- il y a 12 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:12Mon invité ce soir, premier invité, c'est Nicolas Faurissier.
00:15Il était député aujourd'hui.
00:17Il est ministre délégué au commerce extérieur et de l'attractivité.
00:20Ça tombe bien, interview un peu au cutter, un peu rude,
00:24des patrons de JP Morgan aux égaux qui dit
00:25« c'est simple, s'il n'y a pas de budget,
00:27et si ça continue à être un peu la foire d'empoigne en France,
00:30on ira voir ailleurs, c'est quand même le premier investisseur post-Brexit. »
00:34On parlera bien sûr du Mercosur, on parlera de Groenland,
00:37puisque Nicolas Faurissier rentre à l'instant du Danemark,
00:40et puis on parlera du commerce extérieur.
00:42Le bilan officiel sera la semaine prochaine,
00:44mais on verra quand même les grandes lignes,
00:46avec, tiens, Boeing qui a vendu plus d'avions qu'Airbus.
00:48Ensuite, le débat sera autour de Ludovic de Sauté,
00:51directeur délégué de la rédaction de la Tribune.
00:52Nathalie Jansson, professeure à Néoma, président du Think Tank Génération Libre,
00:58Mathieu Plannes, directeur adjoint de l'OFCE,
01:00avec eux on verra sur tous ces thèmes.
01:02On parlera aussi de natalité,
01:03puisqu'après tout il y a plus de décès que de naissances,
01:07c'est l'INSEE qui vient de nous le dire officiellement aujourd'hui.
01:09Mais tout de suite, c'est le journal de l'écho avec Stéphanie Collot.
01:13Le journal.
01:17À 18h presque, bonsoir Stéphanie.
01:19Bonsoir Edwige.
01:20On commence par Donald Trump,
01:21qui appelle les Iraniens à poursuivre les protestations
01:23et promet que l'aide est en route.
01:26Le président américain menace par ailleurs d'imposer des droits de douane
01:29de 25% à tout pays faisant commerce avec l'Iran.
01:33Et la Chine est en première ligne,
01:35car c'est le premier partenaire commercial de Téhéran,
01:38mais avec près de 9 milliards de dollars de marchandises exportées en 2024.
01:42Pékin ne compte pas se priver de ce marché
01:44et s'oppose fermement à toute sanction.
01:47Sur place, on ne connaît pas l'ampleur de la répression,
01:50mais elle serait sanglante selon les ONG
01:52qui dénombre 734 morts depuis le début des protestations,
01:57voire plusieurs milliers.
01:59La France convoque l'ambassadeur d'Iran
02:01pour dénoncer la répression des manifestations,
02:03tout comme le Royaume-Uni.
02:04Le chancelier allemand estime, lui,
02:06que le pouvoir iranien vit ses derniers jours et dernières semaines.
02:10En France, le Haut Conseil du financement de la protection sociale
02:14revoit à la hausse les chiffres de la fraude sociale.
02:17Elle est estimée à 14 milliards d'euros.
02:202 milliards ont été détectés,
02:21700 millions ont été recouvrés.
02:23La moitié est liée au travail dissimulé.
02:26La France qui n'est plus épargnée par le déclin démographique.
02:29Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
02:31le solde naturel est négatif.
02:33Selon l'INSEE, il y a eu 645 000 naissances en 2025
02:37contre 651 000 décès.
02:40Total Energy se montre prudent face à un éventuel retour au Venezuela.
02:44La question va être étudiée.
02:46Mais pour Patrick Pouyanné,
02:47l'extraction du pétrole vénézuélien
02:49n'est pas en haut de sa liste de priorités.
02:52Il est nécessaire d'avoir un cadre clair pour pouvoir investir,
02:55a-t-il déclaré lors d'une conférence à Abu Dhabi.
02:58Changement surprise à la tête d'Airbus Hélicoptère.
03:00Mathieu Louvaux est nommé directeur général
03:03à partir du 1er avril.
03:05Il était jusqu'à présent vice-président exécutif
03:07en charge de la stratégie.
03:09Il succède à Bruno Évent qui quitte le groupe
03:12pour raisons de personnel et professionnel.
03:14Et puis, des résultats contrastés pour JP Morgan au quatrième trimestre.
03:19Le bénéfice net recule de 7% à 13 milliards de dollars.
03:22C'est lié à la reprise de la gestion de la carte bancaire Apple Card.
03:27En revanche, le chiffre d'affaires progresse de 7% sur un an
03:30grâce à la consommation et à la santé des entreprises.
03:33Un contexte qui devrait se maintenir cette année selon Jamie Dimon.
03:3818h01 sur BFM Business, les marchés.
03:41C'est votre rendez-vous avec Emirates.
03:44Avec Emirates. Voyez-ce mieux.
03:51Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:53Bonsoir Antoine.
03:53Bonsoir Stéphanie.
03:54Bonsoir Antoine.
03:55Et le CAC termine en petite baisse ce soir.
03:57Oui, pas trop de conviction.
03:59A moins 0,14%.
04:00On termine à 8347 points.
04:03Un petit peu plus fort du côté de la tech
04:04puisque l'Euronext Tech Leaders prend 0,36%.
04:07Un petit peu plus de conviction aussi sur l'Eurostock 50
04:10qui gagne 0,22%.
04:11Plus 0,06 pour le DAX à Francfort.
04:13La plus forte hausse du CAC,
04:15elle est pour Total Energy
04:16qui avance de 2,2% à 56,53 euros.
04:19Enfin, il faut dire que les cours du brut progressent diablement.
04:21Ces derniers jours, on est à 65,76 dollars sur le Brent de Mer du Nord
04:26et au-delà des 61, à nouveau, pour le brut léger américain.
04:29On a le secteur de la défense qui était bien orienté.
04:32Safran prend 2,13% à 325,80 euros.
04:35Airbus plus 1,87, 220 euros.
04:38La tech aussi.
04:39Capgemini plus 1,7%, 146,90.
04:42AST Micro plus 1,64 à 24,73 euros.
04:45Non, il y a un secteur qui a considérablement baissé aujourd'hui.
04:49C'était celui du BTP, des concessions.
04:52Regardez Vinci qui a perdu 4,5% à 116,55 euros.
04:55Eiffage moins 3,15, 121,50 euros.
04:58On a même Aéroport de Paris qui termine en forte baisse sur le SBF 120.
05:03Tout ça à cause d'un abaissement de recommandations générales de Bank of America
05:06sur l'ensemble du secteur.
05:08D'où cette baisse marquée.
05:09Le CAC donc, moins 0,14, 8347 points.
05:12Les volumes d'échanges corrects.
05:143,5 milliards d'euros d'actions négociées.
05:16Merci Antoine.
05:17Stéphanie, rendez-vous 19h, 19h30 pour le Grand Journal de l'Éco.
05:21Tout de suite, mon invité, l'anliseu 19, Nicolas Faorissier,
05:23le ministre délégué au commerce extérieur et à l'attractivité.
05:27BFM Business et la Tribune présente
05:29Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
05:34Vous êtes bien dans le 18-19.
05:40Mon premier ami est réinvité.
05:41C'est Nicolas Faorissier, ministre délégué au commerce extérieur et à l'attractivité.
05:45Bonsoir Nicolas Faorissier.
05:46Bonsoir.
05:46Merci d'être avec nous.
05:48Surtout que vous avez un agenda forcément un peu chargé.
05:51En plus, vous rentrez du Danemark.
05:53Intéressant, on parlera du Groenland et du Mercosur.
05:55Juste, il y a quelques instants, le Premier ministre a annoncé une loi d'urgence agricole.
06:02Il a annoncé ça à Surix pour que tout le monde soit vite au courant,
06:07sachant qu'il y avait quand même quelques 350 tracteurs
06:10qui étaient autour de l'Assemblée nationale.
06:13Et on voit bien que la colère ne s'est pas calmée encore.
06:19Il a promis cette loi aux agriculteurs avec des priorités.
06:22Ça sera la politique de l'eau, la prédation du loup et les moyens de production.
06:27Bon, ok, ça doit être présenté au Conseil du ministre en mars,
06:31normalement avant l'été.
06:34Certains disent déjà, en fait, le cornou, il noie le poisson sur le Mercosur.
06:40Est-ce que c'est la coordination rurale qui dit ça ?
06:43Est-ce qu'ils n'ont pas un peu raison quand même ?
06:44Je ne crois pas du tout.
06:45Moi, j'ai participé, Edwige Chevrillon, à toutes les réunions recevant,
06:49où le Premier ministre recevait, avec Annie Gennevard et en ma présence,
06:52l'ensemble des organisations professionnelles agricoles.
06:55Quatre réunions avec les quatre organisations avant Noël
06:58et à nouveau quatre réunions en début de semaine dernière.
07:01Et la méthode du Premier ministre, et je trouve que ça mérite d'être souligné
07:03et d'être rappelé au contraire, c'est vraiment de prendre les sujets un par un
07:07et de rentrer dans le concret.
07:08Et il le dit d'ailleurs sur X, il faut que ce soit dans les cours de ferme.
07:12Il faut que nos agriculteurs, moi je suis moi-même fils d'agriculteur,
07:16je suis un élu rural, je connais dans l'Indre, je connais vraiment bien ce métier,
07:22c'est d'ailleurs un métier qui me passionne,
07:24mais on est dans une, comme le monde rural, on aime bien les choses concrètes,
07:28on aime bien des réponses précises.
07:30Et donc c'est ce que fait le Premier ministre.
07:32Et donc on a eu un certain nombre de mesures qui ont été annoncées,
07:34notamment dans le cadre du Mercosur, on y reviendra,
07:36sur la dermatose nodulaire, c'est-à-dire cette maladie qui touche les bovins,
07:40qui est extrêmement grave et qui est en train d'être jugulée.
07:43Là, il y a eu aussi énormément de choses très concrètes.
07:46On a continué la semaine dernière avec de nouvelles mesures
07:48qui ont été annoncées sur un certain nombre de sujets.
07:50Le Premier ministre avait dit qu'il irait jusqu'au bout sur l'eau,
07:52sur les moyens de production, vous venez de le rappeler,
07:54c'est ce qu'il fait ce soir.
07:55Et il va le faire dans le cadre d'une loi d'urgence
07:57qui va donc permettre au Parlement de trancher à nouveau sur un certain nombre de sujets.
08:01Moi je trouve qu'on avance, on avance méthodiquement.
08:03Alors, deux bémols, vous vous souvenez de cette image
08:06des bottes de foin à Gabriel Attal ?
08:08C'était il y a déjà quelques mois.
08:09Et on parlait déjà des problèmes des bassines et de l'eau.
08:13Donc vous allez voir, on va tout vous résoudre.
08:15On est donc maintenant, on est en début 2026
08:17et rien n'est résolu.
08:19Donc pourquoi faut-il le croire ?
08:20Surtout qu'en fait, cette loi agricole,
08:24il faut qu'elle soit...
08:26Il faut qu'il y ait un budget,
08:28il faut qu'il y ait encore un gouvernement,
08:29il faut qu'il y ait encore un Parlement.
08:31Et là, il y a quand même beaucoup de points d'interrogation.
08:33Mais pourquoi vous êtes pessimiste comme ça ?
08:35Je ne sais pas, moi je lis les journaux, j'écoute.
08:37Que ce soit sur la discussion budgétaire,
08:39que ce soit sur le sujet de la crise agricole
08:41qui est une crise majeure,
08:42qui n'est pas simplement une crise conjoncturelle,
08:44qui n'est pas seulement liée au Mercosur,
08:46qui n'est pas seulement liée à la DNC,
08:47mais qui est liée au fond à la nécessité
08:49de redéfinir une vision.
08:51C'est ce que nous disent d'ailleurs les agriculteurs.
08:53Moi je le dis depuis très longtemps,
08:54j'ai toujours pensé.
08:55Il faut redéfinir une vision.
08:56Et c'est le travail qui est conduit par le Premier ministre,
08:58par Annie Gennevard
08:59et par tout le gouvernement
09:00en fonction de nos compétences.
09:02Moi je vais être mis au boulot
09:04sur les négociations commerciales,
09:06notamment pour rétablir l'exportation
09:08de, je suis déjà en train de le faire d'ailleurs,
09:10de Broutard, comme on dit,
09:11de jeunes bovins mâles en Italie,
09:13y compris quand ils sont vaccinés.
09:14C'est très concret.
09:15Donc on avance point par point,
09:17sujet par sujet.
09:19Il n'y a pas de grande déclaration.
09:20Il y a une méthode,
09:20qui est la méthode Lecornu,
09:21permettez-moi de le dire,
09:23et qui est une méthode hyper pragmatique
09:24pour qu'il y ait du concret dans les cours de ferme.
09:26C'est ça qui compte.
09:27On est là pour ça.
09:29Et moi je pense qu'on sera là
09:30au mois de mars
09:31pour présenter
09:32au Conseil des ministres
09:35un projet de loi
09:36qui permettra à nouveau d'avancer.
09:37Parce que là il y a un plan d'aide
09:37de 300 millions
09:39pour les agriculteurs,
09:41mais il faut qu'il y ait un budget,
09:43parce que ce sera par un amendement
09:44du budget.
09:45Est-ce que ce soir vous êtes optimiste
09:47Nicolas Faurecher ?
09:47Je suis optimiste.
09:48Vous êtes républicain, je précise.
09:49Je suis plutôt optimiste,
09:50mais je vais revenir sur le budget
09:51juste pour vous dire
09:52que sur l'agriculture,
09:53le Premier ministre a annoncé aussi
09:54un renforcement
09:55de l'épargne de précaution,
09:57qui est un mécanisme défiscalisé
09:58qui permet aux agriculteurs
10:00de garder dans leur compte
10:02d'exploitation de l'argent
10:03sans payer de cotisation
10:04ou d'impôt dessus,
10:06parce qu'il peut y avoir un aléa
10:07et là on le réutilise.
10:09On va renforcer encore ce système
10:10et ça c'est annoncé ce soir
10:11par amendement
10:12dans la discussion budgétaire.
10:14Sur le budget,
10:15moi je suis optimiste
10:15parce que je n'imagine pas
10:16une seule seconde
10:17que les uns et les autres,
10:19en tout cas les partis responsables
10:20qui ont accepté
10:22de participer à la réflexion,
10:24qui se réunissent encore une fois
10:25à Bercy ces derniers jours,
10:27ne prendront pas
10:28leurs responsabilités.
10:29Et à un moment,
10:29il faudra trancher,
10:31le Premier ministre décidera
10:31de la façon de le faire.
10:33Pour l'instant,
10:33on est dans la dernière ligne droite,
10:35après les travaux
10:35de la Commission
10:36la semaine dernière,
10:37la Commission des Finances,
10:38pour essayer de trouver
10:39le meilleur équilibre possible
10:41entre les baisses de défense
10:41et les efforts nécessaires
10:44demandées à certaines parties.
10:44Aucun équilibre n'a été trouvé
10:45en Commission des Finances,
10:46comme vous le savez.
10:48Nicolas Faussi,
10:48vous avez trouvé un siège de campagne
10:49parce qu'il y a les élections municipales,
10:52mais il y aura peut-être
10:52des élections législatives.
10:54En tous les cas,
10:54c'est Sébastien Lecornu.
10:56Vous en avez repris un ?
10:56Non, le Premier ministre,
10:57enfin Sébastien Lecornu,
10:58a juste rappelé,
10:59puis c'est devenu un peu
11:00la polémique du week-end,
11:02ça vous a bien servi quelque part.
11:04Ce n'est pas nous
11:05qui avons dit ça,
11:06les journaux,
11:06mais il a simplement rappelé
11:09et vérifié l'hypothèse,
11:12puisqu'il y a deux motions de censure
11:13déposées sur le Mercosur
11:14et peut-être qu'il peut y en avoir une
11:16sur le budget
11:16si jamais il y avait un 49,3.
11:19Il faut savoir ce qui se passe demain.
11:21Moi, je pense qu'on ne peut pas
11:22se permettre d'avoir une dissolution
11:24parce que ce serait catastrophique
11:26pour l'économie du pays,
11:28pour les Françaises et les Français
11:30dans leur vie quotidienne,
11:31pour leur épargne,
11:32mais aussi évidemment
11:33pour les entreprises
11:34qui créent de l'emploi
11:34et qui sont des entreprises
11:35qui, je suis là pour les défendre
11:38sur les marchés internationaux,
11:39sont à la conquête.
11:40Un emploi sur quatre
11:41dépend de l'export.
11:43Imaginez l'image que nous aurions
11:45et que nos entreprises auraient
11:46sur les marchés à l'export
11:47si, à nouveau,
11:48nous n'étions pas capables
11:49de trouver un compromis,
11:51ce que font tous les autres pays
11:52de l'Union Européenne.
11:53Est-ce que vous avez compris
11:53pourquoi notre balance agricole
11:55est pour la première fois déficitaire ?
11:58Vous, le ministre du Commerce,
11:59qu'est-ce que vous pouvez faire
11:59pour inverser la balance ?
12:01Moi, j'étais en charge
12:01de l'agriculture au gouvernement
12:02il y a 20 ans.
12:03On était entre 15 et 20 milliards
12:04encore dans ces années-là
12:05d'excédents.
12:06Aujourd'hui, on va être
12:07à peine à l'équilibre.
12:08On va être plutôt un peu en dessous.
12:10Et évidemment, ça pose un vrai sujet
12:13sur la compétitivité
12:14de l'offre française.
12:16En même temps, il faut relativiser.
12:17Vous avez aussi énormément de pays
12:19qui ont développé leur offre
12:20en matière de produits agricoles.
12:21Notamment l'Allemagne.
12:22Notamment l'Allemagne, absolument.
12:24Et du coup, évidemment,
12:25ça relativise cette perte
12:26de compétitivité.
12:28C'est aussi un problème de volume.
12:29Il y a plus de volume sur le marché.
12:31On est moins compétitif.
12:32Donc, on a un peu moins
12:33de facilité à vendre.
12:34On va revenir sur le Mercosur
12:35parce qu'en plus,
12:36je disais, vous rentrez du...
12:37Je veux juste dire, Edwige,
12:38sur la question de l'agroalimentaire.
12:39J'en ai parlé d'ailleurs
12:40avec les représentants agricoles
12:41et notamment avec Arnaud Rousseau,
12:43avec les jeunes agriculteurs.
12:44Il faut absolument qu'on...
12:45Moi, je veux travailler là-dessus.
12:46qu'on mette en oeuvre un vrai plan
12:48de développement et de reconquête
12:50sur les marchés extérieurs
12:52des produits agricoles.
12:54Et ceci parce que nous sommes
12:55un grand pays admiré.
12:56Nous avons le meilleur système.
12:57Mais notre agriculture,
12:58elle n'est pas compétitive.
12:59Vous qui êtes ministre de l'attractivité...
13:01intérieur, il y a un problème aussi
13:03de conquête à l'extérieur.
13:04Il faut qu'on reparte
13:05à l'assaut des marchés extérieurs
13:06parce que nos produits,
13:07et je pense que c'est possible,
13:09sont, au fond, admirés, demandés.
13:11Ce sont les plus sûrs
13:12sur le plan sanitaire.
13:13C'est le modèle gastronomique français aussi.
13:15C'est l'excellence française
13:16qu'il faut qu'on remette en avant.
13:18Alors, on va y aller tout de suite
13:19sur le Mercosur.
13:20Je vous parlerai de l'attractivité
13:21de la France qui est un peu en berne
13:23sur le Mercosur
13:24parce que c'est intéressant.
13:26Vous, vous dites évidemment
13:27en disant le Mercosur,
13:28c'est quand même une manière
13:29d'ouvrir et c'est un débouché
13:31pour certaines filières.
13:33OK, c'est pour le bovin,
13:35l'élevage, c'est très mauvais.
13:37Mais en revanche,
13:37pour d'autres filières,
13:38c'est une planche de salut.
13:40Comment convaincre les agriculteurs
13:41que c'est vrai ?
13:42On a toujours dit,
13:43et moi je l'ai toujours dit,
13:44qu'il y avait évidemment
13:45des filières qui pouvaient trouver
13:48beaucoup d'intérêt
13:49à des accords commerciaux
13:50qui sécurisent les débouchés
13:52et qui nous permettent
13:54de diversifier aussi nos débouchés.
13:56Quand les producteurs de lait
13:57sont barrés par des mesures
13:59chinoises sur la crème de lait
14:01ou sur les produits laitiers,
14:03le lait infantile, etc.,
14:04ils sont bien contents,
14:05et ils me le disent,
14:06de trouver d'autres marchés
14:08où ils peuvent sécuriser
14:09leurs débouchés et compenser.
14:10Donc il y a une approche,
14:11il faut avoir une approche
14:13très concrète.
14:13Mais on a toujours dit aussi
14:14qu'il était hors de question,
14:16parce que la France
14:16est un grand pays agricole,
14:18c'est le premier pays agricole
14:19de l'Union Européenne,
14:20c'est notre identité,
14:21c'est nos paysages.
14:23Oui, mais il est hors de question,
14:25on l'a toujours dit,
14:26de sacrifier certaines filières
14:27parce que d'autres,
14:29y compris évidemment
14:30dans l'industrie ou les services,
14:31auraient beaucoup d'avantages,
14:32et c'est le cas
14:33dans le cas du Mercosur,
14:34à signer cet accord.
14:35Oui, mais on ne peut jamais
14:35contenter tout le monde.
14:36Donc tant que l'accord
14:36n'est pas équilibré,
14:38on se bat.
14:38Et franchement,
14:39honnêtement,
14:40on a obtenu,
14:41avec ce bras de fer,
14:42avec la Commission,
14:43vous compris en votant non.
14:44Pardonnez-moi,
14:45je n'ai pas obtenu grand-chose.
14:47On a obtenu des éléments
14:49de protection de nos filières
14:50qui n'ont jamais été obtenus
14:52dans aucun accord commercial.
14:54La clause de sauvegarde
14:55renforcée,
14:56en gros,
14:57c'est le frein d'urgence.
14:58Si les prix
14:59best-pots
15:00sur les produits
15:01de 5%
15:02par rapport aux 3 années
15:03précédentes,
15:04ou si les volumes
15:04augmentent de plus de 5%
15:06par rapport aux 3 années
15:07glissantes,
15:07eh bien,
15:08on arrête les importations
15:09de produits du Mercosur.
15:10C'est, par exemple,
15:11le cas dans la filière bovine,
15:13à laquelle je suis très attaché.
15:14C'est un outil
15:15extrêmement puissant.
15:16On ne l'avait jamais obtenu.
15:17Non seulement on a obtenu ça,
15:18mais on a obtenu
15:19des mesures miroirs
15:21qui sont à confirmer,
15:23mais pour la première fois,
15:24la Commission
15:24accepte le principe
15:26et le fait
15:26sur 5 substances
15:28qui sont déjà interdites
15:29d'ailleurs préventuellement en France.
15:30Pourquoi le Président a dit non ?
15:33Non,
15:33parce qu'on n'est pas satisfait
15:35aujourd'hui
15:35sur l'ensemble
15:37des demandes
15:37qui sont les nôtres.
15:38On a obtenu quasiment
15:39tout ce qu'on demandait
15:40sur la clause de sauvegarde.
15:42On a un principe
15:42sur les mesures miroirs,
15:44c'est-à-dire
15:44les mêmes normes
15:45s'appliquent aux pays
15:46qui nous exportent de la viande
15:47que celles qu'on impose
15:49à nos éleveurs, par exemple.
15:50Sauf que ça mérite
15:51d'être confirmé
15:52par la Commission
15:53et nous,
15:53on continue le bras de fer.
15:55On a obtenu
15:55la mise en place.
15:56Non, non,
15:57mais la mise en place
15:57c'est très compliqué.
15:58On a obtenu le doublement
15:58des contrôles.
15:59Parce qu'évidemment,
16:00si vous interdisez
16:00mais que vous ne contrôlez pas
16:01y compris sur place
16:02dans les élevages,
16:03par exemple,
16:03le plus compliqué
16:04au Brésil qu'au Canada.
16:05Eh bien oui,
16:06mais sauf qu'il faut
16:07qu'on ait concrètement
16:08les postes,
16:10la mise en oeuvre
16:11de cette force
16:11de contrôle européenne
16:13que la France demande,
16:14etc.
16:14Donc, on a obtenu
16:15beaucoup de choses
16:15mais on considère
16:16qu'on n'est pas allé au bout
16:17et donc on maintient
16:18le bras de fer.
16:19Et quand j'entends
16:19que la France s'est couchée,
16:22qu'elle est faible,
16:23etc.,
16:23c'est le contraire.
16:24En fait,
16:25c'est une position de force
16:26qui est la nôtre.
16:26On a obtenu
16:27pour le compte d'ailleurs
16:28des autres agriculteurs
16:29des autres pays européens.
16:30Monsieur le ministre,
16:30vous voyez bien
16:31une position de force.
16:33Je veux bien
16:33qu'est-ce qui se passe
16:34là concrètement.
16:35Donc, Emmanuel Macron,
16:37le président français,
16:38a dit non.
16:39Et là,
16:40le 17 janvier,
16:41le 17 janvier,
16:43Ursula von der Leyen
16:44va aller au Paraguay
16:45pour paraffer
16:46l'accord
16:47et en plus,
16:48il va sans doute
16:49rentrer en vigueur
16:50extrêmement rapidement.
16:52Peut-être que vous le confirmez
16:53parce que vous êtes
16:53plus au fait que nous
16:54parce que ça doit passer
16:55dans le Parlement européen
16:56mais visiblement,
16:57le Conseil européen,
16:59c'est de la mécanique
16:59bruxelloise,
17:00a fait en sorte
17:01qu'en fait,
17:02il va rentrer en vigueur
17:03plus rapidement que l'EU.
17:04Très honnêtement,
17:05la réalité,
17:06c'est que les accords
17:07provisoires,
17:08commerciaux,
17:09ne peuvent pas rentrer,
17:10c'est une tradition
17:11au sein des instances européennes,
17:13en application
17:14tant que le Parlement
17:15ne s'est pas prononcé
17:15ou alors ce serait
17:16un déni de démocratie.
17:17Or,
17:18le Parlement
17:18va se réunir
17:20entre le 19
17:21et le 22 janvier.
17:22Il va voter
17:23au moins sur une chose
17:24et ça,
17:24il faut le prendre,
17:25c'est la fameuse
17:26clause de sauvegarde
17:26parce que c'est vraiment
17:27la protection absolue
17:28pour nos filières sensibles.
17:30Je pense évidemment
17:31au bovin,
17:32mais c'est vrai
17:32de la volaille,
17:33c'est vrai du sucre,
17:34c'est vrai de l'éthanol.
17:35Deuxièmement,
17:36il est probable,
17:37si le texte est bien déposé,
17:39qu'il y aura un vote
17:40sur la saisine
17:41de la Cour de justice européenne.
17:43si le Parlement européen
17:44saisit la Cour de justice,
17:47ça suspend l'application
17:48immédiatement
17:49pendant un an et demi
17:50en gros,
17:51parce qu'il faut 18 mois
17:52pour que la Cour de justice
17:53rende en moyenne
17:54ses réponses,
17:55ça suspend l'application
17:56du D'accord Mercosur.
17:57Mais il n'y a pas justement
17:57un petit chemin de traverse
18:00qui a été pris,
18:01qui fait que,
18:02en tous les cas,
18:03c'est ce qu'on lit,
18:03c'est ce qu'on nous dit,
18:05qu'il y a un chemin de traverse
18:06qui va permettre
18:07de faire rentrer en vigueur
18:09très rapidement
18:10le Mercosur.
18:11Vous vous nous dites ce soir
18:12que non,
18:13mais c'est important.
18:13Honnêtement,
18:13ce serait un déni de démocratie,
18:15ce serait contraire
18:16à la tradition
18:17et aux habitudes
18:19qui sont celles
18:20des instances européennes.
18:21On ne met pas en œuvre
18:22un accord provisoire
18:23tant que le Parlement
18:23ne s'est pas prononcé.
18:25Le Parlement, d'ailleurs,
18:26semble devoir se prononcer
18:27plus rapidement que prévu,
18:29puisque j'ai vu
18:29que Mme Metzola,
18:30la présidente,
18:31avait sans doute
18:32évoqué la possibilité
18:33que le Parlement
18:34se prononce plutôt
18:35en février-mars
18:36qu'en mars-avril.
18:38On semblerait avoir
18:39un peu d'accélération
18:40pour clarifier les choses.
18:41Mais en l'État,
18:42le texte n'est pas signé
18:44et il ne peut être appliqué,
18:46y compris de façon provisoire,
18:47que lorsque le Parlement
18:48se sera prononcé.
18:50Et moi,
18:50j'attire votre attention
18:51sur le fait
18:51qu'aujourd'hui,
18:53tous les politiques
18:54qui ont été unanimes
18:55à dénoncer
18:56l'accord Mercosur,
18:57il faut qu'ils aillent voir
18:57leur parlementaire européen.
18:59On va voir si on a
19:00de l'influence
19:00à Bruxelles
19:01ou à Strasbourg,
19:02en l'occurrence,
19:03pour leur dire
19:04saisissez la Cour de justice.
19:06Ça nous permettra,
19:07un,
19:08de clarifier les choses
19:09sur le plan
19:09de l'accord Mercosur,
19:10d'un point de vue juridique
19:11sur son contenu,
19:13mais ça nous permettra aussi
19:14d'aller jusqu'au bout
19:15de la négociation
19:16que la France
19:16très largement a engagée.
19:18J'ai beaucoup de questions
19:19à voir avec vous,
19:20notamment,
19:21on va parler
19:22du commerce extérieur,
19:23puisque vous êtes
19:24ministre du commerce extérieur.
19:25Vous n'avez pas
19:25les chiffres
19:26sur l'année 2025,
19:28mais peut-être
19:29vous pouvez nous donner
19:29quand même des tendances,
19:31sachant que,
19:32bon,
19:32là,
19:32vous avez vu,
19:33mauvaise nouvelle,
19:34Boeing est passé
19:35devant Airbus
19:36en termes de livraison
19:37d'avions,
19:38puisque Boeing a vendu
19:39davantage d'avions
19:41qu'Airbus,
19:42et qu'Airbus,
19:44c'est ce qui fait
19:44notre commerce extérieur.
19:45Vous avez des inquiétudes
19:46sur 2025 ?
19:47Airbus a été,
19:48pendant des années,
19:49le leader.
19:50On sait qu'il y a eu
19:50de très grosses commandes,
19:51un peu sous la pression
19:52de M. Trump,
19:53dans certains pays.
19:54Airbus reste quand même
19:55le très grand leader
19:56de l'aéronautique mondiale.
19:57L'impact sur notre commerce.
19:58Après,
19:59sur les chiffres
20:00du commerce extérieur,
20:01je n'ai pas les chiffres
20:02définitifs,
20:03mais ce qui est clair,
20:03c'est que,
20:04notamment lors du dernier
20:05trimestre 2025,
20:06mais c'était déjà sensible
20:07au troisième trimestre,
20:09nous avons une progression
20:10du commerce extérieur français.
20:12Au dernier trimestre,
20:12le commerce extérieur français
20:14progresse de 2,2%,
20:15ce qui a contribué d'ailleurs
20:16à relever le taux de croissance
20:19qui était prévu moins haut
20:20et qui va finir
20:21un peu en dessous de 1,
20:22mais qui est meilleur
20:23que ce qui était prévu
20:24par les prévisualités.
20:25Donc notre balance
20:25commerciale en 2025 sera ?
20:27Ça progresse.
20:29Elle sera très négative,
20:30elle sera moyennement négative.
20:31Elle reste négative,
20:32mais elle est moins négative.
20:34Progressivement,
20:34on redresse la barre.
20:36Et ce qui est intéressant,
20:36c'est qu'au quatrième trimestre,
20:382025,
20:40en réalité,
20:40vous avez une progression
20:42du commerce extérieur
20:43de 2,2%,
20:44comme je vous le dis,
20:45qui se traduit
20:46de façon structurelle.
20:47C'est plus 10 milliards
20:48d'exportations.
20:49Ce n'est pas parce qu'on a
20:51moins acheté
20:51d'énergie de pétrole.
20:54Donc c'est intéressant
20:55parce que c'est structurel.
20:56Après,
20:56on est loin du compte.
20:57il faut continuer,
20:58il faut se battre.
20:59Et c'est mon boulot
21:00d'aller soutenir
21:02les entreprises françaises,
21:03négocier,
21:04faire valoir l'offre française,
21:06faire en sorte que...
21:07D'ailleurs,
21:08ça n'est pas assez dit
21:08dans nos médias français,
21:10dans le débat public.
21:11Nous avons des centaines
21:12de milliers
21:12de Françaises et de Français
21:13qui se battent
21:14en première ligne,
21:15sur ce que j'appelle
21:16la ligne de front,
21:16pour tenir les positions
21:18de nos entreprises,
21:19pour conquérir des marchés.
21:20c'est le réseau diplomatique,
21:21c'est Business France,
21:22mais c'est aussi...
21:22Il défile sur ce plateau,
21:22Nicolas Faureissier,
21:23il défile sur ce plateau,
21:24ceux qui font ça
21:25à la ligne de front
21:25de l'économie française.
21:27Je suis là pour le rappeler
21:28à nos concitoyens.
21:30Parfois, je trouve
21:31qu'on ne parle pas assez d'eux
21:33dans les médias,
21:34peut-être pas dans les médias,
21:36en tout cas pas chez BFM Business,
21:37si j'ai bien compris,
21:38mais dans le débat public,
21:39plus globalement,
21:41alors qu'ils sont au boulot
21:42pour faire en sorte
21:44que nous soyons conquérants
21:47et que nous tenions nos positions.
21:48Je les ai encore vus,
21:49je pense au Conseil du commerce
21:50extérieur de la France,
21:51par exemple,
21:52c'est le cas de tous les cadres,
21:54de tous les chefs d'entreprise
21:56qui se battent.
21:56Je l'ai encore vu au Danemark,
21:58encore hier.
21:59Oui, sur le Danemark,
22:00justement,
22:00parce qu'il me reste encore
22:01deux questions.
22:03Très rapidement,
22:04sur le Danemark,
22:04vous avez été voir
22:05la Première ministre,
22:08qui est vraiment,
22:09qui est en ligne de front,
22:11pour le coup,
22:11contre Trump,
22:13sur le Groenland.
22:14J'ai vu plusieurs membres
22:15du gouvernement,
22:16y compris une ministre
22:17du Groenland.
22:20Vous savez que c'est différent
22:21du Danemark,
22:22et le Groenland
22:22avec compétences propres,
22:23notamment en l'occurrence,
22:24c'était sur les sujets
22:25de prospection.
22:26Et vous en semblez
22:27comme un optimiste,
22:28pessimiste,
22:29sur la capacité de résistance ?
22:31Je pense qu'ils sont,
22:32nos amis danois
22:33et nos amis groenlandais,
22:35sont extrêmement lucides
22:36sur l'attention
22:37qu'ils vivent
22:38et la situation
22:40qu'il a leur.
22:41Notre rôle,
22:41c'est de rappeler
22:42ce que j'ai fait
22:42au nom du gouvernement,
22:43mais le président,
22:44le Premier ministre,
22:45le ministre,
22:46Jean-Noël Barrault
22:47l'avait fait,
22:48y compris sur place avant.
22:49le Danemark
22:51et le Groenland,
22:52qui est un État associé
22:53du Danemark,
22:54doivent pouvoir déterminer
22:56par eux-mêmes
22:57quel est leur avenir.
22:58Il est hors de question
22:58qu'il y ait des pressions.
23:00Je pense qu'il y a,
23:01derrière tout ça,
23:02une négociation
23:03qui dépasse
23:04la seule situation
23:05du Danemark
23:06et du Groenland,
23:07mais nous,
23:08nous devons réaffirmer
23:09notre solidarité
23:09et celle des Européens.
23:10et nous devons aussi
23:11faire en sorte
23:12qu'on construise
23:12des ponts
23:13et des partenariats.
23:15Ce n'est pas ça
23:15qui va arrêter
23:15Donald Trump.
23:16Je ne suis pas
23:17la personne
23:19qui va arrêter
23:20Donald Trump,
23:21mais je vous dis
23:21qu'on doit exprimer
23:22notre solidarité
23:23et construire ça
23:24sur des bases
23:24qui sont des bases
23:25de partenariats économiques,
23:26ce qu'on a fait,
23:26y compris avec
23:27le Groenland.
23:28Vous avez négocié
23:29des accords
23:30sur les terres rares ?
23:31On essaye de les accompagner
23:32sur, effectivement,
23:34la prospection
23:35et la meilleure connaissance
23:36de leurs ressources minières,
23:37notamment de minéraux
23:38ou de terres rares,
23:39de minéraux critiques
23:40ou de terres rares.
23:41On peut les accompagner
23:42en matière de tourisme aussi
23:43et évidemment,
23:44on a des relations
23:44extrêmement solides
23:45avec le Danemark.
23:47Je rappelle que le Danemark
23:48est le premier investisseur
23:50des pays nordiques
23:51en France
23:52et que la France,
23:53puisque c'est une question
23:54que je crois
23:54que vous vouliez me poser,
23:56je la devance,
23:56reste un pays
23:57extrêmement attractif.
23:59Juste parce que ça y est,
24:01c'est terminé,
24:02Nicolas Faure-Hissier.
24:03Vous avez vu
24:03cette interview
24:04des dirigeants
24:05de JP Morgan
24:06chez le confrère des échos,
24:07très intéressant,
24:08qui dit
24:09nous pourrions
24:09déménager ailleurs.
24:11C'est une situation
24:12regrettable.
24:14Après dix ans
24:15d'investissement massif
24:16à Paris,
24:17ils ont même fait
24:18leur hub européen
24:19post-Brexit,
24:20ils sont absolument
24:21désespérés
24:22parce qu'ils observent
24:23en France.
24:24Ils disent ça
24:24dans l'hypothèse
24:25où il n'y aurait pas
24:25de budget
24:26et où la situation
24:27serait mauvaise.
24:28La réalité,
24:29c'est que la France
24:29pour la sixième année
24:30consécutive,
24:31c'est le symbole
24:32du sommet de choses France
24:33tous les ans,
24:34c'est la vérité.
24:34Pour la sixième année
24:35consécutive,
24:36la France est la première
24:37destination au Nord.
24:37Donnons l'impression
24:38au marché mondial
24:39sans vouloir que la France
24:40est moins ouverte aux affaires.
24:42Je pense que les chiffres
24:43contredisent cette appréciation.
24:45En fait,
24:45JP Morgan,
24:46ils envoient un peu
24:47un signal en disant
24:47ressaisissez-vous,
24:49il faut un budget,
24:50il faut de la stabilité
24:51dans le pays,
24:52mais les fondamentaux
24:53de l'attractivité
24:54sont bons.
24:54Ce n'est pas de la langue
24:55de bois ça.
24:55ce sont des faits.
24:58C'est sûr que ce n'est pas
24:58de la langue de bois.
24:59Just France au mois de juin,
25:00c'est 40 milliards
25:00d'investissements supplémentaires.
25:02Just France,
25:03entreprise française
25:03à l'automne,
25:04c'est 32 milliards.
25:05Donc honnêtement,
25:07je pense qu'on reste
25:08les premiers en Europe.
25:10Merci beaucoup Nicolas
25:11Faureussier,
25:12très optimiste,
25:13mais surtout à votre poste,
25:14vous avez raison de l'être.
25:15Nicolas Faureussier,
25:16donc ministre délégué
25:17du commerce extérieur
25:18et à l'attractivité.
25:19Merci d'avoir été avec nous
25:20dans un instant.
25:21dans le débat.
25:32Retour dans le 18-19
25:34avec mes invités
25:36pour un débat.
25:37On va commencer
25:37par une femme,
25:38Nathalie Janson.
25:40Bonsoir Nathalie,
25:41ravie de vous retrouver.
25:41Oui, bonsoir.
25:43Professeur Anne-Homar,
25:44président du Think Tank
25:45Génération Livre.
25:46Mathieu Plain,
25:46directeur adjoint à l'OFCE.
25:48Bonsoir Mathieu.
25:49Bonsoir.
25:49Tous mes voeux aussi.
25:50Bonne année.
25:51Et Ludovic de Sauté.
25:52Bonne année.
25:53Merci.
25:53Donc,
25:54directeur délégué
25:55de la rédaction de la tribune.
25:56Beaucoup de questions
25:57à vous poser.
25:58On va essayer
25:58de faire un peu le tri
25:58parce que depuis
26:00qu'on a préparé cette émission,
26:01ça s'accumule.
26:03Une nouvelle loi
26:04d'orientation agricole,
26:06grande loi si c'est possible.
26:07Mais surtout,
26:08je voudrais qu'on revienne
26:08sur ces chiffres de l'INSEE
26:09parce que ça marque vraiment
26:10un tournant historique,
26:11même si on le savait
26:12plus ou moins.
26:13C'est qu'il y a plus
26:14de décès en France
26:16que de naissances.
26:18C'est quand même quelque chose
26:19de...
26:20C'est la première fois
26:20que ça arrive
26:21le lendemain de la guerre.
26:23On se dit quand même
26:23où est-ce qu'on va
26:24et que le solde positif
26:26n'est dû qu'au solde migratoire.
26:29Qu'est-ce que vous en pensez
26:29de l'intelligence ?
26:30Est-ce que c'est vraiment
26:31une rupture très importante
26:33ou c'est juste conjoncturel ?
26:35Alors, on ne fait que suivre
26:38bon nombre de pays
26:39qui ont déjà emboîté cette route
26:41puisqu'il faut bien savoir
26:42que la France, effectivement,
26:43se distinguait parmi ses voisins.
26:46Ça fait bien longtemps
26:47que l'Allemagne, l'Italie
26:48sont déjà sur des tendances
26:51qui sont très mauvaises.
26:52Donc, effectivement, nous,
26:53cet avantage qu'on avait
26:54jusqu'à maintenant,
26:55eh bien, on est en train
26:56visiblement de le perdre.
26:58Ça change quoi ?
26:59Ça change que, pour nous,
27:01ça change un point important,
27:02mais pour nos voisins,
27:03c'est souvent pareil.
27:04Ça change aussi beaucoup
27:05pour les systèmes de retraite
27:06puisque n'oublions pas
27:08que les cotisants actuels
27:10paient les retraités actuels.
27:13Donc, ceux qui cotisent
27:14paient les retraités
27:14et s'il y a moins d'enfants,
27:16eh bien, ça veut dire
27:17que d'ici peu,
27:18il y aura effectivement
27:19les problèmes
27:19que l'on constate aujourd'hui
27:21ne feront qu'empirer.
27:22C'est pour ça que
27:23nombre d'experts
27:25veulent absolument
27:25une réforme des retraites
27:26puisque, avec une pyramide
27:28des âges qui se détériore
27:29fortement depuis quelques années,
27:32eh bien, on ne va pas
27:32pouvoir tenir longtemps.
27:34En fait, ce qu'on dit,
27:35il y a 645 000 naissances
27:36contre 651 000 décès.
27:39Notamment, c'est vrai
27:40que c'est l'arrivée
27:40aux âges de la mortalité
27:42des générations nombreuses,
27:44des fameux baby-boomers.
27:45Mathieu Plannes,
27:46pour vous, à l'OFCE,
27:47qu'est-ce que c'est...
27:48Bon, il y a la question
27:49des retraites, évidemment,
27:50comme vient de me le dire,
27:50Nathalie.
27:51Mais est-ce que ça va changer
27:53un peu notre modèle
27:54de société ?
27:56Oui, enfin, ça change
27:56pas mal de choses.
27:57D'abord, le déclin
27:58est plus rapide que prévu.
28:00C'est quand même pas rien.
28:01Je crois, moi,
28:02j'avais en tête
28:02qu'il y a encore 10 ans,
28:04le solde naturel,
28:05donc hors-immigration,
28:06était 200 000 positifs
28:07par an.
28:08Là, on est arrivé
28:09à zéro négatif,
28:10quand on est légèrement négatif.
28:12Donc, c'est quand même
28:13une petite révolution.
28:14C'est pas arrivé,
28:14effectivement,
28:15vous l'avez signalé
28:15depuis la guerre.
28:16Et ce déclin
28:17est plus rapide
28:18qu'on s'attendait
28:19à ce qu'il y ait
28:20effectivement cet effet-là
28:21qui arrive progressivement,
28:22mais avec un solde positif.
28:24Je rappelle,
28:25le taux de fécondité
28:26au début de la décision 2010
28:28était encore supérieur à 2
28:29en France.
28:30Aujourd'hui,
28:30je crois qu'on est
28:31en dessous de 1,6.
28:33Et on est sur une pente
28:34descendante.
28:35C'est-à-dire qu'à chaque fois,
28:36on dit oui,
28:36on a peut-être touché
28:37le creux.
28:39Ce qu'on voit,
28:40c'est que chaque année,
28:40ça continue à baisser.
28:42La France faisait
28:42ce que vous aviez dit,
28:43figure d'exception,
28:44c'est plus le cas
28:45ou moins le cas,
28:46en tout cas.
28:47Et c'est un investissement
28:49dans l'avenir.
28:49Les enfants,
28:50les jeunes,
28:51ça va fonctionner.
28:51Oui, mais en même temps,
28:52on est quand même
28:52à plus de 69 millions d'habitants.
28:54Ça aussi,
28:55c'est une information.
28:56Et puis surtout,
28:56c'est que,
28:57je ne sais pas,
28:57voilà,
28:58on dit qu'il n'y a pas
28:59assez d'emplois.
29:00Ça a été une bonne nouvelle
29:02parce que là,
29:02il y aura,
29:03du coup,
29:03les gens vont trouver un job.
29:04À court terme,
29:05à court terme.
29:06Alors d'abord,
29:06ceux qui naissent aujourd'hui
29:07ne sont pas sur le marché
29:08du travail.
29:09On en aura besoin,
29:10justement.
29:10Je vous remercie,
29:11je vous remercie.
29:12Je sais qu'on va commencer
29:13à travailler tôt.
29:14La compétence,
29:15ça arrive assez tard.
29:17Je plaisante,
29:17bien sûr,
29:18mais ce que je veux dire,
29:19c'est que justement,
29:19le choc démographique,
29:22il a commencé,
29:23mais les besoins
29:24de main-d'oeuvre
29:25vont être très forts,
29:26justement,
29:27dans les 20,
29:2730 prochaines années.
29:28On se rapproche de l'Allemagne.
29:29Et donc,
29:30on se rapproche
29:30de l'Allemagne.
29:32Je ne parle même pas
29:33de la Chine,
29:33qui est aussi dans une situation
29:34très catastrophique là-dessus
29:36ou de la Corée.
29:37Mais beaucoup de pays
29:37sont en train d'investir
29:38dans des politiques,
29:39justement,
29:40pour essayer de relancer
29:41la natalité.
29:42Je rappelle que le président
29:43de la République
29:43avait parlé de réarmement
29:44démographique.
29:46Mais ça ne se fait pas
29:46du jour au lendemain.
29:48Et on voit que,
29:48bien sûr,
29:49je pense que les jeunes
29:49générations sont aussi assez...
29:51Enfin,
29:51il y a plein de facteurs,
29:52mais sont assez inquiètes
29:53quant à l'avenir.
29:54Et ça pose la question,
29:55effectivement,
29:55du financement des modèles sociaux.
29:57Sachant que les projections
29:58démographiques de l'INSEE
29:59ou du Conseil d'orientation
30:00des retraites
30:01étaient faites sur des taux
30:02de fécondité de 1,8.
30:03Et donc,
30:04ils vont être renouvelés,
30:05à mon avis.
30:06D'ailleurs,
30:06je crois que l'INSEE
30:07doit refaire des projections
30:09là en juin.
30:10Et on va voir
30:11ce que ça va donner.
30:11Mais ça va changer,
30:12effectivement,
30:13les équipes démographiques.
30:14Ludovic,
30:14de Sautet.
30:15Pour compléter
30:16ce que disait Nathalie
30:17sur l'aéretraite,
30:18parce que l'effet ciseau
30:19finalement est arrivé,
30:20il y a un deuxième effet ciseau
30:21qui est tout aussi redoutable,
30:22c'est le système de santé.
30:23Parce que plus un pays vieillit,
30:25plus, j'allais dire,
30:27les dépenses de santé
30:28vont flamber.
30:28C'est une bonne nouvelle
30:29dans l'absolu de vivre plus vieux.
30:31Ce n'est pas ça la question.
30:33Le gros problème,
30:34c'est la moyenne d'âge
30:35qui ne cesse de déraper,
30:36c'est-à-dire la pyramide
30:37dont parlait Nathalie
30:38à l'instant.
30:39Et ça alimente
30:41tout le débat budgétaire actuel,
30:42que ce soit sur les retraites,
30:44que ce soit sur le budget
30:44de la Sécu et autres.
30:46C'est-à-dire que l'équation,
30:46elle va être intenable
30:47si on reste arc-bouté
30:49dans la situation actuelle.
30:50En fait,
30:50est-ce que le problème majeur,
30:52est-ce que ce n'est pas justement
30:53tout ce qui découle
30:55de cette génération
30:56de baby-boomers ?
30:58Vous voyez,
30:59ils sont très nombreux,
31:00ils ont fait plein d'enfants,
31:02ils ont gagné beaucoup d'argent.
31:04Donc, il faut payer
31:05leur retraite.
31:07Parce qu'à la limite,
31:07quand il n'y aura plus
31:08cette génération-là,
31:09il n'y aura plus
31:09de problème de retraite,
31:10il n'y aura plus de problème
31:11de chômage et d'emploi,
31:13la vie sera belle.
31:14On sera moins nombreux.
31:15On aura une population
31:15plus vieille quand même.
31:17Oui, mais un petit peu moins.
31:19Non, mais vous avez raison.
31:21Non, non, je tiens,
31:21je force de traite.
31:23Il y a des choses,
31:23on a des déséquilibres
31:24démographiques très forts,
31:25ça a été souligné.
31:26On a une natalité très forte
31:28post-guerre
31:29à une natalité beaucoup plus faible,
31:30plus l'allongement
31:31de l'espérance de 8 ans.
31:33Et donc, on voit bien
31:33que ces ratios démographiques
31:34posent problème.
31:35Et avant de stabiliser tout ça,
31:36ça va prendre du temps.
31:37Et puis, on a des effets générationnels
31:38aussi sur l'accumulation de capital.
31:40Ce que vous dites, en fait,
31:41c'est qu'on voit que les valeurs...
31:42C'est quoi ?
31:42C'est 900 milliards à transmettre ?
31:439 000 milliards.
31:449 000 milliards à l'envoyer.
31:45Dans les prochaines années
31:45qui seront transmises
31:46parce que vous prenez à la fois
31:47effectivement la séquence
31:49de mortalité
31:49avec beaucoup de populations
31:50de générations
31:52qui vont disparaître,
31:53plus une valeur
31:54des actifs patrimoniaux
31:55qui a augmenté par tête,
31:57ce qui fait qu'on va avoir
31:58un effet de transmission
31:58extrêmement important.
32:01Et on se retrouve
32:02dans une situation
32:02d'inégalité assez forte,
32:04à la fois avec des générations
32:05nombreuses
32:05dont il faut payer les retraites.
32:08C'était 400 milliards par an,
32:09ce qui est quand même pas rien.
32:10Et après, l'accès au logement,
32:12la valeur...
32:12Voilà, toutes ces questions patrimoniales
32:14qui vont devenir
32:15de plus en plus prégnantes.
32:16Oui, je ne vais pas le deviner.
32:17Et qui ne sont pas neutres
32:18parce que, évidemment,
32:20c'est la grande transmission
32:21dont parle Mathieu,
32:22c'est-à-dire cette mécanique.
32:23Mais on sait aussi,
32:24j'allais dire,
32:24dépasser un certain âge
32:25où on n'a pas de logique
32:26d'investissement.
32:27C'est-à-dire que c'est
32:28tout le taux d'épargne
32:29ni autre.
32:29C'est-à-dire que c'est de l'investissement.
32:30Aujourd'hui, c'est de l'argent,
32:31c'est du patrimoine
32:32qui n'alimente pas
32:33l'économie réelle.
32:34Et pour plein de bonnes raisons.
32:36Enfin, en tout cas,
32:37pas suffisamment, en tout cas.
32:38Le problème, c'est qui a...
32:40C'est toute la question,
32:41et je dis ça,
32:42c'est qui a envie d'investir
32:43dans des PME
32:44aujourd'hui,
32:45tant que ce n'est pas encadré.
32:46Je veux dire,
32:46que ce soit vieux, jeunes,
32:48je ne sais pas,
32:48mais je pense que c'est
32:50un des problèmes
32:50qu'on a en France,
32:51c'est sûr.
32:52Alors là,
32:52un dernier point là-dessus.
32:53Voilà, je vais être
32:54un petit peu optimiste.
32:56Déjà, il faut savoir
32:56que la Chine, c'est pire.
32:57Ils ont fait...
32:58Le révolution démographique,
33:00ils ont fait en 25 ans
33:01ce qu'on a fait en 115 ans.
33:03Donc, il y a pire que nous.
33:05Et puis, pour aussi avoir
33:07une tonalité un peu plus positive
33:08sur cette génération âgée,
33:11il y a deux choses importantes.
33:12C'est que, premièrement,
33:13le fait qu'ils soient plus riches,
33:14entre guillemets,
33:15va permettre aussi
33:16qu'ils puissent se payer
33:17les structures
33:18et les frais qui vont avec.
33:19Donc, ils vont moins peser
33:20sur les plus jeunes.
33:22Voilà, on peut le voir
33:23de l'autre côté,
33:23si vous voulez.
33:24Et puis, le deuxième,
33:25on peut aussi avoir
33:26de l'espoir
33:26dans l'intelligence artificielle
33:28par rapport justement
33:29au traitement
33:30et à la médecine
33:31qui permettra aussi peut-être
33:33d'éviter des frais lourds
33:35parce qu'en fait,
33:36on sera monitoré
33:37donc on évitera
33:38en fait les accidents graves.
33:39Donc, voilà,
33:39c'est juste les deux petits messages
33:42optimistes
33:42qu'on peut donner
33:43par rapport à ce problème.
33:44On reviendra
33:45sur la question du budget
33:46mais je voudrais quand même
33:47avoir votre sentiment
33:48et je ne sais pas
33:48quel est le premier
33:49qui va tirer
33:49sur la polémique
33:51qu'il y a eu hier
33:52autour de Jerome Powell
33:53avec la déclaration ensuite
33:55du gouverneur
33:56de la Banque de France,
33:57de Christina Gard.
33:58c'est vraiment l'homme
33:59qui dit non à Trump.
34:01Est-ce que c'est important
34:01qu'il dise non ?
34:03Oui.
34:03M. Plann ?
34:04Oui, enfin je suis l'impression
34:06que c'est presque désormais
34:07le premier opposant
34:07en tout cas économique
34:08à Donald Trump
34:10sachant qu'il a été nommé
34:12par Donald Trump.
34:12C'est quand même ça.
34:15C'est vrai que...
34:15En quoi l'indépendance
34:16de la Fed c'est important ?
34:17C'est important
34:18parce que ça a permis
34:19justement de faire
34:19que les politiques monétaires
34:21donc la gestion de la monnaie
34:22soient indépendantes
34:23du pouvoir politique.
34:24Et quand vous avez
34:25un Donald Trump
34:25qui veut baisser
34:26les taux d'intérêt
34:26et qui en fait
34:27a des pratiques
34:29de politique monétaire
34:30qui risquent l'instabilité
34:32même de créer
34:32de l'instabilité financière
34:33la Banque centrale
34:34est là justement
34:35pour respecter un mandat
34:36avec des objectifs clairs
34:37qui sont indépendants
34:38du pouvoir politique.
34:39D'où l'idée
34:40d'avoir créé
34:40des banques centrales
34:41indépendantes
34:42pour éviter
34:42ce que fait justement
34:43Donald Trump
34:44et il le répète
34:45notamment Jérôme Powell
34:47en disant
34:47on est indépendant
34:48on a des objectifs
34:49on essaie de les respecter.
34:51Alors en plus
34:52oui
34:52alors pas de chance
34:54visiblement
34:54les chiffres d'inflation
34:55étant maintenus
34:56en tout cas
34:57ils n'ont pas augmenté
34:57mais elle n'a pas baissé non plus
34:58donc je pense que Powell
35:00va rester sur cette position.
35:01Ce qui est intéressant
35:02dans ce combat
35:03c'est de voir que finalement
35:04l'indépendance
35:05même quand elle est
35:06plus ou moins bien définie
35:07comme dans le cas des Etats-Unis
35:08elle n'est pas si évidente
35:10à maintenir
35:11parce qu'en fait
35:12tout simplement
35:12ça dépend
35:13on voit bien que
35:14et c'est ce que Trump
35:15je pense
35:16a en tête
35:18en fait
35:18c'est que finalement
35:19quand on a des situations
35:21comme 2008
35:21comme le Covid
35:22finalement
35:22l'indépendance
35:23dans la Banque Centrale
35:24bon elle est là
35:25mais il y a quand même eu
35:26les pouvoirs politiques
35:27étaient très contents
35:27que la Banque Centrale
35:28soit accommodante
35:29donc là il se dit
35:30pourquoi pas moi
35:31après tout
35:31je pourrais aussi avoir
35:33une politique accommodante
35:34donc on voit qu'en fait
35:34l'indépendance
35:35elle requiert
35:36beaucoup plus de protection
35:37que ce qu'offrent aujourd'hui
35:39en fait
35:40les statuts de la Banque Centrale
35:41américaine
35:41qui en fait
35:42offre une indépendance
35:43qui est relative
35:44ce qu'elle tient en fait
35:45aux membres
35:46qui sont nommés dans le comité
35:47et finalement
35:48si le comité devient favorable
35:49à Trump
35:49bah en fait
35:50elle n'est pas si distante
35:51du pouvoir que ça
35:52le devis que vous voulez
35:53ajouter quelque chose là-dessus
35:54oui un point sur Jean Poel
35:55évidemment c'est un moment important
35:57ce que soulignait Mathieu à l'instant
35:59c'est-à-dire en termes d'indépendance
36:00mais c'est la traduction aussi
36:02de ce qu'est la politique économique
36:03de Trump
36:03c'est-à-dire qu'en fait
36:05Trump va chercher une solution
36:07par rapport peut-être
36:08à une fuite en avant
36:09la guerre commerciale
36:11le Venezuela
36:11le fait de parier lourdement
36:13sur l'IA
36:14c'est-à-dire que
36:14cette mécanique-là
36:15elle rencontre un mur
36:17qui est le double mandat
36:19il ne faut pas l'oublier
36:20de la Fed
36:20qui est à la fois l'inflation
36:21et l'emploi
36:22c'est les deux rails
36:23sur lesquels Jérôme Poel
36:24doit avancer avec précaution
36:25contrairement à la BCE
36:27qui a un mandat
36:28strict sur l'inflation
36:29on va dire
36:29oui
36:30presque parfois un peu trop
36:31un peu trop strict
36:32mais c'est surtout un choc
36:34j'allais dire
36:34on a presque un choc culturel
36:36qui s'est joué devant nos yeux
36:37depuis dimanche
36:37et la vidéo de Jérôme Poel
36:40qui déclare finalement
36:41qu'il va mener le combat
36:42c'est-à-dire qu'on n'est pas du tout
36:44habitué à ce type de langage
36:45dans une banque centrale
36:46où d'habitude
36:47on ne comprend même pas
36:48les mots qui sont prononcés
36:49à chaque fois qu'il y a une décision
36:50c'est-à-dire qu'on est tous
36:51en train de décrypter
36:52de façon Champollion
36:53chaque mot est absolument
36:54pesé
36:55repesé
36:57analysé
36:58décrypter
36:58repesé
36:59oui non
37:00vous avez raison
37:00c'est au point de vue là
37:01je voulais juste ajouter
37:03un mot en fait
37:04ce qui aussi peut être
37:05semblé un peu drôle
37:07je trouve
37:08c'est que finalement
37:09là avec le match
37:10Poel
37:11Trump
37:13il y a vraiment ce match
37:15ouvert à tout le monde
37:16c'est vraiment partout
37:17les banques centrales
37:18donc Ami
37:19soutiennent Poel
37:20mais bon
37:21il y a eu d'autres pays
37:22où des matchs comme ça
37:23se sont joués
37:23et on n'a pas entendu
37:24les banques centrales
37:25donc là par exemple
37:26je fais référence à la Turquie
37:27quand il y a eu des renversements
37:29de position Erdogan
37:30moi j'aurais bien voulu
37:31qu'ils viennent aussi
37:31au soutien du pauvre banquier central
37:33qui ne voulait pas faire
37:34ce qu'Erdogan
37:34voulait lui faire faire
37:36et on ne l'a pas fait
37:37donc je trouve que c'est un peu
37:38voilà
37:38ce n'est pas tout à fait fair play
37:40oui non
37:41il y a quand même quelque chose
37:42il ne faut pas oublier
37:43que c'est la première monnaie mondiale
37:45de loin
37:45le dollar
37:46donc ce que fait
37:47la banque centrale américaine
37:48a un impact sur le reste du monde
37:49et donc c'est vrai
37:50d'être garant de cette monnaie
37:52c'est extrêmement important
37:54on imagine bien
37:55que justement
37:56si
37:56les
37:57j'allais dire
37:58le programme
37:58de politique monétaire
38:00a été dicté par Donald Trump
38:01on aurait des baisses de taux
38:01très fortes
38:02ça valoriserait certainement
38:03à court terme les actions
38:04mais on aurait des risques de bulles
38:05on aurait des risques
38:06d'inflation non contrôlée
38:06on aurait des effets
38:08sur les taux de change
38:09non mais
38:09voilà
38:09en fait
38:10si vous voulez
38:10les banques centrales
38:11elles sont là pour garantir
38:11une stabilité de moyen long terme
38:13et elles ne sont pas là
38:14pour faire que des réponses
38:15de court terme
38:15sauf s'il y a un choc
38:15très spécifique
38:16Covid
38:17crise énergétique
38:18enfin bon
38:18on en a connu
38:19crise financière
38:20mais voilà
38:20et dernier point
38:22c'est qu'au mois de mai
38:22son mandat
38:24il y a
38:24son mandat
38:25à la terme
38:26donc on va voir
38:27il faut quand même
38:27être attentif
38:28pour la suite
38:29des événements
38:29oui
38:30j'allais dire
38:30Jean-Poël
38:31Mathieu Plane
38:31il n'y a pas encore
38:34peut-être
38:34il se présente
38:36je parle mal anglais
38:37on cherche
38:39on cherche un candidat
38:41non
38:41sur la croissance française
38:44est-ce que vous
38:45vous pensez que
38:46comment vous voyez
38:46la 2026
38:47avec ce qui se passe là
38:48aujourd'hui
38:49on ne sait toujours pas
38:50si on a un budget
38:51chaque fois je vous pose
38:52la question
38:53parce que c'est vrai
38:53vous étiez un peu
38:54des premiers
38:54à dire le coût
38:56de cette instabilité politique
38:57oui oui
38:58le coût reste assez fort
39:00mais j'ai l'impression
39:00que la résilience
39:02de l'économie française
39:03est assez marquée
39:03alors jusqu'à quand
39:04c'est aussi un peu la question
39:05les choses sont rarement lisses
39:08donc des fois
39:08les moments de rupture
39:09on ne les voit pas forcément venir
39:11mais les entreprises
39:12sont plutôt assez résilientes
39:14j'ai l'impression
39:14qu'elles n'attendent pas
39:15le budget maintenant
39:16désormais elles font leur vie
39:17même on a une petite reprise
39:18de l'investissement
39:19on a des exportations
39:20qui se portent plutôt
39:21pas trop mal
39:22c'est plutôt du côté des ménages
39:24qui a beaucoup d'inquiétudes
39:25qu'on maintient
39:25ce niveau d'épargne
39:26très fort
39:26avec beaucoup de précautions
39:27j'allais dire
39:29voilà
39:292026
39:30ça n'annonce pas
39:31extrêmement bien
39:32parce qu'il y a quand même
39:33des vents contraires
39:34et cette question budgétaire
39:35et de l'incertitude
39:36n'est pas réglée
39:36il y a la question
39:37du commerce international
39:38aussi qui pose un peu de problème
39:40mais au fond
39:41on voit quand même
39:42une économie française
39:43qui
39:43j'allais dire
39:45n'est pas dans une trajectoire
39:46de croissance dynamique
39:47mais qui ne s'effondre pas
39:48mais qui a tendance
39:49à vivre sur ses acquis
39:50voilà
39:50et je pense que
39:51le grand danger
39:52c'est de vivre trop
39:52sur ses acquis
39:53c'est la question
39:54pour Nathalie
39:55et Ludovic
39:56certains disent
39:57oui mais attendez
39:58vous vous félicitez
39:58de la croissance
39:59en disant bravo
40:00les entreprises
40:01sont résilientes
40:01mais pour une raison bien simple
40:03en fait c'est la commande publique
40:04c'est les dépenses
40:05on est complètement
40:06une économie
40:07qui est étatisée
40:09une économie socialiste
40:11et qui tient
40:12parce qu'il y a
40:13un déficit public
40:14tellement gigantesque
40:15que ça porte l'économie
40:16bon je pense
40:17qu'il ne faut pas non plus
40:18ce n'est pas uniquement ça
40:19mais je pense que
40:20comme l'a dit Mathieu Plaine
40:21je pense que
40:22les entreprises
40:22en tout cas
40:23jusqu'à maintenant
40:24elles voient bien
40:25que l'instabilité
40:26va durer de toute façon
40:27jusqu'en 2027
40:28enfin je pense
40:28qu'il ne faut pas être devin
40:29pour se savoir
40:30que jusqu'en 2027
40:31en fait il n'y aura pas
40:32franchement d'amélioration
40:33en termes de conditions
40:34budgétaires claires
40:35par rapport à une direction
40:36donc pour vous les dépenses publiques
40:37ce n'est pas ce qui fait
40:37la croissance française
40:39il y a
40:41alors le fait que
40:42les dépenses publiques
40:43soient toujours là
40:44forcément bénéficient
40:45à une partie du secteur économique
40:47mais je pense qu'il y a
40:47une autre partie du secteur économique
40:49qui ne dépendent pas
40:50des dépenses publiques
40:51qui sans doute
40:52continuent à faire
40:53leur propre projet
40:55sans attendre
40:58tous les 5 minutes
40:59ce qui va se passer
40:59du côté budgétaire
41:00voilà
41:01maintenant cette partie là
41:02elle va peut-être
41:03à un moment donné
41:04aussi être las
41:05de l'incertitude
41:06et peut-être que
41:07ça va les affecter
41:07donc là
41:08c'est là où effectivement
41:09on peut avoir
41:10finalement
41:11des mauvaises surprises
41:12comme le disait aussi
41:14Mathieu
41:14c'est-à-dire que ça peut aussi
41:15l'année prochaine
41:16ce ne sera peut-être pas
41:17si bon que ça
41:18Ludovic de Sauté
41:19qu'est-ce qu'il vous rend
41:19la dépense publique
41:21qui me mourrait que vous
41:21Edwige
41:22parce que
41:22alors oui
41:23il y a le budget défense
41:24c'est ce qu'on entend pas
41:24pas mal
41:25c'est vrai
41:27il y a l'effort défense
41:28qui compte et tout ça
41:28mais quand on regarde
41:29pas les chiffres
41:30sur le commerce extérieur
41:31c'est l'aéronautique
41:32qui tire
41:32un peu moins
41:34en tout cas
41:34c'est ce que vient nous dire
41:35le ministre du commerce extérieur
41:36qui était plutôt positif
41:39oui
41:39qui était positif
41:39je rebondis
41:41sur ce que disait Mathieu
41:41à l'instant
41:42c'est-à-dire que
41:42là ce qui nous marque
41:44parce qu'on a eu
41:45un regard assez pessimiste
41:47sur-pessimiste
41:48alors finalement
41:48l'économie française
41:49a relativement bien tenu
41:51et finalement
41:52on est en train d'apprendre
41:53que le tissu économique
41:54est en train de construire
41:56sur le fait
41:56que l'incertitude
41:57qui dure
41:58devient une forme de certitude
41:59quasiment
41:59en fait
42:00c'est quasiment ça
42:01c'est-à-dire
42:01ok
42:01on va se décorréler
42:03progressivement
42:04ce qui rend finalement
42:06il y a un peu
42:07deux sons de cloche
42:07quand même là-dessus
42:08oui
42:08deux sons de cloche
42:09parce que
42:10hier
42:10pardon je vous interromps
42:12mais hier je recevais
42:12le président de la CPME
42:13Amiriza Tofighi
42:15qui dit
42:15bah nous il faut un budget
42:16parce qu'on a besoin
42:17de faire nos propres budgets
42:18mais juste avant
42:19je recevais
42:20le président
42:21d'une autre confédération
42:22pour pas la citer
42:23qui me disait
42:23mais non mais finalement
42:24maintenant
42:25on s'est complètement adapté
42:27on est beaucoup plus souple
42:28et donc
42:29on fait un budget
42:30je dirais
42:30à 15 jours
42:31à 3 mois
42:32enfin on est beaucoup plus souple
42:33donc on n'a plus besoin
42:34d'un budget
42:34donc on a vraiment
42:35les deux sons de cloche
42:36moi je trouve
42:36il y a les deux sons de cloche
42:37et c'est vrai
42:38qu'il y a un peu
42:39cette rupture
42:40le budget
42:42l'incertitude sur le budget
42:44n'est pas un effort
42:44qui est fait exprès
42:45par des partis politiques
42:46on le saurait
42:47s'il est intelligent
42:47en ce moment en France
42:48mais ce qui est certain
42:49c'est que la deuxième lecture
42:50on va dire
42:51de godiller dans le budget
42:52s'adapte mieux
42:53au monde dans lequel on rentre
42:54parce que
42:54des crises géopolitiques
42:56des ruptures
42:56sur l'énergie
42:57matière première et autres
42:58c'est le monde
42:59dans lequel on va
43:00c'est à dire que finalement
43:01aujourd'hui
43:02tailler un budget
43:03avec une projection
43:04sur 2 ans
43:054 ans
43:055 ans
43:06c'est un exercice
43:07de plus en plus périlleux
43:08quelle que soit
43:09la posture de l'État
43:09et on rentre dans un monde
43:11d'agilité
43:12ça c'est certain
43:12oui c'est ça
43:13de flexibilité en fait
43:14oui c'est vrai que
43:15les entreprises ont besoin
43:17de visibilité
43:19mais je suis d'accord
43:20elles ont plus ou moins
43:20intégré cette incertitude
43:22qui malgré tout
43:24joue sur leur comportement
43:25d'investissement
43:25et d'embauche
43:26mais c'est
43:27moins pire que ce qu'on aurait
43:28pu anticiper
43:29ça c'est le premier point
43:30mais malgré tout
43:31on ne pourra pas rester
43:32avec des déficits
43:32super à 5% du PIB
43:34éternellement
43:34parce qu'on est dans une trajectoire
43:35avec ce niveau de déficit
43:36où la dette
43:37n'est pas du tout stabilisée
43:38et elle est en dérive
43:39et les charges d'intérêt
43:40vont s'accumuler
43:41et on a des besoins
43:42d'efforts
43:44du côté de la défense
43:45la transition
43:45ce qui veut dire
43:46que ramener
43:47le gouvernement
43:49c'est engagé
43:49vis-à-vis des partenaires européens
43:50ramener le déficit
43:51à moins de 3%
43:52d'ici 2029
43:53donc c'est dans les 4 prochaines années
43:54ça veut dire
43:55qu'il faut trouver
43:56une centaine de milliards d'euros
43:57structurels
43:57même si on ne le fait pas
44:00on va commencer à avoir des soucis
44:01est-ce qu'on n'a pas déjà
44:02quand vous voyez
44:03les déclarations
44:03de François Villeroy de Gallo
44:04hier
44:04donc au moment
44:05où il a porté son soutien
44:06à Jérôme Poiré
44:08il a dit
44:09attention au budget
44:10attention aux dérives
44:11parce que là
44:12en fait
44:13le montant des intérêts
44:15de la dette
44:16est en train
44:16d'étouffer
44:17l'économie française
44:18est-ce qu'on en est là ?
44:20alors on commence
44:21à en être là
44:22c'est-à-dire que c'est
44:22l'effet du nœud
44:23qui se resserre
44:24c'est-à-dire qu'on a bénéficié
44:25pendant très longtemps
44:26de taux très bas
44:28et là aujourd'hui
44:28on a à la fois
44:29un stock de dette
44:29qui augmente
44:30mais avec des nouveaux
44:30taux de renouvellement
44:31qui sont beaucoup plus élevés
44:32ce qui fait que la charge
44:33d'intérêt
44:33effectivement au point de PIB
44:34va augmenter
44:36on parle de 7 milliards
44:36de plus à peu près
44:37par an
44:38on sera plus de 100 milliards
44:39d'ici la fin de la décennie
44:41et forcément
44:42si jamais
44:43ça c'est sans prime
44:44de risque nouvelle
44:44ça c'est quasiment en mécanique
44:46c'est-à-dire qu'en plus
44:46si jamais les marchés
44:47se disent
44:47attention la France
44:48commence à être plus à risque
44:49et on exige une prime
44:50de risque supplémentaire
44:51alors la charge d'intérêt
44:52risque d'être explosif
44:53donc il faut faire attention
44:54on peut pas trop jouer
44:55avec le feu
44:56je dis juste
44:56qu'il faut un ajustement
44:57lissé
44:57donc c'est là où il faut
44:58de la visibilité
44:59on va être obligé
44:59d'avoir un programme
45:00de moyen terme
45:01et ce qu'on n'a pas du tout
45:02aujourd'hui
45:02encore faut-il qu'on ait
45:03une majorité
45:03encore faut-il qu'il y a
45:04la 3 élections
45:05aujourd'hui tout est politique
45:06on va pas faire le film
45:07enfin vous le connaissez mieux que moi
45:08le problème n'est pas fondamentalement économique
45:09il y a des problèmes économiques
45:10mais on les connaît
45:11il est fondamentalement politique
45:12et politique peut avoir
45:13des conséquences économiques
45:14finalement juste
45:15le fait qu'on ait une inflation
45:16tout le monde se dit
45:17c'est formidable
45:18l'inflation est très faible
45:19Nathalie Jansson
45:20mais en fait ça nous coûte cher
45:21parce que du coup
45:22les taux d'intérêt réels
45:23sont bien plus élevés
45:23alors que si on avait une inflation
45:25comme les espagnols
45:26on pourrait dire
45:26bah tiens ça c'est formidable
45:28non ?
45:29Oui l'inflation
45:30effectivement allège
45:31temporairement la charge
45:33mais
45:33mais oui
45:34mais pas pour les français
45:35pas pour la France
45:35le problème c'est qu'effectivement
45:37on a quand même
45:38ce problème de dette
45:39et si même
45:41on avait une inflation
45:42comme le disait Mathieu
45:43si les marchés
45:44commencent vraiment
45:45en tout cas si les investisseurs
45:46on a un petit peu ras-le-bol
45:47de voir le problème traîner
45:49sans être adressé réellement
45:50on voit bien qu'aujourd'hui
45:51on est quand même
45:52une des primes de risque
45:52les plus élevées
45:53de l'ensemble de nos partenaires
45:55donc notre charge
45:57ne décroît pas
45:58c'est-à-dire que là
45:59on stagne à un niveau
46:00on redescend pas
46:01clairement
46:02par rapport aux autres
46:03et ça c'est quand même
46:04effectivement
46:04vraiment inquiétant
46:06Ludovic
46:07je rappelle que vous êtes directeur
46:09délégué à la tribune
46:10vous voyez un budget là
46:11demain soir ou pas ?
46:13Non
46:13Non ?
46:14Vous voyez quoi ?
46:15C'est sur l'après 49-3
46:17ordonnance
46:19vous voyez pas de budget
46:20d'accord
46:20mais peut-être que je suis pessimiste
46:22je remondis juste
46:23sur ce que disaient Nathalie
46:24et Mathieu
46:24par au bon
46:25ce nœud coulant
46:26on va l'appeler comme ça
46:26parce que c'est un peu l'image
46:27qui nous vient quand même
46:28sur un nœud de cravate
46:30le danger
46:32enfin un des dangers
46:33qu'on peut craindre
46:34c'est que
46:34j'allais dire
46:35pour reprendre l'expression
46:36de Mathieu
46:37on a une économie
46:38qui vient un peu
46:38sur ses acquis
46:39c'est notre capacité
46:41à endiguer le choc
46:42qui vient
46:43c'est ça qui est plus inquiétant
46:44c'est-à-dire que
46:45parce qu'on
46:45c'est ça la vraie question
46:49c'est-à-dire qu'on a eu
46:50les chocs qui viennent
46:51l'Ukraine
46:52l'énergie
46:53ainsi de suite
46:53on rentre dans un monde de frappe
46:54et l'économie française
46:58et par extension
46:59l'économie européenne
47:00manque de vélocité
47:01ça c'est certain
47:02si on a des chocs majeurs
47:04qui arrivent dans les mois qui viennent
47:05ça c'est certain
47:06et ça c'est une vraie fragilité
47:07notre vitesse économique
47:09qui est quand même
47:10un peu
47:11c'est le super tanker
47:12qui continue sur l'inertie
47:13ah bah oui
47:14on a une énergie
47:15absolument incroyable
47:15on se félicite quand même
47:17d'avoir une croissance
47:180,8
47:19oui en fait
47:19vis-à-vis du reste du monde
47:22c'est pas glorieux
47:23non
47:23vis-à-vis de la zone euro
47:25c'est pas catastrophique
47:26mais la zone euro
47:27est complètement décrochée
47:28maintenant depuis
47:28longtemps
47:29depuis combien de temps
47:31depuis combien de temps
47:32très clairement
47:34depuis la crise financière
47:35de 2008
47:35donc on va être
47:36presque 20 ans maintenant
47:37mais à chaque choc
47:38en fait on perd
47:39alors qu'on perd plus
47:40et on rattrape moins
47:41exactement
47:41et donc c'est un peu
47:42cumulatif
47:43la question c'est que
47:45au fond c'est quoi
47:45l'avenir
47:47de tout ça
47:48pour la France
47:49et pour l'Europe
47:50donc ce qui est quand même
47:51très inquiétant
47:52c'est qu'on peut pas vivre
47:53avec
47:53en fait on décroche
47:55petit à petit
47:55donc on s'appauvrit
47:56vis-à-vis du reste du monde
47:57on est moins influents
47:57mais ce qui est très
47:59dommage
48:00c'est qu'on a des capacités
48:01commerciales et financières
48:02qui sont quand même
48:03assez colossales
48:03c'est-à-dire qu'on est
48:04les plus gros épargnants du monde
48:05et donc on aurait les capacités
48:07à investir
48:07le problème
48:08une fois de plus
48:09je ramène ça
48:09le problème il est politique
48:10il est politique
48:11au niveau national
48:12aujourd'hui
48:12avec les blocages
48:13qu'on connaît sur le budget
48:14et le manque de stratégie
48:15et il est au niveau européen
48:17c'est-à-dire que c'est ce que
48:17le rapport d'Aguidi
48:18c'est qu'il y a un constat
48:19assez clair
48:20c'est qu'on pourrait faire
48:21des choses
48:21mais par contre
48:22il y a un blocage politique
48:23pour mener des grands plans
48:24d'investissement
48:25juste pour faire
48:26mentir Ludovic
48:28de cet œil
48:30à Roland Lescure
48:31vous voyez le ministre de l'économie
48:32il dit que le budget
48:34est à portée de main
48:36on a déjà entendu
48:38non mais je secoue
48:39on va voir
48:39mais en tout cas
48:41cette incertitude
48:41qu'on a sur le budget
48:42où on se pose la question
48:44j'allais dire
48:44à quelques heures
48:45d'une échéance
48:46fait partie du cirque
48:47et la certitude
48:49qu'on aura
48:49Edwige
48:50malheureusement
48:50par rapport à ça
48:51c'est que même si on a
48:52un budget
48:52dans les heures qui viennent
48:53la certitude
48:54c'est que c'est un mauvais
48:55budget
48:55je vais vous répondre
48:56autrement
48:56ça c'est ça
48:57on va s'entendre tous
48:58là-dessus
48:59et j'allais dire
49:00finalement
49:00attendre pour attendre
49:01ce qui va être
49:02un mauvais budget
49:03un budget Frankenstein
49:04avec des coutures partout
49:05qui risque de craquer
49:07un petit peu
49:07d'ailleurs
49:08et c'est peut-être
49:10ce qui sera peut-être
49:10pas terrible
49:11d'ailleurs pour la suite
49:12peut-être que cette
49:13stabilité et résilience
49:14elle sera affectée
49:15par le
49:16par en fait
49:17le mauvais budget
49:17qui serait voté
49:18et bien ça sera
49:19le mot de la fin
49:19merci Nathalie Jansson
49:21merci Mathieu Pan
49:22merci Ludovic de Sautet
49:23ma voix s'en va
49:24donc il est temps
49:25de passer la parole
49:26à Stéphanie Colot
49:27pour son journal de l'écho
49:28et bien sûr
49:28nous on se retrouve demain
49:29bonne soirée
49:30le 18-19
49:34d'Edwish Chevrillon
49:35sur BFM Business
49:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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