- il y a 5 heures
Ce mercredi 1er avril, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion s'est penché sur la déclaration de Donald Trump selon laquelle les États-Unis allaient bientôt quitter l’Iran, le bilan des marchés boursiers en mars, la chute de Nike en Bourse malgré de bons résultats, et la vague de licenciements chez Oracle. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Indices européens franchement bien orientés, plus 2,5 pour l'Eurostock 50 et même score pour le DAX à Francfort
00:05et Wall Street qui ouvre à l'instant.
00:07Alors on a déjà eu une très forte hausse des indices hier soir alors qu'on avait les premiers indices,
00:12les prémices d'un scénario de désengagement des Etats-Unis du théâtre d'opération iranien.
00:18Le S&P 500 prend 0,56% encore aujourd'hui, 6 566 points, plus 0,7% pour le
00:25Dow Jones à 46 707 et le Nasdaq plus 0,71, 21 743.
00:32Wall Street donc dans le vert et on rejoint tout de suite John Plassard de Cité Gestion. Bonjour John.
00:38Bonjour Antoine.
00:40Donc c'est un de nos grands titres du jour, on évoquait la possibilité d'un Taco Tuesday traditionnel aux
00:45Etats-Unis, on mange des tacos le mardi.
00:47Bah non, c'est peut-être le mercredi là que ça va se décider, donc Taco Wednesday, on devrait logiquement
00:54avoir la conférence de presse, l'adresse à la nation de Donald Trump et peut-être une volte-face, en
01:02tout cas c'est ce qui semble transparaître des dernières indiscrétions, du théâtre iranien.
01:07Donc volte-face de Donald Trump ou une action réfléchie en vue d'une prolongation mais sous une autre forme
01:15de l'action militaire John ?
01:17Oui je crois que c'est, qu'on le veuille ou non, c'est assez calculé, en tout cas la
01:22sortie est calculée.
01:23L'idée, et on en avait parlé depuis un moment, c'était d'avoir une porte de sortie, donc il
01:28l'a dit hier, il va le répéter ce soir à 23h, à 21h pardon, heure de Washington,
01:34qu'il veut absolument quitter l'Iran dans un délai de deux à trois semaines, tout en déclarant que ses
01:41objectifs, notamment sur le nucléaire, ont été atteints.
01:45Alors ce qui est intéressant de regarder dans ce qu'on appelle le wording aux États-Unis, c'est-à
01:49-dire comment est-ce que son discours évolue, change depuis le début de la guerre,
01:54c'est qu'on voit qu'il y a des objectifs qui sont plus limités et atteignables, notamment l'affaiblissement
02:00militaire.
02:01Oui il y a eu un affaiblissement militaire de l'Iran, mais il y a toujours des drones qui volent
02:07et qui s'écrasent, notamment sur des bateaux dans le port de Dubaï.
02:13Mais il a abandonné progressivement ses ambitions plus larges, comme le changement de régime.
02:20Il en parle, il dit qu'il y a un nouveau régime qui est en place, mais je ne suis
02:23pas sûr que ce soit le cas.
02:26Et puis évidemment, il va mettre en avant, il va justifier son succès ce soir, il va aussi dire que
02:34les prix à la pompe vont baisser.
02:39Vous savez, il y a deux choses qu'ils regardent. Le premier, c'est évidemment cette moyenne dont on a
02:43parlé hier.
02:44Dès que les prix moyens du gallon aux États-Unis atteignent les 4 dollars, historiquement, le consommateur consomme moins, ça
02:52lui coûte beaucoup trop cher.
02:53Et d'un autre côté, on avait vu aussi qu'en fin de semaine dernière, voire en début de cette
02:59semaine,
02:59eh bien les rendements des trésuries à 10 ans avaient atteint presque 4,50 et avaient impacté bien évidemment les
03:08prêts hypothécaires,
03:09les prêts dans les banques et puis toutes ces questions de leasing.
03:13Et évidemment, ça, ça touche à l'Américain, ça touche à sa richesse, tout comme les indices boursiers.
03:19Vous avez vu, Antoine Yer, le Nasdaq a gagné quasiment 4%.
03:24Ça ne s'était pas vu depuis très longtemps et évidemment, lorsque les actions montent aux États-Unis,
03:29eh bien la richesse fondamentale de l'Américain qui a plus d'actions que les Européens,
03:35elle monte aussi et en définitive la porte de sortie sur la question du détroit d'Hormuz,
03:42parce que le détroit d'Hormuz n'est pas ouvert aujourd'hui, il faut le rappeler,
03:45eh bien c'est de remettre la patate chaude, comme on dit, eh bien aux Européens et aux pays du
03:53Gol,
03:53en disant c'est vous qui allez gérer ce problème-là.
03:58Et effectivement, il y a une réunion qui va se passer à Londres, dans pas très longtemps,
04:01pour parler de la réouverture du détroit d'Hormuz,
04:04et on aura maintenant des gens ex-États-Unis qui vont parler avec le gouvernement iranien pour faire passer les
04:11bateaux.
04:11– C'est incroyable ce qui se passe et comment les équilibres changent vite,
04:16parce que parallèlement il y a de l'agitation côté OTAN, côté Europe,
04:20on voit que Keir Starmer est sur le point de proposer à l'Union Européenne de se rabibocher,
04:26parce que, bon, que ce soit France et au Royaume-Uni,
04:30on se fait insulter de manière égale par Donald Trump sur notre soi-disant inaction sur le théâtre iranien,
04:35mais enfin il y a beaucoup de choses qui se sont amenées à changer.
04:37Alors, concrètement, Donald Trump, qu'est-ce qu'il devrait annoncer ce soir ?
04:44C'est dire, voilà, j'ai rempli tel et tel objectif, maintenant débrouillez-vous sur le détroit d'Hormuz.
04:50Moi je me rappelle d'un autre truc quand même il y a quelques semaines,
04:53et c'était un tweet absolument cinglant de Donald Trump qui avait retenu l'attention,
04:56c'est « Cuba is next ».
04:58Donc, est-ce qu'il va annoncer que, globalement, on va calmer les choses sur l'Iran
05:03et qu'on va s'occuper des autres affaires,
05:04ou est-ce qu'on va globalement se dire qu'à 4,5%, le disant américain a quand même largement
05:10grimpé
05:10pour un petit peu « refrain », enfin empêcher Donald Trump d'aller trop loin sur d'autres théâtres d
05:17'opération ?
05:19Écoutez, Antoine, c'est une très bonne question.
05:21Moi je pense qu'il va se recentrer sur les États-Unis.
05:25Il faut rappeler une chose qu'on a commentée depuis le début de la semaine,
05:28c'est sa cote de popularité qui est en train de tomber,
05:32et elle est tombée beaucoup plus rapidement depuis le déclenchement de la guerre en Iran.
05:37C'est-à-dire que la majeure partie des Américains ne veulent pas avoir des soldats américains en Iran
05:44et veulent qu'on s'occupe d'eux.
05:46Et qu'est-ce que ça veut dire s'occuper d'eux ?
05:48C'est « Make America Great Again ».
05:51C'était la campagne de Donald Trump.
05:54Donc il faut qu'il se recentre, et c'est ce qu'il va faire,
05:57sur les États-Unis, sur le consommateur américain,
06:00qu'il mette la faute sur les démocrates,
06:03sur certaines souches de l'inflation qui ont monté,
06:08parce que vous savez qu'à chaque fois qu'il y a un problème sur l'inflation,
06:11il met la faute sur les démocrates qui étaient là avant lui,
06:15et donc il va le répéter.
06:16Et en définitive, il va très certainement promettre,
06:20mais c'est difficile de promettre dans des conflits militaires,
06:24il va certainement promettre que le travail est fait,
06:28et maintenant on peut rentrer à la maison dans deux ou trois semaines.
06:32Et donc ça va être…
06:33Alors c'est difficile de dire ça lorsqu'on a des militaires américains
06:39qui ont été déployés dernièrement dans la zone,
06:41et il y en a même qui sont encore arrivés hier,
06:44donc les faire arriver pour immédiatement repartir,
06:47c'est d'essayer de mettre la pression sur l'Iran,
06:50tout en disant qu'on est en train de se retirer,
06:52donc c'est assez compliqué comme discours ici.
06:55– Oui, effectivement, et puis ce n'est pas faute d'entendre des reportages
06:58toute la journée sur sa base électorale, sur les magas,
07:01dire « oui, mais où c'est America first ? »
07:04Est-ce qu'il en a fait ?
07:05Parce que nous, on ne voit plus rien,
07:07on ne voit que des opérations à l'étranger,
07:09on ne voit que des prises de risques,
07:09et puis le coût de la vie qui n'arrête pas d'augmenter.
07:12Si on fait un petit bilan du mois de mars,
07:14alors pour nous c'est réglé,
07:15moins 9%, c'est, allez, on va dire,
07:19le plus mauvais mois depuis la guerre en Ukraine,
07:22voire même avant, du côté de la Bourse de Paris.
07:24Du côté de Wall Street, on a un petit peu mieux résisté,
07:26on voit un S&P 500 qui a perdu un petit peu de terrain,
07:29moins 4%, mais enfin globalement,
07:30ça reste à peu près acceptable.
07:32Quel enseignement on peut en tirer ?
07:35Écoutez, on a l'impression que sur un mois,
07:38et hasard du calendrier,
07:39la guerre en Iran a commencé au début du mois,
07:43ou le dernier jour de février qui était un week-end,
07:46et il s'est passé énormément de choses.
07:48Déjà le choc énergétique,
07:50puisqu'on a eu un prix du baril qui a monté fortement,
07:53et parallèlement à ça,
07:55des valeurs énergétiques comme ExxonMobil,
07:57notamment, total, bien évidemment en France.
08:00D'un autre côté, on a vu,
08:02et vous l'avez dit très justement,
08:04que l'Europe avait plus souffert que les États-Unis,
08:07parce que lorsqu'on parle d'énergie,
08:10eh bien la ligne faible, je dirais,
08:14eh bien c'est l'Europe.
08:16Et ça, ça nous a montré la même chose qu'on avait eue
08:20durant la guerre en Ukraine.
08:22On a aussi parlé, ce dont on ne parlait plus du tout,
08:26du risque inflationniste.
08:28On pariait, et ça c'est absolument extraordinaire,
08:31avant la crise en Iran,
08:34on parlait de trois baisses de taux de la Réserve fédérale américaine.
08:38Maintenant, en tout cas, jusqu'à hier,
08:42on pariait sur zéro, voire une hausse de taux.
08:47Donc, on a aussi intégré l'inflation,
08:50qui potentiellement, eh bien,
08:52va disparaître dans les anticipations des économistes.
08:56Et puis, une chose qui est assez importante,
08:59c'est qu'on a vu une rotation sectorielle absolument folle
09:02vers les valeurs énergétiques,
09:03évidemment des défensives et de la défense.
09:06Et d'un autre côté,
09:08eh bien le segment technologique et cyclique
09:10ont été frappés de plein fouet
09:13par un désengagement des valeurs
09:15qui avaient gagné de l'argent avant.
09:18Donc, un rééquilibrage, effectivement,
09:20qui a quand même plus profité à Wall Street qu'à l'Europe.
09:25John, on va parler d'un truc qu'on attend encore.
09:28Il y a une image en France,
09:30un truc de boomer, c'est l'Arlésienne.
09:32C'est le fameux opéra de Bizet
09:33où on attend l'Arlésienne pendant tout l'opéra.
09:35Elle ne se pointe jamais.
09:36Bon, il y a d'autres images comme ça.
09:38Il y a le troisième album de Dr. Dre,
09:41Detox, qui n'est jamais sorti.
09:43Il y a l'Apple Car, la voiture selon Apple,
09:45qui n'est jamais sortie non plus.
09:47Le retournement pour Nike,
09:49ce n'est toujours pas pour le moment.
09:51Le groupe a publié ses résultats et ses prévisions.
09:54Et le résultat, c'est que le titre perd 13,2 % à la bourse.
09:58Qu'est-ce qui ne va pas encore chez Nike, John ?
10:03Écoutez, si je regarde les résultats,
10:04ils sont très bons.
10:05Mais bien évidemment, les perspectives sont décevantes.
10:08Et c'est ce que le marché sanctionne maintenant.
10:10Alors oui, on avait parlé de toute la compétition
10:14des nouveaux arrivants, de Hone par exemple,
10:17ou même d'acteurs asiatiques.
10:19Mais on est dans une situation où le groupe,
10:22et ça c'est très important,
10:24averti d'un ralentissement à venir.
10:26Pourquoi ?
10:27Notamment parce que le consommateur devient,
10:31selon les dirigeants de Nike,
10:33le consommateur devient plus prudent dans un environnement de prix élevé.
10:39On vient d'en parler, on a la hausse du coût de l'essence,
10:45du coût de la vie.
10:47Évidemment, ça rentre dans la question des dépenses discrétionnaires.
10:51Et Nike, bien évidemment, se retrouve en première ligne.
10:54Et si on exclut l'inflation et la concurrence,
10:58eh bien on sait que Nike essaie de relancer la marque,
11:02ajuster les canaux de distribution,
11:04eh bien ça prend beaucoup plus de temps que prévu.
11:07Et c'est une sanction ultra lourde pour Nike,
11:10vous l'avez dit.
11:11On attend ce qui pourrait évidemment faire rebondir la marque,
11:16mais on ne le voit pas du tout.
11:17Bon, John, il faut quand même qu'on s'arrête deux secondes
11:21sur un des gros dossiers du moment, Oracle.
11:24Oracle, qui était d'ailleurs attendu en avant-marché en forte hausse
11:28et qui finalement est tout juste à l'équilibre,
11:30plus 0,58%.
11:32On va peut-être regarder un tweet qui est paru cette nuit
11:36et qui explique la situation,
11:38et qui explique la situation de 30 000 salariés d'Oracle
11:42ces dernières heures,
11:43qui ont connu une énorme déconvenue.
11:45Ils ont reçu sur leur boîte mail
11:48un mail, bon voilà, d'un compte affilié à Oracle
11:51qui leur dit, bah écoutez, vous êtes gentil,
11:54vous êtes viré, c'était votre dernier jour,
11:55passez prendre vos affaires au bureau et au revoir.
11:58Deux secondes après,
11:59ils essaient de prendre leur ordinateur de bureau
12:01pour vérifier qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
12:04Leur ordinateur est bloqué.
12:07Est-ce qu'on ne s'achemine pas finalement
12:09dans ce monde de l'IA
12:11qui peine à déterminer s'il est en train de créer
12:14ou de détruire de la valeur
12:15vers, en prime, une espèce,
12:19pour employer les grands mots,
12:21une espèce de sauvagerie du monde du travail américain ?
12:24Enfin, je veux dire,
12:24Elon Musk a déjà viré des gens
12:26de manière très abrupte,
12:27mais avec un chouïa plus d'égards
12:30il y a quelques années.
12:32On se souvient des employés sortant avec leur carton
12:36de chez Lehman Brothers
12:37pendant la grande crise financière.
12:40Mais bon, il y avait une crise.
12:41La banque était en train de prendre feu littéralement.
12:44Là, l'entreprise en bourse,
12:47elle fait fois deux sur cinq ans.
12:49Elle a une capitalisation boursière délirante.
12:52Le groupe a changé de modèle
12:53et est un des architectes de l'IA.
12:56Et il se retrouve du jour au lendemain
12:58à virer 30 000 personnes comme ça
13:00sans aucun aménagement
13:04et sans aucun recours.
13:06Est-ce que ça en dit long
13:08de ce qu'est en train de vivre
13:09en ce moment l'économie américaine ?
13:12Oui, clairement,
13:13ça traduit une transformation profonde
13:15du secteur,
13:16alors de plusieurs secteurs,
13:17mais là, on parle du secteur de la tech
13:20où on voit que la croissance future
13:22sera certainement moins intensive
13:24en main d'œuvre
13:25et davantage centrée
13:27sur le capital technologique.
13:30Mais Oracle n'est pas seul.
13:31Vous avez parlé des 30 000.
13:32Mais on aurait,
13:34depuis le début de l'année,
13:35c'était hier,
13:37au-delà de ces 30 000,
13:38on aurait 40 000 emplois en plus
13:41qui font partie
13:43de ces licenciements massifs.
13:45On aurait plus de 80 000 emplois
13:47impactés au total,
13:48pour l'instant,
13:49aux États-Unis
13:50par des grands groupes.
13:52Amazon, 16 000 postes,
13:53salesforce,
13:541 000 postes,
13:55méta,
13:56plusieurs milliers de postes.
13:57Et donc,
13:58le facteur commun qu'on a ici,
14:00c'est bien évidemment
14:01l'intelligence artificielle.
14:02Et on ne sait pas,
14:03parce qu'on entend des discours
14:05qui viennent de partout,
14:06on ne sait pas
14:07si l'intelligence artificielle
14:09va créer
14:09des nouveaux types de postes
14:11ou effectivement,
14:13tout simplement,
14:14réduire les postes existants.
14:16Et ce qui est assez drôle,
14:18même si, évidemment,
14:19chaque période de l'histoire
14:22est différente,
14:22c'est qu'on voit
14:23que dans les dernières révolutions,
14:25et l'intelligence artificielle
14:27est une révolution
14:30technologique
14:30et évidemment industrielle,
14:32mais dans les dernières révolutions,
14:34on a vu qu'au début,
14:36eh bien,
14:36on avait énormément de gens
14:38qui étaient licenciés.
14:39Même dans la révolution du train,
14:41vous savez,
14:41quand c'est arrivé,
14:42il y a eu plein de gens
14:43qui étaient mis sur le carreau
14:45immédiatement.
14:46Et on a l'impression
14:47de revivre ça au début
14:49pour qu'après,
14:50on ait une adaptation,
14:51mais le problème,
14:52c'est que cette adaptation,
14:53souvent,
14:53elle prend du temps
14:54et qui dit temps
14:56pour les gens
14:56qui sont au chômage,
14:57eh bien,
14:58ça peut être dramatique.
15:00Effectivement,
15:00et avoir des conséquences
15:02macro-économiques.
15:03Et encore une fois,
15:04oui, c'est vrai
15:04que c'est choumpéterien.
15:05De toute manière,
15:05la destruction créatrice
15:07est là-dessus.
15:07Personne n'a à dire grand-chose,
15:08c'est juste le procédé.
15:09Enfin, il y a un employé sur cinq
15:11de regarder ce tweet,
15:13on vous l'a retrouvé.
15:14Votre réveil sonne à 6 heures.
15:16Un mail de la direction d'Oracle s'affiche.
15:18Vous n'avez jamais reçu
15:19de mail de cet expéditeur.
15:20Il vous annonce votre licenciement
15:21et que c'est votre dernier jour
15:22que les détails
15:23de votre indemnité de départ
15:24vous perdront
15:25par signature électronique.
15:26Le temps que vous avez fini le message,
15:28votre ordinateur portable
15:29est déjà verrouillé.
15:31Ce matin,
15:31près de 30 000 employés d'Oracle
15:33ont vécu la même situation.
15:35Pourtant,
15:35le groupe a annoncé
15:36un chiffre d'affaires
15:36de 17,2 milliards de dollars
15:38au dernier trimestre.
15:39Son meilleur résultat en 15 ans
15:40et pourtant,
15:41l'entreprise a licencié
15:42près d'un employé sur cinq.
15:44Alors, le tweet dit
15:45l'action a progressé de 6%.
15:46Aujourd'hui,
15:46ça, c'était en avant-marché.
15:48Ce que je peux vous dire
15:48que le titre Oracle,
15:49il ne fait plus grand-chose.
15:50Il est même passé dans le rouge.
15:52Moins 0,28%.
15:54Merci d'avoir commenté
15:55avec nous tout ça.
15:56John Plassard,
15:57cité gestion,
15:58encore une journée très, très riche,
15:59pleine de sujets,
16:00très intéressants.
Commentaires