- il y a 58 minutes
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:09Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:12Est-ce qu'il faut d'autres aides ?
00:13Le gouvernement en tous les cas est sous pression
00:16avec la flambée des carburants et c'est pas fini.
00:18Est-ce qu'il faut que les entreprises aussi
00:20aident leurs salariés ? On en parlera
00:22avec Frédéric Souillot, il est secrétaire général
00:23de Force Ouvrière. Il sera notre invité.
00:26On parlera évidemment des contrats courts.
00:28Vous savez qu'il y a des discussions qui sont en cours.
00:30On voit que la France est vraiment le mauvais élève
00:32et puis peut-être aussi la grève
00:34des enseignants contre la fermeture de classes.
00:36Et puis ensuite, c'est Olivier Vignac
00:38qui est délégué général de Paris Europlace.
00:41Il sera avec nous avec le défi de la tokenisation
00:44de la place de Paris.
00:46Et puis ensuite, c'est un entrepreneur
00:48multicartes libanais.
00:50Il a fui son pays mais aujourd'hui
00:52il s'introduit à la Bourse de Paris.
00:53C'est la beauté personnalisée
00:55qui s'introduit à la Bourse de Paris.
00:57Jean-Michel Caram sera notre invité.
01:00Mais tout de suite, on retrouve Stéphanie Collot.
01:04Le journal.
01:06À 18h, tout juste.
01:07Bonsoir Stéphanie.
01:08Bonsoir Edville.
01:09Et c'est la conséquence directe
01:10de la guerre au Moyen-Orient
01:11et de l'envolée du prix du baril.
01:12L'inflation repart à la hausse en France.
01:15Effectivement.
01:15L'inflation atteint 1,7% en mars sur un an
01:18après 0,9% le mois précédent
01:21tiré par les prix de l'énergie
01:22qui progressent de plus de 7% en mars.
01:25En zone euro, l'inflation grimpe
01:26à 2,5% sur un an
01:28contre 1,9% en février
01:30atteignant son plus haut niveau depuis un an.
01:32Le prix du baril continue son envolée.
01:35Le Brent atteint 118 dollars
01:36pour une livraison mai.
01:38Aux Etats-Unis, le galon atteint désormais 4 dollars.
01:41Une première depuis 2022.
01:43Niveau record aussi en France
01:44pour le gazole qui frôle les 2,20 euros le litre.
01:48Total Energy prolonge jusqu'au 7 avril
01:51ses mesures de plafonnement
01:52dans ses stations-services en France.
01:54Sur le terrain, pas de désescalade.
01:57Les frappes se poursuivent dans le Golfe.
01:59Trois navires chinois ont franchi le détroit d'Hormuz.
02:02Pékin a exprimé sa gratitude
02:04envers les partis impliqués,
02:06sans préciser lesquels.
02:07Le trafic a chuté de 95% dans le passage
02:10depuis le début de la guerre, selon Kepler.
02:12Les prochains jours seront décisifs.
02:14C'est ce qu'a déclaré le ministre américain de la Défense
02:16lors d'une conférence de presse cet après-midi.
02:19Pete Exet, qui refuse par ailleurs
02:21d'écarter la possibilité
02:22de déployer des troupes sur le sol iranien.
02:26De son côté,
02:26Donald Trump déplore le rôle de la France
02:29qui n'aide pas assez les Etats-Unis à son goût.
02:31Et il menace.
02:32Les Etats-Unis s'en souviendront.
02:35Dans le reste de l'actualité,
02:37l'actualité entreprise Unilever
02:39se sépare de sa division alimentaire.
02:41Elle va revenir à l'américain McCormick.
02:43L'accord a été finalisé aujourd'hui,
02:45quelques heures seulement,
02:46après l'annonce de discussions avancées.
02:48Une opération à 16 milliards de dollars.
02:51Clap de fin pour le spécialiste
02:52de l'ameublement Alinea.
02:53L'enseigne est placée en liquidation judiciaire
02:56faute de repreneurs crédibles.
02:581200 salariés sont licenciés
03:00dans le secteur des transports.
03:02Ziegler France et l'une de ses filiales
03:04ont été placées en liquidation judiciaire
03:07par le tribunal de commerce
03:08de Lille-Métropole.
03:101500 salariés sont concernés.
03:12Une décision accueillie par les UE
03:13des salariés.
03:15Et puis,
03:16bataille en vue pour le contrôle de Gatling,
03:17l'exploitant d'Eurotunnel,
03:19l'italien Mundiz,
03:20deuxième actionnaire,
03:22renforce sa participation au Capital
03:23pour en détenir 19%.
03:26Il dit envisager l'acquisition
03:28de 6% supplémentaires.
03:29Si cette opération est approuvée,
03:31elle amènerait la part de Mundiz
03:32à 25%,
03:33soit 29,9% des droits de vote,
03:35tout proche de la participation
03:37détenue par Eiffage.
03:3918h02 sur BFM Business,
03:41les marchés.
03:42Audi Business vous accompagne
03:44pendant votre rendez-vous
03:45avec l'Audi A5 A20,
03:47disponible en hybride rechargeable.
03:52Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:54Bonsoir Antoine.
03:55Bonsoir Stéphanie.
03:55Bonsoir Edouard.
03:56Bonsoir Antoine.
03:57Et le CAC terminant hausse ce soir ?
03:58Oui, alors ce n'est pas tant par le score
04:01que par les volumes
04:02que la séance a été assez remarquable.
04:055,3 milliards d'euros d'actions négociées,
04:07donc beaucoup d'activités.
04:08Et un score positif,
04:09plus 0,57%,
04:117 816 points,
04:12malgré toutes les incertitudes du moment.
04:14Plus 0,5 pour l'Eurostock 50,
04:16Dax à Francfort,
04:17plus 0,52.
04:19Un paysage technique relativement favorable
04:21à une reprise du risque
04:22sur le marché à court terme en tout cas,
04:24même si on n'est pas sorti
04:26effectivement de la volatilité du moment.
04:28Ça s'est un petit peu calmé sur les taux,
04:29notamment du côté de la dette américaine 10 ans,
04:32qui reflue tranquillement vers 4,3%.
04:34Le pétrole aussi,
04:35le Brent de mer du Nord,
04:37ça s'agit du côté des 106 dollars.
04:39Plus forte hausse du CAC 40,
04:41des titres technologiques,
04:42plus 2,68 pour Capgemini,
04:44100,50 euros.
04:45STMicro, plus 2,5 à 28,61 euros.
04:47La plus forte baisse,
04:48elle est pour Bureau Veritas,
04:49moins 2,8% à 25,70.
04:52Vous parliez de Getlink,
04:53effectivement,
04:54le titre a été pas mal acheté,
04:57plus 3,5%,
04:5818,57 euros.
04:59David Analyst,
05:00on s'acheminerait,
05:01c'est le scénario qui transparaîtrait,
05:04pour une prise de contrôle commune
05:06entre Eiffage et la famille Benetton,
05:08de manière à stabiliser l'actionnariat
05:11et de pouvoir en plus bénéficier
05:13de beaux rendements et des dynamiques
05:14des sociétés d'infrastructures en ce moment.
05:17Et puis, mention spéciale pour Yeva Group,
05:20première journée compliquée en bourse,
05:22moins 20% à l'ouverture
05:24et moins 9,3% en clôture.
05:27D'ailleurs, Edwige,
05:28vous recevrez le patron.
05:29Absolument, ça sera à 18h40.
05:32Plus 0,57 donc pour le CAC 40,
05:347 816 points.
05:37Merci beaucoup Antoine,
05:39merci du teasing.
05:40Merci Stéphanie,
05:41vous, on vous retrouve, c'est le teasing
05:43à 19h20, 19h30,
05:44teasing pour le Grand Journal de l'Éco.
05:46Tout de suite, c'est Frédéric Souillot,
05:47secrétaire général de Force Ouvrière,
05:49qui est notre invité.
05:50BFM Business et la Tribune présente
05:55le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
06:00Vous êtes bien dans le 18-19,
06:02mon invité, c'est donc Frédéric Souillot,
06:03secrétaire général de Force Ouvrière.
06:05Bonsoir Frédéric Souillot.
06:06Bonsoir Madame Chevrillon.
06:07Merci d'être là.
06:09Beaucoup de sujets à vous poser,
06:10de questions à vous poser évidemment
06:11avec les carburants, l'inflation,
06:14vous avez vu plus 1,7% en mars
06:17et puis c'est certainement pas fini.
06:19Il y a des mesures qui ont été apportées
06:21par le gouvernement
06:22et on voit bien que c'est insuffisant
06:23en tous les cas pour vos collègues
06:24de la CFDT et de CGT.
06:27Ce matin, elle demande plus.
06:30J'ai envie de poser directement la question.
06:31Frédéric Souillot,
06:32est-ce que vous, vous trouvez que
06:33ce qui a été fait est quand même
06:35des mesures ciblées et suffisant
06:37vu l'état de nos finances publiques ?
06:40Alors, c'est pas suffisant.
06:42Le 20 mars, j'écrivais au Premier ministre,
06:45alors avec un succès relatif,
06:47puisque je lui demandais
06:49le plafonnement du litre de carburant
06:52parce que perdre de l'argent
06:54avant d'avoir commencé à en gagner
06:55quand on se rend au travail tous les matins,
06:58il faut bien qu'on trouve des solutions.
06:59Ce n'est pas le cas pour tout le monde,
07:01il ne faut pas non plus exagérer.
07:03C'est vrai pour les transporteurs routiers,
07:05c'est vrai pour les infirmières,
07:08et les pêcheurs, évidemment,
07:09et les agriculteurs.
07:10Mais c'est vrai aussi pour tous les salariés
07:12qui doivent se rendre sur leur lieu de travail
07:14avant tous les matins.
07:15Parce qu'il n'y a pas des transports publics
07:18qui vous emmènent aux heures
07:19où vous devez prendre dans l'industrie.
07:21Si vous prenez à 5h du matin,
07:23vous n'avez pas forcément de transports publics.
07:24OK, alors reprenons dans l'ordre.
07:25Vous avez écrit le 20 mars au gouvernement,
07:28en disant de prendre des mesures,
07:29il en a pris ?
07:30Oui, elles ne sont pas suffisantes pour moi.
07:33Au moins pour les travailleurs qu'on représente.
07:36Qui prennent des mesures pour aider les entreprises
07:38qui seront plus ou moins en difficulté,
07:41je suis d'accord.
07:42Mais pour autant,
07:43peut-être voir l'indemnité de déplacement
07:46et le plafonnement vis-à-vis de l'URSSAF.
07:49Comment est-ce qu'on peut augmenter
07:51les indemnités de déplacement,
07:52les primes de transport,
07:54et surtout nous,
07:55collectivement,
07:56dans les entreprises,
07:57comment est-ce qu'on se remet autour de la table
07:59pour essayer de trouver des accords,
08:01pour augmenter les primes de transport,
08:03déjà à minima,
08:03et puis augmenter les salaires,
08:05bien évidemment.
08:05– Lorsqu'on écoute vos homologues,
08:08enfin oui, aux féminins en l'occurrence,
08:11elle demande,
08:12Marie-Élise Léon,
08:13elle demande des aides ciblées,
08:16ça a été le cas,
08:17elle dit,
08:17mais on ne peut pas,
08:19il ne faut surtout pas avoir des aides,
08:21il ne faut pas pulvériser partout,
08:23parce qu'on n'a plus les moyens.
08:25C'est ce qu'on a fait avant,
08:27ça a profité à tout le monde,
08:28y compris à des gens
08:29qui n'en avaient pas besoin.
08:31Aujourd'hui,
08:32il ne faut surtout pas faire ça.
08:33Vous lui répondez quoi alors ?
08:34– Alors, je ne réponds rien à mon homologue,
08:38je dis qu'on ne tend pas la main
08:40pour faire la manche.
08:42J'ai entendu le Premier ministre
08:44qui disait que
08:44ce n'est plus la facture du quoi qu'il en coûte,
08:47et ce sera maintenant la facture
08:48de quoi qu'il arrive.
08:50C'est lui qui a repris ce terme-là.
08:52Moi, ce que je dis,
08:53c'est que dans les entreprises,
08:55on doit discuter primes de transport,
08:57indemnités kilométriques,
08:59et puis,
09:00si l'État veut faire un coup de main,
09:03eh bien,
09:03qu'il déplafonne les indemnités kilométriques,
09:06notamment vis-à-vis du barème URSAF.
09:08– D'accord.
09:09Donc, pour vous,
09:09c'est au sein des entreprises,
09:10en fait,
09:11qu'on doit avoir des aides,
09:13des aides ciblées,
09:14mais pour le gouvernement,
09:17finalement,
09:18vous ne demandez pas grand-chose
09:19au gouvernement.
09:20– Alors,
09:20ce que je demande au gouvernement,
09:22le prix du litre de carburant,
09:24le carburant,
09:2574% de taxes
09:27avec les TIPP,
09:28plus une TVA sur la TIPP.
09:30– Oui,
09:32eh bien,
09:33là,
09:33l'État
09:34peut décider
09:35de baisser sa TIPP,
09:37la TIPP flottante…
09:39– Ça s'appelle Axis maintenant,
09:40mais bon,
09:40c'est à peu près…
09:41– Oui,
09:42excusez-moi,
09:43peut-être que je vieillis alors,
09:44mais au moins,
09:45il peut bloquer les prix
09:47ou faire baisser ses taxes,
09:49parce qu'aujourd'hui,
09:50l'État,
09:51il s'enrichit aussi
09:53avec
09:54le montant des taxes
09:55sur le prix du litre.
09:56– Mais vous savez bien,
09:57j'imagine qu'à force ouvrière,
09:59vous êtes notamment
10:00sur le point économique,
10:01vous êtes toujours très affûté,
10:02vous avez bien vu
10:03que ce qui augmente
10:05d'un côté la TVA,
10:07vous avez raison,
10:08finalement,
10:08ça descend de l'autre côté
10:10avec la CIF,
10:10parce que qui est fixée
10:13sur le montant
10:14de la consommation,
10:15alors la consommation,
10:16elle baisse.
10:17Donc finalement,
10:18ça ne fait pas…
10:18c'est à peu près
10:19kif-kif,
10:20si vous me permettez
10:21cette expression,
10:22pour le gouvernement
10:23qui n'en tire pas grand-chose.
10:25– Alors,
10:26que le gouvernement
10:27n'en tire pas grand-chose,
10:28ce que je souhaiterais,
10:29ce que les salariés
10:30qui,
10:31quand ils vont faire le plein,
10:33souhaitent,
10:34c'est que le gouvernement
10:35n'en tire rien,
10:36parce que sur ce sujet-là,
10:38on est tous dans le…
10:38– On ne tire pas grand-chose,
10:39en fait,
10:40tous les calculs le montrent.
10:41– Oui,
10:42peut-être,
10:42mais pour le coup,
10:44certains autres pays
10:45ont dit,
10:46écoutez,
10:47les taxes,
10:48étant ce qu'elles sont
10:49au prix du litre,
10:50on va baisser
10:51de 25 centimes
10:52pendant 5 mois.
10:54– Mais eux,
10:55ils n'ont pas fait,
10:56ils n'ont pas eu
10:56à quoi qu'il en coûte
10:57d'avant,
10:58ils n'ont pas eu 72 milliards
10:59déjà qui ont été versés
11:00entre 2021 et 2024,
11:02comme le disait hier
11:03le rapporteur général
11:04de la commission des finances.
11:05– Oui, peut-être.
11:05– Nous, on n'a plus,
11:06on a les finances publiques,
11:07vous êtes d'accord,
11:08elles sont en panne sèche,
11:09on est à sec.
11:11– Moi,
11:12je reviens toujours
11:13sur le même mot,
11:15conditionnalité des aides publiques
11:16versées aux entreprises.
11:17On en a versé plus,
11:19on a fait plus
11:19d'allègements généraux
11:20de cotisations,
11:21alors vous me direz
11:22que c'était pour maintenir
11:23l'emploi et contre la concurrence,
11:25les emplois de services
11:26qui sont en France
11:27ne sont pas délocalisables
11:28et il n'y a pas
11:28de concurrence étrangère
11:29sur le sujet.
11:30– Oui, mais donc,
11:30attendez,
11:31parce que là,
11:31on parle de tout,
11:33il va falloir le souillot,
11:33donc juste pour essayer
11:34de remettre un tout petit peu
11:35d'or,
11:35si vous me permettez,
11:37on est sur les aides
11:39qui doivent être apportées
11:40aux Français,
11:42voire aux entreprises,
11:43mais d'abord aux Français,
11:45avec cette flambée
11:46des prix du carburant.
11:47Donc vous,
11:47ce que vous dites,
11:48c'est un…
11:49– On plafonne le prix.
11:51– Donc vous êtes
11:52comme Sophie Binet,
11:53la CGT,
11:54vous êtes pour le gel
11:54du prix de l'essence.
11:57– Le 20 mars,
11:58j'ai écrit au Premier ministre
12:00pour lui demander
12:00un plafonnement
12:01des prix du carburant,
12:02parce que,
12:04quand on voit,
12:05j'ai vu l'étude INSEE
12:07il y a deux jours,
12:08qui dit que la consommation
12:09des ménages
12:10baisse de 1,2%.
12:11Je rappelle que
12:14la plus grosse partie
12:15du produit intérieur brut
12:16de la France,
12:17c'est la consommation
12:18des ménages.
12:18Maintenant,
12:19s'il y a un recours
12:20à l'inflation,
12:20on va être obligé
12:21de revenir
12:22à les mesures
12:23qu'on avait eues
12:23quand l'inflation
12:24avait débordé
12:26il y a deux ans.
12:28On ne veut pas
12:29un chèque
12:30à l'énergie
12:31ou au transport.
12:32Ce qu'on veut,
12:32c'est des négociations,
12:33des discussions
12:34avec les entreprises
12:35pour parler
12:36de primes de transport,
12:37d'indemnités kilométriques
12:38et l'État,
12:39s'il veut donner
12:39un coup de main,
12:40il déplafonne
12:41le montant
12:42des indemnités kilométriques
12:43vis-à-vis de l'URSERF.
12:44D'accord,
12:45donc ça c'est vraiment
12:46ce que vous mettez.
12:47Vous me parliez d'économie.
12:48Non, mais tout à fait.
12:50La question du gel des prix,
12:53on voit bien
12:53que finalement,
12:54ça ne profite pas forcément
12:57aux automobilistes
12:58ou aux agriculteurs
12:59ou ça profite parfois
13:01éventuellement aux raffineurs,
13:02parfois aux compagnies
13:03parce que du coup,
13:05elle se trouve,
13:06si jamais le prix augmente,
13:08vous voyez,
13:08ça peut être...
13:09Vous n'êtes pas à quel niveau
13:10vous le fixez.
13:11Si vous le mettez
13:11à 3 euros,
13:12le jet des prix,
13:13c'est sûr que...
13:14Mais regardez,
13:17ce qui sort aujourd'hui
13:19du bout du pistolet
13:20dans votre réservoir
13:20a été acheté
13:22il y a 66 jours.
13:23Il faut 66 jours
13:25entre le moment
13:25où vous l'achetez
13:26et le moment
13:27où ça coule
13:27dans votre réservoir.
13:28qui paye maintenant,
13:29c'est un petit peu
13:30la différence.
13:31C'est qu'aujourd'hui,
13:31tout ça est devenu...
13:32C'est ce qu'avait pas
13:33anticipé Donald Trump
13:34parce que aujourd'hui,
13:35le marché du pétrole
13:36est un marché mondial.
13:37Donc,
13:37il voulait ça.
13:38Ça évolue extrêmement rapidement
13:39sur différents marchés.
13:42Et les cours du pétrole européens
13:43sont fixés à Rotterdam.
13:45Oui, c'est ça.
13:45Peut-être.
13:46Mais quand vous avez du stock,
13:49eh bien,
13:49ce stock que vous avez acheté
13:50il y a 66 jours,
13:52vous ne l'avez pas payé
13:53à 105 dollars le baril.
13:55Vous l'avez payé
13:56à 62 dollars le baril.
13:58Donc,
13:59à votre avis,
14:00il y a des profiteurs.
14:03Je ne veux pas aller
14:04sur ce terrain-là
14:05des profiteurs.
14:05Ce que je dis...
14:06C'est ce que vous nous démontrez.
14:08Ce que je dis,
14:09c'est que certains jouent
14:11la spéculation
14:12sur le cours du pétrole
14:13et ce n'est pas la solution.
14:15La solution,
14:16c'est le blocage
14:17et le plafonnement des prix.
14:18À partir de quand
14:19vous pouvez estimer
14:20qu'il faudra
14:20des mesures de chômage partiel
14:21parce que Jean-Pierre Farandou,
14:23le ministre du Travail,
14:24a dit qu'il y aurait peut-être,
14:26notamment pour aider
14:27les uns et les autres,
14:28des mesures de chômage partiel,
14:29mais évidemment ciblées.
14:31Vous,
14:32est-ce que vous estimez
14:32qu'il faudra aller plus loin
14:33à un moment ?
14:34Comme ça a été le cas
14:35au moment du Covid,
14:36mais là,
14:37en grande largeur.
14:39Alors,
14:41les mesures de chômage partiel
14:42qu'il dit ciblées,
14:44je ne sais pas
14:45sur quelle entreprise
14:46il parle,
14:47est-ce que c'est
14:47les transports routiers
14:49et tout cela.
14:50En même temps,
14:51l'allocation de chômage partiel
14:53est payée
14:54pour un tiers
14:55par l'assurance chômage,
14:57c'est-à-dire
14:57par le paritarisme.
14:59Donc,
15:00faire des aides
15:01en expliquant
15:02que c'est les mêmes
15:04qui vont devoir
15:04les payer deux fois,
15:06je ne suis pas sûr
15:06que ce soit la bonne idée.
15:07Maintenant,
15:08comment est-ce qu'on se remet
15:09en discussion
15:10dans les branches ?
15:11La négociation collective,
15:13discutons dans les branches
15:14avant d'arriver
15:15à des mesures
15:16de chômage partiel
15:17et peut-être que les branches
15:18feront la demande.
15:19Ah,
15:20justement,
15:20il y a des négociations
15:21en cours.
15:21Oui,
15:22madame.
15:23Tiens,
15:23Frédéric Souillot,
15:24vous êtes secrétaire général
15:25de Force Ouvrière
15:26jusqu'à quand ?
15:27C'est le 20 avril,
15:28non,
15:28votre congrès ?
15:29Alors,
15:29oui,
15:30je suis secrétaire général
15:31de Force Ouvrière.
15:33Mon congrès confédéral,
15:34c'est du 20 au 24 avril.
15:37je me représente
15:38à mon élection
15:40pour être de nouveau
15:42secrétaire général.
15:43Et vous êtes tout seul,
15:44non ?
15:44Alors,
15:45j'ai une équipe.
15:47Ce qui s'appelle
15:47la démocratie,
15:48comme vous le disiez
15:48à juste titre,
15:49c'est la démocratie organisée,
15:51Frédéric Souillot.
15:51Mais c'est la démocratie
15:53organisée et préparée.
15:54Bien évidemment,
15:55on discute avant
15:56parce que si tout le monde
15:58pensait comme moi
15:59à Force Ouvrière,
15:59ce serait une mauvaise idée
16:01puis je ne suis pas
16:01directeur de conscience.
16:03Donc,
16:03oui,
16:04je me représente
16:06au poste de secrétaire
16:07général de EFO
16:08ou le prochain mandat
16:11de 4 ans,
16:113 ans,
16:12il faut mieux être
16:12secrétaire général de EFO
16:13que d'être président
16:15de la République française
16:15parce que là,
16:16il y a tellement de candidats
16:17que ça va être compliqué.
16:18Vous, au moins,
16:18vous avez simplifié le programme.
16:20Revenons sur des choses,
16:22pardonnez-moi,
16:22des choses plus sérieuses
16:24si je veux dire,
16:25enfin de la manière
16:25dont je présentais ça.
16:27Sur les contrats courts.
16:29Oui.
16:29Contrats courts,
16:30il y a des négociations
16:31qui sont en cours.
16:31Oui.
16:32Il y a une étude
16:33qui a été faite par l'UNEDIC
16:34qui montre que la France
16:34est quand même
16:35un peu le mauvais élève
16:36parce que vous avez,
16:37alors surtout
16:38quand on regarde
16:38les tout derniers chiffres,
16:39il n'y a que 17,5%,
16:41on est au 2%
16:43des contrats
16:44qui sont
16:45dit des contrats courts,
16:46c'est majoritairement
16:47des contrats
16:48à durée à déterminer.
16:50Et c'est tant mieux.
16:50Mais quand on regarde
16:51les derniers,
16:51le dernier chiffre
16:53du premier trimestre
16:542025,
16:55il y a 80%
16:56à peu près
16:57des contrats
16:58qui sont
16:58à moins d'un mois.
16:59Oui.
16:59Donc comment vous expliquez ça ?
17:03Alors moi,
17:03je ne me l'explique pas.
17:05Je dis juste
17:06que la négociation
17:07sur contrat court,
17:09c'est la contrepartie
17:10de la signature
17:11d'un accord
17:12qui s'appelait
17:13bonus-malus
17:13que nous avions mis en place
17:16alors que certains
17:17décrient en permanence.
17:18Mais le bonus
17:20pour les entreprises
17:21qui jouent le jeu
17:22et qui ne font pas
17:23de la précarité
17:24un mode de gestion
17:26de l'entreprise
17:27et le malus
17:29pour tous ceux
17:31qui mettent
17:32les salariés
17:33en recherche d'emploi
17:35à des contrats courts
17:37qu'ils doivent
17:39moins d'un mois.
17:40Alors pendant longtemps,
17:41Donc ça n'a pas marché.
17:42Ça n'a pas marché.
17:42Comment ?
17:42Ça n'a pas marché.
17:43Le bonus-malus ?
17:44Oui.
17:45Si, il a fonctionné.
17:46Oui.
17:47Oui, mais
17:48le malus pris
17:49sur les uns
17:50sur les cotisations
17:51a payé du bonus
17:52sur les autres.
17:53Donc c'était
17:53plutôt équilibré.
17:54Maintenant,
17:55comment est-ce qu'on peut
17:57faire moins de contrats courts,
17:59moins de précarité ?
18:00Les salariés,
18:01ils ont besoin
18:02de se projeter.
18:03Ils ont besoin
18:03de se projeter
18:04pour pouvoir
18:05élever leur famille,
18:06payer leur loyer
18:09et surtout
18:10remplir le frigo
18:10à la fin du mois.
18:11Comment est-ce qu'ils arrivent
18:12à se projeter
18:13avec leurs enfants ?
18:14Comment est-ce qu'on arrive
18:16à vivre
18:16de son salaire ?
18:17Concrètement,
18:18pardonnez-moi,
18:19mais concrètement,
18:20là,
18:20il va se passer quoi ?
18:21Parce qu'il y a...
18:21Normalement,
18:22il y a un accord
18:23qui doit être trouvé
18:24entre les partenaires sociaux
18:25dont Force Ouvrier
18:26en avril ?
18:28Le 9 avril,
18:29exactement.
18:30Le 9 avril,
18:30c'est bien vite,
18:31c'est jeudi prochain.
18:32Oui,
18:33mais la négociation,
18:34c'est la négociation.
18:35On va avoir
18:36le projet final
18:38qui va nous arriver
18:39d'ici jeudi soir,
18:42je crois,
18:43et on va continuer
18:44la négociation
18:44jusqu'au 9 avril
18:45pour dire que
18:47contrat court,
18:48ce n'est pas la solution
18:49et que la solution,
18:51c'est contrat
18:52à durée indéterminée
18:53pour qu'on puisse
18:53se projeter.
18:54Et les contrats courts
18:55à l'assurance chômage
18:57coûtent 21 milliards
18:58d'euros par an
19:01que les contrats courts
19:02sur les indemnisations.
19:04En même temps,
19:05je ne sais pas,
19:05on dit qu'il y a
19:06certains syndicats,
19:07donc je ne sais pas
19:07si vous en faites partie,
19:09pardonnez-moi pour ma voix,
19:10qui disent que la suppression
19:11de la limite
19:11de renouvellement des CDD
19:14au contrat de travail temporaire,
19:16c'est inacceptable,
19:17ainsi que l'abolition
19:19du délai de carence.
19:20Ouf,
19:21je pensais qu'on allait
19:22trouver un accord.
19:23Je crois même
19:24qu'il y a eu une déclaration
19:25d'un délégué
19:26de l'EF en Souvrière
19:27qui dit qu'il y a peu de chance
19:28qu'il y ait un accord.
19:29C'est très incertain,
19:30on va dire.
19:31Alors,
19:31il n'a pas dit
19:32qu'il y avait peu de chance
19:32qu'il y ait un accord.
19:33Vous avez raison,
19:34incertain.
19:36Chacun est dans la communication
19:39avant la fin de la négociation.
19:41Mais,
19:42regardez sur Assurance-Chômage,
19:44il y a encore quelques temps,
19:45on nous disait
19:46qu'on n'arriverait pas
19:47à un accord.
19:48Oui.
19:48Et nous avons trouvé
19:49un accord.
19:50Alors,
19:51attendez,
19:51à l'inverse,
19:51parce que là,
19:52je pensais qu'il n'y avait
19:53pas d'accord en vue,
19:54vous,
19:54vous dites,
19:55si,
19:56vous pensez qu'il y aura un accord.
19:58Vous êtes quand même
19:58assez confiant.
19:59Mais moi,
19:59je suis confiant et optimiste,
20:01toujours,
20:02parce que sinon,
20:02je fais autre chose.
20:03Je fais consultant à la télévision,
20:05mais pour le coup,
20:07tant que la négociation
20:09n'est pas terminée,
20:10la possibilité d'un accord
20:12est toujours là.
20:13D'accord.
20:14OK.
20:15Pas un accord
20:15à la va-vite.
20:18Non.
20:18Un vrai accord.
20:20Un accord national interprofessionnel
20:22sur les contrats courts.
20:23C'est bien la première fois
20:24que Force Ouvrière
20:25est plutôt optimiste
20:26sur un accord
20:27avec les partenaires sociaux.
20:29et à chaque fois
20:31que vous m'invitez,
20:32je dis toujours
20:33la même chose,
20:34je suis toujours optimiste.
20:35Et regardez
20:36quand Michel Barnier
20:37nous met autour de la table
20:38sur l'emploi des seniors
20:39et la convention
20:40d'assurance chômage.
20:41Il nous demande
20:41une négociation flash.
20:43Eh bien,
20:44un mois et demi plus tard,
20:45on a un accord
20:46sur l'emploi des seniors,
20:48on a un accord
20:49sur le dialogue social
20:49et on a une convention
20:51d'assurance chômage.
20:51Le problème de l'État,
20:53c'est que la transposition
20:55de la convention
20:56d'assurance chômage
20:57de 2024
20:58sur les primo-entrants
20:59qui venaient
21:00contrer les contrats courts,
21:02les derniers décrets
21:03viennent de paraître
21:04seulement aujourd'hui.
21:06Donc, il faut raison garder.
21:10Vous avez vu juste
21:11le rapport du corps
21:14sur la question des retraites.
21:17Est-ce que vous avez évolué
21:18un peu du côté
21:19de Force Ouvrière
21:19sur la question des retraites
21:21en disant
21:21qu'il faut qu'on retrouve
21:22une nouvelle réforme
21:23parce qu'il y en aura une
21:24dans le cadre
21:25de l'élection présidentielle ?
21:27Peut-être,
21:28ça dépend de quelle majorité
21:30sortira des urnes,
21:31évidemment,
21:31auquel non va sortir des urnes.
21:33Mais est-ce que vous êtes d'accord
21:34qu'il faudra quand même
21:38remettre sur la table
21:39cette question ?
21:40Alors,
21:41je suis d'accord
21:42qu'on discute
21:43de notre système
21:44de retraite par répartition,
21:46pas dans la loi,
21:47pas dans le concours
21:48l'épine des mauvaises idées
21:50qui dit allongement
21:50de la durée de cotisation
21:51ou recul
21:53de l'âge de départ.
21:54Dans le cadre
21:54de notre agenda social
21:56autonome,
21:56on est même tous d'accord
21:58pour dire qu'il faut
21:59que nous reprenions
22:00la gouvernance
22:01de notre système
22:01de retraite par répartition.
22:02Donc juste sur la gouvernance.
22:04Mais par exemple,
22:04un système de retraite,
22:05parce qu'on voit bien
22:06qu'on n'a plus les moyens
22:06de financer ça,
22:07est-ce qu'un système
22:08à la carte ?
22:09Il faut regarder les chiffres.
22:11À la carte,
22:12ça serait possible ?
22:13C'est acceptable éventuellement
22:15pour Force Ouvrière ou pas ?
22:16Non, ce n'est pas possible,
22:17un système à la carte.
22:18Notre système de retraite
22:20par répartition,
22:21c'est la solidarité.
22:22Aujourd'hui,
22:23que vous ayez une carrière
22:25hachée ou pas hachée,
22:26il y a notre système
22:27de retraite
22:27qui vous permet à la fin
22:28de pouvoir toucher
22:30une retraite
22:30et une retraite minimale.
22:31Et le système
22:32de retraite par répartition,
22:34dès le début,
22:35quand il a été mis en place,
22:37après le Conseil national
22:38de la résistance,
22:40eh bien,
22:41certains ont critiqué
22:42en disant
22:42que ça allait peser trop
22:43sur le travail
22:44et sur le reste.
22:44Eh bien,
22:4580 ans plus tard,
22:47notre système de retraite
22:48par répartition.
22:49Et quand on parle
22:49de la gouvernance...
22:51Non mais c'était
22:51un moment extraordinaire,
22:53le Conseil national
22:54de la résistance,
22:55ce qu'il y a,
22:55c'est que,
22:55comme vous dites,
22:5680 ans plus tard,
22:57il y a quand même
22:57certaines choses
22:58qu'il faut peut-être
22:58faire évoluer.
23:00On est d'accord ?
23:01On discutera de tout ça
23:03dans le cadre
23:03de notre agenda
23:04social autonome.
23:05Et quand on parle
23:05de gouvernance,
23:08c'est odié,
23:09c'est aussi parler
23:10de gestion.
23:11Quand on parle
23:12de notre système
23:13de retraite complémentaire,
23:15la GIRC et l'ARCO,
23:16où on a,
23:17je crois,
23:1880 milliards
23:20placés.
23:21Mais,
23:22pour le coup,
23:23c'est nous qui gérons
23:24et c'est nous
23:25qui parlons
23:27de l'âge,
23:28de la durée
23:29de cotisation
23:30et comment est-ce
23:31qu'on garde
23:31notre système
23:32de retraite
23:32par répartition ?
23:33Si on le sauvegarde
23:36en disant
23:37sur la durée
23:38de cotisation,
23:39il faut peut-être
23:39la moduler,
23:40il faut peut-être
23:40l'augmenter
23:41sur l'âge de départ
23:41à la retraite,
23:42il faut peut-être
23:43permettre à certains
23:44de partir plus tard,
23:45sachant que pour d'autres
23:46qui ont les carrières longues,
23:48il faut qu'ils puissent
23:48partir plus tôt.
23:50Parce que tout ça,
23:50c'est des mots
23:51qui sont toujours
23:51des chiffons rouges
23:52pour vous ?
23:53Ou quelque part,
23:54vous vous dites bien
23:54que le monde a évolué
23:55et que donc,
23:55il faut prendre en compte
23:57les aspirations
23:59des uns et des autres ?
24:00Le monde a peut-être
24:01évolué,
24:01mais aujourd'hui,
24:02plus de 50%,
24:0351,3% exactement
24:05des gens qui liquident
24:06leur retraite aujourd'hui
24:07ne sont plus en emploi.
24:09Ils sont à l'assurance chômage,
24:11à l'assurance maladie
24:13et pour une partie
24:14d'entre eux au RSA.
24:15Pourquoi ?
24:16Parce qu'ils ont perdu
24:16leur emploi
24:18vers 57, 58, 59
24:20ou 60 ans.
24:21Vous avez raison,
24:21tout à fait.
24:22Donc là,
24:22le souci,
24:23c'est pas qu'on ne travaille
24:24pas assez,
24:25c'est que nous ne sommes
24:25pas assez nombreux
24:26à travailler.
24:27Le nombre des seniors
24:30des 55, 64 ans,
24:31même s'ils s'améliore,
24:32c'est toujours pas le plus...
24:35On n'est même pas
24:35à la moyenne de l'OCDE
24:36et pour les 15,
24:38les 16, 25 ans,
24:40c'est la moyenne
24:41de l'OCDE,
24:41on est 22% en dessous.
24:43Comment est-ce qu'on arrive
24:44à donner de l'attractivité
24:46au travail
24:46et comment est-ce
24:46qu'on ramène ces jeunes ?
24:48On a 1,4 million
24:51ni en emploi,
24:53ni au travail,
24:54ni en formation.
24:55Comment est-ce qu'on les ramène ?
24:56C'est surtout
24:57une grande majorité
24:58des jeunes
24:59qui sont en contrat court.
25:02Ceux-là,
25:02ils ne sont même pas
25:03en contrat court,
25:04ceux-là,
25:04personne ne les connaît.
25:05Il y en a 80 000 parents
25:07qui sortent
25:08du système
25:08de l'éducation nationale
25:09qui ne vont pas forcément
25:10chercher
25:11ni des aides publiques
25:12ni autre chose.
25:13Alors,
25:13deux questions encore
25:15là-dessus,
25:15justement.
25:16Il y avait une grève
25:16des enseignants aujourd'hui,
25:17est-ce que vous savez
25:18à peu près à quelle hauteur
25:19elle a été suivie
25:20ce soir ?
25:21Alors,
25:21on n'a pas encore
25:22tout à fait les chiffres,
25:23mais c'était une grève
25:24des enseignants
25:25contre les fermetures
25:26de classes.
25:26Absolument.
25:27Et contre la suppression
25:29des 4 000 postes,
25:30puisqu'il y avait eu
25:31presque un accord
25:32pour dire que
25:33ces postes
25:34ne seraient pas supprimés
25:35et pour le coup,
25:36ça revient au milieu
25:37de la table.
25:38grève des enseignants
25:39aujourd'hui ?
25:40Alors,
25:40avec quand même
25:41un argument derrière,
25:41il faut aller jusqu'au bout
25:42du raisonnement,
25:43Frédéric Souillot,
25:44c'est de dire
25:45qu'il y aura 100 000
25:46enfants en moins,
25:47donc il y a un effet
25:48démographique qui fait
25:49qu'on aura moins besoin
25:50de classes.
25:52Alors,
25:54ça...
25:54Par contre,
25:55il faut certainement
25:55trouver une question.
25:56La rémunération,
25:57elle est quand même
25:59essentielle.
25:59Ça,
25:59c'est sur le papier.
26:00Il y aura 100 000
26:01enfants en moins.
26:03Je crois qu'il y a
26:04un président de la République
26:05qui avait dit
26:06qu'il fallait
26:07faire un réarmement
26:09démographique.
26:10En attendant
26:11que tout le monde
26:12s'y mette
26:13et qu'il y a un réarmement,
26:14il reste quand même
26:15quelques années.
26:16les 100 000 enfants
26:17de moins,
26:18vous ne les avez pas
26:18tout de suite.
26:19C'est comme
26:19quand on nous parle
26:20de notre système
26:21de retraite en 2030.
26:24C'est 2030.
26:25D'ici là,
26:26on doit trouver
26:27des solutions,
26:28notamment pour les 16-25 ans
26:30qui ne sont pas en emploi.
26:3422% en dessous
26:35de la moyenne
26:36de l'OCDE.
26:37On est encore une fois
26:38les mauvais élèves
26:39de la classe.
26:39très mauvais élèves
26:40de la classe.
26:41Donc là,
26:41vous ne savez pas
26:42si elle était très suivie
26:42la grève ou pas ?
26:43Oui.
26:44Oui.
26:45Elle était bien suivie.
26:46Si j'avais les chiffres,
26:47je vous les donnerais.
26:48Oui,
26:48mais vous n'avez pas encore
26:49ce soir.
26:50Alors juste un point,
26:50parce que vous avez,
26:53il y a un arrêt préfectoral
26:55à autoriser les commerces
26:57de Moselle
26:59à ouvrir le Vendredi Saint
27:01alors que c'est un jour férié
27:03historiquement.
27:05Et donc,
27:06ça a provoqué,
27:06évidemment,
27:07la désappropriation
27:08de l'évêque de Metz,
27:09mais pas que.
27:10Aussi,
27:11des syndicats
27:12et notamment
27:12de forces ouvrières
27:13en disant,
27:14ben voilà,
27:14le Vendredi Saint,
27:15ça doit être fermé
27:17parce que c'est une
27:19c'est une habitude
27:21depuis,
27:21je ne sais plus
27:22depuis combien de temps
27:23en fait,
27:24depuis 36 ans.
27:25Voilà,
27:25c'est bien ça.
27:27C'est étonnant
27:28de voir à la fois
27:30l'archevêque de Metz
27:31et forces ouvrières
27:33soutenir une décision
27:34pour rester fermée
27:35le Vendredi Saint.
27:36Je suis plutôt content
27:38que l'évêque
27:40ou l'archevêque
27:41d'ailleurs,
27:41je crois,
27:43de Metz
27:44Monseigneur Philippe Ballot
27:45se rapproche
27:46de mon union départementale
27:48mais c'est
27:50ce Vendredi Saint,
27:51c'est comme
27:52quand on nous parle
27:52du travail le 1er mai.
27:54Quand les jours
27:55sont fériés,
27:56chômés,
27:58eh bien,
27:58ils doivent rester
27:58fériés,
27:59chômés
27:59et l'ouverture
28:01des magasins,
28:02eh bien,
28:02quand on commence
28:02à mettre un coin
28:03dans la porte,
28:04après-demain,
28:05on l'ouvrira complètement
28:06et ça,
28:07ce n'est pas bien.
28:07D'accord,
28:08donc voilà,
28:09même combat,
28:09l'évêque Philippe Ballot
28:11avec force ouvrière
28:12avec Frédéric Souillot.
28:14Tiens,
28:14si un jour,
28:15juste en conclusion,
28:16ça fera le lien ensuite,
28:16si jamais on vous
28:19pourrez accepter
28:19que les salariés
28:20soient payés en bitcoin
28:21ou en crypto-monnaie ?
28:23Ben non,
28:23je ne sais pas ce que c'est
28:24d'abord la crypto-monnaie
28:25ni le reste.
28:26Et comment est-ce
28:27qu'on finance
28:27notre protection sociale
28:28collective,
28:29notre salaire différé,
28:30en bitcoin
28:31ou en crypto-monnaie ?
28:32Et puis,
28:33je vois que ça défraye
28:35souvent la chronique
28:36sur ces sujets-là.
28:37Je ne sais pas ce que c'est,
28:38moi.
28:38L'argent que je ne sens pas,
28:41je ne sais pas ce que c'est.
28:42Merci beaucoup Frédéric Souillot
28:43d'avoir été avec nous,
28:44secrétaire général
28:45de Force Ouvrière
28:46et qui a toutes les chances
28:47de le rester
28:47avec votre congrès
28:49le 20 avril.
28:50Dans un instant,
28:51justement,
28:51c'est Olivier Vignard
28:52et les délégués généraux
28:54de Paris Europlace.
28:55On parlera du défi
28:57de la tokenisation
28:58de la place de Paris.
29:00Vast en jeu.
29:01A tout de suite.
29:03BFM Business et la Tribune
29:04présente
29:07le 18-19
29:09d'Edwige Chevrillon.
29:12Vous êtes bien
29:13dans le 18-19.
29:14Mon invité,
29:15c'est Olivier Vignard
29:16et les délégués généraux
29:17de Paris Europlace.
29:19Bonsoir, Olivier Vignard.
29:20Merci beaucoup
29:20d'être avec nous.
29:22Bonsoir, Edwige Chevrillon.
29:23On va parler
29:24d'un sujet intéressant,
29:27j'ai envie de dire
29:27très complexe.
29:28C'est le défi
29:29de la tokenisation
29:30pour la place de Paris.
29:32En fait,
29:32il y a un rapport
29:33qui a été remis ce matin
29:35avec Paris Europlace,
29:37dont le président
29:37est Augustin Dromanet,
29:39avec aussi l'AMF.
29:41Et c'était histoire
29:43de mettre
29:43un grand coup de pression
29:44sur les acteurs financiers
29:45de la place de Paris.
29:47Les banquiers,
29:48les assureurs,
29:49les azins,
29:50tout ce que vous voulez.
29:50En fait,
29:51pour que la place de Paris
29:53se tokenise,
29:54parce que pour l'instant,
29:55on voit bien
29:55que les Américains,
29:56ils sont bien plus en avance
29:59que nous.
29:59Alors,
30:00Olivier Vignard,
30:01d'abord,
30:01il faut nous expliquer
30:02qu'est-ce que vous attendez
30:03avec cette tokenisation.
30:06Alors,
30:07ce rapport
30:07qui est disponible
30:08sur notre site Internet,
30:09il résulte d'échanges
30:11que Robert Roffel
30:11a conduits
30:12pour le compte
30:12de Paris Europlace.
30:13De quoi s'agit-il ?
30:14En fait,
30:15la tokenisation,
30:15c'est à peu près équivalent
30:16à ce qu'a pu représenter
30:18Internet
30:18lorsque nous étions encore
30:19à l'ère du Minitel.
30:22Le défi,
30:23c'est mieux financer
30:24l'économie,
30:25mieux financer
30:25les entreprises,
30:26mieux financer
30:26les ménages
30:27avec des transactions
30:29qui seraient
30:29beaucoup plus rapides,
30:31qui seraient transparentes,
30:32qui seraient inviolables
30:33et qui utiliseraient
30:35une puissance d'ordinateur
30:36sans comparaison.
30:38Et donc,
30:38l'objectif que nous avons
30:39à Paris Europlace,
30:40c'est de maintenir
30:41à l'activité
30:42la compétitivité
30:43de la place de Paris.
30:44Nous avons énormément
30:45d'acteurs français et étrangers.
30:46Il faut que tous
30:47collectivement
30:48prennent ce virage
30:49technologique
30:50qui est essentiel
30:51parce que,
30:51comme vous l'avez dit,
30:52la compétition internationale
30:53est extrêmement forte.
30:54Et donc,
30:55nous faisons
30:55un certain nombre
30:56de recommandations.
30:58Mais juste,
30:59la tokenisation,
31:00ce n'est pas payé en bitcoin,
31:02ça va beaucoup plus loin en fait.
31:03Ah non, non, non.
31:04Ça n'a rien à voir
31:05avec le bitcoin.
31:05Exactement.
31:06La tokenisation,
31:07c'est inscrire
31:08sur une blockchain.
31:09La blockchain,
31:10on appelle ça
31:12technologie
31:12des registres distribués.
31:14Donc,
31:14ce sont des ordinateurs
31:16extrêmement puissants
31:17qui permettent
31:18d'avoir
31:19une instantanéité
31:20de toutes les transactions.
31:22Donc,
31:22là,
31:23ce que vous évoquiez,
31:24ce sont les cryptoactifs
31:25qui sont
31:26un mode de règlement.
31:28Mais tokeniser,
31:29c'est en fait
31:30numériser.
31:30C'est-à-dire
31:31numériser
31:32des actions,
31:33des obligations,
31:35des fonds monétaires,
31:36peut-être un jour
31:37des actifs immobiliers
31:38à Paris
31:38et des œuvres d'art.
31:39C'est déjà le cas
31:40dans certaines régions.
31:42Et ensuite,
31:43un autre sujet,
31:44une fois que vous avez tokenisé,
31:45c'est assurer le règlement
31:46de la transaction.
31:47Et c'est là
31:47où se pose la question
31:48des outils de règlement.
31:50Et ce que nous souhaitons,
31:51c'est que la monnaie numérique
31:53de Banque centrale
31:53que l'eurosystème
31:54doit mettre en place,
31:55notamment la monnaie numérique
31:56de gros,
31:58soit la plus rapidement
31:58mise en place.
31:59Ça,
32:00ce sont des projets
32:00qui doivent déboucher
32:01à l'automne.
32:02Mais il n'y a pas
32:03un problème de contrepartie,
32:04de report-livraison ?
32:05Il y a quand même
32:06beaucoup de...
32:07Derrière,
32:07il y a beaucoup d'enjeux.
32:08Je disais,
32:09beaucoup de défis.
32:11Alors,
32:11des défis,
32:11certes.
32:12Vous savez que l'Europe
32:13a pris de l'avance.
32:14L'Europe a,
32:15depuis 2022,
32:16introduit un certain nombre
32:17de règles,
32:18alors qu'elles sont
32:18un peu techniques.
32:19Ça s'appelle
32:20le régime pilote.
32:21En 2023,
32:21on a eu un autre règlement
32:23qui s'appelle MICA.
32:24Ce que nous souhaitons,
32:25c'est que ces règles évoluent.
32:26Et d'ailleurs,
32:26la Commission européenne
32:27souhaite les faire évoluer.
32:28Il est important
32:29qu'on ait le bon équilibre
32:30entre la stabilité financière,
32:32la bonne gestion des risques
32:33et la compétitivité
32:34des acteurs.
32:35Parce que si les acteurs
32:36français et même
32:37plus largement européens
32:38ne sont pas à la page
32:40de cette tokenisation,
32:42l'avance que prennent
32:43d'autres pays,
32:44vous avez cité
32:44les États-Unis sans État,
32:46effectivement,
32:46pourraient nous devancer.
32:48Et donc,
32:48ce que nous appelons,
32:49c'est une mobilisation collective.
32:50C'est que toutes les opportunités
32:52de cette tokenisation
32:53soient correctement appréhendées
32:55par les États-majors
32:56des établissements,
32:57les banques,
32:58les assureurs.
32:59– Juste un point,
33:00Olivier Vignard,
33:00pourquoi les BNP,
33:02on a quand même
33:02les plus grosses banques,
33:04non pas au monde,
33:04mais enfin,
33:05on a quand même
33:05les très très grosses banques européennes,
33:07pourquoi ils ont pris du retard ?
33:09Pourquoi cette réticence ?
33:10– Ils n'ont pas pris du retard.
33:10– C'est ce que vous dites
33:12dans votre rapport.
33:13– Ah non,
33:14non,
33:14alors,
33:14ils n'ont pas pris du retard.
33:16En fait,
33:16ce que l'on dit
33:17dans ce rapport,
33:18c'est que les stable coins existent.
33:20Ils existent
33:21depuis plusieurs années
33:22en France.
33:22Vous avez plusieurs établissements
33:23financiers,
33:24bancaires,
33:25qui ont émis
33:25des stable coins.
33:27Ce qui change
33:28par rapport aux États-Unis,
33:29c'est que les États-Unis
33:30ont la capacité
33:31de modifier les règles
33:32beaucoup plus rapidement
33:33que ça n'est le cas
33:34dans l'Union européenne.
33:35Aux États-Unis,
33:36le président américain,
33:37il peut promouvoir
33:38des executive orders.
33:40Les régulateurs
33:41font des non-action letters.
33:43Ça n'est pas le cas
33:44en Europe.
33:45En Europe,
33:45il faut parfois
33:46plusieurs années
33:46pour que des textes
33:47soient entrés en vigueur.
33:49Ce que nous souhaitons,
33:50c'est qu'on ait
33:50la même rapidité
33:51en Europe
33:52et la même conscience
33:53des opportunités
33:54de cette tokenisation
33:55que dans d'autres pays.
33:57Les États-Unis,
33:58certes,
33:58mais aussi le Royaume-Uni.
33:59C'est pourquoi il faut
34:00associer tout l'écosystème
34:02et c'est vraiment
34:03le propre
34:03de Paris Aeroplace.
34:05Oui,
34:06j'ai quand même
34:06deux questions après,
34:07il faut que je vous laisse
34:09Olivier Vignard.
34:10Mais qu'est-ce que ça change
34:11pour les entreprises
34:11qui nous écoutent
34:12et qu'est-ce que ça change
34:13pour les particuliers
34:13qui vous écoutent aussi ?
34:16Alors,
34:16les entreprises
34:17peuvent utiliser,
34:18placer leur trésorerie
34:19en stable coin
34:20et elles peuvent utiliser
34:21la tokenisation
34:22pour aller beaucoup plus vite
34:23en termes d'obtention
34:24des prêts,
34:25en termes de financement
34:26auprès des établissements.
34:27Et pour les particuliers,
34:28vous savez,
34:29notamment les jeunes investisseurs
34:30ont un énorme appétit
34:31pour ces crypto-actifs,
34:33pour la tokenisation,
34:34plus pour cette finance moderne.
34:36Donc,
34:37c'est cette éducation financière
34:38de tous les acteurs économiques
34:40que nous souhaitons promouvoir
34:41à Paris Aeroplace.
34:42D'accord,
34:43donc c'est après
34:43quelque chose
34:44à votre amie.
34:45Et les autres places européennes,
34:47elles sont comment
34:48par rapport à Paris Aeroplace
34:50en dessous de dernière question ?
34:52Elles échangent avec nous.
34:53Il est important
34:54que l'Europe modifie
34:55au plus tôt
34:55son cadre réglementaire
34:56pour le règle adapté
34:57à la technologie.
34:58Donc,
34:59c'est un travail,
34:59c'est un combat collectif
35:00que nous menons
35:01avec les entreprises,
35:02les institutions financières
35:03et les autorités françaises
35:04et européennes.
35:05Donc,
35:05nous sommes bien armés,
35:06mais il faut que
35:07cette prise de conscience
35:09soit la plus efficace possible
35:10et la plus rapide.
35:11Merci beaucoup,
35:12Olivier Vignac.
35:13Je rappelle que vous êtes déléguée générale
35:15de Paris Aeroplace
35:15et puis ce rapport
35:16sur la tokenisation
35:18de la place de Paris
35:19est disponible
35:19sur votre site.
35:21Merci beaucoup.
35:22Tout de suite,
35:23il a mis son plus beau costume,
35:24il était déjà avec nous.
35:26Jean-Michel Karam,
35:27le président fondateur
35:28de Yeva Group
35:29est notre invité.
35:31Il va fêter
35:31ou presque
35:32son introduction
35:33aux bourses
35:34aujourd'hui.
35:37Le 18-19
35:38d'Edwige Chevrillon
35:39sur BFM Business.
35:43Bonsoir Jean-Michel Karam.
35:44Bonsoir Edwige,
35:45merci de m'accueillir.
35:46Merci d'être là.
35:47Je disais,
35:48vous avez mis
35:48votre plus beau costume
35:50pour fêter
35:51votre introduction
35:53en bourse
35:53aujourd'hui
35:54sur le Euronext
35:56Grosse de Paris,
35:57évidemment.
35:58Vous êtes fondateur
35:59et président
35:59de Yeva Group.
36:01Je disais,
36:01c'est la beauté spécialisée
36:03qui rentre
36:04à la Bourse de Paris.
36:05C'est pris quand même
36:06un petit coup de tabac,
36:07non ?
36:07Parce que j'étais
36:08moins 20% à l'ouverture,
36:10moins 9% seulement
36:11en clôture.
36:12Oui,
36:12et puis il faut savoir
36:13une chose.
36:13Un petit coup de bistouri
36:14pour le doper,
36:15c'est ça ?
36:16Non,
36:16pas du tout.
36:17En plus,
36:18on ne peut même pas intervenir.
36:19Le contrat de liquidité,
36:20il n'est même pas mis en place
36:21encore.
36:22Et moi,
36:22je n'ai pas le droit
36:23d'intervenir sur le cours
36:24jusqu'à la publication
36:25des chiffres à venir.
36:27Donc,
36:28aujourd'hui,
36:28en fait,
36:29nous,
36:29on a coté un groupe
36:31en plein milieu
36:32d'une crise mondiale
36:34de guerre.
36:35Vous savez que la Bourse
36:35n'aime pas les guerres.
36:37Moi,
36:37en plein milieu de Rocho,
36:38j'ai eu cette guerre.
36:40On va y revenir,
36:40évidemment.
36:41Et du coup,
36:43on est très,
36:43très,
36:44très heureux aujourd'hui.
36:45Moi,
36:46particulièrement
36:46pour une deuxième IPO
36:47dans une seule vie,
36:49ce qui est remarquable,
36:50une chance inouïe.
36:51c'était elle ?
36:52Même ce cas,
36:52il y a 25 ans.
36:54Ce n'est pas un but en soi.
36:56Vous avez 31 ans.
36:57Ah oui,
36:57d'accord,
36:58vous cachez bien
36:58votre âge.
36:59Oui,
37:00d'accord.
37:00Et aujourd'hui,
37:01en fait,
37:02on est très,
37:02très fiers.
37:03L'équipe qui a travaillé
37:04sur l'IPO
37:05est extraordinaire.
37:06Et je veux dire une chose,
37:08c'est que si cet IPO
37:09a eu lieu
37:09dans cet environnement,
37:11c'est parce que
37:12la boîte est parfaite
37:13et l'équipe était parfaite.
37:14Et on a été suivi
37:15par beaucoup de monde,
37:17dont BPI France,
37:18qui a été le cornerstone,
37:19et dont les particuliers
37:22qui ont représenté
37:2430 %
37:25de l'envolume.
37:25Oui,
37:25mais les particuliers,
37:26ils sont pris quand même
37:27un petit coup de tabac
37:28parce que c'était un jour.
37:32Il faut savoir
37:33la bourse.
37:34C'est souvent un peu
37:35le problème
37:36des introductions
37:36sur le...
37:38C'est pour ça
37:40que je vous pose la question.
37:41Ça vous dépasse presque un peu.
37:42Il faut mettre les choses
37:43à leur place.
37:44Ça veut dire que
37:45combien de volumes
37:46il y a eu aujourd'hui ?
37:488000 titres,
37:499000 titres ?
37:49Oui,
37:50c'est rien.
37:51Les volumes sont rien.
37:52Pourquoi ?
37:53Parce qu'aujourd'hui,
37:53on est à 100 %.
37:54Tous les historiques,
37:56ils n'ont pas le droit,
37:57ils sont loqués.
37:58ils ne peuvent pas vendre.
37:59La BPI ne vend pas.
38:01La majorité
38:02des institutionnels
38:03ne vendent pas.
38:04Donc,
38:04il y a quelques personnes
38:05qui ont lâché le matin.
38:08Bon,
38:09ça a repris son cours.
38:10Qu'est-ce qu'il y a eu
38:10entre hier et aujourd'hui ?
38:12La société n'a rien publié.
38:13Ses fondamentaux sont les mêmes.
38:15Leur promesse est la même,
38:16etc.
38:17Il faut que l'action vive.
38:19On va rentrer,
38:19on rentre en bourse.
38:21Donc,
38:21on a développé la liquidité.
38:23On a à mettre en place
38:24tous nos outils.
38:25Les choses vont bien aller.
38:26d'ici quelques temps.
38:28La question qu'on peut se poser...
38:29Rira bien,
38:29qui rira le dernier.
38:30D'accord.
38:31OK,
38:31comme ça,
38:32c'est dit.
38:32C'est la 15e cotation
38:34sur Nex
38:34depuis le début de l'année.
38:36Donc,
38:37c'est quand même bien.
38:38Ça revient.
38:39Comme vous dites,
38:39c'est un peu
38:40la situation
38:41très particulière
38:42avec cette guerre
38:43au Moyen-Orient.
38:44Pourquoi est-ce que
38:45vous n'avez pas attendu
38:46que cette guerre
38:47se termine,
38:48si elle se termine un jour ?
38:49En fait,
38:50je n'ai pas été en bourse
38:51pour lever de l'argent.
38:53Il faut voir l'enveloppe
38:53qu'on a voulu mettre.
38:56Quand j'ai levé,
38:57pour Memscap,
38:59j'ai levé 101 millions d'euros.
39:00Aujourd'hui,
39:01ici,
39:01on avait 7,3 millions.
39:02Donc,
39:02l'objectif,
39:03ce n'était pas
39:03de lever de l'argent.
39:04L'objectif,
39:05c'est de mettre le groupe
39:06sur une place boursière
39:08afin d'accélérer
39:09sur un point
39:10qui est les acquisitions
39:11en ayant une monnaie d'échange,
39:13en ayant une boîte
39:14qui est installée
39:14dans le paysage.
39:15Nous avons fait
39:16quatre acquisitions
39:17sur cinq ans
39:18et là,
39:19nous souhaitons accélérer.
39:20Alors,
39:20je disais,
39:22Yéva,
39:22c'est la beauté personnalisée.
39:26Ça,
39:26c'est votre slogan,
39:27donc je le dis.
39:29Ça consiste en quoi ?
39:30Dites-nous à peu près
39:31il y a l'atelier du fonds.
39:32Qu'est-ce qu'il y a de la beauté ?
39:34En fait,
39:34Yéva Group,
39:35c'est en effet
39:36le numéro un
39:37de la beauté personnalisée.
39:38Mais ça veut dire quoi ?
39:38C'est un écosystème
39:39de marques,
39:40de services
39:41et d'expériences
39:42de beauté personnalisée
39:44activées par l'IA,
39:45la tech et la data
39:46et le tout
39:46portés par le storytelling,
39:48le contenu
39:48et les communautés.
39:50Les gens nous connaissent
39:51à travers quoi ?
39:52Ils nous connaissent
39:53à travers l'atelier du sourcil
39:54qui est le numéro un
39:54de la beauté du regard,
39:55130 boutiques en France,
39:57une marque de make-up.
39:58Ils nous connaissent
39:59à travers My Little Paris
40:00qui est un média
40:02expérientiel très puissant
40:03qui continue
40:04avec des box
40:05très connus,
40:06emblématiques.
40:07Ils nous connaissent
40:07avec Yoma
40:08qui est la marque pionnière
40:09de la beauté personnalisée.
40:11Ça veut dire quoi ?
40:11Ça veut dire
40:12qu'on a des appareils,
40:13on a de la techno
40:13où on mesure
40:15tous les caractéristiques
40:16de la peau
40:17et c'est la techno
40:18et l'IA
40:19qui va recommander
40:20votre traitement personnalisé
40:21qui peut aller
40:22jusqu'à le flacon
40:25votre propre formule
40:27parmi des milliards
40:28de formules.
40:29Donc,
40:30c'est vraiment
40:30un saut
40:31dans l'avenir
40:33pour ce que se fait
40:34aujourd'hui
40:35dans la beauté.
40:36Et d'ailleurs,
40:37je vais insister
40:38sur un point,
40:39c'est que
40:39l'IPO a réussi
40:41parce qu'on a été suivi
40:42par beaucoup
40:42de particuliers.
40:432 500 particuliers
40:44ont pris 30%
40:46de l'enveloppe.
40:48D'ailleurs,
40:48Elon Musk
40:48qui lance SpaceX
40:50hier a dit
40:51qu'il va encore lui
40:53réserver 30%
40:54pour le retail.
40:56Moi,
40:56j'étais avec Euronext
40:56aujourd'hui
40:57qui me disait
40:58qu'ils sont en train
40:59de mettre en place
41:00une structure
41:01pour que les retails,
41:03pour que les particuliers
41:04puissent faire
41:05accéder à la bourse
41:06d'une manière
41:06plus facile.
41:07Et ici,
41:09nous,
41:10dans un mois,
41:11nous lançons
41:11le cercle
41:13des actionnaires
41:15particuliers
41:15du EVA Group.
41:16Ça s'appelle
41:16le cercle du EVA
41:17avec plein de trucs
41:18pour les particuliers
41:20et vous allez voir,
41:21tout va rentrer
41:22dans l'ordre.
41:23C'est ce que fait aussi
41:24votre autre associé
41:25de qui veut être
41:26votre associé,
41:27je vais finir
41:27par demander
41:27des royalties
41:28à M6,
41:32Jonathan Anguilla.
41:33Non,
41:33je ne fais pas de club.
41:34Il fait un club
41:34aussi un club d'investisseurs,
41:36c'est ce que vous venez
41:36de nous expliquer.
41:37Moi,
41:37je ne fais pas de club.
41:39D'ailleurs,
41:40mon action
41:40dans qui veut être
41:41mon associé
41:42est très simple.
41:43C'est une action
41:45pour moi
41:46pour aller aider
41:47les autres entrepreneurs.
41:48Vraiment,
41:49j'ai 56 ans,
41:50j'ai fait une première IPO,
41:51j'ai fait une deuxième IPO,
41:53tout va bien,
41:54je n'ai pas besoin
41:54de monter des clubs
41:55et des choses.
41:55Moi,
41:56quand j'interviens
41:57dans qui veut être mon associé,
41:57c'est vraiment
41:58pour aider d'autres entrepreneurs
42:00et de les voir réussir.
42:01parce que c'est vous
42:02qui parliez à l'instant
42:03de faire une sorte
42:03de club ou de cercle.
42:05Ce que je veux faire,
42:06c'est quoi ?
42:07C'est une action commune
42:08qu'on est en train de faire
42:09avec beaucoup de monde
42:10sur la place parisienne
42:11pour que le retail
42:14continue à s'investir en France.
42:16Je vais vous donner
42:16des éléments très tangibles.
42:18Quand j'ai coté
42:18Memscap en bourse,
42:20on avait 193 investisseurs.
42:23J'ai rencontré
42:23pendant mon Rothschild
42:25193 investisseurs.
42:26Donc la profondeur
42:27était telle
42:28que je pouvais lever
42:29beaucoup d'argent, etc.
42:31Aujourd'hui,
42:31pendant mon Rothschild,
42:32j'ai rencontré 15 investisseurs.
42:34Vous vous rendez compte
42:35de la consolidation
42:36de ces fonds,
42:37le nombre de fonds
42:38qui a été réduit ?
42:39Alors consolidation
42:39ou attrition.
42:40Ou attrition,
42:41évidemment.
42:43Le verre à moitié plein,
42:44le verre à moitié vide.
42:45C'est vrai,
42:46mais on regarde là
42:47aujourd'hui à l'AMF,
42:48les rapports de l'AMF récents.
42:50Même dans le CAC 40,
42:52le retail maintenant
42:52représente 7% du CAC 40.
42:54Donc le retail
42:55commence à s'intéresser
42:57à la bourse
42:57et c'est ce qui sauve
42:59la France.
42:59Les particuliers.
43:00Oui,
43:00et le particulier,
43:01pardon,
43:02pour le retail.
43:02Et la BPI a lancé
43:04un nouveau fonds,
43:06Blue Spring,
43:07qui est pour
43:08les small and mid-cap.
43:09Et le premier investissement
43:10s'est fait dans l'IEVA
43:11en tant que Cornerstone.
43:12Et tout ça
43:13va aider Paris
43:14à se le relever un peu.
43:15Jean-Michel Caram,
43:16ce qui est intéressant,
43:17c'est que lorsqu'on voit
43:17qu'il y a des jeunes,
43:18notamment après ou pendant
43:20le Covid,
43:21qui du coup ont pris goût
43:22tout seuls à la bourse.
43:23Donc c'est intéressant
43:25parce que c'est vrai
43:26que les particuliers
43:27n'étaient pas très très présents,
43:29en tous les cas,
43:30à la bourse de Paris.
43:32Et que là,
43:32c'est en train de bouger
43:33un tout petit peu.
43:33Les dernières statistiques
43:34montrent que les jeunes,
43:35ils commencent à s'y pencher,
43:38à s'y intéresser,
43:38parce qu'on peut gagner de l'argent.
43:40Vous avez gagné de l'argent.
43:41Donc,
43:42vous avez gagné combien,
43:43tiens,
43:43Jean-Michel Caram ?
43:44Vous écrivez un livre
43:45qui s'appelle
43:45La Russie t'es en vous.
43:47Donc,
43:48ça donne quoi
43:49chez Michel Laffont ?
43:50Et ça donne quoi à la fin ?
43:51Vous avez gagné combien, vous ?
43:52Pourquoi ?
43:53Pour mon argent à moi ?
43:54Oui.
43:54Ça intéresse qui ?
43:55Ben moi.
43:57Beaucoup d'argent.
43:57Et à mon avis,
43:58beaucoup ?
43:58D'autres personnes ?
44:00Non,
44:00en fait,
44:01je suis un entrepreneur
44:02qui a démarré sa vie en France
44:05avec zéro.
44:06Ben oui.
44:06Je suis venu du Liban,
44:08je n'avais rien dans ma poche.
44:10Et donc aujourd'hui,
44:11vous avez combien d'euros ?
44:12Ça intéresse-moi quand même.
44:13Enfin,
44:14mon patrimoine est élevé,
44:15mais on ne compte pas son argent
44:17tant qu'on est assis
44:18sur la table de poker.
44:19Donc,
44:20une fois que vous coutez la table,
44:21vous comptez.
44:22Mais quoi,
44:22c'est centaines ?
44:24Deux cents ?
44:25Ça dépend.
44:27En fait,
44:28mon patrimoine,
44:28il bouge tous les jours.
44:30Là,
44:30vous voyez,
44:30j'ai des actions IEVA,
44:31elles sont montées,
44:32elles sont descendues,
44:33ça bouge.
44:34C'est un même cas,
44:34pareil.
44:35Après,
44:35mon patrimoine immobilier,
44:36après tout le reste,
44:37c'est...
44:38Ce qui est bizarre chez vous,
44:39on parlera du Liban
44:40parce que...
44:41Mais l'argent,
44:41ce n'est pas ce qui compte
44:42le plus dans ma vie.
44:43Non,
44:44mais enfin,
44:44c'est important,
44:45surtout si vous avez envie
44:46de faire des choses au Liban.
44:47Surtout,
44:47on voit bien que le Liban,
44:48il aura besoin quand même
44:49de gens comme vous.
44:50Il y a quelques très belles réussites.
44:52Non,
44:52vous avez l'air très dubitatif.
44:54Enfin bon.
44:55Le Liban,
44:56oui.
44:57Non,
44:57vous n'y croyez pas,
44:58le Liban ?
44:58J'ai 56 ans.
45:00J'étais avec mon père
45:01et je lui ai dit,
45:02papa,
45:02j'ai 56 ans,
45:03je n'ai jamais vu le Liban en paix.
45:04Il m'a dit,
45:05papa,
45:05mon fils,
45:06j'ai 91 ans.
45:08Oui.
45:08Donc,
45:09il a vu quoi ?
45:10Le Liban en paix,
45:10trois ans ?
45:12C'est...
45:14C'est la terre des dieux.
45:15C'est dur ce que vous dites.
45:16C'est très dur.
45:17C'est la terre des dieux.
45:19Jésus a marché sur ses terres,
45:21etc.
45:21C'est vraiment très beau.
45:24J'ai le Liban
45:25qui représente
45:26la moitié de mon cœur,
45:27l'autre moitié étant la France.
45:30Mais ce pays est...
45:32C'est hopeless,
45:32comme on dit en français.
45:33C'est hopeless.
45:35J'espère que pas.
45:36J'espère que cette guerre,
45:38vraiment,
45:39c'est la première fois
45:40où j'ai un peu d'espoir,
45:41en fait.
45:41Parce qu'il faut que le Liban
45:43retrouve sa souveraineté
45:44et il faut que cette zone du monde
45:46se calme.
45:48Il y en a marre, quoi.
45:49Depuis que je suis né,
45:50tout le monde se tape
45:51sur tout le monde.
45:52C'est bon.
45:52Donc,
45:53à la fin,
45:54il faut que cette guerre
45:55aboutisse à quelque chose
45:56et qu'elle aboutisse
45:58sur une paix durable.
46:00Jean-Michel Karam,
46:01qu'est-ce qui fait
46:01que vous êtes intéressé
46:02à la beauté ?
46:04Parce que,
46:05si vous voulez,
46:05vous êtes plutôt
46:06un spécialiste,
46:07la preuve,
46:07vous avez été chez Tech & Co,
46:09de la tech,
46:10le deep tech,
46:10en plus.
46:11Enfin,
46:11vous voyez,
46:11on n'est pas dans
46:13les choses
46:16très fortes,
46:17très importantes.
46:18Qu'est-ce qui fait
46:19qu'on passe
46:19de la deep tech
46:20à la beauté ?
46:21Mes premiers pas
46:21étaient hasardeux,
46:23en fait.
46:23Ça veut dire que
46:23j'étais chez un dermatologue
46:25pour un grain de beauté.
46:26Il a pris une loupe,
46:27il a regardé
46:28ma grain de beauté.
46:29Je suis rentré
46:30à chez Memscap,
46:30à l'époque,
46:31et je me suis dit
46:32qu'ils n'ont même pas
46:32de techno.
46:33Donc,
46:33j'ai fait un brevet
46:35sur un appareil
46:35qui s'appelle Skin Station
46:36qui mesure toute la peau.
46:37Mais à la base,
46:39je voulais le vendre
46:40au dermatologue.
46:41Et il y a eu un article
46:42dans la presse
46:43et tous les gens
46:43de la beauté
46:44sont venus me voir
46:45et c'est ce qui a commencé
46:46à me mettre
46:46dans la beauté.
46:47Huit ans après,
46:48j'ai lancé Yoma
46:49que j'ai vendu
46:50à un élèveur
46:51et que j'ai repris
46:51à un élèveur
46:52en 2023.
46:54Et là,
46:55la création d'Yeva,
46:56elle,
46:56elle vise à chercher
46:59à créer
46:59le Netflix de la beauté,
47:00mais on vit de quoi ?
47:01On vit de la beautiful longevity.
47:03Le Netflix de la beauté ?
47:04C'est l'objectif de Yeva.
47:06Ça veut dire
47:06servir les gens
47:08chez eux,
47:09la beauté qu'il faut
47:10personnaliser
47:11au bon moment,
47:12avec la bonne formule,
47:13avec ce qu'il leur faut
47:15réellement
47:15pour une vision
47:16que j'appelle
47:17la beautiful longevity.
47:19Quand j'étais sur M6,
47:20et là,
47:21ils vous doivent
47:21encore des redevances,
47:23quand j'étais chez M6,
47:25j'ai dit aux Français
47:26moi,
47:26je veux mourir beau.
47:28Je n'ai pas peur
47:29de mourir,
47:29mais la vieillesse,
47:30c'est quelque chose
47:31qui me hante.
47:33Et j'essaye de tout faire
47:34avec Yeva Group,
47:35du point de vue R&D,
47:36du point de vue techno,
47:37pour faire qu'on vieillit
47:39sans s'effacer
47:40et qu'on incarne
47:41la beauté jusqu'au bout.
47:44Il y a combien
47:45de boutiques aujourd'hui ?
47:46Parce que c'est
47:46l'atelier du sourcil,
47:48c'est du 130.
47:49Mais c'est les ateliers
47:49du sourcil.
47:50Mais c'est les ateliers
47:51du sourcil.
47:52Donc là,
47:52est-ce qu'on est en train
47:53de le transformer ?
47:54Non,
47:54les ateliers du sourcil,
47:56c'est la beauté du regard
47:58à 100%.
47:59Vous avez des produits
48:00mais pour le regard,
48:01tout est lié au regard
48:03par élèves.
48:04Yoma,
48:04par exemple,
48:05on va la trouver
48:05chez Mariono,
48:06on va la trouver
48:06chez Beauty Success,
48:07on va la trouver
48:08chez Douglas,
48:08on va la trouver
48:09dans les pharmacies.
48:10Donc,
48:10elle s'étale partout.
48:11Mais notre cœur
48:12de business aujourd'hui
48:13qui représente
48:1455% de notre chiffre
48:15d'affaires,
48:15ce sont les abonnements
48:16où des gens
48:17s'abonnent chez nous
48:19pour avoir
48:19leur propre beauté,
48:20que ce soit par
48:22My Eva,
48:23que ce soit par
48:23My Little Box
48:24ou Gambette Box.
48:26L'année dernière,
48:27on a livré
48:271,1 million de box
48:30à nos abonnés.
48:32C'est ce qui représente
48:33aujourd'hui
48:34et représentera
48:35plus de 50%
48:36de notre business.
48:37Les services font 20%,
48:38les produits 20%
48:39et le reste,
48:41c'est médias
48:41et redevances.
48:42Oui.
48:43En même temps,
48:44on pourrait se dire
48:45que vous aurez pu vous servir,
48:46vous appuyer sur YouTube
48:47ou sur Instagram.
48:50On est très très présents
48:52dessus.
48:52Oui, bien sûr,
48:53mais je veux dire
48:53plus que de créer
48:54vous-même
48:55vos propres vidéos,
48:58vos propres storytelling
48:59comme vous dites,
49:00vous auriez pu vous appuyer
49:01directement sur...
49:02Mais on s'y appuie.
49:02En fait,
49:03si je prends aujourd'hui
49:04mes marques,
49:04My Little Palace,
49:06elle a 1,2 million
49:07de followers
49:08sur Insta.
49:10Moi,
49:10sur tous les réseaux,
49:11même moi personnellement
49:12sur tous les réseaux,
49:13j'ai plusieurs centaines
49:13de milliers.
49:15Donc,
49:16ça,
49:16ce sont des supports
49:17pour nous.
49:17mais nous,
49:19ce qu'on veut chercher
49:20à faire,
49:20c'est fédérer une communauté.
49:22Nos newsletters sont lus.
49:24On a 4,5 millions
49:25d'abonnés
49:26sur nos newsletters
49:27avec un taux d'ouverture
49:28qui est de 57%.
49:29Personne ne l'égale
49:30en fait aujourd'hui.
49:31Et ça,
49:32pourquoi ?
49:32Parce que nous,
49:33on comprend très très bien
49:34nos communautés,
49:35on les adresse
49:35d'une manière
49:35très personnalisée.
49:37Ça veut dire que nous,
49:37quand on dit personnalisation,
49:39ce n'est pas seulement
49:39votre traitement
49:40qui est personnalisé,
49:41mais la manière
49:41dont on vous parle
49:42est personnalisé.
49:43Quand je vais lancer
49:44le cercle des actionnaires,
49:45chacun va avoir
49:47son site.
49:49Chacun va avoir
49:49sa fiche d'identité.
49:52Nous,
49:53on personnalise
49:54tout.
49:55Notre manière
49:56de parler aux gens.
49:57Et qui le fait derrière ?
49:58Tout,
49:59mes équipes.
49:59Nous,
49:59on a une équipe
50:00aujourd'hui
50:01d'ingénieurs
50:01et de gens
50:03de la beauté.
50:04Et c'est
50:05la particularité
50:06de ce groupe,
50:06c'est qu'on trouve
50:07énormément de techies
50:09et d'ingénieurs
50:10dedans.
50:10On a des experts
50:12dans l'IA,
50:12on a des experts
50:13dans les technologies
50:14mêmes et des mesures,
50:15on a des experts
50:16dans la data,
50:17la data mining,
50:18on a des experts
50:20dans plein de choses,
50:22en fait,
50:22des logiciels,
50:23des développements
50:23de plein plein
50:24d'ingénieurs
50:25qui font
50:26qu'on est devant
50:28tout le monde
50:28en tech
50:29et c'est ça
50:30notre différence.
50:31C'est intéressant
50:32c'est que lorsqu'on voit
50:32Aviva Tech,
50:33vous avez même,
50:35il y a L'Oréal,
50:36le géant de la beauté
50:37de l'Oréal
50:37qui notamment
50:38se lève rouge à lèvres,
50:39etc.
50:40Effectivement,
50:40c'est personnalisé.
50:41Vous pensez que vous,
50:43c'est l'avenir
50:43de la beauté ?
50:44Oui, moi je pense
50:45que la personnalisation,
50:49ce n'est pas seulement
50:50l'épitome du luxe,
50:51c'est aussi la base
50:52de l'efficacité,
50:53la fondation
50:54pour une meilleure efficacité.
50:55Aujourd'hui,
50:55vous mettez
50:56une crème n'importe laquelle,
50:57c'est mieux que rien,
50:58mais si vous mettez
50:59la crème qui est faite
51:00pour vous,
51:01c'est beaucoup mieux
51:01que tout.
51:02Et c'est ça
51:03qui va vous apporter
51:04de l'efficacité
51:05et évidemment,
51:05L'Oréal,
51:06une éleveur,
51:06tout le monde
51:07a aujourd'hui
51:08une tendance
51:09dans la personnalisation,
51:11mais tout le monde
51:12reconnaît
51:13que c'est moi
51:13qui ai ramené
51:14la personnalisation
51:14à la beauté.
51:15Oui, mais en même temps,
51:16on voit bien,
51:16c'est les datas
51:17de l'intelligence artificielle
51:19qui font que vous pouvez
51:20ensuite donner
51:20vos conseils.
51:21En même temps,
51:22les géants,
51:23j'en parlais à l'instant,
51:24les gens de la cosmétique,
51:25de la beauté,
51:27ils sont...
51:28Géants.
51:30Je vais vous dire
51:31pourquoi ils n'arrivent pas,
51:33mais vous l'avez dit
51:33vous-même.
51:34Vous avez dit
51:34que l'intelligence artificielle
51:36se base sur de la data,
51:37de la data qualifiée.
51:39Or,
51:40qui a
51:41plus de 3000 appareils
51:43de diagnostics
51:43de peau réels
51:44partout au monde,
51:46qui a mesuré
51:47des millions
51:48de diagnostics
51:48de peau
51:49et qui a collecté
51:50et construit
51:51une énorme base
51:52que personne n'a,
51:54qui s'appelle
51:54l'atlas de la peau,
51:55seulement,
51:56il y a un groupe là.
51:57Et c'est cette base-là
51:58qui nous permet
51:59d'être très percutant
52:01en recommandations.
52:02Et puis nous,
52:03on est holistique.
52:04Ça veut dire que
52:04quand L'Oréal
52:05va faire de la tech,
52:06elle va aller acheter
52:07de la tech,
52:08elle va acheter des appareils,
52:09elle va collaborer
52:10avec des gens.
52:11Nous,
52:11on le développe nous-mêmes.
52:12Et vous êtes présent
52:12hors de France ?
52:13On est présent.
52:15la focalisation...
52:16Ça veut dire
52:16est-ce que vous étiez
52:17présent à Dubaï
52:18parce que ça correspond
52:19à Dubaï ou à Bahreïn,
52:20mais là,
52:21ça va être plus difficile.
52:22En fait,
52:22Eva Group,
52:23elle a 5 ans.
52:25On a fait plus de 70%
52:27de croissance annuelle
52:28sur les 5 ans.
52:30On fait 81%
52:31de notre chiffre d'affaires
52:32en France,
52:339% pour le reste de l'Europe,
52:3410% pour l'Asie.
52:36Et l'Asie,
52:36c'est le Japon
52:37et la Chine.
52:39Un peu en Corée,
52:40on commence.
52:41L'Amérique,
52:41je l'ai gardée exprès,
52:43vierge,
52:43pour la pré-IPO.
52:45Et l'Amérique,
52:46c'est quelque chose
52:46qu'on vise
52:47à partir de 2027,
52:48mais via une acquisition d'abord.
52:50Donc,
52:50nous,
52:51on grandit
52:52par croissance organique
52:53et externe.
52:54et notre arrivée en bourse
52:55est faite
52:56pour accélérer
52:57encore plus
52:58sur la croissance.
52:59Et vous n'étiez pas présent
52:59justement au Moyen-Orient
53:00où il y a quand même...
53:01Yoma est présent
53:03au Moyen-Orient.
53:03Yoma est présent
53:04au Qatar.
53:05Il est présent
53:06à Dubaï.
53:08Donc,
53:09Yoma est présent
53:09dans à peu près
53:1030 pays.
53:11Et bon,
53:12évidemment,
53:13le Moyen-Orient
53:14aujourd'hui...
53:15Oui,
53:16parce qu'il y a quand même
53:16la question
53:16combien ça coûte
53:17justement
53:20un fichier personnalisé
53:21de votre pot,
53:22de votre botte
53:23et ça coûte combien ?
53:24Tout ce qu'on fait
53:26en techno,
53:27tout ce qu'on fait
53:27pour les gens,
53:28il est gratuit.
53:29D'accord.
53:30Pourquoi ?
53:30Parce que nous,
53:31on considère
53:31que la tech,
53:33c'est les « enableurs »
53:33de business
53:34et pas le business.
53:35Et nous,
53:35vous pouvez...
53:36Par exemple,
53:37quand on rentre
53:37chez Mariono,
53:38on dit à Mariono,
53:39voilà les appareils
53:39de diagnostic,
53:40voilà les appareils
53:41de conditionnement.
53:42vous engagez
53:43à faire
53:43des diagnostics
53:44de pot gratuits
53:46à tous les consommateurs
53:48et nous,
53:49on va vous mettre
53:50la techno en place.
53:51Et Mariono
53:52forme ses équipes
53:53sur ces technos-là,
53:55délivre les diagnostics
53:57et si le client
53:58achète des produits,
53:58tant mieux
53:59et s'il n'achète pas,
54:00c'est son problème.
54:01D'accord.
54:02Voilà,
54:02c'est son problème.
54:03C'est votre problème,
54:04c'est mon problème.
54:05Merci beaucoup
54:05en tous les cadavres
54:06avec nous,
54:07Jean-Michel Caram.
54:08La réussite est en vous,
54:09vous l'avez compris.
54:11Merci d'avoir été avec nous,
54:12ça fait un petit rayon
54:13de soleil quand même,
54:14même si ce n'était pas
54:15la journée formidable
54:16aujourd'hui.
54:17Mais visiblement,
54:18ça n'a pas l'air
54:18de vous émouvoir.
54:19Les entrepreneurs
54:20ne sont pas des coureurs
54:22de court distance.
54:24C'est la fin de ce 18-19,
54:27tout de suite,
54:27vous retrouvez Stéphanie Collot.
54:29Bonne soirée,
54:30nous bien sûr,
54:30on se retrouve demain.
54:33Le 18-19
54:35d'Edwish Chevrillon
54:36sur BFM Business.
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