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Ce lundi 11 mai, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur Kevin Warsh prenant la tête de la FED pour ce vendredi, Trump dénonçant une "réponse inacceptable" concernant la contre-proposition iranienne visant à mettre fin à la guerre, la rencontre à multiples enjeux entre Trump et Xi, le retour à la hausse des prix du pétrole, le financement de 35 milliards de dollars pour Broadcom, la signature d'un accord préliminaire entre Apple et Intel, ainsi que l'introduction en bourse de SpaceX faisant débat. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.
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00:01L'ouverture à Wall Street à l'instant, Wall Street est en train d'ouvrir, 9h30 à New York.
00:05Notre Dream Team est en place, John Plassard pour Cité Gestion.
00:08Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:10Bonjour Guillaume.
00:11Et Antoine Larigauderie en fil rouge, bonjour, re-bonjour Antoine.
00:14Re-bonjour Guillaume.
00:15Après un début de semaine déjà, Tony Truant, tout pour investir tous les jours, 11h, midi.
00:19D'ores et déjà, je voyais, il y a quelques minutes en podcast, c'est replay, ça y est, c
00:22'est en ligne.
00:23Mais oui, c'est tout frais, effectivement, tout est bien compilé.
00:26C'est votre bibliothèque patrimoniale personnalisée.
00:29On a parlé de beaucoup de choses, une commission parlementaire qui est en train de se pencher sur le concept
00:34de haut revenu et de haute imposition.
00:37Donc peut-être encore des sous-brosseaux à venir dans le calcul de l'impôt patrimonial.
00:43Et puis, on a parlé également du private equity.
00:46Et on avait les spécialistes de Réthores, tiens d'ailleurs ce matin, qui estiment que le private equity le plus
00:51rentable en ce moment est celui appliqué au mid-caps.
00:54Très précisément, pas au small, pas au large, au mid-caps.
00:57Et que c'est la recette du rendement mathématique maximal et du risque minimum, en tout cas, en ce qui
01:03concerne les placements longs.
01:04Parce qu'il faut le rappeler, le private equity est un placement qui s'inscrit dans le temps.
01:08C'est Stéphane Rudzinski qui est venu vous en parler.
01:10Toujours très intéressant, un vrai technicien opérationnel de ce marché du private equity.
01:14Tout cela en podcast et replay.
01:16À l'instant, Antoine Wall Street vient d'ouvrir.
01:17Qu'est-ce que ça donne ?
01:18Eh bien, du côté des marchés américains, on est dans le ton général de la tendance depuis ce matin.
01:24Une légère hausse de la volatilité au-delà des 18 points pour l'indice VIX.
01:28C'est une baisse des indices.
01:30Alors, pas bien méchante.
01:31Moins 0,17 pour le Nasdaq.
01:32Moins 0,13 pour le Dow Jones.
01:34Le S&P 500, moins 0,07%.
01:36Un petit coup d'œil sur le pétrole.
01:37On reste sur les niveaux de tension de ce matin, mais pas de débordement non plus.
01:41On est du côté des 103 dollars pour le Brent de Mer du Nord.
01:4496, 81 pour le Brut Léger Amérique.
01:48John, cette semaine sera une semaine intéressante, importante dans l'histoire de la réserve fédérale américaine.
01:54Une page va se tourner, pas n'importe quelle page, ce sera en fin de semaine, John.
01:59Oui, tout à fait.
02:00Avec l'arrivée, normalement, avec plus de 99% de chance que ce soit Kevin Warsh qui prenne la place
02:07de Jérôme Powell.
02:08On rappelle juste en deux mots, Guillaume, parce qu'on n'en parle pas assez souvent,
02:13mais Kevin Warsh, c'est un ancien banquier de chez Morgan Stanley.
02:15Il a travaillé dans l'administration de George W. Bush, donc il y a un moment de ça.
02:21Et puis, il a été gouverneur de la FED entre 2006 et 2011.
02:26Ce qui est intéressant ici, c'est plusieurs choses.
02:29La première des choses, c'est qu'il est considéré par certains économistes comme étant assez hawkish, faucon,
02:36et pas de viches à vouloir, comme le gouverneur Miran, baisser les taux à chaque fois.
02:42Il a d'ailleurs critiqué le fait que Jérôme Powell, en 2022, est tardé à remonter les taux avec les
02:50autres membres de la FED.
02:52Et puis, aussi, ce qui est intéressant de voir, c'est qu'il arrive dans un moment qui est assez
02:57compliqué.
02:57On le sait, l'inflation progresse.
02:59Le prix du baril, on vient de parler avec Antoine, continue de progresser.
03:05On a des interrogations.
03:07On se dit que, potentiellement, si le détroit d'Hormuz ne va pas ouvrir demain,
03:12on aurait de la vraie inflation, pas de l'inflation transitoire dans le marché,
03:16et que ça aurait un problème, un impact sur les marchés économiques et sur l'économie mondiale.
03:24Donc, il faut faire attention ici, il y a potentiellement un changement de régime monétaire,
03:30quelque chose qui est différent et qui avait étonné lorsque Donald Trump avait choisi son nom.
03:36Mais, juste une dernière chose, Guillaume, on rappelle aussi qui avait choisi Jérôme Powell, c'était Donald Trump.
03:42Et donc, on est dans une situation où les deux présidents de la FED qui se succèdent sont deux personnes
03:47nommées par Donald Trump.
03:48– Oui, et c'est donc a priori, vendredi, que Kevin Warsh va succéder à Jérôme Powell.
03:53En tout cas, vendredi sera le dernier jour du mandat de Jérôme Powell.
03:56On aura l'occasion de y revenir demain.
03:58Les prix à la consommation à suivre aux États-Unis du côté de l'inflation,
04:00et après-demain, les prix à la production.
04:02Mais ce qui fait reculer Wall Street, c'est d'abord que Wall Street est très très haut quand même.
04:05On sort de six semaines d'affilée de hausse quand même sur les marchés américains.
04:09Le pari d'un retour à la normale à Hormuz,
04:11pour l'instant, ce pari reste à l'état de Paris,
04:13puisque Donald Trump rejette sur le sujet la contre-proposition iranienne.
04:17– Oui, parce que l'Iran refuse toujours, en tout cas c'est ce qu'on nous dit,
04:22de démanteler ses installations nucléaires,
04:26même s'il y aurait une mention qu'il y a de l'uranium
04:31qui pourrait être donné ou prêté ou déposé dans un pays tiers.
04:37Mais ils ne veulent pas, l'Iran ne veut pas démanteler ses installations nucléaires.
04:43Mais aussi d'un autre côté, il faut savoir que Téhéran réclame
04:47une levée de toutes les sanctions sur le pétrole,
04:51le dégel de ses avoirs, qui évidemment sont de plusieurs dizaines,
04:56voire centaines de milliards de dollars,
04:58mais aussi une compensation financière pour les dégâts causés par la guerre.
05:04– Évidemment, on imagine bien la réaction de Donald Trump
05:09face à cette page qui lui a été envoyée.
05:12Et évidemment, on est de nouveau dans ce statu quo.
05:16On a l'impression qu'on en parle chaque lundi, c'est un statu quo.
05:19On a attendu pendant des jours, des jours,
05:21enfin le gouvernement américain a attendu pendant plusieurs jours
05:24d'avoir la réponse de l'Iran, mais ça ne nous fait pas avancer.
05:26Et le détroit d'Ormousse est toujours fermé.
05:29Et on entend de plus en plus de producteurs de pétrole
05:33qui disent que même si le détroit d'Ormousse devait rouvrir demain,
05:37ça prendrait des semaines, voire des mois pour revenir à un flux normal.
05:43Donc on est dans une situation où effectivement,
05:46le prix du baril et l'inflation,
05:48on revient à ce qu'on disait avant avec le nouveau président de la Fed,
05:51sont des éléments qui devraient rester ces prochaines semaines, ces prochains mois.
05:56– Oui, le pétrole sous tension qui remonte après cette fin de non recevoir.
06:00Donald Trump qui déchire carrément la contre-proposition iranienne sur le détroit d'Ormousse.
06:04Le Brent remonte à 103 dollars en ce moment.
06:06Vous savez, il y a l'effet taco, dont on n'a pas parlé depuis des mois et des mois,
06:09mais maintenant sur le marché apparaît l'effet nacho.
06:11Nacho, après le taco, c'est quoi le nacho ?
06:13Not a chance, Ormousse opens.
06:15Jamais Ormousse ne rouvrira.
06:17Voilà le nouveau pari de certains investisseurs.
06:18Nacho, not a chance, Ormousse opens.
06:21On y reviendra.
06:21Alors c'est dans ce contexte que Donald Trump s'en va à Pékin cette semaine,
06:24une visite d'État aux États-Unis, donc en Chine.
06:27La première visite d'État d'un président américain là-bas en Chine,
06:29depuis huit ans, il rencontrera cette semaine Xi Jinping.
06:32C'est un vrai événement.
06:33Qu'est-ce qu'il faut en attendre, John ?
06:35– Alors on a plusieurs choses.
06:37Alors la première des choses, c'est la question de l'énergie.
06:40Parce qu'on sait, et on en avait parlé la semaine passée,
06:43qu'on a des dirigeants iraniens qui avaient été en Chine,
06:45parce que Pékin avait dit, écoutez,
06:48le prix du baril commence à être un peu trop cher,
06:50parce qu'évidemment, ils sont dépendants, la Chine,
06:53de ce qui est en train de se passer à travers le détroit d'Ormousse.
06:56Donc ça, ce sera la première des questions.
06:57C'est avec Xi qui va essayer,
06:59c'est un grand mot, de pousser Donald Trump à une nouvelle résolution.
07:04Après, évidemment, il y a la question des semi-conducteurs.
07:08On en parle tous les jours ensemble avec l'intelligence artificielle.
07:12On sait qu'il y a une guerre entre les semi-conducteurs,
07:15entre ceux qui font les semi-conducteurs.
07:17On sait très bien que NVIDIA ne peut pas exporter toutes ses puces vers la Chine.
07:22Et en fait, en définitive, malheureusement,
07:26et vous l'avez dit, ça fait depuis huit ans qu'on attendait un rendez-vous comme ça,
07:29mais on devrait avoir des décisions fortes qui seront quand même assez limitées.
07:35Donc potentiellement, une petite déception là-dessus.
07:38Alors il y aura des belles images, il y aura des serrages de mains,
07:41mais potentiellement, Donald Trump ne va pas revenir avec des ordres
07:47ou des commandes d'énergie, par exemple, américaines.
07:50Oui, peut-être pas trop attendre de cette visite, effectivement.
07:52Beaucoup de gestes symboliques, mais peut-être peu d'annonces.
07:54On rappelle que c'est une visite d'État.
07:56Les visites d'État ne sont pas forcément dédiées au travail pur.
08:00On est dans la parade, le tapis rouge, etc.
08:03C'est aussi ça, une visite d'État.
08:04Et peut-être avant tout cela, on verra.
08:06C'est l'un de nos auditeurs.
08:07Alors un nouvel auditeur qui réagit régulièrement,
08:08désormais depuis quelques jours, sur notre Félix Béfembourg,
08:10ce qui nous dit, il s'appelle Crypto, il y a décodé.
08:12Voilà, il nous dit, la Chine veut du calme, Trump veut un scoop.
08:16Résultat, on aura probablement deux mauvaises nouvelles dans un seul communiqué.
08:19Il n'y aura ni calme, ni scoop.
08:21Tout le monde sera déçu.
08:22Et voilà, la montagne, cette montagne accouchera sans doute d'une souris.
08:25Voilà ce que nous dit Crypto, il y a décodé.
08:26Voilà, c'est plutôt bien vu.
08:27La Chine veut du calme, Donald Trump lui veut un scoop.
08:29On n'aura sans doute ni l'un, ni l'autre.
08:31La Chine qui joue un peu les stabilisateurs sur le marché pétrolier mondial.
08:35Il se trouve que les importations de pétrole brut en Chine ont chuté de 30%
08:39depuis le début de la guerre en Iran.
08:40Moins 30%, soit 3,5 millions de barils par jour en moins importés en Chine.
08:44Et bien mine de rien, c'est comme si le Japon s'était arrêté,
08:48complètement consommé du pétrole.
08:49Tout ce que la Chine n'importe plus en pétrole brut,
08:51c'est l'équivalent de toute la consommation japonaise, figurez-vous.
08:54On en parlera dans la suite de BFM Bourse,
08:56mais du coup ça participe à limiter un peu les tensions sur ce marché pétrolier.
08:59Et c'est peut-être pour ça que le pétrole n'est pas à 120,
09:01mais plutôt à 103 dollars, parce que depuis le début de cette guerre,
09:04la Chine a fortement limité, moins 30% ses importations de pétrole brut.
09:09Alors justement, on va en parler, John, du pétrole,
09:11avec ce phénomène assez spécial quand même en cours.
09:14Malgré la hausse du prix depuis maintenant plusieurs semaines,
09:16certaines cargaisons physiques se négocient désormais moins cher qu'il y a quelques jours.
09:19Pourquoi ?
09:21On est dans une situation où en fait, on commence à se projeter dans un avenir
09:27où on n'a pas beaucoup d'offres et en fait, en face, on n'a pas beaucoup de demandes.
09:32La demande est en train de se dégrader parce qu'à un moment ou à un autre,
09:37l'inflation, on en a parlé, le manque d'énergie,
09:39eh bien, auront des conséquences sur la croissance économique mondiale.
09:45Et si vous avez une croissance économique mondiale qui baisse,
09:49eh bien, fondamentalement, vous avez moins de demandes.
09:51Donc ça anticipe déjà qu'on est dans une phase de décélération économique
09:58et cette décélération économique, c'est important de le noter,
10:02n'était pas du tout à l'ordre du jour en début d'année,
10:05notamment aux États-Unis.
10:07Donc, on a des futurs sur les pétroles, vous l'avez dit,
10:10où on a des cargaisons physiques qui ne reflètent pas le prix du baril
10:15au niveau où on est actuellement.
10:17Ils reflètent plutôt, eh bien, une décélération économique,
10:21surtout en Chine et évidemment en Europe,
10:24tellement dépendant de l'énergie qui traverse le détroit d'Hormuz.
10:27Et ça permet de comprendre encore un peu plus de l'intérieur
10:29cette tuyauterie pétrolière, effectivement, tout ce que vous nous apportez, John.
10:32Wall Street vient d'ouvrir, on est stable désormais.
10:35Le S&P passe dans le vert d'ailleurs, plus 0,01%, alors que l'Europe recule.
10:38Ben oui, le S&P passe dans le vert.
10:40Et le Nasdaq est en train aussi de passer légèrement dans le vert.
10:44Nouvelle sur performance aujourd'hui des marchés actions américains,
10:47portés depuis des semaines par la tech.
10:49Alors, il y a des nouvelles nouvelles d'ailleurs sur la tech.
10:51Apollo et Blackstone manifestement envisagent d'investir dans Broadcom,
10:54alors massivement, un financement 35 milliards de dollars, John.
10:57Oui, c'est absolument fou.
10:59C'est pour, en fait, ce financement, c'est pour accélérer le développement
11:03des puces de Broadcom dédiées à l'intelligence artificielle, évidemment.
11:08Il faut rappeler ici, parce que lorsqu'on parle, vous savez,
11:11on parle tous les jours de milliards, ben là, en parlant de 35 milliards,
11:14c'est l'une des plus importantes opérations de crédit privé,
11:19de private crédit, jamais réalisée dans le secteur de la technologie.
11:25Alors, on sait que Broadcom cherche à financer des projets,
11:30notamment développés par Google, et puis l'expansion massive
11:33des infrastructures d'intelligence artificielle liées à Anthropique.
11:38Mais d'un autre côté, il y a une chose qui est très intéressante,
11:41parce qu'on a un espèce de basculement du financement
11:45de l'intelligence artificielle vers les géants du private crédit.
11:51Pourquoi ? C'est qu'on est en train de voir qu'ils prennent le relais
11:54des banques, vous savez, avant, c'était les banques qui finançaient tout ça,
11:57Goldman, Morgan Stanley, JP Morgan.
11:59Eh bien, maintenant, c'est les géants du private crédit.
12:03C'est quelque chose de totalement innovant,
12:06et on va voir de plus en plus ces annonces qui vont être mises en avant,
12:09parce qu'évidemment, et on le rappelle,
12:12l'investissement dans l'intelligence artificielle,
12:15eh bien, c'est des investissements majeurs,
12:16et on a besoin de financement.
12:19Oui, et on essaie aussi de diversifier ces approvisionnements,
12:22justement, en plus, en semi-conducteurs,
12:24c'est ce que tente de faire Apple avec Intel.
12:25Ils ont conclu un accord, ça y est, préliminaire,
12:28accord sur la fabrication de puces à Intel,
12:29et sur un nouveau plus historique en ce moment,
12:313% de hausse sur le titre Intel, John.
12:33Oui, c'est fou, mais c'est un tournant stratégique majeur
12:36pour l'industrie américaine des semi-conducteurs,
12:39qui était à la traîne, je dirais, depuis quelques années.
12:45Eh bien, ici, on va utiliser les nouvelles capacités
12:48de production d'Intel,
12:50afin de réduire progressivement la dépendance d'Apple à l'Asie,
12:55et notamment à TSMC.
12:57Et ça, c'est intéressant, parce que, d'un autre côté,
13:00alors, c'est du win-win, je dirais, pour Apple,
13:02mais de l'autre côté, pour Intel,
13:05ça représente un partenariat,
13:07une victoire symbolique du Make America Great Again.
13:12Alors, j'imagine que Donald Trump l'a déjà dit avant,
13:15mais c'est une entreprise, Intel,
13:18qui est notamment sponsorisée, je ne sais pas si ça se dit,
13:21mais par l'État américain,
13:23et Apple, vous savez que c'est vraiment la vitrine
13:27sur le monde du savoir-faire américain,
13:30et là, effectivement, ce serait du americano-américain.
13:34Alors, il faut faire attention,
13:35on sait que pour Apple, l'enjeu est stratégique, géopolitique,
13:40mais ça ne va pas se faire tout de suite, je dirais,
13:42et ils vont continuer d'acheter des produits,
13:45notamment chez TSMC.
13:46Oui, mais bon, voilà, ils essaient de diversifier Apple,
13:48et donc, cet accord préliminaire conclut avec Intel
13:50pour fabriquer des puces.
13:51Au service d'Apple, Intel gagne 3,5%,
13:54nouveau plus haut historique.
13:55Ça montre à quel point vraiment la tech a le vent en poupe en ce moment,
13:58et la concentration des marchés américains
14:00est en train de s'amplifier.
14:01Au point, John,
14:03et là, on va parler dans la tech de SpaceX notamment,
14:05au point qu'un puissant syndicat d'enseignants aux États-Unis,
14:07un syndicat d'enseignants,
14:09est en train de s'inquiéter,
14:10s'inquiéter de cette hyper-concentration des marchés américains,
14:14et notamment la dépendance des vies de la tech,
14:15et peut-être dans l'avenir,
14:17d'un titre, le titre SpaceX,
14:18une fois qu'il sera introduit.
14:20Pourquoi ce puissant syndicat d'enseignants
14:22tire l'alarme ?
14:23Ils ont totalement raison,
14:26parce que, je vous rappelle quand même,
14:28qu'on aura une valorisation visée entre 1,75 et 2 trillions de dollars,
14:352 000 milliards de dollars,
14:37qui défient, selon eux, toute logique financière.
14:43Ce qu'il faut savoir,
14:44c'est que, normalement,
14:45lorsque vous avez une valeur qui rentre dans un indice,
14:48vous avez les fonds de pension,
14:50notamment, vous avez les épargnants,
14:51et qui doivent acheter cette action,
14:55avant même qu'il y ait un risque financier qui soit réellement compris.
15:00En plus, on sait que, lorsqu'on va avoir l'IPO de SpaceX,
15:05on va avoir un manque de transparence financière,
15:07en tout cas, au début,
15:08puisqu'on a une gouvernance du groupe,
15:11et puis, une dépendance, toujours, de Elon Musk.
15:15Donc, ici, c'est un signal d'alarme qui est tiré,
15:20et, alors, en l'occurrence, là, c'est les enseignants,
15:24mais tout le monde dit ça,
15:26on commence à le dire de plus en plus,
15:28en disant, mais qu'est-ce qui va se passer ?
15:29On n'a pas de recul,
15:30et, en fait, mécaniquement,
15:32on est obligé d'acheter ce titre,
15:35parce qu'il va rentrer dans les ETF,
15:37parce qu'il va rentrer dans les indices.
15:38C'est fou, ce puissant syndicat d'enseignants aux Etats-Unis
15:41qui s'inquiète de l'introduction en bourse de SpaceX
15:44parce que beaucoup d'enseignants américains
15:47sont investis dans des fonds de pension,
15:49qui, ces fonds de pension,
15:50sont investis eux-mêmes dans des ETF tech,
15:52et dans les ETF tech,
15:53il y aura une grosse part à SpaceX.
15:55Groupe assez opaque,
15:56souligne ce syndicat d'enseignants
15:58qui s'inquiète pour ses différents membres.
15:59C'est fou, on est vraiment dans un autre monde,
16:01ici, en Europe,
16:02et par rapport aux Etats-Unis,
16:03là-bas, on en est là,
16:04les syndicats d'enseignants
16:05qui s'inquiètent de l'introduction en bourse de SpaceX.
16:06Ce n'est pas le cas de nos syndicats d'enseignants,
16:08je ne sais même pas s'ils sont au courant
16:09que SpaceX va s'introduire.
16:11Merci John de nous avoir accompagnés.
16:13John Plassard, Cité Gestion.
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