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Ce vendredi 27 mars, Thierry Gautier, directeur général de GSD Gestion, Julien Marion, journaliste BFM Bourse, et Dorian Abadie, responsable Bourse de Meilleurtaux Placement, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Et avec nous Thierry Gauthier, GSD Gestion, qui vient nous rejoindre en plateau.
00:07Bonjour Thierry.
00:08Bonsoir Antoine.
00:09Et puis Julien Marion, BFM Business.com.
00:12Bonjour, merci, bienvenue et merci d'être là.
00:15Bonsoir Antoine.
00:16Donc petit bilan de ce trimestre qui est en train de se terminer du côté de la Bourse de Paris.
00:21Bon, ça se termine sur une note franchement négative.
00:25Moins 5,5% sur le CAC 40 depuis le début de l'année.
00:29Alors c'est vrai que c'est malheureux parce qu'à fin février, on devait être à plus 12 ou
00:3513.
00:36Puisqu'on a baissé de 10% depuis ces problématiques géopolitiques en Iran.
00:42Mais j'ai envie de dire que ce n'est pas si mal payé compte tenu du contexte géopolitique,
00:47compte tenu des craintes de hausse de taux, compte tenu de la volatilité qui remonte sur les marchés.
00:54Moins 5% après ce qui avait été quand même une très belle année 2025.
00:59Voilà, on n'est pas sur des sujets ni de craque, ni de panique, malgré un contexte compliqué.
01:05Donc ça reste finalement...
01:07Pas trop mal payé.
01:08Pas trop mal payé.
01:10Pas trop mal payé.
01:12Dorian Abadie, du côté du CAC 40, alors on a touché des plus bas, vraiment très très bas,
01:17qui nous ramenaient à cet été.
01:21On termine en réduisant un petit peu les pertes.
01:23Est-ce que la configuration, fondamentalement, elle est en train de changer ou pas trop sur le CAC 40 ?
01:28Bonjour Antoine.
01:29Non, effectivement, ce n'est pas en train de changer.
01:31Alors vous avez tout de même évoqué ce léger rebond hebdomadaire à juste titre.
01:35On a eu effectivement entre 0,50%.
01:37Tout s'est joué lors de la séance de lundi.
01:40Vous vous en souvenez lorsque Donald Trump a annoncé de premières négociations immédiatement démenties par la partie iranienne.
01:45Donc on a ce rebond sur lequel nous avons communiqué auprès de nos clients en disant qu'il était extrêmement
01:50fragile et loin d'être acquis.
01:52C'est le moins que l'on puisse dire, notamment aujourd'hui, avec une baisse de près de 1%, 0
01:55,87 exactement.
01:57Et surtout, on commence à surveiller des niveaux assez critiques que l'on n'avait pas vus depuis l'été
02:03et le début de l'automne 2025.
02:04À savoir, pour les prochaines séances, les 7.660 et 7.575 points par extension.
02:11Ce sont les deux principaux niveaux que pourraient viser les vendeurs à court terme.
02:16Avant, pourquoi pas, un nouveau retour sur les 7.500.
02:19Mais concrètement, la pression, bien sûr, à court terme reste vendeuse.
02:23Et naturellement, on va surveiller les actualités de ce week-end et les déclarations certainement à nouveau contradictoires.
02:28Dorian Abadi, un autre facteur technique qui change peut-être un petit peu le paradigme, ou peut-être pas, vous
02:33allez nous dire.
02:33Mais c'est ce Nasdaq, quand même, qui passe en territoire de correction, qui perd 10% depuis ces derniers
02:40plus hauts.
02:41Est-ce que ça change quelque chose ? Est-ce que ça change le sentiment de marché ?
02:44Est-ce que ça change l'orientation des placements sur les valeurs technologiques, selon vous ?
02:49À court terme, oui, il y a une accélération, c'est clair.
02:52Je ne pense pas du tout que ça remette en cause la dynamique de fond à laquelle nous nous sommes
02:56confrontés depuis plusieurs années désormais.
02:59Au-delà de ça, c'est vrai qu'avant le déclenchement de cette guerre, il y avait déjà, vous vous
03:02en souvenez, de grandes inquiétudes sur la rentabilité de l'IA
03:06et les investissements massifs qui y sont associés.
03:08Donc, naturellement, il y a quelques prises de bénéfices.
03:09Mais il faut quand même reconnaître que depuis deux séances, depuis hier, que ce soit sur le Nasdaq ou le
03:14S&P 500,
03:15on a une véritable accélération baissière au niveau de Wall Street.
03:18Donc, les volumes sont mal orientés, d'autant que ce sont les principaux volumes mondiaux, évidemment.
03:22Donc, là aussi, on revient sur des plus bas qui datent du mois d'août et du mois de septembre
03:282025.
03:29Restez avec nous, Dorian Abadi, on verra dans quelques instants les perspectives autour de Pernod Ricard.
03:34Il se passe peut-être quelque chose après ce très fort mouvement qui s'est passé en deux temps,
03:38mais qu'on va expliquer avec Thierry Gauthier de GST et Julien Marion de bfmbusiness.com.
03:45En attendant, on va peut-être parler des semi-conducteurs.
03:49C'est vrai que depuis qu'on en parle, on en parlait dans TechStocks tout à l'heure avec nos
03:54deux invités,
03:55on passe notre temps à dire que voilà, la tech européenne, c'est laborieux, qu'on n'a pas la
03:59taille critique,
04:00qu'on n'est pas sur les segments de croissance, etc.
04:03Les titres des semi-conducteurs se portent quand même pas trop mal.
04:05Les STMicro, on a du moins 2,7% en clôture, mais que ce soit STMicro, que ce soit Soitec,
04:11avec l'aide d'une petite prime spéculative aussi, on a eu des mouvements intéressants sur ce secteur-là.
04:17Alors, est-ce que c'est les petites graines, les petites germes un petit peu fragiles encore dont il faut
04:21prendre soin
04:21ou est-ce qu'il y a un vrai retournement de sentiments autour de ces semi-conducteurs européens, Thierry Gauthier
04:27?
04:27C'est vrai que dans la phase de baisse, il a plutôt très bien résisté, ce secteur,
04:30puisque quand le CAC a fait moins 10, vous avez beaucoup de valeurs qui ont fait des moins 15 ou
04:35des moins 20.
04:36Mais si on regarde des STMicro électroniques, des ASML ou dans une moindre mesure Infineon,
04:43parce qu'elle a un petit peu baissé quand même, on s'aperçoit que tous ces titres-là ont très
04:47très bien tenu.
04:49Le narratif structurel, il est toujours là, l'intelligence artificielle, les investissements des majors, les data centers,
04:58cette histoire de croissance, elle est toujours là.
05:00Et donc, ça permet de continuer de justifier des ratios de valorisation qui ne sont quand même pas donnés.
05:05On est autour de 20, 25 fois les profits.
05:07Mais voilà, ce narratif, en tout cas, il est toujours là et il permet à ces valeurs de tenir.
05:13Alors ça, c'est côté tech, côté positif, parce que vous avez tout le côté quand même ESN, logiciel,
05:19les SAP, les Capgemini, qui pour le coup, les Atos, les Soprasteria et j'en passe,
05:25qui pour le coup, sont sur des cours complètement déprimés.
05:31Julien Marion, les semi-conducteurs européens, c'est quand même une bonne petite surprise, ça fait du bien.
05:38Oui, mais alors moi, je ne suis pas du tout d'avis que les fondamentaux n'ont pas changé, entre
05:41guillemets,
05:42au sens où la reprise cyclique qu'on attend dans l'automobile et ce qu'on appelle les clients industriels
05:47chez STMicro,
05:48donc c'est en fait les industries hors automobiles, c'est pas forcément beaucoup mieux qu'en début d'année.
05:52Mais ce qui explique la résistance du secteur, en tout cas des deux titres qu'on évoque, qui sont STMicro
05:56et Soitec,
05:57ce n'est pas vraiment les fondamentaux habituels.
05:59Je veux dire, le marché automobile, il n'ira pas mieux et vous n'avez qu'à voir un petit
06:02peu comment évolue l'automobile depuis le début de l'année.
06:05Ce qu'il y a, c'est qu'en fait, on réalise que les data centers deviennent un levier de
06:09croissance pour ces entreprises.
06:11C'était déjà le cas il y a deux semaines, lorsque la direction de STMicro avait participé à une conférence
06:15organisée pour Morgan Stanley,
06:16et qu'ils avaient dit que ce sera 500 millions de dollars de revenus cette année, enfin plus de 500
06:20millions de dollars, et plus d'un milliard l'an prochain.
06:23Qu'est-ce qui se passe dans les data centers et pourquoi on explique ça ?
06:25C'est qu'en fait, pour interconnecter les palettes et créer des connexions dans les data centers, on passe à
06:30la fibre, plus que pour le cuivre.
06:33Et ça, ça crée des opportunités à la fois pour STMicro et pour Soitec en fait.
06:36STMicro notamment parce qu'ils ont des technologies de connexion en fait et qu'ils se renforcent là-dessus.
06:41Le fond du truc, il est drivé par Nvidia et le fait qu'ils veulent passer dans les data centers
06:45de ce qu'on appelle une architecture à 800 volts courant continu,
06:50parce que c'est beaucoup plus puissant, c'est beaucoup plus économe, et que l'ancienne architecture, 54 volts, est
06:54devenue un goulet d'étranglement.
06:56Il faut plus de data centers, il faut plus d'électricité, donc il faut plus de produits, de STMicro, et
07:01il faut ce qu'on appelle des substrats,
07:03ce sur quoi on grave, les circuits intégrés, et ça, les substrats, qui les faits, Thierry ?
07:08C'est nos Européens, oui, des Soitec, des ASML, etc.
07:13Alors, ouais, Soitec fait le substrat, et ASML fait la machine qui va graver sur ce substrat.
07:19Ils font même les circonter, pour le coup, non ?
07:21Oui, voilà, c'est la...
07:25Alors, dites, Kering, plus 6,4% sur une semaine aussi épouvantable que celle qu'on vient de connaître,
07:32c'est quand même assez étonnant.
07:33On en parle régulièrement de Kering, parce que, voilà, acteur du secteur du luxe,
07:38qui dispose peut-être du meilleur timing, de la meilleure dynamique value, on va dire.
07:45Malgré tout, est-ce qu'il se passe peut-être pas quelque chose autour de Kering ?
07:50Ça reste quand même une sacrée performance ?
07:52Oui, alors pour nous, ça reste une surperformance par rapport au secteur qui ne reste que technique.
07:58Elle est quand même à moins 18% depuis le début de l'année.
08:00C'est quand même moins bien que le CAC 40, qui est à moins 6 seulement ce soir.
08:05Mais c'est vrai que par rapport à son secteur, si on la compare à un LVMH qui est à
08:09moins 30,
08:10elle a plutôt bien résisté.
08:11Alors, est-ce que c'est un vrai réveil du titre, ou est-ce que c'est un sursaut technique
08:15?
08:16Nous, pour le moment, on reste quand même sur la position plutôt du sursaut technique,
08:21parce que tout ça, c'est des anticipations de stabilisation chez Gucci ou de reprise.
08:27Mais ça reste encore un peu flou.
08:31Tout n'est pas encore complètement dessiné.
08:34Donc voilà, évidemment, elle a beaucoup baissé, elle a beaucoup de retard.
08:38Donc elle est un petit peu jouée techniquement.
08:40Mais on pense que tout n'est pas sauvé.
08:42Et dans le secteur, elle se paye nettement plus cher que son comparable LVMH,
08:47qui pour le coup est en train de devenir une histoire un peu value,
08:50parce que LVMH a moins de 20 fois les profits.
08:53Et bien, ça commence à se regarder sérieusement, en tout cas de notre côté.
08:58On est à l'achat sur le titre, on repasse à l'achat sur le titre.
09:01Ce qu'on ne fait pas encore sur Kering,
09:04parce qu'on pense que c'est des sursauts encore techniques
09:06et que toute l'histoire n'est pas encore aussi rectiligne
09:11et avec d'aussi belles perspectives et tout aussi tracées que chez LVMH.
09:15C'est marrant ça, Julien.
09:16C'est LVMH qui redevient le dossier value.
09:19Oui, mais il l'était déjà l'an dernier,
09:20parce que si vous vous rappelez bien, à fin juin, LVMH,
09:22fin juin 2025, c'était moins 30.
09:24On a à peu près la paix qu'on a actuellement.
09:27Et ça rebondit sur la seconde partie de l'année pour finir à zéro.
09:31Même légèrement positif, si je ne dis pas bêtises.
09:34LVMH, en fait, on a tendance à se ruer très vite dessus
09:37lorsque le secteur rebondit,
09:38parce que c'est un peu le vaisseau amiral du secteur, quelque part.
09:41Je rappelle que c'est un conglomérat LVMH,
09:43même si le gros de la rentabilité, c'est la division monomaric-unierie.
09:47Juste, moi, je partage un peu l'avis de Thierry sur Kering.
09:51C'est une valeur dont je ne sais pas trop quoi penser.
09:52Je vais vous dire pourquoi.
09:53Parce que d'un côté, vous avez les fondamentaux habituels du luxe
09:55qui sont en fait la désirabilité, la mode.
09:58Et là-dessus, il n'y a pas eu d'inflexion.
10:00Je veux dire, les ventes, il n'y en a pas vraiment eu.
10:02C'est en chute libre.
10:03Et par ailleurs, le show de Demna, à Milan, il y a quelques semaines,
10:07ça n'a pas non plus fait monter les gens au plafond.
10:10Mais de l'autre, vous avez un lucademeo
10:12qui applique des méthodes industrielles dans une entreprise de luxe,
10:14en rationalisant, en augmentant la productivité,
10:17en travaillant davantage sur l'amont de la chaîne.
10:20Et donc, vous dites, d'un côté, vous avez la dynamique de revenu
10:23qui est créée par désirabilité, et là-dessus, on n'en sait pas plus.
10:26De l'autre, vous avez la partie levier opérationnel,
10:29où là, pour le coup, il semble y avoir une personne qui fait des choses.
10:32Difficile de savoir, en fait, sur quoi s'appuyer
10:35et ce que les deux parties en même temps, c'est un peu l'énigme.
10:40Journée investisseur, le 16 avril, peut-être qu'on en saura plus.
10:42La fameuse, elle est très, très attendue.
10:45Bon, on va passer au fight de cette fin de semaine
10:48autour de Pernod Ricard et de ses informations
10:51autour d'un éventuel projet.
10:54Alors, ça a commencé par Pernod Ricard voudrait racheter Branforman,
10:58et puis ça se termine par, visiblement, fusion entre égaux.
11:02Donc, on a vu le cours de Pernod Ricard
11:05vraiment plonger hier en fin de séance
11:07avec la révélation de ses informations,
11:09et puis se redresser violemment aujourd'hui,
11:12puisque le titre termine en hausse de 7,9%,
11:1564,70 euros.
11:16La stratégie, on le dit encore,
11:18c'est deux groupes très complémentaires
11:19et visiblement qui pourraient faire un ensemble très cohérent.
11:22Cela dit, la question, c'est
11:23est-ce que le timing est quand même bien choisi ?
11:26Thierry Gauthier, vous voulez commencer ?
11:28Allez.
11:28Allez, c'est parti.
11:29Sur le timing, c'est vrai que l'histoire est compliquée,
11:33les cours sont déprimés,
11:34mais si on regarde bien, en fait,
11:36il y a quatre ans,
11:38chacune des deux entreprises valait
11:40trois ou quatre fois plus cher en bourse.
11:42Donc, s'ils avaient opéré à l'époque,
11:45en fait, qu'ils le fassent aujourd'hui,
11:47c'est exactement les mêmes ratios.
11:49Alors, c'est vrai que le marché pénalise toujours
11:52un petit peu l'acquéreur dans un premier temps
11:54et fait monter la proie.
11:56C'est ce qui s'est passé le premier jour,
11:58puisque Braunformen a monté dans la vie
12:01qu'on avait l'impression que sur Pernod Ricard,
12:04ça capitulait, là, quand on a été faire
12:05en dessous de 60 euros à 57, 58 euros.
12:07Oui, c'était là.
12:08Et c'est vrai que ça ne peut être qu'un rapprochement entre égaux,
12:13puisque c'est deux familles fondatrices,
12:15donc c'est quand même des modèles qui se ressemblent,
12:17puisqu'il y a encore les familles qui sont au capital.
12:19Et le rapprochement ne peut être qu'amical,
12:22puisque la famille aux États-Unis détient la majorité des actions,
12:25en tout cas des droits de vote sur les classes A.
12:29donc ça ne peut être qu'amical.
12:31Et quand on voit que l'une fait 15 milliards de capi, c'est Ricard,
12:35et que l'autre fait 12 milliards de dollars de capi, c'est Braunformen,
12:39on sait que ça ne peut pas être complètement hostile
12:41et complètement démesuré.
12:43Donc, oui, un rapprochement entre égaux, pourquoi pas ?
12:46Ça fait plutôt de sens.
12:47C'est des choses qui ont été évoquées déjà par le passé.
12:49On savait que c'était des sociétés qui se regardaient.
12:52Qui se parlaient, oui.
12:53Et il y a beaucoup de complémentarité.
12:55Julien, quand même, secteur un peu déprimé,
12:58les droits de douane,
13:00la consommation discrétionnaire qui n'est absolument pas,
13:03il y a un risque d'exécution quand même là-dessus qui est fort ?
13:08Oui, alors je ne sais pas si...
13:09Alors, au-delà de la consommation discrétionnaire,
13:11vous avez eu une forte reprise,
13:12et après, il y a eu énormément de stocks qui sont créés,
13:14qui ont du mal à être écoulés.
13:14En plus, il y a ces effets de stocks, oui.
13:16Par contre, oui, pour moi, c'est pas la bonne...
13:18Enfin, moi, je vais quand même défendre l'argument
13:20qui est que ce n'est pas une bonne idée.
13:22Plein de raisons.
13:23Je cite au DOBHF, le patron de Diageo,
13:26qui expliquait qu'actuellement, l'industrie a subi une mutation
13:28qui fait qu'il faut davantage rationaliser,
13:31davantage catégoriser et davantage aller dans le ready-to-made.
13:34Parce que les gens, actuellement, dans le secteur des spiritueux,
13:36ils consomment plus souvent, mais moins.
13:39C'est-à-dire qu'ils vont davantage boire d'alcool à diverses occasions,
13:41mais prendre moins.
13:42Donc, ça veut dire aller moins vers la prononisation qu'avant,
13:46davantage revenir.
13:47Là, le problème, c'est que l'opération,
13:49plutôt que de rationaliser, de concentrer
13:51et de simplifier,
13:53vous créez un ensemble beaucoup plus complexe,
13:55beaucoup plus large.
13:57Ça va un peu à l'encontre de ce qui s'en met de cette tendance.
13:59Donc, ça, c'est sur la stratégie.
14:01Ensuite, financièrement, désolé,
14:02mais déjà, rien que Thierry,
14:04on parle d'une fusion entre égaux,
14:05mais Thierry, il a prononcé les termes de proie et de cible.
14:07Ça veut tout dire.
14:08Ça veut dire qu'il y a un énorme risque.
14:10Ça, c'était le sujet du premier jour.
14:12Oui, mais encore aujourd'hui, quand on parle de fusion,
14:14on redoute qu'il y ait, même si c'est une fusion entre égaux,
14:16il y ait un acquéreur et un acquis.
14:17Bon, allez, on va faire confiance à l'arbitre Dorian Abadie.
14:23Techniquement, qu'est-ce que ça donne, Pernod Ricard ?
14:25Est-ce que c'est plutôt un gagnant ?
14:27Un gagnant, non.
14:29Ça, c'est moins qu'on puisse dire.
14:30C'est vrai qu'il y a eu ce rebond aujourd'hui de 8%
14:32par rapport à ce dossier de fusion.
14:34Oui, mais on a l'impression que ça donnait un coup de fouet
14:35à la configuration technique, non ?
14:38Non.
14:39Disons qu'on perd tout de même.
14:40Encore aujourd'hui, 70% sur le titre
14:43depuis le pic historique de 2023.
14:45Donc, certes, c'est impressionnant,
14:46toujours une hausse de 8%,
14:47mais en partant de plus bas quasiment historique.
14:50Parce qu'en réalité, hier, on était sur les plus bas de 2011.
14:54Donc, à ce niveau-là, bien sûr,
14:56il y a un engouement à la moindre actualité
14:59perçu positivement.
15:00Le prix est complètement bravé.
15:01D'un point de vue un peu technique,
15:02c'est vrai que la valeur ne vaut plus grand-chose.
15:04On a un PER autour de 11.
15:05Ce qui, même pour son secteur, n'est pas très oublié.
15:08Mais il va falloir confirmer ce rebond.
15:10Au moment, ça n'est qu'une amorce.
15:11Et c'est vrai que les prochaines résistances,
15:12les deux premiers objectifs, disons, pour les acheteurs,
15:15à court terme, sont sur les 68 et les 70 euros,
15:18en sachant qu'aujourd'hui, on a coûté un petit peu en dessous des 65.
15:21Donc, c'est une amorce.
15:22C'est intéressant, mais il faut la confirmer.
15:23Bon, à guetter, effectivement,
15:25parce que c'est loin d'être fait, cette affaire.
15:27Thierry Gauthier, GSD Gestion,
15:28merci d'avoir été avec nous.
15:29Dorian Abadie, merci d'avoir été avec nous aussi.
15:32Et Julien Marion, BFM Business.com.
15:34On se retrouve lundi pour un prochain BFM Bourse.
15:39Bon week-end à tous.
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