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  • il y a 2 heures
Ce vendredi 13 février, Thierry Gautier, directeur général de GSD Gestion, Julien Marion, journaliste BFM Business, Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, et Antoine Larigaudrie, journaliste BFM Business, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Avec, ils viennent de nous rejoindre, et ils sont en pleine forme.
00:06Thierry Gauthier, directeur général de GSD Gestion.
00:08Bonsoir Thierry.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10On voit qu'il fait encore jour dehors, ce n'était pas le cas il y a un mois,
00:12à 17h42, il faisait nuit noire.
00:13Là on voit qu'il fait jour et vous avez de la lumière dans les yeux.
00:15C'est peut-être la séance du jour aussi, il y a des publications.
00:17C'est vous, c'est le plateau.
00:18C'est trop sympa.
00:19Ah c'est notre reflet alors qu'on voit dans les yeux.
00:21Julien Marion aussi est avec nous, salut Julien.
00:23Bonjour Guillaume et bonjour.
00:23BFM Bourse.com, ravi de vous retrouver l'un et l'autre.
00:26Tout de suite on y va, sur la bonne nouvelle du jour, du soir on y va.
00:28Safran, plus 8% ce soir.
00:31Belle publication, magnifique.
00:33Merci les commandes de Rafale.
00:35Safran est dans le coup, il est dans les Rafales.
00:37Safran, merci l'Aviation Civile.
00:38Comment est-ce que vous regardez cette publication ?
00:40Est-ce qu'il surprend le marché au point de faire progresser le titre de 8% ce soir Thierry
00:44?
00:44Oui, l'Aviation Civile, l'Aviation Militaire, tous les feux sont au vert.
00:48Alors la publication, elle n'est pas si extraordinaire.
00:50Elle est exactement en ligne avec les attentes.
00:52Un peu plus de 31 milliards de chiffre d'affaires sur l'année.
00:55Un peu plus de 5 milliards d'ébitda.
00:57Mais c'est surtout sur les free cash flow.
00:59Leur capacité à transformer les résultats en cash.
01:04C'est là qu'ils ont vraiment battu le consensus.
01:06Et puis ils ont donné des perspectives pour 2026 qui étaient très positives, très encourageantes.
01:12Et donc voilà, c'est un acteur qui a priori, personne n'a peur qu'il soit disrupté par l
01:17'IA.
01:17Puisque c'est le sujet du moment.
01:19Donc voilà, le pool de valeur non disrupté se réduisant, elle est celle qui publie de bons résultats.
01:25On profite alors après.
01:27J'avais un secret espoir sur cette dernière de l'émission, c'est qu'on ne prononce pas le mot
01:30IA.
01:31Vous avez cassé tous mes espoirs.
01:33On en a parlé, c'est bon.
01:34Mais on n'en parle plus, promis les gars.
01:35Mais voilà, au-dessus de 30 fois les profits, nous c'est un titre au-dessus de 300 euros.
01:41C'est fois 2 en 1 an, c'est fois 3 en 3 ans.
01:44On n'est plus à l'achat.
01:46On est même un petit peu sur les cours de 330, 335 à écréter les positions.
01:52Julien ?
01:53Alors moi je veux bien, mais le problème de Safran, c'est que c'est un peu comme Hermès.
01:57D'ailleurs c'est plus régulier qu'Hermès.
01:59Quand vous regardez les trois dernières années, calendaires écoulés.
02:02C'est une des valeurs les plus régulières.
02:03Oui, c'est plus de 30% à chaque fois, au moins, si vous voulez.
02:06Et donc le débat sur la valorisation de Safran, il existe depuis des années.
02:09Et le problème, c'est que ça continue de monter.
02:10Donc c'est un peu difficile.
02:12C'est tiré à raison, c'est un débat qui revient tout le temps.
02:15Juste pour compléter en fait.
02:17Ce qu'il faut voir avec Safran, c'est qu'ils ont aussi relevé leur perspective à l'horizon de
02:212008.
02:22Parce qu'ils se sont lentement rendus compte qu'on retirait moins d'avions.
02:24Et moins de retraits d'avions, c'est-à-dire des avions qui volent plus longtemps
02:27et qui donc ont besoin de plus de maintenance pour leur moteur.
02:31Et du coup, ils ont donné des cibles, ils ont relevé les perspectives de cash flow à l'horizon de
02:362008.
02:37Sauf que, ce qu'ils ont aussi dit lors du call analysis, c'est que pour 2027 et 2028,
02:43c'est ça, et 2026 aussi je crois, ils n'ont pas intégré d'acompte pour de nouvelles commandes de
02:49rafales.
02:50Ah ouais, d'accord, mais sauf que vous en avez une qui pointe le bout de son nez la semaine
02:52prochaine
02:53de 114 avions en Inde.
02:54C'est-à-dire qu'il y a encore du gras pour se reprendre positivement.
02:56Oui, en fait, Saffron, ils ont la culture de mettre vraiment très bas la barre pour la relever.
03:01Du coup, comme les perspectives étaient relativement bonnes, vous vous dites, en plus, elles vont monter.
03:06Par ailleurs, et j'en finis avec ça, le directeur général, non, c'est le directeur financier,
03:10il est aussi rassuré sur la couverture de change.
03:12Et ça, c'est très important pour les groupes aéronautiques en ce moment.
03:15Effectivement, donc sur les couvertures de change, il rassure.
03:17Il ne présente pas, il n'intègre pas en la compte les commandes de rafales à venir.
03:21Ça veut dire qu'il va y avoir de super nouvelles là-dessus aussi.
03:24Voilà, ça va rentrer plus que ce que le marché aujourd'hui,
03:26et que ce que Saffron, en tout cas, communique à ce stade.
03:28Ce titre gagne ce soir un peu plus de 8%.
03:30On vous retrouve à nouveau pour boursicoté.com.
03:33Saffron, en tête du CAC, c'est parti pour durer ou pas ?
03:37La tendance, elle est très belle.
03:38On a une dynamique moyen terme qui est haussière.
03:42On vient marquer un nouveau plus haut historique.
03:44On était dans une petite phase de consolidation temporaire d'un point de vue court terme,
03:48mais que l'on vient d'invalider dans sa poursuite,
03:52puisqu'on a un gap de rupture à la hausse avec inscription de nouveau plus haut.
03:55On est sur une configuration qui n'est pas encore excessive,
03:58de fort volume.
03:59C'est d'ailleurs ce qui contribue en partie au volume supérieur à la moyenne du CAC 40.
04:04Donc, c'est une très belle configuration.
04:07Alors, acheter sur des plus hauts, c'est toujours compliqué.
04:10En tout cas, ça dénote d'une tendance de fond qui reste haussière
04:13et qui pourrait effectivement perdurer.
04:14Un autre secteur se distingue.
04:15Alors, à la baisse, on est complètement de l'autre côté.
04:18On n'avait pas...
04:19En fait, on avait perdu surtout l'habitude de voir ce secteur signer la plus forte baisse du jour.
04:24Société Générale, ce soir, perd 5%.
04:25Donc, c'est le secteur bancaire.
04:26Julien et BNP perd 2,5%.
04:27Qu'est-ce qui s'est passé ?
04:28Alors, nous, on a eu deux spécialistes de marché, dont un qui travaille pour Axioma AI,
04:32qu'on connaît bien, qui nous ont expliqué qu'en fait, c'est tout simplement
04:34que le marché européen, il réagit avec du retard à les craintes de disruption dans l'IA
04:39au niveau de plusieurs métiers de la banque.
04:40La gestion de fortune, la gestion d'actifs.
04:42Vous en êtes fait l'écho, mardi, Guillaume, de cette startup qui s'appelle Altruist.
04:48Nom un peu ironique, qui a en gros créé un outil qui permet en fait
04:51de regarder les documents juridiques et financiers.
04:53En gros, assister les gérants de fortune, mais on a peur que cet outil remplace.
04:58C'est pour ça que vous avez eu Charles Schwab et Raymond James,
05:00ces grandes banques, ces grands intermédiaires financiers qui ont pris le bouillon.
05:05Ça se propage à l'ensemble du secteur bancaire dans une moindre mesure.
05:07Et ça donne aussi surtout une excuse pour shooter les meilleurs performeurs.
05:12C'était général, ça perd 5.
05:14C'était la plus forte hausse du secteur bancaire l'année dernière,
05:16avec plus de 152%, si je ne dis pas de bêtises.
05:18Oui, effectivement.
05:19Et donc, c'est cette actu qui date d'avant-hier, qui peu à peu se propage.
05:23Ça avait touché, pas coulé, mais touché le secteur, les services financiers aux Etats-Unis.
05:27Aujourd'hui, ça arrive sur le secteur financier européen.
05:29Les banques françaises sont en repli ce soir, signant les plus fortes baisses sectorielles.
05:33Société Générale perd 5%.
05:34Et là, on est sur l'IA à nouveau.
05:35J'espérais qu'on n'en parlerait pas, l'IA, dans cette dernière guerre, mais c'est impossible.
05:38C'est impossible de ne pas en parler.
05:40La plus forte baisse du CAC 40.
05:40Oui, on essaye, mais on n'y arrive pas.
05:42C'est impossible, c'est la séance, c'est la tendance, c'est les marchés qui commandent et qui pilotent.
05:46Ce soir, BNP aussi recule, effectivement, de 2,4%.
05:49Le CAC à moins 0,3.
05:51Autre valeur qui se distingue.
05:52Alors, cette fois, la hausse, elle avait souffert de l'IA, on y revient encore, ces derniers jours, Capgemini.
05:56Ce soir, après la publication, Thierry Capgemini gagne 5%.
05:59Tiens, ça fait du bien.
05:59Un peu d'air quand même sur cette valeur.
06:01Est-ce que le marché lui redonne crédit, lui redonne un avenir en quelque sorte ?
06:05Alors, à 103 euros, pas vraiment encore, parce qu'on était il y a un mois à 150 euros.
06:11Donc, le titre, il est en baisse de 30% sur un mois.
06:15C'est dramatique, dramatique au sens du drame, mais encore une fois, c'est le sujet de l'intelligence artificielle
06:23qui va disrupter l'ensemble des services informatiques, l'ensemble des banques.
06:29On l'a vu aussi avec les grands de l'immobilier américain sur lesquels il y a eu des craintes.
06:34Et pourtant, Capgemini, les résultats de l'année ont été très, très solides.
06:40La croissance au Q4 au quatrième trimestre a été de 10%.
06:45C'est même au-delà de ce qu'on attendait.
06:47Les nouveaux projets, les nouveaux contrats sont en progression aussi de 9% en comparaison d'une année à l
06:55'autre.
06:56Donc, voilà, plutôt des résultats au-dessus des prévisions,
07:01ce qui, dans des temps habituels, aurait fait passer la société à plus 5, plus 10.
07:07Là, c'est simplement un plus 3, après un moins 30 en un mois.
07:10Donc, c'est...
07:12On relativise la hausse aujourd'hui.
07:14Beaucoup de place.
07:15Steph nous écrit sur le Philix BFM Bourse.
07:17Il nous demande, Steph, si après cette publication, quand même,
07:19on peut nuancer l'idée que Capgemini sera un loser de l'IA.
07:22Est-ce que cette publication, on la surassure en disant que non, ce ne sera pas un loser,
07:25ou on n'a toujours pas de réponse ?
07:26On n'a pas encore la réponse complète.
07:28Mais ce qui est sûr, c'est que sur 2026, 2027, avec tous les contrats qui sont engrangés, on y
07:32est.
07:32Et puis, ça va être des gens qui vont promouvoir l'intelligence artificielle au sein de...
07:37Chez leurs clients.
07:38Donc, nous, on reste résolument confiants sur leur capacité à ce que ce soit plus un outil et une opportunité
07:46pour eux qu'une vraie menace.
07:48Et un Capgemini qui se paye moins de 10 fois les profits aujourd'hui, on est plutôt à l'achat.
07:52Ce soir, ce titre gagne 5%.
07:53La semaine prochaine, il y aura des belles publications aussi à venir sur le CAC 40.
07:56On suivra Pernod Ricard, Accor, Renault, Airbus, il y aura de quoi faire un Euronex, Carrefour, Danone, Air Liquide,
08:03très présente dans les portefeuilles des particuliers, ainsi qu'FDJ United, deux valeurs Air Liquide et FDJ United,
08:08qui publieront donc la semaine prochaine.
08:10Julien, Thierry, il y a un secteur sur lequel vous n'êtes pas du tout d'accord,
08:15et c'est l'objet ce soir de votre confrontation.
08:18Le Fight, avec Anna Gauche.
08:22Thierry Gauthier, Hermès ou Kering, c'est la question qu'on veut se poser,
08:25parce que les deux ont publié cette semaine, Kering et Hermès,
08:28et les deux ont progressé, mais s'il fallait n'en choisir qu'une pour l'avenir,
08:31Hermès comme d'hab ou désormais Kering.
08:33Vous votez Hermès, Thierry, vous votez Kering.
08:36Julien, il va falloir argumenter et convaincre.
08:39Thierry, pourquoi Hermès ?
08:40Encore 10% de croissance sur le trimestre, il n'y a pas de ralentissement.
08:45La croissance des ventes, c'est eux qui la pilotent, puisqu'ils organisent la rareté.
08:50Donc le chiffre d'affaires est presque connu à l'avance.
08:53Encore 5% de passage de hausse de prix.
08:57On attend encore 5% de hausse des volumes à minima l'an prochain.
09:02C'est un boulevard, c'est un autoroute.
09:03C'est une autoroute désormais.
09:06Hermès donc, on est dans la valeur sûre.
09:08Vous votez plutôt Kering désormais après sa publication.
09:11Julien, pourquoi ?
09:11Pas plus tôt, totalement.
09:13Le match pourrait se résumer à l'idée qu'on a du secteur de luxe.
09:15Si on pense qu'il rebondit comme en 14, on va sur Kering.
09:18Si on pense qu'il subit encore des ventes favorables, on va sur Hermès parce que c'est une valeur
09:21défensive.
09:22C'est la valeur sur laquelle on se réfugie par défaut.
09:24Je ne suis pas d'accord avec cette vision.
09:25C'est ignorer les leviers internes de Kering qui ont été très bien exposés par Luca Demeo.
09:29Lui, il est en train de mettre Kering à l'épreuve du processus industriel.
09:33Il l'a dit lors de la con.
09:34Il va ramener des gens qui n'ont rien à voir avec le luxe pour piloter la partie amont du
09:39luxe.
09:40C'est-à-dire les achats, les processus de production, apporter en fait, industrialiser finalement le luxe.
09:45Et je pense que c'est une vision nouvelle qui va aider Kering à avoir sa production.
09:49Ah oui ! Oh, vous tapez fort là !
09:52Thierry, vous avez le droit de riposter.
09:53Vous restez sur Hermès ou quand même, Julien vient vous conquérir sur Kering ?
09:56Alors Kering et Luca Demeo, on leur souhaite le meilleur.
09:59Mais tout ça, c'est soumis à des hypothèses, soumis à des réussites, à une exploitation qui ne va pas
10:05être simple.
10:06Chez Hermès, l'histoire est déjà pré-écrite.
10:08Donc on n'a même pas à se poser de questions.
10:11Je suis d'accord avec vous.
10:12Ils n'ont même pas besoin de faire de publicité.
10:14Je crois que le budget publicitaire chez Hermès, c'est moins de 4% du chiffre d'affaires.
10:19La publicité, elle se fait toute seule.
10:21Donc pour toutes ces raisons-là, on estime que tous les leviers qu'essayent de mettre en place Luca Demeo,
10:26chez Hermès, c'est déjà résolu.
10:27Arrêtez, Julien est en train de se liquéfier là.
10:30Deux buts à zéro.
10:31Non mais là, il vient de marquer deux buts en l'occurrence, Thierry.
10:33Vous restez quand même sur Kering, Julien ?
10:35Non mais totalement, excusez-moi, je reste totalement.
10:37Vous êtes têtu.
10:38Il ne faut pas avoir peur de la page blanche.
10:40Je veux dire, encore une fois, Luca Demeo, je veux dire,
10:43quand il a été nommé en juin, les gens étaient sceptiques.
10:45Mais les quelques initiatives qu'il a prises ont déjà suffi à faire monter le cours de bourse
10:48et on n'en est encore qu'au début.
10:50Ils vont rationaliser le réseau pour avoir une productivité qui augmente par magasin.
10:54Donc, il y a encore du potentiel à chercher là-dessus.
10:57Je veux dire, je pense vraiment que Luca Demeo, il est en train de...
11:00Le luxe, ça s'apprécie avec la croissance des revenus.
11:03Lui, il va changer ça.
11:03Je ne suis pas d'accord.
11:04Je ne suis pas d'accord avec vous, Thierry et Gagné, ce soir.
11:06Voilà.
11:07C'est comme ça.
11:09Très bien.
11:10C'est intéressant, toujours confronter deux idées, deux convictions sur le marché
11:14parce que chaque conviction est nourrie de nombreux, très nombreux arguments
11:17et on a désormais Kering qui s'inscrit dans une question,
11:20à savoir, quitte à investir dans le luxe, plutôt Hermès, plutôt Kering.
11:23Il y a un an, on aurait imaginé poser cette question ce soir, on n'aurait pas cru.
11:26Kering était tellement au fond du trou, au fond du saut.
11:29Voilà.
11:29Déjà, là, on a une dynamique qui, quand même, inscrit un parcours potentiel pour la suite.
11:33C'est en avril que Kering annoncera son plan stratégique.
11:36Le débat est ouvert.
11:37On a encore quelques acteurs du luxe qui sont amenés à publier dans les prochains jours.
11:40On suivra tout ça, bien sûr.
11:42Cette question d'un auditeur.
11:43Alors, Antoine, je sais qu'elle vous inspire, cette question.
11:45Il s'appelle Alexis Surix et il nous demande que penser de Roctool.
11:49Là, on vient aux toutes petites valeurs.
11:50Que penser de Roctool ?
11:51Vous ne voulez pas que je donne mon avis sur le luxe ?
11:52Ah, si, si.
11:53Ah, ben non, je ne sais pas.
11:55Kering ou Hermès, alors ?
11:56Ou LVMH ?
11:56Roctool.
11:57Il devait trop vite.
11:58Non, non.
11:59Kering pour la dynamique et Hermès pour le rendement.
12:02Donc, très long terme, Hermès.
12:04Et Kering pour accompagner une phase.
12:07C'est bon ça.
12:07On sent la patte toute pour investir.
12:08Voilà, parce qu'il y a des horizons d'investissement.
12:10Il y a, voilà.
12:11Deux étages du portefeuille.
12:12Exactement, voilà.
12:13Et selon le profil d'investisseur, ben voilà.
12:14Par des fois, on regarde un an à peu près dans nos analyses.
12:17Antoine ne veut se fâcher avec personne.
12:20Alors, Antoine, Roctool, c'est cet auditeur qui nous interroge sur cette petite valeur.
12:24Alexis Surix.
12:25Ben, il a de quoi.
12:26Si on regarde la scorecard de Roctool, c'est très, très impressionnant.
12:30Donc, c'est un titre qui gagne 46% depuis le 1er janvier.
12:32Mais, sur les trois derniers mois, il gagne 400%.
12:37Mais, sur cinq ans, il en perd 67.
12:39Et sur dix ans, il en perd 85.
12:42Vous venez de résumer une micro-cap, là.
12:43C'est exactement ça.
12:45C'est exactement ça.
12:46C'est une micro-cap et qui a un petit peu...
12:48Je ne sais plus si vous vous souvenez cette pub de la Société Générale pour Palacité
12:53qui était pas mal.
12:54C'était un petit industriel.
12:56Et il y a un mec qui vient lui passer commande et qui lui fait
12:58« Bon, vous m'en préparez 400 pour le mois prochain, ça ira. »
13:01Et le type fait « Hum hum hum hum hum ».
13:03Alors qu'il a un tout petit outil de production.
13:06Là, Roctool, c'est des spécialistes du moulage, des plastiques et d'autres composants.
13:11Oui.
13:11Ils viennent d'avoir un contrat de l'armée française, du ministère de la Défense,
13:16pour mouler des pièces stratégiques.
13:18A l'origine, ils étaient plus pour mouler le plastique, pour le bâtiment,
13:21pour un certain nombre d'industries, etc.
13:24Et là, ils viennent d'être intégrés de force au secteur de la Défense.
13:28Vous comprenez ?
13:29Là, on l'a sans la progression.
13:32Alors, on peut se dire que, justement, c'est un gage de croissance sur le long terme.
13:36On peut aussi se dire que c'est une valeur un petit peu ingérable,
13:38mais comme toutes les micro-capes, finalement.
13:42Julien est 100% d'accord là-dessus.
13:43Roctool, la réponse à cet auditeur qui nous a écrit sur cette valeur.
13:46Attention à l'équilité sur ces valeurs.
13:47Attention à l'équilité, oui.
13:50L'Oréal, on n'a pas parlé de L'Oréal.
13:51On a 45 secondes pour L'Oréal, quand même.
13:53Moins 5% la publication.
13:54Pour une fois, c'est en Europe et aux Etats-Unis que la dynamique est la plus prometteuse.
13:57Pour une fois, c'est nous les plus forts, Thierry.
14:00Mais moins 5% ce soir, quand même.
14:01Sur la partie luxe et sur la partie chine, c'est compliqué.
14:04Mais les résultats sont tout à fait convenables.
14:06Alors, le titre, il avait remonté de 15 ou 20% sur la dernière année.
14:11Donc, les attentes, elles s'étaient un petit peu relevées.
14:14Donc, voilà, quand on a une valeur qui le vaut bien, qui se paye 30 fois les profits,
14:18on n'a pas le droit à la moindre petite déception.
14:21Donc, c'est un petit repli.
14:22En plus, L'Oréal détient un peu moins de 10% de Sanofi, qui n'est pas en très grande
14:26forme.
14:26Mais voilà, L'Oréal, à chaque fois qu'elle rebaisse sur les niveaux de 350, il faut en refaire.
14:32Oui, Julien, tu rigoles.
14:34Pourquoi ça te fait rire ?
14:34C'est vrai qu'ils ne sont pas aidés avec Sanofi.
14:36C'est triste.
14:37Sanofi, encore souffert hier, effectivement.
14:40Merci la team.
14:40Merci Julien.
14:41Marion, bfmbourse.com.
14:42Beaucoup d'articles consacrés à toutes ces valeurs, effectivement.
14:44Thierry Gauthier pour GSD Gestion, qui se mouille à chaque fois et qui se fight avec Julien.
14:48Un jour fera vous réconcilier quand même, messieurs.
14:49Vous n'êtes jamais d'accord sur les valeurs.
14:51Et Antoine qui nous accompagne aussi.
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