qui sont censées
32:31intégrer
32:33l'ensemble
32:34des variations
32:35des coûts
32:36qui sont sous-jacents
32:37les coûts matière
32:38les coûts de l'énergie
32:39de la main-d'oeuvre
32:40etc.
32:40et donc chacun
32:41essaie de
32:42caler au mieux
32:43sa position
32:44pour l'année
32:45avec
32:45toutes ces variables
32:47qui sont difficiles
32:48à maîtriser
32:48dans un environnement
32:50qui est assez difficile
32:51la consommation
32:52est quand même
32:53assez à tonne
32:55mais
32:55elle se maintient
32:56tout le monde le dit
32:57elle se maintient
32:58quand même
32:58enfin bon
32:58continuez par là
32:59Exactement
33:00mais sur un marché
33:02où la demande
33:03est quand même
33:04largement tirée
33:05par les prix
33:06et donc la crainte
33:07notamment des distributeurs
33:09est d'être dépositionnés
33:10en prix
33:10par rapport
33:11à leur concurrent
33:11d'où leur position
33:13souvent assez dure
33:14dans les négociations
33:17vis-à-vis des industriels
33:19qui eux
33:19essaient
33:20de tenir compte
33:21au mieux
33:22évidemment
33:23ils défendent
33:23leur intérêt
33:24mais par ailleurs
33:24ils essaient
33:25de tenir compte
33:27au mieux
33:28des éléments
33:29d'inflation
33:29qu'ils anticipent
33:30qu'ils connaissent
33:31ou de déflation
33:32éventuellement
33:33et donc tout ça
33:34donne lieu
33:35à des discussions
33:37complexes
33:37parce que les paramètres
33:39sont complexes
33:40Bonita Devin
33:41Pour donner un petit peu
33:42les déclarations
33:44des différents distributeurs
33:45ces derniers jours
33:45parce qu'ils sont auditionnés
33:46les uns après les autres
33:47dans le cadre
33:48d'une commission
33:49au Sénat
33:50sur les marges
33:51justement
33:51parce que là
33:52le pouvoir public
33:54a tenté de se saisir
33:55de cette question
33:56et de voir
33:56qui est responsable
33:57le plus des industriels
33:59ou des distributeurs
33:59et qui dit la vérité
34:01ou pas
34:01sur ces marges
34:02ce qu'ont pu dire
34:03certains distributeurs
34:04en tout cas
34:05leurs arguments
34:05c'est de dire
34:06les prix de l'énergie
34:07ont baissé
34:08les prix du transport
34:08ont baissé
34:09il y a tout un tas
34:10de coûts
34:10qui ont baissé
34:10sauf le cacao
34:11le cacao a un peu baissé
34:12mais c'était toujours
34:13la référence
34:13mais le cacao
34:15reste très haut
34:15etc
34:16il y a un certain nombre
34:17de coûts
34:17qui ont baissé
34:18pourquoi
34:20on ne le voit pas
34:21dans les demandes
34:22de tarifs
34:23dans les négo
34:24avec les industriels
34:26et c'est pour ça
34:28que les distributeurs
34:29demandent de la transparence
34:30la fameuse disparition
34:31de cette option 3
34:32qui permet aux industriels
34:34de ne pas livrer
34:34la totalité
34:35de leurs lignes de coûts
34:37dans les négociations
34:38avec les distributeurs
34:39alors ça c'est là
34:39où la distribution
34:40reste particulièrement figée
34:43en face les industriels
34:44disent
34:44nous on ne va pas
34:44leur filer la recette
34:45en tout cas
34:46et on ne va pas
34:46leur donner
34:47et on ne va pas
34:47donner surtout
34:48la recette
34:48à nos concurrents
34:49pour calquer
34:51nos marques
34:52j'essaye de résumer
34:53pour permettre
34:54aux distributeurs
34:55de faire des MDD
34:55et donc de nous concurrencer
34:57MDD c'est les marques
34:58de distributeurs
34:59on va le rappeler
35:00Nicolas Chabat
35:01vous avez dit
35:02le mot clé
35:03pour la suite
35:03la transparence
35:04vous vous rendez compte
35:05qu'on a
35:06en tant que consommateur
35:07je reprends
35:07ma casquette
35:08de consommateur
35:09que je ne perds jamais
35:10on ne sait pas
35:11où va notre argent
35:12pourquoi un produit
35:13est un peu plus cher
35:14on a montré
35:15sur la brique de lait
35:16qu'on était capable
35:17d'expliquer
35:17où étaient passés
35:18les 28 centimes
35:19entre le Covid
35:21et aujourd'hui
35:21pourquoi tout le monde
35:22ne le fait pas
35:23donc les distributeurs
35:24le demandent
35:25les consommateurs
35:25le demandent
35:26il y a cette loi
35:27qui dit
35:27il faut qu'on laisse
35:28libre les prix
35:29donc la transparence
35:30est un peu limitée
35:31par ça
35:31mais il faut que ça change
35:33la suite de l'histoire
35:34c'est la transparence
35:35on ne peut pas
35:36continuer
35:36vous avez rappelé
35:38ce qu'était une négociation
35:39c'est un acheteur
35:40de grande surface
35:41qui est en face
35:42d'un fournisseur
35:43et qui doit imaginer
35:45que s'il ne fait pas
35:47baisser le prix
35:47son collègue
35:49d'une autre enseigne
35:49le fera
35:50on fait tout
35:51par défaut
35:52à l'aveugle
35:53et ça crée
35:53ces tensions d'ailleurs
35:54qui sont très françaises
35:55parce qu'il y a d'autres pays
35:56où ça se passe beaucoup mieux
35:57il faut réviser tout ça
35:58on a proposé
36:00via le CESE
36:01une remise à plat
36:02où l'arbitre
36:03c'est plus les uns ou les autres
36:04c'est nous les consommateurs
36:05les citoyens
36:05notre bon sens
36:06notre bienveillance
36:07oui mais ça
36:08c'est bien
36:09c'est un comportement
36:10c'est culturel
36:11qu'il faut changer
36:12les comportements
36:13culturels
36:14mais quand on regarde
36:14parce que vous avez
36:15souvenez-vous
36:16c'était à Noël
36:17Michel-Edouard Leclerc
36:18qui a dit
36:18voilà Ferrero
36:19il ne veut pas baisser les prix
36:20les chocolats de Noël
36:22de Ferrero
36:23ne seront pas référencés
36:24et puis là maintenant
36:25on voit que
36:26la grande distribution
36:27c'est vrai
36:28elle a cette menace
36:29de déférencement
36:30de certains produits
36:31et puis de l'autre côté
36:32il y a aussi les industriels
36:34les grands industriels
36:34qui disent
36:35écoutez c'est simple
36:36à ce moment-là
36:37il n'y aura plus d'Operier
36:38il n'y aura plus de Pepsi
36:39il n'y aura plus
36:40etc etc
36:41Olivier Salomon
36:42qu'est-ce que vous en pensez
36:42vous juge de paix
36:43avec le nom que vous avez
36:45oui oui
36:45je reviens tout de suite
36:47je veux insister
36:47sur le point précédent
36:49sur la transparence
36:49parce que
36:50c'est surprenant
36:53les distributeurs
36:54souvent n'ont pas
36:54une compréhension fine
36:56des coûts de revient
36:57des industriels
36:58donc cette discussion
36:59à partir d'éléments
37:01factuels
37:02aussi transparents
37:03que possible
37:03est très utile
37:04sur la question
37:05des référencements
37:06en fait
37:07c'est un peu
37:09je te tiens
37:09tu me tiens
37:10par la barbichette
37:11parce que les uns
37:12ont besoin des autres
37:13et réciproquement
37:16parce que
37:16des industriels
37:17ont souvent
37:18des produits
37:19qui sont absolument
37:20incontournables
37:20et le distributeur
37:21ne peut pas
37:22permettre de ne pas avoir
37:23dans ces rayons
37:25un certain nombre
37:25de produits
37:26ça c'est un premier élément
37:28et la réciproque
37:30c'est que
37:30les industriels
37:31ont besoin
37:33également
37:34que les distributeurs
37:37prennent
37:37dans leurs assortiments
37:39les nouveautés
37:40tous les lancements
37:41de produits
37:42un peu innovants
37:44qui sont
37:44différenciants
37:45et pour les uns
37:46et pour les autres
37:47il y a un côté
37:48un peu
37:48tu me tiens
37:48je te tiens
37:49par la barbichette
37:50Pauline
37:51Nicolas Chabat
37:51c'est à dire que
37:52des menaces
37:53de déréférencement
37:54c'est pas depuis
37:55deux mois et demi
37:56que ça se passe
37:57c'est à dire
37:57tous les ans
37:58à la même époque
37:59c'est le même
38:00voilà
38:00c'est le même sujet
38:01tous les ans
38:01bon là il y a eu l'INTH
38:03je vois même qu'en Suisse
38:04en ce moment
38:05ou en tout cas
38:05il y a quelques jours
38:06il y avait ce genre
38:07de conflit
38:07entre Nestlé
38:08et Migros
38:08le distributeur local
38:09c'est à dire
38:10d'ailleurs en plus
38:10il n'y a pas que chez nous
38:11c'est à dire que ça se passe
38:13c'est pas si c'est consolant
38:14mais à chaque fois
38:15mais comme disait très bien
38:16Olivier Solomont
38:16les uns ont besoin
38:18des autres
38:19et voilà
38:20c'est de la négociation
38:21c'est de la négociation
38:22a priori
38:23l'INTH d'ailleurs
38:24Michel-Edouard Leclerc
38:25disait l'autre jour
38:26bon il disait déjà
38:27au moment de Noël
38:27que ça allait revenir en rayon
38:29et il disait
38:30il y a quelques jours
38:30en tout début de semaine
38:32quand il y a eu
38:33cette déclaration
38:34de menace mortifère
38:36prononcée par Annie Gennevar
38:38chantage même
38:39chantage mortifère pardon
38:40qu'il attendait
38:41que là c'était pas du tout
38:42le sujet de déréférencer
38:43c'est qu'il attendait maintenant
38:43que ses fournisseurs
38:44lui rapportent
38:45les produits en rayon
38:47c'est à dire que
38:48peut-être voilà
38:48chacun est dans la temps
38:49mais c'est un bras de fer
38:50c'est une âme
38:51alors c'est une âme
38:52pour qui Nicolas Chaban ?
38:53c'est une âme
38:54pour les intérêts
38:55quand même
38:55des très grandes marques
38:56des très grands groupes
38:58je vais essayer
38:58d'être objectif
39:00quand vous avez
39:01des gros produits
39:02que tout le monde
39:03recherche
39:04avec petite fierté
39:05à côté des cocas
39:06des cristallines
39:06et des ricards
39:07la brique
39:08et merci d'en parler
39:09aussi souvent
39:10et dans les 50 produits
39:11les plus vendus de France
39:12désormais
39:13ce qui est assez incroyable
39:13parce qu'elle est solidaire
39:14ces grands produits
39:15ils ont très peu de marge dessus
39:17vous achetez des produits
39:18comme Coca
39:20Nutella
39:20et d'autres
39:21il y a très peu de marge
39:22parce qu'ils ont un tel pouvoir
39:23ils savent que les gens
39:24iront dans un magasin
39:26et peut-être
39:27délaisseront un magasin
39:28où il n'y a plus
39:28ces réponses
39:29on s'en souvient
39:30Nutella
39:31l'affaire Nutella
39:31c'est pas très normal
39:32parce qu'il faut bien
39:33qu'ils gagnent leur vie
39:33les magasins
39:34il faut payer l'ensemble
39:35des frais
39:36les caissières
39:36et le personnel
39:37donc ils vont
39:37sur d'autres produits
39:38on le voit
39:39des produits frais
39:39mais
39:40on les connaît
39:41les distributeurs
39:42on a parlé récemment
39:43avec Thierry Cotillard
39:44avec Alexandre Bompard
39:45ils n'ont pas envie
39:46d'être dans une forme
39:47d'injustice
39:49démesurée
39:49ils veulent pouvoir
39:50faire les choses
39:51par de la transparence
39:52je vous assure
39:53on met tout à plat
39:54on regarde ce que
39:55les grandes marques
39:56gagnent
39:57il y avait un comité
39:58à Bercy
39:59qui était censé
40:00on défend les producteurs
40:02nous consommateurs
40:02on va arbitrer
40:03mais vous savez
40:04il y a de la guerre
40:04il y a beaucoup
40:05de traumatismes
40:06sur des
40:07on dit
40:08je ne sais pas si
40:09il faut peut-être que
40:10donc il y a une pression
40:11en fait par défaut
40:12qui est mise par principe
40:13mettez tout à plat
40:14on l'a fait
40:15ça fonctionne
40:15et je pense aux producteurs
40:17parce que les grandes marques
40:18qui ont ce bras de fer
40:18un peu dur
40:19notamment avec les distributeurs
40:21si ils payaient bien
40:22les producteurs
40:23on aurait une consolation
40:24ils défendraient
40:25de la marge
40:26pour le ramener aux producteurs
40:27ce n'est pas le cas
40:28donc nous consommateurs
40:29on veut s'inviter
40:30et vraiment
40:31les distributeurs
40:32on ne les rate pas
40:33quand il y a des choses
40:33qui ne se passent pas bien
40:35là les distributeurs
40:36face aux grandes marques
40:37je suis désolé
40:38les très grandes marques
40:38après je parle des petites PME
40:40ça concerne un certain nombre
40:41de grandes marques
40:42c'est tout petit
40:43d'ailleurs sur le volume
40:44d'affaires de ces distributeurs
40:46Thierry Cotillard
40:46le disait l'autre jour
40:47ça ne repassait pas du tout
40:48la majorité
40:49de ce qu'ils traitent
40:50tout se mélange
40:51sur les grosses marques
40:51franchement là
40:52on n'a pas de raison
40:53d'être très triste
40:54franchement
40:54quand en plus
40:55ils ne payent pas les producteurs
40:56mais les plus petites entreprises
40:57c'est des gens
40:58qui se battent tous les jours
40:58la letterie
40:59l'SDH
41:00ce n'est pas normal
41:00qu'ils prennent la même pression
41:01par défaut
41:02donc il faut qu'on ait
41:03de la transparence
41:04tout va revenir
41:05tellement plus équilibré
41:07et nous on pourra arbitrer
41:08par nos actes d'achat
41:09Olivier Solomont
41:10est-ce que sur ce sujet
41:10vous voulez ajouter quelque chose
41:11parce que là
41:12je voudrais qu'on passe
41:13aux fameuses centrales
41:14d'achat européennes
41:16donc on a vu
41:17ce qui se passe
41:18avec Michel-Édouard Leclerc
41:19avant c'était Carrefour
41:22qu'est-ce que vous en pensez
41:23vous Olivier Solomont ?
41:25sur les centrales européennes ?
41:26oui
41:26avant ce qui est de la transparence
41:28je crois que vous avez déjà exprimé
41:29et sur les centrales européennes
41:30qui est un peu
41:31qui est un peu
41:32le sujet
41:34où on a l'impression
41:35que c'est au cœur
41:36en tous les cas
41:37de tous les débats
41:39oui
41:39alors il y a plusieurs éléments
41:41à considérer
41:41par rapport aux centrales européennes
41:43c'est
41:44un outil
41:45quand même
41:45assez puissant
41:46pour les distributeurs
41:47qui s'associent
41:49entre distributeurs européens
41:50dans le cadre
41:51de ces centrales
41:52pour proposer
41:54des services
41:55additionnels
41:56mais quelque part
41:57prélever
41:58des sommes supplémentaires
41:59auprès des industriels
42:00et les centrales européennes
42:02elles peuvent avoir
42:03un rôle intéressant
42:04pour l'ensemble des parties
42:05y compris pour les industriels
42:06ce qui est très difficile
42:08c'est que les contreparties
42:09qui sont proposées
42:10par les centrales européennes
42:11elles sont
42:12difficiles à valoriser
42:13à mettre en œuvre
42:14et à valoriser
42:16ça veut dire quoi exactement ?
42:18ça veut dire que
42:20si un industriel
42:22négocie un accord
42:23avec une centrale européenne
42:25par exemple
42:26pour du référencement
42:27c'est-à-dire
42:28tel produit
42:29sera disponible
42:30dans l'ensemble
42:31des magasins
42:31des enseignes
42:32qui sont associées
42:33dans le cadre
42:33de cette centrale
42:35le fait est
42:36que les référencements
42:37restent
42:38nationaux
42:39locaux
42:39donc il n'y a pas
42:40toujours une garantie
42:41d'être effectivement
42:42diffusé partout
42:43dans les réseaux
42:45de ces enseignes
42:46je prends un exemple
42:48un peu simpliste
42:49un peu trivial
42:50mais on pourrait
42:51multiplier les exemples
42:52autour des différents
42:53services qui sont proposés
42:54par les centrales européennes
42:55et ça c'est pour
42:56les multinationales
42:57les grandes centrales
42:57d'achat européenne
42:58bien sûr
42:59c'est pour les
42:59encore une fois
43:00vous avez vu hier
43:01il s'est fait taper
43:02les centres locaux
43:03se sont fait taper
43:04une grosse amende
43:05quand même de 30 millions
43:05avant c'était
43:06Carrefour 10 millions
43:07et puis il y a les agriculteurs
43:09qui dénoncent aussi
43:10ces centrales d'achat européennes
43:12ce que dit Nicolas Chaban
43:14a raison
43:15c'est à dire que
43:15là pour le coup
43:17il ne faut pas tout mettre
43:17dans le même panier
43:19le sujet des agriculteurs
43:20aujourd'hui
43:21et d'ailleurs c'est ce que
43:21disent les distributeurs
43:22aujourd'hui il y a Egalim
43:24qui sanctifie
43:24le prix de la matière
43:26première agricole
43:27en tout cas
43:27ça a priori
43:28ce qui se passe
43:29au niveau des centrales
43:31d'achat européennes
43:32bon là
43:33je vous dis
43:34ce que disent
43:34les distributeurs
43:36c'est que d'une part
43:37ils ne peuvent pas
43:37justement avoir
43:38assez de force
43:39pour négocier
43:39face à ces
43:42ces géants
43:44industriels
43:44voilà
43:45s'ils ne soumettent pas
43:46à plusieurs
43:46dans certaines villes
43:48d'Europe
43:48ce que certains acteurs
43:50du secteur nous disent aussi
43:51c'est qu'il faut faire
43:52la part des choses
43:53toutes les centrales
43:54ne négocient pas
43:54pareil
43:55toutes les centrales
43:55ne sont pas à mettre
43:56dans le même panier
43:56quelqu'un me donnait
43:58l'exemple l'autre jour
43:58du patron de
44:00coopérative
44:01Dominique Schellcher
44:01qui était sorti
44:03d'une centrale
44:03en dénonçant ses pratiques
44:05il y a quelques mois
44:06il est revenu
44:08il y a quelques
44:09semaines
44:10dans une alliance
44:11avec Carrefour
44:12la nouvelle centrale
44:13d'achat européenne
44:14qui s'appelle Concordie
44:14c'est à dire que
44:15en l'occurrence
44:16ce distributeur là
44:17je parle du patron
44:18de coopérative
44:19a fait la différence
44:20entre des pratiques
44:21qu'il considérait
44:22inacceptables
44:22et potentiellement
44:23des pratiques
44:24qui lui vont mieux
44:24et qui sont
44:26obligatoires
44:27pour lui
44:27et un modèle
44:29dont il ne peut pas
44:30se passer
44:30pour négocier
44:31face à ces géants
44:32mais j'en ai parlé
44:33avec eux
44:33encore une fois
44:34quand on parle
44:36de Danone
44:36Nestlé
44:37les très grands groupes
44:39ils mettent la pression
44:41mais pourquoi ?
44:42si on était sûr
44:44encore une fois
44:44et les producteurs
44:45ils subissent ça
44:45quand à un moment donné
44:46on veut moins donner
44:47d'argent à Nestlé
44:48il n'y a plus de Danone
44:48d'Activia
44:49ou d'Anone
44:50ou d'autres
44:51ou d'Actavis
44:51ils ont tendance
44:52à garder
44:52leur marge
44:53leur fonctionnement
44:54et les producteurs
44:55ne voient jamais
44:57un gramme
44:58suffisamment
44:59de cette rémunération
45:00qu'on pourrait mettre
45:01d'ailleurs
45:02nos consommateurs
45:02ou que le distributeur
45:03pourrait mettre
45:04donc s'il n'y a pas
45:04de transparence
45:05il y aura toujours
45:06cette espèce
45:07d'économie par défaut
45:08ou à la fin
45:09le producteur
45:10on lui laisse
45:11de quoi survivre
45:12et à peine
45:12en haut
45:13il y a des marges
45:14qui sont un peu bloquées
45:15il y a une guerre
45:16où nous consommateurs
45:17on n'est même pas là
45:17en arbitre
45:18c'est pas le même monde
45:19moi j'ai jamais vu
45:20nous on n'a jamais vu
45:21une centrale européenne
45:22oui mais attendez
45:23Olivier Salomon
45:23est-ce que c'est pas
45:24une manière aussi
45:25de détourner la loi
45:27la loi française
45:28la loi allemande
45:30etc
45:30parce que si c'est en Belgique
45:31c'est pas du tout
45:32le même droit
45:32en l'occurrence
45:34vous avez raison
45:35d'insister sur ce point là
45:36c'est qu'en fait
45:37ces centrales
45:38elles échappent
45:40en réalité
45:41au cadre réglementaire français
45:43et notamment
45:44les lois qui ont été passées
45:46EGALIM 3
45:49alors en toute rigueur
45:52la loi EGALIM 3
45:54prévoit justement
45:55qu'on puisse appliquer
45:57le droit français
45:58pour des produits
45:59qui seraient négociés
46:00au niveau européen
46:01mais vendus en France
46:02en revanche
46:03je comprends
46:04que la mise en application
46:05de ce texte
46:07est très difficile
46:08donc de fait
46:09aujourd'hui
46:10ces centrales
46:11elles échappent
46:11plus ou moins
46:12à ce cadre là
46:16Peut-être qu'on peut aussi
46:17ouvrir un petit peu
46:18le sujet
46:18il y avait une source
46:19qui me disait
46:19en fait le sujet
46:20c'est pas du tout
46:21les centrales d'achat
46:22européennes
46:22et le sujet
46:24parce que bon
46:25il faut que
46:25les gens qui négocient
46:27dans ces centrales
46:28respectent les règles
46:29de chaque pays
46:29si on prend ce cadre
46:31et que ça se fait
46:31comme ça
46:33après
46:34cet interlocuteur
46:36c'est aussi d'ailleurs
46:37l'avis du ministre
46:38du commerce
46:39et des PME
46:39Serge Papin
46:40Serge Papin
46:41ça fait plusieurs années
46:41qu'il milite pour ça
46:42et dit le vrai sujet
46:43c'est le calendrier
46:44c'est le cadre
46:45c'est ce fait
46:47qu'il y ait une date butoir
46:48au 1er mars
46:49il faut des négociations
46:51pluriannuelles
46:51il souhaite des négociations
46:53pluriannuelles
46:53comme aussi
46:54le patron
46:56de Coopérative U
46:57et comme d'ailleurs
46:58le patron de l'ILEC
47:00dont vous parliez tout à l'heure
47:00le lobby des industriels
47:02il disait sur le principe
47:03moi je ne suis pas du tout
47:03opposé à des négociations
47:05pluriannuelles
47:05donc il finit son propos
47:06en disant
47:07il faudrait déjà
47:08que les distributeurs
47:09commencent par respecter
47:10le cadre actuel
47:11donc on n'y est pas encore
47:12mais sur le principe
47:13et dans l'idée
47:13il disait
47:14moi négocier plusieurs fois
47:15par an
47:16pourquoi pas
47:17vous ?
47:18que vous en pensez
47:18Nicolas Chabanne ?
47:19non évidemment
47:19mais il faut
47:20ce sont des bonnes idées
47:22mais il faut tout
47:23remettre à plat
47:24franchement
47:24oui mais à chaque fois
47:25attendez pas
47:25je ne suis pas une experte de ça
47:27mais maintenant
47:28évidemment je reçois
47:28tous les grands patrons
47:29de la distribution
47:29chaque fois j'entends ça
47:31ça fait quoi ?
47:32il y a des années
47:33que j'entends ça
47:33et on est toujours au même point
47:34Serge Papin
47:35c'était en 2020
47:36on n'y arrivera pas
47:37je répète
47:38pardon
47:39je vais essayer de le dire
47:40encore avec tous les arguments
47:41possibles
47:42tout l'argent
47:43dont on parle
47:44dans ces grandes centrales d'achat
47:45et dans tous les magasins
47:46vient de nos poches
47:47de consommateurs
47:48et de citoyens
47:48nous
47:50grands patrons
47:50quand même du système
47:51on veut quoi ?
47:52on veut que les producteurs
47:53gagnent leur vie
47:53on veut de la transparence
47:54on veut savoir
47:55si les produits
47:56esquentent notre santé
47:57ou pas
47:57là il se passe quelque chose
47:59tout le monde relève la tête
48:00en disant
48:00attendez
48:01il y a une guéguerre
48:02entre tout le monde
48:03à la fin
48:04notre argent
48:04est utilisé pour créer
48:06ces déséquilibres
48:07jusqu'aux producteurs
48:08stop
48:08les consommateurs
48:10vont s'inviter
48:11dans ces réunions
48:11s'il n'y a pas
48:12dans ces réunions
48:12un arbitre
48:13celui qui paye au final
48:14rien ne changera jamais
48:16Olivier Solomont là-dessus ?
48:18oui moi je suis favorable
48:20aussi à des négo
48:21pluriannuels
48:22on est le seul pays
48:24en Europe
48:24où on a cette
48:26contrainte de calendrier
48:27et ça
48:28probablement pour conséquence
48:29de tendre encore plus
48:31les négociations
48:32les négociations
48:33sont après également
48:34dans d'autres pays
48:34mais encore une fois
48:36les acteurs
48:37dans ces cas-là
48:38savent que
48:39s'il devait y avoir
48:40des changements importants
48:42sur le marché
48:43coût de matière première
48:44ou autre
48:44on a toujours la possibilité
48:46de se revoir
48:47et d'en discuter
48:47ce n'est pas le cas en France
48:49et c'est clairement
48:50source de tensions
48:52et de contraintes fortes
48:53juste rapidement
48:53avant d'aborder
48:54le plan stratégique
48:55de Carrefour
48:56avec vous
48:57Pauline Tadevin
48:58un point peut-être
48:59pour Olivier Solomont
49:00ou Nicolas Chaban
49:01parce que
49:02est-ce que le problème majeur
49:03c'est le seul secteur
49:04où ça existe
49:04c'est qu'il n'y a que
49:05trois centrales d'achat
49:08en France
49:09donc vous imaginez
49:10le tunnel
49:10ou l'entonnoir
49:12est-ce que ce n'est pas là
49:13d'où vient tout le problème
49:14Olivier Solomont ?
49:17Oui
49:18oui en partie
49:19vous avez raison
49:20en partie
49:21après
49:22on a quand même
49:23une grande diversité
49:24d'enseignes
49:24il y a des choses
49:25qui sont jouables
49:26ça joue clairement
49:28un rôle
49:28il y a un enjeu
49:29très fort
49:31ça n'existe pas
49:32en revanche
49:33pour les industriels
49:33il y a quand même
49:34la possibilité
49:35de jouer
49:37les différents
49:38enfin
49:38il y a différentes options
49:40c'est ça que je veux évoquer
49:41Nicolas Chaban
49:42c'est pas très grave
49:43si encore une fois
49:45je répète
49:46pardon de me répéter
49:47on est capable
49:47d'avoir les informations
49:48qui vont nous faire
49:49arbitrer
49:50franchement sinon
49:51non mais
49:51souvent on a l'impression
49:53que c'est un gros monolithe
49:54et que rien ne bougera
49:54et que c'est comme ça
49:55depuis des années
49:56pour des années
49:57non
49:57non
49:57les enjeux sont tels
49:59qu'il faut qu'on protège
50:00notamment la nourriture
50:00faite près de chez nous
50:02je vous assure
50:02que là
50:03pour la première fois
50:04depuis 40 ans
50:05les consommateurs
50:05vont venir
50:06se mettre au milieu
50:08de ces négociations
50:08on ne peut plus attendre
50:10que d'autres le fassent pour nous
50:11vous avez raison
50:12de dire que le juge de paix
50:13pardon
50:13c'est le consommateur
50:14c'est lui qui achète
50:15ou qui n'achète pas
50:16le produit en rayon
50:17c'est vrai partout
50:18un mot Pauline Tadevin
50:20parce que vous avez été
50:21ce matin au plan stratégique
50:23présenté par Alexandre Bompard
50:26donc je le rappelle
50:26qui sera notre invité
50:27demain
50:28à 18h
50:31on a vu que le titre
50:32là en bourse
50:32ça a visiblement
50:33ça n'a pas séduit
50:34qu'est-ce qui se passe
50:35quelles sont les grandes lignes
50:36de ce plan stratégique
50:37c'est un plan de croissance
50:38dit Alexandre Bompard
50:39un plan dans la continuité
50:41des autres
50:43mais aussi
50:44dans une certaine
50:45rupture
50:46dit-il
50:46alors il annonce
50:48il promet beaucoup de choses
50:49pour la première fois
50:50dit-il c'est vrai
50:50il donne
50:51une prévision
50:52de part de marché
50:5425%
50:55pour son plan
50:55il veut 25%
50:57d'ici 2030
50:59avec Leclerc
51:00dit-il
51:00on pourrait être
51:01justement à 50%
51:02du marché
51:03à ce moment-là
51:05voilà
51:05on va rester
51:06dans une discipline financière
51:08dans les années qui viennent
51:11continuer
51:11le passage en franchise
51:13d'un certain nombre
51:13de magasins
51:15continuer de tenter
51:15justement
51:16de réduire les prix
51:17grâce dit-il
51:18à sa centrale
51:18d'achat concordiste
51:20et puis il annonce aussi
51:21vraiment le déploiement
51:23de l'IA
51:23l'intelligence artificielle
51:25à vaste échelle
51:26dans ses magasins
51:28sur le modèle
51:29de ce que fait Walmart
51:30aux Etats-Unis
51:31Niklas Chaban
51:32et Olivier Salomon
51:33on les connaît bien
51:34ils ont été à l'origine
51:35c'est les premiers
51:36à avoir mis
51:37ces produits solidaires
51:38en rayon
51:38nous on a regardé
51:39effectivement
51:40le plan 2030
51:41et il y a des petites choses
51:42qui passent comme ça
51:43c'est pas très macro
51:44mais par exemple
51:45c'est les premiers à le faire
51:46donc je sais pas
51:47je vous l'annonce
51:48mais vous l'avez peut-être
51:48plus ce matin
51:49les fameux produits
51:51ultra transformés
51:52on n'en peut plus
51:52de ces produits
51:53qui nous esquintent
51:54la santé
51:55et bien
51:56ils ont décidé
51:56de mettre
51:58produits simples
51:59quand on est
52:00en face d'un produit
52:01qui n'a aucun risque
52:03de représenter
52:03un risque indirect
52:04pour nous
52:05c'est des petites choses
52:06la notion de transparence
52:07est importante
52:08ils réouvrent aussi
52:09l'idée de mettre
52:10des fruits et légumes
52:10solidaires
52:11ce qu'ils n'avaient pas
52:11fait dans un premier temps
52:13on a la capacité aussi
52:14nous consommateurs
52:15à créer une impulsion
52:16pour qu'ils changent les choses
52:17je trouve qu'on parle
52:18beaucoup de la macroéconomie
52:20mais dans la pratique
52:21du rayon
52:22et de la transparence
52:23il y a de belles choses
52:24aussi qui se font
52:25au quotidien
52:25Intermarché aussi pardon
52:27comme ça j'ai pas parlé
52:27que de Carrefour
52:28sinon on va croire
52:29que je suis juste
52:29dans Carrefour
52:31Intermarché hyper intelligent
52:32ce qu'a fait Thierry Cotillard
52:33Christophe Chineau
52:34ils avaient leur propre démarche
52:36merci
52:36c'est des produits
52:38qu'il y a des producteurs
52:38ils écartaient des produits
52:40un peu solidaires
52:40là ils réouvrent tous les rayons
52:41en disant
52:42l'équité s'additionne à l'équité
52:43pour aider encore plus
52:44de producteurs
52:45et merci Nicolas Chabarn-Olivier
52:46seulement juste
52:47oui non
52:47c'est la fin du modèle intégré
52:52pour la grande distribution
52:54oui clairement
52:55ils continuent
52:56ils continuent
52:57à externaliser
52:57un certain nombre de choses
52:58le plan est pragmatique
53:00et s'appuient vraiment
53:02sur les forces du groupe
53:04ce qui me fait
53:05je ne sais pas tellement rupture
53:07c'est plutôt assez cohérent
53:08et encore une fois
53:09la cohérence
53:10c'est la transparence
53:11voilà
53:11merci à vous tous
53:14merci Pauline
53:15on vous retrouve évidemment
53:16sur ce sujet
53:16merci Nicolas Chabarn
53:17merci Olivier Salomon
53:18tout de suite Stéphanie Collot
53:19bonne soirée
53:22le 18-19
53:24d'Edwige Chevrillon
53:25sur BFM Business
53:26merci à la fin de l'événage
53:26de l'événage
53:26et de l'événage
53:27– Sous-titrage FR 2021
Commentaires